Alsace 20, le Tour des Cantons : le chalet des talents

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 04:57:37

Alsace 20, le Tour des Cantons : le chalet des talents

Inauguration de la 2ème édition de "ça turbine dans le Haut-Rhin" avec le lancement officiel du 1er Chalet des Talents.

20 jeunes allemands et français, étudiants et apprentis aux parcours variés, ont relevé pendant 2 jours, les 14 et 15 septembre derniers, le défi de la transition énergétique, au travers de conférences, networkings, ateliers et visites dédiés au développement durable et à l'économie solidaire.

Lien vers la page du reportage (qui débute à la 42ème minute)

 

 

Forte du soutien de LaREM, Lara Million entend rassembler

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:39:41

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politique  Élections municipales
Forte du soutien de LaREM, Lara Million entend rassembler
L'élue mulhousienne Lara Million a obtenu lundi soir le soutien officiel du mouvement présidentiel en vue des élections municipales. Elle assure vouloir bâtir un « projet de rassemblement », ouvert à toutes les sensibilités républicaines... Et annonce pour cela son départ de l'actuel groupe majoritaire.
 

 
Lara Million a annoncé ce mardi son départ de la majorité municipale de Mulhouse.
Ce mardi matin, la voix de Lara Million trahit autant une courte nuit de sommeil qu'une joie profonde : « Tout reste à faire, mais je suis vraiment très honorée du soutien officiel de La République en marche (LaREM). Celui-ci m'oblige et il constitue la première étape du projet de rassemblement que j'entends porter en mars prochain, au service des Mulhousiens. »
« Je suis fière de représenter la majorité présidentielle »

Le suspense, de fait, a pris fin tard, lundi soir, avec un communiqué de presse de LaREM (cf. nos éditions d'hier).

Un mois après avoir été auditionnée par la commission nationale d'investiture du mouvement présidentiel dans l'espoir d'en obtenir le soutien officiel, Lara Million a été préférée aux deux autres candidats en lice, Fatima Jenn et Frédéric Marquet (lire en encadré).

« Je suis fière de représenter la majorité présidentielle dans le scrutin qui s'annonce, assure la candidate. Pour autant, je n'appartiens à aucun parti [Lara Million a quitté Les Républicains (LR) depuis peu, ce en quoi ses adversaires voient la preuve de son opportunisme]. Je veux fédérer, rassembler les compétences, les énergies et les sensibilités politiques différentes, pourvu qu'elles soient républicaines. Plusieurs personnes m'ont déjà contactée en ce sens et toutes celles qui le veulent peuvent en faire autant via l'adresse électronique lara.million2020@gmail.com. »
« Jean Rottner a fait le choix du Grand-Est, il faut aujourd'hui qu'il l'assume »

Si l'intéressée se refuse à déjà dévoiler des noms de colistiers, il est (quasiment) de notoriété publique qu'elle s'est beaucoup rapprochée de l'ancien adjoint Denis Rambaud (LaREM), de l'élue d'opposition Cléo Schweitzer (PS) ou encore de la sénatrice du Haut-Rhin (LaREM) Patricia Schillinger. « La priorité, insiste cependant la candidate, est d'affiner notre projet pour Mulhouse et de mener à ce propos une concertation sur le terrain. »

Pour l'heure, Lara Million assure être « en total accord avec l'analyse de Jean-Marie Bockel, dont l'expérience politique n'est plus à prouver » : « Jean-Marie a raison, l'état des relations entre la Ville et Mulhouse Alsace agglomération (M2A) est inquiétant. Cette situation n'est pas tenable, il faut absolument que les deux collectivités travaillent en synergie, l'avenir des Mulhousiens en dépend. La gouvernance actuelle de Michèle Lutz et de son cabinet est chaotique et sclérosée. Quant à Jean Rottner, puisqu'il a fait en cours de mandat le choix de la Région Grand Est, il doit aujourd'hui l'assumer. »

Après pareille charge, sans surprise, Lara Million indique encore qu'elle quitte dès ce jour le groupe majoritaire. Puis elle conclut : « Jusqu'au bout, j'aurai essayé d'apporter ma contribution à l'actuelle majorité municipale, mais à aucun moment, depuis deux ans qu'elle est maire, Michèle Lutz n'a songé à me solliciter pour parler des dossiers mulhousiens, alors même que je suis vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, déléguée aux finances. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

« LaREM a choisi de se compter »
Concurrent malheureux de Lara Million pour l'obtention du soutien de LaREM, Frédéric Marquet a réagi mardi matin avec amertume : « Où est le renouveau ? En tout cas ni dans le choix des candidats, ni dans les méthodes [sa réaction complète est lisible sur www.dna.fr] ». Fatima Jenn, elle aussi en lice pour conduire une liste soutenue par LaREM, reste jusqu'ici silencieuse, mais son association Osons Mulhouse prévoit la tenue d'une conférence de presse, ce samedi. « Nous prenons acte du fait que LaREM a choisi de se compter à Mulhouse, glisse enfin Alain Couchot, président du groupe majoritaire à la mairie. Lara Million va cependant devoir s'opposer à un bilan dont elle est comptable, puisqu'elle a voté quasiment toutes nos délibérations depuis dix ans. » La campagne est lancée...

 

Lara Million candidate en marche : réaction de LR

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:46:35

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Lara Million candidate en marche : réaction de LR
 

 
Les Républicains (LR) de la 5e circonscription réagissent à la décision de La République en marche (LaREM) de soutenir la candidature de Lara Million dans le cadre des élections municipales 2020 de Mulhouse : « Cette décision intervient quelques semaines après que le groupe majoritaire En avant Mulhouse ! intègre quatre nouveaux élus, anciennement dans l'opposition. Elle intervient aussi quelques jours après l'appel au rassemblement autour de l'équipe sortante de la part des élus Modem (Emmanuelle Suarez, Christophe Steger et Philippe d'Orelli), soutenus dans leur démarche par leur collègue Anne-Catherine Goetz. En refusant l'appel qui a été lancé par les élus du Modem, LaREM apparaît comme politiquement isolée, face à une équipe municipale sortante soudée et plurielle.

Le choix du soutien à Lara Million pose quant à lui un grand nombre de questions fondamentales. Comment Lara Million peut-elle sincèrement représenter une alternative crédible face à une équipe municipale dont elle est issue ? Face à une équipe qu'elle annonce quitter six mois avant le jour des élections, à peine le soutien LaREM obtenu ? Face à une équipe qui tient l'un après l'autre ses engagements de campagne et dont Lara Million a voté 99,9 % des décisions en conseil municipal ? Le mystère reste entier.

Lara Million se dit aujourd'hui "fière de représenter la majorité présidentielle". Pour rappel, cette dernière affichait sur les réseaux sociaux cette même fierté d'avoir refusé les propositions d'En marche lors des législatives de 2017 [...]. Nous prenons acte et notons un soudain virage à 180 degrés dans ses convictions politiques.

Il ne fait aucun doute que les Mulhousiens sont plus que lassés des retournements de veste à répétition de leurs politiques, au gré des opportunités de carrière. Nous nous en remettons donc au discernement des électeurs qui, sans nul doute, apportera tous les éclaircissements nécessaires en mars 2020. »

 

 
 

Strasbourg   L'investiture LR pour Jean-Philippe Vetter

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:38:26

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Strasbourg  
L'investiture LR pour Jean-Philippe Vetter
 

 
Jean-Philippe Vetter, candidat à l'élection municipale de Strasbourg.
La commission nationale d'investiture LR a validé mardi soir la candidature de Jean-Philippe Vetter, 39 ans, pour les municipales de mars 2020 à Strasbourg. Attaché parlementaire du député européen Geoffroy Didier, le conseiller municipal d'opposition a décroché l'investiture également convoitée par le vice-président du Conseil départemental du Bas-Rhin Jean-Philippe Maurer, ancien député.

Le candidat désigné a proposé à Jean-Philippe Maurer de prendre la troisième place de la future liste commune. « Nous sommes prêts à construire ensemble une alternative pour Strasbourg », a-t-il déclaré.

Jean-Philippe Vetter sera opposé notamment à Jeanne Barseghian, tête de liste « Strasbourg écolo & citoyenne », dont la candidature a été validée samedi dernier devant une assemblée citoyenne, à un candidat socialiste qui sera désigné ce jeudi lors d'une primaire (Mathieu Cahn ou Guillaume Parent) et à Alain Fontanel, qui prévoit d'annoncer sa candidature à la tête de liste LaREM ce mois-ci.

 

 
 

 

Strasbourg L'investiture LR pour Jean-Philippe Vetter

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:47:41

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L'investiture LR pour Jean-Philippe Vetter
 

 
Jean-Philippe Vetter, candidat à l'élection municipale de Strasbourg.  Photo DNA /Jean-Christophe DORN
La commission nationale d'investiture LR a validé mardi soir la candidature de Jean-Philippe Vetter, 39 ans, pour les élections municipales de mars 2020 à Strasbourg. Attaché parlementaire du député européen Geoffroy Didier, le conseiller municipal d'opposition a décroché l'investiture également convoitée par le vice-président du conseil départemental du Bas-Rhin, Jean-Philippe Maurer, ancien député.

Le candidat désigné a proposé à Jean-Philippe Maurer de prendre la troisième place de la future liste commune. « Nous sommes prêts à construire ensemble une alternative pour Strasbourg », a-t-il déclaré.

Jean-Philippe Vetter sera opposé notamment à Jeanne Barseghian, tête de liste « Strasbourg écolo & citoyenne », dont la candidature a été validée samedi dernier devant une assemblée citoyenne, à un candidat socialiste qui sera désigné ce jeudi lors d'une primaire (Mathieu Cahn ou Guillaume Parent) et à Alain Fontanel, qui prévoit d'annoncer sa candidature à la tête de liste LaRem ce mois-ci.

 

 
 

Les Trophées des collectivités en direct

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:41:59

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politique
Les Trophées des collectivités en direct
La presse quotidienne alsacienne et Alsace 20 entendent mettre en évidence les initiatives innovantes prises par les maires de la région. Les lauréats des Trophées des collectivités sont révélés ce soir à Colmar au parc expo.
 

 
trophées des collectivités
Pour mettre en lumière les initiatives des maires alsaciens, Les Dernières Nouvelles d'Alsace et L'Alsace, avec le soutien d'Alsace 20, ont reconduit les Trophées des collectivités créés en 2018. Ils mettent en valeur des projets innovants et performants lancés par des élus pleinement investis dans leurs territoires.

Comme lors de la première édition, les Trophées des collectivités bénéficient du soutien des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, de partenaires privés, ainsi que des associations des maires des deux départements.

Une cinquantaine de projets ont concouru dans huit catégories : aménagement et urbanisme ; culture, sport et loisirs ; patrimoine et préservation ; développement durable ; cadre et qualité de vie ; innovation et avenir ; solidarité et citoyenneté ; jeunesse.

À ces huit trophées, s'ajoutent les coups de coeur des deux conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
La cérémonie des remises des Trophées des collectivités est retransmise ce soir de 19 h 15 à 20 h 45 en direct sur Alsace 20 et sur les deux sites internet des Dernières Nouvelles d'Alsace (www.dna.fr) et de L'Alsace (www.lalsace.fr).

La cérémonie des remises des Trophées des collectivités est retransmise ce soir de 19 h 15 à 20 h 45 en direct sur Alsace 20 et sur les deux sites internet des Dernières Nouvelles d'Alsace (www.dna.fr) et de L'Alsace (www.lalsace.fr).

 
 

 

Les Trophées des collectivités en direct

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:11:10

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Les Trophées des collectivités en direct
 

 
trophées des collectivités Photo DNA /DR
Pour mettre en lumière les initiatives des maires alsaciens, L'Alsace et Les Dernières Nouvelles d'Alsace , avec le soutien d'Alsace 20, ont reconduit les Trophées des collectivités créés en 2018. Ils mettent en valeur des projets innovants et performants lancés par des élus pleinement investis dans leurs territoires.

Comme lors de la première édition, les Trophées des collectivités bénéficient du soutien des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, de partenaires privés, ainsi que des associations des maires des deux départements. Une cinquantaine de projets ont concouru dans huit catégories : aménagement et urbanisme ; culture, sport et loisirs ; patrimoine et préservation ; développement durable ; cadre et qualité de vie ; innovation et avenir ; solidarité et citoyenneté ; jeunesse. À ces huit trophées, s'ajoutent les coups de coeur des deux conseils départementaux d'Alsace.
PLUS WEB Suivre la cérémoniedes remises des Trophées des collectivités est retransmise ce jeudi de 19 h 15 à 20 h 45 en direct sur Alsace 20 et sur lesdeux sites internet de L'Alsace (www.lalsace.fr) et des DernièresNouvelles d'Alsace (www.dna.fr).

 

 
 

Nucléaire  Fessenheim EDF va en prendre pour vingt ans

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:46:37

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Nucléaire  Fessenheim
EDF va en prendre pour vingt ans
Au titre de la « fermeture anticipée » de la centrale de Fessenheim, EDF a obtenu de l'État une rente, jusqu'en 2041, qui devrait se chiffrer en milliards d'euros. Les antinucléaires crient au scandale, contestant la durée de fonctionnement potentielle retenue par les deux parties.
 

 
L'État versera une rente pour la « fermeture anticipée » de la centrale de Fessenheim jusqu'en 2041.
Alors que la question des compensations fiscales pour les collectivités alsaciennes n'est toujours pas réglée, le gouvernement souhaitant faire preuve de créativité en la matière, EDF a signé avec l'État, le 27 septembre, un protocole d'indemnisation « au titre de la fermeture anticipée » de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Un protocole qui, lui aussi, laisse une large place à l'imagination, mais devrait garantir à l'exploitant de confortables revenus pour les deux prochaines décennies.

Hormis les 400 millions d'euros prévus dans un premier versement et « correspondant à l'anticipation des dépenses liées à la fermeture de la centrale », le montant final de cette indemnisation restera longtemps l'objet de pures spéculations - certains acteurs locaux avancent des estimations de l'ordre de 4 à 5 milliards d'euros. Le protocole prévoit en effet une part variable correspondant aux « bénéfices qu'auraient apportés les volumes de production futurs, fixés en référence à la production passée de la centrale de Fessenheim, jusqu'en 2041 ».

EDF a basé sa demande d'indemnisation sur le fait que, si la centrale de Fessenheim n'avait pas été arrêtée en 2020, sur décision de l'État, elle aurait (peut-être) pu produire de l'électricité durant vingt années supplémentaires, c'est-à-dire plus de 60 ans après sa mise en service progressive, en 1977.

Comme toutes celles du parc EDF, la centrale alsacienne a été conçue pour une durée d'exploitation de 40 ans, mais il n'existe pas, en France, de « limite d'âge légal » pour les centrales nucléaires. EDF a ainsi prévu un vaste programme d'investissement, le « grand carénage », évalué à 51 milliards d'euros, pour prolonger la durée d'exploitation de ses 58 réacteurs.
L'État « fait payer au contribuable la facture des errements d'EDF »

« Cette volonté de poursuivre l'exploitation au-delà de 40 ans n'est pas fondée sur des faits scientifiques. C'est une décision économique, pour exploiter au maximum les réacteurs, quitte à prendre des risques importants », estime le chercheur alsacien Thierry de Larochelambert, qui suggère de profiter du démantèlement de Fessenheim pour évaluer « la faisabilité d'un tel prolongement » (lire ci-dessous).

De leur côté, l'association Stop Fessenheim et le CSFR « s'insurgent », dans un communiqué commun, « contre le fait de faire payer au contribuable la facture des errements d'EDF et ce, jusqu'en 2041, alors que les sommes promises à l'électricien pourraient être utilement employées pour financer l'isolation des logements, le développement des énergies renouvelables et la transition énergétique. »

Les antinucléaires rappellent l'historique des déboires techniques de la centrale, jusqu'aux récentes malfaçons découvertes sur ses générateurs de vapeur, et les risques qu'elle fait peser sur la région, ainsi que sur la plus grande nappe phréatique d'Europe. À leurs yeux, ces risques justifient une fermeture immédiate et excluent une compensation basée sur un quelconque manque à gagner.

Mais en France, « seule l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) peut arrêter les centrales nucléaires pour raison de sécurité : l'État ne le peut plus, contrairement à ce qui s'est passé en Allemagne », regrette Thierry de Larochelambert.

Pour expliquer, en 2012, sa décision de fermer Fessenheim, le président François Hollande n'avait d'ailleurs pas invoqué de motifs de sûreté, se contentant de désigner « la plus ancienne » centrale du parc nucléaire français.
Les coûts virtuels seront estimés sur la base des réacteurs similaires

Il avait fallu ensuite inventer, dans la loi de transition énergétique portée par Ségolène Royal en 2015, un plafond limitant la part du nucléaire dans la production électrique, afin d'obliger EDF à fermer une capacité équivalente à celle de l'EPR de Flamanville, avant son démarrage.

L'État n'avait donc guère d'arguments à opposer à la demande d'indemnisation d'EDF pour Fessenheim. Sans doute a-t-il cependant discuté l'hypothèse des vingt années de production supplémentaire. Le protocole d'indemnisation prévoit ainsi un « coefficient décroissant » à appliquer au manque à gagner de l'exploitant, au fil de quatre périodes « correspondant à des jalons réglementaires », auxquels aurait été soumise la centrale : 1er mars 2021 (échéance théorique de la quatrième visite décennale) ; 31 décembre 2022 (date d'expiration de l'arrêté préfectoral autorisant la prise d'eau et le rejet dans le Grand canal d'Alsace) ; 1er mars 2031 (échéance de la cinquième visite décennale)...

Sollicités, les services centraux d'EDF n'ont pas communiqué d'estimation du manque à gagner total d'ici 2041. L'évolution des prix de marché de l'électricité est évidemment la principale inconnue, surtout à si long terme, et plutôt que de se baser sur les moyennes passées de la centrale de Fessenheim en ce qui concerne les coûts à déduire du chiffre d'affaires, le groupe évoque ceux qui seront « observés sur le parc 900 MW » (la puissance de Fessenheim).

Il faudra donc bel et bien attendre 2041 pour connaître la somme exacte payée à EDF par le contribuable français pour Fessenheim, en sus de sa facture d'électricité.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Dossier Fessenheim Pour un « démantèlement scientifique » du réacteur n° 1

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:52:22

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Dossier Fessenheim Pour un « démantèlement scientifique » du réacteur n° 1
 

 
Selon, le Pr Thierry de Larochelambert, les laboratoires de recherche européens pourraient « contrôler chaque centimètre carré du réacteur, de manière à voir dans quel état réel se trouvent la cuve et les pièces irradiées ». Archives L'Alsace /Thierry GACHON
« Si EDF prétend exploiter ses réacteurs jusqu'à soixante ans, il faut faire la preuve de la faisabilité d'un tel prolongement, ce qui n'est aujourd'hui aucunement garanti sur le plan scientifique. » Pour savoir qui, de l'exploitant ou de ses opposants, dit vrai à propos de la tenue des installations nucléaires dans la longue durée, Thierry de Larochelambert, professeur associé et chercheur au département énergie de l'institut Femto-ST (CNRS-UMR 6174), à Belfort, propose que le réacteur n° 1 de Fessenheim fasse l'objet d'un « démantèlement scientifique ». « Il servirait à l'étude du vieillissement des aciers, par des laboratoires de recherche européens : ils contrôleraient chaque centimètre carré du réacteur, de manière à voir dans quel état réel se trouvent la cuve et toutes les pièces irradiées, après quarante ans d'exploitation. »
« Des incertitudes sur l'évolution des aciers »

Scientifique critique du nucléaire et militant précoce des énergies renouvelables, le chercheur alsacien rappelle que, dès les premières années d'exploitation de la centrale haut-rhinoise, « des inspec-tions internes ont révélé des dé-fauts dans les aciers des cuves, des fissures et des zones de fortes concentrations de phosphore, de manganèse et de cuivre, donc plus fragiles ». « On savait que ces fissures avaient tendance à grandir sous l'effet des contraintes thermiques et du bombardement neutronique, qui conduisent également à la fragilisation généralisée des aciers. La structure interne des aciers évolue, ils deviennent de plus en plus sensibles - et davantage encore dans les zones ségréguées - aux chocs thermiques qui accompagnent les arrêts et redémarrages des réacteurs. Mais on ne sait pas quels endroits de la cuve sont le plus soumis au bombardement neutronique. Les éprouvettes qui sont placées dans le réacteur et qui sont relevées à chaque visite décennale donnent des renseignements sur l'endroit où elles sont placées, mais ce ne sont pas forcément les plus sensibles, et ces éprouvettes ne sont pas soumises à la même pression, aux mêmes contraintes. Il y a donc des incertitudes sur l'évolution des aciers. En cas d'incident, la nécessité d'un refroidissement brutal comporte des risques de casse et donc d'accident majeur. »
« Une occasion unique »

Thierry de Larochelambert parle d'une « occasion unique » offerte par le démantèlement du plus vieux des réacteurs de 900 MW construits en France à partir de 1974. « Le manque de données mondiales dans ce domaine rend ce projet plus qu'utile. Le réacteur n° 2, quant à lui, ferait l'objet d'un démantèlement de type commercial, comme EDF l'envisage, mais en cherchant l'exemplarité pour la sûreté du personnel, de la population et de l'environnement, afin que l'on connaisse enfin les vrais coûts du démantèlement d'un réacteur d'une telle puissance. EDF avance un coût d'environ 300 millions d'euros, alors que l'expérience des autres pays, pour des réacteurs de même puissance, montre des coûts d'environ 1 milliard... »

Ces idées concernant le démantèlement des réacteurs font partie des « Propositions pour la transition énergétique » que le chercheur a envoyées au préfet du Haut-Rhin en mars dernier, ainsi qu'aux principaux acteurs du « projet de territoire » post-nucléaire. Si Thierry de Larochelambert assure avoir eu des retours positifs, « de certains élus », de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et de ses collègues chercheurs du Rhin supérieur, la préfecture n'a fait qu'accuser réception. Sous le contrôle de l'ASN, EDF reste maître des décisions à prendre en matière de démantèlement, mais l'État actionnaire aurait les moyens de peser en faveur de ce projet, « qui pourrait être financé par l'Union européenne ».

 

 
 

EPR de Flamanville : toujours plus cher et en retard

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:46:05

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Nucléaire Chantier
EPR de Flamanville : toujours plus cher et en retard
Pour réparer des soudures du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), EDF compte utiliser des robots. Une opération qui alourdit la facture du chantier pour atteindre 12,4 milliards d'euros. Et retarde son démarrage à fin 2022.
 

 
Le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche).
Une énième déconvenue pour EDF sur l'EPR. Pour réparer des soudures du réacteur nucléaire de Flamanville (Manche), l'électricien compte utiliser des robots.

Les réparations s'annoncent complexes, car elles concernent huit soudures difficilement accessibles, situées dans la traversée de l'enceinte de confinement, la grosse structure de béton qui doit retenir les éléments radioactifs en cas d'accident.
Un chantier de plus de 15 ans au lieu de cinq

« Le scénario de reprise des soudures de traversées privilégié par EDF est l'utilisation de robots télé-opérés, conçus pour mener des opérations de grande précision à l'intérieur des tuyauteries concernées », a expliqué le groupe, qui dispose aussi d'une solution de repli. L'Autorité de sûreté nucléaire doit valider la méthode retenue au plus tard fin 2020, avant un début des travaux.

Ce scénario privilégié se traduit par « une date de chargement du combustible à fin 2022 », quand le calendrier initial tablait sur 2012. Le chantier, qui a commencé en 2007, va durer plus de 15 années, au lieu des cinq initialement prévues. Ces dernières années, EDF prévoyait de démarrer l'EPR de Flamanville fin 2019 pour une mise en service commerciale en 2020.
Une facture qui a quasiment quadruplé

Et cette opération alourdit encore la facture du chantier de 1,5 milliard d'euros, pour atteindre 12,4 milliards d'euros, quasiment quatre fois plus que l'estimation initiale à 3,3 milliards.

Les problèmes à Flamanville ont conduit le gouvernement à commander à l'ancien PDG de PSA Jean-Martin Folz un audit, qui doit être remis le 31 octobre.

« Le gouvernement ne peut pas se satisfaire de cette situation et attend des explications », a réagi mercredi le ministère de la Transition écologique, relevant que l'audit « devrait faire toute la lumière sur les causes des retards et écarts de coûts ».

Le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy a promis début octobre des « décisions concrètes sur la filière nucléaire pour collectivement tirer les leçons de cette situation. Il ne faut pas se voiler la face, la filière nucléaire française vit des moments difficiles, parce que s'accumulent des problèmes de qualité industrielle dans la réalisation des chantiers. De ce fait, les devis, les délais ne sont pas respectés ».

L'hypothèse d'un abandon du chantier de Flamanville avait été abordée en conseil d'administration il y a quelques mois, mais jamais vraiment envisagée par l'État, qui contrôle le capital de l'entreprise.

EDF rencontre aussi des difficultés sur ses EPR à l'étranger. Sur son chantier anglais, EDF a récemment annoncé un nouveau surcoût pouvant aller jusqu'à 3,3 milliards d'euros pour les deux réacteurs EPR qu'il construit à Hinkley Point C.

L'EPR finlandais, dont le chantier avait débuté en 2005, souffre aussi de retards et de surcoûts comparables à son homologue français, et ne devrait pas entrer en service avant 2020.

À l'inverse, les deux réacteurs EPR chinois sont rentrés en fonction en 2018 et 2019... Avec seulement quatre ans de retard.

 

 
 

 

EPR de Flamanville : toujours plus cher et en retard

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:31:04

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EPR de Flamanville : toujours plus cher et en retard
 

 
Le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche). Photo archives Charly TRIBALLEAU/AFP
Une énième déconvenue pour EDF sur l'EPR. Pour réparer des soudures du réacteur nucléaire de Flamanville (Manche), l'électricien compte utiliser des robots.

Les réparations s'annoncent complexes, car elles concernent huit soudures difficilement accessibles, situées dans la traversée de l'enceinte de confinement, la grosse structure de béton qui doit retenir les éléments radioactifs en cas d'accident.
Un chantier de plus de 15 ans au lieu de cinq

« Le scénario de reprise des soudures de traversées privilégié par EDF est l'utilisation de robots télé-opérés, conçus pour mener des opérations de grande précision à l'intérieur des tuyauteries concernées », a expliqué le groupe, qui dispose aussi d'une solution de repli. L'Autorité de sûreté nucléaire doit valider la méthode retenue au plus tard fin 2020, avant un début des travaux.

Ce scénario privilégié se traduit par « une date de chargement du combustible à fin 2022 », quand le calendrier initial tablait sur 2012. Le chantier, qui a commencé en 2007, va durer plus de 15 années, au lieu des cinq initialement prévues. Ces dernières années, EDF prévoyait de démarrer l'EPR de Flamanville fin 2019 pour une mise en service commerciale en 2020.
Une facture qui a quasiment quadruplé

Et cette opération alourdit encore la facture du chantier de 1,5 milliard d'euros, pour atteindre 12,4 milliards d'euros, quasiment quatre fois plus que l'estimation initiale à 3,3 milliards.

Les problèmes à Flamanville ont conduit le gouvernement à commander à l'ancien PDG de PSA Jean-Martin Folz un audit, qui doit être remis le 31 octobre.

« Le gouvernement ne peut pas se satisfaire de cette situation et attend des explications », a réagi mercredi le ministère de la Transition écologique, relevant que l'audit « devrait faire toute la lumière sur les causes des retards et écarts de coûts ».

Le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy a promis début octobre des « décisions concrètes sur la filière nucléaire pour collectivement tirer les leçons de cette situation. Il ne faut pas se voiler la face, la filière nucléaire française vit des moments difficiles, parce que s'accumulent des problèmes de qualité industrielle dans la réalisation des chantiers. De ce fait, les devis, les délais ne sont pas respectés ».

L'hypothèse d'un abandon du chantier de Flamanville avait été abordée en conseil d'administration il y a quelques mois, mais jamais vraiment envisagée par l'État, qui contrôle le capital de l'entreprise.

EDF rencontre aussi des difficultés sur ses EPR à l'étranger. Sur son chantier anglais, EDF a récemment annoncé un nouveau surcoût pouvant aller jusqu'à 3,3 milliards d'euros pour les deux réacteurs EPR qu'il construit à Hinkley Point C.

L'EPR finlandais, dont le chantier avait débuté en 2005, souffre aussi de retards et de surcoûts comparables à son homologue français, et ne devrait pas entrer en service avant 2020.

À l'inverse, les deux réacteurs EPR chinois sont rentrés en fonction en 2018 et 2019... Avec seulement quatre ans de retard.

 

 
 

Allemagne Enquête Deux morts dans l'attaque d'une synagogue

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:45:34

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Allemagne Enquête
Deux morts dans l'attaque d'une synagogue
Une tentative d'assaut mercredi contre une synagogue, en plein Yom Kippour, dans la ville de Halle, et qualifiée d'« attaque antisémite » par les autorités, a fait au moins deux morts.
 

 
Les forces de l'ordre étaient déployées mercredi à Halle dans le quartier où l'attaque s'est produite.
Au moins deux personnes ont été tuées et deux autres grièvement blessées, mercredi, en pleine rue à Halle, dans l'est de l'Allemagne, dans une attaque visant, en plein Yom Kippour (fête religieuse juive), une synagogue puis un restaurant turc.

« Nous avons vu à travers la caméra de notre synagogue qu'un agresseur lourdement armé, avec un casque en acier et un fusil, a tenté d'ouvrir nos portes », a témoigné le président de la communauté juive de Halle, Max Privorotzki. Au moins 70 personnes y étaient rassemblées.
Un « attentat »

Des policiers lourdement équipés se sont très rapidement déployés dans cette ville de 240 000 habitants, tandis que la population a été invitée à rester chez elle et à fermer portes et fenêtres. Dans plusieurs villes du pays, comme Leipzig, Dresde mais aussi Berlin et Francfort, la sécurité a été renforcée aux abords des synagogues et d'autres bâtiments de la communauté juive, comme des écoles ou centres culturels.

La chancelière Angela Merkel a qualifié cette fusillade d'« attentat » et s'est rendue dans la soirée en signe de solidarité à la grande synagogue de Berlin.

De son côté, le ministre de l'Intérieur allemand, Horst Seehofer, a évoqué un acte « antisémite » probablement perpétré par un sympathisant de la mouvance « d'extrême droite ».

Le parquet antiterroriste allemand s'est saisi de l'enquête et la police a annoncé mercredi soir avoir arrêté le suspect de cet attentat.
Vidéo diffusée en direct

L'auteur présumé de cette attaque a filmé la fusillade et a diffusé sa vidéo sur Twitch, une plateforme de vidéos en direct (lire ci-contre). « Nous avons fait au plus vite pour retirer ce contenu, et nous suspendrons tous les comptes qui posteront ou reposteront des images de cet acte abominable », a indiqué une porte-parole de Twitch.

Le président du Conseil central des juifs d'Allemagne, Josef Schuster, a évoqué « un choc profond pour tous les juifs » dans le pays. Il a aussi jugé « scandaleux » que la synagogue visée n'ait pas été protégée par la police en ce jour de Yom Kippour.

L'attentat de Halle intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu du parti conservateur d'Angela Merkel (CDU) qui avait pris position en faveur des réfugiés. Le principal suspect de ce meurtre, qui a avoué, est un membre de la mouvance néonazie. Plus de 12 700 extrémistes de droite jugés dangereux sont recensés par les autorités allemandes.

 

 
 

 

Attentat Le rassemblement de soutien à Mickaël Harpon interdit

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:06:04

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Attentat Le rassemblement de soutien à Mickaël Harpon interdit
 

 
Une « infamie ». Le rassemblement en soutien à l'auteur de la tuerie de la préfecture de police de Paris, prévu jeudi à Gonesse (Val-d'Oise), va être interdit, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur. Dans un message posté sur Facebook, Hadama Traoré, un activiste politique d'Aulnay-sous-Bois, a affirmé que l'auteur de la tuerie, Mickaël Harpon, « n'était pas un extrémiste religieux » et a appelé à un rassemblement devant la mairie de Gonesse de 13 à 15 heures ce jeudi. « C'est une infamie et une insulte à la mémoire de nos policiers. », a dénoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui s'est entretenu avec le préfet du Val-d'Oise en vue de faire interdire ce rassemblement. Le ministre a également annoncé son intention d'alerter la justice à la suite des propos tenus par l'initiateur de l'événement. Mercredi soir, Hadama Traoré a été placé en garde à vue.

En fin de matinée mercredi, l'activiste a posté un autre message sur sa page Facebook. Il y déclare notamment vouloir « rétablir la vérité » sur ce dernier, assurant qu'il souffrait au travail du fait de son handicap.

Droite et extrême droite, mais aussi certains à gauche, étaient vent debout mercredi contre l'organisation de ce rassemblement, réclamant son interdiction et pour certains la poursuite de ses initiateurs. « Bien sûr qu'il faut l'interdire, il n'y a même pas de question à se poser », a réagi Frédéric Péchenard, vice-président (LR) de la région Ile-de-France et ancien directeur général de la police nationale, sur LCI.

« Comment croire qu'Emmanuel Macron pourrait lutter contre «l'hydre islamiste» alors qu'il n'arrive même pas à faire interdire une manifestation de soutien à l'assassin de quatre policiers organisée par un ver de terre ? », a demandé Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, sur Twitter.
Des tags pro-Harpon dans un centre commercial parisien

« RIP Harpon » et « couteau en céramique » : des tags légitimant l'attaque de la préfecture de Paris ont par ailleurs été découverts dans le centre commercial Italie 2, à Paris, qui avait été occupé par les militants écologistes d'Extinction Rebellion, samedi. D'autres militants anticapitalistes et des gilets jaunes les avaient rejoints. Le parquet de Paris, qui avait ouvert dès samedi une enquête pour les dégradations commises sur les lieux, a élargi la procédure lundi à des faits d'« apologie du terrorisme ».

 

 
 

Entreprise  General Electric À Belfort, la résistance des salariés s'installe

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:47:30

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Entreprise  General Electric
À Belfort, la résistance des salariés s'installe
 

 
Le bras de fer est engagé avec l'entreprise.
Le blocage semble durablement engagé, tant à Belfort qu'à Bourogne. Ce mercredi, malgré la pluie, 150 salariés de GE ont attendu la fin de la réunion avec la direction qui s'est achevée par un clash. Un container-abri a été installé devant la porte de la Résistance, sur le site principal. Le bras de fer est engagé.

Les palettes brûlent. Un container a été installé dans l'après-midi près de la porte de la Découverte. Il servira d'abri les jours de pluie. Depuis ce mercredi, les salariés grévistes de General Electric sont entrés en résistance à Belfort. Cent cinquante personnes de toute catégorie professionnelle ont bloqué la porte de la Découverte dès le matin, et la porte du bâtiment 66 était inaccessible. Un air de gilets jaunes du côté des palettes et du barbecue où grillent quelques saucisses à l'heure du déjeuner. La colère gronde et la révolte sourd sous les parkas et les parapluies.
La réunion avec la direction est un échec

Les syndicats sont soudés pour organiser la résistance. Ils mettent en place des outils permettant de faire durer. Ils réfléchissent « au pourrissement et à la solidarité ». La réunion de ce mercredi matin avec la direction, très attendue, a été un échec. Et cet échec semble faire basculer les indécis. « Le blocage, c'est parti », résume un salarié. Les syndicats font un état des lieux. « La proposition de la direction est inacceptable : elle se dit prête à rallonger la durée de départ volontaire sur toute l'année 2020, sous couvert de signature de l'accord de compétitivité ».

« De toute façon, c'est tout simplement impossible à mettre en oeuvre », ajoute un salarié, à la sortie.

Les élus de la CGC, de Sud, de la CGT, organisations représentatives, proposent donc le durcissement de l'occupation. « La direction dit avoir obtenu le maximum, mais nous allons nous battre d'arrache-pied pour sauver notre site », disent-ils. Convaincus que la seule issue est le bras de fer. « Si nous sommes si nombreux, c'est parce que les salariés ont compris que les 600 suppressions d'emplois liées à l'accord de compétitivité ne sont qu'une première étape : dans deux ans et demi, à Belfort, il n'y aura plus rien, les Américains auront tout vendu », résume Cyril Caritey, CGT, ici au nom de l'intersyndicale. « Nous voulons sauver notre outil de travail et que nos 20 propositions contenues dans notre alternative soient entendues : elles peuvent sauver Belfort. » D'où l'obstination à obtenir un rendez-vous avec Bruno Le Maire.
Une assemblée générale ce jeudi matin

Ce jeudi matin décidera de l'ampleur du mouvement : une assemblée générale est proposée au nom de l'intersyndicale, à 10 h, « au TE 05 », sur le site du Techn'Hom. Ouverte à tous les salariés, elle se déroulera dans un bâtiment où travaillent en majorité des ingénieurs et des cadres. « Nous voulons leur sentiment, et voir avec eux quelle suite donner », annonce Karim Matoug, élu CGT. À Bourogne, le site sera totalement bloqué ce jeudi. Le TE 05 pourrait être le troisième et dernier site engagé dans la résistance. « Nous allons en discuter avec les grévistes et les non-grévistes. »

Mercredi, une pièce qui devait être expédiée en urgence a été retenue. « C'est notre seule façon de sauver l'emploi et notre outil de travail », estiment les syndicats. Ils invitent à « un conflit digne ».
Christine RONDOT

 

 
 

 

À Belfort, la résistance des salariés s'installe

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:29:08

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À Belfort, la résistance des salariés s'installe
 

 
Le bras de fer est engagé avec l'entreprise.

Photo Sébastien BOZON/AFP

Le blocage semble durablement engagé, tant à Belfort qu'à Bourogne. Ce mercredi, malgré la pluie, 150 salariés de GE ont attendu la fin de la réunion avec la direction qui s'est achevée par un clash. Un container-abri a été installé devant la porte de la Résistance, sur le site principal. Le bras de fer est engagé.

Les palettes brûlent. Un container a été installé dans l'après-midi près de la porte de la Découverte. Il servira d'abri les jours de pluie. Depuis ce mercredi, les salariés grévistes de General Electric sont entrés en résistance à Belfort. Cent cinquante personnes de toute catégorie professionnelle ont bloqué la porte de la Découverte dès le matin, et la porte du bâtiment 66 était inaccessible. Un air de gilets jaunes du côté des palettes et du barbecue où grillent quelques saucisses à l'heure du déjeuner. La colère gronde et la révolte sourd sous les parkas et les parapluies.
La réunion avec la direction est un échec

Les syndicats sont soudés pour organiser la résistance. Ils mettent en place des outils permettant de faire durer. Ils réfléchissent « au pourrissement et à la solidarité ». La réunion de ce mercredi matin avec la direction, très attendue, a été un échec. Et cet échec semble faire basculer les indécis. « Le blocage, c'est parti », résume un salarié. Les syndicats font un état des lieux. « La proposition de la direction est inacceptable : elle se dit prête à rallonger la durée de départ volontaire sur toute l'année 2020, sous couvert de signature de l'accord de compétitivité ».

« De toute façon, c'est tout simplement impossible à mettre en oeuvre », ajoute un salarié, à la sortie.

Les élus de la CGC, de Sud, de la CGT, organisations représentatives, proposent donc le durcissement de l'occupation. « La direction dit avoir obtenu le maximum, mais nous allons nous battre d'arrache-pied pour sauver notre site », disent-ils. Convaincus que la seule issue est le bras de fer. « Si nous sommes si nombreux, c'est parce que les salariés ont compris que les 600 suppressions d'emplois liées à l'accord de compétitivité ne sont qu'une première étape : dans deux ans et demi, à Belfort, il n'y aura plus rien, les Américains auront tout vendu », résume Cyril Caritey, CGT, ici au nom de l'intersyndicale. « Nous voulons sauver notre outil de travail et que nos 20 propositions contenues dans notre alternative soient entendues : elles peuvent sauver Belfort. » D'où l'obstination à obtenir un rendez-vous avec Bruno Le Maire.
Une assemblée générale ce jeudi matin

Ce jeudi matin décidera de l'ampleur du mouvement : une assemblée générale est proposée au nom de l'intersyndicale, à 10 h, « au TE 05 », sur le site du Techn'Hom. Ouverte à tous les salariés, elle se déroulera dans un bâtiment où travaillent en majorité des ingénieurs et des cadres. « Nous voulons leur sentiment, et voir avec eux quelle suite donner », annonce Karim Matoug, élu CGT. À Bourogne, le site sera totalement bloqué ce jeudi. Le TE 05 pourrait être le troisième et dernier site engagé dans la résistance. « Nous allons en discuter avec les grévistes et les non-grévistes. »

Mercredi, une pièce qui devait être expédiée en urgence a été retenue. « C'est notre seule façon de sauver l'emploi et notre outil de travail », estiment les syndicats. Ils invitent à « un conflit digne ».
Christine RONDOT

 

 
 

Strasbourg- Entzheim Volotea sur sa lancée

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:04:33

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Strasbourg- Entzheim Volotea sur sa lancée
 

 
Pierfrancesco Carino, directeur des ventes de Volotea. Photo DNA /F. D.
Devenue fin 2018 la première compagnie en nombre de passagers, avec 36,6 % des parts de marché, Volotea conforte cette année sa position de « partenaire majeur » de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim, auparavant détenue par Hop-Air France. De janvier à septembre, l'opérateur à bas coût espagnol a transporté 422 000 voyageurs, soit 23 % de plus que lors de la même période en 2018, grâce notamment à une offre de destinations en hausse et à un taux de remplissage des appareils atteignant 94 %.

« Cette croissance montre qu'il y a un besoin local de connexions aériennes », a commenté ce mercredi Pierfrancesco Carino, directeur des ventes de Volotea. Dans quelques semaines, la compagnie dépassera la barre du deux millionième passager transporté via Strasbourg-Entzheim. « Notre plateforme pèse 8 % du trafic total de la compagnie, qui a transporté 25 millions de personnes en sept années d'activité. Ce n'est pas rien », a noté Thomas Dubus, président du directoire de l'aéroport.
Barcelone et Palma de Majorque à partir d'avril prochain

Aussi, ce dernier a accueilli avec une joie non dissimulée les développements annoncés pour 2020 par le représentant de la compagnie Volotea. L'offre globale annuelle de et vers Strasbourg sera notamment portée à 645 000 sièges (+12 %). Aux quinze routes existantes (dont six annuelles), qui seront toutes reconduites l'an prochain, viendront s'ajouter quatre nouvelles. Deux seront exploitées durant la saison hivernale à venir, soit de décembre à avril : l'une desservira Marrakech une fois par semaine, le samedi, et l'autre Lanzarote (îles Canaries) selon la même fréquence.

La troisième desservira une fois par semaine Palma de Majorque (îles Baléares), durant la saison estivale qui va d'avril à octobre. La quatrième sera une route annuelle à destination de Barcelone. « Notre siège se trouve dans cette ville, mais c'est la première fois que nous allons y faire escale », a confié Pierfrancesco Carino.

Comme les trois autres nouveautés, elle sera assurée par un Airbus A 319 (156 sièges) à raison de deux vols par semaine, les vendredis et lundis. « Barcelone est une destination porteuse qui mixe les clientèles de loisirs et d'affaires. Nous voulions la proposer depuis long-temps. Il faut dire que les Espa-gnols constituent le troisième contingent national de visiteurs à Europa-Park... De plus, la fréquence proposée est parfaite », a expliqué Thomas Dubus, qui mise également sur ces nouvelles destinations internationales pour attirer davantage de clientèle badoise.
X. T.

 

 
 

Un coup porté à la lutte contre les sectes ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:44:16

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Société Politique
Un coup porté à la lutte contre les sectes ?
L'organisme intergouvernemental de lutte contre les sectes, la Miviludes, est en passe d'être amputé d'une partie de ses effectifs et intégré au ministère de l'Intérieur. Les associations sont vent debout contre cette décision.
 

 
Un membre de la secte du Mandarom, en août 2001 à Castellane (Alpes-de-Haute-Provence). En novembre 2018, la secte a été condamnée à remettre la colline du Verdon en état et à détruire son temple pyramide.
L'annonce est tombée en début de semaine dernière : en 2020, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) ne sera plus. L'organisme, aujourd'hui placé sous l'autorité du Premier ministre, va être rattaché au ministère de l'Intérieur tout en perdant une partie de ses treize fonctionnaires.

Un choc pour les associations, selon qui cette décision signe l'arrêt de mort de la mission. Elles se réunissent ce jeudi à l'Assemblée nationale au côté de soutiens politiques pour tenter de convaincre le gouvernement de faire marche arrière. Une pétition a aussi été lancée en ligne.
« On abandonne un fleuron français »

La Miviludes partage, depuis 2002, son activité entre le traitement des signalements qui lui sont transmis (environ 2 500 par an) et la formation des agents publics aux risques sectaires. Le bilan de la structure, pionnière et presque unique au monde, est unanimement salué. « On abandonne un fleuron français. Ses fonctionnaires sont des spécialistes dans leur domaine - droit, santé, éducation, travail... Ça n'est pas rien pour nous, associations, d'avoir un éclairage si rigoureux sur ces sujets-là... », se désole Didier Pachoud, président de l'association de défense GEMPPI (groupe d'étude des mouvements de pensées en vue de la protection de l'individu).

Outre un démantèlement partiel, les associations redoutent le rattachement de la structure à la Place Beauvau, brisant son côté interministériel et donc sa capacité à saisir n'importe quelle institution lorsque les associations l'alertent. Sur ce point, Matignon s'est voulu rassurant, affirmant que l'interministérialité serait maintenue, et que cette nouvelle organisation « ne compromet pas, au contraire, la bonne prise en compte de la variété des problématiques liées aux dérives sectaires ».

Ce qui restera de la Miviludes devrait être fusionné avec le CIPDR, un organisme de prévention de la délinquance et de la radicalisation (voir encadré), qui semble davantage préoccuper les autorités que les dérives sectaires plus « classiques ». « Les mécanismes entre les sectes et la radicalisation islamique sont communs. Mais ce rapprochement va faire perdre sa visibilité à la Miviludes », analyse Jean-Pierre Jougla, de la Fecris, une fédération internationale d'associations anti-sectes. « On la spécialise et le reste passe à la trappe », s'agace Didier Pachoud. Pourtant, la menace sectaire est loin d'être éteinte : « La Miviludes est de plus en plus sollicitée ces derniers mois, avec une augmentation des cas lourds à traiter », assure un partenaire de la mission.

« On devrait faire l'inverse, plaide Charline Delporte, présidente de la Caffes : la radicalisation devrait être mise sous la houlette de la Miviludes, à Matignon. Elle est plus ancienne, elle a plus d'expérience. Et puis, l'Intérieur, c'est de la répression. Nous, on fait de la prévention et de la vigilance ! », s'emporte-t-elle.

On peut se demander pourquoi l'État veut se désengager d'une mission qui coûte relativement peu (moins de 500 000 euros en 2016) tout en « roulant bien », selon les associations. Des acteurs de terrain évoquent un possible lobbying de certaines sectes auprès des plus hautes sphères du pouvoir. Mais c'est peut-être, tout simplement, la Cour des comptes qui a influencé le gouvernement. En 2017, elle avait recommandé ce rapprochement avec le CIPDR, appelant néanmoins à « conforter » la mission.
Florence TRICOIRE

 

 
 

 

France Un coup porté à la lutte contre les sectes ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:27:55

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France Un coup porté à la lutte contre les sectes ?
 

 
Un membre de la secte du Mandarom, en août 2001 à Castellane (Alpes-de-Haute-Provence). En novembre 2018, la secte a été condamnée à remettre la colline du Verdon en état et à détruire son temple pyramide. Photo Boris HORVAT/AFP
L'annonce est tombée en début de semaine dernière : en 2020, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) ne sera plus. L'organisme, aujourd'hui placé sous l'autorité du Premier ministre, va être rattaché au ministère de l'Intérieur tout en perdant une partie de ses treize fonctionnaires.

Un choc pour les associations, selon qui cette décision signe l'arrêt de mort de la mission. Elles se réunissent ce jeudi à l'Assemblée nationale au côté de soutiens politiques pour tenter de convaincre le gouvernement de faire marche arrière. Une pétition a aussi été lancée en ligne.
« On abandonne un fleuron français »

La Miviludes partage, depuis 2002, son activité entre le traitement des signalements qui lui sont transmis (environ 2 500 par an) et la formation des agents publics aux risques sectaires. Le bilan de la structure, pionnière et presque unique au monde, est unanimement salué. « On abandonne un fleuron français. Ses fonctionnaires sont des spécialistes dans leur domaine - droit, santé, éducation, travail... Ça n'est pas rien pour nous, associations, d'avoir un éclairage si rigoureux sur ces sujets-là... », se désole Didier Pachoud, président de l'association de défense GEMPPI (groupe d'étude des mouvements de pensées en vue de la protection de l'individu).

Outre un démantèlement partiel, les associations redoutent le rattachement de la structure à la Place Beauvau, brisant son côté interministériel et donc sa capacité à saisir n'importe quelle institution lorsque les associations l'alertent. Sur ce point, Matignon s'est voulu rassurant, affirmant que l'interministérialité serait maintenue, et que cette nouvelle organisation « ne compromet pas, au contraire, la bonne prise en compte de la variété des problématiques liées aux dérives sectaires ».

Ce qui restera de la Miviludes devrait être fusionné avec le CIPDR, un organisme de prévention de la délinquance et de la radicalisation (voir encadré), qui semble davantage préoccuper les autorités que les dérives sectaires plus « classiques ». « Les mécanismes entre les sectes et la radicalisation islamique sont communs. Mais ce rapprochement va faire perdre sa visibilité à la Miviludes », analyse Jean-Pierre Jougla, de la Fecris, une fédération internationale d'associations anti-sectes. « On la spécialise et le reste passe à la trappe », s'agace Didier Pachoud. Pourtant, la menace sectaire est loin d'être éteinte : « La Miviludes est de plus en plus sollicitée ces derniers mois, avec une augmentation des cas lourds à traiter », assure un partenaire de la mission.

« On devrait faire l'inverse, plaide Charline Delporte, présidente de la Caffes : la radicalisation devrait être mise sous la houlette de la Miviludes, à Matignon. Elle est plus ancienne, elle a plus d'expérience. Et puis, l'Intérieur, c'est de la répression. Nous, on fait de la prévention et de la vigilance ! », s'emporte-t-elle.

On peut se demander pourquoi l'État veut se désengager d'une mission qui coûte relativement peu (moins de 500 000 euros en 2016) tout en « roulant bien », selon les associations. Des acteurs de terrain évoquent un possible lobbying de certaines sectes auprès des plus hautes sphères du pouvoir. Mais c'est peut-être, tout simplement, la Cour des comptes qui a influencé le gouvernement. En 2017, elle avait recommandé ce rapprochement avec le CIPDR, appelant néanmoins à « conforter » la mission.
Florence TRICOIRE

 

 
 

Mulhouse « Transitions », un thème sur mesure pour la cité du Bollwerk

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:57:33

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Mulhouse « Transitions », un thème sur mesure pour la cité du Bollwerk
 

 
Depuis l'avènement du tramway, Mulhouse se transforme. Après la rénovation de quartiers, la réhabilitation des casernes, elle poursuit sa mue avec la reconversion de ses friches industrielles Archives L'Alsace /Thierry GACHON
« Nous sommes l'un des plus gros festivals transfrontaliers d'Europe et le plus grand dédié à l'architecture, avec plus de 50 000 personnes touchées par les différentes propositions, expositions, visites, balades à vélo, conférences... Quelque 200 événements différents dans le Grand Est, en Allemagne et en Suisse », indique la nouvelle directrice de la Maison européenne de l'architecture, Marie Lach. La MAE, organisatrice des Journées de l'architecture, a aussi changé de président avec la venue de Claude Denu.
Tous azimuts

« Cette 19e édition s'intitule Transitions, la transition sous tous les aspects, poursuit Marie Lach. Transition énergétique, écologique, spatiale, la transition d'un quartier à l'autre, de la ville à la campagne, de l'espace privé à l'espace public, l'idée de franchissement, les ponts, les escaliers... Le franchissement des frontières, la reconversion des bâtiments, friches... Le passage du jour à la nuit, le cycle de la vie de la naissance à la mort, de la maternité au cimetière... » Un thème très élastique, donc, permettant de faire le grand écart dans les propositions.
L'architecture pour tous

« Ce thème nous parle particulièrement ici à Mulhouse et nous aurons une grande soirée autour des métamorphoses de la ville, ce jeudi 10 octobre à DMC », souligne Catherine Rapp, adjointe mulhousienne chargée de l'urbanisme (voir ci-dessous).

On retrouve les rendez-vous habituels de cette manifestation très prisée du grand public, un cycle de « midi-visites » dans la semaine du 14 au 18 octobre intitulé « Projets en transition, entre innovation architecturale et invention programmatique », des « samedi-visites » autour de projets au service des habitants (12, 19 et 26 octobre), des conférences, des expos, projection de films, un jeu-concours trinational de maquettes d'architecture ouvert aux élèves...

Objectif : rendre l'architecture accessible à tous, la faire rentrer dans notre quotidien pour que tous les citoyens puissent participer à la réflexion globale sur les enjeux urbanistiques de la cité, les transitions en profondeur qui attendent la société...
Frédérique MEICHLER PLUS WEB En vidéo, l'interview de Paul Béranger, architecte au service d'urbanisme de la Ville et coordinateur des Journées de l'architecture à Mulhouse, sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Transports | Il veut lancer une nouvelle activité Le vélo-taxi interdit de séjour à Colmar

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:01:47

Transports Il veut lancer une nouvelle activité Le vélo-taxi interdit de séjour à Colmar

(PDF indisponible)

Stéphane Jordan aimerait bien troquer sa bicyclette ordinaire contre un tricycle taxi à assistance électrique, permettant de transporter des passagers.  Document remis

« Incompréhensible ». Voilà dix-huit mois que Stéphane Jordan se bat pour obtenir l’autorisation de démarrer son activité de vélo-taxi à Colmar, et que rien ne bouge. Ce jeune homme d’allure dynamique, qui vendait auparavant des piscines, des fenêtres, ou encore des poêles à bois, voudrait monter sa petite entreprise et créer son propre emploi : « je travaille depuis des mois sur ce projet, explique-t-il, un projet qui serait bénéfique pour la ville. À Colmar on met en avant le développement durable, les transports doux, le Tour de France, de nombreux festivals qui drainent du monde… Le vélo-taxi s’inscrirait parfaitement dans ce cadre. »

Cette version moderne des tuk tuk et pousse-pousse asiatiques a essaimé depuis une décennie dans de nombreuses villes de France. Il s’agit de tricycles à assistance électrique, dont la banquette arrière peut accueillir deux passagers. « Grâce à une application, on réserve son vélo-taxi pour aller faire ses courses, visiter la ville, se rendre à la gare ou chez le médecin, emmener un enfant à une activité… On peut aussi faire signe directement au conducteur pour qu’il s’arrête », ajoute Stéphane Jordan.

Du point de vue de la Ville, des rues déjà très encombrées

L’expérience a déjà été tentée à Colmar il y a une dizaine d’années, jusqu’à ce qu’un arrêté municipal y mette fin. Celui du 8 février 2010 invoque « l’encombrement des voies par les terrasses de café, les activités de taxis, les petits trains touristiques, les bus de la Trace et les opérations de livraison dans le centre-ville » pour y interdire formellement les vélos-taxis. Il mentionne aussi « la vocation touristique de la ville de Colmar qui accueille chaque année plus de 3 millions de visiteurs » et « les difficultés de stationnement et de circulation au moment des marchés de Noël ». Enfin, l’arrêté fait état d’un incident qui s’est produit le 22 juin 2009 entre un vélo-taxi et un petit train touristique « qui aurait pu entraîner un accident grave ».

Des arguments qui laissent Stéphane Jordan pantois : « il y a également des piétons dans d’autres villes, que je sache, et les vélos-taxis y sont autorisés. À Colmar on a les petits trains touristiques et les navettes “Coeur de ville” qui sont bien plus encombrants ! Les vélos-taxis pourraient justement désengorger la circulation. »

« Uber Eats arrive avec quinze vélos, pourquoi pas moi ? »

Le 12 septembre dernier, après plusieurs autres contacts, le jeune entrepreneur a écrit au maire pour lui demander de lever ces arrêtés. La réponse de l’adjoint délégué Serge Hanauer est sans équivoque : « La Ville de Colmar ne souhaite pas remettre en cause ou modifier la réglementation en vigueur, d’autant plus que l’affluence de piétons au centre-ville ne cesse de s’accroître. » Stéphane Jordan demande alors à rencontrer le maire : pas de réponse pour l’instant.

En attendant, il continue de s’interroger sur les raisons profondes de ce refus : « faut-il protéger l’activité des taxis ? Nous ne sommes pas concurrents, nous réalisons surtout de petites courses de moins d’un km. Est-ce plutôt l’aspect publicitaire qui dérange ? [les vélos-taxis servent également de supports commerciaux N.D.L.R.] ». Ces questions-là n’ont pas de réponse. Et Stéphane Jordan ne décolère pas : « à Colmar on a toujours un train de retard… sauf les trains touristiques. Uber Eats arrive tout juste avec quinze vélos [notre édition du jeudi 3 octobre]. Pourquoi pas moi ? »

Le mois dernier, déjà, le maire avait opposé un refus catégorique à une activité commerciale de « vélo-crêpes » dans les parcs de la ville [DNA du 14 septembre].

Un nouveau refus de la mairie

En fin de semaine dernière, Jean-Paul Sissler, adjoint à la voirie et au domaine public, se disait plutôt défavorable à la demande de Stéphane Jordan : « nous recevons énormément de demandes commerciales. Il y a quelques années c’était un vélo pour vendre des friandises, on lui a interdit le centre-ville et l’activité s’est arrêtée d’elle-même.

Avec nos services, on essaie de contrôler tout ça, on autorise seulement quand il s’agit d’une demande d’activité temporaire, comme pour “Octobre rose”. Si on accepte une activité pérenne de vélo-taxi, il y en aura combien après ? Nos rues sont déjà encombrées par les groupes de touristes, les deux petits trains qu’on ne veut pas interdire, les bus, les voitures, les vélos, les livraisons… et les trottinettes électriques qui commencent aussi à poser problème. » Mais la porte de l’adjoint n’était pas fermée pour autant 

Ce mardi, nouvelle douche froide pour l’intéressé qui s’est fait signifier, via le secrétariat du maire, le refus net de la municipalité. Stéphane Jordan ne s’avoue pas vaincu et annonce son intention d’écrire au ministère de la Transition écologique.

Le vélo-taxi interdit de séjour à Colmar

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:02:46

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Transports Il veut lancer une nouvelle activité
Le vélo-taxi interdit de séjour à Colmar
Depuis plusieurs mois, Stéphane Jordan, 35 ans et sans emploi, se bat pour lancer un nouveau mode de transport à Colmar, le vélo-taxi. Mais deux arrêtés municipaux, datant de 2009 et 2010, interdisent cette activité dans le centre-ville. Les dernières sollicitations du jeune homme n'ont pas abouti.
 

 
Stéphane Jordan aimerait bien troquer sa bicyclette ordinaire contre un tricycle taxi à assistance électrique, permettant de transporter des passagers.
« Incompréhensible ». Voilà dix-huit mois que Stéphane Jordan se bat pour obtenir l'autorisation de démarrer son activité de vélo-taxi à Colmar, et que rien ne bouge. Ce jeune homme d'allure dynamique, qui vendait auparavant des piscines, des fenêtres, ou encore des poêles à bois, voudrait monter sa petite entreprise et créer son propre emploi : « Je travaille depuis des mois sur ce projet, explique-t-il, un projet qui serait bénéfique pour la ville. À Colmar, on met en avant le développement durable, les transports doux, le Tour de France, de nombreux festivals qui drainent du monde... Le vélo-taxi s'inscrirait parfaitement dans ce cadre. »

Cette version moderne des tuk tuk et pousse-pousse asiatiques a essaimé depuis une décennie dans de nombreuses villes de France. Il s'agit de tricycles à assistance électrique, dont la banquette arrière peut accueillir deux passagers. « Grâce à une application, on réserve son vélo-taxi pour aller faire ses courses, visiter la ville, se rendre à la gare ou chez le médecin, emmener un enfant à une activité... On peut aussi faire signe directement au conducteur pour qu'il s'arrête », ajoute Stéphane Jordan.
Du point de vue de la Ville, des rues déjà très encombrées

L'expérience a déjà été tentée à Colmar il y a une dizaine d'années, jusqu'à ce qu'un arrêté municipal y mette fin. Celui du 8 février 2010 invoque « l'encombrement des voies par les terrasses de café, les activités de taxis, les petits trains touristiques, les bus de la Trace et les opérations de livraison dans le centre-ville » pour y interdire formellement les vélos-taxis. Il mentionne aussi « la vocation touristique de la ville de Colmar qui accueille chaque année plus de 3 millions de visiteurs » et « les difficultés de stationnement et de circulation au moment des marchés de Noël ». Enfin, l'arrêté fait état d'un incident qui s'est produit le 22 juin 2009 entre un vélo-taxi et un petit train touristique « qui aurait pu entraîner un accident grave ».

Des arguments qui laissent Stéphane Jordan pantois : « Il y a également des piétons dans d'autres villes, que je sache, et les vélos-taxis y sont autorisés. À Colmar, on a les petits trains touristiques et les navettes "Coeur de ville" qui sont bien plus encombrants ! Les vélos-taxis pourraient justement désengorger la circulation. »

Le 12 septembre dernier, après plusieurs autres contacts, le jeune entrepreneur a écrit au maire pour lui demander de lever ces arrêtés.
« Uber Eats arrive avec quinze vélos, pourquoi pas moi ? »

La réponse de l'adjoint délégué Serge Hanauer est sans équivoque : « La Ville de Colmar ne souhaite pas remettre en cause ou modifier la réglementation en vigueur, d'autant plus que l'affluence de piétons au centre-ville ne cesse de s'accroître. » Stéphane Jordan demande alors à rencontrer le maire : pas de réponse pour l'instant.

En attendant, il continue de s'interroger sur les raisons profondes de ce refus : « faut-il protéger l'activité des taxis ? Nous ne sommes pas concurrents, nous réalisons surtout de petites courses de moins d'un kilomètre. Est-ce plutôt l'aspect publicitaire qui dérange ? [les vélos-taxis servent également de supports commerciaux N.D.L.R.] ». Ces questions-là n'ont pas de réponse. Et Stéphane Jordan ne décolère pas : « à Colmar on a toujours un train de retard... sauf les trains touristiques. Uber Eats arrive tout juste avec quinze vélos [notre édition du jeudi 3 octobre]. Pourquoi pas moi ? »

Le mois dernier, déjà, le maire avait opposé un refus catégorique à une activité commerciale de « vélo-crêpes » dans les parcs de la ville [DNA du 14 septembre].
Valérie KOELBEL

Un vélo-taxi à Bâle. Photo archives DNA

 

 
 

 

Altkirch Quelle place pour le vélo ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:48:38

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Altkirch Quelle place pour le vélo ?
 

 
Gilbert Nass a cherché où garer son vélo rue Charles-de-Gaulle et n'a trouvé que ce potelet pour l'attacher ! Photo DNA /NBG
« La ville d'Altkirch doit-elle faire une place aux cyclistes ? » : c'est la question que Gilbert Nass veut mettre ce soir sur la table des négociations ! S'il a déjà eu l'occasion de s'exprimer à plusieurs reprises à ce sujet depuis un peu plus d'un an, dans le cadre du lancement de la démarche de concertation Altkirch 2030, il estime que la réunion publique de ce jeudi soir est véritablement le moment opportun pour intégrer pleinement ce point dans le débat sur la circulation et le stationnement.

Comme il est sensible à cette question du vélo en ville depuis de longues années, il ne s'agit pas pour lui d'un aspect annexe de la réflexion mais bien d'une question centrale. « Au début des années 1990, lorsque je prenais la parole dans des débats publics lors de précédentes élections municipales, on me répondait que c'était compliqué, qu'on allait y réfléchir mais qu'avec toutes les collines altkirchoises, le vélo ce n'était pas simple ! Sans doute pouvait-on admettre ce discours il y a presque trente ans, mais les choses et les mentalités ont évolué depuis... », commente l'instituteur retraité. Il espère qu'aujourd'hui, d'autres habitants partagent son point de vue et se mobiliseront pour affirmer la place du cycliste dans le paysage urbain. « Si on veut que les choses changent, il faut le dire maintenant ! », s'exclame-t-il.
Un constat sans appel

Le constat de Gilbert Nass est sans appel : « Aujourd'hui, moi Altkirchois, habitant dans la basse ville, je ne peux pas me rendre à vélo au centre-ville chez l'opticien pour faire resserrer mes lunettes ou aller à la mairie chercher les sacs plastiques pour les déchets à trier, des courses qui ne prennent que quelques minutes. Je n'ai aucun endroit pour garer mon vélo ! Lorsque je me rends à la réunion organisé par la municipalité à la Halle au blé, je n'ai pas de souci pour m'y rendre avec ma voiture, car les places de stationnement ne manquent pas. Mais à vélo, c'est bigrement plus compliqué : la seule possibilité qui me reste est de le cadenasser sommairement contre le grillage de la piscine, sur le trottoir, faute de solution. En espérant ne pas trop gêner les piétons, et avec la crainte d'être verbalisé par la police municipale pour stationnement gênant ». Idem pour les utilisateurs des salles de sport et de la piscine justement : « Il n'y a que peu de possibilités de garer les vélos à proximité, s'il leur venait l'idée saugrenue de s'y rendre sans utiliser la voiture ! »

Lorsqu'on évoque les quelques anneaux pour vélo existants au centre-ville, place de la République et place Xavier-Jourdain, à l'arrière de la Halle au blé, le cycliste souligne qu'ils sont bien trop peu nombreux pour inciter une large population à utiliser la bicyclette, qu'ils sont peu visibles, mal placés sur une chaussée légèrement en dévers ce qui peut voiler les roues à l'usage, et surtout pas sécurisés. « Les vélos et encore plus les vélos électriques ont un coût certain et on a envie de les retrouver en revenant. »

Outre le stationnement difficile du vélo en ville, Gilbert Nass déplore également « qu'aucun enfant altkirchois ne puisse se rendre à l'école des Tuilerie en toute sécurité, car il n'existe pas de couloir, même tracé à la peinture, réservé aux vélos ». Il regrette que l'aménagement récent de la rue de Ferrette et des abords de l'école des Tuileries n'ait pas intégré la donnée « vélo ». « On a loupé le coche pour visualiser une bande cyclable pour qu'on sache où rouler, alors que, dans la contre-allée, il y avait moyen de moyenner. » Ironie de l'histoire, s'il n'y a aucun tracé au sol pour inciter à circuler à vélo et à se sentir en sécurité, quelques attaches vélo, plus pratiques que les anneaux au ras du sol du centre-ville, ont cependant été installées devant l'école... Le constat est le même pour les collégiens et les lycéens, sachant que les éventuels cyclistes doivent cohabiter « avec le cortège incessant des voitures et des bus scolaires aux heures de pointe ».
« Ouvrir la forteresse »

Enfin, Gilbert Nass regrette que les personnes venant de villages voisins ne puissent arriver simplement jusqu'au centre-ville d'Altkirch et pointe un enjeu économique : « Impossible de venir au marché le jeudi ou le samedi matin à vélo, les pistes cyclables pourtant bien fréquentées, même par des papis et des mamies en "bolides électriques" du dernier cri, s'arrêtent au Quartier Plessier ou derrière le cimetière à la sortie vers Aspach. Il manque des traits d'union vers la gare et le centre-ville. Et ne parlons pas des randonneurs, touristes à vélo, avec sacs et tentes sur leurs porte-bagages, qui sont déroutés et perdus dans le trafic de la ville, au moment de monter au camping municipal. De quoi en décourager plus d'un. »

« Il faut changer notre façon de voir les choses ! », estime Gilbert Nass, qui souligne le retour du vélo « grâce à des engins bien équipés et adaptés aux dénivelés, avec des protections qui vont avec ». Évidemment, il est conscient qu'assurer la cohabitation entre tous les usagers de la route, piétons, cyclistes, voitures, engins agricoles, poids lourds, n'est pas chose aisée, mais « s'il y a la volonté d'avancer, c'est jouable ». Il propose de se « mettre à imaginer des possibilités pour ouvrir la "forteresse" d'Altkirch aux vélos » : rallonger les pistes cyclables de Carspach et d'Aspach jusqu'à la gare, créer un « couloir à vélos » allant de la gare à la Palestre, desservant les établissements scolaires, la place Xavier-Jourdain et le camping.

Pour ne pas effaroucher les bonnes volontés, il suggère de « commencer par quelque chose de simple, avec la matérialisation rapide d'un premier couloir cyclable de la gare au centre-ville pour montrer que la cohabitation vélos-voitures est possible ». Pour inscrire le vélo dans le paysage mental altkirchois, en quelque sorte.
Noëlle BLIND-GANDER Y ALLER Ce jeudi 10 octobre, à 19 h, réunion de présentation du plan de circulation et de stationnement de la ville, à la Halle au blé à Altkirch.

 

 
 

Sainte-croix-aux-Mines  Conseil municipal Accord local et assainissement font grincer des dents

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:59:43

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Sainte-croix-aux-Mines  Conseil municipal
Accord local et assainissement font grincer des dents
À la dernière réunion du conseil municipal de Sainte-Croix-aux-Mines, deux sujets ont particulièrement retenu l'attention des élus : l'assainissement via la commission locale, et la future composition du conseil communautaire à 14 et non plus 21 membres.
 

 
En zone artisanale des Moules, les travaux sont terminés : la voirie sera rétrocédée dans le domaine public de la commune.
La commission locale d'assainissement réunie le 18 septembre dernier a prévu une validation de l'harmonisation de la prise en charge de branchement particulier.

C'est-à-dire que dans le cadre d'une extension de réseau, un forfait de 1 500 EUR sera appliqué pour tout nouveau branchement d'une habitation préexistante.

Dans le cas d'un branchement sur un collecteur existant, la facturation des travaux se fera au coût réel. Dans tous les ca,s la Participation pour Assainissement Collectif (PAC), d'un montant de 1 400 EUR est maintenue, cette taxe « locale » permettant une recette supplémentaire pour notre périmètre.
Aucun chantier prévu dans la commune : « Inacceptable »

La présentation du programme d'investissement 2020 et la planification pluriannuelle des investissements sur cinq ans, fait ressortir qu'aucuns travaux ne sont prévus sur les communes de Sainte-Croix-aux-Mines et de Rombach-Le-Franc, tous les travaux sont concentrés sur Sainte-Marie-aux-Mines et un peu sur Lièpvre.

« Inacceptable » pour le maire sainte-creuzien, Jean-Marc Burrus. « Après passage des caméras dans le réseau sainte-creuzien, le SDEA estime que notre assainissement est correct et ne nécessite aucuns travaux ». Le maire rappelle que la commission supporte déjà le coût d'entretien et d'investissement de la station d'épuration de Sainte-Marie-aux-Mines.

Jean-Marc Burrus précise ensuite que la commission n'a pas pu finaliser, car la réunion commencée à 4 élus s'est terminée à 2 élus, lui-même et le maire de Lièpvre qui préside la Commission Locale d'Assainissement.

« Malgré les obligations des uns et des autres, comment voulez-vous gérer et travailler dans de bonnes conditions ? »

Une nouvelle réunion sera organisée afin de valider ce programme. Il précise qu'il ne pourra pas accepter le programme d'investissement tel que présenté par le SDEA.

La contribution pluviale d'un montant de 76 650 EURHT pour l'année 2020, dont le paiement avait été suspendu pour 2019 est de nouveau d'actualité.
Seulement 14 conseillers communautaire:« Une aberration »

? Composition du conseil communautaire. Les communes de Sainte-Marie-aux-Mines et de Lièpvre ont voté pour une composition du conseil communautaire à 14 membres. La commune de Sainte-Croix-aux-Mines a délibéré pour 21 membres (comme la composition actuelle) et Rombach-le-Franc pour 22 membres. Le résultat est donc un accord local pour 14 membres.

Sainte-Croix-aux-Mines sera donc représentée par 3 conseillers communautaires au lieu de 5 actuellement. Le maire déplore ce résultat qui démontre «le manque d'intérêt des élus à cette structure communautaire qui a de plus en plus de responsabilités». Selon lui, « 14 conseillers communautaires pour une population de 10 000 habitants, alors que notre commune compte 19 membres pour une population d'un peu moins de 2000 habitants est une aberration ».

Ce résultat fait que la commune de Rombach-le-Franc, réduite à un seul conseiller communautaire dans la future assemblée a décidé de ne plus envoyer ses délégués jusqu'à la fin du mandat.
Les autres points en bref

? Zone Leonhardt. Les travaux d'aménagement de la zone artisanale des Moules étant terminés, conformément à la convention en date du 1er février 2010, la société Leonhardt demande la rétrocession de la voirie dans le domaine public de la commune. Une cession qui se fera à titre gratuit, à l'unanimité des élus.

Philippe Dorgler s'est néanmoins inquiété de l'état des parcelles cédées en l'état actuel. Le maire lui a répondu qu'il y a eu une réunion avec visite sur place et que «tout est parfaitement conforme au niveau de la voirie et des réseaux. Les plans de recollement ont été remis».

? Budget forêt. Un montant supplémentaire de 10 000 EUR a été approuvé au budget annexe Forêt pour régler la facture ONF concernant l'assiette des frais de garderie 2018, qui s'élève à 16 045 EUR alors que le montant prévisionnel inscrit au budget 2019 ne s'élève qu'à 7 000 EUR.

A quoi est due une telle différence?, a interrogé Philippe Dorgler. L'adjoint Jean-Pierre Maire explique que l'ONF n'avait facturé que 7 000 EUR l'an dernier et précise que les factures sont souvent décalées d'une année sur l'autre.

En fin de séance, il signale que « le bois ne se vend plus suite aux problèmes de dépérissement dû aux sécheresses. Ce phénomène est général à toutes les communes ».

? Rapports. Les rapports sur le prix et la qualité du service public d'eau potable 2018 et celui du service public d'assainissement collectif et non collectif 2018 ont été présentés et adoptés par le conseil municipal. Ils sont mis en ligne sur le site www.services.eaufrance.fr

? Non-valeur. Au total, 1 385 EUR de créances irrécouvrables ont été admis en non-valeur au budget principal et budget annexe eau. Il y a notamment une facture de près de 700 EUR pour la dégradation d'un abribus, en 2013. « La Trésorerie a été jusqu'au bout des procédures mais malheureusement, il n'y a plus aucun recours » souligne la première adjointe, Jocelyne Zenner.

? Estimateur. Roger Veteau a été nommé estimateur de dégâts de gibier rouge pour la période 2019-2024, suite à la démission de M. Haegeli.

? D'ici et d'ailleurs. Le conseil municipal accorde une subvention de 290 EUR (au prorata du nombre d'élèves concernés), au Réseau de Réussite Scolaire de Sainte-Marie-aux-Mines pour la création de 10 malles de 10 livres au niveau maternelle jusqu'au cycle 3, dans le cadre du mois « Nous sommes tous d'ici et d'ailleurs ». Cette subvention sera versée sur le compte de l'association des OEuvres Scolaires, support financier du Réseau.

Un élu a voté contre, Jean-Pierre Maire, qui a fait savoir qu'il est « d'ici et pas d'ailleurs », et estime que c'est du ressort de l'Éducation Nationale d'apporter cette aide financière.

? Terrain. Situé rue du Château à Sainte-Croix-aux-Mines, un terrain de 8,43 ares sera vendu à Sulivan Blind, au prix de 67 440 EUR (8 000 EUR l'are), les frais de notaire étant à la charge de l'acquéreur.

? Jeunes. Au niveau des animations de cet été, proposées et gérées par l'OSJC de Sainte-Marie-aux-Mines, 31 enfants de Sainte-Croix-aux-Mines ont participé à 51 activités. Cette animation, qui s'est déroulée du 8 juillet au 23 août, a concerné au total quelque 300 enfants de 3 à 17 ans.

? Pluduno. La commune jumelée de Pluduno a inauguré sa nouvelle mairie le samedi 31 août dans l'ancien presbytère. Jean-Marc Burrus a transmis la lettre de son homologue breton, Michel Raffray, qui s'excuse pour l'invitation que Sainte-Croix n'a jamais reçue. Il précise qu'entre amis il n'y a pas de soucis et au nom du conseil municipal de Sainte-Croix-aux-Mines il salue l'ensemble des élus et des habitants de Pluduno et leur souhaite beaucoup de réussite dans leur nouvelle maison commune, leur nouvelle mairie.

? Libération. Une cérémonie commémorative du 75e anniversaire de la libération des quatre villages du Val d'Argent aura lieu le dimanche 24 novembre : à 9 h à Rombach-le-Franc, à 9 h 30 à Lièpvre, à 10 h 15 à Sainte-Croix et à 11 h à Sainte-Marie-aux-Mines. Un transport en bus est prévu pour le transfert des participants aux différentes cérémonies.

? RIT et VIALIS. L'adjoint Thierry Conraux signale que le conseil d'administration de la RIT s'est réuni le 29 août pour voter, à l'unanimité, une nouvelle convention avec la société VIALIS qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain. Elle prévoit que le câble et les réseaux restent propriété de la RIT, ainsi que les agents. La société VIALIS s'occupera de la partie commerciale, les factures RIT et Vialis seront regroupées et Vialis rémunérera la RIT en fonction du nombre et du type de contrats souscrits. Une journée d'information aura lieu le samedi 30 novembre à la Rotonde.

? La Chambre Régionale des Comptes effectue en ce moment un contrôle des finances de la CCVA. Le résultat est attendu pour la fin de l'année.

 

 
 

 

L'est de Horbourg-Wihr en plein développement

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:58:33

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économie  Zone d'activités
L'est de Horbourg-Wihr en plein développement
La zone économique « est » de Horbourg-Wihr, très demandée, est plurielle : commerce, artisanat, activités tertiaires, professions libérales... Prochaine arrivée prévue à l'été 2020, Toyota qui y construit une concession.
 

 
Les travaux du garage Toyota ont commencé près du rond-point avec la RN 415. Il devrait ouvrir à l'été 2020.
Construits dans les années 90 par le promoteur suisse Alfred Muller, les deux bâtiments jumeaux de l'Essor de l'Ill sont en plein renouveau depuis moins de cinq ans. Ce n'est pas par hasard que Marie et Gilles Guesdon y ont ouvert deux de leurs trois micro-crèches, baptisées « Jules et Rose 2 et 3 » (voir ci-dessous). Le fort développement de l'est de Horbourg-Wihr génère en effet une demande en termes de garde d'enfants.

Les ouvertures se multiplient depuis plusieurs mois dans cet ensemble de près de 9 900 m2, essentiellement dédié au tertiaire. Principal artisan de ce nouvel essor de l'Essor, l'agence GL Associés, spécialisée dans l'immobilier d'entreprise qui, d'ailleurs, y a déménagé ses bureaux fin 2017. Depuis six ans, elle a effectué plus de 25 transactions sur ce centre avec une tendance forte à l'achat.

Les deux ailes de l'Essor de l'Ill. Photo DNA /Nicolas Pinot

Outre la dernière micro-crèche des Guesdon, qui a ouvert fin mars, GL Associés a récemment installé Premium Import, importateur de véhicules allemands, un cabinet de chirurgie esthétique, un autre cabinet regroupant trois ophtalmologues (sur 800 m2) et devrait faire venir deux autres professions paramédicales. « L'Essor de l'Ill accueille aujourd'hui 325 personnes », indique Léo Giudice, gérant de GL Associés.
« L'endroit est à proximité d'un accès autoroutieret reste moins cher que la ZI Nord de Colmar »

L'intérêt pour l'est de Horbourg-Wihr est indéniable. « C'est une zone désormais mixte avec des commerces, du tertiaire, des logements, de l'artisanat », énumère Léo Giudice. « Et puis l'endroit est à proximité d'un accès autoroutier et reste moins cher que la ZI Nord de Colmar ». « L'engouement pour Horbourg-Wihr est très fort », confirme Patrick Mougin, directeur de l'agence Desaulles-CBRE à Colmar. « Je n'ai plus besoin de vendre la commune contrairement à il y a deux ans ».

La zone d'activités a bénéficié d'une belle visibilité avec l'installation d'un Brico Leclerc, véritable locomotive pour le site, et la transformation de l'ancienne friche Maxit en zone commerciale. Le spécialiste du bio, Côté nature, y a déménagé et côtoie une boulangerie, un fast-food, un salon de coiffure et un opticien. Il reste encore une cellule vide.

Vide également l'ancien Semat, société spécialisée dans le service après-vente de véhicules de collecte et de voirie, qui se trouve juste à côté de l'ancien Maxit. Désormais réhabilité, cet ensemble comprend trois cellules (290, 600 et 340 m2) que commercialise Patrick Mougin dont une est déjà louée à un expert-comptable.

Le Lugano, qui abrite la société DS Cloisons, a encore quatre cellules vides. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

L'est de Horbourg-Wihr accueille également un vaste espace appartenant à Colmar agglomération et que la collectivité vend par lot. Les sociétés Gasmi (spécialiste de la zinguerie et des toitures), Meosis (services numériques aux TPE, PME), Icare stockage (déménagement et stockage) y ont ouvert leurs portes. Colmar Agglo, lors de sa dernière réunion, a validé l'arrivée prochaine de la société Tred Union (sur 2 400 m2) dans un bâtiment qui regroupera le siège de l'entreprise ainsi qu'un centre de formation spécialisé dans les métiers du transport. Enfin, un vaste local, baptisé Le Lugano, abrite six cellules dont deux ont déjà été vendues, à la société DS Cloisons et à la SAS Hranipex. « Les autres locaux, de 280 à 440 m2 peuvent accueillir des bureaux, de l'artisanat ou encore des activités B to B (business to business) », souligne Patrick Mougin qui commercialise les lots en question.
Il a fallu attendre plus de six ans pour que se concrétise l'arrivée d'une nouvelle enseigne

Les travaux du futur garage Toyota. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Étonnamment, dans cette vaste zone d'activités, le site qui a le plus de mal à se remplir est historiquement le premier à avoir été viabilisé, proche du rond-point desservant Andolsheim et la rocade vers Colmar. On y trouve le magasin Babou et deux enseignes de restauration rapide. Il a fallu attendre plus de six ans pour que se concrétise l'arrivée d'une nouvelle enseigne. Et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de la concession Toyota. Elle quitte Colmar pour Horbourg-Wihr où le groupe RCM (propriétaire notamment de 36 sites Toyota et pesant près d'un milliard d'euros de CA), injoignable, a acquis un terrain de plus de 6 200 m2. Il y a un an, son PDG évoquait la construction d'un espace de vente de 1 000 m2.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Houssen Tous les Bretzels d'or réunis l'an prochain ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:10:01

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Houssen Tous les Bretzels d'or réunis l'an prochain ?
 

 
Près de dix Bretzels d'or ont été décernés. Photo DNA /Nicolas PINOT
Près d'une dizaine de nouveaux Bretzels d'or, tradition alsacienne qui dure depuis maintenant quarante-trois ans, ont été décernés dimanche à Houssen, près de Colmar.

La cérémonie a permis au président de l'Institut des arts et traditions d'Alsace, Jean-Marie Vetter, de rappeler l'histoire déjà longue des Bretzels d'or. De signaler aussi qu'environ 400 de ces trophées ont récompensé des Alsaciens qui s'illustrent dans différents domaines. Aussi envisage-t-il d'organiser une convention au printemps prochain, qui réunirait un maximum de ces lauréats. L'occasion également de rendre un hommage à Tomi Ungerer, le premier Grand Bretzel d'or, disparu en début d'année, et au fondateur de ce qui est devenu une véritable institution territoriale, Germain Muller.

Les éloges de chacun des récipiendaires de la promotion Théophile Conrad Pfeffel se sont succédé deux bonnes heures durant. C'est le temps qu'il fallait pour souligner les mérites de l'ancien président de l'institut culturel franco-allemand de Karlsruhe Robert Walter, du directeur général de l'Agence de développement d'Alsace (Adira), Vincent Froehlicher, du PDG des cafés Reck, Thomas Riegert, du pasteur Bernard Rodenstein, fondateur de l'association Espoir qu'il a présidée pendant quarante-six ans.

Ont été pareillement récompensés les Jardins monastiques de plantes médicinales d'Eschau, représentés par leur président Joseph Gross et leur secrétaire général Daniel Zachary, l'Orphéon de Mulhouse, représenté par son chef de musique, le réalisateur et producteur Jean-Luc Nachbauer, le cuisinier et agitateur gastronomique Nicolas Rieffel, ainsi que Jean-Paul Burrus, issu d'une longue lignée d'industriels, PDG de la Salpa, propriétaire de l'entreprise de chocolaterie Schaal.
J.-L. W.

 

 
 

« Transitions », un thème sur mesure pour la cité du Bollwerk

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:53:04

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Journées de l'Architecture  Agglomération mulhousienne
« Transitions », un thème sur mesure pour la cité du Bollwerk
La 19e édition des Journées de l'architecture se déroule jusqu'au 31 octobre et propose quelque 200 événements dans 29 communes différentes, en Suisse, en Allemagne et dans le Grand-Est. Cette manifestation portée par la Maison européenne de l'architecture est la plus grande consacrée à cette discipline.
 

 
Depuis l'avènement du tramway, Mulhouse se transforme. Après la rénovation de quartiers, la réhabilitation des casernes, elle poursuit sa mue avec la reconversion de ses friches industrielles
« Nous sommes l'un des plus gros festivals transfrontaliers d'Europe et le plus grand dédié à l'architecture, avec plus de 50 000 personnes touchées par les différentes propositions, expositions, visites, balades à vélo, conférences... Quelque 200 événements différents dans le Grand Est, en Allemagne et en Suisse », indique la nouvelle directrice de la Maison européenne de l'architecture, Marie Lach. La MAE, organisatrice des Journées de l'architecture, a aussi changé de président avec la venue de Claude Denu.
Tous azimuts

« Cette 19e édition s'intitule Transitions, la transition sous tous les aspects, poursuit Marie Lach. Transition énergétique, écologique, spatiale, la transition d'un quartier à l'autre, de la ville à la campagne, de l'espace privé à l'espace public, l'idée de franchissement, les ponts, les escaliers... Le franchissement des frontières, la reconversion des bâtiments, friches... Le passage du jour à la nuit, le cycle de la vie de la naissance à la mort, de la maternité au cimetière... » Un thème très élastique, donc, permettant de faire le grand écart dans les propositions.
L'architecture pour tous

« Ce thème nous parle particulièrement ici à Mulhouse et nous aurons une grande soirée autour des métamorphoses de la ville, ce jeudi 10 octobre à DMC », souligne Catherine Rapp, adjointe mulhousienne chargée de l'urbanisme (voir ci-dessous).

On retrouve les rendez-vous habituels de cette manifestation très prisée du grand public, un cycle de « midi-visites » dans la semaine du 14 au 18 octobre intitulé « Projets en transition, entre innovation architecturale et invention programmatique », des « samedi-visites » autour de projets au service des habitants (12, 19 et 26 octobre), des conférences, des expos, projection de films, un jeu-concours trinational de maquettes d'architecture ouvert aux élèves...

Objectif : rendre l'architecture accessible à tous, la faire rentrer dans notre quotidien pour que tous les citoyens puissent participer à la réflexion globale sur les enjeux urbanistiques de la cité, les transitions en profondeur qui attendent la société...
Frédérique MEICHLER PLUS WEB En vidéo, l'interview de Paul Béranger, architecte au service d'urbanisme de la Ville et coordinateur des Journées de l'architecture à Mulhouse, sur le site www.dna.fr

PLUS WEB En vidéo, l'interview de Paul Béranger, architecte au service d'urbanisme de la Ville et coordinateur des Journées de l'architecture à Mulhouse, sur le site www.dna.fr

 
 

 

Bischwihr  Inauguration officielle Une zone d'activités en pleine expansion

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:37:26

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Bischwihr  Inauguration officielle
Une zone d'activités en pleine expansion
La zone d'activités communale de Bischwihr a été visitée samedi 5 octobre, en matinée, par les élus du secteur colmarien dont le président de Colmar Agglomération Gilbert Meyer et la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert.
 

 
Les élus ont fait le tour de la zone d'activités.
Cette zone d'activités, qui était prévue dans le POS depuis 1986, a été adoptée en 2015 ; elle s'étale sur une surface de 4 ha et dispose aujourd'hui de 17 entreprises dont 11 sont propriétaires et toutes les parcelles sont commercialisées.

Le maire de Bischwihr Marie-Joseph Helmlinger a remercié les chefs d'entreprise « d'avoir fait leur choix pour la zone d'activité ». Le coût de cette réalisation, se chiffrant à hauteur de 1 291 420,71 EUR TTC, a été financé par la Dotation de l'État à hauteur de 233 886,29 EUR, du Fonds de concours de Colmar Agglo pour 32 650 EUR, par ERDF pour 30 708,43 EUR, la Région à hauteur de 20 000 EUR et le Département pour 6 690 EUR. Vialis a pris en charge la totalité du réseau gaz d'un montant total de 323 394,72 EUR, le reste ayant été soldé par la vente des terrains.
«Ne pas implanter seulement en ville»

Le maire a remercié les partenaires du financement ainsi que les entrepreneurs et son conseil municipal « qui l'a suivi et soutenu dans la démarche de ce projet ». Ancien maire, Gabriel Spenlehauer a félicité Marie-Joseph Helmlinger « pour la belle réussite de l'acquisition des terrains ».

Eric Straumman, pour le Département, a mis en avant « sa philosophie de ne plus implanter les entreprises seulement en ville » tout en relevant qu'« il était plus facile de remplacer aujourd'hui une petite entreprise qu'une grande ». Il a aussi évoqué « le manque de personnel actuel dans le bâtiment et la belle réussite de cette zone ».

Le conseiller régional Bernard Gerber a félicité le maire « pour l'acquisition des terrains nécessaires à la réalisation de la zone ». Après la visite des différentes entreprises implantées, le verre de l'amitié et la collation ont été servis, sous une tonnelle.

 

 
 

 

Bischwihr Une nouvelle aire de jeu pour le village

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:43:13

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Bischwihr Une nouvelle aire de jeu

pour le village
 

 
L'aire de jeu de Bischwihr inaugurée sous la pluie. Photo L'Alsace /R.F

Après avoir salué le député Eric Straumann, la présidente du conseil du conseil départemental Brigitte Klinkert et le conseiller régional Bernard Gerber ainsi que les élus des communes alentour, le maire Marie-Joseph Helmlinger a souligné « Le but principal de cette aire de jeu était le bien-être des enfants » avant de rajouter « C'est leur espace de détente, un espace pensé pour qu'ils puissent s'amuser, en toute liberté, mais aussi en toute sécurité ».

Deux enfants ont ensuite tenu le ruban inaugural, coupé par Brigitte Klinkert, avant la visite de la deuxième partie dans la cour de l'école du RPI Fortschwihr-Bischwihr-Wickerschwihr, fréquentée par 98 enfants et ceux du périscolaire Les Lucioles. Marie-Joseph Helmlinger a encore relevé « Nous aurons l'occasion de lancer un autre projet en tenant compte à la fois de la demande mais aussi des possibilités budgétaires de la commune ».

R.F

 

 
 

Fessenheim Vers l'acquisition de la Cité Koechlin

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:50:42

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Fessenheim Vers l'acquisition de la Cité Koechlin
 

 
Le chantier du futur pôle culturel de Fessenheim a débuté du côté de l'ancienne CAC. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
La séance du conseil municipal de Fessenheim, mardi soir, a débuté par un temps de recueillement en mémoire de l'ancien président de la République Jacques Chirac, des quatre policiers tués lors de l'attentat de la préfecture de police à Paris, et de la disparition de l'ancien adjoint au maire Marcel Brender.
Importants travaux de voirie

L'attribution des marchés de travaux de voiries pour le programme 2019 a été évoquée. Le maire, Claude Brender, a informé les élus que ceux de VRD ont été confiés à l'entreprise Cola Est pour un montant de 527 596,33 EUR, ceux des réseaux secs à ETPE pour 108 438,61 EUR, et le mobilier de jeux à la société Husson pour 54 218,88 EUR.

La commune désireuse d'acquérir la Cité Koechlin, anciennement propriété d'EDF et vendue depuis à des organismes fonciers et financiers, avait délibéré le 12 mars dernier sur la possibilité pour l'Établissement public foncier d'Alsace (EPF) de porter ce projet d'acquisition et de redynamisation de la Cité Koechlin comprenant six bâtiments et sept hectares de terrains avec mandat de la commune qui en deviendra propriétaire à l'issue de cinq exercices.
18 logements et leurs annexes

Le conseil d'administration de l'EPF d'Alsace a autorisé l'achat de ces biens, et le conseil municipal a approuvé les dispositions du bail civil à signer entre l'EPF Alsace et EDF avec une échéance au 31 décembre 2024. L'acte concerne18 logements et leurs annexes correspondantes (garage, cave et cabanon de jardin).

Les élus ont demandé à EPF d'Alsace de désigner un gestionnaire de ce parc immobilier, pour la gestion courante des biens, ainsi que la gestion locative commerciale. Le conseil a approuvé les dispositions de la convention temporaire de mise à disposition des biens, et a permis à l'EPF d'Alsace de signer les baux ou convention d'occupation précaire, après accord de la commune, avec les nouveaux preneurs de logements libérés de l'occupation d'EDF. À l'échéance de la convention de portage par l'EPF d'Alsace, la commune deviendra propriétaire des biens et bâilleuses des logements concernés par cette acquisition. Une opération d'1,3 million d'euros sur cinq ans.
Les autres points

? Complexe associatif et culturel.- Le chantier du Complexe associatif et culturel (CAC) avance. Mardi soir, les élus devaient approuver le plan de financement de la tranche 3 pour l'exercice 2020 et le déblocage des fonds de concours 2019 auprès de la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach (CCPRB) pour les trois tranches du projet. Le montant prévisionnel des travaux s'élève à 2 571 070 EUR HT, pour une superficie totale de 1525m2. La tranche 3 est estimée à hauteur de 758 400 EUR HT. La totalité des aides publiques connues, toujours pour cette tranche, est de 215 087 EUR HT dont 151 680 EUR HT de l'État dans le cadre du contrat de ruralité, le solde de 50 000 EUR HT de ce contrat par le Département, et 13 407 EUR HT de fonds de concours venant de la CCPRB. L'autofinancement de la commune s'élève à 543 301 EUR HT.

? Subvention.- Sur proposition de Claude Brender, le conseil municipal a décidé d'accorder une subvention pour les sorties scolaires à hauteur de 6 000 EUR. Dans le cadre des échanges scolaires avec une école de la Martinique, il semble que le projet soit toujours en discussion, aucune école de la ville de Schoelcher n'est vraiment disposée à se déplacer, et du côté de l'école Arc-en-Ciel se pose un problème d'effectif au niveua de la classe qui pourrait participer à cet échange. « Nous sommes peut-être arrivés au bout d'un cycle, après plusieurs années d'échanges scolaires » a remarqué le maire.

? Pass Musées.- Ce point, présenté par l'adjointe Marie-Jeanne Kieffer, concerne l'adhésion de la commune à l'association Museums-pass-Musées qui produit le premier passeport tri national en Europe pour l'Allemagne, la Suisse et la France. Ce pass pourra profiter à l'Espace muséographique Victor Schoelcher pour une communication à grande échelle. L'adhésion est de 500 EUR et la cotisation annuelle de 200 EUR pour 2019. Les élus ont donné une suite favorable à cette adhésion.
Christian WERTHE

 

 
 

salle des catherinettes  Vendredi Job Dating de l'emploi

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:39:04

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salle des catherinettes  Vendredi
Job Dating de l'emploi
 

 
L'Offre d'Emploi et ses partenaires organisent un Job Dating à Colmar, vendredi 11 octobre, salle des Catherinettes.

L'emploi régional étant au coeur des préoccupations de Colmar Agglomération et de ses habitants et sachant que le bassin offre de nombreux postes à pourvoir, L'Offre d'Emploi et ses partenaires souhaitent donner l'opportunité et l'occasion aux TPE, PME, Grandes Entreprises, commerçants et artisans, de rencontrer le public en recherche d'emploi.

Depuis plusieurs mois, le bassin de Colmar enregistre une baisse du taux de chômage : 6,4 % en baisse de 0,5 point sur un an. En valeur absolue, cela représente 13 365 demandeurs d'emploi au 30 juin 2019, soit une diminution de 3 % sur 1 an et 5 % sur 2 ans (plus forte baisse sur le territoire alsacien avec Wissembourg).

Ces bons chiffres ont pour conséquence d'augmenter la difficulté des recruteurs à trouver des candidats. Le Job Dating de Colmar est donc l'occasion de mettre en relation des candidats avec des recruteurs locaux à la recherche de très nombreux profils.

Pôle Emploi, le conseil départemental du Haut-Rhin, CAP EMPLOI, la Mission locale de Colmar s'associent à cet événement pour informer et orienter les demandeurs d'emploi et les jeunes de 16 à 25 ans, afin de les aider dans leurs démarches. Un millier de visiteurs est attendu à cette manifestation et plus de 300 offres d'emploi leur seront proposées.
Job Dating à Colmar, vendredi 11 octobre de 10 h à 16 h à la salle des Catherinettes.

Job Dating à Colmar, vendredi 11 octobre de 10 h à 16 h à la salle des Catherinettes.

 
 

 

diaconat  Animation Les vertus de la forêt

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:40:58

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diaconat  Animation
Les vertus de la forêt
Samedi, l'équipe d'animation du Diaconat de Colmar a concrétisé le projet d'initier dans l'ensemble de l'Ehpad, une nouvelle philosophie, une manière de vivre son quotidien au plus près de la nature à travers la sylvothérapie.
 

 
Résidents, familles et tous les acteurs de cette journée consacrée à la sylvothérapie autour des produits issus de la forêt.
Géraldine Sirlin, praticienne en sylvothérapie (sylva signifiant en latin forêt), a piloté ce projet qui rentre dans le cadre de la feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée par la ministre de la Santé. Comme l'a souligné le directeur, adjoint de l'établissement, Pierre Huin : « Pour cette première action en Alsace, le conseil départemental du Haut-Rhin a pris le relais dans le cadre de la conférence des financeurs. Notamment pour développer des actions de prévention de la perte d'autonomie des personnes âgées, en participant au financement à hauteur de 10 000 euros ».
Les bains de forêtssont très prisés au Japon

En amont, l'équipe de professionnels du Diaconat a été formée et sensibilisée aux outils de la sylvothérapie afin de faire bénéficier au quotidien les résidents et patients des bienfaits de la nature. Les bains de forêts sont très prisés au Japon où ils sont censés, parmi de nombreux effets, de diminuer le stress, l'anxiété, la dépression et de renforcer le système immunitaire. Mais également la régulation de la glycémie et la diminution de la tension artérielle.

Les seniors et leurs familles ont eu l'opportunité de découvrir différents ateliers autour des cinq sens, l'odorat, le toucher, la vue, l'ouïe et le goût. Différents thés originaux à base d'ingrédients de la forêt, châtaignes, sapins douglas ou tilleul, étaient proposés à la dégustation, ainsi que des mets sucrés salés, cakes et pâtisseries aux noisettes, noix... La Stube, décorée par des éléments naturels qui rappelait les sous-bois projetés sur grand écran, offrait un coin détente sur fond musical de relaxation.

L'intervenante a gratifié l'assemblée d'une conférence très intéressante sur la sylvothérapie, une action qu'elle souhaite poursuivre dans le temps pour perdurer les bienfaits de cette thérapie naturelle. Les caprices de la météo n'ont pas permis de tester le chemin sensoriel mis en place à l'extérieur, marcher pieds nus sur de l'écorce, des galets, de la mousse, des branches de sapins, du sable et des pommes de pins, n'est que partie remise.

 

 
 

 

Rassemblement  Soutien au procès de l'inaction climatique Air de fête square de la liberté

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:43:29

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Rassemblement  Soutien au procès de l'inaction climatique
Air de fête square de la liberté
Ils sont venus nombreux, les citoyens engagés pour la défense du climat, ce mercredi d'abord devant le tribunal de Mulhouse où devaient être jugés deux militants d'ANV Cop 21, puis dans le square de la Liberté où ils ont participé à un soutien festif et engagé.
 

 
Une marche était organisée en ville.
C'était la mobilisation générale pour Anne et Patrick, deux militants d'Action non-violente COP21 qui devaient être jugés devant le tribunal correctionnel de Mulhouse suite à l'action de décrochage du portrait du président Macron le 1er  mars dernier en mairie de Wittelsheim (lire en pages Région). Les militants ont profité de cette tribune pour organiser un rassemblement de soutien festif et engagé, juste à côté dans le square de la Liberté... tout un symbole.

Ils y ont installé un petit village dans lequel se sont retrouvés des représentants d'Attac, de la Ligue des Droits de l'homme, de Youth For Climate, des gilets jaunes et des personnalités politiques telles que Julien Bayou. Il a notamment participé aux tables rondes « La politique, outil ou frein face au défi climatique ? », et « Comment le territoire peut-il assurer un avenir soutenable ? ».
Vous avez dit incohérents ?

Le village associatif a fait la part belle aux projets incohérents du territoire du Grand- Est face à l'urgence climatique comme le Grand Contournement ouest (GCO), l'agrandissement de l'aéroport international de Bâle-Mulhouse, les 42 000 tonnes déchets toxiques enfouis par Stocamine à Wittelsheim, l'artificialisation des sols là où l'urgence est aux ceintures vivrières, comme le projet de la mairie de Wintzenheim de construire sur des terres arables au lieu de dépolluer le territoire du Lindane, véritable poison pour les sols, ou encore la construction de la nouvelle prison de Lutterbach.

Outre les conférences, le petit-déjeuner et déjeuner partagé, et les animations, les militants et simples citoyens ont eu droit à une formation sur la désobéissance et l'action non-violente.

Une marche était aussi organisée en ville avec des prises de paroles place de la réunion pour alerter la population sur les enjeux de ces procès.

Treize autres procès sont déjà annoncés jusqu'en 2020 à Orléans, Bonneville, Bordeaux, Grenoble, Toulouse, Saint-Etienne, Nevers, Lyon, Nantes et Nancy qui a été décalé.

Le rassemblement s'est achevé par des concerts gratuits aux Sheds à Kingersheim.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Décrochage du portrait présidentiel Des convocations entachées d'irrégularité

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:08:39

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Décrochage du portrait présidentiel Des convocations entachées d'irrégularité

 
 
Ce mercredi, les deux militants, accueillis par une centaine de personnes venues les soutenir, ont été applaudis à la sortie du tribunal de grande instance de Mulhouse, à peine vingt minutes après leur entrée. Leur avocat, Me Jean-Christophe Loew, a soulevé un vice de procédure. « La convocation en justice a été délivrée par une personne n'ayant pas le pouvoir de le faire. Seul un magistrat peut convoquer des gens à comparaître pour répondre de leurs actes. Et en l'occurrence, il s'agissait d'un juriste assistant », a expliqué l'avocat.

Le tribunal a donc constaté la nullité de la citation et confirmé que les deux prévenus n'avaient plus à répondre d'aucune charge, renvoyant le dossier au ministère public. Est-ce à dire qu'il n'y aura plus de procès ? « Non, le dossier revient au parquet et le procureur de la République pourra décider de poursuivre en les citant à nouveau soit pour les mêmes faits, soit pour le vol en réunion, soit pour les deux », précise Jean-Christophe Loew.

Les deux mis en cause étaient renvoyés devant le tribunal pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l'identification de son empreinte génétique par une personne soupçonnée d'infraction entraînant l'inscription au Fnaeg (Fichier national automatisé des empreintes génétiques), le 29 avril à Wittelsheim.

Le procès de Nancy, qui devait se tenir au même moment, a lui été renvoyé au 26 juin prochain. Quatre militants sont poursuivis soit pour recel, soit pour vol en réunion. Treize autres procès sont déjà annoncés jusqu'en 2020 à Orléans, Bonneville, Bordeaux, Grenoble, Toulouse, Saint-Etienne, Nevers, Lyon et Nantes.
Alain CHEVAL

 

 
 

Handicap Marcel Nuss va faire appel

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:53:32

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Handicap Marcel Nuss va faire appel
 

 
Lourdement handicapé, l'écrivain et consultant Marcel Nuss, qui a longtemps habité à Erstein et vit désormais dans l'Hérault, emploie plusieurs personnes à temps plein, à domicile, dans le cadre de la prestation de compensation du handicap (PCH) née de la loi de 2005. Un litige s'est fait jour dernièrement avec département du Bas-Rhin dans le cadre de cette prestation : la collectivité lui reproche d'avoir bénéficié d'environ 17 000 EUR injustifiés pour une période de neuf mois, en 2016. Marcel Nuss explique de son côté que ceci correspond à un système de forfaits qu'il a dû mettre en place pour pallier les manques de la loi concernant notamment les heures supplémentaires et les majorations du dimanche (lire L'Alsace du 13 juin).

Ce différend a été jugé devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, le mercredi 12 juin dernier, et le jugement a été rendu le 4 septembre : Marcel Nuss a été condamné à payer les 17 000 EUR qui font l'objet du litige. Avec son avocate, il vient de décider de faire appel, estimant notamment que « la juge s'est cantonnée à la loi, écartant totalement (sa) situation particulière ».
H. de C.

 

 
 

Colmar Association espoir Une place au soleil ?

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:18:54

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Colmar Association espoir Une place au soleil ?
 

 
 
Le sujet choisi cette année n'a pas fini de faire parler. Sur toutes les lèvres, d'une actualité brûlante, la thématique retenue pour cette édition est la transition écologique, le réchauffement climatique : notre affaire à tous ? « Le sujet s'inscrit dans l'action que mène Espoir depuis toujours. Nous avons toujours prôné l'économie circulaire. Toutes nos activités d'insertion sont articulées autour du recyclage, éviter la destruction et le gaspillage, limiter les déchets et fabriquer indéfiniment. Par notre activité, nous agissons depuis les années 80 », rappelle Renée Umbdenstock, présidente de l'association.
Innover et changerde modèle

Parmi les intervenants, on relèvera, le matin, une conférence de Jean-Claude Mensch, maire d'Ungersheim, commune audacieuse et pionnière en France, qui depuis bientôt 20 ans avance vers sa transition verte pour faire face aux défis imminents en la matière. Son action s'inscrit dans l'idée que « Gouverner c'est prévoir et anticiper » par l'innovation et le changement de modèle.

L'après-midi, le maire de Muttersholtz, un territoire à énergie positive, animera un atelier sur les énergies renouvelables accessibles aux particuliers. Les deux édiles ont fait, chez eux, la preuve qu'une transition écologique est possible et que les pouvoirs publics ont la possibilité d'agir s'ils en ont la volonté. « Chacun porte une part, ils montrent que nous avons tous les moyens de prendre des décisions qui peuvent influer sur un système », ajoute Renée Umbdenstock. Le dessinateur Phil exposera plusieurs de ses dessins traitant du sujet, et des reproductions signées seront vendues au bénéfice d'Espoir.
Un réchauffement d'ordre social aussi

Le 30 septembre, l'association Espoir a lancé un financement participatif pour créer un nouvel atelier d'insertion de customisation de meubles.

L'objectif est d'obtenir 8 000 EUR en 45 jours pour investir dans l'achat d'une aérogommeuse : il s'agit d'une machine qui permet un nettoyage en profondeur du bois. Si la somme atteint 12 000 EUR, elle permettra la formation de quatre personnes à l'utilisation de la machine et aux techniques du bois. La réinsertion aussi est une transition, un réchauffement d'ordre social celui-ci.
Jo. K. Y ALLER Colloque Espoir : « Transition écologique, réchauffement climatique : notre affaire à tous ? » ce samedi 12 octobre à partir de 08 h 30. Inscription par e-mail à csva@association-espoir.org et par téléphone au 07.68.53.48.20. ? Atelier d'insertion de customisation de meubles : ulule.com/association-espoir-colmar

 

 
 

Hohlandsbourg Banquet médiéval et défis de l'étrange

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:23:43

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Hohlandsbourg Banquet médiéval

et défis de l'étrange
 

 
 
Au programme des animations proposées au château du Hohlandsbourg à Wintzenheim figure un banquet médiéval, dimanche 13 octobre, à 19 h, avec musique, chansons et fables de la Cie Hauvoy (sur réservation 72 heures avant le banquet). Tarifs : de 17 EUR à 49 EUR, famille 152 EUR. 11 h : visite guidée (facultative).

D'autre part, durant les vacances de la Toussaint, des ateliers créatifs avec la fabrication d'un pantin « chauve-souris » seront accessibles : du 22 au 25 octobre, de 13 h à 17 h, « Petit naturaliste, découvre les traces des pattes d'animaux et réalise un moulage d'une trace d'un animal ». Durée : environ 45 minutes, pas de supplément au droit d'entrée. De 4,50 EUR à 7 EUR, famille 20 EUR.

Et pour terminer le mois en beauté, les dimanche 27, mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 octobre, de 10 h à 17 h, les défis de l'étrange : « monstres et légendes d'autrefois ». Jeu familial participatif consistant à parcourir les endroits insolites du château tout en relevant des défis et élucidant une énigme. Labyrinthe, chasse aux oeufs de dragons, jeux funestes, défis putrides, épouvante, alchimie, maquillage, tatouage et quiz de la mort..., rien ne sera épargné. Spectacle de magie et d'hypnose. À partir de 7 ans, durée environ trois heures. De 7 EUR à 9,50 EUR, famille 28 EUR.

Y ALLER Plus de renseignements sur le site du Hohlandsbourg.

 

 

Oberhergheim Sapeurs-pompiers Un nouveau chef de corps

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 05:40:13

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Oberhergheim Sapeurs-pompiers
Un nouveau chef de corps
La passation de commandement au Centre de première intervention d'Oberhergheim entre le lieutenant Laurent Seiller, et le sergent-chef Christophe Hausherr, nommé chef de corps, s'est déroulée dimanche 6 octobre sur la place de la Mairie.
 

 
Le sergent-chef Christophe Hausherr a été promu chef de corps du CPI.
La cérémonie a été présidée par le capitaine Riber, conjointement avec le capitaine Mamprin, tous deux du commandement de la compagnie territoriale 3 du SDIS 68. Parmi les personnalités présentes, Michel Habig, vice-président du Conseil départemental, Françoise Boog, conseillère régionale Grand Est, Corinne Sick, maire de la commune et les maires et une délégation de sapeurs-pompiers des communes des environs. La clique de la fanfare des sapeurs-pompiers d'Oberhergheim, sous la direction d'Yves Meyer, l'harmonie municipale avec Mimo Ilev à sa tête, ont embelli la cérémonie.
Une page se tournepour le lieutenant Seiller

Le lieutenant Seiller quitte la fonction de commandant qu'il a exercée pendant quinze ans au sein du CPI d'Oberhergheim. Laurent Seiller est entré au Centre de première intervention d'Oberhergheim le 1er décembre 1985, sous la direction de Gérard Butzerin. Il est promu sergent en mai 2002, puis adjudant en mai 2004 et promu chef de corps, succédant à Francis Sutter. Il a été nommé adjudant-chef le 15 mai 2007 et lieutenant le 8 décembre 2013. En 2005, la médaille d'honneur des sapeurs-pompiers lui est décernée pour 20 ans de service, en 2010 la médaille vermeil pour 25 ans, et en 2014 la médaille d'honneur en argent. Cette dernière est décernée au sapeur-pompier qui s'est particulièrement distingué dans l'exercice de ses fonctions et pour services exceptionnels rendus.

Il est entré à la fanfare des sapeurs-pompiers dès l'âge de dix ans en tant que tambour-major et joue aujourd'hui du clairon.

Corinne Sick a salué l'engagement de Laurent Seiller : « Votre force, votre volonté, la qualité personnelle dans vos relations avec vos collègues pompiers et les valeurs que vous portez ont été profitables à l'évolution positive du CPI, une bonne gestion reconnue par vos supérieurs ».
19 sapeurs-pompiers

Le lieutenant Seiller a rappelé que « durant ses quinze ans à la tête du centre, ce sont 632 interventions qui ont eu lieu. Pour la commune, c'est une chance d'avoir encore un Centre de première intervention, un service de proximité qui vient en aide à la population. Le centre compte 19 sapeurs-pompiers. «L'ancien chef de corps a lancé un appel aux jeunes pour venir renforcer les rangs. La maire Corinne Sick lui a souhaité beaucoup de réussite dans ses nouvelles fonctions et a encouragé le chef promu à développer l'esprit d'équipe au sein du CPI.

Le passage de témoin entre celui qui quitte son poste et le nouveau chef a été symbolisé par la remise des clés de l'ancienne caserne au nouveau promu.
Le sergent-chef Hausherraux commandes

Le sergent-chef Christophe Hausherr est entré au CPI d'Oberhergheim en juin 2007.Nommé caporal en novembre 2010, caporal-chef en 2013, sergent en décembre 2015 et sergent-chef en décembre 2018, il a été président de l'amicale des sapeurs-pompiers de 2012 à 2018. Christophe Hausherr a passé son diplôme d'équipier. Chef d'équipe, il a suivi la formation de chef d'agrès en 2017. Il a 46 ans et est père de trois enfants.
CW

 

 
 

 

Ribeauvillé Onze nouvelles recrues chez les JSP

Publié dans le panorama le Jeudi 10 octobre 2019 à 06:26:00

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Ribeauvillé   Onze nouvelles recrues chez les JSP
 

 
 
L'association des JSP du Pays de Ribeauvillé a également fait sa rentrée au début de ce mois de septembre. Onze nouvelles recrues de 12 ans ont sauté le pas afin de se lancer dans une activité pleine de sens, de dévouement et d'altruisme.

Au total, ils sont 24 jeunes, tous issus de l'arrondissement de Ribeauvillé, pour cette année 2019-2020, répartis dans quatre groupes (correspondant aux années de formation) qui iront suivre leur formation dans les différentes casernes alentour : le groupe 1 est au CPI de Bergheim, le 2 au CPI Ostheim et les groupes 3 et 4 à au Centre de secours de Ribeauvillé.

Tout au long de l'année, ils suivront des cours délivrés par les sapeurs-pompiers actifs les samedis après-midi, entre des notions d'incendie, de secourisme, de culture administrative (grades, ordre serré) et de sport qui reste une partie importante du cursus (où ils participeront à diverses compétitions).

Quant aux anciens « quatrième année », ils ont passé les épreuves du brevet des cadets, et suivent dorénavant leur formation finale, afin d'être opérationnels et de sortir sur intervention dans leur caserne respective.