PAGE CHUCHOTEMENTS : Et surtout la santé (électorale)

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 05:37:03

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Et surtout la santé (électorale)
 

 
Dessin Région DNL Chuchotements (Y.Lefrançois) - Voeux Maires
Période électorale oblige, les voeux de cette année sont encore plus convenus que d'habitude. Roland Ries, qui ne se représente pas à Strasbourg, en est sans doute moins gêné que ses collègues Michèle Lutz et Gilbert Meyer. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace Quand l'intérêt d'épargner sans risque est nul...

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:25:21

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L'éditorial de l'Alsace Quand l'intérêt d'épargner sans risque est nul...
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Une fois passée la tempête sociale provoquée par la réforme des retraites, voilà un sujet qui promet une belle polémique mais aussi de grands - et justes -- débats durant la campagne présidentielle de 2022. La baisse du taux annuel de rémunération du livret A, qui passera de 0,75 % à 0,5 % le 1er février, n'est pas une surprise. Stricto sensu, elle est même logique puisque le calcul du taux de rémunération est le fruit d'un mécanisme basé sur l'inflation et les taux interbancaires à court terme des six derniers mois. Lesquels sont négatifs. Sans la fixation d'un seuil minimum de 0,5 % lors du changement du mode de calcul en début de quinquennat, le nouveau taux du livret A serait de 0,23 %. Soit moins que rien !

En refusant un coup de pouce aux épargnants, le gouvernement permet aux organismes de logement social d'économiser 317MEUR de charges financières annuelles. Mais quand le ministre de l'Économie invite les Français à diversifier leur épargne dans des placements à long terme, notamment boursiers, Bruno Le Maire s'adresse aux Français les plus aisés. Et commet une maladresse vis-à-vis de ceux qui ont besoin d'une épargne garantie et immédiatement disponible.

Là est bien le problème : les Français pour qui le livret A fait office de matelas immédiatement disponible en cas de besoin urgent vont perdre de l'argent à travers un placement dont le taux de rémunération est inférieur à une inflation estimée à 0,8 %. La faiblesse des taux d'emprunt ne saurait justifier une rémunération négative de l'épargne garantie disponible. En se montrant incapable de faire preuve d'imagination pour permettre aux Français de faire fructifier leur épargne en toute sécurité, sans contrainte ni frais, le gouvernement n'ouvre pas seulement la porte aux acteurs du secteur privé. Il fait preuve d'une impuissance qui contraste négativement avec le volontarisme affiché en permanence par le président Macron. Nul doute que les autres candidats à la présidentielle sauront s'en souvenir.

Baroud d'honneur des anti-PMA

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:24:12

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Baroud d'honneur des anti-PMA
 

 
Un peu plus de 25 000 personnes ont manifesté contre la loi bioéthique à Paris. Photo Christophe ARCHAMBAULT/AFP
« Liberté, égalité, paternité » : ralliés par ce slogan, entre 25 000 et 30 000 opposants à l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes ont défilé dans le centre de Paris, hier, à deux jours de l'examen du projet de loi sur la bioéthique au Sénat. Le 6 octobre, ils étaient 75 000.

En rouge et vert, souvent en famille (nombreuse), parfois sur trois générations ou accompagnés d'hommes d'église, ces manifestants ont clôturé leur marche par un véritable meeting place de l'Opéra avec une scène digne d'un festival, des écrans géants, un barnum de tee-shirts et autres casquettes à vendre siglées « Un papa, une maman pour tous » ou encore « allons zenfants ». Sur une pancarte on pouvait lire « Il est où papa ? Au rayon surgelés ». Allusion à la conservation de sperme en vue de procréation assistée.
« Trahis par les politiques »

« La PMA sans père ferait des orphelins de père. Le gouvernement crée une filiation d'intention qui ne correspond à rien et ne respecte pas l'être humain. La médecine est faite pour soigner, pas pour créer des enfants sans père », dénonce Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour Tous.

Alexis, 38 ans, déjà mobilisé contre le mariage pour tous en 2013 : « La nature est ainsi faite qu'un enfant est conçu et élevé par une mère et par un père. On n'a pas des enfants pour son propre plaisir mais pour en faire des adultes. J'ai de la compassion pour les femmes seules qui ont un désir d'enfant. Mais sans père, c'est non. » Derrière lui, le père Jean-Denis, curé en région parisienne et en soutane, montre un texte cosigné avec un rabbin et un imam : « Ce n'est pas une affaire de cathos réacs. Les autres religions pensent comme moi : infliger volontairement l'absence d'un père, c'est monstrueux ».

Anne, 40 ans, cinq enfants dont le plus jeune adopté - « parce que les enfants orphelins ou abandonnés ont aussi droit à une mère et à un père » - réfute toute conception artificielle d'un enfant. Elle s'en prend aux sénateurs : « Ils ont déjà adopté le texte sur la PMA en commission et ils sont prêts à aller encore plus loin sur la recherche des embryons jusqu'à 21 jours. A 22 jours, le coeur bat déjà. c'est jouer aux apprentis sorciers ».
Promesse de campagne

Maryvonne se revendique écologiste, « mais pas l'écologie d'Europe Ecologie-Les Verts qui réfute l'ordre naturel de la vie et défend la grossesse pour autrui ». Elle estime avoir été trahie par la droite « qui n'aurait pas aboli le mariage pour tous » et par Marine Le Pen « qui fuit le sujet ». En désespoir de cause, une oratrice appelle « les écologistes qui marchent pour sauver la planète, ceux qui défilent contre la réforme des retraites, les gilets jaunes, les jeunes générations à rejoindre le mouvement ». Pas gagné.

Mardi, les sénateurs se pencheront sur un texte qu'ils n'entendent modifier qu'à la marge et à la demande de chercheurs. Promesse du candidat Macron, la PMA pour toutes devrait s'appliquer avant la fin du quinquennat.

 

 
 

Moussaoui, élu pour réformer le culte musulman

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:22:25

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Moussaoui, élu pour réformer le culte musulman
 

 
/KENZO TRIBOUILLARD
Seul candidat en lice, Mohammed Moussaoui a été élu, dimanche, à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM) pour les deux prochaines années. Son concurrent, Chems-Eddine Hafiz, tout juste élu recteur de la Grande Mosquée de Paris après la démission de l'historique recteur Dalil Boubakeur, avait retiré sa candidature samedi et a apporté son soutien à son adversaire.

Mohammed Massaoui, 55 ans, franco-marocain, agrégé en mathématiques, est maître de conférences à l'université d'Avignon et président de l'Union des mosquées de France.

Déjà président du CFCM de 2008 à 2013, il reprend la tête d'une institution souvent critiquée pour son manque de représentativité et de résultats, et marquée par les querelles entre fédérations restées proches des pays d'origine des communautés (Maroc, Algérie, Turquie...). Mohammed Moussaoui a marqué les esprits en déclarant : « le port du voile ne fait pas partie des fondements de la foi musulmane ». Il a promis de rapidement réformer l'institution qui reste le principal interlocuteur des pouvoirs publics sur le culte musulman. Attendu sur le renforcement de la lutte contre la radicalisation, le nouveau président du CFCM entend mettre sur pied un Observatoire contre le radicalisme et travailler sur la formation initiale et continue des imams et aumôniers.

 

 
 

Libye : la paix à petits pas

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:29:20

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Libye : la paix à petits pas
 

 
Quel avenir pour la Libye après la conférence internationale de Berlin ? Dimanche dans la capitale allemande, onze dirigeants étrangers étaient réunis sous l'égide des Nations unies parmi lesquels ceux des principaux pays concernés par ce conflit : le russe Vladimir Poutine, le français Emmanuel Macron, le britannique Boris Johnson, la chancelière allemande Angela Merkel.

A l'issue du sommet, qui déroulé dans un contexte de fragile cessez-le-feu, ces dirigeants ont promis de respecter l'embargo sur les livraisons d'armes décrété en 2011 par l'Onu mais largement resté lettre morte depuis. Ils se sont aussi engagés à ne plus interférer dans les affaires intérieures du pays. L'objectif est de tenter de ramener la paix dans ce pays déchiré par la guerre civile. Depuis la reprise des combats entre camps rivaux en Libye en avril 2019, plus de 280 civils et 2 000 combattants ont été tués et, selon l'Onu, plus de 170 000 habitants ont été déplacés.

La Turquie soutient le camp de Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'Onu à Tripoli, mais qui ne contrôle qu'une petite partie du territoire. Son rival, Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, peut compter dans une grande mesure sur l'appui de la Russie, de l'Egypte, de l'Arabie saoudite ou des Emirats arabes unis.

Pour Ankara, le coupable est tout trouvé. « Pour parvenir à une solution politique et à la mise en oeuvre des autres phases de la solution, l'attitude hostile de Haftar doit cesser », a fait valoir Erdogan lors d'un entretien avec son homologue russe Poutine. A la table des négociations, le président Macron lui a répondu en demandant l'arrêt de l'envoi de miliciens syriens pro-turcs pour soutenir le GNA. « Il faut que cela cesse », a lancé le chef de l'Etat français faisant aussi allusion à l'envoi sur place de militaires turcs.

Les retombées concrètes du sommet de Berlin restent toutefois incertaines, notamment en l'absence de dialogue entre les deux rivaux directs, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, qui ont refusé de se rencontrer dimanche. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et la chancelière allemande ont constaté un « petit pas en avant », mais encore beaucoup à faire pour parvenir à la paix.

education   Le nouveau bac à rude épreuve

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:05:45

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education  
Le nouveau bac à rude épreuve
Appel au boycott des enseignants, incertitudes sur la capacité à absorber les corrections, inquiétude sur les révisions pour les élèves : les épreuves du baccalauréat réformé débutent ce lundi dans le flou.
 

 
Le nouveau baccalauréat commmence aujourd'hui pour les élèves de première.
Quelles épreuves ?

Prévues à partir de ce lundi, les premières épreuves de contrôle continu - les « E3C » dans le jargon de l'Éducation nationale - doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. qui fixent le calendrier. Elles portent sur l'histoire-géographie et les langues vivantes dans la filière générale. S'y ajoutent les mathématiques pour les élèves de la voie technologique. Réparties en trois sessions sur les années de première et terminale, elles comptent pour 30 % de la note finale. Les bulletins scolaires comptent pour 10% et les épreuves de fin d'année pour 60 %.
Que réclament les profs?

Les douze syndicats d'enseignants demandent le report de ces épreuves et dénoncent une réforme mal préparée. Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes : les opposants envisagent les mêmes modes d'actions qu'au moment des corrections du baccalauréat en juin qui avaient créé la confusion. Dans chaque établissement, les professeurs doivent piocher dans une banque nationale de sujets mais certains d'entre eux s'y refusent.

Dans les lycées où les professeurs ont refusé de choisir les sujets, il a été demandé aux inspecteurs régionaux de le faire à leur place. Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer s'est voulu rassurant, estimant que ces actions étaient le fait d'une «petite minorité».
Que disent les élèves et les parents ?

Dans leur grande majorité, les élèves estiment ne pas avoir eu le temps nécessaire aux révisions, surtout en histoire-géo, car les devoirs ont continué dans les autres matières. Principale fédération de parents d'élèves, la FCPE demande « un ajournement des épreuves, en raison de cette impréparation ».
Et les corrections...

Pour Philippe Vincent, à la tête du SNPDEN (premier syndicat de proviseurs), « la seule incertitude qui existe encore, c'est la capacité du système à absorber plus de trois millions de copies et 10 000 correcteurs dans un temps relativement restreint ». Car contrairement au baccalauréat de juin, les cours continuent pendant et juste après les épreuves. Les boycotts pourraient entraîner des retards considérables dans la restitution des copies.

 

 
 

 

Burnhaupt-le-Bas Alain Grieneisen, candidat à un second mandat

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:43:51

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Burnhaupt-le-Bas Alain Grieneisen, candidat à un second mandat
 

 
C'est en véritable chef d'orchestre que le maire de Burnhaupt-le-Bas, Alain Grieneisen, a mené la cérémonie des voeux, samedi, en fin d'après-midi, à la Maison des associations. Après avoir salué l'assistance, le député Raphaël Schellenberger, le président de l'association des maires du Haut-Rhin Christian Klinger, le président de la comcom Laurent Lerch, les présidents d'associations, bénévoles et représentants des pompiers, gendarmes et de la brigade verte, il a eu une pensée pour les « gens qui souffrent » et pour les militaires, « ces garants de la paix [...] qui paient parfois de leur vie l'idéal qu'ils servent ».
Des archives de la salle des fêtes

Alain Grieneisen est visiblement un maire confiant. Il n'a cessé de le répéter, dans son discours, appuyant à chaque fois sur le jeu de mots : « Burnhaupt-le-Bas est une commune pleine d'hauptimisme ! ». C'est alors qu'il est revenu sur les derniers gros chantiers réalisés. Il a profité de ce moment dans son discours pour « lancer un appel » aux aînés, notamment. « Nous aimerions nous mettre en quête de photos, de récits, d'archives et de documents qui retraceraient les 50 ans de vie de la salle des fêtes » détruite l'année dernière. Il a affirmé qu'il reviendrait sur ce sujet.

Le maire a également profité de sa prise de parole en public pour remercier les associations. Ecrin, tout d'abord, qui a récolté des dons pour la rénovation intérieure de l'église Saints-Pierre-et-Paul, mais aussi la Fondation du patrimoine et le conseil de fabrique. Ces deux organismes ont remis, respectivement, des chèques de 33 000 EUR et de 66 000 EUR à la commune pour la réfection de l'église. Il a enfin tiré son chapeau aux 130 bénévoles de Burnhaupt-le-Bas qui ont retroussé leurs manches l'année dernière lors de la journée citoyenne. « C'était une participation record pour cette matinée de travail », a-t-il souligné.

Après avoir évoqué les projets - il l'espère - à venir (les études concernant les travaux de l'échangeur entre la RD83 et l'A36 attendues depuis longtemps ont repris), Alain Grieneisen a donné la parole à ses invités, parmi lesquels Laurent Lerch. Lui adressant une tape sur le bras, le président de la communauté de communes de la Vallée de la Doller et du Soultzbach et maire de Masevaux-Niederbruck a ironiquement rappelé qu'il n'était « pas simple et facile d'être maire aujourd'hui ». Pas de quoi déstabiliser l'édile burnhauptois en poste depuis 2014. Avant d'inviter l'assistance à un apéritif, il a glissé « une parenthèse » : « J'aurai l'honneur de mener une liste à Burnhaupt-le-Bas lors des élections municipales », a-t-il affirmé, là encore avec optimisme.
Morgane SCHERTZINGER

 

 
 

Altkirch  Médiathèque départementale du Sundgau Une nuit de la lecture riche en animation

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:09:25

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Altkirch  Médiathèque départementale du Sundgau
Une nuit de la lecture riche en animation
La nuit de la lecture organisée à la médiathèque départementale du Sundgau à Altkirch fut un merveilleux rendez-vous festif et ludique pensé pour tous, petits et grands, pour promouvoir le plaisir de la lecture mais aussi des échanges.
 

 
L'atelier « jeux de société » organisé en partenariat avec l'association Altkirch Gamer a attiré les joueurs venus souvent en famille
La médiathèque sundgauvienne à Altkirch a participé samedi au grand rendez-vous national « Nuit de la lecture ». Elle a accueilli plusieurs centaines de visiteurs, lecteurs voraces ou occasionnels, venus partager cet évènement culturel.
Succès pour le karaoké et les jeux de société

Le karaoké « Let's sing 2019 » a connu un grand succès. Petits et grands se sont succédé au micro. Victor, future star sundgauvienne ou Élodie avec sa sublime voix ont connu leur instant de gloire éphémère parmi tant d'autres qui ont osé prendre le micro et ainsi participer à la superbe ambiance qui a rythmé cette initiative.

Les très nombreux jeux de société proposés en partenariat avec l'association Sundgau Altkirch Gamer ont été pris d'assaut et entre explications des règles, stratégie et réflexion, les fous rires ont été nombreux.

Ce fut aussi l'occasion d'obtenir quelques informations sur le cercle de rencontres culturelles « Lire et dire » qui a démarré de façon confidentielle en octobre 2019 et est ouvert à toutes et tous. Ses usagers sont invités à partager un moment de convivialité en se rencontrant pour échanger autour de documents, livres, CD, DVD, revues, ou tout simplement pour parler de la vie, de choses et d'autres le deuxième vendredi du mois.

Les 7-10 ans ont visité le pays du soleil levant à travers les contes. Puis, sur la terre de la carpe frite, les petits doigts ont créé un mobile en papier de Koinobori, carpes koi.

Les plus petits, les futurs lecteurs et usagers, n'ont pas été oubliés avec un moment privilégié rien que pour eux autour de comptines sur le thème de la pluie et du vent entrecoupées de chansonnettes reprises en choeur.

 

 
 

 

Kembs Sport et culture : 162 médaillés

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:12:59

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Kembs Sport et culture : 162 médaillés
 

 
Jean-Paul Bandinelli a présenté pour la dernière fois la soirée des associations. Photo L'Alsace /Danigo
La municipalité de Kembs a tenu à honorer les nombreux licenciés et adhérents issus des 45 associations, soit 2000 personnes qui composent le tissu associatif de la commune.

C'est la première fois, depuis de très nombreuses années que le maire Gérard Kielwasser n'a pu être présent, cloué au lit par des douleurs dorsales. C'est donc le premier adjoint Jean-Paul Bandinelli qui a régi toute la cérémonie.

Outre la remise des médailles et diplômes, de nombreuses vidéos ont mis en exergue la vitalité des résidents de la commune dans le domaine culturel, sportif et associatif.

Médaillés du sport, en premier lieu les adeptes du badminton, jeune club qui obtient d'excellents résultats au niveau régional et national, tout comme la gymnastique. Le judo club et l'EJPRH complètent la bonne santé du sport kembsois.

Médaillés culturels : de nombreux membres des chorales Accroch'Choeur et Sainte-Cécile, de l'association des Coyotes Dansers, de la société avicole, des Amis du jumelage, des sapeurs-pompiers, des donneurs de sang, du comité du carnaval ont été décorés. L'ADAJ, composée du Dr Pascal Moritz, d'Alain Dangel, de Patricia Schaeffer, de Marcel Schueller, a été mise à l'honneur aussi. Rappelons que ces personnes apportent une aide précieuse aux gens dépendants ou malades.

À titre individuel, Clement Wolf a été décoré de la médaille du bénévolat par la vice-présidente du conseil départemental Bernadette Groff. « Vous êtes des personnes indispensables et essentielles dans la vie associative », soulignait la conseillère départementale. Le récipiendaire n'a pas ménagé son temps ni sa peine dans plusieurs associations de la commune.

Mister Grand Est, Maxime Klinger, originaire de Kembs, a été félicité par le maire adjoint.

L'adjoint Jean-Paul Bandinelli, qui officiait là pour la dernière fois, a clos la cérémonie, non sans une certaine émotion : « Avec vous et bien d'autres, que de chemin parcouru ! Mais toute bonne chose a une fin. »
Danigo

 

 
 

Volgelsheim  160 seniors à table Le maire repart

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 05:38:31

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Volgelsheim  160 seniors à table
Le maire repart
160 convives au déjeuner annuel des aînés au cours duquel le maire de Volgelsheim a annoncé en avant-première, et « en secret », qu'il se représentait pour un nouveau mandat.
 

 
Le jubilaire du jour Paul Halbardier, 85 ans, avec le doyen de la commune, Camille Groshans, 92 ans cette année, entourés de Philippe Mas, maire, et Betty Muller, conseillère départementale.
160 personnes, dont 124 aînés de la commune ont répondu présent à l'invitation de la municipalité pour la traditionnelle « fête des aînés », à la salle des fêtes de Volgelsheim hier.

C'est avec quelques morceaux bien enlevés, interprétés par l'orchestre d'harmonie municipale dirigé par la pétulante Sylvie Fritsch, que les festivités ont commencé. Puis, après ce concert apéro, Philippe Mas, maire de la commune, a salué ses adjoints et ses conseillers, rendu un hommage appuyé à deux des principales organisatrices de cet évènement, Patricia Fidon et Corinne Bollinger et présenté ses voeux à l'assistance.
Chut ! Secret

Les hôtes, contrairement aux années précédentes, n'ont pas souhaité prendre connaissance du menu du jour et ont préféré se laisser surprendre par les plats qui leur ont été servis par des traiteurs du cru.

L'édile comptait ne le révéler qu'à la cérémonie des voeux qui, se déroulera mardi 21 janvier, mais finalement il l'a annoncé officiellement et « à condition que cela reste un secret », il sera candidat à sa propre succession à la mairie de Volgelsheim, en mars, avec une grande partie de son équipe, certains membres ayant émis le souhait de se retirer de la vie publique communale. Le premier magistrat, assisté de la conseillère départementale Betty Muller, a ensuite mis à l'honneur Paul Halbardier qui fêtait son 85e anniversaire en ce jour et le doyen du village, Camille Groshans, 92 ans cette année, ainsi que la doyenne Madeleine Rohmer, 98 ans qui n'était pas présent, absente.

L'après-midi s'est poursuivie de manière agréable avec le trio musical Les Papillons, chargé d'animer le déjeuner dansant. Les danseuses polynésiennes du groupe folklorique Toa Nui ont plongé les convives dans l'ambiance lascive et chaloupée de Tahiti et enfin la toute jeune chanteuse, Éla Ato, 14 ans, en 4e année de cours de chant à l'école de musique de Volgelsheim, accompagnée de sa maman, Danielà, a enchanté le public avec des tubes comme Hallelujah de Leonard Cohen, Les Champs Elysées ou encore Let it be, après un chant traditionnel de Madagascar en introduction. Au moment de partir, tous ont repris le chemin de leur domicile avec le souvenir d'une journée réussie, riche en rencontres et en échanges.

 

 
 

 

256 convives à la fête

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:08:57

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256 convives à la fête
 

 
Lucie Vogel, 94 ans et Henri Schaffhauser, 92 ans (assis), étaient les doyens de la fête des aînés, entourés par le maire François Heymann (à gauche) et Stéphane Gilg, 5e adjoint (à droite). Photo DNA
256 personnes, âgées de 65 ans et plus - cette année, c'est la classe 1955 qui s'est jointe à ce moment de convivialité -, se sont retrouvées à la salle Aurore, à l'invitation du maire, François Heymann, des adjoints et des conseillers municipaux de Sainte-Croix-en-Plaine.

Stéphane Gilg, 5e adjoint, responsable de la commission aux personnes âgées et de la fête des aînés, a fait respecter une minute de silence en mémoire des défunts et a eu une pensée pour les amis malades ou en séjour en maison de retraite et a insisté sur l'importance de ce rendez-vous.
La « mémoire de la commune »

« Un moment fort et ce sont les moments forts qui font les bons souvenirs ! », a-t-il fait remarquer, avec quelques mots en alsacien, comme il a pris l'habitude de le faire ces dernières années.

Le maire, François Heymann, s'adressant aux présents qui sont la « mémoire de la commune », a souhaité « santé, sérénité et beaucoup de joie pour 2020 » et a dit qu'il fallait « savoir tirer sa révérence ! », allusion à sa non-représentation aux élections municipales à venir.

Le prêtre retraité, Jean-Pierre Fohrer, après avoir béni le repas sur les notes du refrain de la comptine Frère Jacques, a raconté quelques blagues, durant l'après-midi : un « sermon d'un autre genre ! ». La section des jeunes du groupe folklorique Aurore était présente, aussi, pour assurer l'animation. Présent également, le père Jimmy Barros de la communauté de paroisses La Sainte-Croix sur l'Ill (regroupant les communes de Sainte-Croix-en-Plaine, Niederhergheim, Oberhergheim, Biltzheim, Oberentzen et Niederentzen) tandis que Brigitte Klinkert, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin était excusée et qu'Eric Straumann, député de la 1re circonscription du Haut-Rhin et conseiller départemental, devait faire un tour durant l'après-midi.

Lucie Vogel, 94 ans, et Henri Schaffhauser, 92 ans, étaient les doyens de la fête des aînés et ont, à cette occasion, reçu un cadeau.

 

 
 

Sainte-Croix-en-Plaine  Aînés 256 convives à la fête

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 05:37:59

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Sainte-Croix-en-Plaine  Aînés
256 convives à la fête
La commune et le CCAS (centre communal d'action sociale) de Sainte-Croix-en-Plaine ont convié, hier, à la traditionnelle fête des aînés.
 

 
Lucie Vogel, 94 ans et Henri Schaffhauser, 92 ans (assis), étaient les doyens de la fête des aînés, entourés par le maire François Heymann (à gauche) et Stéphane Gilg, 5e adjoint (à droite)
256 personnes, âgées de 65 ans et plus - cette année, c'est la classe 1955 qui s'est jointe à ce moment de convivialité -, se sont retrouvées à la salle Aurore, à l'invitation du maire, François Heymann, des adjoints et des conseillers municipaux de Sainte-Croix-en-Plaine.

Stéphane Gilg, 5e adjoint, responsable de la commission aux personnes âgées et de la fête des aînés, a fait respecter une minute de silence en mémoire des défunts et a eu une pensée pour les amis malades ou en séjour en maison de retraite et a insisté sur l'importance de ce rendez-vous.
La « mémoire de la commune »

« Un moment fort et ce sont les moments forts qui font les bons souvenirs ! », a-t-il fait remarquer, avec quelques mots en alsacien, comme il a pris l'habitude de le faire ces dernières années.

Le maire, François Heymann, s'adressant aux présents qui sont la « mémoire de la commune », a souhaité « santé, sérénité et beaucoup de joie pour 2020 » et a dit qu'il fallait « savoir tirer sa révérence ! », allusion à sa non-représentation aux élections municipales à venir.

Le prêtre retraité, Jean-Pierre Fohrer, après avoir béni le repas sur les notes du refrain de la comptine Frère Jacques, a raconté quelques blagues, durant l'après-midi : un « sermon d'un autre genre ! ». La section des jeunes du groupe folklorique Aurore était présente, aussi, pour assurer l'animation. Présent également, le père Jimmy Barros de la communauté de paroisses La Sainte-Croix sur l'Ill (regroupant les communes de Sainte-Croix-en-Plaine, Niederhergheim, Oberhergheim, Biltzheim, Oberentzen et Niederentzen) tandis que Brigitte Klinkert, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin était excusée et qu'Eric Straumann, député de la 1re circonscription du Haut-Rhin et conseiller départemental, devait faire un tour durant l'après-midi.

Lucie Vogel, 94 ans, et Henri Schaffhauser, 92 ans, étaient les doyens de la fête des aînés et ont, à cette occasion, reçu un cadeau.

 

 
 

 

« La plupart des familles sont confrontées à la maladie d'Alzheimer »

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:33:57

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Grand concert   « La plupart des familles sont confrontées à la maladie d'Alzheimer »
 

 
L'ensemble de cuivres du conservatoire de Colmar donnera un programme essentiellement axé autour du jazz des années 30 à 50. DR

L'ensemble de cuivres du conservatoire de Colmar donnera un programme essentiellement axé autour du jazz des années 30 à 50. DR

La chorale européenne « Tous en choeur », l'association « Scène et voix », l'ensemble de cuivre du Conservatoire de Colmar, sous la baguette de Philippe Spannagel, et le guitariste strasbourgeois de jazz Bernard Struber seront réunis à l'affiche d'un grand concert de solidarité, le dimanche 2 février à 17 h à l'église Saint-Matthieu de Colmar. L'initiative en revient au Rotary club Colmar Doyen, qui veut soutenir l'action de l'association France Alzheimer 68. Explications avec sa présidente, Victoria Galati.
Victoria Galati, pourquoi avoir choisi de soutenir France Alzheimer ?

Au Rotary, chaque nouveau président doit définir une ligne directrice. J'ai choisi de mettre l'accent cette année sur la santé, la prévention et le traitement des maladies. Alzheimer est une maladie qui touche et va toucher de plus en plus de personnes. La plupart des familles y sont confrontées aujourd'hui : en 2020, 3 millions de personnes en France seront concernées par la maladie, si l'on englobe les malades et les proches aidants. On voulait justement soutenir une association qui aide les aidants.
Comment l'association vient en aide aux aidants ?

L'association fait un superbe travail pour les soutenir et les soulager au mieux : formation, groupes de parole, pauses détente pour les aidants et les malades, halte relais, séjours répit... Nous souhaitons financer un de ces « séjours répit » de cinq jours aux Trois-Épis. Il s'agit de permettre aux aidants et aux malades assez autonomes de se reposer et de rompre le quotidien, en participant à diverses animations encadrées par une équipe de bénévoles et des professionnels de l'aide à la personne. On espère récolter le plus d'argent possible. On a besoin de tout le monde.

L'ensemble de cuivres du conservatoire de Colmar donnera un programme essentiellement axé autour du jazz des années 30 à 50. DR
Le concert s'inscrira aussi dans le programme des commémorations de la Libération de Colmar...

Le concert était prévu de longue date le 2 février, juste le jour anniversaire de la Libération. Philippe Spannagel, qui dirige l'ensemble de cuivres du conservatoire, a conçu un programme en rapport avec cette date, avec beaucoup de jazz des années 30 à 50 : Irving Berlin, Django Reinhardt, Louis Prima, Benny Goodman. Il y aura aussi un medley Piaf par Scène et Voix et la chorale européenne. On a simplement proposé à la Ville d'insérer le concert dans le programme des festivités.
Quels autres types d'actions mène le Rotary Doyen ?

La semaine dernière, nous avons déjà proposé avec d'autres clubs une conférence sur la recherche sur les maladies du cerveau au Grillenbreit. Chaque année, nous participons à des vendanges dont les bénéfices sont utilisés pour des actions en milieu hospitalier. Il y a aussi notre vente de bredalas qui a permis de distribuer des jouets aux enfants hospitalisés à Pasteur et chaque année, nous soutenons l'association ARAME pour améliorer le confort des enfants gravement malades à Hautepierre. Cette année, nous avons aussi inauguré un nouveau vide-dressing lors du Festival du livre, au profit d'un orphelinat au Cambodge. À la fin de la semaine, nous serons au salon Formation emploi pour proposer des entretiens avec des spécialistes en ressources humaines. On essaie de mettre nos compétences et nos expériences professionnelles au service de l'intérêt général.
Propos recueillis par Clément TONNOT Y ALLER Le 2 février à 17 h à l'église Saint-Matthieu à Colmar. Entrée : 15 EUR. 7 EUR pour les moins de 12 ans. Réservations au 06.30.05.16.83, 06.79.05.13.07 ou sur rotary-colmar.org

 

 
 

Ostheim Nouvel An aux accents russes avec le Collegium Musicum

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:14:27

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Ostheim  Nouvel An aux accents russes avec le Collegium Musicum
 

 
Le Collégium Musicum donnera un programme russe ce samedi 25 janvier à Ostheim. DR
L'orchestre mulhousien Collegium Musicum donnera à l'église protestante d'Ostheim, ce samedi 25 janvier, un concert clin d'oeil au Nouvel An orthodoxe. Avec un programme varié et festif à consonance russe dont de grands tubes classiques (Dans les steppes de l'Asie Centrale de Borodine et La Belle au bois dormant de Tchaïkovski) et des douceurs moins célèbres (Prélude de La Khovanchtchina de Moussorgski, par exemple).

Cet ensemble est composé d'une cinquantaine de musiciens amateurs éclairés et passionnés, originaires de tout le département du Haut-Rhin. Il est dirigé par un jeune chef déjà très expérimenté Simon Rigaudeau, également à la tête de l'orchestre de l'Université de Haute-Alsace. Ensemble, ils ont interprété au printemps dernier La Flûte Enchantée de Mozart devant plus de 5 300 spectateurs conquis à Colmar et Sausheim, dans le cadre du Labopéra d'Alsace.

L'orchestre est renforcé par plusieurs solistes réputés, la plupart originaires des phalanges professionnelles locales, accordant régulièrement leur confiance à cet orchestre pour des concerts de haute tenue, réservés à un public très large, dans le souci de diffuser la musique au plus grand nombre.
Y ALLER Samedi 25 Janvier à 20 h 15 à l'église protestante d'Ostheim. Entrée libre. Plateau. SURFER Sur : collegium-mulhouse.fr

 

 
 

Colmar Esport Show  Finale de Counter-Strike : Global Offensive Les Alsaciens champions à domicile

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:15:14

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Colmar Esport Show  Finale de Counter-Strike : Global Offensive
Les Alsaciens champions à domicile
Ils auront offert un superbe spectacle devant une tribune de la Halle aux vins comble pour la finale de Counter-Strike : Global Offensive au Colmar Esport Show. L'équipe alsacienne des « Menele Eaterz » s'est offert le titre empochant par là même les 2 500 EUR de récompense.
 

 
Fabien Remetter, alias eTRR (à g.), de l'équipe des Alsaciens des « Menele Eaterz », a largement contribué à la victoire de son équipe dans le tournoi de Counter-Strike : Global Offensive au Colmar Esport Show.
« Un petit message : si vous ne savez pas qui supporter, on est Alsaciens ! » annonçait en préambule de la finale de Counter-Strike : Global Offensive (CS : GO) Fabien Remetter, alias eTRR, l'un des membres de l'équipe « Menele Eaterz », s'assurant par là un soutien indéfectible du public de la Halle aux vins, qui remplissait la quasi-totalité de la tribune de 1 300 places installée devant la grande scène.
« On a tremblé, on a sué... »

Dans un tournoi qui regroupait 24 équipes, restés invaincus, les « Menele Eaterz » ont assuré un spectacle à rebondissements en début d'après-midi ce dimanche au Colmar Esport Show. Opposés aux parisiens de « Next lvl », ils ont eu du mal à se lancer, perdant la première partie, mais s'imposant à l'arraché dans la deuxième sur un score de 16 à 14.

« C'était serré jusqu'à la fin, on a tremblé, on a sué, j'ai encore les mains qui tremblent ! », résumait d'ailleurs Lem, un autre joueur de l'équipe gagnante au terme de la finale. S'ils avaient déjà battu leurs adversaires du jour dans une autre phase du tournoi, le premier match a donc été compliqué à appréhender pour les Alsaciens qui n'ont pas bénéficié de matchs « de chauffe » dans la matinée, contrairement à l'équipe de « Next lvl » à qui il restait des parties à jouer.

À cela s'ajoutait la pression de la scène, telle que la présentait l'un des commentateurs : « Sur scène, on n'est pas sur son écran, on n'a pas son casque, il y a les commentaires en direct, le public, les basses qui font trembler le sol... Bref, on n'a pas ses repères. »
Des séquences de jeu intenses largement applaudies

Malgré tout, les joueurs ont tous été à la hauteur, proposant des séquences de jeu intenses, largement appréciées par le public qui récompensait sans sourciller de ses applaudissements les belles actions des deux équipes.

On a par exemple eu droit à plusieurs « 1vs3 », ce qui, dans le jargon du jeu, signifie qu'un seul joueur d'une équipe et dernier survivant, est opposé à trois joueurs du camp adverse, donnant lieu à des moments où la capacité à analyser la situation et à viser dans des délais très courts est la meilleure arme du joueur. Des gestions répétées de plusieurs cibles dont eTRR s'est fait une spécialité, en tout cas lors de cette finale, donnant lieu à un hommage de la part de ses coéquipiers au moment de brandir leur trophée : « Merci à Fabien qui nous a carry (*) la finale ! »
Pierrick LINTZ (*) carry : terme utilisé pour signifier qu'un joueur a porté la partie sur ses épaules. Lire également notre article sur le Colmar Esport Show en page sport 29. Voir également notre diaporama sur www.dna.fr

(*) carry : terme utilisé pour signifier qu'un joueur a porté la partie sur ses épaules.

 
 

 

Huningue Recensement L'agent recenseur à la rencontre des habitants

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:08:40

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Huningue Recensement
L'agent recenseur à la rencontre des habitants
S'organiser, ne pas perdre de temps, optimiser les déplacements. Voilà les maîtres mots de Dietmar Vallibouze qui s'occupe du recensement sur l'un des quartiers huninguois. Au total, 16 agents recenseurs qui quadrilleront la ville jusqu'au 15 février, dans le cadre du recensement, qui est obligatoire.
 

 
Dietmar Vallibouze a rendu visite à Marie-Rose et Louis Mahradour pour le recensement.
« Bonjour ! Je suis un agent recenseur. Je viens vous voir pour récolter quelques informations concernant votre logement et ceux qui y habitent. » Le discours de Dietmar Vallibouze est déjà bien rodé. Depuis le 16 janvier, cet agent recenseur rend visite aux occupants des 250 logements qui lui ont été assignés, dans le cadre du recensement pour l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Une opération sérieuse

Pour pouvoir effectuer cette mission, « il suffit d'être disponible et d'être un minimum solvable », explique Dietmar Vallibouze, un jeune retraité pour qui ce recensement est une grande première. Avant d'effectuer les repérages des logements concernés, Dietmar a bénéficié d'une formation rémunérée, à la mairie, avec un agent de l'Insee. « Nous avons recruté déjà auprès de nos agents communaux et ensuite c'est le bouche-à-oreille qui fonctionne », précise Mathieu Brengard, coordonnateur communal pour le recensement huninguois.

Outre effectuer des relevés sur l'évolution de la population, « le recensement permet aussi de déterminer le nombre d'écoles voir de différents commerces (pharmacie etc.) en fonction du profil des personnes questionnées et en s'appuyant sur la pyramide des âges », développe Mathieu Brengard. Ce dernier, depuis le début de l'opération, centralise à la mairie les centaines de formulaires qui viennent au fur et à mesure.
Priorité à Internet

Les informations récoltées sont bien évidemment confidentielles. Le choix est laissé aux habitants de répondre à ce recensement sur Internet ou sur papier. Dans le deuxième cas, l'agent recenseur passera chercher les documents dûment remplis quelques jours plus tard. « Si la personne que j'ai en face de moi préfère répondre par papier, je lui propose de l'aider en procédant sous forme d'interview, précise Dietmar Vallibouze. Cela prend dix à quinze minutes, mais je n'ai pas besoin de repasser par la suite. »

Toutefois, les agents recenseurs privilégient la méthode informatique. Mathieu Brengard précise que pour ce recensement « notre région servira de test sachant qu'elle est deuxième région de France (après la Vendée) avec 57 % de réponses par Internet. Mais nous comptons bien augmenter ce chiffre à 63 % ! » Et de rappeler qu'il est « indispensable que chaque personne enquêtée remplisse les questionnaires fournis par les agents recenseurs. Aux termes de la loi du 7 juin 1951, c'est aussi une obligation. »
Jean-Luc KOCH PRATIQUE Le recensement se déroulera jusqu'au 15 février. L'agent recenseur doit vous montrer sa carte officielle qui le mandat.

PRATIQUE Le recensement se déroulera jusqu'au 15 février. L'agent recenseur doit vous montrer sa carte officielle qui le mandat.

 
 

 

Environnement  Navigation sur le Rhin Élimination des déchets :une décennie de bonnes pratiques

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:06:36

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Environnement  Navigation sur le Rhin
Élimination des déchets :une décennie de bonnes pratiques
Sur le Rhin, les opérateurs de transport se plient à des obligations de collecte et de dépôt des déchets liés à l'exploitation et à la cargaison des bateaux. Dix ans après sa mise en oeuvre, le bilan de la démarche s'avère positif pour les États riverains, les bateliers et le milieu aquatique.
 

 
À chaque plein, les exploitants doivent s'acquitter d'une redevance avec une carte de paiement spécifique de la CDNI.
En 1989, trois ans après la pollution du fleuve provoquée par l'incendie de l'usine Sandoz à Bâle, la Commission centrale pour la navigation du Rhin (CCNR) a alerté les acteurs du transport sur la nécessité d'améliorer la protection du milieu aquatique rhénan en interdisant le déversement des « déchets » générés par l'exploitation ou la cargaison des bateaux. Sept ans plus tard, une convention internationale relative à la collecte, au dépôt et à la réception des déchets survenant en navigation intérieure (CDNI), en a décrété le principe. Cet accord signé à Strasbourg a par la même occasion instauré une réglementation spécifique en la matière.

Treize années ont encore été nécessaires aux États signataires (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse, France et Luxembourg, non-membre de la CCNR), pour achever le processus de ratification et permettre finalement l'entrée en vigueur du texte le 1er novembre 2009. Depuis cette date, il s'applique sur l'ensemble des voies de navigation intérieure d'Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas. En France, seuls le Rhin, la Moselle canalisée et les canaux des Hauts-de-France sont pour l'heure concernés.
Huiles de vidangeet eaux de fond de cale

La CDNI impose, pour commencer, la collecte des huiles de vidange et des eaux de fond de cale contenant des résidus de gazole. Leur pompage est effectué par des bateaux dédiés qui viennent s'amarrer bord à bord, voire par des stations fixes ou des camions. Ceux-ci récupèrent par la même occasion les récipients contenant les filtres, chiffons et graisses usagées de la salle des machines.

« Le long du Rhin, on compte une quarantaine de bateaux déshuileurs, une vingtaine de camions et une quinzaine de points fixes. La collecte annuelle de ces déchets huileux et graisseux a déjà atteint les 800 tonnes », précise Charline Daloze, chargée de mission à la CCNR. Sur le périmètre français de la CDNI, l'organisation de ce service relève de Voies navigables de France (VNF) qui a attribué le marché à AS Energy. Cet acteur reconnu de l'avitaillement fluvial dispose d'un bateau dédié, basé dans le port de Strasbourg, l'Eseve 7 (lire ci-dessous). « Les huiles noires et les déchets graisseux que nous collectons sans frais dans le périmètre portuaire strasbourgeois sont valorisés par Cédilor, spécialiste lorrain du traitement des déchets spéciaux », indique Virgile Desgigot, son capitaine.

Pour financer ce dispositif, les rédacteurs de la CDNI se sont inspirés du principe « pollueur = payeur » en élaborant un système harmonisé à l'échelle des six pays contractants. Ainsi les exploitants de bateaux doivent s'acquitter d'une « redevance d'élimination » à chaque plein. « Le montant n'a pas augmenté depuis 2009. Il est fonction du volume de gazole, soit 7,50 euros pour 1 000 litres. » Le paiement se fait au moyen d'une carte électronique et d'un terminal embarqué sur le bateau déshuileur. La CCNR, qui gère le système, assure la répartition des revenus de la redevance entre les six pays contractants selon une formule de péréquation établie par un ancien collaborateur de la CFNR, Gérard Criqui.
Balais, aspirateurset systèmes d'assèchement

La convention édicte également des règles destinées à éviter ou prévenir la production de déchets liés à la cargaison. « Elle encourage notamment la réalisation de transports dits exclusifs, soit toujours le même type de cargaison ou des cargaisons compatibles, ce qui permet de renoncer au nettoyage des cales avant le chargement d'une nouvelle cargaison », explique Katrin Moosbrugger, secrétaire exécutive de la CDNI au sein du secrétariat de la CCNR à Strasbourg.

Dans le cas contraire, le bateau transportant des marchandises doit être nettoyé et lavé après son déchargement. Le coût est ici à la charge du destinataire (cargaison solide) ou de l'affréteur (cargaison liquide). « S'il s'agit d'une cale sèche, pour réduire au maximum les résidus de cargaison, on utilise des balais ou des aspirateurs. Pour les cales citerne on utilise un système d'assèchement. » Si les résidus finaux contenus dans l'eau de lavage ne peuvent être déversés dans le fleuve, celle-ci devra être déversée dans un réseau d'assainissement approprié ou dans une installation de traitement des eaux usées. À l'issue de cette opération, le pilote du bateau, le destinataire de la cargaison et le responsable de la station de réception des eaux de lavage sont tenus de remplir une attestation de déchargement conforme.
Réflexion sur la transition énergétique

La CDNI prévoit enfin des dispositions pour les déchets spécifiques que produisent les bateaux transportant des passagers. Ceux-ci doivent notamment stocker les eaux domestiques usées dans des réservoirs dédiés à bord avant de les déverser dans le réseau d'assainissement au poste d'accostage. « L'obligation vaut pour les bateaux à partir de 50 passagers mais la conférence des parties contractantes, réunie en décembre à Strasbourg, a décidé d'abaisser le seuil à 12 passagers à compter de 2021 », annonce Mme Daloze.

« Après dix années, on constate que la démarche a été acceptée par tous les acteurs dans les six pays concernés et que le dispositif fonctionne bien », assure Mme Moosbrugger en soulignant que des contrôles sont prévus ainsi que des amendes en cas de manquements. « La CDNI a par ailleurs contribué à améliorer l'image du transport fluvial auprès des riverains sensibles à la qualité des eaux, notamment dans les villes allemandes bordant le fleuve », ajoute-t-elle.

Dans l'intervalle, en 2017, les États contractants ont également décidé d'intégrer dans la convention des dispositions relatives à la protection de l'air : « Elles portent sur la collecte obligatoire des résidus gazeux des cargaisons liquides. La mise en oeuvre devrait intervenir avant la fin 2021. »

La CCNR ne compte pas en rester là : « Une réflexion est en cours avec la profession, les industriels et les ONG sur la transition énergétique des bateaux », précise Mme Moosbrugger. « 90 % de la flotte rhénane navigue toujours au gazole. Mais les choses vont bouger dans les 30 années à venir car le mouvement a été engagé du côté des constructeurs. Selon les types de carburants alternatifs qui s'imposeront, on ne manquera pas d'adapter ou d'élargir encore la CDNI ! »
Xavier THIERY

 

 
 

 

MARKSTEIN [Diaporama] Le retour de la neige dans les Vosges

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:36:09

MARKSTEIN  Le retour de la neige dans les Vosges

Il fait un froid de canard à la station de ski du Markstein, -4°C avec un vent d'Est. Les canons à neige de la piste de la Grenouillère sont en action. De la neige fraîche sur les pistes et quelques flocons qui redonnent de l'espoir aux skieurs.

WIHR-AU-VAL Contre deux chevreuils

Publié dans le panorama le Lundi 20 janvier 2020 à 06:59:13

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WIHR-AU-VAL Contre deux chevreuils

Une voiture a heurté deux chevreuils dimanche peu après 5 h 30 sur la RD 417 à hauteur de Wihr-au-Val. La collision s'est produite entre La Nouvelle Auberge et la Forge, le véhicule se dirigeant vers Colmar. Les pompiers du corps intercommunal de Soultzbach-les-Bains et de Gunsbach sont intervenus. Âgée de 40 ans, la conductrice a été examinée à bord de l'ambulance des pompiers mais son état n'a pas nécessité de transport à l'hôpital. Elle a été ramenée à son domicile, son véhicule dépanné. Les deux animaux sont morts.
HOUSSEN Parfum de vol

Les vigiles l'ont surpris samedi en toute fin de matinée. L'homme tentait de quitter une parfumerie de la galerie marchande de Cora à Houssen avec plusieurs flacons de parfum cachés sous sa veste, d'une valeur approchant les 500 euros. Âgé de 32 ans, il a été remis aux gendarmes et placé en garde à vue. Le ressortissant russe domicilié à Strasbourg a été remis en liberté avec une convocation devant le tribunal correctionnel pour le 23 mars.
COLMAR Feux de poubelles

Un feu de poubelle s'est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche, rue de la 1re-Armée-Française à Colmar. Les sapeurs-pompiers sont intervenus avec une lance vers 1 h 15 du matin.

Dimanche vers 16 h 45, les sapeurs-pompiers sont intervenus au collège Saint-Jean, rue Saint-Josse à Colmar pour éteindre un feu de poubelle.

La Nuit de la lecture pour tous

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:29:34

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La Nuit de la lecture pour tous
 

 
Comment devient-on illustrateur ? Photos L'Alsace /P.H.
La Nuit de la lecture est organisée depuis 2017 en France et à l'étranger. Le but de cette manifestation populaire et festive est de susciter l'envie et de partager le plaisir de lire aussi des romans, des essais, des carnets de voyage, des bandes dessinées voire même des livres numériques.

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a animé un point presse ce vendredi après-midi au collège Gérard-de-Nerval, à Village-Neuf, afin d'évoquer toutes les actions proposées par la Médiathèque départementale tout au long de l'année et aussi dans le cadre de la Nuit de la lecture du 18 janvier. On pourra retrouver toutes les animations de la manifestation sur le site du ministère de la Culture à l'adresse https://nuitdelalecture.culture.gouv.fr

La principale du collège, Catherine Albouy-Barland, a accueilli les invités en rappelant que « la lecture et la culture sont au coeur du collège ». Peggy Gattoni, déléguée académique à l'action culturelle, a insisté sur « l'importance de la lecture, outil de transmission et de créativité ». Pour Brigitte Klinkert, « la mission de faire rayonner le livre et la culture se décline sur tout le territoire ». Elle a particulièrement remercié les équipes pédagogiques du collège ainsi que les équipes de la médiathèque départementale.
Nouveau guide pour les équipes pédagogiques

La rencontre a aussi donné lieu à la présentation du nouveau guide PRET (Pour la réussite éducative de tous), réalisé par le conseil départemental et dédié aux principaux de collèges et à leurs équipes pédagogiques. Cet ouvrage recense toutes les initiatives mises en place pour enrichir le parcours éducatif au collège.

Après ces présentations et en prélude à la Nuit de la lecture, fête du livre dans tous ses états, la médiathèque départementale du Haut-Rhin et la délégation académique à l'action culturelle du rectorat de Strasbourg ont organisé, dans la foulée, la rencontre des élèves du collège Gérard-de-Nerval avec trois artistes illustrateurs.

Fanny Delqué est illustratrice indépendante dans le domaine de la communication et en peintures sur les murs extérieurs et intérieurs. Cyrille Meyer travaille pour la presse jeunesse et illustre des livres pour enfants. Lili Terrana expérimente de nombreuses facettes de l'illustration et enseigne à l'UHA (Université de Haute Alsace) de Mulhouse.

La rencontre avec les dessinateurs au collège s'est déroulée en trois temps. Lors d'une « Battle d'illustrations », les artistes ont imaginé et créé en direct des illustrations retransmises aussitôt sur grand écran, à partir d'extraits de livres choisis par les élèves. Dans un deuxième temps, « Et vice-versa », les illustrateurs ont lu des extraits de texte et les élèves ont dessiné. Enfin, le « Speed-dessin » a réuni des binômes mobiles qui ont testé le dessin en direct pendant un créneau de cinq minutes avant de se déplacer à la table suivante en changeant de rôle. La manifestation a connu un beau succès et les illustrations produites lors de cet évènement seront exposées dans le collège.
Pierre HERZOG

 

 
 

 

Ce qui change en 2020 chez nos voisins

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:58:35

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Ce qui change en 2020 chez nos voisins
 

 
Depuis le 1er janvier, les consommateurs peuvent bénéficier de billets de train moins chers pour les trajets longue distance auprès de la compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn. Photo DNA /Pexels.com
Le Nutri-Score arrive bientôt en Allemagne
Après la France, la Belgique, l'Espagne, le Portugal, le Luxembourg et la Suisse, l'Allemagne veut à son tour adopter le Nutri-Score. Ce système d'étiquetage a pour objectif d'éclairer le choix du consommateur. En fonction de la qualité nutritionnelle, un score est attribué avec une lettre et une couleur (A vert pour la meilleure note, E rouge pour la moins bonne). En place depuis 2017 en France et laissé à la libre initiative du fabricant, il devrait apparaître sur les produits alimentaires allemands dans les prochains mois. Une pétition citoyenne européenne « Pro-Nutri-Score » est en cours sur internet pour demander aux instances européennes d'étendre cet étiquetage à toute l'Europe.
Des sanctions plus sévères pour certaines infractions routières

Certaines dispositions du code de la route devraient être renforcées début 2020. Par exemple en cas d'arrêt en double file sur une piste cyclable ou le trottoir, vous pourrez être verbalisés d'une amende jusqu'à 100 EUR, contre 35 EUR aujourd'hui. Tout conducteur devra respecter une distance de 1,50 m (2 m hors agglomération) par rapport aux vélos, scooters et piétons. Il existe aussi une obligation particulière consistant à dégager systématiquement un couloir de secours, Rettungsgasse en allemand, en cas de trafic dense sur les routes hors agglomération, même si vous n'avez pas entendu de sirène ni vu d'accident. Si vous ne vous rangez pas ou, pire, si vous circulez sur la voie de secours, vous pourrez être désormais passible d'une amende jusqu'à 320 EUR, avec une interdiction de circulation en Allemagne pendant un mois et un retrait de points.
Favoriser le train plutôt que l'avion

Dans l'objectif d'inciter les voyageurs à prendre le train, le gouvernement fédéral a réduit depuis le 1er janvier la TVA sur les billets de train longue distance à 7 % au lieu de 19 %. La compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn a répercuté cette baisse sur les prix de nombreux billets et abonnements, parfois jusqu'à 10 %. En outre, la taxe sur les billets d'avion devrait augmenter d'ici le 1er avril 2020. Selon la distance du vol, le billet pourrait coûter environ 6 à 18 EUR plus cher.
Le ticket de caisse devient obligatoire

Contrairement à la France où le ticket de caisse devrait progressivement disparaître pour les petits achats - moins de 10 EUR à partir de septembre prochain -, le reçu est obligatoire en Allemagne depuis le 1er janvier pour chaque achat.
Tarifs postaux internationaux plus chers

Contrairement aux tarifs des envois nationaux (80 centimes pour un courrier standard, 60 centimes pour une carte postale), les envois internationaux augmentent légèrement : 95 centimes au lieu de 90 pour une carte postale et 1,10 EUR au lieu de 90 centimes pour une lettre standard.
Interdictions des véhicules diesel

En raison d'une pollution de l'air trop importante dans certaines villes allemandes, les interdictions de circulation des vieux véhicules diesel se multiplient en Allemagne. Stuttgart, Berlin, Hambourg et Darmstadt ont déjà mis en place des mesures de restriction et d'autres villes pourraient suivre en 2020. Avant de franchir la frontière avec votre véhicule, informez-vous aussi sur l'obligation d'apposer une vignette écologique sur votre parebrise, imposée dans les 58 zones environnementales allemandes de manière permanente.
SURFER Retrouvez plus d'informations sur les thèmes de consommation transfrontalièreen Allemagne sur le site internet du Centre européen de laconsommation : www.cec-zev.eu

 

 
 

 

malgré nous - Les orphelins au ministère

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:57:38

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malgré nous - Les orphelins au ministère
 

 
Le président des Orphelins de pères Malgré-Nous d'Alsace-Moselle (Opmnam), le Bas-Rhinois Gérard Michel, a été reçu, mardi durant une heure, par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État aux Anciens combattants, dans son ministère parisien. Il faisait partie d'une délégation dans laquelle figuraient le député de Moselle (LaRem) Christophe Arend, président du groupe d'amitié France-Allemagne, le maire de Farébersviller et conseiller départemental de Moselle, Laurent Kleinhentz, la présidente de la Fédération nationale autonome des pupilles de la Nation et orphelins de guerre (Fnapog), Malou Lorenzon, et le secrétaire de l'Opmnam, Roland Schmitthaeusler.
Au menu d'une rencontre Macron-Merkel ?

Lors de cette réunion, l'Opmnam a évoqué avec la ministre l'un de ses derniers combats : puisque les incorporés de force avaient été naturalisés allemands, l'association demande que l'Allemagne indemnise leurs orphelins de la même façon qu'elle a indemnisé ses propres orphelins de guerre.

« La secrétaire d'État s'est longuement exprimée sur la méconnaissance dans la population de l'Annexion de l'Alsace-Moselle, ce qu'elle regrette profondément », rapporte Gérard Michel. Concernant la revendication à l'égard de l'Allemagne, « la ministre a précisé que ses services ne sont pas habilités à intervenir au-delà de nos frontières », ajoute l'Alsacien. En revanche, le député Arend a suggéré que le sujet s'invite à l'ordre du jour d'une prochaine rencontre entre la chancelière Merkel et le président Macron. Il a par ailleurs assuré que cette question sera débattue lors des prochaines réunions du groupe d'amitié. De son côté, l'Opmnam va continuer à intervenir auprès de l'État allemand par le biais de son avocat de Nuremberg. Et l'association prévoit de déposer prochainement au consulat d'Allemagne, à Strasbourg, « un mémoire » portant sur le millier de jeunes incorporés de force dans la Waffen SS le 11 février 1944.
H. de C.

 

 
 

 

« Il faut légiférer sur le jeu vidéo et l'esport »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:56:58

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« Il faut légiférer sur le jeu vidéo et l'esport »
 

 
Le député du Maine-et-Loire Denis Masséglia dirige un groupe d'études à l'Assemblée nationale sur les jeux vidéo et l'esport. Pour lui, il faut se diriger vers « une pratique positive du jeu vidéo ». Photo DNA /Nicolas PINOT
C'est un champ lexical que l'on n'est pas habitué à entendre de la bouche d'une personnalité politique que celui qu'a employé le député de la 5e circonscription du Maine-et-Loire Denis Masséglia, lors de l'inauguration du Colmar Esport Show ce samedi matin. À seulement 38 ans, à la tête d'un groupe d'étude à l'Assemblée nationale sur le développement du jeu vidéo et de l'esport et joueur lui-même, il évoque avec justesse les enjeux du jeu vidéo, en particulier en compétition.
Denis Masséglia, comment en êtes-vous venu à ce groupe d'étude consacré au jeu vidéo et à l'esport ?

Je n'ai jamais fait de politique avant et je constatais que les élus étaient souvent déconnectés des attentes des citoyens, concernant le jeu vidéo en particulier. Il est pratiqué par une majorité de Français et presque par l'intégralité des moins de 25 ans. Il est du rôle de l'élu de se saisir de ce sujet sans le stigmatiser.
Quels sont pour vous les grands axes à développer pour encadrer et promouvoir la pratique de l'esport en France ?

Le mot d'ordre, c'est la pratique positive des joueurs. Par là, j'entends évidemment l'inclusion des femmes et des personnes handicapées, jusqu'ici trop peu représentées au sein du jeu vidéo, mais j'entends aussi un temps de jeu raisonnable. Et cela doit passer par des petits clubs locaux où les jeunes se retrouvent pour jouer aux jeux vidéo, mais aussi par l'école en intégrant la pratique du jeu vidéo dans le cadre scolaire, vers 11 ou 12 ans, avec des personnes pour encadrer les jeunes autour de cette pratique positive. Enfin, il faut définir un parcours pour permettre aux esportifs et futurs professionnels d'être accompagnés, mais surtout s'occuper de ceux qui ne le seront pas et qui risquent d'être en difficulté si rien n'est prévu pour eux.
Quand on voit le traitement médiatique ou politique réservé au jeu vidéo (addiction, violence...) ces acteurs médiatiques et politiques sont-ils prêts à accueillir l'esport en France ?

Ce sont des gens qui ne connaissent pas ce sujet et qui le caricaturent. Il faut sortir de l'opposition entre les anti-jeux vidéo et ses défenseurs, en prenant ce qui va bien, sans en oublier les problèmes. J'ai aussi un but pédagogique vis-à-vis de mes collègues députés qui ne connaissent pas le jeu vidéo. L'addiction d'ailleurs est un terme ambigu, l'OMS [Organisation mondiale de la santé] parle de gaming disorder : ce n'est pas la pratique excessive qui est en cause, mais elle serait plutôt le symptôme d'un mal-être.
Pourtant, quand on voit la dernière campagne issue de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) qui met sur le même plan, addiction à l'alcool, à la cigarette et le jeu vidéo, la confusion semble toujours présente...

Je regrette cette dernière campagne que je considère comme « attrape-clic », pour ne pas utiliser un autre terme... Quand on regarde le contenu des travaux de la Mildeca, c'est plutôt positif, mais cette présentation n'est pas en adéquation avec ce travail. C'est une volonté « attrape-clic » stigmatisante et que je trouve extrêmement dérangeante. On ne peut quand même pas dire aux parents qu'il est aussi grave de boire de l'alcool ou de fumer que de jouer aux jeux vidéo...
La nature même du jeu vidéo, en tant que logiciel propriétaire, n'est-elle pas un frein à la démocratisation de l'esport ?

La propriété intellectuelle du jeu vidéo apporte sa spécificité c'est certain. Elle ne pose pas de problème pour l'organisation de gros événements qui sont d'ailleurs organisés par les éditeurs eux-mêmes, ou approuvés de leur part pour leurs vertus publicitaires. Et ça, c'est plutôt positif pour la démocratisation de l'esport. En revanche, c'est beaucoup plus problématique pour la structure locale de l'esport. Il faut légiférer pour à la fois respecter cette propriété intellectuelle et faire en sorte que les initiatives locales ne soient pas bridées. Pour ce genre d'événements locaux, nous travaillons avec l'association France Esport pour qu'eux-mêmes se mettent en lien avec des éditeurs de jeux et créent un cahier des charges de l'organisation, avec une délégation d'acceptation de l'éditeur. Cela permettrait aux initiatives locales d'avoir un interlocuteur privilégié avec France Esport et de faciliter l'obtention d'autorisations.
Pour donner un cadre à l'esport, il faut nécessairement parler de formations. Les « gaming schools » sont-elles la seule solution, avec les limites et polémiques que l'on a pu observer avec l'école de Montpellier notamment ?

Ces écoles font espérer à des personnes pas suffisamment bonnes pour être des professionnels qu'elles peuvent le devenir. En ce sens, avec France Esport toujours, nous souhaitons créer un document pour déterminer ce que doit être une école de ce type et ce qu'elle ne doit pas être, en vue d'une sortie diplômante dans le domaine de l'esport qui regroupe plusieurs types de métiers : joueurs professionnels bien sûr, mais aussi manager, social manager, etc. Nous ne souhaitons pas interdire ce type d'école, mais homologuer celles qui seraient approuvées par France Esport et validées par le ministère de l'Education nationale.
Comment vous positionnez-vous sur la présence de l'esport aux Jeux Olympiques ?

Pour le CIO [Comité international olympique], les jeux de tir type FPS [first person shooter, jeu de tir à la première personne] ne peuvent pas être intégrés aux JO. Je pense qu'il sera nécessaire d'organiser quelque chose comme des e-JO, mais pas construits autour des marques comme peuvent l'être les compétitions mondiales aujourd'hui. Il existe par exemple des compétitions sur Fifa ou Overwatch qui créent des coupes du monde où les joueurs s'affrontent par pays, avec un sélectionneur, plutôt que via des équipes internationales. Il faut s'inspirer de ce qui existe et mettre en avant les pays plutôt que les marques.
Propos recueillis par Pierrick LINTZ

 

 
 

 

prefecture du haut rhin - « Je serai toujours à vos côtés »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:39:15

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prefecture du haut rhin - « Je serai toujours à vos côtés »
 

 
Le préfet a fait salle comble mardi pour ses voeux aux forces de sécurité. Photo DNA /Laurent HABERSETZER
Il dit préférer les idées aux chiffres. Pas d'incursion donc, ce mardi, dans la seconde catégorie pour le préfet du Haut-Rhin qui a rassemblé les « forces de sécurité » du département à Colmar pour la cérémonie des voeux. On a quand même relevé quelques "entorses" à ce précepte. Comme le nombre 20, notamment, correspondant au nombre de renforts policiers annoncés par le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, en visite à Mulhouse à la fin de l'été dernier.

D'autres chiffres ? Trois, comme les « défis » prioritaires de l'année : la lutte contre le terrorisme ; la gestion des flux de migration dans un contexte de « reconduites difficiles » et de « places en rétention rares » et dans un souci « d'humanité et d'efficacité » ; le renforcement de la police de sécurité du quotidien avec une exhortation préfectorale à « aller sur le terrain, observer, comprendre ».

Le préfet Laurent Touvet n'a oublié personne dans ses voeux : pompiers, policiers, gendarmes, fantassins, douaniers, démineurs... Mais a oublié toutes les statistiques. On apprendra que le mouvement des gilets jaunes a entraîné une mobilisation des forces de l'ordre « parfois au-delà du raisonnable » ; que la sécurisation des marchés de Noël s'est appliquée en respectant « contraintes de sécurité et libertés individuelles » ; qu'un « climat très tendu et dangereux » régnait pendant la Saint-Sylvestre et que la grande obsession consiste à « maintenir le niveau de sécurité des Haut-Rhinois dans tous les domaines ».

D'informations sur la courbe de la délinquance, point. Mais des remerciements en rafale aux forces de l'ordre et un engagement : « Quand vous serez agressés, mis en cause sans fondement, je serai toujours à vos côtés. » La coopération interservices a joué à plein l'année dernière, par exemple entre policiers et sapeurs-pompiers : « Il est inadmissible qu'on doive escorter les pompiers par des forces de l'ordre, pris pour cible par des voyous dont la profonde lâcheté s'oppose au courage dont vous faites preuve. » Pas de bouleversement à attendre dans ce secteur : « La société française traverse une période de fortes tensions, chacun de vous est exposé à une agressivité irrationnelle. »

On apprendra aussi que l'État sera toujours là, lui qui « protège les plus faibles de la violence d'une minorité ». Les chiffres changent, les idées restent.
Ph. M.

 

 
 

 

markstein - Un outil touristique quatre saisons

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:41:20

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markstein - Un outil touristique quatre saisons
 

 
La future maison d'accueil du Markstein vue de la route des Crêtes. Esquisse du cabinet d'architectes AGVA. Ci-dessous, la maison actuelle. DR
Du nouveau sur les crêtes vosgiennes. Non, la neige n'est - hélas - pas encore tombée sur les chaumes, mais le dossier de maison d'accueil au Markstein a connu début janvier une avancée décisive avec le lancement des consultations des entreprises. Pour mémoire, la maison d'accueil actuelle, construite au début des années 1990 sur le modèle de pavillons de plaine, ne permet plus d'accueillir les visiteurs dans de bonnes conditions et présente de sérieux problèmes d'infiltration. En 2017, le projet de nouvelle maison avait été relancé lors de la remise à niveau du schéma de développement du Markstein. Rappelons que ce document fixe trois priorités : l'amélioration des services (dont la restructuration de l'accueil), la diversification des activités compte tenu du réchauffement climatique, l'amélioration de l'environnement parking. « Pour la maison d'accueil, la première idée était de tout démolir et de reconstruire, souligne Annick Lutenbacher, maire de Fellering et présidente du syndicat mixte pour l'aménagement du massif du Markstein et du Grand Ballon, mais pour bénéficier des crédits montagne versés par l'État il fallait proposer une restructuration. »
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7qp33z" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe> Un saut qualitatif

Une trentaine d'architectes ont répondu à l'appel à candidatures selon le cahier des charges fixé par l'Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin. Le projet présenté par Guillaume Viry (cabinet AGVA de Wattwiller) a été retenu. Il intégrera une partie des murs de la maison actuelle. L'ensemble, conçu pour résister à la météo extrême du site et pour réaliser des économies d'énergie, troquera le chauffage fioul pour une chaudière à pelets, qui s'étagera sur trois niveaux (rez-de-piste, rez-de-route, étage) avec une surface totale de 438 à 542 m². Au-delà du gain de taille, c'est surtout le saut qualitatif qui sera significatif. « L'entrée principale s'effectuera en rez-de-route, avec un espace d'accueil et d'exposition de 46 m2 qui sera attribué à l'École du ski français en hiver. Parmi les nouveautés on trouvera un espace consigne et un espace change pour les bébés », détaille Annick Lutenbacher.
Une grande salle hors sac ouverte sur le frontde neige

Bien entendu, les sanitaires seront entièrement revus. « La partie droite sera affectée à la régie avec trois caisses pour les remontées mécaniques. Une coursive autour du bâtiment permettra aux skieurs de s'abriter quand ils attendent. » À gauche, « dans la partie rajoutée », sera notamment installé le poste de secours.

L'actuelle maison d'accueil de la station est inadaptée au climat rigoureux du site et peu fonctionnelle. Document remis

En rez-de-piste, « la grande nouveauté sera une belle salle hors sac, dimensionnée pour 60 personnes, ouverte sur le front de neige. L'entrée se fera par la Grenouillère avec une sortie distincte et un espace rangement ». À l'étage, prendront place le syndicat mixte, un studio pour le personnel de permanence lorsque les canons à neige tournent et un local qui servira de salle de réfectoire et de salle de réunion pour les agents de la régie. « Actuellement, l'accueil s'effectue au niveau de la luge sur rail. Nous disposerons à l'avenir d'un bel outil quatre saisons avec un accueil touristique dédié. » Si la météo le permet, les travaux commenceront début avril et s'achèveront en décembre pour une ouverture à la saison de ski 2020-2021.
Textes : Grégoire GAUCHET PLUS WEB Une vidéo sur le site www.lalsace.fr, dans laquelle Annick Lutenbacher revient sur le début de saison « très difficile » du Markstein et défend l'intérêt d'investir dans une maison d'accueil quatre saisons.

 

 
 

 

Macron, la réforme sans l'ombre d'un doute

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:54:20

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Macron, la réforme sans l'ombre d'un doute
 

 
Le président reste tr ès contesté dans les sondages mais garde son socle. Photo AFP /Ludovic MARIN
La France, « un pays attractif pour les investisseurs ». La France, « un pays capable de produire le meilleur sur tous ses territoires. » La France, « un pays qui continue à se réformer »...

La rue gronde, le mouvement contre la réforme des retraites s'éternise, deux sondés sur trois sont mécontents : Emmanuel Macron ne bouleverse pas ses messages, ne bouscule pas ses habitudes, ne réduit pas son ambition, ne change pas son agenda.

Comme chaque année depuis son élection, le président et son gouvernement déroulent ce lundi le tapis rouge à Versailles à 230 patrons de grande entreprise du monde entier pour vanter « l'industrie du futur, les chaînes de valeur durables, la french tech ».
« Des réformes pourles riches ? La belle affaire »

Ce week-end, la salle du conseil des ministres à l'Élysée se transforme en foire-expo du "Made in France" de nos terroirs : cabines téléphériques de l'Isère, moutarde de Dijon, chaussette d'Alsace, cocotte-minute en inox recyclé, exosquelettes... Emmanuel Macron assume ce tapis rouge et cette promotion des premiers de cordée : « Derrière ces objets, il y a tout ce qu'on fait avec les ministres. Tout ça s'appuie sur des réformes qui sont conduites depuis quelques années. Parce qu'on ne peut pas demander de fabriquer en France si derrière on n'a pas un coût du capital compétitif, un coût de l'emploi compétitif. On me dit vous faites des réformes parfois pour les riches ? La belle affaire. »
« Tout le monde me croit à Courchevel »

Président des riches... En gilet jaune l'an dernier, en bleu de conducteur SNCF ou en tutu de danseuse de l'Opéra cette année, la rue en colère le renvoie à cette étiquette scotchée sur sa photo depuis qu'il a prélevé 5 euros sur l'allocation logement (« mon boulet » dit-il) en même temps qu'il réduisait l'ISF.

« Quand je vais skier dans les Pyrénées, tout le monde croit que je suis à Courchevel », glisse-t-il avec un sourire fataliste après les voeux à la presse ce mercredi. « Il y a des expressions de haine sur sa personnalité et ce n'est pas bon signe », souligne un visiteur du soir de l'Élysée, préoccupé.
Intrusion au théâtre

Vendredi soir, le président et son épouse, qui assistaient à une pièce de théâtre à Paris, ont dû être "sécurisés" après la tentative d'intrusion de grévistes d'Ile-de-France prévenus (et même guidés) par un militant présent dans la salle.
Le socle électoral toujours là

Directeur délégué de l'institut de sondages Ifop, Frédéric Dabi nuance : « La défiance est majoritaire mais contrairement à Chirac et Juppé en 1995, impopulaires après la hausse de deux points de TVA et la longue grève, le socle d'adhésion à la politique d'Emmanuel Macron reste élevé. Il s'est même élargi sur la droite puisque quatre électeurs LR sur dix et aussi beaucoup d'électeurs des Verts aux Européennes soutiennent cette réforme. Les Français ont intériorisé qu'il ne reculera pas. »

Dans ses confidences lors des voeux à la presse, le Président a confirmé son obsession de poursuivre les réformes : « Il y a des peurs, il y a des angoisses, c'est tout à fait vrai. Nous devons expliquer le sens de cette réforme, convaincre qu'elle est juste. »

Il cite (encore) « le chauffeur de bus de Lyon qui part à la retraite dix ans après celui de Paris, c'est injuste ; l'avocate qui a exercé cinq ans avant de changer de métier ce qui ne lui donne aucun droit ».

Il répète à plusieurs reprises, les mots « pédagogie », « convaincre ». Il enjambe même les municipales (15 et 22 mars), élection qui fut dévastatrice pour Nicolas Sarkozy, lâché par une partie de son camp en 2009 et pour François Hollande contraint de remanier en 2014 : « Je ne vais pas considérer que les gens votent pour tel ou tel candidat parce qu'ils soutiennent ou pas le président. C'est une élection locale. Je n'en tirerai pas de manière automatique des conséquences nationales. »

Pas plus les urnes que la rue ne bloqueront ce quinquennat de plus en plus tendu. À vérifier dans deux mois.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Hausse de la taxe "abri de jardin"

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:54:49

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Hausse de la taxe "abri de jardin"
 

 
Photo Alexas/Pixabay
L'arrêté est un peu passé inaperçu. Pourtant, il concerne bon nombre de Français qui possèdent un abri de jardin ou tout autre abri couvert. En effet, selon le nouveau texte, la valeur forfaitaire qui sert de base de calcul à la "taxe d'aménagement", instaurée en 2012, va augmenter pour la troisième année consécutive.

Pour 2020, cette valeur forfaitaire s'élève désormais à 759 euros le mètre carré hors Ile-de-France (contre 753 en 2019, 726 en 2018 et 705 en 2017) et à 860 euros pour les Franciliens (799 en 2017).
Les aménagements concernés

Cette taxe, communément appelée "taxe abri de jardin", s'applique « à toutes les opérations d'aménagement, de construction, de reconstruction et d'agrandissement de bâtiments ou d'installations, nécessitant une autorisation d'urbanisme ». Elle concerne toutes les constructions de plus de cinq mètres carrés (abri de jardin, véranda, garage, comble, cellier, cave, caravane, mobile-home...) qui dépassent 1,80 m de hauteur sous plafond. Certaines constructions, non closes et non couvertes, ne sont pas prises en compte, comme les terrasses, les pergolas ou les tonnelles.

Les piscines, éoliennes ou les panneaux photovoltaïques au sol sont également soumis à cette taxe, mais les montants sont forfaitaires : 200 euros/m² pour les piscines, 3 000 euros par installation pour les éoliennes, 10 euros/m² pour les panneaux photovoltaïques... Les panneaux solaires thermiques, qui produisent de la chaleur, ne sont pas taxés.

Cet impôt s'applique sans condition de ressources et même un abri de jardin démontable est taxable.

 

 
 

 

municipales - Ce qui se cache derrière la construction des listes

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:59:12

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municipales - Ce qui se cache derrière la construction des listes
 

 
Les places sont parfois chères pour figurer sur une liste aux élections municipales... Photo DNA /Franck BUCHY
Les candidats aux élections municipales commencent à dévoiler leurs listes. Après l'inauguration de la permanence de cam-pagne et l'ébauche d'un program-me, c'est l'étape cruciale, attendue par les électeurs qui s'intéressent encore à la chose publique. Transfuges, ralliements, débauchages, surprises, architecture générale, les détails sont scrutés par les observateurs et les adversaires.

Les candidats doivent construire des équipes représentatives des différents quartiers, paroisses ou territoires de la commune, des sensibilités politiques, idéologiques et religieuses, des profils socioprofessionnels, des corporations et des réseaux tout en jonglant avec d'autres paramètres tels que le renouvellement, la pénurie ou la surabondance de candidats ou la moyenne d'âge.

« Il y a toujours un ou deux francs-maçons sur les listes », sourit une ancienne élue, membre d'une loge féminine. Comme il y a toujours, dans les grandes villes, des membres des communautés catholique, juive, protestante et musulmane ; et des représentants de l'artisanat, du syndicalisme, du patronat, de la santé, de la classe ouvrière, du secteur médico-social et associatif. Quand un colistier coche plusieurs de ces cases, c'est Byzance !

Mais ça ne suffit pas. Les colistiers doivent aussi faire preuve de motivation, d'une certaine expertise parfois. Ils se présentent spontanément à la tête de liste ou se font recruter. Certains se font désirer, en faisant monter les enchères, quand d'autres acceptent en contrepartie d'un poste d'adjoint au maire, d'une délégation ou d'une présidence d'un organisme paramunicipal.
L'engagement associatif est apprécié

D'autres critères sont plus surprenants. Comme ce maire qui serait très sensible aux dates de naissance et aux signes astrologiques de ses colistiers, en particulier par les gémeaux et le chiffre sept...

Quand les candidatures sont pléthoriques, la tête de liste ou l'équipe de campagne doit à la fois limiter les frustrations - qui peuvent se transformer en traîtrise -- et imaginer des processus de recrutement : entretien de motivation ou vote interne. Certains candidats assument faire leur choix seuls. Ces différents modèles préfigurent la gouvernance du futur maire : individuelle, collégiale, entre les deux.

Au final, il s'agit de répondre aux orientations politiques souhaitées pour le mandat, mais aussi de caractériser l'équipe inlassablement présentée comme « renouvelée et compétente », « diversifiée et d'ou-verture », « fidèle et renouvelée », « complémentaire », « expérimentée », « battante ».

Le dosage s'avère compliqué lorsque le nombre de demandes spontanées de jeunes retraités dépasse celui des jeunes actifs et des femmes. Dans certaines villes, il est difficile de convaincre des hommes et des femmes de 20 ou 30 ans, davantage préoccupés par leur carrière professionnelle et leur vie familiale que de s'engager pour un mandat de six ans. L'engagement dans le monde associatif et la société civile sont des atouts appréciés.
La société civile, tarteà la crème du XXIe siècle

Aujourd'hui, « disruption » macronienne oblige, l'étiquette politique et l'investiture partisane ne sont plus forcément vendeuses. Du coup, la tarte à la crème, c'est la société civile et la parité entre citoyens et partisans. Résultat, les listes portées par un parti ne comportent plus forcément une majorité de leurs encartés. Ce sera notamment le cas pour les listes de l'écologiste Jeanne Barseghian et du socialiste Mathieu Cahn à Stras-bourg.

Il arrive aussi qu'une personnalité, en généralement appréciée et reconnue, soit placée en tête ou en queue de liste : pour la tirer, la pousser ou pallier une fragilité qu'on juge dommageable. Ou que des élus sortants soient gentiment écartés, soit parce qu'ils ne collent plus à l'image de la liste, soit parce qu'ils constitueraient un frein à une éventuelle fusion de listes entre les deux tours... Bref, les recettes sont multiples.
Franck BUCHY

 

 
 

 

municipales - « Servir de paillasson, ça ne m'intéresse plus »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:53:14

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municipales - « Servir de paillasson, ça ne m'intéresse plus »
 

 
Jean-Claude Schneckenburger, maire de Berentzwiller depuis dix-huit ans : « Me représenter de nouveau ? Ah, non ! Les petites communes, la loi NOTRe leur a tout pris et, franchement, on se demande un peu à quoi elles servent encore... » Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Les maires sont les élus les plus appréciés des Français, lit-on depuis des années au gré des enquêtes d'opinion menées sur le sujet. Paradoxe : pour peu qu'on les cuisine un peu, les intéressés - en tout cas ceux des petites communes rurales - ont le plus souvent le moral en berne. Le maire ? La première personne chez qui on vient râler ! Jour et nuit, été comme hiver. Réputé disponible à toute heure, le plus souvent indemnisé au lance-pierre, potentiellement responsable sur le plan pénal du moindre pépin : ce n'est plus un mandat, c'est un sacerdoce !

Ajoutez-y la loi NOTRe - qui prive depuis 2015 les communes de plusieurs compétences stratégiques, au profit des intercommunalités - et le résultat devient prévisible : à moins de deux mois des prochaines élections municipales, certains maires sortants guettent ardemment une relève... Qui tarde à venir.
« Désormais, les gens achètent un service »

Cas typique : certaines petites communes de la vallée de la Bruche, dans le Bas-Rhin... Mais les édiles concernés sont rares à accepter d'évoquer le sujet. Heureuse exception : Pierre Grandadam, maire de Plaine depuis 1977. Trouver une relève, céder la place l'esprit tranquille ? Il connaît bien le problème - à une subtilité près : « C'est vraiment tout récent, mais il semble qu'une nouvelle liste se profile. Le problème, c'est qu'à ma connaissance, ses membres n'ont aucune expérience de la chose publique. J'aurais bien aimé trouver quelqu'un avec un minimum de bagage administratif, mais dans l'équipe actuelle, personne ne se sent trop la force d'être tête de liste... »

« Comprenez-moi bien, je ne cherche pas à m'accrocher », insiste Pierre Grandadam, « De toute façon, le lien de confiance et de reconnaissance entre le maire et la population est de moins en moins simple. C'est peut-être ça, le plus dur à accepter : désormais, les gens achètent un service et quand les services publics se recroquevillent, par exemple, c'est à nous, les maires, qu'on fait porter le chapeau. »
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7qp1fo" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe>

Un poil plus au sud, Pascal Nothisen, élu maire de Hindisheim (1 503 habitants, au sud de Strasbourg) en 2014, comptait bien au départ ne faire qu'un mandat. Cadre dans les assurances à Strasbourg, il a plus que sa dose des journées à rallonge, qui empiètent sur la vie de famille - « En ce moment, c'est une heure et demie de trajet aller-retour... » Et pourtant, il se résigne peu à peu à poursuivre : « J'ai prospecté pour trouver une relève, mais sans résultat. Au contraire, on m'a fait des appels du pied, en décembre, pour repartir. » S'il s'apprête à céder, c'est uniquement en raison de son attachement viscéral pour Hindisheim, dont il est natif. N'empêche, soupire-t-il, « mon épouse n'est pas d'un enthousiasme débordant... »

Un cran plus loin dans la désillusion, voilà Jean-Claude Schneckenburger, trente ans de mandat local, dont dix-huit comme maire de Berentzwiller (330 habitants depuis des lustres), dans le Sundgau. Un élu aussi aguerri que désabusé : « Me représenter de nouveau ? Ah, non ! 90 % de mon équipe est démissionnaire, comme moi, et on n'a pas eu vent d'une autre liste en préparation. Les petites communes, la loi NOTRe leur a tout pris. Franchement, on se demande un peu à quoi elles servent encore... Tout ce qui nous reste, pardon, mais ce sont les emmerdes ! »
« Malgré trente ans de service, on n'est pas considéré »

La radicalité du ton s'explique : en octobre dernier, la direction départementale des territoires (DDT) a tranché : non, la parcelle sur laquelle la commune projette de longue date de construire douze nouveaux logements, histoire de revivifier le village, n'est pas constructible. « Soi-disant parce que c'est une zone humide ! », soupire Jean-Claude Schneckenburger. « On a démontré que non, mais vous n'avez aucune chance contre l'administration, aucune. Un recours devant le tribunal administratif, ça prend au moins deux ans, alors... »

Jean-Claude Schneckenburger, maire de Berentzwiler depuis 2001, se dit trop déçu pour souhaiter continuer, tout comme 90 % de son équipe. « Et pourtant, on a la chance d'avoir une population est sympa. Les gens sont contents du travail qu'on a effectué... » Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La commune de Berentzwiller compte environ 330 habitants, un chiffre stable depuis de nombreuses années. Le projet communal de créer 12 nouveaux logements aurait permis d'attirer de nouveaux habitants, mais le terrain envisagé a été déclaré inconstructible par la Direction départementale des Territoires. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La construction de l'école élémentaire Jean-Lefebvre est l'un des nombreux chantiers réalisés dans la commune depuis que Jean-CLaude Schneckenburger en est devenu maire. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Autre chantier notable : la rénovation du parvis de l'église Saint-Imier. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La place de la fontaine, située près du pont, a elle aussi eu droit à un « coup de jeune ». Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La commune s'est également souciée de faire restaurer une vieille maison alsacienne à colombages. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Jean-Claude Schneckenburger hésite un instant : « Avant cette décision, j'aurais peut-être pu décider de rempiler, mais plus maintenant. Cette décision de la DDT, ça m'a vraiment écoeuré. Servir de paillasson, ça ne m'intéresse plus ! Trente ans au service et on n'est pas considéré. Non seulement on n'a plus prise sur rien, mais les services de l'État vous prennent pour un idiot. » Le verdict tombe comme un couperet : « En fait, on est en train de tuer les petites communes. »
Emmanuel DELAHAYE PLUS WEB L'interview en vidéo du maire de Berentzwiller sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

Pris en étau, des maires contraints au sacerdoce

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:53:35

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Pris en étau, des maires contraints au sacerdoce
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

C'est à la fin du bal que l'on paie les musiciens. Mais à deux mois des élections municipales, il apparaît clairement que le scrutin de ce mois de mars 2020 sera beaucoup plus compliqué que les précédents. En dehors des grandes villes, les candidats ne se bousculent pas au portillon. Dans la plupart des 34 968 communes de France, non seulement les fonctions de maire ou de conseiller municipal ne font pas rêver mais elles sont, de plus en plus, un repoussoir. Maire ? « Un nid à emmerdes » concèdent, dépités, certains des élus qui ont décidé de remiser au placard leur écharpe tricolore.

Aujourd'hui, les maires sont pris en étau, coincés à la base par une enclume étatique sur laquelle tape le marteau citoyen. C'est évidemment le corps intermédiaire qui fait les frais de l'opération. Sous couvert d'une décentralisation politique doublée d'une centralisation des services publics pour des raisons budgétaires, le pouvoir des maires a fondu comme neige au soleil en période de réchauffement climatique. Les services de l'État jouent de moins en moins leur rôle de conseil au profit d'une action plus directive. Dans le même temps, les maires voient leur autorité sans cesse contestée par des citoyens qui font appel à eux pour tout et n'importe quoi, souvent pour se plaindre. Or, les maires ne peuvent pas tout, eux qui ont perdu nombre de prérogatives au profit d'une intercommunalité puissante mais irresponsable politiquement car désignée au suffrage indirect. Enfin, la légitimité des maires tirée des urnes pèse peu face à des citoyens qui, pour certains, ont tôt fait de trouver des boucs émissaires en ces temps de contestation de tous les pouvoirs, y compris élus et locaux.

Plutôt que décourager les bonnes volontés à une époque où la société a plus que jamais besoin d'engagement citoyen, la France ferait mieux de se mobiliser dans les urnes plutôt que dans la rue. La critique est aisée, l'art est difficile. Mais le plus délicat en politique, domaine traitant de la vie de la cité, c'est aussi de se lancer...

 

 
 

 

De nombreux éloges pour Pierre Bihl

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:29:55

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De nombreux éloges pour Pierre Bihl
 

 
La cérémonie des voeux de Bergheim présidée par le maire Pierre Bihl, s'est déroulée mercredi 15 janvier en présence de plus de 400 personnes.

Si l'assistance était si nombreuse c'est que le moment était exceptionnel. En effet, après cinq mandats, deux de conseiller municipal et trois de maire, Pierre Bihl a souhaité raccrocher les gants pour les élections municipales et se consacrer pleinement à son mandat de vice-président du Conseil départemental.

Le bilan de toutes ses années de maire, présenté lors de la soirée, est réellement impressionnant en ce qui concerne le travail accompli. Que ce soit dans la voirie, les bâtiments, l'environnement, le fleurissement et bien d'autres domaines, en vingt ans, les chantiers se sont succédé et ont permis le développement du village, ajoutant encore à son charme et son attractivité.

En sus de la population venue en force, de nombreux officiels ont fait le déplacement et Pierre Bihl s'est vu remettre plusieurs décorations et distinctions. Tout d'abord la médaille de l'Assemblée nationale remise par le député Jacques Cattin, la médaille du Sénat remise par la sénatrice Catherine Troendlé, et enfin la médaille d'honneur régionale, départementale et communale en vermeil pour 30 ans d'engagement, remise par la présidente du Conseil départemental, Brigitte Klinkert.

Dans chaque discours, les éloges ont fusé nombreux sur les qualités du premier magistrat : écoute, disponibilité, capacité de travail impressionnante, porteur enthousiaste de projets.

Lors de la réception, d'autres citoyens ont été mis à l'honneur : Léa Kellerchnecht s'est vu remettre la médaille de la famille ; Armand Peter, Bob Fleck et Marie-Odile Kubiszyn, la médaille de la ville pour leur implication dans l'animation et le développement du musée des sorcières ; Jean-Pierre Haag, la médaille d'honneur pour 30 ans d'engagement au Conseil municipal ; et enfin Béatrice Morfoisse, animatrice du Point I et François Muller, responsable des services techniques, à l'occasion de leur départ à la retraite.

 

 
 

 

POLITIQUE - MULHOUSE

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:33:20

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POLITIQUE - MULHOUSE

 

À deux mois des élections, Alternatives territoriales Mulhouse/Sud Alsace organise deux actions de sensibilisation afin de « faire pression » sur les candidats et futurs élus des communes de Mulhouse Alsace agglomération (M2A).Devant l'école Jacques-Prévert, 12 rue de l'École à Brunstatt-Didenheim : le lundi 20 janvier à 16 h sur le thème de l'agriculture et de l'alimentation responsable et le mardi 21 janvier à 7 h 30 sur le thème des transports et de la pollution de l'air. « Les candidats des communes de Mulhouse Alsace agglomération sont tous invités à venir se positionner sur ces sujets », précise l'association.

Après les ateliers dédiés au sport, au développement durable et au vivre ensemble, « Osons Mulhouse » organise à présent des réunions de quartier. La prochaine, dédiée au centre historique, aura lieu le mardi 21 janvier à 19 h au restaurant Le Kosye, 37, rue des Trois-Rois à Mulhouse. Les habitants de Mulhouse centre historique pourront échanger librement avec Fatima Jenn sur les problématiques de leur quartier. Entrée libre.

L'équipe « Mulhouse en grand avec Michèle Lutz et Jean Rottner » invite les Mulhousiens à exprimer leur avis le mardi 21 janvier au Local en grand, 50 avenue du Président-Kennedy à Mulhouse, à 12 h 30. Le débat aura pour thématique « Mulhouse, un centre-ville sans voiture ? »

Pour empêcher la privatisation des Aéroports de Paris, l'Union syndicale des retraités organise une permanence d'accueil, le mardi 21 janvier de 9 h 30 à 12 h, à l'Union départementale du Haut-Rhin, 4, rue du Pommier à Mulhouse. Il s'agit de recueillir des signatures permettant d'engager une procédure de Référendum d'initiative partagée (RIP). Pour cela il faut recueillir 4,7 millions de signatures. Au 17 janvier, ce référendum a recueilli 1 012 037 signatures, soit 21,45 %. Pour valider sa signature, chacun doit être muni de sa carte d'identité et de sa carte d'électeur.

Les Aéroports de Paris dont il est question, ce sont les aéroports de Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget. En mars 2019, l'Assemblée nationale a voté leur privatisation. « Or les aéroports de Paris rapportent de l'argent à l'État et cette privatisation pose aussi des problèmes de souveraineté et écologique », estime l'Union syndicale des retraités.

 

 
 

 

Serge Nicole : «Je suis un battant !»

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:55:23

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Serge Nicole : «Je suis un battant !»
 

 
Serge Nicole, maire de Wintzenheim, lors de l'annonce officielle de sa candidature samedi matin 18 janvier. Photo DNA /Laurent HABERSETZER
Il a un rameur, fait toujours du vélo et se sent en pleine forme. À 67 ans, Serge Nicole a décidé de briguer un troisième mandat de maire. Il l'a annoncé officiellement samedi matin 18 janvier à la presse, entouré d'une partie de son équipe qui lui reste fidèle puisque 18 adjoints et conseillers repartent avec lui. Le maire sortant accueille donc neuf nouveaux, « essentiellement des jeunes investis dans la collectivité », notamment via le monde associatif. « Je suis encore jeune et prêt à attaquer un nouveau mandat », assure Serge Nicole qui insiste sur sa disponibilité. « Je suis maire à plein temps et d'ailleurs, pour gérer une commune de 8 000 habitants, il faut l'être », souligne celui qui tacle ainsi son opposant, Claude Klinger-Zind, vigneron coopérateur.

Quand on lui parle de possible lassitude, le candidat répond que l'équipe est « toujours aussi enthousiaste ». « Nous avons encore de belles choses à réaliser ». Les habitants de Wintzenheim pourront découvrir le programme fin février, deux semaines après la liste. « Il sera clair, net et précis comme en 2008 et 2014 ». Le maire ne dévoile pas encore de projets -si ce n'est la restauration du toit de l'église Saint-Laurent, la création d'une cantine scolaire et d'un périscolaire ou encore le développement de la vidéosurveillance- et préfère dans un premier temps défendre un bilan qu'il estime positif.
« Le maire doit ramener des richesses dans la collectivité »

Le maire, « droit dans ses bottes », sur les dossiers du lindane et de la zone d'activités. Photo DNA /Laurent Habersetzer

La création du pôle sportif, décriée par son opposition ? Le projet figurait dans sa profession de foi et satisfait les quelque 800 licenciés qui le fréquentent répond-il. L'ouverture d'un pôle médical à Logelbach ? « On s'est battu pour trouver un médecin dans ce quartier qui en manquait ». L'augmentation de logements sociaux ? « L'État nous oblige à faire du social sinon on passe sous sa tutelle ». Et puis il y a la création d'une future zone d'activités au Tiefenbach. « Le maire doit ramener des richesses dans la collectivité. Il serait trop facile d'augmenter les taxes locales. Sur ce dossier, je ne reculerai pas ! »

Il reste également « droit dans ses bottes » sur le dossier de la pollution aux résidus de lindane. « Depuis 2008, nous alertons sur cette pollution. Il s'agit d'un dossier que doit gérer l'État. Notre commune ne mettra pas un centime pour extraire ce lindane ! » Attendu sur la question plus générale de l'environnement, Serge Nicole annonce la création d'un poste d'adjoint dédié et veut poursuivre la politique municipale vers le zéro déchet et le zéro phyto. « Certains se découvrent une fibre écologique à la faveur de la création d'une association », lâche-t-il, égratignant au passage ATE (association Tiefenbach environnement). « Je ne répondrai pas à leur questionnaire, enchaîne-t-il. Mais je répondrai volontiers à leurs questions lors des réunions publiques (*) ». L'invitation aux membres d'ATE est donc lancée.
Nicolas ROQUEJEOFFRE (*) Réunions publiques à La Forge (10 mars), Wintzenheim centre (12 mars) et Logelbach (13 mars), à 19 h.

 

 
 

 

« Avec vous, Wickerschwihr autrement »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:56:28

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« Avec vous, Wickerschwihr autrement »
 

 
La liste « Avec vous, Wickerschwihr autrement », est menée par le premier adjoint Joseph Meyer (5e en partant de la gauche). DR
Vendredi soir 10 janvier Joseph Meyer, actuel 1er adjoint au maire et tête de liste aux prochaines élections municipales « Avec vous, Wickerschwihr autrement », a présenté ses colistiers à la population.

Dans cette commune où le maire Bernard Sacquépée ne se représente pas, plusieurs membres du conseil ou anciens membres du conseil se retrouvent sur sa liste.

Joseph Meyer se dit « homme de terrain et de proximité et aussi investi dans de nombreuses associations ».

Tout en ayant conscience que les rentrées fiscales sont faibles, il a fait part de ses priorités : entretien des chemins ruraux, mise en place de bancs sur diverses places de la commune, emplacement des bacs à fleurs à revoir, pistes cyclables, parking pour les voitures et camions, encouragement de la vie associative des aînés et des jeunes du village, les bâtiments communaux, voire la création d'un atelier communal.

Tête de liste : Joseph Meyer, 71 ans, cadre retraité

Colistiers : Audrey Costanzo Friant, 39 ans, chef d'entreprise

Pascale Zimmermann, 59 ans, greffière principale

Alexandre Meyer, 27 ans, professeur en agronomie, apiculteur

Nadine Gomes-Scherrer, 48 ans, enseignante

Yvette Dahms, 45 ans, auxiliaire de vie

Fabrice Knoerr, 49 ans, employé commercial

Jérémy Wagner, 29 ans, conducteur d'installation

Jérôme Bonhomme, 43 ans, sapeur-pompier

Denis Ringler, 65 ans, cadre technique retraité

Patrick Frieh, 53 ans, artisan

José Bienvenu, 61 ans, consultation organisation logistique

Christophe Lichtlé, 48 ans, artisan commerçant

Christophe Hensmans, 52 ans, gestionnaire mobilier

Karine Layer, 54 ans, assistante administrative

 

 
 

 

horbourg- « Une commune attractive »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:56:02

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horbourg- « Une commune attractive »
 

 
Philippe Rogala, maire de Horbourg-Wihr, s'est exprimé devant une salle Kastler comble ce vendredi soir 17 janvier. Photo DNA
Comme de nombreux maires lors des voeux, Philippe Rogala n'a pas manqué d'étriller l'État, dès le début de son discours : baisse des financements, complexité des normes, écart grandissant « entre les besoins et les moyens ». « Si nous devions mettre aux normes, comme le souhaite l'État, nos 30 kilomètres de voiries, nos réseaux, nos écoles, nos bâtiments, et j'en passe, il nous faudrait entre 50 et 70 millions d'euros », a-t-il calculé. Difficile d'être maire, « mais oh combien passionnant ».

Après les plaintes, place aux remerciements, distribués très généreusement à tous les acteurs de la vie locale, y compris à « la totalité de mes 28 conseilleurs municipaux ». Pour un soir, les divergences sont oubliées.

Aux gendarmes et policiers, il dit merci « pour leur vigilance et leur réactivité, permettant les progrès enregistrés en 2019 qui font de Horbourg-Wihr une ville calme ». La vidéo surveillance, désormais entièrement déployée, avec une trentaine de caméras, a été le fait majeur de l'année 2019 en matière de sécurité. La maire a eu un mot pour chacun : pompiers, archéologues, associations, bénévoles, en particulier ceux du CCAS (Centre communal d'action sociale) qui ont veillé sur les personnes fragiles durant la canicule, personnel communal, etc.
Près de 6 500 habitants

Au chapitre des chantiers achevés en 2019, Philippe Rogala a cité la rénovation du parvis de l'église, le restaurant du 43 Grand-Rue, les pistes cyclables, la rue du Château. Il se félicite de la « situation financière saine de la commune, malgré la baisse des dotations de l'État », des dépenses de fonctionnement maîtrisées « sans porter atteinte aux services » et de la diminution de la dette (420 000 EUR, soit 69 EUR par habitant). « Nous n'avons engagé aucun emprunt et relancé nos investissements sans augmentation d'impôts. »

La population de Horbourg-Wihr - 6 081 habitants au recensement de 2017-, serait aujourd'hui de près de 6 500. « Elle a progressé de 20 % en dix ans », a relevé le premier adjoint Christian Dietsch, qui a pris la parole après le maire.

Fier de l'attractivité de Horbourg-Wihr, Philippe Rogala déplore « le revers de ce succès », à savoir le problème de transit routier dans la Grand-Rue, « route départementale, comme chacun sait », qui voit passer 20 000 véhicules par jour, avec parfois un pic à 27 000. « Ce trafic est structurellement en augmentation de 1 à 2 % par an. Cela ne peut plus durer. » Le maire suggère de développer les transports en commun avec des couloirs dédiés aux bus et la mobilité douce. Il verrait bien la construction d'un parking-relais au rond-point occupé actuellement par les gilets jaunes.
V.F.

 

 
 

 

Muntzenheim Les voeux du Pôle Ried Brun

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:36:36

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Muntzenheim  Les voeux du Pôle Ried Brun
Le syndicat par cas
La présidente du Syndicat Pôle Ried Brun Collège de Fortschwihr, Hélène Baumert, a convié samedi matin ses collègues membres, dans la salle de spectacle de l'Espace Ried Brun à Muntzenheim, pour présenter un bilan de ses trois ans à la tête de l'organisation.
 

 
Hélène Baumert fait ses adieux à la présidence du Syndicat Pôle Ried Brun, Collège de Fortschwihr.
Se retirant de la vie politique locale, la future ex-maire de Fortschwihr ne pourra plus prétendre à sa succession après les prochaines élections municipales du mois de mars ; elle a donc souhaité poser le bilan, depuis son accession au poste de présidente du Syndicat, le 1er  janvier 2016, consécutif à la dissolution de la communauté de communes du Ried Brun.
Réhabilitation du gymnase du collège de Fortschwihr

Le Syndicat réunit huit compétences. La gestion du Collège, les activités culturelles à l'Espace Ried Brun, l'animation jeunesse, le relais assistantes maternelles, la gestion du service des écoles élémentaires et maternelles, le périscolaire et la gestion d'une banque de location de matériel associatif. N'étant pas autorisée en période électorale à tenir des propos subjectifs, Hélène Baumert s'est contentée d'une énumération chiffrée, aussi bien financière que quantitative, des différentes participations, avant de donner la parole à Raphaël Kuhn, secrétaire général des services, sans aucun engagement électoral, afin de faire part des perspectives pour la nouvelle année.

Elles portent principalement sur la réhabilitation du gymnase du collège de Fortschwihr, pour un montant sur trois ans de presque 182 000 EUR qui peuvent être financés à 40  % par le conseil départemental. Les travaux consistent à la rénovation de la toiture et de la grande salle avec mise en sécurité par garde-corps, à la mise en place d'une échelle pour accéder au toit, la création de toilettes pour les handicapés et la fin du programme d'accessibilité handicapé, pour le gymnase et l'Espace Ried Brun. Une nouvelle régulation du chauffage est déjà fonctionnelle, et l'amélioration de l'éclairage des salles par leds.

Les autres projets à l'étude, concernent l'acquisition d'un second véhicule neuf places pour le service animation jeunesse. Le renforcement de l'espace de stockage pour le cinéma numérique, le raccordement au très haut débit et le renouvellement du parc informatique, suite au passage à Windows 10, ainsi que le renouvellement de certains types d'équipement de la banque de matériel associatif.

Le mot de la fin est revenu à Hélène Baumert qui a souhaité une bonne année à tous, élus ou non, « parce qu'on peut servir la France autrement qu'en étant élu, et il y a tellement de choses qu'on n'a pas eu le temps de faire en tant qu'élu ».
JO.K

 

 
 

 

Gutzwiller : « Je retire mon costume de maire »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:38:31

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Gutzwiller : « Je retire mon costume de maire »
 

 
« On a beaucoup parlé et écrit mais je tiens à rappeler que le club de football de Tagolsheim n'existe plus depuis 2016. Il s'est expatrié à Aspach et a conservé la dénomination Entente Aspach-Tagolsheim uniquement pour ne pas recommencer au bas du tableau. La commune devait, depuis, gérer un terrain vierge de toute occupation. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de planter un verger conservatoire de quelque 50 arbres en zone inondable, ce dont j'assume entièrement la responsabilité. Se rajoutent quelques haies fruitières dont les enfants sauront profiter à bon escient. »

Cette mise au point faite, François Gutzwiller, qui a profité des voeux pour déclarer « je retire mon costume de maire », a fait un appel à la mémoire des convives sur l'évolution du village depuis ces deux dernières décennies. « Les changements auraient peut-être pu être menés de manière différente, éventuellement mieux dans certains cas, ou moins bien dans d'autres. »

Mais il a jugé cette évolution de manière positive. Il a d'ailleurs remercié toutes celles et ceux qui ont oeuvré pour ce village, associations, entreprises, bénévoles du village ou d'ailleurs.

Concernant la commune, il est resté concis. « L'obligation de mise aux normes d'accessibilité de l'ensemble des bâtiments et le suivi du chantier du Rollingen ne nous ont pas permis de terminer le projet de réaménagement de la Grand'rue et de la route de Mulhouse. »

L'avenir se conjuguera aussi avec un aménagement foncier (remembrement) qui permettra de redessiner le village, de rétablir les chemins cadastrés pour de belles promenades, de réimplanter des haies pour lutter contre les coulées de boue et de préserver la zone de captage de l'eau potable. « Ce projet sera mené par le Département du Haut-Rhin avec l'implication de la commune, mais surtout celle des habitants, notamment les aînés, qui connaissent le mieux ce village. »

Cette préoccupation environnementale concerne aussi la survie potentielle du buis emblématique de la commune. « Quelques habitants vont mener une opération de plantation à titre de sauvegarde d'une centaine de plants indigènes et j'encourage ceux qui le peuvent et le souhaitent à rejoindre ce groupe. »
Danièle MARTIN

 

 
 

 

Niederbruck Cérémonie des voeux

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:40:25

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Niederbruck  Cérémonie des voeux
Inauguration de la salle polyvalente rénovée
L'inauguration de la salle polyvalente rénovée de Niederbruck a réuni une nombreuse assistance, samedi. Après le couper de ruban, tous se sont réunis dans la salle pour la cérémonie des voeux du maire délégué Jean-Luc Reitzer.
 

 
Jean-Luc Reitzer a coupé le ruban, assisté par Laurent Lerch, Serge Ehret, Jean-Luc Freppel et Didier Sansig.
Samedi à 17 h, il y avait beaucoup de monde à l'extérieur de la salle polyvalente de Niederbruck à l'occasion de son inauguration. Jean-Luc Reitzer, maire délégué de la commune nouvelle Masevaux-Niederbruck, a souhaité la bienvenue à ses administrés et aux élus d'autres communes parmi lesquels Laurent Lerch, maire de Masevaux-Niederbruck et président de la comcom, Bernard Hirth, Émile Ehret, Bertrand Hirth, respectivement maires de Sentheim, Lauw et Sickert, aux adjoints des communes voisines, aux représentants de la gendarmerie, de la brigade verte, de l'ONF (Office national des forêts), des sapeurs-pompiers, des associations locales et intercommunales.
230 000 EUR de travaux

Après les salutations, place au traditionnel couper de ruban par Laurent Lerch, Jean-Luc Reitzer, l'adjoint Serge Ehret, le président de l'association de gestion Jean-Luc Freppel et Didier Sansig, des services techniques. À suivi la plantation de deux prunus, sur la petite place, de part et d'autre de l'entrée du bâtiment, effectuée par les responsables de l'association de gestion pour l'un des arbres et par Laurent Lerch et des employés des services techniques de la commune nouvelle pour l'autre.

Puis, tout le monde s'est retrouvé à l'intérieur de la salle pour la cérémonie des voeux. Jean-Luc Reitzer a projeté un diaporama pour retracer les événements essentiels qui se sont passés dans le village en 2019. Il a aussi évoqué quelques réalisations. Le maire délégué a fait part des gros travaux d'agrandissement, de mise aux normes et d'accessibilité de la salle polyvalente. Le montant global s'élève à 230 000 EUR TTC, subventionnés par le Département à hauteur de 50 000 EUR, par la DETR (Dotation équipement des territoires ruraux) à hauteur de 11 343 EUR et par une prise en charge de l'association de gestion de deux réfrigérateurs pour 4 023 EUR. Le reste étant en autofinancement. Puis, le palmarès du fleurissement a été présenté par Chantal Prenez. Dans la continuité, Jean-Luc Reitzer a annoncé officiellement qu'il ne briguera pas un autre mandat.
« De belles choses ont été entreprises et réalisées »

Il a remercié très chaleureusement toutes les personnes qui, durant ses trente-et-une années de mandat, l'ont soutenu et accompagné. « Ce ne fut pas toujours facile, a-t-il souligné, mais j'étais entouré de personnes compétentes et les difficultés qui se sont parfois présentées ont pu être surmontées. » Il a adressé un grand merci à son épouse pour son soutien de tous les jours. Il est aussi revenu sur la charte de la commune nouvelle établie entre Masevaux et Niederbruck en 2016. « Le début a été un peu laborieux, mais aujourd'hui cette entité fonctionne bien. De belles choses ont été entreprises et réalisées. Il reste toutefois certainement quelques améliorations à faire, des points à revoir. Je souhaite que notre commune nouvelle perdure et que les futurs élus issus des urnes en mars continuent l'action entreprise par les élus actuels. »

Laurent Lerch s'est exprimé à son tour. Il a adressé ses plus vifs remerciements à Jean-Luc Reitzer pour ces nombreuses années passées au service de la commune, de la commune nouvelle, de la comcom, et en tant que conseiller général. Il est revenu sur le fonctionnement de cette commune nouvelle. Puis, le président de la comcom a évoqué quelques réalisations faites ou à venir grâce à l'intercommunalité.
Adrien BEHRA

 

 
 

 

Pierre Biehl couvert de médailles pour la dernière

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:29:13

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Bergheim  Cérémonie des voeux du maire
Pierre Biehl couvert de médailles pour la dernière
La cérémonie des voeux présidée par le maire Pierre Bihl, s'est déroulée mercredi 15 janvier en présence de plus de 400 personnes.
 

 
Le député Jacques Cattin, Pierre Bihl et son épouse Marlyse.
Si l'assistance était si nombreuse c'est que le moment était exceptionnel. En effet, après cinq mandats, deux de conseiller municipal et trois de maire, Pierre Bihl a souhaité raccrocher les gants pour les élections municipales et se consacrer pleinement à son mandat de vice-président du conseil départemental.

Le bilan de toutes ses années de maire, présenté lors de la soirée, est réellement impressionnant pour ce qui concerne le travail accompli.

Que ce soit dans la voirie, les bâtiments, l'environnement, le fleurissement et bien d'autres domaines, en vingt ans, les chantiers se sont succédé et ont permis le développement du village, ajoutant encore à son charme et son attractivité.

En sus de la population venue en force, de nombreux officiels ont fait le déplacement et Pierre Bihl s'est vu remettre plusieurs décorations et distinctions.

Tout d'abord la médaille de l'Assemblée nationale remise par le député Jacques Cattin, puis la médaille du Sénat remise par la sénatrice Catherine Troendlé et enfin la médaille d'honneur régionale, départementale et communale en vermeil pour 30 ans d'engagement, remise par la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert.

Dans chaque discours, les éloges ont fusé nombreux sur les qualités du premier magistrat : écoute, disponibilité, capacité de travail impressionnante, porteur enthousiaste de projets.

Lors de la réception, d'autres citoyens ont été mis à l'honneur : Léa Kellerchnecht s'est vu remettre la médaille de la famille, Armand Peter, Bob Fleck et Marie-Odile Kubiszyn, la médaille de la ville pour leur implication dans l'animation et le développement du musée des sorcières, Jean-Pierre Haag, la médaille d'honneur pour 30 ans d'engagement au conseil municipal, et enfin Béatrice Morfoisse, animatrice du Point I et François Muller, responsable des services techniques, à l'occasion de leur départ à la retraite.

 

 
 

 

COLMAR - Il a rendu à la ville sa fierté et son honneur

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:34:45

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COLMAR - Il a rendu à la ville sa fierté et son honneur
 

 
Cet hommage est organisé chaque année par le Souvenir français de Colmar à la date anniversaire du décès du libérateur de Colmar. Une des missions du SF, en tant que gardien du drapeau de l'amicale de la 5e division blindée, de la mémoire et des traditions de Rhin et Danube. Plusieurs personnalités civiles et militaires étaient présentes, dont le conseiller départemental Yves Hemedinger, l'adjoint Maurice Brugger qui représentait le maire, les adjoints Cécile Siffert et Jean-Paul Sissler.

Dans son allocution, le président du SF Gilbert Dollé a souligné : « Aujourd'hui, nous sommes réunis entourés de treize drapeaux et fanions d'associations d'anciens combattants pour rendre hommage au maréchal de Lattre de Tassigny ; la présence d'élus, de présidents et membres d'associations patriotiques, marque leur attachement au devoir de mémoire ».

Une attribution de distinctions a mis à l'honneur trois membres du conseil du SF, avec la remise par le président Gilbert Dollé de l'insigne de la fonction de porte-drapeaux. Notamment à Joël Claudon pour 30 ans de fidélité et de 10 ans pour Jean-Bernard Péan et Christian Clairotte.
« Son nom appartient à l'Histoire et sa légende au drapeau »

L'épopée de la 1re armée française et de son chef est désormais entrée dans l'histoire. Après le débarquement en Provence le 15 août 1944, l'armée B, baptisée 1re armée française le 25 septembre, était forte de 250 000 hommes provenant d'Afrique du Nord, d'Afrique noire du Liban et des îles. Ses initiatives stratégiques ont permis la prise de Toulon et Marseille en 13 jours.

La remontée victorieuse de la vallée du Rhône et de la Saône en deux semaines avec l'engagement de 135 000 volontaires, patriotes des Forces françaises de l'intérieur, de jeunes Alsaciens réfugiés en Suisse et du groupe mobile d'Alsace, a permis d'arriver dans les Vosges et à Belfort. Pendant deux mois, de difficiles combats ont été menés dans la région des vignobles et des potasses pour libérer des villages en ruines. Le 2 février 1945, jour de son 56e anniversaire, le général, avec l'aide de plusieurs divisions américaines, a libéré la ville de Colmar. Fidèle à sa devise « ne jamais subir », il a rendu à la ville sa fierté et son honneur.

Le président du SF a poursuivi par la lecture de l'ordre du jour n° 1 de l'ancien ministre de la Défense Georges Bidault en date du 13 janvier 1952 : « Un héros est mort, il aura tout donné à la patrie, ses victoires, son fils et sa vie ; il laisse au pays sa gloire et à l'armée son exemple, son nom appartient à l'Histoire et sa légende au drapeau ».

Une gerbe a été déposée par le président du SF, accompagné de l'adjoint Maurice Brugger et de Guy Schlosser ancien de Rhin et Danube. La sonnerie aux morts et l'hymne national ont précédé le salut aux emblèmes par les autorités, clôturant la cérémonie.

 

 
 

 

vallee de la doller - La galette des voeux de l'AOS

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:35:21

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vallee de la doller - La galette des voeux de l'AOS
 

 
Chantal Iltis a réuni une nouvelle fois tous ceux qui ont fait et font vivre l'AOS pour les remercier. Photo L'Alsace/J.-M.R.
Comme tous les ans, la présidente de l'Association des oeuvres scolaires (AOS) de la vallée de la Doller, Chantal Iltis, a convié ses collègues enseignants actifs et anciens à une galette des Rois, à l'occasion de la présentation de ses voeux de nouvelle année.
Une nouvelle campagne de sécurité

Mardi, c'est dans la grande salle de l'école maternelle Pomme d'Api de Lauw, qu'elle a salué une cinquantaine de personnes, dont le vice-président du conseil départemental Rémy With, le président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach Laurent Lerch, le maire du village Émile Ehret, quelques représentants des communes voisines et des associations partenaires. Elle a eu une pensée pour deux personnes disparues récemment qui ont beaucoup oeuvré pour les écoles du secteur : Monique Lerch et Guy Ehret.

Chantal Iltis a ensuite repris les différents projets de l'AOS en cours et ceux à venir, avec quelques innovations. Elle a remercié les enseignants pour leur investissement et les collectivités pour leur soutien. Elle a annoncé une nouvelle campagne de sécurité initiée par la comcom et a demandé à Laurent Lerch de la présenter.

« Pour l'année 2020, dans laquelle nous venons de nous engager, je ne peux que souhaiter que nous continuions à vivre ensemble de beaux moments qui créent des liens essentiels pour nos élèves et pour nous-mêmes... », a-t-elle conclu avant d'inviter l'assistance à partager la traditionnelle galette et le verre de l'amitié.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

Henri Berger, médaillé départemental de la vie associative

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:35:46

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Henri Berger, médaillé départemental de la vie associative
 

 
Henri Berger (au centre) s'est vu remettre la médaille départementale de la vie associative par la vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Bernadette Groff. Photo L'Alsace /Nadine MULLER
Henri Berger a été mis à l'honneur lors de la cérémonie des voeux à Uffheim. Il s'est vu remettre la médaille départementale de la vie associative par la vice-présidente du conseil départemental Bernadette Groff. Originaire de Petit-Landau, Henri Berger était déjà très actif dans le monde associatif. C'est il y a une cinquantaine d'années qu'il a été aimanté à Uffheim. « Un aimant portant le nom de Solange », a lancé Christian Martinez.

Avec son compère du moment Jean-Jacques Haaby, Henri Berger a redonné une âme à un bunker pris dans les ronces, dans les hauteurs d'Uffheim.
« Bunker Henri »

Après des centaines d'heures passées à nettoyer, restaurer, dépoussiérer, réparer, Henri Berger a redonné vie à la casemate d'Aschenbach, riche désormais en équipements et matériels d'époque, et son musée. Le site, très connu, draine plus de 2500 visiteurs par an, chiffre auquel s'ajoute le millier d'entrées lors des quatre journées de reconstitution historique chaque 14 juillet.

Une casemate gérée par la société Mémorial Maginot de Haute-Alsace, dont Henri Berger a été le vice-président jusqu'en 2017. « La casemate d'Aschenbach et lui auront été pendant de longues années indissociables, d'où son surnom : Bunker Henri », a souligné le maire d'Uffheim.

L'immersion dans le monde associatif ne s'est pas limitée à la casemate pour Henri Berger. Il a été sapeur-pompier de 1983 à 2008 et est à présent un membre de l'amicale. Il a porté la casquette de conseiller municipal de 1989 à 2014.

Membre de différentes commissions, notamment la commission sociale et animation, très actif lors de la préparation des manifestations, fêtes et sorties, Henri Berger est à l'origine des week-ends expositions patchwork et artistes locaux dont les bénéfices ont été remis à des enfants atteints de handicap. À son actif aussi la création du Club de l'amitié. Une amitié qu'il apporte avec lui lorsqu'il va visiter un malade ou un nouvel arrivant en maison de retraite.
N. M.

 

 
 

 

Alternatiba étend sa zone d'action

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:58:13

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Alternatiba étend sa zone d'action
 

 
L'association Alternatiba, qui veut lutter contre le réchauffement climatique, fait son arrivée à Soultz. DR
Le collectif Alternatiba est désormais bien ancré dans le secteur de Mulhouse. Ses actions pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver l'environnement font des émules. Une nouvelle section vient ainsi de naître à Soultz. « C'est à l'issue de rencontres éco-citoyennes, organisées à Soultz en septembre, qu'a jailli l'idée de créer un collectif Alternatiba sur notre territoire », explique Alain Diot, président de la toute fraîche association. Ce dernier, avec la quinzaine de membres qui l'accompagnent, souhaite par ce biais élargir les actions déjà menées par les associations locales.

Pour le collectif soultzien, une partie de la solution au dérèglement climatique se joue à l'échelle locale. « Notre but, c'est d'agir auprès des habitants, dans leurs comportements individuels, en leur apportant des alternatives », note le président. En amont de l'organisation d'un village des alternatives, qui se tiendra le 21 juin à la Mab de Soultz et dans divers quartiers de la commune, Alternatiba Soultz souhaite sensibiliser la jeune génération, à travers des interventions dans les établissements scolaires. Mais aussi se rendre dans les quartiers dits « difficiles », « parfois peu concernés par ces questions, en leur apportant des solutions simples à mettre en place », indique Alain Diot. Avec son village des alternatives, l'association espère « capter des publics venant de Rouffach et environs, du Florival, de Thann-Cernay, ainsi que des communes de la plaine, dont Ensisheim », mais aussi fédérer les associations déjà existantes.
A. N.

 

 
 

 

Renault-PSA, stratégies opposées

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:35:51

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Renault-PSA, stratégies opposées
 

 
La démarche de PSA : privilégier la rentabilité aux volumes. Photo PSA
Le coup d'arrêt est brutal pour les deux grands groupes automobiles français, PSA et Renault, qui ont publié, à 24 heures d'intervalle, des chiffres de ventes mondiales en forte baisse : -10  % pour PSA, -3,4  % pour Renault-Dacia. Ce dernier, avec 3,75 millions de véhicules vendus l'an passé, creuse à nouveau l'écart sur son concurrent, dont les ventes ont culminé à 3,49 millions de voitures en 2019, dans un marché mondial qui devrait enregistrer une chute estimée entre 3 % et 4  %.

Les chiffres sont têtus, mais le contexte est aussi primordial dans ces résultats, qui témoignent clairement de deux stratégies totalement différentes. Conformément à ce qu'a impulsé Carlos Tavares depuis son arrivée à la tête de PSA en 2014, le groupe sochalien privilégie la rentabilité aux volumes, quand Renault joue... sur les volumes pour ne pas perdre en rentabilité !
PSA : l'obsession des « ventes rentables »

Connu pour être un redoutable « cost killer » (« tueur de coûts »), Carlos Tavares a redimensionné l'outil de production de PSA, afin de vendre les voitures au « juste prix ». Ce faisant, il a dégagé du cash qui lui a permis de racheter Opel à General Motors. Et c'est la même méthode que Carlos Tavares a appliquée à la marque allemande, ramenant ses finances au vert au bout d'un an, en taillant dans les ventes tactiques, notamment auprès des loueurs de courte durée. Conséquence de cette stratégie, qui a déboussolé nombre de clients d'Opel-Vauxhall, habitués aux généreuses ristournes : la marque a vu ses ventes chuter de 5,9  %. « Chez PSA, on parle de ventes rentables. Cela veut tout dire », reconnaît un responsable du groupe, qui concède que Fiat, dans le cadre de sa fusion avec PSA, va être soumis au même régime. « Faire tourner les usines pour vendre des voitures qui ne sont pas rentables n'est pas viable à long terme », ajoute la même source interne à PSA. C'est d'ailleurs le discours que tient le « big boss » depuis son arrivée, répétant que « la rentabilité et la performance sont les gages de la pérennité du groupe ».
Chez Renault, Dacia cache la forêt

La problématique est très différente chez Renault-Dacia, où le constructeur au losange marque fortement le pas (-6,9  %). Malgré des montagnes russes en termes d'immatriculations mensuelles qui masquent mal l'habitude, chez Renault, de procéder, depuis quelques années, à des immatriculations tactiques pour cacher la poussière sous le tapis. À l'inverse, Dacia, la filiale à bas coût, est certes moins rentable, mais permet, grâce à une progression des ventes de 5,1  %, de garder la tête haute. « Volumes versus marges ? Il n'y a pas de vérité. PSA a dépensé beaucoup d'argent pour DS, mais être sur un marché où l'on fait de la marge pour des volumes de vente ridicules n'a aucun sens », résume un analyste indépendant, qui estime cependant que « PSA est sur une bonne dynamique et semble avoir adopté la bonne stratégie en matière d'électrification ». « Mais ses forces sont aussi ses faiblesses : sa prédominance en Europe, marché stable et solvable aujourd'hui, sera un handicap quand le marché va baisser », ajoute l'analyste.

« Perdre de l'argent n'est évidemment pas viable à long terme pour un constructeur », abonde le président de Ford France, Louis-Carl Vignon, dont le groupe, après avoir privilégié les volumes, s'inscrit désormais dans une « stratégie de croissance profitable ». « Il s'agit de trouver le bon compromis entre capacité de production des usines et rentabilité des voitures vendues. » Car les stocks coûtent cher et poussent certains constructeurs, à l'approche de la clôture de l'exercice comptable, à se montrer très généreux. En clair, les résultats commerciaux ne préjugent en rien des résultats financiers, qui seront présentés en février par les constructeurs français comme par leurs concurrents.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Le nouveau bac au long cours

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:31:37

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Le nouveau bac au long cours
 

 
Jean-François Hazoumé, enseignant d'histoire-géo au lycée Camille-Sée de Colmar, « interpellé en permanence » par ses élèves à l'approche des premières E3C. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
À partir de la semaine prochaine, les élèves de 1re passeront les premières épreuves communes de contrôle continu (E3C) du nouveau baccalauréat dans les enseignements du tronc commun : histoire-géographie, langues vivantes A et B, ainsi que mathématiques pour la voie technologique.

Le choix étant laissé aux établissements, le lycée Camille-Sée de Colmar a prévu de les organiser sur cinq jours, pour toutes les classes concernées en même temps, entre le 27 janvier et le 14 février. « Nous avons souhaité leur laisser le plus de temps de cours possible », indique le proviseur Michaël Grandgeorge, « très heureux de cette possibilité de prendre en compte le contexte local, de s'adapter pour faire réussir les élèves ».
Enjeu « fractionné »

Les épreuves se tiendront dans le cadre de l'emploi du temps habituel, avec « de bonnes conditions » d'examen, à un seul par table. En histoire-géo, par exemple, après s'être entendus sur une même progression dans les programmes, les enseignants de Camille-Sée ont choisi, au sein de la banque nationale des sujets, ceux que, au bout de quelques mois, les lycéens de l'établissement seront « en mesure de traiter ». Sans l'incertitude des « angles morts » liée aux « programmes gigantesques » du bac classique à l'issue des classes de 1re et de terminale.

Que l'enjeu des épreuves soit « fractionné » au lieu de « se jouer en quelques jours » est un point positif de la réforme, répète Jean-François Hazoumé aux élèves de sa spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques qui l'« interpellent en permanence ». Mais sans néanmoins parvenir à les rassurer tout à fait.

« On n'est pas assez préparés : en histoire-géo, on a deux heures pour rédiger un commentaire de textes et une composition, on en a jamais fait en entier ! », s'inquiète Anaïs. « Même les enseignants ne sont pas vraiment au courant, on est des cobayes », soupire Firdaous. « C'est flou, on ne sait pas à quoi s'attendre, expose aussi Mariama, et c'est un stress qu'on doit gérer en plus des cours. » Enfin, ajoute Etienne, « il y a encore trop de textes en français » pour l'épreuve anticipée de fin d'année et, rappelle Thibaut, pas de journée libérée pour réviser. Pour Anaïs, « on va vers le burn-out ! ». « La théorie est bonne, pas la pratique », reprend-elle, avec un certain sens de la formule, alors que plusieurs s'accordent tout de même sur le « côté positif » que peut avoir le contrôle continu.
Exigence et bienveillance

S'il se veut rassurant sur ces épreuves à venir, Jean-François Hazoumé voit dans la réforme « un flot d'autres problèmes », en particulier l'éventualité que, « dans les années à venir, la valeur du bac soit fonction de l'établissement ». Et qu'en sera-t-il du « rôle d'un chef d'établissement qui voudrait soigner ses statistiques ?, s'interroge-t-il, c'est intellectuellement possible. »

Écartant ces appréhensions, Michaël Grandgeorge fait « confiance » à ses équipes. Les copies, rendues anonymes, seront corrigées, dans l'établissement, par les collègues de la discipline, de façon « à respecter une équité », et les candidats verront leurs annotations, détaille-t-il. « Les professeurs sont formés aux évaluations, sur des attendus nationaux, et je sais qu'ils seront à la fois bienveillants et exigeants. » Convaincu « de la pertinence de la réforme », le proviseur y voit « l'intérêt non pas de les pénaliser, mais de demander aux élèves un travail régulier et de les faire progresser ».
Catherine CHENCINER EN SAVOIR PLUS Les élèves passeront une seconde séried'épreuves dans les enseignementsdu tronc commun en fin d'année,puis en terminale. Ils auront aussil'épreuve de spécialité. Le contrôlecontinu pèse pour 40 % de la note(dont 30 % pour les E3C).

 

 
 

 

Le Michelin dégomme la maison Bocuse

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:25:17

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Gastronomie  Guide
Le Michelin dégomme la maison Bocuse
Le guide Michelin, bible de la gastronomie, a fait sensation en rétrogradant le restaurant Paul Bocuse, fleuron de la cuisine française traditionnelle à l'influence planétaire, qui a perdu sa très convoitée troisième étoile. Une distinction que le restaurant détenait depuis 1965 !
 

 
L'Auberge du Pont de Collonges, située à Collonges-au-Mont-d'Or, a obtenu sa troisième étoile en 1965.
Tremblement de terre dans le milieu de la gastronomie ! Le guide Michelin a retiré une étoile au restaurant de Paul Bocuse de Collonges-au-Mont-d'Or, situé sur les bords de Saône. Le restaurant du célèbre chef, décédé il y a exactement deux ans, avait été le premier trois étoiles au monde (gagnées en 1965 !). Une distinction que l'établissement n'avait jamais perdue depuis, ce qui constituait un record. Le patron du guide rouge, Gwendal Poullennec, s'est rendu lui-même jeudi dans l'établissement du « pape » français des cuisines, pour informer de sa décision, 10 jours avant la sortie officielle de l'édition 2020, le 27 janvier. Pour le guide, « la qualité de l'établissement demeure(e) excellente mais plus au niveau d'un trois étoiles ». « Maintenant, les étoiles du guide Michelin ne s'héritent pas, elles se méritent », a justifié Gwendal Poullennec vendredi.

L'équipe du restaurant et la famille Bocuse ont réagi dans la journée, assurant « continuer à faire vivre le feu sacré avec audace, enthousiasme, excellence. [...] Bien que bouleversés par le jugement des inspecteurs, il y a une chose que nous souhaitons ne jamais perdre, c'est l'âme de Monsieur Paul ».
« Le Michelin s'est suicidé »

Certains critiques disaient déjà, bien avant le décès du chef à 91 ans en 2018, que l'Auberge du Pont de Collonges n'était plus à la hauteur, et d'autres guides l'avaient classée dans la catégorie institution, à défaut de la noter. Mais toucher au monument de la cuisine française, un an après la rétrogradation du chef savoyard Marc Veyrat -- qui s'oppose vigoureusement à cette décision -- a fait polémique. La cuisine traditionnelle lyonnaise ne semble plus en odeur de sainteté chez Michelin. L'an dernier, deux autres institutions locales avaient déjà été rétrogradées : Guy Lassausaie avait perdu sa 2e étoile et Pierre Orsi son unique étoile.
En Alsace, l'Auberge de l'Ill a gardé sa clientèle

Le maire de Lyon, Gérard Collomb, a exprimé son « immense déception ». Georges Blanc, le chef trois étoiles de Vonnas dans l'Ain, dont la rivalité avec Bocuse était légendaire, s'est dit « triste pour l'équipe qui reprend le flambeau ». Chez certains, l'indignation domine. « C'est dramatique, c'est pathétique », a tonné sur Europe 1, Marc Veyrat. Pour le critique gastronomique Périco Legasse, « le guide Michelin s'est suicidé » et a commis « l'irréparable ». En jetant un oeil en Alsace, l'équipe de l'Auberge du Pont de Collonges pourra (un peu) se consoler. Rétrogradée l'an passé de trois à deux étoiles, l'Auberge de l'Ill (Haut-Rhin), du chef Marc Haeberlin, n'a pas vu sa clientèle fuir. « Il y a eu un petit deuil, tout le monde l'a vécu comme ça. Depuis septembre ça va mieux, la dynamique a repris », a commenté Danielle Baumann Haeberlin, soeur du chef et cogérante du restaurant.

 

 
 

 

colmar - Une permanence et douze pages de bilan

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:02:04

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colmar - Une permanence et douze pages de bilan
 

 
Quand l'équipe de Gilbert Meyer emménage chez... Sylvain Meyer.  Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Gilbert Meyer a inauguré ce vendredi sa permanence de campagne en vue des municipales. L'équipe du maire sortant (« Colmar passionnément ») a jeté son dévolu sur le rez-de-chaussée du 1 rue Kléber, l'ancien magasin de vêtements pour femmes « Sylvain Meyer », à l'angle de la rue des Têtes. Pour le candidat, il s'agissait en effet d'être « au coeur de la ville » « pour être encore davantage à l'écoute des Colmariens ». Le local sera ouvert tous les soirs en semaine de 17 h à 19 h et le samedi de 10 h à 12 h et de 16 h à 18 h. Quatre membres de l'équipe se relaieront pour recueillir « les propositions et les suggestions » des électeurs « pour que notre projet soit le plus enrichi possible ».

Fidèle à son habitude, le maire candidat dégaine aussi un premier journal de campagne : douze pages qui détaillent le bilan de l'équipe sortante, dont une page du cru de Gilbert Meyer, qui aligne les chiffres et vante les « performances » en matière de négociation de financements extérieurs. Le document sera distribué dans les boîtes aux lettres dès la semaine prochaine puis sur les marchés à partir de samedi. Un deuxième journal suivra en février, pour présenter l'équipe et ses engagements, puis un troisième consacré au projet, « début mars ».

La liste, elle, ne sera dévoilée qu'une fois déposée, au cours de la deuxième quinzaine de février. Gilbert Meyer n'a présenté qu'un nouveau colistier vendredi : il s'agit de l'agent immobilier Guillaume Lenys, également président de l'association MUR Colmar (Mur urbain renouvelable) et fils d'un proche du maire. À noter que le sortant ne prévoit qu'une grande réunion publique en fin de campagne : « Plus, ça ne sert à rien. Ce sont toujours les mêmes qui viennent, ceux qui sont déjà convaincus. »
Une cinquième liste rouge et jaune ?

Une cinquième liste « citoyenne » serait en cours de constitution à Colmar. Un collectif y travaille actuellement, structuré autour de membres de La France Insoumise, du Parti communiste et des gilets jaunes. Les mêmes qui avaient entamé des discussions avec l'écologiste Frédéric Hilbert avant de quitter la table, en désaccord sur la démarche et notamment la question de la tête de liste. Pour les animateurs du collectif, il s'agit d'abord de composer le groupe et de régler la question du leadership « le plus tardivement possible », dans l'espoir de « faire de la politique autrement ».

La liste ne revendiquera aucune étiquette, pas même de gauche, quand bien même elle compte creuser notamment les thématiques de « l'économie sociale », de la « répartition des richesses » et de la « démocratie directe » : « On veut faire quelque chose de citoyen, pas une soupe de partis », explique un des membres du collectif. Un manifeste a été publié le 12 janvier dernier sur la page Facebook « Ouverture citoyenne » : il y est question de « remettre les citoyens au coeur de l'action », « construire un contre-pouvoir local », « refaire société ensemble », « réduire au maximum l'empreinte polluante de notre ville » et « insuffler un dynamisme » à Colmar afin de sortir du « tout tourisme ». Des réunions hebdomadaires réunissent actuellement une quinzaine de membres actifs et des sympathisants.

Reste à savoir si le collectif parviendra à réunir 49 colistiers, ce qui n'est pas une mince affaire. Les partis traditionnels éprouvent souvent eux-mêmes des difficultés, compte tenu notamment de l'obligation de parité.
Le choc des vidéos

Une campagne municipale, c'est aussi une bataille d'image(s). En la matière, il y a ceux qui investissent, comme Gilbert Meyer, dans le papier, et les adeptes des nouvelles technologies et du multimédia. Question de moyens, mais aussi de cible électorale. Sur les réseaux sociaux ou leurs sites internets, les challengers du sortant jouent tous la carte de la vidéo. La candidate LaREM Stéphanie Villemin (« Un nouvel horizon ») et son rival du MoDem Tristan Denéchaud (« Colmar pour tous ») ont choisi ce format pour leurs voeux, dans lequel on retrouve certaines similitudes : effets « timelapse » (passages en accéléré), mise en scène du travail d'équipe et des rencontres avec les « vrais gens », phrase de conclusion en alsacien... À noter que le second fait deux fois plus long que la première (3 minutes 40 contre 1 minute 40), notamment parce qu'il développe davantage un programme déjà rodé lors des précédentes élections.

Le Vert Frédéric Hilbert est sans conteste le plus actif : depuis le 1er janvier, il a déjà posté quatre vidéos thématiques sur sa chaîne YouTube, consacrées à la pollution au lindane, un projet de cantines « 100 % bio et locales » et au barreau sud. La réalisation est moins soignée, mais on constate un réel effort de pédagogie. Point commun à toutes ces vidéos : des cadrages trop serrés qui ne mettent pas franchement en valeur des candidats littéralement pétrifiés.
C.T.

 

 
 

 

MULHOUSE et M2A: Les voeux, c'est plus marrant en chantant

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:07:32

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MULHOUSE et M2A: Les voeux, c'est plus marrant en chantant
 

 
Moins de 24 heures après la cérémonie des voeux aux Mulhousiens, les élus de la Ville et de M2A étaient de retour, ce vendredi 17 janvier en début d'après-midi, au palais des sports Gilbert Buttazzoni pour la cérémonie des voeux aux personnels des deux collectivités.

On n'ira pas jusqu'à reprendre Michel Sardou de bout en bout. Mais il faut avouer que les voeux, c'est plus marrant - c'est moins désespérant, chacun jugera - en chantant. Surtout à l'approche des élections municipales, lorsque le Code électoral veut que les élus respectent une certaine réserve dans leur intervention. Pas forcément évident et très original en temps normal, l'exercice devient vite très convenu en période électorale.

Pendant une heure, pas un mot qui fâche de la part de Jean-Luc Humbert, directeur général des services de la Ville de Mulhouse et de M2A, de Michèle Lutz, maire de Mulhouse, et Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération, qui se sont succédé à la tribune. Chacun dans son style a salué « l'engagement, les compétences, l'expertise, le sens de l'innovation, l'aptitude au changement et le sens du service public » des personnels. Dans les tribunes du palais des sports, bien garnies, tout le monde écoute, sans bouger.
« En 2020, continuonsà célébrer nos talents »

Et puis, lorsqu'on annonce au micro « en 2020, continuons à célébrer nos talents », plusieurs personnes se lèvent et quittent leur siège pour se rapprocher de la scène et dégainer leur smartphone. C'est que le moment que tout le monde attend, c'est celui-ci : le spectacle, et même un peu plus cette année, puisque c'est une mini comédie musicale qu'ont jouée des agents de la Ville et de l'agglo. Une comédie musicale montée par Pauline Moussalli, responsable de la communication interne à la Ville et M2A, avec la complicité de Vincent Geiller, professeur de danse au conservatoire de Mulhouse, et Claire Isajia, assistante de direction, qui s'est chargée de la mise en scène.

Cette année, ce sont « celles et ceux qui oeuvrent dans l'espace public » - les agents du service Allô proximité, de la propreté et du déneigement, de la police municipale, des espaces verts... - qui ont été au coeur des six saynètes du spectacle intitulé Dans nos rues. Extraits : en entendant les premières notes sortir de la sono, tout le monde reconnaît l'une des musiques d'une célèbre comédie musicale française, revue et adaptée pour l'occasion : « Quand on arrive en ville ; Tout le monde sort son portable ; Trois clics et on signale ; Allô Proximité ; C'est notre quotidien ; Notre ville, nos jardins ; Quand on voit un souci ; Dans notre espace de vie... », chante, joue et danse la vingtaine d'agents sur scène. Fin du premier tableau. Salve d'applaudissements. Les lumières s'éteignent. Changement de costume pour tout le monde. Les « talentueux agents » reviennent dans les habits orange du service propreté et déneigement.
« Les rois du monde » version Ville de Mulhouse

La musique reprend. Là encore, le public reconnaît immédiatement la chanson Les rois du monde de la comédie musicale Roméo et Juliette. Mais Les rois du monde, version Ville de Mulhouse et M2A, ça donne ça : « Nous, on ramasse tout : le brun, le tri ; Dans nos tournées dans vos quartiers ; La propreté ça nous connaît ; Bacs ou sachets ou enterrés ; Regardez le calendrier ; Sortez les déchets bien triés. » Etc., etc. Pas grand monde n'a vu passer cette « savoureuse demi-heure ». Et aussi vite que des agents étaient descendus des tribunes pour se rapprocher de la scène au début du spectacle, ils sont montés sur l'estrade pour féliciter leurs collègues à l'issue de leur prestation, pas convenue du tout et terriblement originale.
Cécile FELLMANN PLUS WEB Une vidéo de quelques-uns des meilleurs moments du spectacle des agents de la Ville et de M2A sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

 

mulhouse - Une future liaison routière pour contourner le centre hospitalier Émile-Muller

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:08:48

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mulhouse - Une future liaison routière pour contourner le centre hospitalier Émile-Muller
 

 
Impossible de ne pas remarquer les travaux, débutés en octobre, aux abords de l'hôpital Émile-Muller, à Mulhouse, compte tenu des panneaux d'information, bien visibles de la chaussée.

Ce chantier routier se tient d'une part au niveau de la rue Laennec, en direction du pôle Femme-mère-enfant (FME), et d'autre part rue de Folgensbourg, en arrivant de Bruebach. Sur place, entre ces deux points, le tracé de la future route est déjà gravé dans la terre, matérialisé par une profonde ligne droite de 800 m. Le ballet des camions, tracteurs et engins de chantier est incessant pour évacuer les tonnes de terre argileuse nécessaires à cette réalisation. Cette partie a été confiée à l'entreprise Travaux publics Schneider (TPS) de Wittenheim. Les services techniques des communes de Mulhouse et Brunstatt-Didenheim ont travaillé en étroite collaboration pour ce vaste chantier dont la fin est prévue à l'automne 2020.

« L'accès à la partie basse de cette nouvelle voie se fera de l'avenue d'Altkirch, par la rue Laennec d'un côté. Pour la partie haute, la circulation se fera par la rue de Folgensbourg, en venant de Bruebach », explique Antony Thiebo, du bureau d'études et d'aménagement de la Ville de Mulhouse en charge de ce dossier.
Décharger les quartiers résidentiels des fluxde l'hôpital

Ce dernier a obtenu, par délégation du conseil départemental, les maîtrises d'oeuvre et d'ouvrage du chantier ainsi que l'entretien du tronçon à partir de son achèvement.

Du côté du conseil départemental, cofinanceur à 50 % de ce projet, on précise : « La construction de cette nouvelle voie prévoit de décharger les quartiers résidentiels environnants des flux induits par l'hôpital et le pôle FME. Et, plus largement, de développer une accessibilité renforcée entre le Sundgau, la gare de Mulhouse et la commune de Brunstatt-Didenheim. »

Ce futur tronçon permettra effectivement soit de contourner l'ensemble hospitalier composé du pôle FME et du centre hospitalier Émile-Muller ; soit d'accéder plus rapidement, grâce à un nouveau giratoire, aux urgences pédiatriques et au pôle FME, avec des sorties dédiées ; soit encore, de quitter la partie est de Mulhouse pour rejoindre le secteur Bruebach-Landser. Sans oublier un accès dédié au nouveau lotissement de Brunstatt-Didenheim en cours de construction en contrebas.

« La construction du lotissement du Nouveau quartier - qui prévoit 196 logements collectifs et individuels - a débuté en août 2019 et sera achevée ce printemps. Avec cette voie, les nouveaux habitants pourront profiter d'un accès par la rue Laennec et un autre au niveau du giratoire qui va être construit », souligne Joao Pereira, directeur du service technique à Brunstatt-Didenheim.
L'impact environnementaldu chantier étudiéen amont

Il est également prévu l'aménagement d'une voie verte (pour piétons et cycles), côté centre hospitalier Émile-Muller, et d'une nouvelle aire de stationnement pour l'hôpital mulhousien, qui viendra en complément de celles déjà existantes. La vitesse sera limitée entre 50 et 70 km/h sur ce nouveau tronçon.

Un relevé topographique avait été réalisé en 2017 sur ce site qui se situe sur un axe pentu conséquent. Parmi les aménagements nécessaires, la construction de petits bassins de récupération d'eau est planifiée, pour assurer un écoulement régulier des eaux de pluie. Ces derniers seront intégrés dans l'environnement avec un aménagement paysager identique aux espaces créés dans le Parc des Collines à Mulhouse et Brunstatt-Didenheim.

A suivi, en 2018, une étude d'impact environnemental sur plus de 50 ares. « Il s'agit d'une obligation légale dans le cadre du respect de l'environnement. Elle détermine l'impact environnemental du chantier sur la faune et la flore. Une famille de blaireaux avait été identifiée, elle a trouvé un nouveau lieu de vie, non loin », indique Anna Tambon, du service technique mulhousien. La surface utilisée était essentiellement recouverte de robiniers (acacias sauvages) qui ont été abattus en partie. Quant à leurs souches, elles ont été valorisées dans la filière de recyclage bois. »
Sabine HARTMANN SUR LE WEB Le chantier en images sur www.lalsace.fr

Le montant estimé de ces travaux d'envergure s'élève à 1,816 million d'euros, avec une participation tripartite répartie entre le conseil départemental à hauteur de 50 % et les communes de Mulhouse et Brunstatt-Didenheim pour 25 % chacune.

La surface d'emprise au sol est d'environ 1,5 ha. Le réseau d'assainissement était déjà installé dès 1995 en vue de futurs travaux d'accès. Aussi, les différents branchements nécessaires seront facilement raccordés.

 

 
 

 

Le Zapping

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:05:35

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Le Zapping
Les déceptions de l'ambassadeur
 

 
Dans son émission Les grosses têtes diffusée le 13 janvier, Laurent Ruquier a fait découvrir à ses invités le nom de la ville de Colmar, candidate au concours « European best destination 2020 ». Et pour évoquer le sujet, il a appelé Caroline Saettel, de l'office de tourisme, qui a fait une petite bourde en affirmant que Guy Roux était ambassadeur de la ville de Colmar. Non, l'illustre entraîneur de l'AJ Auxerre n'a pas cette distinction honorifique, et pour cause. Gilbert Meyer est depuis longtemps en froid avec l'intéressé. Ce dernier avait en effet soutenu les partisans du maintien de l'aérodrome de Colmar-Houssen. La rancune est tenace...
Deutsch, porte-parole

Dans cette même émission, ce n'est pas Caroline Saettel qui a fait la com' de Colmar mais bien Lorànt Deutsch. L'acteur et écrivain a monopolisé la parole, évoquant avec beaucoup d'enthousiasme la ville et ses richesses. Sujet qu'il connaît parfaitement depuis qu'il a tourné l'an dernier un épisode de sa série de vidéos consacrée aux villes françaises et leur patrimoine : À toute berzingue ! Lorànt Deutsch, futur président de l'OT ?
Ça ne vieillit pas une miss...

Sur la plate-forme votecolmar.com qui vante les mérites de Colmar et pousse les internautes à voter pour la ville, on découvre une galerie de gens plus ou moins connus qui soutiennent la capitale du Centre Alsace. Le concepteur du site s'est loupé sur l'année d'obtention du titre de miss France par Lætitia Bléger, par ailleurs ambassadrice de la ville. 2002 au lieu de 2004. « Pas très pro tout ça », a répliqué un proche de la miss.
Chaque voix compte

Votecolmar.com, toujours. Devant le Chinese Restaurant/Bistrot des Lavandières, un panneau appelant à voter Colmar est entièrement rédigé en chinois. Et si les touristes asiatiques s'y mettent, la ville a peut-être un coup à jouer...

Un panneau incite les touristes chinois à voter pour Colmar devant l'ancien Chinese Restaurant. Photo DNA /DR
C'est l'histoire d'un ballon...

Allez, on en finit avec les concours... Sur l'une des vidéos diffusées par l'office de tourisme on voit un rugbyman poser un ballon ovale dans un étal de légumes du marché couvert (de la communication moderne, probablement ; ne pas chercher à comprendre). Zoom sur le ballon en question et sur la plus célèbre marque des équipementiers de rugby, un certain... Gilbert. Hasard ou coïncidence ? Depuis Mitterrand et ses images subliminales, on ne sait plus à quel saint se vouer... Qui a dit saint Gilbert ?
Gilbert s'installe chez Sylvain

On se demandait ce qui se tramait derrière les vitrines de l'ancien magasin « Sylvain Meyer », véritable institution du prêt-à-porter pour femmes à Colmar, fermé depuis des lustres au 1, rue Kléber. Des bâches rouges et des travaux semblaient indiquer une prochaine revitalisation commerciale. On est fixé depuis ce vendredi et c'est un genre de commerce un peu particulier : il s'agit de... la nouvelle permanence de campagne de Gilbert Meyer en vue des municipales.
Le maire décline mais invite

Les Vitrines de Colmar avaient invité, le 28 janvier, les candidats aux municipales « afin d'échanger sur leurs programmes et sur l'avenir du commerce ». Gilbert Meyer a décliné l'invitation, indiquant qu'il avait déjà prévu une soirée avec les commerçants. Afin, tout de même d'obtenir réponses précises à leurs nombreuses questions, les Vitrines ont décidé d'adresser aux candidats colmariens un questionnaire. Le procédé est à la mode puisque l'association Tiefenbach environnement et le collectif du quartier Nord de Colmar ont fait de même.
Lindane : Gilbert Meyer dans la com

Dans son dernier « mot de la semaine », Gilbert Meyer se penche, à nouveau, sur le dossier du dépôt de lindane à Wintzenheim. « Mon implication sur le sujet et mon attention portée sur ce dossier sont entières », assure le maire de Colmar qui renvoie l'État à ses obligations : communication sur l'état de la pollution auprès des collectivités et des riverains ; extraction « si une propagation de la pollution devait être constatée ».

Pas sûr que cette réponse, très politique, satisfasse les riverains et les associations pour qui la dépollution est nécessaire et prônent un financement conjoint : l'État, collectivités et Union européenne.
Le meilleur des mondes

On a vu fleurir un peu partout dans Colmar ces derniers jours des affichettes autocollantes appelant à la mobilisation le 8 février à 13 h 30 devant le Conseil départemental « pour un monde meilleur ».

Vu les revendications, la manifestation émane des gilets jaunes : y figurent, pêle-mêle, le référendum d'initiative citoyenne, le soutien au collectif Déstocamine, l'urgence climatique, la démission du président Macron, la privatisation des aéroports de Paris et, bien sûr, la réforme des retraites. Il y a encore du chemin jusqu'au meilleur des mondes...

 

 
 

 

rapportages : Chaque voix compte

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:05:00

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rapportages : Chaque voix compte
 

 
Photo L'Alsace/Dom POIRIER
On finira par le savoir : Colmar est candidate au titre de « European best destination 2020 ». Une plateforme dédiée a même été créée sur internet, votecolmar.com, qui vante les mérites de Colmar et pousse les internautes à voter pour la ville. Et Colmar compte bien recruter hors de ses frontières : devant le Chinese Restaurant/Bistrot des Lavandières, lieu de passage incontournable pour les touristes chinois, un panneau appelant à voter Colmar est entièrement rédigé en idéogrammes. Si les touristes asiatiques s'y mettent, la ville a peut-être un coup à jouer...
Ça ne vieillit pas,une miss...

Sur votecolmar.com, toujours, on découvre une galerie de gens plus ou moins connus qui soutiennent la capitale du Centre Alsace. Le concepteur du site s'est loupé sur l'année d'obtention du titre de miss France par Lætitia Bléger, par ailleurs ambassadrice de la ville. 2002 au lieu de 2004. « Pas très pro tout ça », a répliqué un proche de la miss.

Un panneau incite les touristes chinois à voter pour Colmar devant l'ancien Chinese Restaurant. Photo DNA /DR
Les déceptionsde l'ambassadeur

Dans son émission Les grosses têtes diffusée le 13 janvier, Laurent Ruquier a fait découvrir à ses invités le nom de la ville de Colmar en tant que candidate au concours « European best destination 2020 ». Et pour évoquer le sujet, il a appelé Caroline Saettel, de l'office de tourisme, qui a fait une petite bourde en affirmant que Guy Roux était ambassadeur de la ville de Colmar. Non, l'illustre entraîneur de l'AJ Auxerre n'a pas cette distinction honorifique, et pour cause. Gilbert Meyer est depuis longtemps en froid avec l'intéressé. Ce dernier avait en effet soutenu les partisans du maintien de l'aérodrome de Colmar-Houssen. La rancune est tenace...
Deutsch, porte-parole

Dans cette même émission, ce n'est pas Caroline Saettel qui a fait la com de Colmar mais bien Lorànt Deutsch. L'acteur et écrivain a monopolisé la parole, évoquant avec beaucoup d'enthousiasme la ville et ses richesses. Sujet qu'il connaît parfaitement depuis qu'il a tourné l'an dernier un épisode de sa série de vidéos consacrée aux villes françaises et leur patrimoine : À toute berzingue ! Lorànt Deutsch, futur président de l'OT ?
C'est l'histoire d'un ballon...

Allez, on en finit avec les concours... Sur l'une des vidéos diffusées par l'office de tourisme on voit un rugbyman poser un ballon ovale dans un étal de légumes du marché couvert (de la communication moderne, probablement ; ne pas chercher à comprendre). Zoom sur le ballon en question et sur la plus célèbre marque des équipementiers de rugby, un certain... Gilbert. Hasard ou coïncidence ? Depuis Mitterrand et ses images subliminales, on ne sait plus à quel saint se vouer... Qui a dit saint Gilbert ?
Gilbert s'installe chez Sylvain

On se demandait ce qui se tramait derrière les vitrines de l'ancien magasin « Sylvain Meyer », véritable institution du prêt-à-porter pour femmes à Colmar, fermé depuis des lustres au 1, rue Kléber. Des bâches rouges et des travaux semblaient indiquer une prochaine revitalisation commerciale. On est fixé depuis ce vendredi et c'est un genre de commerce un peu particulier : il s'agit de... la nouvelle permanence de campagne de Gilbert Meyer en vue des municipales (lire page précédente).
Le maire décline mais invite

Les Vitrines de Colmar avaient invité, le 28 janvier, les candidats aux municipales « afin d'échanger sur leurs programmes et sur l'avenir du commerce ». Gilbert Meyer a décliné l'invitation, indiquant qu'il avait déjà prévu une soirée avec les commerçants. Afin tout de même d'obtenir des réponses précises à leurs nombreuses questions, les Vitrines ont décidé d'adresser aux candidats colmariens un questionnaire. Le procédé est à la mode puisque l'association Tiefenbach environnement et le collectif du quartier Nord de Colmar ont fait de même.
Lindane : Gilbert Meyer dans la com

Dans son dernier « mot de la semaine », Gilbert Meyer se penche, à nouveau, sur le dossier du dépôt de lindane à Wintzenheim. « Mon implication sur le sujet et mon attention portée sur ce dossier sont entières », assure le maire de Colmar qui renvoie l'État à ses obligations : communication sur l'état de la pollution auprès des collectivités et des riverains ; extraction « si une propagation de la pollution devait être constatée ». Pas sûr que cette réponse, très politique, satisfasse les riverains et les associations pour qui la dépollution est nécessaire et qui prônent un financement conjoint : l'État, collectivités et Union européenne.
Le meilleur des mondes

On a vu fleurir un peu partout dans Colmar ces derniers jours des affichettes autocollantes appelant à la mobilisation le 8 février à 13 h 30 devant le Conseil départemental « pour un monde meilleur ». Vu les revendications, la manifestation émane des gilets jaunes : y figurent, pêle-mêle, le référendum d'initiative citoyenne, le soutien au collectif Déstocamine, l'urgence climatique, la démission du président Macron, la privatisation des aéroports de Paris et, bien sûr, la réforme des retraites. Il y a encore du chemin jusqu'au meilleur des mondes...

 

 
 

 

Mulhouse - la belle année des musées

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:26:23

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Mulhouse - la belle année des musées

 

Electropolis (+25 %) :un nouvel espace qui attire
 

 
« Un avenir électrique », le nouvel espace d'Electropolis ouvert en novembre 2018, a boosté la fréquentation 2019 qui atteint 43 360 visiteurs. Archives L'Alsace /Darek SZUSTER
« On a vraiment ressenti l'intérêt des visiteurs locaux et régionaux, parce qu'il y avait de la nouveauté. Et la campagne d'affichage à Mulhouse, Colmar et Montbéliard a joué aussi », souligne Claudine Valériani, la chargée de communication à Electropolis. Ce musée dédié à l'aventure de l'électricité a vu en 2019 une belle envolée de sa fréquentation, qui est passée de 34 583 visiteurs en 2018 à 43 360 en 2019, soit une hausse de 25 % ! Certes, en 2018, le musée avait été fermé huit semaines pour des travaux de maintenance d'abord puis d'aménagement, qui avaient forcément joué sur la fréquentation. N'empêche... C'est la plus belle progression de l'année dans les musées mulhousiens et on la doit donc en grande partie à l'ouverture, fin 2018, du nouvel espace dédié aux innovations : « Un avenir électrique ». La part des visiteurs payants augmente même de 48 % avec 34 134 visiteurs alors que les gratuits baissent de 20 % à 9226 visiteurs. « Et le nombre de scolaires est aussi en hausse, de 18 %, précise Claudine Valériani. Pendant les vacances scolaires, les ateliers pour les familles fonctionnent aussi très bien. »

En 2020, la grande nouveauté de ce musée sera la rénovation du jardin, « sur le thème de la production, du transport et de la distribution d'électricité », qui devrait ouvrir en juin, si tout va bien.En attendant, le musée est fermé tout le mois de janvier pour des travaux de maintenance. À partir du 1er février, il sera ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h.

 

 
 

 

Musée Unterlinden Bilan 2019

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:27:44

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Musée Unterlinden Bilan 2019
Baisse de fréquentationet équilibre financier
Vaisseau amiral des musées colmariens, le musée Unterlinden a perdu 10 000 visiteurs par rapport à l'année précédente. Mais pas de quoi inquiéter le président de la société Schongauer qui affiche un bilan comptable équilibré.
 

 
OEuvre emblématique du musée Unterlinden, le Retable d'Issenheim suscite toujours un grand intérêt.
Après avoir frôlé les 300 000 visiteurs en 2016, « dus à "l'effet de com" de la réouverture du musée Unterlinden », la fréquentation de l'institution colmarienne ne cesse de baisser, passant sous la barre des 200 000 personnes en 2018. L'an dernier, 186 500 visiteurs ont foulé le seuil de l'ancien couvent. « Il est important de relativiser les chiffres de fréquentation, se défend Thierry Cahn, président de la société Schongauer, administratrice du musée et propriétaire des collections. Car nous n'avons pas proposé d'exposition temporaire en 2019. Et puis nous restons le musée le plus visité en Alsace. »

« Les expositions temporaires rapportent deux fois moins qu'elles ne coûtent. Il faut compter 700 000 EUR pour une exposition telle que celle de Baselitz ou d'Otto Dix, indique le président. Et nos subventions sont bien moindres que d'autres musées de même ampleur en France. » Optimiste, il annonce d'ores et déjà l'exposition du peintre chinois Yan Pei-Mang, à l'automne, qui devrait aider à inverser la tendance.
« Devenez acteursde votre musée »

Afin d'ouvrir la réflexion à un large public, le musée Unterlinden a lancé les soirées « Devenez acteurs de votre musée ». « Nous sommes ouverts à toutes les bonnes idées, rappelle Thierry Cahn. On fera la synthèse à la fin du premier trimestre pour en tirer les conclusions. Mais en dehors des réunions elles-mêmes, nous avons eu beaucoup de retours positifs. Un de nos objectifs était que les Colmariens s'approprient le musée. » Il reste trois rendez-vous, les 13 février, 12 mars et 9 avril, avant d'analyser les réflexions.

Autre vecteur d'attractivité en 2020, la réouverture du parcours consacré à l'archéologie le 23 janvier prochain, date du quatrième anniversaire du « nouvel Unterlinden ». Plus de 250 m² de la cave du couvent des Dominicains d'Unterlinden seront consacrés aux pièces datant du Néolithique à l'âge du fer.
Un musée encyclopédique

« Nous avons la chance d'avoir un musée encyclopédique. Nous proposons des objets de l'archéologie à l'art moderne avec le même critère de qualité », poursuit le président de l'association, estimant offrir un excellent rapport qualité prix (13 EUR en plein tarif). « Nous avons un budget annuel de trois millions et demi d'euros, dont 650 000 EUR de subventions. Nos autres ressources sont la billetterie, la salle événementielle La Piscine, le restaurant Schongauer et la boutique. »

L'emplacement de cette dernière avait fait polémique à l'ouverture, puisqu'elle n'obligeait pas les visiteurs à la traverser pour sortir. « Herzog & de Meuron avait prévu de l'installer au premier étage. Je sais qu'elle n'est toujours pas idéalement placée, mais elle est très bien tenue, nous en sommes très contents. »

Le musée Unterlinden va multiplier les manifestations en 2020 (concerts, conférences, ateliers, apéro des Colmariens, etc.) « afin que les visiteurs aient envie de pousser la porte de leur musée », conclut Thierry Cahn, confiant.
Dom POIRIER www.musee-unterlinden.com

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Fée électricité, vie du rail et intelligence artificielle

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:28:49

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Fée électricité, vie du rail et intelligence artificielle
 

 
Une aide pour soutenir l'installation de bornes de recharge pour véhicules hybrides et électriques a été approuvée.  Archives DNA /Christian LUTZ-SORG
Énergie

Les élus ont approuvé une aide de 153 000 euros pour soutenir l'installation de bornes de recharge pour véhicules hybrides et électriques, notamment à Molsheim et Saverne. Un appel à projets a été lancé pour l'implantation de 1000 bornes ouvertes au public sur la voirie, dont 46 bornes de recharge rapide. Il en est de même pour 1000 stations dans les entreprises régionales, à destination des salariés.

La région Grand Est va par ailleurs entrer, à hauteur de 25 %, au capital de départ de 1 million d'euros de la nouvelle société d'économie mixte binationale créée pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Cette société sera chargée d'aménager les différentes surfaces foncières, notamment la zone EcoRhéna, pour accueillir de nouveaux investisseurs et favorisera la mise en oeuvre des actions du Pacte Fessenheim, via des opérations d'aménagement et d'immobilier d'entreprise.
Éducation

Les élus ont alloué quelque 600 000 euros pour la création de deux écoles Microsoft à Reims et à Strasbourg, soit 300 000 euros pour chaque établissement. Ils formeront chacun 24 élèves, des personnes éloignées de l'emploi ayant des connaissances en langage algorithmique. L'objectif de cette formation est la spécialisation en intelligence artificielle. L'école de Strasbourg ouvrira en avril.

La formation dure dix-neuf mois : sept mois de cours intensifs en centre de formation, suivis de douze mois en contrat de professionnalisation. La région Grand Est participe aux coûts pédagogiques de la période de formation en centre ainsi qu'à la rémunération des stagiaires.
Transports

Attendu en juin, reporté en octobre, le rapport du préfet et conseiller du gouvernement, François Philizot, sur le devenir des petites lignes ferroviaires commandé par le gouvernement se fait toujours attendre en gare. Les deux ministres en ont pris connaissance, mais ils refusent de le rendre public. C'est qui inquiète la socialiste Pernelle Richardot, qui suspecte le gouvernement de vouloir « faire des économies ». Ce qui lui fait craindre une détérioration des infrastructures et « une réduction de la vitesse ».

David Valence se veut moins alarmiste que sa collègue. « Si nous ne faisons rien, oui, il y aura des ralentissements », note le vice-président aux transports qui voit « une chance » dans le fait que « le monde ferroviaire évolue », y compris à travers l'ouverture à la concurrence. « Nous ne sommes les idiots utiles de personnes. Au contraire, c'est nous qui sommes force de proposition », insiste David Valence. « Si nous arrivons à signer un accord global avant le printemps, nous aurons répondu à notre responsabilité, au-delà de la loi, pour l'équilibre des territoires, dans l'intérêt supérieur de la région et de la nation ! »
F. BY

 

 
 

 

Les sapeurs-pompiers du Bas-Rhin craignent pour leur vie

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:28:19

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Les sapeurs-pompiers du Bas-Rhin craignent pour leur vie
 

 
Les pompiers ont improvisé un die-in devant le palais de justice de Strasbourg. Photo DNA /Cédric JOUBERT
Des orages en décembre et en janvier, plutôt inhabituel dans nos contrées. Les pompiers du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Bas-Rhin ont pourtant pris la foudre à plusieurs reprises ces dernières semaines. Ils ont été caillassés dans certains quartiers prioritaires de l'eurométropole de Strasbourg où ils éteignaient des feux de poubelles ou de voitures. Lors de la Saint-Sylvestre, deux d'entre eux ont été blessés dans un guet-apens qui aurait pu autrement plus mal tourner (lire ci-contre). Le 12 janvier, un équipage a carrément été attaqué au couteau par l'homme auquel ils venaient en aide. La goutte d'eau. Celle qui a déclenché un avis de tempête.

En période de gros temps, il vaut mieux se serrer les coudes. Alors à l'appel de l'intersyndicale (FO SIS, Syndicat autonome SPP-PATS, Avenir Secours), ils se sont tous retrouvés vendredi matin, pompiers professionnels, volontaires, personnels administratifs et techniques, dans l'enceinte du centre de secours Ouest, à Strasbourg. Ils ont écouté leur président Thierry Carbiener leur dire qu'il les soutenait. Puis le petit millier de manifestants s'est mis en marche, derrière les fourgons et les VSAV (véhicules de secours et d'assistance aux victimes).

Presque sans bruit - il y a bien eu quelques gros pétards qui ont explosé -, la vague bleu marine et jaune a déferlé sur la ville. Le long de la place des Halles, des badauds ont applaudi. Des messages d'encouragement réconfortants ont fusé des fenêtres des immeubles. « Ces dernières semaines, je me suis demandé si ça avait un sens [de continuer] », confie Vincent, six ans de métier. Le Strasbourgeois a toujours la foi, mais il en connaît « qui remettent en question leur vocation et leur engagement ».
« Les gars sont fatigués, ils ne comprennent plus »

Pompier volontaire depuis une dizaine d'années, Julie préfère ne pas donner son vrai prénom. « Ça devient insupportable, grince-t-elle. On ne sait jamais sur qui ou sur quoi on va tomber. » La jeune femme pointe le paradoxe qui taraude tous ses camarades : « On est là pour sauver et on craint pour notre vie quand on part en intervention. » À l'avant du cortège, les manifestants trimballent un cercueil noir orné de la bannière tricolore sur lequel est écrit « Sapeur-pompier victime d'une agression de trop ».

Certains, comme Franck, osent une explication. « On vit une dérive sociétale, analyse l'officier expérimenté. Malheureusement, la colère de tout le monde se déverse sur les services de secours. Les gars sont fatigués, ils ne comprennent plus. Je leur rappelle qu'ils ne doivent jamais tomber dans la routine, mais rester vigilants quoi qu'il arrive. »

Devant le palais de justice de Strasbourg, les soldats du feu se sont éteints. Couchés sur les dalles du parvis, ils ont hurlé leur colère en silence. Leurs porte-parole ont ensuite pu exprimer le désarroi de tout un corps au préfet.
Antoine BONIN

 

 
 

 

Laurent Bigué élu président du réseau Alsace Tech

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:30:19

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Laurent Bigué élu président du réseau Alsace Tech
 

 
Laurent Bigué, directeur de l'Ensisa, a été élu président du réseau Alsace Tech, qui fédère les 14 grandes écoles d'ingénieurs, architecture, art, design et management d'Alsace depuis 2007. Il succède à Jean-François Quéré, directeur de l'Engees. Le bureau a été réélu et compte désormais Sylvie Bégin (directrice de l'ECPM), Romuald Boné (directeur de l'Insa Strasbourg), Herbert Casteran (directeur de l'EM Strasbourg) et Christophe Collet (directeur de Télécom Physique Strasbourg).

Laurent Bigué souhaite poursuivre les actions menées par son prédécesseur en intensifiant les relations avec les autres écoles du Grand Est : « Il s'agira en particulier de coordonner l'offre des écoles en matière d'industrie 4.0 (volet formation-transfert-innovation) et de répondre au futur Pacte grandes écoles de la région Grand Est. Alsace Tech coordonnera également l'offre des écoles alsaciennes en matière d'intelligence artificielle et proposera de nouvelles actions internationales en s'appuyant sur des mutualisations entre écoles. »

 

 
 

 

Confiserie : les sites alsaciens au service de la stratégie de Mars

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:29:22

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Confiserie : les sites alsaciens au service de la stratégie de Mars
 

 
Stéphanie Domange, PDG de Mars Wrigley France (à gauche), et Anne Chagnas, directrice des usines de Haguenau et Steinbourg. Photo DNA /Franck DELHOMME
Avec ses 35 milliards d'euros de chiffre d'affaires, ses plus de 125 000 employés et ses dizaines de marques présentes dans les rayons alimentaires (SuziWan, Ebly...) comme dans ceux de la nutrition animale (Whiskas, Pedigree...) en passant bien sûr par la confiserie (M & M's, Snickers, Skittles...), le groupe américain Mars est un géant mondial particulièrement bien implanté en Alsace où il emploie 1 750 personnes (sur 4 200 en France).

Son site de Haguenau, qui fête ses 45 ans d'existence, héberge à la fois le siège de Mars France et la deuxième plus grosse usine de production de M & M's au monde, d'où sortent chaque jour quelque 130 millions de billes colorées destinées à 70 % à l'export. Avec l'usine de glaces de Steinbourg et le site de production de chewing-gums de Biesheim, la région concentre, en France, la totalité des sites industriels de la division Mars Wrigley, dédiée à la confiserie et qui représente la moitié des 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires réalisés par le groupe en France. Avec un marché de la confiserie qui ne pèse pas moins de 4,6 milliards d'euros dans l'hexagone, le groupe, parmi les leaders dans cette catégorie, entend bien accompagner et anticiper les attentes des consommateurs pour continuer à « procurer des petits moments de plaisir au quotidien », selon l'expression de Stéphanie Domange, PDG de Mars Wrigley France.

Une ligne, la moins automatisée du site, est dédiée à la personnalisation des M & M's. Photo DNA /Franck Delhomme
Vers la suppression totale des colorants artificiels

Première aspiration identifiée par le groupe : les consommateurs veulent des produits naturels. C'est dans cette optique qu'ont été investis l'année dernière pas moins de 44 millions d'euros pour supprimer le dioxyde de titane de la recette des M & M's. Moyennant de nouvelles étapes de production et des équipements adaptés aux process, le dioxyde de titane, utilisé comme « sous-couche » avant l'application des couleurs, est d'ores et déjà remplacé par de l'amidon de riz sur les lignes des M & M's cacahuète et des M & M's crispy, et le sera entièrement pour les M & M's choco d'ici juin prochain.

Livré d'Allemagne dans des sacs d'une tonne, l'amidon de riz remplace le dioxyde de titane. Photo DNA /Franck Delhomme

Cette importante étape franchie, les équipes de recherche et développement de Mars se penchent désormais sur le retrait progressif des colorants artificiels de tous les produits à l'horizon 2025. Retrait qui concernera tant les M & M's que les chewing-gums ou les glaces. Le coût prévisionnel de cette mutation annoncée n'est pas communiqué par le groupe qui revendique d'autre part un investissement annuel d'un milliard de dollars pour des actions de déve-loppement durable à l'échelle du globe.

Conformément à son engagement de développer des packagings durables, des options sont actuellement testées à Haguenau pour accroître le recyclage des emballages de M & M's tout en maintenant l'intégrité des produits et la performance des lignes.

Les « classiques M & M's cacahuète sont les plus consommés en France. Photo DNA /Franck Delhomme
M & M's, bras armé de la stratégie du groupe

Si Mars a investi au total 70 millions d'euros l'année dernière dans son usine de Haguenau, c'est aussi parce que le groupe nourrit de grandes ambitions pour ses billes. « Nous voulons doubler le chiffre d'affaires de M & M's en dix ans pour atteindre 250 millions d'euros et doubler celui de Maltesers en cinq ans pour atteindre 50 millions d'euros », développe Stéphanie Domange. L'entreprise mise également sur le développement de ses éditions limitées (liées à des recettes temporaires ou à des événementiels), qui représentent 5 à 7 % du chiffre d'affaires généré par les ventes de M & M's et permettent de « recruter » de nouveaux acheteurs de la marque.

Seconde priorité de Mars Wrigley : reconquérir les consommateurs sur le marché de la gomme, en recul en particulier chez les moins de 35 ans. Nouveaux packagings et plans de communication sont programmés pour « rendre la gomme un peu plus cool ». 2020 sera aussi l'année d'un « lancement majeur », celui de Snickers Crisp, qui sera décliné en chocolat et en glace. La production de la version glacée a commencé ce mois-ci à Steinbourg.
Hélène DAVID (*) Mars compte un quatrième siteen Alsace, à Ernolsheim-Bruche. Il appartient à la division « Petcare », dédiée à la nutrition animale.

 

 
 

 

Les mouvements sociaux marquent la rentrée

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:29:51

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Les mouvements sociaux marquent la rentrée
 

 
La première présidente de la cour d'appel de Colmar Nicole Jarno lors de l'audience de rentrée solennelle. Au premier étage, une centaine d'avocats étaient venus signifier leur opposition à la réforme de leur régime de retraite. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Les mouvements sociaux se sont invités ce vendredi matin à l'audience de rentrée de la cour d'appel de Colmar. Sa première présidente a entamé son discours par une citation de Pierre Rosanvallon sur la citoyenneté politique, tandis qu'au premier étage, les avocats grévistes des quatre barreaux alsaciens avaient déposé leurs robes sur la rambarde de l'imposant escalier d'honneur qui domine le hall d'entrée.

La mise en oeuvre des réformes dans le ressort de la cour d'appel de Colmar a été le principal sujet abordé lors de l'audience solennelle par Nicole Jarno, première présidente de la cour d'appel, et Brice Raymondeaud-Castanet, procureur général par intérim - Eric Lallement étant absent pour des raisons de santé.

Le maillage territorial, particulièrement dense en Alsace, avec quatre tribunaux de grande instance, onze tribunaux d'instance et six conseils de prud'homme, est intégralement maintenu par la mise en oeuvre de la loi de programmation et de réforme de la justice qui crée quatre tribunaux judiciaires (Colmar, Mulhouse, Saverne et Strasbourg), onze chambres ou tribunaux de proximité et six conseils de prud'homme. Le renforcement de la proximité pourra être réalisé dans le cadre des politiques d'accès au droit menées par les conseils départementaux en direction des justiciables les plus fragiles.
Les violences conjugales ne sont pas des faits divers inévitables

Concernant les mineurs, les objectifs de la réforme sont de rendre la justice pénale plus claire, plus lisible et plus rapide. Une orientation qualifiée par la première présidente de « globalement positive », avec un rappel du principe selon lequel l'éducatif doit primer sur le répressif, maintenant une justice des mineurs spécifique, ainsi que le droit à l'assistance d'un avocat pour tout mineur poursuivi et condamné. Nicole Jarno a cependant relevé que la question des moyens humains se posait dans les juridictions, à la fois dans les greffes et dans les services de la protection judiciaire de la jeunesse.

Si Éric Lallement, par la voix de Brice Raymondeaud-Castanet, a pris acte du fait que la justice avait été « mise en cause pour ne pas avoir su prendre en compte la parole des victimes des violences faites aux femmes », il a affirmé ne pas pouvoir accepter que ces critiques puissent parfois ne pas correspondre à la réalité. « Il en est ainsi de cette affirmation, parue dans plusieurs journaux nationaux, indiquant que 80 % des plaintes pour violences conjugales font l'objet d'un classement sans suite. Cela est faux ! En France, en 2018, pour 41 434 affaires de violences conjugales dont les auteurs étaient identifiés et les faits qualifiés, le taux de réponse pénale était de 85,5 % et le taux de classement de 14,5 %. En Alsace, au cours de cette même année, 85 classements sans suite ont été enregistrés pour 600 affaires poursuivables, soit un taux de classement de 14,2 %. »

Poursuivant son propos, Brice Raymondeaud-Castanet a observé que les violences conjugales avaient cessé d'être appréhendées comme « des faits divers inévitables » et avaient acquis une dimension politique. « C'est pour cette raison que les mains courantes doivent être limitées, que les enquêtes sur les faits et les évaluations sur les risques de réitération doivent être réalisées et que les mesures de protection doivent être développées. »
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Météo - Un bon cumul en décembre

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:31:10

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météo - Un bon cumul en décembre
 

 
Le cumul des précipitations en Alsace est de 88 mm en décembre, soit un très léger déficit global de 1 %, constate l'Aprona dans son dernier bulletin mensuel. « Les cumuls sont compris entre 30 mm (50 mm en moyenne pour le Bas-Rhin) et 200 mm, voire 250 mm sur le relief haut-rhinois », précise l'observatoire alsacien de la nappe, qui souligne que, « dans toute la région Grand Est, le bilan du mois est excédentaire, sauf dans le Haut-Rhin. Grâce aux précipitations, les débits moyens des cours d'eau alsaciens sont en hausse avec des niveaux conformes, voire supérieurs aux normales, notamment sur les cours d'eau du massif vosgien. »

Les niveaux de la nappe sont également en hausse sur presque toute l'Alsace, « à l'exception de certains secteurs de bordures comme celui de la Fecht ou encore ceux sous l'influence directe du Rhin (Fessenheim) », ajoute l'Aprona. « Les niveaux remontent mais restent pour la plupart encore inférieurs aux normales saisonnières, surtout dans le Sundgau oriental. De rares secteurs ont atteint la moyenne et l'ont même légèrement dépassée à Rossfeld, Holtzwihr, Wittenheim... », conclut l'observatoire.

maison d'accueil au markstein - Combien ça coûte

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:12:10

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maison d'accueil au markstein - Combien ça coûte
 

 
La restructuration-extension de la maison d'accueil du Markstein s'élève à 1,51MEUR hors taxe. 30 % (407 000 EUR) proviennent de crédits européens. La Région Grand Est verse 200 000 EUR plus 80 000 EUR au titre du plan Climaxion. L'État, via le Fonds national de développement et d'aménagement du territoire, a promis 200 000 EUR. Le département du Haut-Rhin s'est engagé sur 26 % du montant. Les communautés de communes des vallées de Guebwiller et Saint-Amarin participent à hauteur 2,5 % chacune.

 

 
 

 

st louis - Nouveau cheminement doux en centre-ville

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:09:25

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st louis - Nouveau cheminement doux en centre-ville
 

 
DR
La Ville de Saint-Louis développe les cheminements doux et partagés entre cyclistes et piétons. De la rue de Mulhouse, à hauteur du rond-point RD 105, en passant le long de l'ancien bâtiment de la Sécurité sociale et jusqu'au début de l'avenue de la Marne, ce sont plus de 85 mètres linéaires de cheminements doux qui seront réalisés d'ici mi-février. Ce nouveau sentier, piéton et cycliste, mesurera 3 m de large et sera bidirectionnel avec un marquage au sol ainsi qu'un revêtement en enrobés. Trois nouveaux points lumineux en leds seront également installés. L'enveloppe globale prévue pour cet aménagement est de 49 000 EUR. Les travaux seront réalisés par l'entreprise TP 3 Frontières. Le conseil départemental et l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) contribuent au financement de l'opération à hauteur de 12 000 EUR.

Valoriser et améliorer le cadre de vie des habitants mais aussi la sécurité de ceux qui se rendent à la gare ou en centre-ville est une priorité pour la commune. Ces cheminements partagés, entre cyclistes et piétons, encouragent les modes de déplacements doux avec, pour objectif, de rendre la ville plus agréable, de proposer une alternative à la voiture et de créer à terme un réseau de cheminements piétons.

 

 
 

 

Baldersheim Sapeurs-pompiers Dons croisés

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:01:17

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Baldersheim  Sapeurs-pompiers
Dons croisés
 

 
Le SDIS cède l'un de ses véhicules aux sapeurs-pompiers de Baldersheim qui à leur tour donnent un véhicule à l'association Pompiers Alsace solidarité.
Brigitte Klinkert, présidente du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) 68, accompagnée du lieutenant-colonel Gilles Triballier, chef du groupement sud, a remis un véhicule léger réformé du SDIS au corps local des sapeurs-pompiers de Baldersheim.

Elle en a symboliquement transmis les clés au chef de corps, l'adjudant Eric Sittler, avant de remercier les sapeurs-pompiers pour leur engagement : « C'est un engagement très fort, vous êtes un exemple pour nos citoyens, pour nos jeunes, au service de la population et des collectivités. Vous avez tout notre soutien. »

Le maire Pierre Logel a remercié la présidente pour ce don : « Ce sera un atout supplémentaire lors des différentes interventions. » Puis, à son tour, il a remis, au nom de la commune, un véhicule tout usage léger (VTUL) réformé, à l'association « Pompiers Alsace solidarité », représentée par son président cofondateur, le capitaine Jean-Luc Manser.

Ce dernier a rappelé les actions de l'association : « Il s'agit du 91e véhicule que nous récupérons en 20 ans d'existence. Ce VTUL sera chargé de matériels divers et cédé à la ville de Tyr au Liban. Durant cette période, en plus des véhicules, l'association a récupéré et distribué 1 300 m3 de matériel divers et assuré 6 500 heures de formation dans huit pays. »
M.H.

 

 
 

 

Le trio Joubran enchante les Dominicains

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:27:08

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Le trio Joubran enchante les Dominicains
 

 
« Nous sommes chanceux ! », lancent les frères Joubran au public. Nous aussi. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Quoi de mieux que le cadre magnifique de l'ancien couvent des Dominicains à Guebwiller et la superbe nef de son église pour accueillir les frères Joubran ? L'édifice a fait le plein pour ce rendez-vous décentralisé des Vagamondes, toujours très prisé des festivaliers.

« C'est notre premier concert de l'année, le début d'une longue tournée, lance Samir, l'aîné, en énumérant les étapes entre Europe et Afrique... Nous sommes trois frères qui avons grandi dans la musique traditionnelle palestinienne, notre mère chante, notre père est luthier. La quatrième génération, nous jouons tous du oud, nous sommes le premier groupe de frères oudistes dans le monde et nous sommes très chanceux ! Toute la famille vit de la musique... »

Pour cette tournée dédiée à leur dernier album sorti en 2018, The long march, ils sont accompagnés de l'Iranien Habib Meftah Boushehri (percussions, chant) et du Français Valentin Mussou (violoncelle, électronique).

Le concert du Trio Joubran aux Dominicains de Guebwiller lors du festival Vagamondes, un beau moment musical. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Le concert du Trio Joubran aux Dominicains de Guebwiller lors du festival Vagamondes, un beau moment musical. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Le concert du Trio Joubran aux Dominicains de Guebwiller lors du festival Vagamondes, un beau moment musical. Photo DNA /Cathy KOHLER

Dans la famille Joubran, tout le monde est musicien. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Un violoncelliste accompagnait les trois frères. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Ainsi qu'un batteur déchaîné. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Les Dominicains de Guebwiller étaient superbement habillés par un mapping. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Les Dominicains de Guebwiller étaient superbement habillés par un mapping. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Les Dominicains de Guebwiller étaient superbement habillés par un mapping. Photo DNA /Cathy KOHLER

Autant l'avouer, au tout début, on a craint d'assister à un concert dévitalisé par les contraintes d'une superposition de la musique « live » et d'une bande-son qui, inévitablement, enferme les interprètes. Mais il fallait bien ça pour entendre la voix de Mahmoud Darwish dire que « viendra un temps où notre présent sera notre passé ». Et pour convoquer à ce rendez-vous l'autre contributeur prestigieux de l'album, l'ex-bassiste des Pink Floyd, Roger Waters, auteur des paroles d'un titre de l'album, Carry the earth, une ballade déchirante dédiée « à nos garçons » et plus particulièrement à quatre enfants palestiniens tués par une bombe, alors qu'ils jouaient sur une plage de Gaza en juillet 2014.
« Aussi pour la politique ! »

« Nous ne sommes pas des Palestiniens musiciens, nous sommes des musiciens de Palestine », souligne Samir Joubran, tout en ajoutant plus tard : « Nous sommes des musiciens de Palestine, cela signifie que nous chantons aussi pour la politique ! »

Et cette Longue marche est également la métaphore musicale d'un peuple sur la route qui garde intact depuis trois, voire quatre générations, l'espoir de retourner un jour sur ses terres, ou tout du moins celui de disposer d'un territoire aux frontières reconnues où il pourrait vivre en paix, dans la liberté d'aller et venir. Le trio Joubran raconte cette histoire, dans ses mélopées lyriques, ses improvisations joyeuses qui font revivre l'époque où les frères Joubran n'étaient pas encore en tournée mondiale mais se produisaient modestement avec leurs parents dans les restaurants de Nazareth, pour divertir les clients qui sirotaient leur arak... Des constructions rythmiques complexes, alternant les séquences lyriques et lancinantes, les accélérations festives jusqu'à la transe. Aucune oppression ne vient à bout de la joie de vivre. Un enchantement.
Frédérique MEICHLER Y ALLER Les Vagamondes se poursuivent jusqu'au 25 janvier. Tél. 03.89.36.28.28. Programme : www.lafilature.org PLUS WEB Diaporama sur notre site www.lalsace.fr