Forte du soutien de LaREM,Lara Million entend rassembler

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:43:22

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Forte du soutien de LaREM,Lara Million entend rassembler
 

 
Lara Million a annoncé ce mardi son départ de la majorité municipale de Mulhouse. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Ce mardi matin, la voix de Lara Million trahit autant une courte nuit de sommeil qu'une joie profonde : « Tout reste à faire, mais je suis vraiment très honorée du soutien officiel de La République en marche (LaREM). Celui-ci m'oblige et il constitue la première étape du projet de rassemblement que j'entends porter en mars prochain, au service des Mulhousiens. »
« Je suis fière de représenter la majorité présidentielle »

Le suspense, de fait, a pris fin tard, lundi soir, avec un communiqué de presse de LaREM (cf. nos éditions d'hier).

Un mois après avoir été auditionnée par la commission nationale d'investiture du mouvement présidentiel dans l'espoir d'en obtenir le soutien officiel, Lara Million a été préférée aux deux autres candidats en lice, Fatima Jenn et Frédéric Marquet (lire en encadré).

« Je suis fière de représenter la majorité présidentielle dans le scrutin qui s'annonce, assure la candidate. Pour autant, je n'appartiens à aucun parti [Lara Million a quitté Les Républicains (LR) depuis peu, ce en quoi ses adversaires voient la preuve de son opportunisme]. Je veux fédérer, rassembler les compétences, les énergies et les sensibilités politiques différentes, pourvu qu'elles soient républicaines. Plusieurs personnes m'ont déjà contactée en ce sens et toutes celles qui le veulent peuvent en faire autant via l'adresse électronique lara.million2020@gmail.com. »
« Jean Rottner a fait le choix du Grand Est, il faut aujourd'hui qu'il l'assume »

Si l'intéressée se refuse à déjà dévoiler des noms de colistiers, il est (quasiment) de notoriété publique qu'elle s'est beaucoup rapprochée de l'ancien adjoint Denis Rambaud (LaREM), de l'élue d'opposition Cléo Schweitzer (PS) ou encore de la sénatrice du Haut-Rhin (LaREM) Patricia Schillinger. « La priorité, insiste cependant la candidate, est d'affiner notre projet pour Mulhouse et de mener à ce propos une concertation sur le terrain. »

Pour l'heure, Lara Million assure être « en total accord avec l'analyse de Jean-Marie Bockel, dont l'expérience politique n'est plus à prouver » [cf. l'interview de ce dernier dans L'Alsace du 29 septembre] : « Jean-Marie a raison, l'état des relations entre la Ville et Mulhouse Alsace agglomération (M2A) est inquiétant. Cette situation n'est pas tenable, il faut absolument que les deux collectivités travaillent en synergie, l'avenir des Mulhousiens en dépend. La gouvernance actuelle de Michèle Lutz et de son cabinet est chaotique et sclérosée. Quant à Jean Rottner, puisqu'il a fait en cours de mandat le choix de la Région Grand Est, il doit aujourd'hui l'assumer. »

Après pareille charge, sans surprise, Lara Million indique encore qu'elle quitte dès ce jour le groupe majoritaire. Puis elle conclut : « Jusqu'au bout, j'aurai essayé d'apporter ma contribution à l'actuelle majorité municipale, mais à aucun moment, depuis deux ans qu'elle est maire, Michèle Lutz n'a songé à me solliciter pour parler des dossiers mulhousiens, alors même que je suis vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, déléguée aux finances. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Michel Habig : « L'avenir passe par la route »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:38:37

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Fessenheim-Balgau Aménagement
Michel Habig : « L'avenir passe par la route »
Après la mobilisation des opposants au projet de tracé passant entre Balgau et Fessenheim, Michel Habig, vice-président du conseil départemental, monte au créneau pour rappeler les enjeux et l'importance de cette liaison entre l'A35 et la RD52 (dite route EDF) dans le cadre de « l'après-centrale ».
 

 
Outre le passage controversé entre Balgau et Fessenheim, le projet prévoit aussi la déviation d'Hirtzfelden par le sud (le tracé suivant la haie à droite pour rejoindre la RD3B).
« On parle là d'un très vieux projet qui date des années 1970 et de la construction de la centrale. Cet axe routier n'a finalement jamais été réalisé car à l'époque, l'arbitrage s'est fait en faveur de la RD430 (vallée de Guebwiller - Mulhouse, N.D.L.R.). Mais cette route a toujours été inscrite dans les documents et schémas d'urbanisme pendant toutes ces années. Aujourd'hui ce dossier revient sur la table à la faveur des discussions sur l'après-centrale et avec le projet EcoRhéna. Des crédits sont disponibles pour sa réalisation et c'est une chance à saisir pour le territoire. Il y a un vrai intérêt pour tous les habitants à voir cet aménagement se réaliser. Si on veut réussir l'après-Fessenheim, cela passe par cette route », martèle Michel Habig.

Le vice-président du conseil départemental précise aussi : « Aujourd'hui il n'y a absolument rien d'acté ou de décidé, pas d'études de lancées et le comité de pilotage est mis en stand-by. Nous en sommes juste à des pré-études sur différents tracés. Il faut aussi rappeler qu'il ne s'agit pas de construire une nouvelle route ni une autoroute, et encore moins de créer un aspirateur à camions. Mais bien d'améliorer l'existant avec quelques points noirs à résoudre comme le passage du canal, la déviation d'Hirtzfelden et donc cette jonction avec la RD52. L'aménagement d'une simple route urbaine au niveau de Balgau et de Fessenheim permettra de réduire le trafic dans les traversées des deux communes. Le tout sans oublier quelques améliorations à apporter au niveau de la liaison avec l'Allemagne ».
Un projet d'intérêt général

Sur la quinzaine de kilomètres de cet axe Est-Ouest, on parle donc d'environ cinq kilomètres de nouvel aménagement. Le maire d'Ensisheim en profite pour balayer certains chiffres qui circulent autour de ce projet : « On doit être dans une enveloppe de 10MEUR et pas de 50 comme on a pu l'entendre. Il faut être sérieux ».

Pour Michel Habig, l'avenir du territoire et celui de « l'après-centrale » comme le désenclavement de cette bande rhénane, passent donc par cette route : « Ce sera un plus dont tous les habitants profiteront et si nous voulons développer la zone d'activités EcoRhena, attirer des entreprises et créer de l'emploi par ici. Il faudra bien que les gens travaillent quelque part et puissent aussi se déplacer plus facilement ».

Quant au tracé privilégié et passant entre Balgau et Fessenheim, qui refait aujourd'hui débat, le vice-président du département estime qu'« il n'y a aucune vraie liaison avec la RD52 entre Ottmarsheim et Vogelgrun. Ce tracé n'amènera pas plus de trafic, c'est le plus cohérent par rapport à EcoRhena et aux problèmes de circulation dans Balgau et Fessenheim, c'est aussi le moins coûteux en surfaces agricoles. Il ne déstructure pas le parcellaire agricole et est également le moins onéreux en matière d'investissement ». Un projet d'intérêt général, pour le conseiller départemental qui s'insurge aussi contre ceux qui essayent de faire peur aux gens : « On entend par exemple reprocher au tracé de passer à proximité du collège mais c'est déjà le cas avec la RD3B actuelle et puis que dire de ce nouveau projet de lotissement à l'Est de la RD468 qui a reçu un avis défavorable au niveau du département... ».

Il lance encore à l'adresse de ceux qui seraient tentés d'utiliser l'opposition à ce projet routier lors de la campagne des prochaines élections municipales : « Ce n'est pas en étant contre un projet que l'on gagne des élections mais en portant des idées et une vision pour l'avenir. Aujourd'hui certains ont une vision pour l'avenir de tout ce territoire et d'autres regardent dans le rétroviseur ».
Pas de route sans un consensus

Michel Habig se dit prêt à se rendre à Balgau, à Fessenheim ou à Hirtzfelden pour rencontrer les habitants et leur expliquer le projet et ses enjeux, avant de préciser : « Si les gens ne veulent pas de cette route et s'il n'y a pas un consensus sur le terrain, elle ne se fera pas et nous ne forcerons pas les choses. Mais il faudra bien que tout le monde soit conscient que ce sera une occasion historique de manquée, et elle risque de ne pas se représenter ! ».
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

Habig : « L'avenir passe par cette route »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:52:04

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Habig : « L'avenir passe par cette route »
 

 
Outre le passage controversé entre Balgau et Fessenheim, le projet prévoit aussi la déviation d'Hirtzfelden par le sud (le tracé suivant la haie à droite pour rejoindre la RD3B). Photo DNA /JAH
« On parle là d'un très vieux projet qui date des années 1970 et de la construction de la centrale. Cet axe routier n'a finalement jamais été réalisé car à l'époque, l'arbitrage s'est fait en faveur de la RD430 (vallée de Guebwiller - Mulhouse, N.D.L.R.). Mais cette route a toujours été inscrite dans les documents et schémas d'urbanisme pendant toutes ces années. Aujourd'hui ce dossier revient sur la table à la faveur des discussions sur l'après-centrale et avec le projet EcoRhéna. Des crédits sont disponibles pour sa réalisation et c'est une chance à saisir pour le territoire. Il y a un vrai intérêt pour tous les habitants à voir cet aménagement se réaliser. Si on veut réussir l'après-Fessenheim, cela passe par cette route », martèle Michel Habig.
« Pas une nouvelle route »

Le vice-président du conseil départemental précise aussi : « Aujourd'hui il n'y a absolument rien d'acté ou de décidé, pas d'études de lancées et le comité de pilotage est mis en stand-by. Nous en sommes juste à des pré-études sur différents tracés. Il faut aussi rappeler qu'il ne s'agit pas de construire une nouvelle route ni une autoroute, et encore moins de créer un aspirateur à camions. Mais bien d'améliorer l'existant avec quelques points noirs à résoudre comme le passage du canal, la déviation d'Hirtzfelden et donc cette jonction avec la RD52. L'aménagement d'une simple route urbaine au niveau de Balgau et de Fessenheim permettra de réduire le trafic dans les traversées des deux communes. Le tout sans oublier quelques améliorations à apporter au niveau de la liaison avec l'Allemagne ».

Sur la quinzaine de kilomètres de cet axe Est-Ouest, on parle donc d'environ cinq kilomètres de nouvel aménagement. Le maire d'Ensisheim en profite pour balayer certains chiffres qui circulent autour de ce projet : « On doit être dans une enveloppe de 10MEUR et pas de 50 comme on a pu l'entendre. Il faut être sérieux ».
Un projet d'intérêt général

Pour Michel Habig, l'avenir du territoire et celui de « l'après-centrale » comme le désenclavement de cette bande rhénane, passent donc par cette route : « Ce sera un plus dont tous les habitants profiteront et si nous voulons développer la zone d'activités EcoRhena, attirer des entreprises et créer de l'emploi par ici. Il faudra bien que les gens travaillent quelque part et puissent aussi se déplacer plus facilement ».

Quant au tracé privilégié et passant entre Balgau et Fessenheim, qui refait aujourd'hui débat, le vice-président du département estime qu'« il n'y a aucune vraie liaison avec la RD52 entre Ottmarsheim et Vogelgrun. Ce tracé n'amènera pas plus de trafic, c'est le plus cohérent par rapport à EcoRhena et aux problèmes de circulation dans Balgau et Fessenheim, c'est aussi le moins coûteux en surfaces agricoles. Il ne déstructure pas le parcellaire agricole et est également le moins onéreux en matière d'investissement ». Un projet d'intérêt général, pour le conseiller départemental qui s'insurge aussi contre ceux qui essayent de faire peur aux gens : « On entend par exemple reprocher au tracé de passer à proximité du collège mais c'est déjà le cas avec la RD3B actuelle et puis, que dire de ce nouveau projet de lotissement à l'Est de la RD468 qui a reçu un avis défavorable au niveau du Département... ».
Pas de route sansun consensus

Il lance encore à l'adresse de ceux qui seraient tentés d'utiliser l'opposition à ce projet routier lors de la campagne des prochaines élections municipales : « Ce n'est pas en étant contre un projet que l'on gagne des élections mais en portant des idées et une vision pour l'avenir. Aujourd'hui certains ont une vision pour l'avenir de tout ce territoire et d'autres regardent dans le rétroviseur ».

Michel Habig se dit prêt à se rendre à Balgau, à Fessenheim ou à Hirtzfelden pour rencontrer les habitants et leur expliquer le projet et ses enjeux, avant de préciser : « Si les gens ne veulent pas de cette route et s'il n'y a pas un consensus sur le terrain, elle ne se fera pas et nous ne forcerons pas les choses. Mais il faudra bien que tout le monde soit conscient que ce sera une occasion historique de manquée, et elle risque de ne pas se représenter ! ».
Jean-Alain HAAN

 

 
 

Ehpad : les syndicats reçus à l'ARS

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:43:55

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social
Ehpad : les syndicats reçus à l'ARS
Les personnels des Ehpad se sont mobilisés hier, à Colmar et à Strasbourg, pour demander créations de postes et revalorisations salariales.
 

 
Une trentaine de manifestants, rejoints par une dizaine de gilets jaunes, ont manifesté devant l'antenne de l'ARS à Colmar hier.
Hier, jour de mobilisation nationale, les salariés des Ehpad et des services de soins à domicile étaient pour la plupart au travail pour raisons de service.

Une trentaine de syndicalistes de l'Unsa et de la CFTC ont néanmoins manifesté devant l'antenne haut-rhinoise de l'Agence régionale de santé hier après-midi à Colmar. Une délégation a été reçue vers 15h pour porter auprès du directeur départemental les revendications portées en intersyndicales au plan national : création de 40 000 postes supplémentaires, « un agent pour un résident » dans les Ehpad, des revalorisations salariales, des formations et des financements pérennes pour l'aide à domicile et pour les établissements.

Une dizaine de gilets jaunes, de retour de la manifestation pour la défense des retraites, ont rejoint les salariés des Ehpad devant l'ARS dans l'après-midi car « on est de tous les combats qui nous semblent justes » précise le "patriarche" du rond-point du Nouveau-Monde.

"Nos Ehpad en colère, les agents en galère" ont chanté certains manifestants sur l'air de We will rock you de Queen. Dans une ambiance bonne enfant et sans gène à la circulation, les manifestants ont martelé quelques slogans, en attendant le retour de leur délégation, qui est revenue bredouille.
Marie-Lise PERRIN Le témoignage d'une manifestante en vidéo sur DNA. fr

Le témoignage d'une manifestante en vidéo sur DNA. fr

 
 

 

La santé fragile des Ehpad

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:44:17

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Seppois-le-Bas/Waldighoffen  Mobilisation
La santé fragile des Ehpad
Après les mouvements aux urgences, les Ehpad des résidences Heimelig se sont mobilisés pour faire entendre leur voix mardi après-midi à Seppois-le-Bas et Waldighoffen. La fièvre gagne tout le secteur. Soignants, syndicats et directeur d'établissement demandent plus de moyens financiers mais surtout humains.
 

 
Les personnels des résidences Heimelig ont tenu à manifester. Au menu des revendications : une valorisation des salaires et plus de moyens humains.
« Nous sommes en souffrance, nous manquons de personnel. Notre volonté, c'est d'offrir une qualité de soins à nos résidents mais c'est au détriment de la qualité de vie de nos salariés », confie Martine Vwanza, directrice des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Heimelig, à Seppois-le-Bas et Waldighoffen. Sur les deux sites, une vingtaine de salariés se sont mobilisés en brandissant des dizaines de cartons aux différents slogans : « SOS Ehpad en danger », « Personnel en souffrance, patients en danger », « Non-assistance à personnel en danger », « Ehpad en burn-out », etc.
Des salaires dévalorisants

Selon la directrice, la situation géographique des structures n'arrange pas la situation. « On est loin de Mulhouse, on a du mal à attirer les candidats ici. On bricole avec des intérimaires pour maintenir un établissement en cohérence avec nos valeurs et exigences, mais c'est frustrant et très épuisant. Nous n'arrivons plus à nous projeter. C'est l'incertitude du quotidien qui nous fragilise. » Manque de personnel, turn-over, manque de reconnaissance, manque de temps pour accomplir les nombreuses tâches, emploi du temps trop lourd : la liste des revendications n'est pas légère. Le personnel de l'Ehpad est épuisé et le crie haut et fort. À Seppois-le-Bas, le personnel est sorti dans la rue pour faire entendre ses revendications, place de la mairie.

Le personnel de la résidence Heimelig, Ehpad à Seppois-le-Bas, a manifesté mardi après-midi avec pancartes et slogans. Photo L'Alsace /Alice Herry

Séverine déplore le manque de moyens humains. Photo L'Alsace /Alice Herry

« Ceci est un appel au secours » ! Photo L'Alsace /Alice Herry

Certains salariés de l'équipe de Waldighoffen ont aussi voulu marquer le coup. Photo L'Alsace /Alice Herry

En tout, les deux maisons de retraite accueillent 140 résidents, gérés par 85 salariés. Clara Marino est l'une d'entre eux et travaille en Ehpad depuis sept ans. « Il y en a marre. On a du mal à recruter, on comble le manque d'effectifs avec des intérimaires. Les salaires ne vont pas attirer les volontaires. On a besoin de mains », estime la jeune femme.
« Notre secteur se dégrade de jour en jour »

Même son de cloche pour Rosa Basso, cadre infirmier du côté de Waldighoffen : « On demande une valorisation des salaires pour les agents de soin et les aides-soignantes. Beaucoup de jeunes changent de métier et laissent tomber leur vocation première. La situation est très préoccupante. Même les ambulanciers nous lâchent. »

Lucia Simon, agent de soin, travaille à Seppois-le-Bas et fait son travail correctement, mais son salaire lui pose des difficultés. « Ça fait cinq ans que je suis là et je gagne 1094 EUR par mois. On n'a pas le Smic national, c'est juste honteux et dégradant pour notre travail. On veut aider les résidents, on veut les accueillir dans des conditions idéales mais avec des salaires aussi bas, on n'y arrive pas. » Même si le projet de loi de financement prévoit une « intensification » des recrutements dans les Ehpad, pour les salariés, « ce n'est pas suffisant ».
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7mden4" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1060" height="599" frameborder="0"></iframe>

« Le gouvernement ne répond pas du tout à la grande souffrance des salariés, des résidents et des familles. Notre secteur se dégrade de jour en jour », raconte Marie-Christine Pelerin, aide-soignante et déléguée syndicale à la CFTC. Le mouvement risque de perdurer. Les urgences et les Ehpad vont certainement s'allier pour faire du bruit. Emmanuel Macron est prévenu !
Alice HERRY Découvrez notre reportage vidéo sur www.dna.fr

Découvrez notre reportage vidéo sur www.dna.fr

 
 

 

La santé fragile des Ehpad

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:06:04

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La santé fragile des Ehpad
 

 
Séverine déplore le manque de moyens humains. Photo L'Alsace

Séverine déplore le manque de moyens humains. Photo L'Alsace /Alice Herry

« Nous sommes en souffrance, nous manquons de personnel. Notre volonté, c'est d'offrir une qualité de soins à nos résidents mais c'est au détriment de la qualité de vie de nos salariés », confie Martine Vwanza, directrice des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Heimelig, à Seppois-le-Bas et Waldighoffen. Sur les deux sites, une vingtaine de salariés se sont mobilisés en brandissant des dizaines de cartons aux différents slogans : « SOS Ehpad en danger », « Personnel en souffrance, patients en danger », « Non-assistance à personnel en danger », « Ehpad en burn-out », etc.
Des salaires dévalorisants

Selon la directrice, la situation géographique des structures n'arrange pas la situation. « On est loin de Mulhouse, on a du mal à attirer les candidats ici. On bricole avec des intérimaires pour maintenir un établissement en cohérence avec nos valeurs et exigences, mais c'est frustrant et très épuisant. Nous n'arrivons plus à nous projeter. C'est l'incertitude du quotidien qui nous fragilise. » Manque de personnel, turn-over, manque de reconnaissance, manque de temps pour accomplir les nombreuses tâches, emploi du temps trop lourd : la liste des revendications n'est pas légère. Le personnel de l'Ehpad est épuisé et le crie haut et fort. À Seppois-le-Bas, le personnel est sorti dans la rue pour faire entendre ses revendications, place de la mairie.

Le personnel de la résidence Heimelig, Ehpad à Seppois-le-Bas, a manifesté mardi après-midi avec pancartes et slogans. Photo L'Alsace /Alice Herry

Séverine déplore le manque de moyens humains. Photo L'Alsace /Alice Herry

« Ceci est un appel au secours » ! Photo L'Alsace /Alice Herry

Certains salariés de l'équipe de Waldighoffen ont aussi voulu marquer le coup. Photo L'Alsace /Alice Herry

En tout, les deux maisons de retraite accueillent 140 résidents, gérés par 85 salariés. Clara Marino est l'une d'entre eux et travaille en Ehpad depuis sept ans. « Il y en a marre. On a du mal à recruter, on comble le manque d'effectifs avec des intérimaires. Les salaires ne vont pas attirer les volontaires. On a besoin de mains », estime la jeune femme.
« Notre secteur se dégrade de jour en jour »

Même son de cloche pour Rosa Basso, cadre infirmier du côté de Waldighoffen : « On demande une valorisation des salaires pour les agents de soin et les aides-soignantes. Beaucoup de jeunes changent de métier et laissent tomber leur vocation première. La situation est très préoccupante. Même les ambulanciers nous lâchent. »

Lucia Simon, agent de soin, travaille à Seppois-le-Bas et fait son travail correctement, mais son salaire lui pose des difficultés. « Ça fait cinq ans que je suis là et je gagne 1094 EUR par mois. On n'a pas le Smic national, c'est juste honteux et dégradant pour notre travail. On veut aider les résidents, on veut les accueillir dans des conditions idéales mais avec des salaires aussi bas, on n'y arrive pas. » Même si le projet de loi de financement prévoit une « intensification » des recrutements dans les Ehpad, pour les salariés, « ce n'est pas suffisant ».
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7mden4" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1060" height="599" frameborder="0"></iframe>

« Le gouvernement ne répond pas du tout à la grande souffrance des salariés, des résidents et des familles. Notre secteur se dégrade de jour en jour », raconte Marie-Christine Pelerin, aide-soignante et déléguée syndicale à la CFTC. Le mouvement risque de perdurer. Les urgences et les Ehpad vont certainement s'allier pour faire du bruit. Emmanuel Macron est prévenu !
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APAMAD « Personne ne veut être auxiliaire de vie ! »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:18:48

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APAMAD « Personne ne veut être auxiliaire de vie ! »
 

 
Une manifestation des auxiliaires de vie avait lieu ce mardi matin devant l'Apamad à Mulhouse.

Photo L'Alsace /Isabelle LAINÉ

Ils étaient une cinquantaine mardi matin devant les locaux de l'Apamad à Mulhouse. Sous les bannières de la CGT, de la CFTC ou de Sud, tous avaient le même discours. « On parle surtout des Ehpad, mais nous aussi, les auxiliaires de vie qui intervenons à domicile, sommes de plus en plus stressés et épuisés », expliquent Anne-Marie Nemeth, de la CGT, et Christine Bigot, de la CFTC. « Il n'y a plus le côté humain. On ne parle que de sous. On rabote le temps que nous passons avec les personnes. Nous n'avons que 30 minutes pour la toilette, le nettoyage qui suit, le repas... on est multitâches. »

Dans le Haut-Rhin, l'Apamad, tous métiers confondus, emploie 1300 personnes. « Nous faisons un beau métier », ajoutent les deux auxiliaires de vie. « Mais avec le salaire bas et les conditions de travail, plus personne ne veut le faire. » Les professionnelles qui se déplacent à domicile utilisent très souvent leur propre véhicule en étant indemnisées à 0,38 cts le kilomètre. « L'indemnité est normalement de 0,35 cts mais le chiffre a été augmenté pour 2019. Nous ne savons pas si ça sera la même chose en 2020. » Et c'est seulement depuis peu que les déplacements sont également rémunérés.
« Nous devons nous battre ensemble »

Les personnels de bureau étaient eux aussi représentés lors de la manifestation. « Il y a une grosse surcharge de travail, due notamment aux problèmes de recrutement », note Sylvie Perod, de Sud. « Nous devons toujours accepter les nouveaux clients. On ne peut pas refuser, malgré les problèmes d'absentéisme et de sous-effectif. »

Directeur général du réseau, Pierre Kammerer est venu à la rencontre des grévistes. « Les auxiliaires de vie font un beau métier. Je voulais leur rendre hommage. Certains ont choisi d'assurer le service et auraient pu être présents pendant la manifestation. Le métier a une valeur sociale énorme. Un bon accompagnement des personnes dépendantes permet aussi d'avoir moins de problèmes dans les autres structures, comme par exemple aux urgences. Le métier devrait être plus valorisé. C'est aussi le souci de la direction mais nous devons faire avec des moyens limités issus des pouvoirs publics. »

L'Apamad a néanmoins travaillé sur l'organisation du temps de travail pour réduire les amplitudes et ainsi permettre aux personnels de mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie privée. « Le travail est organisé en demi-journée », précise Pierre Kammerer. Il ajoute : « Le métier d'auxiliaire de vie est un métier d'avenir qui doit être reconnu socialement. Nous devons nous battre ensemble pour avoir davantage de moyens. »
Isabelle LAINÉ

 

 
 

Protestation chez les travailleurs sociaux

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:45:15

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Social  Acces
Protestation chez les travailleurs sociaux
Solidaire du mouvement social et de la mobilisation nationale dans les Ehpad, les travailleurs sociaux de l'association Acces du Haut-Rhin ont débrayé de 8 h à 10 h ce mardi 8 octobre, à l'appel de la CFDT. Ils se sont retrouvés au siège, rue des Chaudronniers à Mulhouse.
 

 
Au siège de l'association Acces du Haut-Rhin, des salariés ont débrayé hier matin de 8 h à 10 h, dans le cadre d'un mouvement de grève des travailleurs sociaux.
Une trentaine de travailleurs sociaux de l'Association chrétienne de coordination, d'entraide et de solidarité (Acces) ont répondu, ce mardi 8 octobre, à l'appel du syndicat CFDT. Cette structure se consacre à l'action sociale depuis sa création. « Nous nous joignons au mouvement national de grève dans les Ehpad [établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes]. Dans le social, nous sommes aussi un secteur sinistré. Avec l'accueil des migrants, nous faisons de l'humanitaire, même si ce n'est pas notre mission », indique Claudine Da Silva, déléguée syndicale CFDT.

L'association Acces répond pour tout le Haut-Rhin à tous les appels du 115, pour les personnes sans domicile fixe. « Actuellement, nous avons 90 personnes dans la rue et la période hivernale ne débute qu'en novembre. Cent soixante sont logés dans des hôtels, dont 69 enfants. » Les salariés demandent des postes de travail supplémentaires et la reconnaissance de leurs métiers.

Ce mouvement de grève a été soutenu par le président de l'association, Jean-Marc Bellefleur, et son directeur, Raymond Kohler. Ce dernier insiste sur le manque d'hébergements. « Je déplore qu'il nous faille trop souvent répondre non, par manque de moyens. »

Parmi les personnes présentes mardi matin, Nina et Estelle, qui travaillent au standard et sont confrontées tous les jours à des appels de détresse. Catherine, en charge des mineurs non accompagnés, rapporte : « J'ai commencé ma mission en 2012 avec 19 jeunes. Aujourd'hui, ils sont 90, tous âgés de 16 à 18 ans. » Toutes les personnes présentes adhèrent au mot d'ordre « Je fais mon job, respectez-moi » inscrit sur leur banderole.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

Retraités Manifestation devant le conseil départemental Pour une augmentation des pensions

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:39:57

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Retraités Manifestation devant le conseil départemental
Pour une augmentation des pensions
80 retraités se sont retrouvés ce mardi devant le conseil départemental du Haut-Rhin à l'appel de l'intersyndicale de retraités CGT, CFTC, CFE-CGC, FO, FSU et FGR pour manifester leur opposition aux futures réformes des retraites et de la prise en charge de la dépendance.
 

 
Près de 80 retraités se sont mobilisés ce mardi à Colmar.
Ils étaient environ 80 - dont quelques gilets jaunes - sur le parvis de l'hôtel du département du Haut-Rhin à Colmar venus signifier leur opposition aux futures réformes des retraites et de la prise en charge de la dépendance. Une délégation de cinq représentants de l'intersyndicale de retraités du Haut-Rhin CGT, CFTC, CFE-CGC, FO, FSU et FGR a été reçue par Karine Pagliarulo, vice-présidente de la commission Solidarité et autonomie du conseil départemental.
« La retraite est en train de se transformer en une sorte "d'allocation sociale"

 

Éducatrice dans le milieu de l'enfance inadaptée et du handicap, retraitée depuis deux ans et adhérente CFTC, Danielle Didier, 62 ans, dit être présente par solidarité avec ses ex-collègues qui, eux, travaillent toujours. « Je ne sais pas s'ils vont tenir jusqu'à 64 ou 65 ans, c'est un métier très dur dans lequel on manque de personnel. Beaucoup sont en arrêt maladie pour dépression ou épuisement professionnel. » Alsacien d'adoption en provenance de Normandie, Alain Vanneau, 70 ans, estime « scandaleux » que les pensions de retraite ne soient pas indexées sur l'inflation. « Retraité depuis sept ans, ma pension n'a augmenté qu'à deux reprises, et de manière infime. » Un retraité cadre de l'industrie va plus loin : « Emmanuel Macron est un voleur, depuis son arrivée au pouvoir, entre la hausse de 25 % de la taxe CSG et le gel des pensions, je perds 4 % de pouvoir d'achat par an. »

Membre de la FSU du Haut-Rhin, Jean-Jacques Umhauer démontre à quel point il faut sonder l'infiniment petit pour scruter les « revalorisations » de pension des retraités : « Si on prend 100 EUR de pension brute en 2014, on s'aperçoit que cela donne 101,20 EUR six ans plus tard, soit une revalorisation de 1,20 EUR en six ans ! » Dans le même temps, entre juillet 2014 et juillet 2019, l'augmentation des prix s'est élevée à 4,48 % selon l'Insee.

Les membres de l'intersyndicale dénoncent le fait que l'exécutif tente de diviser leur mouvement en multipliant les taux de CSG ou en accordant la réduction de la taxe d'habitation à certains mais pas à d'autres. « Droit acquis par les cotisations durant la période d'activité, la pension est en train de se transformer en une sorte "d'allocation sociale", véritable variable d'ajustement des politiques publiques. »

Profitant de la période électorale qui se profile, durant laquelle leur catégorie peut peser - « Nous sommes impuissants hors période électorale car nous ne pouvons pas bloquer l'économie »-, les retraités ont adressé un courrier aux 350 maires du Haut-Rhin afin de leur demander de voter une « motion de soutien à la population retraitée » en conseil municipal. « Nous avons pour l'instant reçu un retour positif d'une dizaine d'entre eux », indique Jean-Jacques Umhauer. L'intersyndicale devrait bientôt demander à être reçue par les maires de Colmar, Mulhouse, Saint-Louis et Illzach, ainsi que par Mulhouse Alsace Agglomération (M2A), afin d'évoquer cette initiative.
Véronique BERKANI PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet : www.dna.fr

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Retraites Pour une augmentation des pensions

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:00:46

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Retraites Pour une augmentation des pensions
 

 
Près de quatre-vingt retraités se sont mobilisés ce mardi à Colmar. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
Les retraités ont manifesté ce mardi pour signifier leur opposition aux futures réformes des retraites et de la prise en charge de la dépendance. Ils étaient 130 place Kléber à Strasbourg et environ 80 - dont quelques gilets jaunes - sur le parvis de l'hôtel du département du Haut-Rhin à Colmar. Une délégation de cinq représentants de l'intersyndicale de retraités du Haut-Rhin CGT, CFTC, CFE-CGC, FO, FSU et FGR a été reçue par Karine Pagliarulo, vice-présidente de la commission Solidarité et autonomie du conseil départemental.

Éducatrice dans le milieu de l'enfance inadaptée et du handicap, retraitée depuis deux ans et adhérente CFTC, Danielle Didier, 62 ans, dit être présente par solidarité avec ses ex-collègues qui, eux, travaillent toujours. « Je ne sais pas s'ils vont tenir jusqu'à 64 ou 65 ans, c'est un métier très dur dans lequel on manque de personnel. Beaucoup sont en arrêt maladie pour dépression ou épuisement professionnel. » Alsacien d'adoption en provenance de Normandie, Alain Vanneau, 70 ans, estime « scandaleux » que les pensions de retraite ne soient pas indexées sur l'inflation. « Retraité depuis sept ans, ma pension n'a augmenté qu'à deux reprises, et de manière infime. » Un retraité cadre de l'industrie va plus loin : « Emmanuel Macron est un voleur, depuis son arrivée au pouvoir, entre la hausse de 25 % de la taxe CSG et le gel des pensions, je perds 4 % de pouvoir d'achat par an. »
« La retraite est en train de se transformer en une sorte "d'allocation sociale"»

Membre de la FSU du Haut-Rhin, Jean-Jacques Umhauer démontre à quel point il faut sonder l'infiniment petit pour scruter les « revalorisations » de pension : « Si on prend 100 EUR de pension brute en 2014, on s'aperçoit que cela donne 101,20 EUR six ans plus tard, soit une revalorisation de 1,20 EUR en six ans ! » Dans le même temps, entre juillet 2014 et juillet 2019, l'augmentation des prix s'est élevée à 4,48 % selon l'Insee.

Les membres de l'intersyndicale dénoncent le fait que l'exécutif tente de diviser leur mouvement en multipliant les taux de CSG ou en accordant la réduction de la taxe d'habitation à certains mais pas à d'autres. « Droit acquis par les cotisations durant la période d'activité, la pension est en train de se transformer en une sorte "d'allocation sociale", véritable variable d'ajustement des politiques publiques. »

Profitant de la période électorale qui se profile, durant laquelle leur catégorie peut peser - « Nous sommes impuissants hors période électorale car nous ne pouvons pas bloquer l'économie » -, les retraités ont adressé un courrier aux 350 maires du Haut-Rhin afin de leur demander de voter une « motion de soutien à la population retraitée » en conseil municipal. « Nous avons pour l'instant reçu un retour positif d'une dizaine d'entre eux », indique Jean-Jacques Umhauer. L'intersyndicale devrait bientôt demander à être reçue par les maires de Colmar, Mulhouse, Saint-Louis et Illzach, ainsi que par Mulhouse Alsace Agglomération (M2A), afin d'évoquer cette initiative.
Véronique BERKANI PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Les retraités dans la rue

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:43:16

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social  À Strasbourg et à Colmar
Les retraités dans la rue
 

 
À Strasbourg, la manifestation organisée par l'intersyndicale des retraités du Bas-Rhin a rassemblé 130 personnes.
Dans le cadre d'une journée d'action nationale - la septième depuis l'élection présidentielle de mai 2017 - des retraités ont manifesté, hier en Alsace, pour exiger la revalorisation de toutes les pensions de retraite et pour s'opposer au projet gouvernemental de système de retraite universel à points.

À Strasbourg, 130 personnes ont répondu à l'appel lancé par l'intersyndicale bas-rhinoise CGT-CGC-FGRFP-FO-FSU-Solidaires. Regroupées en début d'après-midi sur la place Kléber, elles ont écouté l'intervention de Serge Bloch, secrétaire général du syndicat des retraités de la CGT 67 et porte-parole de l'intersyndicale. « Le projet Macron-Delevoye de mettre en place la retraite par points est une escroquerie monumentale [...] Ils veulent détruire une immense conquête sociale, la retraite par répartition basée sur la solidarité intergénérationnelle, et cela afin de pouvoir mettre en place un système par capitalisation qui fera perdre à tout le monde entre 20 et 25 % », a-t-il déclaré avant de préciser « que le niveau de pension a baissé dans tous les pays ayant adopté un système à points, parmi lesquels la Suède, le Danemark et l'Allemagne ».

Les manifestants ont défilé une petite demi-heure dans les rues du centre-ville. Sur le parcours, ils ont scandé plusieurs slogans comme « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, les femmes dans le précaire, de cette société-là on n'en veut pas, on la combat ! » ou encore « Des sous pour nos retraites et nos salaires, pas pour les actionnaires et pas pour la guerre ! »

À Colmar, en fin de matinée, ce sont 80 personnes qui ont affiché des revendications similaires lors du rassemblement organisé par l'intersyndicale haut-rhinoise sur le parvis de l'hôtel du département.

 

 
 

 

Les Français plébiscitent leur maire

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:51:17

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Territoires Collectivités
Les Français plébiscitent leur maire
À cinq mois du scrutin municipal, l'observatoire Odoxa-CGI sur « La voix des territoires » pour la presse en région confirme que le maire reste l'élu le plus populaire pour les Français. Ils lui demandent d'oeuvrer avant tout pour améliorer la sécurité et l'environnement dans la commune.
 

 
au moment où le Sénat examine la loi « engagement et proximité » qui doit renforcer la place des communes, l'enquête publiée ce jour met en évidence la place fondamentale du maire.
Le maire,élu le plus populaire

Le maire obtient 63 % d'opinion favorable. C'est beaucoup plus que tous les autres élus locaux notamment le président de région (38 %), le député ou le président du département (35 %). Le sénateur, qui pourtant représente les territoires est moins coté (25 %).

Le maire est donc le plus connu, le plus apprécié des élus mais cette affection est à nuancer car elle s'effondre à mesure que le nombre d'habitants de la commune augmente.

Au moins 6 Français sur 10 trouvent leur maire compétent (67 %), honnête (67 %), dynamique (64 %), solide, ayant de l'autorité (61 %) et proche des préoccupations des habitants (60 %). C'est une moyenne : les Français qui résident dans les zones rurales attribuent systématiquement 6 à 8 points de plus que les autres. Géographiquement, c'est dans le Grand Est que les administrés sont le plus fier du maire (70° % de bonnes opinions) et en Ile-de-France et Normandie qu'il est le moins plébiscité (60 %).
Priorité à la sécurité et à l'environnement

La sécurité est la thématique que les Français veulent voir parmi les priorités dans la gestion de leur commune : 46 % pour la moyenne des Français. L'environnement arrive en seconde position avec 36 % (avec une pointe à 43 % en Bourgogne France Comté).

Les sondés les plus jeunes placent néanmoins l'environnement en tête de leurs préoccupations.
Utilisation de l'argent public : peut mieux faire

Quelque 59 % des Français sont satisfaits de l'utilisation de l'argent public dans leur commune. Il existe un fossé entre les grandes et les petites villes : les habitants des petites communes (65 %) sont plus confiants que ceux des métropoles (50 % pour les villes de plus de 100 000 habitants).

Le fossé est béant entre les banlieues aisées (70 % des contribuables sont satisfaits de l'utilisation de l'argent public) et ceux des banlieues défavorisées où le pourcentage tombe à 39 %. À noter que les habitants du Grand Est sont les plus convaincus (63 %), loin devant les habitants de Bourgogne Franche-Comté (56 %).
On reprend les mêmes ?

L'attachement au maire se mesure à l'envie de le voir garder son fauteuil : 41 % des Français ne savent pas encore pour qui ils voteront les 15 et 22 mars 2020, 31 % revoteront pour leur maire ou le candidat qu'il désignera. Cette certitude monte à 38 % chez les plus de 65 ans et chez les plus aisés (plus de 3 500 euros par mois). Dans le Grand Est 37 % des personnes interrogées veulent voir leur maire garder son écharpe.
(1) Sondage Odoxa réalisé avec CGI pour la presse en région, France Info et France Bleu. Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 3 005 Français interrogés par Internet du 24 au 30 septembre 2019.

(1) Sondage Odoxa réalisé avec CGI pour la presse en région, France Info et France Bleu. Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 3 005 Français interrogés par Internet du 24 au 30 septembre 2019.

 
 

 

« La nature même du maire est de rassembler »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:53:36

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« La nature même du maire est de rassembler »
François Baroin  Maire de Troyes, président de l'association des maires de France
 

 
Les maires sont les élus les plus populaires mais de moins en moins. Cette défiance vous inquiète ?
Bien sûr mais nous revenons de loin. Il y a cinq ou six ans le message largement diffusé était que les élus locaux ne servaient pas à grand-chose, qu'ils aimaient les cocktails et les honneurs, qu'ils faisaient des ronds-points qui coûtaient cher, et qu'il fallait fusionner les communes. La restauration de la place du maire comme pilier de la république est une réalité et le maire est aujourd'hui le seul élu à être vu en positif.
La plupart des maires politisés ne vont pas mettre leur étiquette partisane en avant lors des municipales. Pourquoi ?

S'il y a bien quelqu'un qui s'élève au-dessus de sa condition partisane, c'est le maire. J'ai à Troyes comme maire-adjoint à l'environnement l'ancienne tête de liste socialiste qui était contre moi lors de ma deuxième candidature. J'ai aussi l'ancienne porte-parole des verts dans mon équipe municipale. On a su travailler ensemble même si personne ne conteste le fait que je sois un élu LR.

Tous les maires ont cette approche. Ils veulent bâtir une équipe qui ressemble à leur ville. La nature même du maire est de rassembler et d'oublier son engagement militant. Il y a des sujets de débats mais cela n'empêche pas de définir un consensus.
78 % des Français sont hostiles au cumul des mandats. Vous êtes pour. L'opinion des Français vous fait douter ?

Non, je n'ai pas changé d'avis. Il y a une grande confusion entre cumul des mandats et cumul des rémunérations Il y a le sentiment dans la population que la soupe est bonne et que tout le monde s'en met plein les poches. Si on demandait aux gens si les élus doivent payer pour exercer des mandats, 98 % diraient oui !

Le cumul des mandats était un moyen pour les territoires d'avoir des représentants au Parlement et de peser dans les débats. Les maires ont l'habitude du consensus et étaient d'excellents législateurs. Cela manque aujourd'hui.
Êtes-vous favorable au non-cumul des mandats dans le temps ?

Là encore il faut faire confiance au peuple. Encadrer dans le temps ce n'est pas faire confiance aux gens. Chaque fois que j'ai été élu, je n'ai pas fait de hold-up. Je n'ai pas été élu par surprise.

 

 
 

 

Dossier Collectivités « La nature même du maire est de rassembler »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:54:13

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Dossier Collectivités « La nature même du maire est de rassembler »
 

 
Photo Philippe Dobrowolska
Les maires sont les élus les plus populaires mais de moins en moins. Cette défiance vous inquiète ?
Bien sûr mais nous revenons de loin. Il y a cinq ou six ans le message largement diffusé était que les élus locaux ne servaient pas à grand-chose, qu'ils aimaient les cocktails et les honneurs, qu'ils faisaient des ronds-points qui coûtaient cher, et qu'il fallait fusionner les communes. La restauration de la place du maire comme pilier de la république est une réalité et le maire est aujourd'hui le seul élu à être vu en positif.
La plupart des maires politisés ne vont pas mettre leur étiquette partisane en avant lors des municipales. Pourquoi ?

S'il y a bien quelqu'un qui s'élève au-dessus de sa condition partisane, c'est le maire. J'ai à Troyes comme maire-adjoint à l'environnement l'ancienne tête de liste socialiste qui était contre moi lors de ma deuxième candidature. J'ai aussi l'ancienne porte-parole des verts dans mon équipe municipale. On a su travailler ensemble même si personne ne conteste le fait que je sois un élu LR.

Tous les maires ont cette approche. Ils veulent bâtir une équipe qui ressemble à leur ville. La nature même du maire est de rassembler et d'oublier son engagement militant. Il y a des sujets de débats mais cela n'empêche pas de définir un consensus.
78 % des Français sont hostiles au cumul des mandats. Vous êtes pour. L'opinion des Français vous fait douter ?

Non, je n'ai pas changé d'avis. Il y a une grande confusion entre cumul des mandats et cumul des rémunérations Il y a le sentiment dans la population que la soupe est bonne et que tout le monde s'en met plein les poches. Si on demandait aux gens si les élus doivent payer pour exercer des mandats, 98 % diraient oui !

Le cumul des mandats était un moyen pour les territoires d'avoir des représentants au Parlement et de peser dans les débats. Les maires ont l'habitude du consensus et étaient d'excellents législateurs. Cela manque aujourd'hui.
Êtes-vous favorable au non-cumul des mandats dans le temps ?

Là encore il faut faire confiance au peuple. Encadrer dans le temps ce n'est pas faire confiance aux gens. Chaque fois que j'ai été élu, je n'ai pas fait de hold-up. Je n'ai pas été élu par surprise.

 

 
 

Internes : toujours l'incertitude

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:02:24

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Santé  Urgences de Mulhouse
Internes : toujours l'incertitude
Y aura-t-il des internes au prochain semestre aux urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse ? Après un week-end et un début de semaine tendus entre les syndicats d'internes et l'Agence régionale de santé, la question restait toujours en suspens ce mardi soir.
 

 
Les soucis de personnel sont loin d'être réglés à l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse, dont les urgences sont toujours en grêve.
Le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg l'avait dit samedi. La mesure « exceptionnelle » annoncée ce jour-là ne « suffira pas ».

En plus de l'envoi de « troupes universitaires » aux urgences de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse « pour aider à assurer l'encadrement des internes », il « faudra trouver d'autres mesures » avant d'affecter de nouveaux internes dans le service mulhousien, amputé de plus des deux tiers de son effectif médical et dont les internes sont en arrêt maladie pour "burn-out". Les nouveaux internes doivent théoriquement arriver ce 1er novembre pour six mois (lire encadré).
Des affectations modifiées

Ce mardi matin, une réunion entre l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est - qui doit procéder aux affectations des internes dans les différents services hospitaliers de la région -, la direction et la Commission médicale d'établissement de l'hôpital, et les représentants des syndicats d'internes (le SAIHCS et le Sarra-IMG), s'est tenue à Mulhouse pour trouver des solutions supplémentaires permettant d'« assurer la sécurité des internes ».

Pendant les heures qui ont précédé cette réunion, la tension a été palpable entre les syndicats d'internes et l'ARS.

Dimanche en fin de soirée, Daria Gheorghe, présidente du Sarra-IMG, indiquait : « Nous venons d'apprendre que l'ARS vient de modifier les affectations d'internes prévues pour le service des urgences de Mulhouse. Elles ne correspondent plus à ce que nous avions décidé lors des trois réunions que nous avons eues ensemble, dont la dernière s'est déroulée le 24 septembre. »

Lundi matin, les deux syndicats d'internes publiaient une Lettre aux internes et un communiqué de presse commun. Dans celui-ci, ils indiquaient qu'« il y a une semaine, nous avions alerté de la situation catastrophique des internes laissés en "autonomie involontaire" au service des urgences de Mulhouse, ayant conduit à l'épuisement et à la mise en arrêt de travail des 17 internes du service [...]. Cette situation, gravissime au vu des témoignages récoltés, ne semble pas alarmer l'État. En effet, malgré nos avertissements, ce ne sont plus 10, mais bien 19 internes, dont 17 internes de premier semestre, que l'ARS souhaite envoyer dans ce service, sans qu'aucune solution pérenne et concrète ne se profile pour sécuriser leur accueil » (les internes de premier semestre sont des étudiants toujours en formation qui, après six années de faculté, sont envoyés pour la première fois sur le terrain en stage, NDLR). Ils expliquaient aussi que « cette décision a été prise de manière unilatérale par l'ARS ».
Un choix reporté à mercredi

Dans ce contexte, malgré l'annonce du doyen de la faculté de médecine et les propositions mises sur la table par l'ARS et la direction, le SAIHCS et le Sarra-IMG ont réaffirmé « ne pouvoir accepter la présence d'internes dans le service de Mulhouse » pour le prochain semestre et « avoir demandé aux différentes autorités compétentes la redistribution de ces postes dans d'autres services d'urgences de la région, en capacité de former les internes et d'assurer leur sécurité ainsi de celle des patients ».

Alors que, selon le calendrier de l'ARS, c'est ce lundi après-midi que devaient être affectés les internes pour la médecine d'urgence, ceux qui devaient être envoyés à Mulhouse « ont tous décidé de reporter leur choix à mercredi ».

La réunion d'hier n'a donc pas permis de débloquer la situation. Selon Daria Gheorghe et Lucas Gauer, le président du SAIHCS, « les solutions déjà évoquées par la direction ne permettent pas de résoudre le fond du problème. On ne demande pas des réunions hebdomadaires de soutien moral, ni à ce que les internes puissent joindre le directeur de garde pour trouver un autre médecin pour l'aider si le médecin urgentiste n'est pas disponible. Le problème de fond est de savoir combien de médecins titulaires seront effectivement présents à partir du 2 novembre, jour et nuit, disponibles pour aider les internes en difficulté », expliquent-ils.

La direction dit « qu'elle s'engage à embaucher des médecins, mais on ne sait pas combien et quand... », complètent-ils.
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:13:09

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Santé Diaconat-Roosevelt
SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée
L'inauguration officielle de l'agrandissement du service SOS main de la clinique du Diaconat-Roosevelt à Mulhouse s'est déroulée samedi 5 octobre. L'occasion pour les différents responsables de rappeler ses missions et au Dr Amend de présenter l'évolution de ce service depuis 1989, date de sa création.
 

 
Le Dr Philippe Amend, chef de l'unité SOS main et le Dr Thomas Zappaterra, chirurgien de la main, entourant Diego Calabro, directeur de la fondation de la Maison du Diaconat.
L'agrandissement du service SOS main de la clinique du Diaconat Roosevelt à Mulhouse a donné lieu à une inauguration samedi 5 octobre. Ce service est dirigé par l'équipe du Dr Philippe Amend, qui est à l'origine de cette unité en 1989. Il dispose, depuis septembre 2018, de deux salles dédiées à la chirurgie de la main.

Le président de la fondation de la Maison du Diaconat, Jean Widmaier, a rappelé, dans son préambule, que cette structure d'excellence a failli être fermée, à partir d'août 2018, par l'administration, en raison d'un caractère dit "atypique". « En effet, un texte réglementaire demandait l'application du principe "un hôpital, un service d'urgences". Nous avons bénéficié d'un soutien sans faille des sénateurs Catherine Troendlé et Jean-Marie Bockel et du député Bruno Fuchs sur ce dossier, en plus de nombreux élus. Notre unité fait partie des 60 unités françaises de SOS main, réunies sous le label de la Fédération européenne des services urgences main. La chirurgie de la main est l'un des pôles d'excellence du Pôle sanitaire privé mulhousien du Diaconat (PSPM). »
Faire attention à ses mains

Le Dr Philippe Amend a rappelé rapidement l'activité de l'unité qu'il a lancée en 1989. « En 2018, ce sont 9 332 patients qui ont été pris en charge, dont 2 634 en ambulatoire, sans oublier les passages pour les pansements spécifiques à notre spécialité, soit 6 000 passages. Depuis notre ouverture, 120 000 personnes sont passées par notre unité ». Il a détaillé l'activité du service qui se répartit en activités non urgentes - pour les interventions du canal carpien (soit 40 % de l'activité), les problèmes liés à l'arthrose, les tendinites... Le Dr Amend a insisté sur l'attention que méritent les mains. « Elles sont des organes fonctionnelles et adaptables, mais pensez à mettre des gants selon les travaux. Et attention lors du maniement du couteau pour l'ouverture des huîtres. »
Deux millions d'euros d'investissement

Le directeur de la fondation, Diego Calabro, a mis en avant les travaux entrepris pour cet agrandissement, avec un investissement de deux millions d'euros.

Ce service est riche de sept chirurgiens spécialisés et un 8e recrutement est en cours. Les locaux vides de l'ancienne maternité (installée depuis à la clinique Diaconat-Fonderie) ont permis l'installation d'une salle d'opération (au nombre de deux désormais), la création d'une grande salle de réveil et un nouvel aménagement sur le site. « Tout est fait pour proposer aux patients un service toujours adapté et amélioré en termes de prise en charge. La notoriété de ce service est étendue au Territoire de Belfort, à la Haute-Saône et au Doubs. C'est une chance d'avoir, dans notre secteur, de tels professionnels. » Et de poursuivre en direction des élus présents : « Il est important de profiter pleinement et durablement des offres de soins de nos cliniques mulhousiennes qui ne cessent de recruter de nouveaux médecins ». Quant au maire de Mulhouse, Michèle Lutz, elle a livré son témoignage de patiente à l'unité SOS main. « Je suis soucieuse de l'état de santé, pour Mulhouse et au-delà. »
Sabine HARTMANN PLUS WEB Voir nos vidéos avec les interviews du directeur de la fondation du Diaconat Diego Calabro et du Dr Philippe Amend, et le diaporama sur le site www.dna.fr

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Mulhouse SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:27:45

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Mulhouse SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée
 

 
De gauche à droite, le Dr Philippe Amend, chef de l'unité SOS main, Diego Calabro, directeur de la Fondation de la Maison du Diaconat, et le Dr Thomas Zappaterra, chirurgien de la main. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
L'agrandissement du service SOS main de la clinique du Diaconat Roosevelt à Mulhouse a donné lieu à une inauguration samedi 5 octobre. Ce service est dirigé par l'équipe du Dr Philippe Amend, qui est à l'origine de cette unité en 1989. Il dispose, depuis septembre 2018, de deux salles dédiées à la chirurgie de la main.

Le président de la Fondation de la Maison du Diaconat, Jean Widmaier, a rappelé, dans son préambule, que cette structure d'excellence a failli être fermée, à partir d'août 2018, par l'administration, en raison d'un caractère dit "atypique" (lire ci-contre). « En effet, un texte réglementaire demandait l'application du principe "un hôpital, un service d'urgences". Nous avons bénéficié d'un soutien sans faille des sénateurs Catherine Troendlé et Jean-Marie Bockel et du député Bruno Fuchs sur ce dossier, en plus de nombreux élus. Notre unité fait partie des 60 unités françaises de SOS main, réunies sous le label de la Fédération européenne des services urgences main. La chirurgie de la main est l'un des pôles d'excellence du Pôle sanitaire privé mulhousien du Diaconat (PSPM). »
Faire attention à ses mains

Le Dr Philippe Amend a rappelé rapidement l'activité de l'unité qu'il a lancée en 1989. « En 2018, ce sont 9332 patients qui ont été pris en charge, dont 2634 en ambulatoire, sans oublier les passages pour les pansements spécifiques à notre spécialité, soit 6000 passages. Depuis notre ouverture, 120 000 personnes sont passées par notre unité ». Il a détaillé l'activité du service qui se répartit en activités non urgentes - pour les interventions du canal carpien (soit 40 % de l'activité), les problèmes liés à l'arthrose, les tendinites... Le Dr Amend a insisté sur l'attention que méritent les mains. « Elles sont des organes fonctionnelles et adaptables, mais pensez à mettre des gants selon les travaux. Et attention lors du maniement du couteau pour l'ouverture des huîtres. »

Le directeur de la Fondation, Diego Calabro, a mis en avant les travaux entrepris pour cet agrandissement, avec un investissement de deux millions d'euros.
Deux millions d'euros d'investissement

Ce service est riche de sept chirurgiens spécialisés et un 8e recrutement est en cours. Les locaux vides de l'ancienne maternité (installée depuis à la clinique Diaconat-Fonderie) ont permis l'installation d'une salle d'opération (au nombre de deux désormais), la création d'une grande salle de réveil et un nouvel aménagement sur le site. « Tout est fait pour proposer aux patients un service toujours adapté et amélioré en termes de prise en charge. La notoriété de ce service est étendue au Territoire de Belfort, à la Haute-Saône et au Doubs. C'est une chance d'avoir, dans notre secteur, de tels professionnels. » Et de poursuivre en direction des élus présents : « Il est important de profiter pleinement et durablement des offres de soins de nos cliniques mulhousiennes qui ne cessent de recruter de nouveaux médecins ». Quant au maire de Mulhouse, Michèle Lutz, elle a livré son témoignage de patiente à l'unité SOS main. « Je suis soucieuse de l'état de santé, pour Mulhouse et au-delà. »
Sabine HARTMANN PLUS WEB Voir nos vidéos avec les interviews du directeur de la Fondation du Diaconat Diego Calabro et du Dr Philippe Amend, et le diaporama sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Colmar Chirac à sa place ?

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:49:28

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Colmar  Chirac à sa place ?
 

 
Gilbert Meyer envisage de rebaptiser la place de la mairie à Colmar du nom de Jacques Chirac. Une manière pour le maire de Colmar de témoigner sa fidélité au souvenir de l'ancien Président. Les riverains de la place ont été avertis par courrier de cette intention.

Sauf que certains ne l'entendent pas de cette oreille. Ancienne élue d'opposition au conseil municipal, Claudine Anglaret s'en fait la porte-parole dans un courrier adressé au maire, en tant que présidente du conseil syndical de la résidence « place de la mairie » (immeubles n° 5,7,9).

Elle plaide le côté pratique de l'actuelle dénomination pour les administrés qui cherchent les services de la mairie. Elle invoque aussi les « tourments administratifs » qu'un nouveau nom de baptême générerait pour les résidents des immeubles de la place, en particulier les personnes âgées.

En remplacement, Claudine Anglaret suggère de donner le nom de Chirac à la place devant le musée Unterlinden « qui a l'avantage d'exister sans changer une kyrielle d'adresses ou de sites ». Ou encore à l'esplanade devant le futur hôtel de la Montagne Verte. « Malheureusement, celle-ci ne sera pas prête avant que vous ne vous présentiez aux prochaines élections municipales », ironise Mme Anglaret, qui soupçonne le maire de vouloir s'afficher aux côtés du clan Chirac avant les élections.
Clément Tonnot

 

 
 

Argent Taxe d'habitation Six millions de Français ont trop payé et seront remboursés

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:57:12

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Argent Taxe d'habitation
Six millions de Français ont trop payé et seront remboursés
 

 
Erreur de la banque en votre faveur. Quelque 6,3 millions de Français vont bénéficier d'un remboursement de la part du fisc en raison d'un trop-perçu sur le paiement de la taxe d'habitation pour 2019, annoncé ce mardi le ministère de l'Action et des Comptes publics.
Qui sera concerné ?

Seront concernés par ce remboursement les foyers qui ont opté pour la mensualisation de leur taxe et qui n'ont « pas, ou pas suffisamment, modulé à la baisse leurs mensualités », prévient Bercy.
Pourquoi une telle marge ?

Le ministère explique ainsi le trop-perçu : en 2018, « le dégrèvement de la taxe d'habitation était fixé à hauteur de 30 %. Cette année, il a encore augmenté, à hauteur de 65 %. Donc, si les contribuables concernés par la suppression progressive n'ont pas, ou pas suffisamment modulé à la baisse leur versement, alors ils auront payé le même montant que l'année dernière, soit avant la deuxième phase de dégrèvement. »
Quel montant ?

Le montant concerné atteint 1,14 milliard d'euros au total. La somme moyenne de remboursement atteindra 180 euros par personne.
Comment interviendrale remboursement ?

Tous les versements se feront automatiquement, même si le délai reste encore inconnu. Le ministère ajoute que ces remboursements « peuvent être identifiés sur vos relevés bancaires par l'émetteur "DDFIP (NDLR : Direction départementale des finances publiques)" ou "DRFIP (NDLR : Direction régionale des finances publiques)" ».

 

 
 

 

le FMI prône baisses d'impôts et taxes carbone

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:58:12

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ECONOMIE  Changement climatique
le FMI prône baisses d'impôts et taxes carbone
 

 
Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international
Les taxes sur le carbone sont efficaces pour lutter contre le changement climatique mais elles doivent être assorties de réductions d'impôts et d'incitation à l'investissement dans les infrastructures propres pour assurer la transition, a préconisé mardi la nouvelle patronne du FMI. « Les taxes sur le carbone peuvent être l'un des outils les plus puissants et les plus efficaces », a souligné Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international dans un discours prononcé en amont des réunions d'automne. « Mais la clé est de changer les systèmes fiscaux et non pas simplement d'ajouter une nouvelle taxe », a-t-elle ajouté.

Elle relève que des revenus supplémentaires issus des taxes sur le carbone pourraient être utilisés pour réduire les impôts des ménages les plus vulnérables. Les nouvelles ressources pourraient également « soutenir les investissements dans l'infrastructure d'énergie propre qui aidera la planète à guérir ».
Un changement de politique utilisé en Suède

Elle observe que pour faire face au changement climatique, « il faut non seulement atténuer les dégâts mais encore s'adapter à l'avenir ». « C'est une crise où personne n'est à l'abri et où chacun a la responsabilité d'agir », commente-t-elle encore.

Elle rappelle que l'une des priorités au FMI est d'aider les pays à réduire leurs émissions de carbone et à devenir plus résilients au changement climatique. Mme Georgieva cite en outre l'exemple de la Suède (Europe du nord) qui a mis en place une taxe sur le carbone en 1991 : « les ménages à revenus faibles et moyens ont bénéficié de transferts et de réductions d'impôts plus élevés pour les aider à compenser les coûts énergétiques plus élevés ».

Ce changement de politique a permis de réduire les émissions de carbone de la Suède de 25 % depuis 1995, tandis que son économie a progressé de plus de 75 %, rappelle la directrice générale en poste depuis le 1er octobre.

 

 
 

 

le FMI prône baisses d'impôts et taxes carbone

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:29:28

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le FMI prône baisses d'impôts et taxes carbone
 

 
Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international Photo Eric BARADAT/AFP
Les taxes sur le carbone sont efficaces pour lutter contre le changement climatique mais elles doivent être assorties de réductions d'impôts et d'incitation à l'investissement dans les infrastructures propres pour assurer la transition, a préconisé mardi la nouvelle patronne du FMI. « Les taxes sur le carbone peuvent être l'un des outils les plus puissants et les plus efficaces », a souligné Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international dans un discours prononcé en amont des réunions d'automne. « Mais la clé est de changer les systèmes fiscaux et non pas simplement d'ajouter une nouvelle taxe », a-t-elle ajouté.

Elle relève que des revenus supplémentaires issus des taxes sur le carbone pourraient être utilisés pour réduire les impôts des ménages les plus vulnérables. Les nouvelles ressources pourraient également « soutenir les investissements dans l'infrastructure d'énergie propre qui aidera la planète à guérir ».
Un changement de politique utilisé en Suède

Elle observe que pour faire face au changement climatique, « il faut non seulement atténuer les dégâts mais encore s'adapter à l'avenir ». « C'est une crise où personne n'est à l'abri et où chacun a la responsabilité d'agir », commente-t-elle encore.

Elle rappelle que l'une des priorités au FMI est d'aider les pays à réduire leurs émissions de carbone et à devenir plus résilients au changement climatique. Mme Georgieva cite en outre l'exemple de la Suède (Europe du nord) qui a mis en place une taxe sur le carbone en 1991 : « les ménages à revenus faibles et moyens ont bénéficié de transferts et de réductions d'impôts plus élevés pour les aider à compenser les coûts énergétiques plus élevés ».

Ce changement de politique a permis de réduire les émissions de carbone de la Suède de 25 % depuis 1995, tandis que son économie a progressé de plus de 75 %, rappelle la directrice générale en poste depuis le 1er octobre.

 

 
 

L'A35 bloquée par 90 tracteurs pendant une demi-journée

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:59:08

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Roppenheim  Manifestation des agriculteurs
L'A35 bloquée par 90 tracteurs pendant une demi-journée
Une centaine de manifestants, répondant à l'appel à manifester de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs (JA) ce mardi, ont bloqué l'autoroute A35 au niveau de l'échangeur avec la départementale 4, du milieu de matinée jusqu'en début d'après-midi.
 

 
Le trafic de l'autoroute a été dévié vers la route départementale.
À Roppenheim, comme sur quatre autres sites du Bas-Rhin (voir article en pages Région), les agriculteurs ont choisi la route pour donner de la visibilité à leur mouvement. Près de 90 tracteurs en provenance de plusieurs cantons (Wissembourg, Bischwiller, Soultz, Seltz-Lauterbourg, Roppenheim) ont été positionnés dans la matinée pour bloquer l'autoroute. Un premier convoi, parti de Schaffhouse-sur-Moder, et un second, venu de Rountzenheim, ont d'abord mené une opération escargot en remontant l'A35. Puis ils ont fait jonction au niveau de l'échangeur avec la route départementale 4 en fin de matinée. Les voitures et camions circulant sur cet axe ont été contraints de prendre la sortie pour contourner le blocage.
Profession déconsidérée

« France, veux-tu encore de tes paysans ? », « Qui vous nourrit ? », « Non au CETA »... Les banderoles installées sur les tracteurs dévoilent des slogans variés. « On ne manifeste pas pour une chose bien précise aujourd'hui, explique Christophe Haas, membre du bureau des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. C'est surtout vraiment fait pour montrer le ras-le-bol des agriculteurs sur le terrain et arriver à les mobiliser pour peser dans les futures négociations. » De l'avis de tous, le projet d'arrêté sur les zones de non-traitement (ZNT), qui interdit l'utilisation de pesticides à proximité des habitations, a été « la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ». Mais cette polémique ne fait que s'ajouter à une somme d'autres phénomènes qui, à leurs yeux, rendent l'équation insoluble pour la profession. En premier lieu, « l'agribashing », terme à la mode pour désigner une propension dans les médias et sur les réseaux sociaux à dénigrer le travail des exploitants agricoles : « Pour moi, c'est clairement du harcèlement moral que l'on subit, estime l'un des manifestants. Nous en sommes au point où nos enfants n'osent plus dire qu'ils sont fils d'agriculteurs à l'école. »
« Un message à faire passer »

Dans leur collimateur se trouvent également le gouvernement et les élus, accusés de vouloir transformer l'agriculture sans consulter les premiers concernés. Les traités de libre-échange signés, comme celui avec le Canada (le CETA), ou en cours de négociations, comme le Mercosur, leur font craindre une concurrence déloyale, les normes étant beaucoup plus restrictives dans l'Hexagone. « Il y a vraiment un message à faire passer : il faut informer les gens et leur rabâcher qu'ils ne peuvent pas faire sans nous, estime Christian Schneider, délégué FDSEA pour Seltz-Lauterbourg. Les agriculteurs sont capables d'évoluer, ils le font en permanence. » Vers 14 h 30, les banderoles et le barbecue ont été rangés, puis les agriculteurs sont remontés dans leurs tracteurs, qui ont repris le chemin de leurs exploitations respectives.
Eddie RABEYRIN

 

 
 

 

Le coup de semonce des agriculteurs

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:59:30

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Manifestation 900 tracteurs bloquent les routes alsaciennes
Le coup de semonce des agriculteurs
À l'appel de la FNSEA et des JA, environ 900 tracteurs ont bloqué les grands axes alsaciens durant trois heures ce mardi. La mobilisation des agriculteurs a entraîné d'importantes perturbations de circulation sur les autoroutes, du nord au sud de la région.
 

 
Les agriculteurs voulaient exprimer leur colère, leur «ras-le-bol», en installant six points de blocage dans toute l'Alsace.
« On a choisi de bloquer symboliquement, entre 11 h et 14 h, pour ne pas trop gêner les gens qui travaillent ». La profession agricole entendait ainsi exprimer sa colère et son désarroi face au « manque de considération, à l'excès de normes, aux prix bas, et la concurrence déloyale ». Les agriculteurs ont mis en place six points de blocage ce mardi, du nord au sud de l'Alsace.
Rencontre matinale à la Région

À Strasbourg, environ 140 tracteurs ont investi l'autoroute à hauteur de la sortie Cronenbourg dans les deux sens, alors qu'une déviation de la circulation se mettait en place, sécurisée par un important dispositif policier. À Brumath, on en dénombrait 200, le dernier décompte de la FDSEA du Bas-Rhin faisait état de 740 engins agricoles dans le département, contre 550 selon la préfecture. Dans le Haut-Rhin, ils étaient environ 150.

Pour Denis Ramspacher, « le ras-le-bol est tel qu'on n'a pas eu grand-chose à faire pour mobiliser, même s'il y a encore des travaux des champs, avec le maïs, les betteraves, les semis de blé et les vendanges.» Avant la manifestation, le président de la chambre d'agriculture d'Alsace et les responsables syndicaux agricoles ont enchaîné les rendez-vous. Lundi, ils ont rencontré les parlementaires alsaciens, puis l'association des maires du Bas-Rhin « pour voir comment on peut discuter » ; sur l'épineux sujet, notamment, des zones de non-traitement, ces bandes tampon entre champs et habitations pour l'épandage des pesticides. Et, ce mardi à 8h, avant d'aller manifester, ils étaient reçus à Strasbourg par la commission agricole du conseil régional. Il y a le feu à la ferme France.
« Sauvez les paysans ! »

« Au nom de la terre, sauvez-nous ». « Sauvez les paysans » : cette supplique affichée à l'avant de certains tracteurs traduit l'ampleur du malaise agricole. Du côté de Wasselonne-Marlenheim, les agriculteurs ont procédé à la pendaison symbolique d'un « paysan en paille », pour signifier la mort de leur profession. Pour Julien Koegler, le président des JA du Bas-Rhin, les agriculteurs ont au moins trois raisons d'être sous pression : ils sont victimes d'agribashing au quotidien, « un vrai harcèlement moral sur nos pratiques. On est prêts à les améliorer, dit-il, mais pour ça, on a besoin d'être soutenus, pas d'être montrés du doigt. » S'y ajoutent les distorsions de concurrence, « la France est championne pour rajouter une couche aux normes européennes », et les accords de libre-échange, « Ceta, Mercosur... Alors que le gouvernement nous demande de produire plus vert, il laisse entrer la production de pays qui n'ont pas les mêmes réglementations ». Pour le monde agricole, la coupe est pleine. La manifestation de mardi résonnait comme un avertissement.

Les agriculteurs ont bloqué l'autoroute A35 à hauteur de Cronenbourg de 11h à 14h.  Photo DNA /Franck Delhomme
10 km de ralentissements sur l'A35

Les barrages ont entraîné d'importantes difficultés de circulation sur l'A35 et l'A4, avec, entre autres, un ralentissement de 10 km au plus fort de la manifestation dans le sens Sélestat-Strasbourg, indique la préfecture. Par ailleurs, 750 poids lourds ont été stationnés sur les différentes aires.

Après un barbecue et des prises de paroles, les agriculteurs ont levé le blocage des différents sites vers 14 h, comme prévu. Mais le retour à la normale du trafic n'a eu lieu qu'en milieu d'après-midi, notamment sur la RN 83 entre la sortie sud de Sélestat et l'échangeur de Saint-Hippolyte où les camions avaient été arrêtés avant de pouvoir reprendre l'autoroute A35.
I.N Voir notre vidéo sur www.dna.fr.

Voir notre vidéo sur www.dna.fr.

 
 

 

Agriculture Le coup de semonce des agriculteurs

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:05:14

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Agriculture Le coup de semonce des agriculteurs
 

 
 
« On a choisi de bloquer symboliquement entre 11 h et 14 h pour ne pas trop gêner les gens qui travaillent. » La profession agricole entendait ainsi exprimer sa colère et son désarroi face au « manque de considération, à l'excès de normes, aux prix bas, et la concurrence déloyale ». Les agriculteurs ont mis en place 6 points de blocage ce mardi, du nord au sud de l'Alsace.
Rencontre matinale avec le conseil régional

À Strasbourg, environ 140 tracteurs ont investi l'autoroute à hauteur de la sortie Cronenbourg dans les deux sens, alors qu'une déviation de la circulation se mettait en place, sécurisée par un important dispositif policier. À Brumath, on en dénombrait 200, le dernier décompte de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Bas-Rhin faisait état de 740 engins agricoles dans le département, contre 550 selon la préfecture. Dans le Haut-Rhin, ils étaient environ 150.

Pour Denis Ramspacher, « le ras-le-bol est tel qu'on n'a pas eu grand-chose à faire pour mobiliser, même s'il y a encore des travaux des champs, avec le maïs, les betteraves, les semis de blé et les vendanges. Avant la manifestation, le président de la Chambre d'agriculture d'Alsace et les responsables syndicaux agricoles ont enchaîné les rendez-vous. Lundi, ils ont rencontré les parlementaires alsaciens, puis l'association des maires du Bas-Rhin « pour voir comment on peut discuter » ; sur l'épineux sujet, notamment, des zones de non-traitement, ces bandes tampon entre champs et habitations pour l'épandage des pesticides. Et ce mardi à 8 h, avant d'aller manifester, ils étaient reçus à Strasbourg par la commission agricole du conseil régional. Il y a le feu à la ferme France.
« Sauvez les paysans ! »

« Au nom de la terre, sauvez-nous ». « Sauvez les paysans » : cette supplique affichée à l'avant de certains tracteurs traduit l'ampleur du malaise agricole. Du côté de Wasselonne-Marlenheim, les agriculteurs ont procédé à la pendaison symbolique d'un « paysan en paille », pour signifier la mort de leur profession. Pour Julien Koegler, le président des Jeunes agriculteurs du Bas-Rhin, les agriculteurs ont au moins trois raisons d'être sous pression : ils sont victimes d'agribashing au quotidien, « un vrai harcèlement moral sur nos pratiques. On est prêts à les améliorer, dit-il, mais pour ça, on a besoin d'être soutenus pas d'être montrés du doigt. »

S'y ajoutent les distorsions de concurrence, « la France est championne pour rajouter une couche aux normes européennes », et les accords de libre-échange, « Ceta, Mercosur alors que le gouvernement nous demande de produire plus vert il laisse entrer la production de pays qui n'ont pas les mêmes réglementations ». Pour le monde agricole, la coupe est pleine. La manifestation de mardi résonnait comme un avertissement.

Les agriculteurs ont bloqué l'autoroute A35 à hauteur de Cronenbourg de 11h à 14h.  Photo DNA /Franck Delhomme
10 km de ralentissements sur l'A35

Les barrages ont entraîné d'importantes difficultés de circulations sur l'A35 et l'A4, avec entre autres, un ralentissement de 10 km au plus fort de la manifestation dans le sens Sélestat-Strasbourg, indique la préfecture. Par ailleurs, 750 poids lourds ont été stockés sur les différentes aires.

Après un barbecue et des prises de paroles, les agriculteurs ont levé le blocage des différents sites vers 14 h, comme prévu. Mais le retour à la normale du trafic n'a eu lieu qu'en milieu d'après-midi, notamment sur la RN 83 entre la sortie sud de Sélestat et l'échangeur de Saint-Hippolyte où les camions avaient été stoppés avant de pouvoir reprendre l'autoroute A35.
I.N. PLUS WEB Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr.

 

 
 

Macron appelle à « faire bloc » face au terrorisme

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:41:58

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Cérémonie Tuerie de la préfecture
Macron appelle à « faire bloc » face au terrorisme
Un hommage national a été organisé mardi, dans la cour de la préfecture de Paris, pour les quatre policiers tués le 3 octobre. Dans son allocution, le président a appelé la Nation à s'unir pour « venir à bout de l'hydre islamiste ».
 

 
Le président a rendu hommage aux quatre victimes.
Silence pesant, ce mardi, dans la cour de la préfecture de police de Paris. Cinq jours après la tuerie, une centaine de personnes étaient rassemblées sous la pluie, pour l'hommage national à Aurélia, Damien, Anthony et Brice, les quatre fonctionnaires tombés sous les coups de Mickaël Harpon, leur collègue radicalisé.
« La justice passera »

Dans son discours d'une quinzaine de minutes, Emmanuel Macron, empruntant des accents guerriers, a promis « un combat sans relâche » mené face au terrorisme islamiste, et appelé les Français à « faire bloc ». « Les institutions seules ne suffiront pas à venir à bout de l'hydre islamiste », a-t-il insisté. « C'est la Nation tout entière qui doit s'unir, se mobiliser pour agir ». Et d'assurer : « La lumière sera faite, les interrogations levées, les responsabilités établies, la justice passera ».

Sur le front de l'enquête justement, les services antiterroristes ont mis la main sur une clé USB dans le bureau de Mickaël Harpon contenant des vidéos de propagande du groupe État islamique et des données relatives à des collègues. L'enjeu est maintenant de faire l'inventaire exhaustif de son contenu et de déterminer ce qu'il a fait de ces données. Les enquêteurs cherchent notamment d'éventuels complices dans les milieux radicaux, et à éclaircir la nature des informations auxquelles l'assaillant a pu avoir accès à la préfecture.
Court répit pour Christophe Castaner

Pour le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, cet hommage solennel n'offre qu'un court répit, alors qu'il est très critiqué depuis cette attaque meurtrière au coeur d'une administration censée être l'un des fers de lance de la sécurité de l'État. L'opposition, à droite et à l'extrême droite, exige sa démission, exclue par l'intéressé, qui a toutefois reconnu un « dysfonctionnement d'État ».

Le ministre a été auditionné à huis clos mardi matin par la délégation parlementaire au renseignement sur les éventuelles failles ayant permis l'attaque. Il a ensuite enchaîné dans l'après-midi avec la commission des lois de l'Assemblée nationale. Il sera également interrogé jeudi par la commission des lois du Sénat.

L'Assemblée nationale et le Sénat ont par ailleurs observé, mardi, un moment de recueillement en hommage aux quatre victimes de la préfecture. Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé la création d'une commission d'enquête pour comprendre les conditions de cette attaque. Elle commencera ses travaux la semaine prochaine. Le député LR Eric Ciotti en sera le président probable, ou le rapporteur.

 

 
 

 

Macron appelle à « faire bloc » face au terrorisme

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:06:50

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Macron appelle à « faire bloc » face au terrorisme
 

 
Le président a rendu hommage aux quatre victimes. Photo LUDOVIC MARIN
Silence pesant, ce mardi, dans la cour de la préfecture de police de Paris. Cinq jours après la tuerie, une centaine de personnes étaient rassemblées sous la pluie, pour l'hommage national à Aurélia, Damien, Anthony et Brice, les quatre fonctionnaires tombés sous les coups de Mickaël Harpon, leur collègue radicalisé.
« La justice passera »

Dans son discours d'une quinzaine de minutes, Emmanuel Macron, empruntant des accents guerriers, a promis « un combat sans relâche » mené face au terrorisme islamiste, et appelé les Français à « faire bloc ». « Les institutions seules ne suffiront pas à venir à bout de l'hydre islamiste », a-t-il insisté. « C'est la Nation tout entière qui doit s'unir, se mobiliser pour agir ». Et d'assurer : « La lumière sera faite, les interrogations levées, les responsabilités établies, la justice passera ».

Sur le front de l'enquête justement, les services antiterroristes ont mis la main sur une clé USB dans le bureau de Mickaël Harpon contenant des vidéos de propagande du groupe État islamique et des données relatives à des collègues. L'enjeu est maintenant de faire l'inventaire exhaustif de son contenu et de déterminer ce qu'il a fait de ces données. Les enquêteurs cherchent notamment d'éventuels complices dans les milieux radicaux, et à éclaircir la nature des informations auxquelles l'assaillant a pu avoir accès à la préfecture.
Court répit pour Christophe Castaner

Pour le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, cet hommage solennel n'offre qu'un court répit, alors qu'il est très critiqué depuis cette attaque meurtrière au coeur d'une administration censée être l'un des fers de lance de la sécurité de l'État. L'opposition, à droite et à l'extrême droite, exige sa démission, exclue par l'intéressé, qui a toutefois reconnu un « dysfonctionnement d'État ».

Le ministre a été auditionné à huis clos mardi matin par la délégation parlementaire au renseignement sur les éventuelles failles ayant permis l'attaque. Il a ensuite enchaîné dans l'après-midi avec la commission des lois de l'Assemblée nationale. Il sera également interrogé jeudi par la commission des lois du Sénat.

L'Assemblée nationale et le Sénat ont par ailleurs observé, mardi, un moment de recueillement en hommage aux quatre victimes de la préfecture. Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé la création d'une commission d'enquête pour comprendre les conditions de cette attaque. Elle commencera ses travaux la semaine prochaine. Le député LR Eric Ciotti en sera le président probable, ou le rapporteur.

 

 
 

A quoi va ressembler le revenu universel d'activité ?

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:42:24

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Social Le gouvernement veut fusionner les minima sociaux
A quoi va ressembler le revenu universel d'activité ?
Simplifier et fusionner les minima sociaux actuels et lutter contre la pauvreté : c'est l'objectif de la nouvelle prestation sociale unique voulue par le président Macron. Les Français sont invités à donner leur avis.
 

 
L'objectif du revenu universel d'activité est de lutter contre la pauvreté.
Emmanuel Macron a promis la création d'un revenu universel d'activité pour lutter contre la pauvreté. À partir d'aujourd'hui, vous pouvez donner votre avis dans le cadre d'une consultation citoyenne chargée de définir les contours de cette réforme.
Fusion des aides sociales

Le revenu universel d'activité (RUA) n'est pas le revenu universel d'existence défendu par Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle de 2017. Le candidat socialiste promettait une allocation de base, versée de manière inconditionnelle aux 19 millions de Français touchant moins de 1,9 SMIC (2 812 euros brut, ou 2 185 euros net). La version d'Emmanuel Macron est complètement différente. Elle vise à fusionner les aides versées aux bénéficiaires de minima sociaux et en même temps à les ramener vers l'emploi (lire par ailleurs).
Quel est l'objectif ?

Le but du gouvernement est de « donner plus de lisibilité » au système de protection sociale français. Cette simplification doit, selon l'exécutif, permettre de « lutter contre la pauvreté ». Avec une seule prestation sociale, le but est de réduire le taux de non-recours : « 30 % des allocataires potentiels du RSA et 40 % des bénéficiaires possibles du minimum vieillesse ne le demandent pas », rappelle Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quel périmètre ?

À minima, le RUA englobera le revenu de solidarité active (RSA), la prime d'activité et les aides personnalisées au logement (APL).

Faut-il aller plus loin et élargir aux autres minima sociaux (il en existe 10 en France) ? C'est l'une des questions posées dans le cadre de la consultation. Le gouvernement envisage d'élargir le périmètre du RUA aux autres aides comme l'allocation de solidarité spécifique (ASS), le minimum vieillesse ou encore l'allocation adulte handicapé.
Qui serait concerné ?

La réforme touche potentiellement 15 millions de Français, selon le ministère des Affaires sociales. Une question reste en suspens. Le RUA concernera-t-il les bénéficiaires actuels du RSA ou sera-t-il élargi aux jeunes de moins de 25 ans qui aujourd'hui ne touchent pas ce minima social ?
Quel montant ?

C'est le sujet que le gouvernement se garde bien d'aborder pour l'instant. À ce stade de la consultation publique, l'exécutif promet juste que la réforme n'a pas pour but de faire des économies. Mais des interrogations subsistent. Si le RUA est élargi aux jeunes, ou si la réforme fait des perdants par rapport au système actuel, comment l'exécutif va-t-il compenser budgétairement ?
Quand sera-t-il versé ?

Le versement du RUA n'est pas pour tout de suite. Un projet de loi sera déposé devant le Parlement courant 2020 pour une mise en place en 2022 ou 2023.
Élodie BÉCU

 

 
 

 

A quoi va ressembler le revenu universel d'activité ?

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:08:25

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A quoi va ressembler le revenu universel d'activité ?
 

 
L'objectif du revenu universel d'activité est de lutter contre la pauvreté. Photo Thomas SAMSON/AFP
Emmanuel Macron a promis la création d'un revenu universel d'activité pour lutter contre la pauvreté. À partir d'aujourd'hui, vous pouvez donner votre avis dans le cadre d'une consultation citoyenne chargée de définir les contours de cette réforme.
Fusion des aides sociales

Le revenu universel d'activité (RUA) n'est pas le revenu universel d'existence défendu par Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle de 2017. Le candidat socialiste promettait une allocation de base, versée de manière inconditionnelle aux 19 millions de Français touchant moins de 1,9 SMIC (2 812 euros brut, ou 2 185 euros net). La version d'Emmanuel Macron est complètement différente. Elle vise à fusionner les aides versées aux bénéficiaires de minima sociaux et en même temps à les ramener vers l'emploi (lire par ailleurs).
Quel est l'objectif ?

Le but du gouvernement est de « donner plus de lisibilité » au système de protection sociale français. Cette simplification doit, selon l'exécutif, permettre de « lutter contre la pauvreté ». Avec une seule prestation sociale, le but est de réduire le taux de non-recours : « 30 % des allocataires potentiels du RSA et 40 % des bénéficiaires possibles du minimum vieillesse ne le demandent pas », rappelle Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quel périmètre ?

À minima, le RUA englobera le revenu de solidarité active (RSA), la prime d'activité et les aides personnalisées au logement (APL).

Faut-il aller plus loin et élargir aux autres minima sociaux (il en existe 10 en France) ? C'est l'une des questions posées dans le cadre de la consultation. Le gouvernement envisage d'élargir le périmètre du RUA aux autres aides comme l'allocation de solidarité spécifique (ASS), le minimum vieillesse ou encore l'allocation adulte handicapé.
Qui serait concerné ?

La réforme touche potentiellement 15 millions de Français, selon le ministère des Affaires sociales. Une question reste en suspens. Le RUA concernera-t-il les bénéficiaires actuels du RSA ou sera-t-il élargi aux jeunes de moins de 25 ans qui aujourd'hui ne touchent pas ce minima social ?
Quel montant ?

C'est le sujet que le gouvernement se garde bien d'aborder pour l'instant. À ce stade de la consultation publique, l'exécutif promet juste que la réforme n'a pas pour but de faire des économies. Mais des interrogations subsistent. Si le RUA est élargi aux jeunes, ou si la réforme fait des perdants par rapport au système actuel, comment l'exécutif va-t-il compenser budgétairement ?
Quand sera-t-il versé ?

Le versement du RUA n'est pas pour tout de suite. Un projet de loi sera déposé devant le Parlement courant 2020 pour une mise en place en 2022 ou 2023.
Élodie BÉCU

 

 
 

Darmanin met le paquet sur la lutte anti-contrebande

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:01:42

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Politique Trafic de tabac et avenir des buralistes
Darmanin met le paquet sur la lutte anti-contrebande
Montrer combien les douanes françaises luttent contre le trafic de tabac et combien le gouvernement est attentif à l'avenir des buralistes: tels étaient les objectifs de la visite du ministre de l'Action et des Comptes publics ce mardi matin à Strasbourg.
 

 
Le ministre Gérald Darmanin a assisté à un contrôle douanier mardi matin au Pont de l'Europe,
Gérald Darmanin était donc sur le pont, dans tous les sens du terme.

Mardi, il a assisté à un contrôle douanier mis en scène au débouché du pont de l'Europe, côté français. Puis à un contrôle dans un tram venant de Kehl, en restant sur le quai pendant que les fonctionnaires effectuaient quelques fouilles, dans une rame étonnée par l'agitation matinale et un départ qui tarde.
« Le plus gros traficvient des pays extracommunautaires »

Les explications lui étaient données par Christine Dirringer, la directrice régionale des douanes à Strasbourg. Elle a notamment rappelé la prise récente de 4,5 tonnes de tabac à narguilé.

« Cigarettes, mais pas que... stupéfiants, armes, munitions, contrefaçons. » Les douaniers cherchent tous azimuts, aidés par Jed, le chien renifleur particulièrement entraîné à détecter des stupéfiants.

Les agents du ministère des Finances fouillent un camion chargé de palettes destinées à l'industrie automobile, ouvrent un paquet adressé par Amazon à un particulier, déballent la valise d'un automobiliste qui rend visite à sa femme hospitalisée...

Gérald Darmanin fait le tour des zones frontalières de France. S'il constate que les saisies de tabac de contrebande ont progressé de 78% - passant de 180 à 250 tonnes depuis le début de l'année -, le ministre plaide pour « une fiscalité commune sur le tabac à l'échelle européenne ».

Le gouvernement travaille à une directive européenne. Mais il ne s'agirait que d'une réponse partielle dans la mesure où « le plus gros trafic vient des pays extracommunautaires ».

Accompagné par Philippe Coy, le président de la confédération des buralistes de France, le ministre s'est ensuite rendu au débit de tabac de la Musau, pour y rencontrer autour d'un café, les représentants locaux de la profession. « Nous aidons les buralistes à se transformer , explique le ministre, ancien maire de Tourcoing, passé de LR à La République en marche. Le débit de tabac est un lieu de proximité et les buralistes sont des commerçants polyvalents. »
F. BY

 

 
 

 

VAH veut fusionner avec HHA

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:15:34

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Val d'Argent  Communauté de communes
VAH veut fusionner avec HHA
Val d'Argent Habitat (VAH) ne fusionnera pas avec Vosgélis, mais souhaite désormais le faire avec Habitats de Haute Alsace (HHA). C'est ce que les conseillers communautaires ont décidé lors de leur dernière séance.
 

 
Le terrain des Fougères sera acquis à l'euro symbolique, pour le céder au Département afin qu'il sécurise les abords de la cité scolaire.
Le gros morceau à l'ordre du jour de la dernière réunion du conseil de communauté de communes du Val d'Argent (CCVA), jeudi soir à la mairie de Lièpvre, concerne l'office HLM de la vallée, Val d'Argent Habitat (VAH).

Agnès Henrichs stoppe net le président Claude Abel dans son début de présentation de projet de fusion avec Habitats de Haute Alsace (HHA), exigeant un historique, « j'ai dû manquer des chaînons, j'ai plutôt souvenir d'une fusion avec un opérateur vosgien, non ? »

Le président reprend son exposé en rappelant, qu'effectivement, le conseil d'administration avait reçu au départ deux opérateurs, HHA et Vosgelis, et avait préféré le Vosgien plutôt que le Haut-Rhinois. « Ça s'annonçait bien, et puis le président et le vice-président ont changé. Le directeur est sur le départ aussi. Il y a aussi eu un changement au niveau des APL, avec un prélèvement pour les locataires et les organismes de logements. Ça représentait une perte de 70 000 EUR, et du coup le projet n'était plus viable. Alors on a entamé des discussions avec HHA. »

Avec cette fusion avortée, la CCVA a-t-elle perdu de l'argent ? demande en substance Mme Henrichs. Le président répond « non, le protocole d'accord courait sur un an. »

C'est donc un rapprochement avec HHA qui est désormais envisagé : un protocole de fusion a été validé entre les présidents des deux offices.

Claude Abel rappelle que VAH doit faire face à des pertes d'exploitation, s'élevant, depuis 2015 entre 130 000 et 220 000 EUR par an, « ne lui permettant pas, entre autres, d'engager des projets de réhabilitation et de restructuration de son parc, aujourd'hui nécessaires ».

Dans ce protocole, les parties ont convenu que, pour stopper les pertes d'exploitation subies par VAH, HHA s'engage à procéder à la démolition de 61 logements situés à Sainte-Marie-aux-Mines d'ici 2022, sous condition d'obtenir les subventions nécessaires pour couvrir les pertes financières liées aux démolitions.

D'ici cette date, il est proposé que la CCVA et HHA prennent en charge les pertes d'exploitation prévisionnelles des années 2020-2022, à hauteur de 50 % chacun du montant inscrit au bilan 2019, soit une somme totale maximale de 330 000 EUR.
« Je croyais qu'onn'avait plus de sou ! »

« En fait, cela correspond à 58 000 EUR par an, sur trois ans », précise Patrice Benoit, le président de VAH invité à la réunion. « Il faut attendre le bilan 2019, qui sera arrêté au 31 décembre » corrige le président Abel.

« Pourquoi c'est du 50/50 ? », questionne Pascal Feil « je croyais qu'on n'avait plus de sou ». Mme Henrichs renchérit « en fin de mandat, on est déjà en train de plomber notre budget ! »

Jean-Marc Burrus ajoute : « on aura le terrain des Fougères pour un euro symbolique, on éponge la dette de 150 000 EUR et on fait des efforts pour diminuer le personnel avec les départs volontaires... »

Il est prévu que ce terrain des Fougères, route du Stade à Sainte-Marie-aux-Mines, pourra ensuite être revendu au Conseil Départemental pour mener à bien un projet de sécurisation des abords de la cité scolaire, avec la création d'une zone de retournement et une de stationnement pour les bus scolaires. « Tout le monde sait qu'il y a des conflits entre voitures, piétons, bus et vélo... Et le lycée général doit aussi être construit là-haut... »

« L'acquisition est prévue terrain nu » : Patrice Benoit rassure Agnès Henrichs qui s'inquiète quant à la charge de la dépollution, « et ensuite ce sera un parking ».

Et la maison achetée et rénovée par VAH pour y installer ses bureaux, rue Wilson ? Interroge-t-elle encore, tandis que Pascal Feil s'insurge, « pourquoi le contribuable doit participer si HHA a les reins solides ? Le nouveau bâtiment a coûté 400 000 EUR et ils le récupèrent dans le panier de la mariée ! »

Patrice Benoit finit par préciser que « c'est eux qui vont rembourser le crédit, pas nous ! »
750 EUR par anet par appartement

Claude Abel tente de rassurer toute la tablée, « HHA, c'est l'organisme qui se porte le mieux dans le département, et le directeur actuel est un ancien de notre OPH... Il connaît notre parc... »

Pour Patrice Benoit c'est clairement « une chance, ce n'était pas gagné d'avance, Pierre Bihl nous a assistés dans les discussions, et le préfet est avec nous... HHA s'engage à mettre 750 EUR par an et par appartement, nous actuellement c'est 250 EUR environ... Et on va créer une précommission d'attribution des logements. »

« La contrepartie, c'est un bon fonctionnement et un bon entretien » résume le président « Actuellement, on est au minimum d'entretien, et eux ont des capacités financières ».

Agnès Henrichs, Pascal Feil et Nadège Florentz s'abstiennent de voter ce point de fusion, tandis que tous les conseillers approuvent à l'unanimité l'acquisition du terrain des Fougères.
Anne MULLER

? Chantier d'insertion. La création de l'association « Chantier d'insertion ferme d'Argentin » des Tournesols dont les travaux doivent se terminer l'an prochain au Frarupt à Lièpvre, a été approuvée. La CCVA deviendra membre de cette association, et Paul Drouillon a été désigné représentant de la CCVA dans les instances de cette association.

? Service civique. L'agrément de 3 ans pour engager des jeunes en service civique, arrive à échéance. Il a permis d'accueillir 14 jeunes dans plusieurs secteurs d'activité (Labs, médiathèque, patrimoine, direction de la culture). Les élus ont décidé de demander un renouvellement d'agrément.

? Assistant de prévention. Fabien Kieffer, sera mis à disposition des collectivités membres de la CCVA pour les missions d'assistant de prévention. « C'est un pas de plus vers la mutualisation » explique le président Claude Abel.

? Attributions de compensation. Il a été décidé de rétablir les montants « historiques » des attributions de compensation en 2019. À savoir 840 987 EUR pour la commune de Lièpvre, 601 862 EUR pour celle de Sainte-Marie-aux-Mines, 206 903 EUR pour Sainte-Croix-aux-Mines et 25 851 EUR pour Rombach-le-Franc.

? CIAP. La répartition des charges du bâtiment CIAP a été revue au prorata des surfaces utilisées. Sachant que l'électricité et le chauffage sont directement facturés à l'Atelier d'Émeraude, les charges restantes représentent 13 % pour l'Atelier, 46 % pour la CCVA et 40 % pour l'ASEPAM.

? Filature. L'ancien local des services techniques intercommunaux étant libre en zone artisanale de la Filature à Sainte-Croix-aux-Mines, il sera loué au groupe Schmidt, face à leur bâtiment, dès ce mois d'octobre, au tarif des « ateliers/stockage » fixé par la CCVA, à savoir 2,48 EUR HT le m².

? Téléski. L'organigramme de l'exploitation du téléski du site des Bagenelles a été approuvé, une délibération obligatoire qui doit être versée au dossier de Système de Gestion de Sécurité (SGS), qui doit être réalisé dans le cadre d'une nouvelle réglementation.

À l'unanimité également, les élus ont décidé que pour la prochaine saison, la station de ski ne fonctionnerait « que le week-end, y compris pendant les vacances scolaires. »

? PAH. Le budget total des actions 2020 du pays d'art et d'histoire (PAH) a été approuvé à hauteur de 17 100 EUR. Il s'agit pour 5 800 EUR de l'édition des programmes annuels, de réalisation et réimpression de plaquettes et de panneaux ; pour 7 500 EUR une visite théâtralisée sur le monde agricole de la vallée, qui aura lieu à Lièpvre ; pour 1 000EUR d'ateliers pédagogiques ; pour 800 EUR la création d'un escape game au CIAP ; pour 2000EUR une exposition temporaire sur les Bains municipaux sainte-mariens et une autre sur les femmes du Val d'Argent. Financé pour moitié par la CCVA et par la DRAC.

? Festival C'est dans la vallée. Une subvention de 10 000 EUR a été attribuée à la SPL EVA pour l'organisation du festival « C'est dans la vallée », soit le maximum possible par la charte culturelle.

? Charte documentaire. À la médiathèque intercommunale du Val d'Argent, la mise en oeuvre d'une charte documentaire se fera à compter du 15 octobre. Elle fixe les règles de la politique d'acquisition en se fondant sur les spécificités historiques, géographiques et sociales du lieu. « C'est un document cadre, transparent dans la politique des achats. On essaie de balayer le plus large possible » explique le président de la commission culture, Eric Freyburger.

? Autoréparation de vélos. Une borne d'autoréparation de vélos sera installée le long de la piste cyclable, près du panneau d'information du parking poids lourds de Lièpvre. « C'est un portique pour suspendre les vélos, avec tous les outils nécessaires » explique Jean-Marc Burrus. La Région finance à hauteur de 80 % du coût, et 20 % du coût restent à la charge de la collectivité, soit 443 EUR. Cathy Rose a voté contre, par procuration.

? Hydrogène. La CCVA va adhérer au Pôle Véhicule du Futur et au Club Hydrogène Grand Est, moyennant 1 284 EUR les adhésions. Jean-Marc Burrus précise que Paul Drouillon a créé un groupe de travail pour la station à hydrogène, qui n'est pas encore arrivée dans la vallée, mais qui doit être installée l'an prochain pour alimenter à terme, une flotte de cinq véhicules et dix vélos. « Dans un premier temps, il faut adhérer à cet organisme, sinon on risque de tout perdre. 190 000 EUR ont été investis, maintenant, il faut aller au bout ! » Denis Petit précise, il y a 80 000 EUR à charge de la com'com et 110 000 EUR de subventions. Un vote contre est enregistré : celui de Cathy Rose, par procuration. A.M.

Au terme de trois heures de réunion, les esprits se sont échauffés aux points divers, concernant la décision des élus rombéchats de ne plus siéger à la CCVA (DNA du 18/9). Jean-Marc Burrus s'est dit « attristé et gêné », tandis que Nadège Florentz avait préparé un texte. « À qui profite le crime ? Tout d'abord, passer de 21 à 14 élus réduit considérablement la diversité des opinions et permet de faire adopter plus facilement les délibérations [...] Alors que nous sommes à 21 actuellement, il n'a été accordé au groupe minoritaire que je représente qu'un seul siège, la candidature de Gérard Freitag ayant été écartée sous des prétextes fallacieux. »

« La preuve de la démocratie, c'est que vous pouvez vous exprimer ! » s'insurge le président Abel.

« J'ai trouvé ça détestable, lamentable, de pousser Rombach hors de la com'com » commente pour sa part Agnès Henrichs. « C'est indigne de cette famille, on n'aurait jamais dû en arriver là, on donne une image déplorable à l'intercommunalité qui n'en est plus une ». Claude Abel rappelle l'accord de Jean-Pierre Hestin sur l'accord local à 14, et argumente, « ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup de monde qu'on travaille mieux ». Un argument que réfute Mme Florentz. Le président rebondit, « à 13 délégués, on a déjà fait de très beaux projets, en pointant la médiathèque, et aucune commission n'est fermée, que ce soit pour la majorité ou la minorité ».

Agnès Henrichs regrette que le chiffre 14 « n'a jamais donné lieu à discussion au sein de notre com'com ». Claude Abel rétorque que ça s'est discuté en bureau. L'ancienne maire sainte-creuzienne hausse le ton, « c'est quelque part un coup d'État... Dans la vallée de Villé, ils sont 35 avec des suppléants... Je regrette ma position, ça contribue à éclabousser notre vallée, je suis désolée de ma colère, vraiment... Mais on exclut une commune ! »

Claude Abel estime que « ce terme est trop fort. C'est à nous de définir par rapport à ce que la loi permet... Il y a des suppléants prévus pour remplacer... »

La séance levée, les invectives continuent jusqu'à la porte de sortie...
Anne MULLER Contexte et fusion

La loi Elan de 2018 oblige les organismes de logement social à se regrouper avant le 1er janvier 2021 afin d'atteindre le seuil de 12 000 logements, seuil considéré comme étant la taille minimale nécessaire pour assurer l'ensemble des fonctions stratégiques de manière autonome.

Des contraintes complémentaires sont imposées aux organismes de moins de 1 500 logements (c'est le cas de VAH), pouvant entraîner la dissolution en l'absence de rapprochement avant cette date.

HHA gère 9 300 logements répartis dans 111 communes, dont 75 logements à Sainte-Croix-aux-Mines, Lièpvre et Rombach-le-Franc. Sa collectivité de rattachement est le conseil départemental du Haut-Rhin.

 

 
 

 

Une réforme qui plonge les CFA dans le flou

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:17:01

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formation  Apprentissage
Une réforme qui plonge les CFA dans le flou
Votée en septembre 2018, la réforme de l'apprentissage, qui refonde le financement des contrats d'apprentissage et de professionnalisation, inquiète les acteurs historiques du secteur. Ces derniers se sentent floués par rapport aux nouveaux arrivés sur un marché désormais libéralisé.
 

 
Yannick Scheibling, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) Marcel-Rudloff de Colmar : « L'égalité devant le service public n'est pas respectée, la réforme crée une distorsion de tarif et pose, à mon sens, un problème juridique. »
« L'esprit de la réforme est bon, il s'agit de diversifier l'offre de formation afin qu'elle colle davantage à la réalité des entreprises. » Mais si l'esprit va dans le bon sens, la mise en oeuvre est chaotique.

En près de quarante ans de carrière, Yannick Scheibling, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) Centre Alsace Marcel-Rudloff de Colmar, dit n'avoir « jamais été confronté à une telle situation ». Votée en septembre 2018, la réforme de l'apprentissage (loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel), bouleverse l'organisation des Centres de formation des apprentis (CFA). Les subventions de fonctionnement, jusque-là versées par le conseil régional, seront dorénavant distribuées par l'organisme public France Compétences qui collectera la taxe d'apprentissage auprès des entreprises pour la reverser aux financeurs, dont les opérateurs de compétences (OPCO). Avec ses pôles gastronomie, beauté, commerce, énergies et fluides, construction et automobiles, le CFA Marcel-Rudloff aura affaire à six OPCO différents sur les onze existants. « Pour l'instant, je n'ai aucune nouvelle de ces organismes... alors que la réforme entre en vigueur le 1er janvier 2020 », s'alarme le directeur du CFA Marcel-Rudloff.

Président de l'Association des directions des CFA d'Alsace, Yannick Scheibling n'a pas été mieux informé que ses confrères. « Nous n'avons été entendus ni par les ministères ni par les députés. » Précautionneuse, la région Grand Est a prévu un fonds de réserve afin que les CFA tiennent au moins deux mois à partir de janvier et a préfinancé un certain nombre d'actions (les dotations pour l'outillage, par exemple).
« Une nouvelle tarification beaucoupplus avantageuse »

D'autres points restent cependant en suspens : « Les apprentis ont droit à des indemnités de déplacement, ainsi qu'à un « trousseau » (outils, tenue...). À ce jour, personne ne sait qui va prendre en charge leur financement. » « Mais le plus inique dans tout cela est que les coûts des formations (coût-contrat), qui constituent un indicateur pour les versements de la taxe d'apprentissage et les subventions régionales, ont été déclarés et déposés en préfecture en 2017. Nous, les CFA " historiques, allons percevoir ces montants pour financer les formations des jeunes inscrits en 2019. Or, à partir de janvier 2020, tout nouveau CFA qui se crée bénéficiera de la nouvelle tarification, beaucoup plus avantageuse, puisqu'elle sera de 30 à 50 % plus importante. En section coiffure, par exemple, nous sommes financés à hauteur de 3 600 EUR par apprenti. Aujourd'hui, je sais déjà que cette formation me coûtera en réalité 4 000 EUR, du fait des innovations pédagogiques qui sont intervenues depuis. Et dans une perspective de plus long terme, le coût s'élèvera à 5 500 EUR. Au nom de quoi des CFA nouvellement créés auraient-ils droit à plus que nous, les acteurs historiques ? ! L'égalité devant le service public n'est pas respectée, la réforme crée une distorsion de tarif, et pose, à mon sens, un problème juridique. »
Une « année record »

Le budget du CFA Marcel-Rudloff se monte à 4,4 millions d'euros. Avec le nouveau système de dotation, l'établissement aurait pu toucher 5,2 millions.

Ce problème de financement est, de plus, particulièrement aigu en cette rentrée alors que le CFA vit une « année record » avec 1 100 jeunes inscrits contre 1 032 en 2018. « Nous n'avons plus enregistré autant d'inscriptions depuis 2010, nous percevons un réel engouement pour l'apprentissage. » Malgré cette affluence record, 150 places restent non pourvues dans les entreprises haut-rhinoises.
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Apprentissage Une réforme qui plonge les CFA dans le flou

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:11:00

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Apprentissage Une réforme qui plonge les CFA dans le flou
 

 
Yannick Scheibling, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) Marcel-Rudloff de Colmar : « L'égalité devant le service public n'est pas respectée, la réforme crée une distorsion de tarif, et pose, à mon sens, un problème juridique. » Photo L'Alsace /Véronique BERKANI
« L'esprit de la réforme est bon, il s'agit de diversifier l'offre de formation afin qu'elle colle davantage à la réalité des entreprises. » Mais si l'esprit va dans le bon sens, la mise en oeuvre est chaotique. En près de quarante ans de carrière, Yannick Scheibling, directeur du Centre de formation d'apprentis (CFA) Centre Alsace Marcel Rudloff de Colmar, dit n'avoir « jamais été confronté à une telle situation ». Votée en septembre 2018, la réforme de l'apprentissage (loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel), bouleverse l'organisation des Centre de formations des apprentis (CFA). Les subventions de fonctionnement, jusque-là versées par le Conseil régional, seront dorénavant distribuées par l'organisme public France Compétences qui collectera la taxe d'apprentissage auprès des entreprises pour la reverser aux financeurs, dont les opérateurs de compétences (OPCO). Avec ses pôles gastronomie, beauté, commerce, énergies et fluides, construction et automobiles, le CFA Marcel-Rudloff aura affaire à six OPCO différents sur les onze existants. « Pour l'instant, je n'ai aucune nouvelle de ces organismes... alors que la réforme entre en vigueur le 1er janvier 2020 », s'alarme le directeur du CFA Marcel-Rudloff. Président de l'Association des directions des CFA d'Alsace, Yannick Scheibling n'a pas été mieux informé que ses confrères. « Nous n'avons été entendus ni par les ministères ni par les députés. » Précautionneuse, la région Grand Est a prévu un fonds de réserve afin que les CFA tiennent au moins deux mois à partir de janvier prochain et a préfinancé un certain nombre d'actions (les dotations pour l'outillage, par exemple).
« Une nouvelle tarification beaucoup plus avantageuse »

D'autres points restent cependant en suspens : « Les apprentis ont droit à des indemnités de déplacement, ainsi qu'à un « trousseau » (outils, tenue...). À ce jour, personne ne sait pas qui va prendre en charge leur financement. » « Mais le plus inique dans tout cela est que les coûts des formations (coût-contrat), qui constituent un indicateur pour les versements de la taxe d'apprentissage et les subventions régionales, ont été déclarés et déposés en préfecture en 2017. Nous, les CFA " historiques, allons percevoir ces montants pour financer les formations des jeunes inscrits en 2019. Or, à partir de janvier 2020, tout nouveau CFA qui se crée bénéficiera de la nouvelle tarification, beaucoup plus avantageuse, puisqu'elle sera de 30 à 50 % plus importante. En section coiffure, par exemple, nous sommes financés à hauteur de 3 600 EUR par apprenti. Aujourd'hui, je sais déjà que cette formation me coûtera en réalité 4 000 EUR, du fait des innovations pédagogiques qui sont intervenues depuis. Et dans une perspective de plus long terme, le coût s'élèvera à 5 500 EUR. Au nom de quoi des CFA nouvellement créés auraient-ils droit à plus que nous, les acteurs historiques ? ! L'égalité devant le service public n'est pas respectée, la réforme crée une distorsion de tarif, et pose, à mon sens, un problème juridique. »
Une « année record »

Le budget du CFA Marcel-Rudloff se monte à 4,4 millions d'euros. Avec le nouveau système de dotation, l'établissement aurait pu toucher 5,2 millions.

Ce problème de financement est, de plus, particulièrement aigu en cette rentrée alors que le CFA vit une « année record » avec 1 100 jeunes inscrits contre 1 032 en 2018. « Nous n'avons plus enregistré autant d'inscriptions depuis 2010, nous percevons un réel engouement pour l'apprentissage. » Malgré cette affluence record, 150 places restent non pourvues dans les entreprises haut-rhinoises.
Véronique BERKANI

 

 
 

En hommage aux 117 femmes victimes de violences conjugales

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:06:26

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Huningue  Association Entraide Femmes Haut-Rhin
En hommage aux 117 femmes victimes de violences conjugales
Entraide Femmes Haut-Rhin se mobilisera à Huningue, ce samedi 12 octobre sur la place Abbatucci de 14 h 30 à 15 h 30, pour rendre hommage aux 117 femmes mortes depuis le début de l'année en France sous les coups de leur conjoint ou ex-compagnon. Un rassemblement silencieux, faute de faire mieux...
 

 
Les représentantes d'« Entraide Femmes Haut-Rhin » avaient déjà porté la cause de femmes victimes de violences conjugales, en avril, lors d'une marche silencieuse entre Saint-Louis et Huningue.
Elles avaient déjà lancé une marche silencieuse, en avril, entre le centre de Saint-Louis et l'entrée de Huningue. À cette période, 36 femmes étaient décédées depuis le début de l'année. 36 sur le plan national, c'était beaucoup trop ! Mais tellement peu contre les 117 victimes dénombrées depuis le début de cette semaine.

Les membres de l'association « Entraide Femmes Haut-Rhin » se disent maintenant atterrés face à l'ampleur des féminicides ou meurtres conjugaux perpétrés en France. « Nous voulons alerter, faire prendre conscience que cela existe et que c'est un fait de société, qu'au-delà de tout ce qui s'entend, cela peut arriver à n'importe qui », explique Dany Lauton, présidente de l'association huninguoise fondée en 2013. Parce qu'elles se refusent à toute forme d'inertie, les représentantes de l'association, militantes depuis de nombreuses années contre les violences faites aux femmes, continuent de sensibiliser la population. Dans ce cadre, elles invitent à un rassemblement silencieux, ce samedi 12 octobre, sur la place Abbatucci au centre de Huningue, entre 14 h 30 et 15 h 30. Une heure, « durant laquelle les gens devraient être plus disponibles », estime la présidente. « Si nous ne sensibilisons pas la population, qui va le faire ? » Mais, au-delà de ce temps d'hommage dédié aux 117 victimes et à leurs familles, l'invitation touche également les représentants des pouvoirs publics et les politiques impliqués sur le territoire du sud du département. Toutes les municipalités de la région des Trois Frontières ont été informées ainsi que l'ensemble des femmes élues du Haut-Rhin. À ces dernières, l'association leur a demandé de se joindre au rassemblement vêtues de leur écharpe tricolore. Tandis que les autres personnes solidaires pourront se munir d'un mouchoir blanc. « Ils doivent prendre conscience de la gravité de ces actes dirigés vers les femmes », insiste la présidente. Elle rappelle au passage, qu'entre janvier 2015 et mai 2010, deux femmes de Saint-Louis, Latifa Boukri et Amel Benmahammed, ont été assassinées par leur conjoint.
« L'homme passe à l'acte lorsqu'il a compris qu'il a perdu toute emprise ».

Samedi, le silence et le recueillement prévaudront sur la place historique de Huningue. Seules des banderoles reprendront les prénoms des 117 victimes. Autant de bougies seront allumées à leur mémoire. Par leur travail de terrain, et 24 heures sur 24, les membres de l'association constatent que toutes les tranches d'âges sont de plus en plus concernées. Elles reçoivent, écoutent et accompagnent en majorité des « femmes âgées entre 21 et 28 ans ». Mais les 30 à 45 ans sont toujours nombreuses et quelques cas de violences intrafamiliales se vérifient aussi chez des femmes de 70 à 80 ans. Pourtant, un schéma semble récurrent. Dany Lauton témoigne : « les drames surviennent alors que les épouses ou compagnes sont déjà séparées de leur conjoint ou ex-compagnon. L'homme passe à l'acte lorsqu'il a compris qu'il a perdu toute emprise ». Une des raisons de freiner celles qui voudraient partir, échapper à leur terrible destin, s'en sortir. Sur la circonscription de Saint-Louis/Huningue, l'association entretient de bonnes relations avec le commissariat de Saint-Louis et les forces de l'ordre en règle générale. « Nous avons besoin d'eux et réciproquement. Nous sommes partenaires. »

Cependant, au sein d'« Entraide Femmes Haut-Rhin », toutes s'accordent sur une priorité : celle qui se rapporte aux premiers contacts des femmes en situation d'urgence avec des policiers ou des gendarmes. Les premiers pas dans un commissariat ou une gendarmerie sont déterminants. La femme qui vient d'être victime de violence n'a rien à voir avec l'individu qui vient déclarer le vol de son vélo. Un accueil privilégié, une écoute de qualité s'imposent mais ne suffisent pas. Céline Richardot, membre de l'association et avocate au barreau de Mulhouse, souligne l'importance « d'orienter les femmes vers le dépôt de plainte plutôt que la main courante ». L'avocate insiste : « une gifle justifie déjà un dépôt de plainte ».

Parce qu'il faut donner des chances à la plainte d'aboutir, l'association souhaiterait pouvoir accompagner ses protégées durant le dépôt de plainte. Trop souvent, lorsqu'elles se rendent seules au commissariat, elles reviennent sans avoir fait la différence entre une plainte et une main courante. « Les accompagner revient à apporter des éléments, dans certains cas à suggérer ce que la femme, fragilisée, a pu oublier », précisent Dany Lauton et Céline Richardot.
« Tout est prévu par la loi... sauf qu'elle n'est pas appliquée »

Elles pointent d'autres constats qui mettent à mal la femme violentée. Elles racontent comment une victime peut, au fil d'une enquête, se sentir démunie faute d'informations précises sur les peines qu'encourt son bourreau. Sur son devenir. Elles racontent : « quand les policiers sont alertés suffisamment tôt, que les violences sont avérées, dans un premier temps l'homme peut être placé en garde-à-vue. Juste après, il arrive que le procureur décide de le convoquer, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Mais si l'affaire est classée sans suite, la femme n'est que très rarement informée de la sortie de l'homme. Quid de la protection mise en place ? Et comment fonctionne la coordination entre police, gendarmerie et parquet ? », s'interrogent-elles.

Pourtant, l'avocate en est persuadée : « tout est prévu par la loi... Sauf qu'elle n'est pas appliquée ». L'éviction de l'homme du domicile conjugal : « pas appliquée ! ». L'obligation de soins pour le coupable : « pas vue souvent... » Et que dire des médecins « ne remplissant pas correctement les certificats médicaux ? ». Les enquêtes durent et le traitement des plaintes par le parquet peut durer plusieurs semaines « sans que nous n'ayons aucune nouvelle ». Une ordonnance de protection peut être demandée. Mais avant que la femme puisse réunir tous les documents nécessaires, « nous sommes malheureusement déjà très loin de l'urgence ! » Et de constater que « si la loi a bien évolué, sa mise en application a régressé ».
Ghislaine MOUGEL À Huningue, le samedi 12 octobre de 14 h 30 à 15 h 30 sur la place Abbatucci : Rassemblement de l'association Entraide Femmes Haut-Rhin pour honorer la mémoire des 117 femmes, à ce jour victimes de leur conjoint ou ex-conjoint. Contact et infos : 07 81 90 56 20 (24 heures sur 24). Entraidefemmes68@gmail.com ou sur Facebook : marie joanes.

À Huningue, le samedi 12 octobre de 14 h 30 à 15 h 30 sur la place Abbatucci : Rassemblement de l'association Entraide Femmes Haut-Rhin pour honorer la mémoire des 117 femmes, à ce jour victimes de leur conjoint ou ex-conjoint. Contact et infos : 07 81 90 56 20 (24 heures sur 24). Entraidefemmes68@gmail.com ou sur Facebook : marie joanes.

 
 

 

Saint-Louis En hommage aux 117 femmes victimes de violences conjugales cette année

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:04:10

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Saint-Louis En hommage aux 117 femmes victimes de violences conjugales cette année
 

 
Les représentantes d'Entraide femmes Haut-Rhin avaient déjà porté la cause de femmes victimes de violences conjugales en avril, lors d'une marche silencieuse entre Saint-Louis et Huningue. Archives DNA /G.M.
Elles avaient déjà lancé une marche silencieuse, en avril, entre le centre de Saint-Louis et l'entrée de Huningue. À cette période, 36 femmes étaient décédées depuis le début de l'année. Trente-six sur le plan national, c'était beaucoup trop ! Mais tellement peu contre les 117 victimes dénombrées à ce jour.

Les membres de l'association Entraide femmes Haut-Rhin se disent maintenant atterrés face à l'ampleur des féminicides ou meurtres conjugaux perpétrés en France. « Nous voulons alerter, faire prendre conscience que cela existe et que c'est un fait de société, qu'au-delà de tout ce qui s'entend, cela peut arriver à n'importe qui », explique Dany Lauton, présidente de l'association huninguoise fondée en 2013.
« L'homme passe à l'acte lorsqu'il a compris qu'il a perdu toute emprise »

Parce qu'elles se refusent à toute forme d'inertie, les représentantes de l'association, militantes depuis de nombreuses années contre les violences faites aux femmes, continuent de sensibiliser la population. Dans ce cadre, elles invitent à un rassemblement silencieux, ce samedi 12 octobre, sur la place Abbatucci au centre de Huningue, entre 14 h 30 et 15 h 30. Une heure « durant laquelle les gens devraient être plus disponibles », estime la présidente. « Si nous ne sensibilisons pas la population, qui va le faire ? » Mais, au-delà de ce temps d'hommage dédié aux 117 victimes et à leurs familles, l'invitation touche également les représentants des pouvoirs publics et les politiques impliqués sur le territoire du sud du département. Toutes les municipalités de la région des Trois frontières ont été informées ainsi que l'ensemble des femmes élues du Haut-Rhin. À ces dernières, l'association a demandé de se joindre au rassemblement vêtues de leur écharpe tricolore. Tandis que les autres participants pourront se munir d'un mouchoir blanc. « Ils doivent prendre conscience de la gravité de ces actes dirigés vers les femmes », insiste la présidente. Elle rappelle au passage qu'entre janvier 2015 et mai 2010, deux femmes de Saint-Louis, Latifa Boukri et Amel Benmahammed, ont été assassinées par leur conjoint.

Samedi, le silence et le recueillement prévaudront sur la place historique de Huningue. Seules des banderoles reprendront les prénoms des 117 victimes. Autant de bougies seront allumées à leur mémoire. Par leur travail de terrain, et 24 heures sur 24, les membres de l'association constatent que toutes les tranches d'âges sont de plus en plus concernées. Elles reçoivent, écoutent et accompagnent en majorité des « femmes âgées entre 21 et 28 ans ». Mais les 30 à 45 ans sont toujours nombreuses et quelques cas de violences intrafamiliales se vérifient aussi chez des femmes de 70 à 80 ans.

Pourtant, un schéma semble récurrent. Dany Lauton témoigne : « Les drames surviennent alors que les épouses ou compagnes sont déjà séparées de leur conjoint ou ex-compagnon. L'homme passe à l'acte lorsqu'il a compris qu'il a perdu toute emprise. » Une des raisons de freiner celles qui voudraient partir, échapper à leur terrible destin, s'en sortir. Dans la circonscription de Saint-Louis/Huningue, l'association entretient de bonnes relations avec le commissariat de Saint-Louis et les forces de l'ordre en règle générale. « Nous avons besoin d'eux et réciproquement. Nous sommes partenaires. »

Cependant, au sein d'Entraide femmes Haut-Rhin, toutes s'accordent sur une priorité : celle qui se rapporte aux premiers contacts des femmes en situation d'urgence avec des policiers ou des gendarmes. Les premiers pas dans un commissariat ou une gendarmerie sont déterminants. La femme qui vient d'être victime de violence n'a rien à voir avec l'individu qui vient déclarer le vol de son vélo. Un accueil privilégié, une écoute de qualité s'imposent mais ne suffisent pas. Céline Richardot, membre de l'association et avocate au barreau de Mulhouse, souligne l'importance « d'orienter les femmes vers le dépôt de plainte plutôt que la main courante ». L'avocate insiste : « Une gifle justifie déjà un dépôt de plainte. »

Parce qu'il faut donner des chances à la plainte d'aboutir, l'association souhaiterait pouvoir accompagner ses protégées durant le dépôt de plainte. Trop souvent, lorsqu'elles se rendent seules au commissariat, elles reviennent sans avoir fait la différence entre une plainte et une main courante. « Les accompagner revient à apporter des éléments, dans certains cas à suggérer ce que la femme, fragilisée, a pu oublier », précisent Dany Lauton et Céline Richardot.

Elles pointent d'autres constats qui mettent à mal la femme violentée. Elles racontent comment une victime peut, au fil d'une enquête, se sentir démunie faute d'informations précises sur les peines qu'encourt son bourreau. Sur son devenir. Elles racontent : « Quand les policiers sont alertés suffisamment tôt, que les violences sont avérées, dans un premier temps l'homme peut être placé en garde-à-vue. Juste après, il arrive que le procureur décide de le convoquer, en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel. Mais si l'affaire est classée sans suite, la femme n'est que très rarement informée de la sortie de l'homme. Quid de la protection mise en place ? Et comment fonctionne la coordination entre police, gendarmerie et parquet ? », s'interrogent-elles.
« Tout est prévupar la loi... sauf qu'elle n'est pas appliquée »

Pourtant, l'avocate en est persuadée : « Tout est prévu par la loi... sauf qu'elle n'est pas appliquée. » L'éviction de l'homme du domicile conjugal : « pas appliquée ! » L'obligation de soins pour le coupable : « pas vue souvent... » Et que dire des médecins « ne remplissant pas correctement les certificats médicaux ? » Les enquêtes durent et le traitement des plaintes par le parquet peut durer plusieurs semaines « sans que nous n'ayons aucune nouvelle ». Une ordonnance de protection peut être demandée. Mais avant que la femme puisse réunir tous les documents nécessaires, « nous sommes malheureusement déjà très loin de l'urgence ! » Et de constater que « si la loi a bien évolué, sa mise en application a régressé ».
Ghislaine MOUGEL Y ALLER À Huningue, le samedi 12 octobre de 14 h 30 à 15 h 30, sur la place Abbatucci : rassemblement de l'association Entraide femmes Haut-Rhin pour honorer la mémoire des 117 femmes victimes de leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l'année. Contact et infos : 07.81.90.56.20 (24 h/24). Entraidefemmes68@gmail.com ou sur Facebook : marie joanes.

 

 
 

Rencontre  Journée interprofessionnelle des acteurs du social à Colmar « La culture est un besoin fondamental »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:39:26

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Rencontre  Journée interprofessionnelle des acteurs du social à Colmar
« La culture est un besoin fondamental »
La deuxième journée Culture et solidarité, organisée par le conseil départemental du Haut-Rhin, a eu lieu jeudi dernier à Colmar. Une rencontre entreprise afin d'optimiser les échanges entre artistes et acteurs sociaux.
 

 
L'objectif de Culture et solidarité : faciliter la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture pour mettre en oeuvre des projets.
Organisée pour la première fois l'an dernier aux Dominicains à Guebwiller, la deuxième rencontre Culture et solidarité s'est déroulée jeudi dernier au centre de repos et de soins de Colmar.

Cette journée professionnelle vise à favoriser la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture dans la mise en oeuvre de projets au travers de conférences, ateliers et Stammtische.
Trois points de vigilance

Cent quarante acteurs socioculturels ont répondu à l'appel du Département et de l'association co-organisatrice Tôt ou t'Art. Maître de conférences associé au master ingénierie des projets culturels et interculturels à l'université de Bordeaux Montaigne, François Pouthier a introduit cette journée d'échanges avec une analyse des bénéfices du lien social par le biais de la culture. « D'après une étude réalisée en 2011, il apparaît qu'après le logement, l'aide alimentaire et le travail, la culture est un besoin fondamental. Mais si 60 % des départements disent en faire une priorité, seuls 24 % y consacrent un budget culturel », constate-t-il.

Dans son discours, largement référencé, il met en exergue trois points de vigilance. Tout d'abord, la coopération. Pour faire oeuvre ensemble, il faut identifier les différents acteurs. Et sur ce point, cette journée Culture et solidarité prend sens. Ensuite, le lexique. « Il nous faut retrouver une langue commune », souligne le grand témoin. Et puis, la posture. Pour comprendre l'autre, il faut de l'écoute, du respect et de l'empathie.

François Pouthier insiste : « Il faut redonner de la "capabilité" aux personnes et se poser la question quels sont les bienfaits de nos actions et comment cela nous nourrit ? Car il faut que tout le monde y trouve son compte, même lorsque l'on est rémunéré pour notre action socioculturelle ».
Acquérir des outilsde médiation

Durant la journée, les Stammtische façon « speed dating », d'une durée de 25 minutes, ont permis aux différents acteurs d'acquérir de nouvelles clefs pour encourager les pratiques artistiques et culturelles, développer des partenariats, financer leurs projets et consolider des actions de médiation. Mais cette journée dédiée aux « activistes partageant les mêmes valeurs », comme les appelle Gaël Doukkali-Burel, administrateur du réseau Tôt ou t'Art, a également permis des rencontres fructueuses qui devraient concrétiser de nouveaux projets à venir.
Dom POIRIER

 

 
 

 

Ribeauvillé  Réunion publique Opération de soutien aux logements anciens

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:40:40

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Ribeauvillé  Réunion publique
Opération de soutien aux logements anciens
Samedi matin dans la salle du théâtre de la mairie, une trentaine de personnes ont participé à la réunion publique organisée par la ville sur le thème « Opération de soutien au logement ancien ».
 

 
La commune de Ribeauvillé, en partenariat avec la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé et le conseil départemental du Haut-Rhin, a présenté les actions de soutien à la valorisation du logement ancien qu'ils mettent en oeuvre.

En préambule, Jean-Louis Christ, maire de Ribeauvillé, a rappelé : « Entre 2006 et 2016, la population de Ribeauvillé a baissé de 6 %. Dans le même temps, les habitations vides ont augmenté de 45 % ce qui représente aujourd'hui près de 10 % des logements de la Communauté de Communes. ». Il a également rappelé que « les meublés de tourisme sont passés de 50 en 2006 à plus de 150 en 2016 ». Ce constat a d'ailleurs amené la ville à prendre des mesures pour en limiter le développement (cf. DNA du 3 octobre).

Pour maintenir une offre de logement suffisante dans la ville, il est nécessaire de redonner vie à ceux qui sont inoccupés en les destinant à l'habitation.

Pour y arriver, des mesures d'accompagnement sont mises en place par la ville de Ribeauvillé avec le soutien la CCPR et du CD68. Pierre Bihl vice-président du CD68 et Umberto Stamile, président de la CCPR, ont présenté plus en détail les moyens qui sont mis en oeuvre en partenariat avec la ville. Tous ces dispositifs concernent autant les propriétaires qui désirent mettre leurs biens en location, que ceux qui souhaitent les aménager pour y demeurer. L'accompagnement proposé est aussi technique que financier et se réalisera grâce aux moyens conjugués du CAUE 68 (Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement) et de l'ADIL 68 (Agence Départementale d'Information sur le Logement) qui sera la porte d'entrée du dispositif. L'ADIL 68 invite d'ailleurs les propriétaires intéressés à se mettre en rapport avec elle dès que germe l'idée de leur éventuel projet.

Pour faciliter le contact, l'ADIL68 tiendra une permanence tous les deuxièmes jeudis du mois de 9 h à 12 h à la mairie de Ribeauvillé. La première d'entre elles aura lieu jeudi 10 octobre.

 

 
 

 

Colmar CDRS « La culture est un besoin fondamental »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:57:47

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Colmar CDRS « La culture est un besoin fondamental »
 

 
L'objectif de Culture et solidarité : faciliter la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture dans la mise en oeuvre de projets. Photo L'Alsace /Dom POIRIER
Organisée pour la première fois l'an dernier aux Dominicains à Guebwiller, la deuxième rencontre Culture et solidarité s'est déroulée jeudi dernier au centre de repos et de soin de Colmar. Cette journée professionnelle proposée par le conseil départemental du Haut-Rhin vise à favoriser la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture dans la mise en oeuvre de projets au travers de conférence, ateliers et stammtish.
Trois points de vigilance

140 acteurs socioculturels ont répondu à l'appel du département et de l'association co-organisatrice Tôt au t'Art. Maître de conférences associé au master ingénierie des projets culturels et interculturels à l'université de Bordeaux Montaigne, François Pouthier a introduit cette journée d'échanges avec une analyse des bénéfices du lien social par le biais de la culture. « D'après une étude réalisée en 2011, il apparaît qu'après le logement, l'aide alimentaire et le travail, la culture est un besoin fondamental. Mais si 60 % des départements disent en faire une priorité, seuls 24 % y consacrent un budget culturel », constate-t-il.

Dans son discours, largement référencé, il met en exergue trois points de vigilance. Tout d'abord, la coopération. Pour faire oeuvre ensemble, il faut identifier les différents acteurs. Et sur ce point, cette journée Culture et solidarité prend sens. Ensuite, le lexique. « Il nous faut retrouver une langue commune », souligne le grand témoin. Et puis, la posture. Pour comprendre l'autre, il faut de l'écoute, du respect et de l'empathie.

François Pouthier insiste : il faut redonner de la «"capabilité" aux personnes et se poser la question de quels sont les bienfaits de nos actions et comment cela nous nourrit ? Car il faut que tout le monde y trouve son compte », même lorsque l'on est rémunéré pour notre action socioculturelle.
Acquérir des outils de médiation

Durant la journée, les stammtish façon « speed dating », d'une durée de 25 minutes, ont permis aux différents acteurs d'acquérir de nouvelles clefs pour encourager les pratiques artistiques et culturelles, développer des partenariats, financer leurs projets et consolider des actions de médiation. Mais cette journée dédiée aux « activistes partageant les mêmes valeurs », comme les appelle Gaël Doukkali-Burel, administrateur du réseau Tôt ou t'Art, a également permis des rencontres fructueuses qui devraient concrétiser de nouveaux projets, où tout le monde y trouvera son compte.
Dom POIRIER

 

 
 

Hartmannswillerkopf La Croix pour la paix en Europe rénovée

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:42:32

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HWK La Croix pour la paix en Europe rénovée
 

 
Les élèves du lycée Gustave-Eiffel de Cernay sur l'échafaudage au pied de la croix avec le professeur Philippe Schwartz et le proviseur adjoint Guy Staedelin. Photo L'Alsace /D.P.
Depuis quelques jours, des travaux de réfection et de rénovation de la Croix pour la paix en Europe, dominant le Hartmannswillerkopf, ont été effectués par des jeunes des sections CAP et bac pro du lycée Gustave-Eiffel de Cernay sous la conduite du professeur d'atelier Philippe Schwartz. Lors de la fin des travaux, jeudi matin, le proviseur adjoint, Guy Staedelin était présent au milieu des élèves qui effectuaient le démontage de l'échafaudage.

Inaugurée en 1936, la croix de 22 mètres de haut et visible de tous les points cardinaux en Alsace, longtemps appelée Croix sommitale, a été rebaptisée Croix pour la paix en Europe par le comité du HWK, présidé par Jean Klinkert, pour rendre hommage aux soldats français et allemands dont les dépouilles n'ont jamais été retrouvées, explique le général Jacques Neuville.

Situé sur un piton rocheux soumis à de fortes intempéries, l'ouvrage devenait fragile sur sa base et présentait des éclatements de béton et des fissures par endroits. Quant à la peinture, et malgré un rafraîchissement de celle-ci tous les quinze ans, rappelle le spécialiste du site, Gilbert Wagner, il faudra encore en mettre une couche dans les années à venir.
Un partenariat entre le lycée et le comité du HWK

D'habitude, les élèves du lycée du bâtiment de Cernay se retrouvent sur le terrain du champ de bataille avec des élèves allemands dans le cadre d'une coopération avec le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (Service pour l'entretien des sépultures militaires allemandes) pour effectuer divers travaux de restauration et de réhabilitation. Depuis une semaine, les lycéens de Cernay sont seuls à restaurer la base de la croix. Philippe Schwartz, enseignant dans la maçonnerie, assure qu'il fallait traiter les armatures en acier avec des produits d'accrochage. Puis, il était nécessaire d'ajouter un enduit avec un filet puis une deuxième couche de finition pour maintenir une bonne résistance, une imperméabilité et une élasticité face aux intempéries.

Après la remise en marche de l'éclairage du monument le 11 novembre 2018, pour le centenaire de la guerre de 14-18, l'assemblée du HWK avait obtenu l'aide financière de toutes les communes du Haut-Rhin, de l'Assemblée nationale et du Sénat. Pour la Croix, c'est Gilbert Wagner qui avait suggéré à Jacques Neuville de prendre contact avec le lycée du bâtiment de Cernay et son proviseur.

Les travaux actuels effectués par les lycéens ne sont pas très coûteux, assure le général Neuville et pour la proviseure Isabelle Marchand le projet de réhabilitation constitue un projet pédagogique valorisant pour les élèves. La suite des travaux sur le mât de la croix sera réalisée en 2020, précise le général, premier vice-président de l'association pour le HWK. Pour le financement, des contacts sont déjà pris avec le Grand Est...
Dominique PY

 

 
 

Munster Fecht Amont La présidente réélue

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:56:40

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Munster Fecht Amont La présidente réélue
 

 
La présidente du syndicat mixte de la Fecht Amont, Monique Martin, a procédé à l'installation des membres désignés, suite à l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2019 entérinant l'extension du périmètre du syndicat, lundi 30 septembre lors de l'assemblée générale ordinaire qui s'est déroulée salle de la Laub à Munster en présence, notamment, du maire Pierre Dischinger et des délégués des communes concernées.

Les élections des président, vice-présidents et secrétaire n'ont pas créé de surprise puisque Monique Martin a été réélue à l'unanimité en tant que présidente.

À l'unanimité également les deux vice-présidents, Bernard Schlüssel (Turckheim, 1er vice-président) et Albert Arlen (Munster, 2e vice-président), ainsi que Denise Stoekle (Colmar Agglomération), secrétaire.

Unanimité encore s'agissant de tous les autres points inscrits à l'ordre du jour, telle l'élection des membres du bureau, ou l'explication du fonctionnement du syndicat, s'appuyant sur la structure Rivières de Haute Alsace (RHA), qui mutualise l'ingénierie pour l'ensemble des syndicats de rivières.
Un point sur les travaux

Des travaux qui ont été présentés sur grand écran (réalisés ou en cours), par Olivia Chauzavian, directrice de RHA, Gwendoline Kervellec ingénieure en chef de RHA et Georges Walter, de la Devi (Direction de l'environnement et du cadre de vie environnement) au conseil départemental. Citons, entre autres la réouverture d'un bras de la Fecht à Mittlach, la réfection d'un mur à Metzeral ; des travaux sur la digue à Muhlbach (en cours) ; reprise de la berge (Walbach), et du seuil en aval du camping (Munster)... passerelle piétonne (Wihr-au-Val) ; protection de la berge (Walbach) ; remise en état du seuil en bois (Walbach) ; mise en place d'un système de comptage de la passe aux poissons au seuil du Logelbach (Turckheim), reprise de la maçonnerie sous le pont et du seuil en aval (Turckheim).
Le Département souhaite garder la compétence « barrage »

Quant au débat d'orientation budgétaire pour 2020, il a été acté (à l'unanimité aussi). Il a en outre été question de l'approbation de la convention relative à la répartition de la compétence Gemapi (Gestion de l'eau et des milieux aquatiques et prévention des risques d'inondation), rappelant que « pour soulager les syndicats de rivières, le Département souhaite rester compétent pour la gestion des barrages, gestion réalisée par les Rivières de Haute Alsace dont le département est membre ».

Approbation également concernant « les nouveaux statuts du syndicat mixte du bassin de l'Ill, suite à l'extension et la fusion des syndicats de rivières » mutualisation, comme indiqué plus haut, (ce qui n'influe en rien sur la dénomination du syndicat du secteur qui gardera son nom de « syndicat mixte de la Fecht Amont ».

 

 
 

SDIS Passation de commandement au CPI

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:59:13

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SDIS Passation de commandement au CPI
 

 
Le sergent-chef Christophe Hausherr a été promu chef de corps du CPI. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
La cérémonie a été présidée par le capitaine Riber, conjointement avec le capitaine Mamprin, tous deux du commandement de la compagnie territoriale 3 du SDIS 68. Parmi les personnalités présentes, Michel Habig, vice-président du Conseil départemental, Françoise Boog, conseillère régionale Grand Est, Corinne Sick, maire de la commune et les maires et une délégation de sapeurs-pompiers des communes des environs. La clique de la fanfare des sapeurs-pompiers d'Oberhergheim, sous la direction d'Yves Meyer, l'Harmonie municipale avec Mimo Ilev à sa tête ont embelli la cérémonie.
Quinze ans au sein du CPI

Le lieutenant Seiller quitte sa fonction de commandant qu'il a exercé pendant quinze ans au sein du CPI d'Oberhergheim. Laurent Seiller est entré au Centre de première intervention d'Oberhergheim le 1er décembre 1985, sous la direction de Gérard Butzerin. Il est promu sergent en mai 2002, puis adjudant en mai 2004 et promu chef de corps, succédant à Francis Sutter. Il a été nommé adjudant-chef le 15 mai 2007 et lieutenant le 8 décembre 2013. En 2005, la médaille d'honneur des sapeurs-pompiers lui est décernée pour 20 ans de service, en 2010 la médaille vermeille pour 25 ans et en 2014 la médaille d'honneur en argent. Cette dernière est décernée au sapeur-pompier qui s'est particulièrement distingué dans l'exercice de ses fonctions et pour services exceptionnels rendus.

Il est entré à la fanfare des sapeurs-pompiers dès l'âge de dix ans en tant que tambour-major et joue aujourd'hui du clairon.

Corinne Sick a salué l'engagement de Laurent Seiller : « Votre force, votre volonté, la qualité personnelle dans vos relations avec vos collègues pompiers et les valeurs que vous portez ont été profitables à l'évolution positive du CPI, une bonne gestion reconnue par vos supérieurs ».
19 sapeurs-pompiers

Le lieutenant Seiller a rappelé que « durant ses quinze ans à la tête du centre, ce sont 632 interventions qui ont eu lieu. Pour la commune, c'est une chance d'avoir encore un Centre de première intervention, un service de proximité qui vient en aide à la population. Le centre compte 19 sapeurs-pompiers. » L'ancien chef de corps a lancé un appel aux jeunes pour venir renforcer les rangs. Corinne Sick, maire, lui a souhaité beaucoup de réussite dans ses nouvelles fonctions et a encouragé le chef promu à développer l'esprit d'équipe au sein du CPI.

Le passage de témoin entre celui qui quitte son poste et le nouveau chef a été symbolisé par la remise des clés de l'ancienne caserne au nouveau promu.
Christian WERTHE

 

 
 

Trois Frontières Kappelen Le village embellit encore

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:02:23

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Trois Frontières Kappelen Le village embellit encore
 

 
« C'est trop bien ici ! », s'exclament avec bonheur les petits écoliers de Kappelen... Photos DNA /P.M.
« C'était la toute dernière rue non encore aménagée », souligne avec le sourire, ce vendredi matin, lors d'une visite sur les lieux, Gérard Burget, le maire de Kappelen. L'élu de ce petit village coquet et propret, où « il fait bon vivre », dit-il, se réjouit de « la belle qualité des travaux ». Mieux encore. C'est avec fierté qu'il glisse que deux riverains y ont « remarquablement contribué, en nous cédant du terrain à l'euro symbolique... »
Rue des Acacias toute neuve

Une nouvelle conduite d'eau potable (diamètre 125 au lieu de 100). Des travaux d'assainissement : branchements d'écoulement des eaux usées et pluviales ; remise à neuf des branchements de tous les particuliers. Enfouissement, ensuite, des lignes téléphoniques et de l'éclairage public. Et, au final, pose de dallage et d'un nouveau revêtement. Tout ceci, après l'agrandissement de l'entrée de la rue et l'élargissement du trottoir le long de la rue du Rhin, porté à 1,40 m, « afin de répondre aux normes de conformité ».
Aire de jeux au top pour les enfants

D'un large sourire, Gérard Burget pointe la fontaine installée à l'entrée de cette rue des Acacias : « Elle date de 1856. Et sera beaucoup plus en valeur ici, qu'avant, dans la cour de la salle communale ! » Sans eau actuellement, car « branchée sur un puits à sec en ce moment », elle peut cependant fonctionner « sur le réseau ».

L'entrée de la rue a été remodelée pour un gain de sécurité, et ce, se félicite Gérard Burget, « grâce à la générosité de deux riverains, Patrick Casagrande et Jean-Jacques Gasser, qui ont cédé du terrain gratuitement ». Le sens du collectif n'est pas un vain mot à Kappelen !

La cloche sonne l'heure de la récré. Il est 10 h en cette matinée lorsque les écoliers arrivent en courant et, aussitôt, prennent l'aire de jeux d'assaut. Balançoire sur ressort, toboggan, cordages, échelle à grimper... C'est peu dire le succès que rencontre la nouvelle structure !

Aménagé dans un coin de verdure idyllique, l'espace comporte également des bancs, une aire de pique-nique et une table de ping-pong pour les plus grands. Le terrain a été façonné en pente douce, « inférieure à 6 % », afin de répondre aux normes PMR (personnes à mobilité réduite).

Les travaux ont été réalisés par l'entreprise L'Art Eau Jardin. Les lieux sont ouverts au public en dehors des heures scolaires.

Il fait assurément « bon vivre à Kappelen » et nul ne s'étonnera d'entendre les petits écoliers, à l'instar de leur maire, s'exclamer : « C'est trop bien ici ».
Paul MUNCH

 

 
 

Wintzenheim Lindane : un merlon de terre pour barrer l'accès

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:12:52

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Wintzenheim Lindane : un merlon de terre pour barrer l'accès
 

 
L'extrémité de la rue de l'Orge, à Wintzenheim, qui permettait d'accéder au terrain pollué au lindane, est désormais barrée par un amas de terre. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
« Cela faisait trois semaines que des caravanes allaient et venaient sans discontinuer sur le terrain pollué situé derrière la déchetterie Europe, lequel appartient à un particulier faisant partie de la communauté des gens du voyage », indique le maire de Wintzenheim, Serge Nicole.

Les derniers véhicules ayant quitté les lieux jeudi dernier, l'accès par la rue de l'Orge a été barré dès vendredi matin. « L'endroit précis où les tonnes de terre ont été déposées appartient encore à la commune, mais il est possible que le propriétaire nous reproche d'enclaver son terrain. Celui-ci étant potentiellement dangereux mais régulièrement occupé par des caravanes, c'est notre manière d'agir en attendant que l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) fasse le nécessaire », souligne le premier édile.

Une cinquantaine de caravanes se trouvent encore sur le terrain voisin, accessible par la rue des Champs, « non pollué mais appartenant à plusieurs propriétaires privés ». Lorsqu'elles partiront, la commune compte également faire déposer un monceau de gravats pour barrer l'accès. « On leur a laissé jusqu'à dimanche au plus tard, poursuit l'élu. Il faut admettre que ces gens ne salissent pas ce terrain, en déposant tous leurs déchets dans le conteneur mis à disposition par Colmar agglomération. Mais ils l'occupent sans autorisation ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Pays de Neuf-Brisach Accueil des nouveaux arrivants

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:50:51

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Pays de Neuf-Brisach Accueil des nouveaux arrivants
 

 
les nouveaux arrivants à Durrenentzen ont été accuillis par la municipalité et les représentants associatifs. Photo L'Alsace /Marie Rose FURDERER
Arès avoir souhaité la bienvenue aux nouveaux arrivants au cours de la classique cérémonie d'accueil, le maire de Durrentzen a présenté la commune, membre avec les 28 communes de la Communauté de communes du Pays de Brisach. Il a ensuite évoqué les deux conseillers départementaux Betty Muller et Michel Habig représentants le canton d'Ensisheim, ainsi que le député Eric Straumann.

Les trois adjoints, Thierry Marantier, Viviane Kien et Christelle Muller, ont fait connaître leurs délégations respectives au sein du conseil municipal, avant que ses membres présents se présentent, tout comme le maire du conseil municipal des jeunes, Antonin Strabach..

Après la présentation des conseillers municipaux adultes et jeunes, le maire en a fait de même avec la secrétaire de mairie, Estelle Noyer, et le technicien communal, Mathieu Weber.

Le maire a relevé que la commune était équipée de caméras, en raison des incivilités, et de la vidéo projection, permettant aux gendarmes d'élucider les cambriolages dans de meilleures conditions.
Regroupement pédagogique intercommunal

La directrice du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) Durrenentzen-Urschenheim-Widensolen Béatrice Blazek a indiqué que quatre classes élémentaires étaient scolarisées dans les trois villages, alors que l'école maternelle, avec pour directrice Marianne Brosse, est installée à Widensolen.

Au niveau de l'agenda annuel, Durrenentzen commémore les combats de sa libération le 31 janvier.

La directrice du périscolaire L'île aux Copains Anita Ehret, sous l'égide de la Jeunesse du Ried Brun, a relevé qu'une trentaine d'enfants de Durrenentzen et d'Urschenheim y sont présents.
Pompiers, associations, paroisses

Le centre de première intervention et l'amicale des sapeurs-pompiers (David Kling), les associations Sports et Loisirs (Sylvie Walter), Team Run'n Zen (Thierry Marantier) et des parents d'élèves 1 2 3 Soleil (Olivier Pilotelle) ont présenté leurs diverses activités.

Celles de pêche et de pisciculture (Lionel Rouelland) et de L'Afrique à Choeur (Jean-Marie Weber), sont aussi présentes dans le village.

Avant de partager le verre de l'amitié, offert par la commune, la conseillère presbytérale, Astrid Holländer, a présenté la paroisse protestante de Jebsheim-Kunheim-Muntzenheim-Fortschwihr-Durrenentzen. Isabelle Laurent, membre de l'équipe d'animation pastorale, en a fait de même pour la Communauté de paroisse Saint-François et Sainte-Clair sur Ried et Hardt, regroupant 14 paroisses.
Marie-Rose FURDERER

 

 
 

Logelheim La Fête du potiron annulée : grosse fatigue des bénévoles

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:16:15

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Logelheim La Fête du potiron annulée : grosse fatigue des bénévoles
 

 
Un décor lors de la 15e édition de la Fête du potiron, en octobre 2011. Archives L'Alsace /JD Kientz
« La décision a été prise démocratiquement, après discussion entre représentants des associations », précise Jean-Maurice Haen, président de l'AFL (Association des fêtes de Logelheim) et chef d'orchestre d'une fête populaire attendue par des milliers de personnes. En 2017, l'année de l'instauration de l'entrée payante (pour financer le dispositif de sécurité), pas moins de 20 000 personnes avaient dégainé leur portefeuille pour découvrir dans les rues et leurs recoins l'immense travail des bénévoles. La commune de moins de 1000 habitants se transformait en l'espace de deux jours en une capitale de la créativité, de la décoration, de la plus classique à la plus extraordinairement délirante ; un festival féerique de couleurs et d'idées jamais égalé dans le département en 20 ans d'existence (la fête a été créée en 1997).
Décision prise en mars

Dès le printemps, lors d'une réunion de bureau de l'AFL (regroupant des représentants de la dizaine d'associations locales), le couperet est tombé : la fête ne figurera pas au calendrier de la Ronde des fêtes, bien que ce rendez-vous soit devenu une biennale à partir de 2011, les capitaines des associations et leur garde rapprochée n'ont pas trouvé, semble-t-il, les ressources nécessaires pour la maintenir... « Il y a de l'usure », concède M. Haen qui parle de bénévoles désirant « un peu de repos ». Personne ne leur jettera le potiron, tant la tâche est immense, les mois précédant l'avant-dernier week-end d'octobre ; sans parler de la constance nécessaire durant 20 années...
Des recettes en moins

Pas moins de 60 tonnes de cucurbitacées, essentiellement des potirons, sont cultivées sur un hectare de champs, « libérés » aimablement par des exploitants agricoles. « Il faut semer, biner en été et les récolter », rappelle le président de l'AFL qui ne cache pas sa déception. Jean-Maurice Haen aurait apprécié le maintien, pas seulement parce que cette fête apporte un liant social extraordinaire au sein d'une petite commune excentrée ; c'est aussi une question de beurre dans les épinards pour les associations qui en tirent de substantifiques revenus.

« Les conséquences sur le financement des associations ne sont quand même pas neutres ; une bonne partie de leurs recettes provient de la Fête du potiron : les entrées, les boissons, etc. »

Le passage en 2011 à une fête organisée les années impairs avait permis de « remobiliser » les gens, mais cette impulsion nouvelle a fini par s'évaporer huit ans plus tard. « Il faut dire que l'on a du mal à renouveler les générations ; les bénévoles prennent de l'âge », analyse M. Haen, lui-même « jeune retraité » et président de l'AFL depuis 2016.

Du côté de la municipalité, l'éventualité de voir disparaître définitivement la plus grosse manifestation populaire de l'année ne semble pas effleurer le maire, Joseph Kammerer. « Elle va renaître de ses cendres », assure le premier magistrat qui se dit « confiant ». Une assemblée générale de l'AFL devrait se tenir courant novembre, nous dit Jean-Maurice Haen. « On va discuter pour savoir ce que l'on va faire. » Réponse dans un mois.
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

Lubrizol : début de l'enquête, 130 plaintes

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:31:13

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Lubrizol : début de l'enquête, 130 plaintes
 

 
 
Quelles sont les causes et l'origine de l'incendie de l'usine Lubrizol ? Les investigations ont débuté sur le site mardi à Rouen, tandis que 130 plaintes ont déjà été déposées par des habitants, entreprises ou communes touchés par les conséquences de cette catastrophe. « La persistance de points chauds sur les sites concernés ne permettait pas jusqu'à présent de procéder aux constatations sur le terrain », a expliqué dans un communiqué Rémy Heitz, le procureur de la République de Paris, dont le pôle Santé publique a repris les investigations en raison notamment de leur complexité et de l'ampleur du sinistre.

Les constatations sur le site seront réalisées par 13 enquêteurs de la gendarmerie nationale (dont six experts incendie). Des policiers de l'Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) et de la police judiciaire seront aussi présents en soutien. « Ces opérations dureront plusieurs jours », a précisé le procureur.
5 253 tonnes de produits chimiques

Jeudi 26 septembre, un gigantesque incendie a détruit chez Lubrizol, une entreprise de produits chimiques classée Seveso seuil haut, 5 253 tonnes de produits chimiques. L'incendie a aussi touché trois entrepôts de son voisin Normandie Logistique qui stockait plus de 9 000 tonnes de produits sur son site. Mais on ne sait pas encore quels produits ont brûlé, ni leur quantité.

La société Lubrizol, qui se base sur « la vidéosurveillance et des témoins oculaires », a affirmé la semaine dernière que l'incendie avait vraisemblablement commencé à l'extérieur de son site. Elle s'est néanmoins engagée vendredi à participer à la réparation des conséquences de l'incendie.

 

 
 

Londres - Bruxelles : rien ne va plus !

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:35:19

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Londres - Bruxelles :

rien ne va plus !
 

 
Les Européens ont donné jusqu'à la fin de la semaine à Boris Johnson pour présenter un compromis. Photo Oli SCARFF/AFP

Les négociations sur le Brexit entre Londres et les Européens semblaient au bord de la rupture mardi, à un peu plus de trois semaines de sa date prévue. Les Européens ont donné jusqu'à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour leur présenter un compromis acceptable et arriver à une séparation à l'amiable le 31 octobre, après 46 ans de vie commune.

Mais la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est entretenue par téléphone avec le Premier ministre britannique Boris Johnson mardi, a fait part du caractère « extrêmement improbable » d'un accord faute de nouvelles propositions de Londres prévoyant un maintien de l'Irlande du Nord britannique dans l'union douanière européenne. Ce que le Royaume-Uni refuse.

« Où allez-vous donc ? »

Dans un message posté sur son compte Twitter, le président du Conseil européen a accusé le tenant du 10 Downing Street de jouer avec « l'avenir de l'Europe et du Royaume-Uni ». « Vous ne voulez pas d'accord, vous ne voulez pas de prolongation, vous ne voulez pas révoquer [le divorce], où allez-vous donc ? », a écrit Donald Tusk. « Nous restons ouverts à la finalisation d'un accord de Brexit juste mais il faut un gouvernement britannique désireux de travailler avec l'UE pour y arriver », a indiqué le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, sur le même réseau social.

Après un entretien téléphonique mardi lors duquel ils ont « réitéré avec force leur souhait de trouver un accord », Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar « espèrent se rencontrer cette semaine »,

L'Irlande a présenté mardi un budget 2020 destiné à absorber l'impact de ce scénario redouté, avec plus de un milliard d'euros de dépenses pour soutenir l'activité. « Le Brexit est le risque le plus pressant et immédiat pour notre économie » et une sortie de l'Union européenne sans accord « serait très difficile », a déclaré le ministre des Finances, Paschal Donohoe.

 

Les négociations sur le Brexit entre Londres et les Européens semblaient au bord de la rupture mardi, à un peu plus de trois semaines de sa date prévue. Les Européens ont donné jusqu'à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour leur présenter un compromis acceptable et arriver à une séparation à l'amiable le 31 octobre, après 46 ans de vie commune.

Mais la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est entretenue par téléphone avec le Premier ministre britannique Boris Johnson mardi, a fait part du caractère « extrêmement improbable » d'un accord faute de nouvelles propositions de Londres prévoyant un maintien de l'Irlande du Nord britannique dans l'union douanière européenne. Ce que le Royaume-Uni refuse.

« Où allez-vous donc ? »

Dans un message posté sur son compte Twitter, le président du Conseil européen a accusé le tenant du 10 Downing Street de jouer avec « l'avenir de l'Europe et du Royaume-Uni ». « Vous ne voulez pas d'accord, vous ne voulez pas de prolongation, vous ne voulez pas révoquer [le divorce], où allez-vous donc ? », a écrit Donald Tusk. « Nous restons ouverts à la finalisation d'un accord de Brexit juste mais il faut un gouvernement britannique désireux de travailler avec l'UE pour y arriver », a indiqué le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, sur le même réseau social.

Après un entretien téléphonique mardi lors duquel ils ont « réitéré avec force leur souhait de trouver un accord », Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar « espèrent se rencontrer cette semaine »,

L'Irlande a présenté mardi un budget 2020 destiné à absorber l'impact de ce scénario redouté, avec plus de un milliard d'euros de dépenses pour soutenir l'activité. « Le Brexit est le risque le plus pressant et immédiat pour notre économie » et une sortie de l'Union européenne sans accord « serait très difficile », a déclaré le ministre des Finances, Paschal Donohoe.