Saisir la grappe pour sortir du RSA

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:44:05

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Social  Vendanges
Saisir la grappe pour sortir du RSA
Reconduite pour la deuxième année dans le Haut-Rhin, la possibilité de cumuler le revenu de solidarité active avec un salaire de vendangeur a bénéficié à 187 personnes en 2018, dont un tiers est, depuis, sorti du RSA. Le dispositif sera étendu à la récolte des fraises et des asperges en 2020.
 

 
Cumuler le RSA et une paye de vendangeur ? C'est possible en Alsace et cela fonctionne bien.
Plus de cent allocataires haut-rhinois du revenu de solidarité active (RSA) se sont déjà portés candidats aux vendanges 2019, qui n'ont commencé que mercredi dernier en Alsace.

En 2018, ils avaient été 187 à profiter de la possibilité, nouvelle dans le département, de cumuler le RSA avec les revenus de cette activité saisonnière.
« Les résultats sont là »

Cet assouplissement doit permettre aux allocataires du RSA de retrouver le chemin de l'emploi et aux viticulteurs d'avoir accès à « une main-d'oeuvre locale », qui se fait plus rare. La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, parle de « dispositif gagnant-gagnant », qui, en outre, ne coûte rien à la collectivité, et s'avère d'autant plus efficace qu'il se traduit par des démarches administratives simplifiées pour les deux parties.

« Les résultats sont là », ajoute Brigitte Klinkert. Le tiers des 187 allocataires ayant participé aux vendanges l'an dernier sont aujourd'hui sortis du RSA.

Le lien de cause à effet n'est pas généralisable, en l'état de la statistique départementale, mais les partenaires du dispositif - Pôle Emploi, la Caisse d'allocations familiales, la Mutuelle sociale agricole, le Centre d'information et d'aide à la recherche d'emploi (Ciarem)... - donnent des exemples concrets et sont unanimes à souligner les bienfaits d'une telle transition.

Rompre le cercle vicieux de l'inactivité, aller à la rencontre d'autres personnes (amorce éventuelle d'un réseau, vecteur d'embauche), faire la preuve de son volontarisme sont autant de signaux forts, pour se redonner confiance à soi-même et séduire de potentiels employeurs.

Directrice en charge de la solidarité au conseil départemental, Dorothée Martin étend ces vertus à l'ensemble du dispositif RSA/bénévolat, mis en place par le Haut-Rhin en 2017, dans un contexte polémique. « Il faut oser bousculer les idées reçues et dépasser certains conservatismes », conclut aujourd'hui Brigitte Klinkert.

La présidente peint son département en modèle d'« innovation sociale », même si le cumul RSA-vendanges est en place depuis une dizaine d'années déjà dans la Marne, depuis 2015 dans le Rhône.

D'autres départements ont certes suivi, notamment le Bas-Rhin, où le dispositif a été expérimenté dans le seul secteur de Barr en 2018, avant d'être étendu au reste du vignoble cette année : un manque de coordination que regrette Simone Kieffer, chargée de mission à l'AVA (Association des viticulteurs d'Alsace), pour qui « la viticulture doit être gérée régionalement ».
« Autant d'argent à mettre ailleurs »

Dans le Haut-Rhin, la possibilité de cumuler RSA et revenus ponctuels sera étendue l'an prochain à la récolte des fraises et des asperges, a annoncé hier Brigitte Klinkert. Se targuant de multiplier les initiatives pour résorber le décalage entre le besoin d'insertion et la demande des chefs d'entreprise - 20 000 emplois sont à pourvoir dans le département -, elle espère que le nombre d'allocataires du RSA va poursuivre sa décrue dans le périmètre qui relève de sa compétence : il s'est stabilisé autour de 14 800, après une baisse de 17% entre début 2016 et mi-2018.

Cela se traduit par une économie de 4 à 5 millions d'euros par an, « autant d'argent à mettre ailleurs ».
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

« On n'a pas trop de mal à trouver du monde »
D'une semaine à l'autre, le nombre de postes de vendangeurs proposés en Alsace n'a guère évolué, passant de 2060 à 2100, indique François Picard, directeur de l'agence Pôle Emploi Colmar-Lacare, qui pilote la cellule Alsace Vendanges. En revanche, le cumul des « mises en relation » a grimpé de 1236 à 1900, et 800 appels ont été traités au cours de la semaine écoulée.

Du côté de l'AVA, Simone Kieffer indique que l'association « n'a pas reçu d'appels au secours » de viticulteurs à la peine pour recruter. Au domaine Dirler-Cadé, à Bergholtz, où les vendanges sont 100 % manuelles et nécessitent 25 embauches, « on n'a pas trop de mal à trouver », observe également Ludivine Dirler. Étudiants, chômeurs, retraités, ils viennent de différents horizons, et souvent reviennent.

C'est le cas de Thomas, 29 ans, qui habite à Soultzmatt. Un dossier d'inscription au lycée égaré, puis le décès de son père l'ont privé de formation et amené à enchaîner les petits boulots, dans le BTP et les métiers de bouche. Jusqu'à ce qu'en 2012, un ami lui propose de faire les vendanges au domaine Ziegler-Fugler à Orschwihr. « Ça m'a tout de suite plu. »

Michel Fugler l'a gardé durant quelques mois supplémentaires, pour l'arrachage du bois puis le palissage. Thomas est resté fidèle aux vendanges, désormais chez les Dirler, où il est sous contrat depuis quelques mois déjà, ce qui lui a permis de sortir du RSA. « Après ces vendanges, je ne sais pas ce que je vais faire... J'aimerais rester dans ce domaine, être formé sur le tas. » Ayant également perdu sa mère, le jeune homme, célibataire, essaie d'économiser pour passer le permis de conduire. En attendant, il vient travailler, chaque matin, à vélo.

 

RSA Saisir la grappe pour sortir de la trappe

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:56:16

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RSA Saisir la grappe pour sortir de la trappe
 

 
C'est au domaine Dirler-Cadé, à Bergholtz, que le conseil départemental du Haut-Rhin et ses partenaires ont fait le point sur le dispositif RSA-vendanges mis en place l'an dernier. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Plus de cent allocataires haut-rhinois du revenu de solidarité active (RSA) se sont déjà portés candidats aux vendanges 2019, qui n'ont commencé que mercredi dernier en Alsace. En 2018, ils avaient été 187 à profiter de la possibilité, nouvelle dans le département, de cumuler le RSA avec les revenus de cette activité saisonnière.

Cet assouplissement doit permettre aux allocataires du RSA de retrouver le chemin de l'emploi et aux viticulteurs « une main-d'oeu- vre locale », qui se fait plus rare. La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, parle de « dispositif gagnant-gagnant », qui, en outre, ne coûte rien à la collectivité et s'avère d'autant plus efficace qu'il se traduit par des démarches administratives simpli-fiées pour les deux parties.
« Les résultats sont là »

« Les résultats sont là », constate Brigitte Klinkert. Le tiers des 187 allocataires ayant participé aux vendanges l'an dernier sont aujourd'hui sortis du RSA. Le lien de cause à effet n'est pas généralisable, en l'état de la statistique départementale, mais les partenaires du dispositif - Pôle Emploi, la Caisse d'allocations familiales, la Mutuelle sociale agricole, le Centre d'information et d'aide à la recherche d'emploi (Ciarem)... - donnent des exemples concrets et sont unanimes à souligner les bienfaits d'une telle transition.

Rompre le cercle vicieux de l'inactivité, aller à la rencontre d'autres personnes - amorce éventuelle d'un « réseau », vecteur d'em-bauche -, faire la preuve de son volontarisme sont autant de signaux forts pour se redonner confiance à soi-même et séduire de potentiels employeurs.
« Autant d'argent à mettre ailleurs »

Directrice en charge de la solidarité au conseil départemental, Dorothée Martin étend ces vertus à l'ensemble du dispositif RSA-bénévolat, mis en place par le Haut-Rhin en 2017, dans un contexte polémique. « Il faut oser bousculer les idées reçues et dépasser certains conservatismes », conclut aujourd'hui Brigitte Klinkert.

La présidente peint son département en modèle d'« innovation sociale », même si le cumul RSA-vendanges est en place depuis une dizaine d'années déjà dans la Marne et depuis 2015 dans le Rhône. D'autres départements ont certes suivi, notamment le Bas-Rhin, où le dispositif a été expérimenté dans le seul secteur de Barr en 2018, avant d'être étendu cette année : un manque de coordination que regrette Simone Kieffer, chargée de mission à l'Ava (Association des viticulteurs d'Alsace), pour qui « la viticulture doit être gérée régionalement ».

Dans le Haut-Rhin, la possibilité de cumuler RSA et revenus ponctuels sera étendue l'année prochaine à la récolte des fraises et des asperges, a annoncé ce mardi Brigit-te Klinkert. Se targuant de multi-plier les initiatives pour résorber le décalage entre le besoin d'insertion et la demande des chefs d'entreprise - 20 000 emplois sont à pourvoir dans le département -, elle espère que le nombre d'allocataires du RSA va poursuivre sa décrue dans le périmètre qui relève de sa compétence : il s'est stabilisé autour de 14 800, après une baisse de 17 % entre début 2016 et mi-2018. Cela se traduit par une économie de 4 à 5 millions d'euros par an, « autant d'argent à mettre ailleurs ».
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

Mulhouse Stephan Graesslin est décédé

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:08:26

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Mulhouse Stephan Graesslin est décédé
 

 
Stephan Graesslin (à droite), en compagnie de Jean Rottner, dont il fut le bras droit aux urgences de Mulhouse, puis le directeur de cabinet à la mairie. Depuis fin 2017, il occupait de nouveau cette fonction auprès du maire Michèle Lutz. DR
La nouvelle s'est abattue comme un coup de tonnerre sur l'hôtel de ville de Mulhouse, hier après-midi : Stephan Graesslin, directeur de cabinet du maire Michèle Lutz depuis 2017, venait d'être retrouvé mort à son domicile mulhousien. Il aurait eu 53 ans le 1er novembre prochain.

Selon les premières constatations médicales effectuées peu après la découverte du corps, le décès est vraisemblablement dû à un malaise cardiaque, survenu quelque 48 heures plus tôt. C'est justement l'impossibilité de le joindre tout au long du week-end - alors même que la disponibilité de Stephan Graesslin était connue de tous - qui a suscité une inquiétude croissante auprès de ses collègues.

« Un chic type », « Un homme de l'ombre, un énorme bosseur », « Un mec secret, qui aimait la vie... Mais qui fumait beaucoup trop », « L'un de ceux grâce à qui l'hôpital de Mulhouse dispose d'un hélicoptère » : la multiplicité des réactions émues qui n'ont pas tardé à se répandre en ville, ainsi que sur les réseaux sociaux, s'explique non seulement par les qualités humaines du défunt, mais aussi par son long compagnonnage professionnel et amical avec Jean Rottner, dont il fut longtemps le bras droit aux urgences de l'hôpital Émile-Muller, avant de le suivre à la mairie de Mulhouse, à partir de 2009.

Très affecté par cette disparition, Jean Rottner, maire de la cité du Bollwerk de 2010 à 2017, n'a pas souhaité y réagir publiquement hier. Stephan Graesslin avait été son directeur de cabinet de 2011 à 2014, avant de prendre la direction du pôle Prévention, sécurité et risques urbains de la Ville à partir de janvier 2015.
« Un homme en qui j'avais une confiance totale »

En novembre 2017, enfin, il était redevenu directeur de cabinet du maire de Mulhouse, mais cette fois auprès de Michèle Lutz, laquelle a fait diffuser un communiqué de presse ému, hier après-midi : « Cette disparition soudaine endeuille notre équipe municipale et, au-delà, l'ensemble de la mairie de Mulhouse. Toutes mes pensées les plus sincères vont à sa famille, ses amis, ses collègues de la mairie et du centre hospitalier Émile-Muller dans lequel il a longtemps servi. Reconnu pour ses grandes qualités humaines, ses capacités d'écoute, de travail et de management, [Stephan Graesslin] laisse un grand vide pour tous ceux, nombreux, qui le côtoyaient et l'appréciaient. Je perds, pour ma part, mon plus proche collaborateur, mais avant tout un homme de grande valeur en qui j'avais une confiance totale. »

Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), a également réagi hier après-midi par voie de communiqué : « Au nom de l'ensemble des élus communautaires, de l'administration et de mon cabinet, je tiens à faire part de nos sincères condoléances à la famille [de Stephan Graesslin], ses proches ainsi qu'à Michèle Lutz, Jean Rottner, l'ensemble de l'équipe municipale de Mulhouse et les membres de son cabinet. Les qualités humaines de Stephan Graesslin et son engagement profond pour Mulhouse auront marqué ses années au service de la collectivité. »

L'Alsace adresse à son tour ses condoléances les plus sincères à ses proches dans la peine, dont ses parents, sa soeur et son frère.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Stephan Graesslin a été retrouvé mort à son domicile

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:49:12

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Disparition Mulhouse
Stephan Graesslin a été retrouvé mort à son domicile
Longtemps bras droit de Jean Rottner aux urgences de Mulhouse, puis directeur de cabinet de celui-ci à la mairie de Mulhouse, puis de Michèle Lutz depuis fin 2017, Stephan Graesslin a été retrouvé mort à son domicile mulhousien hier mardi, des suites probables d'un malaise cardiaque.
 

 
Stephan Graesslin (à droite), en compagnie de Jean Rottner, dont il fut le bras droit aux urgences de Mulhouse, puis le directeur de cabinet à la mairie. Depuis fin 2017, il occupait de nouveau cette fonction auprès du maire Michèle Lutz.
La nouvelle s'est abattue comme un coup de tonnerre sur l'hôtel de ville de Mulhouse, hier après-midi : Stephan Graesslin, directeur de cabinet du maire Michèle Lutz depuis 2017, venait d'être retrouvé mort à son domicile mulhousien. Il aurait eu 53 ans le 1er novembre prochain.

Selon les premières constatations médicales effectuées peu après la découverte du corps, le décès est vraisemblablement dû à un malaise cardiaque, survenu quelque 48 heures plus tôt. C'est justement l'impossibilité de le joindre tout au long du week-end - alors même que la disponibilité de Stephan Graesslin était connue de tous - qui a suscité une inquiétude croissante auprès de ses collègues.

« Un chic type », « Un homme de l'ombre, un énorme bosseur », « Un mec secret, qui aimait la vie... Mais qui fumait beaucoup trop », « L'un de ceux grâce à qui l'hôpital de Mulhouse dispose d'un hélicoptère » : la multiplicité des réactions émues qui n'ont pas tardé à se répandre en ville, ainsi que sur les réseaux sociaux, s'explique non seulement par les qualités humaines du défunt, mais aussi par son long compagnonnage professionnel et amical avec Jean Rottner, dont il fut longtemps le bras droit aux urgences de l'hôpital Émile-Muller, avant de le suivre à la mairie de Mulhouse, à partir de 2009.

Très affecté par cette disparition, Jean Rottner, maire de la cité du Bollwerk de 2010 à 2017, n'a pas souhaité y réagir publiquement hier. Stephan Graesslin avait été son directeur de cabinet de 2011 à 2014, avant de prendre la direction du pôle Prévention, sécurité et risques urbains de la Ville à partir de janvier 2015.
« Un homme en qui j'avais une confiance totale »

En novembre 2017, enfin, il était redevenu directeur de cabinet du maire de Mulhouse, mais cette fois auprès de Michèle Lutz, laquelle a fait diffuser un communiqué de presse ému, hier après-midi : « Cette disparition soudaine endeuille notre équipe municipale et, au-delà, l'ensemble de la mairie de Mulhouse. Toutes mes pensées les plus sincères vont à sa famille, ses amis, ses collègues de la mairie et du centre hospitalier Émile-Muller dans lequel il a longtemps servi. Reconnu pour ses grandes qualités humaines, ses capacités d'écoute, de travail et de management, [Stephan Graesslin] laisse un grand vide pour tous ceux, nombreux, qui le côtoyaient et l'appréciaient. Je perds, pour ma part, mon plus proche collaborateur, mais avant tout un homme de grande valeur en qui j'avais une confiance totale. »

Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), a également réagi hier après-midi par voie de communiqué : « Au nom de l'ensemble des élus communautaires, de l'administration et de mon cabinet, je tiens à faire part de nos sincères condoléances à la famille [de Stephan Graesslin], ses proches ainsi qu'à Michèle Lutz, Jean Rottner, l'ensemble de l'équipe municipale de Mulhouse et les membres de son cabinet. Les qualités humaines de Stephan Graesslin et son engagement profond pour Mulhouse auront marqué ses années au service de la collectivité. »

Les DNA adressent à leur tour leurs condoléances les plus sincères à ses proches dans la peine, dont ses parents, sa soeur et son frère.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Santé Urgences : Le compte n'y est pas pour les grévistes

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:52:45

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Santé Urgences
Santé Urgences : Le compte n'y est pas pour les grévistes
Les annonces d'Agnès Buzyn lundi n'ont pas convaincu le collectif Inter-Urgences, qui a voté, mardi, la poursuite du mouvement de grève. Une date de mobilisation nationale devrait être prochainement fixée.

 
La grève des urgences dure depuis maintenant presque 6 mois et concerne 250 services à ce jour.
« Avancée positive » pour les uns, « loin des attentes » pour les autres, le plan de refondation des urgences hospitalières présenté lundi par Agnès Buzyn, suscite des réactions mitigées.

La ministre de la Santé a beau avoir promis d'ici 2022 « plus de 750 millions d'euros » puisés dans des crédits existants, le compte n'y est pas pour le collectif Inter-Urgences, à l'origine d'une grève inédite par sa durée - bientôt 6 mois - et son ampleur - 250 services d'urgence à ce jour.

Le collectif, réuni mardi en assemblée générale, a d'ailleurs voté la poursuite du mouvement de grève. Les représentants des grévistes, ont aussi voté à main levée une motion rappelant leurs revendications et ont acté le principe de « rassemblements locaux » le 26 septembre, en attendant de fixer prochainement une « date de mobilisation nationale ».
Martinez : « On est loin des attentes »

« Il n'y a rien sur les effectifs », déplore le président du collectif, Hugo Huon. Cet infirmier à l'hôpital parisien Lariboisière critique aussi un « déni des professions paramédicales que Mme Buzyn se refuse complètement à revaloriser ».

Également présent, l'emblématique président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, a indiqué que son organisation déciderait jeudi « si (elle) rejoint le mouvement ». « Très déçu » par les annonces de la ministre, il a évoqué « un rendez-vous raté sans rien sur les revalorisations salariales et a prédit que la contestation va être sévère ».

« On est loin des attentes du personnel », a estimé de son côté Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelle à une journée d'action mercredi dans tout le secteur sanitaire et social, avec une manifestation à Paris. Force ouvrière a appelé mardi à s'associer à cette mobilisation. Dans le monde politique, le porte-parole du PCF Ian Brossat a lui aussi jugé que « ce n'est pas à la hauteur, le parti Générations raillant même un pansement sur une plaie ouverte ».

 

 
 

 

Les urgences asphyxiées

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:53:28

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Santé  Mulhouse
Les urgences asphyxiées
Un service en mode survie. Voilà à quoi ressemble en ce moment le service des urgences de Mulhouse dont le personnel est en grève depuis le 26 avril...
 

 
Les urgentistes mulhousiens, en grève depuis le 26 avril, se sont mobilisés pour une nouvelle action ce mardi 10 septembre.
Sac en plastique sur la tête et pancarte dans les mains affirmant "Urgences asphyxiées", le personnel du service des urgences de l'hôpital de Mulhouse, en grève depuis le 26 avril, s'est mobilisé pour une nouvelle action mardi, devant l'entrée du service, au lendemain des annonces de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, pour tenter de sortir de la crise nationale qui dure depuis six mois dans certains services de l'Hexagone.
« Il nous fautdes médecinsde toute urgence »

Façon pour eux de signifier que les annonces de la ministre « ne correspondent pas du tout aux attentes », indique une urgentiste.

« Je crois qu'elle n'a pas compris. Nous, nous avons besoin de mesures immédiates, pas sur trois ans. Il nous faut des lits supplémentaires pour hospitaliser les patients qui le nécessitent et ne pas les laisser attendre des heures sur un brancard, pour désengorger le service. Et il nous faut des médecins, de toute urgence. »

À Mulhouse, la situation du point de vue médical est inédite et particulièrement tendue depuis des semaines. Après des démissions en cascade, le service est amputé de plus de la moitié de son effectif : ils sont encore 12 en poste et bientôt plus que 7.

Illustration, le week-end dernier : la direction du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), dont dépendent les services d'urgences de l'hôpital Émile-Muller, d'Altkirch et de Saint-Louis, a été contrainte de suspendre temporairement le service d'Altkirch

« Et cela pourrait encore se produire dans les prochaines semaines. On a aussi des craintes pour Mulhouse, Mais même si la rumeur court, je ne crois pas que l'ARS (Agence régionale de santé), qui est au-dessus de la direction, ira jusqu'à suspendre le service de Mulhouse », indique une urgentiste.

La sécurité d'un bassin de vie de quelque 270 000 habitants, rien que pour l'agglomération de Mulhouse, est en jeu. À la question de savoir si le service était encore en capacité de gérer, une, deux, voire trois urgences vitales qui arriveraient en même temps, un infirmier, confiant avoir « peur de travailler dans ces conditions-là », indiquait ce lundi : « Une urgence vitale, c'est très faisable ; deux, ça devient compliqué ; trois, ça devient presque impossible ».
« L'ARS, c'est une horreur »

Combien de temps le service de Mulhouse pourra encore compter sur les renforts intérimaires aujourd'hui nécessaires pour faire tourner le service ? La question se pose. En marge de la manifestation de ce mardi, des urgentistes et membres du personnel de l'hôpital ne mâchaient plus leurs mots à l'égard de l'autorité de tutelle de la direction de l'hôpital. Certains accusent l'ARS de « pourrir la situation », quand d'autres affirment que « l'ARS, c'est une horreur ».

Dans ce contexte, les urgentistes en appellent à la ministre de la Santé : « On souhaite qu'elle vienne prendre conscience de la situation à Mulhouse. »
Cécile FELLMANN Le témoignage vidéo d'un infirmier sur notre site www.dna.fr

Le témoignage vidéo d'un infirmier sur notre site www.dna.fr

 
 

 

L'Agence régionale de santé du Grand Est dénonce un « racket de groupe »

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:58:39

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L'Agence régionale de santé du Grand Est dénonce un « racket de groupe »
 

 
Christophe Lannelongue dirige l'Agence régionale de santé du Grand Est.

Archives L'Alsace /Jean-Marc LOOS

Les urgentistes mulhousiens avaient déjà peu goûté aux propos tenus par le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est à l'occasion de la réunion du 15 juillet dernier entre une partie du personnel des urgences, la direction de l'hôpital Émile-Muller et l'ARS. Plusieurs personnes ayant participé à la réunion rapportaient que Christophe Lannelongue avait tenu des propos « menaçants » à l'encontre des médecins quittant le service. « Il a dit publiquement qu'il blacklisterait les démissionnaires pour qu'ils ne puissent pas retrouver de poste dans la région. » Ces propos auraient poussé plusieurs médecins à poser leur démission (L'Alsace du 20 août).

Dans un article publié ce lundi par nos confrères de Mediapart, le directeur de l'ARS assume : « On est face à des gens qui plantent leurs collègues et demandent à se faire réembaucher comme intérimaires, à 1 500 à 2 000 EUR par jour. Les urgentistes de Mulhouse ont inventé le racket de groupe. On ne peut pas s'opposer à leur démission pour l'instant, car on est la seule entreprise [sic] du monde où des salariées peuvent décider de quitter leur travail sans préavis. Mais je leur ai dit, c'est vrai, qu'ils ne pouvaient pas espérer travailler en intérim dans les hôpitaux du Grand Est, qu'ils seraient blacklistés. On a lancé le recrutement d'un chef de service, qui va reconstruire une équipe qui porte les valeurs du service public. »

Ces nouvelles déclarations ont été très mal reçues par les urgentistes mulhousiens, notamment par des médecins qui ont quitté le service en 2018, après cinq ans d'activité. « Pas tant parce que nos conditions de travail étaient dégra-dées à ce moment-là, mais parce que nous jugions que les conditions n'étaient plus acceptables pour les patients à qui nous ne pouvions plus apporter des soins de qualité », expliquent-ils.

Aujourd'hui, ils travaillent dans un autre établissement en Haute-Savoie et viennent assurer des gardes à Mulhouse. Au départ, ils le faisaient comme contractuels « payés 175 EUR la journée », précisent-ils. Aujourd'hui, ils ont le statut d'intérimaire. Pour les cinq gardes de 24 heures effectuées depuis le 1er septembre, ils ont touché à chaque fois 1 500 EUR. « Rapporté au salaire horaire [62,50 EUR - le Smic horaire est lui, de 10,03 EUR actuellement], ce n'est pas tant que ça », estiment-ils au regard de leurs « onze années d'étude » et de leurs « responsabilités au quotidien ».
« Nous réalisons ces gardes pour un service que nous apprécions »

Dans un mail adressé à plusieurs membres de la direction de l'hôpital ce mardi matin, ils expriment leur « colère par rapport aux propos de Christophe Lannelongue, qu'il a tenus en réunion à nos collègues en juillet, puis qu'il a confirmé dans les médias [ce lundi]. » Ils expliquent : « Nous réalisons ces gardes durant cette période difficile pour un service que nous apprécions, en plus de notre activité à temps plein en Haute-Savoie, sur notre temps de repos. Nous ne sommes pas ici par appât du gain, car notre activité est plus rémunératrice et plus sereine en Haute-Savoie. En passant, nous précisons qu'il existe bien un préavis avant une démission, même dans l'"entreprise" GHRMSA. »

Interrogé au début du mois d'août sur la crise inédite que traverse actuellement le service des urgences de l'hôpital Émile-Muller, Jean Rottner, président du conseil de surveillance du GHRMSA, expliquait que les médecins de la fonction publique hospitalière « ne peuvent pas quitter l'hôpital du jour au lendemain. Ils doivent notamment respecter certaines règles », comme celle d'un préavis dont la durée dépend du statut du médecin.

Les médecins poursuivent leur courriel en indiquant : « Nous restons encore plus déçus devant l'absence de soutien à ses urgentistes de notre institution quant à ces propos inqualifiables. » De même, interrogent-ils, « qui s'est réellement intéressé aux départs de médecins ? Qui a pris en compte les résultats de multiples réunions depuis 2015 ? Qui a pris en compte les résultats de l'audit externe de 2018 ? Qui finalement se retrouve face au malade et à sa famille pour lui dire que, oui, il faudrait l'hospitaliser mais qu'il n'y a pas de place ? Qui explique à longueur de journée aux patients et aux familles les raisons de leur trop longue attente ? Qui était en burn-out ou à la limite ? »

Ils concluent : « Donc oui, l'effectif des médecins urgentistes de Mulhouse s'est effondré de manière exceptionnelle et si certains reviennent, c'est bien pour essayer de donner un coup de main, un soutien à une équipe paramédicale en souffrance et pour maintenir une activité de soins auprès d'une population non responsable, mais probablement et certainement pas pour de l'argent, dans des conditions ultra-dégradées, alors que c'est si simple ailleurs. »

Les urgentistes mulhousiens interrogés pour savoir s'ils pensaient que certains médecins profitaient de la situation, répondent « non ».

 

 
 

SOCIETE "Une marche de la colère" des policiers pour faire pression sur l’exécutif

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:22:22

SOCIETE "Une marche de la colère" des policiers pour faire pression sur l’exécutif

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L’initiative est présentée comme "historique". Gardiens de la paix, officiers, commissaires, syndicats représentatifs ou non, personnels administratifs et de police technique et scientifique : une vingtaine d’organisations ont appelé ce mardi à manifester le 2 octobre dans les rues de Paris pour une "marche de la colère".

Sur fond de vague de suicides, les responsables syndicaux parlent d’une mobilisation jamais vue depuis 2001 et les manifestations intersyndicales et tous grades organisées en réaction au meurtre de deux policiers au Plessis-Trévise (Val-de-Marne) par un braqueur récidiviste.

"Cette fois, le contexte est différent. Il n’y a pas un fait divers déclencheur mais une vraie lame de fond", relève David Le Bars, secrétaire général du syndicat national des commissaires de la police nationale (SCPN-Unsa, majoritaire).

Pour Grégory Joron, secrétaire national d’Unité SGP-FO, la vague exceptionnelle de 49 suicides dans la police depuis le début de l’année sert de catalyseur à un "malaise policier" qui, depuis plus d’un an, a déjà été abordé et documenté dans deux rapports parlementaires.

"Le pouvoir de nuisance" des forces policières

L'objectif est clair : faire pression sur le gouvernement. Et la liste des récriminations n’étonnera pas ceux, nombreux dans les couloirs de la place Beauvau, qui pronostiquaient une rentrée sociale "compliquée" au sein de la "maison police" : "Amélioration de la qualité de vie au travail", "véritable politique sociale pour les agents du ministère", "réponse pénale, efficace et dissuasive", défense des retraites et future loi de programmation "ambitieuse".

Tous les sujets sont liés. Nous sommes à un tournant. Cette marche s’adresse à l’ensemble de la classe politique et d’abord à ceux qui sont aux manettes

David Le Bars, secrétaire général du SCPN-Unsa

"Il est grand temps de lancer le premier avertissement en haut lieu", fait également valoir Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance. "On sait que ce genre de choses, ça va à un moment ou un autre dépasser le ministre. Donc, on vise la présidence", explique le syndicaliste.

Les syndicats policiers paraissent résolus à engager l’épreuve de force. "Le gouvernement sous-estime le pouvoir de nuisance que nous pouvons avoir si on commence à se mettre en colère", expose Fabien Vanhemelryck.

Nos profs sont moins bien payés qu'ailleurs

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:50:27

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Education Les revenus des enseignants inférieurs à la moyenne des pays développés
Nos profs sont moins bien payés qu'ailleurs
Ils bénéficient certes de plus de vacances, mais selon une enquête comparative publiée ce mardi, les enseignants français sont globalement moins bien lotis à la fin du mois que leurs collègues de pays comparables. Tous les profs ? Pas forcément car les inégalités sont importantes.
 

 
Les profs français sont-ils moins ou plus payés que la moyenne des enseignants des pays développés ? Le rapport annuel « Regards sur l'éducation » publié ce mardi par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) apporte une double réponse à la question : le salaire statutaire des enseignants français se situe en deçà de la moyenne de celui de leurs homologues de l'OCDE en 2018, même si un rattrapage s'observe en fin de carrière. Mais si l'on tient compte des primes et des heures supplémentaires, la rémunération effective est légèrement supérieure (chiffre 2017), à l'exception notable des professeurs des écoles.

Selon l'OCDE, le salaire statutaire d'un prof français en début de carrière est de 7 % inférieur à la moyenne (28 000 EUR bruts annuels soit 2 300 EUR par mois contre 29 900 EUR en moyenne pour le primaire ; un prof de lycée débutant gagne 29 400 EUR (moyenne OCDE : 32 423 EUR). L'écart se creuse en milieu de carrière : 35 500 contre 43 107 EUR. Tous niveaux confondus, un enseignant français gagne alors 22 % de moins que la moyenne des pays de l'OCDE. La différence se réduit à 2 % en fin de carrière
Fortes disparités entre niveaux

En réalité, ces moyennes masquent d'importantes disparités de rémunérations, qui varient en fonction du corps : les agrégés et surtout les enseignants de classes préparatoires (CPGE) restent mieux rémunérés. La pyramide des âges, les primes et les heures supplémentaires (défiscalisées) créent aussi des écarts.

Les grands perdants sont les professeurs des écoles, malgré une augmentation en 2016 de leur indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves (ISAE) passée de 400 à 1 200 EUR, soit le montant de base de l'équivalent dans le secondaire.

Selon une note du ministère de l'Éducation publiée en octobre 2018, les primes et indemnités représentent environ 10 % du salaire d'un prof des écoles et 20 % d'un enseignant du second degré (jusqu'à 34 % pour un prof de prépa). Selon l'Insee, en 2016, un prof agrégé et de chaire supérieure (prépas) gagnait 60 % de plus que les profs des écoles et 120 % de plus que les contractuels. Dont le nombre augmente chaque année.
Champions des vacances et... des longues journées

Les enseignants français travailleraient-ils moins que leurs collègues étrangers ? Si on s'en tient au nombre de jours de classe, la France est bonne dernière avec 144 jours de travail en primaire et 188 jours dans le secondaire. Champions des vacances et aussi des longues journées Si on prend en compte le nombre d'heures de cours, le prof français se situe bien au-dessus de la moyenne : 900 heures dans les écoles (moyenne OCDE : 783), 684 pour le second degré, contre 667 en moyenne.
Les classes plus chargées

Les classes sont plus chargées en France de la maternelle (voir encadré) à la troisième : 24 au primaire, contre 21 dans l'OCDE en moyenne, 25 au collège (contre 23).

Question taboue, mais qui anime les salles des profs : un enseignant qui intervient sur plusieurs niveaux au collège ou au lycée a effectivement plus de travail de préparation qu'un collègue qui intervient seulement sur deux niveaux. Cela vaut également pour un prof des écoles chargé ou non d'un cours double voire triple.

Enfin l'OCDE constate que la France consacre aux personnels non-enseignants des moyens financiers nettement supérieurs à la moyenne par rapport à ceux consacrés aux enseignants, essentiellement via les collectivités locales.

Jean-Michel Blanquer s'est engagé à ouvrir des négociations sur les rémunérations et les carrières en octobre. Les discussions s'annoncent tendues à la lumière de ce rapport.
Philippe RIVET

 

 
 

 

Nos profs sont moins bien payés qu'ailleurs

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:42:56

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Nos profs sont moins bien payés qu'ailleurs
 

 
Les profs français sont-ils moins ou plus payés que la moyenne des enseignants des pays développés ? Le rapport annuel « Regards sur l'éducation » publié ce mardi par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) apporte une double réponse à la question : le salaire statutaire des enseignants français se situe en deçà de la moyenne de celui de leurs homologues de l'OCDE en 2018, même si un rattrapage s'observe en fin de carrière. Mais si l'on tient compte des primes et des heures supplémentaires, la rémunération effective est légèrement supérieure (chiffre 2017), à l'exception notable des professeurs des écoles.

Selon l'OCDE, le salaire statutaire d'un prof français en début de carrière est de 7 % inférieur à la moyenne (28 000 EUR bruts annuels soit 2 300 EUR par mois contre 29 900 EUR en moyenne pour le primaire ; un prof de lycée débutant gagne 29 400 EUR (moyenne OCDE : 32 423 EUR). L'écart se creuse en milieu de carrière : 35 500 contre 43 107 EUR. Tous niveaux confondus, un enseignant français gagne alors 22 % de moins que la moyenne des pays de l'OCDE. La différence se réduit à 2 % en fin de carrière
Fortes disparités entre niveaux

En réalité, ces moyennes masquent d'importantes disparités de rémunérations, qui varient en fonction du corps : les agrégés et surtout les enseignants de classes préparatoires (CPGE) restent mieux rémunérés. La pyramide des âges, les primes et les heures supplémentaires (défiscalisées) créent aussi des écarts.

Les grands perdants sont les professeurs des écoles, malgré une augmentation en 2016 de leur indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves (ISAE) passée de 400 à 1 200 EUR, soit le montant de base de l'équivalent dans le secondaire.

Selon une note du ministère de l'Éducation publiée en octobre 2018, les primes et indemnités représentent environ 10 % du salaire d'un prof des écoles et 20 % d'un enseignant du second degré (jusqu'à 34 % pour un prof de prépa). Selon l'Insee, en 2016, un prof agrégé et de chaire supérieure (prépas) gagnait 60 % de plus que les profs des écoles et 120 % de plus que les contractuels. Dont le nombre augmente chaque année.
Champions des vacances et... des longues journées

Les enseignants français travailleraient-ils moins que leurs collègues étrangers ? Si on s'en tient au nombre de jours de classe, la France est bonne dernière avec 144 jours de travail en primaire et 188 jours dans le secondaire. Champions des vacances et aussi des longues journées Si on prend en compte le nombre d'heures de cours, le prof français se situe bien au-dessus de la moyenne : 900 heures dans les écoles (moyenne OCDE : 783), 684 pour le second degré, contre 667 en moyenne.
Les classes plus chargées

Les classes sont plus chargées en France de la maternelle (voir encadré) à la troisième : 24 au primaire, contre 21 dans l'OCDE en moyenne, 25 au collège (contre 23).

Question taboue, mais qui anime les salles des profs : un enseignant qui intervient sur plusieurs niveaux au collège ou au lycée a effectivement plus de travail de préparation qu'un collègue qui intervient seulement sur deux niveaux. Cela vaut également pour un prof des écoles chargé ou non d'un cours double voire triple.

Enfin l'OCDE constate que la France consacre aux personnels non-enseignants des moyens financiers nettement supérieurs à la moyenne par rapport à ceux consacrés aux enseignants, essentiellement via les collectivités locales.

Jean-Michel Blanquer s'est engagé à ouvrir des négociations sur les rémunérations et les carrières en octobre. Les discussions s'annoncent tendues à la lumière de ce rapport.
Philippe RIVET

 

 
 

EDITORIAL : Élémentaire,mon cher Blanquer

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:51:01

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EDITORIAL : Élémentaire,mon cher Blanquer
 

 
de Pascal Coquis

Cette année, pour sa troisième rentrée au ministère de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer avait décidé de s'attaquer à la question du pouvoir d'achat des instits et des profs. Noble et récurrent dessein. Dicté autant par la réalité du terrain que par la volonté de se rabibocher avec un corps enseignant éprouvé par le rythme haletant des réformes et écorché par la crise aiguë du dernier bac. Il était urgent de renouer le lien avant que n'émerge la réforme des retraites.

Il y a quinze jours, le ministre avait ainsi de lui-même mis sur la table la question centrale du revenu des enseignants et, chose rare, annoncé des revalorisations chiffrées et datées. Il s'était même laissé aller dans un accès de lyrisme à évoquer le « bonheur des enseignants ».

Le rapport annuel de l'OCDE qui vient d'être publié tombe donc à point... à la fois pour Jean-Michel Blanquer et pour les syndicats, ce qui est suffisamment rare pour être signalé. Le premier pourra se targuer d'être au plus près des préoccupations de « ses » troupes, les seconds y verront la légitimité de leurs revendications.

Reste maintenant à ne pas décevoir les attentes puisqu'il est impossible de les satisfaire. Car ce que souligne surtout ce rapport, c'est que si les différences de traitement entre les enseignants français et la moyenne de leurs collègues de l'OCDE sont flagrantes, les disparités, elles, sont énormes. Et que ceux qui s'en sortent le moins bien d'entre tous sont les profs du primaire et des classes élémentaires. Autrement dit ceux qui exercent à l'endroit précis où se forgent les esprits, à l'endroit le plus sensible du corps social. Au moins, le ministre sait, s'il réussit à s'en donner les moyens, où porter son effort.

 

 
 

 

Pauvreté Le gouvernement défend ses « premiers résultats »

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:54:59

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Pauvreté Le gouvernement défend ses « premiers résultats »
 

 
Emmanuel Macron a défendu ce mardi les « premiers résultats concrets » du plan anti-pauvreté annoncé il y a un an. Lors d'une visite à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), le chef de l'État a rencontré dans un chantier d'IAE les formateurs et les apprentis d'Ateliers Sans Frontières (ASF), qui accueille plus de 120 jeunes et adultes par an pour qu'ils parviennent « à une situation personnelle et professionnelle stable ». Le gouvernement veut renforcer les dispositifs de ce type : le budget pour l'IAE va passer la barre du milliard d'euros en 2020 - contre 900 millions cette année - afin de pouvoir financer 20 000 postes supplémentaires pour les personnes très éloignées de l'emploi, a annoncé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Le gouvernement met également en avant la création de places en crèches dans les quartiers sensibles - ce qui doit contribuer à résorber les inégalités scolaires ultérieures -, ou l'aide financière versée par l'État aux « petites communes fragiles » qui adopteraient une tarification sociale de leurs cantines, afin de proposer des repas à un euro. En outre, 100 000 élèves doivent bénéficier cet automne de petits-déjeuners gratuits à l'école, 160 nouveaux centres sociaux doivent être construits dans les quartiers en difficultés qui en étaient dépourvus, et 150 « points conseils budget » - sur 400 prévus d'ici la fin du quinquennat - doivent aider les familles à éviter le surendettement.

 

 
 

Un député doublait ses notes de frais

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:16:08

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Un député doublait ses notes de frais
 

 
Jean-Jacques Bridey, député LREM du Val-de-Marne, se serait fait rembourser deux fois certaines notes de frais, selon Mediapart, entre 2016 et 2017 : une fois au titre de son mandat de maire (PS) de sa commune de Fresnes, et une autre fois au titre de la société d'économie mixte locale d'aménagement de Fresnes (Semaf), dont il était président. Les notes de frais concernent ses repas au restaurant « À la marée », situé au marché international de Rungis.
« Erreurs d'inattention »

« On ne va pas en faire un fromage », a rétorqué l'élu, avant d'assurer qu'il s'agissait « d'erreurs d'inattention sur quelques doublons », et de promettre de rembourser. Il a expliqué à Mediapart que, lors de ses déplacements, il « demandait un doublon » des tickets adressés à la mairie qu'il rangeait avec ses autres justificatifs de frais. « Il est alors peut-être arrivé que je transmette ces justificatifs en même temps que les notes de frais Semaf », a-t-il fait valoir.

Lundi, l'élu de 66 ans a annoncé son intention d'adresser un « courrier à la Semaf pour demander que ses services se rapprochent de ceux de la mairie » afin de vérifier les informations de Mediapart. Depuis septembre 2018, Jean-Jacques Bridey est déjà visé par une autre enquête... pour avoir cumulé les indemnités de ses différents mandats.

 

 
 

Goulard au Marché intérieur

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:51:39

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Europe  Commission européenne
Goulard au Marché intérieur
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a nommé mardi la Française Sylvie Goulard au Marché intérieur. Le même jour, l'ancienne ministre des Armées a été entendue par la police judiciaire dans l'affaire d'emplois fictifs présumés du Modem.
 

 
Ursula von der Leyen a qualifié Sylvie Goulard (photo) d'« Européenne passionnée et convaincue ».
Drôle de journée pour Sylvie Goulard. La Française s'est vu confier mardi un vaste portefeuille économique au sein de la prochaine Commission européenne. En tant que commissaire européenne au « Marché intérieur » à partir du 1er novembre, cette spécialiste de l'UE aux compétences reconnues sera en charge de la politique industrielle, du marché unique numérique, mais aussi de l'industrie de la défense et de l'espace.

La future présidente de la Commission, l'Allemande Ursula von der Leyen, qui présentait sa nouvelle équipe, a salué en Sylvie Goulard, soutien de la première heure du président français Emmanuel Macron, « une Européenne passionnée et convaincue ».

Mais le même jour, elle a été entendue, sous le régime de l'audition libre, mardi matin par la police judiciaire dans l'affaire d'emplois fictifs présumés dite du Modem ; Sylvie Goulard a remboursé 45 000 euros brut au Parlement européen, avait indiqué Le Point début septembre, une information confirmée par l'entourage de la nouvelle commissaire européenne.

Le 30 août, le Parlement européen en avait clos cette affaire, sans préciser le montant du remboursement. « Il y a des irrégularités administratives mineures notées, non systématiques et non intentionnelles. Le remboursement lié à cette affaire a été effectué », avait alors déclaré une porte-parole.
Tiemmermans au climat

Ursula von der Leyen a également nommé le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans commissaire en charge du Climat, un chantier clé de l'équipe. La libérale danoise Margrethe Vestager hérite, elle, de la Concurrence. Ces deux poids lourds de la Commission européenne, qui ont le titre de vice-présidents exécutifs, sont d'anciens prétendants à la présidence de cette institution.

Ursula von der Leyen a promis un « pacte vert » dans lequel sera incluse la « première législation européenne sur le climat », afin de concrétiser l'objectif de neutralité climatique à l'horizon 2050, auquel pour l'instant seuls 24 États membres sur 28 se sont engagés. Elle soutient également un objectif plus ambitieux de réduction des émissions CO2 de 50 % en 2030, voire 55 %.

À noter que les nominations de tous les commissaires désignés devront être validées par le Parlement européen.

 

 
 

 

Repères
La composition de la Commission :
Budget : Johannes Hahn (Autriche)

Justice : Didier Reynders (Belgique)

Innovation et jeunesse : Mariya Gabriel (Bulgarie)

Démocratie : Dubravka Suica (Croatie)

Santé : Stella Kyriakides (Chypre)

Transparence : Vera Jourova (Republique tchèque)

Concurrence : Margrethe Vestager (Danemark)

Affaires étrangères : Josep Borrell (Espagne)

Energie : Kadri Simson (Estonie)

Partenariats : Jutta Urpilainen (Finlande)

Marché intérieur : Sylvie Goulard (France)

Mode de vie : Margaritis Schinas (Grèce)

Voisinage : Laszlo Trocsanyi (Hongrie)

Commerce : Phil Hogan (Irlande)

Economie : Paolo Gentiloni (Italie)

Economie au service des personnes : Valdis Dombrovskis (Lettonie)

Environnement : Virginijus Sinkevicius (Lituanie)

Emploi : Nicolas Schmit (Luxembourg)

Egalité : Helena Dalli (Malte)

Climat : Frans Timmermans (Pays-Bas)

 

Enquête ouverte contre le patron de General Electric

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:55:03

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Justice  Finance
Enquête ouverte contre le patron de General Electric
Hugh Bailey, patron de la filiale française du géant américain fait l'objet d'une enquête préliminaire pour des faits de « prise illégale d'intérêts ». Des accusations « infondées » pour General Electric.
 

 
General Electric France de nouveau ciblé par la justice : une enquête a été ouverte à Paris contre Hugh Bailey, patron de la filiale du géant américain, soupçonné de conflit d'intérêts en raison de ses fonctions passées à Bercy auprès d'Emmanuel Macron.

Cette enquête préliminaire, ouverte début septembre par le parquet de Paris et confiée à l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLICCF), vise des faits de « prise illégale d'intérêts », a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du nouvelobs.com.

Elle fait suite à un signalement de la députée écologiste Delphine Batho, transmis fin juin à la justice, qui dénonçait les conditions dans lesquelles Hugh Bailey, un haut fonctionnaire, a rejoint la filiale française du géant américain en novembre 2017.
70,3 millions accordés par Bercy

« Les accusations contre Hugh Bailey sont totalement infondées », a réagi un porte-parole de General Electric (GE) France, en rappelant que la nomination de ce haut fonctionnaire chez GE France avait été « autorisée par la commission de déontologie de la fonction publique ».

Dans son signalement, Delphine Batho mentionne notamment le fait qu'une « aide de 70,3 millions d'euros » ait été accordée par Bercy à General Electric Energy Product, « pour l'achat de 4 turbos alternateurs pour une centrale à cycle combinée à Bazian en Irak, au premier semestre 2016 ».

L'ouverture de l'enquête pour prise illégale d'intérêts « va permettre d'offrir à Monsieur Bailey la possibilité d'apporter tous les éléments nécessaires aux autorités afin de réfuter fermement les allégations portées à son encontre », a assuré l'avocat de Hugh Bailey, Benjamin Van Gaver.

Ces enquêtes judiciaires surviennent dans un contexte délicat pour General Electric France, qui a annoncé au printemps dernier la suppression de 1 000 emplois en France, dont 800 dans le Territoire de Belfort, suscitant une vague d'indignation de la part des syndicats.

Lors de la vente du pôle énergie d'Alstom, GE s'était engagé auprès de l'Etat français à développer la filière de turbines à gaz de GE Belfort et à générer un millier d'emplois « hautement qualifiés » en France d'ici à la fin 2018. Or, ces emplois n'ont jamais été créés.

Fin mai, plusieurs syndicats de GE France se sont ainsi interrogés sur la nomination de M. Bailey à la tête de l'entreprise, certains y voyant « la caution » d'un plan social dédié aux seuls actionnaires, les autres, un « possible facilitateur » en vue d'une réindustrialisation.

Face aux critiques des syndicats, un comité de suivi des engagements pris par General Electric en 2014 a été mis en place par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Ce dernier se réunira mercredi, à Bercy.

 

 
 

 

L'EuroAirport prêt à prendre des mesures

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:56:29

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Bâle-Mulhouse  Nuisances sonores
L'EuroAirport prêt à prendre des mesures
L'EuroAirport génère trop de nuisances sonores. Ce constat, que l'on doit à la direction de l'aéroport elle-même, est à la base du lancement d'une étude visant à passer du mode incitatif au mode restrictif pour imposer des mesures de protection contre le bruit. Une étude qui prendra du temps.
 

 
L'EuroAirport mise notamment sur des avions récents et moins bruyants, comme l'A320neo, pour réduire les nuisances à la source.
L'affaire ne date pas d'hier. Mais elle suscite des crispations de plus en plus rudes, d'autant plus que la fréquentation de l'EuroAirport ne cesse de battre des records d'année en année (et que l'urbanisation se poursuit tout autour). « Nous reconnaissons qu'il y a un problème de nuisances sonores. Et notre volonté est de les réduire au plus vite », insiste le directeur de l'aéroport Matthias Suhr lors de la présentation, ce mardi matin, d'une étude destinée à rectifier le problème.

L'EuroAirport vient en effet de lancer une étude sur l'examen de mesures de protection renforcées contre le bruit, « afin de répondre au besoin de repos nocturne des riverains de l'aéroport ».

Une première batterie de mesures volontaristes lancées l'an dernier n'avait pas donné le résultat escompté, pour des raisons notamment externes (comme la congestion du trafic aérien en Europe). La direction de l'aéroport transfrontalier envisage donc de passer à la vitesse supérieure, des mesures incitatives en cours actuellement à une dimension plus restrictive.
Des mesures opérationnelles concrètes

Ces mesures restrictives pourraient concerner le bruit à la source (choix de compagnies disposant d'appareils plus récents, comme l'A320neo, et moins bruyants), les mesures d'aménagement du territoire, et même des mesures opérationnelles concrètes (planification réduite des vols en fin de soirée, voire modification des horaires d'ouverture de l'aéroport ou encore interdiction des vols après 23h, voeu cher aux associations de défense des riverains, etc.). L'EuroAirport ne se refuse rien « tant que cela nous permet de garantir l'existence d'une plateforme aéroportuaire qui soutient l'économie de la région ».

Pour avaliser ces nouvelles mesures, l'aéroport va solliciter dès ce mois de septembre deux cabinets indépendants pour mener une analyse auprès de 90 parties prenantes (collectivités, compagnies, associations...) pour, au final, disposer d'un canevas de propositions.
En attente du feu vertde la DGAC

Mais comme il s'agira de mesures unilatérales, que l'EuroAirport pourrait appliquer de façon volontaire, ce dernier ne pourra pas agir seul. « Ces mesures supplémentaires de protection contre le bruit doivent se prévoir dans le cadre d'une procédure basée sur les principes d'une approche équilibrée définie par les règlements nationaux et internationaux, en recherchant un équilibre entre les préoccupations de la population et l'utilité économique de l'aéroport. Les mesures seront examinées par rapport à leur impact environnemental et socio-économique », poursuit le directeur de l'établissement public.

Pour être appliquées, ces mesures devront nécessairement bénéficier du feu vert de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile). Elles lui seront transmises au premier semestre 2020, mais il est impossible de se prononcer sur la date de leur mise en application. « Nous ne pouvons pas introduire ces mesures seules, et cela prendra donc du temps, mais nous voulons aller le plus loin possible », insiste le directeur-adjoint de l'EuroAirport, Frédéric Velter. Qui rappelle par ailleurs que peu d'aéroports ont lancé des études pour la mise en place de telles mesures restrictives.

D'un autre côté, les prévisions de croissance - le nombre de passagers devant dépasser les dix millions très rapidement- ne laissent pas vraiment le choix et militent en faveur de la recherche active de solutions au bruit. Avec des répercussions potentielles sur la mobilité, dans la région.
Jean-François OTT

 

 
 

 

L'EuroAirport favorable à des mesures contre les nuisances sonores

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:23:48

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L'EuroAirport favorable à des mesures contre les nuisances sonores
 

 
L'EuroAirport mise notamment sur des avions récents et moins bruyants, comme l'A320neo, pour réduire les nuisances à la source. Archives DNA /Jean-François OTT
L'affaire ne date pas d'hier. Mais elle suscite des crispations de plus en plus rudes, d'autant plus que la fréquentation de l'EuroAirport ne cesse de battre des records d'année en année - et que l'urbanisation se poursuit tout autour. « Nous reconnaissons qu'il y a un problème de nuisances sonores. Et notre volonté est de les réduire au plus vite », insiste le directeur de l'aéroport Matthias Suhr lors de la présentation, ce mardi matin, d'une étude destinée à rectifier le problème.

L'EuroAirport vient en effet de lancer une étude sur l'examen de mesures de protection renforcées contre le bruit, « afin de répondre au besoin de repos nocturne des riverains de l'aéroport ».

Une première batterie de mesures volontaristes lancées l'an dernier n'avait pas donné le résultat escompté, pour des raisons notamment externes - comme la congestion du trafic aérien en Europe. La direction de l'aéroport transfrontalier envisage donc de passer à la vitesse supérieure, des mesures incitatives en cours actuellement à une dimension plus restrictive.
Des mesures opérationnelles concrètes

Ces mesures restrictives pourraient concerner le bruit à la source - choix de compagnies disposant d'appareils plus récents, com-me l'A320neo, moins bruyants -, les mesures d'aménagement du territoire et même des mesures opérationnelles concrètes : planification réduite des vols en fin de soirée, voire modification des horaires d'ouverture de l'aéroport ou encore interdiction des vols après 23 h, voeu cher des associations de défense des riverains, etc. L'EuroAirport ne se refuse rien « tant que cela nous permet de garantir l'existence d'une plateforme aéroportuaire qui soutient l'économie de la région ».

Pour avaliser ces nouvelles mesures, l'aéroport va solliciter dès ce mois de septembre deux cabinets indépendants pour mener une analyse auprès de 90 parties prenantes (collectivités, compagnies, associations...) pour, au final, disposer d'un canevas de propositions.
En attente du feu vertde la DGAC

Mais comme il s'agira de mesures unilatérales, que l'EuroAirport pourrait appliquer de façon volontaire, ce dernier ne pourra pas agir seul. « Ces mesures supplémentaires de protection contre le bruit doivent se prévoir dans le cadre d'une procédure basée sur les principes d'une approche équilibrée définie par les règlements nationaux et internationaux, en recherchant un équilibre entre les préoccupations de la population et l'utilité économique de l'aéroport. Les mesures seront examinées par rapport à leur impact environnemental et socio-économique », poursuit le directeur de l'établissement public.

Pour être appliquées, ces mesures devront nécessairement bénéficier du feu vert de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile). Elles lui seront transmises au premier semestre 2020, mais il est impossible de se prononcer sur la date de leur mise en application. « Nous ne pouvons pas introduire ces mesures seules, et cela prendra donc du temps, mais nous voulons aller le plus loin possible », insiste le directeur adjoint de l'EuroAirport, Frédéric Velter. Qui rappelle par ailleurs que peu d'aéroports ont lancé des études pour la mise en place de telles mesures restrictives. D'un autre côté, les prévisions de croissance, le nombre de passagers devant dépasser les 10 millions très rapidement, ne laissent pas vraiment le choix et militent en faveur de la recherche active de solutions au bruit. Avec des répercussions potentielles sur la mobilité, dans la région.
Jean-François OTT

 

 
 

MULHOUSE : Les ressentis des habitants

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:03:10

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Politique
MULHOUSE : Les ressentis des habitants
Comme avant les municipales de 2013, la plateforme participative « Mulhouse j'y crois » a réalisé cet été un sondage en ligne au sujet des ressentis des habitants sur leur ville.
 

 
Place de la Réunion cet été, la foule des grands soirs, preuve que les Mulhousiens aiment ''quand même'' leur ville.
« Ayons bien à l'esprit qu'il s'agit d'un "ressenti", propre à chacun, à un instant T mais globalement, la situation ne s'est pas franchement améliorée depuis 2013 », considère Frédéric Marquet, le président de l'association « Mulhouse j'y crois ». En fait, 636 personnes ont répondu -- contre quelque 500 en 2013 --, en ligne, entre juillet et août, à un questionnaire soumettant à leur avis 33 domaines de la vie quotidienne à Mulhouse. Ils ont ainsi attribué une note sur 10 à Mulhouse par rapport à d'autres villes de taille comparable.

Or sur ces 33 domaines, 25 sont en baisse et 8 s'améliorent. « Si "la qualité du centre-ville", "le dynamisme économique" ou encore "le soutien à l'innovation" ont progressé selon les répondants, d'autres sujets comme "l'emploi", "le logement", "le niveau d'imposition", "la sécurité" ou encore "l'image et l'attractivité" restent en grande souffrance », souligne celui qui est aussi le manager du commerce de la Ville.

En effet, parmi les « points noirs » qui ont connu la plus grosse baisse, se placent à la plus mauvaise place, « les services d'aide sociale » (baisse de 10 rangs dans le classement) et « les services à la santé » (baisse de 8 rangs), ou encore « la qualité des projets urbains », « l'offre touristique », « la démocratie locale » ou « les pistes cyclables » (baisse de 6 rangs). À côté de cela, c'est « le dynamisme économique » qui remporte la palme de la plus belle progression (plus 14 rangs), suivi des « activités pour les jeunes » et du « soutien à l'innovation » (plus 13 rangs).
En baisse par rapport à 2013

Une retranscription de ce que ressentent les gens, donc. Par exemple, la sécurité : « un sondage du magazine Le Point place Mulhouse au 3e rang des villes les plus sûres de la catégorie... Pourtant, le sondage sur les ressentis montre que l'image qu'en ont les Mulhousiens est en baisse... », souligne Frédéric Marquet qui voit dans ces chiffres des pistes de travail sur le fond des sujets ou la nécessaire communication qui reste à faire.

« Avec une moyenne générale de 6,24/10 et de surcroît en baisse par rapport à il y a 6 ans (6,44/10 en 2013), le champ des possibles est vaste pour de nouvelles initiatives, pour de nouveaux projets et, tout simplement, pour oser. Mulhouse mérite mieux », poursuit ce grand défenseur de sa ville, que d'aucuns soupçonnent, depuis un moment, d'être un futur candidat potentiel aux prochaines municipales. « À chaque élection, on pense que je serai candidat... Pour l'instant, je ne le suis pas », se défend celui-ci, « même si beaucoup me sollicitent. Je me déciderai en fonction du contexte, des candidats en lice », des décisions des appareils politiques aussi, reconnaît l'instigateur de ce sondage sur les ressentis des Mulhousiens à propos de leur ville, qui veut, pour quelques semaines encore, rester « libre ».
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

M2A Des peines d'amende pour avoir diffamé deux élus

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:29:26

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M2A Des peines d'amende pour avoir diffamé deux élus
 

 
Cinq cents euros d'amende pour cet habitant de l'agglomération mulhousienne et autant pour le directeur de publication qui tient une page Facebook sur laquelle il relate de toute l'actualité locale. Ce lundi, le tribunal les a condamnés tous les deux dans ce dossier de diffamation.

Les faits se déroulent dans le contexte des manifestations des gilets jaunes. Le samedi 1er décembre 2018, à Kingersheim, on bloque le rond-point. Les journalistes suivent la manifestation et, parmi eux, un cameraman armé de son téléphone et qui, depuis des mois, suit l'actualité dans tout le département et livre des vidéos avec des interviews en direct sur son site (une page Facebook). Ce jour-là, il est apostrophé par un manifestant qui veut dénoncer des faits de détournements dans M2A (Mulhouse Alsace agglomération), documents à l'appui. La vidéo diffusée sur le net a été vue 32 000 fois, sans compter des partages. Sont pointés du doigt par les déclarations de ce citoyen de Wittenheim Fabian Jordan, le président de l'agglomération, et Antoine Homé, le maire de Wittenheim et vice-président de M2A chargé des finances.

Ce sont ces deux mêmes personnes qui vont, par le biais de leur avocat respectif, formuler une citation directe du vidéaste et du gilet jaune. Le premier était donc poursuivi pour diffamation envers un fonctionnaire par parole, écrit, image ou moyen de communication - il est considéré comme étant directeur de la publication - et le second, l'auteur des paroles, pour complicité de diffamation.
« Ce sont des accusations gratuites »

Lors de l'audience au fond, en juin, Me Emmanuelle Florentin avait défendu les intérêts de Fabian Jordan, expliquant « qu'il n'y a pas eu de débat. Ce sont des accusations gratuites où l'élu est qualifié d'escroc. On accuse les élus de s'en mettre plein les poches. Et c'est la personne privée de M. Jordan qui est nommée, visée personnellement. Aucune condition de la bonne foi n'est réunie. »

Me Didier Clamer, pour le maire de Wittenheim, avait enfoncé le clou, parlant d'absence de preuve, d'allégations gratuites. « On ne peut pas dire n'importe quoi sur n'importe qui selon le principe de la liberté de la presse. Ce jour-là, il n'y a pas eu de débat public. On ne peut pas traîner les élus de la sorte dans la boue... »

Pour sa défense, le patron de la page Facebook avait rappelé que son média travaillait régulièrement avec l'agglomération et la ville de Wittenheim. « On m'attaque alors que je leur ai donné la possibilité de s'exprimer, de répondre. Personne n'a demandé à bénéficier d'un droit de réponse... Pire, on m'intente un procès. Elle est où, la liberté de la presse ? »

Le gilet jaune, lui, s'était défendu d'avoir insulté quiconque. « J'ai demandé à être reçu par les élus. J'attends toujours. Je n'ai fait que lire et analyser des documents disponibles pour tout un chacun [les comptes administratifs relatifs à la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères, NDLR]. »
« Un principe fondamental de la liberté de la presse »

Me Thomas Wetterer, représentant l'auteur des paroles, avait estimé que son « client ne s'attaque pas aux personnes, mais interpelle les deux élus. C'est quand même la moindre des choses de pouvoir manifester contre quelque chose et demander des réponses. Mon client est un simple citoyen de Wittenheim qui n'exerce pas la profession de journaliste. Il n'y a aucune animosité dans les propos qu'il a tenus, ni envers aucune personne. En revanche, ce qui m'étonne, c'est qu'on s'attaque à lui, alors que la presse a fait écho de ce dossier, tout comme d'autres magazines... Et rien ! C'est un débat d'intérêt public, un vrai sujet de société et mon client a pris la parole et interpellé les élus. C'est l'expression légitime d'un citoyen. »

Me Jeanne Roth, pour le patron du site sur Facebook, avait insisté sur le fait que son client n'était pas un journaliste professionnel : « Il n'a pas les moyens des médias pour enquêter. On le poursuit pour un passage de deux minutes sur les quarante-sept minutes de son reportage en live. C'est ubuesque et loin de ce que l'on appelle la démocratie. Ils ont fait application de leur droit d'informer le public. C'est aussi un principe fondamental de la liberté de la presse. »

Le tribunal ne l'a pas entendu de la même manière. Outre les amendes, le propriétaire du site a obligation de retirer la vidéo sous huit jours sous peine d'astreinte de 200 EUR par jour de retard. Les deux mis en cause devront payer solidairement 500 EUR de dommages et intérêts à Antoine Homé au titre du préjudice moral et 1 EUR à Fabian Jordan.
Alain CHEVAL

 

 
 

FERRETTE La rentrée au collège : L'accueil des élèves allophones renforcé

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:00:53

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FERRETTE La rentrée au collège
FERRETTE La rentrée au collège : L'accueil des élèves allophones renforcé
Le collège de Ferrette a ouvert à la rentrée une structure spécifique accueillant au total seize élèves allophones, c'est-à-dire arrivant dans notre pays et ne maîtrisant pas la langue française. En cours de réalisation, un pôle de salles favorisant l'autonomie des élèves dont un lieu d'art et de culture (LAC).

 
Dans l'une des cours du collège, les élèves ont demandé l'installation de bancs et bacs à fleurs qui doivent encore être garnis. De g. à d. Patrick Dusé, conseiller principal d'éducation, Stéphanie Riefflin, nouvelle gestionnaire, Michel Millet, principal dont c'est la 6e rentrée, Laurence Rouzaud, principale adjointe, et Ursula Barthoulot, nouvelle secrétaire administrative.
Officiellement, on parle de l'ouverture d'une « demi-structure » UP2A, soit une « unité pédagogique pour élèves allophones arrivants », un projet préparé en amont, dès l'année dernière, avec la formation d'un noyau de professeurs volontaires. Seize élèves sont accueillis dans ce dispositif. « Ce ne sont pas uniquement des enfants du centre d'accueil des demandeurs d'asile », précise Michel Millet, principal du collège.

Concrètement, ces enfants sont intégrés dans les différents niveaux, de la sixième à la troisième, selon leur âge, après avoir passé un test au centre d'information et d'orientation d'Altkirch dans leur langue maternelle et avoir rencontré un psychologue de l'Éducation nationale. « C'est sûr qu'il y a parfois un grand écart entre eux, certains n'ont jamais été à l'école, ne connaissent pas les codes, ils découvrent tout. D'autres n'ont aucun problème de ce genre », remarque Laurence Rouzaud, la principale adjointe qui suit particulièrement ce projet.

Auparavant, le collège ne bénéficiait que de quatre heures hebdomadaires pour une prise en charge spécifique des élèves allophones. Cette année, l'UP2A permet de leur consacrer onze heures par semaine, « une augmentation quantitative et qualitative avec un programme structuré », précise Michel Millet. Concrètement, ils sont rassemblés dans une seule classe par niveau, suivent tous les matins un enseignement de français langue seconde de scolarisation dans une salle dédiée avec des équipements pédagogiques adaptés, et l'après-midi, suivent les cours classiques dans leurs classes respectives.

Selon la volonté de l'établissement, c'est une équipe « dynamique » de plusieurs professeurs du collège qui prend en charge l'UP2A, un professeur de français coordonnateur, un professeur de sciences, deux professeurs d'histoire-géographie et un professeur d'arts plastiques. « Ils ont suivi l'an dernier une formation d'initiative locale pour avoir des outils, une formation qui a également été suivie par des professeurs du collège d'Altkirch », souligne la principale adjointe. Le collège travaille évidemment aussi en partenariat avec Adoma, qui gère le centre de demandeurs d'asile de Ferrette, et l'association « Voisins d'ailleurs ».

Au-delà de la stricte intégration dans le cursus scolaire de ces élèves allophones, l'établissement se pose aussi la question du type d'accompagnement qu'il pourrait proposer à ceux qui ont vécu de lourds traumatismes.
Un dispositif à pérenniser...

En tout cas, Michel Millet espère la pérennisation du dispositif sur la durée « pour ne pas construire sur du sable » et souligne l'aide apportée par Pauline Dietrich, chargée de mission du centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs (CASNAV).

C'est aussi l'occasion au collège de développer la question des migrations, qui est d'ailleurs au programme des classes de quatrième « et au-delà encore, de faire connaître et respecter ces élèves allophones, leur acceptation et leur intégration dans le cadre du parcours citoyen ». Une conférence est ainsi organisée le 27 septembre prochain pour les 4e dans la journée ainsi qu'en soirée, ouverte à tous les publics. Elle est intitulée « Les mobilités humaines, un monde de migrants » et sera animée par Pierre Freyburger, Eric Chabauty et Luc Georges, auteurs des ouvrages 7 jours à Calais et La dérive des continents, des enquêtes sur la situation des migrants dans la ville de Calais et sur la politique migratoire de l'Union européenne.
Noëlle BLIND-GANDER Vendredi 27 septembre, conférence tout public sur « Les mobilités humaines, un monde de migrants », à 18 h, au collège de Ferrette, 2 rue Alphonse-Jenn. Entrée libre, sur inscription. Courriel : 0680014w@ac-strasbourg.fr Tél. 03 89 08 23 30.

Vendredi 27 septembre, conférence tout public sur « Les mobilités humaines, un monde de migrants », à 18 h, au collège de Ferrette, 2 rue Alphonse-Jenn. Entrée libre, sur inscription. Courriel : 0680014w@ac-strasbourg.fr Tél. 03 89 08 23 30.

 
 

 

collège de Ferrette : Un pôle voué à la prise d'autonomie

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:45:49

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collège de Ferrette : Un pôle voué à la prise d'autonomie

 
Un espace de lecture de bandes dessinées en en cours d'installation au collège de Ferrette.
Le collège de Ferrette crée en ce premier semestre, au rez-de-chaussée du bâtiment, un « lieu d'art et de culture » (LAC), une salle spécifiquement aménagée pour accueillir des expositions et des animations. « Je mettrais plutôt le mot culture au pluriel, car il y a la culture artistique mais aussi scientifique, historique... Pour l'instant, c'est une ancienne grande salle de classe vide dans laquelle ont été installées des cimaises et qui est appelée à être meublée et modulée en fonction des projets qui vont se monter. Un collectif d'enseignants a vocation à faire vivre ce LAC », explique Michel Millet.

Cette salle fait partie d'un nouveau pôle de salles regroupées dans le même secteur que les élèves sont invités à s'approprier. Il y a une salle d'études en accès libre pour y faire son travail personnel, une salle « devoirs faits » avec la présence d'un adulte, le LAC, et dans le hall, la création d'un espace de lecture de bandes dessinées. « Les élèves sont au collège du matin au soir, il n'y a plus de clubs qui fonctionnent à la pause méridienne comme par le passé. Ces salles doivent favoriser une « autonomie encadrée », l'idée est d'arriver dans les deux ans à venir à créer un foyer pour les élèves », souligne le principal. Par ailleurs, les élèves ont également accès au CDI et à la salle de permanence.
Les autres nouveautés

- Ayant répondu à un appel à projets du Conseil départemental, le collège de Ferrette a été doté à la rentrée de 64 tablettes numériques (soit utilisables en même temps par deux classes). Elles permettront de travailler dans certaines disciplines avec des ressources numériques.

- Le collège, dans son nouveau projet d'établissement en cours d'élaboration, souhaite obtenir en juin prochain le label E3D (Établissement en Démarche globale de Développement Durable). En projet, plantation d'un « carré pour la biodiversité », renforcement du tri à la restauration scolaire, réflexion sur le transport pour venir au collège...

- En prévision pour cet automne-hiver, le raccordement au réseau gaz de la chaudière de l'établissement, financé par le Conseil départemental. Actuellement, le collège se chauffe au fuel et au propane. L'été prochain, des travaux pour lutter contre les infiltrations d'eau sur le toit sont aussi à mener.
N.B.-G.

 

 
 

 

Ferrette Un pôle voué à la prise d'autonomie

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:11:34

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Ferrette Un pôle voué à la prise d'autonomie
 

 
Un espace de lecture de bandes dessinées est en cours d'installation au collège de Ferrette. Photo DNA /Noëlle BLIND-GANDER
Le collège de Ferrette crée en ce premier semestre, au rez-de-chaussée du bâtiment, un « lieu d'art et de culture » (Lac), une salle spécifiquement aménagée pour accueillir des expositions et des animations. « Je mettrais plutôt le mot culture au pluriel, car il y a la culture artistique mais aussi scientifique, historique... Pour l'instant, c'est une ancienne grande salle de classe vide dans laquelle ont été installées des cimaises et qui va être appelée à être meublée et modulée en fonction des projets qui vont se monter. Un collectif d'enseignants a vocation à faire vivre ce Lac », explique Michel Millet.

Cette salle fait partie d'un nouveau pôle de salles regroupées dans le même secteur que les élèves sont invités à s'approprier. Il y a une salle d'études en accès libre pour y faire son travail personnel, une salle « devoirs faits » avec la présence d'un adulte, le Lac, et dans le hall, la création d'un espace de lecture de bandes dessinées. « Les élèves sont au collège du matin au soir, il n'y a plus de clubs qui fonctionnent à la pause méridienne comme par le passé. Ces salles doivent favoriser une « autonomie encadrée », l'idée est d'arriver dans les deux ans à venir à créer un foyer pour les élèves », souligne le principal. Par ailleurs, les élèves ont également accès au CDI et à la salle de permanence.

- Ayant répondu à un appel à projets du conseil départemental, le collège de Ferrette a été doté à la rentrée de 64 tablettes numériques (soit utilisables en même temps par deux classes). Elles permettront de travailler dans certaines disciplines avec des ressources numériques.

- Le collège, dans son nouveau projet d'établissement en cours d'élaboration, souhaite obtenir en juin prochain le label E3D (Établissement en démarche globale de développement durable). En projet, plantation d'un « carré pour la biodiversité », renforcement du tri à la restauration scolaire, réflexion sur le transport pour venir au collège...

- En prévision pour cet automne-hiver, le raccordement au réseau gaz de la chaudière de l'établissement, financé par le conseil départemental. Actuellement, le collège se chauffe au fuel et au propane. L'été prochain, des travaux pour lutter contre les infiltrations d'eau sur le toit sont aussi à mener.
N.B.-G.

 

 
 

Huningue Collège « L'année du renouveau »

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:13:26

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Huningue Collège  « L'année du renouveau »
 

 
des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

Des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

Ils étaient 798 en juin dernier. Lors de cette dernière rentrée, 745 collégiens, soit 29 classes dont 4 Segpa (sections d'enseignement général et professionnel adapté), ont rejoint le Nerval. Cette baisse des effectifs résulte de la mise en place de la nouvelle carte scolaire qui a conduit l'établissement à la suppression de deux classes de sixième et à la création d'une quatrième. Alors qu'elle entame sa cinquième année scolaire aux commandes du Nerval, la principale Catherine Albouy-Barland se dit « attachée à ce territoire, toujours porteur de possibles » et ravie de retrouver des équipes volontaires et dynamiques.

Cette année, elle est entourée de trois nouveaux adjoints : à la gestion, Virginie Balfournier, en charge des classes Segpa, Naïma Boujelad, et à son premier poste de principal-adjoint, Laurent Thierry. Cette équipe de direction est accompagnée, un jour par semaine, d'une psychologue de l'Education nationale, Lucille Dorizon ; tandis que Naïma Tebib conserve son poste de conseillère principale à la tête d'une équipe de cinq assistants d'éducation. Tout un petit monde amené à travailler avec 55 enseignants, dont une grande partie est déjà impliquée dans l'établissement depuis des années.
Des problèmes de recrutement

Pour autant, la rentrée n'a pas été de tout repos comme le précise la principale : « nous avons abordé la fin du mois d'août sans secrétariat de direction et, dix jours après la rentrée, il nous manque toujours des enseignants pour assurer 8 heures d'allemand, 9 heures d'anglais et 16 heures de mathématiques bilingues ». Doté d'une filière bilingue « très importante », le Nerval accompagne 40 élèves par niveau. « Je tiens à cette filière, confirme Catherine Albouy-Barland, mais il est important de pouvoir assurer la formation des enseignants ainsi que la continuité du parcours proposé à nos collégiens. » Pour l'heure, l'enseignement de l'histoire-géographie en allemand semble assuré, contrairement à celui des mathématiques pour lequel la principale « espère trouver des solutions... on s'y active ».

En marge de ces problèmes de recrutement récurrents, le collège s'est refait une santé. La principale souligne « une belle collaboration avec le conseil départemental ». Elle constate : « quel plaisir d'entendre à la rentrée les élèves, contents de découvrir un collège aux façades repeintes ». Durant cet été, l'ensemble des équipements de la cuisine et l'espace du self-service ont été remis à neuf. Ce qui facilite aujourd'hui le travail des agents et permet aussi de fluidifier les passages des élèves au service de restauration. Toujours dans le cadre des travaux, la centrale de sécurité incendie a été remise aux normes tandis que le collège a pris à sa charge le local des casiers réservés aux élèves et le rafraîchissement des peintures des murs intérieurs de l'établissement.

Des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL
Des chefs de renom viendront au collège

Des conditions matérielles très engageantes quant à la reprise des projets lancés l'an passé, voire, à la mise en oeuvre de nouveaux partenariats sportifs, culturels, professionnels. Ainsi seront reconduits, en juin, les compétitions de foot réunissant, sur une journée au Nerval, des collégiens français, suisses et allemands. « Cette année, nous allons élargir cette opération à des équipes mixtes », précise la principale. L'an passé, huit élèves de troisième ont effectué leur stage de découvertes en Suisse : « ils seront seize cette année, en Suisse ou en Allemagne, bilingues ou pas ». Mais Catherine Albouy-Barland va plus loin quand elle envisage d'ouvrir ces stages, « sur un jour ou deux », à des élèves de Segpa. Très probant aussi, le parcours d'excellence « a fait naître des vocations notamment autour des métiers du numérique ». Le collège, toujours éligible, emmènera en octobre 25 jeunes filles sur le thème de la féminisation du secteur de l'énergie.

Et les projets se succèdent à la faveur de nouveaux partenariats. Ce sera le cas à Saint-Louis avec la Fondation Fernet-Branca. « Nous sortons de notre territoire pur et dur avec deux projets, l'un autour du goût dans l'art, et l'autre dédié à la formation de nos élèves qui deviendront des ambassadeurs de la fondation. » À partir du mois de janvier, des chefs de renom viendront au collège pour travailler avec les élèves. Ce projet « très ambitieux », mené en partenariat avec le directeur de la fondation, Pierre-Jean Sugier, fera l'objet d'une restitution au musée ludovicien. « La culture reste l'ADN de notre collège, relance la principale, je crois en cette élévation pour nos élèves [...] il faut les titiller, les entraîner vers des chemins nouveaux. »

Elle témoigne de la réceptivité des collégiens à l'enseignement par projet. Cette année, les cinquièmes se frotteront au thème de l'eau dans l'art avec notamment les acteurs de la Petite Camargue alsacienne ; des professeurs d'arts plastiques travailleront autour des matériaux recyclés. Et puis, et puis... le Nerval aurait bien besoin d'ouvrir une classe allophone pour les collégiens de plus en plus nombreux à ne pas parler le français dans leur famille. Et « pourquoi pas de sections sportives ? », car les filières d'excellence peuvent passer par le sport ou une langue vivante. La principale revient sur les quatre clés du projet d'établissement : « ambition, exigence, excellence et bienveillance ». Quatre priorités qu'elle aborde en confiance avec ses professeurs en rappelant que « l'excellence, c'est d'abord d'être épanoui, curieux, appétant... à nous de les amener vers le bien-être et le plaisir ».
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Collège Gérard-de-Nerval : « l'année du renouveau »

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:46:17

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Huningue/Village-Neuf Enseignement
Collège Gérard-de-Nerval : « l'année du renouveau »
Avec un effectif d'élèves en baisse, le collège Gérard-de-Nerval « devrait pouvoir souffler » relève la principale Catherine Albouy-Barland. À la tête d'une nouvelle équipe de direction, après une rentrée « un peu compliquée », elle établit une feuille de route basée sur la confiance réciproque.
 

 
La principale, Catherine Albouy-Barland (au centre) et sa "garde rapprochée" : la gestionnaire, Virginie Balfournier, l'adjointe chargée des classes SEGPA, Naïma Boujelad, le principal-adjoint, Laurent Thierry, et la conseillère pédagogique d'éducation, Nadia Tebib (de gauche à droite).
Ils étaient 798 en juin dernier. Lors de cette dernière rentrée, 745 collégiens, soit 29 classes dont 4 SEGPA (sections d'enseignement général et professionnel adapté), ont rejoint le Nerval. Cette baisse des effectifs résulte de la mise en place de la nouvelle carte scolaire qui a conduit l'établissement à la suppression de deux classes de sixième et à la création d'une quatrième. Alors qu'elle entame sa cinquième année scolaire aux commandes du Nerval, la principale Catherine Albouy-Barland se dit « attachée à ce territoire, toujours porteur de possibles » et ravie de retrouver des équipes volontaires et dynamiques.

Cette année, elle est entourée de trois nouveaux adjoints : à la gestion, Virginie Balfournier, en charge des classes SEGPA, Naïma Boujelad, et à son premier poste de principal-adjoint, Laurent Thierry. Cette équipe de direction est accompagnée, un jour par semaine, d'une psychologue de l'Education nationale, Lucille Dorizon ; tandis que Naïma Tebib conserve son poste de conseillère principale à la tête d'une équipe de cinq assistants d'éducation. Tout un petit monde amené à travailler avec 55 enseignants, dont une grande partie est déjà impliquée dans l'établissement depuis des années.
Des problèmes de recrutement

Pour autant, la rentrée n'a pas été de tout repos comme le précise la principale : « nous avons abordé la fin du mois d'août sans secrétariat de direction et, dix jours après la rentrée, il nous manque toujours des enseignants pour assurer 8 heures d'allemand, 9 heures d'anglais et 16 heures de mathématiques bilingues ». Doté d'une filière bilingue « très importante », le Nerval accompagne 40 élèves par niveaux. « Je tiens à cette filière, confirme Catherine Albouy-Barland, mais il est important de pouvoir assurer la formation des enseignants ainsi que la continuité du parcours proposé à nos collégiens. » Pour l'heure, l'enseignement de l'histoire-géographie en allemand semble assuré, contrairement à celui des mathématiques pour lequel la principale « espère trouver des solutions... on s'y active ».

En marge de ces problèmes de recrutement récurrents, le collège s'est refait une santé. La principale souligne « une belle collaboration avec le conseil départemental ». Elle constate : « uel plaisir d'entendre à la rentrée les élèves, contents de découvrir un collège aux façades repeintes ». Durant cet été, l'ensemble des équipements de la cuisine et l'espace du self-service ont été remis à neuf. Ce qui facilite aujourd'hui le travail des agents et permet aussi de fluidifier les passages des élèves au service de restauration. Toujours dans le cadre des travaux, la centrale de sécurité incendie a été remise aux normes tandis que le collège a pris à sa charge le local des casiers réservés aux élèves et le rafraîchissement des peintures des murs intérieurs de l'établissement.

Des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL
Des chefs de renom viendront au collège

Des conditions matérielles très engageantes quant à la reprise des projets lancés l'an passé, voire, à la mise en oeuvre de nouveaux partenariats sportifs, culturels, professionnels. Ainsi seront reconduits, en juin, les compétitions de foot réunissant, sur une journée au Nerval, des collégiens français, suisses et allemands. « Cette année, nous allons élargir cette opération à des équipes mixtes », précise la principale. L'an passé, huit élèves de troisième ont effectué leur stage de découvertes en Suisse : « ils seront seize cette année, en Suisse ou en Allemagne, bilingues ou pas ». Mais Catherine Albouy-Barland va plus loin quand elle envisage d'ouvrir ces stages, « sur un jour ou deux », à des élèves de Segpa. Très probant aussi, le parcours d'excellence « a fait naître des vocations notamment autour des métiers du numérique ». Le collège, toujours éligible, emmènera en octobre 25 jeunes filles sur le thème de la féminisation du secteur de l'énergie.

Et les projets se succèdent à la faveur de nouveaux partenariats. Ce sera le cas à Saint-Louis avec la Fondation Fernet-Branca. « Nous sortons de notre territoire pur et dur avec deux projets, l'un autour du goût dans l'art, et l'autre dédié à la formation de nos élèves qui deviendront des ambassadeurs de la fondation. » À partir du mois de janvier, des chefs de renom viendront au collège pour travailler avec les élèves. Ce projet « très ambitieux », mené en partenariat avec le directeur de la fondation, Pierre-Jean Sugier, fera l'objet d'une restitution au musée ludovicien. « La culture reste l'ADN de notre collège, relance la principale, je crois en cette élévation pour nos élèves [...] il faut les titiller, les entraîner vers des chemins nouveaux. »

Elle témoigne de la réceptivité des collégiens à l'enseignement par projet. Cette année, les cinquièmes se frotteront au thème de l'eau dans l'art avec notamment les acteurs de la Petite Camargue alsacienne ; des professeurs d'arts plastiques travailleront autour des matériaux recyclés. Et puis, et puis... le Nerval aurait bien besoin d'ouvrir une classe allophone pour les collégiens de plus en plus nombreux à ne pas parler le français dans leur famille. Et « pourquoi pas de sections sportives ? », car les filières d'excellence peuvent passer par le sport ou une langue vivante. La principale revient sur les quatre clés du projet d'établissement : « ambition, exigence, excellence et bienveillance ». Quatre priorités qu'elle aborde en confiance avec ses professeurs en rappelant que « l'excellence, c'est d'abord d'être épanoui, curieux, appétant... à nous de les amener vers le bien-être et le plaisir ».
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Jebsheim Au conseil municipal Foot: les travaux validés

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:46:48

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Jebsheim  Au conseil municipal
Jebsheim Au conseil municipal Foot: les travaux validés
Réunis autour de Jean-Claude Kloepfer, maire, le jeudi 29 août, les conseillers municipaux de Jebsheim ont délibéré sur divers points, donc voici l'essentiel.

 
Travaux de rénovation et d'extension du terrain d'entraînement de football
Le comité du Football Réuni Jebsheim Muntzenheim sollicite le conseil pour obtenir l'autorisation de réaliser des travaux de rénovation et d'extension de leur terrain d'entraînement.

Ces travaux consistent en un agrandissement. Le club a réalisé un piquetage afin que l'on puisse voir sur place l'emprise du projet.

Au final ce terrain aurait comme surface 65m de longueur sur 56m de largeur. Pour ce faire, il est nécessaire d'abattre quatre arbres du bosquet. Afin d'harmoniser le tout, le triangle s'étendant du terrain au canal serait réengazonné.

L'ensemble de ces travaux seraient entrepris par le club, à ses frais.

Il est rappelé que ce terrain a été acquis par la commune.

Le conseil approuve l'extension du terrain telle qu'elle est présentée, il est précisé que la commune ne prendra pas en charge les frais liés à ces travaux et les annexes du terrain devront être remises en état et débarrassées de tout résiduel de chantier.

Le club devra communiquer le démarrage des travaux et un planning du chantier à la mairie.
Divers

Le bilan de l'atelier tablette numérique pour séniors est très positif, avec dix séances d'initiation organisées entre mai et juillet par SOS Futur, soutenu par le conseil départemental.

Ces séances étaient gratuites. L'objectif était de permettre aux participants d'apprendre à utiliser une tablette afin de pouvoir communiquer avec leurs proches, aller sur internet... Dix personnes ont suivi assidûment ces séances, 80 % des participants ont été très satisfaits et 20 % plutôt satisfaits.

Au vu des résultats et du souhait des stagiaires, l'organisateur va être sollicité pour qu'un atelier de perfectionnement soit organisé.

On s'interroge sur la pertinence de maintenir le concours des maisons fleuries en période de sécheresse. Cela n'incite pas les personnes à réduire la consommation de l'eau.

Des nuisances à la sortie du village vers Ostheim sont signalées, le maire ira voir sur place.

 

 
 

 

Kaysersberg Médiathèque : les abords bientôt rénovés

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:39:26

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Kaysersberg Médiathèque : les abords bientôt rénovés
 

 
Avant-projet des abords de la médiathèque de Kaysersberg. Cabinet de paysage LAP'S
Après la désignation d'Elisabeth Bildstein en qualité de secrétaire de séance et l'approbation unanime du procès-verbal de la dernière séance, Evelyne Meyer, maire déléguée de Kaysersberg a fait le tour d'horizon des réunions et manifestations des deux derniers mois. À ce sujet, après une réunion avec la direction départementale des finances publiques pour la présentation du nouveau réseau de proximité, le maire a confirmé que Kaysersberg Vignoble garde la trésorerie avec une augmentation du nombre d'agents.
Réaménagement du parc de la médiathèque

Le premier projet inscrit dans la stratégie de redynamisation est le réaménagement du parc de la médiathèque. Le cabinet de paysage LAP'S a été missionné par la ville pour réfléchir sur ce projet avec le groupe de travail mis en place. Ce lundi soir, Félicien du cabinet LAP'S a présenté l'avant-projet dont l'objectif est de créer un lieu de culture rayonnant, accueillant et ouvert sur la ville. Il a présenté ce parc où le hêtre pleureur est préservé et valorisé, où un perron en granit participe à la visibilité et à l'attractivité de l'espace, où le jardin se subdivise en plusieurs petites scènes avec de nombreuses assises. L'abattement du mur d'enceinte fait craindre à Henri Stoll une accélération de la vitesse dans la rue du 18 décembre et l'avenue Ferrenbach. « Il faudra bien sûr réfléchir à la sécurité « concède Martine Schwartz. Les élus ont approuvé à l'unanimité l'avant-projet présenté ainsi que le plan de financement établi à 470 940 EUR TTC soit 243 687 EUR à charge de Kaysersberg Vignoble.
L'école Bristel transformée en crèche multi accueil

C'est Bernard Carabin, qui présente ce dossier également inscrit dans la stratégie de redynamisation des bourgs centres. En effet, après la fermeture de l'école Bristel, un groupe de travail composé d'élus, de représentants de la CCVK, des salariés de la crèche, de la PMI et de la CAF a réfléchi durant l'été à un programme de transformation de l'école en tenant compte des contraintes réglementaires et de l'amélioration fonctionnelle recherchée. Avec 430 m², la superficie de la crèche sera presque doublée : espaces de vie des bébés, espace de vie des plus grands, locaux techniques, espace restauration et espace de motricité. La cour serait préservée dans son intégralité avec quelques aménagements. Enfin, il est prévu de rénover la toiture et de réaliser des travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique. Sur une estimation totale de 966 240 EUR compte tenu des diverses subventions et de la récupération de la TVA, le restant à charge pour la commune serait de 307 438 EUR.

Pour Henri Stoll, il faudrait prévoir 43 places (actuellement 30 enfants sont accueillis, 33 places proposées après travaux) mais Patricia Bexon, adjointe aux finances, pose le problème des frais de fonctionnement bien plus importants. Projet adopté à l'unanimité, le lancement de l'opération imminent permettrait d'envisager l'ouverture de la nouvelle crèche en janvier ou février 2021.

Dans le même domaine, les élus ont approuvé le renouvellement du Contrat Enfance Jeunesse pour la période 2019-2022.
Textes : Marie-Louise STEIN

 

 
 

wintzenheim Rencontre des « Cerisiers » : Zone économique et dépôt de lindane au programme

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:36:03

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wintzenheim  Rencontre des « Cerisiers »
wintzenheim Rencontre des « Cerisiers » : Zone économique et dépôt de lindane au programme
Les opposants à la création d'une zone d'activités au Tiefenbach à Wintzenheim appellent, samedi, à un rassemblement. Ils évoqueront un autre dossier polémique : le dépôt de lindane.

 
Le projet contesté de la zone d'activités se situe le long de la rue du Tiefenbach à Wintzenheim.
L'été est passé et le collectif regroupant l'association Tiefenbach environnement (ATE), Alsace Nature et les Amis de la confédération paysanne ne lâche rien. Il invite les gens qui le souhaitent à une 2e rencontre dite des Cerisiers (la première a eu lieu en mars), ce samedi rue du Tiefenbach, quelque 150 mètres après le rond-point de la Croix-Blanche. Les membres du collectif aborderont plusieurs points dont celui concernant la création d'une zone d'activités le long de la rue du Tiefenbach.

La municipalité a accepté de modifier son projet initial qui prévoyait, dans son nouveau plan local d'urbanisme (PLU), 22 ha de surface à urbaniser. Elle a décidé de maintenir une surface de 6,6 ha en zone économique et d'inscrire les 14,8 autres hectares en réserve foncière.
Deux recours

Pas suffisant a répondu le collectif malgré les « gages écologiques » de la mairie qui concevra cette future zone d'activités en tenant compte de nombreuses prescriptions environnementales (récupération et stockage des eaux de pluie, production d'énergie renouvelable, parkings végétalisés, stationnement mutualisé...).

Du coup, ATE a décidé de déposer un recours devant le tribunal administratif, souhaitant ainsi l'annulation du vote entérinant la révision du PLU. De son côté, Alsace Nature a préféré, dans un premier temps, tendre la main à Serge Nicole et à son équipe. « Nous avons envoyé un recours gracieux en mairie le 21 août », confirme son président Daniel Reininger. « Même si le document est conforme au SCoT [schéma de cohérence territoriale], nous estimons que le PLU est excessif en matière de consommation foncière ».
Dépôt de lindane : l'inquiétude des riverains

Le rendez-vous des Cerisiers sera également l'occasion pour les personnes présentes d'aborder un autre dossier extrêmement délicat : celui du dépôt de résidus de lindane, sur le ban de Wintzenheim, dans un pré situé à proximité du village alsacien de Colmar. Le collectif a toujours indiqué que son combat ne se limiterait pas au projet de zone économique rue du Tiefenbach.

C'est durant les années 60 et 70 que l'entreprise Produits chimiques Ugine-Kulmann (PCUK) a déchargé en vrac et en fûts du lindane, un insecticide, sur trois sites alsaciens dont celui de Wintzenheim. L'usine a cessé son activité en 1974 et a été mise en liquidation judiciaire. L'État, à l'époque actionnaire majoritaire, a, à la fin des années 2010, pris en charge des travaux de confinement de ce dépôt. Une couverture en polyéthylène a été posée afin d'éviter toute infiltration d'eau de pluie, bloquant ainsi la contamination de la nappe phréatique déjà fortement polluée au droit du dépôt.

Depuis ces travaux, l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) réalise régulièrement des mesures de la qualité des eaux souterraines.

Les riverains de la zone s'inquiètent de la pollution de la nappe phréatique qui, selon eux, s'étend. Ils indiquent notamment qu'un arrêté préfectoral datant de juin 2015 restreint l'usage des eaux souterraines dans un vaste périmètre, dans l'ouest colmarien.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Wintzenheim Zone économique et dépôt de lindane au programme

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:36:48

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Wintzenheim Zone économique et dépôt

de lindane au programme
 

 
Le projet contesté de la zone d'activités se situe le long de la rue du Tiefenbach à Wintzenheim. Archives Hervé KIELWASSER

L'été est passé et le collectif regroupant l'association Tiefenbach environnement (ATE), Alsace Nature et les Amis de la confédération paysanne ne lâche rien. Il invite les gens qui le souhaitent à une deuxième rencontre dite des Cerisiers (la première a eu lieu en mars), ce samedi 14 septembre rue du Tiefenbach, quelque 150 mètres après le rond-point de la Croix-Blanche. Les membres du collectif aborderont plusieurs points dont celui concernant la création d'une zone d'activités le long de la rue du Tiefenbach.

La municipalité a accepté de modifier son projet initial qui prévoyait, dans son nouveau plan local d'urbanisme (PLU), 22 hectares de surface à urbaniser. Elle a décidé de maintenir une surface de 6,6 hectares en zone économique, et d'inscrire les 14,8 autres hectares en réserve foncière.
Deux recours

« Pas suffisant » a répondu le collectif, malgré les « gages écologiques » de la mairie qui concevra cette future zone d'activités en tenant compte de nombreuses prescriptions environnementales (récupération et stockage des eaux de pluie, production d'énergie renouvelable, parkings végétalisés, stationnement mutualisé...).

Du coup, ATE a décidé de déposer un recours devant le tribunal administratif, souhaitant ainsi l'annulation du vote entérinant la révision du PLU. De son côté, Alsace Nature a préféré, dans un premier temps, tendre la main à Serge Nicole et à son équipe. « Nous avons envoyé un recours gracieux en mairie le 21 août », confirme son président, Daniel Reininger. « Même si le document est conforme au SCoT [schéma de cohérence territoriale], nous estimons que le PLU est excessif en matière de consommation foncière ».
Dépôt de lindane : l'inquiétude des riverains

Le rendez-vous des Cerisiers sera également l'occasion pour les personnes présentes d'aborder un autre dossier extrêmement délicat : celui du dépôt de résidus de lindane, sur le ban de Wintzenheim, dans un pré situé à proximité du village alsacien de Colmar. Le collectif a toujours indiqué que son combat ne se limiterait pas au projet de zone économique rue du Tiefenbach.

C'est durant les années 1960 et 1970 que l'entreprise Produits chimiques Ugine-Kulmann (PCUK) a déchargé en vrac et en fûts du lindane, un insecticide, sur trois sites alsaciens dont celui de Wintzenheim. L'usine a cessé son activité en 1974 et a été mise en liquidation judiciaire. L'État, à l'époque actionnaire majoritaire, a, à la fin des années 2010, pris en charge des travaux de confinement de ce dépôt. Une couverture en polyéthylène a été posée afin d'éviter toute infiltration d'eau de pluie, bloquant ainsi la contamination de la nappe phréatique déjà fortement polluée au droit du dépôt.

Depuis ces travaux, l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) réalise régulièrement des mesures de la qualité des eaux souterraines.

Les riverains de la zone s'inquiètent de la pollution de la nappe phréatique qui, selon eux, « s'étend ». Ils indiquent notamment qu'un arrêté préfectoral datant de juin 2015 restreint l'usage des eaux souterraines dans un vaste périmètre, dans l'ouest colmarien.
Nicolas Roquejeoffre

 

 
 

Kaysersberg Vignoble Conseil municipal Médiathèque : les abords bientôt rénovés

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:34:24

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Kaysersberg Vignoble Conseil municipal
Kaysersberg Vignoble Conseil municipal Médiathèque : les abords bientôt rénovés
Le conseil municipal de Kaysersberg s'est réuni ce lundi soir sous la présidence de Pascal Lohr, maire de Kaysersberg Vignoble. Plusieurs réaménagements ont été à l'ordre du jour.

 
L'avant-projet des abords de la médiathèque de Kaysersberg.
Evelyne Meyer, maire déléguée de Kaysersberg, a fait le tour d'horizon des réunions et manifestations des deux derniers mois. À ce sujet, après une réunion avec la direction départementale des finances publiques pour la présentation du nouveau réseau de proximité, le maire a confirmé que Kaysersberg Vignoble garderait la trésorerie, avec une augmentation du nombre d'agents.
Réaménagement du parc de la médiathèque

Le premier projet inscrit dans la stratégie de redynamisation est le réaménagement du parc de la médiathèque. Le cabinet de paysage LAP'S a été missionné par la ville pour réfléchir sur ce projet avec le groupe de travail mis en place. Ce lundi soir, Félicien, du cabinet LAP'S, a présenté l'avant-projet dont l'objectif est de créer un lieu de culture rayonnant, accueillant et ouvert sur la ville.

Il a présenté ce parc où le hêtre pleureur est préservé et valorisé, où un perron en granit participe à la visibilité et à l'attractivité de l'espace, où le jardin se subdivise en plusieurs petites scènes avec de nombreuses assises.

L'abattement du mur d'enceinte fait craindre à Henri Stoll une accélération de la vitesse dans la rue du 18 décembre et l'avenue Ferrenbach. « Il faudra bien sûr réfléchir à la sécurité », concède Martine Schwartz. Les élus ont approuvé à l'unanimité l'avant-projet présenté ainsi que le plan de financement établi à 470 940 EUR TTC soit 243 687 EUR à charge de Kaysersberg Vignoble.
L'école Bristel transformée en crèche multi-accueil

C'est Bernard Carabin, qui présente ce dossier également inscrit dans la stratégie de redynamisation des bourgs centres. En effet, après la fermeture de l'école Bristel, un groupe de travail composé d'élus, de représentants de la CCVK, des salariés de la crèche, de la PMI et de la CAF a réfléchi durant l'été à un programme de transformation de l'école, en tenant compte des contraintes réglementaires et de l'amélioration fonctionnelle recherchée. Avec 430 m², la superficie de la crèche sera presque doublée : espaces de vie des bébés, espace de vie des plus grands, locaux techniques, espace restauration et espace de motricité. La cour serait préservée dans son intégralité avec quelques aménagements. Enfin, il est prévu de rénover la toiture et de réaliser des travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique.

Sur une estimation totale de 966 240 EUR compte tenu des diverses subventions et de la récupération de la TVA, le restant à charge pour la commune serait de 307 438 EUR.

Pour Henri Stoll, il faudrait prévoir 43 places (actuellement 30 enfants sont accueillis, 33 places proposées après travaux) mais Patricia Bexon, adjointe aux finances, pose le problème des frais de fonctionnement bien plus importants. Projet adopté à l'unanimité, le lancement de l'opération imminente permettrait d'envisager l'ouverture de la nouvelle crèche en janvier ou février 2021.

Dans le même domaine, les élus ont approuvé le renouvellement du Contrat Enfance Jeunesse pour la période 2019-2022.
Marie-Louise STEIN

 

 
 

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Furieux, Henri Stoll quitte la séance
 

 
Par procédure introduite en 2015, la commune de Kaysersberg a assigné les consorts Hurstel-Ancel et Perrin, propriétaires d'une parcelle de 15 ares 79, afin qu'ils soient contraints à supprimer toutes constructions ou installations édifiées par leurs soins sur l'emprise de la parcelle communale.

En janvier 2017, le tribunal de grande instance a fait droit aux arguments de la défense en considérant que le prescription trentenaire était acquise aux trois propriétaires, établissant ainsi une indivision entre eux. Afin de sortir de cette indivision, les propriétaires riverains et la commune ont convenu par convention de faire appel à un géomètre afin de procéder à un arpentage et de répartir le terrain. Ils ont également proposé de rétrocéder à la commune à titre gratuite une parcelle donnant accès à la Weiss.

L'évocation de ce dossier a fait crier Henri Stoll au scandale : « vous avez délibérément laissé passer la date pour l'appel et fait en sorte que les habitants soient dépossédés de ce terrain ».

Réponse du maire : « vous étiez maire et vous n'avez rien fait, je n'accepte pas ces accusations ». Robert Schelcher a précisé que rien de permettait d'interjeter en appel.

Furieux, Henri Stoll a quitté la séance et n'a donc pas participé au vote. C'est donc avec quatre voix contre que la proposition de cession à titre gratuit a été approuvée.

 

 
 

 

Saint-Louis Une circulation plus fluide et apaisée

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:20:35

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Saint-Louis Une circulation plus fluide et apaisée
 

 

Le chantier de réaménagement du carrefour central a duré six semaines et a coûté 300 000 euros à la Ville de Saint-Louis. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le carrefour central de Saint-Louis, c'est 2200 voitures/heure aux heures de pointe. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le nouvel aménagement fait la part belle aux modes de transport doux, notamment les vélos : 410 mètres linéaires de nouvelles bandes cyclables sécurisées ont été aménagés. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le réaménagement du carrefour central a permis la création de passages piétons avec îlot central sécurisé. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le carrefour central de Saint-Louis a été réaménagé pour apporter plus de fluidité, plus de confort et plus de sécurité aux usagers. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le service des espaces verts sera chargé de fleurir les îlots pour piétons. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Ceci n'est plus un passage piéton : au sortir du parking souterrain de la Croisée des Lys, il a été supprimé. Restent pour l'heure les deux bandes d'enrobé clair qui peuvent prêter à confusion. Un souci qui doit être réglé prochainement. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Il existe des aires de livraison rue de Mulhouse, rue de Huningue ou rue du Général-de-Gaulle - ce qui n'empêche pas certains livreurs de se garer sur les arrêts de bus... Conséquence : une paralysie temporaire du trafic. La verbalisation guette ! Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Les travaux du carrefour central, à Saint-Louis, sont peu ou prou terminés, après six semaines de chantier cet été, comme l'ont constaté le maire Jean-Marie Zoellé, son adjoint Bernard Schmitter et leurs équipes, mardi après-midi. « Ce carrefour n'avait pas bougé depuis vingt ans alors que le trafic a explosé. Nous sommes aujourd'hui à 2200 voitures par heure aux heures de pointe », rappelle Jean-Marie Zoellé.

Or le nouvel aménagement, avec simplement deux phases avec des cycles de 60 secondes, là où il y en avait quatre de 90 secondes, a permis de fluidifier le trafic. Il permet « d'offrir plus de sécurité et de confort aux usagers ». Aux automobilistes, aux piétons avec les nouveaux îlots sécurisés, dont la résine gravillonnée de couleur saumon doit signaler « une circulation apaisée », aux cyclistes enfin. Les tests effectués durant une année ont donc porté leurs fruits.
Cyclistes et piétons protégés

Le nouvel aménagement du carrefour, dont le chantier a coûté 300 000 EUR, est aussi calibré pour absorber les nouveaux habitants (les quelque 400 de la Zac Concorde par exemple) et le trafic à venir pour les prochaines années.

Par ailleurs, toujours dans une démarche environnementale, l'ensemble du carrefour est équipé de Led : les feux, mais aussi l'éclairage public. Notons que, pour les rues De-Gaulle, de Huningue et de Mulhouse, il existe des parkings pour les livreurs.

Quatre cent dix mètres linéaires de nouvelles bandes cyclables sécurisées ont été créés. Reste celle à aménager rue de Huningue. Cela permettra aux cyclistes qui le souhaitent de se rendre au centre-ville. « Nous préférons voir les usagers du centre-ville à vélo qu'en voiture », note Bernard Schmitter. Et Jean-Marie Zoellé de renchérir : « Il y a le tram, les TER, les bus, les vélos : les modes de transport doux permettent de vivre la ville. »
Un itinéraire cyclable de transit

Et les habitants du centre ont tout ce qu'il faut pour le quotidien, à quelques centaines de mètres du carrefour. Le maire énumère : « Supermarché, marché, pharmacie, poste, école, cinéma, théâtre... » Cela permettra aux familles qui le souhaitent d'avoir une seule voiture. « Les choses changent. On se rend déjà compte que les plus jeunes évoluent. »

Pour le transit, un itinéraire cyclable est en construction par ailleurs : il mènera à terme les vélos de la RD105 à la rue du Docteur-Hurst via la gare, la rue de la Marne et la rue de la Concorde. Une grande partie a déjà été réalisée. Reste, surtout, le passage de l'avenue De-Gaulle - cela viendra après les principaux travaux de la Zac Concorde. Entre 2016 et 2020, ce sont trois kilomètres de bandes et pistes sécurisées qui auront été aménagés par la Ville de Saint-Louis.
Textes et photos : Jean-Christophe MEYER

 

 
 

Thannenkirch Travaux sur le réseau d'eau

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:10:50

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Thannenkirch Travaux sur le réseau d'eau
 

 
 
Ces travaux ont été confiés à la société SADE et dureront environ quatre semaines. Ils consistent principalement à installer trois postes de désinfection respectivement au réservoir du Melkerhof, sur le chemin du Lecotte et enfin sur le Schillig en amont du réservoir. La nécessité de mettre en place ces dispositifs fait suite à une demande de l'ARS en raison des quelques observations ponctuelles de présence de bactéries.
La technologie des rayonnements ultraviolets

Le choix des élus s'est porté sur la technologie des rayonnements ultraviolets, possible dans le cas de Thannenkirch, plutôt que sur celle de la chloration, seule autre technique possible. L'eau est simplement soumise aux rayonnements d'une lampe UV, judicieusement positionnée sur le réseau, afin que les bactéries éventuelles soient détruites. L'avantage de ce système est de ne pas modifier les caractéristiques organoleptiques, notamment de goût et d'odeur de l'eau.

Les travaux d'installation des postes de désinfection nécessiteront ponctuellement des coupures d'eau pour des durées assez courtes. Le budget global consacré à la mise en oeuvre de ce dispositif est de 119 000 EUR, subventionné à hauteur de 61 164 EUR par l'agence de l'eau et le conseil départemental du Haut-Rhin. Les habitants de Thannenkirch continueront donc de bénéficier de la qualité de leur eau de source sans aucun risque.

 

 
 

Animation Huningue : Le SlowUp 2019, c'est dimanche prochain

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:14:39

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Animation  Huningue
Animation Huningue : Le SlowUp 2019, c'est dimanche prochain
Découvrir la région à pied, en vélo ou à trottinette... Le parcours du SlowUp Bâle-Trois Pays, ouvert à tous, gratuit, fera une nouvelle fois, dimanche prochain, étape à Huningue et Saint-Louis. Les deux Villes se préparent.

 
Le SlowUp Basel-Trois Pays reste gratuit, mais il sera proposé cette année d'acheter une vignette pour soutenir l'organisation, un peu sur le principe du carnaval de Bâle.
Le concept du SlowUp est né en 2000 en Suisse autour du lac de Morat et connaît un énorme succès depuis. Aujourd'hui, une vingtaine d'événements de ce type sont organisés chaque année rassemblant plus de 400 000 personnes au total. SlowUp signifie « slow down/pleasure up », c'est-à-dire diminuez l'allure et augmentez le plaisir.
Des guinguetteset des ateliers

Le SlowUp Basel-Trois Pays se veut d'abord une découverte de la région. Il a drainé 40 000 participants l'an passé. Trois parcours faciles et plats, de 18, 21 et 31 km totalement fermés à la circulation motorisée et tracés pour l'essentiel le long du Rhin jusqu'à Rheinfelden, sont proposés cette année. Ils sont ouverts de 10 h à 17 h.

Le SlowUp est gratuit pour les participants. Cependant, depuis l'an dernier, afin de contribuer à son financement, une vignette est proposée pour 5 EUR/CHF. Disponibles le jour même ainsi qu'en pré-vente, il s'agit d'autocollants réflecteurs qui contribuent par après à la sécurité dans la circulation.

Si la manifestation est vouée au déplacement doux, à pied, en vélo, en roller, à trottinette, elle se veut également festive. À Huningue, c'est sur la place Abbatucci que battra son coeur, avec notamment les guinguettes-restauration tenues par les commerçants, des démonstrations de trial du Chouet'Bike Club de Village-Neuf et un atelier mécanique.

Au stade de la Frontière à Saint-Louis, les stands restauration seront encadrés par le club de foot et le Rotary, et les participants trouveront également un atelier de réparation (Vélo à la carte), des espaces-jeux pour enfants (animateurs de la ville) ou encore des démonstrations médicales (Protection civile).

À noter que les polices municipale et nationale, ainsi qu'une trentaine d'agents et de bénévoles seront mobilisés pour la sécurité.
P.M SlowUp Basel-Trois Pays 2019, dimanche 15 septembre de 10 h à 17 h. Gratuit (achat volontaire vignette à 5 EUR/CHF). Renseignements : slowup.basel-dreiland.ch

SlowUp Basel-Trois Pays 2019, dimanche 15 septembre de 10 h à 17 h. Gratuit (achat volontaire vignette à 5 EUR/CHF). Renseignements : slowup.basel-dreiland.ch

 
 

 

Risques psychosociaux à Radio France : audience reportée

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:57:20

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Audiovisuel public
Risques psychosociaux à Radio France : audience reportée
 

 
Une dizaine d'animateurs, techniciens et journalistes, représentants du personnel du réseau France Bleu, venus de Strasbourg et Mulhouse mais aussi de Grenoble, Metz et Nancy, étaient présents au tribunal de grande instance de Strasbourg ce mardi après-midi pour une audience en référé sur l'affaire qui les oppose à Radio France.

L'entreprise audiovisuelle publique a assigné le CSE (Comité social et économique, fusion des instances représentatives du personnel) de la partie Est de Radio France, qui regroupe 13 stations France Bleu de l'Est de la France, de Reims à Chambéry. La « Maison ronde » demande que soit annulée une délibération du CSE Est, prise le 22 août, demandant une expertise indépendante sur les risques psychosociaux au sein de l'entreprise. Le CSE Est, comme deux autres CSE qui ont pris la même délibération, argue d'une multiplication des tâches, d'une augmentation de la charge de travail, de difficultés d'organisation croissantes et de cas de harcèlement sexuel et moral relatés dans un article de Télérama en juillet. Radio France considère pour sa part que « cette expertise est injustifiée en l'absence de risque grave », et demande l'annulation de la délibération.

À la demande des deux parties, l'audience a été reportée et aura lieu le 1er octobre.
ACB

 

 
 

 

Mémoire Mulhousienne Journée du patrimoine le dimanche 22 septembre : Des mécaniciens d'exception

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:38:12

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Mémoire Mulhousienne Journée du patrimoine le dimanche 22 septembre
Mémoire Mulhousienne Journée du patrimoine le dimanche 22 septembre : Des mécaniciens d'exception
Difficile pour Mémoire Mulhousienne, qui veut valoriser les sépultures remarquables des cimetières de la ville, de coller au thème « Arts et divertissement » des journées du patrimoine cette année. L'association propose de partir à la découverte des mécaniciens méconnus.

 
La salle des peigneuses Heilmann. Dessin de Barclay, gravure de 1885.
À l'occasion de cette journée du patrimoine, l'association Mémoire Mulhousienne a édité un petit fascicule sur le thème des mécaniciens de la ville, préfacé par Frédéric Guthmann, président du conseil consultatif du Patrimoine mulhousien. Celui-ci y rappelle qu'au XVIIIe siècle, Mulhouse regorgeait de petites manufactures d'indiennes, notamment. L'artisanat était florissant et prospérait.

Josué Heilmann, inventeur de la peigneuse mécanique. Photo DNA /DR

Edouard Beugniot, inventeur d'un système d'articulation d'essieux moteur pour les locomotives de montagne. Photo DNA /DR

Alfred de Glehn a développé la première locomotive Compound. Photo DNA /DR

Aviatik, créé par Spengler et Châtel, fabrique des avions qui remporteront de nombreux records. Photo DNA /DR

Quand la Révolution industrielle démarre, milieu du XVIIIe siècle, la Grande-Bretagne, consciente de son avance technologique, impose la prohibition de la vente de machines et de leurs plans. Les Mulhousiens veulent s'inspirer de ce qui se passe ailleurs, et notamment à Manchester qui est devenu un immense pôle industriel...
Des inventeurs qui dépassent le maître

Ils copient des plans qu'ils introduisent chez eux en fraude grâce à « des techniciens aventuriers ». Même après la levée de la prohibition en 1825, les contrôles restent très stricts, et pour importer ces technologies britanniques, les Alsaciens rivalisent d'ingéniosité. Après le blocus imposé par Napoléon, qui permet au Continent de développer son industrie, à la paix revenue en 1815, les patrons mulhousiens s'entêtent à acquérir le savoir-faire britannique.

Ils font venir des ingénieurs anglais achetés à prix d'or ; ils envoient leurs fils découvrir ces machines à vapeur qui vont tout révolutionner, pour décrypter les secrets de leur fabrication, percer les codes mis en place pour bloquer les machines.

Peu à peu, les Alsaciens vont se former, progresser, développer des techniques importées, les perfectionner, jusqu'à dépasser l'original. Avec des patrons comme André Koechlin, qui passe contrat avec un industriel anglais, permettant la création de la société André Koechlin et Cie, AKC, une usine « clé en main », se développe une industrie mécanique d'envergure dans les domaines stratégiques du filage, tissage, impression, etc.

Un terreau sur lequel d'autres patrons, mais aussi des inventeurs partis de rien ou de pas grand-chose vont pouvoir prospérer. Et Mulhouse connaîtra de nombreux mécaniciens d'exception à qui Mémoire Mulhousienne veut rendre hommage en cette journée du patrimoine. Des personnages méconnus qui méritent qu'on les mette en exergue.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Hommage à Louis Armstrong

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:58:26

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Guebwiller  Dominicains de Haute-Alsace
Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Hommage à Louis Armstrong
Les Dominicains de Haute-Alsace accueillent samedi soir Paul Lay et Eric Le Lann pour un concert hommage à Louis Armstrong. Le public retrouvera des morceaux intemporels et découvrira des compositions originales de ce duo talentueux.

 
Eric Le Lann et Paul Lay rendront hommage à « Satchmo » samedi aux Dominicains.
Durant sa longue carrière, Louis Armstrong a joué et chanté avec les plus importants instrumentistes et chanteurs, parmi lesquels Jimmie Rodgers, Bing Crosby, Duke Ellington, Fats Waller, Fletcher Henderson, Bessie Smith ou encore Ella Fitzgerald.

Paul Lay et Eric Le Lann, qui lui rendront hommage samedi soir dans la nef des Dominicains, sont des musiciens de jazz de tout premier plan qui célèbrent la pureté mélodique des lignes, la justesse rythmique des accents, l'intuition harmonique, le sens de l'écoute et de la complémentarité.

Paul Lay est un pianiste de jazz, compositeur et arrangeur qui, après ses études au CNSM de Paris, a intégré le quintette de Riccardo Del Fra, puis en 2012, Ping Machine, le groupe de Frédéric Maurin. Sur son deuxième album, « Mikado » (2014), il joue en quartet avec le saxophoniste Antonin-Tri Hoang, le contrebassiste Clemens Van Der Feen et son ancien professeur, Dré Pallemaerts. Le disque a obtenu le Grand prix de l'Académie Charles-Cros.

En 2018 est paru « Thanks a million », un duo avec Éric Le Lann en hommage à Louis Armstrong, qui sera la base du concert de ce samedi aux Dominicains.

Né en Bretagne, Éric Le Lann s'est installé en 1977 à Paris, où il a commencé sa carrière de trompettiste professionnel, obtenant en 1979 le premier prix du concours national de jazz de la Défense.

À 11 ans, il est apparu sur scène aux côtés de Bill Coleman, Claude Luter ou encore Stéphane Grappelli, jouant déjà avec une assurance de professionnel. Il s'est produit dès 1980 dans divers groupes de jazz. Il a monté son propre quartet avec André Ceccarelli, Cesarius Alvim et Olivier Hutman en 1982 et a obtenu le prix Django-Reinhardt décerné par l'Académie du jazz.

Il se produit depuis 1998 en duo avec Martial Solal, en quintet avec Archie Shepp ou avec son propre quartet.

Samedi, aux Dominicains, des images d'archives revisitées par Olivier Garouste viendront ponctuer le concert avec la voix inimitable de Louis Armstrong.

Notons qu'à partir de 19 h, le Bistrot vagabond proposera des planchettes apéro aux spectateurs (6 EUR).
JMS Concert aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller, samedi 14 septembre à 20 h 30. Prix des places : 6 à 15 EUR. Réservations sur www.les-dominicains.com

Concert aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller, samedi 14 septembre à 20 h 30. Prix des places : 6 à 15 EUR. Réservations sur www.les-dominicains.com

 
 

 

Guebwiller Concert-lecture du CDMC, samedi : Clara Schumann aux scènes ouvertes

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:47:25

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Guebwiller Concert-lecture du CDMC, samedi
Guebwiller Concert-lecture du CDMC, samedi : Clara Schumann aux scènes ouvertes
Le conseil départemental pour la musique et la culture (CMDC) de Haute-Alsace propose le 14 septembre un concert-lecture autour de la vie et de l'oeuvre de la pianiste et compositrice Clara Schumann, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance.

 
La soprano Élisabeth Nass participera au concert-lecture du CDMC.
Le CDMC (conseil départemental pour la musique et la culture) de Haute-Alsace, installé à Guebwiller, proposera une nouvelle scène ouverte le samedi 14 septembre, en mettant cette fois-ci à l'honneur la vie et l'oeuvre de la pianiste et compositrice Clara Schumann, dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance.

Plusieurs personnes seront sur scène à l'occasion de ce concert-lecture exceptionnel, qui permettra de mieux connaître celle qui fut aussi l'épouse du compositeur Robert Schumann.

La partie lecture sera ainsi assurée par Danièle Mislin, professeur de documentation et créatrice de lectures musicales, qui a notamment effectué des travaux sur la voix et l'interprétation avec des professeurs de chant et des comédiens. Elle est également à l'origine de la création d'un café littéraire.

Le chant, quant à lui, sera assuré par Armela Fortuna et Élisabeth Nass. Titulaire de plusieurs diplômes de chant, d'enseignement ou d'études musicales, Armela Fortuna fait partie de l'ensemble Philippine Classic Trio, qui promeut la culture et la musique philippines en Europe.
Un large panel de la vie,de la musique et de l'amour de la musicienne

Elle chante de la musique de chambre, le répertoire d'oratorio et la musique sacrée, exerce en tant que professeur de chant et anime un atelier choral pour la technique vocale et le travail corporel.

Élisabeth Nass a commencé le piano chez Stéphane Raymond, au conservatoire de Bâle, avant de prendre des cours de chant chez Isabel Hausser, professeur de chant à Bâle et Simone Zaug, professeur de chant à l'école de musique de Saint-Louis.

Elle a intégré durant deux ans le conservatoire Chaville auprès de Patrick Vilet, ancien soliste baryton de l'Opéra. Elle suit aujourd'hui des cours de chant auprès de Luca Martin à Rheinfeld (Suisse), soliste ténor, compositeur et interprète de récital.

Au piano, on retrouvera Élodie Yepmou et Jean-Luc Widmer. Professeur de piano, Élodie Yepmou est passée par le conservatoire supérieur de Genève, et le conservatoire national de région de Lyon. Titulaire de plusieurs médailles d'or, elle est également pianiste accompagnatrice d'élèves et de choeurs à la Forlane, participe à des récitals de piano à Fribourg et en salons privés, à des concerts avec l'orchestre La Follia et avec l'orchestre au conservatoire de Moscou.

Jean-Luc Widmer, pour sa part, a suivi des études de piano dans la classe de Denise Anderhubler au conservatoire de musique de Mulhouse, puis un perfectionnement dans la classe de Jean Boucly. Il a pris des cours avec la pianiste Dany Rouet et accompagne Armela Fortuna en France, en Suisse et aux Philippines. Il est également accompagnateur de lectures musicales.

Le programme brossera un large panel de la vie, de la musique et de l'amour de Clara Schumann, selon différentes périodes : Wieck ou la scène romantique (1819-1840), Schumann ou l'amour par-dessus soi-même (1840-1856), Brahms ou l'impossible consolation (1856-1859), et enfin la mort de Clara, en 1896. Les compositions de Clara Schumann alterneront avec des oeuvres de Bach, Beethoven, Robert Schumann ou Brahms.
S. C. Concert-lecture autour de l'oeuvre de Clara Schumann, samedi 14 septembre à 10 h 30 au CDMC, 34 rue des Dominicains à Guebwiller. Entrée libre 03 68 00 12 12.

Concert-lecture autour de l'oeuvre de Clara Schumann, samedi 14 septembre à 10 h 30 au CDMC, 34 rue des Dominicains à Guebwiller. Entrée libre 03 68 00 12 12.

 
 

 

Fellering Culture : Quand l'utopie se fait réalité

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:01:55

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Fellering  Culture
Fellering Culture : Quand l'utopie se fait réalité
Le collectif des Possibles, installé à La Visite au Parc de Wesserling attire l'intérêt du monde politique grâce à ses projets culturels. Une volonté d'ancrage dans le paysage local avec comme objectif pour cette fin d'année le festival Multiprises qui se tiendra les 27,28 et 29 septembre.

 
Une partie du collectif des Possibles au travail à l'ombre du château d'eau du Parc de Wesserling.
Le Collectif des Possibles a déjà une belle histoire. Pourtant, il est né il y a trois ans seulement. Installés à La Visite, un des bâtiments mythiques du Parc de Wesserling, des artistes vivent et travaillent. La naissance de cette aventure collective, culturelle et artistique a débuté avec des discours, des projets aussi complexes et illisibles dans leurs formulations que dans une éventuelle conversion des intentions en réalisations.

Mais il fallait sans doute cela car « sans utopie aucune activité véritablement féconde n'est possible. »
« Ici il y a tous les supports d'expression artistique »

La mise en place d'un collectif est exigeante. Elle nécessite l'abandon de l'ego et impose des règles nécessaires, partagées pour vivre ensemble, porter un projet commun. Sybille Du Haÿs la présidente du collectif, sait avec son attention au sens des mots faire comprendre le rôle social de l'art et ce qui est possible. Elle insiste d'entrée sur la particularité de ce collectif : « Ce qui est important pour nous, c'est l'aspect polymorphe, c'est le dialogue permanent qui règne à La Visite entre les artistes résidents et avec ceux qui vivent dans les villages des alentours. Ici il y a tous les supports d'expression artistique, et c'est cela qui interpelle et intéresse de plus en plus les artistes que nous recevons ici en résidence, mais également les institutions décideuses. On nous encourage, on nous dit de continuer ainsi, de fédérer les différentes pratiques alternatives, artistiques entre professionnels et amateurs. »

La jeune femme annonce la visite de la DRAC sur les lieux. « C'est en soi déjà une reconnaissance artistique qui permet de pérenniser les actions du collectif. La Région, dès le début, a porté un regard protecteur sur nos projets alors qu'ils étaient encore dans les balbutiements. Cette année la commune de Fellering est à nos côtés. Cela aussi est encourageant. »

Et de poursuivre, presque comme un leitmotiv : « Aller vers les gens ! » Le festival de la fin du mois est la suite de l'esprit des stages d'été et les ateliers participatifs qui ont touché une vingtaine d'enfants de 8 à 12 ans.
Festival à la fin du mois

En 2018, c'était le cirque et le théâtre, en 2019 ce fut la construction de cabanes. Dès octobre des micros stages auront lieu les mercredis matin pour les écoliers et les après-midi pour les collégiens. Une présence dans les événements des villages comme par exemple la fête des séniors, les vide-greniers est envisagée. Les jardins partagés d'Husseren commencent à être des lieux de rencontre et d'échanges autour de la permaculture. Sybille insiste également sur la nécessité d'une exigence artistique pour toutes les prestations et en particulier pour le festival qui occupe visiblement son temps et son esprit : « La qualité, il la faut. Le public la mérite. Il faut aussi oser générer de la curiosité et toucher tous les âges. Nous sommes conscients que le rapport à l'art est chose complexe. »

La programmation du festival se veut équilibrée. Il y aura du théâtre, du cirque, de la musique, une expo du travail des artistes de La Visite. De nombreux ateliers participatifs où on « fait », on découvre ensemble. Et comme un cri du coeur accompagné d'un regard interrogateur et cependant confiant : « On commence à nous voir autrement... » Et si l'utopie était une réalité en puissance ? C'est le défi du Collectif des Possibles.
Programme détaillé du festival dans une de nos prochaines éditions. Jean-Marie Zipper

Programme détaillé du festival dans une de nos prochaines éditions.

 
 

 

Le Poche-Ruelle dans ses fauteuils neufs

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:47:54

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théâtre  Mulhouse
Le Poche-Ruelle dans ses fauteuils neufs
Opération de mécénat réussie au théâtre Poche-Ruelle qui, grâce à une centaine de généreux parrains, a pu changer tous ses fauteuils cet été. Le TPR a, par ailleurs, refait sol et déco. Inauguration le 13 septembre en attendant la rentrée sur les planches avec « Le visiteur » d'Éric-Emmanuel Schmitt le 11 octobre.
 

 
Dans les nouveaux fauteuils, Michel Erhart, président du théâtre Poche-Ruelle, Jean-Marie Mershaka, directeur artistique, et sa femme Maryse.
Les précédents avaient été achetés d'occasion à un cinéma strasbourgeois, pour l'ouverture du théâtre de Poche en 1972. « Ces fauteuils avaient plus de 70 ans », relève Michel Erhart, président du théâtre Poche-Ruelle (TPR), à Mulhouse. Pas encore en bout de course, et finalement bien dans l'air du temps avec leur look vintage, une dizaine d'entre eux agrémentent désormais le chaleureux foyer du petit théâtre de la rue du Ballon. Et dans la salle, 162 fauteuils flambant neufs, rouge pétant, ont pris la place des anciens durant l'été. Cette mue est le résultat d'une opération de mécénat rondement menée. « Tous les fauteuils ont été achetés par des parrains, soit des institutionnels (il y en a trois : la Ville de Mulhouse, M2A et le conseil départemental du Haut-Rhin), soit des professionnels, soit des particuliers », précise Michel Erhart. 350 EUR le fauteuil, mais avec un avantage fiscal de 66 % : « Ça a très bien marché, on aurait encore pu en vendre davantage. On a commencé la vente en juillet 2018, en octobre, c'était terminé », ajoute le président. Une centaine de mécènes au total ont apporté leur obole et certains ont même pris plusieurs fauteuils. En contrepartie, tous ont droit à leur nom (ou simplement leur prénom, à leur choix) brodé en doré sur le fauteuil. « Ils sont immortalisés », sourit Jean-Marie Meshaka, le directeur artistique du TPR. Ceux qui le désiraient ont aussi pu récupérer un ancien fauteuil, « en souvenir ». Cet important coup de neuf n'a ainsi pas coûté un sou au théâtre, qui en revanche a mis la main au portefeuille pour la rénovation complète du sol (dans le foyer, la salle, la régie, les loges) et la nouvelle déco du foyer. Coût : 21 000 EUR.
Une 101e création avec Freud et Dieu

Les généreux mécènes du Poche-Ruelle seront conviés à fouler la nouvelle moquette grise et le nouveau tapis rouge puis à poser leurs postérieurs dans ces sièges ultra-confortables - et à leur nom - lors d'une grande soirée le 13 septembre prochain. Autour d'un buffet libanais, proposé par Les Saveurs du Liban, les invités en profiteront pour célébrer le 35e anniversaire du Théâtre de la Ruelle, la troupe créée par Jean-Marie Meshaka, le 20e anniversaire (ou à peu près...) du mariage Poche-Ruelle, et la 100e mise en scène mulhousienne de Jean-Marie Meshaka. Avec un peu de retard puisque le rideau est tombé le 11 mai dernier sur cette 100e, L'hôtel du libre échange (lire le chiffre).

En fait, c'est la 101e qui s'approche à grands pas. Les décors du Visiteur d'Éric-Emmanuel Schmitt sont déjà en place face aux beaux fauteuils neufs pour une première le 11 octobre. Le visiteur, « c'est une conversation amusante entre Freud et Dieu », résume Jean-Marie Meshaka, qui sera Freud (« je ne pouvais quand même pas faire Dieu », s'amuse-t-il). C'est Guillaume Ducottet qui s'y collera sans complexe dans le rôle du grand créateur, aux côtés de Michèle Bund (la fille de Freud) et de Jérémy Benoin dans le rôle d'un nazi. Mais nous y reviendrons en temps voulu...
Hélène POIZAT

 

 
 

 

Moins de suicides en Alsace qu'au niveau national

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:25:17

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Moins de suicides en Alsace qu'au niveau national
 

 
 
Plus de 800 000 personnes se suicident chaque année dans le monde, soit une mort auto-infligée toutes les 40 secondes, dénombre l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié pour la Journée mondiale de prévention du suicide, ce mardi 10 septembre.

En France, on compte 9 000 décès par suicide par an, l'un des taux les plus élevés d'Europe, selon des chiffres publiés en février dernier par Santé publique France, qui considère qu'il s'agit « d'un problème majeur de santé publique ».

Mais le taux de suicide, très variable d'un département à l'autre, est l'un des nombreux indicateurs des disparités territoriales françaises. Le taux observé dans la région Grand Est, de 16,5 pour 100 000 habitants, est comparable à la moyenne nationale, détaille Santé publique France.

À l'intérieur du Grand Est, les différences sont criantes, allant du simple au double. Ainsi, les deux départements alsaciens sont en dessous de la moyenne nationale et régionale. Le Bas-Rhin a même le taux de suicide (11,7 suicides pour 100 000 habitants) le plus faible du Grand Est. Il s'établit à 16,4 pour 100 000 dans le Haut-Rhin.
Deux fois moinsque dans les Vosges

À l'inverse, les Vosges (23,7 pour 100 000 habitants) et la Haute-Marne (23,6) sont les départements du Grand Est où la proportion de décès par suicide est la plus élevée de la région.

Les deux départements alsaciens sont aussi largement en dessous des moyennes nationale et régionale concernant le nombre d'hospitalisations pour tentative de suicide : 66,1 pour 100 000 habitants dans le Bas-Rhin et 67 dans le Haut-Rhin en 2017, alors que la moyenne du Grand Est, comparable au taux national, est de 136.

Au niveau national, les tentatives de suicide apparaissent significativement liées à des facteurs tels que, dans les douze mois précédant le passage à l'acte, un état dépressif caractérisé, le fait d'avoir vécu une séparation ou un divorce, le fait d'avoir été victime de harcèlement sexuel, une consommation quotidienne d'alcool...
A.-C. B.

 

 
 

Lancement du Téléthon au parc du Petit Prince

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:31:16

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Lancement du Téléthon au parc du Petit Prince
 

 
Samedi 14 septembre, Aicha et Tiffany, coordinatrices du Téléthon du 68, donnent rendez-vous aux habitants du département au parc du Petit Prince pour découvrir le Téléthon 2019. Elles en appellent à la mobilisation du plus grand nombre et invitent « tous ceux qui ne font pas encore partie de la #TeamTéléthon à rejoindre les rangs en organisant une animation totalement... perchée ».

En effet, pour cette édition, qui se déroulera les 6 et 7 décembre, l'objectif est de prendre de la hauteur. L'AFM propose des mobilisations originales, par exemple se rassembler en haut d'immeubles, au sommet d'une colline, d'une dune ou même d'une échelle, organiser des courses vertigos, des concours de sauts sur trampoline, des pyramides humaines ou encore réaliser des tours de crêpe, des pyramides de choucroute, des pièces montées de légumes... C'est cet esprit que les deux coordinatrices présenteront au public en espérant mobiliser le plus grand nombre. Rendez-vous à 11 h.

Hohrod Inauguration de La Grange : Une vraie place de village

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:44:50

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Hohrod  Inauguration de La Grange
Hohrod Inauguration de La Grange : Une vraie place de village
C'est en présence de très nombreuses personnalités et d'un large public que La Grange, l'espace multi-activités et âme du village, a été inaugurée samedi 31 août à Hohrod. Tous les intervenants ont souligné la réussite du projet.

 
De très nombreuses personnalités et habitants se sont massés sur la place de La Grange lors de son inauguration le 31 août à Hohrod.
Dès 14 h 30, alors que les stands ont tout juste fini de s'installer, le flot de ceux qui tiennent absolument à être témoins de l'inauguration de La Grange, envahit la place du village de Hohrod. « Maintenant que les travaux de La Grange sont achevés, on a vraiment l'impression d'avoir une vraie place de village », confie l'un d'eux. La satisfaction se lit sur les visages, les diaconesses du centre communautaire de Hohrodberg ont fait le déplacement, les marcaires se sont mis sur leur trente-et-un et les Alsaciennes et Alsaciens de tous âges, en costume, apportent leur touche vive et rouge.
« Pas une salle des fêtes mais un espace multiservice »

Dès 15 h, la foule se serre sur la place pour assister à l'inauguration au cours de laquelle se sont longuement exprimées les personnalités qui ont félicité la municipalité pour cette réalisation exemplaire à plus d'un titre, notamment pour avoir su garder le caractère patrimonial du bâtiment tout en utilisant des matériaux et des techniques d'aujourd'hui et en faire un bâtiment à faible consommation d'énergie.

Ainsi, le maire de Hohrod, Bernard Florence, après avoir rappelé l'histoire de la Grange, a insisté : « La Grange n'est pas une salle des fêtes mais un espace multiservice prévu pour abriter une entreprise au premier étage ». Et de rappeler que « La Grange a été acquise par la commune en 2012, alors que Benoît Ernst en était le maire. » « Pour cette réalisation d'un coût total de 421 000 EUR, la commune n'avait pas eu à faire appel à un emprunt bancaire, grâce notamment à une gestion très rigoureuse de ce projet qui a mobilisé bon nombre d'habitants de Hohrod et les associations, des artisans et des talents locaux », a-t-il souligné, avant de faire remarquer, en conclusion : « La fresque qui orne la façade de La Grange est l'oeuvre de Georges Ratkoff, dessinateur connu et qui travaille régulièrement avec Gérard Leser. »

Pour la sénatrice Patricia Schillinger, « il est essentiel que les artistes aient un lieu pour faire connaître leurs oeuvres et les associations ainsi que les habitants, un lieu pour se rencontrer et c'est là, l'un des grands mérites de La Grange. »

Bernard Maetz, vice-président du Parc des Ballons des Vosges, a lui insisté sur la vocation sociale et culturelle de la Grange, précisant que « sourire à la culture, c'est sourire à un monde qui en a grand besoin », tandis que Monique Martin, conseillère départementale, a parlé « d'une magnifique réalisation parfaitement intégrée au patrimoine local et en phase avec notre modernité ».

Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin, a souligné : « Vous avez pris un temps d'avance pour que cette salle soit utilisée au moindre coût énergétique. » « La richesse de votre patrimoine forestier est un enjeu à long terme, un patrimoine à protéger », a-t-il ajouté avant de conclure : « Vous avez ici des paysages magnifiques, sources de richesses touristiques, culturelles, humaines mais aussi financière ».

 

 
 

 

Au fait... Défense de s’poiler

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:41:05

Au fait... Défense de s’poiler

Aujourd'hui 05:00 par Jean-Frédéric SURDEY Vu 2 fois
 
 

Colmar et sa région sont sous les feux des projecteurs de la télé, cette semaine. Après l’entrée en lice de la boulangerie artisanale Bizkot du boulevard du Champ-de-Mars pour l’obtention du titre de « Meilleure boulangerie de France » ce lundi sur M6, la maison d’hôtes Les Iris des Trois-Epis était ce mardi sur la même chaîne dans le cadre de l’émission « Bienvenue chez Nous - La meilleure maison d’hôtes de France », en attendant la diffusion samedi soir sur France 3 du téléfilm « Meurtres à Colmar » avec Pierre Arditi.

Pour éviter les fuites risquant de tuer le suspense, un mot d’ordre a été diffusé à tous les participants : « Défense de spoiler ». En gros, défense de divulguer des éléments de l’intrigue, et on ne rigole pas avec ça… « Mais on a totalement le droit de rire lorsqu’on nous voit à la télé ! », souligne en s’esclaffant une employée de la boulangerie Bizkot, où l’on a installé sur le comptoir un écriteau annonçant l’émission, mais où l’on refuse avec le sourire de dire un mot de plus sur son déroulement.

« C’est carrément une enseigne qu’il nous faudrait, où il serait inscrit interdit de spoiler ! », s’amuse la femme du boulanger dans l’hilarité générale. Défense de spoiler, mais visiblement pas de se poiler…

Urschenheim Le sergent Dimitri Sanchez nouveau chef du CPI

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:57:36

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Urschenheim Le sergent Dimitri Sanchez nouveau chef du CPI
 

 
Le commandant Paul Poudevigne a procédé à la passation de commandant entre le sergent Dimitri Sanchez, à gauche., et le lieutenant honoraire Pierre Vogel, à droite. Photos L'Alsace /Robert FURDERER
Le CPI d'Urschenheim, les CIS (centre d'incendie et de secours) de Muntzenheim et Neuf-Brisach, les cadres sans troupe et les JSP (jeunes sapeurs-pompiers) de l'association de Fortschwihr et environs, étaient réunis place de la mairie d'Urschenheim, placés sous les ordres du capitaine Jean-Luc Stoll, chef de la compagnie 2. Ont été accueillis : le député et conseiller Eric Straumann, le commandant Bertrand Ley, représentant le directeur départemental et le chef du groupement nord, le commandant Paul Poudevigne, adjoint au chef de groupement territorial nord, ainsi que le maire Robert Kohler, qui ont passé le dispositif en revue.
Remises de médailles et promotions

Les commandants Bertrand Ley et Poudevigne ont précédé à la remise de médailles à l'adjudant Alain Johann : échelon grand or pour 40 années, à l'adjudant-chef honoraire Pierre Vogel, à l'adjudant Emmanuel Spitz : or pour 30 années, au sapeur 1re classe Christian Baumann et au sapeur Patrick Muller : vermeil pour 25 années, au caporal-chef Stéphane Herscher : argent pour 20 années ainsi qu'au caporal-chef Alain Stath, pour 10 années de service.

Les autorités ont aussi procédé à la promotion de Pierre Vogel, lieutenant honoraire, Alain Johann et Emmanuel Spitz, adjudant-chef, Cédric Henquez, sergent-chef, Dimitri Sanchez, Alain Stath et Stéphane Herscher, sergent, Jérémy Johann et Florian Finaud, caporal-chef, Maël Duminy et Arnaud Zanin, caporal, ainsi qu'Arnaud Johann, 1re classe. Le 2e classe Robin Angly s'est vu remettre le casque F1 et la fourragère.

Paul Poudevigne, s'adressant aux sous-officiers, caporaux et sapeurs du CPI, leur a demandé « de reconnaître désormais comme leur chef, le sergent Dimitri Sanchez. Vous lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera, dans le respect de la République, pour le bien du service et le succès de vos missions » avant de présider la passation de commandement, entre le lieutenant Pierre Vogel et le sergent Dimitri Sanchez. La cérémonie a été rehaussée musicalement par la clique des sapeurs-pompiers de Riedwihr, sous la direction de Pascal Moser.

Avant le verre de l'amitié, offert par la commune dans l'atelier communal le maire Robert Kohler, le commandant Bertrand Ley et le député Eric Straumann ont félicité, tour à tour, les médaillés, les promus, l'ancien, pour ses 30 années de service, et le nouveau chef du CPI avant de remercier Alain Johann, qui va prendre sa retraite. Pierre Vogel a souhaité « bon vent » à son successeur à la tête du CPI.
Robert FURDERER

 

 
 

Rouffach La piste de l'accident

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:27:24

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Rouffach La piste de l'accident
 

 
Cinq maisons avaient été touchées. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
On en sait un peu plus sur l'incendie qui avait embrasé cinq maisons le 21 août dernier au centre-ville de Rouffach. L'expertise diligentée par la gendarmerie a en effet rendu ses conclusions, qui tendent vers une origine accidentelle du sinistre. Le foyer se situerait au niveau de la cuisine du 15, rue des Bouchers, et aurait pour origine, selon les experts, « soit un dysfonctionnement d'appareil électrique, soit un défaut sur l'installation électrique, soit une utilisation inadaptée d'un appareil à flamme nue ou à puissance électrique ».

Une personne, le propriétaire de l'habitation, est décédée dans l'incendie. Âgé de 75 ans et invalide, il vivait seul. Son corps avait été retiré des décombres le 22 août.
S. C.

 

 
 

Un nouveau collectif d'élus pour la ligne Colmar-Fribourg

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:33:53

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Politique  Transport ferroviaire
Un nouveau collectif d'élus pour la ligne Colmar-Fribourg
À l'initiative de Brigitte Klinkert, plusieurs élus haut-rhinois ont convenu vendredi de former un nouveau groupe de mobilisation en faveur de la réouverture de la ligne ferroviaire Colmar-Fribourg, considérée comme un projet prioritaire de part et d'autre du Rhin.
 

 
La réouverture de la ligne Colmar - Fribourg fait partie des 15 projets prioritaires listés dans le traité franco-allemand d'Aix-la-Chapelle signé en janvier dernier.
Parlementaires, maires ou adjoints au maire, présidents de communautés de communes, une bonne vingtaine d'élus haut-rhinois en tout se sont réunis vendredi après-midi à Colmar, autour de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert, afin de porter sur les fonts baptismaux un tout nouveau « groupe de mobilisation » (sic) destiné à promouvoir la réouverture de la ligne ferroviaire Colmar-Fribourg. Nom de baptême : « Villes et territoires pour le train Colmar-Fribourg ».

Pour mémoire, ce projet de réouverture fait l'objet depuis déjà deux ans d'un large consensus entre les États français et allemand tout comme, à l'échelle rhénane, entre partenaires alsaciens et badois (future collectivité européenne d'Alsace en tête). Pour devenir réalité, cette nouvelle ligne suppose la (coûteuse) construction d'un pont sur le Rhin, entre Vogelgrun et Breisach. Elle figure parmi les 15 projets prioritaires listés dans le traité franco-allemand d'Aix-la-Chapelle signé en janvier dernier, de même que parmi les 19 « missing links » (lignes manquantes) les plus prometteuses identifiées par la commission européenne : il n'existe tout simplement pas d'autre exemple en Europe de deux agglomérations de tailles comparables (200 000 habitants pour Colmar, 300 000 pour Fribourg) et séparées de seulement 40 kilomètres non reliées par le train...
Potentiel commercial : entre 3 500 et 6 000 voyageurs par jour

Potentiel commercial estimé : entre 3 500 et 6 000 voyageurs par jour - d'où l'initiative prise vendredi par Brigitte Klinkert, en compagnie des maires des communes irriguées par la future ligne, des conseillers départementaux concernés, du président de la région Grand Est Jean Rottner et des parlementaires haut-rhinois.

Dans l'immédiat, les études opérationnelles d'un coût de deux millions d'euros vont se poursuivre jusque fin 2020. Elles s'accompagneront de débats publics et de phases de concertation. La consultation des entreprises pourrait intervenir en 2024 et la fin des travaux en 2026. Le groupe Villes et territoires pour le train Colmar-Fribourg n'a pas fini d'être occupé.
E.D.

 

 
 

 

Paris La Région dispose désormais d'une représentation dans la capitale

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:39:13

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Paris La Région dispose désormais d'une représentation dans la capitale

Grand Est et Sarre : une cohabitation franco-allemande pionnière
La Maison de la Région Grand Est à Paris héberge le bureau de la Sarre. Cette cohabitation inédite en France illustre la volonté des deux régions de faire vivre la coopération franco-allemande au-delà de leurs territoires frontaliers.

 
La Maison de la Région du Grand Est se situe à proximité de l'Assemblée nationale et des ministères, au coeur politique de Paris.
La plaque en laiton a été installée à la toute dernière minute sur la grille de l'ancien hôtel particulier construit en pierres de taille à la fin du XIXe siècle. À peine arrivés, Jean Rottner et Tobias Hans s'amusent à appuyer ensemble sur la sonnette des bureaux qu'ils partagent désormais au 270 boulevard Saint-Germain à Paris. À l'unisson.

Propriétaire des lieux, la Région Grand Est héberge le bureau du Land de Sarre dans le coeur politique de la capitale, à proximité de l'Assemblée nationale et des ministères. Cette « maison commune » est en réalité un appartement duplex, composé d'un rez-de-chaussée et d'un sous-sol équipé pour les visioconférences. En échange, la Région disposera d'un bureau dans la représentation de la Sarre à Berlin.

Cette « cohabitation », née de l'amitié et de l'ambition des deux présidents, est inédite. Le Grand Est est la première région française à disposer ainsi d'une représentation commune avec une région étrangère, remarque Jean Rottner en rappelant l'importance qu'a eue l'Est de la France dans la réconciliation. « Les villes de Verdun, Colombey-les-Deux-Églises et Strasbourg illustrent le chemin franco-allemand », raconte-t-il.

Le Grand Est est surtout un partenaire privilégié de la Sarre dont l'exécutif a développé une forte Stratégie France. Les deux collectivités travaillent ensemble dans les domaines de la formation professionnelle transfrontalière, des transports, de la mobilité, de la culture, et de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Mais pour Jean Rottner, cette cohabitation parisienne illustre une volonté partagée de faire vivre la coopération franco-allemande au-delà des territoires frontaliers. Pour lui, comme pour Amélie de Montchalin, la secrétaire d'État aux affaires étrangères, la coopération entre voisins concerne tout le territoire national. « Le transfrontalier doit s'ouvrir au monde entier », insiste le président Rottner en plaidant pour un « corridor européen de l'intelligence artificielle de Dunkerque à Bâle ».
« Un lieu symboliqueet politique »

Tobias Hans relève que cette cohabitation « s'inscrit dans la Stratégie France » de son Land qui définit notamment l'apprentissage du français comme une priorité. Le ministre-président sarrois voit dans sa nouvelle représentation à Paris l'opportunité de « mieux représenter les intérêts » de son territoire, mais surtout le moyen de « faire vivre le moteur franco-allemand » dans une Europe chahutée par le Brexit.

« Un lieu symbolique et politique », souligne Amélie de Montchalin, venue en voisine. Elle aussi est convaincue que « l'Europe passera par les territoires ». Elle salue l'initiative prise par les présidents Rottner et Hans en répétant que « si l'Europe veut être concrète, elle doit être incarnée ».

La secrétaire d'État aux affaires étrangères plaide pour une plus grande intégration de l'Europe dans les politiques nationales, « non pas comme une brique qu'on rajoute mais comme la clé de la réussite ». « C'est dans la coopération des territoires que l'on peut faire avancer la France, l'Allemagne et l'Europe », conclut-elle en précisant toutefois qu'« il ne faut pas s'arrêter à la proximité » dans les partenariats transfrontaliers. Le Grand Est et la Sarre ont opté pour la colocation, loin de chez eux.
Franck BUCHY Voir la vidéo sur dna.fr

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Le Grand Est et la Sarre ouvrent une « ambassade » à Paris

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:01:50

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Le Grand Est et la Sarre ouvrent une « ambassade » à Paris
 

 
La Maison de la région Grand Est se situe à proximité de l'Assemblée nationale et des ministères, au coeur politique de Paris. Photos DNA /Franck BUCHY
La plaque en laiton a été installée à la toute dernière minute sur la grille de l'ancien hôtel particulier construit en pierres de taille à la fin du XIXe siècle. À peine arrivés, Jean Rottner et Tobias Hans s'amusent à appuyer ensemble sur la sonnette des bureaux qu'ils partagent désormais au 270 boulevard Saint-Germain à Paris. À l'unisson.

Propriétaire des lieux, la région Grand Est héberge le bureau du Land de Sarre dans le coeur politique de la capitale, à proximité de l'Assemblée nationale et des ministères. Cette « maison commune » est en réalité un appartement duplex, composé d'un rez-de-chaussée et d'un sous-sol équipé pour les visioconférences. En échange, la région disposera d'un bureau dans la représentation de la Sarre à Berlin.

Cette « cohabitation », née de l'amitié et de l'ambition des deux présidents, est inédite. Le Grand Est est la première région française à disposer ainsi d'une représentation commune avec une région étrangère, remarque Jean Rottner en rappelant l'importance qu'a eue l'Est de la France dans la réconciliation. « Les villes de Verdun, Colombey-les-Deux-Églises et Strasbourg illustrent le chemin franco-allemand », raconte-t-il.

Le Grand Est est surtout un partenaire privilégié de la Sarre dont l'exécutif a développé une forte Stratégie France. Les deux collectivités travaillent ensemble dans les domaines de la formation professionnelle transfrontalière, des transports, de la mobilité, de la culture, ainsi que de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Mais pour Jean Rottner, cette cohabitation parisienne illustre une volonté partagée de faire vivre la coopération franco-allemande au-delà des territoires frontaliers. Pour lui, comme pour Amélie de Montchalin, la secrétaire d'État aux Affaires étrangères, la coopération entre voisins concerne tout le territoire national. « Le transfrontalier doit s'ouvrir au monde entier », insiste le président Rottner en plaidant pour un « corridor européen de l'intelligence artificielle de Dunkerque à Bâle ».
« Un lieu symboliqueet politique »

Tobias Hans relève que cette cohabitation « s'inscrit dans la Stratégie France » de son Land qui définit notamment l'apprentissage du français comme une priorité. Le ministre-président sarrois voit dans sa nouvelle représentation à Paris l'opportunité de « mieux représenter les intérêts » de son territoire, mais surtout le moyen de « faire vivre le moteur franco-allemand » dans une Europe chahutée par le Brexit.

« Un lieu symbolique et politique », souligne Amélie de Montchalin, venue en voisine. Elle aussi est convaincue que « l'Europe passera par les territoires ». Elle salue l'initiative prise par les présidents Rottner et Hans en répétant que « si l'Europe veut être concrète, elle doit être incarnée ».

La secrétaire d'État aux affaires étrangères plaide pour une plus grande intégration de l'Europe dans les politiques nationales, « non pas comme une brique qu'on rajoute mais comme la clé de la réussite ». « C'est dans la coopération des territoires que l'on peut faire avancer la France, l'Allemagne et l'Europe », conclut-elle en précisant toutefois qu'« il ne faut pas s'arrêter à la proximité » dans les partenariats transfrontaliers. Le Grand Est et la Sarre ont opté pour la colocation, loin de chez eux.
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Les Maisons de région à Paris :de vitrines touristiques à représentations économiques

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:37:52

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Les Maisons de région à Paris :de vitrines touristiques à représentations économiques
Vitrines touristiques à leurs débuts, les Maisons de région à Paris ont progressivement fermé. Les rares survivantes, dont celles de l'Alsace, de la Bretagne et de la Nouvelle Aquitaine, se concentrent sur la promotion économique et l'attractivité via des centres d'affaires.
 

 
La Maison de l'Alsace est devenue un centre d'affaires en 2016.
Dans les années 1980, la capitale comptait une vingtaine de Maisons de région. Leur fonction était d'inciter les Parisiens et les Franciliens à venir visiter les provinces françaises. Elles assuraient la promotion touristique et de produits régionaux, et faisaient parfois office d'agence de voyages. Certaines d'entre elles servaient de pied-à-terre temporaires aux élus et de vitrine de prestige pour les collectivités.

« À l'époque, on employait le terme de propagande touristique », raconte Bernard Kuentz, directeur de la Maison de l'Alsace depuis 2005, observateur avisé de l'évolution du marché. « Au début de la promotion des marchés de Noël, le comptoir de la Maison de l'Alsace a connu un rush incroyable et les réservations ont explosé. Puis internet a tout chamboulé », dit-il.
«Le modèle de la Maisonde l'Alsace en a inspiré beaucoup»

L'émergence du numérique, la rationalisation budgétaire puis la réforme des Régions ont beaucoup modifié le paysage. La fréquentation du grand public a chuté au détour des années 2000 pendant que l'efficacité des ambassades régionales était remise en cause, incitant les collectivités à s'en débarrasser. À peine élue, Ségolène Royal s'est séparée de la Maison de Poitou-Charentes en 2005 alors que le président de l'Aquitaine voisine, Alain Rousset, renforçait la sienne.

Elles ont fermé les unes après les autres : Franche-Comté, Auvergne, Rhône-Alpes... Il reste aujourd'hui la Maison de l'Alsace, celles de la Bretagne et de la Nouvelle Aquitaine, auxquelles s'ajoute la petite dernière, la Maison de la Région Grand Est. « Chacune d'elles a un fonctionnement différent », observe Bernard Kuentz en précisant que « le modèle de la Maison de l'Alsace en a inspiré beaucoup ».

Cette-ci s'est transformée en un centre d'affaires en 2016. Propriétaires de l'immeuble haussmannien situé sur les Champs-Élysées, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont décidé d'en confier la gestion à un consortium d'entreprises alsaciennes présidé par Dominique Formhals. « Notre modèle d'exploitation est très proche de celui de la Maison du Danemark, gérée par une société d'économie mixte », note Bernard Kuentz
« L'approche » des Corsesne s'est pas concrétisée

Aujourd'hui, ces Maisons de région jouent un rôle de « représentation économique et culturelle » tout en participant à « l'attractivité des territoires » et à l'animation d'un réseau. « C'est le levier parisien des régions », note le patron de la Maison alsacienne dont les locaux et les services n'ont « jamais été sollicités » par la Région Grand Est. « L'approche » menée par les Corses auprès de la Maison de l'Alsace ne s'est pas concrétisée.

Ces ambassades sont les têtes de pont de territoires engagés dans la concurrence nationale et européenne. Elles fabriquent de l'influence et du rayonnement. Pour le quart nord-est du pays, entre le Grand Est et la Collectivité européenne d'Alsace, elles relèvent aussi de la diplomatie.
F. BY

 

 
 

 

AH urgences

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 04:03:17

L'Ami Hebdo du 8 septembre 2019

Ce que propose Buzyn pour réformer les urgences

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:43:36

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Santé Hôpital
Ce que propose Buzyn pour réformer les urgences
Le ministre de la Santé Agnès Buzyn a promis de nouvelles mesures et 750 millions d'euros entre 2019 et 2022 pour une « refondation des services d'urgences » mais n'a pas répondu aux principales revendications des grévistes sur les effectifs et les lits d'hôpitaux.
 

 
Agnès Buzyn a rencontré lundi les représentants du personnel et les dirigeants hospitaliers, les syndicats des médecins libéraux et le collectif Inter-urgences à l'origine du mouvement social.
Une enveloppe supplémentaire, un service d'accès aux soins universel, une plus grande implication des soignants non-médecins, des engagements sur la sécurité... C'est la deuxième vague d'annonces après de premières pistes de réformes qui n'ont pas apaisé la colère dans les « blocs » des hôpitaux.
Pas de lits, pas d'embauche

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a délivré ce lundi devant les professionnels une ordonnance pour accélérer la « refondation des services d'urgences ».

Elle s'appuie sur un chèque de 750 millions d'euros.

Échelonnée entre 2019 et 2020, cette somme ne s'ajoutera toutefois pas au budget déjà prévu pour les dépenses de santé. Elle sera puisée dans des crédits déjà existants et servira à financer diverses mesures de désengorgement des urgences.

Mais cet argent ne répondra pas à deux revendications majeures des grévistes. L'ouverture de lits supplémentaires et le recrutement de personnels ne figurent pas dans les plans de la ministre.

Elle compte néanmoins offrir aux professionnels non-médecins des compétences élargies pour prendre directement en charge les patients.
Un service d'orientation 24 heures sur 24

La stratégie de la ministre repose sur la création d'un « service d'accès aux soins » (SAS). Sur internet ou par téléphone, ce service sera disponible 24 heures sur 24. Il permettra d'orienter les patients soit vers une consultation en ville, soit vers une téléconsultation soit, enfin, vers les urgences, éventuellement via l'envoi d'une ambulance. D'un montant évalué à 340 millions d'euros, le service doit être mis en place à l'été 2020. Agnès Buzyn ajoute : « L'heure n'est plus aux constats mais aux solutions. » Autre mesure, permettre au Samu de solliciter un transport sanitaire pour conduire un patient à un rendez-vous en libéral : les transporteurs sanitaires privés auront désormais la possibilité de conduire des patients orientés par les Samu et les médecins de garde vers les maisons et centres de santé. La ministre entend aussi renforcer l'offre de consultations médicales sans rendez-vous en cabinet, maison et centre de santé.

Les annonces reposent donc sur une organisation générale des soins impliquant fortement la médecine de ville.

La ministre y ajoute ce qu'elle appelle des mesures « remontées du terrain » : l'admission directe à l'hôpital des personnes âgées sans passer par les urgences, la vidéo assistance entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, l'envoi d'une ambulance privée vers un médecin libéral pour les cas les moins graves.

Les syndicats d'urgentistes ont déjà dénoncé des voeux pieux : « Si la fréquentation des urgences a doublé en 20 ans, c'est que les Français n'ont pas d'autre solution dans la médecine privée ». La colère n'est pas à la veille d'être calmée (lire ci-dessous).

 

 
 

 

Ce que propose Buzyn pour réformer les urgences

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:15:20

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Ce que propose Buzyn pour réformer les urgences
 

 
Agnès Buzyn a rencontré lundi les représentants du personnel et les dirigeants hospitaliers, les syndicats des médecins libéraux et le collectif Inter-urgences à l'origine du mouvement social. Photo Charly JURINE/Le Progrès
Une enveloppe supplémentaire, un service d'accès aux soins universel, une plus grande implication des soignants non-médecins, des engagements sur la sécurité... C'est la deuxième vague d'annonces après de premières pistes de réformes qui n'ont pas apaisé la colère dans les « blocs » des hôpitaux.
Pas de lits, pas d'embauche

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a délivré ce lundi devant les professionnels une ordonnance pour accélérer la « refondation des services d'urgences ».

Elle s'appuie sur un chèque de 750 millions d'euros.

Échelonnée entre 2019 et 2020, cette somme ne s'ajoutera toutefois pas au budget déjà prévu pour les dépenses de santé. Elle sera puisée dans des crédits déjà existants et servira à financer diverses mesures de désengorgement des urgences.

Mais cet argent ne répondra pas à deux revendications majeures des grévistes. L'ouverture de lits supplémentaires et le recrutement de personnels ne figurent pas dans les plans de la ministre.

Elle compte néanmoins offrir aux professionnels non-médecins des compétences élargies pour prendre directement en charge les patients.
Un service d'orientation 24 heures sur 24

La stratégie de la ministre repose sur la création d'un « service d'accès aux soins » (SAS). Sur internet ou par téléphone, ce service sera disponible 24 heures sur 24. Il permettra d'orienter les patients soit vers une consultation en ville, soit vers une téléconsultation soit, enfin, vers les urgences, éventuellement via l'envoi d'une ambulance. D'un montant évalué à 340 millions d'euros, le service doit être mis en place à l'été 2020. Agnès Buzyn ajoute : « L'heure n'est plus aux constats mais aux solutions. » Autre mesure, permettre au Samu de solliciter un transport sanitaire pour conduire un patient à un rendez-vous en libéral : les transporteurs sanitaires privés auront désormais la possibilité de conduire des patients orientés par les Samu et les médecins de garde vers les maisons et centres de santé. La ministre entend aussi renforcer l'offre de consultations médicales sans rendez-vous en cabinet, maison et centre de santé.

Les annonces reposent donc sur une organisation générale des soins impliquant fortement la médecine de ville.

La ministre y ajoute ce qu'elle appelle des mesures « remontées du terrain » : l'admission directe à l'hôpital des personnes âgées sans passer par les urgences, la vidéo assistance entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, l'envoi d'une ambulance privée vers un médecin libéral pour les cas les moins graves.

Les syndicats d'urgentistes ont déjà dénoncé des voeux pieux : « Si la fréquentation des urgences a doublé en 20 ans, c'est que les Français n'ont pas d'autre solution dans la médecine privée ». La colère n'est pas à la veille d'être calmée (lire ci-dessous).

 

 
 

Mulhouse « Un service d'urgences sans médecin, ça ne peut pas tourner »

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:29:16

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Mulhouse « Un service d'urgences sans médecin, ça ne peut pas tourner »
 

 
Le personnel hospitalier en grève. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Pour les urgentistes du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), le compte n'y est pas après les nouvelles annonces, ce lundi après-midi, de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour sortir de la crise qui dure depuis six mois dans certains services en France, depuis plus de quatre mois à Mulhouse.

Pour Damien Blatz, infirmier au service des urgences de Mulhouse depuis 19 ans, on peut « annoncer autant de centaines de millions d'euros que l'on veut [un budget de 750 millions d'euros jusqu'en 2022 a été annoncé par la ministre], ce qu'il faut avant tout ce sont des lits supplémentaires pour l'hospitalisation afin de désengorger les services et des moyens humains ».

Concrètement, à Mulhouse et dans les autres services d'urgences du groupe (Saint-Louis et Altkirch), la priorité est au recrutement de médecins. Plus de la moitié ont quitté le service ces derniers mois, essorés par des conditions de travail qui se dégradent. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 12 en poste, contre 24 à 26 habituellement. « Un service d'urgences sans médecins, ça ne peut pas fonctionner », lâche Damien Blatz, inquiet pour l'avenir.

Cette situation a contraint la direction du GHRMSA à suspendre temporairement les urgences d'Altkirch une partie du week-end (L'Alsace du 7 septembre) et à mettre en place une nouvelle organisation de travail à Mulhouse (L'Alsace du 3 septembre).

Un point de la situation et une présentation de cette nouvelle organisation ont été faits à l'ensemble des urgentistes des trois services du GHRMSA ce lundi après-midi.

Les urgentistes mulhousiens se mobiliseront de nouveau ce mardi à midi, pour une action devant le service.
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Ivre, il traumatise le personnel des urgences

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:45:13

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Justice Comparution immédiate
Ivre, il traumatise le personnel des urgences
En plein débat sur le manque de moyens aux urgences, en particulier à Mulhouse, cette affaire pointe, une fois de plus, les conditions dans lesquelles le personnel médical est obligé de travailler, parfois même aux dépens de sa propre sécurité.
 

 
Le tribunal de grande instance de Mulhouse.
Amnésiessélective
Ce lundi, l'homme a été renvoyé devant le tribunal correctionnel dans le cadre d'une comparution immédiate. Il a expliqué avoir bu plus que de raison mais ne se souvient plus de ses actes.

Me David Donat, pour les parties civiles insiste : « Je ne vais pas refaire le débat sur l'état des urgences et les difficultés que le personnel vit au quotidien. À Mulhouse, la situation est catastrophique. Sur 26 médecins, il n'en reste plus que sept. Il est extrêmement difficile de pouvoir exercer les missions de service public qui leur sont dévolues et ce week-end a été particulièrement chaotique. Lui n'a fait qu'en rajouter avec un service perturbé durant plus d'une heure ».

Le procureur de la République, Anaïs Riegert, a rappelé que « le personnel hospitalier [était] là pour sauver les gens en danger. Aujourd'hui, on peut comprendre le désarroi de ce même personnel qui est insulté, menacé, violenté et qui doit en plus travailler dans des conditions que l'on sait de plus en plus difficiles ». Et de requérir une peine de quatre mois assortis d'un sursis avec l'obligation d'effectuer un travail d'intérêt général de 120 heures dans un délai de 18 mois.

Me Wahiba Sahed-Lejri estime que son client n'était pas dans son état normal : « Ce jour-là, il a bu... Il a perdu sa mère il y a deux mois ». Le tribunal le condamne à la peine requise par le parquet. Il devra en outre verser un euro symbolique au GHRMSA (l'hôpital) et 500 EUR aux quatre agents hospitaliers qui se sont portés partie civile au titre des dommages et intérêts.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Pauvreté : le compte n'y est pas

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:46:26

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Social Insertion par l'emploi
Pauvreté : le compte n'y est pas
Un an après le lancement de la stratégie nationale en faveur des plus vulnérables, les associations dénoncent le double discours du gouvernement. Et appellent à mieux prendre en compte les plus précaires, alors que le président de la République doit s'exprimer ce mardi sur ce sujet.
 

 
Le service public de l'insertion vise à mieux accompagner les bénéficiaires du RSA.
Les associations dénoncent le double visage d'Emmanuel Macron en matière de lutte contre la pauvreté. D'un côté, une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté ambitieuse. De l'autre, des politiques qui détricotent les avancées en faveur des plus démunis, comme la suppression des emplois aidés.

Ce lundi, le gouvernement a lancé le dernier étage de son plan en faveur des plus démunis : une consultation pour créer un « service public de l'insertion ». Ce guichet unique doit permettre de garantir le même accompagnement aux plus éloignés de l'emploi. Son objectif : mieux aider les 1,88 million de bénéficiaires du RSA à retrouver le chemin du monde du travail.
Ce que propose le gouvernement

Aujourd'hui, la vie au RSA est une situation souvent durable puisque près de 50 % des bénéficiaires le sont toujours quatre ans plus tard. Parmi les raisons : une baisse des dépenses d'accompagnement des plus précaires, qui en 20 ans sont passées de 20 % à 7 % du budget dédié, soit 670 millions d'euros sur 10,27 milliards en 2017 en France métropolitaine.

Ce service public de l'insertion (SPI) fera l'objet d'un projet de loi en 2020, tout comme le Revenu universel d'activité (RUA). Autre mesure phare de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, cette prestation unique sous conditions de ressources, doit fusionner le plus grand nombre possible d'allocations existantes.

En déplacement aujourd'hui à Bonneuil-sur-Marne (région parisienne), le président de la République va faire le service après vente de sa réforme, sur le thème « l'insertion par l'emploi », un an après le lancement de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté.
APL et assurance chômage

Les associations saluent ce plan pauvreté, les 8,5 milliards d'euros de budget et les actions sur plusieurs leviers (éducation, petite enfance, accès à l'emploi, minima sociaux). Mais elles considèrent que l'exécutif donne d'un côté et... le reprend de l'autre.

Dans leur viseur : la baisse des APL, ainsi que la désindexation des allocations logement et des prestations familiales. Sans compter la réforme de l'Assurance chômage, annoncée au mois de juillet. « Cette réforme, qui pèse sur les plus précaires, et notamment les contrats courts, risque d'avoir un impact colossal sur la pauvreté en faisant basculer des milliers de personnes des allocations-chômage vers les minima sociaux », craint, Florent Gueguen directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS).

Le collectif Alerte - qui regroupe 37 structures de lutte contre la précarité - observe que « les conditions de vie des personnes les plus précaires se sont globalement dégradées depuis le début du quinquennat ». Et demande un « changement de cap ». Leur message : la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté ne suffit pas. « Cela sert à quoi d'augmenter les minima sociaux si par ailleurs on n'a pas accès au logement et à l'emploi ? » résume Claire Hédon, présidente d'ATD Quart-monde.
E.B.

 

 
 

 

Pauvreté RSA «Presque 6 millions de Français concernés »

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:42:50

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Pauvreté RSA «Presque 6 millions de Français concernés »
 

 
Ph. Philippe LELLUCH
Quel est le bilan de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, lancée il y a un an ?
Des mesures concrètes ont été mises en oeuvre. La revalorisation des minima sociaux (prime d'activité, allocation adulte handicapé, minimum vieillesse) concerne presque 6 millions de Français. Pour le retour à l'emploi, 50 000 bénéficiaires du RSA ont reçu une nouvelle solution d'accompagnement. Et 100 000 jeunes ont obtenu des moyens supplémentaires - entre 300 et 1 000 euros par mois - pour des dépenses de logement, de mobilité, de santé. Enfin, 100 000 enfants bénéficient de petits-déjeuners à l'école.

Nous avons par ailleurs changé de méthode pour porter les politiques sociales - en impliquant les acteurs de terrain et les personnes touchées par la pauvreté. Et, nous avons posé les bases de réformes structurelles, comme la transformation de l'accueil des jeunes enfants en crèche selon des critères plus sociaux. Le Parlement a également voté l'obligation de formation jusqu'à 18 ans, qui sera opérationnelle en septembre 2020.
Où en est le projet de revenu universel d'activité (RUA) ?

La concertation est bien engagée et nous allons aborder le périmètre de ce futur revenu le mois prochain. Les objectifs sont partagés : simplifier l'accès aux minima sociaux, ouvrir aux moins de 25 ans et avoir un système plus lisible. Les associations avaient exprimé des craintes sur l'intégration des aides au logement au RUA. Nous avons amené des garanties fortes pour qu'il n'y ait pas de préjudice pour les bénéficiaires des APL. Nous allons rassurer les acteurs du domaine du handicap sur les questions de contreparties en matière de recherche d'emploi. Nous travaillons en confiance.
En quoi consiste concrètement le service public de l'insertion ?

Aujourd'hui, un allocataire du RSA sur deux n'a pas d'accompagnement stabilisé vers l'emploi. Avec les départements, nous voulons mettre un terme à cette situation d'abandon des plus fragiles, en garantissant l'effectivité des droits et des devoirs. La concertation va durer plusieurs mois et définira un cadre simple et lisible pour assurer l'accompagnement vers l'emploi de tous.
Recueilli par Élodie BÉCU

 

 
 

Le chômage historiquement bas en Suisse

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:38:40

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Le chômage historiquement bas en Suisse
 

 
Le taux de chômage en Suisse est demeuré inchangé au mois d'août à 2,1 %, restant fixé à un taux historiquement bas pour le troisième mois d'affilée. Moins de 100 000 personnes étaient inscrites auprès des offices régionaux de placement (ORP) à la fin du mois.

Le chiffre exact (99 552) de chômeurs officiellement recensés auprès de ces offices avait très légèrement augmenté (+1 974 person-nes) par rapport à juillet, mais présentait un recul de 7,7 % (-8 341 personnes) par rapport à août 2018, a indiqué ce lundi le Secrétariat d'État à l'économie.
Depuis novembre 2001

Le taux de chômage s'inscrit dans la fourchette basse des prévisions des économistes. Ces 2,1 % représentent un taux historiquement bas depuis novembre 2001.

Dans le détail, la Suisse romande et le Tessin (3,0 %) étaient plus touchées que la Suisse alémanique (1,8 %). Comme le mois précédent, le chômage des jeunes (15 à 24 ans) a augmenté en un mois de 21 %, pour toucher 13 142 personnes. Mais sur un an, il a reculé de 9 %. Les « seniors » (50-64 ans) étaient 27 428 à être inscrits auprès d'un ORP à fin août, en légère diminution de 188 personnes sur un mois (-0,7 %).

Le nombre des places vacantes a peu augmenté, de 242 unités, à 38 478 postes. Le chômage partiel, une statistique qui concerne le mois de juin, touchait 1 507 personnes (+133). Par ailleurs, 2 187 personnes ont perdu leurs droits aux indemnités en juin.

 

 
 

80 km/h : le mois d'août meurtrier relance la polémique

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:47:23

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Sécurité routière Mortalité
80 km/h : le mois d'août meurtrier relance la polémique
44 morts de plus, une hausse de 17,9 % : les chiffres de la sécurité routière en août sont très mauvais. Et la controverse sur le maintien - ou non - du 80 km/h a repris.
 

 
La hausse spectaculaire de la mortalité routière en août (+17,9 %) alimente à nouveau le débat entre pro et anti-80km/h : les autorités y voient l'effet persistant des destructions de radars quand d'autres contestent l'efficacité de la mesure dont ils ont obtenu le prochain assouplissement.

C'est en tout cas la hausse la plus importante depuis janvier : le mois dernier, 290 personnes ont perdu la vie sur les routes métropolitaines, soit 44 de plus qu'en août 2018. « Ce n'est pas rien, ça ne laisse pas indifférent », a déclaré Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

2019 comptabilise jusqu'à présent 35 morts de plus que l'année dernière, marquée par une baisse « historique » de la mortalité routière en métropole enregistrée en 2018 (3 248 tués, 3 488 avec l'Outre-mer).

La courbe du mois d'août, un mois traditionnellement chargé sur les routes, se calque de nouveau sur celle du premier trimestre qui avait recensé 63 tués de plus qu'en 2018.

À l'époque, la Sécurité routière avait imputé ces mauvais chiffres au « relâchement des comportements » après les destructions de radars (75 % du parc) lors du mouvement des gilets jaunes.
Radars tourelles

Pour Emmanuel Barbe, « le réseau des radars est loin d'être réparé, il y en a encore qui sont dégradés ». Déployés depuis le printemps, des radars nouvelle génération, dits radars-tourelles, supposés plus résistants car juchés sur des mâts de 4 mètres de haut, ont déjà été dégradés. « Cela a des effets sur la vitesse. Les radars qui fonctionnent flashent beaucoup et absorbent en partie l'activité de ceux dégradés », assure M. Barbe.

Pour l'association 40 millions d'automobilistes, cette hausse est la preuve de l'inefficacité de la limitation à 80 km/h de la vitesse sur les routes secondaires, en vigueur depuis juillet 2018, censée permettre d'épargner jusqu'à 400 vies par an. Pour d'autres, c'est au contraire le feu vert donné avant l'été par le gouvernement pour un assouplissement de la mesure qui est responsable de la hausse. La mesure, décriée par les gilets jaunes et les élus locaux, a permis d'épargner 206 vies durant sa première année d'application, selon des estimations de la Sécurité routière. « Cette hausse se produit au moment où le gouvernement annonce le retour au 90 km/h dans les départements qui le voudront », abonde Me Jehanne Collard, avocate des victimes de la route. « Les automobilistes ont perçu cette décision comme un recul du gouvernement, qui se paie immédiatement en vies humaines. »

 

 
 

 

80 km/h : le mois d'août meurtrier relance la polémique

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:44:32

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80 km/h : le mois d'août meurtrier relance la polémique
 

 
La hausse spectaculaire de la mortalité routière en août (+17,9 %) alimente à nouveau le débat entre pro et anti-80km/h : les autorités y voient l'effet persistant des destructions de radars quand d'autres contestent l'efficacité de la mesure dont ils ont obtenu le prochain assouplissement.

C'est en tout cas la hausse la plus importante depuis janvier : le mois dernier, 290 personnes ont perdu la vie sur les routes métropolitaines, soit 44 de plus qu'en août 2018. « Ce n'est pas rien, ça ne laisse pas indifférent », a déclaré Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

2019 comptabilise jusqu'à présent 35 morts de plus que l'année dernière, marquée par une baisse « historique » de la mortalité routière en métropole enregistrée en 2018 (3 248 tués, 3 488 avec l'Outre-mer).

La courbe du mois d'août, un mois traditionnellement chargé sur les routes, se calque de nouveau sur celle du premier trimestre qui avait recensé 63 tués de plus qu'en 2018.

À l'époque, la Sécurité routière avait imputé ces mauvais chiffres au « relâchement des comportements » après les destructions de radars (75 % du parc) lors du mouvement des gilets jaunes.
Radars tourelles

Pour Emmanuel Barbe, « le réseau des radars est loin d'être réparé, il y en a encore qui sont dégradés ». Déployés depuis le printemps, des radars nouvelle génération, dits radars-tourelles, supposés plus résistants car juchés sur des mâts de 4 mètres de haut, ont déjà été dégradés. « Cela a des effets sur la vitesse. Les radars qui fonctionnent flashent beaucoup et absorbent en partie l'activité de ceux dégradés », assure M. Barbe.

Pour l'association 40 millions d'automobilistes, cette hausse est la preuve de l'inefficacité de la limitation à 80 km/h de la vitesse sur les routes secondaires, en vigueur depuis juillet 2018, censée permettre d'épargner jusqu'à 400 vies par an. Pour d'autres, c'est au contraire le feu vert donné avant l'été par le gouvernement pour un assouplissement de la mesure qui est responsable de la hausse. La mesure, décriée par les gilets jaunes et les élus locaux, a permis d'épargner 206 vies durant sa première année d'application, selon des estimations de la Sécurité routière. « Cette hausse se produit au moment où le gouvernement annonce le retour au 90 km/h dans les départements qui le voudront », abonde Me Jehanne Collard, avocate des victimes de la route. « Les automobilistes ont perçu cette décision comme un recul du gouvernement, qui se paie immédiatement en vies humaines. »

 

 
 

Pour la FSU, la rentrée n'a rien d'idyllique

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:48:27

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Éducation
Pour la FSU, la rentrée n'a rien d'idyllique
 

 
« Pour la première fois dans le Haut-Rhin, il y a assez d'enseignants à la rentrée dans le 1er degré », note Ghislaine Umhauer, secrétaire départementale Snes-FSU 68. Mais ce n'est pas pour autant que le syndicat attribuera un satisfecit pour cette rentrée scolaire 2019. Pour parvenir à ce résultat, « la Dasen [Direction académique des services de l'Éducation nationale] a refusé des demandes de temps partiel. C'est un recul des droits des enseignants. S'ils font une demande d'un temps partiel, c'est qu'ils en ont besoin ».
Classes surchargées

Dans le Bas-Rhin, le SNUipp-FSU dénonce des classes surchargées dans le premier degré, « spécialement en maternelle où il n'est pas rare d'accueillir 30, 31 ou 32 élèves ». Dans le second degré, le Snes-FSU de Strasbourg considère que la réforme du lycée est « porteuse d'incertitudes et d'inégalités pour les élèves... Les effectifs très variables des groupes de spécialité, de moins de 15 élèves à 38 élèves, sont révélateurs du choix très majoritaire des lycéens pour certaines disciplines, les mathématiques notamment, alors que d'autres sont fragilisées, ainsi LLCA (Littérature, langues et cultures de l'antiquité) ».

Les conditions de travail des enseignants se sont également dégradées, poursuit le syndicat, qui remarque que « si d'un côté le manque d'enseignants titulaires est chronique dans certaines disciplines, technologie, allemand, musique, mathématiques... de l'autre, des collègues non titulaires en fin de contrat se retrouvent sans proposition d'affectation ; une centaine seraient concernés ».

 

 
 

 

U logistique recrute 50 CDI

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:56:03

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Emploi Grande distribution
U logistique recrute 50 CDI
L'enseigne U Logistique(U Log) de Mulhouse,filiale de la coopérative Système U, lance une vaste campagne de recrutement. à la clé, 50 postes d'employés de logistique en CDI. Seule obligation pour postuler : une pré-inscription sur internet avant le 15 septembre.
 

 
Dans l'entrepôt frais U Log du site mulhousien de la coopérative Système U, 50 nouveaux postes d'employés de logiste sont créés.
50 embauches en CDI pour l'entrepôt frais mulhousien de U Log, filiale logistique de la coopérative Système U, c'est la bonne nouvelle économique de cette rentrée. Première étape requise si l'on veut postuler : une pré-inscription sur le site internet de l'entreprise avant le 15 septembre.
Pas de diplôme requis, mais être motivé

Pour présenter cette campagne de recrutements destinée à l'entrepôt frais de Mulhouse, les responsables de l'enseigne dévoilent les chiffres de l'entreprise en croissance constante. Ce qui se traduit par un chiffre d'affaires national prévu à 20 milliards d'euros pour 2019 pour toutes les enseignes de Système U (Hyper U, Super U, U express et Utile). Afin de répondre au mieux à l'augmentation d'activité et à la modernisation du site de Dornach à Mulhouse, un important recrutement est en cours pour 50 postes d'employés de logistique. « Il s'agit d'un métier polyvalent qui ne nécessite pas, pour débuter, un diplôme particulier. Nous prenons en charge le volet formation. Ces postes sont ouverts à toutes les tranches d'âges et les séniors sont les bienvenus. Il s'agit d'embauche directe après une période d'essai », indique le responsable du site mulhousien Luc Meaude.
Un job-dating les 25 et 28 septembre

Il suffit de se pré-inscrire en ligne sur le site www.u-logistique.com/jobdating avant le 15 septembre. Cette démarche va permettre de sélectionner les profils les plus adaptés et motivés. Ces candidats pourront alors participer à un job-dating qui se déroulera, sur rendez-vous, le mercredi 25 septembre toute la journée et le samedi matin 28 septembre, toujours sur le site de Mulhouse.

Pour les personnes sélectionnées, il est prévu ces jours-là, la présentation de l'entreprise, une visite du site et un entretien individuel de 15 minutes.

Une session identique avait été organisée sur le site de Nantes, en octobre dernier, avec 500 candidats potentiels pour 50 embauches. « Ce qui prévaut, c'est l'envie de travailler pour les personnes intéressées par le poste. Avec, comme possibilité pour celles qui le désirent, une réelle possibilité d'évolution de carrière ».

Les missions des futurs candidats concernent la préparation des commandes, la réception, le stockage, l'expédition des marchandises, le tout avec des engins de manutention. Un poste qui concerne pour l'instant 10 % de personnel féminin.

Florian Chemy, directeur de la zone Est-Sud frais et surgelés du U Log ajoute : « La création de U Log a été actée en 2016, sans licenciement au sein de la structure antérieure. Depuis, nous avons lancé des campagnes de recrutement sur nos différents sites en France, soit un plan de 1 000 embauches depuis 2016, sur cinq ans.
Des postes pour l'entrepôt « frais »

À Mulhouse, c'est l'entrepôt frais qui est concerné. La logistique, c'est savoir livrer le bon produit, au bon endroit à la bonne personne. Pour accompagner notre stratégie commerciale des magasins U, notre logistique doit être performante ». Pour cette équipe de direction : « Mulhouse est un site important, nos salariés y sont impliqués et les équipes soudées », note Luc Meaude.

Ces responsables insistent sur la volonté de l'enseigne de baisser le taux de précarité de son personnel, même si le taux de turn-over des salariés est estimé à 5 % par an. « Il est nécessaire que l'ascenseur social fonctionne, c'est aussi un moyen de préparer l'avenir », explique ce responsable qui a commencé sa carrière dans l'enseigne comme manutentionnaire en 1987. Il a permis l'ouverture de ces postes. « Nous avons déjà procédé à 40 embauches en octobre 2018 à Mulhouse, elles ont concerné du personnel intérimaire.

Nous avons actuellement pour la partie frais de l'entrepôt, 214 salariés en CDI et 100 intérimaires. Et tous les départs sont automatiquement remplacés. De plus, nous procédons des embauches régulières par intérim », note Jamel Benabid, responsable des ressources humaines de l'entrepôt frais de Mulhouse.
Sabine HARTMANN Sur le site www.u-logistique.com/jobdating avant le 15 septembre. Une vidéo et un diaporama sur cette campagne de recrutement sur le site www.dna.fr

Sur le site www.u-logistique.com/jobdating avant le 15 septembre. Une vidéo et un diaporama sur cette campagne de recrutement sur le site www.dna.fr

 
 

 

L'Esat du Rangen met le cap sur l'emploi et passe au vert

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:54:53

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thann  Handicap
L'Esat du Rangen met le cap sur l'emploi et passe au vert
L'Esat du Rangen, à Thann, annonce une diversification de ses activités et de ses projets, dont un concernant l'accompagnement vers l'emploi en milieu ordinaire. Florence Faivre, directrice de la structure, détaille ces nouvelles perspectives.
 

 
Le 27 août, de nombreux bénévoles et salariés de Pôle emploi, Cap emploi, Egee et Mobilité mod'emploi sont venus se former au nouveau dispositif Sesam'emploi, initié par l'Esat du Rangen à partir du 1er septembre.
« Alors que notre établissement a un agrément de 50 places et que 50 personnes sont sur liste d'attente, nous nous sommes demandé comment faire de la place à d'autres », explique Florence Faivre, directrice de l'Esat (Établissement et service d'aide par le travail) du Rangen, à Thann. « C'est de là qu'a germé notre projet. Il permettra d'accompagner vers l'emploi en milieu ordinaire des personnes à orientation "milieu protégé" ou des demandeurs d'emploi longue durée en attente de RQTH (Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé). Ce projet concerne également environ 10 % des usagers de l'Esat. »

Depuis le 1er septembre, l'établissement social propose donc un dispositif baptisé « Sesam'Emploi ». Il s'agit d'un service d'évaluation et de soutien pour l'accès et le maintien dans l'emploi. Ce dispositif est financé par l'ARS (Agence régionale de santé) Grand-Est, le Fonds social européen et le comité de coordination Action handicap à hauteur de 350 000 EUR. « Les Duodays (journée de découverte du milieu professionnel ordinaire par les usagers de l'Esat) s'inscrivaient dans la mise en route de ce projet », précise la directrice.

« Trente places en file active sont ouvertes dans le territoire Thur et Doller. S'il y a un bénéficiaire qui sort de la boucle, un autre peut intégrer le dispositif », ajoute Florence Faivre.
Sesam'emploi à Vieux-Thann

Le 28 octobre, l'Esat du Rangen signera plusieurs conventions de partenariat. L'une avec Pôle emploi, une autre avec Cap emploi (accompagnement des publics), une troisième avec Mobilité mod'emploi (mobilité autonome et inclusive) et la dernière avec Egee (Entente des générations pour l'emploi et l'entreprise). Des représentants de chaque instance se sont retrouvés, le 27 août pour une formation complète liée à la mise en route de ce projet.

« Les bureaux de Sesam'Emploi, dont la direction reste ici, à l'Esat du Rangen, vont s'installer dans l'ancienne Maison de l'emploi et de la formation à l'Embarcadère à Vieux-Thann. Les personnes inscrites bénéficieront, entre autres, d'ateliers de rédaction de CV, d'ateliers de simulation d'entretien d'embauche menés par des bénévoles d'Egee. » Deux salariés et un quart-temps coordonneront le parcours vers l'emploi. « Annaïck Serrand, à temps plein, et Christophe Faivre, travailleur social de l'Esat qui a demandé à être affecté à ce service. Laura Garcia, neuropsychologue, évaluera les besoins des bénéficiaires du dispositif et sera présente pour un quart temps », note encore la responsable de l'Esat. Le service sera expérimenté pendant deux ans. « Les demandeurs ne peuvent pas s'adresser directement à nous. En revanche, c'est possible pour les entreprises via notre mail : sesamemploi@aufildelavie.fr »

L'Esat du Rangen, qui est l'un des six établissements d'Au fil de la vie, reste dans la dynamique de l'association mère qui oeuvre à « la construction d'une société plus inclusive ». « Nous souhaitons que les entreprises respectent leur engagement d'embaucher 6 % de travailleurs handicapés (lire l'encadré). Les prévisions indiquent qu'un quart d'entre nous allons développer des troubles psychiques au cours de nos vies. Il faut que les entreprises du milieu ordinaire développent des capacités d'adaptation plus souples en faveur des personnes handicapées mentales ou déficientes et que des professionnels soient formés à ce type de démarche inclusive. »

L'Esat présentera encore deux autres projets au mois d'octobre. Au sein de l'association Au fil de la vie, dont on ne peut que reconnaître le dynamisme, on partage cette vision du handicap en se posant la question : « De quoi sont-ils capables ? », plutôt que : « Quelles sont les restrictions liées au handicap ? » Inspirant.
Textes : Elisa MEYER PLUS WEB Notre diaporama sur dna.fr

PLUS WEB Notre diaporama sur dna.fr

 
 

 

BALGAU-Fessenheim Aménagement routier : 150 manifestants contre la route

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:59:47

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BALGAU-Fessenheim  Aménagement routier
BALGAU-Fessenheim Aménagement routier : 150 manifestants contre la route
La mobilisation contre la route de liaison A35-A5 a été une réussite ce samedi ( DNA du 6 septembre). Les habitants sont déterminés contre le tracé qui passe entre Balgau et Fessenheim.

 
Michel Boeglin, ici à gauche, est l'un des initiateurs du collectif citoyen.
Le collectif citoyen Fessenheim-Balgau a manifesté dans l'après-midi contre le projet d'aménagement qui passerait entre Fessenheim et Balgau. Une desserte qui pose des questions au collectif initié par Michel Boeglin, en partenariat avec Pierre Engasser, maire de Balgau.

Le rassemblement de samedi a réuni 150 résidents de Fessenheim et de Balgau qui ont affiché leur opposition à la liaison qui touche directement les deux villages et qui risque d'être un « aspirateur à camions », comme l'a rappelé Michel Boeglin sur place. Les opposants s'étaient donné rendez-vous en bordure de la RD468.

Ce projet au coût de 60 millions d'euros devrait relier la sortie de l'autoroute A35 au niveau d'Ensisheim, passer au sud de Hirtzfelden, puis par la RD3bis rejoindre Fessenheim, Balgau et la RD 52, desservir la zone Eco-Rhéna, l'annexe du port du Rhin de Neuf-Brisach et se poursuivre en direction de l'autoroute allemande A5.
« Cet aménagementest un non-sens »

Régis Schmidt de Balgau est un des habitants dont la résidence est en bordure de la future liaison : « Cet aménagement routier est un non-sens, je pense qu'avant de se pencher sur la réalisation de cette route de liaison autoroutière, il faut développer la future zone Eco-Rhéna et par la suite en déduire sa desserte. D'autre part, j'emprunte tous les jours la RD3bis entre Fessenheim et Hirtzfelden pour aller à mon travail et contrairement à ce que disent certains, elle n'est jamais encombrée, donc pourquoi vouloir en construire une autre? Nous aimerions avoir plus d'information sur le projet ». L'organisation d'une réunion publique sur ce dossier est en effet une demande récurrente chez les habitants des deux villages.
Une réunion publiquedemandée

Michel Boeglin a encore rappelé que d'autres tracés existent et note que sur la RD3bis, deux ouvrages de franchissement de cours d'eau devront être renforcés si la nouvelle liaison se fait - le pont sur l'ancien canal du Rhône au Rhin et le second sur le canal d'irrigation- pour remédier à la circulation des camions. Il a rajouté que la nouvelle route entre Fessenheim et Balgau va engendrer de la pollution, du bruit avec la circulation des camions et de la gêne pour la santé des riverains, comme pour les 400 élèves du collège. Le collectif après de nombreuses actions dont une pétition lancée en mai dernier qui a rassemblé 1 500 signatures, des démarches officielles, proposera en novembre une marche de contestation entre Balgau et Fessenheim.
C.W.

 

 
 

 

Fessenheim Balgau Cent cinquante manifestants réunis contre le projet

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:13:27

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Fessenheim Balgau Cent cinquante manifestants réunis contre le projet
 

 
Michel Boeglin, ici à gauche, est l'un des initiateurs du collectif citoyen. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
Le collectif citoyen Fessenheim-Balgau a manifesté samedi 7 septembre dans l'après-midi contre le projet d'aménagement d'une liaison A35-A5 qui passerait entre Fessenheim et Balgau (notre édition du 6 septembre). Une desserte qui pose des questions au collectif initié par Michel Boeglin, en partenariat avec Pierre Engasser, maire de Balgau.

Le rassemblement de samedi a réuni 150 habitants de Fessenheim et de Balgau, qui ont affiché leur opposition à la liaison qui touche directement les deux villages et qui risque d'être un « aspirateur à camions », comme l'a rappelé Michel Boeglin dans son intervention sur place.

Les opposants s'étaient donné rendez-vous en bordure de la RD468, qui dessert la sortie nord de Fessenheim, à l'entrée sud de Balgau, et qui, si le projet devait être effectif, serait traversée par la liaison A35-A5. Ce projet, estimé à 60 millions d'euros, devrait relier la sortie de l'autoroute A35 au niveau d'Ensisheim, passer au sud de Hirtzfelden, puis par la RD3bis rejoindre Fessenheim et Balgau et la RD 52, desservir la zone Eco-Rhéna, l'annexe du port du Rhin de Neuf-Brisach et par la suite se poursuivre en direction de l'autoroute allemande A5.
Les riverains veulent davantage d'informations

Régis Schmidt, de Balgau, est un des habitants dont la résidence est en bordure de la future liaison. « Cet aménagement routier est un non-sens, je pense qu'avant de se pencher sur la réalisation de cette route de liaison autoroutière, il faut développer la future zone Eco-Rhéna et par la suite en déduire sa desserte. D'autre part, j'emprunte tous les jours la RD3bis entre Fessenheim et Hirtzfelden pour aller à mon travail et, contrairement à ce que disent certains, elle n'est jamais encombrée. Donc pourquoi vouloir en construire une autre ? Nous aimerions avoir plus d'information sur le projet. »

Michel Boeglin a encore rappelé que d'autres tracés existent et note que, sur la RD3bis, deux ouvrages de franchissement de cours d'eau devront être renforcés si la nouvelle liaison se fait - le pont sur l'ancien canal du Rhône au Rhin et le second sur le canal d'irrigation - afin d'assurer la circulation des camions. Il a rajouté que la nouvelle route entre Fessenheim et Balgau va engendrer de la pollution, du bruit avec la circulation des camions et de la gêne pour la santé des riverains, comme pour les 400 élèves du collège.

Le collectif, après de nombreuses actions dont une pétition lancée en mai, qui a rassemblé 1 500 signatures, et des démarches officielles, proposera en novembre une marche de contestation entre Balgau et Fessenheim.
Christian WERTHE

 

 
 

Que va devenir l'A35 à Strasbourg avec l'ouverture du GCO ?

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:26:32

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Que va devenir l'A35 à Strasbourg avec l'ouverture du GCO ?
 

 
L'autoroute A35 doit se transformer un boulevard urbain dans la traversée de Strasbourg. Mais tout reste à faire. Document Cabinet Peter
La requalification de l'A35 est ce processus qui vise à enlever à l'autoroute le statut autoroutier dans sa traversée de l'agglomération strasbourgeoise, entre Vendenheim et la Vigie. Comment ? Tout reste à faire et à imaginer. Aujourd'hui, il est question, non pas de travailler au devenir de la seule autoroute, mais « aux paysages urbains » qui l'englobent. Soit quelque 560 ha et l'idée d'un parc urbain est désormais avancée par le président de l'eurométropole Robert Herrmann, qui a lancé avant la trêve estivale les études qui vont déblayer le terrain (façon de parler).
Quel est le diagnostic ?

L'autoroute A35 dans sa traversée de Strasbourg est en fait une autoroute fourre-tout. On y trouve des voitures, des camions, des véhicules en transit international, en transit régional, mais aussi des véhicules qui entrent ou sortent de Strasbourg, et même des véhicules qui utilisent cette autoroute pour aller d'un quartier de la ville à un autre.

Elle a en outre ceci de particulier qu'elle connaît des heures de répit pendant les vacances scolaires, ce qui laisse à penser que le trafic pendulaire (domicile-travail) compte pour beaucoup dans les statistiques de fréquentation.
Comment requalifier ?

Les décideurs, c'est-à-dire l'État, l'eurométropole, le département et la région, considèrent que l'encombrement et la surcharge de l'autoroute sont tels - 165 000 véhicules par jour - qu'on ne peut pas y toucher par des mesures coercitives et des restrictions de circulation sans provoquer de collapse général. Ils estiment que la requalification ne pourra intervenir qu'avec la mise en service, prévue dans le second semestre 2021, du Grand coutournement ouest (GCO) actuellement en cours d'aménagement.

Il n'empêche que les services de l'État travaillent sur le sujet depuis plus de quinze ans et que certaines mesures d'abaissement de la vitesse en approche de Strasbourg (passage de 130 à 110 km/h) et le passage de 110 à 90 km/h dans la portion centrale, prises ces dernières années, participent du projet de requalification.
Quelles mesures sont pratiquement certaines ?

Une seule mesure est d'ores et déjà inscrite dans le planning général. Les arrêtés ne sont pas signés et s'ils ne le sont pas le jour de la mise en service du contournement, l'État s'exposera à devoir verser une indemnité au concessionnaire de ce dernier. Il s'agit de l'interdiction des camions en transit. L'annexe 21 du contrat de concession prévoit une indemnité de 10 millions d'euros pour le concessionnaire si le transit des poids lourds n'est pas interdit.

Une autre mesure est annoncée comme pratiquement acquise, c'est le passage de la vitesse maximum autorisée à 70 km/h.
Quelles mesures dans un deuxième temps ?

Il est ensuite question de réserver une voie aux transports en commun. Cela paraît anodin, mais pour que ce soit efficace, il faut... des transports en commun, c'est-à-dire qu'il n'est pas question de réserver une voie s'il n'y a qu'un bus par heure. Cette voie serait également réservée au covoiturage. Reste à définir le covoiturage : deux personnes à bord suffisent-elles ou faut-il fixer le minimum à trois, voire quatre personnes pour autoriser une voiture à circuler sur une voie réservée au covoiturage ? Attention, si la voie réservée aux transports en commun est la bande d'arrêt d'urgence, il pourra être question de travaux pour renforcer la chaussée en bord de talus.

Beaucoup de ces mesures nécessitent des infrastructures de contrôle et de gestion du trafic. L'hypothèse de portiques équipés de caméras associés à des logiciels a été avancée, pour établir par exemple qu'un camion entré et sorti du périmètre dans un laps de temps très court a donc traversé la zone en transit. Ces équipements pourront également servir pour les contrôles des vignettes Crit'Air.
Et l'urbanisme ?

C'est la partie la plus importante, la plus onéreuse et la moins avancée du projet. Retoucher l'autoroute et ses abords, mais dans quelle ampleur, dans quel objectif et avec quels moyens ? Faudra-t-il détruire les viaducs, ramener l'autoroute au niveau du sol, reprendre les bretelles ? S'il est question d'un parc urbain, on ne peut s'empêcher de penser que certains secteurs libérés du voisinage d'une autoroute surchargée pourront être quand même urbanisés. Il s'agit là de décisions importantes qui ne seront pas prises avant les prochaines élections municipales.
Olivier CLAUDON

 

 
 

Soultz Musée du Bucheneck : Journée européenne de la culture juive

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:37:07

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Soultz  Musée du Bucheneck
Soultz Musée du Bucheneck : Journée européenne de la culture juive
Le musée du Bucheneck à Soultz s'associe à l'édition 2019 de la journée européenne de la culture juive, à travers deux manifestations le week-end prochain.

 
Dans la salle Moïse Ginsburger du musée du Bucheneck à Soultz, le public pourra découvrir son histoire, celle de son fils Roger Salomon, alias Pierre Villon, et des frères Léon et Eugène Bloch nés à Soultz.
Vendredi 13 septembre à 20 h, une soirée sera animée par Béatrice Sommer, guide conférencière, sur le thème « Touchez, respirez et goûter les fêtes juives ». L'intervenante invitera le public à voyager à travers les fêtes juives et leurs rites, sentir l'odeur de fin de shabbat, toucher la ménorah, goûter la douceur de Roch-Hochana, la Pâque juive. Cette visite, accessible à tout public, permettra de faire le lien entre les fêtes juives et chrétiennes. Une mini-dégustation illustrera les propos de Béatrice Sommer. L'entrée est libre sur réservation.

Béatrice Sommer, passionnée par le patrimoine, les rites et les coutumes, exerce pour le musée judéo-alsacien de Bouxwiller. Elle est également conteuse, et fait découvrir les traditions et légendes d'Alsace. Après des stages avec des ethnobotanistes, elle propose encore des journées de cueillette et cuisine de plantes sauvages, plantes médicinales et de teinture végétale.

Dimanche 15 septembre de 14 h à 17 h, tous les espaces du musée du Bucheneck seront accessibles, et plus spécialement la salle Moïse Ginsburger où le public découvrira une exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne. Il s'agit de la collection Marc et Annette Wygoda, de l'Association des amis du musée judéo-alsacien de Bouxwiller, qui recèle de véritables chefs-d'oeuvre. Ces cartes postales illustrent un tournant majeur dans la vie professionnelle et sociale juive en Alsace. A travers elles, l'on découvre que la population juive, discriminée jusqu'à la révolution, est sortie de ses métiers de misère, a saisi des opportunités pour s'intégrer de plain-pied dans le monde moderne alsacien. Pour la première fois, cette collection s'ouvre au public.

La journée européenne de la culture juive, initiée en 1996 en Alsace par l'association B'nai Brith Hirschler avec l'agence de développement touristique du Bas-Rhin, a depuis fédéré plus d'une trentaine de pays. En 2004, le Conseil européen des communautés juives et la route du judaïsme d'Espagne ont rejoint l'association B'nai Brith Hirschler pour organiser cette manifestation. En Alsace, elle bénéficie du concours des consistoires du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, du conseil de l'Europe, de la Région Grand Est, des deux conseils départementaux et de nombreuses collectivités locales.
Gabrielle Schmitt Hohenadel Y aller : Musée du Bucheneck, rue Kageneck à Soultz, vendredi 13 septembre à 20h soirée "Touchez, respirez et goûtez les fêtes juives", entrée livre sur réservation ; dimanche 14 h à 17 h exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne, entrée libre.

Y aller : Musée du Bucheneck, rue Kageneck à Soultz, vendredi 13 septembre à 20h soirée "Touchez, respirez et goûtez les fêtes juives", entrée livre sur réservation ; dimanche 14 h à 17 h exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne, entrée libre.

 
 

 

Soultz Journées européennes de la culture juive

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:18:50

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Soultz Journées européennes de la culture juive
 

 
Dans la salle Moïse Ginsburger du musée du Bucheneck à Soultz, le public découvrira son histoire, celle de son fils Roger Salomon, alias Pierre Villon, et des frères Léon et Eugène Bloch, nés à Soultz.  Photo L'Alsace /Gabrielle SCHMITT HOHENADEL
Le musée du Bucheneck à Soultz s'associe à l'édition 2019 des Journées européennes de la culture juive au travers de deux manifestations.

La soirée de vendredi 13 septembre sera animée, à 20 h, par Béatrice Sommer, guide conférencière, sur le thème « Touchez, respirez et goûter les fêtes juives ». L'intervenante invitera le public à voyager à travers les fêtes juives et leurs rites, sentir l'odeur de fin de shabbat, toucher la ménorah, goûter la douceur de Roch-Hochana, la Pâque juive.

Cette visite, accessible à tout public, permettra de faire le lien entre les fêtes juives et chrétiennes. Une mini-dégustation illustrera les propos de Béatrice Sommer. L'entrée est libre, sur réservation.

Béatrice Sommer, passionnée par le patrimoine, les rites et les coutumes, exerce pour le musée judéo alsacien de Bouxwiller. Elle est également conteuse, et fait découvrir les traditions et légendes d'Alsace. Après des stages avec des ethnobotanistes, elle propose encore des journées de cueillette et cuisine de plantes sauvages, plantes médicinales et de teinture végétale.
Une collection à découvrir

Dimanche 15 septembre, de 14 h à 17 h, tous les espaces du musée du Bucheneck seront accessibles, et plus spécialement la salle Moïse Ginsburger, où le public découvrira une exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne. Il s'agit de la collection Marc et Annette Wygoda, de l'Association des amis du musée judéo alsacien de Bouxwiller, qui recèle de véritables chefs-d'oeuvre.

Ces cartes postales illustrent un tournant majeur dans la vie professionnelle et sociale juive en Alsace. On y découvre que la population juive, discriminée jusqu'à la Révolution, est sortie de ses métiers de misère, a saisi des opportunités pour s'intégrer pleinement dans le monde moderne alsacien. Pour la première fois, cette collection s'ouvre au public.

Les journées européennes de la culture juive, initiées en 1996 en Alsace par l'association B'nai Brith Hirschler, avec l'agence de développement touristique du Bas-Rhin, ont depuis fédéré plus d'une trentaine de pays. En 2004, le Conseil européen des communautés juives et la route du judaïsme d'Espagne ont rejoint l'association B'nai Brith Hirschler pour organiser cette manifestation.

En Alsace, elle bénéficie du concours des consistoires du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, du conseil de l'Europe, de la Région Grand Est, des deux conseils départementaux et de nombreuses collectivités locales.
Gabrielle SCHMITT HOHENADEL Y ALLER Musée du Bucheneck, rue Kageneck à Soultz, vendredi 13 septembre à 20 h, soirée « Touchez, respirez et goûtez les fêtes juives », entrée libre sur réservation ; dimanche 15 septembre, de 14 h à 17 h, exposition sur la carte postale juive dans la vie alsacienne, entrée libre.

 

 
 

Saint- Hippolyte Unis contre l'installation systématique de Linky

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:17:11

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Saint- Hippolyte Unis contre l'installation systématique de Linky
 

 
 
Alors que le déploiement du controversé compteur d'Enedis doit bientôt intervenir dans le secteur de Saint-Hippolyte, cette réunion publique avait surtout pour but d'avertir sur les inconvénients du Linky et d'informer sur les différents aspects qui permettent de refuser légalement son installation.

Une centaine de personnes étaient réunies, mardi 3 septembre en soirée dans la salle des fêtes de Saint-Hippolyte, pour s'informer sur la légalité de l'installation d'un tel appareil, compte tenu des inquiétudes envers ces nouveaux compteurs électriques communicants, interrogeables à distance.

Dans l'assistance, on notait la présence de nombreux élus dont celle de Bertrand Ivain, maire de Saint-Bernard, représentant une association d'élus créée pour défendre la liberté de choix des citoyens contre l'installation systématique du nouveau compteur d'Enedis.

Comme l'a rappelé Claude Huber, le maire de Saint-Hippolyte, dans son intervention, le quart des habitants de sa commune s'oppose à cette installation et, depuis la dernière réunion publique en avril dernier, les deux arrêtés municipaux qui ont été pris sont restés sans effet.

Lors de cette séance publique, Bertrand Ivain a répondu aux nombreuses questions posées par l'assistance.

Différentes questions ont ainsi pu être abordées : le refus du Linky, la date de passage et l'intrusion dans les foyers, les compteurs placés à l'extérieur, les pannes de compteur et la mise en place d'un compteur de substitution, la facturation de la pose, le compteur et les véhicules électriques, le Linky responsable d'incendie, l'atteinte à la vie privée, le nouveau compteur et la santé...

Toutes ces questions ont trouvé des éclaircissements et les échanges ont été des plus fructueux.
Jean-Paul SIBILLE

 

 
 

Ungersheim Les gens du voyage s'installent pour un mois

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:36:31

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Ungersheim Les gens du voyage s'installent pour un mois
 

 
Le camp des gens du voyage est implanté pour un mois.  Photo L'Alsace /Caroline ZIMMERMANN
Un groupe de gens du voyage, représentant entre 80 et 100 caravanes, s'est installé ce lundi après-midi sur un terrain agricole à Ungersheim, le long de la RD430. Il annonce être là pour un mois.

Le groupe a pris possession d'un champ fraîchement coupé. Il assure avoir l'accord du propriétaire. Sauf que celui-ci est actuellement en vacances... Les gens du voyage attendent pour l'heure le raccordement au réseau électrique ainsi qu'au réseau d'eau.

 

 
 

Encore un été brûlant en Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:49:36

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Météorologie  Bilan
Encore un été brûlant en Alsace
Dans un rapport publié lundi dernier, le bureau d'étude météorologique Atmo-risk dresse le bilan de l'étouffant été 2019 en Alsace. Marqué notamment par deux épisodes caniculaires, il se classe en troisième position des étés les plus chauds, derrière 2003 et 2018.
 

 
L'Alsace
Encore un été chaud et sec. « La moyenne des maximales a été de 28,06 °C à Strasbourg-Entzheim, alors qu'un été normal affiche une moyenne de 24,8 °C », annonce d'emblée le bureau d'études Atmo-risk, dans son bilan de l'été 2019 basé sur les relevés estivaux de Météo France. Et pourtant, bien que particulièrement chaud, cet été se classe derrière l'été 2018, qui affichait une température maximale moyenne de 28,13 °C.
Des records absolus de températures

Avec des températures moyennes supérieures aux normales de 2,2 °C, l'été 2019 se classe ainsi en troisième position depuis 1924, derrière les étés 2003 (+3,5 °C) et 2018 (+2,4 °C). Les normales étant définies par les relevés moyens des étés 1981 à 2010.

Le 25 juillet, les météorologues de la station de mesure Météo France de Strasbourg-Entzheim relèvent 38,9 °C. Un record absolu de température, venant effacer le précédent qui date seulement de moins d'un mois (38,8 °C relevés à cette même station de mesure le 30 juin).

Un mois plus tôt, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet - qualifiée de « tropicale » par Christophe Mertz, météorologue au bureau d'études Atmo-risk et auteur du rapport -, les températures minimales atteignent également des seuils inédits : 22,9 °C à la station de mesure de Colmar-Meyenheim, et 23,3 °C à la station de Strasbourg-Entzheim.
Deux épisodes caniculaires

Dès le 2 juin, les températures dépassent les 30 °C. Trois semaines plus tard, du 24 juin au 1er juillet, la canicule frappe, battant plusieurs records. Le mercure dépasse allègrement 35 °C.

« Cette précocité n'est pas forcément du jamais vu, on a déjà eu des mois de juin chauds, notamment en 2003. Mais c'est remarquable », appuie le météorologue Christophe Mertz.

« La seconde canicule du mois de juillet a été plus courte, mais tout aussi intense », relate également le rapport. Durant six jours, du 21 au 27 juillet, de nouveaux seuils sont atteints. C'est le cas à Rouffach, Sélestat et Colmar-Meyenheim, qui dépassent ainsi leurs records de chaleur mensuels. Idem en altitude, puisque 30,2 °C sont relevés au Markstein.

« En termes de canicule, cet été est plus comparable à 2018 et 2015. En 2003, les températures étaient similaires, mais ça a duré quatorze jours. Là, les canicules ont duré de quatre à six jours », résume Christophe Mertz.

La fin du mois d'août a, elle aussi, été marquée par l'arrivée d'une vague de chaleur, du 25 au 31 août.
Seulement cinq jours qui ne dépassent pas 20 °C

Difficile de trouver quelques heures de fraîcheur, au cours de cet été. À la station de Strasbourg-Entzheim, « on ne relève que cinq jours où la température maximale a été inférieure à 20 °C, rapporte Atmo-risk. À l'inverse, les jours de chaleur ont été très nombreux, avec 68 jours où la température a excédé 25 °C, contre 45 en moyenne ».

À Colmar-Meyenheim, seuls quatre jours n'ont pas dépassé les 20 °C. Dans les deux stations de mesure, le jour le moins chaud est le même : le 6 juin. Strasbourg-Entzheim atteint une température maximale de 15,5 °C et Colmar-Meyenheim, de 15,7 °C.
Peu de pluie au nord

Côté pluviométrie, le rapport indique des relevés très contrastés : « Très déficitaires vers l'Alsace Bossue, légèrement excédentaires en sud Alsace et dans les Vosges ». Ceci n'empêchant pas une sécheresse qualifiée de « sévère » et « persistante » dans toute l'Alsace.

Selon Atmo-risk, les éléments d'explication se trouvent dans la répartition géographique et temporelle des orages : les précipitations « se sont souvent résumées en quelques forts orages très localisés, suivis parfois de sept à dix jours consécutifs sans pluie et de fortes chaleurs ». Ainsi Strasbourg-Entzheim, privée d'orages au mois de juillet, enregistre un déficit pluviométrique de 68 % par rapport à la normale.

Pas de quoi recharger la nappe phréatique dans le sud du Haut-Rhin, donc, enregistrée à un niveau historiquement bas. Le 12 juillet, la préfecture prend d'ailleurs un arrêté de restriction d'eau, toujours en vigueur.

« Ce qu'il faut retenir de cet été, ce sont les températures et cette sécheresse persistante qui ne nous lâche plus depuis deux ans et demi », insiste Christophe Mertz.

 

 
 

 

Conseil départemental Exposition consacrée à Adélaïde Hautval Reconnue pour sa bravoure

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:00:42

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Conseil départemental  Exposition consacrée à Adélaïde Hautval

Reconnue pour sa bravoure

 
Brigitte Klinkert, entourée des partenaires de l'exposition qui sera visible dans le hall du Conseil départemental du Haut-Rhin du 16 au 26 septembre. Photo DNA
Dans le cadre du soutien apporté par les conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin aux initiatives favorisant le dialogue interreligieux, cette exposition valorise un destin hors du commun, symbole de courage et qui a valeur d'exemple.

L'exposition a été présentée en avant-première tout récemment par ses auteurs lors d'une conférence de presse par Brigitte Klinkert, présidente du département du Haut-Rhin et par deux vice-présidentes, Martine Dietrich, déléguée à l'interreligieux et Sabine Drexler, déléguée à la citoyenneté : Adelaïde Hautval a passé la majeure partie de sa jeunesse à Guebwiller. Mais aussi par le pasteur Christian Krieger, président du conseil synodal de l'EPRAL : Adélaïde Hautval était protestante. Autres partenaires du projet : le professeur de médecine Georges Hauptmann, Adelaïde Hautval était médecin, le fonds social juif unifié, représenté à la conférence de presse par Laurent Gradwohl, délégué régional.
Un acte de mémoireet pédagogique

Cette exposition, complétée par un guide pédagogique, s'articule autour de l'itinéraire de cette fille de pasteure, née en 1906, devenue médecin psychiatre et qui, par solidarité avec des juifs, a été internée dans des camps de concentration en France et en Allemagne et qui a eu l'incroyable audace de tenir tête aux médecins nazis qui, comme Josef Mengele, pratiquaient des expériences sur des êtres humains.

Les panneaux réalisés par l'illustrateur Yannick Lefrançois, dessinateur bien connu du public alsacien, donnent vie à cette femme extraordinaire et à ses déclarations véritablement héroïques. Au commandant d'un camp, elle disait : « Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez mais une chose est certaine et vous le savez, de nous deux, le vainqueur ce n'est pas vous. » Pour Brigitte Klinkert, « cela montre bien ce qu'est l'humanisme rhénan ».

L'exposition se veut un acte de mémoire, mais surtout dans une période marquée par le regain de l'antisémitisme, un acte pédagogique. Qu'une fille de pasteur alsacien ait, au péril de sa vie, sauvé des juifs pendant la Shoah méritait d'être mieux connu et valorisé. Pour un de ses neveux, Frédéric Hautval, sa tante estimait que « ce passé n'a de valeur que s'il prépare l'avenir ».

Ce travail a été réalisé en trois exemplaires. Ainsi l'exposition va pouvoir tourner dans les collèges des deux départements et être présentée à la Faculté de médecine de Strasbourg ; elle sera visible au Musée Deck à Guebwiller du 20 septembre au 18 octobre, au temple Saint-Étienne à Mulhouse du 25 octobre au 24 novembre et sera proposée aux paroisses protestantes d'Alsace et de Moselle.
M. P. Y ALLER L'exposition sera visible dans le hall du Conseil départemental du Haut-Rhin à Colmar du lundi 16 au jeudi 26 septembre.

 

 
 

Unterlinden Première rencontre « Devenez acteur de votre musée » : Les usagers s'interrogent sur le prix et sur l'urbanisme

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:01:55

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Unterlinden Première rencontre « Devenez acteur de votre musée »
Unterlinden Première rencontre « Devenez acteur de votre musée » : Les usagers s'interrogent sur le prix et sur l'urbanisme
Le musée Unterlinden à Colmar a organisé la première des six rencontres de l'opération « Devenez acteur de votre musée ». Une trentaine de personnes ont joué le jeu, alimentant des débats autour d'idées déjà évoquées : le prix d'entrée, l'urbanisme de la place, l'emplacement de la boutique.

 
Thierry Cahn (avec le micro) et Pantxika De Paepe à sa gauche, ont animé les débats, qui se sont tenus dans la piscine. 
« À l'instar des grands musées, Unterlinden doit évoluer, car les publics changent. Le nôtre est vieillissant, il ne se renouvelle pas. Il nous faut attirer les jeunes, ceux qui se disent que les musées ne sont pas faits pour eux » a expliqué Thierry Cahn, le président de la Société Schongauer, en guise d'introduction à ce cycle de six rencontres, visant à recueillir des idées pour améliorer la fréquentation du musée. Le public (un peu moins de 200 000 visiteurs l'an dernier), se compose pour moitié de touristes et pour moitié de locaux.

L'assemblée, une trentaine de personnes, était un peu à l'image du public, les moins de 40 ans se comptant sur les doigts de la main. Mais le débat s'est engagé assez rapidement, non pas autour du thème du jour, la Société Schongauer, mais autour d'autres questions, déjà largement évoquées ces cinq dernières années.
« Le prix est-il un frein ? »

La question du prix d'entrée (13 EUR en plein tarif), qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, a occupé une grande partie des débats, car cette question divise toujours. Pour les uns, au-delà de 10 EUR, le tarif est un frein, pour les autres, baisser le prix risquerait de mettre la Société Schongauer en difficulté. La billetterie représentant une grande part des ressources de l'association.

La gratuité, proposée de manière récurrente pour attirer les visiteurs, n'apparaît pas non plus comme une approche viable. Certes les deux dimanches de gratuité, initiés en janvier, avaient attiré beaucoup de monde (près de 5 000 visiteurs). « Mais nous avons perdu les recettes de ces deux dimanches, soit environ l'équivalent de 400 entrées par dimanche » relève la directrice du musée, Pantxika De Paepe. Elle précise que le Louvre a mis fin à ses journées de gratuité « car les tours opérateurs en profitaient pour réserver ces jours-là. »

Une dame propose qu'une entrée à plein tarif permette de revenir une seconde fois, dans les six mois ou un an, à tarif privilégié. Une idée à creuser.
Une place peu engageante, un musée mal signalé

L'argument est revenu dans la bouche de plusieurs intervenants : la place Unterlinden est froide, trop minérale, le musée est mal signalé. « La place est vide, la porte en bois du musée n'est pas suffisamment visible. Il faut que la Ville se bouge pour améliorer cette place » lance un intervenant, en ajoutant « que la Ville ne doit pas être à la merci des architectes. » Car justement, la place, située entre le couvent et la piscine, fait partie du projet architectural du cabinet Herzog & de Meuron, et qu'au titre de la propriété intellectuelle, la Ville ne peut pas y faire ce qu'elle veut. « Je suis régulièrement interpellée par des touristes qui cherchent le musée, alors qu'ils sont juste à côté » témoigne une dame, pour aller dans le même sens. « Il y a un vrai problème de lisibilité sur cette place. »

L'équipe du musée n'a pas voulu s'étendre sur le sujet qui sera le thème de la prochaine rencontre (le 3 octobre), mais Thierry Cahn a rappelé que grâce aux architectes, mondialement connus, « on a eu des mouvements de mécénat ». Il souhaiterait cependant revoir l'éclairage nocturne, notamment pendant la période de l'Avent.
Une boutique peu visible ?

Là encore, la question n'est pas nouvelle. La boutique du musée Unterlinden est placée à l'entrée et non à la sortie du musée. Et elle est peu visible. « Vous avez totalement raison, c'est un loupé » reconnaît Thierry Cahn, en déplorant « un préjudice important. »
Jeune public

Un jeune papa déplore que ses enfants n'aient jamais visité le musée avec leur école, comme, lui, l'avait fait dans son enfance. « Nous avons accueilli 6 000 élèves de classes en difficulté, des enfants qui ne viendraient jamais avec leurs parents » lui a répondu Suéva Lenôtre, responsable du service des publics. En précisant que cette opération, lancée à la réouverture du musée, en 2015, se développe chaque année. « La prochaine étape sera de toucher les enfants des crèches et haltes-garderies » ajoute la responsable. Les autres écoliers ne sont pas oubliés. « À la faveur d'un accord avec le rectorat, toutes les classes de l'académie peuvent venir gratuitement avec leurs maîtres, de même que les classes du Bade-Wurtemberg » ajoute Thierry Cahn.
Musée du XXIe siècle

Cette opération « Devenez acteur de votre musée » s'inscrit dans le cadre d'une mission nationale, « musées du XXIe », initiée par le ministère de la Culture en 2016, en réaction aux attentats de 2015. « Dans une lettre, la ministre Audrey Azoulay nous avait demandé de travailler en réseau, de créer des ateliers, pour que les musées deviennent des lieux d'égalité, des creusets protéiformes » raconte Pantxika De Paepe.

Six rencontres mensuelles sont prévues d'ici le mois de mars. « Après nous mettrons en place des ateliers, pour tirer des idées concrètes de tous ces débats. Des propositions seront faites fin 2020 » précise encore la directrice. « Le musée n'est pas parfait, mais il faut saisir ces imperfections pour trouver ensemble des solutions pour les améliorer » a conclu Suéva Lenôtre.
V.F. Prochaines rencontres : jeudi 3 octobre sur le thème de l'architecture, jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les Beaux-Arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

Prochaines rencontres : jeudi 3 octobre sur le thème de l'architecture, jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les Beaux-Arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

 
 

 

AVOCATS Barreau de Colmar : Une journée de « grève totale »,ce lundi 16 septembre

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:01:01

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AVOCATS Barreau de Colmar
AVOCATS Barreau de Colmar : Une journée de « grève totale »,ce lundi 16 septembre

 
Le mouvement national de grève des avocats, ce lundi 16 septembre, sera suivi par le barreau de Colmar qui a voté une motion en ce sens.

Il prévoit la suspension de toute activité qui se traduira par une « grève totale » des audiences, des permanences et des désignations d'office, ainsi que par la fermeture des cabinets tout au long de la journée.

« Il s'agit d'exprimer notre totale opposition au projet de réforme de notre régime de retraites, et ainsi de sauvegarder notre profession d'un affaiblissement économique et social, qui sera aussi préjudiciable aux justiciables et notamment à l'accès au droit », indique le bâtonnier Me Joseph Wetzel, en faisant référence à l'appel du Conseil national des barreaux.

À travers sa motion, le barreau de Colmar « rappelle que le régime autonome bénéficie d'une gestion saine et transparente et ne coûte rien à la solidarité nationale », considère que le projet est « de nature à mettre en péril le modèle de la profession déjà fragilisé », et souligne que « cette réforme pénalisera plus spécialement les avocats dont l'exercice est souvent lié à la prise en charge des plus démunis ».

Une délégation colmarienne se rendra lundi à Paris pour manifester, en robe, de la place de l'Opéra à celle de la Nation.

 

 
 

 

Les Amis de la Nature de Richwiller : Fête aux Falères

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 05:35:50

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Richwiller  Les Amis de la Nature de Richwiller
Les Amis de la Nature de Richwiller : Fête aux Falères

 
Les bénévoles de l'association mis en valeur -
C'est sous un grand soleil que le président Jean-Paul Schmittlin accueillit un nombreux public au refuge « Les Falères » à Ventron. Chaque année le succès de cette manifestation ne se dément pas.

Vincent Hagenbach, maire de Richwiller et conseiller départemental, accompagné par plusieurs membres du conseil municipal de Richwiller, Brigitte Vanson, première adjointe au maire de Ventron et conseillère départementale des Vosges, Jean-Claude Dousteysier, maire de Ventron qui fit un rapide passage pour témoigner son amitié, firent l'honneur d'être présents. Le président salua également les Amis de la Nature des autres associations locales dont le président départemental du Haut-Rhin, Claude Muller, les voisins et amis du refuge, les membres des Association de Ventron, les sympathisants et amis d'Alsace et des Vosges. Dans son discours, le président a mis en avant les mérites des bénévoles de l'Association locales de Richwiller qui se sont investis dans la préparation de cette manifestation, avant de passer la parole à Vincent Hagenbach qui a réaffirmé son soutien à l'association puis à Brigitte Vanson.

Avec une paella royale succulente et une tombola attrayante, la journée ne fit que des heureux. Une fois de plus la « Fête aux Falères » aura tenu ses promesses, c'est donc sans crainte que l'association donne rendez-vous pour 2020.

 

 
 

 

Parc de Wesserling Pauline Patenostre, nouvelle chargée de communication

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:20:11

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Parc de Wesserling Pauline Patenostre, nouvelle chargée de communication
 

 
Pauline Patenostre : la nouvelle chargée de com du Parc de Wesserling. Photo DNA/J.-M.Z.
Le poste de chargée de la communication au Parc de Wesserling est essentiel et il exige un florilège de compétences. Cela implique que le choix de la personne dédiée à cette fonction n'est pas chose évidente. Pauline Patenostre a endossé cette responsabilité début septembre.

D'entrée, elle souligne combien Maëlle Manry, qui a assuré l'interim après le départ de Justine Balland qui la précéda, est une personne-ressource. On sent d'ailleurs une fructueuse entente entre les deux jeunes femmes.
Une connaissancede l'univers textile

La nouvelle arrivée est originaire de Labaroche et habite à Colmar. Plongée dans le monde de la communication depuis longtemps car son père, Lionel, tenait une agence de com' à Colmar, elle a pu approfondir cette matière lors de ses études à Strasbourg, Lyon et Colmar.

Mais pour elle, un bac + 5 n'est pas suffisant et ce sont les cinq ans passés dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines qui ont assis ses connaissances. Elle était chargée de la communication des événements comme le Salon de la mode et du tissu, l'événement Minéral et gemmes ou encore le carrefour européen du patchwork. Son nouvel employeur a certainement été sensible à sa bonne connaissance du monde du textile. Ce qui est évidemment un atout à Wesserling.

La jeune femme confesse également occuper une partie de ses loisirs à coudre, à tisser, à tricoter... Grande voyageuse, elle a déjà partagé son sourire avec bien du monde sur la planète et en particulier durant un an en Australie.

Avec conviction, Pauline parle de ce qui la motive : « Ce qui me ravit à Wesserling, c'est le riche environnement du parc ainsi que l'équipe qui m'a fort sympathiquement accueillie. »
« Conquérir d'autres publics »

Elle souligne avoir été étonnée par cette équipe très féminine. Ses objectifs ? « Pour moi, c'est la cible qui compte. On peut d'ores et déjà imaginer plusieurs visuels pour acquérir d'autres publics. Le public familial est acquis. Pourquoi ne pas viser les personnes âgées, les passionnés de botanique... Dans le domaine du textile, j'ai été impressionnée par l'exposition DMC, belle et contemporaine. DMC est une entité connue mais encore un peu secrète. Cette expo constitue un plus pour le musée textile, que j'apprécie beaucoup. »

En ligne de mire, bien entendu, l'événement Noël au jardin et, pourquoi pas, une présence satellite du carrefour européen du patchwork qui se tient à Sainte-Marie-aux-Mines du 12 au 15 septembre. Le riche carnet d'adresses de Pauline peut servir. À Wesserling c'est la bonne impression qui compte, avec Pauline Patenostre c'est déjà gagné !
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

Avocats Colmar Une journée de « grève totale » ce lundi 16 septembre

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:24:43

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Avocats Colmar Une journée de « grève totale » ce lundi 16 septembre
 

 
Le mouvement national de grève des avocats, ce lundi 16 septembre, sera suivi par le barreau de Colmar qui a voté une motion en ce sens.

Il prévoit la suspension de toute activité qui se traduira par une « grève totale » des audiences, des permanences et des désignations d'office, ainsi que par la fermeture des cabinets tout au long de la journée.

« Il s'agit d'exprimer notre totale opposition au projet de réforme de notre régime de retraites, et ainsi de sauvegarder notre profession d'un affaiblissement économique et social, qui sera aussi préjudiciable aux justiciables et notamment à l'accès au droit », indique le bâtonnier Me Joseph Wetzel, en faisant référence à l'appel du Conseil national des barreaux.

À travers sa motion, le barreau de Colmar « rappelle que le régime autonome bénéficie d'une gestion saine et transparente et ne coûte rien à la solidarité nationale », considère que le projet est « de nature à mettre en péril le modèle de la profession déjà fragilisé », et souligne que « cette réforme pénalisera plus spécialement les avocats dont l'exercice est souvent lié à la prise en charge des plus démunis ».

Une délégation colmarienne se rendra lundi à Paris pour manifester, en robe, de la place de l'Opéra à celle de la Nation.

 

 
 

Europa-Park encore élu meilleur parc de loisirs

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:30:11

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Europa-Park encore élu meilleur parc de loisirs
 

 
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Pour la 6e année consécutive, Europa-Park a été sacré meilleur parc de loisirs du monde par le magazine Amusement Today, qui remettait ce week-end ses « Golden ticket awards ».

Le parc d'attractions de Rust, en Allemagne, a annoncé la bonne nouvelle dimanche sur le réseau social Twitter : « Nous sommes incroyablement touchés par ce prix, que nous dédions à nos formidables visiteurs, employés et collègues. Merci ! »

C'est la 6e fois consécutive que le parc créé par la famille Mack remporte cette récompense remise ce week-end lors de la 22e édition des « Golden Ticket Awards », qui récompense les meilleurs parcs d'attractions du monde dans 22 catégories.

 

 
 

Unterlinden Rencontres Les usagers s'interrogent sur le prix et l'urbanisme

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:09:07

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Unterlinden Rencontres Les usagers s'interrogent

sur le prix et l'urbanisme
 

 
 
« À l'instar des grands musées, Unterlinden doit évoluer, car les publics changent. Le nôtre est vieillissant, il ne se renouvelle pas. On nous faut attirer les jeunes, ceux qui se disent que les musées ne sont pas faits pour eux » a expliqué Thierry Cahn, le président de la Société Schongauer, en guise d'introduction à ce cycle de six rencontres, visant à recueillir des idées pour améliorer la fréquentation du musée. Le public (un peu moins de 200 000 visiteurs l'an dernier), se compose pour moitié de touristes et pour moitié de locaux.

L'assemblée, une trentaine de personnes, était un peu à l'image du public, les moins de 40 ans se comptant sur les doigts de la main. Mais le débat s'est engagé assez rapidement, non pas autour du thème du jour, la Société Schongauer, mais autour d'autres questions, déjà largement évoquées ces cinq dernières années.

« Le prix est-il un frein ? »

La question du prix d'entrée (13 EUR en plein tarif), qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, a occupé une grande partie des débats, car cette question divise toujours. Pour les uns, au-delà de 10 EUR, le tarif est un frein, pour les autres, baisser le prix risquerait de mettre la Société Schongauer en difficulté. La billetterie représentant une grande part des ressources de l'association.

La gratuité, proposée de manière récurrente pour attirer les visiteurs, n'apparaît pas non plus comme une approche viable. Certes les deux dimanches de gratuité, initiés en janvier, avaient attiré beaucoup de monde (près de 5 000 visiteurs). « Mais nous avons perdu les recettes de ces deux dimanches, soit environ l'équivalent de 400 entrées par dimanche » relève la directrice du musée, Pantxika De Paepe. Elle précise que le Louvre a mis fin à ses journées de gratuité « car les tours operators en profitaient pour réserver ces jours-là. »

Une dame propose qu'une entrée à plein tarif permette de revenir une seconde fois, dans les six mois ou un an, à tarif privilégié. Une idée à creuser.

Une place peu engageante, un musée mal signalé

L'argument est revenu dans la bouche de plusieurs intervenants : la place Unterlinden est froide, trop minérale, le musée est mal signalé. « La place est vide, la porte en bois du musée n'est pas suffisamment visible. Il faut que la Ville se bouge pour améliorer cette place » lance un intervenant, en ajoutant « que la Ville ne doit pas être à la merci des architectes. »

Car justement, la place, située entre le couvent et la piscine, fait partie du projet architectural du cabinet Herzog et de Meuron, et qu'au titre de la propriété intellectuelle, la Ville ne peut pas y faire ce qu'elle veut. « Je suis régulièrement interpellée par des touristes qui cherchent le musée, alors qu'ils sont juste à côté » témoigne une dame, pour aller dans le même sens. « Il y a un vrai problème de lisibilité sur cette place. »

L'équipe du musée n'a pas voulu s'étendre sur le sujet qui sera le thème de la prochaine rencontre (le 3 octobre) mais Thierry Cahn a rappelé que grâce aux architectes, mondialement connus, « on a eu des mouvements de mécénat ». Il souhaiterait cependant revoir l'éclairage nocturne, notamment pendant la période de l'Avent.

Une boutique peu visible ?

Là encore, la question n'est pas nouvelle. La boutique du musée Unterlinden est placée à l'entrée et non à la sortie du musée. Et elle est peu visible. « Vous avez totalement raison, c'est un loupé » reconnaît Thierry Cahn, en déplorant « un préjudice important. »

Jeune public

Un jeune papa déplore que ses enfants n'aient jamais visité le musée avec leur école, comme lui l'avait fait dans son enfance. « Nous avons accueilli 6 000 élèves de classes en difficulté, des enfants qui ne viendraient jamais avec leurs parents » lui a répondu Sueva Lenôtre, responsable du service des publics. En précisant que cette opération, lancée à la réouverture du musée, en 2015, se développe chaque année. « La prochaine étape sera de toucher les enfants des crèches et haltes-garderies » ajoute la responsable. Les autres écoliers ne sont pas oubliés. « À la faveur d'un accord avec le rectorat, toutes les classes de l'académie peuvent venir gratuitement avec leurs maîtres, de même que les classes du Bade-Wurtemberg » ajoute Thierry Cahn.

Musée du XXIe siècle

Cette opération « Devenez acteur de votre musée » s'inscrit dans le cadre d'une mission nationale, « musées du XXIe », initiée par le ministère de la culture en 2016, en réaction aux attentats de 2015. « Dans une lettre, la ministre Audrey Azoulay, nous a demandé de travailler en réseau, de créer des ateliers, pour que les musées deviennent des lieux d'égalité, des creusets protéiformes » raconte Pantxika De Paepe.

Six rencontres mensuelles sont prévues d'ici le mois de mars. « Après, nous mettrons en place des ateliers, pour tirer des idées concrètes de tous ces débats. Des propositions seront faîtes fin 2020 » précise encore la directrice. « Le musée n'est pas parfait, mais il faut saisir ces imperfections pour trouver ensemble des solutions pour les améliorer » a conclu Suéva Lenôtre.

V. F. PARTICIPER Prochaines rencontres : jeudi 3 octobre sur le thème de l'architecture, jeudi 7 novembre sur la collection d'archéologie, en janvier sur les Beaux-arts, en février sur le futur premier étage, en mars sur la médiation. Entrée libre.

 

 

 

Pierre Arditi en VRP de Colmar sur France 3

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:06:28

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Pierre Arditi en VRP de Colmar sur France 3
 

 
Le comédien Pierre Arditi lors du tournage de « Meurtre à Colmar » au musée Unterlinden. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Tourné en juillet 2018, le téléfilm Meurtres à Colmar, avec Pierre Arditi, sera diffusé le 14 septembre sur France 3, dans la collection « Meurtres à... ». Une affaire policière, donc, mais opaque et doublée d'une touchante rencontre entre un grand-père et son petit-fils de 8 ans, qu'il n'a jamais connu. Le tout très imprégné de culture locale. Abondants, les plans de la cité Bartholdi, notamment filmés par drone au petit matin ou au crépuscule, donnent à voir au spectateur une ville brillant de mille beautés. On y visite le musée Unterlinden, avec le retable d'Issenheim en pièce maîtresse de l'intrigue, mais aussi une Winstub bien connue, l'impressionnante cour d'appel, on y reconnaît le château Kiener, la chambre de commerce et d'industrie muée en commissariat mais aussi quelques atours, une ruelle de Riquewihr (figurée par le village de Zellenberg sur des plans généraux) ou les hauteurs de Lapoutroie.
VOIR Samedi 14 septembre à 21 h 05 sur France 3.

 

 
 

Salle Europe Colmar La culture en transversalité

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:12:08

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Salle Europe Colmar La culture en transversalité
 

 
La « maison » Europe regroupe un centre socioculturel (CSC), une médiathèque et une salle de spectacle. Trois entités qui souhaitent travailler de manière transversale pour optimiser cet outil formidable au coeur du quartier ouest. Ainsi, les trois services seront impliqués autour du spectacle L'Enfant adoptif d'Isabelle Ruiz. Deux conférences se tiendront au CSC en présence d'association de pédopsychiatres du quartier. Et une sélection de livres sera proposée à la médiathèque. Une transversalité que l'on retrouve aussi entre les différentes salles qui ont présenté conjointement leur programme à la fête du marché couvert cet été. La salle Europe, le Théâtre municipal, la Comédie de Colmar et le Grillen ont déjà commencé à programmer l'un chez l'autre, « et ce n'est qu'un début » nous dit-on.

Oderen Bourse musique et accessoires dimanche

Publié dans le panorama le Mardi 10 septembre 2019 à 06:04:07

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Oderen Bourse musique et accessoires dimanche
 

 
Dimanche prochain, la salle de l'Alsatia abritera une bourse musique et accessoires unique dans le secteur. DR
Dimanche 15 septembre, la société de musique Alsatia d'Oderen organise une bourse spéciale musique et accessoires, de 9 h à 17 h, dans la salle des fêtes de la société, rue Principale à Oderen. Cette bourse est ouverte à tous, particuliers et professionnels.

De nombreux exposants seront présents avec toutes sortes d'instruments neufs et d'occasion, des partitions, des vinyles, des CD, du matériel son et lumière, de la documentation. À partir de 11 h, la scène de la salle sera ouverte à toutes les expressions ou improvisations musicales. Possibilité de se restaurer à midi (sur réservation) avec un menu composé de tourte de la vallée, salade mêlée, dessert et café. Une buvette sera à disposition lors de cette bourse unique dans le secteur et qui a le soutien du Crédit mutuel et du conseil départemental du Haut-Rhin.
Albert MURA CONTACTER Renseignements et réservations auprès de Roland Mura au 06.11.27.43.60 après 19 h. Entrée libre.

 

 
 

PAGE CHUCHOTEMENTS : Chacun chez soi

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:44:48

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Chacun chez soi
 

 
dessin chuchotements 9 septembre 2019
L'inauguration de la Maison de la Région Grand Est a lieu aujourd'hui à Paris. Un événement qui suscite des interrogations en Alsace, l'ancienne région disposant déjà d'une belle adresse dans la capitale. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

Crise aux urgences : une semaine décisive

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:50:47

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Social Santé
Crise aux urgences : une semaine décisive
Semaine déterminante pour Agnès Buzyn et les services d'urgences, embourbés dans la crise depuis bientôt six mois : la ministre de la Santé doit annoncer de nouvelles mesures ce lundi, avant une assemblée générale des grévistes mardi et une manifestation à l'appel de la CGT mercredi.
 

 
La ministre Agnès Buzyn promet « trois mesures choc ».
Aux grands maux, les grands remèdes ? Après deux séries d'annonces, mi-juin puis début septembre, Mme Buzyn présente ce lundi après-midi son « plan d'actions » pour la « refondation des urgences », inspiré des propositions du député de Charente, Thomas Mesnier (LaREM), et du chef du Samu de Paris, Pierre Carli.

Dimanche, la ministre a promis « un budget dédié pour régler la crise » en cours dans la moitié des services d'urgences publics. Mieux encore : « Je vais mettre de l'argent dans des solutions pérennes, restructurantes, qui vont régler le problème des urgences sur le long terme », a-t-elle affirmé. Selon le Journal du dimanche , « trois mesures choc sont en préparation », avec « des réouvertures de lits », une « réforme de la tarification » et un « numéro de téléphone unique » pour les secours médicaux.
Un plan de la dernière chance

La primeur de ce plan sera réservée aux représentants des personnels et dirigeants hospitaliers, que Mme Buzyn recevra à 15 heures, ainsi que les syndicats de médecins libéraux et le collectif Inter-Urgences, à l'origine de ce mouvement social inédit. Selon cette association de paramédicaux, 249 sites étaient en grève vendredi - tout en continuant d'assurer les soins. De son côté, le ministère en avait recensé 195 mi-août, seul pointage rendu public à ce jour. Si ce nombre sonne comme une reconnaissance de l'ampleur de la crise débutée mi-mars, il dit aussi l'insuffisance des premières réponses apportées avant l'été. Le « plan d'actions » qui sera détaillé lundi aura donc des airs de plan de la dernière chance pour sortir du conflit.
Les syndicats toujours mobilisés

D'autant plus que « l'assemblée générale nationale » du collectif Inter-Urgences se tiendra mardi à partir de 12 heures à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), afin notamment de définir « un calendrier d'action ». L'événement a reçu le soutien de plusieurs syndicats et associations de médecins hospitaliers, invitant les praticiens « à rejoindre la mobilisation » pour « mettre fin aux restrictions budgétaires pour l'hôpital public ».

Un mot d'ordre semblable à celui de la CGT, qui tente depuis des mois d'élargir le mouvement à tout le secteur sanitaire et social, notamment la psychiatrie et les Ehpad. Son appel à une « grande journée d'action nationale » mercredi, avec une manifestation parisienne à 13 heures depuis la place d'Italie jusqu'au ministère de la Santé, n'a cependant pas trouvé d'écho parmi les autres syndicats.

 

 
 

 

EDITORIAL : Le sage et les impétrants

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:47:39

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EDITORIAL : Le sage et les impétrants
 

 
de Didier Rose

Bayrou est à un stade de sa carrière où il sait qu'il peut être plus efficace d'évoquer ses griffes que de les sortir. Non pas qu'il ait fait entièrement patte de velours, aux premières universités d'été de La République en marche, lui qui a favorisé la victoire de Macron grâce au soutien du Modem. Il s'est appuyé sur son antériorité centriste et une position en surplomb du débat politique pour dissuader un parti présidentiel jeune et conquérant de verser dans l'hégémonisme : son avertissement porte sur les municipales.

Bayrou l'ancien a cet avantage de ne pas oeuvrer à sa marginalisation, comme un Mélenchon, ni de devoir restaurer à grands frais sa crédibilité, comme une Le Pen. Il peut rempaqueter ses alliés macronistes, dont il a besoin, avec les accents d'une sagesse héritée du passé, à laquelle les Marcheurs ne peuvent encore aspirer.

Lorsqu'il refuse qu'« un seul lieu de commandement » établisse le casting des municipales dans le pays, il ne défend pas que son Modem : il alerte Macron sur la faute que serait une surpolitisation des municipales, les enjeux étant locaux et l'étiquette ne faisant pas l'élu, selon lui.

Le pouvoir, par la voix d'un Premier ministre inspiré, lui a rendu grâce de cette lucidité au moyen d'un tacle sur le rôle des partis dans la démocratie - a fortiori du parti aux affaires, on l'aura compris. Ce faisant, Édouard Philippe a reconnu aussi, incidemment, qu'il n'y avait aucun sens à briguer des villes qui n'étaient pas de vrais ports d'attache.

Le message touchera tous les impétrants et dauphins qui guettent le label Marcheur comme une bénédiction, alors qu'ils n'ont localement ni charisme, ni racines, ni bilan. Ils sauront vers qui se tourner pour se prémunir de logiques d'appareils données d'avance pour perdantes par Bayrou. Le maire de Pau n'est pas avare de ses leçons aux « modernes ».

 

 
 

 

Marcheurs et Modem, unis malgré tout

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:49:29

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Majorité présidentielle Campus des territoires
Marcheurs et Modem, unis malgré tout
Invité d'honneur du Campus des territoires de la République en marche, François Bayrou a prévenu poliment qu'un maire c'était bien plus qu'une étiquette. Il faudra donc compter avec ses candidats.
 

 
Édouard Philippe et François Bayrou : deux pros dans un parti de novices...
Bordeaux.- Envoyée spéciale

Est-ce que si le speaker n'avait pas oublié de prononcer son nom, quand il est arrivé en compagnie d'Édouard Philippe, François Bayrou aurait été moins cassant ?

Invité à prendre la parole, en invité d'honneur pour conclure le premier Campus des territoires de la République en marche (LaREM), à Bordeaux, le patron du Modem, allié historique du parti présidentiel, a fait la leçon aux Marcheurs, réputés novices en politique.
Un maire n'est pas qu'une étiquette

À six mois des municipales, les négociations pour les investitures ne se font pas sans tensions entre LaREM et ses partenaires, notamment le Modem de François Bayrou. Parmi les villes qui fâchent, il y a Bordeaux. La République en marche a investi Thomas Cazenave, un énarque au CV parfait originaire de Bordeaux, alors que le Modem soutient l'actuel maire, Nicolas Florian, un LR modéré qui a succédé à Alain Juppé.

François Bayrou estime que c'est une erreur, et l'a dit en quelques phrases polies mais bien senties. « Un maire, ce n'est pas une fonction politicienne. Ce n'est pas un enjeu partisan. C'est une personnalité, une attention à ses concitoyens, une vision. Un maire ne peut se résumer à un combat d'étiquette ». Et pour se faire comprendre, il a planté la dernière banderille : « Si on transforme les municipales en élection d'appareil contre appareil, alors on serait sûrs de perdre ».
Bayrou et Philippe : les pros de la politique

Le Premier ministre s'était affiché dans la matinée avec François Bayrou. Une façon de dire qu'ils sont sur la même longueur d'ondes. « C'est assez fluide », confirme l'entourage de Bayrou.

La preuve : la rumeur disait que le Premier ministre soutiendrait publiquement Thomas Cazenave dans son discours et il ne l'a pas fait...
Progressisme municipal

« Jamais la République en marche sera un parti hégémonique. La France n'est pas gouvernée par un clan », a rassuré Pierre Person, numéro 2 du jeune mouvement. Comme Stanislas Guerini, numéro 1, il souhaite élargir le mouvement, quitte à ce que de nouveaux convertis aient la priorité sur des Marcheurs historiques. En interne, ça fait des vagues...

« Le sujet n'est pas la couleur de la carte électorale ou le nombre de drapeaux LaREM plantés ici ou là : c'est de faire progresser le progressisme municipal partout », insiste Stanislas Guerini.

Comment ? « En n'hypothéquant pas l'avenir car il y a deux tours aux municipales », rappelle Franck Riester, ministre de la Culture et patron d'Agir, parti de la majorité composé de nombreux juppéistes. « On aura l'air malin si on s'est tapés dessus ». La campagne des municipales est bien lancée.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Marcheurs et Modem, unis malgré tout

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:40:34

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Marcheurs et Modem, unis malgré tout
 

 
Édouard Philippe et François Bayrou : deux pros dans un parti de novices... Photo Georges GOBET/AFP
Bordeaux.- Envoyée spéciale

Est-ce que si le speaker n'avait pas oublié de prononcer son nom, quand il est arrivé en compagnie d'Édouard Philippe, François Bayrou aurait été moins cassant ?

Invité à prendre la parole, en invité d'honneur pour conclure le premier Campus des territoires de la République en marche (LaREM), à Bordeaux, le patron du Modem, allié historique du parti présidentiel, a fait la leçon aux Marcheurs, réputés novices en politique.
Un maire n'est pas qu'une étiquette

À six mois des municipales, les négociations pour les investitures ne se font pas sans tensions entre LaREM et ses partenaires, notamment le Modem de François Bayrou. Parmi les villes qui fâchent, il y a Bordeaux. La République en marche a investi Thomas Cazenave, un énarque au CV parfait originaire de Bordeaux, alors que le Modem soutient l'actuel maire, Nicolas Florian, un LR modéré qui a succédé à Alain Juppé.

François Bayrou estime que c'est une erreur, et l'a dit en quelques phrases polies mais bien senties. « Un maire, ce n'est pas une fonction politicienne. Ce n'est pas un enjeu partisan. C'est une personnalité, une attention à ses concitoyens, une vision. Un maire ne peut se résumer à un combat d'étiquette ». Et pour se faire comprendre, il a planté la dernière banderille : « Si on transforme les municipales en élection d'appareil contre appareil, alors on serait sûrs de perdre ».
Bayrou et Philippe : les pros de la politique

Le Premier ministre s'était affiché dans la matinée avec François Bayrou. Une façon de dire qu'ils sont sur la même longueur d'ondes. « C'est assez fluide », confirme l'entourage de Bayrou.

La preuve : la rumeur disait que le Premier ministre soutiendrait publiquement Thomas Cazenave dans son discours et il ne l'a pas fait...
Progressisme municipal

« Jamais la République en marche sera un parti hégémonique. La France n'est pas gouvernée par un clan », a rassuré Pierre Person, numéro 2 du jeune mouvement. Comme Stanislas Guerini, numéro 1, il souhaite élargir le mouvement, quitte à ce que de nouveaux convertis aient la priorité sur des Marcheurs historiques. En interne, ça fait des vagues...

« Le sujet n'est pas la couleur de la carte électorale ou le nombre de drapeaux LaREM plantés ici ou là : c'est de faire progresser le progressisme municipal partout », insiste Stanislas Guerini.

Comment ? « En n'hypothéquant pas l'avenir car il y a deux tours aux municipales », rappelle Franck Riester, ministre de la Culture et patron d'Agir, parti de la majorité composé de nombreux juppéistes. « On aura l'air malin si on s'est tapés dessus ». La campagne des municipales est bien lancée.
Nathalie MAURET

 

 
 

Marine Le Pen s'en prend violemment au gouvernement

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:48:05

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Politique Rassemblement national
Marine Le Pen s'en prend violemment au gouvernement
« Dérives autoritaires », « insécurité généralisée », « immigration incontrôlée » : pour sa rentrée politique, Marine Le Pen a vivement critiqué l'exécutif, dimanche à Hénin-Beaumont.
 

 
Marine Le Pen a fait sa rentrée politique sur un ton d'entrée en campagne.
« Cette année sera d'une densité politique exceptionnelle, et nous sommes pleins d'entrain, en famille, de plus en plus nombreux pour conduire l'opposition vers l'alternance nationale si nécessaire et si urgente ! », a lancé la présidente du Rassemblement national, devant une foule de sympathisants réunis, à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, ce dimanche.
« L'indigne Castaner »

A l'attention du gouvernement, Marine Le Pen a frappé fort dès le début de son discours, dénonçant « les dérives antidémocratiques et impardonnables du gouvernement lors des manifestations des gilets jaunes, et les mutilations des manifestants ». Selon la patronne du Rassemblement national, il s'agit là de « tragiques faits d'armes de l'indigne M. Castaner, qui resteront une marque indélébile du quinquennat Macron ».

Toujours à propos des gilets jaunes, Marine Le Pen est allée jusqu'à évoquer des « chars dans Paris et des policiers armés de pistolets-mitrailleurs ».

Pour la cheffe du parti d'extrême droite, « la faute politique de ce gouvernement est aussi d'avoir mis en oeuvre un projet pour ceux qui ont réussi, tout en ignorant voire en méprisant ceux qui, aux yeux du président, ne seraient rien et ainsi d'avoir lancé les Français les uns contre les autres ».
Déjà en campagne pour la présidentielle

Très applaudie, Marine Le Pen est ensuite revenue sur ses fondamentaux : sécurité et immigration. « Un sentiment d'insécurité généralisé s'installe en France. Insécurité physique, avec un ensauvagement progressif de la société, avec ces meurtres gratuits au couteau, à la machette, au sabre japonais, [...] ces exactions barbares par de prétendus déséquilibrés souvent venus d'ailleurs », a-t-elle lâché, évoquant les « faits divers tragiques » de l'été. « La France n'est pas une terre d'asile psychiatrique ! », a dit la présidente du RN, critiquant encore la « submersion de nos rues, de nos villages, de nos villes, par une immigration aujourd'hui parfaitement incontrôlée ».

« Chaque siège de conseiller municipal obtenu et chaque mairie conquise seront autant de marches franchies, [...] de nouvelles conquêtes, notamment départementales et régionales, prélude à la grande élection présidentielle de 2022 », s'est-elle enthousiasmée.

 

 
 

 

Marine Le Pen s'en prend violemment au gouvernement

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:15:31

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Marine Le Pen s'en prend violemment au gouvernement
 

 
Marine Le Pen a fait sa rentrée politique sur un ton d'entrée en campagne. Photo François LO PRESTI/AFP
« Cette année sera d'une densité politique exceptionnelle, et nous sommes pleins d'entrain, en famille, de plus en plus nombreux pour conduire l'opposition vers l'alternance nationale si nécessaire et si urgente ! », a lancé la présidente du Rassemblement national, devant une foule de sympathisants réunis, à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, ce dimanche.
« L'indigne Castaner »

A l'attention du gouvernement, Marine Le Pen a frappé fort dès le début de son discours, dénonçant « les dérives antidémocratiques et impardonnables du gouvernement lors des manifestations des gilets jaunes, et les mutilations des manifestants ». Selon la patronne du Rassemblement national, il s'agit là de « tragiques faits d'armes de l'indigne M. Castaner, qui resteront une marque indélébile du quinquennat Macron ».

Toujours à propos des gilets jaunes, Marine Le Pen est allée jusqu'à évoquer des « chars dans Paris et des policiers armés de pistolets-mitrailleurs ».

Pour la cheffe du parti d'extrême droite, « la faute politique de ce gouvernement est aussi d'avoir mis en oeuvre un projet pour ceux qui ont réussi, tout en ignorant voire en méprisant ceux qui, aux yeux du président, ne seraient rien et ainsi d'avoir lancé les Français les uns contre les autres ».
Déjà en campagne pour la présidentielle

Très applaudie, Marine Le Pen est ensuite revenue sur ses fondamentaux : sécurité et immigration. « Un sentiment d'insécurité généralisé s'installe en France. Insécurité physique, avec un ensauvagement progressif de la société, avec ces meurtres gratuits au couteau, à la machette, au sabre japonais, [...] ces exactions barbares par de prétendus déséquilibrés souvent venus d'ailleurs », a-t-elle lâché, évoquant les « faits divers tragiques » de l'été. « La France n'est pas une terre d'asile psychiatrique ! », a dit la présidente du RN, critiquant encore la « submersion de nos rues, de nos villages, de nos villes, par une immigration aujourd'hui parfaitement incontrôlée ».

« Chaque siège de conseiller municipal obtenu et chaque mairie conquise seront autant de marches franchies, [...] de nouvelles conquêtes, notamment départementales et régionales, prélude à la grande élection présidentielle de 2022 », s'est-elle enthousiasmée.

 

 
 

Sérieux coup de frein pour l'automobile

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:48:42

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Industrie Mauvaises perspectives pour l'année à venir
Sérieux coup de frein pour l'automobile
Le nombre de voitures produites en France chutera de 20 % l'an prochain. Cette situation, qui impactera l'emploi, s'explique par la stratégie des constructeurs français mais aussi un contexte mondial très incertain.
 

 
Le site alsacien de PSA à Mulhouse perdra la production d'un des modèles au profit de l'usine de Vigo en Espagne.
Le tableau s'assombrit pour la production automobile française qui passera de 2,2 millions de voitures produites en 2019 à 1,7 million en 2020. Soit le niveau de 2013, celui d'après la crise et des délocalisations massives. Le record de 2004, qui avait vu la France produire 3,66 millions de voitures, n'est décidément plus qu'un lointain souvenir.

Plusieurs phénomènes expliquent ces turbulences. Le premier est cyclique. Après cinq années de hausse consécutive en France, le marché ralentit dans l'Hexagone. Pour autant, la France résiste cependant mieux que le marché européen, impacté par ailleurs par le Brexit. Et le marché français représente seulement 18 % des ventes mondiales de Renault comme de PSA. En fait, le bât blesse sur le plan industriel. L'année 2020 marque un creux dans la charge d'activités de certaines usines, du fait de renouvellement de projets. Ainsi, le site PSA de Mulhouse (Haut-Rhin) va perdre la production de la Peugeot 2008 au profit de l'usine de Vigo en Espagne comme le site de Flins (Yvelines), chez Renault, a vu partir la Clio en Turquie et Slovénie.
2 millions produites en France en 2021

Le maintien des volumes de production en France (1 million de voitures pour PSA, 750 000 chez Renault) sera au centre de la renégociation à venir des accords de compétitivité au sein des deux groupes.

Pour autant, les estimations d'une production de 2 millions de voitures en France en 2021 demeurent incertaines. « PSA a un projet industriel cohérent et des produits qui se vendent. Mais Renault a un véritable problème avec l'usine de Douai, dans le Nord, qui produit Espace, Talisman et Scénic dont les ventes en 2019 seront inférieures à 100 000 exemplaires. Daimler, à Hambach (Moselle), n'a pas dévoilé ses objectifs de volume de production, ni le modèle de véhicule électrique qui remplacera la Smart. Mais si c'est une grosse voiture, les volumes ne seront pas énormes », explique un acteur du secteur.
Les petites voitures, part essentielle du marché

Les constructeurs français paient leur choix stratégique d'avoir privilégié la production dans l'Hexagone des véhicules de segment C et supérieur, les plus rentables, et de délocaliser les petites voitures. Lesquelles représentent 54 % du marché en 2019. Dans ce paysage, Toyota est l'exception avec la Yaris fabriquée à Valenciennes.

Alors que les véhicules électriques, qui vont se développer dans les usines françaises, sont plus simples à assembler et nécessitent moins d'équipements mécaniques - outre le fait que les batteries sont toutes produites en Asie -, cette situation ne sera pas sans conséquence en matière d'emplois. « Cela aura un impact sur l'emploi industriel mais nous ne disposons pas de projection », indique François Roudier, le directeur de la communication du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Le secteur emploie directement 213 000 salariés en France - dont 111 000 chez les constructeurs et 78 000 chez les équipementiers. Déjà, les spécialistes de l'intérim ont constaté un recul de la demande depuis le pic d'activité en 2017.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Sérieux coup de frein pour l'automobile

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:41:17

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Sérieux coup de frein pour l'automobile
 

 
Le site alsacien de PSA à Mulhouse perdra la production d'un des modèles au profit de l'usine de Vigo en Espagne. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Le tableau s'assombrit pour la production automobile française qui passera de 2,2 millions de voitures produites en 2019 à 1,7 million en 2020. Soit le niveau de 2013, celui d'après la crise et des délocalisations massives. Le record de 2004, qui avait vu la France produire 3,66 millions de voitures, n'est décidément plus qu'un lointain souvenir.

Plusieurs phénomènes expliquent ces turbulences. Le premier est cyclique. Après cinq années de hausse consécutive en France, le marché ralentit dans l'Hexagone. Pour autant, la France résiste cependant mieux que le marché européen, impacté par ailleurs par le Brexit. Et le marché français représente seulement 18 % des ventes mondiales de Renault comme de PSA. En fait, le bât blesse sur le plan industriel. L'année 2020 marque un creux dans la charge d'activités de certaines usines, du fait de renouvellement de projets. Ainsi, le site PSA de Mulhouse (Haut-Rhin) va perdre la production de la Peugeot 2008 au profit de l'usine de Vigo en Espagne comme le site de Flins (Yvelines), chez Renault, a vu partir la Clio en Turquie et Slovénie.
2 millions produites en France en 2021

Le maintien des volumes de production en France (1 million de voitures pour PSA, 750 000 chez Renault) sera au centre de la renégociation à venir des accords de compétitivité au sein des deux groupes.

Pour autant, les estimations d'une production de 2 millions de voitures en France en 2021 demeurent incertaines. « PSA a un projet industriel cohérent et des produits qui se vendent. Mais Renault a un véritable problème avec l'usine de Douai, dans le Nord, qui produit Espace, Talisman et Scénic dont les ventes en 2019 seront inférieures à 100 000 exemplaires. Daimler, à Hambach (Moselle), n'a pas dévoilé ses objectifs de volume de production, ni le modèle de véhicule électrique qui remplacera la Smart. Mais si c'est une grosse voiture, les volumes ne seront pas énormes », explique un acteur du secteur.
Les petites voitures, part essentielle du marché

Les constructeurs français paient leur choix stratégique d'avoir privilégié la production dans l'Hexagone des véhicules de segment C et supérieur, les plus rentables, et de délocaliser les petites voitures. Lesquelles représentent 54 % du marché en 2019. Dans ce paysage, Toyota est l'exception avec la Yaris fabriquée à Valenciennes.

Alors que les véhicules électriques, qui vont se développer dans les usines françaises, sont plus simples à assembler et nécessitent moins d'équipements mécaniques - outre le fait que les batteries sont toutes produites en Asie -, cette situation ne sera pas sans conséquence en matière d'emplois. « Cela aura un impact sur l'emploi industriel mais nous ne disposons pas de projection », indique François Roudier, le directeur de la communication du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Le secteur emploie directement 213 000 salariés en France - dont 111 000 chez les constructeurs et 78 000 chez les équipementiers. Déjà, les spécialistes de l'intérim ont constaté un recul de la demande depuis le pic d'activité en 2017.
Laurent BODIN

 

 
 

Marco Arbeit, chef de l'Auberge Saint-Laurent, s'en est allé

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:51:55

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Le Carnet
Marco Arbeit, chef de l'Auberge Saint-Laurent, s'en est allé
Marco Arbeit, le chef étoilé de l'Auberge Saint-Laurent de Sierentz, est décédé ce dimanche à l'âge de 67 ans.
 

 
Marco Arbeit avait 67 ans.
Né en 1952 à Sierentz, Marco Arbeit avait commencé son parcours professionnel au Moulin du Kaegy, à Steinbrunn-le-Bas : il y fit ses classes de 1966 à 1969, auprès de Bernard Begat. Après son service militaire, il avait fait son retour à Sierentz en 1972. Il était devenu gérant de l'entreprise familiale que ses parents Laurent et Yvonne exploitaient et que son grand-père avait acquise dans les années 1930 : une belle maison alsacienne qui fait partie de l'histoire de Sierentz (le relais de poste aux chevaux s'y trouvait notamment).

La Couronne est devenue le Saint-Laurent, patron des rôtisseurs, prénom du père de Marco Arbeit - et plus tard de son fils. Le 2 janvier 1977, le restaurant fut la proie des flammes. Puis Marco Arbeit fut victime d'un très grave accident qui l'immobilisa durant deux ans. Mais après un détour par Heimsbrunn, Au Soleil, il avait fait son retour à Sierentz le 7 janvier 1983.
Une étoile Michelin en 2000

Le chef y avait entrepris des agrandissements successifs, durant des années, jusqu'en 2000 où il était parvenu à racheter la dernière partie de l'ensemble ne lui appartenant pas. Avec son épouse Anne, il avait tout fait refaire à neuf. Cuisine déplacée, façades rénovées, aménagement de dix chambres d'hôtel etc.

C'est cette même année qu'arriva la consécration : une première étoile au guide Michelin, pour celui qui voulait « perpétuer la tradition de la grande cuisine française ». Il avait confié les rênes des cuisines de l'Auberge à son fils Laurent, à l'aube des années 2010.

Marco Arbeit était notamment membre de l'Association des maîtres cuisiniers de France, des Étoiles d'Alsace, du comité directeur du groupement départemental des hôteliers-restaurateurs, président du groupement frontalier, membre fondateur de la confrérie de l'Asperge de Village-Neuf, conseiller de l'enseignement technologique auprès de l'académie de Strasbourg, formateur et membre des jurys CAP, BEP, baccalauréat professionnel des métiers de la bouche.

Le chef alsacien était aussi un grand passionné de chasse. À ce titre, il avait lancé les festivités de la Saint-Hubert à Sierentz dès 1997, avec office religieux, suivi des agapes au Saint-Laurent.
P.-B. M.

 

 
 

 

Marco Arbeit, chef étoilé de l'Auberge Saint-Laurent est décédé

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:22:15

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Marco Arbeit, chef étoilé de l'Auberge Saint-Laurent est décédé
 

 
Marco Arbeit avait 67 ans.

Archives L'Alsace/Nicole GRENTZINGER

Marco Arbeit, le chef étoilé de l'Auberge Saint-Laurent de Sierentz, est décédé ce week-end à l'âge de 67 ans.

Né en 1952 à Sierentz, il avait commencé son parcours professionnel au Moulin du Kaegy, à Steinbrunn-le-Bas : il y fit ses classes de 1966 à 1969, auprès de Bernard Begat Après son service militaire, il avait fait son retour à Sierentz, en 1972. Il était devenu gérant de l'entreprise familiale que ses parents Laurent et Yvonne exploitaient et que son grand-père avait acquise dans les années 1930 : une belle maison alsacienne qui fait partie de l'histoire de Sierentz (le relais de poste aux chevaux s'y trouvait notamment).

La Couronne est devenue le Saint-Laurent, patron des rôtisseurs, prénom du père de Marco Arbeit - et plus tard de son fils. Las, le 2 janvier 1977, le restaurant fut la proie des flammes. Puis Marco Arbeit fut victime d'un très grave accident qui l'immobilisa durant deux ans. Mais après un détour par Heimsbrunn, Au Soleil, il avait fait son retour à Sierentz, quittant le soleil le 29 décembre 1982 et rouvrant l'Auberge le 7 janvier 1983.
La consécration en 2000

Il y avait entrepris des agrandissements successifs, durant des années, jusqu'en 2000 où il était parvenu à racheter la dernière partie de l'ensemble ne lui appartenant pas. Avec son épouse Anne, il avait tout fait refaire à neuf. Cuisine déplacée, façades rénovées, aménagement de dix chambres d'hôtel...

C'est cette même année, qu'arriva la consécration : une première étoile au guide Michelin, pour celui qui voulait « perpétuer la tradition de la grande cuisine française ». Le Saint-Laurent reste à ce jour le seul restaurant étoilé de la région frontalière. Il avait confié les rênes des cuisines de l'Auberge à son fils Laurent, à l'aube des années 2010.

Marco Arbeit était notamment membre de l'Association des maîtres cuisiniers de France, des Étoiles d'Alsace, du comité directeur du groupement départemental des hôteliers-restaurateurs, président du groupement frontalier, membre fondateur de la confrérie de l'Asperge de Village-Neuf, conseiller de l'enseignement technologique auprès de l'académie de Strasbourg, formateur et membre des jurys CAP, BEP, baccalauréat professionnel des métiers de la bouche.

Le chef alsacien était aussi un grand passionné de la chasse. À ce titre, il avait lancé les festivités de la Saint-Hubert à Sierentz dès 1997, avec office religieux suivi des agapes au Saint-Laurent.
P.-B. M.

 

 
 

DANNEMARIE La rentrée des gilets jaunes du grand Est : « Se fédérer et avancer ensemble »

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:52:39

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DANNEMARIE La rentrée des gilets jaunes du grand Est
DANNEMARIE La rentrée des gilets jaunes du grand Est : « Se fédérer et avancer ensemble »
Environ 120 gilets jaunes venus de tout l'est de la France se sont retrouvés hier pour une journée d'assemblée générale à Dannemarie dans le Sundgau. L'objectif ? Fédérer les différents groupes départementaux et « avancer ensemble ».

 
Environ 120 gilets jaunes du grand Est se sont rassemblés dans la salle polyvalente de Dannemarie.
Horbourg-Wihr, Aumetz, Sarreguemines, Saint-Avold, Nancy, Cernay, Commercy, Argancy, Bar-le-Duc, Riedisheim, Colmar, Montbéliard, Volgelsheim, Châtenois, Trévenans, Saint-Louis, Épinal, Strasbourg, Guebwiller, Linthal, Lutterbach, Dannemarie... Au fur et à mesure de leur arrivée à la salle polyvalente, les gilets jaunes venus du Haut-Rhin, du Bas-Rhin, des Vosges, du Territoire de Belfort, du Doubs, de la Moselle, de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse ainsi que d'Allemagne, déclinaient leur origine, avant de profiter du buffet « petit-déjeuner » offert par le nouveau groupe local des gilets jaunes de Dannemarie. Ces derniers ont commencé à construire un nouveau « QG » dans la commune, sur le parking d'une ancienne usine aujourd'hui fermée, Peugeot Scooters.
Des jeunes du mouvement Youth for climate veulent « prendre des contacts »

À 10 h 45, l'assemblée générale s'est ouverte, suite à l'appel de la coordination régionale créée le 24 février dernier à Illkirch-Graffenstaden, avec à la clé différents débats sur la manière de s'organiser. Pas facile visiblement de rester à la fois « horizontaux », pour que tout le monde soit sur un pied d'égalité, et de remplir une tribune face à l'assemblée ! Finalement, des « animateurs volontaires » et acceptés par vote par la salle s'installent. Sont également présents, dans l'auditoire, trois jeunes du mouvement écologique Youth for climate. Venus de Mulhouse, ils souhaitent « prendre des contacts ».
« Unir nos forces et se battre »

« L'objectif de la journée, c'est d'unir nos forces et de se battre ensemble », résume un gilet jaune . « On est venus ici pour fédérer dix départements et savoir comment on allait avancer », ajoute un autre. Mais avant l'ouverture de l'ordre du jour, nouveau gros débat concernant la présence ou non de la presse... Les uns n'en veulent pas et l'expriment avec virulence, « c'est une réunion de famille, on n'y invite pas les étrangers », « qui gère les médias ? Les financiers qui nous ont mis dans la mouise » ; d'autres réclament un « droit de regard sur les reportages », certains rappellent une évidence : « on est en train de s'organiser, il faut que ça se sache... ». Nouveau vote ! La presse reste finalement...
Une politisationdu mouvement ?

Au programme de la journée de travail des gilets jaunes , un très rapide bilan des actions de l'été, une discussion sur les problèmes nationaux, régionaux et locaux, quel discours tenir dans le cadre de la rentrée sociale et sur les questions écologiques et un « gros bloc » sur le calendrier des manifestations : à quelle fréquence, où et comment par rapport aux manifestations nationales, selon quel mode etc. L'idée est également de « créer des liens » au sein des entreprises avec les syndicats et les autres pour parler licenciements ou réforme des retraites.

En marge de l'assemblée, des « gilets jaunes » évoquent une politisation de leur mouvement, mais qui n'est pas majoritaire : c'est le cas d'une représentante des Vosges. « Aujourd'hui, on part en politique car c'est l'avenir, on ne peut pas continuer à manifester et casser les pieds aux commerçants des centres-villes. On s'appelle « Juste gilets jaunes » et on se présentera aux élections municipales dans nos communes ».

Invité à s'exprimer, l'un des représentants de Youth for climate explique pour sa part que « marcher, c'est bien mais ça fatigue ». Il annonce « pour début octobre, une opération de désobéissance civile, contre Stocamine, avec des actions qui marquent ».
N.B.-G.

 

 
 

 

Les gilets jaunes veulent « se fédérer et avancer ensemble »

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:14:41

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Les gilets jaunes veulent « se fédérer et avancer ensemble »
 

 
Environ 120 gilets jaunes venus de tout l'Est de la France se sont rassemblés dans la salle polyvalente de Dannemarie.  Photo DNA /Noëlle BLIND-GANDER
Horbourg-Wihr, Aumetz, Sarreguemines, Saint-Avold, Nancy, Cernay, Commercy, Argancy, Bar-le-Duc, Riedisheim, Colmar, Montbéliard, Volgelsheim, Châtenois, Trévenans, Saint-Louis, Épinal, Strasbourg, Guebwiller, Linthal, Lutterbach, Dannemarie... Au fur et à mesure de leur arrivée à la salle polyvalente, les gilets jaunes venus de tout l'Est de la France ainsi que d'Allemagne, déclinaient leur origine, avant de profiter du buffet « petit-déjeuner » offert par le nouveau groupe local des gilets jaunes de Dannemarie. Ces derniers ont commencé à construire un nouveau QG sur le parking de l'ancienne usine - aujourd'hui fermée - Peugeot Scooters.
Des jeunes du mouvement Youth for climate veulent « prendre des contacts »

À 10 h 45, l'assemblée générale s'est ouverte, suite à l'appel de la coordination régionale créée le 24 février dernier à Illkirch-Graffenstaden, avec à la clé différents débats sur la manière de s'organiser. Pas facile visiblement de rester à la fois « horizontaux », pour que tout le monde soit sur un pied d'égalité, et de remplir une tribune face à l'assemblée ! Finalement, des « animateurs volontaires » et acceptés par vote par la salle s'installent. Sont également présents, dans l'auditoire, trois jeunes du mouvement écologique Youth for climate. Venus de Mulhouse, ils souhaitent « prendre des contacts ».

« L'objectif de la journée, c'est d'unir nos forces et de se battre ensemble », résume un gilet jaune. « On est venus ici pour fédérer dix départements et savoir comment on allait avancer », ajoute un autre. Mais avant l'ouverture de l'ordre du jour, nouveau gros débat concernant la présence ou non de la presse... Les uns n'en veulent pas et l'expriment avec virulence. « C'est une réunion de famille, on n'y invite pas les étrangers », « Qui gère les médias ? Les financiers qui nous ont mis dans la mouise ». D'autres réclament un « droit de regard sur les reportages », certains rappellent une évidence : « on est en train de s'organiser, il faut que ça se sache... » Nouveau vote : la presse reste, finalement.
Une politisation du mouvement ?

Au programme de la journée de travail des gilets jaunes, un très rapide bilan des actions de l'été, une discussion sur les problèmes nationaux, régionaux et locaux, quel discours tenir dans le cadre de la rentrée sociale et sur les questions écologiques, et un « gros bloc » sur le calendrier des manifestations : à quelle fréquence, où et comment par rapport aux manifestations nationales, selon quel mode, etc. L'idée est également de « créer des liens » au sein des entreprises avec les syndicats et les autres pour parler licenciements ou réforme des retraites.

En marge de l'assemblée, des gilets jaunes évoquent une politisation de leur mouvement, mais qui n'est pas majoritaire : c'est le cas d'une représentante des Vosges. « Aujourd'hui, on part en politique car c'est l'avenir. On ne peut pas continuer à manifester et casser les pieds aux commerçants des centres-villes ! On s'appelle "Juste gilets jaunes" et on se présentera aux élections municipales dans nos communes. »

Invité à s'exprimer, l'un des représentants de Youth for climate explique pour sa part que « marcher, c'est bien mais ça fatigue ». Il annonce « pour début octobre, une opération de désobéissance civile contre Stocamine, avec des actions qui marquent ».
N.B.-G.

 

 
 

Manurhin: après le fonds, les murs au consortium émirati

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:53:46

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Industrie  Mulhouse
Manurhin: après le fonds, les murs au consortium émirati
Plus d'un an après la reprise de Manurhin (MHR) par Edic, le consortium public du secteur de la défense des Émirats arabes unis a également acheté le bâtiment mulhousien de 22 000 m². Mais dans quel but ?
 

 
C'était il y a un peu plus d'un an : la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse annonçait, le 1er août 2018, à la surprise générale, la reprise du fabricant mulhousien de machines de munitions Manurhin (MHR), par le groupe de défense des Émirats arabes unis Edic (Emirates defence industries compagny). Fin du grand projet européen industriel de l'armement (un groupe belge était sur les rangs pour ce rachat) pourtant prôné quelques mois plus tôt par le ministre de l'Industrie. Depuis ? Rien ou presque...
« Solidifier le capital »

Une centaine de personnes sont salariées dans l'entreprise mais, d'après les dernières informations, la production de cartoucherie n'aurait toujours pas repris. Que font les salariés dans des locaux industriels qui ne produisent rien ? Mystère et boule de gomme. Au moment du rachat de la société, le carnet de commandes avoisinait les 100 millions d'euros. Comment se porte ce carnet de commandes alors que - selon notre article du 7 juin dernier - la nouvelle société n'avait pas reçu des autorités françaises les licences d'exploitations ? Là encore, mystère complet.

Lors de son dernier entretien avec la presse régionale, Marc Laur, le directeur provisoire de la Manufacture du Haut-Rhin (MHR) - il a été remplacé, mais nous n'avons pas réussi à entrer en contact avec le nouveau directeur, Patrick Goujeon - annonçait une reprise de la production « fin 2019 ou début 2020 ».

Le seul élément nouveau est donc le rachat des murs de l'entreprise du 15 rue de Quimper à Mulhouse par le groupe Edic. Cette information livrée aux représentants du personnel lors d'un CE extraordinaire la semaine dernière nous a été confirmée par le syndicat CGT.
Une nouvelle « surprenante »

Jusqu'à présent, les 22 000 m² couverts étaient loués à une société immobilière parisienne depuis une quinzaine d'années. Ils sont devenus la propriété de MHR pour un prix qui pourrait avoisiner, selon un bon connaisseur du dossier, « entre 1 et 1,5 million d'euros », mais le montant de la transaction est resté confidentiel. « Cette opération est, je pense, une très bonne affaire. Cela permet de solidifier le capital, poursuit l'observateur de l'opération, en se délaissant d'un loyer conséquent. »

Un salarié trouve cette nouvelle « surprenante » alors qu'à ce jour la production est toujours à l'arrêt. Est-ce un signe d'espoir de la part d'Edic dans l'avenir de l'entreprise où un investissement pour ne pas tout perdre en cas de cessation d'activité de MHR ? Selon le site La Tribune en août dernier, Edic avait apporté lors du rachat 10 millions d'euros en capital avant de rajouter 25 millions en compte courant. Pour le moment, ces investissements sont loin d'avoir été rentabilisés.
Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Husseren-Wesserling Parc de Wesserling : Des contes et des princesses pour cultiver l'imaginaire

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 05:55:03

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Husseren-Wesserling  Parc de Wesserling
Husseren-Wesserling Parc de Wesserling : Des contes et des princesses pour cultiver l'imaginaire
On aurait pu craindre le pire pour ce premier festival des contes au Parc de Wesserling. La lumière a fait sa coquette en jouant entre nuages et éclaircies, mais malgré tout, c'est dans les yeux des enfants et des adultes qu'il fallait voir le soleil, celui qui brille avec l'imaginaire.

 
Dans le parc à l'anglaise, les gardiennes des arbres.
Le Parc de Wesserling est sans doute un lieu qui se prête idéalement à un festival des contes. Des histoires il y en eut et il y en a encore autour de ce château. Ce dimanche a pu permettre la rencontre avec l'ancienne et ravissante lutine de Terredeloups devenue une gardienne des arbres, avec un étrange arbre blanc, des chants en sanskrit et une évocation de la culture védique.

On était, dans le parc à l'anglaise, dans l'ombre du Taj Mahal. Magique ! Dans l'antre de Kaa le serpent, c'est la comtesse Luciole qui était une guérisseuse à la recherche d'une fleur magique. De quoi frémir ! Dans l'espace du musée réservé à l'exposition sur l'Inde, difficile de ne pas suivre Sylvie Arnal et son histoire de Mouchika le rat. Hypnotisant ! Et dans les jardins, la magie des rencontres de ces personnages qui ont fait et qui font encore rêver, et ce dans un métissage de générations.
Une princesse bien connue

Elle était là, sans ses sept nains... Selsa et Lilou en étaient « toute chose » de la voir en vrai, la croqueuse de pomme empoisonnée. Étrange prétexte que ce genre d'habitude alimentaire pour se faire embrasser par un prince...

Il y avait au détour d'un bosquet la princesse Vaiana, venue des îles et très copine avec Merlin. Tout est possible dans le monde des contes... Et c'est sans compter Meva l'éblouissante rousse... Un peu loufoque ce dimanche à Wesserling. Et une fois de plus un joyeux rendez-vous familial. L'enchantement peut aussi être une réalité.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

Laura Theodori élue Miss Alsace 2019

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:20:32

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Laura Theodori élue Miss Alsace 2019
Laura Theodori élue Miss Alsace 2019

 
 
Elles étaient 17 candidates, 17 prétendantes au titre de Miss Alsace 2019 à avoir l'ambition de représenter leur région lors de l'élection de Miss France. Il n'y a eu qu'une gagnante : Laura Theodori, 23 ans, également élue Miss Bas-Rhin en avril, a finalement remporté le titre à la fin d'une après-midi qui a rempli la salle du Zornhoff, à Monswiller, de robes à paillettes et de chaussures à talons plus somptueuses les unes que les autres.

Lors de trois passages en robes de soirée, maillots de bain et robes de mariée, les candidates venues de toute l'Alsace ont rivalisé de sourires, de jeux de jambes et de pas de danse pour captiver le public et décrocher la couronne tant espérée.
« L'important, c'est de sourire, sourire, sourire »

Elles sont étudiantes, elles aiment voyager, faire du sport, certaines ont un engagement associatif... Lors d'un petit discours qui suivait leur premier passage en robes de soirée, les candidates à la succession de Léa Reboul ont dû se présenter en quelques mots, parfois bégayés. La faute à l'émotion, le fait aussi que « beaucoup d'entre elles ne se sont jamais produites sur scène », explique Baris Genc, l'animateur de l'après-midi et chorégraphe.

C'est lui qui a coaché les 17 candidates pendant plusieurs jours pour leurs défilés sur scène. Samedi après-midi, un dernier filage de l'élection devait permettre de s'assurer que chacune avait sa place et connaissait ses pas. « L'important, c'est de sourire, sourire, sourire », leur a-t-il conseillé une dernière fois avant de sauter sur scène et d'animer l'après-midi en compagnie de Claudia Frittolini, la déléguée régionale du comité Miss France chargée de l'organisation de l'élection de Miss Alsace à Monswiller (lire encadré).

Dans la salle du Zornhoff justement, c'était l'effervescence dès 14 h. Beaucoup de spectateurs avaient tenu à soutenir « leur » candidate, comme Anaëlle, Lilou, Lauranne et Sylvie, venues de Colmar et de Mulhouse pour encourager Léa Nemiri, originaire de Horbourg-Wihr, dans le Haut-Rhin, avec de grands ballons accrochés dans la salle. L'aînée du groupe, c'est Georgette, 80 ans, venue soutenir sa candidate préférée. La jeune femme de 20 ans obtiendra finalement le titre de première dauphine de Laura Theodori.
D'anciennes candidatesnostalgiques dans le public

Certaines anciennes candidates s'étaient également glissées parmi les spectateurs, comme Pauline Kammerer, deuxième dauphine de Miss Haut-Rhin en 2016, et Mégane Metzger, Miss Bas-Rhin et quatrième dauphine de Miss Alsace en 2017. Entre deux photos avec des fans, elles se remémorent quelques souvenirs : « C'est vrai que nous sommes un peu nostalgiques... On garde un très bon souvenir de cette période », assurent-elles. L'engouement autour d'elles, plusieurs années après leur sacre, semble en tout cas confirmer l'attrait presque magnétique des robes à paillettes...

Sur scène, peu avant l'entracte, Nico Names assure l'animation : le jeune chanteur de Schlager, originaire de Monswiller, a entonné quelques-unes de ses chansons devant un public disparate, plus intéressé par le show qui suivait. Pendant une trentaine de minutes, Miss France 2019 Vaimalama Chaves, Ophély Mézino, Aude Destour et Wynona Gueraini, respectivement première, quatrième et cinquième dauphines, ainsi qu'Annabelle Varane, finaliste de Miss France en 2019, ont dansé sur des tubes de Britney Spears, Abba ou la chanteuse Jain.

Ainsi se clôturait ce concours de Miss Alsace 2019, sous les hourras du public, et qui a célébré la beauté de Laura Theodori et Léa Nemiri, Julie Meyer, Estelle Zeisser et Cloé Dischgand, les dauphines de la nouvelle Miss Alsace. Mais que les candidates déçues ne le soient pas trop, car comme l'a rappelé l'une d'entre elles, « l'important, c'est de se plaire à soi-même ».
Élise BAUMANN

 

 
 

La fête du lait entre les gouttes

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:24:13

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La fête du lait entre les gouttes
 

 
Les visiteurs ont eu l'occasion de découvrir des traditions oubliées, comme le séchage du tabac. Photo DNA /H.R.
Dès le matin, la pluie était présente à Jebsheim pour cette nouvelle édition de la fête du lait. Après une petite trêve, les premières notes de La clique de Riedwihr correspondaient aux premières gouttes d'une pluie qui n'a pas cessé durant tout le cortège. Mais les courageux qui ont bravé la pluie se sont régalés en découvrant ces magnifiques chars que les pompiers et les bénévoles avaient mis des semaines à construire.
Le recyclage, un art ancien

Le thème du cortège, « Les douze travaux de Seppala », retraçait les travaux réalisés tout au long de l'année par les paysans, mais aussi par ceux qu'on appelait « D'saïnamàscher », les vanniers. Ces gens-là passaient dans les fermes où ils vendaient les paniers qu'ils tressaient, mais ils ramassaient également les peaux de lapins et autres bêtes, la ferraille, le papier-alu qui emballait les tablettes de chocolat, etc.

À une époque pas si lointaine, rien ne se perdait. Les anciens recyclaient tout, et au fil du cortège, les visiteurs ont pu découvrir cet art du recyclage avec les tapis en fane de maïs, les fagots et les balais, le jeu de quilles, le ramassage des pommes, et même un vrai pommier, installé sur l'un des chars, où l'on faisait du jus tout au long du cortège...

Dans les cours, les artisans ont fait découvrir leur savoir-faire, en travaillant sous l'oeil des curieux. On a pu y croiser le tapissier décorateur, le tourneur sur bois, voir cuire le pain et faire son beurre, observer les modèles réduits de tous les ustensiles agricoles, le séchage du tabac, la cane et ses canetons, le lancer de bouses...

Parmi les incontournables, la tétée des veaux a été annulée. Le matin, ils n'étaient qu'une petite dizaine à prendre le départ pour le sentier découverte et ses sept kilomètres de marche. Mais nul doute que l'année prochaine, le soleil sera au rendez-vous.
Huguette ROTHER

 

 
 

Course de côte Une « première » inoubliable pour Didier kalb

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:33:42

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Une « première » inoubliable

pour Didier kalb
 

 
Didier Kalb (à droite) a pu passer derrière le volant de cette redoutable 208 grâce à son ami Cyril Jeanniard. Et c'est Jérémy Lanthermann (à gauche) qui se charge de l'entretien. Photos DNA /Nicolas PINOT

 

Il a toujours traîné ses guêtres à la course de côte de Turckheim. « Mon père était directeur de course pendant vingt ans. J'ai grandi ici, à la course de côte. Et j'ai longtemps vécu aux Trois-Epis. Alors la route, je la connais bien », sourit Didier Kalb.
Et pourtant. Passé pour la première fois derrière le volant d'une voiture de course sur route fermée, il convient que rien n'est aussi simple qu'il n'y paraît.

« J'en ai oublié tous mes repères

La voiture en question, une 208 « WRT pour welche rallye team ! », est un monstre. « Il faut un temps pour l'apprivoiser. J'étais tellement concentré sur la conduite que j'en ai oublié tous mes repères ! »

Une belle expérience rendue possible grâce à une histoire triste doublée d'une amitié au long cours. « La voiture appartient à mon ami Cyril Jeanniard, qui s'est retrouvé en fauteuil roulant à la suite d'un accident au Dakar, l'année dernière. Malgré les aléas, il voulait garder un pied dans le sport automobile et a acheté cette 208 pour la louer. Ce week-end, il me l'a prêtée. J'ai longtemps été son navigateur en rallye, et aujourd'hui grâce à lui, je suis passé derrière le volant ».

De surcroît, la redoutable automobile est entretenue par un pilote non moins redoutable, « un ovni », Jérémy Lanthermann qui court depuis plusieurs années pour l'Ecurie Alsace.

Vingt secondes dans la vue

Conçue et développée pour le rallye, « cette 208 est une arme avec un châssis très performant, une vraie auto de course ».

Dans la catégorie A2, Didier a littéralement déposé le deuxième en lui mettant vingt secondes dans la vue. « Cyril sera très content ! »

Même si son objectif était, peu avant la dernière montée, de réaliser « moins de 3'30 ». Parce que lors de la précédente, j'ai fait 3'32 «... » Des temps cependant « conformes aux espérances ».

Et une première participation inoubliable.

Nicolas PINOT Lire également en pages sportives.

 

Colmar Lézard Première pluvieuse

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:35:20

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Colmar Lézard Première pluvieuse
 

 
The Cracked Coookies : le brin de douceur Photos DNA /C.Schneider
Avant de se regrouper sous la tente judicieusement prévue à cet effet pour les concerts à venir, c'est dans le bâtiment que se retrouve le public, pour le traditionnel vernissage de démarrage de saison de l'association Lézard.

Il s'agit cette fois de découvrir les oeuvres de Yann Bagot. Comme a son habitude, l'artiste s'est installé un temps in situ (le Hartmannswillerkopf en l'occurrence) pour retraduire à l'encre de chine l'étrange symbiose entre les arbres et les éclats d'obus et de métaux qui protègent cette forêt magnétique de l'exploitation forestière, et nous raconter les roches et l'eau présentes dans cet espace de montagne. L'eau s'exprime ce soir à l'extérieur sous forme de pluie, et les plus courageux s'agglutinent sous la tente ou très près de la buvette, c'est selon.
Une poésie douce et mélancolique

Côté tente, The Cracked Coookies ouvriront la soirée et la programmation musicale de l'année, avec ses chansons (reprises) swing'nroll. Le swing mettra un certain temps à s'installer, les riches harmonies vocales et la prestation expressive des trois chanteuses servant d'abord une poésie douce et mélancolique que ce soit sur Belleville rendez-vous, Emmenez-moi ou d'autres. C'est avec This boots are made for walking que l'ensemble s'électrifie peu à peu, et pousse le public au déhanchement surtout avec un chatoyant Rock this town.

Gross Meister Fleisch poursuit ensuite le travail avec un disco funk assez bien bâti, mais qui tourne parfois un peu en rond. Perruques, paillettes et dérision sont au rendez-vous certes, et les titres comme Juste un oeuf au plat ou chantant le mérite des fleischnaka font sourire. Mais c'est le groove qui sauve les meubles, imparable il est vrai, et qui suffit à réchauffer le public qui en a bien besoin. On imaginait Rodolphe Burger, présent dans le public et dont Gross Meister Fleisch avait assuré la première partie au New Morning de Paris en mai dernier, rejoindre un instant le groupe pour un ou plusieurs titres, mais il n'en a rien été, et c'est aux sons d'un DJ que la soirée s'est achevée.

Yann Bagot est exposé à l'Espace Lézard jusqu'au 25 octobre 2019. Visite en groupe sur rendez-vous au 03.89.41.70.77 ou par mail : mediation@lezard.org dossier pédagogique disponible sur demande.
Christophe SCHNEIDER

 

 
 

Denis Kuentz, le Roi Soleil de Guebwiller

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:13:04

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Denis Kuentz, le Roi Soleil de Guebwiller
 

 
Denis Kuentz dans le jardin de l'ancienne sous-préfecture de Guebwiller, aujourd'hui siège de la fondation Marguerite-Kuentz. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Il a beau arpenter inlassablement les rues de Guebwiller, Denis Kuentz n'est jamais là où on l'attend. Le voici place de l'Hôtel-de-Ville. Stop ! Il ouvre son portefeuille, en sort une coupure de journal toute fraîche, la brandit : « Vous avez vu ? C'est Greta Thunberg [l'adolescente suédoise qui milite pour le climat]. C'est elle qu'il faut mettre en avant. Voilà quelqu'un qui a tout compris ! » Plus tard : « Greta, c'est la Jeanne d'Arc mondiale ! » Alléluia.

Denis Kuentz, 82 ans cette année, n'est pas du genre passéiste. Ses préoccupations ? Un peu d'aujourd'hui, beaucoup de demain. En tête, forcément, l'avenir de la planète : « Aux européennes, les 18-26 ans ont majoritairement voté écolo, ça me rassure pour la suite. » Et lui ? Il s'esclaffe : « Ah non ! Quand même pas, hein ? » Ouf ! L'entrepreneur bon teint, rotarien de la première heure, n'a pas encore renié la droite. Même si elle le déçoit beaucoup.
Marguerite, sa mère, élève seule ses cinq enfants

Il a commencé tout en bas. Naissance en 1937, dans les quartiers populaires de Guebwiller l'ouvrière. Enfance modeste, bien entouré : trois grands frères, une petite soeur. Frédéric, son père, décède en 1940. La figure paternelle ? Ce sera cet oncle d'Amérique, son parrain, parti travailler dans l'hôtellerie dans les années 1920. « Dans mes rêves, c'était mon héros. » Marguerite, sa mère, élève seule ses cinq enfants. Admiration et reconnaissance éternelles. Bien des décennies plus tard, un fonds de dotation et l'ancienne sous-préfecture de la ville porteront son nom.

Adolescence : avec l'un de ses aînés, Frédéric - comme papa -, il développe l'atelier familial de pâtes. Valfleuri, affaire florissante, s'agrandit jusqu'à Wittenheim, le siège actuel. D'un stage en Suisse, le stratège de la boîte revient avec une certitude : les pâtes alsaciennes se vendront aux oeufs frais ou ne se vendront pas. Les nouilles boulangères - « très fines avec un maximum d'oeufs » - sont nées. Sous leur forme industrielle tout du moins. Aujourd'hui encore, Denis Kuentz ne manque pas une occasion de revendiquer ce succès commercial qui a beaucoup rapporté à l'entreprise familiale.

De Spaetzle en coquillettes, de torsades en cheveux d'ange, voilà que l'habile négociateur, fin connaisseur du monde réel - celui de la ménagère de moins de 50 ans - s'interroge sur son avenir. Envies d'ailleurs : il vend ses parts à la famille.

Et après ? Le commun des mortels hésiterait : Saint-Trop' ou Saint-Barth' ? Le yacht ou le golf ? Pas lui. En 1993, Denis Kuentz se lance dans sa « [deuxième vie ». Professionnelle s'entend. Il mise - tout - sur l'hôtellerie low cost. Bien vu : en vingt-cinq ans, les huit hôtels Roi Soleil feront un carton d'Amnéville à Sausheim.

Avec son instinct pour seule expertise, il a anticipé les tendances et su s'entourer, déléguer, faire confiance. Là aussi, là où on ne l'attendait pas. Voilà Avelino, rencontré sur un chantier. L'entrepreneur a rapidement perçu le potentiel de ce modeste maçon, débarqué du Portugal sans autre bagage que son coup de truelle. Un quart de siècle plus tard, Avelino Pinheiro est devenu le directeur technique respecté de « M. Kuentz ». « Lui, c'est une perle rare. Il a un oeil incroyable. Il anticipe tous les problèmes... C'est Avelino qui a construit tous mes hôtels et qui supervise tous mes chantiers. Il en a appris beaucoup à des gens très diplômés ! » Bref, une juste incarnation de l'« intelligence de la main », valeur suprême dans la représentation kuentzienne du monde. Valeur dont, soit dit au passage, la force antagoniste serait la « bureaucratie », celle qui fait « si mal à la France ».

La deuxième vie s'achève, la troisième va commencer. Denis Kuentz n'a pas eu d'enfants. Un regard qui se perd dans le vide une demi-seconde et le sujet est éludé. Retour au réel. Sa décision est prise : son argent, le fruit d'une vie de labeur, n'ira pas « dans les poches de l'État ». Il profitera à d'autres et c'est lui qui choisira à qui. « Qu'est ce que j'aurais pu en faire de cet argent, de toute façon ? M'acheter un deuxième ou un troisième cercueil ? »

L'octogénaire n'a pas de goûts de luxe. « J'ai un train de vie de cadre, estime-t-il. J'ai attendu mes 63 ans pour m'offrir une résidence secondaire. » Le week-end, au volant d'une belle - mais discrète - allemande, il rejoint son chalet de Haute-Savoie pour décompresser : pas vraiment de quoi défrayer la chronique...

En 2012, il crée le fonds de dotation Marguerite-Kuentz dont il est le pourvoyeur. Vocations : social et éducatif. Les associations locales sont gâtées : football féminin, natation, école de musique, chiens d'aveugle... 10 000 EUR par ci, 20 000 EUR par là, le fonds est généreux. Les écoliers guebwillerois ne s'en plaignent pas : vingt tableaux blancs interactifs garnissent les classes de la ville. Valeur : 100 000 EUR. « La jeunesse ! La clé, c'est la jeunesse ! », insiste le chef d'entreprise.

On passe à la vitesse supérieure. Il y a deux ans, il vend ses hôtels au groupe niçois Neho. Montant estimé : entre 25 et 30 MEUR (millions d'euros). Un bon tiers est viré sur les comptes du fonds... qui rachète l'ancienne sous-préfecture de la ville pour un peu moins de 1 MEUR. De longs mois de travaux plus tard, la magnifique bâtisse du XIXe siècle - maison Marguerite-Kuentz, donc - s'apprête à accueillir associations, conférences, concerts, réceptions...

Mais le temps passe et, pour laisser son empreinte, il faut faire vite. Avec sa société Florival Renouveau, Denis Kuentz acquiert la friche Monoprix, verrue commerciale hypercentrale de quinze ans d'âge. Ce sera un pôle médical gigantesque (20 lots, 3 000 m2 sur deux niveaux) et dernier cri avec céramiques de Théodore Deck en vitrine dans les couloirs. La pharmacie a ouvert la semaine dernière. Opération nec plus ultra... à près de 5 MEUR. Le promoteur n'est « pas sûr de rentrer dans [ses] frais ». Haussement d'épaules : « Enfin, quand même un peu, j'espère... »
Credo intergénérationnel

Sur le même bâtiment, le fonds de dotation a fait construire huit logements seniors (1,8 MEUR). Des appartements de haut standing, avec vue sur la place principale. Il souligne : « À vocation sociale. » Soit « à des tarifs en dessous du marché pour des gens qui n'en ont pas les moyens ». Pas de chiffres, cette fois-ci. Son credo : « Il y a quelques décennies, trois générations vivaient dans la même pièce. La grand-mère était dans son fauteuil, au milieu des siens et ça lui suffisait. Je veux que les anciens et les jeunes se côtoient à nouveau et se parlent. C'est comme cela qu'on apaisera les tensions dans la société. »

Et ça continue... La villa des Glycines (fin XIXe siècle, 1 300 m2 et parc arboré de 70 ares) est mise en vente par la Macif ? Banco ! Là encore, autour du million d'euros. L'idée : « Créer un pôle économique pour attirer les entreprises dans notre secteur. » Pour l'heure, les extérieurs ont été refaits à neuf. Le Guebwillerois mène tous ses projets de front. « Je fatigue un peu quand même », admet-il. « Pas du tout ! », contredisent ses collaborateurs qui le suivent au pas de course lors des visites de chantier.

Il fatigue un peu les autres, alors. Le monde politique, surtout. À piétiner allégrement leurs prés carrés et - parfois - à réussir mieux qu'eux, le philanthrope rappelle les élus à leur impuissance. Et ça énerve. Pas trop le maire de Guebwiller, dont il a financé la dernière campagne. « Francis Kleitz est un ami. Mais attention ! On n'est pas toujours d'accord sur tout. Quand ce n'est pas le cas, je le vouvoie et je lui donne du M. le maire... »

Parfois, c'est moins fluide. Les relations étaient tendues avec l'ancien député Jean-Louis Christ - qui l'avait qualifié de « faiseur de roi ». Elles le sont encore plus avec la communauté de communes de la Région de Guebwiller. En cause, la construction du nouveau centre aquatique. Kuentz voulait rafistoler l'ancien et avait monté un dossier en ce sens, tapage médiatique à la clé.
« Tout le monde est jaloux de quelqu'un. Il faut savoir dominer sa jalousie »

Il y a bien une figure politique qui trouve grâce à ses yeux : Brigitte Klinkert. « Ce qu'elle fait en matière d'éducation, pour la jeunesse, c'est magnifique... » Sans transition : « Elle est de la trempe d'une Merkel, d'une Thatcher ! » L'intéressée - qui n'a pas eu vent du compliment - appréciera. Au moins à moitié ?

Ses infatigables détracteurs ont renommé la ville Kuentzwiller et notent que les « grands projets » ne portent pas encore leurs fruits. « Il se mêle de tout et croit tout savoir mieux que les autres. Sa seule légitimité, c'est son argent », lui reproche-t-on. De quoi faire bondir ses défenseurs, nombreux : « Comment ose-t-on critiquer quelqu'un qui donne autant pour les autres ? »

C'est vrai qu'il n'est pas toujours facile, le « père » Kuentz. Regard acéré, opiniâtreté en bandoulière, habitude d'être obéi : de quoi en froisser des susceptibilités. Les critiques ? Elles lui glissent dessus comme les gouttes d'eau sur le plumage du canard. « Tout le monde est jaloux de quelqu'un. Il faut savoir dominer sa jalousie, c'est tout. »

Il ne recherche pas particulièrement les honneurs. Ni ne les fuit. À bien y penser, en fait, il « [s]'en fout » et préfère foncer. « Aucune chance de le voir s'arrêter, confirme une proche collaboratrice. C'est un actif, un vrai. Il se nourrit de cela et ne peut pas faire autrement. »

Denis Kuentz clame haut et fort « ne pas vouloir finir [ses] jours en Ehpad ». Son rêve inavoué : bâtir, encore bâtir, toujours bâtir... jusqu'à son dernier souffle. Mourir mécène.
Mathieu PFEFFER

 

 
 

Munster Transhumance et tourte, mariage parfait

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:36:36

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Munster Transhumance et tourte, mariage parfait
 

 
Le défilé des vaches vosgiennes dans les rues de Munster, point d'orgue de la fête de la transhumance, à de nouveau attiré un large public ce dimanche après-midi. Photo DNA /Julien KAUFFMANN
Qu'est-ce qu'une transhumance ? En bon alsacien, « a wàndelfascht », pour « wàndla », déménager. Et que déménage-t-on ? Des vaches pardi ! Et pas n'importe lesquelles : des vosgiennes, symboles du massif. Les voilà déracinées de leur juteuse résidence d'été, les pâturages des chaumes au panorama renversant, pour regagner leur gîte d'hiver, leur étable, à l'abri des frimas. Une « rentrée » en bonne et due forme, pour elles aussi !
L'automne et un petit-déjeuner, pour commencer

Que dit Sebastian Münster, en 1544 dans sa Cosmographie ? « La ville de Munster et cette vallée s'organisent ensemble. Elles ont obtenu également des libertés de l'Empire [...]. Leurs revenus dépendent essentiellement de leurs animaux [...]. En été, elles les emmènent sur les pâturages des hautes montagnes... »

Les voilà donc qui viennent de redescendre de ces chaumes, de la ferme du Schiessroth, où la famille Schubnel a chaleureusement accueilli les promeneurs dès 9 heures dimanche matin, avec petit-déjeuner à la clé. Malgré un temps qui, d'un coup, a viré à l'automne, tout le monde était sur le pont !

Les vosgiennes... Ce jour-là, à Munster, elles furent tellement admirées par une foule enthousiaste, originaire de tous les horizons. Exceptionnelle ode à cette activité (presque) alpestre, à cette tradition de fabrication du fromage de munster dont les vraies traces remontent à l'an de grâce 1339 !

Fête de la transhumance qui, depuis quelques années, va de pair avec celle de la tourte qui battait son plein dans la salle des fêtes, animée par les « Frànkatàler » de Stosswihr. Un mariage parfait et des animations : sonnerie des cors des Alpes et autres concerts, mini-ferme place du Marché, dégustation de l'excellent « siaskas », petites restaurations, manèges pour les petits... Mais aussi démonstration de fabrication du munster, rodéo mécanique, exposition salle de la Laub et ailleurs, où l'on a pu découvrir le costume des marcaires, et chapitre d'intronisation de la confrérie Saint-Grégoire (lire ci-contre).

Enfin, à 16 heures, le cortège, avec passage à travers la ville, défilé de ces bêtes, ces vaches quasi sacrées, faisant l'unanimité dans leur habit de fête, au son de la musique, en compagnie du très exceptionnel char « La princesse vosgienne », d'après l'idée du patron du Gazon du Faing, vision sympathiquement loufoque, surréaliste, imaginée par un homme passionné, entouré d'une équipe qui l'est tout autant.
Marcaire de la vallée, comment fais-tu ton fromage ?

Point culminant, en tout cas, vers lequel tout ce beau monde convergeait, suivi de la traite des vaches et dégustation de bon lait frais avec, en prime, l'ouverture exceptionnelle des commerces au centre-ville. Et beaucoup auront pu se demander, en choeur : « Menschertäler Martala, wia màch's dü dina kas ? », Marcaire de la vallée, comment fais-tu ton fromage ? La réponse a été donnée en ce 8 septembre à Munster. Parfaitement.
E.H. PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Houssen week-end prochain Traditions régionales à la Fête paysanne

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:39:05

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Houssen week-end prochain Traditions régionales à la Fête paysanne
 

 
Le cortège de la Fête paysanne de Houssen mettra à l'honneur les traditions régionales, ce dimanche 15 septembre. Archives L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
la 42e édition de la Fête paysanne organisée par l'Association Sports et Loisirs de Houssen, qui figure au programme de la Ronde des fêtes, animera les rues et fermes de la commune ce dimanche 15 septembre de 9 h à 18 h.
Le programme

o De 9 h à 18 h, animations et marché paysan.

o 10 h, grand-messe de bénédiction des fruits de la terre et fête patronale à l'église Saint-Maurice décorée pour l'événement et rehaussée par la chorale de la communauté de paroisses.

o 11 h 30, inauguration officielle de la Fête paysanne.

o 12 h : repas régionaux dans les fermes ouvertes : au 8 rue Principale, la ferme n° 1 tenue par les footballeurs du FFC Ostheim-Houssen propose du jambon braisé à la broche garni, et Fleischnacka, salade crudités ; place de l'Église - Rue de l'Est, la ferme n° 2 tenue par les Quilles 2000 serviront des bouchées à la reine et du pâté en croûte garni ; 9 rue du Presbytère, la Ferme n° 3 tenue par les sociétés de musique de Houssen et Ingersheim mitonneront du « Saupfaffer » (civet de porc), de la tourte chaude garnie, poulet au riesling et des tartes flambées ; toute la journée, il y aura des stands de petite restauration place du Souvenir et rue Principale.

o 15 h : cortège avec groupes folkloriques et fanfares, ayant pour thème « Les traditions régionales de France » ou « Die régionàlà Tràditioàna im Frànkrich », composé de chars authentiquement villageois avec groupes folkloriques et fanfares.

o De 16 h jusque tard dans la nuit : animations par les groupes du cortège dans les rues, sur les places et dans les fermes.

o Après 18 h : repas régionaux dans les fermes ouvertes.

o Parmi les animations permanentes, toute la journée : marché paysan ; église ouverte, exposition du patrimoine ecclésial local de 10 h 30 à 18 h ; parc d'exposition du patrimoine local par la Société d'Histoire de Houssen ; basse-cour et les animaux de la ferme ; circuit de tracteurs miniatures pour enfants (gratuit) ; démonstration de distillation par le bouilleur de cru.

 

 
 

Région de Colmar La vague de cambriolages n'est pas retombée

Publié dans le panorama le Lundi 09 septembre 2019 à 06:19:16

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Région de Colmar La vague de cambriolages n'est pas retombée

La vague de vols avec effraction constatée depuis une quinzaine de jours par la compagnie de gendarmerie de Colmar n'est pas encore totalement retombée. Dans la nuit de mercredi à jeudi à Munster, le volet d'un restaurant a été forcé. Le ou les auteurs ont mis la main sur 450 à 500 EUR en pièces de monnaie dans un tiroir-caisse, mais aussi sur quatre chéquiers, des bouteilles de vin et d'eau-de-vie. Par ailleurs, ce samedi entre 17 h et 19 h 30 à Urschenheim, la porte d'entrée d'une résidence principale a été forcée en l'absence des occupants. Des bijoux ont été dérobés.
Colmar Institut de beauté dévalisé : le suspect en centre de rétention

Un institut de beauté a été littéralement dévalisé, dans la nuit de vendredi à samedi avenue de la République à Colmar, mais les policiers ont retrouvé le butin et un suspect à deux pas, dans la cour de la Chambre de Métiers d'Alsace (lire notre édition précédente). Déjà connu de la justice française pour vol en août dernier dans la région parisienne, ce ressortissant estonien a reçu une convocation devant le tribunal correctionnel de Colmar, pour le cambriolage du salon d'esthétique. Il a été conduit au centre de rétention administrative de Geispolsheim, en vue d'une reconduite à la frontière.
Un coup de poing sur sa compagne

Un homme a été interpellé pour des violences conjugales, vendredi vers 23 h dans un appartement du quartier Europe à Colmar. Une altercation aurait éclaté sur fond de jalousie, le couple étant plus ou moins séparé. La jeune femme a indiqué dès le départ avoir reçu un coup de poing sur un oeil, et avoir été serrée au niveau du cou, d'une cheville et d'un bras. Mais elle n'a pas porté plainte. Des traces ont été relevées par un médecin, sans justifier d'incapacité totale de travail. Âgé de 24 ans, l'homme s'est posé en victime. Il a été présenté au parquet en vue d'une convocation en justice.
Alcool au volant : un récidiviste arrêté

La police a repéré un automobiliste venant de franchir une ligne blanche en circulant à vive allure, avenue de la Foire aux vins à Colmar, vers 3 h 45 dans la nuit de vendredi à samedi. Accusant près d'1,7 g d'alcool par litre de sang, cet habitant des environs de Colmar a été placé en garde à vue. Déjà condamné par le passé pour conduite en état alcoolique, ce récidiviste a été libéré muni d'une convocation selon la procédure du plaider coupable.
Turckheim Sorties de route à la course de côte : un pilote évacué

Plusieurs sorties de route sans gravité ont été observées ce week-end à la course de côte de Turckheim. Ce dimanche vers 16 h, le pilote d'une voiture qui aurait fait des tonneaux a été évacué par l'ambulance privée des organisateurs. Examiné sur place par le médecin de la course, cet homme de 48 ans a ensuite pu monter en marchant dans le VSAV (véhicule de secours et d'assistance aux victimes) des pompiers, qui l'ont tout de même transporté à l'hôpital Pasteur pour des examens de contrôle complémentaires.
Munster Cycliste blessée

Une cycliste a fait une mauvaise chute, ce dimanche vers 15 h rue du Général de Lattre de Tassigny à Munster. Légèrement blessée, cette femme âgée de 30 ans a été évacuée par les pompiers à l'hôpital Pasteur.