Alsace 20, le Tour des Cantons : le chalet des talents

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 04:57:37

Alsace 20, le Tour des Cantons : le chalet des talents

Inauguration de la 2ème édition de "ça turbine dans le Haut-Rhin" avec le lancement officiel du 1er Chalet des Talents.

20 jeunes allemands et français, étudiants et apprentis aux parcours variés, ont relevé pendant 2 jours, les 14 et 15 septembre derniers, le défi de la transition énergétique, au travers de conférences, networkings, ateliers et visites dédiés au développement durable et à l'économie solidaire.

Lien vers la page du reportage (qui débute à la 42ème minute)

 

 

Forte du soutien de LaREM, Lara Million entend rassembler

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:39:41

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politique  Élections municipales
Forte du soutien de LaREM, Lara Million entend rassembler
L'élue mulhousienne Lara Million a obtenu lundi soir le soutien officiel du mouvement présidentiel en vue des élections municipales. Elle assure vouloir bâtir un « projet de rassemblement », ouvert à toutes les sensibilités républicaines... Et annonce pour cela son départ de l'actuel groupe majoritaire.
 

 
Lara Million a annoncé ce mardi son départ de la majorité municipale de Mulhouse.
Ce mardi matin, la voix de Lara Million trahit autant une courte nuit de sommeil qu'une joie profonde : « Tout reste à faire, mais je suis vraiment très honorée du soutien officiel de La République en marche (LaREM). Celui-ci m'oblige et il constitue la première étape du projet de rassemblement que j'entends porter en mars prochain, au service des Mulhousiens. »
« Je suis fière de représenter la majorité présidentielle »

Le suspense, de fait, a pris fin tard, lundi soir, avec un communiqué de presse de LaREM (cf. nos éditions d'hier).

Un mois après avoir été auditionnée par la commission nationale d'investiture du mouvement présidentiel dans l'espoir d'en obtenir le soutien officiel, Lara Million a été préférée aux deux autres candidats en lice, Fatima Jenn et Frédéric Marquet (lire en encadré).

« Je suis fière de représenter la majorité présidentielle dans le scrutin qui s'annonce, assure la candidate. Pour autant, je n'appartiens à aucun parti [Lara Million a quitté Les Républicains (LR) depuis peu, ce en quoi ses adversaires voient la preuve de son opportunisme]. Je veux fédérer, rassembler les compétences, les énergies et les sensibilités politiques différentes, pourvu qu'elles soient républicaines. Plusieurs personnes m'ont déjà contactée en ce sens et toutes celles qui le veulent peuvent en faire autant via l'adresse électronique lara.million2020@gmail.com. »
« Jean Rottner a fait le choix du Grand-Est, il faut aujourd'hui qu'il l'assume »

Si l'intéressée se refuse à déjà dévoiler des noms de colistiers, il est (quasiment) de notoriété publique qu'elle s'est beaucoup rapprochée de l'ancien adjoint Denis Rambaud (LaREM), de l'élue d'opposition Cléo Schweitzer (PS) ou encore de la sénatrice du Haut-Rhin (LaREM) Patricia Schillinger. « La priorité, insiste cependant la candidate, est d'affiner notre projet pour Mulhouse et de mener à ce propos une concertation sur le terrain. »

Pour l'heure, Lara Million assure être « en total accord avec l'analyse de Jean-Marie Bockel, dont l'expérience politique n'est plus à prouver » : « Jean-Marie a raison, l'état des relations entre la Ville et Mulhouse Alsace agglomération (M2A) est inquiétant. Cette situation n'est pas tenable, il faut absolument que les deux collectivités travaillent en synergie, l'avenir des Mulhousiens en dépend. La gouvernance actuelle de Michèle Lutz et de son cabinet est chaotique et sclérosée. Quant à Jean Rottner, puisqu'il a fait en cours de mandat le choix de la Région Grand Est, il doit aujourd'hui l'assumer. »

Après pareille charge, sans surprise, Lara Million indique encore qu'elle quitte dès ce jour le groupe majoritaire. Puis elle conclut : « Jusqu'au bout, j'aurai essayé d'apporter ma contribution à l'actuelle majorité municipale, mais à aucun moment, depuis deux ans qu'elle est maire, Michèle Lutz n'a songé à me solliciter pour parler des dossiers mulhousiens, alors même que je suis vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, déléguée aux finances. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

« LaREM a choisi de se compter »
Concurrent malheureux de Lara Million pour l'obtention du soutien de LaREM, Frédéric Marquet a réagi mardi matin avec amertume : « Où est le renouveau ? En tout cas ni dans le choix des candidats, ni dans les méthodes [sa réaction complète est lisible sur www.dna.fr] ». Fatima Jenn, elle aussi en lice pour conduire une liste soutenue par LaREM, reste jusqu'ici silencieuse, mais son association Osons Mulhouse prévoit la tenue d'une conférence de presse, ce samedi. « Nous prenons acte du fait que LaREM a choisi de se compter à Mulhouse, glisse enfin Alain Couchot, président du groupe majoritaire à la mairie. Lara Million va cependant devoir s'opposer à un bilan dont elle est comptable, puisqu'elle a voté quasiment toutes nos délibérations depuis dix ans. » La campagne est lancée...

 

Lara Million candidate en marche : réaction de LR

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:46:35

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Lara Million candidate en marche : réaction de LR
 

 
Les Républicains (LR) de la 5e circonscription réagissent à la décision de La République en marche (LaREM) de soutenir la candidature de Lara Million dans le cadre des élections municipales 2020 de Mulhouse : « Cette décision intervient quelques semaines après que le groupe majoritaire En avant Mulhouse ! intègre quatre nouveaux élus, anciennement dans l'opposition. Elle intervient aussi quelques jours après l'appel au rassemblement autour de l'équipe sortante de la part des élus Modem (Emmanuelle Suarez, Christophe Steger et Philippe d'Orelli), soutenus dans leur démarche par leur collègue Anne-Catherine Goetz. En refusant l'appel qui a été lancé par les élus du Modem, LaREM apparaît comme politiquement isolée, face à une équipe municipale sortante soudée et plurielle.

Le choix du soutien à Lara Million pose quant à lui un grand nombre de questions fondamentales. Comment Lara Million peut-elle sincèrement représenter une alternative crédible face à une équipe municipale dont elle est issue ? Face à une équipe qu'elle annonce quitter six mois avant le jour des élections, à peine le soutien LaREM obtenu ? Face à une équipe qui tient l'un après l'autre ses engagements de campagne et dont Lara Million a voté 99,9 % des décisions en conseil municipal ? Le mystère reste entier.

Lara Million se dit aujourd'hui "fière de représenter la majorité présidentielle". Pour rappel, cette dernière affichait sur les réseaux sociaux cette même fierté d'avoir refusé les propositions d'En marche lors des législatives de 2017 [...]. Nous prenons acte et notons un soudain virage à 180 degrés dans ses convictions politiques.

Il ne fait aucun doute que les Mulhousiens sont plus que lassés des retournements de veste à répétition de leurs politiques, au gré des opportunités de carrière. Nous nous en remettons donc au discernement des électeurs qui, sans nul doute, apportera tous les éclaircissements nécessaires en mars 2020. »

 

 
 

Strasbourg   L'investiture LR pour Jean-Philippe Vetter

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:38:26

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Strasbourg  
L'investiture LR pour Jean-Philippe Vetter
 

 
Jean-Philippe Vetter, candidat à l'élection municipale de Strasbourg.
La commission nationale d'investiture LR a validé mardi soir la candidature de Jean-Philippe Vetter, 39 ans, pour les municipales de mars 2020 à Strasbourg. Attaché parlementaire du député européen Geoffroy Didier, le conseiller municipal d'opposition a décroché l'investiture également convoitée par le vice-président du Conseil départemental du Bas-Rhin Jean-Philippe Maurer, ancien député.

Le candidat désigné a proposé à Jean-Philippe Maurer de prendre la troisième place de la future liste commune. « Nous sommes prêts à construire ensemble une alternative pour Strasbourg », a-t-il déclaré.

Jean-Philippe Vetter sera opposé notamment à Jeanne Barseghian, tête de liste « Strasbourg écolo & citoyenne », dont la candidature a été validée samedi dernier devant une assemblée citoyenne, à un candidat socialiste qui sera désigné ce jeudi lors d'une primaire (Mathieu Cahn ou Guillaume Parent) et à Alain Fontanel, qui prévoit d'annoncer sa candidature à la tête de liste LaREM ce mois-ci.

 

 
 

 

Strasbourg L'investiture LR pour Jean-Philippe Vetter

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:47:41

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L'investiture LR pour Jean-Philippe Vetter
 

 
Jean-Philippe Vetter, candidat à l'élection municipale de Strasbourg.  Photo DNA /Jean-Christophe DORN
La commission nationale d'investiture LR a validé mardi soir la candidature de Jean-Philippe Vetter, 39 ans, pour les élections municipales de mars 2020 à Strasbourg. Attaché parlementaire du député européen Geoffroy Didier, le conseiller municipal d'opposition a décroché l'investiture également convoitée par le vice-président du conseil départemental du Bas-Rhin, Jean-Philippe Maurer, ancien député.

Le candidat désigné a proposé à Jean-Philippe Maurer de prendre la troisième place de la future liste commune. « Nous sommes prêts à construire ensemble une alternative pour Strasbourg », a-t-il déclaré.

Jean-Philippe Vetter sera opposé notamment à Jeanne Barseghian, tête de liste « Strasbourg écolo & citoyenne », dont la candidature a été validée samedi dernier devant une assemblée citoyenne, à un candidat socialiste qui sera désigné ce jeudi lors d'une primaire (Mathieu Cahn ou Guillaume Parent) et à Alain Fontanel, qui prévoit d'annoncer sa candidature à la tête de liste LaRem ce mois-ci.

 

 
 

Les Trophées des collectivités en direct

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:41:59

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politique
Les Trophées des collectivités en direct
La presse quotidienne alsacienne et Alsace 20 entendent mettre en évidence les initiatives innovantes prises par les maires de la région. Les lauréats des Trophées des collectivités sont révélés ce soir à Colmar au parc expo.
 

 
trophées des collectivités
Pour mettre en lumière les initiatives des maires alsaciens, Les Dernières Nouvelles d'Alsace et L'Alsace, avec le soutien d'Alsace 20, ont reconduit les Trophées des collectivités créés en 2018. Ils mettent en valeur des projets innovants et performants lancés par des élus pleinement investis dans leurs territoires.

Comme lors de la première édition, les Trophées des collectivités bénéficient du soutien des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, de partenaires privés, ainsi que des associations des maires des deux départements.

Une cinquantaine de projets ont concouru dans huit catégories : aménagement et urbanisme ; culture, sport et loisirs ; patrimoine et préservation ; développement durable ; cadre et qualité de vie ; innovation et avenir ; solidarité et citoyenneté ; jeunesse.

À ces huit trophées, s'ajoutent les coups de coeur des deux conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
La cérémonie des remises des Trophées des collectivités est retransmise ce soir de 19 h 15 à 20 h 45 en direct sur Alsace 20 et sur les deux sites internet des Dernières Nouvelles d'Alsace (www.dna.fr) et de L'Alsace (www.lalsace.fr).

La cérémonie des remises des Trophées des collectivités est retransmise ce soir de 19 h 15 à 20 h 45 en direct sur Alsace 20 et sur les deux sites internet des Dernières Nouvelles d'Alsace (www.dna.fr) et de L'Alsace (www.lalsace.fr).

 
 

 

Les Trophées des collectivités en direct

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:11:10

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Les Trophées des collectivités en direct
 

 
trophées des collectivités Photo DNA /DR
Pour mettre en lumière les initiatives des maires alsaciens, L'Alsace et Les Dernières Nouvelles d'Alsace , avec le soutien d'Alsace 20, ont reconduit les Trophées des collectivités créés en 2018. Ils mettent en valeur des projets innovants et performants lancés par des élus pleinement investis dans leurs territoires.

Comme lors de la première édition, les Trophées des collectivités bénéficient du soutien des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, de partenaires privés, ainsi que des associations des maires des deux départements. Une cinquantaine de projets ont concouru dans huit catégories : aménagement et urbanisme ; culture, sport et loisirs ; patrimoine et préservation ; développement durable ; cadre et qualité de vie ; innovation et avenir ; solidarité et citoyenneté ; jeunesse. À ces huit trophées, s'ajoutent les coups de coeur des deux conseils départementaux d'Alsace.
PLUS WEB Suivre la cérémoniedes remises des Trophées des collectivités est retransmise ce jeudi de 19 h 15 à 20 h 45 en direct sur Alsace 20 et sur lesdeux sites internet de L'Alsace (www.lalsace.fr) et des DernièresNouvelles d'Alsace (www.dna.fr).

 

 
 

Nucléaire  Fessenheim EDF va en prendre pour vingt ans

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:46:37

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Nucléaire  Fessenheim
EDF va en prendre pour vingt ans
Au titre de la « fermeture anticipée » de la centrale de Fessenheim, EDF a obtenu de l'État une rente, jusqu'en 2041, qui devrait se chiffrer en milliards d'euros. Les antinucléaires crient au scandale, contestant la durée de fonctionnement potentielle retenue par les deux parties.
 

 
L'État versera une rente pour la « fermeture anticipée » de la centrale de Fessenheim jusqu'en 2041.
Alors que la question des compensations fiscales pour les collectivités alsaciennes n'est toujours pas réglée, le gouvernement souhaitant faire preuve de créativité en la matière, EDF a signé avec l'État, le 27 septembre, un protocole d'indemnisation « au titre de la fermeture anticipée » de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Un protocole qui, lui aussi, laisse une large place à l'imagination, mais devrait garantir à l'exploitant de confortables revenus pour les deux prochaines décennies.

Hormis les 400 millions d'euros prévus dans un premier versement et « correspondant à l'anticipation des dépenses liées à la fermeture de la centrale », le montant final de cette indemnisation restera longtemps l'objet de pures spéculations - certains acteurs locaux avancent des estimations de l'ordre de 4 à 5 milliards d'euros. Le protocole prévoit en effet une part variable correspondant aux « bénéfices qu'auraient apportés les volumes de production futurs, fixés en référence à la production passée de la centrale de Fessenheim, jusqu'en 2041 ».

EDF a basé sa demande d'indemnisation sur le fait que, si la centrale de Fessenheim n'avait pas été arrêtée en 2020, sur décision de l'État, elle aurait (peut-être) pu produire de l'électricité durant vingt années supplémentaires, c'est-à-dire plus de 60 ans après sa mise en service progressive, en 1977.

Comme toutes celles du parc EDF, la centrale alsacienne a été conçue pour une durée d'exploitation de 40 ans, mais il n'existe pas, en France, de « limite d'âge légal » pour les centrales nucléaires. EDF a ainsi prévu un vaste programme d'investissement, le « grand carénage », évalué à 51 milliards d'euros, pour prolonger la durée d'exploitation de ses 58 réacteurs.
L'État « fait payer au contribuable la facture des errements d'EDF »

« Cette volonté de poursuivre l'exploitation au-delà de 40 ans n'est pas fondée sur des faits scientifiques. C'est une décision économique, pour exploiter au maximum les réacteurs, quitte à prendre des risques importants », estime le chercheur alsacien Thierry de Larochelambert, qui suggère de profiter du démantèlement de Fessenheim pour évaluer « la faisabilité d'un tel prolongement » (lire ci-dessous).

De leur côté, l'association Stop Fessenheim et le CSFR « s'insurgent », dans un communiqué commun, « contre le fait de faire payer au contribuable la facture des errements d'EDF et ce, jusqu'en 2041, alors que les sommes promises à l'électricien pourraient être utilement employées pour financer l'isolation des logements, le développement des énergies renouvelables et la transition énergétique. »

Les antinucléaires rappellent l'historique des déboires techniques de la centrale, jusqu'aux récentes malfaçons découvertes sur ses générateurs de vapeur, et les risques qu'elle fait peser sur la région, ainsi que sur la plus grande nappe phréatique d'Europe. À leurs yeux, ces risques justifient une fermeture immédiate et excluent une compensation basée sur un quelconque manque à gagner.

Mais en France, « seule l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) peut arrêter les centrales nucléaires pour raison de sécurité : l'État ne le peut plus, contrairement à ce qui s'est passé en Allemagne », regrette Thierry de Larochelambert.

Pour expliquer, en 2012, sa décision de fermer Fessenheim, le président François Hollande n'avait d'ailleurs pas invoqué de motifs de sûreté, se contentant de désigner « la plus ancienne » centrale du parc nucléaire français.
Les coûts virtuels seront estimés sur la base des réacteurs similaires

Il avait fallu ensuite inventer, dans la loi de transition énergétique portée par Ségolène Royal en 2015, un plafond limitant la part du nucléaire dans la production électrique, afin d'obliger EDF à fermer une capacité équivalente à celle de l'EPR de Flamanville, avant son démarrage.

L'État n'avait donc guère d'arguments à opposer à la demande d'indemnisation d'EDF pour Fessenheim. Sans doute a-t-il cependant discuté l'hypothèse des vingt années de production supplémentaire. Le protocole d'indemnisation prévoit ainsi un « coefficient décroissant » à appliquer au manque à gagner de l'exploitant, au fil de quatre périodes « correspondant à des jalons réglementaires », auxquels aurait été soumise la centrale : 1er mars 2021 (échéance théorique de la quatrième visite décennale) ; 31 décembre 2022 (date d'expiration de l'arrêté préfectoral autorisant la prise d'eau et le rejet dans le Grand canal d'Alsace) ; 1er mars 2031 (échéance de la cinquième visite décennale)...

Sollicités, les services centraux d'EDF n'ont pas communiqué d'estimation du manque à gagner total d'ici 2041. L'évolution des prix de marché de l'électricité est évidemment la principale inconnue, surtout à si long terme, et plutôt que de se baser sur les moyennes passées de la centrale de Fessenheim en ce qui concerne les coûts à déduire du chiffre d'affaires, le groupe évoque ceux qui seront « observés sur le parc 900 MW » (la puissance de Fessenheim).

Il faudra donc bel et bien attendre 2041 pour connaître la somme exacte payée à EDF par le contribuable français pour Fessenheim, en sus de sa facture d'électricité.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Dossier Fessenheim Pour un « démantèlement scientifique » du réacteur n° 1

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:52:22

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Dossier Fessenheim Pour un « démantèlement scientifique » du réacteur n° 1
 

 
Selon, le Pr Thierry de Larochelambert, les laboratoires de recherche européens pourraient « contrôler chaque centimètre carré du réacteur, de manière à voir dans quel état réel se trouvent la cuve et les pièces irradiées ». Archives L'Alsace /Thierry GACHON
« Si EDF prétend exploiter ses réacteurs jusqu'à soixante ans, il faut faire la preuve de la faisabilité d'un tel prolongement, ce qui n'est aujourd'hui aucunement garanti sur le plan scientifique. » Pour savoir qui, de l'exploitant ou de ses opposants, dit vrai à propos de la tenue des installations nucléaires dans la longue durée, Thierry de Larochelambert, professeur associé et chercheur au département énergie de l'institut Femto-ST (CNRS-UMR 6174), à Belfort, propose que le réacteur n° 1 de Fessenheim fasse l'objet d'un « démantèlement scientifique ». « Il servirait à l'étude du vieillissement des aciers, par des laboratoires de recherche européens : ils contrôleraient chaque centimètre carré du réacteur, de manière à voir dans quel état réel se trouvent la cuve et toutes les pièces irradiées, après quarante ans d'exploitation. »
« Des incertitudes sur l'évolution des aciers »

Scientifique critique du nucléaire et militant précoce des énergies renouvelables, le chercheur alsacien rappelle que, dès les premières années d'exploitation de la centrale haut-rhinoise, « des inspec-tions internes ont révélé des dé-fauts dans les aciers des cuves, des fissures et des zones de fortes concentrations de phosphore, de manganèse et de cuivre, donc plus fragiles ». « On savait que ces fissures avaient tendance à grandir sous l'effet des contraintes thermiques et du bombardement neutronique, qui conduisent également à la fragilisation généralisée des aciers. La structure interne des aciers évolue, ils deviennent de plus en plus sensibles - et davantage encore dans les zones ségréguées - aux chocs thermiques qui accompagnent les arrêts et redémarrages des réacteurs. Mais on ne sait pas quels endroits de la cuve sont le plus soumis au bombardement neutronique. Les éprouvettes qui sont placées dans le réacteur et qui sont relevées à chaque visite décennale donnent des renseignements sur l'endroit où elles sont placées, mais ce ne sont pas forcément les plus sensibles, et ces éprouvettes ne sont pas soumises à la même pression, aux mêmes contraintes. Il y a donc des incertitudes sur l'évolution des aciers. En cas d'incident, la nécessité d'un refroidissement brutal comporte des risques de casse et donc d'accident majeur. »
« Une occasion unique »

Thierry de Larochelambert parle d'une « occasion unique » offerte par le démantèlement du plus vieux des réacteurs de 900 MW construits en France à partir de 1974. « Le manque de données mondiales dans ce domaine rend ce projet plus qu'utile. Le réacteur n° 2, quant à lui, ferait l'objet d'un démantèlement de type commercial, comme EDF l'envisage, mais en cherchant l'exemplarité pour la sûreté du personnel, de la population et de l'environnement, afin que l'on connaisse enfin les vrais coûts du démantèlement d'un réacteur d'une telle puissance. EDF avance un coût d'environ 300 millions d'euros, alors que l'expérience des autres pays, pour des réacteurs de même puissance, montre des coûts d'environ 1 milliard... »

Ces idées concernant le démantèlement des réacteurs font partie des « Propositions pour la transition énergétique » que le chercheur a envoyées au préfet du Haut-Rhin en mars dernier, ainsi qu'aux principaux acteurs du « projet de territoire » post-nucléaire. Si Thierry de Larochelambert assure avoir eu des retours positifs, « de certains élus », de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et de ses collègues chercheurs du Rhin supérieur, la préfecture n'a fait qu'accuser réception. Sous le contrôle de l'ASN, EDF reste maître des décisions à prendre en matière de démantèlement, mais l'État actionnaire aurait les moyens de peser en faveur de ce projet, « qui pourrait être financé par l'Union européenne ».

 

 
 

EPR de Flamanville : toujours plus cher et en retard

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:46:05

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Nucléaire Chantier
EPR de Flamanville : toujours plus cher et en retard
Pour réparer des soudures du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), EDF compte utiliser des robots. Une opération qui alourdit la facture du chantier pour atteindre 12,4 milliards d'euros. Et retarde son démarrage à fin 2022.
 

 
Le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche).
Une énième déconvenue pour EDF sur l'EPR. Pour réparer des soudures du réacteur nucléaire de Flamanville (Manche), l'électricien compte utiliser des robots.

Les réparations s'annoncent complexes, car elles concernent huit soudures difficilement accessibles, situées dans la traversée de l'enceinte de confinement, la grosse structure de béton qui doit retenir les éléments radioactifs en cas d'accident.
Un chantier de plus de 15 ans au lieu de cinq

« Le scénario de reprise des soudures de traversées privilégié par EDF est l'utilisation de robots télé-opérés, conçus pour mener des opérations de grande précision à l'intérieur des tuyauteries concernées », a expliqué le groupe, qui dispose aussi d'une solution de repli. L'Autorité de sûreté nucléaire doit valider la méthode retenue au plus tard fin 2020, avant un début des travaux.

Ce scénario privilégié se traduit par « une date de chargement du combustible à fin 2022 », quand le calendrier initial tablait sur 2012. Le chantier, qui a commencé en 2007, va durer plus de 15 années, au lieu des cinq initialement prévues. Ces dernières années, EDF prévoyait de démarrer l'EPR de Flamanville fin 2019 pour une mise en service commerciale en 2020.
Une facture qui a quasiment quadruplé

Et cette opération alourdit encore la facture du chantier de 1,5 milliard d'euros, pour atteindre 12,4 milliards d'euros, quasiment quatre fois plus que l'estimation initiale à 3,3 milliards.

Les problèmes à Flamanville ont conduit le gouvernement à commander à l'ancien PDG de PSA Jean-Martin Folz un audit, qui doit être remis le 31 octobre.

« Le gouvernement ne peut pas se satisfaire de cette situation et attend des explications », a réagi mercredi le ministère de la Transition écologique, relevant que l'audit « devrait faire toute la lumière sur les causes des retards et écarts de coûts ».

Le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy a promis début octobre des « décisions concrètes sur la filière nucléaire pour collectivement tirer les leçons de cette situation. Il ne faut pas se voiler la face, la filière nucléaire française vit des moments difficiles, parce que s'accumulent des problèmes de qualité industrielle dans la réalisation des chantiers. De ce fait, les devis, les délais ne sont pas respectés ».

L'hypothèse d'un abandon du chantier de Flamanville avait été abordée en conseil d'administration il y a quelques mois, mais jamais vraiment envisagée par l'État, qui contrôle le capital de l'entreprise.

EDF rencontre aussi des difficultés sur ses EPR à l'étranger. Sur son chantier anglais, EDF a récemment annoncé un nouveau surcoût pouvant aller jusqu'à 3,3 milliards d'euros pour les deux réacteurs EPR qu'il construit à Hinkley Point C.

L'EPR finlandais, dont le chantier avait débuté en 2005, souffre aussi de retards et de surcoûts comparables à son homologue français, et ne devrait pas entrer en service avant 2020.

À l'inverse, les deux réacteurs EPR chinois sont rentrés en fonction en 2018 et 2019... Avec seulement quatre ans de retard.

 

 
 

 

EPR de Flamanville : toujours plus cher et en retard

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:31:04

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EPR de Flamanville : toujours plus cher et en retard
 

 
Le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche). Photo archives Charly TRIBALLEAU/AFP
Une énième déconvenue pour EDF sur l'EPR. Pour réparer des soudures du réacteur nucléaire de Flamanville (Manche), l'électricien compte utiliser des robots.

Les réparations s'annoncent complexes, car elles concernent huit soudures difficilement accessibles, situées dans la traversée de l'enceinte de confinement, la grosse structure de béton qui doit retenir les éléments radioactifs en cas d'accident.
Un chantier de plus de 15 ans au lieu de cinq

« Le scénario de reprise des soudures de traversées privilégié par EDF est l'utilisation de robots télé-opérés, conçus pour mener des opérations de grande précision à l'intérieur des tuyauteries concernées », a expliqué le groupe, qui dispose aussi d'une solution de repli. L'Autorité de sûreté nucléaire doit valider la méthode retenue au plus tard fin 2020, avant un début des travaux.

Ce scénario privilégié se traduit par « une date de chargement du combustible à fin 2022 », quand le calendrier initial tablait sur 2012. Le chantier, qui a commencé en 2007, va durer plus de 15 années, au lieu des cinq initialement prévues. Ces dernières années, EDF prévoyait de démarrer l'EPR de Flamanville fin 2019 pour une mise en service commerciale en 2020.
Une facture qui a quasiment quadruplé

Et cette opération alourdit encore la facture du chantier de 1,5 milliard d'euros, pour atteindre 12,4 milliards d'euros, quasiment quatre fois plus que l'estimation initiale à 3,3 milliards.

Les problèmes à Flamanville ont conduit le gouvernement à commander à l'ancien PDG de PSA Jean-Martin Folz un audit, qui doit être remis le 31 octobre.

« Le gouvernement ne peut pas se satisfaire de cette situation et attend des explications », a réagi mercredi le ministère de la Transition écologique, relevant que l'audit « devrait faire toute la lumière sur les causes des retards et écarts de coûts ».

Le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy a promis début octobre des « décisions concrètes sur la filière nucléaire pour collectivement tirer les leçons de cette situation. Il ne faut pas se voiler la face, la filière nucléaire française vit des moments difficiles, parce que s'accumulent des problèmes de qualité industrielle dans la réalisation des chantiers. De ce fait, les devis, les délais ne sont pas respectés ».

L'hypothèse d'un abandon du chantier de Flamanville avait été abordée en conseil d'administration il y a quelques mois, mais jamais vraiment envisagée par l'État, qui contrôle le capital de l'entreprise.

EDF rencontre aussi des difficultés sur ses EPR à l'étranger. Sur son chantier anglais, EDF a récemment annoncé un nouveau surcoût pouvant aller jusqu'à 3,3 milliards d'euros pour les deux réacteurs EPR qu'il construit à Hinkley Point C.

L'EPR finlandais, dont le chantier avait débuté en 2005, souffre aussi de retards et de surcoûts comparables à son homologue français, et ne devrait pas entrer en service avant 2020.

À l'inverse, les deux réacteurs EPR chinois sont rentrés en fonction en 2018 et 2019... Avec seulement quatre ans de retard.

 

 
 

Allemagne Enquête Deux morts dans l'attaque d'une synagogue

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:45:34

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Allemagne Enquête
Deux morts dans l'attaque d'une synagogue
Une tentative d'assaut mercredi contre une synagogue, en plein Yom Kippour, dans la ville de Halle, et qualifiée d'« attaque antisémite » par les autorités, a fait au moins deux morts.
 

 
Les forces de l'ordre étaient déployées mercredi à Halle dans le quartier où l'attaque s'est produite.
Au moins deux personnes ont été tuées et deux autres grièvement blessées, mercredi, en pleine rue à Halle, dans l'est de l'Allemagne, dans une attaque visant, en plein Yom Kippour (fête religieuse juive), une synagogue puis un restaurant turc.

« Nous avons vu à travers la caméra de notre synagogue qu'un agresseur lourdement armé, avec un casque en acier et un fusil, a tenté d'ouvrir nos portes », a témoigné le président de la communauté juive de Halle, Max Privorotzki. Au moins 70 personnes y étaient rassemblées.
Un « attentat »

Des policiers lourdement équipés se sont très rapidement déployés dans cette ville de 240 000 habitants, tandis que la population a été invitée à rester chez elle et à fermer portes et fenêtres. Dans plusieurs villes du pays, comme Leipzig, Dresde mais aussi Berlin et Francfort, la sécurité a été renforcée aux abords des synagogues et d'autres bâtiments de la communauté juive, comme des écoles ou centres culturels.

La chancelière Angela Merkel a qualifié cette fusillade d'« attentat » et s'est rendue dans la soirée en signe de solidarité à la grande synagogue de Berlin.

De son côté, le ministre de l'Intérieur allemand, Horst Seehofer, a évoqué un acte « antisémite » probablement perpétré par un sympathisant de la mouvance « d'extrême droite ».

Le parquet antiterroriste allemand s'est saisi de l'enquête et la police a annoncé mercredi soir avoir arrêté le suspect de cet attentat.
Vidéo diffusée en direct

L'auteur présumé de cette attaque a filmé la fusillade et a diffusé sa vidéo sur Twitch, une plateforme de vidéos en direct (lire ci-contre). « Nous avons fait au plus vite pour retirer ce contenu, et nous suspendrons tous les comptes qui posteront ou reposteront des images de cet acte abominable », a indiqué une porte-parole de Twitch.

Le président du Conseil central des juifs d'Allemagne, Josef Schuster, a évoqué « un choc profond pour tous les juifs » dans le pays. Il a aussi jugé « scandaleux » que la synagogue visée n'ait pas été protégée par la police en ce jour de Yom Kippour.

L'attentat de Halle intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu du parti conservateur d'Angela Merkel (CDU) qui avait pris position en faveur des réfugiés. Le principal suspect de ce meurtre, qui a avoué, est un membre de la mouvance néonazie. Plus de 12 700 extrémistes de droite jugés dangereux sont recensés par les autorités allemandes.

 

 
 

 

Attentat Le rassemblement de soutien à Mickaël Harpon interdit

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:06:04

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Attentat Le rassemblement de soutien à Mickaël Harpon interdit
 

 
Une « infamie ». Le rassemblement en soutien à l'auteur de la tuerie de la préfecture de police de Paris, prévu jeudi à Gonesse (Val-d'Oise), va être interdit, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur. Dans un message posté sur Facebook, Hadama Traoré, un activiste politique d'Aulnay-sous-Bois, a affirmé que l'auteur de la tuerie, Mickaël Harpon, « n'était pas un extrémiste religieux » et a appelé à un rassemblement devant la mairie de Gonesse de 13 à 15 heures ce jeudi. « C'est une infamie et une insulte à la mémoire de nos policiers. », a dénoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui s'est entretenu avec le préfet du Val-d'Oise en vue de faire interdire ce rassemblement. Le ministre a également annoncé son intention d'alerter la justice à la suite des propos tenus par l'initiateur de l'événement. Mercredi soir, Hadama Traoré a été placé en garde à vue.

En fin de matinée mercredi, l'activiste a posté un autre message sur sa page Facebook. Il y déclare notamment vouloir « rétablir la vérité » sur ce dernier, assurant qu'il souffrait au travail du fait de son handicap.

Droite et extrême droite, mais aussi certains à gauche, étaient vent debout mercredi contre l'organisation de ce rassemblement, réclamant son interdiction et pour certains la poursuite de ses initiateurs. « Bien sûr qu'il faut l'interdire, il n'y a même pas de question à se poser », a réagi Frédéric Péchenard, vice-président (LR) de la région Ile-de-France et ancien directeur général de la police nationale, sur LCI.

« Comment croire qu'Emmanuel Macron pourrait lutter contre «l'hydre islamiste» alors qu'il n'arrive même pas à faire interdire une manifestation de soutien à l'assassin de quatre policiers organisée par un ver de terre ? », a demandé Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, sur Twitter.
Des tags pro-Harpon dans un centre commercial parisien

« RIP Harpon » et « couteau en céramique » : des tags légitimant l'attaque de la préfecture de Paris ont par ailleurs été découverts dans le centre commercial Italie 2, à Paris, qui avait été occupé par les militants écologistes d'Extinction Rebellion, samedi. D'autres militants anticapitalistes et des gilets jaunes les avaient rejoints. Le parquet de Paris, qui avait ouvert dès samedi une enquête pour les dégradations commises sur les lieux, a élargi la procédure lundi à des faits d'« apologie du terrorisme ».

 

 
 

Entreprise  General Electric À Belfort, la résistance des salariés s'installe

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:47:30

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Entreprise  General Electric
À Belfort, la résistance des salariés s'installe
 

 
Le bras de fer est engagé avec l'entreprise.
Le blocage semble durablement engagé, tant à Belfort qu'à Bourogne. Ce mercredi, malgré la pluie, 150 salariés de GE ont attendu la fin de la réunion avec la direction qui s'est achevée par un clash. Un container-abri a été installé devant la porte de la Résistance, sur le site principal. Le bras de fer est engagé.

Les palettes brûlent. Un container a été installé dans l'après-midi près de la porte de la Découverte. Il servira d'abri les jours de pluie. Depuis ce mercredi, les salariés grévistes de General Electric sont entrés en résistance à Belfort. Cent cinquante personnes de toute catégorie professionnelle ont bloqué la porte de la Découverte dès le matin, et la porte du bâtiment 66 était inaccessible. Un air de gilets jaunes du côté des palettes et du barbecue où grillent quelques saucisses à l'heure du déjeuner. La colère gronde et la révolte sourd sous les parkas et les parapluies.
La réunion avec la direction est un échec

Les syndicats sont soudés pour organiser la résistance. Ils mettent en place des outils permettant de faire durer. Ils réfléchissent « au pourrissement et à la solidarité ». La réunion de ce mercredi matin avec la direction, très attendue, a été un échec. Et cet échec semble faire basculer les indécis. « Le blocage, c'est parti », résume un salarié. Les syndicats font un état des lieux. « La proposition de la direction est inacceptable : elle se dit prête à rallonger la durée de départ volontaire sur toute l'année 2020, sous couvert de signature de l'accord de compétitivité ».

« De toute façon, c'est tout simplement impossible à mettre en oeuvre », ajoute un salarié, à la sortie.

Les élus de la CGC, de Sud, de la CGT, organisations représentatives, proposent donc le durcissement de l'occupation. « La direction dit avoir obtenu le maximum, mais nous allons nous battre d'arrache-pied pour sauver notre site », disent-ils. Convaincus que la seule issue est le bras de fer. « Si nous sommes si nombreux, c'est parce que les salariés ont compris que les 600 suppressions d'emplois liées à l'accord de compétitivité ne sont qu'une première étape : dans deux ans et demi, à Belfort, il n'y aura plus rien, les Américains auront tout vendu », résume Cyril Caritey, CGT, ici au nom de l'intersyndicale. « Nous voulons sauver notre outil de travail et que nos 20 propositions contenues dans notre alternative soient entendues : elles peuvent sauver Belfort. » D'où l'obstination à obtenir un rendez-vous avec Bruno Le Maire.
Une assemblée générale ce jeudi matin

Ce jeudi matin décidera de l'ampleur du mouvement : une assemblée générale est proposée au nom de l'intersyndicale, à 10 h, « au TE 05 », sur le site du Techn'Hom. Ouverte à tous les salariés, elle se déroulera dans un bâtiment où travaillent en majorité des ingénieurs et des cadres. « Nous voulons leur sentiment, et voir avec eux quelle suite donner », annonce Karim Matoug, élu CGT. À Bourogne, le site sera totalement bloqué ce jeudi. Le TE 05 pourrait être le troisième et dernier site engagé dans la résistance. « Nous allons en discuter avec les grévistes et les non-grévistes. »

Mercredi, une pièce qui devait être expédiée en urgence a été retenue. « C'est notre seule façon de sauver l'emploi et notre outil de travail », estiment les syndicats. Ils invitent à « un conflit digne ».
Christine RONDOT

 

 
 

 

À Belfort, la résistance des salariés s'installe

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:29:08

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À Belfort, la résistance des salariés s'installe
 

 
Le bras de fer est engagé avec l'entreprise.

Photo Sébastien BOZON/AFP

Le blocage semble durablement engagé, tant à Belfort qu'à Bourogne. Ce mercredi, malgré la pluie, 150 salariés de GE ont attendu la fin de la réunion avec la direction qui s'est achevée par un clash. Un container-abri a été installé devant la porte de la Résistance, sur le site principal. Le bras de fer est engagé.

Les palettes brûlent. Un container a été installé dans l'après-midi près de la porte de la Découverte. Il servira d'abri les jours de pluie. Depuis ce mercredi, les salariés grévistes de General Electric sont entrés en résistance à Belfort. Cent cinquante personnes de toute catégorie professionnelle ont bloqué la porte de la Découverte dès le matin, et la porte du bâtiment 66 était inaccessible. Un air de gilets jaunes du côté des palettes et du barbecue où grillent quelques saucisses à l'heure du déjeuner. La colère gronde et la révolte sourd sous les parkas et les parapluies.
La réunion avec la direction est un échec

Les syndicats sont soudés pour organiser la résistance. Ils mettent en place des outils permettant de faire durer. Ils réfléchissent « au pourrissement et à la solidarité ». La réunion de ce mercredi matin avec la direction, très attendue, a été un échec. Et cet échec semble faire basculer les indécis. « Le blocage, c'est parti », résume un salarié. Les syndicats font un état des lieux. « La proposition de la direction est inacceptable : elle se dit prête à rallonger la durée de départ volontaire sur toute l'année 2020, sous couvert de signature de l'accord de compétitivité ».

« De toute façon, c'est tout simplement impossible à mettre en oeuvre », ajoute un salarié, à la sortie.

Les élus de la CGC, de Sud, de la CGT, organisations représentatives, proposent donc le durcissement de l'occupation. « La direction dit avoir obtenu le maximum, mais nous allons nous battre d'arrache-pied pour sauver notre site », disent-ils. Convaincus que la seule issue est le bras de fer. « Si nous sommes si nombreux, c'est parce que les salariés ont compris que les 600 suppressions d'emplois liées à l'accord de compétitivité ne sont qu'une première étape : dans deux ans et demi, à Belfort, il n'y aura plus rien, les Américains auront tout vendu », résume Cyril Caritey, CGT, ici au nom de l'intersyndicale. « Nous voulons sauver notre outil de travail et que nos 20 propositions contenues dans notre alternative soient entendues : elles peuvent sauver Belfort. » D'où l'obstination à obtenir un rendez-vous avec Bruno Le Maire.
Une assemblée générale ce jeudi matin

Ce jeudi matin décidera de l'ampleur du mouvement : une assemblée générale est proposée au nom de l'intersyndicale, à 10 h, « au TE 05 », sur le site du Techn'Hom. Ouverte à tous les salariés, elle se déroulera dans un bâtiment où travaillent en majorité des ingénieurs et des cadres. « Nous voulons leur sentiment, et voir avec eux quelle suite donner », annonce Karim Matoug, élu CGT. À Bourogne, le site sera totalement bloqué ce jeudi. Le TE 05 pourrait être le troisième et dernier site engagé dans la résistance. « Nous allons en discuter avec les grévistes et les non-grévistes. »

Mercredi, une pièce qui devait être expédiée en urgence a été retenue. « C'est notre seule façon de sauver l'emploi et notre outil de travail », estiment les syndicats. Ils invitent à « un conflit digne ».
Christine RONDOT

 

 
 

Strasbourg- Entzheim Volotea sur sa lancée

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:04:33

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Strasbourg- Entzheim Volotea sur sa lancée
 

 
Pierfrancesco Carino, directeur des ventes de Volotea. Photo DNA /F. D.
Devenue fin 2018 la première compagnie en nombre de passagers, avec 36,6 % des parts de marché, Volotea conforte cette année sa position de « partenaire majeur » de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim, auparavant détenue par Hop-Air France. De janvier à septembre, l'opérateur à bas coût espagnol a transporté 422 000 voyageurs, soit 23 % de plus que lors de la même période en 2018, grâce notamment à une offre de destinations en hausse et à un taux de remplissage des appareils atteignant 94 %.

« Cette croissance montre qu'il y a un besoin local de connexions aériennes », a commenté ce mercredi Pierfrancesco Carino, directeur des ventes de Volotea. Dans quelques semaines, la compagnie dépassera la barre du deux millionième passager transporté via Strasbourg-Entzheim. « Notre plateforme pèse 8 % du trafic total de la compagnie, qui a transporté 25 millions de personnes en sept années d'activité. Ce n'est pas rien », a noté Thomas Dubus, président du directoire de l'aéroport.
Barcelone et Palma de Majorque à partir d'avril prochain

Aussi, ce dernier a accueilli avec une joie non dissimulée les développements annoncés pour 2020 par le représentant de la compagnie Volotea. L'offre globale annuelle de et vers Strasbourg sera notamment portée à 645 000 sièges (+12 %). Aux quinze routes existantes (dont six annuelles), qui seront toutes reconduites l'an prochain, viendront s'ajouter quatre nouvelles. Deux seront exploitées durant la saison hivernale à venir, soit de décembre à avril : l'une desservira Marrakech une fois par semaine, le samedi, et l'autre Lanzarote (îles Canaries) selon la même fréquence.

La troisième desservira une fois par semaine Palma de Majorque (îles Baléares), durant la saison estivale qui va d'avril à octobre. La quatrième sera une route annuelle à destination de Barcelone. « Notre siège se trouve dans cette ville, mais c'est la première fois que nous allons y faire escale », a confié Pierfrancesco Carino.

Comme les trois autres nouveautés, elle sera assurée par un Airbus A 319 (156 sièges) à raison de deux vols par semaine, les vendredis et lundis. « Barcelone est une destination porteuse qui mixe les clientèles de loisirs et d'affaires. Nous voulions la proposer depuis long-temps. Il faut dire que les Espa-gnols constituent le troisième contingent national de visiteurs à Europa-Park... De plus, la fréquence proposée est parfaite », a expliqué Thomas Dubus, qui mise également sur ces nouvelles destinations internationales pour attirer davantage de clientèle badoise.
X. T.

 

 
 

Un coup porté à la lutte contre les sectes ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:44:16

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Société Politique
Un coup porté à la lutte contre les sectes ?
L'organisme intergouvernemental de lutte contre les sectes, la Miviludes, est en passe d'être amputé d'une partie de ses effectifs et intégré au ministère de l'Intérieur. Les associations sont vent debout contre cette décision.
 

 
Un membre de la secte du Mandarom, en août 2001 à Castellane (Alpes-de-Haute-Provence). En novembre 2018, la secte a été condamnée à remettre la colline du Verdon en état et à détruire son temple pyramide.
L'annonce est tombée en début de semaine dernière : en 2020, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) ne sera plus. L'organisme, aujourd'hui placé sous l'autorité du Premier ministre, va être rattaché au ministère de l'Intérieur tout en perdant une partie de ses treize fonctionnaires.

Un choc pour les associations, selon qui cette décision signe l'arrêt de mort de la mission. Elles se réunissent ce jeudi à l'Assemblée nationale au côté de soutiens politiques pour tenter de convaincre le gouvernement de faire marche arrière. Une pétition a aussi été lancée en ligne.
« On abandonne un fleuron français »

La Miviludes partage, depuis 2002, son activité entre le traitement des signalements qui lui sont transmis (environ 2 500 par an) et la formation des agents publics aux risques sectaires. Le bilan de la structure, pionnière et presque unique au monde, est unanimement salué. « On abandonne un fleuron français. Ses fonctionnaires sont des spécialistes dans leur domaine - droit, santé, éducation, travail... Ça n'est pas rien pour nous, associations, d'avoir un éclairage si rigoureux sur ces sujets-là... », se désole Didier Pachoud, président de l'association de défense GEMPPI (groupe d'étude des mouvements de pensées en vue de la protection de l'individu).

Outre un démantèlement partiel, les associations redoutent le rattachement de la structure à la Place Beauvau, brisant son côté interministériel et donc sa capacité à saisir n'importe quelle institution lorsque les associations l'alertent. Sur ce point, Matignon s'est voulu rassurant, affirmant que l'interministérialité serait maintenue, et que cette nouvelle organisation « ne compromet pas, au contraire, la bonne prise en compte de la variété des problématiques liées aux dérives sectaires ».

Ce qui restera de la Miviludes devrait être fusionné avec le CIPDR, un organisme de prévention de la délinquance et de la radicalisation (voir encadré), qui semble davantage préoccuper les autorités que les dérives sectaires plus « classiques ». « Les mécanismes entre les sectes et la radicalisation islamique sont communs. Mais ce rapprochement va faire perdre sa visibilité à la Miviludes », analyse Jean-Pierre Jougla, de la Fecris, une fédération internationale d'associations anti-sectes. « On la spécialise et le reste passe à la trappe », s'agace Didier Pachoud. Pourtant, la menace sectaire est loin d'être éteinte : « La Miviludes est de plus en plus sollicitée ces derniers mois, avec une augmentation des cas lourds à traiter », assure un partenaire de la mission.

« On devrait faire l'inverse, plaide Charline Delporte, présidente de la Caffes : la radicalisation devrait être mise sous la houlette de la Miviludes, à Matignon. Elle est plus ancienne, elle a plus d'expérience. Et puis, l'Intérieur, c'est de la répression. Nous, on fait de la prévention et de la vigilance ! », s'emporte-t-elle.

On peut se demander pourquoi l'État veut se désengager d'une mission qui coûte relativement peu (moins de 500 000 euros en 2016) tout en « roulant bien », selon les associations. Des acteurs de terrain évoquent un possible lobbying de certaines sectes auprès des plus hautes sphères du pouvoir. Mais c'est peut-être, tout simplement, la Cour des comptes qui a influencé le gouvernement. En 2017, elle avait recommandé ce rapprochement avec le CIPDR, appelant néanmoins à « conforter » la mission.
Florence TRICOIRE

 

 
 

 

France Un coup porté à la lutte contre les sectes ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:27:55

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France Un coup porté à la lutte contre les sectes ?
 

 
Un membre de la secte du Mandarom, en août 2001 à Castellane (Alpes-de-Haute-Provence). En novembre 2018, la secte a été condamnée à remettre la colline du Verdon en état et à détruire son temple pyramide. Photo Boris HORVAT/AFP
L'annonce est tombée en début de semaine dernière : en 2020, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) ne sera plus. L'organisme, aujourd'hui placé sous l'autorité du Premier ministre, va être rattaché au ministère de l'Intérieur tout en perdant une partie de ses treize fonctionnaires.

Un choc pour les associations, selon qui cette décision signe l'arrêt de mort de la mission. Elles se réunissent ce jeudi à l'Assemblée nationale au côté de soutiens politiques pour tenter de convaincre le gouvernement de faire marche arrière. Une pétition a aussi été lancée en ligne.
« On abandonne un fleuron français »

La Miviludes partage, depuis 2002, son activité entre le traitement des signalements qui lui sont transmis (environ 2 500 par an) et la formation des agents publics aux risques sectaires. Le bilan de la structure, pionnière et presque unique au monde, est unanimement salué. « On abandonne un fleuron français. Ses fonctionnaires sont des spécialistes dans leur domaine - droit, santé, éducation, travail... Ça n'est pas rien pour nous, associations, d'avoir un éclairage si rigoureux sur ces sujets-là... », se désole Didier Pachoud, président de l'association de défense GEMPPI (groupe d'étude des mouvements de pensées en vue de la protection de l'individu).

Outre un démantèlement partiel, les associations redoutent le rattachement de la structure à la Place Beauvau, brisant son côté interministériel et donc sa capacité à saisir n'importe quelle institution lorsque les associations l'alertent. Sur ce point, Matignon s'est voulu rassurant, affirmant que l'interministérialité serait maintenue, et que cette nouvelle organisation « ne compromet pas, au contraire, la bonne prise en compte de la variété des problématiques liées aux dérives sectaires ».

Ce qui restera de la Miviludes devrait être fusionné avec le CIPDR, un organisme de prévention de la délinquance et de la radicalisation (voir encadré), qui semble davantage préoccuper les autorités que les dérives sectaires plus « classiques ». « Les mécanismes entre les sectes et la radicalisation islamique sont communs. Mais ce rapprochement va faire perdre sa visibilité à la Miviludes », analyse Jean-Pierre Jougla, de la Fecris, une fédération internationale d'associations anti-sectes. « On la spécialise et le reste passe à la trappe », s'agace Didier Pachoud. Pourtant, la menace sectaire est loin d'être éteinte : « La Miviludes est de plus en plus sollicitée ces derniers mois, avec une augmentation des cas lourds à traiter », assure un partenaire de la mission.

« On devrait faire l'inverse, plaide Charline Delporte, présidente de la Caffes : la radicalisation devrait être mise sous la houlette de la Miviludes, à Matignon. Elle est plus ancienne, elle a plus d'expérience. Et puis, l'Intérieur, c'est de la répression. Nous, on fait de la prévention et de la vigilance ! », s'emporte-t-elle.

On peut se demander pourquoi l'État veut se désengager d'une mission qui coûte relativement peu (moins de 500 000 euros en 2016) tout en « roulant bien », selon les associations. Des acteurs de terrain évoquent un possible lobbying de certaines sectes auprès des plus hautes sphères du pouvoir. Mais c'est peut-être, tout simplement, la Cour des comptes qui a influencé le gouvernement. En 2017, elle avait recommandé ce rapprochement avec le CIPDR, appelant néanmoins à « conforter » la mission.
Florence TRICOIRE

 

 
 

Mulhouse « Transitions », un thème sur mesure pour la cité du Bollwerk

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:57:33

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Mulhouse « Transitions », un thème sur mesure pour la cité du Bollwerk
 

 
Depuis l'avènement du tramway, Mulhouse se transforme. Après la rénovation de quartiers, la réhabilitation des casernes, elle poursuit sa mue avec la reconversion de ses friches industrielles Archives L'Alsace /Thierry GACHON
« Nous sommes l'un des plus gros festivals transfrontaliers d'Europe et le plus grand dédié à l'architecture, avec plus de 50 000 personnes touchées par les différentes propositions, expositions, visites, balades à vélo, conférences... Quelque 200 événements différents dans le Grand Est, en Allemagne et en Suisse », indique la nouvelle directrice de la Maison européenne de l'architecture, Marie Lach. La MAE, organisatrice des Journées de l'architecture, a aussi changé de président avec la venue de Claude Denu.
Tous azimuts

« Cette 19e édition s'intitule Transitions, la transition sous tous les aspects, poursuit Marie Lach. Transition énergétique, écologique, spatiale, la transition d'un quartier à l'autre, de la ville à la campagne, de l'espace privé à l'espace public, l'idée de franchissement, les ponts, les escaliers... Le franchissement des frontières, la reconversion des bâtiments, friches... Le passage du jour à la nuit, le cycle de la vie de la naissance à la mort, de la maternité au cimetière... » Un thème très élastique, donc, permettant de faire le grand écart dans les propositions.
L'architecture pour tous

« Ce thème nous parle particulièrement ici à Mulhouse et nous aurons une grande soirée autour des métamorphoses de la ville, ce jeudi 10 octobre à DMC », souligne Catherine Rapp, adjointe mulhousienne chargée de l'urbanisme (voir ci-dessous).

On retrouve les rendez-vous habituels de cette manifestation très prisée du grand public, un cycle de « midi-visites » dans la semaine du 14 au 18 octobre intitulé « Projets en transition, entre innovation architecturale et invention programmatique », des « samedi-visites » autour de projets au service des habitants (12, 19 et 26 octobre), des conférences, des expos, projection de films, un jeu-concours trinational de maquettes d'architecture ouvert aux élèves...

Objectif : rendre l'architecture accessible à tous, la faire rentrer dans notre quotidien pour que tous les citoyens puissent participer à la réflexion globale sur les enjeux urbanistiques de la cité, les transitions en profondeur qui attendent la société...
Frédérique MEICHLER PLUS WEB En vidéo, l'interview de Paul Béranger, architecte au service d'urbanisme de la Ville et coordinateur des Journées de l'architecture à Mulhouse, sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Transports | Il veut lancer une nouvelle activité Le vélo-taxi interdit de séjour à Colmar

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:01:47

Transports Il veut lancer une nouvelle activité Le vélo-taxi interdit de séjour à Colmar

(PDF indisponible)

Stéphane Jordan aimerait bien troquer sa bicyclette ordinaire contre un tricycle taxi à assistance électrique, permettant de transporter des passagers.  Document remis

« Incompréhensible ». Voilà dix-huit mois que Stéphane Jordan se bat pour obtenir l’autorisation de démarrer son activité de vélo-taxi à Colmar, et que rien ne bouge. Ce jeune homme d’allure dynamique, qui vendait auparavant des piscines, des fenêtres, ou encore des poêles à bois, voudrait monter sa petite entreprise et créer son propre emploi : « je travaille depuis des mois sur ce projet, explique-t-il, un projet qui serait bénéfique pour la ville. À Colmar on met en avant le développement durable, les transports doux, le Tour de France, de nombreux festivals qui drainent du monde… Le vélo-taxi s’inscrirait parfaitement dans ce cadre. »

Cette version moderne des tuk tuk et pousse-pousse asiatiques a essaimé depuis une décennie dans de nombreuses villes de France. Il s’agit de tricycles à assistance électrique, dont la banquette arrière peut accueillir deux passagers. « Grâce à une application, on réserve son vélo-taxi pour aller faire ses courses, visiter la ville, se rendre à la gare ou chez le médecin, emmener un enfant à une activité… On peut aussi faire signe directement au conducteur pour qu’il s’arrête », ajoute Stéphane Jordan.

Du point de vue de la Ville, des rues déjà très encombrées

L’expérience a déjà été tentée à Colmar il y a une dizaine d’années, jusqu’à ce qu’un arrêté municipal y mette fin. Celui du 8 février 2010 invoque « l’encombrement des voies par les terrasses de café, les activités de taxis, les petits trains touristiques, les bus de la Trace et les opérations de livraison dans le centre-ville » pour y interdire formellement les vélos-taxis. Il mentionne aussi « la vocation touristique de la ville de Colmar qui accueille chaque année plus de 3 millions de visiteurs » et « les difficultés de stationnement et de circulation au moment des marchés de Noël ». Enfin, l’arrêté fait état d’un incident qui s’est produit le 22 juin 2009 entre un vélo-taxi et un petit train touristique « qui aurait pu entraîner un accident grave ».

Des arguments qui laissent Stéphane Jordan pantois : « il y a également des piétons dans d’autres villes, que je sache, et les vélos-taxis y sont autorisés. À Colmar on a les petits trains touristiques et les navettes “Coeur de ville” qui sont bien plus encombrants ! Les vélos-taxis pourraient justement désengorger la circulation. »

« Uber Eats arrive avec quinze vélos, pourquoi pas moi ? »

Le 12 septembre dernier, après plusieurs autres contacts, le jeune entrepreneur a écrit au maire pour lui demander de lever ces arrêtés. La réponse de l’adjoint délégué Serge Hanauer est sans équivoque : « La Ville de Colmar ne souhaite pas remettre en cause ou modifier la réglementation en vigueur, d’autant plus que l’affluence de piétons au centre-ville ne cesse de s’accroître. » Stéphane Jordan demande alors à rencontrer le maire : pas de réponse pour l’instant.

En attendant, il continue de s’interroger sur les raisons profondes de ce refus : « faut-il protéger l’activité des taxis ? Nous ne sommes pas concurrents, nous réalisons surtout de petites courses de moins d’un km. Est-ce plutôt l’aspect publicitaire qui dérange ? [les vélos-taxis servent également de supports commerciaux N.D.L.R.] ». Ces questions-là n’ont pas de réponse. Et Stéphane Jordan ne décolère pas : « à Colmar on a toujours un train de retard… sauf les trains touristiques. Uber Eats arrive tout juste avec quinze vélos [notre édition du jeudi 3 octobre]. Pourquoi pas moi ? »

Le mois dernier, déjà, le maire avait opposé un refus catégorique à une activité commerciale de « vélo-crêpes » dans les parcs de la ville [DNA du 14 septembre].

Un nouveau refus de la mairie

En fin de semaine dernière, Jean-Paul Sissler, adjoint à la voirie et au domaine public, se disait plutôt défavorable à la demande de Stéphane Jordan : « nous recevons énormément de demandes commerciales. Il y a quelques années c’était un vélo pour vendre des friandises, on lui a interdit le centre-ville et l’activité s’est arrêtée d’elle-même.

Avec nos services, on essaie de contrôler tout ça, on autorise seulement quand il s’agit d’une demande d’activité temporaire, comme pour “Octobre rose”. Si on accepte une activité pérenne de vélo-taxi, il y en aura combien après ? Nos rues sont déjà encombrées par les groupes de touristes, les deux petits trains qu’on ne veut pas interdire, les bus, les voitures, les vélos, les livraisons… et les trottinettes électriques qui commencent aussi à poser problème. » Mais la porte de l’adjoint n’était pas fermée pour autant 

Ce mardi, nouvelle douche froide pour l’intéressé qui s’est fait signifier, via le secrétariat du maire, le refus net de la municipalité. Stéphane Jordan ne s’avoue pas vaincu et annonce son intention d’écrire au ministère de la Transition écologique.

Le vélo-taxi interdit de séjour à Colmar

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:02:46

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Transports Il veut lancer une nouvelle activité
Le vélo-taxi interdit de séjour à Colmar
Depuis plusieurs mois, Stéphane Jordan, 35 ans et sans emploi, se bat pour lancer un nouveau mode de transport à Colmar, le vélo-taxi. Mais deux arrêtés municipaux, datant de 2009 et 2010, interdisent cette activité dans le centre-ville. Les dernières sollicitations du jeune homme n'ont pas abouti.
 

 
Stéphane Jordan aimerait bien troquer sa bicyclette ordinaire contre un tricycle taxi à assistance électrique, permettant de transporter des passagers.
« Incompréhensible ». Voilà dix-huit mois que Stéphane Jordan se bat pour obtenir l'autorisation de démarrer son activité de vélo-taxi à Colmar, et que rien ne bouge. Ce jeune homme d'allure dynamique, qui vendait auparavant des piscines, des fenêtres, ou encore des poêles à bois, voudrait monter sa petite entreprise et créer son propre emploi : « Je travaille depuis des mois sur ce projet, explique-t-il, un projet qui serait bénéfique pour la ville. À Colmar, on met en avant le développement durable, les transports doux, le Tour de France, de nombreux festivals qui drainent du monde... Le vélo-taxi s'inscrirait parfaitement dans ce cadre. »

Cette version moderne des tuk tuk et pousse-pousse asiatiques a essaimé depuis une décennie dans de nombreuses villes de France. Il s'agit de tricycles à assistance électrique, dont la banquette arrière peut accueillir deux passagers. « Grâce à une application, on réserve son vélo-taxi pour aller faire ses courses, visiter la ville, se rendre à la gare ou chez le médecin, emmener un enfant à une activité... On peut aussi faire signe directement au conducteur pour qu'il s'arrête », ajoute Stéphane Jordan.
Du point de vue de la Ville, des rues déjà très encombrées

L'expérience a déjà été tentée à Colmar il y a une dizaine d'années, jusqu'à ce qu'un arrêté municipal y mette fin. Celui du 8 février 2010 invoque « l'encombrement des voies par les terrasses de café, les activités de taxis, les petits trains touristiques, les bus de la Trace et les opérations de livraison dans le centre-ville » pour y interdire formellement les vélos-taxis. Il mentionne aussi « la vocation touristique de la ville de Colmar qui accueille chaque année plus de 3 millions de visiteurs » et « les difficultés de stationnement et de circulation au moment des marchés de Noël ». Enfin, l'arrêté fait état d'un incident qui s'est produit le 22 juin 2009 entre un vélo-taxi et un petit train touristique « qui aurait pu entraîner un accident grave ».

Des arguments qui laissent Stéphane Jordan pantois : « Il y a également des piétons dans d'autres villes, que je sache, et les vélos-taxis y sont autorisés. À Colmar, on a les petits trains touristiques et les navettes "Coeur de ville" qui sont bien plus encombrants ! Les vélos-taxis pourraient justement désengorger la circulation. »

Le 12 septembre dernier, après plusieurs autres contacts, le jeune entrepreneur a écrit au maire pour lui demander de lever ces arrêtés.
« Uber Eats arrive avec quinze vélos, pourquoi pas moi ? »

La réponse de l'adjoint délégué Serge Hanauer est sans équivoque : « La Ville de Colmar ne souhaite pas remettre en cause ou modifier la réglementation en vigueur, d'autant plus que l'affluence de piétons au centre-ville ne cesse de s'accroître. » Stéphane Jordan demande alors à rencontrer le maire : pas de réponse pour l'instant.

En attendant, il continue de s'interroger sur les raisons profondes de ce refus : « faut-il protéger l'activité des taxis ? Nous ne sommes pas concurrents, nous réalisons surtout de petites courses de moins d'un kilomètre. Est-ce plutôt l'aspect publicitaire qui dérange ? [les vélos-taxis servent également de supports commerciaux N.D.L.R.] ». Ces questions-là n'ont pas de réponse. Et Stéphane Jordan ne décolère pas : « à Colmar on a toujours un train de retard... sauf les trains touristiques. Uber Eats arrive tout juste avec quinze vélos [notre édition du jeudi 3 octobre]. Pourquoi pas moi ? »

Le mois dernier, déjà, le maire avait opposé un refus catégorique à une activité commerciale de « vélo-crêpes » dans les parcs de la ville [DNA du 14 septembre].
Valérie KOELBEL

Un vélo-taxi à Bâle. Photo archives DNA

 

 
 

 

Altkirch Quelle place pour le vélo ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:48:38

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Altkirch Quelle place pour le vélo ?
 

 
Gilbert Nass a cherché où garer son vélo rue Charles-de-Gaulle et n'a trouvé que ce potelet pour l'attacher ! Photo DNA /NBG
« La ville d'Altkirch doit-elle faire une place aux cyclistes ? » : c'est la question que Gilbert Nass veut mettre ce soir sur la table des négociations ! S'il a déjà eu l'occasion de s'exprimer à plusieurs reprises à ce sujet depuis un peu plus d'un an, dans le cadre du lancement de la démarche de concertation Altkirch 2030, il estime que la réunion publique de ce jeudi soir est véritablement le moment opportun pour intégrer pleinement ce point dans le débat sur la circulation et le stationnement.

Comme il est sensible à cette question du vélo en ville depuis de longues années, il ne s'agit pas pour lui d'un aspect annexe de la réflexion mais bien d'une question centrale. « Au début des années 1990, lorsque je prenais la parole dans des débats publics lors de précédentes élections municipales, on me répondait que c'était compliqué, qu'on allait y réfléchir mais qu'avec toutes les collines altkirchoises, le vélo ce n'était pas simple ! Sans doute pouvait-on admettre ce discours il y a presque trente ans, mais les choses et les mentalités ont évolué depuis... », commente l'instituteur retraité. Il espère qu'aujourd'hui, d'autres habitants partagent son point de vue et se mobiliseront pour affirmer la place du cycliste dans le paysage urbain. « Si on veut que les choses changent, il faut le dire maintenant ! », s'exclame-t-il.
Un constat sans appel

Le constat de Gilbert Nass est sans appel : « Aujourd'hui, moi Altkirchois, habitant dans la basse ville, je ne peux pas me rendre à vélo au centre-ville chez l'opticien pour faire resserrer mes lunettes ou aller à la mairie chercher les sacs plastiques pour les déchets à trier, des courses qui ne prennent que quelques minutes. Je n'ai aucun endroit pour garer mon vélo ! Lorsque je me rends à la réunion organisé par la municipalité à la Halle au blé, je n'ai pas de souci pour m'y rendre avec ma voiture, car les places de stationnement ne manquent pas. Mais à vélo, c'est bigrement plus compliqué : la seule possibilité qui me reste est de le cadenasser sommairement contre le grillage de la piscine, sur le trottoir, faute de solution. En espérant ne pas trop gêner les piétons, et avec la crainte d'être verbalisé par la police municipale pour stationnement gênant ». Idem pour les utilisateurs des salles de sport et de la piscine justement : « Il n'y a que peu de possibilités de garer les vélos à proximité, s'il leur venait l'idée saugrenue de s'y rendre sans utiliser la voiture ! »

Lorsqu'on évoque les quelques anneaux pour vélo existants au centre-ville, place de la République et place Xavier-Jourdain, à l'arrière de la Halle au blé, le cycliste souligne qu'ils sont bien trop peu nombreux pour inciter une large population à utiliser la bicyclette, qu'ils sont peu visibles, mal placés sur une chaussée légèrement en dévers ce qui peut voiler les roues à l'usage, et surtout pas sécurisés. « Les vélos et encore plus les vélos électriques ont un coût certain et on a envie de les retrouver en revenant. »

Outre le stationnement difficile du vélo en ville, Gilbert Nass déplore également « qu'aucun enfant altkirchois ne puisse se rendre à l'école des Tuilerie en toute sécurité, car il n'existe pas de couloir, même tracé à la peinture, réservé aux vélos ». Il regrette que l'aménagement récent de la rue de Ferrette et des abords de l'école des Tuileries n'ait pas intégré la donnée « vélo ». « On a loupé le coche pour visualiser une bande cyclable pour qu'on sache où rouler, alors que, dans la contre-allée, il y avait moyen de moyenner. » Ironie de l'histoire, s'il n'y a aucun tracé au sol pour inciter à circuler à vélo et à se sentir en sécurité, quelques attaches vélo, plus pratiques que les anneaux au ras du sol du centre-ville, ont cependant été installées devant l'école... Le constat est le même pour les collégiens et les lycéens, sachant que les éventuels cyclistes doivent cohabiter « avec le cortège incessant des voitures et des bus scolaires aux heures de pointe ».
« Ouvrir la forteresse »

Enfin, Gilbert Nass regrette que les personnes venant de villages voisins ne puissent arriver simplement jusqu'au centre-ville d'Altkirch et pointe un enjeu économique : « Impossible de venir au marché le jeudi ou le samedi matin à vélo, les pistes cyclables pourtant bien fréquentées, même par des papis et des mamies en "bolides électriques" du dernier cri, s'arrêtent au Quartier Plessier ou derrière le cimetière à la sortie vers Aspach. Il manque des traits d'union vers la gare et le centre-ville. Et ne parlons pas des randonneurs, touristes à vélo, avec sacs et tentes sur leurs porte-bagages, qui sont déroutés et perdus dans le trafic de la ville, au moment de monter au camping municipal. De quoi en décourager plus d'un. »

« Il faut changer notre façon de voir les choses ! », estime Gilbert Nass, qui souligne le retour du vélo « grâce à des engins bien équipés et adaptés aux dénivelés, avec des protections qui vont avec ». Évidemment, il est conscient qu'assurer la cohabitation entre tous les usagers de la route, piétons, cyclistes, voitures, engins agricoles, poids lourds, n'est pas chose aisée, mais « s'il y a la volonté d'avancer, c'est jouable ». Il propose de se « mettre à imaginer des possibilités pour ouvrir la "forteresse" d'Altkirch aux vélos » : rallonger les pistes cyclables de Carspach et d'Aspach jusqu'à la gare, créer un « couloir à vélos » allant de la gare à la Palestre, desservant les établissements scolaires, la place Xavier-Jourdain et le camping.

Pour ne pas effaroucher les bonnes volontés, il suggère de « commencer par quelque chose de simple, avec la matérialisation rapide d'un premier couloir cyclable de la gare au centre-ville pour montrer que la cohabitation vélos-voitures est possible ». Pour inscrire le vélo dans le paysage mental altkirchois, en quelque sorte.
Noëlle BLIND-GANDER Y ALLER Ce jeudi 10 octobre, à 19 h, réunion de présentation du plan de circulation et de stationnement de la ville, à la Halle au blé à Altkirch.

 

 
 

Sainte-croix-aux-Mines  Conseil municipal Accord local et assainissement font grincer des dents

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:59:43

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Sainte-croix-aux-Mines  Conseil municipal
Accord local et assainissement font grincer des dents
À la dernière réunion du conseil municipal de Sainte-Croix-aux-Mines, deux sujets ont particulièrement retenu l'attention des élus : l'assainissement via la commission locale, et la future composition du conseil communautaire à 14 et non plus 21 membres.
 

 
En zone artisanale des Moules, les travaux sont terminés : la voirie sera rétrocédée dans le domaine public de la commune.
La commission locale d'assainissement réunie le 18 septembre dernier a prévu une validation de l'harmonisation de la prise en charge de branchement particulier.

C'est-à-dire que dans le cadre d'une extension de réseau, un forfait de 1 500 EUR sera appliqué pour tout nouveau branchement d'une habitation préexistante.

Dans le cas d'un branchement sur un collecteur existant, la facturation des travaux se fera au coût réel. Dans tous les ca,s la Participation pour Assainissement Collectif (PAC), d'un montant de 1 400 EUR est maintenue, cette taxe « locale » permettant une recette supplémentaire pour notre périmètre.
Aucun chantier prévu dans la commune : « Inacceptable »

La présentation du programme d'investissement 2020 et la planification pluriannuelle des investissements sur cinq ans, fait ressortir qu'aucuns travaux ne sont prévus sur les communes de Sainte-Croix-aux-Mines et de Rombach-Le-Franc, tous les travaux sont concentrés sur Sainte-Marie-aux-Mines et un peu sur Lièpvre.

« Inacceptable » pour le maire sainte-creuzien, Jean-Marc Burrus. « Après passage des caméras dans le réseau sainte-creuzien, le SDEA estime que notre assainissement est correct et ne nécessite aucuns travaux ». Le maire rappelle que la commission supporte déjà le coût d'entretien et d'investissement de la station d'épuration de Sainte-Marie-aux-Mines.

Jean-Marc Burrus précise ensuite que la commission n'a pas pu finaliser, car la réunion commencée à 4 élus s'est terminée à 2 élus, lui-même et le maire de Lièpvre qui préside la Commission Locale d'Assainissement.

« Malgré les obligations des uns et des autres, comment voulez-vous gérer et travailler dans de bonnes conditions ? »

Une nouvelle réunion sera organisée afin de valider ce programme. Il précise qu'il ne pourra pas accepter le programme d'investissement tel que présenté par le SDEA.

La contribution pluviale d'un montant de 76 650 EURHT pour l'année 2020, dont le paiement avait été suspendu pour 2019 est de nouveau d'actualité.
Seulement 14 conseillers communautaire:« Une aberration »

? Composition du conseil communautaire. Les communes de Sainte-Marie-aux-Mines et de Lièpvre ont voté pour une composition du conseil communautaire à 14 membres. La commune de Sainte-Croix-aux-Mines a délibéré pour 21 membres (comme la composition actuelle) et Rombach-le-Franc pour 22 membres. Le résultat est donc un accord local pour 14 membres.

Sainte-Croix-aux-Mines sera donc représentée par 3 conseillers communautaires au lieu de 5 actuellement. Le maire déplore ce résultat qui démontre «le manque d'intérêt des élus à cette structure communautaire qui a de plus en plus de responsabilités». Selon lui, « 14 conseillers communautaires pour une population de 10 000 habitants, alors que notre commune compte 19 membres pour une population d'un peu moins de 2000 habitants est une aberration ».

Ce résultat fait que la commune de Rombach-le-Franc, réduite à un seul conseiller communautaire dans la future assemblée a décidé de ne plus envoyer ses délégués jusqu'à la fin du mandat.
Les autres points en bref

? Zone Leonhardt. Les travaux d'aménagement de la zone artisanale des Moules étant terminés, conformément à la convention en date du 1er février 2010, la société Leonhardt demande la rétrocession de la voirie dans le domaine public de la commune. Une cession qui se fera à titre gratuit, à l'unanimité des élus.

Philippe Dorgler s'est néanmoins inquiété de l'état des parcelles cédées en l'état actuel. Le maire lui a répondu qu'il y a eu une réunion avec visite sur place et que «tout est parfaitement conforme au niveau de la voirie et des réseaux. Les plans de recollement ont été remis».

? Budget forêt. Un montant supplémentaire de 10 000 EUR a été approuvé au budget annexe Forêt pour régler la facture ONF concernant l'assiette des frais de garderie 2018, qui s'élève à 16 045 EUR alors que le montant prévisionnel inscrit au budget 2019 ne s'élève qu'à 7 000 EUR.

A quoi est due une telle différence?, a interrogé Philippe Dorgler. L'adjoint Jean-Pierre Maire explique que l'ONF n'avait facturé que 7 000 EUR l'an dernier et précise que les factures sont souvent décalées d'une année sur l'autre.

En fin de séance, il signale que « le bois ne se vend plus suite aux problèmes de dépérissement dû aux sécheresses. Ce phénomène est général à toutes les communes ».

? Rapports. Les rapports sur le prix et la qualité du service public d'eau potable 2018 et celui du service public d'assainissement collectif et non collectif 2018 ont été présentés et adoptés par le conseil municipal. Ils sont mis en ligne sur le site www.services.eaufrance.fr

? Non-valeur. Au total, 1 385 EUR de créances irrécouvrables ont été admis en non-valeur au budget principal et budget annexe eau. Il y a notamment une facture de près de 700 EUR pour la dégradation d'un abribus, en 2013. « La Trésorerie a été jusqu'au bout des procédures mais malheureusement, il n'y a plus aucun recours » souligne la première adjointe, Jocelyne Zenner.

? Estimateur. Roger Veteau a été nommé estimateur de dégâts de gibier rouge pour la période 2019-2024, suite à la démission de M. Haegeli.

? D'ici et d'ailleurs. Le conseil municipal accorde une subvention de 290 EUR (au prorata du nombre d'élèves concernés), au Réseau de Réussite Scolaire de Sainte-Marie-aux-Mines pour la création de 10 malles de 10 livres au niveau maternelle jusqu'au cycle 3, dans le cadre du mois « Nous sommes tous d'ici et d'ailleurs ». Cette subvention sera versée sur le compte de l'association des OEuvres Scolaires, support financier du Réseau.

Un élu a voté contre, Jean-Pierre Maire, qui a fait savoir qu'il est « d'ici et pas d'ailleurs », et estime que c'est du ressort de l'Éducation Nationale d'apporter cette aide financière.

? Terrain. Situé rue du Château à Sainte-Croix-aux-Mines, un terrain de 8,43 ares sera vendu à Sulivan Blind, au prix de 67 440 EUR (8 000 EUR l'are), les frais de notaire étant à la charge de l'acquéreur.

? Jeunes. Au niveau des animations de cet été, proposées et gérées par l'OSJC de Sainte-Marie-aux-Mines, 31 enfants de Sainte-Croix-aux-Mines ont participé à 51 activités. Cette animation, qui s'est déroulée du 8 juillet au 23 août, a concerné au total quelque 300 enfants de 3 à 17 ans.

? Pluduno. La commune jumelée de Pluduno a inauguré sa nouvelle mairie le samedi 31 août dans l'ancien presbytère. Jean-Marc Burrus a transmis la lettre de son homologue breton, Michel Raffray, qui s'excuse pour l'invitation que Sainte-Croix n'a jamais reçue. Il précise qu'entre amis il n'y a pas de soucis et au nom du conseil municipal de Sainte-Croix-aux-Mines il salue l'ensemble des élus et des habitants de Pluduno et leur souhaite beaucoup de réussite dans leur nouvelle maison commune, leur nouvelle mairie.

? Libération. Une cérémonie commémorative du 75e anniversaire de la libération des quatre villages du Val d'Argent aura lieu le dimanche 24 novembre : à 9 h à Rombach-le-Franc, à 9 h 30 à Lièpvre, à 10 h 15 à Sainte-Croix et à 11 h à Sainte-Marie-aux-Mines. Un transport en bus est prévu pour le transfert des participants aux différentes cérémonies.

? RIT et VIALIS. L'adjoint Thierry Conraux signale que le conseil d'administration de la RIT s'est réuni le 29 août pour voter, à l'unanimité, une nouvelle convention avec la société VIALIS qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain. Elle prévoit que le câble et les réseaux restent propriété de la RIT, ainsi que les agents. La société VIALIS s'occupera de la partie commerciale, les factures RIT et Vialis seront regroupées et Vialis rémunérera la RIT en fonction du nombre et du type de contrats souscrits. Une journée d'information aura lieu le samedi 30 novembre à la Rotonde.

? La Chambre Régionale des Comptes effectue en ce moment un contrôle des finances de la CCVA. Le résultat est attendu pour la fin de l'année.

 

 
 

 

L'est de Horbourg-Wihr en plein développement

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:58:33

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économie  Zone d'activités
L'est de Horbourg-Wihr en plein développement
La zone économique « est » de Horbourg-Wihr, très demandée, est plurielle : commerce, artisanat, activités tertiaires, professions libérales... Prochaine arrivée prévue à l'été 2020, Toyota qui y construit une concession.
 

 
Les travaux du garage Toyota ont commencé près du rond-point avec la RN 415. Il devrait ouvrir à l'été 2020.
Construits dans les années 90 par le promoteur suisse Alfred Muller, les deux bâtiments jumeaux de l'Essor de l'Ill sont en plein renouveau depuis moins de cinq ans. Ce n'est pas par hasard que Marie et Gilles Guesdon y ont ouvert deux de leurs trois micro-crèches, baptisées « Jules et Rose 2 et 3 » (voir ci-dessous). Le fort développement de l'est de Horbourg-Wihr génère en effet une demande en termes de garde d'enfants.

Les ouvertures se multiplient depuis plusieurs mois dans cet ensemble de près de 9 900 m2, essentiellement dédié au tertiaire. Principal artisan de ce nouvel essor de l'Essor, l'agence GL Associés, spécialisée dans l'immobilier d'entreprise qui, d'ailleurs, y a déménagé ses bureaux fin 2017. Depuis six ans, elle a effectué plus de 25 transactions sur ce centre avec une tendance forte à l'achat.

Les deux ailes de l'Essor de l'Ill. Photo DNA /Nicolas Pinot

Outre la dernière micro-crèche des Guesdon, qui a ouvert fin mars, GL Associés a récemment installé Premium Import, importateur de véhicules allemands, un cabinet de chirurgie esthétique, un autre cabinet regroupant trois ophtalmologues (sur 800 m2) et devrait faire venir deux autres professions paramédicales. « L'Essor de l'Ill accueille aujourd'hui 325 personnes », indique Léo Giudice, gérant de GL Associés.
« L'endroit est à proximité d'un accès autoroutieret reste moins cher que la ZI Nord de Colmar »

L'intérêt pour l'est de Horbourg-Wihr est indéniable. « C'est une zone désormais mixte avec des commerces, du tertiaire, des logements, de l'artisanat », énumère Léo Giudice. « Et puis l'endroit est à proximité d'un accès autoroutier et reste moins cher que la ZI Nord de Colmar ». « L'engouement pour Horbourg-Wihr est très fort », confirme Patrick Mougin, directeur de l'agence Desaulles-CBRE à Colmar. « Je n'ai plus besoin de vendre la commune contrairement à il y a deux ans ».

La zone d'activités a bénéficié d'une belle visibilité avec l'installation d'un Brico Leclerc, véritable locomotive pour le site, et la transformation de l'ancienne friche Maxit en zone commerciale. Le spécialiste du bio, Côté nature, y a déménagé et côtoie une boulangerie, un fast-food, un salon de coiffure et un opticien. Il reste encore une cellule vide.

Vide également l'ancien Semat, société spécialisée dans le service après-vente de véhicules de collecte et de voirie, qui se trouve juste à côté de l'ancien Maxit. Désormais réhabilité, cet ensemble comprend trois cellules (290, 600 et 340 m2) que commercialise Patrick Mougin dont une est déjà louée à un expert-comptable.

Le Lugano, qui abrite la société DS Cloisons, a encore quatre cellules vides. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

L'est de Horbourg-Wihr accueille également un vaste espace appartenant à Colmar agglomération et que la collectivité vend par lot. Les sociétés Gasmi (spécialiste de la zinguerie et des toitures), Meosis (services numériques aux TPE, PME), Icare stockage (déménagement et stockage) y ont ouvert leurs portes. Colmar Agglo, lors de sa dernière réunion, a validé l'arrivée prochaine de la société Tred Union (sur 2 400 m2) dans un bâtiment qui regroupera le siège de l'entreprise ainsi qu'un centre de formation spécialisé dans les métiers du transport. Enfin, un vaste local, baptisé Le Lugano, abrite six cellules dont deux ont déjà été vendues, à la société DS Cloisons et à la SAS Hranipex. « Les autres locaux, de 280 à 440 m2 peuvent accueillir des bureaux, de l'artisanat ou encore des activités B to B (business to business) », souligne Patrick Mougin qui commercialise les lots en question.
Il a fallu attendre plus de six ans pour que se concrétise l'arrivée d'une nouvelle enseigne

Les travaux du futur garage Toyota. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Étonnamment, dans cette vaste zone d'activités, le site qui a le plus de mal à se remplir est historiquement le premier à avoir été viabilisé, proche du rond-point desservant Andolsheim et la rocade vers Colmar. On y trouve le magasin Babou et deux enseignes de restauration rapide. Il a fallu attendre plus de six ans pour que se concrétise l'arrivée d'une nouvelle enseigne. Et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de la concession Toyota. Elle quitte Colmar pour Horbourg-Wihr où le groupe RCM (propriétaire notamment de 36 sites Toyota et pesant près d'un milliard d'euros de CA), injoignable, a acquis un terrain de plus de 6 200 m2. Il y a un an, son PDG évoquait la construction d'un espace de vente de 1 000 m2.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Houssen Tous les Bretzels d'or réunis l'an prochain ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:10:01

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Houssen Tous les Bretzels d'or réunis l'an prochain ?
 

 
Près de dix Bretzels d'or ont été décernés. Photo DNA /Nicolas PINOT
Près d'une dizaine de nouveaux Bretzels d'or, tradition alsacienne qui dure depuis maintenant quarante-trois ans, ont été décernés dimanche à Houssen, près de Colmar.

La cérémonie a permis au président de l'Institut des arts et traditions d'Alsace, Jean-Marie Vetter, de rappeler l'histoire déjà longue des Bretzels d'or. De signaler aussi qu'environ 400 de ces trophées ont récompensé des Alsaciens qui s'illustrent dans différents domaines. Aussi envisage-t-il d'organiser une convention au printemps prochain, qui réunirait un maximum de ces lauréats. L'occasion également de rendre un hommage à Tomi Ungerer, le premier Grand Bretzel d'or, disparu en début d'année, et au fondateur de ce qui est devenu une véritable institution territoriale, Germain Muller.

Les éloges de chacun des récipiendaires de la promotion Théophile Conrad Pfeffel se sont succédé deux bonnes heures durant. C'est le temps qu'il fallait pour souligner les mérites de l'ancien président de l'institut culturel franco-allemand de Karlsruhe Robert Walter, du directeur général de l'Agence de développement d'Alsace (Adira), Vincent Froehlicher, du PDG des cafés Reck, Thomas Riegert, du pasteur Bernard Rodenstein, fondateur de l'association Espoir qu'il a présidée pendant quarante-six ans.

Ont été pareillement récompensés les Jardins monastiques de plantes médicinales d'Eschau, représentés par leur président Joseph Gross et leur secrétaire général Daniel Zachary, l'Orphéon de Mulhouse, représenté par son chef de musique, le réalisateur et producteur Jean-Luc Nachbauer, le cuisinier et agitateur gastronomique Nicolas Rieffel, ainsi que Jean-Paul Burrus, issu d'une longue lignée d'industriels, PDG de la Salpa, propriétaire de l'entreprise de chocolaterie Schaal.
J.-L. W.

 

 
 

« Transitions », un thème sur mesure pour la cité du Bollwerk

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:53:04

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Journées de l'Architecture  Agglomération mulhousienne
« Transitions », un thème sur mesure pour la cité du Bollwerk
La 19e édition des Journées de l'architecture se déroule jusqu'au 31 octobre et propose quelque 200 événements dans 29 communes différentes, en Suisse, en Allemagne et dans le Grand-Est. Cette manifestation portée par la Maison européenne de l'architecture est la plus grande consacrée à cette discipline.
 

 
Depuis l'avènement du tramway, Mulhouse se transforme. Après la rénovation de quartiers, la réhabilitation des casernes, elle poursuit sa mue avec la reconversion de ses friches industrielles
« Nous sommes l'un des plus gros festivals transfrontaliers d'Europe et le plus grand dédié à l'architecture, avec plus de 50 000 personnes touchées par les différentes propositions, expositions, visites, balades à vélo, conférences... Quelque 200 événements différents dans le Grand Est, en Allemagne et en Suisse », indique la nouvelle directrice de la Maison européenne de l'architecture, Marie Lach. La MAE, organisatrice des Journées de l'architecture, a aussi changé de président avec la venue de Claude Denu.
Tous azimuts

« Cette 19e édition s'intitule Transitions, la transition sous tous les aspects, poursuit Marie Lach. Transition énergétique, écologique, spatiale, la transition d'un quartier à l'autre, de la ville à la campagne, de l'espace privé à l'espace public, l'idée de franchissement, les ponts, les escaliers... Le franchissement des frontières, la reconversion des bâtiments, friches... Le passage du jour à la nuit, le cycle de la vie de la naissance à la mort, de la maternité au cimetière... » Un thème très élastique, donc, permettant de faire le grand écart dans les propositions.
L'architecture pour tous

« Ce thème nous parle particulièrement ici à Mulhouse et nous aurons une grande soirée autour des métamorphoses de la ville, ce jeudi 10 octobre à DMC », souligne Catherine Rapp, adjointe mulhousienne chargée de l'urbanisme (voir ci-dessous).

On retrouve les rendez-vous habituels de cette manifestation très prisée du grand public, un cycle de « midi-visites » dans la semaine du 14 au 18 octobre intitulé « Projets en transition, entre innovation architecturale et invention programmatique », des « samedi-visites » autour de projets au service des habitants (12, 19 et 26 octobre), des conférences, des expos, projection de films, un jeu-concours trinational de maquettes d'architecture ouvert aux élèves...

Objectif : rendre l'architecture accessible à tous, la faire rentrer dans notre quotidien pour que tous les citoyens puissent participer à la réflexion globale sur les enjeux urbanistiques de la cité, les transitions en profondeur qui attendent la société...
Frédérique MEICHLER PLUS WEB En vidéo, l'interview de Paul Béranger, architecte au service d'urbanisme de la Ville et coordinateur des Journées de l'architecture à Mulhouse, sur le site www.dna.fr

PLUS WEB En vidéo, l'interview de Paul Béranger, architecte au service d'urbanisme de la Ville et coordinateur des Journées de l'architecture à Mulhouse, sur le site www.dna.fr

 
 

 

Bischwihr  Inauguration officielle Une zone d'activités en pleine expansion

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:37:26

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Bischwihr  Inauguration officielle
Une zone d'activités en pleine expansion
La zone d'activités communale de Bischwihr a été visitée samedi 5 octobre, en matinée, par les élus du secteur colmarien dont le président de Colmar Agglomération Gilbert Meyer et la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert.
 

 
Les élus ont fait le tour de la zone d'activités.
Cette zone d'activités, qui était prévue dans le POS depuis 1986, a été adoptée en 2015 ; elle s'étale sur une surface de 4 ha et dispose aujourd'hui de 17 entreprises dont 11 sont propriétaires et toutes les parcelles sont commercialisées.

Le maire de Bischwihr Marie-Joseph Helmlinger a remercié les chefs d'entreprise « d'avoir fait leur choix pour la zone d'activité ». Le coût de cette réalisation, se chiffrant à hauteur de 1 291 420,71 EUR TTC, a été financé par la Dotation de l'État à hauteur de 233 886,29 EUR, du Fonds de concours de Colmar Agglo pour 32 650 EUR, par ERDF pour 30 708,43 EUR, la Région à hauteur de 20 000 EUR et le Département pour 6 690 EUR. Vialis a pris en charge la totalité du réseau gaz d'un montant total de 323 394,72 EUR, le reste ayant été soldé par la vente des terrains.
«Ne pas implanter seulement en ville»

Le maire a remercié les partenaires du financement ainsi que les entrepreneurs et son conseil municipal « qui l'a suivi et soutenu dans la démarche de ce projet ». Ancien maire, Gabriel Spenlehauer a félicité Marie-Joseph Helmlinger « pour la belle réussite de l'acquisition des terrains ».

Eric Straumman, pour le Département, a mis en avant « sa philosophie de ne plus implanter les entreprises seulement en ville » tout en relevant qu'« il était plus facile de remplacer aujourd'hui une petite entreprise qu'une grande ». Il a aussi évoqué « le manque de personnel actuel dans le bâtiment et la belle réussite de cette zone ».

Le conseiller régional Bernard Gerber a félicité le maire « pour l'acquisition des terrains nécessaires à la réalisation de la zone ». Après la visite des différentes entreprises implantées, le verre de l'amitié et la collation ont été servis, sous une tonnelle.

 

 
 

 

Bischwihr Une nouvelle aire de jeu pour le village

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:43:13

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Bischwihr Une nouvelle aire de jeu

pour le village
 

 
L'aire de jeu de Bischwihr inaugurée sous la pluie. Photo L'Alsace /R.F

Après avoir salué le député Eric Straumann, la présidente du conseil du conseil départemental Brigitte Klinkert et le conseiller régional Bernard Gerber ainsi que les élus des communes alentour, le maire Marie-Joseph Helmlinger a souligné « Le but principal de cette aire de jeu était le bien-être des enfants » avant de rajouter « C'est leur espace de détente, un espace pensé pour qu'ils puissent s'amuser, en toute liberté, mais aussi en toute sécurité ».

Deux enfants ont ensuite tenu le ruban inaugural, coupé par Brigitte Klinkert, avant la visite de la deuxième partie dans la cour de l'école du RPI Fortschwihr-Bischwihr-Wickerschwihr, fréquentée par 98 enfants et ceux du périscolaire Les Lucioles. Marie-Joseph Helmlinger a encore relevé « Nous aurons l'occasion de lancer un autre projet en tenant compte à la fois de la demande mais aussi des possibilités budgétaires de la commune ».

R.F

 

 
 

Fessenheim Vers l'acquisition de la Cité Koechlin

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:50:42

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Fessenheim Vers l'acquisition de la Cité Koechlin
 

 
Le chantier du futur pôle culturel de Fessenheim a débuté du côté de l'ancienne CAC. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
La séance du conseil municipal de Fessenheim, mardi soir, a débuté par un temps de recueillement en mémoire de l'ancien président de la République Jacques Chirac, des quatre policiers tués lors de l'attentat de la préfecture de police à Paris, et de la disparition de l'ancien adjoint au maire Marcel Brender.
Importants travaux de voirie

L'attribution des marchés de travaux de voiries pour le programme 2019 a été évoquée. Le maire, Claude Brender, a informé les élus que ceux de VRD ont été confiés à l'entreprise Cola Est pour un montant de 527 596,33 EUR, ceux des réseaux secs à ETPE pour 108 438,61 EUR, et le mobilier de jeux à la société Husson pour 54 218,88 EUR.

La commune désireuse d'acquérir la Cité Koechlin, anciennement propriété d'EDF et vendue depuis à des organismes fonciers et financiers, avait délibéré le 12 mars dernier sur la possibilité pour l'Établissement public foncier d'Alsace (EPF) de porter ce projet d'acquisition et de redynamisation de la Cité Koechlin comprenant six bâtiments et sept hectares de terrains avec mandat de la commune qui en deviendra propriétaire à l'issue de cinq exercices.
18 logements et leurs annexes

Le conseil d'administration de l'EPF d'Alsace a autorisé l'achat de ces biens, et le conseil municipal a approuvé les dispositions du bail civil à signer entre l'EPF Alsace et EDF avec une échéance au 31 décembre 2024. L'acte concerne18 logements et leurs annexes correspondantes (garage, cave et cabanon de jardin).

Les élus ont demandé à EPF d'Alsace de désigner un gestionnaire de ce parc immobilier, pour la gestion courante des biens, ainsi que la gestion locative commerciale. Le conseil a approuvé les dispositions de la convention temporaire de mise à disposition des biens, et a permis à l'EPF d'Alsace de signer les baux ou convention d'occupation précaire, après accord de la commune, avec les nouveaux preneurs de logements libérés de l'occupation d'EDF. À l'échéance de la convention de portage par l'EPF d'Alsace, la commune deviendra propriétaire des biens et bâilleuses des logements concernés par cette acquisition. Une opération d'1,3 million d'euros sur cinq ans.
Les autres points

? Complexe associatif et culturel.- Le chantier du Complexe associatif et culturel (CAC) avance. Mardi soir, les élus devaient approuver le plan de financement de la tranche 3 pour l'exercice 2020 et le déblocage des fonds de concours 2019 auprès de la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach (CCPRB) pour les trois tranches du projet. Le montant prévisionnel des travaux s'élève à 2 571 070 EUR HT, pour une superficie totale de 1525m2. La tranche 3 est estimée à hauteur de 758 400 EUR HT. La totalité des aides publiques connues, toujours pour cette tranche, est de 215 087 EUR HT dont 151 680 EUR HT de l'État dans le cadre du contrat de ruralité, le solde de 50 000 EUR HT de ce contrat par le Département, et 13 407 EUR HT de fonds de concours venant de la CCPRB. L'autofinancement de la commune s'élève à 543 301 EUR HT.

? Subvention.- Sur proposition de Claude Brender, le conseil municipal a décidé d'accorder une subvention pour les sorties scolaires à hauteur de 6 000 EUR. Dans le cadre des échanges scolaires avec une école de la Martinique, il semble que le projet soit toujours en discussion, aucune école de la ville de Schoelcher n'est vraiment disposée à se déplacer, et du côté de l'école Arc-en-Ciel se pose un problème d'effectif au niveua de la classe qui pourrait participer à cet échange. « Nous sommes peut-être arrivés au bout d'un cycle, après plusieurs années d'échanges scolaires » a remarqué le maire.

? Pass Musées.- Ce point, présenté par l'adjointe Marie-Jeanne Kieffer, concerne l'adhésion de la commune à l'association Museums-pass-Musées qui produit le premier passeport tri national en Europe pour l'Allemagne, la Suisse et la France. Ce pass pourra profiter à l'Espace muséographique Victor Schoelcher pour une communication à grande échelle. L'adhésion est de 500 EUR et la cotisation annuelle de 200 EUR pour 2019. Les élus ont donné une suite favorable à cette adhésion.
Christian WERTHE

 

 
 

salle des catherinettes  Vendredi Job Dating de l'emploi

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:39:04

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salle des catherinettes  Vendredi
Job Dating de l'emploi
 

 
L'Offre d'Emploi et ses partenaires organisent un Job Dating à Colmar, vendredi 11 octobre, salle des Catherinettes.

L'emploi régional étant au coeur des préoccupations de Colmar Agglomération et de ses habitants et sachant que le bassin offre de nombreux postes à pourvoir, L'Offre d'Emploi et ses partenaires souhaitent donner l'opportunité et l'occasion aux TPE, PME, Grandes Entreprises, commerçants et artisans, de rencontrer le public en recherche d'emploi.

Depuis plusieurs mois, le bassin de Colmar enregistre une baisse du taux de chômage : 6,4 % en baisse de 0,5 point sur un an. En valeur absolue, cela représente 13 365 demandeurs d'emploi au 30 juin 2019, soit une diminution de 3 % sur 1 an et 5 % sur 2 ans (plus forte baisse sur le territoire alsacien avec Wissembourg).

Ces bons chiffres ont pour conséquence d'augmenter la difficulté des recruteurs à trouver des candidats. Le Job Dating de Colmar est donc l'occasion de mettre en relation des candidats avec des recruteurs locaux à la recherche de très nombreux profils.

Pôle Emploi, le conseil départemental du Haut-Rhin, CAP EMPLOI, la Mission locale de Colmar s'associent à cet événement pour informer et orienter les demandeurs d'emploi et les jeunes de 16 à 25 ans, afin de les aider dans leurs démarches. Un millier de visiteurs est attendu à cette manifestation et plus de 300 offres d'emploi leur seront proposées.
Job Dating à Colmar, vendredi 11 octobre de 10 h à 16 h à la salle des Catherinettes.

Job Dating à Colmar, vendredi 11 octobre de 10 h à 16 h à la salle des Catherinettes.

 
 

 

diaconat  Animation Les vertus de la forêt

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:40:58

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diaconat  Animation
Les vertus de la forêt
Samedi, l'équipe d'animation du Diaconat de Colmar a concrétisé le projet d'initier dans l'ensemble de l'Ehpad, une nouvelle philosophie, une manière de vivre son quotidien au plus près de la nature à travers la sylvothérapie.
 

 
Résidents, familles et tous les acteurs de cette journée consacrée à la sylvothérapie autour des produits issus de la forêt.
Géraldine Sirlin, praticienne en sylvothérapie (sylva signifiant en latin forêt), a piloté ce projet qui rentre dans le cadre de la feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée par la ministre de la Santé. Comme l'a souligné le directeur, adjoint de l'établissement, Pierre Huin : « Pour cette première action en Alsace, le conseil départemental du Haut-Rhin a pris le relais dans le cadre de la conférence des financeurs. Notamment pour développer des actions de prévention de la perte d'autonomie des personnes âgées, en participant au financement à hauteur de 10 000 euros ».
Les bains de forêtssont très prisés au Japon

En amont, l'équipe de professionnels du Diaconat a été formée et sensibilisée aux outils de la sylvothérapie afin de faire bénéficier au quotidien les résidents et patients des bienfaits de la nature. Les bains de forêts sont très prisés au Japon où ils sont censés, parmi de nombreux effets, de diminuer le stress, l'anxiété, la dépression et de renforcer le système immunitaire. Mais également la régulation de la glycémie et la diminution de la tension artérielle.

Les seniors et leurs familles ont eu l'opportunité de découvrir différents ateliers autour des cinq sens, l'odorat, le toucher, la vue, l'ouïe et le goût. Différents thés originaux à base d'ingrédients de la forêt, châtaignes, sapins douglas ou tilleul, étaient proposés à la dégustation, ainsi que des mets sucrés salés, cakes et pâtisseries aux noisettes, noix... La Stube, décorée par des éléments naturels qui rappelait les sous-bois projetés sur grand écran, offrait un coin détente sur fond musical de relaxation.

L'intervenante a gratifié l'assemblée d'une conférence très intéressante sur la sylvothérapie, une action qu'elle souhaite poursuivre dans le temps pour perdurer les bienfaits de cette thérapie naturelle. Les caprices de la météo n'ont pas permis de tester le chemin sensoriel mis en place à l'extérieur, marcher pieds nus sur de l'écorce, des galets, de la mousse, des branches de sapins, du sable et des pommes de pins, n'est que partie remise.

 

 
 

 

Rassemblement  Soutien au procès de l'inaction climatique Air de fête square de la liberté

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:43:29

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Rassemblement  Soutien au procès de l'inaction climatique
Air de fête square de la liberté
Ils sont venus nombreux, les citoyens engagés pour la défense du climat, ce mercredi d'abord devant le tribunal de Mulhouse où devaient être jugés deux militants d'ANV Cop 21, puis dans le square de la Liberté où ils ont participé à un soutien festif et engagé.
 

 
Une marche était organisée en ville.
C'était la mobilisation générale pour Anne et Patrick, deux militants d'Action non-violente COP21 qui devaient être jugés devant le tribunal correctionnel de Mulhouse suite à l'action de décrochage du portrait du président Macron le 1er  mars dernier en mairie de Wittelsheim (lire en pages Région). Les militants ont profité de cette tribune pour organiser un rassemblement de soutien festif et engagé, juste à côté dans le square de la Liberté... tout un symbole.

Ils y ont installé un petit village dans lequel se sont retrouvés des représentants d'Attac, de la Ligue des Droits de l'homme, de Youth For Climate, des gilets jaunes et des personnalités politiques telles que Julien Bayou. Il a notamment participé aux tables rondes « La politique, outil ou frein face au défi climatique ? », et « Comment le territoire peut-il assurer un avenir soutenable ? ».
Vous avez dit incohérents ?

Le village associatif a fait la part belle aux projets incohérents du territoire du Grand- Est face à l'urgence climatique comme le Grand Contournement ouest (GCO), l'agrandissement de l'aéroport international de Bâle-Mulhouse, les 42 000 tonnes déchets toxiques enfouis par Stocamine à Wittelsheim, l'artificialisation des sols là où l'urgence est aux ceintures vivrières, comme le projet de la mairie de Wintzenheim de construire sur des terres arables au lieu de dépolluer le territoire du Lindane, véritable poison pour les sols, ou encore la construction de la nouvelle prison de Lutterbach.

Outre les conférences, le petit-déjeuner et déjeuner partagé, et les animations, les militants et simples citoyens ont eu droit à une formation sur la désobéissance et l'action non-violente.

Une marche était aussi organisée en ville avec des prises de paroles place de la réunion pour alerter la population sur les enjeux de ces procès.

Treize autres procès sont déjà annoncés jusqu'en 2020 à Orléans, Bonneville, Bordeaux, Grenoble, Toulouse, Saint-Etienne, Nevers, Lyon, Nantes et Nancy qui a été décalé.

Le rassemblement s'est achevé par des concerts gratuits aux Sheds à Kingersheim.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Décrochage du portrait présidentiel Des convocations entachées d'irrégularité

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:08:39

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Décrochage du portrait présidentiel Des convocations entachées d'irrégularité

 
 
Ce mercredi, les deux militants, accueillis par une centaine de personnes venues les soutenir, ont été applaudis à la sortie du tribunal de grande instance de Mulhouse, à peine vingt minutes après leur entrée. Leur avocat, Me Jean-Christophe Loew, a soulevé un vice de procédure. « La convocation en justice a été délivrée par une personne n'ayant pas le pouvoir de le faire. Seul un magistrat peut convoquer des gens à comparaître pour répondre de leurs actes. Et en l'occurrence, il s'agissait d'un juriste assistant », a expliqué l'avocat.

Le tribunal a donc constaté la nullité de la citation et confirmé que les deux prévenus n'avaient plus à répondre d'aucune charge, renvoyant le dossier au ministère public. Est-ce à dire qu'il n'y aura plus de procès ? « Non, le dossier revient au parquet et le procureur de la République pourra décider de poursuivre en les citant à nouveau soit pour les mêmes faits, soit pour le vol en réunion, soit pour les deux », précise Jean-Christophe Loew.

Les deux mis en cause étaient renvoyés devant le tribunal pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l'identification de son empreinte génétique par une personne soupçonnée d'infraction entraînant l'inscription au Fnaeg (Fichier national automatisé des empreintes génétiques), le 29 avril à Wittelsheim.

Le procès de Nancy, qui devait se tenir au même moment, a lui été renvoyé au 26 juin prochain. Quatre militants sont poursuivis soit pour recel, soit pour vol en réunion. Treize autres procès sont déjà annoncés jusqu'en 2020 à Orléans, Bonneville, Bordeaux, Grenoble, Toulouse, Saint-Etienne, Nevers, Lyon et Nantes.
Alain CHEVAL

 

 
 

Handicap Marcel Nuss va faire appel

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:53:32

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Handicap Marcel Nuss va faire appel
 

 
Lourdement handicapé, l'écrivain et consultant Marcel Nuss, qui a longtemps habité à Erstein et vit désormais dans l'Hérault, emploie plusieurs personnes à temps plein, à domicile, dans le cadre de la prestation de compensation du handicap (PCH) née de la loi de 2005. Un litige s'est fait jour dernièrement avec département du Bas-Rhin dans le cadre de cette prestation : la collectivité lui reproche d'avoir bénéficié d'environ 17 000 EUR injustifiés pour une période de neuf mois, en 2016. Marcel Nuss explique de son côté que ceci correspond à un système de forfaits qu'il a dû mettre en place pour pallier les manques de la loi concernant notamment les heures supplémentaires et les majorations du dimanche (lire L'Alsace du 13 juin).

Ce différend a été jugé devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, le mercredi 12 juin dernier, et le jugement a été rendu le 4 septembre : Marcel Nuss a été condamné à payer les 17 000 EUR qui font l'objet du litige. Avec son avocate, il vient de décider de faire appel, estimant notamment que « la juge s'est cantonnée à la loi, écartant totalement (sa) situation particulière ».
H. de C.

 

 
 

Colmar Association espoir Une place au soleil ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:18:54

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Colmar Association espoir Une place au soleil ?
 

 
 
Le sujet choisi cette année n'a pas fini de faire parler. Sur toutes les lèvres, d'une actualité brûlante, la thématique retenue pour cette édition est la transition écologique, le réchauffement climatique : notre affaire à tous ? « Le sujet s'inscrit dans l'action que mène Espoir depuis toujours. Nous avons toujours prôné l'économie circulaire. Toutes nos activités d'insertion sont articulées autour du recyclage, éviter la destruction et le gaspillage, limiter les déchets et fabriquer indéfiniment. Par notre activité, nous agissons depuis les années 80 », rappelle Renée Umbdenstock, présidente de l'association.
Innover et changerde modèle

Parmi les intervenants, on relèvera, le matin, une conférence de Jean-Claude Mensch, maire d'Ungersheim, commune audacieuse et pionnière en France, qui depuis bientôt 20 ans avance vers sa transition verte pour faire face aux défis imminents en la matière. Son action s'inscrit dans l'idée que « Gouverner c'est prévoir et anticiper » par l'innovation et le changement de modèle.

L'après-midi, le maire de Muttersholtz, un territoire à énergie positive, animera un atelier sur les énergies renouvelables accessibles aux particuliers. Les deux édiles ont fait, chez eux, la preuve qu'une transition écologique est possible et que les pouvoirs publics ont la possibilité d'agir s'ils en ont la volonté. « Chacun porte une part, ils montrent que nous avons tous les moyens de prendre des décisions qui peuvent influer sur un système », ajoute Renée Umbdenstock. Le dessinateur Phil exposera plusieurs de ses dessins traitant du sujet, et des reproductions signées seront vendues au bénéfice d'Espoir.
Un réchauffement d'ordre social aussi

Le 30 septembre, l'association Espoir a lancé un financement participatif pour créer un nouvel atelier d'insertion de customisation de meubles.

L'objectif est d'obtenir 8 000 EUR en 45 jours pour investir dans l'achat d'une aérogommeuse : il s'agit d'une machine qui permet un nettoyage en profondeur du bois. Si la somme atteint 12 000 EUR, elle permettra la formation de quatre personnes à l'utilisation de la machine et aux techniques du bois. La réinsertion aussi est une transition, un réchauffement d'ordre social celui-ci.
Jo. K. Y ALLER Colloque Espoir : « Transition écologique, réchauffement climatique : notre affaire à tous ? » ce samedi 12 octobre à partir de 08 h 30. Inscription par e-mail à csva@association-espoir.org et par téléphone au 07.68.53.48.20. ? Atelier d'insertion de customisation de meubles : ulule.com/association-espoir-colmar

 

 
 

Hohlandsbourg Banquet médiéval et défis de l'étrange

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:23:43

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Hohlandsbourg Banquet médiéval

et défis de l'étrange
 

 
 
Au programme des animations proposées au château du Hohlandsbourg à Wintzenheim figure un banquet médiéval, dimanche 13 octobre, à 19 h, avec musique, chansons et fables de la Cie Hauvoy (sur réservation 72 heures avant le banquet). Tarifs : de 17 EUR à 49 EUR, famille 152 EUR. 11 h : visite guidée (facultative).

D'autre part, durant les vacances de la Toussaint, des ateliers créatifs avec la fabrication d'un pantin « chauve-souris » seront accessibles : du 22 au 25 octobre, de 13 h à 17 h, « Petit naturaliste, découvre les traces des pattes d'animaux et réalise un moulage d'une trace d'un animal ». Durée : environ 45 minutes, pas de supplément au droit d'entrée. De 4,50 EUR à 7 EUR, famille 20 EUR.

Et pour terminer le mois en beauté, les dimanche 27, mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 octobre, de 10 h à 17 h, les défis de l'étrange : « monstres et légendes d'autrefois ». Jeu familial participatif consistant à parcourir les endroits insolites du château tout en relevant des défis et élucidant une énigme. Labyrinthe, chasse aux oeufs de dragons, jeux funestes, défis putrides, épouvante, alchimie, maquillage, tatouage et quiz de la mort..., rien ne sera épargné. Spectacle de magie et d'hypnose. À partir de 7 ans, durée environ trois heures. De 7 EUR à 9,50 EUR, famille 28 EUR.

Y ALLER Plus de renseignements sur le site du Hohlandsbourg.

 

 

Oberhergheim Sapeurs-pompiers Un nouveau chef de corps

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:40:13

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Oberhergheim Sapeurs-pompiers
Un nouveau chef de corps
La passation de commandement au Centre de première intervention d'Oberhergheim entre le lieutenant Laurent Seiller, et le sergent-chef Christophe Hausherr, nommé chef de corps, s'est déroulée dimanche 6 octobre sur la place de la Mairie.
 

 
Le sergent-chef Christophe Hausherr a été promu chef de corps du CPI.
La cérémonie a été présidée par le capitaine Riber, conjointement avec le capitaine Mamprin, tous deux du commandement de la compagnie territoriale 3 du SDIS 68. Parmi les personnalités présentes, Michel Habig, vice-président du Conseil départemental, Françoise Boog, conseillère régionale Grand Est, Corinne Sick, maire de la commune et les maires et une délégation de sapeurs-pompiers des communes des environs. La clique de la fanfare des sapeurs-pompiers d'Oberhergheim, sous la direction d'Yves Meyer, l'harmonie municipale avec Mimo Ilev à sa tête, ont embelli la cérémonie.
Une page se tournepour le lieutenant Seiller

Le lieutenant Seiller quitte la fonction de commandant qu'il a exercée pendant quinze ans au sein du CPI d'Oberhergheim. Laurent Seiller est entré au Centre de première intervention d'Oberhergheim le 1er décembre 1985, sous la direction de Gérard Butzerin. Il est promu sergent en mai 2002, puis adjudant en mai 2004 et promu chef de corps, succédant à Francis Sutter. Il a été nommé adjudant-chef le 15 mai 2007 et lieutenant le 8 décembre 2013. En 2005, la médaille d'honneur des sapeurs-pompiers lui est décernée pour 20 ans de service, en 2010 la médaille vermeil pour 25 ans, et en 2014 la médaille d'honneur en argent. Cette dernière est décernée au sapeur-pompier qui s'est particulièrement distingué dans l'exercice de ses fonctions et pour services exceptionnels rendus.

Il est entré à la fanfare des sapeurs-pompiers dès l'âge de dix ans en tant que tambour-major et joue aujourd'hui du clairon.

Corinne Sick a salué l'engagement de Laurent Seiller : « Votre force, votre volonté, la qualité personnelle dans vos relations avec vos collègues pompiers et les valeurs que vous portez ont été profitables à l'évolution positive du CPI, une bonne gestion reconnue par vos supérieurs ».
19 sapeurs-pompiers

Le lieutenant Seiller a rappelé que « durant ses quinze ans à la tête du centre, ce sont 632 interventions qui ont eu lieu. Pour la commune, c'est une chance d'avoir encore un Centre de première intervention, un service de proximité qui vient en aide à la population. Le centre compte 19 sapeurs-pompiers. «L'ancien chef de corps a lancé un appel aux jeunes pour venir renforcer les rangs. La maire Corinne Sick lui a souhaité beaucoup de réussite dans ses nouvelles fonctions et a encouragé le chef promu à développer l'esprit d'équipe au sein du CPI.

Le passage de témoin entre celui qui quitte son poste et le nouveau chef a été symbolisé par la remise des clés de l'ancienne caserne au nouveau promu.
Le sergent-chef Hausherraux commandes

Le sergent-chef Christophe Hausherr est entré au CPI d'Oberhergheim en juin 2007.Nommé caporal en novembre 2010, caporal-chef en 2013, sergent en décembre 2015 et sergent-chef en décembre 2018, il a été président de l'amicale des sapeurs-pompiers de 2012 à 2018. Christophe Hausherr a passé son diplôme d'équipier. Chef d'équipe, il a suivi la formation de chef d'agrès en 2017. Il a 46 ans et est père de trois enfants.
CW

 

 
 

 

Ribeauvillé Onze nouvelles recrues chez les JSP

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:26:00

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Ribeauvillé   Onze nouvelles recrues chez les JSP
 

 
 
L'association des JSP du Pays de Ribeauvillé a également fait sa rentrée au début de ce mois de septembre. Onze nouvelles recrues de 12 ans ont sauté le pas afin de se lancer dans une activité pleine de sens, de dévouement et d'altruisme.

Au total, ils sont 24 jeunes, tous issus de l'arrondissement de Ribeauvillé, pour cette année 2019-2020, répartis dans quatre groupes (correspondant aux années de formation) qui iront suivre leur formation dans les différentes casernes alentour : le groupe 1 est au CPI de Bergheim, le 2 au CPI Ostheim et les groupes 3 et 4 à au Centre de secours de Ribeauvillé.

Tout au long de l'année, ils suivront des cours délivrés par les sapeurs-pompiers actifs les samedis après-midi, entre des notions d'incendie, de secourisme, de culture administrative (grades, ordre serré) et de sport qui reste une partie importante du cursus (où ils participeront à diverses compétitions).

Quant aux anciens « quatrième année », ils ont passé les épreuves du brevet des cadets, et suivent dorénavant leur formation finale, afin d'être opérationnels et de sortir sur intervention dans leur caserne respective.

 

 
 

Forte du soutien de LaREM,Lara Million entend rassembler

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:43:22

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Forte du soutien de LaREM,Lara Million entend rassembler
 

 
Lara Million a annoncé ce mardi son départ de la majorité municipale de Mulhouse. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Ce mardi matin, la voix de Lara Million trahit autant une courte nuit de sommeil qu'une joie profonde : « Tout reste à faire, mais je suis vraiment très honorée du soutien officiel de La République en marche (LaREM). Celui-ci m'oblige et il constitue la première étape du projet de rassemblement que j'entends porter en mars prochain, au service des Mulhousiens. »
« Je suis fière de représenter la majorité présidentielle »

Le suspense, de fait, a pris fin tard, lundi soir, avec un communiqué de presse de LaREM (cf. nos éditions d'hier).

Un mois après avoir été auditionnée par la commission nationale d'investiture du mouvement présidentiel dans l'espoir d'en obtenir le soutien officiel, Lara Million a été préférée aux deux autres candidats en lice, Fatima Jenn et Frédéric Marquet (lire en encadré).

« Je suis fière de représenter la majorité présidentielle dans le scrutin qui s'annonce, assure la candidate. Pour autant, je n'appartiens à aucun parti [Lara Million a quitté Les Républicains (LR) depuis peu, ce en quoi ses adversaires voient la preuve de son opportunisme]. Je veux fédérer, rassembler les compétences, les énergies et les sensibilités politiques différentes, pourvu qu'elles soient républicaines. Plusieurs personnes m'ont déjà contactée en ce sens et toutes celles qui le veulent peuvent en faire autant via l'adresse électronique lara.million2020@gmail.com. »
« Jean Rottner a fait le choix du Grand Est, il faut aujourd'hui qu'il l'assume »

Si l'intéressée se refuse à déjà dévoiler des noms de colistiers, il est (quasiment) de notoriété publique qu'elle s'est beaucoup rapprochée de l'ancien adjoint Denis Rambaud (LaREM), de l'élue d'opposition Cléo Schweitzer (PS) ou encore de la sénatrice du Haut-Rhin (LaREM) Patricia Schillinger. « La priorité, insiste cependant la candidate, est d'affiner notre projet pour Mulhouse et de mener à ce propos une concertation sur le terrain. »

Pour l'heure, Lara Million assure être « en total accord avec l'analyse de Jean-Marie Bockel, dont l'expérience politique n'est plus à prouver » [cf. l'interview de ce dernier dans L'Alsace du 29 septembre] : « Jean-Marie a raison, l'état des relations entre la Ville et Mulhouse Alsace agglomération (M2A) est inquiétant. Cette situation n'est pas tenable, il faut absolument que les deux collectivités travaillent en synergie, l'avenir des Mulhousiens en dépend. La gouvernance actuelle de Michèle Lutz et de son cabinet est chaotique et sclérosée. Quant à Jean Rottner, puisqu'il a fait en cours de mandat le choix de la Région Grand Est, il doit aujourd'hui l'assumer. »

Après pareille charge, sans surprise, Lara Million indique encore qu'elle quitte dès ce jour le groupe majoritaire. Puis elle conclut : « Jusqu'au bout, j'aurai essayé d'apporter ma contribution à l'actuelle majorité municipale, mais à aucun moment, depuis deux ans qu'elle est maire, Michèle Lutz n'a songé à me solliciter pour parler des dossiers mulhousiens, alors même que je suis vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, déléguée aux finances. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Michel Habig : « L'avenir passe par la route »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:38:37

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Fessenheim-Balgau Aménagement
Michel Habig : « L'avenir passe par la route »
Après la mobilisation des opposants au projet de tracé passant entre Balgau et Fessenheim, Michel Habig, vice-président du conseil départemental, monte au créneau pour rappeler les enjeux et l'importance de cette liaison entre l'A35 et la RD52 (dite route EDF) dans le cadre de « l'après-centrale ».
 

 
Outre le passage controversé entre Balgau et Fessenheim, le projet prévoit aussi la déviation d'Hirtzfelden par le sud (le tracé suivant la haie à droite pour rejoindre la RD3B).
« On parle là d'un très vieux projet qui date des années 1970 et de la construction de la centrale. Cet axe routier n'a finalement jamais été réalisé car à l'époque, l'arbitrage s'est fait en faveur de la RD430 (vallée de Guebwiller - Mulhouse, N.D.L.R.). Mais cette route a toujours été inscrite dans les documents et schémas d'urbanisme pendant toutes ces années. Aujourd'hui ce dossier revient sur la table à la faveur des discussions sur l'après-centrale et avec le projet EcoRhéna. Des crédits sont disponibles pour sa réalisation et c'est une chance à saisir pour le territoire. Il y a un vrai intérêt pour tous les habitants à voir cet aménagement se réaliser. Si on veut réussir l'après-Fessenheim, cela passe par cette route », martèle Michel Habig.

Le vice-président du conseil départemental précise aussi : « Aujourd'hui il n'y a absolument rien d'acté ou de décidé, pas d'études de lancées et le comité de pilotage est mis en stand-by. Nous en sommes juste à des pré-études sur différents tracés. Il faut aussi rappeler qu'il ne s'agit pas de construire une nouvelle route ni une autoroute, et encore moins de créer un aspirateur à camions. Mais bien d'améliorer l'existant avec quelques points noirs à résoudre comme le passage du canal, la déviation d'Hirtzfelden et donc cette jonction avec la RD52. L'aménagement d'une simple route urbaine au niveau de Balgau et de Fessenheim permettra de réduire le trafic dans les traversées des deux communes. Le tout sans oublier quelques améliorations à apporter au niveau de la liaison avec l'Allemagne ».
Un projet d'intérêt général

Sur la quinzaine de kilomètres de cet axe Est-Ouest, on parle donc d'environ cinq kilomètres de nouvel aménagement. Le maire d'Ensisheim en profite pour balayer certains chiffres qui circulent autour de ce projet : « On doit être dans une enveloppe de 10MEUR et pas de 50 comme on a pu l'entendre. Il faut être sérieux ».

Pour Michel Habig, l'avenir du territoire et celui de « l'après-centrale » comme le désenclavement de cette bande rhénane, passent donc par cette route : « Ce sera un plus dont tous les habitants profiteront et si nous voulons développer la zone d'activités EcoRhena, attirer des entreprises et créer de l'emploi par ici. Il faudra bien que les gens travaillent quelque part et puissent aussi se déplacer plus facilement ».

Quant au tracé privilégié et passant entre Balgau et Fessenheim, qui refait aujourd'hui débat, le vice-président du département estime qu'« il n'y a aucune vraie liaison avec la RD52 entre Ottmarsheim et Vogelgrun. Ce tracé n'amènera pas plus de trafic, c'est le plus cohérent par rapport à EcoRhena et aux problèmes de circulation dans Balgau et Fessenheim, c'est aussi le moins coûteux en surfaces agricoles. Il ne déstructure pas le parcellaire agricole et est également le moins onéreux en matière d'investissement ». Un projet d'intérêt général, pour le conseiller départemental qui s'insurge aussi contre ceux qui essayent de faire peur aux gens : « On entend par exemple reprocher au tracé de passer à proximité du collège mais c'est déjà le cas avec la RD3B actuelle et puis que dire de ce nouveau projet de lotissement à l'Est de la RD468 qui a reçu un avis défavorable au niveau du département... ».

Il lance encore à l'adresse de ceux qui seraient tentés d'utiliser l'opposition à ce projet routier lors de la campagne des prochaines élections municipales : « Ce n'est pas en étant contre un projet que l'on gagne des élections mais en portant des idées et une vision pour l'avenir. Aujourd'hui certains ont une vision pour l'avenir de tout ce territoire et d'autres regardent dans le rétroviseur ».
Pas de route sans un consensus

Michel Habig se dit prêt à se rendre à Balgau, à Fessenheim ou à Hirtzfelden pour rencontrer les habitants et leur expliquer le projet et ses enjeux, avant de préciser : « Si les gens ne veulent pas de cette route et s'il n'y a pas un consensus sur le terrain, elle ne se fera pas et nous ne forcerons pas les choses. Mais il faudra bien que tout le monde soit conscient que ce sera une occasion historique de manquée, et elle risque de ne pas se représenter ! ».
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

Habig : « L'avenir passe par cette route »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:52:04

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Habig : « L'avenir passe par cette route »
 

 
Outre le passage controversé entre Balgau et Fessenheim, le projet prévoit aussi la déviation d'Hirtzfelden par le sud (le tracé suivant la haie à droite pour rejoindre la RD3B). Photo DNA /JAH
« On parle là d'un très vieux projet qui date des années 1970 et de la construction de la centrale. Cet axe routier n'a finalement jamais été réalisé car à l'époque, l'arbitrage s'est fait en faveur de la RD430 (vallée de Guebwiller - Mulhouse, N.D.L.R.). Mais cette route a toujours été inscrite dans les documents et schémas d'urbanisme pendant toutes ces années. Aujourd'hui ce dossier revient sur la table à la faveur des discussions sur l'après-centrale et avec le projet EcoRhéna. Des crédits sont disponibles pour sa réalisation et c'est une chance à saisir pour le territoire. Il y a un vrai intérêt pour tous les habitants à voir cet aménagement se réaliser. Si on veut réussir l'après-Fessenheim, cela passe par cette route », martèle Michel Habig.
« Pas une nouvelle route »

Le vice-président du conseil départemental précise aussi : « Aujourd'hui il n'y a absolument rien d'acté ou de décidé, pas d'études de lancées et le comité de pilotage est mis en stand-by. Nous en sommes juste à des pré-études sur différents tracés. Il faut aussi rappeler qu'il ne s'agit pas de construire une nouvelle route ni une autoroute, et encore moins de créer un aspirateur à camions. Mais bien d'améliorer l'existant avec quelques points noirs à résoudre comme le passage du canal, la déviation d'Hirtzfelden et donc cette jonction avec la RD52. L'aménagement d'une simple route urbaine au niveau de Balgau et de Fessenheim permettra de réduire le trafic dans les traversées des deux communes. Le tout sans oublier quelques améliorations à apporter au niveau de la liaison avec l'Allemagne ».

Sur la quinzaine de kilomètres de cet axe Est-Ouest, on parle donc d'environ cinq kilomètres de nouvel aménagement. Le maire d'Ensisheim en profite pour balayer certains chiffres qui circulent autour de ce projet : « On doit être dans une enveloppe de 10MEUR et pas de 50 comme on a pu l'entendre. Il faut être sérieux ».
Un projet d'intérêt général

Pour Michel Habig, l'avenir du territoire et celui de « l'après-centrale » comme le désenclavement de cette bande rhénane, passent donc par cette route : « Ce sera un plus dont tous les habitants profiteront et si nous voulons développer la zone d'activités EcoRhena, attirer des entreprises et créer de l'emploi par ici. Il faudra bien que les gens travaillent quelque part et puissent aussi se déplacer plus facilement ».

Quant au tracé privilégié et passant entre Balgau et Fessenheim, qui refait aujourd'hui débat, le vice-président du département estime qu'« il n'y a aucune vraie liaison avec la RD52 entre Ottmarsheim et Vogelgrun. Ce tracé n'amènera pas plus de trafic, c'est le plus cohérent par rapport à EcoRhena et aux problèmes de circulation dans Balgau et Fessenheim, c'est aussi le moins coûteux en surfaces agricoles. Il ne déstructure pas le parcellaire agricole et est également le moins onéreux en matière d'investissement ». Un projet d'intérêt général, pour le conseiller départemental qui s'insurge aussi contre ceux qui essayent de faire peur aux gens : « On entend par exemple reprocher au tracé de passer à proximité du collège mais c'est déjà le cas avec la RD3B actuelle et puis, que dire de ce nouveau projet de lotissement à l'Est de la RD468 qui a reçu un avis défavorable au niveau du Département... ».
Pas de route sansun consensus

Il lance encore à l'adresse de ceux qui seraient tentés d'utiliser l'opposition à ce projet routier lors de la campagne des prochaines élections municipales : « Ce n'est pas en étant contre un projet que l'on gagne des élections mais en portant des idées et une vision pour l'avenir. Aujourd'hui certains ont une vision pour l'avenir de tout ce territoire et d'autres regardent dans le rétroviseur ».

Michel Habig se dit prêt à se rendre à Balgau, à Fessenheim ou à Hirtzfelden pour rencontrer les habitants et leur expliquer le projet et ses enjeux, avant de préciser : « Si les gens ne veulent pas de cette route et s'il n'y a pas un consensus sur le terrain, elle ne se fera pas et nous ne forcerons pas les choses. Mais il faudra bien que tout le monde soit conscient que ce sera une occasion historique de manquée, et elle risque de ne pas se représenter ! ».
Jean-Alain HAAN

 

 
 

Ehpad : les syndicats reçus à l'ARS

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:43:55

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social
Ehpad : les syndicats reçus à l'ARS
Les personnels des Ehpad se sont mobilisés hier, à Colmar et à Strasbourg, pour demander créations de postes et revalorisations salariales.
 

 
Une trentaine de manifestants, rejoints par une dizaine de gilets jaunes, ont manifesté devant l'antenne de l'ARS à Colmar hier.
Hier, jour de mobilisation nationale, les salariés des Ehpad et des services de soins à domicile étaient pour la plupart au travail pour raisons de service.

Une trentaine de syndicalistes de l'Unsa et de la CFTC ont néanmoins manifesté devant l'antenne haut-rhinoise de l'Agence régionale de santé hier après-midi à Colmar. Une délégation a été reçue vers 15h pour porter auprès du directeur départemental les revendications portées en intersyndicales au plan national : création de 40 000 postes supplémentaires, « un agent pour un résident » dans les Ehpad, des revalorisations salariales, des formations et des financements pérennes pour l'aide à domicile et pour les établissements.

Une dizaine de gilets jaunes, de retour de la manifestation pour la défense des retraites, ont rejoint les salariés des Ehpad devant l'ARS dans l'après-midi car « on est de tous les combats qui nous semblent justes » précise le "patriarche" du rond-point du Nouveau-Monde.

"Nos Ehpad en colère, les agents en galère" ont chanté certains manifestants sur l'air de We will rock you de Queen. Dans une ambiance bonne enfant et sans gène à la circulation, les manifestants ont martelé quelques slogans, en attendant le retour de leur délégation, qui est revenue bredouille.
Marie-Lise PERRIN Le témoignage d'une manifestante en vidéo sur DNA. fr

Le témoignage d'une manifestante en vidéo sur DNA. fr

 
 

 

La santé fragile des Ehpad

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:44:17

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Seppois-le-Bas/Waldighoffen  Mobilisation
La santé fragile des Ehpad
Après les mouvements aux urgences, les Ehpad des résidences Heimelig se sont mobilisés pour faire entendre leur voix mardi après-midi à Seppois-le-Bas et Waldighoffen. La fièvre gagne tout le secteur. Soignants, syndicats et directeur d'établissement demandent plus de moyens financiers mais surtout humains.
 

 
Les personnels des résidences Heimelig ont tenu à manifester. Au menu des revendications : une valorisation des salaires et plus de moyens humains.
« Nous sommes en souffrance, nous manquons de personnel. Notre volonté, c'est d'offrir une qualité de soins à nos résidents mais c'est au détriment de la qualité de vie de nos salariés », confie Martine Vwanza, directrice des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Heimelig, à Seppois-le-Bas et Waldighoffen. Sur les deux sites, une vingtaine de salariés se sont mobilisés en brandissant des dizaines de cartons aux différents slogans : « SOS Ehpad en danger », « Personnel en souffrance, patients en danger », « Non-assistance à personnel en danger », « Ehpad en burn-out », etc.
Des salaires dévalorisants

Selon la directrice, la situation géographique des structures n'arrange pas la situation. « On est loin de Mulhouse, on a du mal à attirer les candidats ici. On bricole avec des intérimaires pour maintenir un établissement en cohérence avec nos valeurs et exigences, mais c'est frustrant et très épuisant. Nous n'arrivons plus à nous projeter. C'est l'incertitude du quotidien qui nous fragilise. » Manque de personnel, turn-over, manque de reconnaissance, manque de temps pour accomplir les nombreuses tâches, emploi du temps trop lourd : la liste des revendications n'est pas légère. Le personnel de l'Ehpad est épuisé et le crie haut et fort. À Seppois-le-Bas, le personnel est sorti dans la rue pour faire entendre ses revendications, place de la mairie.

Le personnel de la résidence Heimelig, Ehpad à Seppois-le-Bas, a manifesté mardi après-midi avec pancartes et slogans. Photo L'Alsace /Alice Herry

Séverine déplore le manque de moyens humains. Photo L'Alsace /Alice Herry

« Ceci est un appel au secours » ! Photo L'Alsace /Alice Herry

Certains salariés de l'équipe de Waldighoffen ont aussi voulu marquer le coup. Photo L'Alsace /Alice Herry

En tout, les deux maisons de retraite accueillent 140 résidents, gérés par 85 salariés. Clara Marino est l'une d'entre eux et travaille en Ehpad depuis sept ans. « Il y en a marre. On a du mal à recruter, on comble le manque d'effectifs avec des intérimaires. Les salaires ne vont pas attirer les volontaires. On a besoin de mains », estime la jeune femme.
« Notre secteur se dégrade de jour en jour »

Même son de cloche pour Rosa Basso, cadre infirmier du côté de Waldighoffen : « On demande une valorisation des salaires pour les agents de soin et les aides-soignantes. Beaucoup de jeunes changent de métier et laissent tomber leur vocation première. La situation est très préoccupante. Même les ambulanciers nous lâchent. »

Lucia Simon, agent de soin, travaille à Seppois-le-Bas et fait son travail correctement, mais son salaire lui pose des difficultés. « Ça fait cinq ans que je suis là et je gagne 1094 EUR par mois. On n'a pas le Smic national, c'est juste honteux et dégradant pour notre travail. On veut aider les résidents, on veut les accueillir dans des conditions idéales mais avec des salaires aussi bas, on n'y arrive pas. » Même si le projet de loi de financement prévoit une « intensification » des recrutements dans les Ehpad, pour les salariés, « ce n'est pas suffisant ».
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7mden4" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1060" height="599" frameborder="0"></iframe>

« Le gouvernement ne répond pas du tout à la grande souffrance des salariés, des résidents et des familles. Notre secteur se dégrade de jour en jour », raconte Marie-Christine Pelerin, aide-soignante et déléguée syndicale à la CFTC. Le mouvement risque de perdurer. Les urgences et les Ehpad vont certainement s'allier pour faire du bruit. Emmanuel Macron est prévenu !
Alice HERRY Découvrez notre reportage vidéo sur www.dna.fr

Découvrez notre reportage vidéo sur www.dna.fr

 
 

 

La santé fragile des Ehpad

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:06:04

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La santé fragile des Ehpad
 

 
Séverine déplore le manque de moyens humains. Photo L'Alsace

Séverine déplore le manque de moyens humains. Photo L'Alsace /Alice Herry

« Nous sommes en souffrance, nous manquons de personnel. Notre volonté, c'est d'offrir une qualité de soins à nos résidents mais c'est au détriment de la qualité de vie de nos salariés », confie Martine Vwanza, directrice des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Heimelig, à Seppois-le-Bas et Waldighoffen. Sur les deux sites, une vingtaine de salariés se sont mobilisés en brandissant des dizaines de cartons aux différents slogans : « SOS Ehpad en danger », « Personnel en souffrance, patients en danger », « Non-assistance à personnel en danger », « Ehpad en burn-out », etc.
Des salaires dévalorisants

Selon la directrice, la situation géographique des structures n'arrange pas la situation. « On est loin de Mulhouse, on a du mal à attirer les candidats ici. On bricole avec des intérimaires pour maintenir un établissement en cohérence avec nos valeurs et exigences, mais c'est frustrant et très épuisant. Nous n'arrivons plus à nous projeter. C'est l'incertitude du quotidien qui nous fragilise. » Manque de personnel, turn-over, manque de reconnaissance, manque de temps pour accomplir les nombreuses tâches, emploi du temps trop lourd : la liste des revendications n'est pas légère. Le personnel de l'Ehpad est épuisé et le crie haut et fort. À Seppois-le-Bas, le personnel est sorti dans la rue pour faire entendre ses revendications, place de la mairie.

Le personnel de la résidence Heimelig, Ehpad à Seppois-le-Bas, a manifesté mardi après-midi avec pancartes et slogans. Photo L'Alsace /Alice Herry

Séverine déplore le manque de moyens humains. Photo L'Alsace /Alice Herry

« Ceci est un appel au secours » ! Photo L'Alsace /Alice Herry

Certains salariés de l'équipe de Waldighoffen ont aussi voulu marquer le coup. Photo L'Alsace /Alice Herry

En tout, les deux maisons de retraite accueillent 140 résidents, gérés par 85 salariés. Clara Marino est l'une d'entre eux et travaille en Ehpad depuis sept ans. « Il y en a marre. On a du mal à recruter, on comble le manque d'effectifs avec des intérimaires. Les salaires ne vont pas attirer les volontaires. On a besoin de mains », estime la jeune femme.
« Notre secteur se dégrade de jour en jour »

Même son de cloche pour Rosa Basso, cadre infirmier du côté de Waldighoffen : « On demande une valorisation des salaires pour les agents de soin et les aides-soignantes. Beaucoup de jeunes changent de métier et laissent tomber leur vocation première. La situation est très préoccupante. Même les ambulanciers nous lâchent. »

Lucia Simon, agent de soin, travaille à Seppois-le-Bas et fait son travail correctement, mais son salaire lui pose des difficultés. « Ça fait cinq ans que je suis là et je gagne 1094 EUR par mois. On n'a pas le Smic national, c'est juste honteux et dégradant pour notre travail. On veut aider les résidents, on veut les accueillir dans des conditions idéales mais avec des salaires aussi bas, on n'y arrive pas. » Même si le projet de loi de financement prévoit une « intensification » des recrutements dans les Ehpad, pour les salariés, « ce n'est pas suffisant ».
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7mden4" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1060" height="599" frameborder="0"></iframe>

« Le gouvernement ne répond pas du tout à la grande souffrance des salariés, des résidents et des familles. Notre secteur se dégrade de jour en jour », raconte Marie-Christine Pelerin, aide-soignante et déléguée syndicale à la CFTC. Le mouvement risque de perdurer. Les urgences et les Ehpad vont certainement s'allier pour faire du bruit. Emmanuel Macron est prévenu !
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APAMAD « Personne ne veut être auxiliaire de vie ! »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:18:48

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APAMAD « Personne ne veut être auxiliaire de vie ! »
 

 
Une manifestation des auxiliaires de vie avait lieu ce mardi matin devant l'Apamad à Mulhouse.

Photo L'Alsace /Isabelle LAINÉ

Ils étaient une cinquantaine mardi matin devant les locaux de l'Apamad à Mulhouse. Sous les bannières de la CGT, de la CFTC ou de Sud, tous avaient le même discours. « On parle surtout des Ehpad, mais nous aussi, les auxiliaires de vie qui intervenons à domicile, sommes de plus en plus stressés et épuisés », expliquent Anne-Marie Nemeth, de la CGT, et Christine Bigot, de la CFTC. « Il n'y a plus le côté humain. On ne parle que de sous. On rabote le temps que nous passons avec les personnes. Nous n'avons que 30 minutes pour la toilette, le nettoyage qui suit, le repas... on est multitâches. »

Dans le Haut-Rhin, l'Apamad, tous métiers confondus, emploie 1300 personnes. « Nous faisons un beau métier », ajoutent les deux auxiliaires de vie. « Mais avec le salaire bas et les conditions de travail, plus personne ne veut le faire. » Les professionnelles qui se déplacent à domicile utilisent très souvent leur propre véhicule en étant indemnisées à 0,38 cts le kilomètre. « L'indemnité est normalement de 0,35 cts mais le chiffre a été augmenté pour 2019. Nous ne savons pas si ça sera la même chose en 2020. » Et c'est seulement depuis peu que les déplacements sont également rémunérés.
« Nous devons nous battre ensemble »

Les personnels de bureau étaient eux aussi représentés lors de la manifestation. « Il y a une grosse surcharge de travail, due notamment aux problèmes de recrutement », note Sylvie Perod, de Sud. « Nous devons toujours accepter les nouveaux clients. On ne peut pas refuser, malgré les problèmes d'absentéisme et de sous-effectif. »

Directeur général du réseau, Pierre Kammerer est venu à la rencontre des grévistes. « Les auxiliaires de vie font un beau métier. Je voulais leur rendre hommage. Certains ont choisi d'assurer le service et auraient pu être présents pendant la manifestation. Le métier a une valeur sociale énorme. Un bon accompagnement des personnes dépendantes permet aussi d'avoir moins de problèmes dans les autres structures, comme par exemple aux urgences. Le métier devrait être plus valorisé. C'est aussi le souci de la direction mais nous devons faire avec des moyens limités issus des pouvoirs publics. »

L'Apamad a néanmoins travaillé sur l'organisation du temps de travail pour réduire les amplitudes et ainsi permettre aux personnels de mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie privée. « Le travail est organisé en demi-journée », précise Pierre Kammerer. Il ajoute : « Le métier d'auxiliaire de vie est un métier d'avenir qui doit être reconnu socialement. Nous devons nous battre ensemble pour avoir davantage de moyens. »
Isabelle LAINÉ

 

 
 

Protestation chez les travailleurs sociaux

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:45:15

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Social  Acces
Protestation chez les travailleurs sociaux
Solidaire du mouvement social et de la mobilisation nationale dans les Ehpad, les travailleurs sociaux de l'association Acces du Haut-Rhin ont débrayé de 8 h à 10 h ce mardi 8 octobre, à l'appel de la CFDT. Ils se sont retrouvés au siège, rue des Chaudronniers à Mulhouse.
 

 
Au siège de l'association Acces du Haut-Rhin, des salariés ont débrayé hier matin de 8 h à 10 h, dans le cadre d'un mouvement de grève des travailleurs sociaux.
Une trentaine de travailleurs sociaux de l'Association chrétienne de coordination, d'entraide et de solidarité (Acces) ont répondu, ce mardi 8 octobre, à l'appel du syndicat CFDT. Cette structure se consacre à l'action sociale depuis sa création. « Nous nous joignons au mouvement national de grève dans les Ehpad [établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes]. Dans le social, nous sommes aussi un secteur sinistré. Avec l'accueil des migrants, nous faisons de l'humanitaire, même si ce n'est pas notre mission », indique Claudine Da Silva, déléguée syndicale CFDT.

L'association Acces répond pour tout le Haut-Rhin à tous les appels du 115, pour les personnes sans domicile fixe. « Actuellement, nous avons 90 personnes dans la rue et la période hivernale ne débute qu'en novembre. Cent soixante sont logés dans des hôtels, dont 69 enfants. » Les salariés demandent des postes de travail supplémentaires et la reconnaissance de leurs métiers.

Ce mouvement de grève a été soutenu par le président de l'association, Jean-Marc Bellefleur, et son directeur, Raymond Kohler. Ce dernier insiste sur le manque d'hébergements. « Je déplore qu'il nous faille trop souvent répondre non, par manque de moyens. »

Parmi les personnes présentes mardi matin, Nina et Estelle, qui travaillent au standard et sont confrontées tous les jours à des appels de détresse. Catherine, en charge des mineurs non accompagnés, rapporte : « J'ai commencé ma mission en 2012 avec 19 jeunes. Aujourd'hui, ils sont 90, tous âgés de 16 à 18 ans. » Toutes les personnes présentes adhèrent au mot d'ordre « Je fais mon job, respectez-moi » inscrit sur leur banderole.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

Retraités Manifestation devant le conseil départemental Pour une augmentation des pensions

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:39:57

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Retraités Manifestation devant le conseil départemental
Pour une augmentation des pensions
80 retraités se sont retrouvés ce mardi devant le conseil départemental du Haut-Rhin à l'appel de l'intersyndicale de retraités CGT, CFTC, CFE-CGC, FO, FSU et FGR pour manifester leur opposition aux futures réformes des retraites et de la prise en charge de la dépendance.
 

 
Près de 80 retraités se sont mobilisés ce mardi à Colmar.
Ils étaient environ 80 - dont quelques gilets jaunes - sur le parvis de l'hôtel du département du Haut-Rhin à Colmar venus signifier leur opposition aux futures réformes des retraites et de la prise en charge de la dépendance. Une délégation de cinq représentants de l'intersyndicale de retraités du Haut-Rhin CGT, CFTC, CFE-CGC, FO, FSU et FGR a été reçue par Karine Pagliarulo, vice-présidente de la commission Solidarité et autonomie du conseil départemental.
« La retraite est en train de se transformer en une sorte "d'allocation sociale"

 

Éducatrice dans le milieu de l'enfance inadaptée et du handicap, retraitée depuis deux ans et adhérente CFTC, Danielle Didier, 62 ans, dit être présente par solidarité avec ses ex-collègues qui, eux, travaillent toujours. « Je ne sais pas s'ils vont tenir jusqu'à 64 ou 65 ans, c'est un métier très dur dans lequel on manque de personnel. Beaucoup sont en arrêt maladie pour dépression ou épuisement professionnel. » Alsacien d'adoption en provenance de Normandie, Alain Vanneau, 70 ans, estime « scandaleux » que les pensions de retraite ne soient pas indexées sur l'inflation. « Retraité depuis sept ans, ma pension n'a augmenté qu'à deux reprises, et de manière infime. » Un retraité cadre de l'industrie va plus loin : « Emmanuel Macron est un voleur, depuis son arrivée au pouvoir, entre la hausse de 25 % de la taxe CSG et le gel des pensions, je perds 4 % de pouvoir d'achat par an. »

Membre de la FSU du Haut-Rhin, Jean-Jacques Umhauer démontre à quel point il faut sonder l'infiniment petit pour scruter les « revalorisations » de pension des retraités : « Si on prend 100 EUR de pension brute en 2014, on s'aperçoit que cela donne 101,20 EUR six ans plus tard, soit une revalorisation de 1,20 EUR en six ans ! » Dans le même temps, entre juillet 2014 et juillet 2019, l'augmentation des prix s'est élevée à 4,48 % selon l'Insee.

Les membres de l'intersyndicale dénoncent le fait que l'exécutif tente de diviser leur mouvement en multipliant les taux de CSG ou en accordant la réduction de la taxe d'habitation à certains mais pas à d'autres. « Droit acquis par les cotisations durant la période d'activité, la pension est en train de se transformer en une sorte "d'allocation sociale", véritable variable d'ajustement des politiques publiques. »

Profitant de la période électorale qui se profile, durant laquelle leur catégorie peut peser - « Nous sommes impuissants hors période électorale car nous ne pouvons pas bloquer l'économie »-, les retraités ont adressé un courrier aux 350 maires du Haut-Rhin afin de leur demander de voter une « motion de soutien à la population retraitée » en conseil municipal. « Nous avons pour l'instant reçu un retour positif d'une dizaine d'entre eux », indique Jean-Jacques Umhauer. L'intersyndicale devrait bientôt demander à être reçue par les maires de Colmar, Mulhouse, Saint-Louis et Illzach, ainsi que par Mulhouse Alsace Agglomération (M2A), afin d'évoquer cette initiative.
Véronique BERKANI PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet : www.dna.fr

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Retraites Pour une augmentation des pensions

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:00:46

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Retraites Pour une augmentation des pensions
 

 
Près de quatre-vingt retraités se sont mobilisés ce mardi à Colmar. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
Les retraités ont manifesté ce mardi pour signifier leur opposition aux futures réformes des retraites et de la prise en charge de la dépendance. Ils étaient 130 place Kléber à Strasbourg et environ 80 - dont quelques gilets jaunes - sur le parvis de l'hôtel du département du Haut-Rhin à Colmar. Une délégation de cinq représentants de l'intersyndicale de retraités du Haut-Rhin CGT, CFTC, CFE-CGC, FO, FSU et FGR a été reçue par Karine Pagliarulo, vice-présidente de la commission Solidarité et autonomie du conseil départemental.

Éducatrice dans le milieu de l'enfance inadaptée et du handicap, retraitée depuis deux ans et adhérente CFTC, Danielle Didier, 62 ans, dit être présente par solidarité avec ses ex-collègues qui, eux, travaillent toujours. « Je ne sais pas s'ils vont tenir jusqu'à 64 ou 65 ans, c'est un métier très dur dans lequel on manque de personnel. Beaucoup sont en arrêt maladie pour dépression ou épuisement professionnel. » Alsacien d'adoption en provenance de Normandie, Alain Vanneau, 70 ans, estime « scandaleux » que les pensions de retraite ne soient pas indexées sur l'inflation. « Retraité depuis sept ans, ma pension n'a augmenté qu'à deux reprises, et de manière infime. » Un retraité cadre de l'industrie va plus loin : « Emmanuel Macron est un voleur, depuis son arrivée au pouvoir, entre la hausse de 25 % de la taxe CSG et le gel des pensions, je perds 4 % de pouvoir d'achat par an. »
« La retraite est en train de se transformer en une sorte "d'allocation sociale"»

Membre de la FSU du Haut-Rhin, Jean-Jacques Umhauer démontre à quel point il faut sonder l'infiniment petit pour scruter les « revalorisations » de pension : « Si on prend 100 EUR de pension brute en 2014, on s'aperçoit que cela donne 101,20 EUR six ans plus tard, soit une revalorisation de 1,20 EUR en six ans ! » Dans le même temps, entre juillet 2014 et juillet 2019, l'augmentation des prix s'est élevée à 4,48 % selon l'Insee.

Les membres de l'intersyndicale dénoncent le fait que l'exécutif tente de diviser leur mouvement en multipliant les taux de CSG ou en accordant la réduction de la taxe d'habitation à certains mais pas à d'autres. « Droit acquis par les cotisations durant la période d'activité, la pension est en train de se transformer en une sorte "d'allocation sociale", véritable variable d'ajustement des politiques publiques. »

Profitant de la période électorale qui se profile, durant laquelle leur catégorie peut peser - « Nous sommes impuissants hors période électorale car nous ne pouvons pas bloquer l'économie » -, les retraités ont adressé un courrier aux 350 maires du Haut-Rhin afin de leur demander de voter une « motion de soutien à la population retraitée » en conseil municipal. « Nous avons pour l'instant reçu un retour positif d'une dizaine d'entre eux », indique Jean-Jacques Umhauer. L'intersyndicale devrait bientôt demander à être reçue par les maires de Colmar, Mulhouse, Saint-Louis et Illzach, ainsi que par Mulhouse Alsace Agglomération (M2A), afin d'évoquer cette initiative.
Véronique BERKANI PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Les retraités dans la rue

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:43:16

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social  À Strasbourg et à Colmar
Les retraités dans la rue
 

 
À Strasbourg, la manifestation organisée par l'intersyndicale des retraités du Bas-Rhin a rassemblé 130 personnes.
Dans le cadre d'une journée d'action nationale - la septième depuis l'élection présidentielle de mai 2017 - des retraités ont manifesté, hier en Alsace, pour exiger la revalorisation de toutes les pensions de retraite et pour s'opposer au projet gouvernemental de système de retraite universel à points.

À Strasbourg, 130 personnes ont répondu à l'appel lancé par l'intersyndicale bas-rhinoise CGT-CGC-FGRFP-FO-FSU-Solidaires. Regroupées en début d'après-midi sur la place Kléber, elles ont écouté l'intervention de Serge Bloch, secrétaire général du syndicat des retraités de la CGT 67 et porte-parole de l'intersyndicale. « Le projet Macron-Delevoye de mettre en place la retraite par points est une escroquerie monumentale [...] Ils veulent détruire une immense conquête sociale, la retraite par répartition basée sur la solidarité intergénérationnelle, et cela afin de pouvoir mettre en place un système par capitalisation qui fera perdre à tout le monde entre 20 et 25 % », a-t-il déclaré avant de préciser « que le niveau de pension a baissé dans tous les pays ayant adopté un système à points, parmi lesquels la Suède, le Danemark et l'Allemagne ».

Les manifestants ont défilé une petite demi-heure dans les rues du centre-ville. Sur le parcours, ils ont scandé plusieurs slogans comme « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, les femmes dans le précaire, de cette société-là on n'en veut pas, on la combat ! » ou encore « Des sous pour nos retraites et nos salaires, pas pour les actionnaires et pas pour la guerre ! »

À Colmar, en fin de matinée, ce sont 80 personnes qui ont affiché des revendications similaires lors du rassemblement organisé par l'intersyndicale haut-rhinoise sur le parvis de l'hôtel du département.

 

 
 

 

Les Français plébiscitent leur maire

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:51:17

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Territoires Collectivités
Les Français plébiscitent leur maire
À cinq mois du scrutin municipal, l'observatoire Odoxa-CGI sur « La voix des territoires » pour la presse en région confirme que le maire reste l'élu le plus populaire pour les Français. Ils lui demandent d'oeuvrer avant tout pour améliorer la sécurité et l'environnement dans la commune.
 

 
au moment où le Sénat examine la loi « engagement et proximité » qui doit renforcer la place des communes, l'enquête publiée ce jour met en évidence la place fondamentale du maire.
Le maire,élu le plus populaire

Le maire obtient 63 % d'opinion favorable. C'est beaucoup plus que tous les autres élus locaux notamment le président de région (38 %), le député ou le président du département (35 %). Le sénateur, qui pourtant représente les territoires est moins coté (25 %).

Le maire est donc le plus connu, le plus apprécié des élus mais cette affection est à nuancer car elle s'effondre à mesure que le nombre d'habitants de la commune augmente.

Au moins 6 Français sur 10 trouvent leur maire compétent (67 %), honnête (67 %), dynamique (64 %), solide, ayant de l'autorité (61 %) et proche des préoccupations des habitants (60 %). C'est une moyenne : les Français qui résident dans les zones rurales attribuent systématiquement 6 à 8 points de plus que les autres. Géographiquement, c'est dans le Grand Est que les administrés sont le plus fier du maire (70° % de bonnes opinions) et en Ile-de-France et Normandie qu'il est le moins plébiscité (60 %).
Priorité à la sécurité et à l'environnement

La sécurité est la thématique que les Français veulent voir parmi les priorités dans la gestion de leur commune : 46 % pour la moyenne des Français. L'environnement arrive en seconde position avec 36 % (avec une pointe à 43 % en Bourgogne France Comté).

Les sondés les plus jeunes placent néanmoins l'environnement en tête de leurs préoccupations.
Utilisation de l'argent public : peut mieux faire

Quelque 59 % des Français sont satisfaits de l'utilisation de l'argent public dans leur commune. Il existe un fossé entre les grandes et les petites villes : les habitants des petites communes (65 %) sont plus confiants que ceux des métropoles (50 % pour les villes de plus de 100 000 habitants).

Le fossé est béant entre les banlieues aisées (70 % des contribuables sont satisfaits de l'utilisation de l'argent public) et ceux des banlieues défavorisées où le pourcentage tombe à 39 %. À noter que les habitants du Grand Est sont les plus convaincus (63 %), loin devant les habitants de Bourgogne Franche-Comté (56 %).
On reprend les mêmes ?

L'attachement au maire se mesure à l'envie de le voir garder son fauteuil : 41 % des Français ne savent pas encore pour qui ils voteront les 15 et 22 mars 2020, 31 % revoteront pour leur maire ou le candidat qu'il désignera. Cette certitude monte à 38 % chez les plus de 65 ans et chez les plus aisés (plus de 3 500 euros par mois). Dans le Grand Est 37 % des personnes interrogées veulent voir leur maire garder son écharpe.
(1) Sondage Odoxa réalisé avec CGI pour la presse en région, France Info et France Bleu. Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 3 005 Français interrogés par Internet du 24 au 30 septembre 2019.

(1) Sondage Odoxa réalisé avec CGI pour la presse en région, France Info et France Bleu. Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 3 005 Français interrogés par Internet du 24 au 30 septembre 2019.

 
 

 

« La nature même du maire est de rassembler »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:53:36

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« La nature même du maire est de rassembler »
François Baroin  Maire de Troyes, président de l'association des maires de France
 

 
Les maires sont les élus les plus populaires mais de moins en moins. Cette défiance vous inquiète ?
Bien sûr mais nous revenons de loin. Il y a cinq ou six ans le message largement diffusé était que les élus locaux ne servaient pas à grand-chose, qu'ils aimaient les cocktails et les honneurs, qu'ils faisaient des ronds-points qui coûtaient cher, et qu'il fallait fusionner les communes. La restauration de la place du maire comme pilier de la république est une réalité et le maire est aujourd'hui le seul élu à être vu en positif.
La plupart des maires politisés ne vont pas mettre leur étiquette partisane en avant lors des municipales. Pourquoi ?

S'il y a bien quelqu'un qui s'élève au-dessus de sa condition partisane, c'est le maire. J'ai à Troyes comme maire-adjoint à l'environnement l'ancienne tête de liste socialiste qui était contre moi lors de ma deuxième candidature. J'ai aussi l'ancienne porte-parole des verts dans mon équipe municipale. On a su travailler ensemble même si personne ne conteste le fait que je sois un élu LR.

Tous les maires ont cette approche. Ils veulent bâtir une équipe qui ressemble à leur ville. La nature même du maire est de rassembler et d'oublier son engagement militant. Il y a des sujets de débats mais cela n'empêche pas de définir un consensus.
78 % des Français sont hostiles au cumul des mandats. Vous êtes pour. L'opinion des Français vous fait douter ?

Non, je n'ai pas changé d'avis. Il y a une grande confusion entre cumul des mandats et cumul des rémunérations Il y a le sentiment dans la population que la soupe est bonne et que tout le monde s'en met plein les poches. Si on demandait aux gens si les élus doivent payer pour exercer des mandats, 98 % diraient oui !

Le cumul des mandats était un moyen pour les territoires d'avoir des représentants au Parlement et de peser dans les débats. Les maires ont l'habitude du consensus et étaient d'excellents législateurs. Cela manque aujourd'hui.
Êtes-vous favorable au non-cumul des mandats dans le temps ?

Là encore il faut faire confiance au peuple. Encadrer dans le temps ce n'est pas faire confiance aux gens. Chaque fois que j'ai été élu, je n'ai pas fait de hold-up. Je n'ai pas été élu par surprise.

 

 
 

 

Dossier Collectivités « La nature même du maire est de rassembler »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:54:13

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Dossier Collectivités « La nature même du maire est de rassembler »
 

 
Photo Philippe Dobrowolska
Les maires sont les élus les plus populaires mais de moins en moins. Cette défiance vous inquiète ?
Bien sûr mais nous revenons de loin. Il y a cinq ou six ans le message largement diffusé était que les élus locaux ne servaient pas à grand-chose, qu'ils aimaient les cocktails et les honneurs, qu'ils faisaient des ronds-points qui coûtaient cher, et qu'il fallait fusionner les communes. La restauration de la place du maire comme pilier de la république est une réalité et le maire est aujourd'hui le seul élu à être vu en positif.
La plupart des maires politisés ne vont pas mettre leur étiquette partisane en avant lors des municipales. Pourquoi ?

S'il y a bien quelqu'un qui s'élève au-dessus de sa condition partisane, c'est le maire. J'ai à Troyes comme maire-adjoint à l'environnement l'ancienne tête de liste socialiste qui était contre moi lors de ma deuxième candidature. J'ai aussi l'ancienne porte-parole des verts dans mon équipe municipale. On a su travailler ensemble même si personne ne conteste le fait que je sois un élu LR.

Tous les maires ont cette approche. Ils veulent bâtir une équipe qui ressemble à leur ville. La nature même du maire est de rassembler et d'oublier son engagement militant. Il y a des sujets de débats mais cela n'empêche pas de définir un consensus.
78 % des Français sont hostiles au cumul des mandats. Vous êtes pour. L'opinion des Français vous fait douter ?

Non, je n'ai pas changé d'avis. Il y a une grande confusion entre cumul des mandats et cumul des rémunérations Il y a le sentiment dans la population que la soupe est bonne et que tout le monde s'en met plein les poches. Si on demandait aux gens si les élus doivent payer pour exercer des mandats, 98 % diraient oui !

Le cumul des mandats était un moyen pour les territoires d'avoir des représentants au Parlement et de peser dans les débats. Les maires ont l'habitude du consensus et étaient d'excellents législateurs. Cela manque aujourd'hui.
Êtes-vous favorable au non-cumul des mandats dans le temps ?

Là encore il faut faire confiance au peuple. Encadrer dans le temps ce n'est pas faire confiance aux gens. Chaque fois que j'ai été élu, je n'ai pas fait de hold-up. Je n'ai pas été élu par surprise.

 

 
 

Internes : toujours l'incertitude

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:02:24

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Santé  Urgences de Mulhouse
Internes : toujours l'incertitude
Y aura-t-il des internes au prochain semestre aux urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse ? Après un week-end et un début de semaine tendus entre les syndicats d'internes et l'Agence régionale de santé, la question restait toujours en suspens ce mardi soir.
 

 
Les soucis de personnel sont loin d'être réglés à l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse, dont les urgences sont toujours en grêve.
Le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg l'avait dit samedi. La mesure « exceptionnelle » annoncée ce jour-là ne « suffira pas ».

En plus de l'envoi de « troupes universitaires » aux urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse « pour aider à assurer l'encadrement des internes », il « faudra trouver d'autres mesures » avant d'affecter de nouveaux internes dans le service mulhousien, amputé de plus des deux tiers de son effectif médical et dont les internes sont en arrêt maladie pour "burn-out". Les nouveaux internes doivent théoriquement arriver ce 1er novembre pour six mois (lire encadré).
Des affectations modifiées

Ce mardi matin, une réunion entre l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est - qui doit procéder aux affectations des internes dans les différents services hospitaliers de la région -, la direction et la Commission médicale d'établissement de l'hôpital, et les représentants des syndicats d'internes (le SAIHCS et le Sarra-IMG), s'est tenue à Mulhouse pour trouver des solutions supplémentaires permettant d'« assurer la sécurité des internes ».

Pendant les heures qui ont précédé cette réunion, la tension a été palpable entre les syndicats d'internes et l'ARS.

Dimanche en fin de soirée, Daria Gheorghe, présidente du Sarra-IMG, indiquait : « Nous venons d'apprendre que l'ARS vient de modifier les affectations d'internes prévues pour le service des urgences de Mulhouse. Elles ne correspondent plus à ce que nous avions décidé lors des trois réunions que nous avons eues ensemble, dont la dernière s'est déroulée le 24 septembre. »

Lundi matin, les deux syndicats d'internes publiaient une Lettre aux internes et un communiqué de presse commun. Dans celui-ci, ils indiquaient qu'« il y a une semaine, nous avions alerté de la situation catastrophique des internes laissés en "autonomie involontaire" au service des urgences de Mulhouse, ayant conduit à l'épuisement et à la mise en arrêt de travail des 17 internes du service [...]. Cette situation, gravissime au vu des témoignages récoltés, ne semble pas alarmer l'État. En effet, malgré nos avertissements, ce ne sont plus 10, mais bien 19 internes, dont 17 internes de premier semestre, que l'ARS souhaite envoyer dans ce service, sans qu'aucune solution pérenne et concrète ne se profile pour sécuriser leur accueil » (les internes de premier semestre sont des étudiants toujours en formation qui, après six années de faculté, sont envoyés pour la première fois sur le terrain en stage, NDLR). Ils expliquaient aussi que « cette décision a été prise de manière unilatérale par l'ARS ».
Un choix reporté à mercredi

Dans ce contexte, malgré l'annonce du doyen de la faculté de médecine et les propositions mises sur la table par l'ARS et la direction, le SAIHCS et le Sarra-IMG ont réaffirmé « ne pouvoir accepter la présence d'internes dans le service de Mulhouse » pour le prochain semestre et « avoir demandé aux différentes autorités compétentes la redistribution de ces postes dans d'autres services d'urgences de la région, en capacité de former les internes et d'assurer leur sécurité ainsi de celle des patients ».

Alors que, selon le calendrier de l'ARS, c'est ce lundi après-midi que devaient être affectés les internes pour la médecine d'urgence, ceux qui devaient être envoyés à Mulhouse « ont tous décidé de reporter leur choix à mercredi ».

La réunion d'hier n'a donc pas permis de débloquer la situation. Selon Daria Gheorghe et Lucas Gauer, le président du SAIHCS, « les solutions déjà évoquées par la direction ne permettent pas de résoudre le fond du problème. On ne demande pas des réunions hebdomadaires de soutien moral, ni à ce que les internes puissent joindre le directeur de garde pour trouver un autre médecin pour l'aider si le médecin urgentiste n'est pas disponible. Le problème de fond est de savoir combien de médecins titulaires seront effectivement présents à partir du 2 novembre, jour et nuit, disponibles pour aider les internes en difficulté », expliquent-ils.

La direction dit « qu'elle s'engage à embaucher des médecins, mais on ne sait pas combien et quand... », complètent-ils.
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:13:09

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Santé Diaconat-Roosevelt
SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée
L'inauguration officielle de l'agrandissement du service SOS main de la clinique du Diaconat-Roosevelt à Mulhouse s'est déroulée samedi 5 octobre. L'occasion pour les différents responsables de rappeler ses missions et au Dr Amend de présenter l'évolution de ce service depuis 1989, date de sa création.
 

 
Le Dr Philippe Amend, chef de l'unité SOS main et le Dr Thomas Zappaterra, chirurgien de la main, entourant Diego Calabro, directeur de la fondation de la Maison du Diaconat.
L'agrandissement du service SOS main de la clinique du Diaconat Roosevelt à Mulhouse a donné lieu à une inauguration samedi 5 octobre. Ce service est dirigé par l'équipe du Dr Philippe Amend, qui est à l'origine de cette unité en 1989. Il dispose, depuis septembre 2018, de deux salles dédiées à la chirurgie de la main.

Le président de la fondation de la Maison du Diaconat, Jean Widmaier, a rappelé, dans son préambule, que cette structure d'excellence a failli être fermée, à partir d'août 2018, par l'administration, en raison d'un caractère dit "atypique". « En effet, un texte réglementaire demandait l'application du principe "un hôpital, un service d'urgences". Nous avons bénéficié d'un soutien sans faille des sénateurs Catherine Troendlé et Jean-Marie Bockel et du député Bruno Fuchs sur ce dossier, en plus de nombreux élus. Notre unité fait partie des 60 unités françaises de SOS main, réunies sous le label de la Fédération européenne des services urgences main. La chirurgie de la main est l'un des pôles d'excellence du Pôle sanitaire privé mulhousien du Diaconat (PSPM). »
Faire attention à ses mains

Le Dr Philippe Amend a rappelé rapidement l'activité de l'unité qu'il a lancée en 1989. « En 2018, ce sont 9 332 patients qui ont été pris en charge, dont 2 634 en ambulatoire, sans oublier les passages pour les pansements spécifiques à notre spécialité, soit 6 000 passages. Depuis notre ouverture, 120 000 personnes sont passées par notre unité ». Il a détaillé l'activité du service qui se répartit en activités non urgentes - pour les interventions du canal carpien (soit 40 % de l'activité), les problèmes liés à l'arthrose, les tendinites... Le Dr Amend a insisté sur l'attention que méritent les mains. « Elles sont des organes fonctionnelles et adaptables, mais pensez à mettre des gants selon les travaux. Et attention lors du maniement du couteau pour l'ouverture des huîtres. »
Deux millions d'euros d'investissement

Le directeur de la fondation, Diego Calabro, a mis en avant les travaux entrepris pour cet agrandissement, avec un investissement de deux millions d'euros.

Ce service est riche de sept chirurgiens spécialisés et un 8e recrutement est en cours. Les locaux vides de l'ancienne maternité (installée depuis à la clinique Diaconat-Fonderie) ont permis l'installation d'une salle d'opération (au nombre de deux désormais), la création d'une grande salle de réveil et un nouvel aménagement sur le site. « Tout est fait pour proposer aux patients un service toujours adapté et amélioré en termes de prise en charge. La notoriété de ce service est étendue au Territoire de Belfort, à la Haute-Saône et au Doubs. C'est une chance d'avoir, dans notre secteur, de tels professionnels. » Et de poursuivre en direction des élus présents : « Il est important de profiter pleinement et durablement des offres de soins de nos cliniques mulhousiennes qui ne cessent de recruter de nouveaux médecins ». Quant au maire de Mulhouse, Michèle Lutz, elle a livré son témoignage de patiente à l'unité SOS main. « Je suis soucieuse de l'état de santé, pour Mulhouse et au-delà. »
Sabine HARTMANN PLUS WEB Voir nos vidéos avec les interviews du directeur de la fondation du Diaconat Diego Calabro et du Dr Philippe Amend, et le diaporama sur le site www.dna.fr

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Mulhouse SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:27:45

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Mulhouse SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée
 

 
De gauche à droite, le Dr Philippe Amend, chef de l'unité SOS main, Diego Calabro, directeur de la Fondation de la Maison du Diaconat, et le Dr Thomas Zappaterra, chirurgien de la main. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
L'agrandissement du service SOS main de la clinique du Diaconat Roosevelt à Mulhouse a donné lieu à une inauguration samedi 5 octobre. Ce service est dirigé par l'équipe du Dr Philippe Amend, qui est à l'origine de cette unité en 1989. Il dispose, depuis septembre 2018, de deux salles dédiées à la chirurgie de la main.

Le président de la Fondation de la Maison du Diaconat, Jean Widmaier, a rappelé, dans son préambule, que cette structure d'excellence a failli être fermée, à partir d'août 2018, par l'administration, en raison d'un caractère dit "atypique" (lire ci-contre). « En effet, un texte réglementaire demandait l'application du principe "un hôpital, un service d'urgences". Nous avons bénéficié d'un soutien sans faille des sénateurs Catherine Troendlé et Jean-Marie Bockel et du député Bruno Fuchs sur ce dossier, en plus de nombreux élus. Notre unité fait partie des 60 unités françaises de SOS main, réunies sous le label de la Fédération européenne des services urgences main. La chirurgie de la main est l'un des pôles d'excellence du Pôle sanitaire privé mulhousien du Diaconat (PSPM). »
Faire attention à ses mains

Le Dr Philippe Amend a rappelé rapidement l'activité de l'unité qu'il a lancée en 1989. « En 2018, ce sont 9332 patients qui ont été pris en charge, dont 2634 en ambulatoire, sans oublier les passages pour les pansements spécifiques à notre spécialité, soit 6000 passages. Depuis notre ouverture, 120 000 personnes sont passées par notre unité ». Il a détaillé l'activité du service qui se répartit en activités non urgentes - pour les interventions du canal carpien (soit 40 % de l'activité), les problèmes liés à l'arthrose, les tendinites... Le Dr Amend a insisté sur l'attention que méritent les mains. « Elles sont des organes fonctionnelles et adaptables, mais pensez à mettre des gants selon les travaux. Et attention lors du maniement du couteau pour l'ouverture des huîtres. »

Le directeur de la Fondation, Diego Calabro, a mis en avant les travaux entrepris pour cet agrandissement, avec un investissement de deux millions d'euros.
Deux millions d'euros d'investissement

Ce service est riche de sept chirurgiens spécialisés et un 8e recrutement est en cours. Les locaux vides de l'ancienne maternité (installée depuis à la clinique Diaconat-Fonderie) ont permis l'installation d'une salle d'opération (au nombre de deux désormais), la création d'une grande salle de réveil et un nouvel aménagement sur le site. « Tout est fait pour proposer aux patients un service toujours adapté et amélioré en termes de prise en charge. La notoriété de ce service est étendue au Territoire de Belfort, à la Haute-Saône et au Doubs. C'est une chance d'avoir, dans notre secteur, de tels professionnels. » Et de poursuivre en direction des élus présents : « Il est important de profiter pleinement et durablement des offres de soins de nos cliniques mulhousiennes qui ne cessent de recruter de nouveaux médecins ». Quant au maire de Mulhouse, Michèle Lutz, elle a livré son témoignage de patiente à l'unité SOS main. « Je suis soucieuse de l'état de santé, pour Mulhouse et au-delà. »
Sabine HARTMANN PLUS WEB Voir nos vidéos avec les interviews du directeur de la Fondation du Diaconat Diego Calabro et du Dr Philippe Amend, et le diaporama sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Colmar Chirac à sa place ?

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:49:28

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Colmar  Chirac à sa place ?
 

 
Gilbert Meyer envisage de rebaptiser la place de la mairie à Colmar du nom de Jacques Chirac. Une manière pour le maire de Colmar de témoigner sa fidélité au souvenir de l'ancien Président. Les riverains de la place ont été avertis par courrier de cette intention.

Sauf que certains ne l'entendent pas de cette oreille. Ancienne élue d'opposition au conseil municipal, Claudine Anglaret s'en fait la porte-parole dans un courrier adressé au maire, en tant que présidente du conseil syndical de la résidence « place de la mairie » (immeubles n° 5,7,9).

Elle plaide le côté pratique de l'actuelle dénomination pour les administrés qui cherchent les services de la mairie. Elle invoque aussi les « tourments administratifs » qu'un nouveau nom de baptême générerait pour les résidents des immeubles de la place, en particulier les personnes âgées.

En remplacement, Claudine Anglaret suggère de donner le nom de Chirac à la place devant le musée Unterlinden « qui a l'avantage d'exister sans changer une kyrielle d'adresses ou de sites ». Ou encore à l'esplanade devant le futur hôtel de la Montagne Verte. « Malheureusement, celle-ci ne sera pas prête avant que vous ne vous présentiez aux prochaines élections municipales », ironise Mme Anglaret, qui soupçonne le maire de vouloir s'afficher aux côtés du clan Chirac avant les élections.
Clément Tonnot

 

 
 

Argent Taxe d'habitation Six millions de Français ont trop payé et seront remboursés

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:57:12

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Argent Taxe d'habitation
Six millions de Français ont trop payé et seront remboursés
 

 
Erreur de la banque en votre faveur. Quelque 6,3 millions de Français vont bénéficier d'un remboursement de la part du fisc en raison d'un trop-perçu sur le paiement de la taxe d'habitation pour 2019, annoncé ce mardi le ministère de l'Action et des Comptes publics.
Qui sera concerné ?

Seront concernés par ce remboursement les foyers qui ont opté pour la mensualisation de leur taxe et qui n'ont « pas, ou pas suffisamment, modulé à la baisse leurs mensualités », prévient Bercy.
Pourquoi une telle marge ?

Le ministère explique ainsi le trop-perçu : en 2018, « le dégrèvement de la taxe d'habitation était fixé à hauteur de 30 %. Cette année, il a encore augmenté, à hauteur de 65 %. Donc, si les contribuables concernés par la suppression progressive n'ont pas, ou pas suffisamment modulé à la baisse leur versement, alors ils auront payé le même montant que l'année dernière, soit avant la deuxième phase de dégrèvement. »
Quel montant ?

Le montant concerné atteint 1,14 milliard d'euros au total. La somme moyenne de remboursement atteindra 180 euros par personne.
Comment interviendrale remboursement ?

Tous les versements se feront automatiquement, même si le délai reste encore inconnu. Le ministère ajoute que ces remboursements « peuvent être identifiés sur vos relevés bancaires par l'émetteur "DDFIP (NDLR : Direction départementale des finances publiques)" ou "DRFIP (NDLR : Direction régionale des finances publiques)" ».

 

 
 

 

le FMI prône baisses d'impôts et taxes carbone

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:58:12

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ECONOMIE  Changement climatique
le FMI prône baisses d'impôts et taxes carbone
 

 
Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international
Les taxes sur le carbone sont efficaces pour lutter contre le changement climatique mais elles doivent être assorties de réductions d'impôts et d'incitation à l'investissement dans les infrastructures propres pour assurer la transition, a préconisé mardi la nouvelle patronne du FMI. « Les taxes sur le carbone peuvent être l'un des outils les plus puissants et les plus efficaces », a souligné Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international dans un discours prononcé en amont des réunions d'automne. « Mais la clé est de changer les systèmes fiscaux et non pas simplement d'ajouter une nouvelle taxe », a-t-elle ajouté.

Elle relève que des revenus supplémentaires issus des taxes sur le carbone pourraient être utilisés pour réduire les impôts des ménages les plus vulnérables. Les nouvelles ressources pourraient également « soutenir les investissements dans l'infrastructure d'énergie propre qui aidera la planète à guérir ».
Un changement de politique utilisé en Suède

Elle observe que pour faire face au changement climatique, « il faut non seulement atténuer les dégâts mais encore s'adapter à l'avenir ». « C'est une crise où personne n'est à l'abri et où chacun a la responsabilité d'agir », commente-t-elle encore.

Elle rappelle que l'une des priorités au FMI est d'aider les pays à réduire leurs émissions de carbone et à devenir plus résilients au changement climatique. Mme Georgieva cite en outre l'exemple de la Suède (Europe du nord) qui a mis en place une taxe sur le carbone en 1991 : « les ménages à revenus faibles et moyens ont bénéficié de transferts et de réductions d'impôts plus élevés pour les aider à compenser les coûts énergétiques plus élevés ».

Ce changement de politique a permis de réduire les émissions de carbone de la Suède de 25 % depuis 1995, tandis que son économie a progressé de plus de 75 %, rappelle la directrice générale en poste depuis le 1er octobre.

 

 
 

 

le FMI prône baisses d'impôts et taxes carbone

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:29:28

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le FMI prône baisses d'impôts et taxes carbone
 

 
Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international Photo Eric BARADAT/AFP
Les taxes sur le carbone sont efficaces pour lutter contre le changement climatique mais elles doivent être assorties de réductions d'impôts et d'incitation à l'investissement dans les infrastructures propres pour assurer la transition, a préconisé mardi la nouvelle patronne du FMI. « Les taxes sur le carbone peuvent être l'un des outils les plus puissants et les plus efficaces », a souligné Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international dans un discours prononcé en amont des réunions d'automne. « Mais la clé est de changer les systèmes fiscaux et non pas simplement d'ajouter une nouvelle taxe », a-t-elle ajouté.

Elle relève que des revenus supplémentaires issus des taxes sur le carbone pourraient être utilisés pour réduire les impôts des ménages les plus vulnérables. Les nouvelles ressources pourraient également « soutenir les investissements dans l'infrastructure d'énergie propre qui aidera la planète à guérir ».
Un changement de politique utilisé en Suède

Elle observe que pour faire face au changement climatique, « il faut non seulement atténuer les dégâts mais encore s'adapter à l'avenir ». « C'est une crise où personne n'est à l'abri et où chacun a la responsabilité d'agir », commente-t-elle encore.

Elle rappelle que l'une des priorités au FMI est d'aider les pays à réduire leurs émissions de carbone et à devenir plus résilients au changement climatique. Mme Georgieva cite en outre l'exemple de la Suède (Europe du nord) qui a mis en place une taxe sur le carbone en 1991 : « les ménages à revenus faibles et moyens ont bénéficié de transferts et de réductions d'impôts plus élevés pour les aider à compenser les coûts énergétiques plus élevés ».

Ce changement de politique a permis de réduire les émissions de carbone de la Suède de 25 % depuis 1995, tandis que son économie a progressé de plus de 75 %, rappelle la directrice générale en poste depuis le 1er octobre.

 

 
 

L'A35 bloquée par 90 tracteurs pendant une demi-journée

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:59:08

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Roppenheim  Manifestation des agriculteurs
L'A35 bloquée par 90 tracteurs pendant une demi-journée
Une centaine de manifestants, répondant à l'appel à manifester de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs (JA) ce mardi, ont bloqué l'autoroute A35 au niveau de l'échangeur avec la départementale 4, du milieu de matinée jusqu'en début d'après-midi.
 

 
Le trafic de l'autoroute a été dévié vers la route départementale.
À Roppenheim, comme sur quatre autres sites du Bas-Rhin (voir article en pages Région), les agriculteurs ont choisi la route pour donner de la visibilité à leur mouvement. Près de 90 tracteurs en provenance de plusieurs cantons (Wissembourg, Bischwiller, Soultz, Seltz-Lauterbourg, Roppenheim) ont été positionnés dans la matinée pour bloquer l'autoroute. Un premier convoi, parti de Schaffhouse-sur-Moder, et un second, venu de Rountzenheim, ont d'abord mené une opération escargot en remontant l'A35. Puis ils ont fait jonction au niveau de l'échangeur avec la route départementale 4 en fin de matinée. Les voitures et camions circulant sur cet axe ont été contraints de prendre la sortie pour contourner le blocage.
Profession déconsidérée

« France, veux-tu encore de tes paysans ? », « Qui vous nourrit ? », « Non au CETA »... Les banderoles installées sur les tracteurs dévoilent des slogans variés. « On ne manifeste pas pour une chose bien précise aujourd'hui, explique Christophe Haas, membre du bureau des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. C'est surtout vraiment fait pour montrer le ras-le-bol des agriculteurs sur le terrain et arriver à les mobiliser pour peser dans les futures négociations. » De l'avis de tous, le projet d'arrêté sur les zones de non-traitement (ZNT), qui interdit l'utilisation de pesticides à proximité des habitations, a été « la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ». Mais cette polémique ne fait que s'ajouter à une somme d'autres phénomènes qui, à leurs yeux, rendent l'équation insoluble pour la profession. En premier lieu, « l'agribashing », terme à la mode pour désigner une propension dans les médias et sur les réseaux sociaux à dénigrer le travail des exploitants agricoles : « Pour moi, c'est clairement du harcèlement moral que l'on subit, estime l'un des manifestants. Nous en sommes au point où nos enfants n'osent plus dire qu'ils sont fils d'agriculteurs à l'école. »
« Un message à faire passer »

Dans leur collimateur se trouvent également le gouvernement et les élus, accusés de vouloir transformer l'agriculture sans consulter les premiers concernés. Les traités de libre-échange signés, comme celui avec le Canada (le CETA), ou en cours de négociations, comme le Mercosur, leur font craindre une concurrence déloyale, les normes étant beaucoup plus restrictives dans l'Hexagone. « Il y a vraiment un message à faire passer : il faut informer les gens et leur rabâcher qu'ils ne peuvent pas faire sans nous, estime Christian Schneider, délégué FDSEA pour Seltz-Lauterbourg. Les agriculteurs sont capables d'évoluer, ils le font en permanence. » Vers 14 h 30, les banderoles et le barbecue ont été rangés, puis les agriculteurs sont remontés dans leurs tracteurs, qui ont repris le chemin de leurs exploitations respectives.
Eddie RABEYRIN

 

 
 

 

Le coup de semonce des agriculteurs

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:59:30

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Manifestation 900 tracteurs bloquent les routes alsaciennes
Le coup de semonce des agriculteurs
À l'appel de la FNSEA et des JA, environ 900 tracteurs ont bloqué les grands axes alsaciens durant trois heures ce mardi. La mobilisation des agriculteurs a entraîné d'importantes perturbations de circulation sur les autoroutes, du nord au sud de la région.
 

 
Les agriculteurs voulaient exprimer leur colère, leur «ras-le-bol», en installant six points de blocage dans toute l'Alsace.
« On a choisi de bloquer symboliquement, entre 11 h et 14 h, pour ne pas trop gêner les gens qui travaillent ». La profession agricole entendait ainsi exprimer sa colère et son désarroi face au « manque de considération, à l'excès de normes, aux prix bas, et la concurrence déloyale ». Les agriculteurs ont mis en place six points de blocage ce mardi, du nord au sud de l'Alsace.
Rencontre matinale à la Région

À Strasbourg, environ 140 tracteurs ont investi l'autoroute à hauteur de la sortie Cronenbourg dans les deux sens, alors qu'une déviation de la circulation se mettait en place, sécurisée par un important dispositif policier. À Brumath, on en dénombrait 200, le dernier décompte de la FDSEA du Bas-Rhin faisait état de 740 engins agricoles dans le département, contre 550 selon la préfecture. Dans le Haut-Rhin, ils étaient environ 150.

Pour Denis Ramspacher, « le ras-le-bol est tel qu'on n'a pas eu grand-chose à faire pour mobiliser, même s'il y a encore des travaux des champs, avec le maïs, les betteraves, les semis de blé et les vendanges.» Avant la manifestation, le président de la chambre d'agriculture d'Alsace et les responsables syndicaux agricoles ont enchaîné les rendez-vous. Lundi, ils ont rencontré les parlementaires alsaciens, puis l'association des maires du Bas-Rhin « pour voir comment on peut discuter » ; sur l'épineux sujet, notamment, des zones de non-traitement, ces bandes tampon entre champs et habitations pour l'épandage des pesticides. Et, ce mardi à 8h, avant d'aller manifester, ils étaient reçus à Strasbourg par la commission agricole du conseil régional. Il y a le feu à la ferme France.
« Sauvez les paysans ! »

« Au nom de la terre, sauvez-nous ». « Sauvez les paysans » : cette supplique affichée à l'avant de certains tracteurs traduit l'ampleur du malaise agricole. Du côté de Wasselonne-Marlenheim, les agriculteurs ont procédé à la pendaison symbolique d'un « paysan en paille », pour signifier la mort de leur profession. Pour Julien Koegler, le président des JA du Bas-Rhin, les agriculteurs ont au moins trois raisons d'être sous pression : ils sont victimes d'agribashing au quotidien, « un vrai harcèlement moral sur nos pratiques. On est prêts à les améliorer, dit-il, mais pour ça, on a besoin d'être soutenus, pas d'être montrés du doigt. » S'y ajoutent les distorsions de concurrence, « la France est championne pour rajouter une couche aux normes européennes », et les accords de libre-échange, « Ceta, Mercosur... Alors que le gouvernement nous demande de produire plus vert, il laisse entrer la production de pays qui n'ont pas les mêmes réglementations ». Pour le monde agricole, la coupe est pleine. La manifestation de mardi résonnait comme un avertissement.

Les agriculteurs ont bloqué l'autoroute A35 à hauteur de Cronenbourg de 11h à 14h.  Photo DNA /Franck Delhomme
10 km de ralentissements sur l'A35

Les barrages ont entraîné d'importantes difficultés de circulation sur l'A35 et l'A4, avec, entre autres, un ralentissement de 10 km au plus fort de la manifestation dans le sens Sélestat-Strasbourg, indique la préfecture. Par ailleurs, 750 poids lourds ont été stationnés sur les différentes aires.

Après un barbecue et des prises de paroles, les agriculteurs ont levé le blocage des différents sites vers 14 h, comme prévu. Mais le retour à la normale du trafic n'a eu lieu qu'en milieu d'après-midi, notamment sur la RN 83 entre la sortie sud de Sélestat et l'échangeur de Saint-Hippolyte où les camions avaient été arrêtés avant de pouvoir reprendre l'autoroute A35.
I.N Voir notre vidéo sur www.dna.fr.

Voir notre vidéo sur www.dna.fr.

 
 

 

Agriculture Le coup de semonce des agriculteurs

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:05:14

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Agriculture Le coup de semonce des agriculteurs
 

 
 
« On a choisi de bloquer symboliquement entre 11 h et 14 h pour ne pas trop gêner les gens qui travaillent. » La profession agricole entendait ainsi exprimer sa colère et son désarroi face au « manque de considération, à l'excès de normes, aux prix bas, et la concurrence déloyale ». Les agriculteurs ont mis en place 6 points de blocage ce mardi, du nord au sud de l'Alsace.
Rencontre matinale avec le conseil régional

À Strasbourg, environ 140 tracteurs ont investi l'autoroute à hauteur de la sortie Cronenbourg dans les deux sens, alors qu'une déviation de la circulation se mettait en place, sécurisée par un important dispositif policier. À Brumath, on en dénombrait 200, le dernier décompte de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Bas-Rhin faisait état de 740 engins agricoles dans le département, contre 550 selon la préfecture. Dans le Haut-Rhin, ils étaient environ 150.

Pour Denis Ramspacher, « le ras-le-bol est tel qu'on n'a pas eu grand-chose à faire pour mobiliser, même s'il y a encore des travaux des champs, avec le maïs, les betteraves, les semis de blé et les vendanges. Avant la manifestation, le président de la Chambre d'agriculture d'Alsace et les responsables syndicaux agricoles ont enchaîné les rendez-vous. Lundi, ils ont rencontré les parlementaires alsaciens, puis l'association des maires du Bas-Rhin « pour voir comment on peut discuter » ; sur l'épineux sujet, notamment, des zones de non-traitement, ces bandes tampon entre champs et habitations pour l'épandage des pesticides. Et ce mardi à 8 h, avant d'aller manifester, ils étaient reçus à Strasbourg par la commission agricole du conseil régional. Il y a le feu à la ferme France.
« Sauvez les paysans ! »

« Au nom de la terre, sauvez-nous ». « Sauvez les paysans » : cette supplique affichée à l'avant de certains tracteurs traduit l'ampleur du malaise agricole. Du côté de Wasselonne-Marlenheim, les agriculteurs ont procédé à la pendaison symbolique d'un « paysan en paille », pour signifier la mort de leur profession. Pour Julien Koegler, le président des Jeunes agriculteurs du Bas-Rhin, les agriculteurs ont au moins trois raisons d'être sous pression : ils sont victimes d'agribashing au quotidien, « un vrai harcèlement moral sur nos pratiques. On est prêts à les améliorer, dit-il, mais pour ça, on a besoin d'être soutenus pas d'être montrés du doigt. »

S'y ajoutent les distorsions de concurrence, « la France est championne pour rajouter une couche aux normes européennes », et les accords de libre-échange, « Ceta, Mercosur alors que le gouvernement nous demande de produire plus vert il laisse entrer la production de pays qui n'ont pas les mêmes réglementations ». Pour le monde agricole, la coupe est pleine. La manifestation de mardi résonnait comme un avertissement.

Les agriculteurs ont bloqué l'autoroute A35 à hauteur de Cronenbourg de 11h à 14h.  Photo DNA /Franck Delhomme
10 km de ralentissements sur l'A35

Les barrages ont entraîné d'importantes difficultés de circulations sur l'A35 et l'A4, avec entre autres, un ralentissement de 10 km au plus fort de la manifestation dans le sens Sélestat-Strasbourg, indique la préfecture. Par ailleurs, 750 poids lourds ont été stockés sur les différentes aires.

Après un barbecue et des prises de paroles, les agriculteurs ont levé le blocage des différents sites vers 14 h, comme prévu. Mais le retour à la normale du trafic n'a eu lieu qu'en milieu d'après-midi, notamment sur la RN 83 entre la sortie sud de Sélestat et l'échangeur de Saint-Hippolyte où les camions avaient été stoppés avant de pouvoir reprendre l'autoroute A35.
I.N. PLUS WEB Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr.

 

 
 

Macron appelle à « faire bloc » face au terrorisme

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:41:58

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Cérémonie Tuerie de la préfecture
Macron appelle à « faire bloc » face au terrorisme
Un hommage national a été organisé mardi, dans la cour de la préfecture de Paris, pour les quatre policiers tués le 3 octobre. Dans son allocution, le président a appelé la Nation à s'unir pour « venir à bout de l'hydre islamiste ».
 

 
Le président a rendu hommage aux quatre victimes.
Silence pesant, ce mardi, dans la cour de la préfecture de police de Paris. Cinq jours après la tuerie, une centaine de personnes étaient rassemblées sous la pluie, pour l'hommage national à Aurélia, Damien, Anthony et Brice, les quatre fonctionnaires tombés sous les coups de Mickaël Harpon, leur collègue radicalisé.
« La justice passera »

Dans son discours d'une quinzaine de minutes, Emmanuel Macron, empruntant des accents guerriers, a promis « un combat sans relâche » mené face au terrorisme islamiste, et appelé les Français à « faire bloc ». « Les institutions seules ne suffiront pas à venir à bout de l'hydre islamiste », a-t-il insisté. « C'est la Nation tout entière qui doit s'unir, se mobiliser pour agir ». Et d'assurer : « La lumière sera faite, les interrogations levées, les responsabilités établies, la justice passera ».

Sur le front de l'enquête justement, les services antiterroristes ont mis la main sur une clé USB dans le bureau de Mickaël Harpon contenant des vidéos de propagande du groupe État islamique et des données relatives à des collègues. L'enjeu est maintenant de faire l'inventaire exhaustif de son contenu et de déterminer ce qu'il a fait de ces données. Les enquêteurs cherchent notamment d'éventuels complices dans les milieux radicaux, et à éclaircir la nature des informations auxquelles l'assaillant a pu avoir accès à la préfecture.
Court répit pour Christophe Castaner

Pour le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, cet hommage solennel n'offre qu'un court répit, alors qu'il est très critiqué depuis cette attaque meurtrière au coeur d'une administration censée être l'un des fers de lance de la sécurité de l'État. L'opposition, à droite et à l'extrême droite, exige sa démission, exclue par l'intéressé, qui a toutefois reconnu un « dysfonctionnement d'État ».

Le ministre a été auditionné à huis clos mardi matin par la délégation parlementaire au renseignement sur les éventuelles failles ayant permis l'attaque. Il a ensuite enchaîné dans l'après-midi avec la commission des lois de l'Assemblée nationale. Il sera également interrogé jeudi par la commission des lois du Sénat.

L'Assemblée nationale et le Sénat ont par ailleurs observé, mardi, un moment de recueillement en hommage aux quatre victimes de la préfecture. Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé la création d'une commission d'enquête pour comprendre les conditions de cette attaque. Elle commencera ses travaux la semaine prochaine. Le député LR Eric Ciotti en sera le président probable, ou le rapporteur.

 

 
 

 

Macron appelle à « faire bloc » face au terrorisme

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:06:50

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Macron appelle à « faire bloc » face au terrorisme
 

 
Le président a rendu hommage aux quatre victimes. Photo LUDOVIC MARIN
Silence pesant, ce mardi, dans la cour de la préfecture de police de Paris. Cinq jours après la tuerie, une centaine de personnes étaient rassemblées sous la pluie, pour l'hommage national à Aurélia, Damien, Anthony et Brice, les quatre fonctionnaires tombés sous les coups de Mickaël Harpon, leur collègue radicalisé.
« La justice passera »

Dans son discours d'une quinzaine de minutes, Emmanuel Macron, empruntant des accents guerriers, a promis « un combat sans relâche » mené face au terrorisme islamiste, et appelé les Français à « faire bloc ». « Les institutions seules ne suffiront pas à venir à bout de l'hydre islamiste », a-t-il insisté. « C'est la Nation tout entière qui doit s'unir, se mobiliser pour agir ». Et d'assurer : « La lumière sera faite, les interrogations levées, les responsabilités établies, la justice passera ».

Sur le front de l'enquête justement, les services antiterroristes ont mis la main sur une clé USB dans le bureau de Mickaël Harpon contenant des vidéos de propagande du groupe État islamique et des données relatives à des collègues. L'enjeu est maintenant de faire l'inventaire exhaustif de son contenu et de déterminer ce qu'il a fait de ces données. Les enquêteurs cherchent notamment d'éventuels complices dans les milieux radicaux, et à éclaircir la nature des informations auxquelles l'assaillant a pu avoir accès à la préfecture.
Court répit pour Christophe Castaner

Pour le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, cet hommage solennel n'offre qu'un court répit, alors qu'il est très critiqué depuis cette attaque meurtrière au coeur d'une administration censée être l'un des fers de lance de la sécurité de l'État. L'opposition, à droite et à l'extrême droite, exige sa démission, exclue par l'intéressé, qui a toutefois reconnu un « dysfonctionnement d'État ».

Le ministre a été auditionné à huis clos mardi matin par la délégation parlementaire au renseignement sur les éventuelles failles ayant permis l'attaque. Il a ensuite enchaîné dans l'après-midi avec la commission des lois de l'Assemblée nationale. Il sera également interrogé jeudi par la commission des lois du Sénat.

L'Assemblée nationale et le Sénat ont par ailleurs observé, mardi, un moment de recueillement en hommage aux quatre victimes de la préfecture. Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé la création d'une commission d'enquête pour comprendre les conditions de cette attaque. Elle commencera ses travaux la semaine prochaine. Le député LR Eric Ciotti en sera le président probable, ou le rapporteur.

 

 
 

A quoi va ressembler le revenu universel d'activité ?

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:42:24

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Social Le gouvernement veut fusionner les minima sociaux
A quoi va ressembler le revenu universel d'activité ?
Simplifier et fusionner les minima sociaux actuels et lutter contre la pauvreté : c'est l'objectif de la nouvelle prestation sociale unique voulue par le président Macron. Les Français sont invités à donner leur avis.
 

 
L'objectif du revenu universel d'activité est de lutter contre la pauvreté.
Emmanuel Macron a promis la création d'un revenu universel d'activité pour lutter contre la pauvreté. À partir d'aujourd'hui, vous pouvez donner votre avis dans le cadre d'une consultation citoyenne chargée de définir les contours de cette réforme.
Fusion des aides sociales

Le revenu universel d'activité (RUA) n'est pas le revenu universel d'existence défendu par Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle de 2017. Le candidat socialiste promettait une allocation de base, versée de manière inconditionnelle aux 19 millions de Français touchant moins de 1,9 SMIC (2 812 euros brut, ou 2 185 euros net). La version d'Emmanuel Macron est complètement différente. Elle vise à fusionner les aides versées aux bénéficiaires de minima sociaux et en même temps à les ramener vers l'emploi (lire par ailleurs).
Quel est l'objectif ?

Le but du gouvernement est de « donner plus de lisibilité » au système de protection sociale français. Cette simplification doit, selon l'exécutif, permettre de « lutter contre la pauvreté ». Avec une seule prestation sociale, le but est de réduire le taux de non-recours : « 30 % des allocataires potentiels du RSA et 40 % des bénéficiaires possibles du minimum vieillesse ne le demandent pas », rappelle Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quel périmètre ?

À minima, le RUA englobera le revenu de solidarité active (RSA), la prime d'activité et les aides personnalisées au logement (APL).

Faut-il aller plus loin et élargir aux autres minima sociaux (il en existe 10 en France) ? C'est l'une des questions posées dans le cadre de la consultation. Le gouvernement envisage d'élargir le périmètre du RUA aux autres aides comme l'allocation de solidarité spécifique (ASS), le minimum vieillesse ou encore l'allocation adulte handicapé.
Qui serait concerné ?

La réforme touche potentiellement 15 millions de Français, selon le ministère des Affaires sociales. Une question reste en suspens. Le RUA concernera-t-il les bénéficiaires actuels du RSA ou sera-t-il élargi aux jeunes de moins de 25 ans qui aujourd'hui ne touchent pas ce minima social ?
Quel montant ?

C'est le sujet que le gouvernement se garde bien d'aborder pour l'instant. À ce stade de la consultation publique, l'exécutif promet juste que la réforme n'a pas pour but de faire des économies. Mais des interrogations subsistent. Si le RUA est élargi aux jeunes, ou si la réforme fait des perdants par rapport au système actuel, comment l'exécutif va-t-il compenser budgétairement ?
Quand sera-t-il versé ?

Le versement du RUA n'est pas pour tout de suite. Un projet de loi sera déposé devant le Parlement courant 2020 pour une mise en place en 2022 ou 2023.
Élodie BÉCU

 

 
 

 

A quoi va ressembler le revenu universel d'activité ?

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:08:25

© L'alsace, Mercredi le 09 Octobre 2019
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A quoi va ressembler le revenu universel d'activité ?
 

 
L'objectif du revenu universel d'activité est de lutter contre la pauvreté. Photo Thomas SAMSON/AFP
Emmanuel Macron a promis la création d'un revenu universel d'activité pour lutter contre la pauvreté. À partir d'aujourd'hui, vous pouvez donner votre avis dans le cadre d'une consultation citoyenne chargée de définir les contours de cette réforme.
Fusion des aides sociales

Le revenu universel d'activité (RUA) n'est pas le revenu universel d'existence défendu par Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle de 2017. Le candidat socialiste promettait une allocation de base, versée de manière inconditionnelle aux 19 millions de Français touchant moins de 1,9 SMIC (2 812 euros brut, ou 2 185 euros net). La version d'Emmanuel Macron est complètement différente. Elle vise à fusionner les aides versées aux bénéficiaires de minima sociaux et en même temps à les ramener vers l'emploi (lire par ailleurs).
Quel est l'objectif ?

Le but du gouvernement est de « donner plus de lisibilité » au système de protection sociale français. Cette simplification doit, selon l'exécutif, permettre de « lutter contre la pauvreté ». Avec une seule prestation sociale, le but est de réduire le taux de non-recours : « 30 % des allocataires potentiels du RSA et 40 % des bénéficiaires possibles du minimum vieillesse ne le demandent pas », rappelle Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quel périmètre ?

À minima, le RUA englobera le revenu de solidarité active (RSA), la prime d'activité et les aides personnalisées au logement (APL).

Faut-il aller plus loin et élargir aux autres minima sociaux (il en existe 10 en France) ? C'est l'une des questions posées dans le cadre de la consultation. Le gouvernement envisage d'élargir le périmètre du RUA aux autres aides comme l'allocation de solidarité spécifique (ASS), le minimum vieillesse ou encore l'allocation adulte handicapé.
Qui serait concerné ?

La réforme touche potentiellement 15 millions de Français, selon le ministère des Affaires sociales. Une question reste en suspens. Le RUA concernera-t-il les bénéficiaires actuels du RSA ou sera-t-il élargi aux jeunes de moins de 25 ans qui aujourd'hui ne touchent pas ce minima social ?
Quel montant ?

C'est le sujet que le gouvernement se garde bien d'aborder pour l'instant. À ce stade de la consultation publique, l'exécutif promet juste que la réforme n'a pas pour but de faire des économies. Mais des interrogations subsistent. Si le RUA est élargi aux jeunes, ou si la réforme fait des perdants par rapport au système actuel, comment l'exécutif va-t-il compenser budgétairement ?
Quand sera-t-il versé ?

Le versement du RUA n'est pas pour tout de suite. Un projet de loi sera déposé devant le Parlement courant 2020 pour une mise en place en 2022 ou 2023.
Élodie BÉCU

 

 
 

Darmanin met le paquet sur la lutte anti-contrebande

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:01:42

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Politique Trafic de tabac et avenir des buralistes
Darmanin met le paquet sur la lutte anti-contrebande
Montrer combien les douanes françaises luttent contre le trafic de tabac et combien le gouvernement est attentif à l'avenir des buralistes: tels étaient les objectifs de la visite du ministre de l'Action et des Comptes publics ce mardi matin à Strasbourg.
 

 
Le ministre Gérald Darmanin a assisté à un contrôle douanier mardi matin au Pont de l'Europe,
Gérald Darmanin était donc sur le pont, dans tous les sens du terme.

Mardi, il a assisté à un contrôle douanier mis en scène au débouché du pont de l'Europe, côté français. Puis à un contrôle dans un tram venant de Kehl, en restant sur le quai pendant que les fonctionnaires effectuaient quelques fouilles, dans une rame étonnée par l'agitation matinale et un départ qui tarde.
« Le plus gros traficvient des pays extracommunautaires »

Les explications lui étaient données par Christine Dirringer, la directrice régionale des douanes à Strasbourg. Elle a notamment rappelé la prise récente de 4,5 tonnes de tabac à narguilé.

« Cigarettes, mais pas que... stupéfiants, armes, munitions, contrefaçons. » Les douaniers cherchent tous azimuts, aidés par Jed, le chien renifleur particulièrement entraîné à détecter des stupéfiants.

Les agents du ministère des Finances fouillent un camion chargé de palettes destinées à l'industrie automobile, ouvrent un paquet adressé par Amazon à un particulier, déballent la valise d'un automobiliste qui rend visite à sa femme hospitalisée...

Gérald Darmanin fait le tour des zones frontalières de France. S'il constate que les saisies de tabac de contrebande ont progressé de 78% - passant de 180 à 250 tonnes depuis le début de l'année -, le ministre plaide pour « une fiscalité commune sur le tabac à l'échelle européenne ».

Le gouvernement travaille à une directive européenne. Mais il ne s'agirait que d'une réponse partielle dans la mesure où « le plus gros trafic vient des pays extracommunautaires ».

Accompagné par Philippe Coy, le président de la confédération des buralistes de France, le ministre s'est ensuite rendu au débit de tabac de la Musau, pour y rencontrer autour d'un café, les représentants locaux de la profession. « Nous aidons les buralistes à se transformer , explique le ministre, ancien maire de Tourcoing, passé de LR à La République en marche. Le débit de tabac est un lieu de proximité et les buralistes sont des commerçants polyvalents. »
F. BY

 

 
 

 

VAH veut fusionner avec HHA

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:15:34

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Val d'Argent  Communauté de communes
VAH veut fusionner avec HHA
Val d'Argent Habitat (VAH) ne fusionnera pas avec Vosgélis, mais souhaite désormais le faire avec Habitats de Haute Alsace (HHA). C'est ce que les conseillers communautaires ont décidé lors de leur dernière séance.
 

 
Le terrain des Fougères sera acquis à l'euro symbolique, pour le céder au Département afin qu'il sécurise les abords de la cité scolaire.
Le gros morceau à l'ordre du jour de la dernière réunion du conseil de communauté de communes du Val d'Argent (CCVA), jeudi soir à la mairie de Lièpvre, concerne l'office HLM de la vallée, Val d'Argent Habitat (VAH).

Agnès Henrichs stoppe net le président Claude Abel dans son début de présentation de projet de fusion avec Habitats de Haute Alsace (HHA), exigeant un historique, « j'ai dû manquer des chaînons, j'ai plutôt souvenir d'une fusion avec un opérateur vosgien, non ? »

Le président reprend son exposé en rappelant, qu'effectivement, le conseil d'administration avait reçu au départ deux opérateurs, HHA et Vosgelis, et avait préféré le Vosgien plutôt que le Haut-Rhinois. « Ça s'annonçait bien, et puis le président et le vice-président ont changé. Le directeur est sur le départ aussi. Il y a aussi eu un changement au niveau des APL, avec un prélèvement pour les locataires et les organismes de logements. Ça représentait une perte de 70 000 EUR, et du coup le projet n'était plus viable. Alors on a entamé des discussions avec HHA. »

Avec cette fusion avortée, la CCVA a-t-elle perdu de l'argent ? demande en substance Mme Henrichs. Le président répond « non, le protocole d'accord courait sur un an. »

C'est donc un rapprochement avec HHA qui est désormais envisagé : un protocole de fusion a été validé entre les présidents des deux offices.

Claude Abel rappelle que VAH doit faire face à des pertes d'exploitation, s'élevant, depuis 2015 entre 130 000 et 220 000 EUR par an, « ne lui permettant pas, entre autres, d'engager des projets de réhabilitation et de restructuration de son parc, aujourd'hui nécessaires ».

Dans ce protocole, les parties ont convenu que, pour stopper les pertes d'exploitation subies par VAH, HHA s'engage à procéder à la démolition de 61 logements situés à Sainte-Marie-aux-Mines d'ici 2022, sous condition d'obtenir les subventions nécessaires pour couvrir les pertes financières liées aux démolitions.

D'ici cette date, il est proposé que la CCVA et HHA prennent en charge les pertes d'exploitation prévisionnelles des années 2020-2022, à hauteur de 50 % chacun du montant inscrit au bilan 2019, soit une somme totale maximale de 330 000 EUR.
« Je croyais qu'onn'avait plus de sou ! »

« En fait, cela correspond à 58 000 EUR par an, sur trois ans », précise Patrice Benoit, le président de VAH invité à la réunion. « Il faut attendre le bilan 2019, qui sera arrêté au 31 décembre » corrige le président Abel.

« Pourquoi c'est du 50/50 ? », questionne Pascal Feil « je croyais qu'on n'avait plus de sou ». Mme Henrichs renchérit « en fin de mandat, on est déjà en train de plomber notre budget ! »

Jean-Marc Burrus ajoute : « on aura le terrain des Fougères pour un euro symbolique, on éponge la dette de 150 000 EUR et on fait des efforts pour diminuer le personnel avec les départs volontaires... »

Il est prévu que ce terrain des Fougères, route du Stade à Sainte-Marie-aux-Mines, pourra ensuite être revendu au Conseil Départemental pour mener à bien un projet de sécurisation des abords de la cité scolaire, avec la création d'une zone de retournement et une de stationnement pour les bus scolaires. « Tout le monde sait qu'il y a des conflits entre voitures, piétons, bus et vélo... Et le lycée général doit aussi être construit là-haut... »

« L'acquisition est prévue terrain nu » : Patrice Benoit rassure Agnès Henrichs qui s'inquiète quant à la charge de la dépollution, « et ensuite ce sera un parking ».

Et la maison achetée et rénovée par VAH pour y installer ses bureaux, rue Wilson ? Interroge-t-elle encore, tandis que Pascal Feil s'insurge, « pourquoi le contribuable doit participer si HHA a les reins solides ? Le nouveau bâtiment a coûté 400 000 EUR et ils le récupèrent dans le panier de la mariée ! »

Patrice Benoit finit par préciser que « c'est eux qui vont rembourser le crédit, pas nous ! »
750 EUR par anet par appartement

Claude Abel tente de rassurer toute la tablée, « HHA, c'est l'organisme qui se porte le mieux dans le département, et le directeur actuel est un ancien de notre OPH... Il connaît notre parc... »

Pour Patrice Benoit c'est clairement « une chance, ce n'était pas gagné d'avance, Pierre Bihl nous a assistés dans les discussions, et le préfet est avec nous... HHA s'engage à mettre 750 EUR par an et par appartement, nous actuellement c'est 250 EUR environ... Et on va créer une précommission d'attribution des logements. »

« La contrepartie, c'est un bon fonctionnement et un bon entretien » résume le président « Actuellement, on est au minimum d'entretien, et eux ont des capacités financières ».

Agnès Henrichs, Pascal Feil et Nadège Florentz s'abstiennent de voter ce point de fusion, tandis que tous les conseillers approuvent à l'unanimité l'acquisition du terrain des Fougères.
Anne MULLER

? Chantier d'insertion. La création de l'association « Chantier d'insertion ferme d'Argentin » des Tournesols dont les travaux doivent se terminer l'an prochain au Frarupt à Lièpvre, a été approuvée. La CCVA deviendra membre de cette association, et Paul Drouillon a été désigné représentant de la CCVA dans les instances de cette association.

? Service civique. L'agrément de 3 ans pour engager des jeunes en service civique, arrive à échéance. Il a permis d'accueillir 14 jeunes dans plusieurs secteurs d'activité (Labs, médiathèque, patrimoine, direction de la culture). Les élus ont décidé de demander un renouvellement d'agrément.

? Assistant de prévention. Fabien Kieffer, sera mis à disposition des collectivités membres de la CCVA pour les missions d'assistant de prévention. « C'est un pas de plus vers la mutualisation » explique le président Claude Abel.

? Attributions de compensation. Il a été décidé de rétablir les montants « historiques » des attributions de compensation en 2019. À savoir 840 987 EUR pour la commune de Lièpvre, 601 862 EUR pour celle de Sainte-Marie-aux-Mines, 206 903 EUR pour Sainte-Croix-aux-Mines et 25 851 EUR pour Rombach-le-Franc.

? CIAP. La répartition des charges du bâtiment CIAP a été revue au prorata des surfaces utilisées. Sachant que l'électricité et le chauffage sont directement facturés à l'Atelier d'Émeraude, les charges restantes représentent 13 % pour l'Atelier, 46 % pour la CCVA et 40 % pour l'ASEPAM.

? Filature. L'ancien local des services techniques intercommunaux étant libre en zone artisanale de la Filature à Sainte-Croix-aux-Mines, il sera loué au groupe Schmidt, face à leur bâtiment, dès ce mois d'octobre, au tarif des « ateliers/stockage » fixé par la CCVA, à savoir 2,48 EUR HT le m².

? Téléski. L'organigramme de l'exploitation du téléski du site des Bagenelles a été approuvé, une délibération obligatoire qui doit être versée au dossier de Système de Gestion de Sécurité (SGS), qui doit être réalisé dans le cadre d'une nouvelle réglementation.

À l'unanimité également, les élus ont décidé que pour la prochaine saison, la station de ski ne fonctionnerait « que le week-end, y compris pendant les vacances scolaires. »

? PAH. Le budget total des actions 2020 du pays d'art et d'histoire (PAH) a été approuvé à hauteur de 17 100 EUR. Il s'agit pour 5 800 EUR de l'édition des programmes annuels, de réalisation et réimpression de plaquettes et de panneaux ; pour 7 500 EUR une visite théâtralisée sur le monde agricole de la vallée, qui aura lieu à Lièpvre ; pour 1 000EUR d'ateliers pédagogiques ; pour 800 EUR la création d'un escape game au CIAP ; pour 2000EUR une exposition temporaire sur les Bains municipaux sainte-mariens et une autre sur les femmes du Val d'Argent. Financé pour moitié par la CCVA et par la DRAC.

? Festival C'est dans la vallée. Une subvention de 10 000 EUR a été attribuée à la SPL EVA pour l'organisation du festival « C'est dans la vallée », soit le maximum possible par la charte culturelle.

? Charte documentaire. À la médiathèque intercommunale du Val d'Argent, la mise en oeuvre d'une charte documentaire se fera à compter du 15 octobre. Elle fixe les règles de la politique d'acquisition en se fondant sur les spécificités historiques, géographiques et sociales du lieu. « C'est un document cadre, transparent dans la politique des achats. On essaie de balayer le plus large possible » explique le président de la commission culture, Eric Freyburger.

? Autoréparation de vélos. Une borne d'autoréparation de vélos sera installée le long de la piste cyclable, près du panneau d'information du parking poids lourds de Lièpvre. « C'est un portique pour suspendre les vélos, avec tous les outils nécessaires » explique Jean-Marc Burrus. La Région finance à hauteur de 80 % du coût, et 20 % du coût restent à la charge de la collectivité, soit 443 EUR. Cathy Rose a voté contre, par procuration.

? Hydrogène. La CCVA va adhérer au Pôle Véhicule du Futur et au Club Hydrogène Grand Est, moyennant 1 284 EUR les adhésions. Jean-Marc Burrus précise que Paul Drouillon a créé un groupe de travail pour la station à hydrogène, qui n'est pas encore arrivée dans la vallée, mais qui doit être installée l'an prochain pour alimenter à terme, une flotte de cinq véhicules et dix vélos. « Dans un premier temps, il faut adhérer à cet organisme, sinon on risque de tout perdre. 190 000 EUR ont été investis, maintenant, il faut aller au bout ! » Denis Petit précise, il y a 80 000 EUR à charge de la com'com et 110 000 EUR de subventions. Un vote contre est enregistré : celui de Cathy Rose, par procuration. A.M.

Au terme de trois heures de réunion, les esprits se sont échauffés aux points divers, concernant la décision des élus rombéchats de ne plus siéger à la CCVA (DNA du 18/9). Jean-Marc Burrus s'est dit « attristé et gêné », tandis que Nadège Florentz avait préparé un texte. « À qui profite le crime ? Tout d'abord, passer de 21 à 14 élus réduit considérablement la diversité des opinions et permet de faire adopter plus facilement les délibérations [...] Alors que nous sommes à 21 actuellement, il n'a été accordé au groupe minoritaire que je représente qu'un seul siège, la candidature de Gérard Freitag ayant été écartée sous des prétextes fallacieux. »

« La preuve de la démocratie, c'est que vous pouvez vous exprimer ! » s'insurge le président Abel.

« J'ai trouvé ça détestable, lamentable, de pousser Rombach hors de la com'com » commente pour sa part Agnès Henrichs. « C'est indigne de cette famille, on n'aurait jamais dû en arriver là, on donne une image déplorable à l'intercommunalité qui n'en est plus une ». Claude Abel rappelle l'accord de Jean-Pierre Hestin sur l'accord local à 14, et argumente, « ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup de monde qu'on travaille mieux ». Un argument que réfute Mme Florentz. Le président rebondit, « à 13 délégués, on a déjà fait de très beaux projets, en pointant la médiathèque, et aucune commission n'est fermée, que ce soit pour la majorité ou la minorité ».

Agnès Henrichs regrette que le chiffre 14 « n'a jamais donné lieu à discussion au sein de notre com'com ». Claude Abel rétorque que ça s'est discuté en bureau. L'ancienne maire sainte-creuzienne hausse le ton, « c'est quelque part un coup d'État... Dans la vallée de Villé, ils sont 35 avec des suppléants... Je regrette ma position, ça contribue à éclabousser notre vallée, je suis désolée de ma colère, vraiment... Mais on exclut une commune ! »

Claude Abel estime que « ce terme est trop fort. C'est à nous de définir par rapport à ce que la loi permet... Il y a des suppléants prévus pour remplacer... »

La séance levée, les invectives continuent jusqu'à la porte de sortie...
Anne MULLER Contexte et fusion

La loi Elan de 2018 oblige les organismes de logement social à se regrouper avant le 1er janvier 2021 afin d'atteindre le seuil de 12 000 logements, seuil considéré comme étant la taille minimale nécessaire pour assurer l'ensemble des fonctions stratégiques de manière autonome.

Des contraintes complémentaires sont imposées aux organismes de moins de 1 500 logements (c'est le cas de VAH), pouvant entraîner la dissolution en l'absence de rapprochement avant cette date.

HHA gère 9 300 logements répartis dans 111 communes, dont 75 logements à Sainte-Croix-aux-Mines, Lièpvre et Rombach-le-Franc. Sa collectivité de rattachement est le conseil départemental du Haut-Rhin.

 

 
 

 

Une réforme qui plonge les CFA dans le flou

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:17:01

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formation  Apprentissage
Une réforme qui plonge les CFA dans le flou
Votée en septembre 2018, la réforme de l'apprentissage, qui refonde le financement des contrats d'apprentissage et de professionnalisation, inquiète les acteurs historiques du secteur. Ces derniers se sentent floués par rapport aux nouveaux arrivés sur un marché désormais libéralisé.
 

 
Yannick Scheibling, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) Marcel-Rudloff de Colmar : « L'égalité devant le service public n'est pas respectée, la réforme crée une distorsion de tarif et pose, à mon sens, un problème juridique. »
« L'esprit de la réforme est bon, il s'agit de diversifier l'offre de formation afin qu'elle colle davantage à la réalité des entreprises. » Mais si l'esprit va dans le bon sens, la mise en oeuvre est chaotique.

En près de quarante ans de carrière, Yannick Scheibling, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) Centre Alsace Marcel-Rudloff de Colmar, dit n'avoir « jamais été confronté à une telle situation ». Votée en septembre 2018, la réforme de l'apprentissage (loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel), bouleverse l'organisation des Centres de formation des apprentis (CFA). Les subventions de fonctionnement, jusque-là versées par le conseil régional, seront dorénavant distribuées par l'organisme public France Compétences qui collectera la taxe d'apprentissage auprès des entreprises pour la reverser aux financeurs, dont les opérateurs de compétences (OPCO). Avec ses pôles gastronomie, beauté, commerce, énergies et fluides, construction et automobiles, le CFA Marcel-Rudloff aura affaire à six OPCO différents sur les onze existants. « Pour l'instant, je n'ai aucune nouvelle de ces organismes... alors que la réforme entre en vigueur le 1er janvier 2020 », s'alarme le directeur du CFA Marcel-Rudloff.

Président de l'Association des directions des CFA d'Alsace, Yannick Scheibling n'a pas été mieux informé que ses confrères. « Nous n'avons été entendus ni par les ministères ni par les députés. » Précautionneuse, la région Grand Est a prévu un fonds de réserve afin que les CFA tiennent au moins deux mois à partir de janvier et a préfinancé un certain nombre d'actions (les dotations pour l'outillage, par exemple).
« Une nouvelle tarification beaucoupplus avantageuse »

D'autres points restent cependant en suspens : « Les apprentis ont droit à des indemnités de déplacement, ainsi qu'à un « trousseau » (outils, tenue...). À ce jour, personne ne sait qui va prendre en charge leur financement. » « Mais le plus inique dans tout cela est que les coûts des formations (coût-contrat), qui constituent un indicateur pour les versements de la taxe d'apprentissage et les subventions régionales, ont été déclarés et déposés en préfecture en 2017. Nous, les CFA " historiques, allons percevoir ces montants pour financer les formations des jeunes inscrits en 2019. Or, à partir de janvier 2020, tout nouveau CFA qui se crée bénéficiera de la nouvelle tarification, beaucoup plus avantageuse, puisqu'elle sera de 30 à 50 % plus importante. En section coiffure, par exemple, nous sommes financés à hauteur de 3 600 EUR par apprenti. Aujourd'hui, je sais déjà que cette formation me coûtera en réalité 4 000 EUR, du fait des innovations pédagogiques qui sont intervenues depuis. Et dans une perspective de plus long terme, le coût s'élèvera à 5 500 EUR. Au nom de quoi des CFA nouvellement créés auraient-ils droit à plus que nous, les acteurs historiques ? ! L'égalité devant le service public n'est pas respectée, la réforme crée une distorsion de tarif, et pose, à mon sens, un problème juridique. »
Une « année record »

Le budget du CFA Marcel-Rudloff se monte à 4,4 millions d'euros. Avec le nouveau système de dotation, l'établissement aurait pu toucher 5,2 millions.

Ce problème de financement est, de plus, particulièrement aigu en cette rentrée alors que le CFA vit une « année record » avec 1 100 jeunes inscrits contre 1 032 en 2018. « Nous n'avons plus enregistré autant d'inscriptions depuis 2010, nous percevons un réel engouement pour l'apprentissage. » Malgré cette affluence record, 150 places restent non pourvues dans les entreprises haut-rhinoises.
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Apprentissage Une réforme qui plonge les CFA dans le flou

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:11:00

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Apprentissage Une réforme qui plonge les CFA dans le flou
 

 
Yannick Scheibling, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) Marcel-Rudloff de Colmar : « L'égalité devant le service public n'est pas respectée, la réforme crée une distorsion de tarif, et pose, à mon sens, un problème juridique. » Photo L'Alsace /Véronique BERKANI
« L'esprit de la réforme est bon, il s'agit de diversifier l'offre de formation afin qu'elle colle davantage à la réalité des entreprises. » Mais si l'esprit va dans le bon sens, la mise en oeuvre est chaotique. En près de quarante ans de carrière, Yannick Scheibling, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) Centre Alsace Marcel Rudloff de Colmar, dit n'avoir « jamais été confronté à une telle situation ». Votée en septembre 2018, la réforme de l'apprentissage (loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel), bouleverse l'organisation des Centre de formations des apprentis (CFA). Les subventions de fonctionnement, jusque-là versées par le Conseil régional, seront dorénavant distribuées par l'organisme public France Compétences qui collectera la taxe d'apprentissage auprès des entreprises pour la reverser aux financeurs, dont les opérateurs de compétences (OPCO). Avec ses pôles gastronomie, beauté, commerce, énergies et fluides, construction et automobiles, le CFA Marcel-Rudloff aura affaire à six OPCO différents sur les onze existants. « Pour l'instant, je n'ai aucune nouvelle de ces organismes... alors que la réforme entre en vigueur le 1er janvier 2020 », s'alarme le directeur du CFA Marcel-Rudloff. Président de l'Association des directions des CFA d'Alsace, Yannick Scheibling n'a pas été mieux informé que ses confrères. « Nous n'avons été entendus ni par les ministères ni par les députés. » Précautionneuse, la région Grand Est a prévu un fonds de réserve afin que les CFA tiennent au moins deux mois à partir de janvier prochain et a préfinancé un certain nombre d'actions (les dotations pour l'outillage, par exemple).
« Une nouvelle tarification beaucoup plus avantageuse »

D'autres points restent cependant en suspens : « Les apprentis ont droit à des indemnités de déplacement, ainsi qu'à un « trousseau » (outils, tenue...). À ce jour, personne ne sait pas qui va prendre en charge leur financement. » « Mais le plus inique dans tout cela est que les coûts des formations (coût-contrat), qui constituent un indicateur pour les versements de la taxe d'apprentissage et les subventions régionales, ont été déclarés et déposés en préfecture en 2017. Nous, les CFA " historiques, allons percevoir ces montants pour financer les formations des jeunes inscrits en 2019. Or, à partir de janvier 2020, tout nouveau CFA qui se crée bénéficiera de la nouvelle tarification, beaucoup plus avantageuse, puisqu'elle sera de 30 à 50 % plus importante. En section coiffure, par exemple, nous sommes financés à hauteur de 3 600 EUR par apprenti. Aujourd'hui, je sais déjà que cette formation me coûtera en réalité 4 000 EUR, du fait des innovations pédagogiques qui sont intervenues depuis. Et dans une perspective de plus long terme, le coût s'élèvera à 5 500 EUR. Au nom de quoi des CFA nouvellement créés auraient-ils droit à plus que nous, les acteurs historiques ? ! L'égalité devant le service public n'est pas respectée, la réforme crée une distorsion de tarif, et pose, à mon sens, un problème juridique. »
Une « année record »

Le budget du CFA Marcel-Rudloff se monte à 4,4 millions d'euros. Avec le nouveau système de dotation, l'établissement aurait pu toucher 5,2 millions.

Ce problème de financement est, de plus, particulièrement aigu en cette rentrée alors que le CFA vit une « année record » avec 1 100 jeunes inscrits contre 1 032 en 2018. « Nous n'avons plus enregistré autant d'inscriptions depuis 2010, nous percevons un réel engouement pour l'apprentissage. » Malgré cette affluence record, 150 places restent non pourvues dans les entreprises haut-rhinoises.
Véronique BERKANI

 

 
 

En hommage aux 117 femmes victimes de violences conjugales

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:06:26

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Huningue  Association Entraide Femmes Haut-Rhin
En hommage aux 117 femmes victimes de violences conjugales
Entraide Femmes Haut-Rhin se mobilisera à Huningue, ce samedi 12 octobre sur la place Abbatucci de 14 h 30 à 15 h 30, pour rendre hommage aux 117 femmes mortes depuis le début de l'année en France sous les coups de leur conjoint ou ex-compagnon. Un rassemblement silencieux, faute de faire mieux...
 

 
Les représentantes d'« Entraide Femmes Haut-Rhin » avaient déjà porté la cause de femmes victimes de violences conjugales, en avril, lors d'une marche silencieuse entre Saint-Louis et Huningue.
Elles avaient déjà lancé une marche silencieuse, en avril, entre le centre de Saint-Louis et l'entrée de Huningue. À cette période, 36 femmes étaient décédées depuis le début de l'année. 36 sur le plan national, c'était beaucoup trop ! Mais tellement peu contre les 117 victimes dénombrées depuis le début de cette semaine.

Les membres de l'association « Entraide Femmes Haut-Rhin » se disent maintenant atterrés face à l'ampleur des féminicides ou meurtres conjugaux perpétrés en France. « Nous voulons alerter, faire prendre conscience que cela existe et que c'est un fait de société, qu'au-delà de tout ce qui s'entend, cela peut arriver à n'importe qui », explique Dany Lauton, présidente de l'association huninguoise fondée en 2013. Parce qu'elles se refusent à toute forme d'inertie, les représentantes de l'association, militantes depuis de nombreuses années contre les violences faites aux femmes, continuent de sensibiliser la population. Dans ce cadre, elles invitent à un rassemblement silencieux, ce samedi 12 octobre, sur la place Abbatucci au centre de Huningue, entre 14 h 30 et 15 h 30. Une heure, « durant laquelle les gens devraient être plus disponibles », estime la présidente. « Si nous ne sensibilisons pas la population, qui va le faire ? » Mais, au-delà de ce temps d'hommage dédié aux 117 victimes et à leurs familles, l'invitation touche également les représentants des pouvoirs publics et les politiques impliqués sur le territoire du sud du département. Toutes les municipalités de la région des Trois Frontières ont été informées ainsi que l'ensemble des femmes élues du Haut-Rhin. À ces dernières, l'association leur a demandé de se joindre au rassemblement vêtues de leur écharpe tricolore. Tandis que les autres personnes solidaires pourront se munir d'un mouchoir blanc. « Ils doivent prendre conscience de la gravité de ces actes dirigés vers les femmes », insiste la présidente. Elle rappelle au passage, qu'entre janvier 2015 et mai 2010, deux femmes de Saint-Louis, Latifa Boukri et Amel Benmahammed, ont été assassinées par leur conjoint.
« L'homme passe à l'acte lorsqu'il a compris qu'il a perdu toute emprise ».

Samedi, le silence et le recueillement prévaudront sur la place historique de Huningue. Seules des banderoles reprendront les prénoms des 117 victimes. Autant de bougies seront allumées à leur mémoire. Par leur travail de terrain, et 24 heures sur 24, les membres de l'association constatent que toutes les tranches d'âges sont de plus en plus concernées. Elles reçoivent, écoutent et accompagnent en majorité des « femmes âgées entre 21 et 28 ans ». Mais les 30 à 45 ans sont toujours nombreuses et quelques cas de violences intrafamiliales se vérifient aussi chez des femmes de 70 à 80 ans. Pourtant, un schéma semble récurrent. Dany Lauton témoigne : « les drames surviennent alors que les épouses ou compagnes sont déjà séparées de leur conjoint ou ex-compagnon. L'homme passe à l'acte lorsqu'il a compris qu'il a perdu toute emprise ». Une des raisons de freiner celles qui voudraient partir, échapper à leur terrible destin, s'en sortir. Sur la circonscription de Saint-Louis/Huningue, l'association entretient de bonnes relations avec le commissariat de Saint-Louis et les forces de l'ordre en règle générale. « Nous avons besoin d'eux et réciproquement. Nous sommes partenaires. »

Cependant, au sein d'« Entraide Femmes Haut-Rhin », toutes s'accordent sur une priorité : celle qui se rapporte aux premiers contacts des femmes en situation d'urgence avec des policiers ou des gendarmes. Les premiers pas dans un commissariat ou une gendarmerie sont déterminants. La femme qui vient d'être victime de violence n'a rien à voir avec l'individu qui vient déclarer le vol de son vélo. Un accueil privilégié, une écoute de qualité s'imposent mais ne suffisent pas. Céline Richardot, membre de l'association et avocate au barreau de Mulhouse, souligne l'importance « d'orienter les femmes vers le dépôt de plainte plutôt que la main courante ». L'avocate insiste : « une gifle justifie déjà un dépôt de plainte ».

Parce qu'il faut donner des chances à la plainte d'aboutir, l'association souhaiterait pouvoir accompagner ses protégées durant le dépôt de plainte. Trop souvent, lorsqu'elles se rendent seules au commissariat, elles reviennent sans avoir fait la différence entre une plainte et une main courante. « Les accompagner revient à apporter des éléments, dans certains cas à suggérer ce que la femme, fragilisée, a pu oublier », précisent Dany Lauton et Céline Richardot.
« Tout est prévu par la loi... sauf qu'elle n'est pas appliquée »

Elles pointent d'autres constats qui mettent à mal la femme violentée. Elles racontent comment une victime peut, au fil d'une enquête, se sentir démunie faute d'informations précises sur les peines qu'encourt son bourreau. Sur son devenir. Elles racontent : « quand les policiers sont alertés suffisamment tôt, que les violences sont avérées, dans un premier temps l'homme peut être placé en garde-à-vue. Juste après, il arrive que le procureur décide de le convoquer, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Mais si l'affaire est classée sans suite, la femme n'est que très rarement informée de la sortie de l'homme. Quid de la protection mise en place ? Et comment fonctionne la coordination entre police, gendarmerie et parquet ? », s'interrogent-elles.

Pourtant, l'avocate en est persuadée : « tout est prévu par la loi... Sauf qu'elle n'est pas appliquée ». L'éviction de l'homme du domicile conjugal : « pas appliquée ! ». L'obligation de soins pour le coupable : « pas vue souvent... » Et que dire des médecins « ne remplissant pas correctement les certificats médicaux ? ». Les enquêtes durent et le traitement des plaintes par le parquet peut durer plusieurs semaines « sans que nous n'ayons aucune nouvelle ». Une ordonnance de protection peut être demandée. Mais avant que la femme puisse réunir tous les documents nécessaires, « nous sommes malheureusement déjà très loin de l'urgence ! » Et de constater que « si la loi a bien évolué, sa mise en application a régressé ».
Ghislaine MOUGEL À Huningue, le samedi 12 octobre de 14 h 30 à 15 h 30 sur la place Abbatucci : Rassemblement de l'association Entraide Femmes Haut-Rhin pour honorer la mémoire des 117 femmes, à ce jour victimes de leur conjoint ou ex-conjoint. Contact et infos : 07 81 90 56 20 (24 heures sur 24). Entraidefemmes68@gmail.com ou sur Facebook : marie joanes.

À Huningue, le samedi 12 octobre de 14 h 30 à 15 h 30 sur la place Abbatucci : Rassemblement de l'association Entraide Femmes Haut-Rhin pour honorer la mémoire des 117 femmes, à ce jour victimes de leur conjoint ou ex-conjoint. Contact et infos : 07 81 90 56 20 (24 heures sur 24). Entraidefemmes68@gmail.com ou sur Facebook : marie joanes.

 
 

 

Saint-Louis En hommage aux 117 femmes victimes de violences conjugales cette année

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:04:10

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Saint-Louis En hommage aux 117 femmes victimes de violences conjugales cette année
 

 
Les représentantes d'Entraide femmes Haut-Rhin avaient déjà porté la cause de femmes victimes de violences conjugales en avril, lors d'une marche silencieuse entre Saint-Louis et Huningue. Archives DNA /G.M.
Elles avaient déjà lancé une marche silencieuse, en avril, entre le centre de Saint-Louis et l'entrée de Huningue. À cette période, 36 femmes étaient décédées depuis le début de l'année. Trente-six sur le plan national, c'était beaucoup trop ! Mais tellement peu contre les 117 victimes dénombrées à ce jour.

Les membres de l'association Entraide femmes Haut-Rhin se disent maintenant atterrés face à l'ampleur des féminicides ou meurtres conjugaux perpétrés en France. « Nous voulons alerter, faire prendre conscience que cela existe et que c'est un fait de société, qu'au-delà de tout ce qui s'entend, cela peut arriver à n'importe qui », explique Dany Lauton, présidente de l'association huninguoise fondée en 2013.
« L'homme passe à l'acte lorsqu'il a compris qu'il a perdu toute emprise »

Parce qu'elles se refusent à toute forme d'inertie, les représentantes de l'association, militantes depuis de nombreuses années contre les violences faites aux femmes, continuent de sensibiliser la population. Dans ce cadre, elles invitent à un rassemblement silencieux, ce samedi 12 octobre, sur la place Abbatucci au centre de Huningue, entre 14 h 30 et 15 h 30. Une heure « durant laquelle les gens devraient être plus disponibles », estime la présidente. « Si nous ne sensibilisons pas la population, qui va le faire ? » Mais, au-delà de ce temps d'hommage dédié aux 117 victimes et à leurs familles, l'invitation touche également les représentants des pouvoirs publics et les politiques impliqués sur le territoire du sud du département. Toutes les municipalités de la région des Trois frontières ont été informées ainsi que l'ensemble des femmes élues du Haut-Rhin. À ces dernières, l'association a demandé de se joindre au rassemblement vêtues de leur écharpe tricolore. Tandis que les autres participants pourront se munir d'un mouchoir blanc. « Ils doivent prendre conscience de la gravité de ces actes dirigés vers les femmes », insiste la présidente. Elle rappelle au passage qu'entre janvier 2015 et mai 2010, deux femmes de Saint-Louis, Latifa Boukri et Amel Benmahammed, ont été assassinées par leur conjoint.

Samedi, le silence et le recueillement prévaudront sur la place historique de Huningue. Seules des banderoles reprendront les prénoms des 117 victimes. Autant de bougies seront allumées à leur mémoire. Par leur travail de terrain, et 24 heures sur 24, les membres de l'association constatent que toutes les tranches d'âges sont de plus en plus concernées. Elles reçoivent, écoutent et accompagnent en majorité des « femmes âgées entre 21 et 28 ans ». Mais les 30 à 45 ans sont toujours nombreuses et quelques cas de violences intrafamiliales se vérifient aussi chez des femmes de 70 à 80 ans.

Pourtant, un schéma semble récurrent. Dany Lauton témoigne : « Les drames surviennent alors que les épouses ou compagnes sont déjà séparées de leur conjoint ou ex-compagnon. L'homme passe à l'acte lorsqu'il a compris qu'il a perdu toute emprise. » Une des raisons de freiner celles qui voudraient partir, échapper à leur terrible destin, s'en sortir. Dans la circonscription de Saint-Louis/Huningue, l'association entretient de bonnes relations avec le commissariat de Saint-Louis et les forces de l'ordre en règle générale. « Nous avons besoin d'eux et réciproquement. Nous sommes partenaires. »

Cependant, au sein d'Entraide femmes Haut-Rhin, toutes s'accordent sur une priorité : celle qui se rapporte aux premiers contacts des femmes en situation d'urgence avec des policiers ou des gendarmes. Les premiers pas dans un commissariat ou une gendarmerie sont déterminants. La femme qui vient d'être victime de violence n'a rien à voir avec l'individu qui vient déclarer le vol de son vélo. Un accueil privilégié, une écoute de qualité s'imposent mais ne suffisent pas. Céline Richardot, membre de l'association et avocate au barreau de Mulhouse, souligne l'importance « d'orienter les femmes vers le dépôt de plainte plutôt que la main courante ». L'avocate insiste : « Une gifle justifie déjà un dépôt de plainte. »

Parce qu'il faut donner des chances à la plainte d'aboutir, l'association souhaiterait pouvoir accompagner ses protégées durant le dépôt de plainte. Trop souvent, lorsqu'elles se rendent seules au commissariat, elles reviennent sans avoir fait la différence entre une plainte et une main courante. « Les accompagner revient à apporter des éléments, dans certains cas à suggérer ce que la femme, fragilisée, a pu oublier », précisent Dany Lauton et Céline Richardot.

Elles pointent d'autres constats qui mettent à mal la femme violentée. Elles racontent comment une victime peut, au fil d'une enquête, se sentir démunie faute d'informations précises sur les peines qu'encourt son bourreau. Sur son devenir. Elles racontent : « Quand les policiers sont alertés suffisamment tôt, que les violences sont avérées, dans un premier temps l'homme peut être placé en garde-à-vue. Juste après, il arrive que le procureur décide de le convoquer, en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel. Mais si l'affaire est classée sans suite, la femme n'est que très rarement informée de la sortie de l'homme. Quid de la protection mise en place ? Et comment fonctionne la coordination entre police, gendarmerie et parquet ? », s'interrogent-elles.
« Tout est prévupar la loi... sauf qu'elle n'est pas appliquée »

Pourtant, l'avocate en est persuadée : « Tout est prévu par la loi... sauf qu'elle n'est pas appliquée. » L'éviction de l'homme du domicile conjugal : « pas appliquée ! » L'obligation de soins pour le coupable : « pas vue souvent... » Et que dire des médecins « ne remplissant pas correctement les certificats médicaux ? » Les enquêtes durent et le traitement des plaintes par le parquet peut durer plusieurs semaines « sans que nous n'ayons aucune nouvelle ». Une ordonnance de protection peut être demandée. Mais avant que la femme puisse réunir tous les documents nécessaires, « nous sommes malheureusement déjà très loin de l'urgence ! » Et de constater que « si la loi a bien évolué, sa mise en application a régressé ».
Ghislaine MOUGEL Y ALLER À Huningue, le samedi 12 octobre de 14 h 30 à 15 h 30, sur la place Abbatucci : rassemblement de l'association Entraide femmes Haut-Rhin pour honorer la mémoire des 117 femmes victimes de leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l'année. Contact et infos : 07.81.90.56.20 (24 h/24). Entraidefemmes68@gmail.com ou sur Facebook : marie joanes.

 

 
 

Rencontre  Journée interprofessionnelle des acteurs du social à Colmar « La culture est un besoin fondamental »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:39:26

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Rencontre  Journée interprofessionnelle des acteurs du social à Colmar
« La culture est un besoin fondamental »
La deuxième journée Culture et solidarité, organisée par le conseil départemental du Haut-Rhin, a eu lieu jeudi dernier à Colmar. Une rencontre entreprise afin d'optimiser les échanges entre artistes et acteurs sociaux.
 

 
L'objectif de Culture et solidarité : faciliter la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture pour mettre en oeuvre des projets.
Organisée pour la première fois l'an dernier aux Dominicains à Guebwiller, la deuxième rencontre Culture et solidarité s'est déroulée jeudi dernier au centre de repos et de soins de Colmar.

Cette journée professionnelle vise à favoriser la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture dans la mise en oeuvre de projets au travers de conférences, ateliers et Stammtische.
Trois points de vigilance

Cent quarante acteurs socioculturels ont répondu à l'appel du Département et de l'association co-organisatrice Tôt ou t'Art. Maître de conférences associé au master ingénierie des projets culturels et interculturels à l'université de Bordeaux Montaigne, François Pouthier a introduit cette journée d'échanges avec une analyse des bénéfices du lien social par le biais de la culture. « D'après une étude réalisée en 2011, il apparaît qu'après le logement, l'aide alimentaire et le travail, la culture est un besoin fondamental. Mais si 60 % des départements disent en faire une priorité, seuls 24 % y consacrent un budget culturel », constate-t-il.

Dans son discours, largement référencé, il met en exergue trois points de vigilance. Tout d'abord, la coopération. Pour faire oeuvre ensemble, il faut identifier les différents acteurs. Et sur ce point, cette journée Culture et solidarité prend sens. Ensuite, le lexique. « Il nous faut retrouver une langue commune », souligne le grand témoin. Et puis, la posture. Pour comprendre l'autre, il faut de l'écoute, du respect et de l'empathie.

François Pouthier insiste : « Il faut redonner de la "capabilité" aux personnes et se poser la question quels sont les bienfaits de nos actions et comment cela nous nourrit ? Car il faut que tout le monde y trouve son compte, même lorsque l'on est rémunéré pour notre action socioculturelle ».
Acquérir des outilsde médiation

Durant la journée, les Stammtische façon « speed dating », d'une durée de 25 minutes, ont permis aux différents acteurs d'acquérir de nouvelles clefs pour encourager les pratiques artistiques et culturelles, développer des partenariats, financer leurs projets et consolider des actions de médiation. Mais cette journée dédiée aux « activistes partageant les mêmes valeurs », comme les appelle Gaël Doukkali-Burel, administrateur du réseau Tôt ou t'Art, a également permis des rencontres fructueuses qui devraient concrétiser de nouveaux projets à venir.
Dom POIRIER

 

 
 

 

Ribeauvillé  Réunion publique Opération de soutien aux logements anciens

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:40:40

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Ribeauvillé  Réunion publique
Opération de soutien aux logements anciens
Samedi matin dans la salle du théâtre de la mairie, une trentaine de personnes ont participé à la réunion publique organisée par la ville sur le thème « Opération de soutien au logement ancien ».
 

 
La commune de Ribeauvillé, en partenariat avec la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé et le conseil départemental du Haut-Rhin, a présenté les actions de soutien à la valorisation du logement ancien qu'ils mettent en oeuvre.

En préambule, Jean-Louis Christ, maire de Ribeauvillé, a rappelé : « Entre 2006 et 2016, la population de Ribeauvillé a baissé de 6 %. Dans le même temps, les habitations vides ont augmenté de 45 % ce qui représente aujourd'hui près de 10 % des logements de la Communauté de Communes. ». Il a également rappelé que « les meublés de tourisme sont passés de 50 en 2006 à plus de 150 en 2016 ». Ce constat a d'ailleurs amené la ville à prendre des mesures pour en limiter le développement (cf. DNA du 3 octobre).

Pour maintenir une offre de logement suffisante dans la ville, il est nécessaire de redonner vie à ceux qui sont inoccupés en les destinant à l'habitation.

Pour y arriver, des mesures d'accompagnement sont mises en place par la ville de Ribeauvillé avec le soutien la CCPR et du CD68. Pierre Bihl vice-président du CD68 et Umberto Stamile, président de la CCPR, ont présenté plus en détail les moyens qui sont mis en oeuvre en partenariat avec la ville. Tous ces dispositifs concernent autant les propriétaires qui désirent mettre leurs biens en location, que ceux qui souhaitent les aménager pour y demeurer. L'accompagnement proposé est aussi technique que financier et se réalisera grâce aux moyens conjugués du CAUE 68 (Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement) et de l'ADIL 68 (Agence Départementale d'Information sur le Logement) qui sera la porte d'entrée du dispositif. L'ADIL 68 invite d'ailleurs les propriétaires intéressés à se mettre en rapport avec elle dès que germe l'idée de leur éventuel projet.

Pour faciliter le contact, l'ADIL68 tiendra une permanence tous les deuxièmes jeudis du mois de 9 h à 12 h à la mairie de Ribeauvillé. La première d'entre elles aura lieu jeudi 10 octobre.

 

 
 

 

Colmar CDRS « La culture est un besoin fondamental »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:57:47

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Colmar CDRS « La culture est un besoin fondamental »
 

 
L'objectif de Culture et solidarité : faciliter la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture dans la mise en oeuvre de projets. Photo L'Alsace /Dom POIRIER
Organisée pour la première fois l'an dernier aux Dominicains à Guebwiller, la deuxième rencontre Culture et solidarité s'est déroulée jeudi dernier au centre de repos et de soin de Colmar. Cette journée professionnelle proposée par le conseil départemental du Haut-Rhin vise à favoriser la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture dans la mise en oeuvre de projets au travers de conférence, ateliers et stammtish.
Trois points de vigilance

140 acteurs socioculturels ont répondu à l'appel du département et de l'association co-organisatrice Tôt au t'Art. Maître de conférences associé au master ingénierie des projets culturels et interculturels à l'université de Bordeaux Montaigne, François Pouthier a introduit cette journée d'échanges avec une analyse des bénéfices du lien social par le biais de la culture. « D'après une étude réalisée en 2011, il apparaît qu'après le logement, l'aide alimentaire et le travail, la culture est un besoin fondamental. Mais si 60 % des départements disent en faire une priorité, seuls 24 % y consacrent un budget culturel », constate-t-il.

Dans son discours, largement référencé, il met en exergue trois points de vigilance. Tout d'abord, la coopération. Pour faire oeuvre ensemble, il faut identifier les différents acteurs. Et sur ce point, cette journée Culture et solidarité prend sens. Ensuite, le lexique. « Il nous faut retrouver une langue commune », souligne le grand témoin. Et puis, la posture. Pour comprendre l'autre, il faut de l'écoute, du respect et de l'empathie.

François Pouthier insiste : il faut redonner de la «"capabilité" aux personnes et se poser la question de quels sont les bienfaits de nos actions et comment cela nous nourrit ? Car il faut que tout le monde y trouve son compte », même lorsque l'on est rémunéré pour notre action socioculturelle.
Acquérir des outils de médiation

Durant la journée, les stammtish façon « speed dating », d'une durée de 25 minutes, ont permis aux différents acteurs d'acquérir de nouvelles clefs pour encourager les pratiques artistiques et culturelles, développer des partenariats, financer leurs projets et consolider des actions de médiation. Mais cette journée dédiée aux « activistes partageant les mêmes valeurs », comme les appelle Gaël Doukkali-Burel, administrateur du réseau Tôt ou t'Art, a également permis des rencontres fructueuses qui devraient concrétiser de nouveaux projets, où tout le monde y trouvera son compte.
Dom POIRIER

 

 
 

Hartmannswillerkopf La Croix pour la paix en Europe rénovée

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:42:32

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HWK La Croix pour la paix en Europe rénovée
 

 
Les élèves du lycée Gustave-Eiffel de Cernay sur l'échafaudage au pied de la croix avec le professeur Philippe Schwartz et le proviseur adjoint Guy Staedelin. Photo L'Alsace /D.P.
Depuis quelques jours, des travaux de réfection et de rénovation de la Croix pour la paix en Europe, dominant le Hartmannswillerkopf, ont été effectués par des jeunes des sections CAP et bac pro du lycée Gustave-Eiffel de Cernay sous la conduite du professeur d'atelier Philippe Schwartz. Lors de la fin des travaux, jeudi matin, le proviseur adjoint, Guy Staedelin était présent au milieu des élèves qui effectuaient le démontage de l'échafaudage.

Inaugurée en 1936, la croix de 22 mètres de haut et visible de tous les points cardinaux en Alsace, longtemps appelée Croix sommitale, a été rebaptisée Croix pour la paix en Europe par le comité du HWK, présidé par Jean Klinkert, pour rendre hommage aux soldats français et allemands dont les dépouilles n'ont jamais été retrouvées, explique le général Jacques Neuville.

Situé sur un piton rocheux soumis à de fortes intempéries, l'ouvrage devenait fragile sur sa base et présentait des éclatements de béton et des fissures par endroits. Quant à la peinture, et malgré un rafraîchissement de celle-ci tous les quinze ans, rappelle le spécialiste du site, Gilbert Wagner, il faudra encore en mettre une couche dans les années à venir.
Un partenariat entre le lycée et le comité du HWK

D'habitude, les élèves du lycée du bâtiment de Cernay se retrouvent sur le terrain du champ de bataille avec des élèves allemands dans le cadre d'une coopération avec le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (Service pour l'entretien des sépultures militaires allemandes) pour effectuer divers travaux de restauration et de réhabilitation. Depuis une semaine, les lycéens de Cernay sont seuls à restaurer la base de la croix. Philippe Schwartz, enseignant dans la maçonnerie, assure qu'il fallait traiter les armatures en acier avec des produits d'accrochage. Puis, il était nécessaire d'ajouter un enduit avec un filet puis une deuxième couche de finition pour maintenir une bonne résistance, une imperméabilité et une élasticité face aux intempéries.

Après la remise en marche de l'éclairage du monument le 11 novembre 2018, pour le centenaire de la guerre de 14-18, l'assemblée du HWK avait obtenu l'aide financière de toutes les communes du Haut-Rhin, de l'Assemblée nationale et du Sénat. Pour la Croix, c'est Gilbert Wagner qui avait suggéré à Jacques Neuville de prendre contact avec le lycée du bâtiment de Cernay et son proviseur.

Les travaux actuels effectués par les lycéens ne sont pas très coûteux, assure le général Neuville et pour la proviseure Isabelle Marchand le projet de réhabilitation constitue un projet pédagogique valorisant pour les élèves. La suite des travaux sur le mât de la croix sera réalisée en 2020, précise le général, premier vice-président de l'association pour le HWK. Pour le financement, des contacts sont déjà pris avec le Grand Est...
Dominique PY

 

 
 

Munster Fecht Amont La présidente réélue

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:56:40

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Munster Fecht Amont La présidente réélue
 

 
La présidente du syndicat mixte de la Fecht Amont, Monique Martin, a procédé à l'installation des membres désignés, suite à l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2019 entérinant l'extension du périmètre du syndicat, lundi 30 septembre lors de l'assemblée générale ordinaire qui s'est déroulée salle de la Laub à Munster en présence, notamment, du maire Pierre Dischinger et des délégués des communes concernées.

Les élections des président, vice-présidents et secrétaire n'ont pas créé de surprise puisque Monique Martin a été réélue à l'unanimité en tant que présidente.

À l'unanimité également les deux vice-présidents, Bernard Schlüssel (Turckheim, 1er vice-président) et Albert Arlen (Munster, 2e vice-président), ainsi que Denise Stoekle (Colmar Agglomération), secrétaire.

Unanimité encore s'agissant de tous les autres points inscrits à l'ordre du jour, telle l'élection des membres du bureau, ou l'explication du fonctionnement du syndicat, s'appuyant sur la structure Rivières de Haute Alsace (RHA), qui mutualise l'ingénierie pour l'ensemble des syndicats de rivières.
Un point sur les travaux

Des travaux qui ont été présentés sur grand écran (réalisés ou en cours), par Olivia Chauzavian, directrice de RHA, Gwendoline Kervellec ingénieure en chef de RHA et Georges Walter, de la Devi (Direction de l'environnement et du cadre de vie environnement) au conseil départemental. Citons, entre autres la réouverture d'un bras de la Fecht à Mittlach, la réfection d'un mur à Metzeral ; des travaux sur la digue à Muhlbach (en cours) ; reprise de la berge (Walbach), et du seuil en aval du camping (Munster)... passerelle piétonne (Wihr-au-Val) ; protection de la berge (Walbach) ; remise en état du seuil en bois (Walbach) ; mise en place d'un système de comptage de la passe aux poissons au seuil du Logelbach (Turckheim), reprise de la maçonnerie sous le pont et du seuil en aval (Turckheim).
Le Département souhaite garder la compétence « barrage »

Quant au débat d'orientation budgétaire pour 2020, il a été acté (à l'unanimité aussi). Il a en outre été question de l'approbation de la convention relative à la répartition de la compétence Gemapi (Gestion de l'eau et des milieux aquatiques et prévention des risques d'inondation), rappelant que « pour soulager les syndicats de rivières, le Département souhaite rester compétent pour la gestion des barrages, gestion réalisée par les Rivières de Haute Alsace dont le département est membre ».

Approbation également concernant « les nouveaux statuts du syndicat mixte du bassin de l'Ill, suite à l'extension et la fusion des syndicats de rivières » mutualisation, comme indiqué plus haut, (ce qui n'influe en rien sur la dénomination du syndicat du secteur qui gardera son nom de « syndicat mixte de la Fecht Amont ».

 

 
 

SDIS Passation de commandement au CPI

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:59:13

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SDIS Passation de commandement au CPI
 

 
Le sergent-chef Christophe Hausherr a été promu chef de corps du CPI. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
La cérémonie a été présidée par le capitaine Riber, conjointement avec le capitaine Mamprin, tous deux du commandement de la compagnie territoriale 3 du SDIS 68. Parmi les personnalités présentes, Michel Habig, vice-président du Conseil départemental, Françoise Boog, conseillère régionale Grand Est, Corinne Sick, maire de la commune et les maires et une délégation de sapeurs-pompiers des communes des environs. La clique de la fanfare des sapeurs-pompiers d'Oberhergheim, sous la direction d'Yves Meyer, l'Harmonie municipale avec Mimo Ilev à sa tête ont embelli la cérémonie.
Quinze ans au sein du CPI

Le lieutenant Seiller quitte sa fonction de commandant qu'il a exercé pendant quinze ans au sein du CPI d'Oberhergheim. Laurent Seiller est entré au Centre de première intervention d'Oberhergheim le 1er décembre 1985, sous la direction de Gérard Butzerin. Il est promu sergent en mai 2002, puis adjudant en mai 2004 et promu chef de corps, succédant à Francis Sutter. Il a été nommé adjudant-chef le 15 mai 2007 et lieutenant le 8 décembre 2013. En 2005, la médaille d'honneur des sapeurs-pompiers lui est décernée pour 20 ans de service, en 2010 la médaille vermeille pour 25 ans et en 2014 la médaille d'honneur en argent. Cette dernière est décernée au sapeur-pompier qui s'est particulièrement distingué dans l'exercice de ses fonctions et pour services exceptionnels rendus.

Il est entré à la fanfare des sapeurs-pompiers dès l'âge de dix ans en tant que tambour-major et joue aujourd'hui du clairon.

Corinne Sick a salué l'engagement de Laurent Seiller : « Votre force, votre volonté, la qualité personnelle dans vos relations avec vos collègues pompiers et les valeurs que vous portez ont été profitables à l'évolution positive du CPI, une bonne gestion reconnue par vos supérieurs ».
19 sapeurs-pompiers

Le lieutenant Seiller a rappelé que « durant ses quinze ans à la tête du centre, ce sont 632 interventions qui ont eu lieu. Pour la commune, c'est une chance d'avoir encore un Centre de première intervention, un service de proximité qui vient en aide à la population. Le centre compte 19 sapeurs-pompiers. » L'ancien chef de corps a lancé un appel aux jeunes pour venir renforcer les rangs. Corinne Sick, maire, lui a souhaité beaucoup de réussite dans ses nouvelles fonctions et a encouragé le chef promu à développer l'esprit d'équipe au sein du CPI.

Le passage de témoin entre celui qui quitte son poste et le nouveau chef a été symbolisé par la remise des clés de l'ancienne caserne au nouveau promu.
Christian WERTHE

 

 
 

Trois Frontières Kappelen Le village embellit encore

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:02:23

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Trois Frontières Kappelen Le village embellit encore
 

 
« C'est trop bien ici ! », s'exclament avec bonheur les petits écoliers de Kappelen... Photos DNA /P.M.
« C'était la toute dernière rue non encore aménagée », souligne avec le sourire, ce vendredi matin, lors d'une visite sur les lieux, Gérard Burget, le maire de Kappelen. L'élu de ce petit village coquet et propret, où « il fait bon vivre », dit-il, se réjouit de « la belle qualité des travaux ». Mieux encore. C'est avec fierté qu'il glisse que deux riverains y ont « remarquablement contribué, en nous cédant du terrain à l'euro symbolique... »
Rue des Acacias toute neuve

Une nouvelle conduite d'eau potable (diamètre 125 au lieu de 100). Des travaux d'assainissement : branchements d'écoulement des eaux usées et pluviales ; remise à neuf des branchements de tous les particuliers. Enfouissement, ensuite, des lignes téléphoniques et de l'éclairage public. Et, au final, pose de dallage et d'un nouveau revêtement. Tout ceci, après l'agrandissement de l'entrée de la rue et l'élargissement du trottoir le long de la rue du Rhin, porté à 1,40 m, « afin de répondre aux normes de conformité ».
Aire de jeux au top pour les enfants

D'un large sourire, Gérard Burget pointe la fontaine installée à l'entrée de cette rue des Acacias : « Elle date de 1856. Et sera beaucoup plus en valeur ici, qu'avant, dans la cour de la salle communale ! » Sans eau actuellement, car « branchée sur un puits à sec en ce moment », elle peut cependant fonctionner « sur le réseau ».

L'entrée de la rue a été remodelée pour un gain de sécurité, et ce, se félicite Gérard Burget, « grâce à la générosité de deux riverains, Patrick Casagrande et Jean-Jacques Gasser, qui ont cédé du terrain gratuitement ». Le sens du collectif n'est pas un vain mot à Kappelen !

La cloche sonne l'heure de la récré. Il est 10 h en cette matinée lorsque les écoliers arrivent en courant et, aussitôt, prennent l'aire de jeux d'assaut. Balançoire sur ressort, toboggan, cordages, échelle à grimper... C'est peu dire le succès que rencontre la nouvelle structure !

Aménagé dans un coin de verdure idyllique, l'espace comporte également des bancs, une aire de pique-nique et une table de ping-pong pour les plus grands. Le terrain a été façonné en pente douce, « inférieure à 6 % », afin de répondre aux normes PMR (personnes à mobilité réduite).

Les travaux ont été réalisés par l'entreprise L'Art Eau Jardin. Les lieux sont ouverts au public en dehors des heures scolaires.

Il fait assurément « bon vivre à Kappelen » et nul ne s'étonnera d'entendre les petits écoliers, à l'instar de leur maire, s'exclamer : « C'est trop bien ici ».
Paul MUNCH

 

 
 

Wintzenheim Lindane : un merlon de terre pour barrer l'accès

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:12:52

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Wintzenheim Lindane : un merlon de terre pour barrer l'accès
 

 
L'extrémité de la rue de l'Orge, à Wintzenheim, qui permettait d'accéder au terrain pollué au lindane, est désormais barrée par un amas de terre. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
« Cela faisait trois semaines que des caravanes allaient et venaient sans discontinuer sur le terrain pollué situé derrière la déchetterie Europe, lequel appartient à un particulier faisant partie de la communauté des gens du voyage », indique le maire de Wintzenheim, Serge Nicole.

Les derniers véhicules ayant quitté les lieux jeudi dernier, l'accès par la rue de l'Orge a été barré dès vendredi matin. « L'endroit précis où les tonnes de terre ont été déposées appartient encore à la commune, mais il est possible que le propriétaire nous reproche d'enclaver son terrain. Celui-ci étant potentiellement dangereux mais régulièrement occupé par des caravanes, c'est notre manière d'agir en attendant que l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) fasse le nécessaire », souligne le premier édile.

Une cinquantaine de caravanes se trouvent encore sur le terrain voisin, accessible par la rue des Champs, « non pollué mais appartenant à plusieurs propriétaires privés ». Lorsqu'elles partiront, la commune compte également faire déposer un monceau de gravats pour barrer l'accès. « On leur a laissé jusqu'à dimanche au plus tard, poursuit l'élu. Il faut admettre que ces gens ne salissent pas ce terrain, en déposant tous leurs déchets dans le conteneur mis à disposition par Colmar agglomération. Mais ils l'occupent sans autorisation ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Pays de Neuf-Brisach Accueil des nouveaux arrivants

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:50:51

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Pays de Neuf-Brisach Accueil des nouveaux arrivants
 

 
les nouveaux arrivants à Durrenentzen ont été accuillis par la municipalité et les représentants associatifs. Photo L'Alsace /Marie Rose FURDERER
Arès avoir souhaité la bienvenue aux nouveaux arrivants au cours de la classique cérémonie d'accueil, le maire de Durrentzen a présenté la commune, membre avec les 28 communes de la Communauté de communes du Pays de Brisach. Il a ensuite évoqué les deux conseillers départementaux Betty Muller et Michel Habig représentants le canton d'Ensisheim, ainsi que le député Eric Straumann.

Les trois adjoints, Thierry Marantier, Viviane Kien et Christelle Muller, ont fait connaître leurs délégations respectives au sein du conseil municipal, avant que ses membres présents se présentent, tout comme le maire du conseil municipal des jeunes, Antonin Strabach..

Après la présentation des conseillers municipaux adultes et jeunes, le maire en a fait de même avec la secrétaire de mairie, Estelle Noyer, et le technicien communal, Mathieu Weber.

Le maire a relevé que la commune était équipée de caméras, en raison des incivilités, et de la vidéo projection, permettant aux gendarmes d'élucider les cambriolages dans de meilleures conditions.
Regroupement pédagogique intercommunal

La directrice du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) Durrenentzen-Urschenheim-Widensolen Béatrice Blazek a indiqué que quatre classes élémentaires étaient scolarisées dans les trois villages, alors que l'école maternelle, avec pour directrice Marianne Brosse, est installée à Widensolen.

Au niveau de l'agenda annuel, Durrenentzen commémore les combats de sa libération le 31 janvier.

La directrice du périscolaire L'île aux Copains Anita Ehret, sous l'égide de la Jeunesse du Ried Brun, a relevé qu'une trentaine d'enfants de Durrenentzen et d'Urschenheim y sont présents.
Pompiers, associations, paroisses

Le centre de première intervention et l'amicale des sapeurs-pompiers (David Kling), les associations Sports et Loisirs (Sylvie Walter), Team Run'n Zen (Thierry Marantier) et des parents d'élèves 1 2 3 Soleil (Olivier Pilotelle) ont présenté leurs diverses activités.

Celles de pêche et de pisciculture (Lionel Rouelland) et de L'Afrique à Choeur (Jean-Marie Weber), sont aussi présentes dans le village.

Avant de partager le verre de l'amitié, offert par la commune, la conseillère presbytérale, Astrid Holländer, a présenté la paroisse protestante de Jebsheim-Kunheim-Muntzenheim-Fortschwihr-Durrenentzen. Isabelle Laurent, membre de l'équipe d'animation pastorale, en a fait de même pour la Communauté de paroisse Saint-François et Sainte-Clair sur Ried et Hardt, regroupant 14 paroisses.
Marie-Rose FURDERER

 

 
 

Logelheim La Fête du potiron annulée : grosse fatigue des bénévoles

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:16:15

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Logelheim La Fête du potiron annulée : grosse fatigue des bénévoles
 

 
Un décor lors de la 15e édition de la Fête du potiron, en octobre 2011. Archives L'Alsace /JD Kientz
« La décision a été prise démocratiquement, après discussion entre représentants des associations », précise Jean-Maurice Haen, président de l'AFL (Association des fêtes de Logelheim) et chef d'orchestre d'une fête populaire attendue par des milliers de personnes. En 2017, l'année de l'instauration de l'entrée payante (pour financer le dispositif de sécurité), pas moins de 20 000 personnes avaient dégainé leur portefeuille pour découvrir dans les rues et leurs recoins l'immense travail des bénévoles. La commune de moins de 1000 habitants se transformait en l'espace de deux jours en une capitale de la créativité, de la décoration, de la plus classique à la plus extraordinairement délirante ; un festival féerique de couleurs et d'idées jamais égalé dans le département en 20 ans d'existence (la fête a été créée en 1997).
Décision prise en mars

Dès le printemps, lors d'une réunion de bureau de l'AFL (regroupant des représentants de la dizaine d'associations locales), le couperet est tombé : la fête ne figurera pas au calendrier de la Ronde des fêtes, bien que ce rendez-vous soit devenu une biennale à partir de 2011, les capitaines des associations et leur garde rapprochée n'ont pas trouvé, semble-t-il, les ressources nécessaires pour la maintenir... « Il y a de l'usure », concède M. Haen qui parle de bénévoles désirant « un peu de repos ». Personne ne leur jettera le potiron, tant la tâche est immense, les mois précédant l'avant-dernier week-end d'octobre ; sans parler de la constance nécessaire durant 20 années...
Des recettes en moins

Pas moins de 60 tonnes de cucurbitacées, essentiellement des potirons, sont cultivées sur un hectare de champs, « libérés » aimablement par des exploitants agricoles. « Il faut semer, biner en été et les récolter », rappelle le président de l'AFL qui ne cache pas sa déception. Jean-Maurice Haen aurait apprécié le maintien, pas seulement parce que cette fête apporte un liant social extraordinaire au sein d'une petite commune excentrée ; c'est aussi une question de beurre dans les épinards pour les associations qui en tirent de substantifiques revenus.

« Les conséquences sur le financement des associations ne sont quand même pas neutres ; une bonne partie de leurs recettes provient de la Fête du potiron : les entrées, les boissons, etc. »

Le passage en 2011 à une fête organisée les années impairs avait permis de « remobiliser » les gens, mais cette impulsion nouvelle a fini par s'évaporer huit ans plus tard. « Il faut dire que l'on a du mal à renouveler les générations ; les bénévoles prennent de l'âge », analyse M. Haen, lui-même « jeune retraité » et président de l'AFL depuis 2016.

Du côté de la municipalité, l'éventualité de voir disparaître définitivement la plus grosse manifestation populaire de l'année ne semble pas effleurer le maire, Joseph Kammerer. « Elle va renaître de ses cendres », assure le premier magistrat qui se dit « confiant ». Une assemblée générale de l'AFL devrait se tenir courant novembre, nous dit Jean-Maurice Haen. « On va discuter pour savoir ce que l'on va faire. » Réponse dans un mois.
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

Lubrizol : début de l'enquête, 130 plaintes

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:31:13

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Lubrizol : début de l'enquête, 130 plaintes
 

 
 
Quelles sont les causes et l'origine de l'incendie de l'usine Lubrizol ? Les investigations ont débuté sur le site mardi à Rouen, tandis que 130 plaintes ont déjà été déposées par des habitants, entreprises ou communes touchés par les conséquences de cette catastrophe. « La persistance de points chauds sur les sites concernés ne permettait pas jusqu'à présent de procéder aux constatations sur le terrain », a expliqué dans un communiqué Rémy Heitz, le procureur de la République de Paris, dont le pôle Santé publique a repris les investigations en raison notamment de leur complexité et de l'ampleur du sinistre.

Les constatations sur le site seront réalisées par 13 enquêteurs de la gendarmerie nationale (dont six experts incendie). Des policiers de l'Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) et de la police judiciaire seront aussi présents en soutien. « Ces opérations dureront plusieurs jours », a précisé le procureur.
5 253 tonnes de produits chimiques

Jeudi 26 septembre, un gigantesque incendie a détruit chez Lubrizol, une entreprise de produits chimiques classée Seveso seuil haut, 5 253 tonnes de produits chimiques. L'incendie a aussi touché trois entrepôts de son voisin Normandie Logistique qui stockait plus de 9 000 tonnes de produits sur son site. Mais on ne sait pas encore quels produits ont brûlé, ni leur quantité.

La société Lubrizol, qui se base sur « la vidéosurveillance et des témoins oculaires », a affirmé la semaine dernière que l'incendie avait vraisemblablement commencé à l'extérieur de son site. Elle s'est néanmoins engagée vendredi à participer à la réparation des conséquences de l'incendie.

 

 
 

Londres - Bruxelles : rien ne va plus !

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:35:19

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Londres - Bruxelles :

rien ne va plus !
 

 
Les Européens ont donné jusqu'à la fin de la semaine à Boris Johnson pour présenter un compromis. Photo Oli SCARFF/AFP

Les négociations sur le Brexit entre Londres et les Européens semblaient au bord de la rupture mardi, à un peu plus de trois semaines de sa date prévue. Les Européens ont donné jusqu'à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour leur présenter un compromis acceptable et arriver à une séparation à l'amiable le 31 octobre, après 46 ans de vie commune.

Mais la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est entretenue par téléphone avec le Premier ministre britannique Boris Johnson mardi, a fait part du caractère « extrêmement improbable » d'un accord faute de nouvelles propositions de Londres prévoyant un maintien de l'Irlande du Nord britannique dans l'union douanière européenne. Ce que le Royaume-Uni refuse.

« Où allez-vous donc ? »

Dans un message posté sur son compte Twitter, le président du Conseil européen a accusé le tenant du 10 Downing Street de jouer avec « l'avenir de l'Europe et du Royaume-Uni ». « Vous ne voulez pas d'accord, vous ne voulez pas de prolongation, vous ne voulez pas révoquer [le divorce], où allez-vous donc ? », a écrit Donald Tusk. « Nous restons ouverts à la finalisation d'un accord de Brexit juste mais il faut un gouvernement britannique désireux de travailler avec l'UE pour y arriver », a indiqué le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, sur le même réseau social.

Après un entretien téléphonique mardi lors duquel ils ont « réitéré avec force leur souhait de trouver un accord », Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar « espèrent se rencontrer cette semaine »,

L'Irlande a présenté mardi un budget 2020 destiné à absorber l'impact de ce scénario redouté, avec plus de un milliard d'euros de dépenses pour soutenir l'activité. « Le Brexit est le risque le plus pressant et immédiat pour notre économie » et une sortie de l'Union européenne sans accord « serait très difficile », a déclaré le ministre des Finances, Paschal Donohoe.

 

Les négociations sur le Brexit entre Londres et les Européens semblaient au bord de la rupture mardi, à un peu plus de trois semaines de sa date prévue. Les Européens ont donné jusqu'à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour leur présenter un compromis acceptable et arriver à une séparation à l'amiable le 31 octobre, après 46 ans de vie commune.

Mais la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est entretenue par téléphone avec le Premier ministre britannique Boris Johnson mardi, a fait part du caractère « extrêmement improbable » d'un accord faute de nouvelles propositions de Londres prévoyant un maintien de l'Irlande du Nord britannique dans l'union douanière européenne. Ce que le Royaume-Uni refuse.

« Où allez-vous donc ? »

Dans un message posté sur son compte Twitter, le président du Conseil européen a accusé le tenant du 10 Downing Street de jouer avec « l'avenir de l'Europe et du Royaume-Uni ». « Vous ne voulez pas d'accord, vous ne voulez pas de prolongation, vous ne voulez pas révoquer [le divorce], où allez-vous donc ? », a écrit Donald Tusk. « Nous restons ouverts à la finalisation d'un accord de Brexit juste mais il faut un gouvernement britannique désireux de travailler avec l'UE pour y arriver », a indiqué le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, sur le même réseau social.

Après un entretien téléphonique mardi lors duquel ils ont « réitéré avec force leur souhait de trouver un accord », Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar « espèrent se rencontrer cette semaine »,

L'Irlande a présenté mardi un budget 2020 destiné à absorber l'impact de ce scénario redouté, avec plus de un milliard d'euros de dépenses pour soutenir l'activité. « Le Brexit est le risque le plus pressant et immédiat pour notre économie » et une sortie de l'Union européenne sans accord « serait très difficile », a déclaré le ministre des Finances, Paschal Donohoe.

 

Lara Million officiellement soutenue par LaREM

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:04:07

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Lara Million officiellement soutenue par LaREM
 

 
Lara Million. Archives L'Alsace/Jean-François FREY
La nouvelle, d'abord officieuse, puis rapidement confirmée par un communiqué officiel de La République en marche (LaREM), est tombée en milieu de soirée, ce lundi : ainsi qu'on le pressentait depuis plusieurs jours, le mouvement présidentiel a finalement décidé d'apporter son soutien à la candidature mulhousienne de Lara Million, en vue des élections municipales de mars prochain.

Pour mémoire, l'intéressée avait été auditionnée par la commission nationale d'investiture (CNI) de LaREM le 9 septembre dernier à Paris, de même que l'ancienne adjointe Fatima Jenn et l'actuel manager du commerce Frédéric Marquet. Aucun des trois intéressés n'a encore officiellement réagi à cette nouvelle, qui constitue par ailleurs un camouflet pour la majorité sortante de Michèle Lutz et Jean Rottner.

Jusqu'à la dernière minute, l'ancien maire de Mulhouse, actuel premier adjoint et président du conseil régional Grand Est a semble-t-il espéré décrocher le soutien de LaREM au profit de la liste que conduira sans doute prochainement Michèle Lutz - au point de s'entretenir encore brièvement avec le président de la République en personne, mardi dernier, lors de la venue de ce dernier à Strasbourg.

Selon plusieurs sources, l'échange entre les deux hommes, long d'une dizaine de minutes, s'était avéré tendu. On sait désormais pourquoi...

 

 
 

Lara MILLION tête de liste.-

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:50:26

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Municipales  LaREM à Mulhouse
Lara MILLION tête de liste

La République en marche a investi lundi 21 nouvelles têtes de listes pour les municipales de mars. À Mulhouse, le parti présidentiel soutient la vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et conseillère municipale de la majorité sortante, élue sous l'étiquette LR, Lara Million.

 

 
 

 

SOCIAL Maisons de retraite «La situation ne cesse de se dégrader»

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:42:18

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SOCIAL Maisons de retraite
«La situation ne cesse de se dégrader»
L'intersyndicale des services d'aide aux personnes âgées et les directeurs d'établissement appellent à des rassemblements dans toute la France pour dénoncer le manque de moyens dont souffre le secteur.
 

 
Nouvelle journée de mobilisation pour les personnels des maisons de retraite ce mardi 8 octobre.
La tension ne retombe pas dans les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et les services à domicile d'aide aux personnes âgées.

Face à un manque de moyens chronique et à des difficultés croissantes dans le secteur, l'intersyndicale (*) des services aux personnes âgées et les directeurs d'établissement (l'AD-PA) appellent à une nouvelle journée de mobilisation ce mardi.

À 11 heures, ils demandent aux salariés, mais aussi aux familles et résidents, de converger devant le ministère de Santé, à Paris, les Agences régionales Santé et les conseils départementaux dans toute la France. « Les professionnels n'en peuvent plus », souffle Malika Belarbi de la CGT Santé et action sociale. Trop peu nombreux pour répondre aux besoins des patients, ils croulent sous les tâches, et finissent par craquer.Solenn Le Baron, de l'Union fédérale des autonomes de santé (UFAS), raconte qu'elle vient d'enchaîner « deux journées de 7 heures à 21 heures », car ses « collègues ne sont pas venues ».
« Seule avec 20 résidents »

Les abandons de poste sont courants - car le travail, dur, n'est pas assez rémunéré. Et les agents qui restent se retrouvent avec une énorme responsabilité sur les épaules : « Je me suis retrouvée seule avec 20 résidents pendant une après-midi », explique cette aide-soignante en région parisienne.

Pour répondre à la crise, l'intersyndicale demande des postes supplémentaires (40 000), des revalorisations salariales pour les personnels et de l'argent pour rénover les établissements.

Latente depuis des années, la crise dans le secteur de la dépendance a éclaté au grand jour avec la mobilisation des personnels en janvier 2018. Depuis les rapports se sont enchaînés. Les parlementaires Monique Iborra (LREM) et Caroline Fiat (LFI) ont dressé un constat alarmant de l'aide aux personnes âgées dépendantes : sous-effectifs, accidents du travail élevés, difficultés à recruter...

En mars dernier, Dominique Libault a rendu ses préconisations au gouvernement. Une feuille de route ambitieuse, qui, pour des raisons budgétaires, prendra du temps à se concrétiser. En attendant la loi sur la dépendance promise par Emmanuel Macron, le budget de la sécurité sociale pour cette année prévoit une « intensification » des recrutements dans les Ehpad, avec 5 200 emplois supplémentaires en 2020, et un plan de soutien à la rénovation de ces structures, avec une enveloppe de 130 millions d'euros. Le gouvernement a également décidé de maintenir, comme l'an dernier, une enveloppe supplémentaire de 50 millions d'euros pour les services à domicile et la création d'un congé proche aidants.

Des « broutilles » pour l'intersyndicale qui appelle « des mesures concrètes » en urgence.
Élodie BÉCU (*) L'intersyndicale réunit la CFDT, la CGT, la CGE-CGC, la CFTC, FA, FSU, Solidaires, l'UFAS, et l'Unsa. L'AD-PA rassemble les directeurs d'établissements et de services aux personnes âgées.

(*) L'intersyndicale réunit la CFDT, la CGT, la CGE-CGC, la CFTC, FA, FSU, Solidaires, l'UFAS, et l'Unsa. L'AD-PA rassemble les directeurs d'établissements et de services aux personnes âgées.

 
 

 

solidarité  Journée de mobilisation dans les Ehpad « Nos conditions de travail sont extrêmes »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:43:15

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solidarité  Journée de mobilisation dans les Ehpad
« Nos conditions de travail sont extrêmes »
En ce jour de mobilisation nationale dans les Ehpad, cinq salariées de Colmar et Mulhouse témoignent des conditions dégradées de travail dans leurs établissements. Aujourd'hui, elles réclament davantage de temps et de personnel pour traiter les personnes âgées dignement.
 

 
Depuis la journée de mobilisation de janvier 2018 (ici, le personnel de la maison de retraite Séquoia à Illzach), peu de choses ont évolué dans les Ehpad du Haut-Rhin.
Sandra, Estelle, Anne, Sonia et Christiane* (les prénoms ont été modifiés) sont aides-soignantes ou infirmières, depuis 10 ans pour certaines, 30 ans ou 40 ans pour d'autres dans des Ehpad publics rattachés aux hôpitaux de Colmar ou de Mulhouse. Elles ne supportent plus de voir leur métier se dégrader et ont accepté de témoigner en ce jour de mobilisation nationale dans les Ehpad. Mais c'est « la boule au ventre » qu'elles parlent, de peur d'être identifiées et peut-être licenciées. Aujourd'hui, c'est au travail, un badge « en grève » épinglé sur la blouse, qu'elles participeront au mouvement car « on a été assignées, comme à chaque fois ». Voici la somme de leurs colères.

Point de rupture. Elles aiment toutes leur métier qu'elles ont choisi par vocation. Mais n'en peuvent plus d'enchaîner des « semaines de 40 à 50 heures payées 35 ». « Ça fait longtemps que je n'ai pas eu deux jours d'affilée » révèle Christiane, 40 ans de métier dans un Ehpad mulhousien. Même en vacances, difficile de décrocher : « Depuis deux ans, en raison du manque de personnel, on n'a plus le droit de prendre trois semaines d'affilée en été, c'est deux maximum ». Sur nos cinq témoins, certaines ont plus de 120 heures supplémentaires au compteur : « Mais je ne veux pas qu'on me les paie, je veux les passer avec ma famille » martèle Sandra, 10 ans d'ancienneté en Ehpad colmarien. Les changements de planning de dernière minute et les semaines à rallonge deviennent insupportables pour sa vie de famille.
Crise des vocations

« Moi, j'ai craqué l'an passé quand j'ai enchaîné 5 week-ends de suite » raconte Sonia, aujourd'hui apaisée. Pourtant, cette aide-soignante mulhousienne « adore ses petits vieux », au point de prendre sur ses jours de congé pour les sortir de leur chambre, ce qu'elle n'a plus le temps de faire pendant son service. « La dernière fois, j'avais promis à un monsieur en fauteuil de lui faire prendre le soleil. Je me suis arrangée pour le faire sur mon repos, pendant que mon fils était à l'école ».

Un métier qui n'attire plus les jeunes : « Notre métier n'est plus attractif, personne ne veut venir en Ehpad. Les stagiaires viennent et repartent au bout d'un mois ou deux, catastrophés. À une aide-soignante pour 30 ou 35 résidents et une infirmière pour 60 à 120 résidents, ce sont des conditions extrêmes pour un salaire médiocre : 1600 euros dans le public, si on fait deux dimanches, et 1300 euros dans le privé » détaille Sandra. Quand elle travaille un dimanche, Anne, aide-soignante dans un Ehpad mulhousien depuis 30 ans, touche moins de 50 euros. Pas de quoi motiver les troupes. « En janvier, Agnès Buzyn avait promis une prime pour les aides-soignants en gériatrie. On n'a pas de nouvelle de cette prime. Il faut une revalorisation générale de la profession, sinon on va à la catastrophe » prévient Anne, qui voit défiler dans son service des « jeunes qui n'ont pas la vocation, qui partent à la première difficulté ». La crise des vocations commence à toucher les anciens : « Depuis un an, de plus en plus de collègues demandent des disponibilités ou démissionnent, annoncent qu'ils quittent carrément le métier. Nous, on est là pour défendre notre métier », martèle Sandra.
Une douche par mois

Moins de personnel, plus de travail. « Quand j'ai débuté il y a 30 ans, la moyenne d'âge en Ehpad c'était 65-70 ans. Les résidents venaient souvent volontairement, parce qu'ils ne voulaient pas rester seuls à la maison ou souffraient de démence légère. Parfois, on était six le matin pour 30 à 40 personnes, avec une prise en charge moins lourde. Au fur et à mesure du développement de l'aide à domicile, on s'est retrouvées avec une population de 90 à 98 ans de moyenne d'âge, qui arrive chez nous en bout de course, dépendante, avec des pathologies lourdes type Alzheimer. Pour cette population, on est moitié moins nombreuses : trois ou quatre le matin, deux l'après-midi. On ne peut pas prendre le temps avec chacun », témoigne Anne. Résultat, les douches ne sont plus quotidiennes, même plus hebdomadaires mais « une fois tous les 15 jours, voire tous les mois parfois. L'an dernier c'était même une fois tous les trois mois ». Le reste du temps, les résidents sont lavés au gant.

Obligées de mal faire. « Dans les écoles d'aides-soignantes, on nous apprend à faire les soins dans les règles de l'art. Normalement, une toilette complète prend 45 minutes, aujourd'hui, on la fait en 10-15 minutes. Pour le repas, nourrir quelqu'un de dépendant, c'est 30 minutes. Nous, on doit le faire en six minutes. C'est du gavage », estime Anne. « En plan canicule, on nous demande de faire des miracles : deux à trois tournées de boisson en plus alors qu'on n'arrive même pas à faire le reste. Du coup, on en arrive à perfuser les résidents pour être sûres qu'ils soient hydratés », regrette Sandra.

Où est l'humain ? « Une bonne journée pour moi aujourd'hui, c'est quand j'ai pu faire une douche, un massage des mains et que j'ai pu discuter avec une résidente en détresse pendant 10 minutes et que cela l'a apaisée. C'est fou, on en parle comme quelque chose d'exceptionnel alors que ça fait partie du travail », raconte Anne. « On réduit notre travail à des tâches techniques : laver, lever, nourrir. On se dépêche tout le temps. Mais si je ne prends pas un moment pour un résident qui a le cafard, je ne fais pas mon métier », estime Christiane. « Pour la majorité des résidents, on est leur dernière famille », conclut Anne. « C'est pour ça qu'on tient, malgré tout. Parce que si on lâche il ne restera plus personne pour eux ».
Marie-Lise PERRIN Pour plus d'informations sur la journée de mobilisation, voir dans le 1er  cahier.

Pour plus d'informations sur la journée de mobilisation, voir dans le 1er  cahier.

 
 

 

EHPAD « Aujourd'hui, on n'arrive plus à recruter »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:11:56

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EHPAD « Aujourd'hui, on n'arrive plus à recruter »
 

 
Céline Schandlong, directrice de l'Ehpad de Hochstatt. Archive L'Alsace /Thierry GACHON
L'association des directeurs aux personnes âgées (AD-PA) s'associe aujourd'hui à la mobilisation des syndicats pour la défense des Ehpad. Céline Schandlong, déléguée dans le Haut-Rhin de l'association des directeurs aux personnes âgées (AD-PA) et directrice de l'Ehpad de Hochstatt., plaide notamment pour une revalorisation des métiers de soignants afin de juguler la crise des vocations actuelle.
Céline Schandlong, pourquoi les directeurs d'Ehpad n'embauchent-ils pas plus d'aides-soignantes et d'infirmières ?

Tous les Ehpad embauchent à la hauteur de la dotation de soins qu'ils reçoivent. Ce n'est pas la volonté des Ehpad de ne pas recruter, mais aujourd'hui, on ne trouve plus. On trouve des remplacements mais avec du personnel peu qualifié, donc ça dégrade les conditions de travail. Il est urgent de revaloriser le métier de soignant.
« La dépendance a beaucoup augmenté avec le développement du maintien à domicile » Êtes-vous touchée par la crise des vocations à Hochstatt ?

Par chance, à Hochstatt, on trouve du personnel. Mais on s'est fixé un code éthique. Les heures supplémentaires se font sur la base du volontariat et ne sont plus imposées. On prévoit un temps de pause sur le temps de travail, les jours fériés sont les mêmes pour tous, on garantit un week-end de repos sur deux, dont un week-end de trois jours. On essaie de pendre des mesures qui rendent le recrutement attractif. Ça a un coût en termes de travail temporaire mais ça préserve la vie privée. Il y a un changement de mentalité par rapport au travail, nous devons le prendre en compte.
Malgré cela, les soignants ont l'impression de courir après le temps. Pourquoi ?

La dépendance a beaucoup augmenté avec le développement du maintien à domicile. Du coup, les tâches relatives aux soins d'hygiène sont plus lourdes. Ça laisse moins de temps pour le reste. À Hochstatt, par exemple, pour les soins techniques, le change, les soins d'hygiène et les soins infirmiers, j'ai assez de monde. En revanche, pour les soins dits relationnels, l'accompagnement individualisé, le temps d'encadrement ne permet pas de réaliser ces soins en tenant compte des besoins des résidents. Certains résidents me remontent que ça va trop vite, qu'ils se sentent agressés... C'est là que ça ne va pas.
Ne faudrait-il pas recruter davantage ?

Oui, il faudrait augmenter le personnel, mais pour cela, il faudrait être en mesure de recruter ou en tous les cas accompagner les Ehpad vers une autre forme d'organisation et un décloisonnement. Aujourd'hui, par exemple, une toilette est réalisée par deux aides-soignantes. J'ai trois agents hôteliers qui se sont portés volontaires et qui se sont formés aux douches et aux bains thérapeutiques. Ils participent aux soins sous la responsabilité d'une aide-soignante au lieu de deux. Il y a des bonnes volontés dans les Ehpad, c'est quelque chose qu'on dit rarement.
« Les pouvoirs publics entendent mais il n'y a pas de mesures concrètes » Au-delà des bonnes volontés internes, qu'attendez-vous des pouvoirs publics ?

Je pense qu'en Alsace on est mieux lotis qu'ailleurs. L'ARS [Agence régionale de santé, NDLR] et le département du Haut-Rhin sont dans la compréhension du problème. Mais il faut une prise de conscience nationale, budgétaire. Les pouvoirs publics entendent mais cela ne s'accompagne pas de mesures concrètes.

Il faudrait d'abord une réforme de la tarification pour que les dotations soins et dépendance soient harmonisées. Et pouvoir avoir un peu de moyens pour l'absentéisme, qui devient une réelle menace. Moi, ça me coûte trois postes par an. Je préférerais être soutenue, qu'on m'accorde des crédits pour remplacer au lieu de consacrer deux postes à l'absentéisme. Ce qui est certain, c'est qu'il manque 2,5 ETP par Ehpad pour répondre aux besoins individuels des résidents et assurer une bonne réalisation des projets d'accompagnement. C'est ce que réclame l'AD-PA réclame au plan national.

 

 
 

CD68« Seniors en santé, seniors enchantés »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:05:37

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CD68« Seniors en santé, seniors enchantés »
 

 
L'avancée en âge s'accompagne de nombreux changements qu'il n'est pas toujours aisé d'appréhender seul. Accepter et comprendre l'évolution de son corps, trouver de nouvelles habitudes de sommeil, ajuster son alimentation, conserver des rapports de qualité avec autrui sont autant de défis à relever au quotidien. Souhaitant promouvoir des habitudes de vie favorables au vieillissement en bonne santé, la Mutualité Française Grand Est et la Nef des Jouets, en partenariat avec la Ville de Soultz, le Conseil départemental du Haut-Rhin et la Conférence des Financeurs de la Prévention de la Perte d'Autonomie du Haut-Rhin, a mis en place à Soultz le programme « Seniors, en santé, seniors enchantés ! » à destination des personnes âgées de plus de 60 ans de la commune et de ses environs. Ce programme de prévention a pour objectif d'orienter chaque individu vers la découverte et la valorisation de ses propres ressources.

Le jeudi 10 octobre à 14 h 15 : conférence-débat « L'alimentation des seniors » et le mercredi 16 octobre à 9 h 30 : atelier intergénérationnel « Kim ». En prenant de l'âge, les besoins nutritionnels évoluent. Alors comment adopter une alimentation adaptée aux plus de 55 ans et prévenir l'apparition de pathologies liées à l'âge ? Réponses lors de ces deux rendez-vous.

Le mercredi 23 octobre à 9 h 30 : conférence-débat suivie d'un atelier « Les bienfaits de la réflexologie plantaire ». La réflexologie plantaire utilise le processus d'autoguérison du corps. Représentation miniature du corps, chaque zone du pied correspondrait à un organe ou une partie de corps humain. La réflexologie consiste à soulager le corps par le pied en stimulant ces points.

Le jeudi 24 octobre à 14 h 15 : atelier d'art-thérapie. L'art thérapie permet d'exprimer ses ressentis, émotions, et sensations grâce aux outils de création artistique : dessin, peinture, écriture. Ici, la valeur artistique importe peu : l'enjeu est thérapeutique.
PARTICIPER Toutes les conférences et tous les ateliers auront lieu à la Nef des Jouets, 12 rue Jean Jaurès à Soultz. Ce programme est entièrement gratuit et accessible à tous sur inscription. Infos et inscriptions au 06.49.85.62.31 ou inscription@mfge.fr

 

 
 

Des veilleurs de mémoire dans les cimetières juifs

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:36:37

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Alsace Lutte contre l'antisémitisme
Des veilleurs de mémoire dans les cimetières juifs
Les conseils départementaux alsaciens lancent un réseau pour veiller sur la soixantaine de cimetières juifs, en pleine recrudescence des actes antisémites. Le projet est déjà officiellement en place dans le Haut-Rhin et sera soumis au vote des élus en novembre pour le Bas-Rhin.
 

 
Le cimetière juif de Jungholtz (Haut-Rhin) compte trois veilleurs.
Lise et Robert Tornare habitent Wintzenheim, dans l'agglomération de Colmar. Il y a 40 ans, un peu par hasard, ils ont commencé à veiller bénévolement sur le cimetière juif, sans pour autant faire partie de la communauté. Leur maison, qu'ils habitent depuis 1979, est située juste en face. Et c'est « naturellement » qu'ils en sont devenus les « gardiens », formule Robert Tornare. Exemple de leurs actions, ils sont intervenus parce que des jeunes gens avaient commencé à squatter un petit local pour « fumer tranquillement » et ils ont réglé le problème. Ivan Geismar, président d'honneur du consistoire du Haut-Rhin et responsable de la communauté israélite de Wintzenheim salue leur « fidélité à des valeurs ».

Lise et Robert Tornare, de Wintzenheim, font partie des veilleurs de mémoire salués dimanche à Colmar. Photo DNA-Michel Paccalin

Le couple fait partie des 22 veilleurs de mémoire haut-rhinois qui ont été salués lors d'une cérémonie dimanche au Conseil départemental du Haut-Rhin (les conseillers départementaux ont adopté le projet en juin).

« Certains veilleurs sont actifs depuis de longues années, parfois des décennies, juifs ou non-juifs, et il s'agit aujourd'hui de les reconnaître. On aimerait aussi que d'autres se sentent interpellés, afin d'étendre le réseau », indique Philippe Ichter, salarié des deux conseils départementaux pour l'interreligieux.
Des lieux vulnérables

Les cimetières témoignent d'un judaïsme rural aujourd'hui presque disparu et sont des lieux de mémoire vulnérables. Dernière profanation en date, celle du cimetière de Quatzenheim, dans le Bas-Rhin, en février de cette année, où 96 tombes avaient été maculées de croix gammées.

Il y a une vingtaine de cimetières juifs dans le Haut-Rhin, 45 dans le Bas-Rhin. Dans l'idéal, il s'agirait de mobiliser des veilleurs partout.

Pour le Haut-Rhin, le réseau de veilleurs est présent pour le moment à Altkirch, Durmenach, Grussenheim, Jungholtz, Luemschwiller, Riedwihr, Thann et Wintzenheim.

« Ils ne s'occupent pas, comme les veilleurs de châteaux, de restauration et d'entretien. Ils sont vraiment là pour de la veille », ajoute Philippe Ichter. Tous sont bénévoles et signent une charte. Elle cadre une veille régulière. Le volontaire, qui n'est pas défrayé, s'engage notamment à ne pas intervenir directement et à ne faire aucune action qui relève du propriétaire.

« Il est bon que nous puissions allumer des contre-feux. Les veilleurs de mémoire sont cela : le contraire de ces pyromanes de la haine que notre nation combat avec fermeté », a lancé Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, à l'occasion des voeux de Roch Hachana, le nouvel an juif.

Quelques semaines plus tôt, lors de ses voeux pour la nouvelle année juive 5780 à la grande synagogue du Bas-Rhin, Frédéric Bierry a annoncé la mise en place prochaine d'un tel réseau dans le Bas-Rhin. Présenté hier en commission, il sera soumis au vote de l'assemblée le 4 novembre prochain.
Avec les deux consistoires israélites

Les consistoires israélites du Bas-Rhin et du Haut-Rhin sont partie prenante. Les départements, future Collectivité européenne d'Alsace, agissent ici comme fédérateurs et animateurs du réseau et apportent un appui logistique (ils assurent ainsi les veilleurs dans le cadre de leur contrat d'assurance de responsabilité civile). Ils ont investi le sujet de l'interreligieux par plusieurs actions et ont notamment mis au point une boîte à outils intercultu (r) elle à destination des collèges.
Myriam AIT-SIDHOUM et Michel PACCALIN

 

 
 

 

Des veilleurs de mémoire dans les cimetières juifs

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:53:29

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Des veilleurs de mémoire dans les cimetières juifs

Le cimetière juif de Jungholtz compte trois veilleurs. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Lise et Robert Tornare habitent Wintzenheim, dans l'agglomération de Colmar. Il y a quarante ans, un peu par hasard, ils ont commencé à veiller bénévolement sur le cimetière juif, sans pour autant faire partie de la communauté. Leur maison, qu'ils habitent depuis 1979, est située juste en face. Et c'est « naturellement » qu'ils en sont devenus les « gardiens », formule Robert Tornare. Exemple de leurs actions, ils sont intervenus parce que des jeunes gens avaient commencé à squatter un petit local pour « fumer tranquillement » et ils ont réglé le problème. Ivan Geismar, président d'honneur du consistoire du Haut-Rhin et responsable de la communauté israélite de Wintzenheim, salue leur « fidélité à des valeurs ».

Lise et Robert Tornare, de Wintzenheim, font partie des veilleurs de mémoire salués dimanche à Colmar. Photo DNA-Michel Paccalin

Le couple fait partie des 22 veilleurs de mémoire haut-rhinois qui ont été salués lors d'une cérémonie, dimanche au siège du conseil départemental du Haut-Rhin. Les conseillers départementaux ont adopté le projet en juin.

« Certains veilleurs, juifs ou non-juifs, sont actifs depuis de longues années, parfois des décennies, et il s'agit aujourd'hui de les reconnaître. On aimerait aussi que d'autres se sentent interpellés, afin d'étendre le réseau », indique Philippe Ichter, salarié des deux conseils départementaux pour l'interreligieux.

Des lieux vulnérables

Les cimetières témoignent d'un judaïsme rural aujourd'hui presque disparu et sont des lieux de mémoire vulnérables. Dernière profanation en date, celle du cime-tière de Quatzenheim, dans le Bas-Rhin, en février de cette année, où 96 tombes avaient été maculées de croix gammées.

Il y a une vingtaine de cimetières juifs dans le Haut-Rhin, 45 dans le Bas-Rhin. Dans l'idéal, il s'agirait de mobiliser des veilleurs partout. Pour le Haut-Rhin, le réseau de veilleurs est présent pour le moment à Altkirch, Durmenach, Grussenheim, Jungholtz, Luemschwiller, Riedwihr, Thann et Wintzenheim.

« Ils ne s'occupent pas, comme les veilleurs de château, de restauration et d'entretien. Ils sont vraiment là pour de la veille », note Philippe Ichter. Tous sont bénévoles et signent une charte. Elle cadre une veille régulière. Le volontaire, qui n'est pas défrayé, s'engage notamment à ne pas intervenir directement et à ne faire aucune action qui relève du propriétaire.

Avec les deux consistoires israélites

« Il est bon que nous puissions allumer des contre-feux... Les veilleurs de mémoire sont cela : le contraire de ces pyromanes de la haine que notre nation combat avec fermeté », a lancé Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, à l'occasion des voeux de Roch Hachana, le nouvel an juif.

Quelques semaines plus tôt, lors de ses voeux pour la nouvelle année juive 5780 à la grande synagogue du Bas-Rhin, Frédéric Bierry a annoncé la mise en place prochaine d'un tel réseau dans le Bas-Rhin. Présenté ce lundi en commission, il sera soumis au vote de l'assemblée le 4 novembre prochain.

Les consistoires israélites du Bas-Rhin et du Haut-Rhin sont partie prenante de l'opération. Les départements, future collectivité européenne d'Alsace, agissent ici comme fédérateurs et animateurs du réseau et apportent un appui logistique, assurant ainsi les veilleurs dans le cadre de leur contrat d'assurance de responsabilité civile. Ils ont investi le sujet de l'interreligieux par plusieurs actions et ont notamment mis au point une boîte à outils intercultu(r)elle à destination des collèges.

Myriam AIT-SIDHOUM et Michel PACCALIN

 

 
 

La direction dit merci, le Diaconat défend la « complémentarité »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:57:19

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Santé  Urgences de Mulhouse
La direction dit merci, le Diaconat défend la « complémentarité »
 

 
La direction du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) a réagi dimanche à l'annonce faite ce samedi par le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, le professeur Jean Sibilia, pour venir au secours des internes et du service mulhousien (nos éditions précédentes). « C'est une marque indéniable de soutien à laquelle nous sommes extrêmement sensibles et dont nous remercions sincèrement le CHU », indique-t-elle.
« Un signe fort »

« Cette aide » va permettre de « remobiliser tous les acteurs et nous appuyer dans la démarche de reconstruction de ce service que nous poursuivons avec détermination. » Elle conclut : « C'est un signe fort de toute la communauté hospitalière, un appui indéniable aux internes et un encouragement à rebâtir ce service public essentiel. »

De son côté, le Diaconat a pris position dans ce dossier samedi, lors de l'inauguration du service SOS Main agrandi à la clinique du Diaconat-Roosevelt. Directeur de la Fondation de la Maison du Diaconat, Diego Calabro a déclaré : « Nous regrettons de ne pas avoir été associés aux discussions dès le début des problèmes au service des urgences du GHRMSA. Nous avons tous besoin que ce service se redresse et retrouve un fonctionnement normal. Nous travaillons depuis toujours avec ses professionnels du secteur public. Le rôle de la complémentarité entre l'hôpital public et nos cliniques est trop sous-estimé. »

Les urgences du Diaconat accueillent 250 patients par jour, en partenariat avec SOS Médecins dont les locaux se trouvent à Diaconat-Roosevelt. L'accès à leurs locaux se fait sur rendez-vous en appelant le 08 25 56 68 68 ou en passant par le 15.

 

 
 

 

Mulhouse La direction dit merci, le Diaconat défend la « complémentarité »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:18:04

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La direction dit merci, le Diaconat défend la « complémentarité »
 

 
La direction du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) a réagi dimanche à l'annonce faite la veille par le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, le Pr Jean Sibilia, pour venir au secours des internes et du service mulhousien (L'Alsace de dimanche). « C'est une marque indéniable de soutien à laquelle nous sommes extrêmement sensibles et dont nous remercions sincèrement le CHU », indique-t-elle. Cette « aide » va, selon elle, permettre de « remobiliser tous les acteurs et nous appuyer dans la démarche de reconstruction de ce service que nous poursuivons avec détermination ». Elle conclut : « C'est un signe fort de toute la communauté hospitalière, un appui indéniable aux internes et un encouragement à rebâtir ce service public essentiel. »

De son côté, le Diaconat a pris position dans ce dossier samedi, lors de l'inauguration du service SOS Main agrandi à la clinique du Diaconat-Roosevelt. Directeur de la fondation de la Maison du Diaconat, Diego Calabro a déclaré : « Nous regrettons ne pas avoir été associés aux discussions dès le début des problèmes au service des urgences du GHRMSA. Nous avons tous besoin que ce service se redresse et retrouve un fonctionnement normal. Nous travaillons depuis toujours avec ses professionnels du secteur public. Le rôle de la complémentarité entre l'hôpital public et nos cliniques est trop sous-estimé... »

Les urgences du Diaconat accueillent 250 patients par jour en moyenne, en partenariat avec SOS Médecins dont les locaux se trouvent à Diaconat-Roosevelt. L'accès à leurs locaux se fait uniquement sur rendez-vous en appelant le 08.25.56.68.68, ou en passant par le 15.

 

 
 

Santé  Pour désengorger les urgences Bas-Rhin : Un appel par quart d'heure au 116 117

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:02:30

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Santé  Pour désengorger les urgences
Bas-Rhin : Un appel par quart d'heure au 116 117
En mars dernier, un nouveau numéro gratuit destiné à désengorger les urgences était déployé dans le Bas-Rhin. Premier bilan après plusieurs mois d'expérimentation.

 
Bien avant que la ministre de la santé Agnès Buzyn évoque le projet d'instaurer une plate-forme nationale d'appel préalable pour désengorger les urgences, le Bas-Rhin a lancé une expérimentation de numéro gratuit, le 116 117, disponible en cas de nécessité médicale. Entre 8h et 20h du lundi au vendredi, en cas d'urgence ressentie et en l'absence de médecin traitant rapidement consultable, ce numéro met l'appelant en contact avec un médecin régulateur libéral qui, au besoin, redirige le demandeur vers un médecin de ville, hors de l'hôpital donc.

En place depuis près d'un an via le 15 qui rebasculait les appels, le 116 117 est depuis mars dernier en plein fonctionnement grâce à l'Union régionale des professionnels de santé - Médecins libéraux (URPS-ML) Grand Est, soutenue par l'Agence régionale de santé (ARS). Une première en France motivée, selon les promoteurs du dispositif, par le fait que l'activité aux urgences du CHU de Strasbourg augmente de 10  % par an alors que 70  % des patients qui se rendent dans ces services « n'ont appelé personne avant ». Or, dans 43  % des cas, ces urgences pourraient être prises en charge par la médecine de ville.
210 médecins volontaires

Selon l'URPS-ML et l'ARS Grand Est, depuis le début du projet, 9 300 appels ont été traités par le 116 117, soit une moyenne de 50 patients par jour et environ quatre patients par heure dans le Bas-Rhin. Les deux tiers de ces appels font l'objet d'un conseil médical et ne donnent pas lieu à un déclenchement de consultation. Un tiers en revanche débouche sur une demande de prise en charge médicale, qu'il s'agisse d'une consultation ou d'une visite. Alors qu'à l'origine 60 médecins participaient à la régulation du 116 117, et que 130 étaient abonnés au système d'information pour des visites géolocalisées dans le Bas-Rhin, à ce jour 210 médecins se sont déclarés volontaires pour prendre des patients en consultation sans rendez-vous, sur l'ensemble du territoire bas-rhinois. En ce qui concerne les motifs d'appel, ils portent principalement sur des pathologies courantes de médecine de ville : gastro-entérologie, douleurs abdominales ou lombaires, fièvres et petite traumatologie, dont les chutes notamment.
Dir

 

 
 

 

Agriculture  Manifestation des agriculteurs Blocages sur les routes ce mardi

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:53:08

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Agriculture  Manifestation des agriculteurs
Blocages sur les routes ce mardi
Grosses perturbations en vue ce mardi sur les routes alsaciennes. À l'appel de la FDSEA et des JA, les agriculteurs vont bloquer les principaux axes de la région (A35, A350 A36, A4, RD 1004) à six endroits entre 11 h et 14 h.
 

 
La manifestation s'inscrit dans le cadre d'une journée nationale d'action du mode agricole contre le dénigrement de son métier, les prix bas, l'inflation des normes, et les distorsions de concurrence attisées par les accords de libre-échange du Ceta et du Mercosur.

Dans le Bas-Rhin, cinq points de blocage sont prévus. Ils mobiliseront à chaque fois environ 80 véhicules agricoles. Les tracteurs se positionneront au niveau de Roppenheim sur l'A35 (sortie 56) et sur l'A4 à Brumath (sortie 48). À Strasbourg A4/A35, le blocage aura lieu à hauteur de la sortie 1 Cronenbourg. Sur la départementale 1004, les tracteurs stationneront au niveau de Wasselonne (au rond-point Total et au giratoire du Kronthal à Marlenheim). Blocage également sur l'A35 à Sélestat, à hauteur de la sortie 16. Dans le Haut-Rhin, un seul barrage est prévu à l'embranchement A35/A36 au niveau d'Ile-Napoléon.

La préfecture du Bas-Rhin annonce la mise en place de déviations (consultables sur www.dna.fr ), et la présence des forces de sécurité sur le terrain pour faciliter la circulation. Afin de limiter le trafic, les poids lourds de plus de 7,5 tonnes seront arrêtés de 10 h à 15 h à la barrière de péage de Schwindratzheim sur l'A4, et sur la pénétrante sud de Sélestat. Les camions de plus de 7,5 tonnes en provenance d'Allemagne ne pourront pas circuler sur le réseau routier bas-rhinois et seront stoppés à la frontière de 10 h à 15 h. La préfecture invite les usagers qui le peuvent, à ne pas prendre leur véhicule pendant ce créneau horaire.
Agroparade européenne le 22 pour « une autre PAC »

La mobilisation de ce mardi 8 octobre ne sera qu'un hors-d'oeuvre au calendrier des manifestations agricoles. Le plat de résistance est prévu le mardi 22 octobre avec un rassemblement européen de paysans et citoyens à Strasbourg devant le Parlement européen pour demander une vraie réforme de la Politique Agricole Commune (PAC).

Coordonnée par les plateformes associatives française et allemande « Pour une autre PAC » et « Wir haben es satt », la manifestation aura lieu lors du vote des eurodéputés sur le nouveau collège des commissaires européens, et parmi eux le commissaire à l'Agriculture qui pilotera la réforme de la PAC. L'occasion pour les manifestants des deux côtés du Rhin de marteler leur message aux dirigeants européens, pour « une autre PAC » de transition vers « une agriculture juste, saine et durable ».

Porté par plus de 80 organisations européennes, ce rassemblement festif prendra la forme d'une Agroparade qui partira à 11 h de la Place de l'Université avec tracteurs, cyclistes, participants déguisés, chars et fanfares. L'arrivée du cortège est prévue à 12 h 30 devant l'hémicycle où les participants interpelleront par une action surprise les eurodéputés. Des associations locales comme Alsace Nature, la LPO Alsace, la Confédération Paysanne, Bio Grand Est, sont engagées dans le projet.

 

 
 

 

La colère des agriculteurs mardi sur les routes

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:30:35

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La colère des agriculteurs mardi sur les routes
 

 
« France, veux-tu encore de tes paysans ? » C'est sous ce slogan que le syndicat agricole majoritaire FNSEA et les Jeunes Agriculteurs appellent à la mobilisation ce mardi de 11 h à 14 h. Des actions de blocage « des axes routiers majeurs » de tous les départements français sont prévues.

Le but : exprimer le malaise du monde agricole. Les agriculteurs entendent dénoncer « le climat de déconsidération multiforme de la profession » ainsi que les mesures qui conduisent à « un manque évident de compétitivité » comme les prix trop bas, l'accumulation des charges et la concurrence déloyale, nourrie notamment par les accords comme le CETA ou celui avec le Mercosur.

Autre sujet de mécontentement, « l'agribashing », le dénigrement et la stigmatisation des agriculteurs notamment à l'heure des ZNT, ces zones de non-traitement destinées à protéger les populations contre les dangers potentiels des pesticides.

 

 
 

Jean-Luc Reitzer porte plainte pour diffamation

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:03:52

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Altkirch  Réseaux sociaux
Jean-Luc Reitzer porte plainte pour diffamation
 

 
« Stop fake news » : c'est sous ce titre - encadré de quatre points d'exclamation rouges - que le député haut-rhinois (LR) Jean-Luc Reitzer a fait savoir, ce lundi après-midi via son compte Facebook, qu'il venait de déposer plainte pour diffamation auprès de la gendarmerie d'Altkirch. La décision de l'élu fait suite à sa découverte d'un post, publié dimanche matin sur ce même réseau social par une internaute clairement identifiée.

L'intéressée, que Jean-Luc Reitzer assure ne pas connaître, y accuse l'élu d'être le responsable du spectaculaire accident de la route survenu samedi après-midi à Hirtzbach - trois voitures impliquées, dont une détruite par le feu -, puis d'avoir pris la fuite. Après avoir vainement tenté d'obtenir le retrait du post litigieux - toujours librement consultable ce lundi soir -, le député s'est donc décidé à porter plainte. « Je ne sais pas qui est cette dame », insiste Jean-Luc Reitzer, que nous avons joint par téléphone. « Vraiment, je ne la connais pas du tout. On me dit que c'est sans doute une "gilet jaune" des environs, mais je n'en sais pas plus... »
« Dieu merci, quelqu'una filmé »

L'élu poursuit : « J'étais effectivement à Hirtzbach, samedi après-midi, car j'étais invité en tant que député au Biergarten éphémère organisé par une brasserie locale, mais je n'ai absolument rien à voir avec l'accident qui s'est produit devant les lieux... Mon véhicule était déjà stationné quand il s'est produit ! Dieu merci, quelqu'un a filmé ce qui avait besoin de l'être et la gendarmerie dispose donc de la preuve visuelle que je n'ai rien à voir avec ça. »

Jean-Luc Reitzer précise qu'il entend assortir sa plainte d'une demande de dommages et intérêts à hauteur de 5 000 EUR, somme qu'il s'engage à reverser à une association caritative. « Et je porterai plainte de la même façon contre toutes les personnes qui colporteront ce post », avertit l'intéressé en guise de conclusion.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Les entreprises publiques locales en congrès

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:05:25

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Strasbourg
Les entreprises publiques locales en congrès
 

 
Strasbourg accueillera du 8 au 10 octobre le congrès et le salon des entreprises publiques locales (EPL). Plus de 1 500 congressistes et 50 exposants sont attendus à ce colloque qui se tiendra dans la région qui a vu naître l'économie mixte en France.

La région Grand Est se caractérise en effet par une forte implantation des sociétés d'économie mixte et des sociétés publiques locales. On y dénombre 122 établissements de ce genre, dont 49 en Alsace.

Ce congrès, qui sera ouvert par la ministre des Outre-mer Annick Girardin, sera l'occasion pour les représentants des EPL de « mener une réflexion en profondeur sur (leur) ADN et sur (leur) perspective d'évolution sous la forme d'un livre blanc sur l'économie mixte locale », explique dans un communiqué Jean-Marie Sermier, le président de la fédération des EPL. Le ministre chargé de la Ville et du Logement Julien Denormandie interviendra jeudi pour la clôture de l'événement.

 

 
 

 

Gérald Darmanin à Strasbourg

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:55:34

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visite ministérielle Ce mardi
Gérald Darmanin à Strasbourg
 

 
Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics, effectuera ce mardi 8 octobre un déplacement à Strasbourg sur le thème de la lutte contre la contrebande de tabac et l'évolution de la profession de buraliste.

Il débutera la journée en assistant à des contrôles douaniers puis rencontrera le président de la confédération des buralistes, le président de la chambre syndicale des débitants de tabac du Bas-Rhin et des buralistes strasbourgeois.

 

 
 

 

Radicalisation à la préfecture de police : failles au coeur du système

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:46:58

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Terrorisme L'assaillant de la tuerie est passé à travers les mailles du filet de surveillance
Radicalisation à la préfecture de police : failles au coeur du système
Après l'attaque qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris, voici le temps des questions au ministre et à l'administration. Le profil du tueur se précise. Des données confidentielles ont été retrouvées à son domicile.
 

 
Le ministre de l'Intérieur sera devant une délégation parlementaire aujourd'hui et jeudi au Sénat.
Pas de « scandale d'État », mais un « dysfonctionnement d'État ». Appelé à la démission par plusieurs responsables politiques, Christophe Castaner s'est défendu d'avoir menti sur le profil de Mickaël Harpon, l'employé de la préfecture de police de Paris de 45 ans qui a poignardé à mort jeudi quatre fonctionnaires avant d'être abattu. Le ministre de l'Intérieur, accusé d'avoir trop vite déclaré sur place que l'assaillant n'avait « jamais présente de difficultés comportementales », est entendu ce mardi à huis clos par la délégation parlementaire au renseignement. Avant de passer au grill des questions au gouvernement. Jeudi, c'est la commission des lois du Sénat qui l'auditionnera...
Les signaux d'alerteont-ils été insuffisants ?

Comment cet homme, attiré par un islam radical et occupant une fonction au coeur même du système de renseignement a-t-il pu échapper à la vigilance ? C'est l'une des principales interrogations. En 2015, Harpon se félicite devant ses collègues de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de la tuerie de Charlie Hebdo. Pas de « signalement formel à la hiérarchie ». Pas de rapport écrit, ni dossier administratif. « Si une difficulté particulière était apparue depuis 2015, avec son comportement, je ne doute pas du fait qu'elle aurait été portée facilement à la connaissance de la hiérarchie pour prise en compte », a expliqué dans une note, Françoise Bilancini, la directrice de la DRPP depuis 2017. D'après elle, Mickaël Harpon « semblait parfaitement intégré » et ce malgré son handicap. Des agents chargés des signalements de la radicalisation avaient pris « régulièrement » de ses nouvelles, mais n'avaient rien « détecté de suspect ». Son entourage familial, comme la plupart de ses voisins, décrivent un homme « sans problème ». Pourtant, plusieurs collègues de Mickaël Harpon ont indiqué avoir « noté dans le passé des signes de radicalisation et en avoir alerté leur hiérarchie », selon le rapport interne.

« Dans le dossier de l'auteur de l'attentat, il n'y avait aucune trace, aucun signalement », a répété le ministre de l'Intérieur qui a joué solo sur cette affaire. « Avec Bernard Cazeneuve, on recevait un appel du ministre avant les prises de parole dans la presse pour faire un point de situation. Cela évitait la précipitation et les réactions déplacées », compare un pilier du Parlement.
De quels éléments a pu disposer le tueur ?

« La détection des menaces internes va être une priorité absolue. Le tamis va être très fin », a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe ce dimanche. Il faudra « resserrer le filet », a affirmé lundi Christophe Castaner.

L'assaillant, qui possédait l'un des plus niveaux d'habilitation de la préfecture de police, et qui était en charge de l'informatique, a eu accès à des informations confidentielles. Un périphérique USB retrouvé chez lui par les enquêteurs contient les données personnelles de plusieurs dizaines de ses collègues. Un matériau ultra-sensible si l'on se remémore l'attentat de Magnanville, en juin 2016, où un couple de policiers a été assassiné à son domicile.

A-t-il transmis ce contenu à des tiers, proches de la mouvance salafiste, qu'il a autrefois côtoyés à la mosquée de Gonesse au nord de Paris ? Faisait-il partie d'une « cellule djihadiste », lui qui possédait, dans son appartement du Val d'Oise, une clé USB avec des vidéos de décapitation de Daech ? À ce stade, Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a écarté cette hypothèse. Le fait qu'aucune revendication n'ait suivi la tuerie au sein de la sacro-sainte PP aurait tendance à le confirmer... Reste que l'exploitation complète du matériel de Mickaël Harpon pourrait déclencher un véritable tsunami. Avec des inquiétudes, légitimes, de tout le personnel de la PP, et des sanctions qui, inévitablement, devraient tomber cette semaine. Jusqu'où remonteront-elles ?
X.F.

 

 
 

 

Radicalisation à la préfecture de police : failles au coeur du système

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:26:47

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Radicalisation à la préfecture de police : failles au coeur du système
 

 
Le ministre de l'Intérieur sera devant une délégation parlementaire aujourd'hui et jeudi au Sénat. Photo Eric FEFERBERG/AFP
Pas de « scandale d'État », mais un « dysfonctionnement d'État ». Appelé à la démission par plusieurs responsables politiques, Christophe Castaner s'est défendu d'avoir menti sur le profil de Mickaël Harpon, l'employé de la préfecture de police de Paris de 45 ans qui a poignardé à mort jeudi quatre fonctionnaires avant d'être abattu. Le ministre de l'Intérieur, accusé d'avoir trop vite déclaré sur place que l'assaillant n'avait « jamais présente de difficultés comportementales », est entendu ce mardi à huis clos par la délégation parlementaire au renseignement. Avant de passer au grill des questions au gouvernement. Jeudi, c'est la commission des lois du Sénat qui l'auditionnera...
Les signaux d'alerteont-ils été insuffisants ?

Comment cet homme, attiré par un islam radical et occupant une fonction au coeur même du système de renseignement a-t-il pu échapper à la vigilance ? C'est l'une des principales interrogations. En 2015, Harpon se félicite devant ses collègues de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de la tuerie de Charlie Hebdo. Pas de « signalement formel à la hiérarchie ». Pas de rapport écrit, ni dossier administratif. « Si une difficulté particulière était apparue depuis 2015, avec son comportement, je ne doute pas du fait qu'elle aurait été portée facilement à la connaissance de la hiérarchie pour prise en compte », a expliqué dans une note, Françoise Bilancini, la directrice de la DRPP depuis 2017. D'après elle, Mickaël Harpon « semblait parfaitement intégré » et ce malgré son handicap. Des agents chargés des signalements de la radicalisation avaient pris « régulièrement » de ses nouvelles, mais n'avaient rien « détecté de suspect ». Son entourage familial, comme la plupart de ses voisins, décrivent un homme « sans problème ». Pourtant, plusieurs collègues de Mickaël Harpon ont indiqué avoir « noté dans le passé des signes de radicalisation et en avoir alerté leur hiérarchie », selon le rapport interne.

« Dans le dossier de l'auteur de l'attentat, il n'y avait aucune trace, aucun signalement », a répété le ministre de l'Intérieur qui a joué solo sur cette affaire. « Avec Bernard Cazeneuve, on recevait un appel du ministre avant les prises de parole dans la presse pour faire un point de situation. Cela évitait la précipitation et les réactions déplacées », compare un pilier du Parlement.
De quels éléments a pu disposer le tueur ?

« La détection des menaces internes va être une priorité absolue. Le tamis va être très fin », a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe ce dimanche. Il faudra « resserrer le filet », a affirmé lundi Christophe Castaner.

L'assaillant, qui possédait l'un des plus niveaux d'habilitation de la préfecture de police, et qui était en charge de l'informatique, a eu accès à des informations confidentielles. Un périphérique USB retrouvé chez lui par les enquêteurs contient les données personnelles de plusieurs dizaines de ses collègues. Un matériau ultra-sensible si l'on se remémore l'attentat de Magnanville, en juin 2016, où un couple de policiers a été assassiné à son domicile.

A-t-il transmis ce contenu à des tiers, proches de la mouvance salafiste, qu'il a autrefois côtoyés à la mosquée de Gonesse au nord de Paris ? Faisait-il partie d'une « cellule djihadiste », lui qui possédait, dans son appartement du Val d'Oise, une clé USB avec des vidéos de décapitation de Daech ? À ce stade, Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a écarté cette hypothèse. Le fait qu'aucune revendication n'ait suivi la tuerie au sein de la sacro-sainte PP aurait tendance à le confirmer... Reste que l'exploitation complète du matériel de Mickaël Harpon pourrait déclencher un véritable tsunami. Avec des inquiétudes, légitimes, de tout le personnel de la PP, et des sanctions qui, inévitablement, devraient tomber cette semaine. Jusqu'où remonteront-elles ?
X.F.

 

 
 

Immigration : le gouvernement fait son autocritique

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:48:36

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Politique Assemblée nationale
Immigration : le gouvernement fait son autocritique
Le gouvernement reconnaît l'échec de la politique migratoire alors que la France est incapable d'accueillir les demandeurs d'asile dont le nombre est en forte hausse. Les débats ont été très vifs dans l'hémicycle sur un sujet hautement inflammable.
 

 
Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la mise en oeuvre rapide de mesures « à la lumière du débat » qui va se poursuivre mercredi au Sénat.
Le gouvernement veut s'attaquer à la hausse importante du nombre de demandeurs d'asile qui arrivent en France alors qu'il baisse dans la plupart des autres pays européens. L'exécutif a profité du débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale ce lundi pour dévoiler quelques-unes des pistes qu'il envisage pour réduire ce qu'il qualifie de risques de détournement du droit d'asile par des ressortissants de pays d'origine sûrs comme l'Albanie ou la Géorgie.

« Notre système d'asile est saturé. Les personnes qui ont vraiment besoin de protection et qu'il faudrait accueillir vite et bien sont les premières à en pâtir », a souligné le Premier ministre en dressant un bilan critique de la politique migratoire française.
Eviter de nouveaux Calais

La France disposera de 107 000 places d'hébergement à la fin de l'année mais elles ne suffisent pas à accueillir tous les demandeurs d'asile, ce qui entraîne les campements qui apparaissent dans les grandes villes. Celui de la porte de la Chapelle à Paris compte près de 3 000 migrants. Une « situation indigne » à laquelle Édouard Philippe promet « une réponse d'ensemble » très rapidement pour éviter un nouveau Calais.

Le Premier ministre refuse toute remise en cause du droit du sol, comme l'ont encore réclamé des députés de droite ce lundi dans l'hémicycle. « Il ne concerne que 30 000 personnes par an, des jeunes qui ont grandi en France. Doit-on leur dire non ? ».
Combattre le tourisme médical

La ministre de la Santé confirme qu'une réflexion est en cours pour durcir les conditions d'accès à l'Aide médicale d'État (AME) et réduire le risque de fraudes. Deux pistes sont envisagées : une révision du panier de soins et un accord préalable en dehors des soins vitaux. Agnès Buzyn veut faire la chasse aux titulaires de visa Schengen bénéficiaires d'une assurance privée qui viennent faire du tourisme médical en France.

La ministre n'exclut pas non plus d'imposer un délai de carence de trois mois aux demandeurs d'asile avant qu'ils ne puissent bénéficier de la couverture médicale universelle (CMU) comme c'est déjà le cas pour les Français qui rentrent de l'étranger sans emploi.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner se déclare favorable à une révision de la liste des métiers en tension pour permettre à des demandeurs d'asile de travailler plus tôt et donc de s'insérer par le travail, comme le fait l'Allemagne. Il souhaite aussi une orientation directive des migrants afin de mieux les répartir sur le territoire.

« Des mesures seront rapidement mises en oeuvre à la lumière de ce débat, annonce Édouard Philippe.
« Vous attisez la braise »

Les réactions sur les bancs de l'opposition sont très vives. La droite crie au laxisme, tandis que Jean-Luc Mélenchon reproche au gouvernement de jouer avec les peurs en ouvrant ce débat sur l'immigration. « Vous attisez la braise en faisant de la figure de l'immigré le bouc émissaire des problèmes de notre pays », accuse le député de la France insoumise, un des 27 élus intervenant lors du débat.

Pour Luc Carvounas, Emmanuel Macron n'hésite pas à venir braconner sur les terres du Rassemblement national. « La majorité s'érige en rempart mais elle établit une passerelle avec l'extrême droite et prépare un climat délétère à l'italienne », déplore le député socialiste. L'élu du Val-de-Marne estime qu'il manque 30 000 places d'hébergement pour accueillir dignement les migrants arrivant en France. « Laisser les gens à la rue, c'est une fabrique de la folie », prévient-il.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Immigration : le gouvernement fait son autocritique

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:31:52

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Immigration : le gouvernement fait son autocritique
 

 
Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la mise en oeuvre rapide de mesures « à la lumière du débat » qui va se poursuivre mercredi au Sénat. Photo Alain JOCARD/AFP
Le gouvernement veut s'attaquer à la hausse importante du nombre de demandeurs d'asile qui arrivent en France alors qu'il baisse dans la plupart des autres pays européens. L'exécutif a profité du débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale ce lundi pour dévoiler quelques-unes des pistes qu'il envisage pour réduire ce qu'il qualifie de risques de détournement du droit d'asile par des ressortissants de pays d'origine sûrs comme l'Albanie ou la Géorgie.

« Notre système d'asile est saturé. Les personnes qui ont vraiment besoin de protection et qu'il faudrait accueillir vite et bien sont les premières à en pâtir », a souligné le Premier ministre en dressant un bilan critique de la politique migratoire française.
Eviter de nouveaux Calais

La France disposera de 107 000 places d'hébergement à la fin de l'année mais elles ne suffisent pas à accueillir tous les demandeurs d'asile, ce qui entraîne les campements qui apparaissent dans les grandes villes. Celui de la porte de la Chapelle à Paris compte près de 3 000 migrants. Une « situation indigne » à laquelle Édouard Philippe promet « une réponse d'ensemble » très rapidement pour éviter un nouveau Calais.

Le Premier ministre refuse toute remise en cause du droit du sol, comme l'ont encore réclamé des députés de droite ce lundi dans l'hémicycle. « Il ne concerne que 30 000 personnes par an, des jeunes qui ont grandi en France. Doit-on leur dire non ? ».
Combattre le tourisme médical

La ministre de la Santé confirme qu'une réflexion est en cours pour durcir les conditions d'accès à l'Aide médicale d'État (AME) et réduire le risque de fraudes. Deux pistes sont envisagées : une révision du panier de soins et un accord préalable en dehors des soins vitaux. Agnès Buzyn veut faire la chasse aux titulaires de visa Schengen bénéficiaires d'une assurance privée qui viennent faire du tourisme médical en France.

La ministre n'exclut pas non plus d'imposer un délai de carence de trois mois aux demandeurs d'asile avant qu'ils ne puissent bénéficier de la couverture médicale universelle (CMU) comme c'est déjà le cas pour les Français qui rentrent de l'étranger sans emploi.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner se déclare favorable à une révision de la liste des métiers en tension pour permettre à des demandeurs d'asile de travailler plus tôt et donc de s'insérer par le travail, comme le fait l'Allemagne. Il souhaite aussi une orientation directive des migrants afin de mieux les répartir sur le territoire.

« Des mesures seront rapidement mises en oeuvre à la lumière de ce débat, annonce Édouard Philippe.
« Vous attisez la braise »

Les réactions sur les bancs de l'opposition sont très vives. La droite crie au laxisme, tandis que Jean-Luc Mélenchon reproche au gouvernement de jouer avec les peurs en ouvrant ce débat sur l'immigration. « Vous attisez la braise en faisant de la figure de l'immigré le bouc émissaire des problèmes de notre pays », accuse le député de la France insoumise, un des 27 élus intervenant lors du débat.

Pour Luc Carvounas, Emmanuel Macron n'hésite pas à venir braconner sur les terres du Rassemblement national. « La majorité s'érige en rempart mais elle établit une passerelle avec l'extrême droite et prépare un climat délétère à l'italienne », déplore le député socialiste. L'élu du Val-de-Marne estime qu'il manque 30 000 places d'hébergement pour accueillir dignement les migrants arrivant en France. « Laisser les gens à la rue, c'est une fabrique de la folie », prévient-il.
Luc CHAILLOT

 

 
 

L'éditorial de l'Alsace Christophe Castaner, un fusible pas encore grillé

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:28:26

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L'éditorial de l'Alsace Christophe Castaner, un fusible pas encore grillé
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

L'émotion ne saurait faire perdre la raison, encore moins être utilisée à de basses fins politiciennes. Après l'attentat commis jeudi dernier au sein de la préfecture de police de Paris, les responsables politiques qui demandent la démission de Christophe Castaner sont guidés par des motivations sans aucun rapport avec l'intérêt national. L'action du ministre de l'Intérieur est éminemment critiquable, sûrement contestable. Son comportement peut s'avérer surprenant et ses prises de parole sont régulièrement hasardeuses car précipitées. Christophe Castaner aura du mal à se départir de cette image de fêtard qui lui colle à la peau depuis qu'il a été photographié, en pleine crise des gilets jaunes, dans une discothèque en galante compagnie.

Est-il pour autant un mauvais ministre de l'Intérieur ? S'il n'a sûrement pas pris la mesure de la fonction qu'exige d'endosser l'uniforme de « premier flic de France », il n'est ni pire, ni meilleur que la moyenne des locataires de la place Beauvau des dix dernières années. Succéder à Gérard Collomb n'était de toute façon pas une mince affaire au regard de la proximité du maire de Lyon avec le président. C'est à un concours de circonstances, à savoir la démission fracassante de Gérard Collomb, que Christophe Castaner doit sa nomination. Parce qu'Emmanuel Macron, en mal de personnalités expérimentées, n'a aucune solution de rechange, l'actuel ministre de l'Intérieur n'a guère de souci à se faire s'il ne commet pas de faute majeure. Castaner n'est pas un poids lourd politique. Pour l'heure, il n'est pas un poids mort non plus pour le chef de l'État qui pourra toujours promouvoir le numéro 2 de la place Beauvau, Laurent Nunez. Pour avoir dirigé la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), il est sûrement le mieux placé pour examiner les failles de sécurité dans l'attentat à la préfecture de police de Paris et les solutions à mettre en oeuvre pour qu'une telle situation ne se reproduise pas. La faille n'est pas Castaner. Elle est budgétaire et policière.

 

 
 

Ils bloquent les capitales du monde pour le climat

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:38:47

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Photo Jacques DEMARTHON/AFP
Ils bloquent les capitales du monde pour le climat

De Sydney à Londres en passant par Paris, les militants écologistes d'« Extinction Rebellion » ont entamé lundi deux semaines d'actions coups de poing dans les capitales du monde pour dénoncer l'inaction « criminelle » des gouvernements face à la crise climatique. S'ils prônent la désobéissance civile et la non-violence, ils ont promis de semer la pagaille deux semaines après l'appel plein de colère de Greta Thunberg aux dirigeants de la planète à l'ONU.

 

 
 

L'Allemagne, un pays qui séduit

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:36:52

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L'Allemagne,

un pays qui séduit
 

 
Dans le parc national Nordschwarzwald, le « Wildsee » sur le ban de Baiersbronn. Photo Eva KNIERIEMEN /DNA

Il ne s'agit certainement pas d'un scoop mais quelques chiffres l'illustrent : l'Allemagne séduit de plus en plus, notamment en matière de tourisme. On note ainsi une hausse des nuitées internationales de 3,5 % pour un total de 87,7 millions de nuitées contre 84 millions en 2017, selon les chiffres fournis par Till Palme, directeur de l'Office national allemand du tourisme. Les touristes français représentent 3,67 millions de nuitées (+4,4 % par rapport à 2017). Un touriste français reste en moyenne cinq nuits en Allemagne. Pour 60 % d'entre eux, il s'agit de voyages loisirs. 68 % des réservations se font en ligne.

Deuxième constat : le Bade-Wurtemberg est la première destination allemande des Français et surtout des Alsaciens sachant que 22 % des voyageurs français viennent du Grand Est.

Les autres destinations les plus prisées sont Berlin et la Bavière. Dans le Bade-Wurtemberg, ce sont, dans l'ordre, Rust (Europa Park), Baiersbronn et Stuttgart qui attirent le plus de monde.

Le saviez-vous ? L'Allemagne est le deuxième pays qui compte le plus de restaurants étoilés au Michelin en Europe. Les hôtels haut de gamme de Baiersbronn et d'autres proches de l'Alsace comme le Dollenberg à Peterstal-Griesbach, le Brenner-Park-Hotel à Baden-Baden ou l'Hôtel Erbprinz à Karlsruhe, tous en gestion familiale, ont leur part dans cette évolution.

L'Allemagne est par ailleurs la première destination culturelle en Europe, suivie par la France et l'Espagne. L'année 2018 était ainsi marquée par le centenaire du Bauhaus avec une programmation spécifique, aussi en France, et l'ouverture, cet automne, d'un nouveau musée à Weimar. Du 4 au 11 novembre seront célébrés les 30 ans de la chute du Mur. L'année prochaine, le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven sera au centre d'un programme d'animations. Les 130 parcs naturels et 16 parcs nationaux allemands représentent un autre attrait que les professionnels du tourisme comptent mettre en avant pour 2020.

E.K.

 

 
 

Fruits et légumes : tout sera récupéré ou presque

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:09:32

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Journées d'octobre-Folie'Flore  Au Parc-Expo de Mulhouse
Fruits et légumes : tout sera récupéré ou presque
Que vont devenir les quelque 15 tonnes de pommes et les 40 tonnes de courges nécessaires à la préparation de Folie'Flore, qui se poursuit jusqu'au 13 octobre au Parc-Expo de Mulhouse ? La Banque alimentaire du Haut-Rhin sera sur le pont dès le lendemain, pour en récupérer la majeure partie.
 

 
Fernand Clauss (au centre), président de la Banque alimentaire du Haut-Rhin, ici avec Dominique James (bénévole depuis cinq ans) et, à sa gauche, Laurent Goussot, salarié et responsable de l'approvisionnement depuis sept ans.
C'est l'une des grandes questions que l'on est en droit de se poser en parcourant cette année les allées de Folie'Flore, au Parc-Expo de Mulhouse. Elles sont belles et colorées, toutes ces structures. Quelque 15 tonnes de pommes et plus du double de courges (40 tonnes), c'est impressionnant. Mais après, passé le 13 octobre et la fin des Journées éponymes, ils deviennent quoi, ces fruits et ces légumes ? Sont-ils bons pour la poubelle ?
Une quarantaine de personnes mobiliséessur trois jours

Non, assurent, de concert, les équipes du Parc-Expo et de la Banque alimentaire du Haut-Rhin. « Comme il y a quatre ans, nous avons été sollicités par le Parc-Expo pour récupérer les fruits et les légumes. D'abord ceux qui sont au sol, ensuite, à l'aide de nacelles élévatrices, ceux sur les structures », indique Fernand Clauss, président pour la neuvième - et dernière - année de la Banque alimentaire.

Cette opération se déroulera sur trois jours, du lundi 14 au mercredi 16 octobre, et nécessitera l'intervention d'une bonne quarantaine de personnes, issues de la Banque alimentaire et de ses partenaires (Caritas, Croix-Rouge française, Sahel vert, Saint-Vincent-de-Paul...).

Des camions feront la navette entre le Parc-Expo et les locaux de la Banque alimentaire, situés allée Gluck. « Nous récupérerons tout ce qui peut se garder. Si ce n'est pas possible de les conserver au-delà de trois jours, nous les donnerons aux Restos du coeur ou au Secours populaire, si c'est consommable et s'ils en veulent bien. Ça pourra aussi servir pour des confitures et des soupes », poursuit Fernand Clauss.
« Il y a un risque, minime, que certaines denrées soient jetées »

Et ce qui ne serait plus consommable ? « Il y a un risque, minime, que certaines denrées soient jetées. On pourrait imaginer de mettre en place chez nous un compost mais on ramasse déjà tous les matins six tonnes de matériel, redistribuées le jour même ou le lendemain... On ne peut pas tout faire », tranche le président de la Banque alimentaire.

Cette opération est censée en tout cas « montrer que notre association est capable de distribuer 2650 tonnes de nourriture et cinq millions de repas par an. De la nourriture qui resterait sinon dans les poubelles. Nous ne sommes pas là que pour aider les plus démunis, on est aussi en quelque sorte un anti-gaspi ». Vu comme ça, ce ne sont pas quelques tonnes de pommes et de courges qui vont ébranler Fernand Clauss et les siens.
Pierre GUSZ PLUS WEB Voir l'interview de Fernand Clauss sur notre site www.dna.fr

PLUS WEB Voir l'interview de Fernand Clauss sur notre site www.dna.fr

 
 

 

PSA : une baisse de charge aux conséquences encore floues

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:08:22

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Industrie  Mulhouse
PSA : une baisse de charge aux conséquences encore floues
La CFE-CGC a fait le point, ce lundi, sur la situation à PSA Mulhouse alors que se profile l'arrêt de la production de la Peugeot 2008. Ce qui se traduira, directement et indirectement, par la non-reconduction d'au moins 1 200 contrats d'intérimaires.
 

 
Les dirigeants de la CFE-CGC de PSA Mulhouse, autour de Laurent Gautherat, sont inquiets pour les mois à venir.
La communication n'étant pas le fort de la direction de PSA Mulhouse, les syndicats font le travail. Ainsi les responsables de la CFE-CGC ont-ils fait le point, ce lundi, sur la situation du centre de production mulhousien qui s'apprête à connaître de fortes secousses avec l'arrêt de la fabrication, « courant octobre » de la Peugeot 2008. Or, ce modèle représente les deux tiers des 260 000 voitures produites en 2018. Conséquence du transfert de la fabrication de la 2008 de Mulhouse en Espagne, l'usine de montage va continuer à tourner en trois équipes (matin/après-midi/nuit) mais seulement en demi-cadence, soit 29 véhicules par heure contre 58 actuellement.
Entre 800 et 900 intérimaires de Peugeot sur le carreau

« Cela ne signifie pas une réduction des effectifs par deux mais resteront 65 à 70 % des personnels », résume Laurent Gautherat. Le responsable de la section CFE-CGC, par ailleurs secrétaire du Comité social et économique central, estime « entre 800 et 900, sur un total de 1400, le nombre de contrats d'intérimaires qui ne seront pas renouvelés, d'autant plus que l'équipe de nuit sera supprimée à la rentrée de janvier ». « Réduire la voilure aura aussi un impact sur les effectifs en CDI (5 000 salariés aujourd'hui, NDLR). Les mesures de mobilité seront prises à la fois vers d'autres sites du groupe, notamment Sochaux, mais aussi vers le pôle forge/fonderie/mécanique. Ce sont 60 personnes qui devraient notamment rejoindre l'atelier en charge de l'assemblage des trains arrières PHEV (hybride rechargeable) qui alimente le site de Mulhouse et de Sochaux », ajoute Laurent Gautherat.
Quels volumes en 2020 ?

Des prêts de personnels à des sociétés extérieures sont aussi envisagés d'ici un retour à meilleure fortune attendue en 2021 avec la mise en production de la nouvelle 308 aujourd'hui fabriquée à Sochaux. « Il est important de profiter de la baisse d'activité pour monter en compétences », souligne David Lindecker, délégué CFE-CGC. « À 29 véhicules par heure, l'objectif est déjà de reformer tous les opérateurs et de redémarrer sur de bonnes bases », abonde Laurent Gautherat.

Les volumes de production, à 230 000 véhicules en 2019, devraient chuter en 2020. « Si on est au-dessus de 100 000, ce sera bien », se rassure le responsable de la CFE-CGC.
300 intérimaires de Gefco non reconduits

Sans surprise, la baisse d'activité aura des conséquences en cascade difficilement quantifiables. C'est dans cette perspective que PSA a racheté les activités de Gefco Industrial Services à Mulhouse. Basée sur le site, cette filiale de Gefco était jusqu'à présent un sous-traitant. Ses 500 salariés, dont 300 intérimaires, assuraient la logistique, préparation de pièces et le pré-assemblage de planches de bord, garnitures de pavillon... « Une vingtaine de CDI des fonctions support, n'ont pas été gardés mais 170 salariés sont repris chez nous. Par contre, les 300 intérimaires sont touchés par la baisse d'activité », regrette Fabrice Behra, responsable adjoint de la CFE-CGC de PSA Mulhouse. Lequel note que « trois ans après avoir externalisé, PSA fait marche arrière ».

La seule bonne nouvelle pour PSA Mulhouse est la forte activité des secteurs forge/fonderie/mécanique qui, eux, travaillent pour l'ensemble des usines du groupe automobile. Cet ensemble permettra aussi d'absorber une partie de la baisse des effectifs du montage.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Chez PSA, une baisse de charge aux conséquences encore floues

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:14:46

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Chez PSA, une baisse de charge aux conséquences encore floues
 

 
Les dirigeants de la CFE-CGC de PSA Mulhouse, autour de Laurent Gautherat, sont inquiets pour les mois à venir. Photo L'Alsace/L. B.
La communication n'étant pas le fort de la direction de PSA Mulhouse, les syndicats font le travail. Ainsi les responsables de la CFE-CGC ont-ils fait le point, ce lundi, sur la situation du centre de production mulhousien qui s'apprête à connaître de fortes secousses avec l'arrêt de la fabrication, « courant octobre » de la Peugeot 2008. Or ce véhicule représente les deux tiers des 260 000 voitures produites en 2018. Conséquence du transfert de la fabrication de la 2008 de Mulhouse en Espagne, l'usine de montage va continuer à tourner en trois équipes (matin/après-midi/nuit) mais seulement en demi-cadence, soit 29 véhicules par heure contre 58 actuellement. « Cela ne signifie pas une réduction des effectifs par deux, mais resteront 65 à 70 % des personnels », résume Laurent Gautherat.

Le responsable de la section CFE-CGC, par ailleurs secrétaire du Comité social et économique central, estime « entre 800 et 900, sur un total de 1 400, le nombre de contrats d'intérimaires qui ne seront pas renouvelés, d'autant plus que l'équipe de nuit sera supprimée à la rentrée de janvier ». « Réduire la voilure aura aussi un impact sur les effectifs en CDI [5 000 salariés aujourd'hui, NDLR]. Les mesures de mobilité seront prises à la fois vers d'autres sites du groupe, notamment Sochaux, mais aussi vers le pôle forge-fonderie-mécanique. Ce sont 60 personnes qui devraient notamment rejoindre l'atelier en charge de l'assemblage des trains arrières PHEV [hybride rechargeable] qui alimente le site de Mulhouse et de Sochaux », ajoute Laurent Gautherat.
Quels volumes en 2020 ?

Des prêts de personnel à des sociétés extérieures sont aussi envisagés d'ici un retour à meilleure fortune, attendue en 2021 avec la mise en production de la nouvelle 308 aujourd'hui fabriquée à Sochaux. « Il est important de profiter de la baisse d'activité pour monter en compétences », souligne David Lindecker, délégué CFE-CGC. « À 29 véhicules par heure, l'objectif est déjà de reformer tous les opérateurs et de redémarrer sur de bonnes bases », abonde Laurent Gautherat.

Les volumes de production, à 230 000 véhicules en 2019, devraient chuter en 2020. « Si on est au-dessus de 100 000, ce sera bien », se rassure le responsable de la CFE-CGC.

Sans surprise, la baisse d'activité aura des conséquences en cascade difficilement quantifiables. C'est dans cette perspective que PSA a racheté les activités de Gefco Industrial Services à Mulhouse. Basée sur le site, cette filiale de Gefco était jusqu'à présent un sous-traitant. Ses 500 salariés, dont 300 intérimaires, assuraient la logistique, préparation de pièces et le pré-assemblage de planches de bord, garnitures de pavillon... « Une vingtaine de CDI des fonctions sup-port n'ont pas été gardés, mais 170 salariés sont repris chez nous. Par contre, les 300 intérimaires sont touchés par la baisse d'activité », regrette Fabrice Behra, responsable adjoint de la CFE-CGC de PSA Mulhouse. Lui souligne que « trois ans après avoir externalisé, PSA fait marche arrière ».

La seule bonne nouvelle pour PSA Mulhouse est la forte activité des secteurs forge-fonderie-mécanique qui, eux, travaillent pour l'ensemble des usines du groupe automobile. Cet ensemble permettra aussi d'absorber une partie de la baisse des effectifs du montage.
Laurent BODIN

 

 
 

Gueberschwihr et Hattstatt : perturbation sur la RD 83

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:41:23

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Circulation  Travaux
Gueberschwihr et Hattstatt : perturbation sur la RD 83
 

 
Dans le secteur de Gueberschwihr et de Hattstatt, le conseil départemental du Haut-Rhin va procéder au renouvellement de la RD83 du mardi 8 au vendredi 18 octobre. Ces dates sont susceptibles d'évoluer en fonction des aléas météorologiques.

L'opération consiste à effectuer du rabotage de précision de la chaussée, à poser des enrobés sur 1 km environ, et à réaliser des travaux de bordure et d'accotement.

Dès lors, les accès et sorties de la RD83 au niveau de Gueberschwihr et de Hattstatt seront fermés pendant la période du chantier, uniquement dans le sens Guebwiller - Colmar.

Le Département appelle les usagers à la plus grande prudence, à respecter les limitations de vitesse et les personnels mobilisés. Près de 24 000 véhicules empruntent quotidiennement la RD83. Des ralentissements sont probables aux heures de pointe.

 

 
 

 

RD83 : travaux et perturbations à Gueberschwihr et à Hattstatt

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:46:26

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RD83 : travaux et perturbations à Gueberschwihr et à Hattstatt
 

 
Dans le secteur de Gueberschwihr et de Hattstatt, le Département va procéder au renouvellement de la RD83 du 8 au 18 octobre. Ces dates peuvent évoluer en fonction des aléas météorologiques. L'opération consiste à effectuer du rabotage de précision de la chaussée, à poser des enrobés sur 1 km environ, et à réaliser des travaux de bordure et d'accotement. Dès lors, les accès et sorties de la RD83 à hauteur de Gueberschwihr et de Hattstatt seront fermés pendant cette période, uniquement dans le sens Guebwiller vers Colmar.

Voie rapide RD83 : perturbations à partir de ce mardi 8 octobre

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:07:33

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Voie rapide RD83 : perturbations à partir de ce mardi 8 octobre
 

 
Le Conseil départemental du Haut-Rhin va procéder au renouvellement de la RD83, dans le secteur de Gueberschwihr et de Hattstatt, du 8 au 18 octobre. Ces dates sont susceptibles d'évoluer en fonction des aléas météorologiques.

L'opération consiste à entreprendre du rabotage de précision de la chaussée, à poser de l'enrobé sur un kilomètre environ, et à réaliser des travaux de bordure et d'accotement.

Dès lors, les accès et sorties de la RD83 au niveau de Gueberschwihr et de Hattstatt seront fermés durant le chantier, uniquement dans le sens Guebwiller-Colmar.

Les usagers sont appelés à la plus grande prudence, et à respecter les limitations de vitesse et les personnels mobilisés. Près de 24 000 véhicules empruntant quotidiennement la RD83, des ralentissements sont probables aux heures de pointe.

 

 
 

Les retraités mobilisés

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:56:25

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social  A Strasbourg et Colmar ce mardi
Les retraités mobilisés
 

 
Dans le cadre d'une journée d'action nationale pour la revalorisation de toutes les retraites et contre le projet de système de retraite universel à points, l'intersyndicale bas-rhinoise formée par la CGT, la CFE-CGC, la FRG-FP, FO, la FSU et Solidaires, appelle les pensionnés à manifester à 14 h 30 au départ de la place Kléber à Strasbourg. Dans le Haut-Rhin, l'intersyndicale organise un rassemblement à 10 h devant l'hôtel du département, à Colmar.

 

 
 

 

seniors  Apalib' réseau APA Les 40 ans de l'Espace Bel Âge

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:40:55

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seniors  Apalib' réseau APA
Les 40 ans de l'Espace Bel Âge
L'Espace Bel Age, rue Berthe-Molly à Colmar, a été le cadre, vendredi après-midi, d'un moment festif à l'occasion du 40 e anniversaire de cette association, dont le but est de maintenir le lien social, de lutter contre l'isolement et de retarder la perte d'autonomie.
 

 
Les membres de l'Apalib' et les élus ont soufflé les 40 bougies de l'Espace Bel Âge à Colmar.
C'est en présence de plusieurs bénévoles de l'association qui en compte 900, que le président de la commission animations, prévention santé Jean-Marie Muller a accueilli les invités.

Il a remercié de leur présence les élus, dont les adjoints au maire Yves Hemedinger et Roseline Houpin, ainsi que la représentante du conseil départemental Martine Dietrich. Le réseau APA était représenté par le directeur général adjoint Pierre Tassetti et par le président Denis Thomas qui dans son allocution a rappelé : « Le service animations et prévention santé a pour but de favoriser la poursuite du projet de vie des seniors ; un objectif qui passe par une offre d'activités de loisirs et de promotion de la santé. L'Apalib', membre du réseau APA, s'attache à concevoir et mettre en oeuvre des activités adaptées aux seniors en fonction de leurs possibilités et envies. Chaque animation porte en elle la valeur de partage, de passion, de connaissances, de bonne humeur et de découvertes, une vraie richesse pour les Colmariens de plus de 55 ans ».

L'Espace Bel Age est soutenue par la ville de Colmar et propose de multiples activités sportives, culturelles, et artistiques, notamment en lien avec les nouvelles technologies.
« A la façon donton traite les plus faibles,on montre notre degré d'humanité »

Pour permettre à plus de seniors de trouver les activités qui leur font plaisir, des ateliers de bien-être seront proposés, méditation, hypnose ou yoga doux. Mais également les nouvelles applications informatiques avec une aide personnalisée, utilisation du smartphone pour payer...

Dans ses propos Marine Dietrich a remercié pour leur engagement l'équipe et les bénévoles qui font vivre cet espace par leur implication. Elle a rappelé que le conseil départemental dans la mise en oeuvre de ses politiques sociales est acteur de la prévention de la perte d'autonomie plan seniors 2019 et de l'inclusion sociale.

Le premier adjoint, après avoir remercié tous les bénévoles qui oeuvrent pour le bien des autres, a conclu ainsi : « A la façon dont on traite les plus faibles, on montre notre degré d'humanité ».

Deux bénévoles ont apporté leur témoignage, dont Arlette Spiegel (15 ans d'ancienneté) et Annette Frieh (30 ans). Cette dernière a gratifié l'assistance d'un magnifique poème dans lequel elle exprimait la richesse d'aimer et le besoin de donner.

Le verre de l'amitié a mis un terme à ces festivités du quarantième anniversaire de l'Espace Bel Age.

 

 
 

 

Les seniors ont disputé leurs Olympiades

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:37:54

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Moosch A la salle Aloyse-Mura
Les seniors ont disputé leurs Olympiades
En préparation depuis plusieurs mois dans les huit établissements concernés accueillant des aînés, les Olympiades des seniors ont trouvé leur point d'orgue vendredi dans la salle Aloyse Mura de l'Espérance Moosch.
 

 
Un jeu de mémoire a fait partie des épreuves de ces Olympiades.
Pilote de cette manifestation inédite à l'échelon local, la résidence Henri-Jungck de Moosch, dirigée par Laurent Cahagne, a parfaitement réussi ce challenge. Dès neuf heures du matin, les résidents des huit établissements participants, sept par équipes avec mascottes, maillots et signes distinctifs, et leurs cinq accompagnants, ont investi la salle de l'Espérance Moosch. Le directeur de la résidence Jungck les y a accueillis, ainsi que la conseillère départementale Annick Lutenbacher, le maire de Moosch José Schruoffeneger, Julie Kauffmann, directrice du pôle gériatrique du groupement hospitalier régional Mulhouse sud Alsace, Olivier Jacottey, directeur des Trois sapins de Thann et les représentantes de la MAIA (méthode d'action pour l'intégration des services d'aide et de soin dans le champ de l'autonomie).
Jeux adaptés

Les huit équipes en lice, les Ehpad Saint-Vincent d'Oderen, Jules-Scheurer de Bitschwiller-lès-Thann, Saint-Jacques de Thann, Korian Les trois sapins de Thann, Les cigognes de Cernay, le Castel blanc de Masevaux, le Pôle gérontologique Saint-Damien de Mulhouse et les locaux de la résidence Jungck, ont rivalisé d'originalité et d'enthousiasme à l'occasion de ces Olympiades locales.

Six jeux adaptés stimulant les fonctions physiques et cognitives des participants ont été mis au programme : lancer au but, jeu de fléchettes, pétanque de précision, jeu d'adresse au lancer des anneaux, billard et jeu de mémoire. Des jeux disputés avec entrain et détermination par les participants, avec les encouragements de leurs encadrants et de leurs coéquipiers.

Les entraînements en vue de ces Olympiades ont permis au sein des établissements de mettre en place des actions de prévention, de renforcement musculaire, d'équilibre et de développement de l'esprit d'équipe. Cette manifestation est aussi l'occasion de montrer au grand public que la vie des aînés en maison de retraite peut également être dynamisante et conviviale. Cela s'est ressenti également au cours de cette joute amicale, qui a vu l'équipe de la résidence Jungck s'imposer devant les Ehpad Jules-Scheurer de Bitschwiller-lès-Thann et le Castel blanc de Masevaux, classement anecdotique car aucune équipe n'a démérité.

Afin d'immortaliser ce moment fort dans le calendrier de ces établissements d'accueil, la société Active Média a été mandatée pour immortaliser les images de cette belle rencontre. Ce film et ces photographies seront présentés dans la salle de l'Espérance Moosch jeudi 10 octobre de 14 h 30 à 16 h. Cette présentation permettra aux participants de revivre cette belle journée, mais elle sera également ouverte aux familles et au public. Rendez-vous jeudi dans la salle Aloyse Mura de l'Espérance Moosch. Entrée libre et gratuite.
Pierre RUDLER

 

 
 

 

Le périscolaire augmente sa capacité d'accueil

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:21:53

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Centre Haut-Rhin  Conseil communautaire
Le périscolaire augmente sa capacité d'accueil
Il n'aura fallu qu'un peu plus d'une demi-heure aux délégués de la communauté de communes Centre Haut-Rhin pour venir à bout des seize points à l'ordre du jour de la réunion de jeudi soir à l'Espace Horizon à Biltzheim, sous la présidence de Michel Habig.
 

 
L'Espace Horizon de Biltzheim est mis à la disposition de la communauté de commune pour accueillir une quarantaine d'enfants pour le repas de midi au périscolaire. Une extension va être construite.
La commune de Biltzheim souhaite construire une annexe de stockage à l'Espace Horizon, pour mettre à l'abri du matériel nécessaire à l'accueil d'une cinquantaine d'enfants du nouveau site périscolaire. Montant prévisionnel : 75 000 EUR. Elle délègue la maîtrise d'ouvrage à la communauté de communes. Elle mettra ces locaux à disposition de l'association Imagine, en charge des activités périscolaires.

Un avenant au contrat de délégation de service public pour la gestion et le fonctionnement de l'accueil de loisirs sans hébergement de Niederhergheim et du multi-sites Oberhergheim-Niederentzen-Biltzheim permettra de faire passer de 147 à 165 leur capacité d'accueil.

Françoise Boog a précisé que, pour les 1 407 enfants scolarisés dans les diverses écoles de la communauté de communes, les divers périscolaires offraient 521 places, auxquelles s'ajoutent 382 possibilités d'accueil chez les assistantes maternelles.
Fonds de concours

Dans le cadre de l'aide financière par le biais d'un fonds de concours, 48 280,64 EUR ont été accordés à la commune de Meyenheim pour les travaux de remplacement de la conduite d'eau rue de la Gare - Grand-rue et pour les travaux sur les aires de jeux.

Un montant total de 35 000 EUR au titre des exercices 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019 reviendra à Oberhergheim pour son projet de terrain multisports, d'aires de jeux et de fitness.
Zones d'activités

L'aménagement du parc d'activités de la Plaine d'Alsace se prolonge avec les travaux prévus sur la tranche 2, au sud de la zone, sur une surface d'environ 19 ha. La viabilisation de cette nouvelle tranche, qui fait l'objet de fouilles archéologiques, est estimée à 3 727 775 EUR HT, avec une dotation d'équipement des territoires ruraux estimée à 931 946 EUR. Le conseil a approuvé le plan d'aménagement.

Une indemnité totale de 6 851,70 EUR pour l'éviction calculée sur cinq ans et la perte de fumure devra être versée à cinq agriculteurs de Niederentzen pour permettre le démarrage des travaux de la future zone d'activités de la commune. Le plan de financement du bureau d'ingénierie SETUI, pour 24 lots à commercialiser, d'une superficie allant de 6 à 74 ares, s'élève à 1 294 120 EUR, avec l'espoir d'une dotation d'équipement des territoires ruraux estimée à 323 530 EUR.

Le lot n° 1 de la zone artisanale de Meyenheim (11,97 a) sera cédé au prix de 33 516 EUR à la SCI MG Zinderstein pour l'implantation d'une boulangerie artisanale avec un service de restauration sur place. Bernard Hoegy s'est abstenu.
Gaz naturel

Une convention de cofinancement sera signée entre le Syndicat d'électricité et de gaz du Rhin, et la communauté de communes pour l'extension du réseau de gaz naturel sur la zone d'activités d'Oberhergheim. Le syndicat prendra en charge 60 % du coût des travaux, soit environ 25 537 EUR.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

Solidarité  Lavoisier-Brustlein 10 ares de terrain pour des « jardins suspendus »

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:12:26

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Solidarité  Lavoisier-Brustlein
10 ares de terrain pour des « jardins suspendus »
Le centre socioculturel Lavoisier-Brustlein de Mulhouse continue à innover et à s'étendre. Un projet des jardins partagés baptisé « jardins suspendus » verra le jour sur le site de l'ancienne usine Miroir Cité. Un îlot de dix ares, partagés en 48 parcelles, lui est destiné.
 

 
Vue aérienne du projet des jardins suspendus du CSC Lavoisier-Brustlein, conçu par le cabinet JD Architecture de Dijon
Sur son bureau du directeur du centre socioculturel (CSC) Lavoisier-Brustlein, à Mulhouse, Alexandre Philippe montre, sur sa tablette, la vidéo du projet dit « jardins suspendus ». « Il s'agit d'une référence aux jardins de Babylone, considéré comme une des sept merveilles du monde antique », précise ce responsable en souriant.

Le projet consiste en la création de 24 parcelles de 4 m de long et d'1,50 m de large, pour 48 jardins partagés. Le tout occupera 10 ares sur le site de l'ex-usine Miroir Cité, sur l'ancien parking à l'angle de la rue Lavoisier et de la rue Thénard à Mulhouse. Ces jardins partagés seront accessibles à des familles et des associations de quartier, sur inscription.

« Le projet s'inscrit dans la volonté de la mairie de Mulhouse de donner une autre image du quartier Briand. L'ensemble Miroir Cité a été préempté par la Ville qui avait lancé un appel à projets. Nous avons été retenus pour ce programme qui intègre, en plus de la création de ces jardins, l'aménagement extérieur du futur site. »
« Nous sommes à l'étroit »

Pour cette réalisation, Alexandre Philippe a pu compter sur l'aide d'un cabinet d'architecture de Dijon qui a réalisé gracieusement le projet. « Nous sommes partie de l'expérience de notre jardin partagé déjà existant et utilisé par les habitants depuis deux ans. Situé 41, rue Lavoisier, il occupe actuellement 300 m². Il est géré par des bénévoles et des habitants, mais nous sommes à l'étroit. » Sur place, rue Lavoisier, bacs, tables et mini-serre ont été réalisés à partir de matériaux de récupération, à l'initiative des usagers.

« L'investissement du projet des jardins suspendus prévoit l'aménagement, le terrassement, la clôture, la construction d'une serre ainsi que l'installation de deux pergolas, pour assurer des zones d'ombre, et quelques bancs. » Un premier budget prévisionnel est estimé à 200 000 EUR et s'inscrit dans le cadre de l'Anru plus (programme de rénovation urbaine).

La date du début des travaux n'est pas encore fixée et sera définie en lien avec le service de renouvellement urbain de la Ville de Mulhouse.
« Être autonome en eau et en électricité »

« Il est prévu que les bénévoles puissent construire les bacs de jardinage en bois, avec du matériel fourni par une menuiserie locale. » L'entretien extérieur sur le nouveau site de Miroir Cité fera office de loyer, contre le travail des bénévoles et des habitants.

Quant à la terre, Alexandre Philippe insiste : « Elle ne proviendra pas du site, car aucune analyse de sol n'a été réalisée. Des pourparlers seront engagés avec le service nature et espaces verts de Mulhouse. » L'eau sera fournie par des récupérateurs installés tout le long des façades de cette usine. « Il est important d'être autonome en eau et en électricité. Aussi une mini-éolienne est prévue et des panneaux photovoltaïques seront installés sur le toit de la serre. »

Ce projet prévoit également l'embauche de deux salariés : un jardinier et un agent d'entretien, afin de vérifier l'accès au site et au matériel sur place. La serre qui sera au centre de ce programme sera constituée de deux parties : l'une prévue pour le stockage du matériel et l'autre pour réaliser des jeunes pousses et proposer des animations.

Dernier point : la partie compostage va pouvoir accueillir les déchets végétaux des habitants avant d'être utilisée comme engrais.

« Toute cette installation fonctionne déjà très bien au 41, rue Lavoisier. Nous l'avons transposée sur un périmètre plus grand. » Le chantier des jardins suspendus ne fait que commencer.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

Vallée de Saint-Amarin  Rénovation énergétique de l'habitat ancien Aux « Rendez-vous du bâti », des subventions à prendre

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:39:26

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Vallée de Saint-Amarin  Rénovation énergétique de l'habitat ancien
Aux « Rendez-vous du bâti », des subventions à prendre
Pour aider les ménages à faibles ressources à rénover énergétiquement leur logement, la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin relaye sur la vallée le programme d'aide financé par l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat et les collectivités.
 

 
La vallée de Saint-Amarin. Husseren-Wesserling.
Maximiser le taux d'aide pour rénover énergétiquement votre maison, c'est ce que propose le programme d'intérêt général (PIG) « Habiter Mieux 68 » présenté jeudi par le vice-président Claude Walgenwitz à la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA), chargée de relayer sur le territoire l'opération pilotée par le conseil départemental en partenariat avec l'Association Départementale d'Information sur le Logement 68 et Citivia.
Trois conférences et un atelier gratuits

Objectif : offrir aux ménages aux ressources modestes et très modestes la possibilité d'effectuer des travaux d'amélioration de leur maison (isolation, chauffage) en vue de réduire leur facture énergétique, et par là même de diminuer leur impact carbone.

« Dans certains cas, on peut aller jusqu'à 100 % d'aides », souligne Marjorie Lacave, de l'ADIL 68.

À titre d'exemple, les aides de l'État via l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat (Anah) et des collectivités étant cumulables, un particulier peut, pour un montant de 20 000 EUR de travaux hors taxe, bénéficier de 50 % de subvention Anah, de 1 000 EUR du Département, de 500 à 2000 EUR de la CCVSA, plus les aides de la Caisse de retraite et de la CAF.

Sur le Haut-Rhin, le PIG vise 250 logements, dont treize dans la vallée de Saint-Amarin. Le chaînage est clair : l'ADIL 68 examine les candidatures, Citivia accompagne les propriétaires dans le montage des dossiers auprès de l'Anah et les aide à lancer devis et demandes d'aide, le tout sans frais.

D'où ces premiers « Rendez-vous du bâti ». Ils proposent quatre dates ouvertes à tous quel que soit leur niveau de revenus.

Coup d'envoi mercredi 9 octobre, de 18 h à 20 h, à la Maison du Bailli de Saint-Amarin (81, rue du Général-de-Gaulle) avec une conférence animée par le Département, Citivia et l'ADIL : « Des subventions pour la rénovation énergétique ».

Suivra samedi 12 octobre, de 10 h à 12 h, à la médiathèque L'étoffe des mots du Parc de Wesserling, une autre conférence : « Travaux d'économies d'énergie, gare aux arnaques et aux litiges », avec Charlotte Lelong, conseillère Info Énergie.

Toujours le 12 octobre (de 14 h à 17 h au Parc de Wesserling) aura lieu un atelier « Réaliser soi-même ses enduits naturels et traditionnels » avec Philippe Kirscher. C'est gratuit mais l'inscription est obligatoire (? 03 89 82 60 01).

Ce premier cycle se conclura mardi 15 octobre, de 10 h à 20 h, au café Belacker de Mollau (rue Principale) par une table ronde sur le thème « Bien rénover votre logement - conseils architecturaux ». Elle sera animée par Laura Kwiatkowski et Noël Schueller, architecte et instructeur à la communauté de communes.
G. G.

 

 
 

 

Saint-Amarin Aux « Rendez-vous du bâti », des subventions à prendre

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:06:47

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Saint-Amarin Aux « Rendez-vous du bâti », des subventions à prendre
 

 
Le programme d'aide concerne la vallée de Saint-Amarin. Archives DNA /Grégoire GAUCHET
Maximiser le taux d'aide pour rénover énergétiquement sa maison, c'est ce que propose le Programme d'intérêt général (PIG) « Habiter mieux 68 » présenté jeudi par le vice-président Claude Walgenwitz à la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, chargée de relayer sur le territoire l'opération pilotée par le conseil départemental en partenariat avec l'Association départementale d'information sur le logement 68 et Citivia.
Trois conférenceset un atelier gratuits

Objectif : offrir aux ménages aux ressources modestes et très modestes la possibilité d'effectuer des travaux d'amélioration de leur maison (isolation, chauffage) en vue de réduire leur facture énergétique et, par là même, de diminuer leur impact carbone. « Dans certains cas, on peut aller jusqu'à 100 % d'aides », souligne Marjorie Lacave, de l'Adil 68.

À titre d'exemple, les aides de l'État via l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat (Anah) et des collectivités étant cumulables, un particulier peut, pour un montant de 20 000 EUR de travaux hors taxe, bénéficier de 50 % de subvention Anah, de 1000 EUR du Département, de 500 à 2000 EUR de la comcom, plus les aides de la caisse de retraite et de la Caf.

Dans le Haut-Rhin, le PIG vise 250 logements, dont 13 dans la vallée de Saint-Amarin. Le chaînage est clair : l'Adil 68 examine les candidatures, Citivia accompagne les propriétaires dans le montage des dossiers auprès de l'Anah et les aide à lancer devis et demandes d'aide, le tout sans frais.

D'où ces premiers « Rendez-vous du bâti ». Ils proposent quatre dates ouvertes à tous quel que soit leur niveau de revenus. Coup d'envoi le 9 octobre de 18 h à 20 h à la Maison du Bailli de Saint-Amarin (81, rue du Général-de-Gaulle) avec une conférence animée par le Département, Citivia et l'Adil : « Des subventions pour la rénovation énergétique ».

Suivra le 12 octobre de 10 h à 12 h à la médiathèque L'Étoffe des mots du Parc de Wesserling une autre conférence : « Travaux d'économies d'énergie, gare aux arnaques et aux litiges », avec Charlotte Lelong, conseillère info énergie.

Toujours le 12 octobre (de 14 h à 17 h au Parc de Wesserling) aura lieu un atelier : « Réaliser soi-même ses enduits naturels et traditionnels » avec Philippe Kirscher. C'est gratuit mais l'inscription est obligatoire (tél. 03.89.82.60.01).

Ce premier cycle se conclura le 15 octobre de 10 h à 20 h au café Belacker de Mollau (rue Principale) par une table ronde sur le thème « Bien rénover votre logement - conseils architecturaux ». Elle sera animée par Laura Kwiatkowski et Noël Schueller, architecte et instructeur à la communauté de communes.
G. G.

 

 
 

Landser  Conseil municipal Motion de soutien aux retraités

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:39:56

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Landser  Conseil municipal
Motion de soutien aux retraités
Réuni récemment en séance ordinaire sous la présidence du maire, Daniel Adrian, le conseil municipal de Landser a débattu de points d'ordre patrimonial et assigné une motion de soutien aux retraités du département.
 

 
Le logement communal situé au-dessus de la bibliothèque va être loué à un particulier à compter du 1er novembre 2019. Le montant du loyer s'élève à 500 EUR/mois. Il en va de même pour un garage communal vacant, situé à l'arrière du centre commercial, pour lequel un bail de stockage sera signé à compter du 1er novembre 2019 au prix de 180 EUR/mois. Approbation à l'unanimité.

ONF. Julien Resch soumet l'état prévisionnel des coupes établi par l'ONF pour l'année 2020. La dépense d'exploitation s'établit à 6 410 EURTTC, une recette de 318 EUR est attendue par la commune.

Indemnité de stage. Le versement d'une indemnité de 240 EUR au profit d'une stagiaire BAFA est approuvé.
Transfert de charges

Après avoir oui les explications du maire, le conseil adopte le rapport d'évaluation des charges transférées de la CLET (Commission Locale d'Evaluation des Charges Transférées) de Saint-Louis Agglomération, établi le 26 juin 2019. Ce dernier a pour finalité de retracer le montant des charges transférées entre les communs membres et l'EPCI, permettant ainsi d'éclairer la décision du conseil communautaire, lors de la fixation ou de la révision du montant des attributions de compensation.

Ceci concerne les attributions au SDIS et au Syndicat Mixte des gardes champêtres du Haut-Rhin (brigades vertes) pour un montant de 76 399 EUR venant abonder les attributions de compensation dues aux communes concernées. Daniel Adrian précise que celle de Landser n'est pas impactée par ces transferts de charges.
Caméras de surveillance

Jacques Ielli a ensuite présenté un point relatif à l'installation de nouvelles caméras. Pour des questions sécuritaires, un système de vidéosurveillance comportant deux caméras, vient d'être installé rue du Stade, afin d'endiguer les récentes et multiples dégradations des biens publics. Malgré cela, la couverture de cette zone n'est pas complète ; il est donc préconisé d'installer une troisième caméra. Coût de l'opération : 5 149 EUR H.T. donnant lieu au versement d'une subvention du conseil départemental, d'un montant de 3 089 EUR, ce qui réduirait le reste à la charge de la commune à 2 019 EUR H.T. Une demande sera faite dans ce sens. Il rappelle que le visionnage des enregistrements sera accessible à un nombre restreint de personnes, et ceci, uniquement en cas de problème.

Motion. Les conseillers approuvent la signature d'une motion de soutien aux retraités du département qui réfutent les mesures gouvernementales annoncées telles que la mise en place d'une distinction entre pauvres et personnes un peu plus aisés.

Parcelles communale. Enfin un point supplémentaire a été rajouté, il concerne la vente deux parcelles communales, l'une d'environ 0,42 are, rue de Gascogne et l'autre de 0,88 are, rue de l'Astarac au prix unique de 7 000EUR/are.
M-C.S.

 

 
 

 

Wittenheim Conseil municipal Critique de la politique gouvernementale

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:48:10

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Wittenheim Conseil municipal
Critique de la politique gouvernementale
De nombreux points techniques et informatifs étaient au menu de la séance du conseil municipal de Wittenheim. Une séance où la politique gouvernementale a fait l'unanimité... contre elle.
 

 
Une nouvelle voie dans le lotissement du Mittelfeld a été nommée rue du Sésame
Avant d'aborder l'ordre du jour de la séance du conseil municipal de Wittenheim, le vendredi 27 septembre, le maire Antoine Homé a évidemment évoqué la disparition de l'ancien président de la République, Jacques Chirac, décédé la veille. Avant de faire observer une minute de silence en son honneur, il a rappelé que Jacques Chirac avait été invité par Antoine Gissinger, député et maire, au cours des années quatre-vingt : « Il avait été reçu dans cette salle des séances. »

Dans la foulée, il a aussi exprimé ses condoléances au nom de la commune aux familles de Paulette Ligier, Atsem retraité, et de Cathy Agnèse, animatrice de centre socioculturel CoRéal, deux personnes récemment décédées. Il est aussi revenu sur la mort du maire de Signes (Var), « un élu qui a payé de sa vie parce qu'il voulait s'opposer à l'incivisme ».
À l'unanimité

Après l'adoption du procès-verbal de la séance du 28 juin et les communications diverses, le troisième point de l'ordre du jour, « Motion de soutien à la population retraitée » à la suite du projet de réforme des retraites engagé par le gouvernement, a fait l'unanimité de l'assemblée municipale. L'ensemble des sept mesures énoncées par la motion a été adopté. À la demande de Rémy Schonecker, une huitième demande y a été ajoutée : « l'indexation des retraites sur le coût de la vie ».

Les trois groupes ont été très critiques à l'encontre de la politique gouvernementale, notamment en ce qui concerne les décisions à l'égard des retraités. Pour Antoine Homé, « la situation actuelle contribuera à l'appauvrissement de la population âgée la plus fragile. Une réforme doit être un progrès, pas un recul »... Pour Philippe Duffau, « le gouvernement préfère diviser, opposer les retraités aux actifs, les actifs aux chômeurs »... Et pour Patrick Pichenel, « il est clair que Macron n'aime pas les vieux... Nous assistons à une spoliation des droits acquis ».
Ajustements budgétaires

Sur proposition du maire, les élus ont adopté la décision modificative (DM) n° 2 du budget Ville et la DM1 du budget cinéma. Des ajustements de crédits ont dû être réalisés au niveau des deux sections du budget Ville pour un montant global de 42 000 EUR. L'équilibre a été réalisé grâce à un prélèvement au niveau du chapitre « dépenses imprévues ». Pour le budget cinéma les ajustements s'élevaient à 260 EUR.

Les élus ont pris acte de l'attribution récente de marchés publics et ont décidé d'adhérer au CNP Assurances/Sofaxis du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2023 pour la garantie statutaire des agents.
Deux nouvelles voies

Dans le lotissement du Mittelfeld a été créée une nouvelle rue entre la rue de l'Orge et la rue des Blés. Celle-ci a été appelée rue du Sésame. Une nouvelle rue située dans le Pôle 430 zone CCI s'appellera rue du Forez.
Laurent SCHNEIDER

 

 
 

 

Orange ne répond plus

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:23:30

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Biltzheim Antenne-relais
Orange ne répond plus
 

 
Depuis avril dernier, les habitants du lotissement des Bleuets, à Biltzheim, sont mobilisés contre le projet d'implantation d'une antenne-relais par l'opérateur Orange sur un terrain privé à 200 m des habitations, et à proximité d'une aire de jeux. Une pétition avait été lancée et la commune a formulé plusieurs propositions pour déplacer cette antenne haute de 30 m sur d'autres sites. L'opérateur n'a donné suite à aucune de ces propositions et reste sur son projet initial dont le chantier pourrait être engagé dès la fin de ce mois d'octobre.

Le maire, Gilbert Vonau, a quant à lui tenté ces dernières semaines, mais en vain, de rencontrer les responsables d'Orange pour trouver une solution. « Ils ne veulent pas en entendre parler a priori et n'ont visiblement aucune considération pour les riverains et pour les élus », regrette le maire de Biltzheim qui précise encore : « À partir du moment où le projet est conforme aux règlements d'urbanisme, on ne peut pas s'y opposer et je n'ai aucun pouvoir pour m'opposer à la demande de permis de construire ».

Les riverains s'interrogent toujours quant à eux sur la possibilité d'un recours éventuel devant le tribunal administratif en particulier par rapport à la question de l'intégration paysagère du projet et doivent rencontrer prochainement un délégué du défenseur des droits dans le Haut-Rhin pour « voir ce qu'il est encore possible de faire dans ce dossier », précise Laurence François, une habitante du lotissement. Elle ajoute : « Aujourd'hui nous voulons simplement que cette antenne soit déplacée un peu plus loin, derrière la ferme et je ne comprends pas pourquoi Orange refuse ainsi de nous entendre ».
JA Haan

 

 
 

 

Masevaux-Niederbruck Entreprises Le Super U fermera samedi

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:45:53

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Masevaux-Niederbruck Entreprises
Le Super U fermera samedi
 

 
Cette fois c'est officiel. Le Super U de Masevaux-Niederbruck fermera samedi 12 octobre. Arnaud Bey l'a confirmé hier matin. « J'ai déposé le bilan mercredi dernier, depuis, tous les produits sont bradés à moitié prix, sauf le carburant et le gaz », explique le gérant. Amer, il pense à la vingtaine de salariés qui va se retrouver sans emploi : « Mais ils devraient pouvoir être reclassés dans des supermarchés de la région. »

La fermeture du magasin découle directementn selon Arnaud Bey, de l'impossibilité pour le commerçant de faire aboutir le projet de déménagement de son activité commerciale sur le ban de la commune voisine de Sickert (DNA du 13 septembre). L'opération s'est heurtée au refus, en date du 18 avril 2019, du conseil d'administration de l'EHPAD Le Castel Blanc de vendre une parcelle de terrain (n° 69 - section 13) lui appartenant dans la zone à vocation artisanale et commerciale où voulait s'implanter Arnaud Bey, estimant que « les ressources financières actuelles ne nécessitent pas l'engagement de négociations patrimoniales ».

Pourtant, soutient l'entrepreneur, courrier en date du 28 novembre 2018 à l'appui, « j'avais été informé qu'"un accord de principe "avait été donné par Laurent Lerch et Laurent Braesch, respectivement président du conseil d'administration et directeur de l'EHPAD "sous réserve de la délibération favorable des administrateurs". Comprenant que le projet tombait à l'eau, Système U, ne m'estimant plus "sauvable", s'est retiré et m'a demandé de régulariser ma situation financière auprès de sa centrale d'achat. »

En sa qualité de maire de Masevaux-Niederbruck, Laurent Lerch est « navré par la fermeture d'un magasin de proximité qui porte un coup au service public et au droit à la concurrence pour les habitants ». Il n'en demeure pas moins que, considère-t-il, « tout a été fait pour pérenniser ce commerce, notamment la signature de deux permis de construire pour l'étendre et le moderniser ainsi que le projet de vente d'une parcelle communale afin de faciliter l'accès des véhicules de livraison ». Aujourd'hui, la priorité de l'élu est de trouver un repreneur susceptible de louer ou d'acheter le bâtiment afin d'y maintenir une activité commerciale. « Il n'y a pas trop de supermarchés à Masevaux, les chiffres, les investissements et les projets le prouvent », affirme le premier magistrat. Et d'éviter par la même occasion l'apparition d'une friche dans le paysage masopolitain.
«Aberrant»

En tant que président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, Laurent Lerch tient enfin à rappeler sa position sur le projet de déménagement de l'activité commerciale à Sickert : « Implanter une surface commerciale à cet endroit est aberrant, cela dégraderait notre vallée sur le plan paysager et environnemental, cela soustrairait des terres agricoles - la zone est classée « à vocation commerciale et artisanale » mais sert de pâture à une agricultrice de Masevaux : N.D.L.R. - et irait à l'encontre des orientations données par le schéma de cohérence territoriale. »
Frédéric STENGER

 

 
 

 

wintzenheim Environnement Des panneaux photovoltaïques sur la décharge

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:14:19

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wintzenheim Environnement
Des panneaux photovoltaïques sur la décharge
En dégazage continu depuis sa fermeture il y a près de 30 ans, la décharge du Ligibel accueillera dans deux ans un parc solaire. L'installation devrait occuper une surface de 10 ha.
 

 
Les torchères fonctionnent en continu sur l'ancienne déchetterie du Ligibel.
La nouvelle déchetterie Europe vient d'ouvrir ses portes. A proximité se trouve la décharge dite du Ligibel, un vaste quadrilatère de quelque 26 hectares délimité par des vignes au sud, la RD83 à l'ouest, la RD11, continuité de l'avenue de l'Europe et donc le nouveau centre de tri des déchets.

Cet espace, engazonné, est parcouru par de nombreux conduits qui acheminent le méthane dégagé par des milliers de tonnes d'ordures déversées durant des années sur ce terrain situé sur le ban communal de Wintzenheim. Plusieurs torchères brûlent ainsi ce gaz que produisent les cartons, le papier, le plastique, les ordures ménagères en phase de décomposition avancée.

On retrouve également des encombrants, des déchets industriels non incinérables, des gravats, le tout étant enfoui sous terre...

Tout un réseau de dégazage est visible sur le terrain engazonné. Photo DNA
Fermée en 1990

Créée sur d'anciennes gravières par arrêté préfectoral datant de janvier 1973, la décharge a été fermée en juin 1990. Si le terrain appartient pour moitié à la ville de Colmar et pour l'autre au groupe Auchan (association famille Mulliez), la décharge est, elle, gérée par le syndicat intercommunal de traitement des déchets de Colmar et environs (Sitdce). Il assure, depuis près de 30 ans la post-exploitation du site. Il s'occupe du suivi et de la maintenance du réseau de dégazage et, grâce à plusieurs piézomètres, contrôle les possibles pollutions vers la nappe phréatique.

La décharge du Ligibel devrait, d'ici 2021, être en partie recouverte d'installations photovoltaïques. En effet, le producteur d'énergies renouvelables Voltalia, qui appartient au groupe Mulliez, a annoncé en milieu de semaine avoir été retenu à la suite d'un appel d'offres lancé en janvier dernier par le ministère de la Transition écologique et solidaire et ce dans le cadre du projet de transition énergétique du Haut-Rhin en lien avec la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Quelque 10 ha seront occupés par le futur parc solaire. Photo DNA

Voltalia indique avoir remporté un contrat de vente d'électricité grâce à l'installation d'un parc solaire d'une puissance de 10,24 MWc (mégawatt-crête) sur une dizaine d'hectares. « La production correspondra à la consommation annuelle d'électricité de 13 400 habitants hors chauffage », souligne la société qui prévoit une mise en service au premier semestre 2021.

Voltalia n'est pas la seule entreprise bénéficiaire de cet appel d'offres dont les résultats ont été annoncés le 26 septembre par les ministres Elisabeth Borne et Emmanuelle Wargon, lors du comité de pilotage pour la reconversion du territoire de Fessenheim.

Quelque 63 MWc ont ainsi été attribués (une cinquantaine via des installations au sol et une dizaine par des panneaux posés sur bâtiments *) et deux autres tranches de 120 MWc seront allouées l'an prochain.

« Les projets lauréats de cette période valoriseront l'électricité produite à un prix moyen de 66,05 EUR/MWh », indique le ministère. Pour le maire de Wintzenheim, Serge Nicole, ce projet va dans le bon sens. « Ce terrain ne pourra jamais être dépollué. Alors autant qu'il serve à quelque chose ! »
Nicolas ROQUEJEOFFRE (*) Douze projets ont été choisis par le ministère. Les trois plus importants se situent à Ottmarsheim (15,54MWc remporté par EDF Renouvelables), Volgelsheim (22,2 MWc remporté par Engie) et donc Wintzenheim. Les trois installations seront au sol.

(*) Douze projets ont été choisis par le ministère. Les trois plus importants se situent à Ottmarsheim (15,54MWc remporté par EDF Renouvelables), Volgelsheim (22,2 MWc remporté par Engie) et donc Wintzenheim. Les trois installations seront au sol.

 
 

 

Haut-Rhin Beaucoup moins de miel cette année

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:40:13

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Haut-Rhin Beaucoup moins de miel cette année
 

 
Samedi, le lycée du Pflixbourg, à Wintzenheim, a accueilli la 31e édition du Concours régional des miels d'Alsace, marquée par une importante baisse de production. Photo L'Alsace /Véronique BERKANI
Organisée par la Fédération des syndicats des apiculteurs du Haut-Rhin pour le compte de la Confédération régionale des apiculteurs d'Alsace, la 31e édition du Concours régional des miels d'Alsace s'est déroulée samedi au lycée agricole du Pflixbourg, à Wintzenheim, dans une ambiance morose. L'année 2019 a en effet été marquée par une importante baisse de la production du précieux nectar. « Seuls 144 échantillons ont pu être goûtés et évalués par nos juges, contre 400 à 450 les années précédentes », explique André Frieh, président de la Fédération des syndicats des apiculteurs du Haut-Rhin.

« De mémoire d'apiculteur, nous n'avons jamais eu de volumes aussi bas ! », s'alarme Philippe Bosshard, vice-président de la Fédération des syndicats des apiculteurs du Haut-Rhin. En cause, un mois de mai froid et très pluvieux pendant lequel les plantes n'ont sécrété aucun nectar, puis un mois de juin caniculaire, beaucoup trop sec, sans la petite rosée du matin qui permet aux abeilles de sentir le nectar et de s'orienter pour le récolter. La production de miel de sapin a été de plus quasi nulle dans beaucoup de vallées du fait de l'absence de pucerons. Au niveau national, la production s'élève à 8 000 tonnes cette année, contre 15 000 en 2018.
« La mortalité des abeilles a été exceptionnelle »

« La mortalité dans les ruches a été exceptionnelle en 2019, les abeilles avaient faim ; les apiculteurs les ont nourries avec du sucre cristallisé, mais les pertes ont malgré tout été importantes », constate André Frieh. Mais si la quantité n'est pas au rendez-vous, la qualité des miels d'Alsace, en revanche, s'annonce exceptionnelle. Une montée en gamme qui s'explique notamment par le développement des formations dispensées par les syndicats d'apiculteurs (23 dans le Haut-Rhin pour 1940 apiculteurs, 31 dans le Bas-Rhin pour 1 700 apiculteurs).

Samedi à Wintzenheim, 57 juges ont noté les qualités olfactive, gustative, visuelle et tactile des miels d'acacia, toutes fleurs, tilleul, châtaignier, forêt et sapin. Entre chaque dégustation, pour neutraliser le miel goûté et retrouver un palais frais, ils ont croqué un petit morceau de pomme Granny Smith et avalé de l'eau minérale.
Véronique BERKANI PLUS WEB Les résultats détaillésdu concours sur notre site internetwww.lalsace.fr

 

 
 

Saint-Louis Des arbres fruitiers à prix réduits

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:10:45

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Saint-Louis Des arbres fruitiers à prix réduits
 

 
Les plants seront distribués entre le 18 et le 30 novembre. Archives L'Alsac e
Les habitants de Saint-Louis agglomération peuvent profiter de tarifs avantageux (10 EUR l'unité ou le lot) pour la commande d'arbres fruitiers de haute tige et petits fruits. Cerisiers, pruniers, pommiers, poiriers et petits fruits peuvent être commandés jusqu'au 20 octobre.

Cette opération, soutenue par le Département du Haut-Rhin et Saint-Louis agglomération, permet de participer concrètement à la sauvegarde des vergers traditionnels, qui font partie du patrimoine naturel et culinaire alsacien. Elle contribue aussi à la biodiversité en offrant un refuge à une faune et une flore variées.
Comment commander ?

Les bons de commande sont disponibles aux pôles de proximité de Folgensbourg (72, rue de Delle) et Sierentz (57, rue Rogg-Haas), et au siège de Saint-Louis agglomération (place de l'Hôtel-de-ville à Saint-Louis). Ils sont aussi téléchargeables sur le site internet de Saint-Louis agglomération, rubrique actualités : www.agglo-saint-louis.fr
Comment récupérer votre commande ?

Le retrait des plants se fera du 18 au 30 novembre, directement chez le pépiniériste (les coordonnées seront précisées sur le talon) en échange du talon qui sera transmis par courrier à la suite de la commande.

 

 
 

Projection d'une vidéo de sensibilisation

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:38:47

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Soultz Jeunes
Projection d'une vidéo de sensibilisation
Une douzaine de jeunes de 11 à 20 ans du SAJ (service animation jeunesse) de Bollwiller-Pulversheim-Berrwiller, et du CCJ (conseil communal des jeunes) de Soultz ont présenté une vidéo, lundi dernier à la Halle aux blés de Soultz.
 

 
Les jeunes du CCJ de Soultz et du SAJ de Bollwiller-Pulversheim-Berrwiller ont réalisé une vidéo de sensibilisation à la discrimination.
Karine Pagliarulo, conseillère départementale, Marcello Rotolo, maire de Soultz, et plusieurs de ses adjoints, Alfred Kaluzinski, adjoint au maire de Pulversheim, se sont mêlés au public qui a assisté à cette projection. Bertrand Naudin, président, Robert Ricciuti, directeur de la MJC de Bollwiller, ainsi que Sébastien Netzer, animateur du SAJ, accompagnaient les jeunes. Ceux de Soultz étaient entourés de Fleur Oury, adjointe au maire de Soultz, Mohamed Bouhalka, conseiller délégué et Laetitia Hanser du service animation. Les jeunes du SAJ et du CCJ se sont présentés au public avant la projection de leur vidéo intitulée Te dire que.
« Le suicide des jeunesest la deuxième cause de mortalité après la route »

Sébastien Netzer a ensuite évoqué le début du projet. « L'idée était de se rencontrer pour apprendre à se connaître et partager une séance. Les jeunes ont eu envie d'autres rencontres, et un projet commun de sensibilisation à la discrimination a fait son chemin ». De ces échanges est né le projet d'une vidéo qui met l'accent sur la prévention des méfaits de la violence dans les milieux scolaires.

Réalisée par un intervenant, Yann Morel, ce petit film montre une main qui écrit, ponctuée de la voix « Pour te dire que... je suis triste, je suis déprimée, je n'ai plus confiance, je me sens seul, je me sens incapable de rien, j'ai la haine, je suis déprimé, je ne crois plus en rien, j'ai des idées noires ».
« La réalisationd'un beau travail »

Les jeunes souhaitent la montrer aux élèves de tout âge pour les sensibiliser à la discrimination. Robert Riccuti a remercié les jeunes « d'avoir choisi ce sujet, filmé avec beaucoup d'émotion », en rappelant que « le suicide des jeunes est la deuxième cause de mortalité après la route ».

Il les a encouragés « à continuer à travailler ensemble et à se battre contre la mise au rebut à cause de la différence ». Fleur Oury a souligné « l'importance d'apporter un soutien aux jeunes », tandis que Laetitia Hanser et Mohamed Bouhalka ont relevé « leur écoute et la réalisation d'un beau travail ».
G. Sc.H.

 

 
 

 

Les marsouins en Irak

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:54:56

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meyenheim  Défense
Les marsouins en Irak
Le chef de corps du régiment de marche du Tchad part à Bagdad avec un détachement de marsouins. La mission ? Aider à améliorer les savoir-faire des troupes irakiennes.
 

 
Les marsouins en manoeuvres avant leurs nombreuses opérations extérieures.
La Guyane, le Sénégal, le Liban, le Gabon et l'Irak. Tel est le contrat opérationnel du régiment de marche du Tchad (RMT) pour cette fin d'année. Un bon quart des marsouins de Meyenheim sera projeté, pour certains jusqu'au début du printemps prochain. Une compagnie vient de quitter l'Alsace pour la Guyane où elle participe à la mission Harpie de lutte contre l'orpaillage clandestin. Une mission particulièrement dangereuse. Victimes d'émanations toxiques, trois soldats du 19e régiment du Génie de Besançon ont été tués en juillet dernier alors qu'ils s'apprêtaient à disposer des charges explosives pour détruire les installations souterraines des orpailleurs.

Dans moins de deux semaines le chef de corps et un gros détachement du RMT s'envoleront pour Bagdad où ils participeront à l'opération Chammal, lancée en septembre 2014 en Irak puis étendue un an plus tard en Syrie. Si les artilleurs français, qui ont mené 2500 missions de feux depuis 2016 aux côtés de la coalition luttant contre Daesh, ont été désengagés en mars, les troupes françaises sont toujours sur le sol irakien pour mener des missions de coaching de l'armée irakienne.
Tous les régimentsde la 2e brigade blindéede Strasbourg en projection

« Nous leur dispensons des formations dans le domaine de la santé, du tir, du combat en zone urbaine, du déminage », énumère le colonel Lamiral qui sera, avec ses marsouins mais aussi des sapeurs de Valdahon (13e RG) et des artilleurs de Suippes (40e RA), auprès de la 6e division irakienne. « Elle est affectée à la sécurisation de Bagdad », précise le chef de corps du RMT.

« Nous travaillons les savoir-faire individuels, c'est-à-dire les réactions du soldat au combat, et nous effectuons des mises en situation en milieu urbain : quelle réaction de la troupe lors d'un bombardement, lors d'une attaque d'un convoi ? Daesh conserve une capacité de nuisance et les menaces sont bien présentes », souligne le colonel Lamiral. Notamment avec la pose d'engins explosifs improvisés. Là aussi, l'instruction des sapeurs français auprès de leurs homologues irakiens est nécessaire. Selon le ministère des Armées, « plus de 23 000 soldats irakiens ont bénéficié de l'expertise des instructeurs français de l'opération Chammal ».

Le RMT n'est pas le seul régiment de la 2e brigade blindée de Strasbourg à déployer ses militaires à l'étranger. Le 16e bataillon de chasseurs de Bitche et le 12e Cuirassiers d'Olivet vont participer à l'opération Barkhane (bande sahélo-saharienne) ; le 92e régiment d'infanterie de Clermont à Daman (Liban).
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Meyenheim Les marsouins en Irak

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:16:09

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Meyenheim Les marsouins en Irak
 

 
Les marsouins en manoeuvre avant leurs nombreuses opérations extérieures. DR
La Guyane, le Sénégal, le Liban, le Gabon et l'Irak. Tel est le contrat opérationnel du régiment de marche du Tchad (RMT) pour cette fin d'année. Un bon quart des marsouins de Meyenheim seront projetés, pour certains jusqu'au début du printemps prochain.

Une compagnie vient de quitter l'Alsace pour la Guyane où elle participe à la mission Harpie de lutte contre l'orpaillage clandestin. Une mission particulièrement dangereuse. Victimes d'émanations toxiques, trois soldats du 19e régiment du Génie de Besançon ont été tués en juillet dernier alors qu'ils s'apprêtaient à disposer des charges explosives pour détruire les installations souterraines des orpailleurs.
Tous les régiments de la 2e brigade blindée de Strasbourg en projection

Dans moins de deux semaines le chef de corps et un gros détachement du RMT s'envoleront pour Bagdad où ils participeront à l'opération Chammal, lancée en septembre 2014 en Irak puis étendue un an plus tard en Syrie. Si les artilleurs français, qui ont mené 2 500 missions de feux depuis 2016 aux côtés de la coalition luttant contre Daesh, ont été désengagés en mars, les troupes françaises sont toujours sur le sol irakien pour mener des missions de coaching de l'armée irakienne.

« Nous leur dispensons des formations dans le domaine de la santé, du tir, du combat en zone urbaine, du déminage », énumère le colonel Lamiral qui sera, avec ses marsouins mais aussi des sapeurs de Valdahon (13e RG) et des artilleurs de Suippes (40e RA), auprès de la 6e division irakienne. « Elle est affectée à la sécurisation de Bagdad », précise le chef de corps du RMT.

« Nous travaillons les savoir-faire individuels, c'est-à-dire les réactions du soldat au combat, et nous effectuons des mises en situation en milieu urbain : quelle réaction de la troupe lors d'un bombardement, lors d'une attaque d'un convoi. Daesh conserve une capacité de nuisance et les menaces sont bien présentes », souligne le colonel Lamiral. Notamment avec la pose d'engins explosifs improvisés. Là aussi, l'instruction des sapeurs français auprès de leurs homologues irakiens est nécessaire. Selon le ministère des Armées, « plus de 23 000 soldats irakiens ont bénéficié de l'expertise des instructeurs français de l'opération Chammal ».

Le RMT n'est pas le seul régiment de la 2e brigade blindée de Strasbourg à déployer ses militaires à l'étranger. Le 16e bataillon de chasseurs de Bitche (Moselle) et le 12e Cuirassiers d'Olivet (Loiret) vont participer à l'opération Barkhane (bande sahélo-saharienne) et le 92e régiment d'infanterie de Clermont à Daman (Liban).
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

Souvenir français Mix'art partage la mémoire à travers l'art

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:00:10

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Souvenir français Mix'art partage la mémoire à travers l'art
 

 
Une partie des élèves ayant participé au programme Mix'art. Photos L'Alsace /H.O.
En résonance au congrès national du Souvenir français, l'exposition Mix'art, une mémoire et un avenir partagés a été présentée dans le hall de la gare de Mulhouse le samedi 28 septembre pour inaugurer le travail artistique de 200 élèves de classes françaises et allemandes. Une exposition collective, transfrontalière et transgénérationnelle pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale à travers 40 toiles. Le vernissage a eu lieu en présence Jean Klinkert, président du comité du Monument national du Hartmannswillerkopf, Christelle Delplanque, de la SNCF Gares et connexions, Serge Barcellini, président général du Souvenir français, et Arnaud Lavaud, secrétaire de Mix'art Ariana.

Entourés de leurs enseignants, qui se sont enthousiasmés pour cette belle initiative, les élèves ont été longuement félicités par les intervenants. La gare de Mulhouse est une halte haut-rhinoise de plus pour cette exposition itinérante, déjà présentée au Hartmannswillerkopf et à l'Abri-mémoire d'Uffholtz.

Paix, liberté et amitié. C'est par ces mots que se sont réunis les élèves de ces classes françaises et allemandes sous l'impulsion de l'association Ariana. Une association hyperactive, implantée en Alsace depuis 2011. C'est elle qui a lancé le programme Mix'art, qui a permis de sensibiliser 200 jeunes issus de France et d'Allemagne autour d'un projet artistique pour les inviter à « un travail de mémoire par les mains et le pinceau ».

Et ce sont 40 toiles qui sont visibles à la gare de Mulhouse jusqu'à décembre, dans le hall d'arrivée mué en galerie d'art. Un projet possible grâce aux partenariats avec entre autres la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations), qui a financé cette initiative à hauteur de 3000 EUR.

Un travail en amont a permis aux jeunes Français et Allemands d'échanger autour de la paix, de l'art et de la linguistique. Sous la supervision de deux street artistes, les esquisses ont donné des toiles... Une manière ludique de parler d'histoire, de transmission, de fêter l'unification, de faire un travail de mémoire nécessaire.
Hassna OUALI

 

 
 

Ungersheim Cérémonie en alsacien

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:09:32

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Ungersheim Cérémonie en alsacien
 

 
Un dialogue interreligieux entre catholique, protestant, juif et musulman. Photo L'Alsace /Caroline ZIMMERMANN
Monique Matter, au nom du Comité fédéral pour la langue et la culture régionales en Alsace et Moselle germanophone a introduit le 25e office interreligieux en remerciant tous les présents, les officiants, la chorale d'Ungersheim sous la direction d'Isabelle Romann, accompagnée à l'orgue par François Gemberlé, l'Entente musicale d'Ingersheim-Houssen et toutes les personnes qui ont contribué à réaliser une cérémonie chaleureuse et amicale dans un cadre richement décoré, dimanche 6 octobre à l'Écomusée d'Alsace. Avec le soutien du Département et de l'Écomusée, les officiants, le curé Jean-Pierre Fohrer, le pasteur Jean-Jacques Dietsch, le Dr Henri Metzger pour la religion juive et le Dr Abdellah Benaoumar pour la religion musulmane, ont délivré un message de paix. Cette rencontre pour une prière commune de remerciements pour les récoltes est un signe d'amitié, de compréhension, de respect réciproque et de confiance des diverses communautés religieuses. Le produit de la quête est destiné à Caritas pour l'accueil des enfants réfugiés.

 

 
 

Unterlinden  Deuxième rencontre « Devenez acteur de votre musée » La réflexion se poursuit

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:16:04

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Unterlinden  Deuxième rencontre « Devenez acteur de votre musée »
La réflexion se poursuit
Le musée Unterlinden a organisé la deuxième des six rencontres de l'opération « Devenez acteur de votre musée », sur le thème de l'architecture. Une cinquantaine de personnes y ont participé, établissant des constats parfois déjà entendus et formulant quelques propositions.
 

 
Le 3 octobre, le musée Unterlinden accueillait sa deuxième rencontre « Devenez acteur de votre musée ».
Près de 50 personnes étaient rassemblées ce jeudi 3 octobre dans la salle de la piscine du musée Unterlinden pour poursuivre la réflexion entamée le 5 septembre dans le cadre des rencontres de l'opération « Devenez acteur de votre musée ». Après le thème de la Société Schongauer, c'est celui de l'architecture qui a été débattu.

Dans son propos liminaire, la directrice du musée Pantxika De Paepe a rappelé le contenu du cahier des charges qui avait guidé le projet d'extension mené en 2015 : « Il fallait remédier à plusieurs problèmes : l'entrée était trop petite et peu visible, il n'existait ni lieu de vie ni atelier pour les scolaires, les personnes à mobilité réduite n'avait accès qu'au rez-de-chaussée, la signalétique était faite "de bric et de broc", la salle d'exposition temporaire de 180 m² (l'actuelle entrée du musée) était beaucoup trop petite, il n'existait pas d'espace dédié pour les ateliers destinés aux enfants... » Elle a ensuite rappelé l'objectif de la soirée : « Nous avons besoin de vous pour nous donner des idées afin de faire vivre ce lieu. »
« Une superbe enveloppe »

Avant de formuler quelques propositions, le public a exprimé des interrogations désormais récurrentes au sujet de l'extension réalisée par les architectes bâlois Herzog & de Meuron en 2015. La principale réserve du public a porté sur l'aspect « minéral » de la rue des Unterlinden.

« Cet espace est froid, austère, manque de vie. À mon sens, un musée doit être un lieu accueillant, interactif, convivial », a exprimé l'une des participantes. Autre sujet d'incompréhension, l'existence de la « maisonnette » se trouvant à l'emplacement de l'entrée de l'ancienne ferme du couvent des Dominicaines, établissant un lien direct avec l'histoire du couvent, mais dissimulant la façade néo-baroque de la piscine. « Si vous enlevez la petite maison, le visiteur pourrait se demander ce qu'ont fait les architectes », a réagi Pantxika De Paepe. « La volonté d'Herzog et de Meuron, outre le fait d'ouvrir le canal bouché au début du XXe siècle qui leur offrait un bel axe de symétrie, était que le visiteur soit interpellé par cette maison. »

« Peut-être, mais lorsqu'on arrive du quai de la Sinn, la visibilité du musée est très mauvaise et la signalétique inexistante », témoigne un intervenant. « L'angle des vitres est de plus mal positionné, il ne permet pas de voir correctement les oeuvres situées au sous-sol. Lorsqu'on arrive devant la pyramide du Louvre, on ressent un effet "waouh", ce n'est vraiment pas le cas de cette maisonnette... » Plus clément, un participant estime que la maison constitue une accroche architecturale nécessaire sur cette place qui, sans elle, serait « un boulevard des courants d'air ».

Un jeune homme relève que le musée rénové est « une superbe enveloppe », mais qu'il faudrait réussir à y attirer de nouveaux publics, se référant aux « fêtes d'été » organisées par la Fondation Beyeler de Riehen qui attire des jeunes, amateurs de concerts en plein air et de musique électronique. À cette évocation, Thierry Cahn, président de la Société Schongauer, se souvient d'un « Apéro du Colmarien » qui avait attiré 600 personnes au musée, une opération à rééditer. Les réseaux sociaux ont bien sûr été plébiscités, formidables vecteurs de communication à destination des jeunes générations. « Une stratégie numérique a été mise en place depuis peu avec un webmaster », précise la directrice du musée, « cette forme de communication devrait prochainement monter en puissance. »
Véronique BERKANI PARTICIPER Prochaine rencontre : jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les beaux-arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

PARTICIPER Prochaine rencontre : jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les beaux-arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

 
 

 

Unterlinden La réflexion se poursuit

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:41:43

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Unterlinden La réflexion se poursuit
 

 
Le 3 octobre, le Musée Unterlinden accueillait sa deuxième rencontre « Devenez acteur de votre musée ». Photo L'Alsace /Véronique BERKANI
Près de 50 personnes étaient rassemblées ce jeudi 3 octobre dans la salle de la piscine du Musée Unterlinden pour poursuivre la réflexion entamée le 5 septembre dernier dans le cadre des rencontres de l'opération « Devenez acteur de votre musée ». Après le thème de la société Schongauer, c'est celui de l'architecture qui a été débattu.

Dans son propos liminaire, la directrice du musée Pantxika De Paepe a rappelé le contenu du cahier des charges qui avait guidé le projet d'extension mené en 2015 : « Il fallait remédier à plusieurs problèmes : l'entrée était trop petite et peu visible, il n'existait ni lieu de vie ni atelier pour les scolaires, les personnes à mobilité réduite n'avait accès qu'au rez-de-chaussée, la signalétique était faite "de bric et de broc", la salle d'exposition temporaire de 180 m² (l'actuelle entrée du musée) était beaucoup trop petite, il n'existait pas d'espace dédié pour les ateliers destinés aux enfants... » Elle a ensuite rappelé l'objectif de la soirée : « Nous avons besoin de vous pour nous donner des idées afin de faire vivre ce lieu. »
« Une superbe enveloppe »

Avant de formuler quelques propositions, le public a exprimé des interrogations désormais récurrentes au sujet de l'extension réalisée par les architectes bâlois Herzog & de Meuron en 2015. La principale réserve du public a porté sur l'aspect « minéral » de la rue des Unterlinden. « Cet espace est froid, austère, manque de vie. À mon sens, un musée doit être un lieu accueillant, interactif, convivial », a exprimé l'une des participantes. Autre sujet d'incompréhension, l'existence de la « maisonnette » se trouvant à l'emplacement de l'entrée de l'ancienne ferme du couvent des Dominicaines, établissant un lien direct avec l'histoire du couvent, mais dissimulant la façade néo-baroque de la piscine. « Si vous enlevez la petite maison, le visiteur pourrait se demander ce qu'ont fait les architectes », a réagi Pantxika De Paepe. « La volonté d'Herzog et de Meuron, outre le fait d'ouvrir le canal bouché au début du XXe siècle qui leur offrait un bel axe de symétrie, était que le visiteur soit interpellé par cette maison. »

« Peut-être, mais lorsqu'on arrive du quai de la Sinn, la visibilité du musée est très mauvaise et la signalétique inexistante », témoigne un intervenant. « L'angle des vitres est de plus mal positionné, il ne permet pas de voir correctement les oeuvres situées au sous-sol. Lorsqu'on arrive devant la pyramide du Louvre, on ressent un effet "waouh", ce n'est vraiment pas le cas de cette maisonnette... » Plus clément, un participant estime que la maison constitue une accroche architecturale nécessaire sur cette place qui, sans elle, serait « un boulevard des courants d'air ».

Un jeune homme relève que le musée rénové est « une superbe enveloppe », mais qu'il faudrait réussir à y attirer de nouveaux publics, se référant aux « fêtes d'été » organisées par la Fondation Beyeler de Riehen qui attire des jeunes, amateurs de concerts en plein air et de musique électronique. À cette évocation, Thierry Cahn, président de la Société Schongauer, se souvient d'un « Apéro du Colmarien » qui avait attiré 600 personnes au musée, une opération à rééditer. Les réseaux sociaux ont bien sûr été plébiscités, formidables vecteurs de communication à destination des jeunes générations. « Une stratégie numérique a été mise en place depuis peu avec un webmaster », précise la directrice du musée, « cette forme de communication devrait prochainement monter en puissance. »
Véronique BERKANI PARTICIPER Prochaine rencontre : jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les beaux-arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

 

 
 

Thann Disparition de Christiane Kammerer-Bockel Une figure de la Libération

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:11:25

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Thann Disparition de Christiane Kammerer-Bockel
Une figure de la Libération
Christiane Kammerer-Bockel est décédée le 24 septembre, à l'âge de 96 ans. Infirmière, elle a fait campagne avec le corps expéditionnaire allié pendant la guerre, avant de créer un hôpital de campagne à Thann.
 

 
Christiane Kammerer-Bockel a été conseillère municipale déléguée au domaine social et aux personnes âgées.
Née le 14 mai 1923 à Thann, Christiane Kammerer y a passé toute sa scolarité, de l'école des soeurs au lycée Scheurer-Kestner, avant de quitter précipitamment la ville en décembre 1940 avec sa famille, expulsée par les nazis, qui occupèrent sa maison de la rue Kléber. La famille s'installe pour quelque temps à Auch dans le Gers, où elle trouve refuge comme bon nombre d'expulsés alsaciens. Dès janvier 1941, Christiane reprend ses études à Lyon, auprès de ses frères Pierre et Francis. Elle y passera son premier bac.

En septembre de la même année, le père de Christiane, Louis Bockel, est nommé notaire à Oran, en Algérie. Il s'y installe avec son épouse et ses deux filles, Christiane et Lisette. Ayant réussi son bac de philosophie, elle suit une formation d'infirmière à la Croix-Rouge.

Après le débarquement américain en Afrique du Nord, elle s'engage, à 20 ans, dans la Formation chirurgicale mobile (FCM1) dirigée par la comtesse du Luart, qui intègre le corps expéditionnaire français destiné à débarquer à Naples, fin 1943. En janvier 1944, elle se trouve dans la neige des Abruzzes (Italie) pour soigner des blessés, puis prend part à la libération de Rome au printemps, de Sienne, de la Toscane... Les troupes françaises nord-africaines brillent par leur vaillance. Christiane Kammerer-Bockel gardera toute sa vie une admiration profonde et un grand respect pour ces hommes venus d'Afrique du Nord et qui se sont battus âprement pour libérer nos pays du joug nazi. En août 1944, c'est le débarquement en Provence avec la Première Armée. La FCM1 remonte vers le Nord, suivant les groupes de combat jusqu'aux avant-postes, pour libérer l'Alsace.
Une vie sous le signe de l'engagement

Mi-décembre, Christiane Kammerer-Bockel quitte la FCM1 pour créer à Thann, à la demande des FFI, un hôpital-poste de secours. En effet, Thann et Vieux-Thann sont des villes de front qui ne seront libérées que fin janvier 1945.

Les années de guerre, tout comme son engagement à la JECF (jeunesse étudiante chrétienne féminine), l'influence de l'abbé Flory, bien connu à Thann, ses racines familiales ont forgé durablement la personnalité de Christiane Kammerer : esprit critique, conviction, volonté, persévérance. Elle s'engagera plus tard, avec autant de passion, dans différents combats sur des sujets de société : avec Pax Christi pour dénoncer la torture, avec la Fepem pour écrire une convention collective pour les employés de maison, avec la Chambre de consommation d'Alsace pour conquérir des droits pour les consommateurs, avec Couple et famille pour accompagner les jeunes couples, avec les anciens combattants (en particulier Rhin et Danube) et les engagés volontaires, pour perpétuer le souvenir de ceux qui ont risqué leur vie contre le fascisme. Puis ce fut le temps de l'engagement politique dans l'équipe municipale de Jean-Pierre Baeumler à Thann, de 1989 à 2001.

Christiane Kammerer-Bockel sera conseillère déléguée au domaine social et aux personnes âgées. Elle contribuera notamment à la création de l'accueil de jour pour les personnes âgées et participera à la rénovation de l'Ehpad Saint-Jacques à l'hôpital de Thann.

Elle s'est mariée fin 1945 avec Paul Kammerer, ingénieur, dans une collégiale encore dépouillée de ses vitraux. Le couple aura cinq enfants : Laurent, Marie, Étienne, Pierre et Martin. La famille s'est enrichie de dix petites-filles et 18 arrière-petits-enfants. Attirée par les grands espaces et les activités de plein air, elle a transmis durant 20 ans sa passion du ski comme monitrice aux jeudis des neiges de la Ville de Thann, au Grand Ballon. En été, elle parcourait les sentiers de montagne ou les routes de France à vélo avec sa famille et ses amis.

Ceux qui l'ont côtoyée garderont de Christiane l'image d'une personne dynamique, très attachée à sa ville de Thann et à sa collégiale. La cérémonie religieuse de ses obsèques a eu lieu lundi à la collégiale Saint-Thiébaut de Thann.
Dominique PY

 

 
 

 

Sapeurs-pompiers promus et honorés

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 05:37:13

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Franken
Sapeurs-pompiers promus et honorés
De nombreux officiels ont participé à la cérémonie mettant à l'honneur les sapeurs-pompiers de Franken.
 

 
L'insigne de chef de centre a été remise à l'adjudant-chef, Philippe Pflimlin.
Franken a honoré ses sapeurs-pompiers, commandés par l'adjudant-chef, Philippe Pflimlin, avec remise de médailles et de grades lors d'une belle cérémonie officielle rehaussée par la Fanfare de cavalerie des Hussards d'Altkirch. Un événement partagé par la municipalité conduite par Hubert Schertzinger avec Emmanuelle Guenot, sous-préfète, Patricia Schillinger, sénatrice, Michel Willemann, président de la communauté de communes Sundgau, Nicolas Jander, conseiller départemental, les commandants Serge Renger et Roland Peter, adjoints au chef de groupement Sud, le capitaine Christophe Scholler, chef adjoint de la compagnie 7, les maires et les corps de sapeurs-pompiers de la vallée de Hundsbach.

Après une leçon d'histoire, Hubert Schertzinger, premier magistrat, a appelé à renforcer la cohésion entre les élus et les CPI (centre de première intervention) et renforcer également la coopération intercommunale pour la sécurité des biens et des personnes.

La sous-préfète, Emmanuelle Guenot, a salué le travail remarquable et courageux effectué au quotidien par les soldats du feu devenus progressivement des généralistes des secours.

Le capitaine, Christophe Scholler a mis en avant la persévérance, le sérieux et le professionnalisme des sapeurs-pompiers.

Le commandant, Serge Renger, a suggéré la création d'un bassin opérationnel pour pérenniser le secours à personne.

La formation et l'engagement ont été soulignés par la sénatrice Patricia Schillinger qui a adressé un grand merci aux familles des soldats du feu.

Nicolas Jander, conseiller départemental, a proposé aux sapeurs-pompiers de travailler encore plus ensemble pour assurer une bonne disponibilité en journée tout en gardant sa propre identité.
Médaillés

Médaille bronze 10 ans : Estelle Pflimlin, Jean Gutknecht, Josué Gutknecht, Steve Caspar.
Promotions

Caporal-chef : Estelle Pflimlin.

Sergent : Steve Caspar et Pascal Pflimlin.

Adjudant : Charles Pflimlin.

Insigne chef de centre : Philippe Pflimlin

 

 
 

 

Des tags découverts sur la façade de la mairie de Forstheim

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:24:35

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Des tags découverts sur la façade de la mairie de Forstheim
 

 
Des tags antisémites ont été découverts ce lundi matin sur la façade de la mairie de Forstheim, dans le canton de Reichshoffen. L'alerte a été donnée à 8 h par un ouvrier communal, la secrétaire de mairie et un adjoint au maire. Les gendarmes se sont rendus sur place.

Le maire Guillaume Peter a exprimé sa consternation face à un « acte inqualifiable ». La commune a porté plainte. « L'école est située non loin de la mairie et les enfants ont dû voir ces inscriptions en allant en classe », a déploré le premier magistrat. Guillaume Peter a estimé que le vocabulaire utilisé laisse à penser qu'il s'agit de l'acte de personnes organisées. Les tags ont été masqués ; ils seront enlevés par une entreprise spécialisée.

ENQUÊTE Un camion fonce sur des véhicules en Allemagne, 17 blessés

Publié dans le panorama le Mardi 08 octobre 2019 à 06:50:55

ENQUÊTE Un camion fonce sur des véhicules en Allemagne, 17 blessés

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Selon la police, "un homme" s’est emparé vers 17h20 d’un poids lourd en centre-ville de Limburg (Hesse), pour emboutir un peu plus loin plusieurs voitures qui patientaient au feu rouge face au palais de justice, entraînant le transport à l’hôpital de plusieurs blessés. Lui-même touché dans l’accident, le suspect a été interpellé puis soigné.

En fin de soirée, le semi-remorque blanc se trouvait toujours sur des plates-bandes séparant la deux fois trois voies, le pare-choc enfoncé, pendant que les dépanneuses débarrassaient neuf véhicules accidentés dont une camionnette.

17 blessés, dont un grave

"Nous ne disposons pas d’éléments suffisants sur le contexte", résumait la police dans la soirée, alors que plusieurs témoignages recueillis par la presse locale évoquent le comportement erratique du suspect, dont le trajet s’est étalé sur quelques centaines de mètres.

L’agence de presse allemande DPA évoque de son côté 17 blessés en incluant le suspect, dont un "dans un état critique". Le quotidien local Frankfurter Neue Presse précise que six personnes ont été hospitalisées et onze blessés légers ont pu rentrer chez eux.

"Nous n’excluons absolument rien", a ajouté un porte-parole, interrogé sur l’éventualité d’une attaque terroriste dans cette ville de 35 000 habitants située non loin de Francfort, la capitale financière de l’Allemagne. A ce stade, insiste la police dans son communiqué, "l’enquête se poursuit, avec l’audition des témoins et la collecte de preuves".

Cité par le Frankfurter Neue Presse, le chauffeur habituel du camion explique avoir vu un homme d’une trentaine d’années, barbu avec des cheveux ras, le regard "fixe et peut-être sous l’influence de la drogue" ouvrir la porte de son véhicule alors à l’arrêt.

"Qu'est-ce que tu veux de moi ?"

"Je lui ai demandé: qu’est-ce que tu veux de moi ? Mais il n’a pas dit un mot. Je lui ai reposé la question, et il m’a tiré hors du camion", raconte cet employé d’une firme de logistique, qui dit avoir couru derrière son engin.

Après la collision survenue quelques centaines de mètres plus loin, le suspect a d’abord été entouré par un groupe de joggeurs, le nez et les mains en sang et le pantalon déchiré, ont raconté des témoins au quotidien.

La police reste prudente

Selon Bettina Yeisley, une employée accourue sur les lieux avec ses collègues après avoir entendu l’impact, l’homme assis près d’un arbre a expliqué avoir "mal partout" et s’appeler Mohammed. D’après d’autres personnes, il a plusieurs fois prononcé le mot "Allah", ce qui a incité le petit groupe à le retenir, explique le Frankfurter Neue Presse.

La police n’a confirmé aucun de ces éléments. "Pas de conjectures, s’il vous plaît", a martelé la direction régionale de la police dans plusieurs tweets, appelant tous les témoins et détenteurs de photos et vidéos utiles à l’enquête de se manifester.