Conseil Départemental Voeux au personnel Les derniers avant la Collectivité européenne d'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:48:31

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Conseil Départemental Voeux au personnel
Les derniers avant la Collectivité européenne d'Alsace
Une centaine de personnes étaient conviées aux voeux de la présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin au personnel de la collectivité travaillant dans la région de Mulhouse.
 

 
Brigitte Klinkert a présenté ses voeux au personnel du Conseil départemental.
La cérémonie se tenait ce jeudi 9 janvier en fin d'après-midi à la salle de l'Aronde à Riedisheim, en présence de deux conseillères départementales du secteur, Catherine Rapp et Patricia Bohn, avant celles qui se tiendront à Altkirch et Colmar.

La directrice générale des services, Stéphanie Tachon, a d'abord souhaité rassembler ses équipes « autour de valeurs, l'engagement et le sens de la rigueur, l'esprit d'équipe, l'envie d'innovation, le besoin d'excellence ». Et de citer leur contribution à l'aboutissement de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA), avec « des procédures modernes et des pratiques performantes », et « un état d'esprit exemplaire ».

Stéphanie Tachon a ensuite transmis à sa présidente des voeux « de réussite pour ce projet alsacien », « de santé inébranlable », de bonheur et « de fierté d'être à la tête de [leur] collectivité ». Puis Brigitte Klinkert a partagé avec les personnels « quelques messages à l'occasion de la nouvelle année. »

Une centaine de personnes étaient conviées à ces voeux, principalement tournés vers l'avènement de la Collectivité européenne d'Alsace. Photo L'Alsace / Vincent VOEGTLIN
« Engagement exemplaire »

Des messages de reconnaissance pour « l'engagement exemplaire » des équipes dont « l'état d'esprit tend à redonner au service public toutes ses lettres de noblesse ».
Laboratoire institutionnel

« En Alsace, nous ne savons pas envisager l'efficacité sans la proximité », avec « un niveau d'exigence proche de l'excellence », a déclaré la patronne du département, en rappelant « les enjeux si essentiels rattachés à toutes nos priorités, l'emploi, la solidarité, la jeunesse, le développement durable, la coopération avec nos voisins ».

Mais Brigitte Klinkert a aussi évoqué « cette mission un peu exceptionnelle » qui consiste pour tous les personnels à préparer avec leurs homologues bas-rhinois, la naissance de la Collectivité européenne d'Alsace, qui « nécessitera encore beaucoup de temps et d'énergie ».

L'année 2020 sera « une année de préparation et de préfiguration » de la CEA, « pour lui léguer notre modèle de gestion, à l'alsacienne, rigoureuse des deniers publics, tout en permettant la conduite d'actions innovantes, soucieuse de solidarité, porteuse d'activité économique et créatrice d'emplois. »

Et Brigitte Klinkert de remercier ses équipes pour leur « implication » dans ce projet, dont elle espère qu'ils seront aussi les promoteurs, « car vous pouvez, vous devez en être fiers » : « fiers de répondre au souhait des concitoyens », « d'être observés par les autres départements », « de participer à l'avènement d'une collectivité appelée à devenir un véritable laboratoire institutionnel au niveau européen ».
M.M.

 

 
 

 

Assemblée nationale Proposition de Raphaël Schellenberger La scission des grandes régions revient par la fenêtre

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:55:29

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Assemblée nationale Proposition de Raphaël Schellenberger
La scission des grandes régions revient par la fenêtre
Permettre la scission des grandes régions en associant les citoyens et sans pouvoir de veto du conseil régional. C'est une des propositions du député Raphaël Schellenberger (LR) figurant dans les conclusions de la mission d'évaluation de la loi NOTRe.
 

 
Raphaël Schellenberger.
La loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe) continue d'irriter, des années après sa promulgation en 2015. Les élus locaux éprouvent ces rigidités au quotidien, le gouvernement assure vouloir les atténuer en assouplissant certaines dispositions.

Censée simplifier l'action publique et le millefeuille français, ce texte a « cristallisé un ensemble de difficultés, dans un contexte de réorganisations territoriales profondes et de recul des dotations de l'État ».

C'est le constat que tire la mission d'information de l'Assemblée nationale chargée d'évaluer l'impact de cette loi. Coprésidée par Raphaël Schellenberger (LR) et Bruno Questel (LaREM, Eure), elle a rendu ses conclusions avant Noël, propositions largement adoptées par la commission des Lois.

« En voulant mettre fin aux croisements des compétences et des financements, la loi NOTRe a été contre-productive dans la mesure où elle a posé les collectivités les unes à côté des autres. Résultat, la concurrence entre collectivités est plus vive qu'avant et les élus sont déresponsabilisés », analyse le député du Haut-Rhin.
Rétablir la clause généralede compétence

Raphaël Schellenberger juge aujourd'hui « nécessaire de contraindre les élus à travailler ensemble en permettant à chacun de se mêler de tout ».

D'où la proposition de la mission de « rétablir la clause générale de compétence des Régions et des Départements, mais aussi de redonner au Département la possibilité d'accorder des aides aux entreprises et de participer directement au financement en matière d'aide à l'immobilier d'entreprises, en complément des financements du bloc communal.

Raphaël Schellenberger propose, pour sa part, de simplifier et d'assouplir le fonctionnement des intercommunalités, de confier aux Régions l'intégralité de la gestion des fonds européens, et de permettre aux conseils régionaux volontaires de coordonner l'action de Pôle emploi concernant les volets formation et accompagnement des chômeurs.
« Des découpages particuliers »

Mais il propose aussi de « permettre la scission des grandes régions en associant les citoyens, et sans pouvoir de véto du conseil régional ». « Il ne saurait y avoir de réponse unique pour tous les territoires ; le passage aux grandes régions ne doit pas se traduire par l'avènement généralisé de super-départements », est-il écrit dans le rapport que les membres de la commission des lois ont approuvé à une large majorité.

« La création du Grand Est constitue l'archétype de ce qui ne fonctionne pas dans cette réforme, l'affirmation imposée d'un ensemble trop vaste et sans cohérence régionale aboutissant nécessairement à la définition de découpages particuliers, comme en Alsace », explique le député Schellenberger.

« L'absence de concertation et la très faible pertinence des arguments avancés par l'étude d'impact ont abouti à un modèle inapproprié avec lequel il doit aujourd'hui être possible de rompre. »
Franck BUCHY

 

 
 

 

La scission des grandes régions revient par la fenêtre

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:16:21

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La scission des grandes régions revient par la fenêtre
 

 
Le député (LR) du Haut-Rhin Raphaël Schellenberger.  Photo L'Alsace/Jean-François FREY
La loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe) continue d'irriter, des années après sa promulgation en 2015. Les élus locaux éprouvent ces rigidités au quotidien, le gouvernement assure vouloir les atténuer en assouplissant certaines dispositions.

Censée simplifier l'action publique et le millefeuille français, ce texte a « cristallisé un ensemble de difficultés, dans un contexte de réorganisations territoriales profondes et de recul des dotations de l'État ». C'est le constat que tire la mission d'information de l'Assemblée nationale chargée d'évaluer l'impact de cette loi. Coprésidée par Raphaël Schellenberger (LR) et Bruno Questel (LaRem, Eure), elle a rendu ses conclusions avant Noël, propositions largement adoptées par la commission des lois.
Rétablir la clause générale de compétence

« En voulant mettre fin aux croisements des compétences et des financements, la loi NOTRe a été contre-productive dans la mesure où elle a posé les collectivités les unes à côté des autres. Résultat, la concurrence entre collectivités est plus vive qu'avant et les élus sont déresponsabilisés », analyse le député du Haut-Rhin, qui juge aujourd'hui « nécessaire de contraindre les élus à travailler ensemble en permettant à chacun de se mêler de tout ».

D'où la proposition de la mission de « rétablir la clause générale de compétence des régions et des départements, mais aussi de redonner au département la possibilité d'accorder des aides aux entreprises et de participer directement au financement en matière d'aide à l'immobilier d'entreprise, en complément des financements du bloc communal.

Raphaël Schellenberger propose, pour sa part, de simplifier et d'assouplir le fonctionnement des intercommunalités, de confier aux régions l'intégralité de la gestion des fonds européens, et de permettre aux conseils régionaux volontaires de coordonner l'action de Pôle Emploi concernant les volets formation et accompagnement des chômeurs.

Mais il propose aussi de « permettre la scission des grandes régions en associant les citoyens et sans pouvoir de véto du conseil régional ». « Il ne saurait y avoir de réponse unique pour tous les territoires. Le passage aux grandes régions ne doit pas se traduire par l'avènement généralisé de super-départements », est-il écrit dans le rapport que les membres de la commission des lois ont approuvé à une large majorité.
« Découpages particuliers »

« La création du Grand Est constitue l'archétype de ce qui ne fonctionne pas dans cette réforme, l'affirmation imposée d'un ensemble trop vaste et sans cohérence régionale aboutissant nécessairement à la définition de découpages particuliers, comme en Alsace », explique le député Schellenberger. « L'absence de concertation et la très faible pertinence des arguments avancés par l'étude d'impact ont abouti à un modèle inapproprié avec lequel il doit aujourd'hui être possible de rompre », estime-t-il.
Franck BUCHY

 

 
 

Passage de relais pour le Médiabus 68

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:06:10

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Passage de relais pour le Médiabus 68
 

 
Le Médiabus du Haut-Rhin, c'est la possibilité d'emprunter à volonté, mais aussi de prendre son temps sur place. Photo L'Alsace
En ce samedi frisquet de la mi-décembre, à Labaroche, sur les hauteurs de Colmar, le Médiabus du Haut-Rhin est animé. Les générations se croisent entre les étroits rayonnages, les bras chargés de livres, dans une bonne humeur teintée de nostalgie, puisqu'à cet arrêt dit de La Chapelle, c'est une dernière (lire ci-dessous). En 2020, au regret de certains, la Médiathèque départementale diminue ses tournées presque de moitié, en les « recentrant » sur les jours les plus favorables, les mercredis et les samedis, en fonction de leur attractivité, mais aussi de l'évolution de la carte des établissements dédiés à la lecture publique.
Priorité aux « zones blanches »

« Tous les cinq ans environ, nous faisons un point », explique la directrice Isabelle Pierre-Siegendaler. « Le principe est qu'il y ait une médiathèque intéressante, communale ou intercommunale, à moins de 15 minutes de chez soi. » Le Médiabus, ce « formidable service » itinérant, a pour mission d'« aller là où il ne peut pas y en avoir », priorité étant donnée aux « zones blanches » du département, les campagnes isolées du Sundgau ou villages de moyenne montagne. L'un « des très rares » à encore fonctionner en France, il a cependant perdu près de 40 % de son public en cinq ans. « C'est notamment dû à la fréquentation des médiathèques, dont celle d'Altkirch qui a plus de 5 000 usagers », estime la cheffe de service. Et il s'agit désormais de « faire vivre » celle de Munster, qui vient d'ouvrir avec l'aide du département.

Des « réajustements » ont ainsi été apportés dans les secteurs où la fréquentation est la plus faible, en dessous de 3 % de la population. À Labaroche, trois points de passage subsistent, sur les quatre initiaux. « On redistribue les horaires, on garde les stationnements les plus vivants, en espérant faire venir les gens », détaille Isabelle Pierre-Siegendaler. En outre, « les usages évoluent », partout les emprunts baissent. « On observe un phénomène intéressant : le public ne vient pas forcément en médiathèque pour les documents, mais pour une conférence, pour des échanges... » Il s'agit de « tisser du lien ». Attachée au service de la lecture publique et ce, davantage qu'à l'occasion « d'un passage par mois, d'un minimum de 45 minutes », Isabelle Pierre-Siegendaler répète qu'« on ne pourra pas ouvrir une bibliothèque dans chaque village », mais qu'« il serait utile » de créer de plus en plus de « points fixes ».

Le bonheur de s'installer pour lire à bord du Médiabus, qui s'arrête chaque samedi à Labaroche. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Petits et grands, tous y trouvent leur compte. Le Médiabus 68 donne accès à quelque 300 000 documents, livres, CD, DVD... Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Pas de limite au nombre de livres à emprunter et certaines en profitent bien!  Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Le plaisir de ramener ses livres à la maison, ici à l'arrêt dit de La Chapelle à Labaroche. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

La famille Deffinis, adepte du Médiabus 68, regrette que cet arrêt de La Chapelle à Labaroche soit supprimé en 2020. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Isabelle Pierre-Siegendaler, directrice de la Médiathèque, souhaite étendre le service public de la lecture en multipliant les points fixes. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Francis Bongrand, bibliothécaire à bord du Médiabus, qui suit la tournée de Labaroche depuis 28 ans et connaît tous les fidèles par leur nom. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Lionel Sigrist, conducteur du Médiabus, également infographiste, s'apprête à changer de poste, non sans une petite pointe de nostalgie. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Le département soutient un « projet sérieux » de médiathèque à Ferrette, à l'horizon 2021, et suit les « réflexions » lancées à Masevaux... À Turckheim, où le Médiabus ne fait plus halte désormais, il est question d'ouvrir aux lecteurs de tous âges l'actuelle bibliothèque de l'Ehpad. « Nous sommes en discussion avec la direction de l'établissement et la mairie. Nous pouvons accompagner les aménagements, nous ferons évoluer les collections avec nos fonds. » À Baldersheim, commune qui a également disparu des tournées, un « point lecture » sera installé à l'agence postale, ouverte 24 heures par semaine, d'ici la fin du trimestre. « Des points lecture, nous en avons moins de 30, ce n'est pas assez. Il faut mutualiser les possibilités pour proposer un service qui reste pertinent », argumente Isabelle Pierre-Siegendaler.
Portage à domicile

Dans tous les cas, à travers un maillage de plus de 80 bibliothèques dans le Haut-Rhin, jusque dans les établissements hospitaliers ou les prisons, les usagers ont accès à l'ensemble des collections de la Médiathèque départementale, soit quelque 300 000 documents allant des livres aux CD et DVD, en passant par les magazines, ainsi qu'à des conseils de lecture, des événements culturels...

Quant aux lecteurs les plus isolés, dont certains montaient encore difficilement à bord d'un Médiabus, ils devraient pouvoir bénéfi-cier dès février d'un nouveau service d'« ambassadeurs du livre », ou portage à domicile, avec l'appui de deux jeunes en service civique. « Nous avons identifié neuf ou dix personnes pour l'instant. On pourra discuter des choix avec elles, peut-être apporter des textes enregistrés », réfléchit la cheffe de service. « En travaillant avec les communes, on ira aussi vers un autre public. On ne laissera personne sans ressources. »
Textes : Catherine CHENCINERPhotos : Vanessa MEYER

 

 
 

Politique  Élections municipales Antoine Waechter apporte son soutien à Lara Million

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:24:02

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Politique  Élections municipales
Antoine Waechter apporte son soutien à Lara Million
Le président du Mouvement écologique indépendant (MEI) s'estime en accord « avec l'essentiel du projet » municipal porté par la candidate. Paul-André Striffler représentera le MEI au sein de la future liste.
 

 
Antoine Waechter « fait confiance à Lara Million pour prendre en compte pleinement les priorités » politiques du parti qu'il préside, le Mouvement écologiste indépendant (MEI).
Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant (MEI), indique ce lundi matin par voie de communiqué de presse qu'il apporte son soutien et celui de son parti « à la démarche municipale mulhousienne de Lara Million » ainsi qu'à la future liste de celle-ci, « dont il partage l'essentiel du projet » (pour mémoire,  Million bénéficie déjà du soutien de La République en marche, d'Agir-La Droite constructive, du Parti animaliste et de la section mulhousienne du Parti socialiste en vue des élections des 15 et 22 mars prochains.

Antoine Waechter poursuit : « Le MEI met en avant les actions urgentes qui doivent être menées intensément au plan local : la place de la nature en ville ; le développement des alternatives à l'usage de la voiture individuelle en ville (vélo, piétons, transports en commun...). Il fait confiance à Lara Million pour prendre en compte pleinement ces priorités. »

Le communiqué conclut en précisant que « le MEI sera représenté [au sein de la future liste conduite par Lara Million] par Paul-André Striffler, bien connu à Mulhouse pour ses engagements écologistes ». Ce dernier, conclut M. Waechter, « aura à coeur, au sein de la municipalité, parmi d'autres préoccupations [...], de relever le défi du climat en favorisant notamment les économies d'énergie dans l'espace et les bâtiments publics ainsi que le développement de l'arbre dans la ville ; de préserver le patrimoine historique et de promouvoir un paysage urbain de qualité dans tous les quartiers ; de favoriser le développement de l'usage de la bicyclette comme moyen de déplacement ; d'inciter la Ville à être, au sein de la communauté d'agglomération (M2A), un moteur du mieux-disant environnemental sur les thèmes de l'eau, des déchets, des espaces naturels et des paysages... du cadre de vie en général. »
E.D.

 

 
 

 

Antoine Waechter apporte son soutien à Lara Million

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:27:11

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Antoine Waechter apporte son soutien à Lara Million
 

 
Antoine Waechter « fait confiance à Lara Million pour prendre en compte pleinement les priorités » politiques du parti qu'il préside, le Mouvement écologiste indépendant (MEI). Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant (MEI), indique ce lundi matin par voie de communiqué de presse qu'il apporte son soutien et celui de son parti « à la démarche municipale mulhousienne de Lara Million » ainsi qu'à la future liste de celle-ci, « dont il partage l'essentiel du projet » (pour mémoire, Lara Million bénéficie déjà du soutien de La République en marche, d'Agir-La Droite constructive, du Parti animaliste et de la section mulhousienne du Parti socialiste en vue des élections des 15 et 22 mars prochains).

Antoine Waechter poursuit : « Le MEI met en avant les actions urgentes qui doivent être menées intensément au plan local : la place de la nature en ville ; le développement des alternatives à l'usage de la voiture individuelle en ville (vélo, piétons, transports en commun...). Il fait confiance à Lara Million pour prendre en compte pleinement ces priorités. »

Le communiqué conclut en précisant que « le MEI sera représenté [au sein de la future liste conduite par Lara Million] par Paul-André Striffler, bien connu à Mulhouse pour ses engagements écologistes ». Ce dernier, conclut M. Waechter, « aura à coeur, au sein de la municipalité, parmi d'autres préoccupations [...], de relever le défi du climat en favorisant notamment les économies d'énergie dans l'espace et les bâtiments publics ainsi que le développement de l'arbre dans la ville ; de préserver le patrimoine historique et de promouvoir un paysage urbain de qualité dans tous les quartiers ; de favoriser le développement de l'usage de la bicyclette comme moyen de déplacement ; d'inciter la Ville à être, au sein de la communauté d'agglomération (M2A), un moteur du mieux-disant environnemental sur les thèmes de l'eau, des déchets, des espaces naturels et des paysages... du cadre de vie en général. »
E.D.

 

 
 

social  Réforme et contestation Retraites : Matignon exige des résultats

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:58:02

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social  Réforme et contestation
Retraites : Matignon exige des résultats
La fin provisoire de l'âge pivot ne signe pas la fin des grèves. Mais à Matignon, on veut croire que les syndicats prendront leurs responsabilités et trouveront une alternative à l'age pivot pour garantir l'équilibre du système actuel. Une équationà plusieurs inconnues.
 

 
Édouard Philippe ce dimanche avant son intervention sur France 2.
« Tout le monde a fait un petit bougé. » L'expression de l'entourage du Premier ministre pour expliquer le compromis présenté samedi et la situation à 40 jours de grève, décrit une avancée.

« Un pas en avant », dit même Édouard Philippe quand on lui demande s'il a le sentiment d'avoir fait un pas en arrière en acceptant de retirer l'âge pivot dans le projet de loi sur les retraites qui sera présenté fin janvier au conseil des ministres.
On est dans un entre-deux

Dans les faits, on est plutôt dans un entre-deux où syndicats et gouvernement se jaugent. La CFDT reconnaît par la voix de son leader Laurent Berger qu'on est loin d'être à la fin de l'histoire. Et les syndicats opposés au projet de réforme comme la CGT, appellent à multiplier les blocages.

La journée de mobilisation de jeudi sera à cet égard très scrutée : ce sera la sixième depuis décembre et l'affluence dans les cortèges baisse, même si elle reste importante.

À Matignon, Édouard Philippe se dit confiant en la capacité des syndicats à qui il a donné jusqu'à fin avril pour trouver des solutions alternatives afin que le régime parvienne à l'équilibre en 2027.
À la recherchede 12 milliards par an

Le chemin pour trouver l'équilibre, soit 12 milliards par an, est pourtant étroit. Car Édouard Philippe a imposé le cadre de la conférence de financement : pas question de baisser les pensions et pas question non plus de toucher à la compétitivité des entreprises, donc aux cotisations sociales et patronales.

Pour autant, il balaye l'idée que la négociation aboutira dans une impasse comme celle sur l'assurance chômage. « La confiance est une denrée rare, reconnaît-il en privé. C'est pour cela que le compromis a une valeur. »
Vers la fin de la grève ?

Va-t-on pour autant vers la fin de la grève ? Le patron de la CFDT Laurent Berger a sans doute prononcé le mot « victoire » un peu tôt après le retrait temporaire de l'âge pivot. Car du côté du gouvernement, l'agenda reste le même : présentation au conseil des ministres le 24 janvier et examen par le Parlement dès février pour une adoption avant l'été.

Restent des questions : tous les syndicats négocieront-ils pour l'équilibre financier de la retraite ? Ceux qui ne veulent pas d'un système universel (CGT) ou à points (FO) laissent planer le doute.
La fermeté demeure

Édouard Philippe nous a confirmé ce lundi à Matignon que la réforme irait à son terme : « Les conditions de transition sont respectueuses du pacte social. On est assez ferme là dessus. Je ne vois pas pourquoi le conducteur de bus du Havre aurait des conditions différentes de celui de Paris », renchérit le Premier ministre, allusion à la grève dure de la RATP.

Il sait que la grève ne s'arrêtera pas en un jour, mais il dénonce l'impasse dans laquelle ceux qui encouragent le mouvement mènent les grévistes.

« Concentré et très convaincu » selon ses termes, le Premier ministre prendra des mesures par ordonnances si la négociation n'aboutit pas. La pression continue...
Nathalie MAURET

 

 
 

 

SANTÉ Hôpital : plus de 1000 médecins prêts à démissionner

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:35:09

SANTÉ Hôpital : plus de 1000 médecins prêts à démissionner

L'ultimatum à la ministre. "L'hôpital doit être réformé, mais il n'y a pas de grande réforme possible sans moyens", écrivent les signataires d'une lettre publiée en ligne lundi par Libération, dans laquelle ils dénoncent "l'insuffisance du plan d'urgence" que la ministre a dévoilé fin novembre après huit mois de crise.

"C'est pour vous alerter solennellement que nous avons pris en toute responsabilité, la décision inédite et difficile de démissionner collectivement à partir du 14 janvier 2020 si à cette date des négociations ne sont pas engagées", préviennent ces "chefs de service, responsables d'unités fonctionnelles" et autres "responsables de pôles" issus de toute la France.

Abandon de leurs fonctions administratives

 Ils réclament "une revalorisation significative des salaires, en plus des diverses primes annoncées", une rallonge supplémentaire de 600 millions d'euros pour les hôpitaux en 2020 et "une révision profonde" de leur mode de financement et de leur gouvernance.  

Plus de la moitié d'entre eux s'étaient engagés mi-décembre à envoyer cette lettre à Agnès Buzyn une fois atteint le palier de 1000 signataires, à l'initiative du collectif Inter-Hôpitaux (CIH).

Leur mouvement ne consiste pas à arrêter les soins mais à abandonner leurs responsabilités administratives et leur rôle d'interlocuteur avec les directions hospitalières.

Social  Projet de réforme des retraites Les robes noires en colère

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:06:54

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Social  Projet de réforme des retraites
Les robes noires en colère
À Strasbourg, Mulhouse, Colmar et Saverne, les avocats ont manifesté contre le projet de réforme des retraites. Ils étaient 300 dans la capitale alsacienne et plus d'une centaine dans la cité du Bollwerk.
 

 
Rassemblement devant le tribunal de Strasbourg de 300 avocats ce lundi matin.
Ce lundi à partir de 11 h, près de 300 avocats se sont rassemblés sur les marches du palais de justice de Strasbourg pour marquer leur opposition au projet de réforme du régime autonome de retraite de la profession, à l'heure où la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, recevait des représentants des avocats, dont le Conseil national des barreaux (CNB).

La mesure prévoit notamment le doublement de leurs cotisations et la baisse de près de moitié des pensions de base.
Ils demandent deles « laisser vivre »

Relevant le rabat de leur robe, en signe d'étranglement, les avocats, par la voix de leur bâtonnier, Christina Kruger, ont tenu à rappeler que leur régime autonome ne coûtait pas un centime à leurs concitoyens et se montrait déjà solidaire du régime général en reversant chaque année près de 100 millions d'euros.

Ils demandent au gouvernement de les « laisser vivre », regrettant de ne pas « être entendus, ni considérés ». « Rien ne justifie que les réserves, que nous avons constituées grâce à une gestion rigoureuse », soient ponctionnées. En grève depuis une semaine, les 1 100 avocats strasbourgeois ont décidé, lors d'un conseil de l'ordre programmé ce lundi à 17h, de reconduire le mouvement jusqu'au lundi 20 janvier. Les avocats du barreau de Strasbourg sont amenés à formuler des demandes de renvoi pour toutes les audiences pénales, civiles, commerciales, administratives et prud'homales. Par ailleurs, aucun avocat ne sera présent en garde à vue, en comparution immédiate, devant le juge d'instruction et devant le juge des libertés et de la détention.

À Mulhouse, à la même heure, plus d'une centaine des 220 avocats de la ville se sont rassemblés sur les marches du palais de justice pour quelques minutes. « Nous espérons qu'il y aura des avancées significatives par rapport à nos demandes et attentes »... Les robes noires mulhousiennes se sont rassemblées en AG pour décider de la suite de leur mouvement... Les audiences de ce lundi ont toutes été renvoyées.

À Colmar, ils (et surtout elles) étaient 70, sur les marches du tribunal de grande instance. Soit la moitié des inscrits au barreau de la ville. Ils ont manifesté en musique, au son de la corne, de la sirène. Le bâtonnier Sacha Rebmann a redit tout le « bien » que les avocats pensent de l'intégration de leur régime, autonome et « bien géré », dans le régime général, vécue comme une « spoliation ».

Un nouveau rassemblement est prévu vendredi matin devant la cour d'appel où doit se dérouler l'audience solennelle de rentrée. Les avocats colmariens jugeront mardi si le mouvement doit se poursuivre.

À Saverne, les avocats ont, eux aussi, symboliquement enlevé la robe ce lundi matin pour l'accrocher aux grilles du palais de justice. Ils poursuivront toute la semaine leur mouvement de grève.
Cél. L., A. C., Ph. M., G. B.

 

 
 

 

Haut-Rhin Plus de 170 avocats protestent

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:43:40

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Haut-Rhin  Plus de 170 avocats protestent
 

 
? À Mulhouse, plus d'une centaine parmi les 220 avocats du barreau se sont rassemblés à 11 h sur les marches du palais de justice pour quelques minutes. L'heure n'a pas été choisie au hasard : elle correspondait à celle du rendez-vous entre les représentants nationaux des avocats et la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. « Un rendez-vous demandé et attendu depuis plus de quatre mois », a précisé Marie-Laure Schott, nouvelle bâtonnière de Mulhouse. « À l'issue de cette réunion, nous espérons qu'il y aura des avancées significatives par rapport à nos demandes... » En attendant les robes noires se sont rassemblées en AG extraordinaire pour statuer sur la suite de leur mouvement, et ont voté la poursuite de la grève jusqu'au 20 janvier.

« Nous tiendrons à ce moment-là une nouvelle assemblée générale pour décider de ce qui va suivre. Dans un communiqué signé par le conseil national des barreaux, le barreau de Paris et la conférence des bâtonniers, on nous demande clairement de rester mobilisés suite la réunion parisienne avec la garde des Sceaux, qui n'a abouti à rien de concret. Mais dans l'hypothèse où le CNB nous donnerait un autre mot d'ordre, nous lèverions avec effet immédiat notre mouvement de grève. »

? À Colmar, ils et surtout elles étaient 70, ce lundi matin sur les marches du tribunal de grande instance. Soit la moitié des professionnels inscrits au barreau de Colmar. Une semaine après le début du mouvement de grève, les avocats colmariens ont de nouveau manifesté leur opposition au projet de réforme. En musique, au son de la corne, de la sirène, le bâtonnier Sacha Rebmann a redit tout le bien que les avocats pensent de l'intégration de leur régime, autonome et « bien géré » puisqu'assis sur des réserves de 2 milliards d'euros dans le régime général, vécue comme une « spoliation ». Affublé d'une robe noire, un squelette symbolisait l'effet de la réforme sur la profession : « Quelle profession pourrait accepter un doublement de ses cotisations et une baisse de sa pension ? », a lancé Sacha Rebmann.

Un nouveau rassemblement est prévu vendredi matin devant la cour d'appel, où doit se dérouler l'audience solennelle de rentrée. Les avocats colmariens jugeront ce mardi si le mouvement, dur et durable, « rare mais à l'image de [leur] colère », doit se poursuivre.
A. C. et Ph. M.

 

 
 

social  Avocats Aux marches du palais

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:03:32

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social  Avocats
Aux marches du palais
 

 
Les avocats colmariens ont de nouveau manifesté leur opposition au projet de réforme des retraites.
Soutenant un squelette affublé d'une robe noire, représentant l'état de l'avocat après le passage de la réforme des retraites, 70 avocats du barreau de Colmar ont manifesté lundi matin sur les marches du palais de justice.

Une semaine après le début de la grève, le bâtonnier Sacha Rebmann a de nouveau marqué l'opposition de sa profession au projet de réforme des retraites. La moitié du barreau de Colmar s'est rassemblée au son de la corne et de la sirène. Un nouveau rassemblement est prévu, vendredi matin, devant la cour d'appel.
Lire aussi en page Région 14.

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Social  Contre la réforme des retraites Nouvel appel à la mobilisation ce mardi

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:04:05

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Social  Contre la réforme des retraites
Nouvel appel à la mobilisation ce mardi
Plusieurs organisations syndicales appellent à « continuer et amplifier encore la mobilisation par la grève et les manifestations ». À Strasbourg, rendez-vous est donné à 14 heures place Kléber pour une nouvelle manifestation. Mot d'ordre : « Jusqu'à la victoire. »
 

 
Près de 10 000 personnes défilaient à Strasbourg le 17 décembre. Combien seront-elles ce mardi, journée décisive dans la poursuite du mouvement ?
Le retrait provisoire de l'âge pivot, consenti samedi par le gouvernement, n'a pas entamé la détermination de l'intersyndicale à exiger « le maintien du système de retraite existant par répartition solidaire et intergénérationnelle et par annuité ».

Considérant que les dernières mobilisations « auront été d'une grande force », les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et MNL - désolidarisées de longue date de la CFDT et de l'Unsa - appellent à poursuivre le mouvement d'opposition « pour obtenir le retrait de ce projet et l'ouverture de véritables négociations sur l'emploi, les salaires, la fin de la précarité notamment étudiante, les cotisations et l'amélioration du droit à la retraite dans le cadre du système et des régimes existants ».

L'intersyndicale appelle à organiser des actions de grève et de convergences interprofessionnelles et espère faire du mardi 14 janvier une nouvelle date décisive dans le cours de ce mouvement entamé le 5 décembre.

A Strasbourg, la manifestation interprofessionnelle prendra son départ de la place Kléber à 14 heures. Elle fait suite aux dernières manifestations des jeudi 9 et samedi 11 janvier qui ont respectivement attiré 5 000 et 1 300 personnes à Strasbourg.

La CGT Métallurgie organise, ce mardi à partir de 8 heures, une distribution de tracts à Schiltigheim sur le rond-point Carrefour de l'Europe.

Un autre appel à manifestation a par ailleurs déjà été lancé par l'intersyndicale pour ce jeudi 16 janvier.

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace Fin de vie En finir avec l'hypocrisie

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:29:04

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L'édito de l'Alsace  Fin de vie En finir avec l'hypocrisie
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

La fin de vie relève de l'intime. C'est, en tout cas, ce que chacun croit quand il est bien portant, en bonne santé, donc supposément libre de ses actes et de ses choix. Cette liberté à laquelle l'être humain aime se rattacher apparaît vite comme un leurre dès lors que la personne est impotente, inconsciente... Quand bien même l'intéressé a explicité par écrit ce qu'il a choisi comme dernières volontés, la loi veille. Ainsi est-il interdit en France, dans une tradition très judéo-chrétienne de la société, de mettre fin aux souffrances d'un homme ou d'une femme et, y compris pour un médecin, d'abréger sa vie par des moyens qui ne seraient pas naturels. Une telle hypocrisie en matière législative a poussé, depuis des décennies, des médecins très convenables à agir en leur âme et conscience et à aider les mourants à passer de vie à trépas. Sont-ils condamnables ? Très certainement au regard de la loi ; absolument pas vis-à-vis des familles qui, pour beaucoup, sont reconnaissantes à ces médecins qui abrègent moins la vie que des souffrances insupportables dont les malades ne sauraient, de toute façon, se relever.

Le calvaire de Vincent Lambert, maintenu artificiellement en vie malgré un état végétatif irrémédiable par la volonté de ses parents guidés par des raisons religieuses, quand sa femme et une autre partie de la famille souhaitaient le laisser partir en paix, avait momentanément rouvert le débat sur la fin de vie en France. La question est aujourd'hui relancée avec la mise en cause du Dr Méheut-Ferron, soutenu par plus d'un millier de confrères reconnaissant, pour beaucoup, avoir fait comme lui et administré des sédatifs dont ils connaissaient les conséquences. Il est temps que la société française affronte la réalité en face et débatte ouvertement de la question de l'euthanasie ou du suicide assisté, voire qu'elle décide par référendum. Ce dossier est affaire de conscience individuelle. Mais tant que le flou entourera la question comme c'est aujourd'hui le cas, les médecins comme les familles resteront dans une situation intenable en cachant une vérité que chacun est librement en droit d'entendre.

 

 
 

SOCIÉTÉ  La ministre de la Santé évoque un nouveau plan pour les soins palliatifs Fin de vie : deux médicaments relancent le débat

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:55:53

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SOCIÉTÉ  La ministre de la Santé évoque un nouveau plan pour les soins palliatifs
Fin de vie : deux médicaments relancent le débat
Deux produits - l'un autorisé (Midazolam), l'autre interdit (Nembutal) -, mettent à nouveau en lumière le débat sur la fin de vie. Après l'hôpital, une nouvelle question se pose : comment accompagner les patients qui veulent mourir à leur domicile ?
 

 
Plusieurs affaires relancent le débat sur la fin de vie.
Deux médicaments. Deux usages radicalement différents. Un point commun : remettre le débat sur la fin de vie sous le feu des projecteurs.

Fin novembre, le Dr Jean Méheut-Ferron, médecin généraliste de 65 ans en Seine-Maritime est suspendu de son activité. Le procureur de la République lui reproche d'avoir eu recours au Midazolam, un sédatif utilisé en soins palliatifs.

L'affaire déclenche l'indignation chez les médecins généralistes libéraux. Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, lance une pétition de soutien. Et il demande à la ministre de faire évoluer l'usage en ville de ce médicament, régulièrement utilisé à l'hôpital pour accompagner les patients en fin de vie, dans le respect de la loi Claeys-Leonetti de 2016.
Malaise des généralistes

« Il est reproché au Dr Méheut de s'être procuré du Midazolam par son épouse qui travaille à l'hôpital et de ne pas avoir formalisé de décision collégiale pour mettre en forme le protocole de fin de vie. C'est une vision technocratique. Quand vous décidez d'une fin de vie, vous le faites avec le patient, avec sa famille, avec l'infirmière libérale, vous ne le faites pas seul ! La décision de collégialité est là, même si elle n'est pas formalisée », plaide le Dr Hamon.

L'affaire fait résonner les difficultés auxquelles sont confrontés les médecins de ville au quotidien. « Les médecins qui ont signé la pétition disent qu'ils sont «tous des Dr Méheut». En 45 ans d'exercice, j'ai été confronté plusieurs fois à des fins de vie. Je n'ai pas été forcément dans les clous », plaide Jean-Paul Hamon.

Le malaise des médecins (ils sont plus de 1 000 à avoir signé la pétition) a fait réagir la ministre de la Santé. Agnès Buzyn a annoncé que des « travaux » allaient être menés « de façon urgente pour « encadrer, sécuriser et garantir » l'accès en dehors de l'hôpital aux médicaments utilisés pour les soins de fin de vie. Des travaux qui viendront en écho à la finalisation de la recommandation de la Haute autorité de Santé sur la prise en charge médicamenteuse en situation palliative. Ces « bonnes pratiques » seront publiées dans les prochaines semaines. Agnès Buzyn veut aussi un « nouveau plan de développement des soins palliatifs, jnotamment en ambulatoire ». Pourtant, le plan précédent lancé en 2015 s'est achevé en 2018 et n'a pour le moment pas de successeur.
Un produit pour mourir

Cette annonce ne satisfait pas en revanche les pro-euthanasie, qu'un autre médicament a mis sous le feu des projecteurs. Mi-octobre, une vaste perquisition dans toute la France a révélé un vaste trafic de Nembutal, un médicament interdit dans le pays mais utilisé dans ceux autorisant l'aide au suicide.

Les personnes qui ont commandé ces flacons dans l'illégalité veulent pouvoir partir quand ils le choisiront, de chez eux. Ils s'affranchissent de la loi pour commander des produits interdits. Et militent pour une légalisation de l'euthanasie. Claude Hury, présidente de l'Association Ultime liberté, n'a pas commandé ce médicament mais elle a échangé avec nombre de ses adhérents qui l'ont fait, la plupart ayant dépassé largement les 80 ans. « Ils ne sont pas malades, mais progressivement déclinent, et veulent pouvoir arrêter quand la qualité de vie ne sera plus à leurs yeux acceptable. Et surtout, surtout, ils ne veulent pas aller en Ehpad. », explique-t-elle. « La majorité de ceux qui ont commandé ne sont pas suicidaires. C'est un choix réfléchi. La famille est mise au courant. Ils se préparent à la fin, c'est tout », précise-t-elle.

Autant d'affaires qui recréent le débat. Et impliquent de réfléchir sur l'efficacité de la législation actuelle. Bruno Studer, député LaREM du Bas-Rhin, a demandé à la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale une évaluation de la loi.
E. B.

 

 
 

 

Fin de vie : deux médicaments relancent le débat

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:32:35

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Fin de vie : deux médicaments relancent le débat
 

 
Plusieurs affaires relancent le débat sur la fin de vie. Photo archives Julio PELAEZ
Deux médicaments. Deux usages radicalement différents. Un point commun : remettre le débat sur la fin de vie sous le feu des projecteurs.

Fin novembre, le Dr Jean Méheut-Ferron, médecin généraliste de 65 ans en Seine-Maritime est suspendu de son activité. Le procureur de la République lui reproche d'avoir eu recours au Midazolam, un sédatif utilisé en soins palliatifs.

L'affaire déclenche l'indignation chez les médecins généralistes libéraux. Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, lance une pétition de soutien. Et il demande à la ministre de faire évoluer l'usage en ville de ce médicament, régulièrement utilisé à l'hôpital pour accompagner les patients en fin de vie, dans le respect de la loi Claeys-Leonetti de 2016.
Malaise des généralistes

« Il est reproché au Dr Méheut de s'être procuré du Midazolam par son épouse qui travaille à l'hôpital et de ne pas avoir formalisé de décision collégiale pour mettre en forme le protocole de fin de vie. C'est une vision technocratique. Quand vous décidez d'une fin de vie, vous le faites avec le patient, avec sa famille, avec l'infirmière libérale, vous ne le faites pas seul ! La décision de collégialité est là, même si elle n'est pas formalisée », plaide le Dr Hamon.

L'affaire fait résonner les difficultés auxquelles sont confrontés les médecins de ville au quotidien. « Les médecins qui ont signé la pétition disent qu'ils sont «tous des Dr Méheut». En 45 ans d'exercice, j'ai été confronté plusieurs fois à des fins de vie. Je n'ai pas été forcément dans les clous », plaide Jean-Paul Hamon.

Le malaise des médecins (ils sont plus de 1 000 à avoir signé la pétition) a fait réagir la ministre de la Santé. Agnès Buzyn a annoncé que des « travaux » allaient être menés « de façon urgente pour « encadrer, sécuriser et garantir » l'accès en dehors de l'hôpital aux médicaments utilisés pour les soins de fin de vie. Des travaux qui viendront en écho à la finalisation de la recommandation de la Haute autorité de Santé sur la prise en charge médicamenteuse en situation palliative. Ces « bonnes pratiques » seront publiées dans les prochaines semaines. Agnès Buzyn veut aussi un « nouveau plan de développement des soins palliatifs, jnotamment en ambulatoire ». Pourtant, le plan précédent lancé en 2015 s'est achevé en 2018 et n'a pour le moment pas de successeur.
Un produit pour mourir

Cette annonce ne satisfait pas en revanche les pro-euthanasie, qu'un autre médicament a mis sous le feu des projecteurs. Mi-octobre, une vaste perquisition dans toute la France a révélé un vaste trafic de Nembutal, un médicament interdit dans le pays mais utilisé dans ceux autorisant l'aide au suicide.

Les personnes qui ont commandé ces flacons dans l'illégalité veulent pouvoir partir quand ils le choisiront, de chez eux. Ils s'affranchissent de la loi pour commander des produits interdits. Et militent pour une légalisation de l'euthanasie. Claude Hury, présidente de l'Association Ultime liberté, n'a pas commandé ce médicament mais elle a échangé avec nombre de ses adhérents qui l'ont fait, la plupart ayant dépassé largement les 80 ans. « Ils ne sont pas malades, mais progressivement déclinent, et veulent pouvoir arrêter quand la qualité de vie ne sera plus à leurs yeux acceptable. Et surtout, surtout, ils ne veulent pas aller en Ehpad. », explique-t-elle. « La majorité de ceux qui ont commandé ne sont pas suicidaires. C'est un choix réfléchi. La famille est mise au courant. Ils se préparent à la fin, c'est tout », précise-t-elle.

Autant d'affaires qui recréent le débat. Et impliquent de réfléchir sur l'efficacité de la législation actuelle. Bruno Studer, député LaREM du Bas-Rhin, a demandé à la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale une évaluation de la loi.
E. B.

 

 
 

Orschwihr  Voeux du maire Émotion, remerciements et distinctions

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:47:34

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Orschwihr  Voeux du maire
Émotion, remerciements et distinctions
Remerciements et distinctions ont marqué la dernière séance de voeux d'Alain Grappe, qui ne se représente pas pour un nouveau mandat à Orschwihr.
 

 
Les lauréats du concours des maisons fleuries 2019 ont été mis à l'honneur lors de cette cérémonie des voeux.
« Ce n'est pas sans une certaine émotion que je prends la parole devant vous à l'occasion de ma dernière cérémonie de voeux en tant que maire, bien sûr... » La voix un peu serrée, c'est sur ces mots qu'Alain Grappe, entouré des membres du conseil municipal, a salué les forces vives de la commune et l'ensemble des invités.

Après avoir brièvement évoqué les réalisations de l'année, dont certaines sont encore en cours, il a fait état des chiffres de l'état civil : Orschwihr compte à ce jour 1 061 habitants ; l'année a été marquée par dix naissances à parité pour sept décès.

Vient alors le temps des remerciements qu'Alain Grappe adresse à toutes celles et ceux qui l'ont accompagné pendant ces trois mandats au service des habitants de la commune et qui lui permettent d'avoir le sentiment du devoir accompli. Il s'est réjoui des nombreux travaux d'amélioration du village et surtout de la construction du groupe scolaire avec Bergholtz-Zell, qui lui tient tout particulièrement à coeur. Il est fier également d'avoir pu apporter sa contribution à la création du pôle culturel et touristique du château de la Neuenbourg et de son travail au conseil départemental pour l'amélioration du réseau routier.

C'est au titre de l'ensemble de son action au cours des différents mandats, et ce depuis trente-et-une années, qu'il a été mis à l'honneur. Pour ses compétences et sa disponibilité, Brigitte Klinkert, présidente du Département, lui a remis la médaille d'honneur régionale, départementale et communale. Jacques Cattin, pour sa part, lui a remis la plaquette or estampillée de l'Assemblée nationale, gravée à son nom, pour services rendus à la collectivité.

Alain Grappe, à son tour, a remis la médaille d'honneur régionale, départementale et communale à son adjointe, Marie-Josée Staender. Élue conseillère municipale en 1995, puis adjointe en 2014, elle est l'âme du fleurissement de la commune et de la journée citoyenne, tout en assurant le suivi des affaires sociales.

Après les remerciements adressés à Alain Grappe et son épouse, au nom de l'équipe municipale, par Jean-Claude Gaering, ce sont les acteurs du fleurissement qui ont été mis à l'honneur.
Le palmarès du concours des maisons fleuries

? Maisons-balcons-terasses : 1er prix Jean-Jacques Geiss ; 2e prix Benoît Rominger ; 3e prix Maurice Triponel.

? Maisons avec jardin : 1er prix Patrice Wentzel ; 2e prix Rita Romann ; 3e prix Robert Romann.

? Façades : 1er prix Denis Dresch ; 2e prix Philippe Schott ; 3e prix Jean-Louis Ziegler.

? Viticulteurs : 1er prix SCEA Haegelin Bernard ; 2e prix cave François Braun et Fils ; 3e prix cave Jean-Bernard Ziegler.
Claude BRAUNSCHWEIG

 

 
 

 

Orschwihr Émotion, remerciements et distinctions

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:57:09

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Orschwihr  Émotion, remerciements et distinctions
 

 
Les lauréats du concours des maisons fleuries 2019 ont été mis à l'honneur lors de cette cérémonie des voeux. Photos L'Alsace /Claude BRAUNSCHWEIG
« Ce n'est pas sans une certaine émotion que je prends la parole devant vous à l'occasion de ma dernière cérémonie de voeux en tant que maire, bien sûr... » La voix un peu serrée, c'est sur ces mots qu'Alain Grappe, entouré des membres du conseil municipal, a salué les forces vives de la commune et l'ensemble des invités.

Après avoir brièvement évoqué les réalisations de l'année, dont certaines sont encore en cours, il a fait état des chiffres de l'état civil : Orschwihr compte à ce jour 1 061 habitants ; l'année a été marquée par dix naissances à parité pour sept décès.

Vient alors le temps des remerciements qu'Alain Grappe adresse à toutes celles et ceux qui l'ont accompagné pendant ces trois mandats au service des habitants de la commune et qui lui permettent d'avoir le sentiment du devoir accompli. Il s'est réjoui des nombreux travaux d'amélioration du village et surtout de la construction du groupe scolaire avec Bergholtz-Zell, qui lui tient tout particulièrement à coeur. Il est fier également d'avoir pu apporter sa contribution à la création du pôle culturel et touristique du château de la Neuenbourg et de son travail au conseil départemental pour l'amélioration du réseau routier.

C'est au titre de l'ensemble de son action au cours des différents mandats, et ce depuis trente-et-une années, qu'il a été mis à l'honneur. Pour ses compétences et sa disponibilité, Brigitte Klinkert, présidente du Département, lui a remis la médaille d'honneur régionale, départementale et communale. Jacques Cattin, pour sa part, lui a remis la plaquette or estampillée de l'Assemblée nationale, gravée à son nom, pour services rendus à la collectivité.

Alain Grappe, à son tour, a remis la médaille d'honneur régionale, départementale et communale à son adjointe, Marie-Josée Staender. Élue conseillère municipale en 1995, puis adjointe en 2014, elle est l'âme du fleurissement de la commune et de la journée citoyenne, tout en assurant le suivi des affaires sociales.

Après les remerciements adressés à Alain Grappe et son épouse, au nom de l'équipe municipale, par Jean-Claude Gaering, ce sont les acteurs du fleurissement qui ont été mis à l'honneur.
Le palmarès du concours des maisons fleuries

? Maisons-balcons-terasses : 1er prix Jean-Jacques Geiss ; 2e prix Benoît Rominger ; 3e prix Maurice Triponel.

? Maisons avec jardin : 1er prix Patrice Wentzel ; 2e prix Rita Romann ; 3e prix Robert Romann.

? Façades : 1er prix Denis Dresch ; 2e prix Philippe Schott ; 3e prix Jean-Louis Ziegler.

? Viticulteurs : 1er prix SCEA Haegelin Bernard ; 2e prix cave François Braun et Fils ; 3e prix cave Jean-Bernard Ziegler.
Claude BRAUNSCHWEIG

 

 
 

Porte du Ried  Voeux 2020 Dernière cérémonie pour les deux Bernard

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:47:10

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Porte du Ried  Voeux 2020
Dernière cérémonie pour les deux Bernard
La cérémonie des voeux de la Porte du Ried, samedi à l'espace Ried Brun à Muntzenheim, a revêtu un caractère particulier puisqu'elle était la dernière pour Bernard Gerber et Bernard Dirninger, amis de toujours, présentant à eux deux sept mandats, soit 62 ans, et qui ne se présentent plus aux suffrages en mars.
 

 
Les jeunes sportifs ont été mis à l'honneur par Bernard Gerber.
Bernard Dirninger, maire délégué de la comme nouvelle, a ouvert la cérémonie en adressant ses voeux à la nombreuse assemblée, assortie de personnalités.

« Diriger une commune par les temps qui courent nécessite énormément d'énergie, d'investissement et de dévouement. Nos concitoyens sont de plus en plus individualistes, exigeants et critiques, alors que dans le même temps, les communes sont confrontées à de nombreuses et réelles difficultés. »
Commune nouvelle : défi relevé

Un grand défi mené sur le territoire a été de mener à bout la construction de la commune nouvelle Porte du Ried, unissant Holtzwihr et Riedwihr. Un seul corps des sapeurs-pompiers a rapidement vu le jour puis a suivi la naissance du groupe scolaire implanté sur trois sites : l'école maternelle à Holtzwihr et les écoles élémentaires réparties sur Holtzwihr et Riedwihr. Ces deux exemples de développement de services à la population témoignent de la capacité des élus municipaux à prendre en main le devenir de leur collectivité.

Un bilan a été ensuite dressé en matière de voirie, en bâtiments et cadre de vie. Une vidéo rétrospective de tous les faits marquants de 2019 de la commune nouvelle a été projetée.

Le programme d'investissement en 2020 prévoit la fin des travaux de remplacement de la conduite d'eau et la fin des travaux sur le réseau d'eau pluviale rue principale, la fin des travaux d'aménagement du lotissement « Oberfeld » ainsi que les travaux de réhabilitation de la mairie de Riedwihr.
62 ans de mandats pourles deux maires

Anne Schoor, 1re adjointe, a ensuite mis à l'honneur Bernard Gerber et Bernard Dirninger, qui ont décidé de se retirer de la scène communale après 25 ans de maire pour Bernard Gerber et 37 ans de service pour Bernard Dirninger (18 en tant qu'adjoint et 19 en tant que maire). Une vidéo a retracé leurs parcours et leurs réalisations. Mme Schorr souligna que les deux maires ont travaillé au bien vivre de leur commune et toujours en serviteurs dévoués de leurs habitants. Soutenus par les équipes municipales successives, les adjoints et les conseillers municipaux ainsi que les employés communaux, ils ont toujours eu à coeur de soutenir les associations avec la mise à disposition de l'ensemble des locaux, matériels et employés communaux ainsi que leurs belles initiatives telles que les fêtes de la choucroute, la fête du Ried, la fête de la musique pour ne citer que les plus importantes.

Bernard Gerber a rappelé que lorsqu'il a pris le flambeau de maire en 1995, lors de son premier mandat, le village avait été sinistré par la sombre affaire du corbeau, qui avait causé la démission du conseil municipal, et meurtri la commune. Il a fallu restaurer la confiance entre les habitants et se lancer dans une course effrénée de construction, au sens propre et figuré, du village. Il a remercié les équipes municipales et les maires de Riedwihr qui se sont succédé avant de souhaiter bon vent à Christian Durr qui se présentera aux élections municipales et de présenter ses voeux à toute l'assemblée.

Brigitte Klinkert, présidente du CD 68, Jean Rottner, président de la Région Grand Est, et Eric Straumann, député, ont tour à tour pris la parole, s'adressant avec reconnaissance et amitié aux deux maires, qui ont été très émus.
Jeunes à l'honneur

Bernard Gerber a aussi tenu à honorer Matthieu Bass pour ses performances en athlétisme (2e au Kid Athlé à Colmar et vainqueur du meeting transfrontalier de Breisach), Antoine Clef en cyclo-cross (champion du Grand Est), Nicole Butler en danse chorégraphique (3e au championnat de France), Juliette Birckel en gymnastique rythmique (1e au championnat départemental et 3e au championnat de France), Julie Meyer pour ses titres de Miss Ried 2019, 1e  dauphine de Miss Haut-Rhin et 2e dauphine de Miss Alsace 2019 ainsi que Maïté Vogel, la plus jeune conseillère municipale qui a mis en images la cérémonie des voeux.

L'assemblée a ensuite été invitée à un buffet dans la salle de l'ERB.

 

 
 

 

Porte du Ried La dernière pour deux maires

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:58:12

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Porte du Ried La dernière pour deux maires
 

 
 
Bernard Dirninger, maire délégué de la comme nouvelle Porte du Ried, a ouvert la cérémonie des voeux, samedi 11 janvier à l'Espace Ried brun, devant de nombreux invités : « Diriger une commune par les temps qui courent nécessite énormément d'énergie, d'investissement et de dévouement. Nos concitoyens sont de plus en plus individualistes, exigeants et critiques, alors que dans le même temps, les communes sont confrontées à de nombreuses et réelles difficultés. »
Commune nouvelle : défi relevé

Un grand défi a été de mener à bien la construction de la commune nouvelle Porte du Ried, réunissant Holtzwihr et Riedwihr. Un seul corps des sapeurs-pompiers a rapidement été créé, puis a suivi la naissance du groupe scolaire implanté sur trois sites : l'école maternelle à Holtzwihr et les écoles élémentaires réparties à Holtzwihr et Riedwihr. Ces deux exemples de développement de services à la population témoignent de la capacité des élus municipaux à prendre en main le devenir de leur collectivité.

Un bilan a été ensuite dressé en matière de voirie, bâtiments et cadre de vie ; une vidéo rétrospective des faits marquants de 2019 de la commune nouvelle a été projetée.
Soixante-deux ans de mandats

Le programme d'investissement en 2020 consiste en la fin des travaux de remplacement de la conduite d'eau et la fin des travaux sur le réseau d'eau pluviale rue Principale, la fin des travaux d'aménagement du lotissement Oberfeld, ainsi que les travaux de réhabilitation de la mairie de Riedwihr.

Anne Schoor, 1re adjointe, a ensuite distingué Bernard Gerber et Bernard Dirninger, qui ont décidé de se retirer de la scène communale après vingt-cinq ans de mandat de maire pour Bernard Gerber et trente-sept ans pour Bernard Dirninger, dont dix-huit en tant qu'adjoint et dix-neuf en tant que maire. Une vidéo a retracé leurs parcours et leurs réalisations. Mme Schorr a souligné que les deux maires ont travaillé au bien vivre de leur commune et toujours en serviteur dévoué de leurs habitants. Soutenus par les équipes municipales successives, les adjoints et les conseillers municipaux ainsi que les employés communaux, ils ont toujours eu à coeur de soutenir les associations, avec la mise à disposition de l'ensemble des locaux, matériels et employés communaux, ainsi que leurs belles initiatives (fêtes de la choucroute, la fête du Ried, la fête de la musique,...).

Bernard Gerber a rappelé que lorsqu'[il] a pris le flambeau de maire en 1995, lors de son premier mandat, le village avait été sinistré par la sombre affaire du corbeau, qui avait fait démissionner le conseil municipal, et meurtri la commune. « Il a fallu restaurer la confiance entre les habitants et se lancer dans une course effrénée de construction, au sens propre et figuré de notre village ». Il a remercié les équipes municipales et les maires de Riedwihr qui se sont succédé. Et a souhaité bon vent à Christian Durr, qui se présentera aux élections municipales.

Brigitte Klinkert, présidente du CD 68, Jean Rottner, président de la région Grand Est et Eric Straumann, député, ont tour à tour pris la parole s'adressant avec reconnaissance et amitié aux deux maires.
Jeunes à l'honneur

Bernard Gerber a aussi tenu à distinguer Matthieu Bass pour ses performances en athlétisme (2e au Kid Athlé à Colmar et vainqueur du meeting transfrontalier de Breisach), Antoine Clef en cyclo-cross (champion du Grand Est), Nicole Butler en danse chorégraphique (3e au championnat de France), Juliette Birckel en gymnastique rythmique (1e au championnat départemental et 3e au championnat de France), Julie Meyer, pour ses titres de Miss Ried 2019, 1e dauphine de Miss Haut-Rhin et 2e dauphine de Miss Alsace 2019, ainsi que Maïté Vogel, la plus jeune conseillère municipale qui a mis en images la cérémonie des voeux.

 

 
 

Ostheim  Voeux du maire Partition partagée

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:53:03

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Ostheim  Voeux du maire
Partition partagée
Mercredi dernier, 8 janvier, Bernard Kempf, maire d'Ostheim a présidé la soirée des voeux en présence de nombreuses personnalités. Il a tenu à saluer la présence des associations, celle de nouveaux habitants ainsi qu'une délégation européenne de l'Itinéraire Culturel Européen Heinrich Schikhardt.
 

 
Le maire Bernard Kempf, candidat à sa succession.
Compte tenu de la nécessaire retenue due à la période électorale et tout en réitérant sa candidature au poste de premier magistrat, Bernard Kempf s'est d'abord essayé à une analyse des événements nationaux pour insister ensuite sur le « tissu associatif, maillon fort et indispensable au sein de la commune et gage de cohésion sociale et de solidarité ».

Évoquant les difficultés budgétaires de la commune et les « péripéties » du PLU en voie d'approbation, le maire s'est réjoui du « développement économique de la commune grâce à la proximité de l'axe majeur Nord Sud, atout pour le développement d'Ostheim, notamment en termes d'emplois et d'habitat ». En effet la zone d'activités « fait quasiment le plein » et devrait atteindre « un juste équilibre financier » négocié avec la Communauté de communes. Autre « rayon de soleil », le « gigantesque chantier pour une bonne cause » avec l'avènement de la collectivité européenne d'Alsace.

Soucieux d'équilibrer son temps de parole, le maire a laissé le soin à ses deux adjointes, Catherine Demangeat et Véronique Hechinger d'évoquer les domaines respectifs dont elles sont chargées. L'environnement et le développement durable, la préservation des ressources ont été largement abordés. Grâce à l'acquisition du verger, plusieurs actions ont été engagées pour la sensibilisation et l'éducation à l'environnement des plus jeunes.

Les activités des associations, avec le rappel des festivités du 40e anniversaire de l'ACLO ainsi que la réussite renouvelée de la journée citoyenne, avec les multiples chantiers menés à bien, ont montré l'implication solidaire des Ostheimois.

En guise de conclusion, le maire, a convié l'assistance « au buffet bien garni » avant de rappeler la toute prochaine commémoration du 75e anniversaire de la libération du village, le samedi 25 janvier à 17 h 30, qui se terminera par un grand concert donné par l'orchestre symphonique de Mulhouse le Collegium Musicum à l'église protestante à 20 h 15.

 

 
 

 

Mulhouse Des voeux et une soirée très Carré

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:03:59

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Mulhouse  Des voeux et une soirée très Carré
 

 
Cette soirée a débuté par le coup de théâtre d'un duo d'acteurs qui, en bons scientifiques, ont détaillé devant les invités la genèse de la création du Carré des associations. Photo L'Alsace /J.-M.V.
Le hasard du calendrier faisant bien les choses, on a fait coup double, jeudi soir, avec la célébration du cinquième anniversaire de la naissance du Carré des associations et la cérémonie des voeux aux associations mulhousiennes. Heureusement que l'ensemble des présidents, dirigeants, animateurs et membres bénévoles qui oeuvrent au quotidien dans les quelque 900 associations mulhousiennes n'avaient pas toutes et tous répondu à l'invitation, car il aurait manqué de la place pour les accueillir.

Cette soirée très courue a commencé par un coup de théâtre proposé avec humour par le duo d'acteurs du Théâtre d'Ochisor, Renato et Marie-Christine. Ces derniers, en tenue d'explorateurs scientifiques, ont présenté devant un public - parfois très bavard et indiscipliné - la genèse de la création d'une maison des associations qui est, comme le soulignait dans son bref discours Michèle Lutz, maire de Mulhouse, « un bel exemple de la richesse du tissu associatif ».

Un lieu, renchérissait plus tard l'adjointe au maire Cécile Sornin, « véritable marque de fabrique et d'interactions qui a su devenir un carrefour incontournable en multipliant les espaces et les offres de services ».
Tisseurs de lienset de rêves

Car le Carré, c'est toute une histoire et le phare d'un maillage tissé par plus de 900 associations qui placent Mulhouse dans le peloton de tête des villes en comptant le plus. Ces associations trouvent, depuis 2014 au Carré, « un lieu de convivialité ouvert aux rencontres et aux échanges, qui rassemble et ressemble aux associations, une plate-forme de ressources et de services pour promouvoir et développer les activités associatives et un accompagnement de ces dernières dans les projets qui participent à la construction et à l'animation de Mulhouse ».

Comme le concluait Michèle Lutz, « cet équipement marque le soutien et l'engagement de la Ville auprès des associations, forces vives du territoire, créant liens et cohésion sociale ».

Après ce bel hommage à ces « tisseurs de liens et de rêves qui font vivre ce lieu magique », l'heure était venue de partager la galette des Rois. On remarquait que, dans cet espace citoyen, les heureux possesseurs de la fève évitaient de porter trop ostensiblement la couronne sur leur tête.
Jean-Marie VALDER

 

 
 

Bischwihr  Cérémonie des voeux Le maire brigue un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:47:58

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Bischwihr  Cérémonie des voeux
Le maire brigue un nouveau mandat
Le maire Marie-Josèphe Helmlinger a présenté les voeux à ses concitoyens dimanche matin, dans une salle des fêtes bien remplie.
 

 
Le maire Marie-Josèphe Helmlinger conduira une liste aux municipales.
Après avoir salué les personnes présentent ainsi que les divers élus voisins, parmi lesquelles Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et présidente du SDIS, le député Éric Straumann, Bernard Gerber, conseiller régional et maire des Portes du Ried.

Il se dit heureux d'accueillir autant de monde pour cette traditionnelle cérémonie, qui est un temps important pour la vie de la commune et remercia les membres du conseil municipal et les employés communaux pour leur implication durant l'année pour le bien-être des citoyens. Il présenta Nadine Zimmerlin, qui est venue renforcer l'équipe communale.

Plusieurs projets viennent d'être achevés et d'autres sont en cours de réalisation. Ces travaux ont pu être réalisés grâce à l'aide de divers partenaires.

Un diaporama a ensuite été projeté pour évoquer toutes les réalisations et les actions menées durant le dernier mandat. Grâce à une gestion saine, consistant à rechercher constamment des sources d'économies et à anticiper les investissements, l'endettement a pu être réduit.

La population actuelle du village, est de 1 137 habitants et ce chiffre ne cesse d'augmenter.
« Un village où il fait bon vivre »

Pour leur implication pour la quête en faveur de la recherche contre la maladie du cancer, les quêteurs bénévoles ont été remerciés par le maire, car cette action a rapporté plus de 4 000 euros. Le maire remercia toutes les associations qui, par leur dynamisme, font que Bischwihr est un village où il fait bon vivre.

Brigitte Klinkert apporta son soutien aux maires car leur implication de tous les jours doit être sans faille. Elle revint sur la création de la Collectivité Européenne d'Alsace. Après un long travail des divers élus, cette collectivité a vu le jour et elle énuméra les compétences qui lui incomberont dans le futur.

Éric Straumann et Bernard Gerber prirent aussi la parole et encouragent les maires à persévérer pour le bien de leurs concitoyens.

Sabine Kientz et Pierre Zwingelstein, adjoints, ont tous deux remercié le maire et Astrid son épouse pour leur implication sans faille qui rejaillit sur l'ensemble des personnes qui travaillent avec eux.

Pour finir, le maire confirma son intention de conduire une liste aux prochaines élections municipales avec la majeure partie de l'équipe actuelle et invita tout le monde au verre de l'amitié.

 

 
 

 

Le Bonhomme  Réception Des voeux et des mercis

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:50:30

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Le Bonhomme  Réception
Des voeux et des mercis
C'est devant une cinquantaine de Bonhommiens que Jean-François Bottinelli, maire de la commune, a prononcé son discours vendredi soir, à la salle des fêtes du village.
 

 
Le maire Jean-François Bottinelli ici avec la conseillère départementale Émilie Helderlé.
Après une brève entrée en matière, le maire a remercié les personnalités présentes. Les adjoints et le conseil municipal dans son ensemble ont été remerciés pour le travail accompli tout au long de l'année, ainsi que l'ensemble des forces vives avec lesquelles la mairie travaille en toute sérénité.

M. Bottinelli a également remercié les associations ainsi que tous ceux qui s'investissent dans la vie communale.

Les élections municipales ayant lieu en mars prochain, le maire n'a pas souhaité faire de bilan sur le mandat écoulé, mais a tout de même rappelé les nombreux moments festifs et de lien social qui se sont déroulés cette année, avec notamment le petit marché estival du lundi soir, qui a été une franche réussite.

Sans s'étendre sur les projets 2020, en raison des futures élections, le maire a abordé les dossiers principaux concernant l'avenir de la commune. Le dossier du P.L.U.I. (Plan Local d'Urbanisme Intercommunal), devra être réglé avant l'an prochain sous peine de passer en RNU (règlement national d'urbanisme). La gestion des forêts, de plus en plus touchées par la prolifération des scolytes dans le Grand Est, devra être soigneusement suivie, même si la commune du Bonhomme a été relativement épargnée jusqu'ici.

L'école conserve un enseignant et ses élèves de la maternelle au CE1, jusqu'en 2022 au moins. En ce qui concerne la RD415, la déviation de Châtenois est prévue pour 2023, et enfin, le déploiement de la fibre optique est prévu pour le second semestre 2020, au moins pour les habitations en zone urbaine.

Jean-François Bottinelli acheva son discours en confirmant qu'il souhaitait se présenter pour un nouveau mandat aux élections du mois de mars prochain, avant de transmettre au public ses meilleurs voeux pour l'année qui commence.

Emilie Helderlé a, elle, notamment abordé la mise en place de la Collectivité européenne d'Alsace en 2021, avant d'adresser ses meilleurs voeux à l'assemblée présente.

Un verre de l'amitié tout à fait convivial a été proposé à l'issue de cette cérémonie.

 

 
 

 

Kappelen  Cérémonie des voeux La "der" de Gérard Burget

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:50:52

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Kappelen  Cérémonie des voeux
La "der" de Gérard Burget
Pleine à craquer, la grande salle Bi's Jobbis ! Samedi soir, c'était comme si le village entier avait envie de rendre hommage à son maire, Gérard Burget, à l'occasion de son ultime cérémonie de voeux.
 

 
Sous les yeux de Reine, son épouse, Gérard Burget reçoit la médaille d'Honneur régionale grade
Ce n'est pas une page que Gérard Burget tourne. C'est tout un livre de vie que, au terme de six mandats successifs, il posera bientôt sur l'étagère aux souvenirs. Et c'est bien pour feuilleter ces pages-là, que la population s'est déplacée en masse, samedi soir. Année électorale oblige, le protocole n'avait, de fait, prévu ni bilan, ni projet.
« Vous êtes un père ! »

Christophe Klein, 1er adjoint et maître de cérémonie, annonce d'emblée « une soirée spéciale ». Il précise : « Elle sera dédiée à une personne spéciale ». Élu durant trente-sept années, « ce n'est pas rien ! » Il a assuré un premier mandat en tant qu'adjoint puis cinq autres comme maire.

Dans leurs interventions, les élus, présents en nombre, vont évoquer un Gérard Burget « rigoureux » (Jean-Marie Belliard, Sierentz), « persévérant » (Jean-Marc Deichtmann, Huningue), « visionnaire » (Bernadette Groff, conseillère départementale), « enthousiaste » (Bruno Fuchs, député) ou encore « intraitable sur les dossiers » (René Danesi, sénateur ».

L'agent communal Renaud Galtié, gratifié pour dix années de service, aura ce joli mot au micro : « Pour moi, vous êtes un père ! ». Après un silence : « Un père sévère, mais un bon père... » Le propos va droit au coeur de Gérard Burget. L'humain, ainsi, tissera tout au long le filigrane de la cérémonie.
Au fil des photos

Et surtout avec les images très éloquentes du diaporama élaboré par Christophe Klein. À base de photos « glanées à droite à gauche », le montage retrace « quatre décennies de la vie du village ». Édifiantes ces grues, pelleteuses et autres camions qui y apparaissent si souvent. Remarquable ce petit village rural qui se métamorphose au fil du temps. Ici, par les travaux publics : assainissement, trottoirs, enrobé pour toutes les rues. Là, les constructions : nouvelle salle communale, « Bi's Jobbis », nouvelle aire de jeux. Et sans compter les rénovations : mairie, chapelle Saint-Wolfgang. Le bouillonnement de la vie associative, riche, vivant. Ni surtout la solution apportée à la pénurie d'eau...
Deux histoires d'eau

L'eau, grande oeuvre de Gérard Burget, qui y revient dans son discours. Il évoque d'abord « les forages réalisés dans la forêt de la Hardt, nous garantissant pour les 50 années à venir ». Et ensuite, « les deux digues sur la colline, nous prévenant des inondations ».

Quelques remerciements encore, à son épouse, Reine, en particulier ; des médailles aux donneurs de sang et lauréats des maisons fleuries ; l'éclairant cortège des élus locaux venus témoigner ; quelques larmes aussi... Bientôt, Gérard Burget refermera son livre, le regard songeur...
Paul MUNCH

 

 
 

 

Gilbert Vonau prêt pour une nouvelle mandature

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:10:00

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Gilbert Vonau prêt pour une nouvelle mandature
 

 
Gilbert Vonau souhaite se représenter lors des prochaines élections municipales. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
L'information n'est pas une surprise, Gilbert Vonau souhaite se succéder à lui-même et il l'a confirmé vendredi soir lors de la cérémonie des voeux à Biltzheim. Celle-ci s'est déroulée en présence d'une nombreuse assistance à l'Espace Horizons.

Pour cette dernière cérémonie de la mandature, et pour s'adapter à la législation en vigueur, le maire a confié qu'il ne présentera pas de projet, mais abordera uniquement les travaux engagés ou en cours en ce début 2020.

Gilbert Vonau a commencé son allocution par un tour d'horizon des évènements de fin d'année, avec une pensée particulière pour les 13 soldats accidentés au Mali en novembre dernier. Une rétrospective des principaux événements qui ont marqué l'année 2019, mois après mois, et commentée par le maire, a suivi. Chantiers réalisés, commémorations, aménagement du cimetière, du monument aux morts et autres : « Merci aux bénévoles qui se sont mobilisés et qui ne comptent pas leur temps au service de la collectivité. »
Travaux engagés

Remerciements également à son équipe d'élus, de collaborateurs et au personnel communal. Il a profité de l'instant pour présenter Christelle Pfleger, la nouvelle secrétaire de mairie, entrée en fonction le 2 janvier, et qui remplace Évelyne Joannes, qui prend sa retraite.

Il a fait part de son sentiment de satisfaction de voir que les actions conduites ensemble depuis plusieurs années ont profondément transformé le village. Et de citer « une commune qui compte 511 âmes, un urbanisme qui se développe avec le récent permis d'aménager un lotissement, un projet porté par le lotisseur SOVIA, dont les travaux devraient débuter dès ce printemps ».

Autre projet engagé, celui de l'aménagement du sentier piétonnier qui va relier le centre de la commune, qui passera par le domaine des 3 Lys et rejoindra la commune d'Oberhergheim.

C'est ensuite un point sur les réalisations de l'intercommunalité dont il a été question. Françoise Boog, pour la région Grand Est, et Michel Habig, pour le Département et la Communauté de communes Centre Haut-Rhin, sont intervenus, chacun présentant les bilans et projets de leur instance.
Christian WERTHE

Zimmersheim Voeux du maire Cette polyvalence indispensable dans une petite commune

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:51:35

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Zimmersheim Voeux du maire
Cette polyvalence indispensable dans une petite commune
Près de 200 personnes ont assisté, le samedi 11 janvier, aux voeux de Zimmersheim prononcés, depuis six ans, par Philippe Sturchler, le maire de la commune.
 

 
L'aménagement du centre-bourg est la réalisation majeure de l'année passée. Au fond, on devine l'église où de nombreux travaux ont été réalisés et ce n'est pas fini.
C'est sans chichi (ni démonstration, ni concert d'envergure, ni vidéo...) mais avec une demi-heure de retard sur l'horaire prévu que Philippe Sturchler, le maire de Zimmersheim, est monté sur la tribune de la salle polyvalente pour s'exprimer, samedi matin.
Réalisations passées

Ses propos sont restés à un niveau communal car « chacun doit rester à sa place et chacun doit faire son travail », a-t-il estimé. Philippe Sturchler a néanmoins salué la collaboration entretenue avec les autres instances que sont m2A (Mulhouse Alsace agglomération) et le conseil départemental « pour l'indispensable aide qu'ils nous apportent ».

Les principales réalisations de l'année passée (l'aménagement du centre bourg, la réfection de quelques rues, le traitement antifongique sur la charpente de l'église, des travaux d'accessibilité et de maintenance ainsi que le passage à l'éclairage led dans l'ensemble de la commune) ont été rapidement rappelées.

Le maire a ensuite remercié l'équipe municipale pour son investissement en précisant que « dans une petite commune, il faut savoir faire beaucoup de choses ». Les qualités de ses onze colistiers et des trois membres de l'opposition ont été passées en revue. De la reconnaissance a aussi été témoignée au personnel communal pour son engagement.

Puis, les associations locales ont été mises individuellement à l'honneur. « Lors d'une des dernières réunions inter-associations, sur proposition du président d'Agir pour le Pérou, il a été convenu d'organiser une manifestation impliquant toutes les associations », a ensuite dévoilé le maire.
Appel aux bénévoles

Le rendez-vous pourrait prendre la forme d'une exposition thématique suivie d'une marche gourmande. Un appel a été lancé aux personnes qui souhaiteraient s'investir bénévolement dans l'une des associations du village. « Elles en ont toutes besoin », a précisé l'élu.

La candidature de Philippe Sturchler aux prochaines municipales n'était jusqu'à présent pas officialisée. Tous les doutes ont été levés lorsqu'il a subrepticement glissé : « Avec un grand nombre de mes colistiers, nous tenterons de poursuivre notre contribution à la vie municipale de notre village. »

Lors du verre de l'amitié, le pianiste jazzman Luc Marin a offert de belles notes en fond sonore.
Justine NALOUEI

 

 
 

 

Zimmersheim La polyvalence indispensable dans une petite commune

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:17:49

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Zimmersheim  La polyvalence indispensable dans une petite commune
 

 
Professeur de piano, jazzman, concertiste et compositeur, Luc Marin a accompagné en musique les voeux de Zimmersheim. Photo L'Alsace
C'est sans chichi (ni démonstration, ni concert d'envergure, ni vidéo...) mais avec une demi-heure de retard sur l'horaire prévu que Philippe Sturchler, le maire de Zimmersheim, est monté sur la tribune de la salle polyvalente pour s'exprimer, samedi matin. « Au bout de six années de mandat, vous avez déjà pu le constater, le discours des voeux n'est pas mon exercice favori », a-t-il confessé dès les salutations terminées. Et d'ajouter devant l'assistance composée des forces vives de la commune, des deux anciens maires et d'autres administrés, qu'il va « bien sûr [s']y plier de bonne grâce pour respecter la tradition ».

À Zimmersheim, « nous avons voulu conserver ce moment de convivialité car plus que jamais le lien social doit rester un élément fort pour nous permettre d'affronter les nécessaires évolutions de notre société », a justifié le maire.
Réalisations passées

Ses propos sont restés à un niveau communal car « chacun doit rester à sa place et chacun doit faire son travail », a-t-il estimé. Philippe Sturchler a néanmoins salué la collaboration entretenue avec les autres instances que sont M2A (Mulhouse Alsace agglomération) et le conseil départemental « pour l'indispensable aide qu'ils nous apportent ».

Les principales réalisations de l'année passée (l'aménagement du centre-bourg, la réfection de quelques rues, le traitement antifongique sur la charpente de l'église, des travaux d'accessibilité et de maintenance ainsi que le passage à l'éclairage led dans l'ensemble de la commune) ont été rapidement rappelées.

Le maire a ensuite remercié l'équipe municipale pour son investissement en précisant que « dans une petite commune, il faut savoir faire beaucoup de choses ». Les qualités de ses onze colistiers et des trois membres de l'opposition ont été passées en revue. De la reconnaissance a aussi été témoignée au personnel communal pour son engagement.

Puis, les associations locales ont été mises individuellement à l'honneur. « Lors d'une des dernières réunions inter-associations, sur proposition du président d'Agir pour le Pérou, il a été convenu d'organiser une manifestation impliquant toutes les associations », a ensuite dévoilé le maire.
Appel aux bénévoles

Le rendez-vous pourrait prendre la forme d'une exposition thématique suivie d'une marche gourmande. Un appel a été lancé aux personnes qui souhaiteraient s'investir bénévolement dans l'une des associations du village. « Elles en ont toutes besoin », a précisé l'élu.

La candidature de Philippe Sturchler aux prochaines municipales n'était jusqu'à présent pas officialisée. Tous les doutes ont été levés lorsqu'il a subrepticement glissé : « Avec un grand nombre de mes colistiers, nous tenterons de poursuivre notre contribution à la vie municipale de notre village. »

Lors du verre de l'amitié, le pianiste et jazzman Luc Marin a offert de belles notes en fond sonore.
Justine NALOUEI

 

 
 

Illhaueusern La dernière pour Bernard Herzog

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:15:40

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Illhaueusern La dernière pour Bernard Herzog
 

 
 
Entouré des élus locaux, anciens et nouveaux, des autorités civiles, militaires et religieuses, des représentants des associations, des employés communaux, des commerçants et artisans, des nouveaux habitants et de nombreux Illhousiens, le maire, Bernard Herzog a présenté des voeux positifs en restant lucide et pragmatique. Il a formulé des souhaits pour que s'installe entre les Français davantage de dialogue et de solidarité pour surmonter les difficultés actuelles et combattre la violence. Dans ce contexte, il s'est réjoui que l'État prenne enfin conscience de la pertinence des élus de terrain que sont les maires. Au plan local, il a évoqué les dossiers en cours, urbanisme, assainissement et AFUA.

Le 1er adjoint au maire, Denis Platz, est intervenu pour présenter au maire, les voeux de l'équipe municipale et dresser un bilan plus détaillé des objectifs réalisés en 2019, travaux de peinture, à l'école, dans la salle des fêtes, à la mairie, pose d'enrobé en voirie, achat de matériel informatique, d'un vidéo-projecteur, d'un élévateur pour la tondeuse, divers aménagements à l'église, au hangar communal et lors de la journée citoyenne...

Il a aussi évoqué l'activité des associations comme la création d'une aire de pétanque par les boules de l'Ill et le démontage de l'ancienne maison de pêcheurs par AHPI.
Le radar côté ouest va être déplacé

Reprenant la parole, pour présenter les perspectives 2020, le maire a cité, au niveau de l'intercommunalité, la finalisation du nouveau périscolaire à Ribeauvillé et le déploiement de la fibre optique programmé cette année sur notre territoire.

Niveau communal, même si le premier magistrat a décidé de passer la main, les projets ne manquent pas, comme l'étude du plan de zonage en urbanisme. Concernant la sécurité dans la traversée du village, les chicanes ont été retirées, laissant place à un dispositif plus léger, le radar côté ouest va être déplacé et la réflexion se poursuivra avec le concours du bureau d'étude de l'Adhaur.

Pour le reste, le maire a laissé le choix à la nouvelle équipe de poursuivre les efforts.

Enfin, Bernard Herzog, après trente-et-une années passées comme élu et dix-neuf comme maire, a remercié, avec beaucoup d'émotion, toutes les personnes qui l'ont accompagné durant son engagement, les citant une à une.

Avant de conclure, il a tenu à présenter les nouveaux habitants puis à mettre à l'honneur, en leur remettant un cadeau, Annette et Jean-Paul pour leur fidèle implication, depuis des années, dans la rédaction de l'Ill'infos.

Intervenant tour à tour, Umberto Stamile, président de la communauté de communes du Pays de Ribeauvillé a salué le travail exemplaire effectué par Bernard Herzog au niveau de l'intercommunalité et Pierre Bihl, conseiller départemental, a exposé les aides et les différents plans d'accompagnement accordés par le département.
Jean-Paul SIBILLE

 

 
 

Fislis Clément Libis vante la « bonne volonté »

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:49:38

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Fislis
Clément Libis vante la « bonne volonté »
Le maire de Fislis a tiré un bilan en demi-teinte de cette année 2019 lors de ses voeux la semaine dernière. Mais pas dans sa commune, où les villageois restent très investis.
 

 
Clément Libis souhaitant « joie, sérénité, courage et bonne humeur » à la population de Fislis pour 2020.
« Travailler ensemble », c'est ce que ne cesse pas de répéter Clément Libis, le maire de Fislis, qui l'a redit il y a quelques jours à ses administrés, en leur présentant ses voeux à la salle communale, où étaient présents quelques maires voisins et Nicolas Jander, conseiller départemental.

Devant quelque 80 personnes, il a longuement évoqué, pour justifier son propos, « l'année agitée dans le monde » que fut 2019 et la « prise de conscience de l'urgence », climatique. Les habitants de Fislis la remarquent eux-mêmes dans leur quotidien, quand ils découvrent des arbres malades dans la forêt communale. « Nous avons constaté, en 2019, cinq à six fois plus de résineux morts à cause des fortes chaleurs. Quelles seront les conséquences économiques pour la commune ? », s'interroge Clément Libis.
« À Fislis, ça bouge,ça danse, ça vit »

Pour que cette prise de conscience s'enracine, le maire, qui n'a pas annoncé publiquement s'il repartait pour un nouveau mandat, a réalisé, en images, une rétrospective assez « verte » de l'année écoulée à Fislis, à travers, notamment, un film réalisé au drone sur la Journée citoyenne du 18 mai dernier, une journée qui sera prévue, en 2020, le 16 mai. « La vie d'un village dépend de la bonne volonté », a-t-il répété. « À Fislis, ça bouge, ça danse, ça vit. »

Bonnes, mais aussi « assez mauvaises nouvelles », telles que la fermeture de la maternité d'Altkirch, ou les accidents sur la route de Linsdorf qui occupent toujours le corps des pompiers local, et touchent directement la commune. Mais Fislis se targue aussi d'avoir désormais une église totalement rénovée et si le maire n'a pas levé le voile sur les projets à venir pour des raisons électorales, il a juste glissé : « Je ne sais pas qui les prendra en charge ».

En aparté, il a cependant annoncé que rester aux affaires le tente bien volontiers...
K.F.

 

 
 

 

Le G5 Sahel resserre les boulons autour de Macron

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:30:51

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Le G5 Sahel resserre les boulons autour de Macron
 

 
Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel, lundi à Pau. Photo Regis DUVIGNAU / AFP
À Pau, lundi, Emmanuel Macron a obtenu des dirigeants du G5 Sahel ce qu'il attendait d'eux : dans leur déclaration commune, ils ont « exprimé le souhait de la poursuite de l'engagement militaire de la France au Sahel ». Une « relégitimation », comme l'avait exigé au préalable l'Élysée, pour la force française Barkhane.

La France intervient depuis 2013 au Sahel, face à une nébuleuse de groupes terroristes. Elle y a perdu 41 hommes, sans parvenir à stabiliser la situation. Et le mécontentement de la population monte, qui accuse la France d'ingérence et de visées néocolonialistes. Vendredi, un millier de personnes ont encore manifesté à Bamako (Mali) pour réclamer le départ des troupes françaises et étrangères.
« Coalition pour le Sahel »

Irrité, Emmanuel Macron avait donc en décembre convié abruptement les dirigeants du G5 Sahel à Pau. Et il avait averti qu'il mettrait toutes les options sur la table, y compris celle d'un retrait.

Finalement, ayant obtenu satisfaction, il a annoncé l'envoi de 220 soldats supplémentaires. La force Barkhane compte déjà 4 500 hommes.

Par ailleurs, les chefs d'État ont convenu de mettre en place pour coordonner leur action « un nouveau cadre politique, stratégique et opérationnel » baptisé « Coalition pour le Sahel ».

Ce dernier rassemblera le G5 Sahel, la force Barkhane et les pays partenaires. Ils ont en particulier décidé de « concentrer immédiatement leurs efforts militaires dans la zone des trois frontières » (Mali, Burkina, Niger), où se sont concentrées les attaques ces derniers mois, en ciblant en priorité le groupe Etat islamique dans le grand Sahara. Le futur groupement de forces spéciales européennes, baptisé Takuba s'intégrera dans ce commandement conjoint.
Washington veut se désengager

Enfin, alors que les États-Unis envisagent un désengagement de leurs troupes au Sahel, les pays du G5 Sahel ont « exprimé leur reconnaissance à l'égard de l'appui crucial apporté par les États-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité ». Mais le haut-commandement américain souhaite rediriger ses forces vers le Pacifique. L'armée américaine déploie par rotations en Afrique quelque 7 000 soldats des forces spéciales qui mènent des opérations conjointes avec les armées nationales contre les djihadistes, notamment en Somalie.

Un nouveau sommet associant les États du G5 Sahel et la France se tiendra en juin 2020 à Nouakchott en Mauritanie.

 

 
 

EDITORIAL : Réinventer Barkhane

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:57:27

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EDITORIAL : Réinventer Barkhane
 

 
de Pascal Coquis

Irrémédiablement, la France s'enlise au Sahel, dans cette région vaste comme l'Europe où 4 500 hommes ne suffiront jamais à contenir l'hydre djihadiste. Le constat est sans appel : depuis janvier 2013, non seulement le péril n'a pas été contenu, mais il n'a fait que s'étendre.

Après avoir longtemps fait l'autruche, l'exécutif français reconnaît enfin que cette guerre que l'on ne pouvait gagner est en train d'être perdue. Et que le rapport de force s'est inversé au profit des islamistes.

Le volet militaire de l'opération n'est pas en cause, sans Barkhane, la sous-région serait devenue un nouvel Afghanistan. Mais il est urgent de le repenser et de l'adapter à une menace protéiforme, en perpétuelle recomposition. Aujourd'hui, c'est le volet politique qui pêche.

Le maintien d'une force armée au Sahel sur ce fameux « temps long » devait se doubler d'un changement de mode de gouvernance des pays concernés, au Mali notamment. Asseoir l'autorité de l'État, reconquérir les territoires du Nord depuis longtemps oubliés, endiguer la corruption et le clanisme étaient les conditions nécessaires au succès de l'opération. Ça n'a jamais été le cas. Au contraire, l'État malien n'a fait que s'affaiblir et la situation n'est guère plus brillante au Burkina Faso et même au Tchad.

Paris ne peut plus continuer à supporter quasiment seul le poids et la responsabilité de cette opération vitale pour l'équilibre de l'Afrique de l'Ouest tout entière. Il lui faut, au moins matériellement, une aide accrue des pays européens, mais aussi africains qui le peuvent. Il faut surtout l'assurance que les États sahéliens deviennent enfin de véritables partenaires, sur lesquels compter. Ce n'est que lorsque les troupes françaises interviendront en appui des forces armées nationales, et pas l'inverse, qu'un désengagement pourra être entrevu. Pour l'instant, on en est très loin.

 

 
 

 

Kingersheim Mouvement social Le dernier QG des gilets jaunes démonté

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:23:26

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Kingersheim Mouvement social
Le dernier QG des gilets jaunes démonté
6 heures ce lundi matin, plusieurs fourgons de police prennent position autour du Kaligone à Kingersheim... 6h15, un engin de chantier se met en action et démonte le QG en bois des gilets jaunes. Trois heures plus tard, il ne reste plus rien du petit village d'irréductibles.
 

 
Destruction du dernier QG des gilets jaunes.
L'opération s'est déroulée sans heurts malgré la présence de quelques militants de la première heure. L'engin de chargement a démonté pan par pan le cabanon installé là depuis le mois de novembre 2018. Une benne a été posée au croisement de la route départementale 155 (rue de Richwiller) et de la route départementale 429 (rue de Guebwiller), pour recueillir les bois de construction, les palettes, les tôles ayant servi pour la toiture et les meubles qui avaient été installés dans ce QG. En moins de trois heures, il ne restait plus rien du petit campement des gilets jaunes. Un autre service de la ville de Kingersheim était déjà présent pour déposer de la terre et réaménager les abords du rond-point.
Le concours de la force publique accordé en date du 7 janvier...

Sur le trottoir d'en face, une quinzaine de gilets jaunes, dépités. « On savait que cela devait se faire depuis plusieurs semaines. La décision était imminente... Maintenant, voir les engins mettre à terre notre construction, cela nous touche. Mais le combat n'est pas près de s'arrêter, on va se réinstaller ailleurs... pas très loin. Sans doute juste en face. On reste mobilisés », glisse Christiane, l'une des militantes de la première heure.

Le démantèlement du QG fait suite à une décision judiciaire. Une ordonnance du tribunal de grande instance de Mulhouse, datée du 5 décembre 2019, sommait les personnes occupant sans droit ni titre une partie du domaine public routier de la commune de Kingersheim, de libérer immédiatement les lieux et de procéder à l'enlèvement de tous objets et constructions se trouvant sur les lieux. L'huissier de justice a informé les personnes concernées et demandé le 16 décembre dernier, via la préfecture, le concours de la force publique.

Laurent Touvet, le préfet du Haut-Rhin a signé cette autorisation mardi 7 janvier... La suite, on la connaît.

En mai dernier, les forces de l'ordre avaient déjà procédé à l'enlèvement de cabanons situé autour de ce même rond-point. Aujourd'hui, il ne reste plus de QG des gilets jaunes dans le département...
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Le dernier QG haut-rhinois des gilets jaunes démonté

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:54:10

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Le dernier QG haut-rhinois des gilets jaunes démonté
 

 
Le QG des gilets jaunes du Kaligone, à Kingersheim, a été démonté ce lundi matin après une décision de justice. Photo L'Alsace /François TORELLI
Ce lundi matin au Kaligone de Kingersheim, l'opération s'est déroulée sans heurt, malgré la présence de quelques militants de la première heure. Un engin a démonté pan par pan le cabanon des gilets jaunes, installé là depuis le mois de novembre 2018. Une benne a été posée là au croisement des routes départementales 155 (rue de Richwiller) et 429 (rue de Guebwiller), pour recueillir le bois de la construction, les palettes, les tôles ayant servi pour la toiture et les meubles qui avaient été installés dans ce QG. En moins de trois heures, il ne restait plus rien du petit campement des gilets jaunes et un autre service de la ville de Kingersheim était déjà là pour déposer de la terre et réaménager les abords du rond-point.
« On reste mobilisés »

Sur le trottoir d'en face, une quinzaine de gilets jaunes assistaient au « spectacle », dépités. « On savait que cela devait se faire depuis plusieurs semaines. La décision était imminente... Mais le fait de voir les engins mettre à terre notre construction, cela nous touche, évidemment », glisse Christiane, une des militantes de la première heure. « Le combat n'est pas près de s'arrêter car on va se réinstaller ailleurs, pas très loin. Sans doute juste en face. On reste mobilisés », ajoute-t-elle.

Le démantèlement du QG fait suite à une décision de justice. Une ordonnance du tribunal de grande instance de Mulhouse, datée du 5 décembre 2019, sommait les personnes « occupant sans droit ni titre une partie du domaine public routier de la commune de Kingersheim » de « libérer immédiatement les lieux et procéder à l'enlèvement de tous objets et constructions » se trouvant sur place. L'huissier de justice a informé les militants concernés et demandé, le 16 décembre dernier, via la préfecture, le concours de la force publique. Laurent Touvet, le préfet du Haut-Rhin a signé le mardi 7 janvier cette autorisation, qui a donc mis moins d'une semaine pour être suivie des faits.

En mai dernier, les forces de l'ordre avaient déjà procédé à l'enlèvement de cabanons situé autour de ce même rond-point du Kaligone. Aujourd'hui, il ne reste plus de QG de gilets jaunes dans le Haut-Rhin.
Alain CHEVAL

 

 
 

Dannemarie Faits divers Une statue de « la liberté et démocratie locale » renversée

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:22:18

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Dannemarie Faits divers
Une statue de « la liberté et démocratie locale » renversée
Une statue installée à Dannemarie autour du thème « liberté et démocratie locale », a été renversée jeudi. Dans une ville où, depuis les fameuses silhouettes de « l'année de la femme », dès que l'on touche aux décors urbains les débats prennent des proportions démesurées, le maire Paul Mumbach assure qu'il s'agit d'un « acte isolé ».
 

 
Une de la dizaine de statues érigées en juillet autour du thème « liberté et démocratie locale » a été victime d'un acte de vandalisme puisqu'elle a été renversée et se trouvait encore ce lundi matin sur le flanc.
Depuis 2017 et les fameuses silhouettes de femmes installées pour célébrer l'année de la femme - qui avaient alors « propulsé l'image de Dannemarie dans tout le pays et même à l'étranger » comme se réjouissait le maire Paul Mumbach en septembre dernier encore -, dès qu'il s'agit de statue dans la petite ville sundgauvienne, les débats s'emballent.

Jeudi dernier, vers 22 h, une des statues (parmi la dizaine érigée en juillet autour du thème « liberté et démocratie locale ») a été victime d'un acte de vandalisme puisqu'elle a été renversée et se trouvait encore sur le flanc ce lundi matin.

La statue renversée est située à l'entrée de la commune en venant de Manspach. Photo L'Alsace /Karine FRELIN
« Les statues plaisent et sont prises en photo »

Située à l'entrée de la commune, juste derrière le panneau, en venant de Manspach, la statue bénéficie d'une belle visibilité et qu'elle soit couchée n'a donc pas échappé aux nombreux automobilistes qui passent à proximité. Un nouvel épisode de contestation des décors urbains dannemariens après celui des silhouettes ? « Pas du tout, désamorce le maire Paul Mumbach qui ne comprend pas comment on pourrait contester la liberté et la démocratie. Ces statues ne portent pas à débat et plaisent bien. D'ailleurs, de nombreuses personnes s'arrêtent au milieu de la commune pour prendre celle du rond-point en photo. Elles plaisent. »

Deux mois avant les élections municipales, pour lesquelles l'élu aux deux mandats à la tête de la commune ne s'est pas encore officiellement prononcé - même si lors de ses voeux, il a indiqué « je n'ai pas l'habitude de vous laisser tomber » à ses administrés -, Paul Mumbach écarte également la piste d'une attaque directe envers lui en pleine campagne. « Les choses se passent bien et il n'y a pas de coups bas comme cela », indique celui dont l'adjoint Alexandre Berbett est candidat déclaré au scrutin du mois de mars prochain.
« De la bêtise » plus qu'une contestation ou une attaque avant les municipales

« C'est un acte totalement isolé et non contestataire. C'est simplement de la bêtise de deux personnes, un homme et une femme, qui passaient par là et ont voulu ''s'amuser''. Ils vont être retrouvés et poursuivis », confie un maire, sûr de lui après avoir consulté les images de l'une de sa trentaine de caméras de vidéosurveillance, qui a porté plainte ce lundi matin.
F.Zo.

 

 
 

 

Éducation  Rémunération Les profs augmentés en 2021 mais lesquels ?

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:58:32

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Éducation  Rémunération
Les profs augmentés en 2021 mais lesquels ?
Le ministère a annoncé dès 2021 un budget d'un demi-milliard pour revaloriser les salaires des enseignants. Reste à définir qui en bénéficiera et dans quelle proportion.
 

 
Le ministre de l'Éducation a sorti le carnet... de chèques dès l'ouverture des négociations avec les enseignants dans le cadre de la future réforme des retraites. Un demi-milliard d'augmentations pour 2021. « Elles figureront sur les paies du mois de janvier 2021 », garantit l'entourage de Jean-Michel Blanquer qui s'est engagé « à organiser chaque année une conférence pour mesurer la progression de la gestion des ressources humaines ». Il n'a pas été question de » contreparties » tant redoutées par les enseignants lors de cette première journée de négociations qui doivent durer jusqu'à jeudi et reprendre fin janvier. D'ici à 2037, le gouvernement a prévu de lâcher au moins dix milliards. Reste à savoir comment ces revalorisations vont se traduire concrètement sur les fiches de paie de chaque enseignant.
Pas les mêmes haussespour tous

Les augmentations ne seront sans doute pas les mêmes pour des profs nés après 1975, donc concernés par la réforme des retraites, et les plus âgés qui, eux, verront leur pension toujours calculée sur les six derniers mois de carrière.

Plusieurs rapports ont préconisé de lier une partie de ces augmentations aux affectations afin de valoriser notamment les directeurs d'école et ceux qui enseignent dans les zones d'éducation prioritaire. Certains syndicats souhaitent aussi corriger les inégalités salariales, sujet quasi tabou. Selon la Cour des comptes, les écarts annuels allaient de 18 800 à 107 800 euros par an (pour un prof agrégé de classes préparatoires à Paris - chiffres contestés). Le débat s'annonce chaud sur fond de grognes multiples : ce lundi dans plusieurs lycées, les premières épreuves du contrôle continu du nouveau bac ont été perturbées.

 

 
 

 

Turckheim  Les voeux de la MGEN Des difficultés de recrutement

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:05:07

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Turckheim  Les voeux de la MGEN
Des difficultés de recrutement
La cérémonie très bien suivie de la MGEN est toujours de très haute tenue, et ne dérogeait pas à la tradition, après celle de l'anniversaire des 70 ans de l'institution, relatée dans nos colonnes.
 

 
Cinq retraités ont été honorés.
Les effusions en cette période propice furent néanmoins réduites préventivement à cause d'une sournoise suspicion de « gastro » évidemment fort bien contenue en ce lieu. Quelques probables avaries de transmission dues au courrier privèrent de la fête quelques personnalités, publiques ou privées, mais l'essentiel des « fidèles » était au rendez-vous.

Pour la MGEN, étaient présents Fabrice Blanchot et Elisabeth Auge, président et directrice de la section Haut-Rhin. Marc Perego, directeur adjoint des HCC Pasteur, Martine Ott, directrice de l'UGECAM -pôle Santé Alsace, Marianne Fretz représentant le Dr Audhuy de la Ligue contre le cancer, Henri Spinner pour les usagers également. Marc Schiele représentait à la fois le SIVOM et le maire d'Ammerschwihr. Parmi les acteurs locaux, le lieutenant Lepetit, commandant la gendarmerie de Kayserberg, avec deux de ses collaborateurs, les Brigades Vertes, l'ONF etc.

Le directeur Jean-Jacques Portron commença son discours en remerciant tous ces acteurs indispensables, sans oublier les bénévoles et adressa une pensée amicale aux collaborateurs absents notamment pour cause de maladie avant d'attaquer le vif du sujet, intimement apparenté puisqu' évoquant la richesse humaine -le mot est plus valorisant que les « ressources » chères aux DRH- et une certaine inquiétude quant aux difficultés de recrutement (pas propres hélas aux soignants) actuelles.
Cinq retraités à l'honneur

Illustré par la diapositive d'un dessin humoristique (en bref « l'union fait la force ») parmi un diaporama par ailleurs très clair, chiffré et loquace de l'activité, il affirma que la dynamique de l'établissement n'était pas de restreindre la voilure, au contraire, et confirma par un tableau de nouvelles arrivées en 2019, au milieu de.. 540 contrats rédigés par l'équipe -efficace- des RH. (3 pharmaciens et une majorité de médecins, souvent spécialistes).

Dans une vision purement gestionnaire, l'activité de l'année qui prévoyait un taux d'occupation de 92 % s'est plafonnée à 88 %, et personne n'a chômé pour maintenir la qualité malgré un turn over indépendant de la gestion (pénurie générale). Car cette recherche s'est concrétisée en 2019 par la pousuite de la mise en place du projet d'établissement, la perspective de la norme V 2020, l'organisation de communication médecins/cadres/direction en l'absence de médecin-chef etc. Sans oublier l'énorme chantier orchestré par l'adjoint Régis Lombard, de rénovation des cuisines.

Pour faire court et malgré les embûches, la structure affiche un excédent financier pour 2019. Pour 2020, cet objectif de 92 % permettrait la création de 18 postes supplémentaires (2/3 réalisés)

Toujours en verve dans une connation non dénuée d'humour, Jean-Jacques Portron référera à Peter Drucker (pour changer un peu de Francis Blanche) : « La raison d'être d'une organisation est de permettre à des gens ordinaires de faire des choses extraordinaires » ou « La meilleure façon de prévoir l'avenir, c'est de le créer »...

Omila Ramphul-Daul, spécialiste en médecine de rééducation intervint après le directeur, pour louer précisément cette symbiose vraisemblablement réussie et pérenne à la MGEN -avec des pathologies de plus en plus complexes- entre les soignants et les administratifs.

Le directeur fêta ensuite cinq retraités avant d'inviter aux réjouissances gustatives. Et dans ce domaine, l'engagement d'excellence de la MGEN n'est plus à démontrer : en variété, en finesse et en goût, le chef pourrait donner des complexes à bon nombre de tables gastronomiques !

 

 
 

 

Santé  Épidémie du syndrome pieds-mains-bouche Poussées de boutons cet hiver

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:01:18

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Santé  Épidémie du syndrome pieds-mains-bouche
Poussées de boutons cet hiver
Le syndrome pieds-mains-bouche, maladie contagieuse de l'enfance, le plus souvent bénigne, est très présent actuellement. Le virus responsable appartient à une famille de virus intestinaux. L'infection peut être sérieuse chez des femmes en début de grossesse ou des personnes immunodéprimées.
 

 
Des précautions sont à prendre en collectivité pour éviter la propagation du virus responsable de la maladie pieds-main-bouche.
Depuis quelques semaines, une épidémie de maladie ou syndrome pieds-mains-bouche (*) sévit en Alsace. Cette maladie virale, le plus souvent bénigne, est due à des virus, essentiellement des entérovirus de type coxsackie.
Les parents aussi

Il n'y a pas de traitement autre que laisser l'organisme se défendre avec son système immunitaire. Normalement, cette maladie survient par petites épidémies au printemps, en été ou au début de l'automne en France.

Elle touche des enfants en majorité entre six mois et quatre ans, mais peut aussi atteindre des enfants plus âgés et des adultes, comme l'explique le pédiatre alsacien Francis Rubel, ancien président du Conseil national de pédiatrie et membre du réseau Sentinelles.

« On a eu plein de cas autour de Noël, et cela du nord au sud. Et ces deux derniers mois, j'ai vu des parents être eux aussi malades. »

Actuellement, il voit plus de cas que d'habitude. « Est-ce que les virus intestinaux sont plus répandus en ce moment ? » Il note aussi que, compte tenu de la présence de plusieurs virus, responsables de la maladie, les enfants sont plus souvent touchés. « Dans mon cabinet, j'ai vu deux fois des enfants revenir, ayant d'abord attrapé une première forme bénigne puis, quelque temps après, une forme plus sévère. »
Formes sévères rares

Car l'immunité n'est acquise que pour un virus, mais pas pour les autres. « Dans les formes plus sévères, on peut avoir des atteintes neurologiques, cardiovasculaires, des méningites ou des formes compliquées d'eczéma. »

Ces formes sévères sont dites rares, mais en 2018, le pédiatre estime en avoir vu de l'ordre de 10 à 15 % des cas. « Des enfants peuvent même perdre leurs ongles. »

Parmi les symptômes de la maladie, de la fièvre, mais surtout des vésicules allongées ou papules ("boutons"), qui apparaissent sur la peau au niveau des pieds, des mains et de la bouche. Dans la bouche, elles peuvent être suffisamment nombreuses pour gêner l'alimentation et l'hydratation des plus petits.

« Chez les bébés, il peut y en avoir aussi au niveau des fesses. » Dès que la fièvre se déclare, l'enfant est contagieux pendant cinq à six jours via les postillons et les lésions de la peau. Après, ce sont les selles qui sont contagieuses pendant quatre à cinq semaines.

Le virus est assez résistant à l'air libre, d'où l'importance d'adopter des mesures d'hygiène rigoureuses, notamment en collectivités, crèches, haltes-garderies ou écoles maternelles mais aussi chez les assistantes maternelles.

Comme le confirme Julie Laforêt, responsable de la Maison de l'Enfance, rue de Wasselonne à Strasbourg. « Nous sommes souvent alertés par les boutons localisés. Du coup, on va plus loin pour évaluer l'état de santé de l'enfant. Et si on a un cas, nous en informons les autres parents par voie d'affichage dans la structure. Et si des symptômes apparaissent chez d'autres enfants, on va conseiller aux parents de consulter leur pédiatre ou leur médecin de famille. »
Des précautions à prendre en collectivités

Dans la crèche, les précautions mises en oeuvre sont le lavage régulier des mains, le port de gants quand on change les enfants.

« Le linge est évacué et lavé après chaque usage et on lave aussi les jouets quotidiennement, ainsi que les sols et les surfaces », reprend la responsable. Mais sauf si l'enfant est vraiment fiévreux, ou a des boutons qui se sont infectés, on ne les empêche pas de venir. »

Le pédiatre Francis Rubel revient sur un aspect important : la protection des femmes enceintes en début de grossesse. « Elles doivent être alertées et attentives à tout cas dans leur entourage, car le virus peut provoquer des malformations cardiaques chez le foetus. Et ces virus posent aussi des problèmes aux enfants immunodéprimés. »
Geneviève DAUNE (*) Il existe une petite centaine de types d'entérovirus. La forme grave de syndrome pieds-mains-bouche due à l'entérovirus 71 sévit essentiellement dans la région Asie-Pacifique et tout au long de l'année.

(*) Il existe une petite centaine de types d'entérovirus. La forme grave de syndrome pieds-mains-bouche due à l'entérovirus 71 sévit essentiellement dans la région Asie-Pacifique et tout au long de l'année.

 
 

 

Social  Petite enfance "Pas de bébés à la consigne" manifeste

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:00:48

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Social  Petite enfance
"Pas de bébés à la consigne" manifeste
Le mouvement "Pas de bébés à la consigne" s'oppose à la réforme des modes d'accueil de la petite enfance qui revoit à la baisse le personnel et les mètres carrés dévolus à chaque enfant. Un rassemblement a lieu mardi devant le centre administratif de Strasbourg.
 

 
Les agents manifesteront demain pour demander une surface minimale de 7 m2 par enfant.
Il n'existe pas de collectif bas-rhinois de Pas de bébés à la consigne. La problématique concerne cependant aussi l'Alsace et, après une première mobilisation ce printemps, un rassemblement est organisé ce mardi à Strasbourg par la CGT-Eurométropole, à la demande des agents.

Le projet de loi prévoit notamment une réduction des surfaces attribuées aux enfants dans les crèches, les haltes-garderies et dispositifs multi-accueil jusqu'à six ans.

Le collectif "Pas de bébés à la consigne", qui regroupe une cinquantaine d'associations et s'est créé en 2009, demande une surface minimum de 7 m² par enfant sur tout le territoire, un accueil en surnombre de maximum 110 % par EAJE (Établissement d'accueil de jeunes enfants). Autre demande : un professionnel pour cinq enfants avant dix-huit mois et un professionnel pour sept enfants au-delà, par EAJE.

Il s'agit d'essayer de peser sur le gouvernement alors qu'il procède aux derniers arbitrages. « Tout n'est pas encore bouclé, d'où cette mobilisation nationale pour essayer de faire pression. Nous demandons un meilleur taux d'encadrement par tout-petit », résume Karim Hadi, représentant syndical de la CGT-EMS.

Une pétition, qui approche les 35 000 signataires, est en ligne sur le site change.org depuis le printemps 2019.
Mardi 14 janvier à 14h devant le centre administratif, place de l'Étoile, à Strasbourg.

Mardi 14 janvier à 14h devant le centre administratif, place de l'Étoile, à Strasbourg.

 
 

 

« Pas de bébés à la consigne » manifeste

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:53:20

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« Pas de bébés à la consigne » manifeste
 

 
Les agents manifesteront ce mardi à Strasbourg pour demander une surface minimale de 7 m2 par enfant. Archives DNA /Michel FRISON
Il n'existe pas de collectif bas-rhinois de « Pas de bébés à la consigne ». La problématique concerne cependant aussi l'Alsace et, après une première mobilisation ce printemps, un rassemblement est organisé ce mardi à Strasbourg par la CGT Eurométropole, à la demande des agents.

Le projet de loi prévoit notamment une réduction des surfaces attribuées aux enfants dans les crèches, les haltes-garderies et dispositifs multi-accueil jusqu'à 6 ans.

Le collectif « Pas de bébés à la consigne », qui regroupe une cinquantaine d'associations et s'est créé en 2009, demande une surface minimum de 7 m² par enfant sur tout le territoire, un accueil en surnombre de maximum 110 % par EAJE (établissement d'accueil de jeunes enfants). Autre demande : un professionnel pour cinq enfants avant l'âge de 18 mois et un professionnel pour sept enfants au-delà, par EAJE.
« Tout n'est pas bouclé »

Il s'agit d'essayer de peser sur le gouvernement alors qu'il procède aux derniers arbitrages. « Tout n'est pas encore bouclé, d'où cette mobilisation nationale pour essayer de faire pression. Nous demandons un meilleur taux d'encadrement par tout-petit », résume Karim Hadi, représentant syndical de la CGT Eurométropole.

Une pétition, qui approche les 35 000 signataires, est en ligne sur le site change.org depuis le printemps 2019.
Y ALLER Rassemblement ce mardi 14 janvier à 14 h, devant le centre administratif, place de l'Étoile à Strasbourg.

Parler (mieux) allemand autour d'un Happy Schorle

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:25:59

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Parler (mieux) allemand autour d'un Happy Schorle
 

Andrea Tschernig anime les Happy Schorle frontaliers. D.R.
L'association mulhousienne Grenz'up a mis en oeuvre, depuis 2016, plusieurs initiatives pour aider les Haut-Rhinois à mieux parler l'allemand et à être mieux armés pour chercher du travail outre-Rhin. Mais les ateliers gratuits du mardi, « Débloquer son allemand », sont aujourd'hui suspendus, faute de financements. Ils ont pourtant réuni cinq à huit participants à chaque séance, pour apprendre à rédiger un CV en allemand, découvrir le marché de l'emploi transfrontalier, travailler la grammaire et parler.
Mettre la puceà l'oreille

Après un démarrage prometteur l'année dernière, les Happy Schorle frontaliers sont, eux, reconduits pour une deuxième saison. Ce sont des séances gratuites d'information et de sensibilisation dans les collèges, lycées et centres sociaux pour les jeunes et leurs parents. On y trouve toutes les possibilités de formation, stage, apprentissage en Allemagne ou en Suisse, les quantités de dispositifs existants quel que soit l'âge ou le profil du jeune, façon de mettre la puce à l'oreille sur ce qui correspond le mieux à chacun.

Ces interventions, menées par Andrea Tschernig ou Vincent Goulet, se veulent instructives et ludiques. Elles offrent aussi l'occasion de pratiquer un peu l'allemand et proposent des astuces pour améliorer son allemand et tendre vers le bilinguisme. Chaque rencontre se termine par la dégustation d'un verre de Schorle*.

Organisés en partenariat avec la Ligue de l'enseignement du Haut-Rhin, les Happy Schorle frontaliers de Grenz'up sont cette année soutenus par le conseil départemental, Mulhouse Alsace agglomération et la Commission européenne, qui valident ainsi l'initiative de l'association présidée par Chantal Arbouin.

Après avoir touché une dizaine de classes l'an dernier, l'objectif est cette année d'intervenir dans de nouveaux établissements pour atteindre encore davantage de jeunes et notamment ceux qui sont les plus éloignés de la langue allemande.
M.M. *Schorle : boisson pétillante à base de jus de pomme, typique du pays de Bade et bien connue dans le sud du Rhin supérieur. PARTICIPER Les enseignants et les animateurs des centres sociaux de la région de Mulhouse peuvent s'inscrire aux Happy Schorle frontaliers de Grenz'up par mail à l'adresse suivante : andrea.tschernig@grenz-up.eu, ou téléphoner à la Ligue de l'enseignement du Haut-Rhin au 03.89.45.70.02.

 

 
 

Agriculture Un pôle de circuits courts pour une agriculture locale et durable

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:11:44

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Agriculture Un pôle de circuits courts pour une agriculture locale et durable
 

 
Le Pôle Circuits Courts Terre d'envies-Cegar a été présenté aux différents partenaires. Photo L'Alsace /Caroline ZIMMERMANN
Après plus de quinze ans de collaboration, le Cegar (association de gestion et comptabilité) et Terre d'envies (réseau historique des points de vente collectifs de Rhône-Alpes) ont choisi de mutualiser leurs compétences pour créer un pôle entièrement dédié à l'accompagnement des magasins de producteurs. La fusion des deux structures complémentaires, spécialistes de la vente directe collective, est officielle depuis le mois de novembre 2019.
Favoriser l'échange d'expériences

L'association Terre d'envies est au service des points de vente collectifs depuis trente ans, offrant un appui éthique et technique. Quant à l'association de gestion comptable Cegar, elle accompagne depuis vingt ans les magasins de producteurs et autres formes de circuits courts, en comptabilité, gestion, étude de faisabilité et conseils juridiques. « En devenant le Pôle circuits courts Terre d'envies - Cegar, pour toujours mieux répondre aux besoins des collectifs de producteurs en vente directe, nous avons élaboré une nouvelle offre de services et d'adhésion, en proposant un réseau de magasins de producteurs dans l'Est de la France favorisant l'échange d'expériences et de pratiques et un réseau administré par des producteurs membres de points de vente collectifs. C'est également une offre complète de services sur les thématiques commerciale, juridique, sociale, fiscale, économique et communication, à destination de groupes en création ou existants. Nous sommes un organisme de formation certifié employant une équipe dynamique composée de cinq salariées basées sur l'antenne Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que celle du Grand Est », précise le directeur du Cegar, Claude Sourice.

En présence des partenaires de la région Grand Est, de la chambre d'agriculture, du Département du Haut-Rhin, d'Écoparc, de Vivéa et du Civam, le Pôle circuits courts Terre d'envies - Cegar a été présenté en détail avant de partager un moment de convivialité à l'issue de la réunion.
Caroline ZIMMERMANN SE RENSEIGNER Antenne Grand Est, 121a rue du Maréchal-Leclerc à Hattstatt. Tél : 03.89.49.58.57 ou par courriel : terredenvies@cegar.fr SURFER www.cegar.fr

 

 
 

Balschwiller  Projet d'élevage de veaux Face à face...

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:15:10

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Balschwiller  Projet d'élevage de veaux
Face à face...
Le collectif de riverains opposés à un projet d'implantation d'un élevage de veaux entre les agglomérations de Balschwiller et de Buethwiller ont invité les habitants à une nouvelle réunion publique à Buethwiller.
 

 
Le jeune exploitant, Nicolas Haebig (à g.), a été interpellé par Nicolas Schnoebelen, et Laurent Schnoebelen, membres du collectif d'opposants, en présence de Pascal Wittmann, président de la FDSEA (à droite de la table).
Nous avons déjà fait l'écho à plusieurs reprises de la situation et des difficultés à trouver un terrain d'entente acceptable par tous.

Cette dernière réunion samedi dont l'objet était, pour les organisateurs, de discuter des solutions alternatives envisageables au projet d'élevage par intégration de 496 veaux, n'a guère permis de voir évoluer les positions de l'exploitant, de la municipalité de Balschwiller ni des opposants.

On a noté la présence du maire de Balschwiller, Jean-Marie Schnoebelen, du président de la FDSEA, Pascal Wittmann, de Nicolas Dieterich, responsable de l'élevage bovin des Jeunes Agriculteurs ainsi que de Christian Vincent de la Confédération Paysanne d'Alsace, des opposants au projet dont Laurent et Nicolas Schnoebelen, ainsi que d'une cinquantaine d'auditeurs dont certains ont pris la parole. Chacun est finalement resté campé sur ses positions dans des discussions tournant autour des nuisances engendrées par l'élevage, de questions d'éthique, de droit et de la survie d'un monde paysan en milieu rural...

Un débat qui ne manquera pas d'agiter la campagne des élections municipales. Rappelons que le maire sortant se représente et qu'une deuxième liste est en présence, menée par l'adjoint sortant, Thierry Jacoberger.
FAC

 

 
 

 

Strasbourg Directeur artistique du Seigneur des Anneaux et du Hobbit John Howe, des châteaux et un Grand Prix

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:16:39

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Strasbourg Directeur artistique du Seigneur des Anneaux et du Hobbit
John Howe, des châteaux et un Grand Prix
Il mène depuis des années une brillante carrière internationale. Mais l'artiste canadien John Howe n'entretient pas moins une relation privilégiée avec notre région. Alors qu'il s'apprête à en « réenchanter les châteaux », l'Académie d'Alsace lui a remis son Grand Prix 2020.
 

 
En présence de Roland Ries, l'illustrateur John Howe a reçu le Grand Prix de l'Académie d'Alsace des mains de Bernard Reumaux.
« On n'en est encore qu'au début du début », plaisante-t-il. Cela n'empêche pas John Howe d'avoir le regard qui pétille lorsqu'il évoque le projet des « Portes du temps » lancé par les Départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Si les contenus restent à définir précisément, l'objectif, inscrit dans la volonté de valoriser le patrimoine castral de la région, est clair : « Réenchanter les châteaux forts ». Et pour ce faire, la touche si particulière de John Howe est la bienvenue. Il coiffe très naturellement la direction artistique d'un dispositif transmédia, appelé à entrer en action dès avril, où création et communication iront de pair.

Sourire jusqu'au bout des oreilles, l'artiste canadien explique combien une telle mission lui convient parfaitement. « C'est un peu mon domaine de prédilection. On sait combien les liens sont forts entre le Moyen Âge et l'heroic fantasy », confie celui dont l'univers visuel s'est traduit magistralement dans les six films du Seigneur des Anneaux et du Hobbit réalisés par Peter Jackson, et dont il signa la direction artistique. Et si le retentissement en sera plus modeste, il n'en a pas moins accepté de s'investir dans ces « Portes du temps » destinées à rappeler qu'en Alsace, une centaine de châteaux offrent des ruines encore visitables.

Installé en Suisse, à Neuchâtel, John Howe n'a jamais vraiment rompu avec l'Alsace en dépit d'une carrière internationale qui l'amène à voyager régulièrement d'un continent à l'autre. On sait que la connexion avec Strasbourg s'est opérée quand, à 19 ans, il s'est décidé à s'inscrire aux Arts Déco. « C'est une tradition pour tout Canadien anglophone d'effectuer un séjour initiatique en Europe. Mais en général, cela ne dure que quelques semaines ou quelques mois... ».
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Pour John Howe, ce sera quelques années, puisqu'il décida de se fixer à Strasbourg pour suivre les cours de l'atelier d'illustration de Claude Lapointe aux Arts Déco. « C'est drôle, parce que je me souviens que mon tout premier livre d'art acheté au Canada était une monographie soldée de Gustave Doré », dit-il, comme s'il fallait y voir une sorte de prédestination. Et d'ajouter combien « Doré a été pour moi une source d'inspiration ». Bien plus tard, il a pu acquérir une précieuse édition originale de son Don Quichotte, ne revenant toujours pas « de la qualité de son dessin, du rendu de la gravure ».

Le jeune John Howe, Bernard Reumaux s'en souvient avec précision. L'ancien éditeur, aujourd'hui président de l'Académie d'Alsace des Sciences, Lettres et Arts, avait fait appel à lui en 1983 pour illustrer le livre Boric le lynx. « Il m'avait été conseillé par Lapointe. À l'époque, il habitait à Lausanne. J'étais allé le rencontrer. Rien que sa façon de représenter une forêt n'appartenait qu'à lui », raconte-t-il. Quelques années plus tard, en 1987, à la tête des éditions La Nuée Bleue, Bernard Reumaux publiera l'album La Cathédrale dont John Howe signait à la fois texte et dessin - l'unique fois où il sera à la fois auteur et illustrateur de son propre texte. Sa représentation vertigineuse de l'édifice cher au coeur des Strasbourgeois, ce gothique magnifié par son crayon, annonçait déjà le John Howe qui imposera son imaginaire d'heroic fantasy sur grand écran dans le monde entier. J.R.R. Tolkien allait bientôt avoir son imagier attitré. « J'avais lu Le Hobbit dès l'âge de sept ans, Le Seigneur des anneaux à 12 », confie l'artiste canadien. C'est dire si ce chef-d'oeuvre de l'heroic fantasy lui est consubstantiel.
Le deuxième prix de toute sa carrière

Pour l'Académie d'Alsace, décerner son Grand Prix 2020 à John Howe relève de l'évidence : « C'est à la fois le poète, le dessinateur, le créateur, mais aussi l'homme féru de Moyen Âge, qui se documente et se réapproprie ce savoir qu'il s'agit d'honorer », commente Bernard Reumaux.

Remis ce lundi soir, à l'hôtel de ville de Strasbourg, en présence du maire Roland Ries mais aussi de Claude Lapointe, l'ancien professeur qui confessa qu'il ne comprenait pas ce que son atelier pouvait encore apporter à un élève si doué, ce prix arrache un petit sourire à l'artiste canadien : « Ce qui me plaît plus particulièrement, c'est qu'il n'émane pas d'une instance professionnelle du dessin. Ce n'est pas un prix de dessinateurs remis à un dessinateur... ».

Et puis, modestement, il rappelle qu'il ne croule pas sous ce genre de distinctions. « Ce n'est que mon deuxième prix. Le premier, je l'ai eu tout jeune, en Colombie-Britannique, pour un concours consacré à la prévention routière ! » On était bien loin de l'univers de Tolkien.
Serge HARTMANN

 

 
 

 

Colmar Jacques Lindecker nouveau conseiller du Festival du livre

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:48:55

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Colmar Jacques Lindecker nouveau conseiller du Festival du livre
 

 
Après dix ans de conseils au Festival du livre de Colmar, Patrick Raynal cède sa place à Jacques Lindecker. Chroniqueur littéraire dans nos colonnes, conseiller du Forum du livre de Saint-Louis et lui-même auteur, l'« amoureux des livres » souhaite apporter dans la préfecture du Haut-Rhin l'idée d'une « littérature vivante », une gourmandise qui se partage. On retrouvera un aperçu de sa patte durant l'édition 2020 du Festival du livre, les 21 et 22 novembre à Colmar, avec en plus des traditionnelles conférences d'auteurs, des dialogues sur les thèmes sociétaux qui préoccupent les lecteurs. « Je veux faire dialoguer ensemble des auteurs de romans, de BD ou des biographes autour de thèmes comme la santé, l'éthique ou l'environnement », explique Jacques Lindecker.

Munster  Départ à la retraite au Foyer du Parc Elisabeth Dietrich : une carrière exemplaire

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 05:50:08

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Munster  Départ à la retraite au Foyer du Parc
Elisabeth Dietrich : une carrière exemplaire
Une page s'est tournée en ce mercredi 8 janvier 2020 au Foyer du Parc de Munster : Elisabeth Dietrich, la bonne fée du Foyer, est partie en retraite.
 

 
Elisabeth Dietrich était pendant 22 ans la directrice du Foyer du Parc
La bonne fée, en effet, qui a pu faire de cet établissement, l'un des endroits où les personnes, en dépit de leur âge, leurs éventuelles maladies, se sentent « chez elles », ont trouvé un nouvel « home sweet home », entourées par un personnel totalement impliqué, passionné de sa mission.

Bien entendu, Elisabeth Dietrich avait toujours été soutenue par l'association « Bienvenue au Foyer du Parc » dont le président Marc Georges fut pour elle un vrai et grand soutien, bienveillant et constant.

Ce jour-là, c'est lui qui tint la laudatio en hommage à la partante, devant un parterre d'invités dont Monique Martin, conseillère départementale, Norbert Schickel, président de la CCVM et Pierre Dischinger, maire de Munster qui avaient eux-mêmes pris la parole.

Ayant trouvé les mots justes à l'adresse de celle qui avait fait valoir les droits à une retraite, avec effet du 1er janvier 2020, le président Georges retraça la carrière d'Elisabeth Dietrich, commencé par un petit essai pour tâter le terrain, en octobre 1975, en tant que secrétaire-comptable. Puis du 1er novembre 1983 au 1er  novembre 1993, elle fut nommée responsable administrative du Kleebach, et du 1er  novembre 1993 au 1er novembre 1997, directrice du Centre Michaël Bauer de Ribeauvillé. Et le 1er novembre 1977, «suite au départ en retraite de M. Hoetzel, elle a pris la direction du Foyer du Parc,».
« Le respect de l'autre, constante préoccupation »

Avec beaucoup d'humour M. Georges évoqua les premiers pas de « Betty » dans cette écrasante responsabilité, mais « quel parcours, quel chemin, vous avez mené cet établissement comme un capitaine mène son navire... ».

Et de parler de l'esprit d'équipe qu'elle a su insuffler à la maison, « un style qui, aujourd'hui, positionne le Foyer du Parc parmi les EHPAD étoilés ... ». Et de lui donner un très large satisfecit pour son exemplarité, son professionnalisme « même durant les moments les plus difficiles. »

Et pour tous les services rendus d'une façon vraiment « exemplaire », Marc Georges tint à offrir à Elisabeth Dietrich « en signe de reconnaissance et d'amitié » une croisière, au nom du CA et du Foyer du Parc, « qui vous permettra un grand moment de détente et de découverte. Je vous souhaite surtout une retraite positive et pleine d'énergie. »
22 années richeset passionnantes

Dans son mot de remerciement, empreint d'une grande émotion, Elisabeth Dietrich évoqua ces 22 années « riches, passionnantes où je me suis investie sans compter mais avec une satisfaction de pouvoir quotidiennement apporter du bien-être à toutes les personnes que je côtoyais. 22 années à faire vivre cette maison, la faire grandir, rayonner» rappelant que « c'est en 2009 qu'a vu le jour l'accueil du « Petit Manoir » [...] »

« Nous avons construit tous ensemble ce lieu de vie chaleureux et convivial, un lieu ouvert vers la ville, les écoles, bibliothèque, médiathèque, école de musique mais aussi avec les autres Ehpad de la ville et les accueils de jour des alentours [...] et nous avons contribué - et participé- à la construction de réseaux tels que l'Alliance Saint-Thomas seniors, le partenariat avec la fondation du Diaconat de Mulhouse avec la mise à disposition de compétences tels que le médecin coordonnateur du réseau Alsace seniors, la Fédération de l'Entraide Protestante... »

Puis elle emercia particulièrement le conseil d'administration et son président Marc Georges « qui m'ont toujours suivie et soutenue dans la réalisation des projets... »

Et de souhaiter « bonne chance » à sa remplaçante Petra Türschmann (en poste depuis le 1er janvier 2020 et qui va être présentée prochainement), souhaitant à tous une bonne année 2020 !

De son côté, Monique Martin salua la « passion et la générosité d'Elisabeth Dietrich qui a su faire du Foyer du Parc ce qu'il est aujourd'hui, un établissement reconnu pour l'excellence de ses conditions de prise en charge ainsi que pour la qualité de l'accompagnement proposé aux personnes âgées [...] »

Le maire de Munster tint à témoigner à la jeune retraitée toute son admiration et sa gratitude, tandis que le président de la CCVM confirma « la fierté de la vallée pour cette carrière absolument admirable « et dont je précise, une nouvelle fois, son excellence.
E.H.

 

 
 

 

Niederbruck Inauguration de la salle polyvalente rénovée

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:12:47

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Niederbruck Inauguration de la salle polyvalente rénovée
 

 
Jean-Luc Reitzer a coupé le ruban, assisté par Laurent Lerch, Serge Ehret, Jean-Luc Freppel et Didier Sansig. Photo L'Alsace /A.B.
Samedi à 17 h, il y avait beaucoup de monde à l'extérieur de la salle polyvalente de Niederbruck à l'occasion de son inauguration. Jean-Luc Reitzer, maire délégué de la commune nouvelle Masevaux-Niederbruck, a souhaité la bienvenue à ses administrés et aux élus d'autres communes parmi lesquels Laurent Lerch, maire de Masevaux-Niederbruck et président de la comcom, Bernard Hirth, Émile Ehret, Bertrand Hirth, respectivement maires de Sentheim, Lauw et Sickert, aux adjoints des communes voisines, aux représentants de la gendarmerie, de la brigade verte, de l'ONF (Office national des forêts), des sapeurs-pompiers, des associations locales et intercommunales. Après les salutations, place au traditionnel couper de ruban par Laurent Lerch, Jean-Luc Reitzer, l'adjoint Serge Ehret, le président de l'association de gestion Jean-Luc Freppel et Didier Sansig, des services techniques. A suivi la plantation de deux prunus, sur la petite place, de part et d'autre de l'entrée du bâtiment, effectuée par les responsables de l'association de gestion pour l'un des arbres et par Laurent Lerch et des employés des services techniques de la commune nouvelle pour l'autre.
230 000 EUR de travaux

Puis, tout le monde s'est retrouvé à l'intérieur de la salle pour la cérémonie des voeux. Jean-Luc Reitzer a projeté un diaporama pour retracer les événements essentiels qui se sont passés dans le village en 2019. Il a aussi évoqué quelques réalisations. Le maire délégué a fait part des gros travaux d'agrandissement, de mise aux normes et d'accessibilité de la salle polyvalente. Le montant global s'élève à 230 000 EUR TTC, subventionnés par le Département à hauteur de 50 000 EUR, par la DETR (Dotation équipement des territoires ruraux) à hauteur de 11 343 EUR et par une prise en charge de l'association de gestion de deux réfrigérateurs pour 4023 EUR. Le reste étant en autofinancement. Puis, le palmarès du fleurissement a été présenté par Chantal Prenez. Dans la continuité, Jean-Luc Reitzer a annoncé officiellement qu'il ne briguera pas un autre mandat.
« De belles choses ont été entreprises et réalisées »

Il a remercié très chaleureusement toutes les personnes qui, durant ses trente-et-une années de mandat, l'ont soutenu et accompagné. « Ce ne fut pas toujours facile, a-t-il souligné, mais j'étais entouré de personnes compétentes et les difficultés qui se sont parfois présentées ont pu être surmontées. » Il a adressé un grand merci à son épouse pour son soutien de tous les jours. Il est aussi revenu sur la charte de la commune nouvelle établie entre Masevaux et Niederbruck en 2016. « Le début a été un peu laborieux, mais aujourd'hui cette entité fonctionne bien. De belles choses ont été entreprises et réalisées. Il reste toutefois certainement quelques améliorations à faire, des points à revoir. Je souhaite que notre commune nouvelle perdure et que les futurs élus issus des urnes en mars continuent l'action entreprise par les élus actuels. »

Laurent Lerch s'est exprimé à son tour. Il a adressé ses plus vifs remerciements à Jean-Luc Reitzer pour ces nombreuses années passées au service de la commune, de la commune nouvelle, de la comcom, et en tant que conseiller général. Il est revenu sur le fonctionnement de cette commune nouvelle. Puis, le président de la comcom a évoqué quelques réalisations faites ou à venir grâce à l'intercommunalité. Après ces propos, Jean-Luc Reitzer, ému, a souhaité à ses administrés et à l'ensemble des personnes présentes une belle et agréable année 2020 : « Que vive Niederbruck, le plus beau village dans la plus belle vallée du monde ! »
Adrien BEHRA

 

 
 

Histoire  Du papier à l'Internet Le dictionnaire des institutions mis en ligne

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:02:47

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Histoire  Du papier à l'Internet
Le dictionnaire des institutions mis en ligne
Le Dictionnaire historique des institutions de l'Alsace devient accessible en ligne gratuitement. Seules les trois premières lettres de l'alphabet sont aujourd'hui actives : les suivantes seront dévoilées avec un décalage temporel après la publication des fascicules.
 

 
Les trois premières lettres du Dictionnaire historique des institutions de l'Alsace sont accessibles sur le site de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
En Alsace, l'histoire est une matière essentielle. L'importance régionale de cette discipline se manifeste notamment par deux entreprises éditoriales aussi ambitieuses que le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne (NDBA) et le Dictionnaire historique des institutions de l'Alsace du Moyen Âge à 1815 (DHIA). Tous deux sont publiés sous forme de fascicules par la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace (FSHAA).
Une base Wikipédia

La rédaction et la publication du NDBA sont terminées, mais celles du DHIA sont en cours : d'ici la fin de ce mois de janvier sera mis en vente le fascicule de la lettre « L ». Et parallèlement au papier se déploie le numérique : alors que plusieurs milliers de notices du NDBA sont consultables sur le site de la Fédération (www.alsace-histoire.org/netdba/), la mise en ligne systématique et gratuite du DHIA vient de débuter sur le site de la Bibliothèque nationale et universitaire (BNU) de Strasbourg, à l'adresse https://dhialsace.bnu.fr.

« Cette mise en ligne était indispensable, estime l'historien François Igersheim, qui fut à l'origine du projet DHIA, en 2007. Il n'y a plus, aujourd'hui, de travail scientifique qui ne vaille s'il n'est pas accessible sur internet... »

La rédaction du DHIA réunit une soixantaine d'auteurs, qui sont autant de spécialistes des sujets qu'ils abordent. Sa mise en ligne rassemble, elle, trois grands acteurs de l'histoire en Alsace : la FSHAA, la BNU et l'Université de Strasbourg, par le biais de son Institut d'histoire de l'Alsace.

Le dictionnaire mis en ligne reprend une base « de type wiki » : sa présentation est la même que celle des notices Wikipédia ; mais, contrairement à ces dernières, tout le monde ne peut pas y apporter des modifications...

Une « barrière mobile de trois ans » a été instaurée : ceci signifie qu'une lettre ne sera mise en ligne que trois ans après sa parution papier. Actuellement, le dictionnaire en ligne va jusqu'à la lettre « C » ; il atteindra le « G » en juin. À terme, il ne progressera que d'une lettre par an, afin de toujours garder la prééminence au papier.

Mais avec les trois lettres actuelles, il y a déjà de quoi apprendre... Elles offrent plus de 700 entrées, dont les intitulés montrent que l'acception du terme « institution » est, ici, tout sauf restrictive.
Bière et choucroute...

Alors que la matière institutionnelle est forcément abondante dans un territoire comme l'Alsace, du fait de la régulière superposition des structures administratives, les auteurs n'ont pas hésité à élargir leur champ d'étude à « l'expression de croyances et représentations collectives, qui peuvent se concrétiser dans des lieux ou des objets. »

À côté de termes comme « cadastre », « bailliage » ou « affouage », on trouve ainsi des articles a priori bien moins techniques, comme « bière », « choucroute » ou encore « Christkindelmarkt ». Le savoir du DHIA peut profiter à tous.
Hervé de CHALENDAR Le DHIA est en ligne à l'adressehttps://dhialsace.bnu.fr Les onze premiers fascicules imprimés du DHIA sont en vente sur le site de la FSHAA au prix de 15 EUR l'unité (moins les frais de port) : www.alsace-histoire.org/dictionnaire-historique-des-institutions-de-lals...

Le DHIA est en ligne à l'adressehttps://dhialsace.bnu.fr

 
 

 

Colmar Hôtel Kempf : une reconversion en appart'hôtel

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:42:33

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Colmar Hôtel Kempf : une reconversion en appart'hôtel
 

 
Les balcons seront remplacés mais l'immeuble conservera son aspect et ses spécificités. Une peinture murale pourrait faire son apparition sur la partie libre. Document Piazzon architecture
Treize logements, mais aussi des services. « On ne veut pas planter des appartements pour faire du AirB'n'B, on veut proposer un vrai service, un concept sympa et nouveau », explique Robert Baumgartner, porteur du projet qui sera géré avec quatre associés, Mathieu Klein, Franca Selvaggio et l'époux de cette dernière. Les clients pourront ainsi prendre leur petit-déjeuner ou leur repas de midi à la boulangerie Bizcot toute proche et stationner leurs voitures dans des garages rue Berthe-Molly. Des voitures « d'un certain standing », espère-t-il.
« Des entreprises pourront louerdes appartements quelques moispour leurs cadres »

Une conciergerie sera assurée à l'agence Century 21, au pied de l'immeuble avec une boîte à clefs, et un prestataire assurera le ménage et le remplacement du linge de maison. La cible est évidemment touristique, mais pas seulement puisque « des entreprises pourront louer des appartements quelques mois pour leurs cadres ».

L'entrée s'effectuera toujours au début du boulevard du Champ de Mars par une ravissante porte art déco que Robert Baumgartner et le cabinet d'architecture Piazzon, qui signe le projet, tiennent à conserver, tout comme « les vitrages dépolis » et d'autres particularités du lieu. À l'entrée, des pavés issus de l'ancienne écurie de l'hôtel ont été disposés. « J'aime l'ancien et pour moi il était essentiel de conserver l'âme de l'endroit », dit Robert Baumgartner.

Un ascenseur a néanmoins été mis en place dans la cage d'escalier, elle aussi entièrement rénovée. Un chantier « très technique » à cause de niveaux de hauteurs différentes. Sur la façade donnant sur le carrefour de l'avenue de la république et du boulevard du Champ-de-Mars, une peinture façon street art pourrait voir le jour. « Pourquoi ne pas y rendre un hommage à la famille Kempf ? », propose le promoteur.

Le « front de rue » du début du boulevard du Champ-de-Mars va ainsi changer d'aspect. Déjà propriétaire des locaux de l'ancien Lézard et de la boulangerie Bizcot, Robert Baumgartner va également racheter l'immeuble de feu les cycles Geiswiller « pour y implanter un commerce » tandis que des appartements demeureront à l'étage. « Les façades vont être refaites donc le coin va assurément changer ».
Nicolas PINOT

 

 
 

RD83 Sortie de route pour le barreau sud

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:05:19

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RD83  Sortie de route pour le barreau sud
 

 
En 2005, la Direction départementale de l'équipement (DDE) avait déjà étudié deux tracés dont aucun ne donnait satisfaction car ils traversaient soient des zones inondables et des secteurs naturels remarquables, soit des zones de maraîchage. DR
C'est la fin d'un serpent de mer vieux de 25 ans : depuis les années 90, le projet ressort à chaque élection comme la panacée pour soulager les problèmes de trafic est-ouest dans les quartiers sud de Colmar (axe Semm-Fribourg-Clemenceau-Poincaré).
«Pas d'améliorationtout en pénalisant l'environnement»

Le principe consiste à relier la RD83, au niveau du carrefour des Oignons aux Erlen (à l'est de l'usine Ricoh) jusqu'à l'A35 au niveau du Fronholz, pour délester Colmar intra-muros du trafic de transit est-ouest et boucler une sorte de périphérique autour de la ville, incluant le contournement ouest, l'autoroute à l'est et l'avenue Rey au nord.

Cette fois, le projet semble définitivement enterré. Gilbert Meyer l'a annoncé hier lors de ses voeux au personnel de Colmar Agglomération : « Les pré-études de faisabilité, finalisées en décembre 2019, montrent que le barreau sud n'apporte pas d'amélioration tout en pénalisant l'environnement. Il y a donc lieu de trouver une solution alternative », indique le maire-président de l'agglo.

Fin 2016, le même Gilbert Meyer avait obtenu à l'arraché un co-financement pour ces études via un avenant au Contrat de plan État-Région 2015-2020. Le coût, 500 000 EUR, était à partager entre la Région (50 %), la Ville et Colmar Agglo (25 % chacune). C'est la deuxième fois que le projet était inscrit au contrat de plan Etat-Région, après une première tentative en 2000-2006, qui avait déjà avorté au stade des études.
Trois tracés étudiés

En 2005, la Direction départementale de l'équipement (DDE) avait déjà étudié deux tracés dont aucun ne donnait satisfaction car ils traversaient soient des zones inondables et des secteurs naturels remarquables, soit des zones de maraîchage. DR

Au nom du contexte électoral, Gilbert Meyer ne s'étend pas sur les conclusions de cette nouvelle étude. Tout au plus lâche-t-il que trois tracés ont été étudiés, « à peu près les mêmes qu'en 2005 », quand une première étude avant été menée par la Direction départementale de l'Équipement. Comme en 2005, aucun ne donnerait vraiment satisfaction. Les obstacles sont toujours les mêmes : zones maraîchères, zones inondables, et surtout une zone humide remarquable au sud du canal de la Lauch et de la Thur. D'après le maire, un tracé aurait éventuellement pu convenir « mais il ne soulagerait pas la circulation est-ouest, seulement en partie le trafic nord-sud ».

Cet écueil n'est pas vraiment nouveau. Dès 1996, une étude du Centre d'études techniques de l'Équipement concluait qu'un éventuel barreau sud aurait surtout un impact sur le trafic nord-sud : - 30 % au carrefour des Casernes, - 5 % route de Strasbourg, - 20 % route de Rouffach, professait le document. L'étude de 2005, elle, tablait sur l'absorption par le barreau sud de 16 000 véhicules par jour, voire 19 000 en version 2x2 voies, permettant de délester... la rocade ouest de 4 000 véhicules par jour.

Selon nos informations, la dernière étude évoque une économie d'à peine quelques milliers de véhicules/jour sur l'axe est-ouest, sachant que l'axe Semm-Fribourg-Clemenceau-Poincaré supporte entre 15 et 20 000 véhicules/jour, selon les comptages. Au bout de 25 ans, on se rend compte que le transit est-ouest est moins important que prévu. Et que l'essentiel du trafic qui sature Colmar aux heures de pointe provient des trajets pendulaires domicile-travail vers Colmar, qui concentre les emplois.
Clément TONNOT

 

 
 

Circulation  Au sud de Colmar Liaison RD83 - A 35 :sortie de route pour le barreau sud

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:27:56

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Circulation  Au sud de Colmar
Liaison RD83 - A 35 :sortie de route pour le barreau sud
Exit le barreau sud, ce serpent de mer routier qui prévoyait de relier la RD83 et l'A35 au sud de Colmar. Les dernières études concluent à un impact trop faible sur le trafic est-ouest pour un coût environnemental lourd.
 

 
Depuis 25 ans, le barreau sud était présenté comme la panacée pour résoudre les problèmes de circulation au sud de Colmar sur l'axe Semm-Fribourg-Clemenceau-Poincaré.
C'est la fin d'un serpent de mer vieux de 25 ans : depuis les années 1990, le projet ressort à chaque élection comme la panacée pour soulager les problèmes de trafic est-ouest dans les quartiers sud de Colmar (axe Semm-Fribourg-Clemenceau-Poincaré). Le principe consiste à relier la RD83, au niveau du carrefour des Oignons aux Erlen (à l'est de l'usine Ricoh) jusqu'à l'A35 au niveau du Fronholz, pour délester Colmar intra-muros du trafic de transit est-ouest et boucler une sorte de périphérique autour de la ville, incluant le contournement ouest, l'autoroute à l'est et l'avenue Rey au nord.

Cette fois, le projet semble définitivement enterré. Gilbert Meyer l'a annoncé hier lors de ses voeux au personnel de Colmar Agglomération : « Les pré-études de faisabilité, finalisées en décembre 2019, montrent que le barreau sud n'apporte pas d'amélioration tout en pénalisant l'environnement. Il y a donc lieu de trouver une solution alternative », indique le maire-président de l'agglo.

Fin 2016, le même Gilbert Meyer avait obtenu à l'arraché un cofinancement pour ces études via un avenant au Contrat de plan État-Région 2015-2020. Le coût, 500 000 EUR, était à partager entre la Région (50 %), la Ville et Colmar Agglo (25 % chacune). C'est la deuxième fois que le projet était inscrit au contrat de plan Etat-Région, après une première tentative en 2000-2006, qui avait déjà avorté au stade des études.

En 2005, la Direction départementale de l'équipement (DDE) avait déjà étudié deux tracés dont aucun ne donnait satisfaction car ils traversaient soient des zones inondables et des secteurs naturels remarquables, soit des zones de maraîchage. DR

Au nom du contexte électoral, Gilbert Meyer ne s'étend pas sur les conclusions de cette nouvelle étude. Tout au plus lâche-t-il que trois tracés ont été étudiés, « à peu près les mêmes qu'en 2005 », quand une première étude avant été menée par la Direction départementale de l'Équipement. Comme en 2005, aucun ne donnerait vraiment satisfaction. Les obstacles sont toujours les mêmes : zones maraîchères, zones inondables, et surtout une zone humide remarquable au sud du canal de la Lauch et de la Thur. D'après le maire, un tracé aurait éventuellement pu convenir « mais il ne soulagerait pas la circulation est-ouest, seulement en partie le trafic nord-sud ».

Cet écueil n'est pas vraiment nouveau. Dès 1996, une étude du Centre d'études techniques de l'Équipement concluait qu'un éventuel barreau sud aurait surtout un impact sur le trafic nord-sud : - 30 % au carrefour des Casernes, - 5 % route de Strasbourg, - 20 % route de Rouffach, professait le document. L'étude de 2005, elle, tablait sur l'absorption par le barreau sud de 16 000 véhicules par jour, voire 19 000 en version 2x2 voies, permettant de délester... la rocade ouest de 4 000 véhicules par jour.
À peinequelques milliersde véhicules/jour

Selon nos informations, la dernière étude évoque une économie d'à peine quelques milliers de véhicules/jour sur l'axe est-ouest, sachant que l'axe Semm-Fribourg-Clemenceau-Poincaré supporte entre 15 et 20 000 véhicules/jour, selon les comptages. Au bout de 25 ans, on se rend compte que le transit est-ouest est moins important que prévu. Et que l'essentiel du trafic qui sature Colmar aux heures de pointe provient des trajets pendulaires domicile-travail vers Colmar, qui concentre les emplois.
Clément TONNOT

 

 
 

 

A35 Deux accidents provoquent d'importants bouchons

Publié dans le panorama le Mardi 14 janvier 2020 à 06:49:59

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A35  Deux accidents provoquent d'importants bouchons
 

 
D'importants bouchons ont durablement ralenti la circulation sur l'autoroute A35, ce lundi matin à hauteur de la sortie n° 25 Colmar Sud/Horbourg-Wihr. Ils étaient dus à un premier accident survenu sur l'autoroute dans le sens Strasbourg-Bâle vers 7 h 05, qui a impliqué cinq véhicules au total. Une femme de 55 ans, qui était coincée dans sa voiture, a été dégagée par les pompiers et transportée vers l'hôpital Pasteur de Colmar. Une femme de 38 ans, un homme de 42 ans et un homme de 31 ans ont également été transportés vers le même hôpital en urgence relative. Au plus fort de l'incident, le bouchon dépassait les 14 km cumulés et remontait jusqu'à Ostheim.

Une deuxième collision s'est ensuite produite dans la même zone, dans l'autre sens de circulation vers 8 h, impliquant trois véhicules, mais sans faire de victimes. La circulation a été rétablie et les bouchons se sont résorbés vers 9 h 40.
V. B.

 

 
 

PAGE CHUCHOTEMENTS : À l'est, rien de nouveau

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:43:50

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PAGE CHUCHOTEMENTS : À l'est, rien de nouveau
 

 
Dessin Région DNL Chuchotements (Y.Lefrançois) - Sondage IFOP
Selon un nouveau sondage IFOP, 55 % des Alsaciens sont favorables à la création d'un nouveau parti politique alsacien revendiquant la sortie du Grand Est. Reste à savoir quels sont les responsables politiques prêts à se lancer. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

AH CEA

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:29:37

L'ami hebdo du 12 janvier

HAUT-RHIN  Affaire Sarah Halimi Les cartes postales de l'indignation

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:51:45

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HAUT-RHIN  Affaire Sarah Halimi
Les cartes postales de l'indignation
À l'initiative des communautés israélites de Colmar et Mulhouse et du consistoire du Haut-Rhin, des centaines de cartes postales ont été signées ce dimanche afin de « réclamer justice pour Sarah Halimi ».
 

 
Quelque 300 personnes sont venues signer les cartes à Colmar ce dimanche matin.
« Tuer est illégal, se droguer est illégal, mais tuer drogué est légal ! », ou encore « La République par sa justice cautionne l'antisémitisme », écrivent certains à côté de leur nom et de leur signature, au dos de la carte postale à l'effigie de Sarah Halimi, créée et imprimée spécialement dans le Haut-Rhin à des centaines d'exemplaires « afin de réclamer justice ».
300 personnes en deux heures

Le consistoire israélite du Haut-Rhin, avec les communautés de Colmar et Mulhouse, ont appelé « tous ceux qui s'indignent de la récente décision de justice dans cette affaire, qu'ils soient ou non de confession juive », à envoyer une carte au président de la République (lire notre édition de vendredi). Estimant que ce consommateur de cannabis était en proie à « une bouffée délirante », la cour d'appel de Paris a déclaré pénalement irresponsable Kobili Traoré, mis en examen pour le meurtre par défenestration de sa voisine dans le quartier parisien de Belleville. Il ne sera donc pas jugé.

En deux heures ce dimanche matin, à la communauté israélite près de la synagogue de Colmar, « quelque 300 personnes, de la communauté juive surtout, mais aussi chrétiens ou athées pour une cinquantaine d'entre eux, sont venues signer ces cartes. Une initiative locale inspirée d'un appel - sur les réseaux sociaux - à envoyer des courriels ou des pétitions. Environ 200 cartes supplémentaires ont été signées par procuration », soulignent Hervé Levy, vice-président du consistoire, et Yvan Geismar, aujourd'hui président d'honneur.

Tandis que l'épouse d'Yvan Geismar évoque à quel point sa fille, qui a travaillé trois ans avec Sarah Halimi en tant qu'auxiliaire de puériculture, a été affectée par son décès, un Colmarien raconte que sa fille a quant à elle été « victime d'une quenelle » dans la rue voilà quelques années, de la part d'un ancien camarade de classe.

« Cette affaire pose de nombreuses questions graves, on craint que cette décision judiciaire fasse jurisprudence et protège les personnes sous l'emprise de stupéfiants. Une chose est sûre, on aurait signé ces cartes quelles que soient les croyances de la victime », insiste un couple de la région mulhousienne « mi-catholique, mi-athée, mais laïc et républicain ».

Au-delà du symbole, les signataires attendent la décision de la cour de cassation dans cette affaire, d'autre part une modification de la loi sur l'irresponsabilité pénale. Plusieurs font un parallèle avec l'affaire Chalom Levy à Strasbourg, décédé fin décembre à 65 ans. En 2016, ce retraité portant une kippa avait été grièvement blessé avenue des Vosges.

Son agresseur, qui s'en était déjà pris à un membre de la communauté juive en 2010, a été déclaré irresponsable pénalement.

Ces dernières semaines, plusieurs sénateurs, dont le Haut-Rhinois Jean-Marie Bockel, ont interpellé le gouvernement sur la décision d'irresponsabilité pénale dans l'affaire Sarah Halimi, et sont montés au créneau pour modifier le code pénal.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Sarah Halimi Les cartes postales de l'indignation

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 06:23:00

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Sarah Halimi Les cartes postales de l'indignation
 

 
Quelque 300 personnes sont venues signer les cartes à Colmar ce dimanche matin. Photo L'Alsace
« Tuer est illégal, se droguer est illégal, mais tuer drogué est légal ! », ou encore « La République par sa justice cautionne l'antisémitisme », écrivent certains à côté de leur nom et de leur signature, au dos de la carte postale à l'effigie de Sarah Halimi, créée et imprimée spécialement dans le Haut-Rhin à des centaines d'exemplaires « afin de réclamer justice ».
300 personnes en deux heures

Le consistoire israélite du Haut-Rhin, avec les communautés de Colmar et Mulhouse, ont appelé « tous ceux qui s'indignent de la récente décision de justice dans cette affaire, qu'ils soient ou non de confession juive », à envoyer une carte au président de la République (lire notre édition de vendredi). Estimant que ce consommateur de cannabis était en proie à « une bouffée délirante », la cour d'appel de Paris a déclaré pénalement irresponsable Kobili Traoré, mis en examen pour le meurtre par défenestration de sa voisine dans le quartier parisien de Belleville. Il ne sera donc pas jugé.

En deux heures ce dimanche matin, à la communauté israélite près de la synagogue de Colmar, « quelque 300 personnes, de la communauté juive surtout, mais aussi chrétiens ou athées pour une cinquantaine d'entre eux, sont venues signer ces cartes. Une initiative locale inspirée d'un appel - sur les réseaux sociaux - à envoyer des courriels ou des pétitions. Environ 200 cartes supplémentaires ont été signées par procuration », soulignent Hervé Levy, vice-président du consistoire, et Yvan Geismar, aujourd'hui président d'honneur.

Tandis que l'épouse d'Yvan Geismar évoque à quel point sa fille, qui a travaillé trois ans avec Sarah Halimi en tant qu'auxiliaire de puériculture, a été affectée par son décès, un Colmarien raconte que sa fille a quant à elle été « victime d'une quenelle » dans la rue voilà quelques années, de la part d'un ancien camarade de classe.

« Cette affaire pose de nombreuses questions graves, on craint que cette décision judiciaire fasse jurisprudence et protège les personnes sous l'emprise de stupéfiants. Une chose est sûre, on aurait signé ces cartes quelles que soient les croyances de la victime », insiste un couple de la région mulhousienne « mi-catholique, mi-athée, mais laïc et républicain ».

Au-delà du symbole, les signataires attendent la décision de la cour de cassation dans cette affaire, d'autre part une modification de la loi sur l'irresponsabilité pénale. Plusieurs font un parallèle avec l'affaire Chalom Levy à Strasbourg, décédé fin décembre à 65 ans. En 2016, ce retraité portant une kippa avait été grièvement blessé avenue des Vosges.

Son agresseur, qui s'en était déjà pris à un membre de la communauté juive en 2010, a été déclaré irresponsable pénalement.

Ces dernières semaines, plusieurs sénateurs, dont le Haut-Rhinois Jean-Marie Bockel, ont interpellé le gouvernement sur la décision d'irresponsabilité pénale dans l'affaire Sarah Halimi, et sont montés au créneau pour modifier le code pénal.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Le devenir de blocs de granit prévus pour glorifier Hitler

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 06:25:06

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Le devenir de blocs de granit prévus pour glorifier Hitler
 

 
Un nouveau projet est en train de voir le jour sur la friche de l'ex-Divinal, la cave coopérative d'Obernai. Photo DNA
Des milliers d'automobilistes passent devant chaque jour, entre Obernai et Bischoffsheim. Mais peu connaissent l'histoire du massif bloc de granit qui trône au bord de la route, encore flanqué de l'inscription « Cave vinicole d'Obernai », plusieurs années après la fermeture du site.
Un autre bloc sous la statue de Mgr Freppel

Derrière ce bloc encore debout se trouvent en fait plusieurs blocs disséminés sur le site. Le géologue du CNRS Jean-Paul von Eller, établi à Rosheim et décédé en 2014, avait entrepris des recherches pour en connaître l'origine. Il avait établi qu'il s'agit de « pièces destinées à l'élévation du mémorial de la Siegeshalle à Berlin, monument à la victoire du IIIe Reich, dessiné par (l'architecte et ministre) Albert Speer, et voulu par Hitler ».

Monseigneur Freppel sur son piédestal Photo a rchives DNA

« Le socle de la statue de Mgr Freppel à Obernai est de la même veine, car tous les blocs exploités n'ont pas gagné l'Allemagne et, demeurés sur certains quais, ont été réutilisés çà et là à Obernai et Barr ».
Des prisonniers russes pour ces travaux ?

Au départ, les nazis auraient ciblé du granit autour de Natzwiller, extrait par les prisonniers du camp du Struthof, mais la roche s'était révélée trop friable. Ils s'étaient alors tournés vers le granit d'Andlau, sans doute extrait par des prisonniers russes, dont certains demeurent enterrés à Obernai, au cimetière juif, selon Guy Lienhard, conseiller municipal d'opposition. Lundi soir dernier, au conseil municipal, il a justement interrogé le maire sur le devenir de ces blocs de granit. Bernard Fischer a précisé que ces blocs avaient dans un premier temps servi de barrages antichars dans les combats de la Libération, que certains ont été réutilisés à la piscine de plein air d'Obernai et que d'autres dorment dans les locaux du pôle logistique et technique de la cité.

Le maire a assuré Guy Lienhard que sa volonté est aussi de conserver les blocs de granit présents sur la friche Divinal, et qu'il dispose déjà d'un accord à ce sujet avec les repreneurs du site. Ceux-ci veulent y implanter des bâtiments pour des entreprises.

Rien n'a été précisé en revanche sur le devenir de ces blocs, une fois sauvés.
Guillaume MULLER

 

 
 

politique  Municipales Marine Le Pen en précampagne

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:48:43

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politique  Municipales
Marine Le Pen en précampagne
Marine Le Pen a invité dimanche les électeurs des Républicains à « ouvrir les yeux » sur « la trahison dont ils sont victimes » en s'alliant avec le parti d'Emmanuel Macron et à la rejoindre pour les municipales de mars en pensant déjà très fort à la présidentielle de 2022.
 

 
La présidente du Rassemblement a officiellement lancé dimanche à Paris la campagne de son parti pour les élections municipales.
La route est encore très longue mais la présidente du Rassemblement national semble avoir les yeux rivés sur 2022. En lançant ce dimanche, à Paris, la campagne pour les municipales de son parti, Marine Le Pen a fixé le cap. « Le combat municipal n'est pas une corvée » mais « une séquence territoriale qui va durer un an » avec les départementales et les régionales en 2021, et qui doit « conduire le peuple au pouvoir », a-t-elle martelé.

La finaliste de la présidentielle en 2017 a dénoncé « le macronisme » « toujours semeur de désordre, cynique, arrogant, souvent blessant, et de plus en plus violent », tout « en étant parfaitement et méticuleusement inefficace ». Comme avec la réforme des retraites où, selon elle, « il n'y a rien à garder » et dont l'annonce du retrait de l'âge pivot est « un écran de fumée, un élément de négociation grossier ». Pour les municipales, Marine Le Pen promet des listes « localistes », met en avant son concept de « démétropolisation » visant à un rééquilibrage entre les campagnes et les villes. Sans surprise, elle mise sur la sécurité comme « axe fort » de la campagne.

 

 
 

 

Social  Réforme Retraites : les syndicats encore plus divisés

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:49:04

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Social  Réforme
Retraites : les syndicats encore plus divisés
Il n'y a jamais eu de front uni des syndicats contre la réforme des retraites mais l'offre du gouvernement de négocier une alternative à l'âge pivot a entériné la division entre ceux qui privilégient la « logique de dialogue » et ceux qui « organisent la bataille ».
 

 
La proposition du gouvernement, saluée par les syndicats réformistes, a creusé un fossé encore plus grand entre Laurent Berger (CFDT) et Philippe Martinez (CGT).
À droite du ring, les syndicats réformistes (CFDT, UNSA et CFTC) ont les bras en l'air. Pour eux, le retrait - même provisoire - de l'âge pivot à 64 ans est une victoire dans le combat qu'est devenue la réforme des retraites. À gauche, un peu dans les cordes après un bras de fer qui entre ce lundi dans son 40e « round », les contestataires, CGT et FO en tête, refusent de jeter les gants. Pour eux, la proposition faite samedi par le gouvernement est considérée comme une tentative d'enfumage. Et au centre du ring, Édouard Philippe semble compter les « poings ». Car dans sa lettre envoyée aux organisations syndicales, le Premier ministre ne s'est finalement guère éloigné du cadre qu'il avait posé lors de son discours devant le Conseil économique, social et environnemental, le 11 décembre dernier.
« Une opération de promotion mutuelle »

Ce qui a fait dire à Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, dimanche sur BFMTV, que ce compromis est « une opération de promotion mutuelle entre le gouvernement et la CFDT pour mettre en scène une pseudo-concession qui en réalité n'en est pas une ». Force Ouvrière va même plus loin : « Je ne suis pas complotiste, mais il y a des moments où je pourrais presque le devenir », a déclaré Yves Verrier sur France Info. Le leader de FO souligne que « beaucoup de communication était prête » dès samedi après-midi « pour saluer le compromis » et qualifie les syndicats réformistes « d'acteurs de second rôle » dans la mobilisation. Dimanche sur le plateau du Grand Jury de LCI, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud et le secrétaire général de l'UNSA, Laurent Escure, ne se sont pas beaucoup portés la contradiction. « Nous sommes passés d'une logique d'affrontement à une logique de dialogue », abonde le numéro un de la CFDT, Laurent Berger. Dans le JDD, il a salué une « victoire » de son syndicat « mais aussi de l'UNSA et de la CFTC ».
La grève continue

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, en a profité pour demander un arrêt des combats en jugeant « qu'il n'y avait plus aucune raison que ce mouvement de grève se poursuive », particulièrement à la SNCF et à la RATP. Pas sûr qu'elle soit entendue par les grévistes qui annoncent déjà des journées de mobilisation les 14, 15 et 16 janvier. D'ailleurs, malgré les déclarations de son secrétaire général, la branche RATP de l'UNSA, premier syndicat dans les transports parisiens, a annoncé vouloir continuer le mouvement.
O.M. (avec AFP)

 

 
 

 

Philippe : « Déterminé sur l'équilibre financier »
Interrogé sur le plateau du 20 heures de France 2, Edouard Philippe s'est dit dimanche soir « déterminé et ferme sur l'équilibre financier du système des retraites ». Et que cela serait « totalement irresponsable » de proposer une réforme qui ne permettrait pas cet équilibre. « A titre personnel », le Premier ministre juge que la meilleure façon pour y parvenir reste « l'âge pivot ». Mais il tempère : « Ce qui compte, ce n'est pas l'instrument mais l'objectif : celui de revenir à l'équilibre ». C'est-à-dire 12 milliards d'euros que la conférence sur le financement a 3 mois pour trouver. Le chef du gouvernement a d'ailleurs affirmé « faire confiance » aux syndicats réformistes pour y parvenir en rappelant la célèbre phrase de Maurice Thorez : « Il faut savoir terminer une grève ». Avant de préciser : « On n'en est pas loin ».

 

International G5 Sahel Macron : ambition, rares réussites

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:49:47

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International G5 Sahel
Macron : ambition, rares réussites
Pau accueille ce lundi le sommet du G5 Sahel, destiné à clarifier les contours de l'engagement militaire français. Retour à mi-mandat sur le bilan à l'international de la politique d'Emmanuel Macron.
 

 
Mai 2017. Emmanuel Macron, sur la base de Gao, au Mali, lors de son premier déplacement en Afrique.
Il dit ne croire qu'à une chose : « La stratégie de l'audace, de la prise de risque ». Emmanuel Macron a rappelé cette ligne fin août 2019 à deux cents ambassadeurs, réunis à l'Élysée, quelques heures après la clôture du G7 à Biarritz.

L'espace d'un week-end estival, la France d'un président quadragénaire et plein d'enthousiasme se retrouvait au centre de l'attention mondiale. Avec l'envie de marquer les esprits et de résoudre des crises internationales (Syrie, Libye, Ukraine, Sahel, environnement...). Mais l'euphorie d'un sommet à domicile passée, la politique internationale ambitieuse et démonstrative de la France s'est heurtée au principe de réalité.

« Il y avait, au départ, cette envie de faire bouger les choses, ce désir de renouvellement à travers le multilatéralisme », constate Bertrand Badie (1), professeur à Sciences-Po, spécialiste des relations internationales. « Il y a eu beaucoup de projets, mais la pratique, elle, est restée étonnamment stagnante. » En Europe, comme sur l'Otan, un « défaut de partenariats » a plombé l'enthousiasme. Plus grave : la promesse d'« innover » en matière diplomatique a été balayée, selon Bertrand Badie, par « la confirmation d'un ordre passé ».
« Une incapacité à transformer l'essai »

Tout bouge pour que rien ne bouge ? Thomas Gomart (2), directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri) retient, lui, comme « réussite » ce G7, et au rang des échecs « le projet européen ». Selon l'historien, la France représenterait aujourd'hui « une puissance d'équilibre », comme sur le dossier Russie/Ukraine.

Dans un monde plus globalisé, la voix de la France a désormais du mal à porter. « Il y a plus d'horizontalité, moins de verticalité, le monde est social et intersocial avant d'être géopolitique », juge Bertrand Badie. Depuis 2017, la France, en tant que puissance moyenne, « perd quand elle joue, il y a une incapacité à transformer l'essai ».

Au Moyen-Orient, « la voix de la France a été inaudible et il y a même eu une persistance dans l'erreur », analyse encore Bertrand Badie,.

Néophyte en relations internationales à son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a vite appris. Mais il n'a pas été aussi « disruptif » en deux ans et demi qu'il l'avait promis. « Il fait preuve de classicisme agile, d'activisme, presque de trop d'agitation », décrit Thomas Gomart. « Il y a eu un effet Macron, l'image de la France s'est améliorée par rapport au quinquennat précédent, mais, il y a beaucoup de déceptions sur les réalisations, la maîtrise du dossier est une chose, la pratique du jeu diplomatique en est une autre. » Surtout au milieu des « grands fauves » actuels (Trump, Poutine, Xi, Erdogan).

Sur le continent européen, la France reste l'un des rares pays à porter une réflexion globale sur les relations internationales. L'Allemagne ne bouge plus, la Grande-Bretagne se brexitise, l'Espagne et l'Italie se concentrent avant tout sur leurs problèmes intérieurs. Ces nations sont d'ailleurs aux abonnés absents au Sahel, au coeur des préoccupations ce lundi à Pau avec les membres du G5.

La France, ancienne puissance coloniale dans la région, reste esseulée pour combattre l'expansion djihadiste. Thomas Gomart évoque « une déception française, avec des pertes assumées » quand Bertrand Badie parle de « triple échec : politique, social, économique ».

La politique de la « canonnière » dans la bande sahélo-saharienne ne résout rien, estime le professeur, au contraire « elle aggrave la bellicisation ». L'« audace » française ne peut pas amener à elle seule des résultats.
Xavier FRERE (1) L'hégémonie contestée (éd. Odile Jacob) (2) L'affolement du monde (éd. Tallandier)

(1) L'hégémonie contestée (éd. Odile Jacob)

 
 

 

Repères
Un G5 Sahel, pour quoi faire ?

Le G5 Sahel réunit cinq pays (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad). Emmanuel Macron a souhaité rencontrer leurs dirigeants ce lundi pour « clarifier les contours de l'engagement français » contre les djihadistes au Sahel, où la situation sécuritaire est toujours plus dégradée et le contexte politique tendu après des prises de position ambiguës vis-à-vis de l'intervention de Paris.

Emmanuel Macron pourrait-il annoncer le retrait des troupes engagées dans l'opération Barkhane ? Il n'est pas encore à l'ordre du jour, avait précisé dernièrement le général Lecointre, chef d'état-major des armées. Le politologue de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Bruno Tertrais, estime que ce sommet est d'abord l'occasion d'une « remobilisation générale ».

 

Macron : ambition, rares réussites

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 06:10:04

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Macron : ambition, rares réussites
 

 
Mai 2017. Emmanuel Macron, sur la base de Gao, au Mali, lors de son premier déplacement en Afrique. Photo d'archives Xavier FRERE
Il dit ne croire qu'à une chose : « La stratégie de l'audace, de la prise de risque ». Emmanuel Macron a rappelé cette ligne fin août 2019 à deux cents ambassadeurs, réunis à l'Élysée, quelques heures après la clôture du G7 à Biarritz.

L'espace d'un week-end estival, la France d'un président quadragénaire et plein d'enthousiasme se retrouvait au centre de l'attention mondiale. Avec l'envie de marquer les esprits et de résoudre des crises internationales (Syrie, Libye, Ukraine, Sahel, environnement...). Mais l'euphorie d'un sommet à domicile passée, la politique internationale ambitieuse et démonstrative de la France s'est heurtée au principe de réalité.

« Il y avait, au départ, cette envie de faire bouger les choses, ce désir de renouvellement à travers le multilatéralisme », constate Bertrand Badie (1), professeur à Sciences-Po, spécialiste des relations internationales. « Il y a eu beaucoup de projets, mais la pratique, elle, est restée étonnamment stagnante. » En Europe, comme sur l'Otan, un « défaut de partenariats » a plombé l'enthousiasme. Plus grave : la promesse d'« innover » en matière diplomatique a été balayée, selon Bertrand Badie, par « la confirmation d'un ordre passé ».
« Une incapacité à transformer l'essai »

Tout bouge pour que rien ne bouge ? Thomas Gomart (2), directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri) retient, lui, comme « réussite » ce G7, et au rang des échecs « le projet européen ». Selon l'historien, la France représenterait aujourd'hui « une puissance d'équilibre », comme sur le dossier Russie/Ukraine.

Dans un monde plus globalisé, la voix de la France a désormais du mal à porter. « Il y a plus d'horizontalité, moins de verticalité, le monde est social et intersocial avant d'être géopolitique », juge Bertrand Badie. Depuis 2017, la France, en tant que puissance moyenne, « perd quand elle joue, il y a une incapacité à transformer l'essai ».

Au Moyen-Orient, « la voix de la France a été inaudible et il y a même eu une persistance dans l'erreur », analyse encore Bertrand Badie,.

Néophyte en relations internationales à son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a vite appris. Mais il n'a pas été aussi « disruptif » en deux ans et demi qu'il l'avait promis. « Il fait preuve de classicisme agile, d'activisme, presque de trop d'agitation », décrit Thomas Gomart. « Il y a eu un effet Macron, l'image de la France s'est améliorée par rapport au quinquennat précédent, mais, il y a beaucoup de déceptions sur les réalisations, la maîtrise du dossier est une chose, la pratique du jeu diplomatique en est une autre. » Surtout au milieu des « grands fauves » actuels (Trump, Poutine, Xi, Erdogan).

Sur le continent européen, la France reste l'un des rares pays à porter une réflexion globale sur les relations internationales. L'Allemagne ne bouge plus, la Grande-Bretagne se brexitise, l'Espagne et l'Italie se concentrent avant tout sur leurs problèmes intérieurs. Ces nations sont d'ailleurs aux abonnés absents au Sahel, au coeur des préoccupations ce lundi à Pau avec les membres du G5.

La France, ancienne puissance coloniale dans la région, reste esseulée pour combattre l'expansion djihadiste. Thomas Gomart évoque « une déception française, avec des pertes assumées » quand Bertrand Badie parle de « triple échec : politique, social, économique ».

La politique de la « canonnière » dans la bande sahélo-saharienne ne résout rien, estime le professeur, au contraire « elle aggrave la bellicisation ». L'« audace » française ne peut pas amener à elle seule des résultats.
Xavier FRERE (1) L'hégémonie contestée (éd. Odile Jacob) (2) L'affolement du monde (éd. Tallandier)

 

 
 

L'édito de l'Alsace Volontarisme impuissant

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 06:11:21

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L'édito de l'ALsace      Volontarisme impuissant
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Si les succès diplomatiques tenaient aux symboles, la France serait l'une des puissances les plus influentes de la planète. Après un G7 en août à Biarritz avec Trump en tête d'affiche, Emmanuel Macron préside, à partir de ce lundi à Pau, un G5 Sahel. Voici donc les présidents du Tchad, du Niger, du Burkina Faso, du Mali et de Mauritanie réunis pour discuter des conditions de l'opération Barkhane dans la ville du 5e Régiment d'hélicoptères de combat. Celui-là même où étaient basés le lieutenant Pierre-Emmanuel Bockel et six de ses frères d'armes, morts dans l'opération anti-djihadiste qui a coûté la vie à treize militaires français début décembre au Mali.

Le choix de Pau est un symbole fort. Mais ce sommet G5 Sahel a d'abord pour but d'obtenir des chefs d'État africains une déclaration sans ambiguïté. Parce que Barkhane est un engagement contre le djihadisme pour lequel 31 soldats français, et bien plus encore de militaires africains, ont péri, il serait vain de continuer si, dans les pays concernés, devait se développer un relent de colonialisme. Sans soutien des populations concernées, l'opération est vouée à l'échec.

Plus globalement, la visite à Pau du secrétaire général de l'Onu et des présidents de la Commission de l'Union africaine et du Conseil européen ne saurait occulter l'isolement de la France, dans ce dossier au Sahel comme dans toute son action diplomatique. L'engouement suscité par le dynamisme du président français au lendemain de son élection s'est, depuis, heurté à un principe de réalité. La voix d'Emmanuel Macron porte plus que l'efficacité de son action diplomatique. Le chef de l'État a des circonstances atténuantes. Ses interlocuteurs américains, russes ou chinois croient d'abord dans la stratégie du bras de fer face à laquelle la France ne peut lutter. Quant à l'Europe, à l'heure du Brexit, Emmanuel Macron ne peut espérer que des jours meilleurs alors qu'Angela Merkel finit son mandat en roue libre et que les populismes prospèrent. Car à l'heure d'un multilatéralisme contesté partout dans le monde, il n'y a plus guère qu'en Europe que la France peut espérer se faire entendre efficacement. Et encore...

 

 
 

Carlos Ghosn poursuit Renault aux Prud'hommes

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Carlos Ghosn poursuit Renault aux Prud'hommes
 

 
L'ex-patron de l'Alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn, en fuite au Liban après avoir été emprisonné au Japon où il est accusé de malversations financières, attaque aux Prud'hommes la marque au losange. Le magnat déchu de l'automobile, âgé de 65 ans, réclame le versement de son indemnité retraite, d'une valeur de 250 000 euros. Une audience doit se tenir d'ici le mois de février. Carlos Ghosn soutient qu'il a été victime d'un « complot » ourdi par Nissan, avec la complicité de responsables japonais, pour l'écarter de son poste.

 

 
 

SOCIÉTÉ  Un rapport de Terra Nova propose des pistes pour réussir la transition écologique à l'école Pas si facile, le bio à la cantine

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:48:04

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SOCIÉTÉ  Un rapport de Terra Nova propose des pistes pour réussir la transition écologique à l'école
Pas si facile, le bio à la cantine
La loi Egalim fixe un seuil de 20 % de produits bio dans les cantines en 2022. Un objectif salué par les parents et les ONG, mais pas toujours simple à atteindre par les élus locaux. Un rapport détaille les obstacles... et les moyens de les dépasser.
 

 
Convertir les cantines au bio a un coût.
Une belle idée... pas toujours facile à mettre en oeuvre. Le bio dans les cantines est une forte demande des parents et des associations environnementales. La loi fixe un objectif de 20 % de produits bio dans les cantines en 2022. Comment y parvenir ?
Un objectif encore lointain

Un chiffre mesure l'écart entre les bonnes intentions... et la réalité. Aujourd'hui, les structures collectives achètent 4,5 % de produits bio, selon la dernière enquête de l'Agence Bio. « Si on se concentre sur la restauration scolaire, on doit être plutôt autour de 6 % », estime Florent Guhl, son directeur. Plus de 85 % des cantines ont commencé à introduire des produits bio dans leurs menus (surtout des fruits et légumes frais et des yaourts).

C'est mieux que les autres structures comme l'hôpital ou les établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), notamment en raison de la pression des parents d'élèves sur les élus locaux, mais la marge de progression reste importante. Dans le rapport « Accélérer la transition alimentaire dans les cantines scolaires » du laboratoire d'idées Terra Nova publié ce lundi, Alizée Ostrowski et Elyne Etienne listent les obstacles auxquels se heurtent les élus locaux pour convertir les cantines au bio. Tout en donnant des pistes pour les contourner.
Le coût

Le premier obstacle, pour les communes, est financier. Passer au bio a un prix : « entre 15 % et 20 % de surcoût » par rapport à l'achat de la matière première pour un repas non bio, calcule Florent Guhl.

Pour compenser, le rapport propose plusieurs pistes : la lutte contre le gaspillage alimentaire, l'achat de plus de produits bruts (ce qui implique de recuisiner davantage) et le développement des repas végétariens.
Difficultés pour se fournir

Un autre problème, quand on veut passer au bio, c'est de trouver suffisamment de produits. Le rapport pointe « les difficultés d'approvisionnement - la quantité de bio disponible sur le marché est encore insuffisante et la restauration scolaire n'y est pas toujours prioritaire. » Pour Terra Nova, il faut augmenter la production, en aidant les agriculteurs à se convertir. Les cantines doivent devenir le moteur de la transition écologique. Et les élus locaux ont une carte à jouer pour encourager la conversion des agriculteurs et lutter contre l'artificialisation des sols autour de leurs communes.
Bio contre local ?

C'est un des écueils qui revient régulièrement : pourquoi faire du bio plutôt que du local ? « Opposer les deux est une erreur de raisonnement. L'objectif au final, c'est de combiner les deux », plaide Florent Guhl.
Risque de favoritisme ?

Comment faire pour se fournir localement tout en étant dans les clous des marchés publics ?

Pour éviter les accusations de favoritisme, certains élus ont ajouté des critères en annexe des marchés publics. Le rapport, lui, demande de « réfléchir à une exception alimentaire de 30 % de produits régionaux dans les cahiers des charges ».
E.B.

 

 
 

 

Inondations  En décembre 1919 et janvier 1920 Il y a 100 ans, l'Alsace sous les eaux

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:50:28

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Inondations  En décembre 1919 et janvier 1920
Il y a 100 ans, l'Alsace sous les eaux
Il est des événements qui marquent toute une génération, mais que la mémoire collective a parfois tendance à effacer. C'est notamment le cas des inondations qui ont frappé l'Alsace il y a un siècle, une première fois en décembre 1919 et une seconde deux semaines plus tard en janvier 1920.
 

 
Lors des inondations historiques de décembre 1919 et janvier 1920, seize maisons ont été emportées à Sainte-Croix-aux-Mines.
Dès le 22 décembre 1919, une tempête fait rage dans toute l'Alsace. « Depuis deux jours tempête et pluies sévissent, se muant la nuit dernière en un véritable ouragan », écrit l'Écho de Mulhouse le 24 décembre 1919.

« Ruisseaux et rivières sont en crue, les rives de la Doller ont débordé. Dans la vallée de Saint-Amarin, les désordres météorologiques ont pris une telle ampleur que les prés sont partiellement inondés en raison de l'impressionnante montée des eaux de la Thur et de la Doller. À maints endroits l'eau pénètre dans les habitations et la tempête a endommagé les toitures. »

Selon Brice Martin, maître de conférences en géographie à l'université de Haute-Alsace, la météo de 1919 avait été particulièrement pluvieuse les mois précédents, ce qui n'a pas arrangé la situation. « Déjà, en 1919, l'été a été mauvais, frais et humide. Idem à l'automne : au mois de novembre, par exemple, les précipitations sont quatre fois supérieures aux normales de saison dans les Vosges. Il neige tôt dans l'année. »

À cela s'ajoute un mois de décembre également très pluvieux. Il neige les 12 et 13. À partir du 23 décembre, un important redoux arrive, accompagné de fortes précipitations.
Pluie et fonte des neiges

Aux pluies abondantes s'ajoute la fonte rapide des neiges, provoquée par un vent chaud (foehn). Une trentaine de centimètres se transforme ainsi en eau au Grand Ballon, sur un manteau neigeux de plus de 80 cm.

« La réponse des cours d'eaux est très violente, raconte Brice Martin. Dans la vallée, l'eau monte de 20 à 30 cm par heure. On se retrouve vite à un, deux ou trois mètres au-dessus du niveau habituel. » En montagne les pentes sont très fortes, l'eau ruisselle très vite.

Dans des villes et villages déjà très abîmés par la guerre, la tempête puis les inondations font des ravages : les toitures s'envolent, les cheminées s'effondrent, les lignes téléphoniques sont coupées tout comme les lignes ferroviaires, plus d'électricité ni de chauffage...

À Noël, une grande partie de l'Alsace est sous les eaux. Des villes voisines sont touchées : Épinal, Metz, Nancy, Thionville, Belfort ou encore Montbéliard.

D'importants dégâts sont également constatés en Allemagne, dans la Forêt-Noire. Dans la cité du Bollwerk, à Noël, « la gare de Dornach est menacée d'inondation, le terrain au Steinbaechlein et à la Mer Rouge est devenu un grand lac », écrit l'Écho de Mulhouse le 27 décembre 1919.

À Thann, toujours selon le journal mulhousien, « les crues ont atteint des sommets, laissant certaines rues situées en dessous du niveau du lit de la Thur totalement inondées, stoppant toute circulation. [...] Nombreuses sont les familles en grande détresse et une aide d'urgence est impérative. »

À Guebwiller, « la Lauch charrie quantité d'eaux torrentielles et avec elles des planches, des poutres et des débris d'arbres. D'énormes pierres bougent dans leur cavité et beaucoup de chemins en campagne et en ville sont envahis par les eaux et impraticables pour les passants, sans parler des caves inondées le long de ces artères. »

Côté Bas-Rhin, Bruche, Ill et Giessen font également d'énormes dégâts. À Strasbourg, les dommages sont « relativement importants : des habits et de la nourriture ont été gâtés. Particulièrement mise à mal : la centrale économique et la salle des machines à l'hôpital civil, dont les salles souterraines se trouvaient sous l'eau. La lumière et le chauffage ont été coupés un certain temps », rapportent les Dernières Nouvelles de Strasbourg. Elles indiquent également qu'à Sélestat, « le Giessen a atteint le même niveau qu'il y a cent ans, le 23 décembre 1819, avec 4,85 m. La filature et les bâtiments situés dans l'environnement furent inondés, les habitants évacués par les militaires et les sapeurs-pompiers en lieu sûr. »
Treize victimes en 1919, quinze en 1920

Les événements de 1919 causent la mort de treize personnes dans le Grand Est. Ainsi, par exemple, « à Ribeauvillé, la crue du Strenbach fit une victime en la personne d'un employé de la Ville âgé de 52 ans sur sa route vers son domicile, laissant une épouse et quatre enfants », écrit l'Écho de Mulhouse. À Sainte-Croix-aux-Mines, particulièrement touchée, « un jeune homme âgé de 19 ans a péri, enseveli sous les décombres d'une maison ». Selon les Dernières Nouvelles de Strasbourg, une autre victime est à déplorer à Orbey : « Une jeune fille de 15 ans, Angélique Klée, s'est noyée près du pont, sur le chemin du retour de l'usine, inondé. »

Compte tenu de l'ampleur des dégâts, l'administration peine à apporter une réponse rapide. « Les gens sont indisponibles pendant les fêtes, et la difficulté des transmissions est un facteur aggravant, indique Brice Martin. D'autant que tout ceci arrive dans une période où l'on est en train de reconstruire les maisons détruites par la guerre. »

À Ernolsheim, face à la montée des eaux, « un habitant s'était réfugié avec sa famille sur le toit de sa maison au beau milieu des flots pour alerter à l'aide de coups de feu et de signaux de feu sur leur situation dramatique. L'intervention extrêmement périlleuse des sauveteurs sauva la vie de cette famille en péril », racontent les Dernières Nouvelles de Strasbourg.
Nouvelle tempête

Quinze jours plus tard, tout recommence. La configuration météorologique est globalement la même qu'au mois de décembre. « Une nouvelle tempête arrive, qui culmine le 12 janvier, explique Brice Martin. Le vent est encore plus fort qu'en 1919. Au niveau de la Doller, la Thur, la Lauch et la Haute-Moselle, les inondations sont plus importantes qu'en décembre 1919. »

Thann subit de nouveau de plein fouet les conséquences de la météo. L'Écho de Mulhouse relate les événements : « La Thur charrie d'effroyables quantités d'eau, emportant avec elle le pont supérieur. Trains supprimés, voies ferrées inondées, communications téléphoniques coupées : les habitants sont coupés du monde. Déjà gravement endommagée auparavant par la guerre, la ville se retrouve à nouveau dans une situation effrayante. [...] L'eau ayant pénétré de partout dans les habitations, du bétail a dû être sacrifié en urgence. Les plus belles plantations viticoles près du Stauffen sont totalement dévastées, la station de pompage de la ville complètement inondée, également des entreprises, des fabriques et aussi la cave de l'hôpital, où les vivres étaient entreposés. Une catastrophe d'une ampleur telle que la ville de Thann n'en a jamais connue. [...] Plus d'eau potable en raison des conduites hors d'état. »

Lors de cette seconde tragédie en deux semaines, quinze personnes trouvent la mort dans l'Est. En Alsace, comme deux semaines plus tôt, le niveau d'eau baisse très rapidement dans les vallées. L'eau ruisselle vers l'aval et termine dans le Rhin. Seul point positif, énoncé par le Nouveau journal de Strasbourg : « Le Rhin a ramené notre nappe phréatique à bon niveau ! »
Pablo GUIMBRETIÈRE Voir notre grand format sur www.dna.fr

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Weil am Rhein  Voeux Wolfgang Dietz : agir aujourd'hui pour l'environnement de demain

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:55:27

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Weil am Rhein  Voeux
Wolfgang Dietz : agir aujourd'hui pour l'environnement de demain
Vendredi, devant un parterre de 650 invités, Wolfgang Dietz, Oberbürgermeister de Weil am Rhein, a dressé le bilan de l'année écoulée. Sa ville se porte bien mais doit se préparer à la transition écologique pour affronter les années à venir.
 

 
Wolfgang Dietz, Oberb
Pas que des discours, mais des actions concrètes : c'est ainsi que l'on peut résumer les propos de l'Oberbürgermeister de Weil am Rhein, Wolfgang Dietz. Pour ses voeux, présentés vendredi soir, il a délibérément orienté son propos vers l'écologie, l'environnement et le climat, démontrant qu'il y a urgence à agir, et soulignant que sa ville est prête à s'y engager. Les préoccupations sont les mêmes des deux côtés du Rhin...

Wolfgang Dietz n'a pas manqué de citer des exemples précis : isolation des bâtiments communaux, installation sur ces derniers de panneaux photovoltaïques... Écoles, bibliothèque, mairie : « Toute nouvelle construction en sera dotée. »
Transports en communet vélos

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est un enjeu majeur pour la planète. Et il est possible d'agir localement, comme l'a démontré Wolfgang Dietz. « Je sais que c'est difficile », a-t-il concédé, au vu de la densité du trafic, local ou de transit, dans sa ville. « Mais privilégions les transports doux, notamment les bus, et pourquoi pas les vélos. » D'autant que Weil, pourtant loin d'être en retard si on devait comparer Bade et Alsace, investit toujours davantage pour les pistes cyclables.
Poursuivre l'accueildes investisseurs

Et Wolfgang Dietz de sourire : oui au vélo, sans oublier que c'est bon pour la santé de se mettre à la bicyclette !

La ville agit aussi en plantant un maximum d'arbres.

Passé le vaste chapitre consacré à écologie, le maire a aussi rappelé que sa ville se portait bien, financièrement, et donc qu'elle investit pour l'entretien des bâtiments publics, les écoles au premier chef.

Par ailleurs, il a rappelé l'implantation de nouvelles entreprises, le dynamisme du commerce local avec la construction d'une troisième grande galerie commerciale, la Dreiländergalerie, tout près de la gare... Un chantier qui a pris un retard important « mais la Ville ne peut pas intervenir, sachant qu'il s'agit d'un investisseur privé ».
Combattre les incivilités

Il a conclu son discours sur une note un peu plus négative sur les incivilités. « Il y a des situations que nous ne pouvons pas tolérer. Ce phénomène prend de l'ampleur avec des violences, des dégradations, sachons en être conscients. Que chaque habitant puisse nous aider à la combattre ! »

L'orchestre de la Ville a suivi, apportant des notes plus joyeuses et rythmées.
Jean-Luc KOCH

 

 
 

 

Baldersheim  Cérémonie des voeux Respect, solidarité et tolérance

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:44:41

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Baldersheim  Cérémonie des voeux
Respect, solidarité et tolérance
Pierre Logel, maire de Baldersheim a présenté ses voeux 2020 dans une salle polyvalente comble et en présence de nombreux élus.
 

 
Pierre Logel a réaffirmé ses valeurs de respect, de solidarité et de tolérance.
Pierre Logel, maire de Baldersheim a ouvert la traditionnelle cérémonie des voeux en réaffirmant ses valeurs de « respect, de solidarité et surtout de tolérance ».

Il est revenu sur « un an d'actions ensemble », rappelant les « trois fleurs » et les « trois libellules », « distinctions obtenues grâce à nos services techniques et avec l'aide d'un fleurissement privé ». Il a souligné que la halte-garderie accueille chaque jour 40 jeunes enfants et que le périscolaire est fréquenté par 29 enfants à midi, 49 le soir et 25 le mercredi. La cantine scolaire nourrit journellement 65 enfants.

L'année dernière a vu le début des travaux d'aménagement du bâtiment qui abritait le Crédit mutuel afin de le transformer en pôle de santé : « Deux infirmières, deux orthophonistes et deux hypnothérapeutes vont s'installer au courant de ce premier trimestre. » Il a aussi évoqué les travaux de renouvellement du réseau d'eau effectués dans la rue de Provence. Parmi les autres travaux de 2019, on retiendra la rénovation de la charpente de l'église. Concernant l'urbanisme, la deuxième tranche du lotissement « Les jardins des poètes » a démarré.
Un quatrième mandat

Les temps forts associatifs, « une des richesses de Baldersheim grâce aux bénévoles », ont été rappelés (fête de la bière, marché de Noël, carnaval des enfants, expositions des artistes locaux, du Groupe histoire, des aviculteurs, etc.). En 2019, le corps des sapeurs-pompiers a célébré son 70e anniversaire et la chorale « Que ma joie demeure » a soufflé ses 50 bougies.

Pour finir maire a porté un regard sur l'avenir : « Les travaux de réfection de la voirie et de l'éclairage public des rues de Provence et Dahlias auront lieu au cours du premier trimestre. Au niveau des travaux de bâtiments, il sera procédé au remplacement de l'ensemble des fenêtres de l'école maternelle. »
Trente années d'engagement

En ouverture de la cérémonie, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental, a remis la médaille d'honneur départementale et communale à Pierre Logel en reconnaissance de son « engagement d'élu depuis 30 ans ». Un engagement que ce dernier compte bien poursuivre ; le premier magistrat a en effet confirmé à la fin de ses propos qu'il briguera un quatrième mandat.
Distinctions et mises à l'honneur

Le maire a ensuite remis la médaille régionale, départementale et communale « vermeil » à Blandine Adam, agent communal pour 30 années de service. Véronique Schneider, également agent communal, a été honorée à l'occasion de son départ en retraite. Françoise et André Hartmann ont été décorés de médaille d'honneur communale « pour leur investissement sans limite à la préparation des offices religieux et l'entretien de l'église ». Enfin, diverses personnes ont été remerciées pour leur implication dans la vie associative ou pour leurs résultats sportifs.
M.H.

 

 
 

 

Saint-Amarin  Cérémonie des voeux Charles Wehrlen brigue un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:46:39

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Saint-Amarin  Cérémonie des voeux
Charles Wehrlen brigue un nouveau mandat
Lors des traditionnels voeux de Nouvel An de Saint-Amarin, Charles Wehrlen a annoncé qu'il briguera un 4e mandat de maire. Parmi les nombreux invités, les deux conseillers départementaux, Annick Luttenbacher et Pascal Ferrari.
 

 
De nombreux citoyens de Saint-Amarin ont été mis à l'honneur.
Cyrille Ast, premier adjoint au maire de Saint-Amarin, s'est servi avec finesse de la beauté de la langue française pour présenter les voeux de l'équipe municipale au maire Charles Wehrlen. Il a utilisé l'art de l'implicite qu'offre la langue de Bossuet pour évoquer les problèmes qui agitent tant le monde que la vallée de la Thur : « Plutôt que la défiance, associons nos compétences ».
« Il faut toujours viserla lune, car mêmeen cas d'échec,on atteint les étoiles »

Le maire, Charles Wehrlen, a avoué sa frustration face aux règles imposées par la loi en période électorale. « J'adopterai un discours neutre, informatif et factuel.» Dix messages ont composé ses voeux. La crise est bien présente dans les propos, mais l'espoir d'une année de reprise est là : « Oui 2020 sera une année sûrement difficile, dure et compliquée, mais si la France décidait de renoncer, si nous décidions cela, si nous choisissions cette fatalité, quel message, quel avenir donnerions-nous à nos enfants ? Si nous n'avons plus de rêves, eux ils en ont encore tellement », a déclaré le maire avant d'évoquer le fait que « la gestion d'une commune aujourd'hui se professionnalise et elle ne peut plus se satisfaire des techniques du passé. »

Et de souligner la cohésion qui a animé son équipe lors de la mandature qui se termine. Il a tenu à remercier ceux qui « n'ont, en six ans, jamais choisi l'intérêt particulier au détriment de l'intérêt général. » Il n'a pas manqué l'occasion d'évoquer, comme bien souvent ses autres collègues maires, la poursuite des baisses de dotations de l'État : « Une baisse de 70 % de 2011 à 2019 et sans compensation, tout en ayant l'obligation de mettre en application de nouvelles normes. »

Le ton est incisif. Une façon de faire part des difficultés que doivent et que devront affronter les prochaines équipes municipales et cela bien au-delà de Saint-Amarin. Charles Wehrlen, amateur de citations, dans son 7e message a fait la liste de celles qu'il a utilisées depuis 2001 avec une évidente préférence pour celle d'Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on atteint les étoiles.» Il fallut attendre le 10e message pour entendre ce qui n'était en fait pas une surprise : « Oui, je vous annonce aujourd'hui que je brigue un nouveau mandat de maire. » Puis, un film d'Active Media a résumé, en images, le dynamisme de la cité du coq. Les nombreux invités furent ensuite conviés à un buffet qui a permis d'évoquer les nombreuses rumeurs bruissant dans la vallée, qui va vivre un profond remaniement au niveau des équipes municipales.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

Université européenne Une alliance pour multiplier les échanges

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 05:52:33

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Université européenne
Une alliance pour multiplier les échanges
Les huit partenaires de l'Alliance EPICUR (European partnership for an innovative campus unifying regions) ont tenu, vendredi à Strasbourg, leur premier comité de pilotage, pour organiser leur coopération.
 

 
Venant de France, Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Autriche et Grèce, les présidents et recteurs des huit universités de l'Alliance EPICUR se sont retrouvés, vendredi à Strasbourg, pour signer, lors de leur premier comité de pilotage, l'accord de partenariat qui répartit les fonds de la Commission européenne et structure leur coopération.

La Commission européenne soutient ce projet d'université européenne à hauteur de cinq millions d'euros sur trois ans. Les recteurs et présidents de cette Alliance, portée par l'Université de Strasbourg, doivent trouver des fonds supplémentaires pour développer les activités de recherche et d'innovations.

Cette université « offrira des mobilités physiques, virtuelles et mixtes, encourageant la libre circulation des étudiants et du personnel grâce à des modèles d'enseignement et d'apprentissage innovants sur nos campus connectés », ambitionne l'Alliance EPICUR, qui souhaite devenir une université multilingue, avec une forte fibre interculturelle.

Parmi ses projets, l'Alliance entend consolider et connecter les programmes d'études dans le domaine des langues européennes pour des universités multilingues. Mais aussi créer un European bachelor of liberal arts and sciences qui sera enseigné dans plusieurs universités.

Autre objectif : créer un campus interuniversitaire virtuel pour élargir les opportunités de mobilité virtuelle et le développement de nouveaux cours, en testant une plateforme d'apprentissage. Il s'agira également de renforcer les réseaux interrégionaux, développer des stages de recherche pour les étudiants diplômés dans le public comme dans le privé. Enfin, il sera question de favoriser la participation de la communauté universitaire à EPICUR à travers des forums annuels, des défis, des festivals...

 

 
 

 

Vivre son homosexualité dans nos campagnes

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 06:21:07

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Vivre son homosexualité

dans nos campagnes  témoignage
 

 
« La jeunesse rurale est un sujet sur lequel il y a beaucoup à dire mais dont on parle peu », assure Virginie Le Corre. Dessin DNA /Juliette MARIAGE

Qu'est-ce qui vous a poussée à vous intéresser à ce sujet ?

Il y a plusieurs impulsions. La première est d'ordre personnel, car j'ai été amenée à rencontrer (et à être amie avec) pas mal de mecs gays venant de petits villages quand j'ai commencé à travailler en licence à la fac de sociologie. Parmi eux, il y avait un bon ami à moi qui prenait pas mal de risques vis-à-vis de lui-même et de son corps, sous prétexte qu'il avait été stigmatisé étant jeune en tant qu'homosexuel. Il avait cette idée : puisqu'on m'a catalogué comme déviant, autant l'être à fond. Il avait connu des expériences très brutales durant son adolescence : des insultes, un enseignant qui l'avait même obligé à se déclarer homosexuel en public. C'est la venue en ville qui a tout changé en lui et l'a radicalisé. Son récit m'inquiétait en tant qu'amie et, à la fois, ça m'intéressait sur le plan de la sociologie. Cette thèse était aussi une manière de me réconcilier avec le monde de la ruralité. Mon expérience personnelle à Herrlisheim, où je suis arrivée à l'âge de 10 ans, était plutôt désastreuse. J'ai été harcelée scolairement pendant quelques années, car je n'étais pas née sur place.

« Dans les campagnes,la perception de ce que doit être un homme est souvent plus radicale »

La seconde impulsion est que, sur le plan sociologique, la jeunesse rurale est un sujet sur lequel il y a beaucoup à dire, mais dont on parle peu. Quand je contractais cela avec le thème de l'homosexualité, j'obtenais une spécificité très intéressante en substance. Trois mois après que j'ai défini mon sujet, sortait En finir avec Eddy Bellegueule d'Édouard Louis, qui est complètement dans ma thématique. J'ai rencontré l'écrivain pour discuter de mon sujet de thèse et il m'a encouragée dans cette voie, très content qu'il y ait un sujet de recherche et d'analyse scientifique qui se fasse sur un phénomène qui, jusque-là, n'avait été traité que par le biais de biographies romancées.

Quel est le profil des personnes qui ont témoigné dans votre thèse ?

Je n'ai pas réutilisé les quatre entretiens pré-exploratoires, car ce n'étaient pas des récits de vie, ni les témoignages de deux amis, le manque de distance s'avérant problématique. Je me suis également vite restreinte aux seuls hommes car, l'éducation genrée étant ce qu'elle est, il aurait fallu constituer deux blocs distincts dans une même thèse, ce qui est un peu réducteur. Au total, j'ai exploité les témoignages de six personnes, sur la base du volontariat. Ce sont des personnes qui assument leur homosexualité. La moitié sont d'ailleurs mariés aujourd'hui. Ils ont grandi à la campagne, dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin principalement, plus une personne en Moselle, et ont entre 20 et 47 ans. À un moment ou un autre, tous se sont rendus en ville pour leurs études. Certains sont retournés vivre à la campagne après ça, et y vivent aujourd'hui encore. »

Virginie Le Corre, 34 ans, a validé sa thèse avec les félicitations du jury en septembre dernier. Elle envisage la publication d'un ouvrage à destination du grand public. Photo DNA /JEAN CHRISTOPHE DORN

Quel est l'objet de la thèse ?

Je fais de la socioanthropologie, on ne cherche pas à répondre à des problématiques et des hypothèses, mais juste à montrer ce qui existe. Chacun des récits comporte beaucoup de détails et je ne peux pas dire qu'il y ait des résultats globaux. À la base, ce qui avait été écrit sur l'homosexualité en sociologie fonctionnait avec des régimes identitaires, c'est-à-dire des phases par lesquelles les homosexuels étaient censés passer dans leur découverte. Ce que je trouvais assez violent en fait parce qu'on est des êtres humains, pas des chiffres mathématiques. Qui plus est, grandir dans un environnement hostile peut retarder les phases que le sociologue percevait comme obligatoires. Mon propos est de parler de cet avant et de comment les gens font pour survivre à travers l'oppression du système.

Qu'est-ce que ces témoignages disent de la perception de l'homosexualité dans les villages ?

Malgré le conditionnement communautaire qui peut être un peu dur par rapport à l'homosexualité dans les villages, ma thèse parle en vérité plus d'éducation masculine et de masculinité. Dans les campagnes, la perception de ce que doit être un homme est souvent plus radicale. La hiérarchie de l'âge, du sexe, du genre, est exacerbée parce que c'est plus petit, tout simplement. Plus généralement, cela montre que c'est difficile d'être un homme, et ce au-delà de sa préférence sexuelle. Je parle ici de tout ce qui a trait au formatage masculin, par exemple par le sport. Dans mes témoignages, il est souvent question du football, une pratique récurrente dans les villages, qui inclut tout autant qu'elle exclut. Il y en a donc qui vont se détacher complètement du sport et le détester parce qu'il représente un univers trop normatif. Au-delà de l'homosexualité, c'est l'éducation genrée qui est plus radicale dans cet environnement. Il faut toutefois la nuancer aujourd'hui, car cela varie d'une génération à l'autre.

En quoi les milieux ruraux sont-ils différents des villes pour ce qui est de l'approche de l'homosexualité ?

Les études réalisées jusque-là étaient surtout axées sur l'homosexualité en milieu urbain. La ville est le lieu du coming out, de l'affirmation. La thématique de fuite vers la ville est d'ailleurs un sujet très étudié. À l'inverse, le village ne permet pas de s'épanouir identitairement. Tous ceux que j'ai interrogés ont dû attendre d'être en ville pour pouvoir en parler.

L'homosexualité est absente des discours et ne peut être posée qu'à partir du moment où on en parle. On le voit au niveau des jouets, de Disney, dans la publicité, les films : partout, l'hétérosexualité est la norme. Sauf qu'à la campagne, il n'y a en plus pas de visibilité, parce qu'il n'y a pas de centre LGBT, pas de Gay pride, etc. Et moins il y a de visibilité, moins il y a d'ouverture.

« L'Alsacien ne comporte pas de terme neutre, mais seulement des insultes, pour parler de l'homosexualité »

Ce n'est pas pour ça qu'il n'y a pas de couples d'homosexuels à la campagne. La moitié de ceux que j'ai interrogés y vit et s'y est très bien insérée. Ce sont des gens du cru pour la plupart, qui parlent l'alsacien et passent souvent mieux que des personnes issues de l'immigration. Mais il reste des villages où les gens incendient des maisons parce que c'est la maison du "pédé du village", ça existe encore.

Y a-t-il une particularité alsacienne ?

La spécificité de l'Alsace, c'est que c'est un terrain où le dialecte est plus présent qu'ailleurs. L'alsacien apporte une dimension supplémentaire par rapport à l'encaissement de l'identité homosexuelle car il ne comporte pas de terme neutre, mais seulement des insultes, pour parler de l'homosexualité. C'est également vrai pour d'autres langues : l'un de mes interlocuteurs, qui a grandi au sein d'une communauté turque, m'a expliqué qu'on n'employait également pas de mot neutre pour parler de ça durant son enfance. Or, on se fait éduquer par des gestes mais aussi par un discours. Et les personnes que j'ai interrogées ont grandi avec. C'est aussi plus prégnant pour les générations plus anciennes qui, la plupart du temps, n'apprenaient le français qu'en arrivant à l'école.

Les témoignages de personnes issues de différentes générations permettent-ils de rendre compte d'une évolution dans l'acceptation de l'homosexualité par la société ?

Les vécus entre le plus vieux, âgé de 47 ans, et le plus jeune, 20 ans, sont par exemple sensiblement différents. Le premier a grandi à une époque où l'homosexualité était encore une maladie en France. En connaissant ses premiers émois vers 14 ans, il les a cachés. Il s'est menti pendant longtemps, est sorti avec des filles, se mettant en quelque sorte à l'hétérosexualité obligatoire à l'époque du lycée, ne serait-ce que pour ne plus avoir de questions. Puis il a fini par partir à l'étranger pour pouvoir vivre ça de manière apaisée. C'est une tout autre ambiance dans le cas du second, l'homophobie étant désormais un délit. Il s'est d'ailleurs fait coacher sur Internet, sur des forums, où il a rencontré des gens qui l'ont aidé à prendre en charge ces tourments qu'il avait au début de l'adolescence. Et ça lui a permis de vivre son homosexualité, d'avoir des petits amis et d'en parler à sa famille. De tous ceux que j'ai interrogés, c'est celui qui est le plus à l'aise.

Propos recueillispar Eddie RABEYRIN

Qu'est-ce qui vous a poussée à vous intéresser à ce sujet ?

Il y a plusieurs impulsions. La première est d'ordre personnel, car j'ai été amenée à rencontrer (et à être amie avec) pas mal de mecs gays venant de petits villages quand j'ai commencé à travailler en licence à la fac de sociologie. Parmi eux, il y avait un bon ami à moi qui prenait pas mal de risques vis-à-vis de lui-même et de son corps, sous prétexte qu'il avait été stigmatisé étant jeune en tant qu'homosexuel. Il avait cette idée : puisqu'on m'a catalogué comme déviant, autant l'être à fond. Il avait connu des expériences très brutales durant son adolescence : des insultes, un enseignant qui l'avait même obligé à se déclarer homosexuel en public. C'est la venue en ville qui a tout changé en lui et l'a radicalisé. Son récit m'inquiétait en tant qu'amie et, à la fois, ça m'intéressait sur le plan de la sociologie. Cette thèse était aussi une manière de me réconcilier avec le monde de la ruralité. Mon expérience personnelle à Herrlisheim, où je suis arrivée à l'âge de 10 ans, était plutôt désastreuse. J'ai été harcelée scolairement pendant quelques années, car je n'étais pas née sur place.

« Dans les campagnes,la perception de ce que doit être un homme est souvent plus radicale »

La seconde impulsion est que, sur le plan sociologique, la jeunesse rurale est un sujet sur lequel il y a beaucoup à dire, mais dont on parle peu. Quand je contractais cela avec le thème de l'homosexualité, j'obtenais une spécificité très intéressante en substance. Trois mois après que j'ai défini mon sujet, sortait En finir avec Eddy Bellegueule d'Édouard Louis, qui est complètement dans ma thématique. J'ai rencontré l'écrivain pour discuter de mon sujet de thèse et il m'a encouragée dans cette voie, très content qu'il y ait un sujet de recherche et d'analyse scientifique qui se fasse sur un phénomène qui, jusque-là, n'avait été traité que par le biais de biographies romancées.

Quel est le profil des personnes qui ont témoigné dans votre thèse ?

Je n'ai pas réutilisé les quatre entretiens pré-exploratoires, car ce n'étaient pas des récits de vie, ni les témoignages de deux amis, le manque de distance s'avérant problématique. Je me suis également vite restreinte aux seuls hommes car, l'éducation genrée étant ce qu'elle est, il aurait fallu constituer deux blocs distincts dans une même thèse, ce qui est un peu réducteur. Au total, j'ai exploité les témoignages de six personnes, sur la base du volontariat. Ce sont des personnes qui assument leur homosexualité. La moitié sont d'ailleurs mariés aujourd'hui. Ils ont grandi à la campagne, dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin principalement, plus une personne en Moselle, et ont entre 20 et 47 ans. À un moment ou un autre, tous se sont rendus en ville pour leurs études. Certains sont retournés vivre à la campagne après ça, et y vivent aujourd'hui encore. »

Virginie Le Corre, 34 ans, a validé sa thèse avec les félicitations du jury en septembre dernier. Elle envisage la publication d'un ouvrage à destination du grand public. Photo DNA /JEAN CHRISTOPHE DORN

Quel est l'objet de la thèse ?

Je fais de la socioanthropologie, on ne cherche pas à répondre à des problématiques et des hypothèses, mais juste à montrer ce qui existe. Chacun des récits comporte beaucoup de détails et je ne peux pas dire qu'il y ait des résultats globaux. À la base, ce qui avait été écrit sur l'homosexualité en sociologie fonctionnait avec des régimes identitaires, c'est-à-dire des phases par lesquelles les homosexuels étaient censés passer dans leur découverte. Ce que je trouvais assez violent en fait parce qu'on est des êtres humains, pas des chiffres mathématiques. Qui plus est, grandir dans un environnement hostile peut retarder les phases que le sociologue percevait comme obligatoires. Mon propos est de parler de cet avant et de comment les gens font pour survivre à travers l'oppression du système.

Qu'est-ce que ces témoignages disent de la perception de l'homosexualité dans les villages ?

Malgré le conditionnement communautaire qui peut être un peu dur par rapport à l'homosexualité dans les villages, ma thèse parle en vérité plus d'éducation masculine et de masculinité. Dans les campagnes, la perception de ce que doit être un homme est souvent plus radicale. La hiérarchie de l'âge, du sexe, du genre, est exacerbée parce que c'est plus petit, tout simplement. Plus généralement, cela montre que c'est difficile d'être un homme, et ce au-delà de sa préférence sexuelle. Je parle ici de tout ce qui a trait au formatage masculin, par exemple par le sport. Dans mes témoignages, il est souvent question du football, une pratique récurrente dans les villages, qui inclut tout autant qu'elle exclut. Il y en a donc qui vont se détacher complètement du sport et le détester parce qu'il représente un univers trop normatif. Au-delà de l'homosexualité, c'est l'éducation genrée qui est plus radicale dans cet environnement. Il faut toutefois la nuancer aujourd'hui, car cela varie d'une génération à l'autre.

En quoi les milieux ruraux sont-ils différents des villes pour ce qui est de l'approche de l'homosexualité ?

Les études réalisées jusque-là étaient surtout axées sur l'homosexualité en milieu urbain. La ville est le lieu du coming out, de l'affirmation. La thématique de fuite vers la ville est d'ailleurs un sujet très étudié. À l'inverse, le village ne permet pas de s'épanouir identitairement. Tous ceux que j'ai interrogés ont dû attendre d'être en ville pour pouvoir en parler.

L'homosexualité est absente des discours et ne peut être posée qu'à partir du moment où on en parle. On le voit au niveau des jouets, de Disney, dans la publicité, les films : partout, l'hétérosexualité est la norme. Sauf qu'à la campagne, il n'y a en plus pas de visibilité, parce qu'il n'y a pas de centre LGBT, pas de Gay pride, etc. Et moins il y a de visibilité, moins il y a d'ouverture.

« L'Alsacien ne comporte pas de terme neutre, mais seulement des insultes, pour parler de l'homosexualité »

Ce n'est pas pour ça qu'il n'y a pas de couples d'homosexuels à la campagne. La moitié de ceux que j'ai interrogés y vit et s'y est très bien insérée. Ce sont des gens du cru pour la plupart, qui parlent l'alsacien et passent souvent mieux que des personnes issues de l'immigration. Mais il reste des villages où les gens incendient des maisons parce que c'est la maison du "pédé du village", ça existe encore.

Y a-t-il une particularité alsacienne ?

La spécificité de l'Alsace, c'est que c'est un terrain où le dialecte est plus présent qu'ailleurs. L'alsacien apporte une dimension supplémentaire par rapport à l'encaissement de l'identité homosexuelle car il ne comporte pas de terme neutre, mais seulement des insultes, pour parler de l'homosexualité. C'est également vrai pour d'autres langues : l'un de mes interlocuteurs, qui a grandi au sein d'une communauté turque, m'a expliqué qu'on n'employait également pas de mot neutre pour parler de ça durant son enfance. Or, on se fait éduquer par des gestes mais aussi par un discours. Et les personnes que j'ai interrogées ont grandi avec. C'est aussi plus prégnant pour les générations plus anciennes qui, la plupart du temps, n'apprenaient le français qu'en arrivant à l'école.

Les témoignages de personnes issues de différentes générations permettent-ils de rendre compte d'une évolution dans l'acceptation de l'homosexualité par la société ?

Les vécus entre le plus vieux, âgé de 47 ans, et le plus jeune, 20 ans, sont par exemple sensiblement différents. Le premier a grandi à une époque où l'homosexualité était encore une maladie en France. En connaissant ses premiers émois vers 14 ans, il les a cachés. Il s'est menti pendant longtemps, est sorti avec des filles, se mettant en quelque sorte à l'hétérosexualité obligatoire à l'époque du lycée, ne serait-ce que pour ne plus avoir de questions. Puis il a fini par partir à l'étranger pour pouvoir vivre ça de manière apaisée. C'est une tout autre ambiance dans le cas du second, l'homophobie étant désormais un délit. Il s'est d'ailleurs fait coacher sur Internet, sur des forums, où il a rencontré des gens qui l'ont aidé à prendre en charge ces tourments qu'il avait au début de l'adolescence. Et ça lui a permis de vivre son homosexualité, d'avoir des petits amis et d'en parler à sa famille. De tous ceux que j'ai interrogés, c'est celui qui est le plus à l'aise.

Propos recueillis par Eddie RABEYRIN

Mulhouse Pour les animaux du zoo

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 06:46:42

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Mulhouse  Pour les animaux du zoo
 

 
Une bonne centaine de sapins ont été récupérés, hier, au zoo. Photo L'Alsace /Hélène POIZAT
Pour la première fois cette année, le Parc zoologique et botanique de Mulhouse invitait les visiteurs à venir déposer leurs sapins de Noël au parc. Objectif : les recycler pour l'enrichissement des animaux, notamment les ongulés et les félins.

Vicks, l'ours polaire, s'amuse à les déchiqueter, les félins jouent avec, les boeufs musqués se frottent dessus avec volupté... Bref, chacun peut s'éclater avec son sapin. Et les animaux auront de quoi faire, puisque l'opération récupération a été un franc succès avec, vers 15 h, une bonne centaine de sapins récupérés dans un petit enclos monté devant l'entrée du parc.

 

 
 

Maisons cambriolées selon le même mode

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 06:41:39

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Maisons cambriolées selon le même mode
 

 
Vague de cambriolages à élucider pour les gendarmes à Illfurth. Archive L'Alsace
À la brigade de gendarmerie d'Altkirch, les premiers appels datent de samedi, 18 h 45, après qu'une alarme s'est déclenchée dans une maison d'habitation de la rue des Mérovingiens à Illfurth : la porte-fenêtre donnant sur un balcon venait d'être fracturée. Le ou les cambrioleurs ont eu le temps de faire main basse sur des bijoux avant de disparaître. À 20 h 42, appel du même ordre : l'alarme d'une maison rue du Berg s'était déclenchée à 20 h, même mode opératoire, même type de lieu, même préjudice.

La soirée n'a pas été de tout repos pour les gendarmes : à 22 h, ils ont été appelés, toujours à Illfurth, rue des Acacias, après que la fenêtre en bois de la cuisine, à l'arrière d'une demeure, a été forcée. Là, pas d'alarme. La maison a eu le temps d'être totalement visitée, les habitants étaient absents depuis le milieu de l'après-midi.

Enfin, à 0 h 15, les habitants d'une maison rue du Katzenberg ont alerté les gendarmes après avoir retrouvé leur maison totalement fouillée par un ou des cambrioleurs. Là encore, la fenêtre de la cuisine donnant sur une cour, à l'arrière de la maison, avait été fracturée.
Rester vigilant à la tombée de la nuit

Dans les deux derniers cas, le préjudice est en cours de chiffrement.

Que faire ? « Rester vigilant, même avec une alarme, et notamment à la tombée de la nuit », rappelle les gendarmes.
K.F.

Braquage et violente agression au tabac-presse

Publié dans le panorama le Lundi 13 janvier 2020 à 06:36:50

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Braquage et violente agression au tabac-presse
 

 
Un précédent vol à main armée avait eu lieu sur place fin décembre. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Jeudi soir, vers 18 h 05, un braquage s'est déroulé au tabac presse Le Royal d'Issenheim. Un homme cagoulé est entré dans la boutique et a immédiatement menacé le propriétaire des lieux avec une arme.

Ce dernier a tenté de se défendre à l'aide d'une bombe lacrymogène. Le braqueur, qui s'est protégé avec un sac, a alors fait le tour du comptoir et a agressé très violemment le propriétaire, le frappant avec la crosse de son arme et lui marchant dessus. La victime, qui a été vue par un médecin légiste, souffre de multiples fractures à la face ; ses blessures entraînent 45 jours d'ITT.

L'agression a duré quelques minutes, le braqueur réussissant malgré tout à ouvrir la caisse, à subtiliser un peu d'argent et quelques paquets de tabac avant de prendre la fuite. Ce sont des clients qui ont trouvé le propriétaire du tabac. Ils lui ont prodigué les premiers soins avant d'appeler les pompiers et les gendarmes.

Un précédent vol à main armée avait été commis dans ce tabac-presse fin décembre, à l'ouverture à six heures du matin, pour laquelle le braqueur a été interpellé (notre édition du 3 janvier). C'est la vendeuse qui avait été menacée. Il y deux ans, quasiment jour pour jour, le propriétaire du tabac avait déjà été agressé dans sa voiture, juste après la fermeture de son commerce.
É.G.

« Le climat va devenir de plus en plus instable »

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 08:26:32

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« Le climat va devenir de plus en plus instable »
 

 
D'après les dernières cartes réalisées par une équipe de chercheurs des universités du Rhin supérieur (Bâle, Fribourg, Mulhouse, Strasbourg...) et les services météorologiques suisses, allemands et français, les précipitations hivernales en Alsace vont augmenter de 7 à 9 % en plaine et de 17 à 20 % en montagne d'ici à la deuxième moitié du siècle. « Parallèlement, le climat va aussi devenir de plus en plus instable, ajoute Brice Martin. C'est-à-dire que des périodes froides vont succéder à des périodes chaudes de façon de plus en plus brutale. Les précipitations se feront donc sur des sols complètement saturés ou complètement secs et vont directement ruisseler. » Si bien qu'en un siècle, le risque inondation a « aussi changé de nature ». Aujourd'hui, il vient moins du débordement des cours d'eau que du ruissellement.

 

 
 

 

Climat : De nouvelles menaces pèsent sur la région

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 08:30:58

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De nouvelles menaces pèsent sur la région
 

 
C'est notamment parce que la prise en compte du risque d'inondation est « très imparfaite » dans les vallées vosgiennes que le risque reste important aujourd'hui. Archives L'Alsace/Vincent VOEGTLIN
Barrage de Kruth-Wildenstein sur la Thur, ouvrages de rétention de Brunstatt-Didenheim sur l'Ill et du Birkenwald sur la Bruche, digue de protection de Sélestat sur le Giessen, canal de dérivation de la Fecht à Illhaeusern... En Alsace, la liste des aménagements édifiés ou rectifiés par l'État, au travers des conseils généraux puis départementaux, depuis les inondations historiques des 23 et 24 décembre 1919 et du 12 janvier 1920 est « longue », indique Brice Martin, maître de conférences en géographie à l'université de Haute-Alsace.

Depuis un siècle, ces aménagements ont rendu les crues faibles et moyennes « inoffensives ». Il n'en reste pas moins que 80 % des communes alsaciennes sont concernées par les risques d'inondations (crue de rivières, remontées de nappe, coulées d'eau boueuses). Les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin figurent parmi les vingt départements français les plus exposés, et le Haut-Rhin est le plus exposé des dix départements du Grand Est. Brice Martin précise par ailleurs que « dans l'ensemble des vallées vosgiennes, vallées de la Bruche et de la Moder comprises, le risque d'inondations majeures n'a pas diminué » depuis les événements de décembre 1919 et janvier 1920. Pourquoi ? La raison la plus évidente est que, parallèlement aux travaux de protection entrepris, l'urbanisation n'a cessé de grignoter sur des zones naturelles d'expansion des crues. « Partout, dans la vallée de la Doller, celle de la Thur, de Guebwiller, de Munster, etc., des prés ont été ouverts à la construction, des zones commerciales et artisanales y ont été aménagées », explique le chercheur.
Les barrages n'ont pas seulement un rôle de protection

Et puis, alors que dans les esprits les barrages servent d'abord à protéger des inondations, ce n'est pas toujours cette raison qui a motivé leur construction. C'est notamment le cas du barrage de Kruth-Wildenstein, dans la vallée de la Thur. Sur son site internet, le conseil départemental, propriétaire de l'ouvrage, construit de 1962 à 1964, indique qu'il a été édifié « pour soutenir les étiages de la Thur encore fortement industrialisée » dans les années 1960. Si le conseil départemental précise qu'« il a aussi une fonction de rétention des crues en hiver », et qu'il a été « fort utile lors des événements des 4 et 5 janvier 2018, permettant de réduire de 24 m³/s le débit de pointe de la crue de la Thur (25 %) »,

Brice Martin nuance cette fonction. « Le barrage a été construit pour soutenir le débit de la Thur en été. Le but est donc d'arriver à le remplir le plus rapidement possible pour qu'il soit au maximum à la fin de la saison hivernale. Ainsi, lors des dernières inondations majeures dans la région, comme en février 1990, il était quasi plein et n'a eu qu'un rôle limité. » Il précise par ailleurs qu'étant « placé en amont du bassin versant [à proximité de là où la Thur prend sa source, NDLR], l'ouvrage n'intercepte qu'une faible partie des eaux de ruissellement ».
Le risque n'est pas pris en compte dans sa globalité

Dans les vallées vosgiennes, la prise en compte du risque inondations est « très imparfaite ». Selon Brice Martin, « dans le Bas-Rhin, les plans de prévention des risques d'inondation (PPRi) sont récents et actualisés. Les études sont plus précises et crédibles du point de vue de la méthodologie et le risque est pris en compte de manière globale. Ce n'est pas le cas dans le Haut-Rhin. Les PPRi y sont plus anciens, la modélisation des crues de référence est à réviser, les affluents ne sont pas pris en compte et la cartographie manque de lisibilité. » Exemple concret dans la vallée de la Thur où le PPRi « minimise le risque inondations » car il « ne prend en compte que les débordements de la Thur. Tous les petits cours d'eau qui traversent les communes de la vallée et se jettent dans la Thur n'y sont pas intégrés », affirme le géographe. Il rappelle qu'« en décembre 1919 et janvier 1920, ce n'est pas seulement la Thur qui a débordé, mais l'ensemble des cours d'eau du secteur, comme le Steinbyruntz à Thann, qui a également débordé en 1947, 1983, 1990, 2001... ».

Idem dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines. Il n'y a pas encore de PPRi pour la Lièpvrette alors que le secteur a été l'un des plus touchés il y a un siècle. « Seize maisons ont été emportées à Sainte-Croix-aux-Mines », précise Brice Martin. On dispose d'un PPRi récent pour le Giessen dans lequel se jette la Lièpvrette, mais le Giessen est dans le Bas-Rhin, pas la Lièpvrette. La logique aurait voulu que tout le bassin du Giessen soit traité simultanément.
« Culture du risque »

Enfin, il y a dans les vallées vosgiennes - comme ailleurs dans la région - un déficit en matière de « culture du risque ». La population manque d'informations et de connaissances pour savoir quoi faire avant, pendant et après un phénomène majeur.

« En comparaison à d'autres régions, l'Alsace a vingt ans de retard en la matière », assure Brice Martin. Les raisons qui expliquent ce déficit sont multiples. Il y a d'abord la relative rareté des événements. « En Alsace, il ne s'est rien produit d'important à l'échelle régionale depuis 30 ans alors que dans le sud de la France, il y a tous les ans des alertes orange ou rouges pour des risques d'inondations. Cela contribue à développer sinon une culture, au moins une conscience du risque », note Brice Martin, qui précise que « dans la plupart des grandes villes, comme Montpellier, Nîmes, etc., les écoles et des structures associatives se sont emparées de la problématique et emmènent les jeunes sur le terrain pour leur montrer des repères de crues, leur expliquer comment vit une rivière, comment on s'en protège, etc. On réapprend à vivre avec la rivière. »

Le contexte historique particulier de la région explique également le retard en matière de culture du risque, selon le chercheur. « Le département du Haut-Rhin, très organisé en termes de gouvernance, a mené une politique technique volontariste, dans la lignée de l'approche "ingénieuriale" du XIXe siècle. On a fortement investi dans des aménagements et les infrastructures de protection. C'est très bien et plutôt efficace dans la mesure où ces travaux ont permis de faire disparaître les dommages causés par des crues faibles ou moyennes, mais cela ne veut pas dire que le risque a complètement disparu. Et à ce sujet, le message n'est pas clair, voire inexistant et paradoxal dans le contexte du changement climatique qui aggrave le risque de crue majeure... Il est urgent d'informer, d'éduquer et, surtout, de responsabiliser. »
Cécile FELLMANN LIRE Aussi en page 40

 

 
 

 

Assainissement : une miseaux normes désormais urgent

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 08:21:43

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Assainissement : une mise aux normes désormais urgent

 
La station d'épuration de Horbourg-Wihr sera détruite avant la construction d'un nouvel ouvrage, opérationnel. Photos L'Alsace /Hervé KIELWASSER
« C'est un dossier historique », pose en préambule le maire de Horbourg-Wihr, Philippe Rogala. Un dossier complexe, techniquement parlant. Un dossier également financier, politique et environnemental. Colmar Agglomération, compétente en matière d'assainissement, y a consacré de nombreuses réunions.
«Dès 2008 -nous étions alors dans l'opposition- nous avons abordé ce dossier»

« Dès 2008 -nous étions alors dans l'opposition- nous avons abordé ce dossier, alerté la municipalité de l'époque sur le retard pris. Mais encore fallait-il trouver les moyens financiers pour engager des travaux ! », se souvient l'élu. Lorsque Philippe Rogala a remporté les élections en 2014, il a mis un point d'honneur, avec son équipe, à entamer une politique de rénovation des réseaux dès qu'une rue nécessitait un réaménagement en surface. « Il était hors de question de poser, comme par le passé, des rustines. Il fallait être beaucoup plus rationnel. On a commencé par les voiries les plus vétustes ». Les rues d'Anjou, de Bourgogne, de Provence, la rue du Château ou encore la place du Lustgarten ont ainsi été rénovées en profondeur.
Le «gros morceau», la station d'épuration

La mairie de Horbourg-Wihr a mis à disposition de Colmar Agglomération, fin 2019, le terrain de l'ancienne station d'épuration. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

La station d'épuration, totalement obsolète a été transformée en station de pompage afin de renvoyer les eaux vers la station d'épuration de Colmar. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

L'Agence de l'eau a fait pression pour que l'intercommunalité puisse rapidement « passer à l'acte » et rénover le site. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

La première phase des travaux consistera à réaménager la station de Horbourg-Wihr. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Mais il reste toujours le « gros morceau », à savoir la station d'épuration située dans le quartier Wihr. Le constat réalisé depuis plusieurs années par l'Agence de l'eau, relayé par les récents rapports de Colmar Agglomération, est plutôt dramatique. En raison de la profondeur du réseau d'assainissement et de la hauteur de la nappe phréatique, la commune subit depuis longtemps des infiltrations d'eau claire parasite. « Au fil de l'extension de la commune, ces infiltrations ont augmenté jusqu'à un taux maximum de 2 500 % sur les zones les plus défavorables », relève le dernier rapport de Colmar Agglo. « Ces volumes saturent le réseau et génèrent de nombreux déversements de mélange eaux claires/eaux usées vers le milieu naturel ». L'agence parle de 1 695 000 m³ en 2016, soit 58 % de l'ensemble des déversements au niveau de l'intercommunalité !

La station d'épuration étant inopérante, il a fallu trouver une solution technique afin de remédier à ce problème. « Le bureau d'études Berest s'est penché sur le sujet et nous sommes désormais en phase de test ». Pressé par l'Agence de l'eau d'avancer rapidement sur ce dossier, Colmar Agglo a proposé un lourd programme de travaux qui doit courir sur une décennie et dont le coût global est évalué à quelque 9 millions d'euros HT. Quatre phases sont prévues, la première, en cours, concerne les études puis le réaménagement de la station d'épuration de Horbourg-Wihr.
Un mal pour un bien

« Oui, c'est un chantier d'ampleur », reconnaît Philippe Rogala. Il a d'ailleurs prévenu ses concitoyens, lors de deux réunions publiques, qu'il y aurait des travaux de façon continue durant plusieurs années. Un mal pour un bien, juge celui qui rappelle l'urgence de ce projet. « On ne pouvait plus attendre. C'était devenu incontournable et il fallait se lancer pour pouvoir obtenir une première subvention de l'Agence de l'eau » que le maire évalue à un million d'euros.
Nicolas ROQUEJEOFFRE PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr Il était hors de question de poser, comme par le passé, des rustines Philippe Rogala, maire de Horbourg-Wihr

 

 
 

 

Le Loisium sort de terre

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 08:19:22

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Le Loisium sort de terre

 
Les travaux ont démarré sur le site du Loisium de Voegtlinshoffen. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Plus d'une décennie après l'annonce officielle, le complexe hôtelier du Loisium vient d'entrer dans une phase concrète à Voegtlinshoffen, avec les premiers travaux de terrassement qui ont débuté en toute discrétion ces derniers jours. Le projet de quatre-étoiles au milieu des vignes, estimé à 25 millions d'euros et porté par les investisseurs autrichiens Nidetzky/Kraus-Winckler, a été retardé par un invraisemblable bras de fer juridique avec une association locale, Nartecs (Nature aménagement réfléchi territoire environnement culture sauvegardés).
Un bâtiment ultra-design dessiné par Steven Holl

Sur un terrain de 15 000m2, le Loisium abritera 100 chambres, avec spa, balnéo, restaurant, vinothèque, salles de conférences... Son ouverture verra la création d'une cinquantaine d'emplois. Situé à portée de vue de l'abbaye de Marbach en lisière de forêt, le Loisium dévoilera un bâtiment ultra-design. Il porte une signature illustre : l'architecte américain Steven Holl, une référence internationale qui a notamment dessiné les plans du musée d'art contemporain d'Helsinki ou ceux du controversé bâtiment Simmons Hall au MIT à Cambridge dans le Massachusetts.

La première pierre doit être posée ces prochaines semaines alors que ce projet d'hôtel haut de gamme, orienté autour des vins locaux, avait été porté à la connaissance du public en mai 2008. L'ouverture était espérée en 2010, au plus tard en 2011.

 

 
 

 

Manifestation contre la réforme des retraites à Strasbourg et Mulhouse Le front des opposants au projet résiste

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:35:36

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Social  Manifestation contre la réforme des retraites à Strasbourg et Mulhouse
Le front des opposants au projet résiste
L'intersyndicale a déjà appelé à une nouvelle action mardi 14 janvier. Et le retrait provisoire de l'âge pivot, tombé un peu plus tôt dans l'après-midi, ne change rien. Les 1 300 personnes qui ont défilé ce samedi à Strasbourg et les 500 manifestants de Mulhouse, veulent l'abandon pur et simple du projet de réforme.

 
Pas de drapeaux de la CFDT et d'UNSA dans le cortège strasbourgeois.
Le front syndical anti-réforme CGT, FO, Solidaires, FSU ne désarme pas après la concession gouvernementale sur l'âge d'équilibre. La manifestation interprofessionnelle d'hier a réuni environ 1 300 manifestants : pas mal pour un samedi en période de soldes, et après la forte mobilisation de jeudi, estiment les organisateurs.
« On ne lâchera pas »

Cheminots, territoriaux, enseignants, professions libérales, aides maternelles, gilets jaunes : ils sont tous remontés contre le futur système de retraites. « Le gouvernement veut faire passer nos cotisations de 14 à 28 %. Cela représente une augmentation de 4 000 euros par an. Avec ça, je ferme mon cabinet », soupire Véronique, une infirmière libérale, venue manifester avec des collègues du collectif SOS retraite. « 38e jour de grève. Un record, et on ne lâchera pas », lance un cheminot, lors des prises de paroles place de la Gare. Jacky Wagner, secrétaire général de la CGT du Bas-Rhin, supervise, satisfait, le cortège qui s'étire rue du 22-Novembre : « Malgré tout ce qu'on entend, le mouvement de protestation ne faiblit pas. Cela veut dire que les gens ne veulent pas de ce projet ». Le responsable syndical s'agace de voir que « ce matin (samedi) à 9 h, la Confédération n'avait pas encore reçu les propositions du premier ministre ».

Les drapeaux orange de la CFDT (qui avait préféré la pétition à la manif en Alsace), comme les calicots bleus de l'UNSA, sont absents du cortège. Les syndicats réformistes sont suspendus aux annonces du premier ministre qui doivent intervenir. Cela vaut à la CFDT une volée de bois vert de la part du porte-parole de FO qui ironise sur « la pièce de théâtre » jouée par Laurent Berger et Edouard Philippe.
Un nouveau rendez-vous mardi

Le secteur privé est très discret dans le cortège. Les plus visibles sont les salariés de Punchpowerglide, amassés derrière leur banderole. « Les gens du privé sont tous concernés par la réforme. Mais s'ils sont peu présents, c'est parce que dans les grosses boîtes, ils sont tous virés avant 60 ans avec les plans de départ », raille un militant.

Avec la présence des partis de gauche (PCF, LFI, NPA) la politique et les municipales s'immiscent dans la mobilisation. Mathieu Cahn et Pernelle Richardot du PS défilent au côté des manifestants. Des manifestants qui « remettent une couche » sur la vitrine du local du candidat LREM Alain Fontanel, quai des Bateliers, déjà couverte d'autocollants lors de la mobilisation de jeudi. Un homme sera d'ailleurs interpellé par les policiers à la fin de la manifestation. Il est soupçonné d'avoir dégradé ce local, sur lequel des projectiles ont été lancés et des stickers collés. L'homme a été placé en garde à vue.

Les opposants au projet de réforme des retraites ne désarment pas. L'intersyndicale a appelé à une nouvelle mobilisation mardi 14 janvier à 14 h, Place Kléber. Et pour les enseignants, un rassemblement devant le rectorat est prévu à 11 h.
À Mulhouse, plus de 500 dans le cortège

Alors que jeudi tout le monde était déjà dans la rue à Mulhouse (entre 2500 et 3000 manifestants), ce samedi, l'appel a été largement suivi et a même démenti les prévisions des organisateurs et des forces de l'ordre puisqu'au final ils étaient plus de 500 à battre le pavé dont un peu moins d'une centaine de gilets jaunes. Comme l'a d'ailleurs dit Colette, retraitée CGT présente dans le cortège, « nous n'attendons rien de la lettre de propositions d'Édouard Philippe qui doit être dévoilée ce samedi. Le projet de réforme on n'en veut pas... »

À noter que le cortège s'est arrêté un long moment devant le tribunal de grande instance de Mulhouse pour applaudir longuement les avocats présents dans le mouvement. Ces derniers seront d'ailleurs présents lundi matin (11 heures) pour manifester sur les marches du palais de justice...
I.N. ( A.C. pour Mulhouse)

 

 
 

 

L'« aile gauche » de Lara Million

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:42:52

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politique Élections municipales
L'« aile gauche » de Lara Million
Soucieuse de bâtir une liste transpartisane, la candidate soutenue par La République en marche et Agir-La Droite constructive s'est aussi assurée du soutien de la section socialiste de Mulhouse, ainsi que de figures de gauche non encartées, tel le syndicaliste Jacques Rimeize, président de la Caf du Haut-Rhin.
 

 
Jacques Rimeize, Cléo Schweitzer et Alexandre Da Silva, ce samedi matin dans le local de campagne de Lara Million.
La dernière fois qu'on est passé au 5, rue des Bons-Enfants à Mulhouse, début décembre, le local de campagne de Lara Million était plein à craquer. Forcément : c'était soir d'inauguration officielle. Les lieux sont plus calmes ce samedi matin. Autour de la table, trois hôtes seulement, le temps d'une conférence de presse, disons... « thématique » : il s'agit d'illustrer la présence d'un « vrai pôle écologiste et de gauche » au sein de la future liste municipale de Lara Million, déjà soutenue pour l'heure par La République en marche, Agir-La Droite constructive et le Parti animaliste.

Sont donc présents Cléo Schweitzer (ex-première secrétaire fédérale du PS 68, élue municipale, communautaire et régionale, infirmière de profession), l'architecte Alexandre Da Silva (un temps membre du PS) et le syndicaliste Jacques Rimeize (secrétaire départemental de Force ouvrière et président de la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin). Retenus par d'autres obligations, Carole Ecoffet, chercheuse au CNRS, au sein de l'Institut de science des matériaux de Mulhouse (IS2M) et Éric Alario (secrétaire de la section mulhousienne du PS) manquent en revanche à l'appel, mais ils sont solidaires de la démarche.
« Les socialistes mulhousiens soutiennentLara Million »

Cléo Schweitzer entre tout de suite dans le vif du sujet : « Les socialistes mulhousiens soutiennent Lara Million. Personnellement, je suis très heureuse d'être ici. Ce que nous construisons ensemble, c'est une véritable liste d'entente transpartisane, telle que j'espérais depuis longtemps qu'il puisse s'en monter une à Mulhouse. Nous partageons un réel souci de représenter diverses sensibilités. Et puis avec Lara, la co-construction, ce n'est pas juste un discours, ce sont des faits. »

« J'ai été approché par d'autres listes avant de me décider, confie pour sa part Alexandre Da Silva, mais il n'y a que chez Lara que j'ai perçu une réelle volonté de co-construire un projet pour Mulhouse, avec les bonnes personnes, compétentes, par-delà les clivages politiques. Les membres de la liste partagent une vraie qualité d'écoute, de respect de l'autre. On n'est pas toujours d'accord au début, mais on se parle, on élabore un projet commun, et on arrive finalement à une synthèse. Chez Loïc Minery [N.D.L.R. : tête de liste soutenu entre autres par EELV, le PCF et La France insoumise], au contraire, quand on veut discuter du programme, on vous répond que c'est secret ! »
« Ressouder le lienavec M2A »

« C'est ce côté pratico-pratique au service des Mulhousiens qui m'a amené à franchir le pas, opine enfin Jacques Rimeize, dont c'est la toute première participation à une élection municipale. Cela aurait pu être difficile, vu la diversité de notre équipe - chacun a ses spécificités, sa sensibilité... -, mais chacun s'avère capable de travailler avec l'autre. Quant à Lara, je la connais depuis trente ans, depuis qu'elle a commencé à travailler dans la même administration que moi... Je sais bien du coup comment elle travaille, en transversalité, toujours. Et puis il y a un autre facteur qui m'a décidé : il s'agit de ressouder le lien entre la ville centre et Mulhouse Alsace agglomération (M2A). Quand on sait l'ampleur des compétences en jeu - périscolaires, logement social, urbanisme... -, c'est vraiment essentiel. Or je crois modestement avoir quelques compétences dans ces domaines, pour faire en sorte que ça se passe mieux. » C'est dit... Reste à connaître aussi l'« aile droite » et pourquoi pas aussi l'« aile centriste » de la future liste. Si notre petit doigt est bien informé, l'ensemble sera dévoilé fin janvier.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Ils ont dit

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:30:44

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Ils ont dit

Frédéric Bierry, président du Département du Bas-Rhin. « Pour faire repasser certaines routes à 90 km/h, ça a été une lutte pour faire évoluer les choses. Six axes sont concernés dans le Bas-Rhin, pour environ 50 km. Ces routes express, dont la RD1420, repasseront à 90. Je viendrai poser des panneaux, mais avec l'aide de nos services techniques, car, vous connaissez mon habileté pour le bricolage : avec moi, ça risque de se transformer en « vitesse limitée à 0,6 km/h ! ».« Le rond-point de Mutzig sera retravaillé. Je suis conscient des énormes problèmes et des bouchons que cela crée, parfois jusqu'à Mollkirch. On a observé la situation, avec des drones. Et on a décidé d'entamer des travaux, avec une voie qui sera un shunt. J'ai bon espoir que ces aménagements démarreront au cours de l'été, pour résoudre le tout ».

André Reichardt, sénateur du Bas-Rhin. « Je formule pour chacun des voeux de paix et de meilleur vivre ensemble ». « On essaie de faire des heureux, pas des gens plus heureux que d'autres ». « Je formule aussi un voeu collectif : retrouvons notre Alsace au plus vite ! ».

 

 
 

 

colmar Cérémonie en hommage au libérateur Il a rendu à la ville sa fierté et son honneur

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:25:27

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colmar  Cérémonie en hommage au libérateur
Il a rendu à la ville sa fiertéet son honneur
Ce samedi matin, la cérémonie à la mémoire du maréchal Jean de Lattre de Tassigny, ancien commandant en chef de la 1 re armée française, disparu le 11 janvier 1952, s'est déroulée au mémorial du square Szendeffy à Colmar.

Tous les acteurs de cet hommage rendu au maréchal de Lattre de Tassigny.
Cet hommage est organisé chaque année par le Souvenir français de Colmar à la date anniversaire du décès du libérateur de Colmar. Une des missions du SF, en tant que gardien du drapeau de l'amicale de la 5e division blindée, de la mémoire et des traditions de Rhin et Danube. Plusieurs personnalités civiles et militaires étaient présentes, dont le conseiller départemental Yves Hemedinger, l'adjoint Maurice Brugger qui représentait le maire, les adjoints Cécile Siffert et Jean-Paul Sissler.

Dans son allocution, le président du SF Gilbert Dollé a souligné : « Aujourd'hui, nous sommes réunis entourés de treize drapeaux et fanions d'associations d'anciens combattants pour rendre hommage au maréchal de Lattre de Tassigny ; la présence d'élus, de présidents et membres d'associations patriotiques, marque leur attachement au devoir de mémoire ».

Une attribution de distinctions a mis à l'honneur trois membres du conseil du SF, avec la remise par le président Gilbert Dollé de l'insigne de la fonction de porte-drapeaux. Notamment à Joël Claudon pour 30 ans de fidélité et de 10 ans pour Jean-Bernard Péan et Christian Clairotte.

L'épopée de la 1re armée française et de son chef est désormais entrée dans l'histoire. Après le débarquement en Provence le 15 août 1944, l'armée B, baptisée 1re armée française le 25 septembre, était forte de 250 000 hommes provenant d'Afrique du Nord, d'Afrique noire du Liban et des îles. Ses initiatives stratégiques ont permis la prise de Toulon et Marseille en 13 jours.
« Son nom appartient à l'Histoire et sa légende au drapeau »

La remontée victorieuse de la vallée du Rhône et de la Saône en deux semaines avec l'engagement de 135 000 volontaires, patriotes des Forces françaises de l'intérieur, de jeunes Alsaciens réfugiés en Suisse et du groupe mobile d'Alsace, a permis d'arriver dans les Vosges et à Belfort. Pendant deux mois, de difficiles combats ont été menés dans la région des vignobles et des potasses pour libérer des villages en ruines. Le 2 février 1945, jour de son 56e anniversaire, le général, avec l'aide de plusieurs divisions américaines, a libéré la ville de Colmar. Fidèle à sa devise « ne jamais subir », il a rendu à la ville sa fierté et son honneur.

Le président du SF a poursuivi par la lecture de l'ordre du jour n° 1 de l'ancien ministre de la Défense Georges Bidault en date du 13 janvier 1952 : « Un héros est mort, il aura tout donné à la patrie, ses victoires, son fils et sa vie ; il laisse au pays sa gloire et à l'armée son exemple, son nom appartient à l'Histoire et sa légende au drapeau ».

Une gerbe a été déposée par le président du SF, accompagné de l'adjoint Maurice Brugger et de Guy Schlosser ancien de Rhin et Danube. La sonnerie aux morts et l'hymne national ont précédé le salut aux emblèmes par les autorités, clôturant la cérémonie.

 

 
 

 

Biesheim Gérard Hug repart pour un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:44:27

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Biesheim  Cérémonie des voeux
Gérard Hug repart pour un nouveau mandat
Jeudi 9 janvier a eu lieu la cérémonie des voeux du maire de Biesheim, Gérard Hug.

 
Lors de ses voeux pour 2020, Gérard Hug a annoncé qu'il se représentait.
De nombreux invités étaient présents, dont les sénateurs Patricia Schillinger et René Danési, des conseillers régionaux et départementaux, le maire de Vieux-Brisach Oliver Rein, la gendarmerie de Neuf Brisach, le conseil municipal de jeunes, des élus de la commune ainsi que des communes avoisinantes et les responsables d'associations.

Gérard Hug a annoncé qu'il se représentait aux élections municipales en mars prochain, avec la quasi-totalité de l'équipe actuelle qui, comme lui, « trouve que 6 ans c'est long et court à la fois ! Nous avons quelques frustrations de n'avoir pas pu concrétiser tous nos projets ; c'est pourquoi je souhaite me mettre à la disposition de tous les Biesheimois pour construire avec eux le « Biesheim de demain », a-t-il déclaré.

Après un film réalisé par la télévision locale TLB retraçant les principaux évènements de 2019 à Biesheim, le maire a évoqué la crise des gilets jaunes, puis a précisé que la Ville de Biesheim a enregistré 20 naissances, 8 mariages, 5 pacs et 22 décès en 2019, et, qu'au 1er janvier 2020, elle compte 2 571 habitants.

Il a également rappelé, que malgré la mobilisation et la contestation des parents d'élèves et de la municipalité, la 4e classe de l'école maternelle a été fermée.

Concernant l'avenir: en août 2020 se poursuivront les festivités du 50e anniversaire du jumelage mais au Mas d'Agenais. Habitats de Haute Alsace a noué un partenariat avec les « Carrés de l'Habitat » qui s'implante au nord de la commune avec 16 logements répartis en quatre bâtiments. Un projet de développement est en cours au sud de la commune sur plus de 7 hectares, un aménagement foncier d'envergure. Le maire n'a pas manqué de remercier le Maquette-Club de Biesheim pour la belle restauration du modèle réduit de l'avion de Saint-Exupéry dans la salle du même nom.

 

 
 

 

Turckheim Cérémonie des voeux du maire

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:41:42

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Turckheim  Cérémonie des voeux du maire
Une page se tourne
Vendredi, le maire Jean-Marie Balduf présentait ses voeux au personnel communal et aux bénévoles de Noël. Son premier adjoint, Benoît Schlussel, a profité de l'occasion pour faire sa déclaration officielle de candidature aux municipales.

 
La cérémonie a donné lieu à une remise de médailles en présence du député Jacques Cattin et du conseiller départemental Lucien Muller. Stéphane Kummerlé, jardinier de la ville, a reçu la médaille d'argent d'honneur régionale, départementale et communale. Camille Anneheim et Anne-Rose Haas, tous deux conseillers municipaux, ont reçu la médaille échelon vermeil. Romain Klee, président de l'association des jardins, s'est vu remettre la médaille associative.
Pour la première fois, les bénévoles de Noël étaient associés à cette cérémonie des voeux au personnel municipal. « Nos animations de Noël, qui mobilisent les services techniques de la ville, plusieurs associations et une trentaine de bénévoles, plaisent beaucoup à nos visiteurs de plus en plus nombreux, cite le maire. Le marché des lutins, imaginé, initié et mis en place par l'association Noël à Turckheim, avec le soutien financier de la ville, connaît un succès grandissant et une belle affluence ».

« Une page se tourne », celle « d'une année de travail et de collaboration entre élus et agents municipaux », mais aussi « la dernière page d'un chapitre de six ans, celui de l'actuel mandat électoral ». Fidèle à son image d'expert-comptable, le maire a glissé quelques chiffres lors de son allocution, « avec plus de 20 millions d'investissement au courant des deux derniers mandats », rappelant au passage les trois plus grands chantiers : l'aménagement de la zone de loisir du Baradé (tennis, espace rive droite,...), la rénovation du centre-ville, de la place de la république jusqu'à la place de la Paix, et le dernier avec l'achat de la friche Schwindenhammer. « Au cours de ces deux mandats, nous avons fait un bon travail d'équipe au service de l'intérêt général, et je tiens vivement à remercier tous ceux qui m'ont accompagné tout au long de ce chemin, qui ne fut pas un chemin de croix, mais un chemin de croissance », terminera le maire.

Avant de passer au moment de convivialité, le premier adjoint, Benoît Schlussel a pris la parole pour souligner les 49 années au service de la ville de Jean-Marie Balduf avec, depuis 1971, à l'âge de 26 ans, trois mandats de conseiller municipal suivis de trois mandats d'adjoint au maire puis deux mandats de maire. « Si votre engagement va se terminer, il faut que d'autres prennent la suite pour faire prospérer notre chère ville de Turckheim, continue le premier adjoint. Je fais partie de ces générations qui sont nées à Turckheim, qui n'ont jamais quitté leur ville. Vous savez combien mes engagements au sein des associations et dans le monde viticole, ont été et sont toujours très importants. Vous connaissez mon parcours au sein de la mairie, d'abord comme employé puis comme élu où j'ai côtoyé et collaboré avec quatre maires. Fort de toutes ces expériences et de ce vécu, je vous annonce donc que je suis décidé et surtout prêt à prendre le relais. Nous aurons à coeur de poursuivre la mutation de Turckheim et c'est avec une équipe fortement renouvelée que nous solliciterons vos suffrages ».

Les municipales sont sur les rails.
Nadia PUSSET.

 

 
 

 

Bretten : Plus d'un siècle de présence au conseil municipal

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:57:17

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Plus d'un siècle de présence au conseil municipal

Paul Cordonnier, 90 ans et 61 années au conseil municipal de Bretten, a été décoré de la médaille régionale, départementale et communale, échelon vermeil, remise par Rémy With, 1er vice-président du conseil départemental. Photo L'Alsace /Mireille COMPARON
« Nous vous remercions tous pour vos actions, votre dévouement, votre disponibilité, vos conseils avisés, votre gentillesse, votre savoir-faire et savoir-être. Que cette générosité et ces savoirs restent encore de longues années avec nous ! »

Pascal Pflanzer, maire de Bretten, les membres du conseil ainsi que Rémy With, 1er vice-président du conseil départemental, ont tenu dernièrement à honorer Robert Rumelhard, 70 ans, conseiller municipal depuis mars 1977, et Paul Cordonnier, 90 ans, ancien conseiller municipal de 1953 à 2013. Pascal Pflanzer a dressé le portrait des mis à l'honneur, ne tarissant pas d'éloges à leur égard.
« Robert connaît le ban communal aussi bien que sa chambre à coucher »

« Robert, c'est quarante-trois ans de présence continue au sein du conseil municipal. C'est la preuve de son implication pour la commune et de l'importance qu'il lui porte. » Outre son rôle actif de conseiller, n'hésitant pas à retrousser ses manches dans les travaux d'entretien de la commune et à l'écoute des habitants, Robert siège également à l'association foncière pour la gestion des chemins ruraux. « Il connaît le ban communal aussi bien que sa chambre à coucher, nos spécimens plus que centenaires, apportant ses connaissances et son orientation afin de préserver la forêt pour les générations futures. »
« Paul est précurseurde la défensede notre paysage »

Quant à Paul Cordonnier, il totalise soixante et une années de présence au service de sa commune, soit dix mandats, commençant son rôle à 23 ans ! Il a été membre des commissions des travaux, d'appel d'offres, des impôts directs, de la révision des listes électorales, du Syndicat mixte pour l'aménagement et la renaturation du bassin-versant de la Largue (Smarl) et du Syndicat intercommunal pour la gestion forestière de la région d'Altkirch (Sigfra). « Il voue une passion aux arbres de la forêt qu'il connaît par coeur. Il est un précurseur de la défense de notre paysage, bien avant le fameux Grenelle de l'environnement. Le cadre de vie et le bien-être des habitants ont toujours été sa priorité. Toujours présent pour effectuer des travaux communaux, toujours disponible et combattant jusqu'au dernier moment, Paul est un modèle pour la jeunesse ! ».

Après les félicitations toutes particulières de Rémy With aux deux récipiendaires, un sympathique verre de l'amitié a clos la cérémonie.
Mireille COMPARON

 

 
 

 

Wolfgantzen Cérémonie des voeux Une dernière pour le maire

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:21:21

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Wolfgantzen  Cérémonie des voeux
Une dernière pour le maire
La cérémonie des voeux avait un goût particulier pour François Koeberlé. C'était en effet la dernière qu'il présidait en tant que maire de la commune.
 

 
Au centre, le maire et son épouse Patricia après la remise de la médaille de l'Assemblée nationale.
Le premier magistrat accueillait vendredi soir dans la salle polyvalente les autorités civiles et militaires du canton, les élus des communes voisines, les représentants des associations locales, les nouveaux habitants du village ainsi que les plus anciens.

Après une première partie dédiée à son sentiment sur l'état du pays après la crise des gilets jaunes et les grèves actuelles, le découpage des nouvelles régions, le futur rôle de la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, il a retracé les événements marquants de la vie du village parmi lesquels : l'aménagement de deux nouveaux lotissements, la rénovation des écoles primaires et de la salle polyvalente, l'implantation de 30 logements publics au centre bourg, l'ouverture prochaine d'un cabinet de kinésithérapeutes.

Ce bilan concernait aussi les douze dernières années car comme il l'avait laissé entendre, après un mandat de conseiller et deux mandats en tant que maire, il ne se représentera pas pour un nouveau mandat.
Hommage à une équipe soudée

C'était l'occasion pour lui de remercier les membres du conseil, les employés communaux qui ont oeuvré à ses côtés : « Tout ce travail n'aurait pu être fourni sans une équipe soudée. Je crois pouvoir dire que j'ai eu la chance de travailler durant mes deux mandats avec des conseillers qui n'avaient qu'une volonté, toujours oeuvrer de manière constructive pour la collectivité. »

Il a ensuite annoncé que son premier adjoint Jean Louis Herbaut pourrait poursuivre le travail commencé car il conduira une liste aux prochaines élections.

Il a salué également la mémoire des conseillers disparus pendant leur mandat, Mireille Kienlé et Pascal Hoffert ainsi que celle de l'adjoint honoraire Gilbert Dahinden et de Léon Loechleiter, disparu il y a quelques jours.

Avant la partie conviviale de la soirée, le député Eric Straumann lui a remis la médaille de l'Assemblée nationale.

 

 
 

 

Saint-Louis Voeux du maire « Nous avons franchi un nouveau palier »

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:40:17

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Saint-Louis  Voeux du maire
« Nous avons franchi un nouveau palier »
Le maire de Saint-Louis, Jean-Marie Zoellé, a présenté ses voeux, vendredi, lors d'une réception du Nouvel an organisée au Forum. Sans trop évoquer les projets à venir - devoir de réserve oblige en cette année électorale - il a fait le bilan des actions réalisées et mis en avant l'attractivité de la ville.

 
Pour Jean-Marie Zoellé, « Saint-Louis offre les services d'une grande ville : offre commerciale, de service, de santé, culturelle, accessibilité au coeur de l'agglomération trinationale de Bâle... »
Une cinquantaine de spots, cinq écrans géants, quatre caméras, des travellings, des gros plans, des vidéos, de la musique. La Ville de Saint-Louis avait mis le paquet pour les voeux de son maire, Jean-Marie Zoellé, seul candidat déclaré à sa propre succession pour l'instant dans la Cité des Lys. Devant 1200 personnes, ce show à l'américaine a démarré en musique, avec la prestation de l'Orchestre d'accordéons de Saint-Louis, dirigé par Robert Colombo. Les musiciens ont offert un medley aux spectateurs avant que le maire prenne la parole. Devoir de réserve oblige en cette année électorale, Jean-Marie Zoellé ne s'est pas attardé sur le programme de la liste qu'il conduit lors des municipales de mars prochain, mais a plutôt fait le bilan des actions menées durant l'année écoulée, « une année 2019 durant laquelle nous avons franchi un nouveau palier », estime l'élu.
Dynamisme économique

Le maire de Saint-Louis a axé son discours autour de quatre grands thèmes : « Ma ville se développe et grandit », « Ma ville verte et en mouvement », « Ma ville agréable à vivre » et « Ma ville se souvient et construit son futur ». Chaque thématique était illustrée par un clip vidéo, avec les témoignages de quatre personnes qui vivent, travaillent ou étudient à Saint-Louis : deux étudiantes en école de commerce et deux chefs d'entreprise.

Premier grand chapitre, et pas des moindres, l'habitat et le développement de la ville. Le maire a rappelé les nombreux chantiers en cours, au centre-ville surtout, et qui devraient, à terme, augmenter significativement le nombre d'habitants à Saint-Louis. La ville pourrait en effet passer de 22 000 à 25 000 habitants grâce aux 1200 logements programmés. Sachant qu'en plus « de nouvelles perspectives » seront offertes à la municipalité d'ici peu avec le déménagement de Sterling à Hésingue, le long de la RD105, qui laissera vacant deux sites importants d'une surface totale de six hectares en coeur de ville. Multiparc du château d'eau, EuroEastpark, futur pôle des services publics, nouvelles zone commerciale et zone sportive et de loisirs contribuent également à renforcer l'attractivité de la commune.
100 nouvelles caméras d'ici 2021

Le volet environnemental a ensuite été abordé, le maire revenant sur l'aboutissement récent du projet « 2020 arbres pour 2020 », l'obtention du label Cap Cit'érgie, le développement des trames vertes, le reboisement, les rénovations BBC dans plusieurs bâtiments comme le conservatoire ou l'école Sarrasin, le passage en LED de l'éclairage public ou encore l'installation de panneaux photovoltaïques. Au chapitre mobilité, Jean-Marie Zoellé s'est réjoui du maillage cyclable actuel et du renforcement à venir du réseau de pistes cyclables. Il a également annoncé que des négociations étaient en cours pour la création de bornes de location de vélos au niveau transfrontalier.

Du côté des services, deux projets de crèches privées devraient voir le jour prochainement, rue Henner et rue Pasteur. Et le projet de construction d'un pôle de santé de 2000 m² situé à l'arrière de la polyclinique des Trois frontières est sur les rails. Autre annonce : le déploiement de 100 caméras supplémentaires pour renforcer le dispositif de vidéoprotection. Jean-Marie Zoellé a également souligné le dynamisme associatif, culturel et sportif dont fait preuve la ville.
Le robot de l'ISL sur scène

Le dernier volet de son discours concernait le passé et l'avenir. Le devoir de mémoire, tout d'abord, avec les différentes commémorations de l'année écoulée (80e anniversaire de l'évacuation, 75e anniversaire de la Libération...). Et le futur et l'innovation, avec la mise en valeur de l'ISL (Institut de recherches franco-allemand de Saint-Louis). Avec, en guest-star, le robot Stamina Patrol, qui est apparu sur scène, ce même robot qui avait défilé sur les Champs-Élysées le 14 juillet dernier, devant Emmanuel Macron et Angela Merkel notamment.

Le robot de l'ISL, invité de marque pour ces voeux. Photo L'Alsace / Christian Munch

Avant les traditionnels remerciements, Jean-Marie Zoellé a passé en revue les différents partenaires institutionnels, se montrant bien plus élogieux pour Saint-Louis agglomération, l'ETB et l'agglomération trinationale de Bâle ainsi que le conseil départemental que pour la Région Grand Est (« Nous attendons avec impatience, en tout cas en ce qui me concerne, la future collectivité européenne d'Alsace »), et surtout l'État (« Cette année, je m'abstiens de commenter le gouvernement, je ne tiens pas à gâcher notre soirée »). Avant de ponctuer son discours par un « Salü Binànder » dont il a le secret.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Bartenheim La mobilisation citoyenne, première victoire

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 07:38:34

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Bartenheim Maison de santé pluridisciplinaire
La mobilisation citoyenne, première victoire
La réunion publique proposée par le collectif « Unis pour la MSP de Bartenheim » a rempli le foyer Saint-Georges. Un signe de soutien fort de la population pour que vive la Maison de santé pluridisciplinaire Galénus.

L'avenir de la maison de santé pluridisciplinaire Galénus à Bartenheim serait menacée si rien n'est fait.
Le foyer Saint-Georges, à Bartenheim ? Plein comme un oeuf. Plus de 150 personnes étaient réunies, ce vendredi soir, à l'appel du collectif « Unis pour la MSP de Bartenheim ». La réunion publique avait pour but de mobiliser les habitants de Bartenheim et des villages alentour pour venir en aide à la Maison de santé pluridisciplinaire de la commune.

Le collectif Unis pour la MSP de Bartenheim a distribué un questionnaire au public. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Pour ses leaders, Matthieu Schoch, Julie Merzisen et Sébastien Scholer, des jeunes de la commune, la mobilisation était déjà une victoire : « Cela montre que le sujet suscite de l'intérêt. » Dans la salle, on trouvait le maire Jacques Ginther, des représentants des médecins, des candidats des différentes listes en course pour les municipales... Et de nombreux patients inquiets.

Quel est le souci ? « Alors que la population augmente, le nombre de médecins diminue... La région frontalière connaît un manque de médecins. Dès 2015, une enquête de l'INSEE montrait que le sud de l'Alsace était un secteur défavorisé. » Avec le départ des médecins du pôle de santé de Huningue, la MSP a connu un important surcroît d'activité... À la clef, indiquent les membres du collectif, des soucis de gestion, une augmentation des charges (liée à des soucis techniques sur le bâtiment également).

Ajoutez à cela des loyers importants. D'où la volonté de certains paramédicaux de quitter la MSP pour s'installer ailleurs. Dans le même temps, deux cabinets sont toujours vides, aux mains du promoteur, qui ne trouve pas preneur... « La situation financière est intenable pour les médecins, avec le risque d'un dépôt de bilan dès mars 2020. »
Appel aux compétences

La réunion de vendredi soir a été l'occasion de lancer un appel aux compétences, a indiqué Julie Merzisen : techniques, pourw régler les soucis sur le bâtiment. Juridiques, pour revoir les contrats, les montages financiers. Le collectif souhaite aussi se transformer en association, ouvrir un compte bancaire et lancer un appel aux dons, « pour que demain la MSP soit encore ouverte, pour nos anciens, nos proches, nos enfants. »

Le collectif Unis pour la MSP de Bartenheim a organisé une réunion publique pour mobiliser patients et citoyens. Il envisage de se transformer en association pour pouvoir ouvrir un compte. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Objectif : trouver 40 000 euros. Avec « des opérations ponctuelles, des challenges, des concours, pour inviter la population à nous aider, des partenariats à créer, avec des associations, des commerçants (y compris dans les villages alentour). » Cela pour répondre à une situation d'urgence, donner un peu d'oxygène à la MSP, par exemple en prenant en charge le salaire d'une secrétaire.

Cela doit être « une solution temporaire ». Le collectif a ainsi distribué des questionnaires aux personnes présentes, informera les patients avec des tracts au sein même de la MSP, ira à la rencontre des maires des communes environnantes. En mars viendront les élections, avec un nouveau conseil. Et une solution politique durable.
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Niederentzen A proximité de l'autoroute Deux nouvelles aires de covoiturage

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 08:01:03

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Niederentzen  A proximité de l'autoroute
Deux nouvelles aires de covoiturage
Une bonne nouvelle en ce début d'année : les automobilistes du secteur de Niederentzen constateront la mise en service de deux nouvelles aires de covoiturage au niveau de l'échangeur autoroutier, le long de la RD18bis, de part et d'autre de l'A35.
 

 
L'aire de stationnement côté Rouffach.
La première, côté Rouffach, comporte 31 places, la seconde, à proximité de Niederentzen, 20 places. Au total, 51 stationnements sont proposés.

Ces équipements, dont les travaux ont démarré le 18 novembre dernier, ont été mis en service le 19 décembre. L'implantation de panneaux de signalisation et le marquage au sol seront réalisés début 2020 et clôtureront ce chantier. D'ici là, la signalisation temporaire demeure installée et opérationnelle.
Un projet à conception et à finalité écologique

Ces aménagements ont été entièrement financés à hauteur de 150 000 EUR par le Département du Haut-Rhin. Ils répondent à un besoin avéré et facilitent le covoiturage, partie intégrante d'une politique promue par le Département en faveur de la mobilité durable et de la préservation de l'environnement.

Dans cette perspective écologique, afin d'éviter l'artificialisation et l'imperméabilisation des sols, ces parkings de covoiturage bénéficient de dalles drainantes.

Par ailleurs, les stationnements sont délimités par des pavés rouges sans aucun ajout de peinture.

 

 
 

 

Rififi dans le don de sang

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 08:18:45

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SANTÉ Des associations de bénévoles "en guerre"
Rififi dans le don de sang
Le torchon brûle entre des donneurs bénévoles et l'Établissement français du sang (EFS), au point que des associations parlent de leur dissolution. En Alsace, région en pointe dans la collecte, les crispations se focalisent sur la baisse de 1,20 euro de subvention par collation, jugée indigeste.

 
Quelque 160 000 dons sont totalisés chaque année en Alsace.
À Lingolsheim, le président de l'amicale des donneurs de sang n'y va pas par quatre chemins : au programme, la dissolution de ce groupement réunissant périodiquement, depuis 2008, jusqu'à une centaine de donneurs. Une mesure d'une radicalité qui étonne, dans une région où la démarche de donner son sang est traditionnellement bien établie. Quelque 160 000 dons sont totalisés dans l'année dans les deux départements.

Motif de la mutinerie : l'EFS a décidé de ramener sa contribution à la collation servie à chaque donneur à 3 euros. Soit 1,20 euro de moins. Additionné à des consignes renforcées en matière d'hygiène, ce tour de ceinture est vécu rudement par certains donneurs, au-delà peut-être de la motivation d'économie à l'origine de cette baisse.

« Des gens se déplacent, attendent une heure, donnent leur sang gratuitement et il faudrait les priver d'un petit repas sympa, regrette Patrick Munch, à la tête de l'association de Lingolsheim. Sans compter que les bénévoles gérant ces séances sont sommés de répondre à toute une liste de contraintes, comme nettoyer le sol avant de servir à manger, mettre des calots, etc. Mais nous sommes les seuls de toute la chaîne du sang à ne pas être payés, quand même. »
Une fronde particulière

L'EFS doit faire face en Alsace à une fronde toute particulière. Si les dirigeants des grandes unions fédérales ont tenté de faire de la pédagogie dans les associations de donneurs (DNA du 4 décembre), la diminution de la participation financière à la collation reste un motif de discorde dans plusieurs foyers de contestation.

Elle y est vécue comme un manque de reconnaissance de l'engagement des bénévoles. Une forme de déni de l'esprit de convivialité qui s'est invité de longue date aux collectes, lorsqu'il s'agit de passer à table.

L'Alsace est particulièrement touchée en France, puisque le tarif national institué entraîne une baisse des subventions de l'EFS, contrairement à d'autres régions. Même si la décision a été largement approuvée au niveau national par les instances fédérales régionales, du côté des salles polyvalentes où l'on donne son sang, la pilule est amère.
250 euros la poche

Christian Gachet, patron de l'EFS dans le Grand Est, a pu en prendre conscience lors d'une réunion du côté de Saverne. Le ton était très virulent. Lui-même a beau invoquer l'éthique désintéressée qui doit prévaloir dans le don de sang, le partenariat d'égal à égal entre son établissement et les associations ou les réalités financières : certains donneurs ont décidé carrément de « faire la guerre » à l'EFS pour lutter contre la perte de 1,20 euro par collation.

Ce qui désole au plus haut point l'organisme public de collecte, de traitement et de distribution du sang : « Il ne faudrait pas oublier que nous sommes associés pour le bénéfice des malades, et non pour un éventuel profit de l'EFS, qui parvient tout juste à équilibrer ses comptes avec les tarifs conventionnés qu'on lui fixe. »
« Pathétiques et sournois »

L'allusion répond à des calculs circulant dans les cercles de bénévoles, sur la base d'un tarif de 250 euros la poche de sang vendue aux hôpitaux. Ainsi, du côté de Harskirchen, le président de l'Entente rappelle que 73 dons par séance représentent une recette potentielle de plus de 18 000 euros à la vente, pour un remboursement actuel à l'amicale d'environ 300 euros.

Qualifiant les arguments de l'EFS de « pathétiques et sournois », Gilbert Reeb a diffusé une lettre ouverte dans laquelle il assure qu'il ne reviendra pas « aux casse-croûte » et que « si la réduction est maintenue, nous n'assurerons aucun service ni aucune collecte ».

Impossible, insiste-t-il, pour la dizaine de bénévoles impliqués dans l'organisation des collectes de ne plus chouchouter les donneurs. Et de citer dans cet esprit « les pizzas avec de la pâte maison, Jacky et le président à la cuisson, Alfred à la découpe »...

Le coup de sang, à tout le moins, interpelle le directeur de l'EFS Grand Est. Si, pour l'instant, aucune baisse des volumes recueillis n'est vraiment palpable, la menace ne peut le laisser insensible, alors que les appels à participer aux collectes se multiplient à certains moments cruciaux de l'année.

« Nous ne faisons pas de bénéfices, insiste l'EFS, les recettes couvrent tout juste les frais de collecte, de personnel, de traitement biologique du sang et de distribution dans les hôpitaux. Nous sommes même déficitaires sur le plasma livré pour fractionnement en produits sanguins dérivés ! »

Surtout, l'établissement voudrait en revenir aux principes de bénévolat, d'anonymat et de gratuité du don : « L'éthique commande de ne pas offrir quoi que ce soit qui pourrait ressembler à un avantage, en échange du don. »

D'où une réduction de la voilure et des remboursements, qui dépasserait dès lors les seules économies réalisées sur une enveloppe de 2,3 millions d'euros versés par an aux amicales françaises. « Le don de sang est un geste de conviction », dit l'EFS.

« Cette décision de diminution des frais et très mal ressentie chez nous, répond-on à Harskirchen. Il faut rester réaliste : tous ne donnent pas leur sang pour des raisons humanitaires, tous non plus ne viennent pas pour le repas. Il y a les deux. »
La cuisine et la propreté

La difficulté de trouver un terrain d'entente en est augmentée. Christian Gachet joue la modération et le dialogue : il ira au-devant des associations les plus déterminées à en découdre. L'enjeu l'impose. La filière est vitale pour un système hospitalier en demande croissante de produits sanguins : « J'essaie de ne lâcher personne».

Dans un contexte où les associations connaissent un vieillissement de leurs fidèles, il va falloir trouver les mots pour ne pas susciter des départs de plus en plus ardus à combler. Or, même le rappel des règles d'hygiène lors des repas, venu pourtant de contrôles effectués sur l'EFS lui-même, apparaît comme « vexatoire », dans les clubs habitués à tenir la cuisine.

Les donneurs viennent, rétorque-t-on à Lingolsheim, pour « notre convivialité et nos repas qualitatifs préparés sur place avec beaucoup d'amour et de propreté ».

Avant d'en revenir au fond du sujet, puisque la dissolution est annoncée. Le président Patrick Munch renonce, mais pas sans une dernière recommandation : « Je vous demande une chose, faites-le pour les malades, n'arrêtez pas de donner votre sang... Ils ont besoin de vous».
Didier ROSE

 

 
 

 

JUSTICE Des TGI aux TJ

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 08:20:06

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JUSTICE
Des TGI aux TJ : quatre tribunaux judiciaires en Alsace
Depuis le 1er janvier, les tribunaux de grande instance (TGI) ont absorbé les tribunaux d'instance sous l'appellation de « tribunaux judiciaires ». En Alsace, les sept tribunaux d'instance situés dans des communes extérieures au siège des ex-TGI deviennent des « tribunaux de proximité ».
 

 
La nouvelle plaque a été apposée sur la façade du palais de justice de Strasbourg.
La garde des Sceaux Nicole Belloubet voulait simplifier le système judiciaire, le rendre plus lisible, en instaurant « une porte d'entrée unique à la justice ». En vigueur au 1er janvier 2020, la loi du 23 janvier 2019 relative à la réforme de la justice a bouleversé l'organisation judiciaire qui prévalait depuis 1958. Exit les 164 tribunaux de grande instance (TGI) et les 285 tribunaux d'instance (TI) répartis sur tout le territoire, bienvenue aux « tribunaux judiciaires ».
Les syndicats: « Une réforme essentiellement budgétaire »

En Alsace, les quatre TGI (Strasbourg, Saverne, Colmar, Mulhouse) fusionnent avec les quatre TI implantés dans ces communes pour devenir des tribunaux judiciaires (TJ). Les sept autres TI répartis dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin perdent leur autonomie et se muent en chambres détachées des tribunaux judiciaires, sous le titre de tribunaux de proximité (TP).

Concrètement, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden et Haguenau deviennent des chambres détachées du TJ de Strasbourg. Idem pour Molsheim avec le TJ de Saverne, Sélestat et Guebwiller avec le TJ de Colmar, Thann avec le TJ de Mulhouse.

Dix jours après l'entrée en application d'une réforme qui a suscité de vives critiques de la part des magistrats et des avocats, difficile d'en mesurer l'impact sur les justiciables et le personnel judiciaire.

« Il s'agit d'une réforme essentiellement budgétaire, visant à reverser dans le pot commun les juges d'instance et leur greffe pour plus de souplesse et pour faire ainsi des économies d'échelle, estime Véronique Kretz, juge des contentieux de la protection à Haguenau et membre du Syndicat de la magistrature. Dès lors, en période de pénurie d'effectifs, comme c'est souvent le cas dans les tribunaux, le risque est grand de privilégier les contentieux jugés prioritaires (pénal, affaires familiales) au détriment du contentieux relevant de la justice de proximité, qui souffre par ailleurs d'une certaine invisibilité médiatique, encore plus lorsque ces tribunaux sont situés en dehors des grands centres urbains. »

« La réforme constitue une refonte d'envergure et implique des changements dans notre pratique qui doivent être intégrés, explique la bâtonnière de l'ordre des avocats de Strasbourg, Christina Kruger. La profession va les absorber, on est en train d'y travailler. »

Au niveau des compétences, le juge des contentieux de la protection continuera à exercer les fonctions de juge des tutelles et à traiter du contentieux des expulsions, du surendettement ou encore des crédits à la consommation. Certains s'inquiètent d'un risque de dévitalisation des plus petites juridictions et d'un accès plus restreint au juge, avec en ligne de mire le spectre de fermetures pures et simples.
La crainte que des sitessoient à terme fermés

« Pour des populations fragiles, le lien de confiance avec le juge est essentiel et la mutualisation des contentieux dans des tribunaux anonymes et coupés des territoires risque de les dissuader de faire appel à la justice, avertit Véronique Kretz. D'autant plus qu'une frange importante de cette population n'a pas d'accès aux outils numériques et ne peut que difficilement se déplacer. »

La Chancellerie a toujours assuré qu'aucun site ne serait supprimé.
Antoine BONIN

 

 
 

 

Benoît André veut ouvrir grand les portes

Publié dans le panorama le Dimanche 12 janvier 2020 à 08:29:51

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Benoît André veut ouvrir grand les portes

 
Benoît André, nouveau directeur La Filature, dans son bureau mulhousien. Photo L'Alsace/Thierry GACHON
On avait appris en juillet dernier sa nomination : c'est Benoît André qui a été choisi pour prendre la direction du vaisseau amiral culturel de Mulhouse, Monica Guillouet-Gélys ayant pris sa retraite en janvier 2020, après huit années de présence mulhousienne.
Presque le Grand Est

Âgé de 50 ans, Benoît André est né à Besançon, « berceau de ma famille paternelle et j'ai grandi à Lyon, berceau de ma famille maternelle ». Le nouveau directeur de la Filature connaissait peu la région. « J'avais été une seule fois à Mulhouse dans le cadre d'un voyage familial, à 14 ou 15 ans. » En revanche, c'est la Filature déjà qui l'a fait revenir, « pour voir des spectacles depuis son ouverture, et très régulièrement en 2019, pour ma candidature ».
Bifurcation

« Je ne m'étais pas destiné au départ à travailler dans la culture. Je pratiquais l'équitation à haut niveau, je faisais de la compétition et je voulais être vétérinaire. » C'est une expérience de la scène qui le fait changer radicalement de voie. « Embarqué par un ami, je me suis retrouvé comme figurant à l'opéra, Aïda de Verdi, spectacle d'ouverture des Nuits de Fourvière. Un moment déclencheur. J'ai découvert cet univers, j'ai été séduit. »

Benoît André, qui était déjà mélomane grâce à l'éducation familiale et très ouvert à l'art en général, abandonne sa prépa « véto » et s'inscrit dans une filière de formation de communication dans le milieu culturel.
Les années d'apprentissage

Au cours de ce cursus bac + 5 mené de 1987 à 1993, il a l'opportunité de travailler pour l'Orchestre national de Lyon, pour la Biennale de la danse de Lyon...

En avril 1999, après d'autres missions diverses, il rejoint le festival Octobre en Normandie. Il occupe plusieurs fonctions, suit l'évolution de la structure sous l'impulsion de Bernard Faivre d'Arcier avec la création en 2005 de l'établissement public de coopération culturelle Arts 276. Ce rendez-vous pluridisciplinaire qui s'étale sur un mois dans quelque 40 lieux et 30 communes devient un événement phare rassemblant près de 50 000 spectateurs. « C'est un élément important de mon parcours, parce qu'il s'inscrit totalement dans la notion de partenariat, avec des spectacles dans des lieux très divers. »
Expérience parisienne

En 2011, il arrive au théâtre de Chaillot avec une double casquette, secrétaire général et conseiller à la programmation. « Une expérience porteuse dans une institution parisienne emblématique. »

Durant cette même période, le théâtre de Chaillot renforce son identité liée à la danse. Benoît André commence à réfléchir à la suite.

« J'avais déjà la Filature en ligne de mire. C'est un très bel établissement dont la réputation n'est plus à faire, un lieu emblématique de la décentralisation culturelle en France. » Quand il apprend il y a trois ans déjà que Monica Guillouet-Gélys ne prolongerait pas sa mission au-delà de 2019, il y pense... vraiment.
Une évidence

« En réfléchissant, je constate que c'est une évidence. » Outre son expérience dans des institutions culturelles très diverses qui lui permet de prétendre à diriger l'une des plus grosses scènes nationales de France, Benoît André voit des similitudes. « La Filature, comme Chaillot, comporte trois salles de même importance, une grande de 1000 places, une moyenne de quelque 400 places et une petite de 100 places. C'est un équipement où on peut développer les mêmes types de projets. »
Différences motivantes

En revanche, les différences entre Chaillot et la scène nationale de Mulhouse sont autant... de motivations : « La Filature abrite d'autres institutions comme l'Orchestre symphonique de Mulhouse, le Ballet et l'Opéra, avec qui je souhaite développer les collaborations. »

Benoît André se réjouit de la présence de la médiathèque et de la galerie, « ouvert quasiment quotidiennement et qui offre un potentiel extraordinaire ».
Dans l'esprit du Centquatre

Le nouveau directeur a l'ambition de faire de la Filature un lieu animé, y compris la journée. Il a plusieurs idées, réfléchit à des activités possibles sur la mezzanine, « pourquoi ne pas l'ouvrir à certaines associations ? », à un aménagement du hall pour le rendre plus attrayant « en créant par exemple un endroit où on peut se connecter, accéder à des écrans pour s'informer... ».

Benoît André songe à un « tiers lieu », « un endroit où on peut s'enrichir en rencontrant des gens, s'informer, un peu dans l'esprit de ce qui existe au Centquatre... »

Il constate aussi de la convergence de l'arrivée de nouvelles personnes à la tête de plusieurs institutions culturelles de la ville et de la région, OSM, Ballet du Rhin, conservatoire de Mulhouse, OPS... « Il y a une vraie volonté de faire des choses ensemble, il faut se rencontrer sur les contenus. »
Vagamondes, Scènes d'automne...

La 8e édition des Vagamondes s'ouvre ce mardi 14 janvier. Qu'adviendra-t-il de ce festival en 2021 ? « Il y a aura une transition dans la douceur. Je veux garder un temps fort à ce moment de l'année, je souhaite l'ouvrir au-delà des cultures du sud, élargir la notion de frontière géographique et symbolique, aux frontières générationnelles, de genre, sociales... Pour l'édition 2021, je compte faire le tour de la Méditerranée et je projette d'inviter le chorégraphe Olivier Dubois qui a travaillé avec des danseurs de rue au Caire. »

Scènes d'automne ? « Le soutien à la création des compagnies qui vivent sur le territoire fait partie des missions de la scène nationale. »

Le nouveau directeur s'attellera à d'autres dossiers comme le rayonnement de la nouvelle « classe prépa » de la Filature ouverte à des jeunes issus de la diversité qui peut être un support pour mieux faire connaître tous les métiers du spectacle, le développement du transfrontalier, des pistes pour la salle de cinéma Jean Besse sous-exploitée ou l'avènement d'un hypothétique restaurant...
Frédérique MEICHLER