Les Français souhaitent une école plus inclusive

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 06:57:20

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Les Français souhaitent une école plus inclusive
 

 
62 % des personnes interrogées estiment que les enfants en fauteuil ou à mobilité réduite sont mal insérés au sein du système scolaire. Photo Julio PELAEZ
Pas facile d'aller à l'école, pas facile de se former pour un enfant victime de handicap. En dépit des discours réitérés sur l'inclusion, les deux tiers des Français pensent toujours que c'est le cas lorsqu'on souffre d'un handicap, quel qu'il soit. Ce sentiment est renforcé au sujet des enfants présentant des déficiences intellectuelles ou des troubles autistiques.

Ainsi, 62 % des personnes interrogées estiment que les enfants en fauteuil ou à mobilité réduite sont mal insérés au sein du système scolaire. Cette proportion monte à 64 % pour les enfants présentant un trouble « dys » et à 72 % pour les enfants sourds ou aveugles. Mais ils sont encore plus nombreux (82 %) à penser que ceux qui présentent un handicap mental sont mal insérés.

Les Français sont-ils donc favorables à leur scolarisation dans les classes du secteur public ? D'après le sondage, le oui est massif quand il s'agit d'enfants en fauteuil (89 %) ou souffrant de troubles « dys » (83 %). Il est moins net pour les enfants autistes (72 %) ou avec des déficiences intellectuelles de type trisomie 21 (70 %). Pour les enfants sourds ou aveugles, c'est entre les deux : 77 % des Français sont favorables à une scolarisation en milieu ordinaire.
Davantage de résistance pour le handicap mental

Devant l'alternative de l'accueil en « établissements spécialisés », l'hésitation et le hiatus sont plus marqués : presque la moitié des sondés préférerait que les enfants avec handicap psychique ou mental soient inscrits dans ce type d'établissement (46 % pour les enfants autistes et 49 % pour les enfants présentant des déficiences intellectuelles). Ils sont un peu moins nombreux à marquer cette préférence pour les enfants sourds ou aveugles (42 %). La proportion tombe à 26 % pour les enfants « dys » et à 14 % pour les enfants en fauteuil.

Presque la moitié estime que la présence en classe d'un enfant porteur de handicap favorise l'ouverture d'esprit, tout en jugeant aussi (environ quatre personnes sur dix) que cela complique l'organisation d'activités collectives, la mise en oeuvre du programme éducatif, le maintien de l'attention en classe. Cette opinion est plus largement partagée lorsqu'il s'agit d'un handicap psychique ou mental.

Enfin, moins d'un tiers des personnes questionnées (un peu plus chez les moins de 35 ans) trouve qu'on dépense assez pour la scolarisation de ces enfants même si, globalement, une petite majorité pense que des progrès ont été réalisés depuis quelques années.

Neuf sur dix sont favorables à des initiatives des pouvoirs publics pour rendre l'école plus inclusive et 74 % pensent que ce projet a des chances de se réaliser.
Muriel FLORIN (1) Le sondage, réalisé par Harris Interactive, a été effectué à la demande des associations Trisomie 21, la Fnaseph et l'ANPEA. L'enquête auprès d'un échantillon de 1 001 personnes s'est déroulée le 22 et 23 juillet.

 

 
 

 

Macron-Johnson : concours de postures à l'Élysée

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:05:42

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France/royaume-Uni Brexit
Macron-Johnson : concours de postures à l'Élysée
Le président français et le Premier ministre britannique ont affiché une confiance qui dissimule d'autres objectifs : la réforme de l'Europe pour l'un, des élections pour l'autre...
 

 
Quand Boris et Emmanuel se racontent des histoires...
Boris Johnson a réussi son premier déplacement européen, mercredi à Berlin puis jeudi à Paris : la presse anglaise pro-Brexit met à la Une sa capacité à bouger l'Union sur le point dur du « backstop » irlandais. « Emmanuel Macron dit : oui ! » titre le Daily Mail. « Boris a triomphé à Berlin », renchérit The Sun...
La clé est à Dublin

Faux-semblant. La chancelière a certes estimé qu'un accord était possible dans les trente jours, en particulier sur l'Irlande. Emmanuel Macron a embrayé, se disant « confiant » sur le même objectif... Mais la clé est ailleurs. Elle est en Irlande, dont le Premier ministre Leo Varadkar a encore constaté l'impossibilité de s'entendre avec Boris Johnson après une heure de conversation téléphonique, lundi. Et elle est à Bruxelles, où le négociateur de l'Union, Michel Barnier, se tait : il attend le G7 de Biarritz, qui assied à la même table le trio Johnson-Merkel-Macron.
La menace du Brexit Party

Pourquoi crier victoire, alors ? Parce que Boris Johnson est en campagne électorale. Le calendrier est connu : congrès de mobilisation du parti conservateur fin septembre à Manchester, sortie de l'Union le 31 octobre, et aussitôt après, des élections. Le Premier ministre est convaincu que les électeurs lui donneront une majorité pour avoir réalisé leur volonté, exprimée il y a trois ans par référendum.

Mais cette perspective enlève toute marge de manoeuvre à Boris Johnson. La moindre apparence de concession est stigmatisée par le Brexit Party, qui a prouvé aux européennes qu'il peut tuer les Conservateurs (30,7 % contre 8,8 %).
« Paix irlandaise » en Europe

Emmanuel Macron n'est pas plus sincère quand il affiche sa « confiance » au côté de Boris Johnson, dans la cour de l'Élysée. Il l'était davantage la veille, devant la presse présidentielle, quand il traitait « d'irresponsables » « ceux qui « jouent » avec la question du backstop, ou quand il martelait : « La paix irlandaise est la paix européenne » - en diplomatie on appelle cela un intérêt vital, non négociable.

Alors pourquoi feindre la confiance ? Parce qu'il importe de ne pas apparaître en fauteur de chaos. Angela Merkel a parlé de trente jours pour un accord ? Il répète, et tant pis si la chancelière explique plus tard un peu piteusement que ce délai était purement symbolique... Pour le président français, l'essentiel est ailleurs, dans les réformes de l'Europe qu'il espère mettre en oeuvre avec la nouvelle présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Et pour cela, mieux vaut que le Brexit ait lieu le plus rapidement possible - avec ou sans accord.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Strasbourg Les raisons d'une volte-face L'indécision estivale de Philippe Bies, qui ouvre la voie de la tête de liste à Mathieu Cahn, a plusieurs origines. Tour d'horizon des différentes raisons qui ont pu faire douter l'ancien député, favori jusqu'ici

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:15:49

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Strasbourg  
Les raisons d'une volte-face
L'indécision estivale de Philippe Bies, qui ouvre la voie de la tête de liste à Mathieu Cahn, a plusieurs origines. Tour d'horizon des différentes raisons qui ont pu faire douter l'ancien député, favori jusqu'ici pour conduire la liste du PS après le retrait de Robert Herrmann.
 

 
Proches politiquement, Mathieu Cahn et Philippe Bies (autour de Roland Ries), briguent tous deux la tête de liste PS. Mais le premier a peut-être pris une longueur d'avance sur le deuxième.
La surprise est de taille : Philippe Bies annonce en privé, le 8 ou le 9 juillet dernier, aux grands élus du PS, qu'il renonce à conduire la liste socialiste aux municipales 2020. L'adjoint au logement s'était pourtant lancé le premier dans la course à la tête de liste aux municipales en juin 2018, avec la création de son association « Strasbourg Demain ».
Bies parti le premier et rattrapé par Cahn

Mettant de facto son concurrent d'alors - Robert Herrmann - sous pression. Poussant notamment le président de l'Eurométropole à montrer ses muscles. Peut-être un peu trop, puisque Robert Herrmann s'était montré alors trop gourmand, en exigeant à la fois le fauteuil de maire et la présidence de la collectivité intercommunale. Une exigence qui est mal passée auprès des socialistes. Robert Herrmann avait fini par renoncer devant la détermination de Philippe Bies de ne pas se ranger derrière lui avant une primaire interne, voyant sa base électorale privée de l'apport d'une partie du PS et de son appareil. Philippe Bies avait remporté cette manche.

Pendant ce temps, la position de Mathieu Cahn, adjoint à l'Animation et de la Meinau, se cantonnait à « réfléchir à une candidature ». Avant de partir en vacances, celui qui a été patron du PS 67 pendant dix ans (de 2005 à 2015), avait indiqué aux DNA - de manière énigmatique - avoir « pris (s) a décision ». Sans préciser laquelle... Aujourd'hui, le mystère est levé : il sera candidat à la tête de liste du PS.
Des proches devenus concurrents ?

Comment ce duo de proches, passés tous deux par la mairie d'Illkirch-Graffenstaden sous Jacques Bigot, et qui forme avec Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du PS 67, l'ossature de l'appareil socialiste, ont-ils pu se trouver en concurrence ?

Comme pour Robert Herrmann, une partie de la réponse est sans doute à trouver dans le sondage commandé par le PS avant l'été, dont les résultats - sans doute décevants - n'ont pas été dévoilés. Interrogé sur le sujet, Mathieu Cahn a souhaité ne pas le commenter, tout en reconnaissant que « les uns et les autres ont pris leurs responsabilités ».

En effet il a eu pour conséquence de précipiter les décisions : l'arrivée du sondage coïncide curieusement avec le départ éclair et surprise de Robert Herrmann. Cette même raison, un élément tangible et palpable, pourrait avoir fait hésiter Philippe Bies cet été. Interrogé le 11 juillet dernier par les DNA, il semblait contrarié et restait évasif sur la suite. Renvoyant au 30 août, date d'ouverture des candidatures au PS. Avant le vote militant qui doit se dérouler le 19 septembre.
Profil de Philippe Bies plus clivant ?

De l'avis de différents militants et d'adversaires politiques, le profil de Philippe Bies est considéré comme plus clivant que celui de Mathieu Cahn pour une candidature de rassemblement du PS. Mathieu Cahn est perçu comme « plus rond et tout aussi compétent [il] pourrait être une option plus consensuelle ».

Autre élément qui peut jouer : l'appui de Robert Herrmann. Lorsqu'il a annoncé sa décision de se retirer du jeu politique, il s'est empressé d'ajouter qu'il ne soutenait personne. Laissant entendre implicitement, sans le nommer, qu'il ne soutiendrait pas Philippe Bies - qui tenait alors la corde. Et dont il a peu goûté la candidature contre lui.
Des soutiens de poids ?

Robert Herrmann semble donc plus proche de Mathieu Cahn, à qui il a confié la vice-présidence de l'Eurométropole en charge des affaires de la Ville de Strasbourg. Et à qui il a réservé, de surcroît, « son » siège de conseiller départemental dans le canton Strasbourg 1 (en binôme avec Suzanne Kempf) en 2015. Et ce, au détriment de Paul Meyer, adjoint au Centre, qui pensait être plus légitime sur le poste.

Il est donc plausible qu'il peut bénéficier du soutien du président de l'Eurométropole. Ainsi que celui de Catherine Trautmann, autre figure emblématique socialiste et proche de Robert Herrmann, qui pourrait s'engager dans la bataille des municipales.

Aujourd'hui Philippe Bies annonce qu'il ne faut pas tenir compte de son message estival et qu'il est toujours en course. Peut-être, mais son ami Mathieu Cahn lui est sans doute passé devant. En profitant de son hésitation.
Philippe DOSSMANN

 

 
 

 

L'enquête visant Alexis Kohler classée sans suite

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:07:21

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L'enquête visant Alexis Kohler classée sans suite
 

 
Le parquet national financier (PNF) a classé sans suite l'enquête qui visait le bras droit d'Emmanuel Macron, Alexis Kohler, soupçonné de conflits d'intérêts en raison de ses liens familiaux et professionnels avec l'armateur italo-suisse MSC.

« Après un an d'enquête, l'analyse des éléments recueillis par la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la direction générale de la police judiciaire ne permet pas de caractériser les infractions initialement suspectées », a expliqué jeudi le PNF dans un communiqué.

L'enquête avait été ouverte le 4 juin 2018 après « la publication de plusieurs articles de presse » sur un éventuel conflit d'intérêts entre les anciens postes du secrétaire général de l'Élysée dans la haute fonction publique et ses liens familiaux avec MSC, très important client de l'entreprise STX France (aujourd'hui renommé Chantiers de l'Atlantique) qui gère les chantiers navals de Saint-Nazaire. Ces articles, initiés par le site d'information Mediapart, avaient mis en avant les liens familiaux et professionnels étroits entre Alexis Kohler et l'armateur italo-suisse, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte.

 

 
 

 

Martine Wonner joue sur le terrain de la prévention

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:12:37

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Martine Wonner joue sur le terrain de la prévention
 

 
Martine Wonner, députée LaREM du Bas-Rhin. Photo archives DNA /JEAN-CHRISTOPHE DORN
Déposée à la fin du mois de juillet par plus de 70 députés de La République en marche (Larem), la proposition de loi visant à faire de la France une « une nation sportive » continue de faire polémique un mois plus tard. Plus précisément son article 18 qui prévoit « d'assouplir, de manière encadrée, l'application de la loi Évin dans les stades en étendant l'octroi d'autorisations temporaires de vente d'alcool aux sociétés sportives ». En clair, les clubs professionnels pourraient vendre de l'alcool dans les stades, et plus seulement dans les loges VIP.

Martine Wonner fait partie des cosignataires du texte dont l'essentiel est consacré au développement de la pratique physique et sportive dans le pays. « Il n'est pas question de supprimer la loi Évin comme je l'ai entendu », explique la députée du Bas-Rhin. Elle réfute tout autant les accusations selon lesquelles les députés auraient été achetés par le lobby alcoolier.
« Ne pas crier au loup »

« Les souplesses existent déjà, sur dérogation. Le texte permettrait une clarification et de ne plus avoir d'intermédiaires », poursuit Martine Wonner qui plaide pour « une intelligence d'approche plutôt que de crier au loup ». Actuellement les clubs amateurs bénéficient d'une dérogation pour commercialiser de l'alcool et les professionnels ont le droit à dix dérogations par an. Si elle répète que « la prohibition ne fonctionne pas », la députée alsacienne entend déposer un amendement - lorsque le texte sera en débat - pour « obliger les clubs sportifs qui vendront de l'alcool à mener des actions de prévention, d'information et de réduction des risques ».

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, s'est dite opposée au retour de l'alcool dans les stades ainsi qu'à un assouplissement de la loi en vigueur. Les associations de prévention et d'addictologie s'élèvent également contre ce projet. En février dernier, des députés Les Républicains avaient déjà fait une proposition de loi visant à autoriser de manière permanente la vente de boissons alcoolisées dans les stades. Les Alsaciens Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer et Éric Straumann l'avaient cosignée.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Amazonie : la guerre du feu

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:06:29

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Brésil Environnement
Amazonie : la guerre du feu
Alors que les internautes déplorent le manque d'intérêt de la communauté internationale pour les incendies qui touchent actuellement l'Amazonie, le Brésil plonge dans une polémique entre son président et les ONG, qui s'accusent mutuellement d'être à l'origine des feux.
 

 
Sur Twitter et Instagram, le mot-dièse fait un tabac : #PrayForAmazonia rallie depuis plusieurs jours les internautes à la fibre environnementaliste qui s'inquiètent du sort de la forêt amazonienne. Ils rappellent que cela fait plusieurs semaines maintenant que le « poumon vert » du monde flambe. Certains comptent les jours de feu, d'autres s'indignent du manque de considération pour ce « patrimoine naturel », estimant que l'on en fait nettement moins pour l'Amazonie aujourd'hui que pour la cathédrale Notre-Dame de Paris au printemps.
Bolsonaro souffle sur les braises

« Les médias du monde entier l'ont couvert en direct et les milliardaires se sont précipités pour faire des dons, poste une internaute anglaise en relayant un message tout fait, comme d'autres milliers de personnes le font. Depuis trois semaines, le poumon de notre planète est en feu. Pas de médias, pas de millionnaires. » Sous le message, la photo date de... 2012.

Car au milieu de cette vague de colère, les images de ces incendies sont pour la plupart hors d'actualité, ou montrent des feux d'une tout autre région du globe. Peut-être parce que les photos et vidéos des feux qui font rage en ce moment en Amazonie, dans des zones difficiles d'accès, sont encore relativement rares. Mais celle de Sao Paulo, plongée dans l'obscurité lundi en plein après-midi à cause des fumées, a marqué les esprits. Elle a fait le tour de la planète et contribué à la mobilisation en ligne.

Aujourd'hui, les défenseurs de l'environnement pointent du doigt le président d'extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro, qu'ils rendent responsable des incendies par une politique favorable à la déforestation. Le chef d'État, qui n'est plus à une provocation près, souffle sur les braises en retour. Mercredi, il a insinué que les ONG écologistes étaient à l'origine des incendies. « Il pourrait s'agir, mais je ne l'affirme pas, d'actions criminelles de ces ONGéistes pour attirer l'attention contre ma personne », a-t-il lâché, expliquant qu'il s'agirait d'une vengeance après des coupures dans les subventions. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit jeudi sur Twitter « profondément préoccupé » par ces feux. Emmanuel Macron a également réagi dans soirée : « Notre maison brûle. Littéralement. L'Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C'est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence », a écrit le chef de l'État sur Twitter.
« Le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà déforestées »

En attendant, les autorités brésiliennes affirment que les départs de feu ont augmenté de 83 % au Brésil, comparé à toute l'année 2018. Plus de 72 000 départs de feu ont été recensés depuis le 1er janvier.

Et pour les spécialistes, la déforestation semble bien y être pour quelque chose, quoiqu'en dise Jair Bolsonaro : « Le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà déforestées, pour ouvrir des pistes ou pour préparer des terres à la culture, explique Paulo Moutinho, chercheur à l'Institut de recherche environnementale sur l'Amazonie. Le manque de prévention fait que ces incendies se propagent à des zones plus sèches qui n'étaient pas destinées à être brûlées. »

 

 
 

 

« Le téléphone ne remplace pas les précautions de base »

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:01:10

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Massif vosgien  Secours en montagne
« Le téléphone ne remplace pas les précautions de base »
Le peloton de gendarmerie de montagne du Haut-Rhin peut localiser un téléphone dans une bonne partie du massif vosgien, mais « cela ne doit surtout pas dispenser des précautions basiques », souligne un secouriste-enquêteur.
 

 
Les gendarmes du peloton de montagne de Hohrod font régulièrement des exercices de secours en milieux difficiles d'accès.
Lorsqu'on évoque le décès du jeune randonneur français Simon Gautier, retrouvé mort dans un ravin dimanche dernier au sud de Naples, neuf jours après avoir alerté les secours italiens par téléphone, en expliquant être gravement blessé, mais sans pouvoir dire où il se trouvait, la voix de l'adjudant Stéphane Douillet se fait plus grave : « C'est terrible, on pense bien sûr aux proches... J'ignore ce qu'il s'est passé précisément, mais il faut toujours être conscient de la complexité d'un milieu naturel comme la montagne, y compris pour les recherches », témoigne ce secouriste-enquêteur du peloton de gendarmerie de montagne du Haut-Rhin.
Stéphane Douillet, comment le peloton de gendarmerie de montagne du Haut-Rhin peut-il localiser un téléphone ?

« Nous disposons de divers moyens. Depuis 2016, nous utilisons pour chaque intervention - lorsque c'est possible - la géolocalisation par SMS, via une application (GendLoc) mise au point par un gendarme du peloton de haute montagne de Grenoble, similaire à celle que les pompiers ont aussi développée. Lorsqu'une victime appelle les secours avec un smartphone, on lui envoie un lien en lui demandant de cliquer dessus. Nous connaissons ses coordonnées GPS précises à partir du moment où ce lien est activé. Depuis février 2018, nous sommes également dotés d'un "analyseur de spectres GSM" appelé Wolfhound, qui permet de détecter les ondes d'un téléphone portable, même s'il s'agit d'un modèle ancien sans accès à internet. Le Wolfhound a une portée d'1,6 km. Mais pour qu'il soit très efficace, on appelle le numéro de la victime, si on le connaît, très régulièrement pendant qu'on survole en hélicoptère la zone de recherches, qui ne doit pas être trop fréquentée. »
Les antennes-relais de téléphonie mobile permettent-elles également de localiser un téléphone ?

« Par le biais de réquisitions payantes à un opérateur, on peut obtenir rapidement des informations pour savoir quelle antenne a réceptionné les ondes d'un téléphone. Cela peut être un élément précieux, mais on ne peut pas toujours s'y fier, car en montagne les ondes ricochent. Par exemple, il est déjà arrivé que cela oriente les recherches du côté de Gunsbach, alors que les victimes se trouvaient en contrebas du Sentier des Roches de l'autre côté de la vallée de Munster... »
Subsiste-t-il des zones blanches dans le massif vosgien ?

« Dans le Haut-Rhin, notre zone d'intervention principale, il reste quelques secteurs sans réseau téléphonique mobile, et d'autres où il y en a très peu. Mais une grande partie de nos montagnes est couverte par au moins un opérateur. Or lorsqu'on compose le 112, le numéro des urgences en Europe, l'appel est acheminé par le premier réseau disponible, même lorsqu'on n'y est pas abonné. Si la zone est totalement blanche, se déplacer un peu, si on le peut, permet souvent de capter un réseau. »
Quelles sont les autres limites de ces moyens de géolocalisation ?

« La géolocalisation par SMS fonctionne bien avec la 3G, mais pas toujours en deçà avec un réseau 2G/Edge. La victime doit aussi être capable d'activer le lien. De manière générale, il faut que le téléphone soit activé et que la victime ne s'en éloigne pas, ce qui arrive parfois à la suite d'une perte de connaissance et d'un suraccident. Dans le massif vosgien, je n'ai pas souvenir d'un cas où une personne qui alerte les secours par téléphone aurait été retrouvée plus d'une semaine après. La grande majorité des victimes savent au moins dans quelle vallée elles se trouvent. Le dispositif de recherches peut rapidement et fortement monter en puissance, avec les gendarmes des compagnies, et d'autres moyens comme les chiens spécialisés, des caméras thermiques depuis l'hélicoptère, le concours des pompiers, etc. Cela dit, la complexité du terrain, voire les conditions climatiques surtout en hiver, peuvent poser des problèmes : il est possible de passer à côté d'un rocher ou de végétation derrière lesquels un corps est caché. Même s'il y a en France des terrains beaucoup plus complexes, comme des gorges à la Réunion, ou des glaciers. »
Recommandez-vous d'autres outils technologiques pour la sécurité d'une sortie en montagne ?

« Avoir un téléphone activé bien chargé, et si possible un smartphone et une batterie externe, est très précieux. Mais cela ne remplace pas les précautions de base : bien préparer sa sortie en fonction de son expérience, de ses capacités physiques et de la météo annoncée, savoir s'orienter, prévoir un équipement adapté également aux imprévus, et informer au moins un proche de son itinéraire ou des changements de celui-ci, en estimant l'heure à partir de laquelle il faudrait alerter les secours.

Pendant la période hivernale, tant qu'il y a de la neige ou un risque d'en rencontrer, partir avec un détecteur de victimes d'avalanche peut aussi sauver des vies. Pour nous secouristes, les nouvelles technologies offrent des outils formidables, mais notre coeur de métier reste le même, et recueillir des informations très précises est capital. Une indication ou un détail peuvent nous permettre de gagner un temps fou. »
Propos recueillis parJean-Frédéric SURDEY Voir également la carte de France détaillée de la couverture des réseaux téléphoniques mobiles selon les opérateurs, publiée par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), autorité administrative indépendante, via le lien https://www.monreseaumobile.fr

Voir également la carte de France détaillée de la couverture des réseaux téléphoniques mobiles selon les opérateurs, publiée par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), autorité administrative indépendante, via le lien https://www.monreseaumobile.fr

 
 

 

Pas de géolocalisation automatique
Les secours français et italiens, pour ne citer qu'eux, ne disposent pas d'un système permettant la géolocalisation automatique des appels téléphoniques qui leur sont destinés. Cette technologie, appelée localisation mobile avancée (en anglais « advanced mobile location », ou AML), est déjà utilisée dans treize pays de l'Union européenne, Royaume-Uni compris. Elle devrait être adoptée dans chacun des pays membres d'ici décembre 2020.

 

muntzenheim - Une meilleure étanchéité pour la rue Principale

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:14:25

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muntzenheim - Une meilleure étanchéité pour la rue Principale
 

 
L'entreprise Eurovia pose l'enrobé à froid sur la RD 111, rue Principale. Photo L'Alsace /Robert FURDERER
Prévus lundi 19 août par le conseil départemental du Haut-Rhin, les travaux visant à assurer l'étanchéité de la chaussée par l'entreprise Eurovia, sur les 1 400 m de la rue Principale à Muntzenheim, n'ont pu démarrer qu'hier jeudi 22 août, en raison de la pluie en début de semaine. La technique employée consistant à appliquer un enrobé coulé à froid (ECF) nécessite une route sèche, pour garantir sa durée de vie de 4, voire 5 ans, avant sa reprise complète. Une technique préventive plutôt que curative. En amont, une phase préparatoire d'une semaine a été prévue : pontage de fissures, blowpatch (enrobé projeté), marquage au sol retiré.

Les ouvriers recouvrent le sol, depuis hier matin et jusqu'à ce soir, de deux couches de gravillons (1,5 cm d'épaisseur au total), en deux passages. La méthode employée est économique, car trois fois moins coûteuse qu'un enrobé classique à chaud. Également rapide, elle entraîne très peu de rejets.
Montant des travaux : 46 000 EUR TTC

Le chantier mobilise une équipe de dix personnes et leur chef, un engin appliquant l'enrobé, un compacteur et un surveillant de travaux. L'alternat manuel, au niveau de la signalisation, assuré par deux personnes, sera levé dès le passage des ouvriers.

Il n'y a pas besoin d'attendre que l'enrobé refroidisse, comme lors d'une application à chaud. Le montant des travaux, à hauteur de 46 000 EUR TTC, est financé dans le cadre de l'enveloppe budgétaire affectée au renouvellement des couches de roulement (enveloppe de 14 M d'EUR en 2019).
Robert FURDERER

 

 
 

 

Près de mille boulistes attendus

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:14:50

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PÉTANQUE  À Mulhouse
Près de mille boulistes attendus
Mulhouse
 

 
Les finalistes 2018 et les arbitres.
Cette 16e édition du National Mulhousien, (le bébé de Daniel Heras en 2003 comme président du MPSL) et le 11e National Féminin depuis 2008 sera, encore cette année, une fête sportive incontournable pour Mulhouse et toute la région.

Une nouveauté pour cette édition : la création d'un grand prix des aînés pour les boulistes de plus de 55 ans. Organisé par le Comité départemental du Haut-Rhin avec le soutien de la ville de Mulhouse, ce concours des aînés et les deux Nationaux sont ouverts aux joueurs de la FFPJP et des fédérations affiliées FIPJP. Le président du CD 68, Pierre Maurer, part confiant pour un nouveau succès ces 23, 24 et 25 août sur les terrains du Palais des Sports.

Il remercie d'ailleurs son comité, les présidents de club du Haut-Rhin, ainsi que tous les bénévoles qui sont déjà sur place depuis mardi pour préparer cette manifestation nationale qui a le soutien de la Maire de Mulhouse Michèle Lutz, de Jean Rottner, président de région, Brigitte Klingert, présidente du conseil départemental, et de Fabian Jordan pour M2a.

Côté sportif les inscriptions vont bon train, avec plus de 200 triplettes pour le National seniors, et la présence des champions de France 2019 et des joueurs de l'équipe de France.

Chez les féminines on attend un nouveau record avec une centaine de doublettes. On notera aussi la présence de Ludivine D'Isidoro membre de l'équipe de France féminine et victorieuse de ce National en 2018.
Le programme

? Vendredi 23 à 10h - Début des parties pour le Grand Prix des Aînés.

? Samedi 24 à 9 h : Début des parties du National Seniors (reprise dimanche 25 à 8h45), et du National Féminin (reprise dimanche 25 10h)

 

 
 

 

Panneaux photovoltaïques :un premier bilan encourageant

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:03:05

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Panneaux photovoltaïques :un premier bilan encourageant
 

 
Les branchements au Cosec de Kingersheim. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Voilà un an qu'une unité de production photovoltaïque a été installée sur la toiture, rénovée, de la salle polyvalente de Kingersheim, dans le quartier Pierre-de-Coubertin.

Un premier bilan a été dressé vendredi 16 août par les deux grands acteurs de cette réalisation : Énergies partagées en Alsace et la Ville de Kingersheim. Le résultat est jugé positif par les uns comme les autres. Les 550 m² de panneaux photovoltaïques, fabriqués à Dinsheim-sur-Bruche, dans le Bas-Rhin, ont chauffé à bon escient. Près de 113 000 kWh (kilowatts) ont été produits pendant l'année. « C'est 9 % de plus que ce qui était prévu », affirme même Georges Audras, le président d'Énergies partagées.

Au-delà du très bon troisième trimestre 2018 - 16 715 kWh en juillet, 12 759 kWh en août -, on observe également des pics en mai (14 277 kWh) et en juin 2019 (16 310 kWh). « On a tendance à produire plus en période de réchauffement climatique. » Curieux quand on apprend que les panneaux photovoltaïques supportent mal la chaleur... « Mais ils aiment le soleil. Et le nombre de jours d'ensoleillement a été important au cours de ces périodes, même au mois de mars, avec 9676 kWh produits », poursuit Georges Audras.
45 % de la consommationde la salle polyvalente

Dans les faits, cette production représente l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 56 personnes, hors chauffage, ou de 24 foyers. Elle permet par ailleurs une « injection immédiate d'énergie renouvelable dans le réseau électrique », qui dessert et alimente tout le quartier. La salle polyvalente, pour commencer, où la production photovoltaïque représente 45 % de la consommation (250 000 kWh/an pour une facture de 36 000 EUR environ). Puis le Cosec et le Hangar, deux structures qui consomment près de 80 000 kWh/an, pour une facture de 14 000 EUR.

Cela ne change concrètement rien à la facture des habitants du quartier, « si ce n'est symboliquement, puisqu'ils ont la satisfaction de savoir que leur électricité vient d'une source de production photovoltaïque », précise-t-on du côté de la Ville de Kingersheim.

Lors de l'installation des panneaux photovoltaïques, sur la toiture de la salle polyvalente de Kingersheim, en 2018. DR

Ce bilan conforte en tout cas la municipalité - « engagée dans une démarche de préservation des ressources depuis plus de quinze ans, avec un objectif de ville durable à l'horizon 2030 » - dans ses choix, comme le rappelle Laurent Riche, l'adjoint au maire chargé de l'efficience des politiques publiques locales et de l'animation du pôle transition écologique et énergétique.

La piste de la méthanisation avait été étudiée, « mais il aurait fallu un partenariat avec des particuliers, des fermes, un cadre bien précis... ». Tout comme celle de l'éolien. « Nous n'en ferons pas ici parce qu'une étude de Greenpeace a montré que le couloir de la plaine d'Alsace n'est pas suffisamment propice à l'installation d'éoliennes. »

Il y avait, en revanche, une place à prendre dans le domaine du photovoltaïque.
Après la salle polyvalente,l'école du Centre

Après réfection de la toiture de la salle polyvalente - ainsi que du chauffage et de l'éclairage du plateau sportif, pour un coût total de près de 484 000 EUR -, la surface à disposition semblait toute trouvée. Et le partenaire idéal, Énergies partagées en Alsace, actif lors d'autres réalisations à travers le Haut-Rhin (lire ci-dessous), tout indiqué.

L'originalité réside dans la démarche de cette initiative, qui associe les Kingersheimois, chacun pouvant devenir actionnaire de la coopérative. Le prix de l'action, fixé au départ à 500 EUR, est à présent à 103 EUR.

Raymond Michard et Serge Muller ont participé à la réunion d'information au sujet de l'installation de ces panneaux photovoltaïques, en juin 2017. Tous deux sont devenus actionnaires du projet. « Je me suis dit qu'en tant que citoyen, il était intéressant de participer et de faire un geste pour la planète », estime le premier.

« Moi, ça m'a donné l'envie de m'engager un peu plus dans la coopérative, en participant à la mise en place du comité de gestion. Et puis, cela nous permet d'embêter un peu plus les élus sur les questions d'énergie renouvelable », observe, tout sourire, Serge Muller.

Toujours « sensible à la question de l'écologie, du climat et de l'engagement », un Mulhousien est lui aussi entré dans la boucle. Dieter Söthe, Allemand de naissance, s'est même fixé un objectif : faire en sorte qu'il y ait au moins un panneau photovoltaïque dans toutes les communes de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) dans les dix ans à venir.

Les branchements au Cosec de Kingersheim. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

En attendant de brillants lendemains, à Kingersheim, d'autres projets émergent. L'un est privé et concerne l'ancienne décharge Eselacker, à proximité de la zone commerciale du Kaligone. L'autre pourrait voir le jour à l'école du Centre, située à 1,2 km à pied de la salle polyvalente, peut-être dès la rentrée 2020. Énergies partagées en Alsace est déjà sur le coup...
Textes : Pierre GUSZ

 

 
 

 

Énergies partagées : une jeune coopérative qui a tout d'une grande

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:03:37

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Énergies partagées : une jeune coopérative qui a tout d'une grande
 

 
Un chantier de panneaux photovoltaïques sur la toiture d'une maison à Ballersdorf dans le Haut-Rhin, menée par Énergies partagées en Alsace.  DR
Fondée en 2010 à Aspach, près d'Altkirch, Énergies partagées en Alsace (EPA) est une coopérative à capital variable. Elle a été le moteur, en quatre décennies, de l'installation de plusieurs centrales photovoltaïques : une grange à Manspach, une habitation à Ballersdorf, une autre habitation à Gommersdorf, l'usine Mécasoft à Soultz... Sans oublier une réalisation dans le Bas-Rhin, à Berstett. En 2014-2015, EPA a également contribué à la réalisation de quatre centrales, à Colmar et Wintzenheim. Une coopération franco-allemande portant le nom de Zusamme Solar.
Cinquante-trois personnes, un capital social de 124 630 EUR

À ce jour, le nombre de coopérateurs s'élève à 53 personnes physiques et morales, pour un capital social apporté de 124 630 EUR. L'argent récolté est réinvesti, les actions achetées et revendues au sein de la coopérative, afin d'éviter toute spéculation. EPA participe aussi régulièrement à des actions de sensibilisation à la transition énergétique, notamment à la Foire éco-bio d'Alsace, au salon éco-équitable d'Ungersheim, au plan climat du Sundgau à Altkirch...

Un chantier de panneaux photovoltaïques sur la toiture d'une maison à Ballersdorf dans le Haut-Rhin, menée par Énergies partagées en Alsace.  DR

La centrale installée à Kingersheim par Énergies partagées en Alsace (lire ci-dessus) est une première à l'échelle de Mulhouse Alsace agglomération (M2A). « On aurait souhaité installer une centrale de 150 kilowatts mais, à cause de la réglementation administrative, nous avons été limités à 100 kilowatts », indique Georges Audras, le président d'EPA.

Sa structure a signé une autorisation d'occupation temporaire avec la mairie de Kingersheim pour installer ces panneaux sur le toit de la salle polyvalente - pour un coût de 130 000 EUR. Elle prendra fin au bout de vingt ans. Mais rien n'indique que les panneaux seront démontés en 2038. « Les études montrent qu'au bout de 20 à 30 ans d'utilisation, on arrive encore à 80 % de capacité de production des panneaux. On peut très bien les laisser au moins 35 ans avant de les démonter », poursuit Georges Audras.
Des contacts avec Brunstatt-Didenheim

Si Énergies partagées en Alsace est toujours en quête de nouvelles toitures, de nouveaux investisseurs, et ne rechignerait pas à se tourner vers d'autres sources d'énergies renouvelables, Georges Audras avance que des contacts ont été pris avec les municipalités de Brunstatt-Didenheim et de Soultz en vue d'installations futures de panneaux photovoltaïques.
SURFER Sur le site internet www.energies-partagees-alsace.coop

 

 
 

 

Des opérations délicates et le septuagénaire toujours porté disparu

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:11:44

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Des opérations délicates et le septuagénaire toujours porté disparu
 

 
Vue des dégâts au lendemain de l'incendie qui a touché le 15 rue des Bouchers et les maisons accolées, dans le centre-ville de Rouffach. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Après l'incendie de cinq maisons, mercredi dans le centre historique de Rouffach, les opérations se sont poursuivies tout au long de la nuit, et ce jeudi matin, une vingtaine de sapeurs-pompiers étaient encore sur le site pour poursuivre les investigations, alors qu'un homme de 70 ans est toujours porté disparu, et pour sécuriser les lieux et empêcher tout nouveau départ de feu sous les décombres. « Nos deux priorités sont la recherche de la victime, avec toutes les difficultés qui y sont liées, en raison de l'instabilité des structures des bâtiments et des risques d'effondrement, et les opérations d'extraction et d'extinction des foyers sous les gravats, qui se poursuivent », explique le lieutenant-colonel Thierry Kellenberger, du Sdis 68, qui commande les opérations.

Ce même jeudi matin, et alors qu'un important périmètre de sécurité était toujours en place autour de la rue des Bouchers, une cellule de crise s'est réunie en mairie, sous la présidence du premier adjoint, Gilbert Schmitt, en attendant le retour de vacances du maire. En présence des responsables des sapeurs-pompiers, du commandant de la compagnie Serrain et de l'adjudant Roussel pour la gendarmerie, de la municipalité et des responsables des services techniques de la ville, un point sur la situation a été fait en fin de matinée. « Toutes les mesures sont prises pour assurer la sécurité sur le site ; la priorité est de pouvoir retrouver la victime présumée, mais la progression est difficile », indiquait Gilbert Schmitt.
La déconstruction du bâtiment par le haut

Quatre familles, dix personnes au total, ont dû être relogées « dans des familles et en attendant des solutions pérennes », soulignait l'adjointe Nadine Bolli. Une aide financière d'urgence doit aussi aller aux familles sinistrées. « Le CCAS et les services départementaux ont été sollicités, un appel à la population pour collecter du mobilier, ainsi qu'un appel à souscription et aux dons vont être lancés. »

Alors que 39 foyers du centre-ville étaient sans électricité ce jeudi matin, EDF devait intervenir pour rétablir la situation dans la journée.

Sur le site de l'incendie, les secours doivent bénéficier du concours d'une entreprise spécialisée, qui doit intervenir au niveau du n°15 de la rue des Bouchers afin de « déconstruire le bâtiment par le haut et permettre l'extraction des décombres ». Des opérations sans doute longues et délicates.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

Cinq maisons en feuet un disparu

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:50:13

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Cinq maisons en feuet un disparu
 

 
Les sapeurs-pompiers ont lutté pendant plus de trois heures pour circonscrire le sinistre. Photo L'Alsace /Stéphane CARDIA
Un spectaculaire incendie s'est déclaré hier, en fin d'après-midi, dans le centre-ville de Rouffach, où cinq maisons ont été la proie des flammes. Le sinistre, dont l'origine restait indéterminée hier soir, a pris vers 16 h 30 au 15 de la rue des Bouchers, dans une maison ancienne à colombages.
Risque d'effondrement

Très vite, un important dispositif de secours a été mis en place, composé de 90 sapeurs-pompiers, placés sous les ordres du lieutenant-colonel Thierry Kellenberger. Les soldats du feu ont lutté pendant plus de trois heures pour circonscrire le sinistre, qui menaçait de s'étendre à plusieurs habitations de ce secteur composé d'un dédale de ruelles et de maisons anciennes accolées. Le feu a totalement ravagé la maison où s'est déclaré l'incendie. Quatre autres maisons accolées ont subi des dégâts, importants pour deux d'entre elles.

On ignorait, hier soir, si le sinistre avait fait des victimes, mais l'inquiétude était vive pour la personne qui vivait, seule, dans la maison détruite par l'incendie. Cet homme, âgé d'environ 70 ans et souffrant de problèmes de motricité, n'avait toujours pas été retrouvé à l'heure où nous mettions sous presse. Les sapeurs-pompiers n'ont pu effectuer immédiatement de reconnaissance dans sa maison, en raison d'un risque important d'effondrement, mais une équipe cynotechnique a été dépêchée sur place dans la soirée.

« Nous allons rester sur place toute la nuit, et sans doute une partie de la journée de demain, afin de surveiller le site et de prévenir toute reprise de l'incendie », expliquait hier soir le lieutenant-colonel Thierry Kellenberger. Dix lances étaient encore en action à 21 h 30.

Un sapeur-pompier a été légèrement blessé en début d'intervention. La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, ainsi que le sous-préfet Daniel Mérignargues se sont rendus sur place. Plusieurs élus rouffachois étaient également présents, la commune ayant réquisitionné la salle polyvalente afin d'héberger, si nécessaire, les personnes touchées par le sinistre. Le festival A dos d'arts a été annulé pour la soirée : il devrait reprendre aujourd'hui.
Stéphane CARDIA

 

 
 

 

Macron veut un G7 sans « chicaya bureaucratique »

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:37:35

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Macron veut un G7 sans « chicaya bureaucratique »
 

 
Il y a un an, lors du G7 au Canada, en compagnie, notamment, de Donald Trump et Angela Merkel. Photo SAUL LOEB/AFP
« Personne ne lit les communiqués ! » Emmanuel Macron a ainsi désamorcé mercredi tout suspense sur la rédaction ou non d'une déclaration commune à l'issue du G7 réuni samedi à Biarritz.

Instruit de l'expérience du G7 de l'année passée, qui avait vu Donald Trump déchirer d'un tweet l'équilibre d'une nuit de négociation, le président français a revendiqué de « prendre des risques ». Il veut, durant ces trois jours, déjouer les « perversités du système », qui accaparent les dirigeants du monde sur « des chicayas bureaucratiques ».
Un budget« des plus réduits »

Comment ? « Il faut rapprocher les esprits, et frotter les cervelles », a expliqué Emmanuel Macron mercredi durant plus de deux heures devant l'Association de la presse présidentielle. C'est dans cet esprit qu'il a rencontré Vladimir Poutine à Brégançon, qu'il voit ce jeudi l'Indien Narendra Modi, ou qu'il reçoit pour la quatrième fois Donald Trump en France, dans une relation « franche, sincère, amicale ».

Le changement de style est aussi dans l'organisation. À 34 millions d'euros, le budget du G7 de Biarritz, souligne le président, « est l'un des plus réduits de tous les G7 de ces dernières années ». Il veut aussi qu'il soit l'un des plus sûrs, grâce à l'action des forces de l'ordre dont il reconnaît la « fatigue ». Mais il « n'y a pas de liberté s'il n'y a pas d'ordre public ».
L'Allemagne à la relance

Les dossiers ne manquent pas, pour ce G7 : conflits en cours, de la Libye à l'Iran et à la Syrie (« je serai intraitable sur Idlib », dit-il), sans oublier l'Ukraine : il devrait demander samedi, avec la chancelière Angela Merkel, une rencontre à quatre avec les présidents russe et ukrainien.

Mais aussi réchauffement climatique, guerre commerciale et croissance en berne... Sur ce point, l'Allemagne sera appelée à réviser ses dogmes, et à accepter de faire de la « relance budgétaire », insiste le président français.
Johnson rappelé au « sérieux »

L'objectif de Biarritz est de parvenir, à défaut de communiqué commun, à bâtir des « coalitions d'action » sur chaque sujet, des « coalitions à géométrie variable ». Il est aussi d'affirmer la « souveraineté européenne », par exemple sur le désarmement : « L'Europe ne peut pas s'en remettre pour sa sécurité au dialogue entre les États-Unis et la Russie. »

À la veille de déjeuner à Paris avec Boris Johnson, le Président a, sans surprise, confirmé l'inflexibilité européenne sur le Brexit. Pas question de revenir sur les garanties données à l'Irlande, car « la paix irlandaise, c'est la paix européenne ». Et face aux menaces britanniques de bloquer la libre circulation des personnes au 31 octobre, il appelle sans ménagement le Premier ministre à en revenir à « l'esprit de sérieux ».

Et pour conclure, une formule qu'il nomme « la leçon de l'Italie » : « Quand on s'allie avec l'extrême droite, à la fin, c'est toujours l'extrême droite qui gagne. »
Francis BROCHET

 

 
 

 

Retraites : Agnès Buzyn promet une « consultation citoyenne »

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:38:42

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Retraites : Agnès Buzyn promet une « consultation citoyenne »
 

 
La consultation « pourra se faire sur internet, dans les mairies, via des associations et via des syndicats », selon Agnès Buzyn. Bertrand GUAY/AFP
Quelques mois après le grand débat, le gouvernement va à nouveau consulter les Français. Cette fois-ci, le sujet sera précis : il s'agit de demander l'avis de la population concernant la future réforme des retraites. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé mercredi qu'une « consultation citoyenne » sera lancée, « probablement la semaine prochaine ».

« Nous attendons les retours de nos concitoyens sur les propositions qui ont été faites », a-t-elle expliqué, en référence au rapport rendu mi-juillet par le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, qui avait lui-même mené une « consultation citoyenne » l'an dernier.
Les modalités pas encore fixées

« Ce sera probablement moins lourd que la consultation citoyenne du grand débat qui a mobilisé énormément de monde et de financement », a-t-elle expliqué au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV/RMC. La ministre a évoqué quelques pistes : « Cela pourra se faire sur internet, dans les mairies, via des associations et via des syndicats. Tout cela va être mis sur la table au mois de septembre. »

À l'issue du Conseil des ministres, Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, a confirmé cette annonce. Mais elle a précisé que les modalités de cette consultation « ne sont pas encore arrêtées ». Son objectif ? « Détailler la réforme aux Français et les faire réagir », a commenté Sibeth Ndiaye.

Les huit syndicats de salariés doivent rencontrer le Premier ministre Edouard Philippe les 5 et 6 septembre prochains pour un nouveau cycle de discussion. Mais trois journées d'action sont d'ores et déjà annoncées les 16, 21 et 24 septembre...

 

 
 

 

L'état des voies ferrées inquiète

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:41:15

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L'état des voies ferrées inquiète
 

 
Une nouvelle catastrophe comme celle de Brétigny-sur-Orge (2013) serait-elle possible ? Photo d'illustration Julio PELAEZ
La France risque-t-elle un autre déraillement comme celui qui avait fait sept morts et 70 blessés en juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge (Essonne) ? Un rapport, qui semble alarmant, de l'Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) relance le débat sur l'état du réseau ferré. L'audit dévoilé par Le Parisien porte sur des milliers de kilomètres de voies dans cinq régions de l'ouest de la France. Le gendarme du ferroviaire relève de nombreuses anomalies qui constituent « un écart majeur sur le niveau de maîtrise du processus de maintenance de l'infrastructure ».
Câbles électriques rongés et éclisses sans boulons

Les inspecteurs ont notamment découvert des câbles électriques rongés sur un passage à niveau. En juillet 2014, des fils dévorés par des rongeurs avaient provoqué la collision entre un TER et un TGV, qui avait fait une trentaine de blessés dans les Pyrénées-Atlantiques.

Les inspecteurs de l'EPSF ont également trouvé des éclisses dont les boulons étaient desserrés ou manquants. La défaillance d'une de ces attaches métalliques entre deux rails est la cause de l'accident de Bretigny.

La SNCF rétorque que la plupart des écarts mentionnés par l'audit ne concernent pas la sécurité et que les événements de sécurité les plus graves ont diminué de 30 % en quatre ans.

La ministre des Transports Élisabeth Borne voit dans ce rapport les conséquences de « décennies de sous-investissements et de tout-TGV » et rappelle que le gouvernement s'est engagé à augmenter de 50 % le plan de modernisation des voies ferrées pour le porter à 3,6 milliards d'euros par an.

Tout en se demandant « quelle stratégie sert ce rapport fantôme », la CGT cheminots s'inquiète des diminutions de personnel. « La réforme de 2014 prévoyait le recrutement de 500 agents par an jusqu'en 2020 pour faire face au défi de la régénération des voies. Cet objectif n'a jamais été réalisé. Pire, en 2018, nous avons perdu 285 agents pour l'entretien. Depuis 2014, la sous-traitance a augmenté de 35 % », déplore le syndicat.
L.C.

 

 
 

 

La Harth, forêt témoin du changement climatique

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:49:13

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La Harth, forêt témoin du changement climatique
 

 
Bruno Gaston, responsable de l'unité territoriale de la Harth à l'ONF, constate depuis quatre ans les conséquences des sécheresses sur les pins sylvestres et les charmes. Depuis ce printemps, les chênes commencent aussi à sécher. Les précipitations récentes ne suffiront pas à changer la donne. Photo L'Alsac e
Dès 2015, les charmes de la Harth ont été les premières victimes des phénomènes de sécheresses, estivaux et hivernaux (lire ci-contre), ainsi que des épisodes caniculaires à répétition de ces dernières années. Tout un symbole pour cet important massif forestier alsacien, la plus grande charmeraie naturelle d'Europe.
La plus grande charmeraie d'Europe décimée

Si les charmes ont été les premiers touchés, c'est à cause de leur système racinaire, « superficiel et traçant, qui les rend particulièrement vulnérables à la sécheresse », explique Bruno Gaston, le responsable de l'unité territoriale de la Harth à l'ONF (Office national des forêts). « Aujourd'hui, près de 30 % des charmes sont plus ou moins touchés, selon les secteurs. »

2015, c'est aussi l'année où les pins sylvestres ont commencé à se retrouver nus, déshabillés de leurs aiguilles. « Dans leur cas, la sécheresse a été une cause indirecte du dépérissement, commente le forestier. Les pins cohabitent avec un hôte naturel : un champignon appelé sphaeropsis sapinea. Mais quand les arbres sont en situation de stress hydrique, le champignon se développe. Il devient pathogène et provoque la mort de l'arbre. »

Le peuplement quasi centenaire de cinq hectares que nous avons sous les yeux, situé sur le ban de Rixheim, est ainsi « grillé à 99 % ». Jusqu'à récemment, le pin sylvestre était la quatrième essence la plus représentée dans le massif. Mais les perspectives ne sont pas bonnes : « Une disparition complète de l'essence pourrait être envisagée d'ici cinq ans. »
« Quand les chênes commencent à sécher, c'est qu'il y a alerte »

« Triste nouveauté constatée cette année, les chênes, l'autre essence emblématique et dominante de la Harth, sont désormais également impactés. » Certains n'ont pas refait de feuilles au printemps. Pour le moment, seul un petit pourcentage est touché : entre « 0 et 5 % », selon Bruno Gaston.

Mais « quand les chênes commencent à sécher, c'est qu'il y a alerte », s'inquiète le forestier. S'il dit cela, c'est parce que l'essence, dotée d'une racine centrale, appelée « pivot », qui lui permet d'aller chercher en profondeur l'eau dont elle a besoin, est censée mieux résister à la sécheresse.

Autre constat qui inquiète Bruno Gaston : « La sécheresse frappe aussi bien les chênes plantés il y a une trentaine d'années, que les arbres centenaires, présents naturellement, dont le patrimoine génétique n'arrive plus à s'adapter, parce que les changements climatiques sont devenus beaucoup trop rapides. »

L'état des lieux est tel qu'aujourd'hui, « on peut parler de dépérissement à l'échelle de la forêt, même si certaines zones restent épargnées, notamment dans le centre du massif ». « Est-ce parce que cette zone est un peu plus arrosée ? Est-ce à cause du canal du Rhône au Rhin, qui traverse la forêt à cet endroit et permet de maintenir une humidité ambiante plus importante qu'ailleurs ? », interroge Bruno Gaston, qui ne s'explique pas vraiment cette « poche verte pour le moment préservée ».

La carte de l'IGN (Institut national de l'information géographique et forestière) qui vient d'être réalisée confirme ces propos. Elle montre des dépérissements allant de 0-5 % à 75-100 %, selon les secteurs. Globalement, ils se sont aggravés partout entre 2015 et 2018.

« Les dépérissements ont d'abord surtout touché le nord du massif, dans la poche de Colmar, où l'hydrométrie est plus faible qu'au sud et le sol moins fertile et davantage filtrant, avec peu de réserve utile en eau. Mais depuis deux ans, le sud de la forêt est aussi concerné », retrace Bruno Gaston.
« On a du mal à imaginer la Harth dans 20-30 ans »

Ce constat, qui a des conséquences pour tout un écosystème environnemental et économique (lire ci-dessous), laisse le forestier dubitatif. « L'avenir de la forêt est incertain. On a du mal à imaginer la Harth dans 20-30 ans. Trente ans, c'est normalement ce qu'il faut pour qu'un forestier commence à voir le résultat de son travail. Il n'en voit jamais la finalité, puisque les arbres pour lesquels il travaille sont coupés après une centaine d'années, ou plus, selon les essences. Alors, imaginez l'état d'esprit d'un forestier quand il voit le travail d'une carrière anéanti par deux-trois années de sécheresse, qui obligent à couper les arbres au plus vite pour les valoriser à minima, en bois de chauffage, avant leur dépérissement complet... »

Une des solutions pour préserver la forêt, qui joue notamment un rôle dans la régulation du climat, c'est de « planter des arbres plus résistants à la sécheresse ». Cela ne serait pas une première pour la Harth (lire ci-dessous).
Textes : Cécile FELLMANN Photos : Thierry GACHON PLUS WEB Nos vidéo et diaporama sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Christophe Schwalbach nommé directeur

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:51:11

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Christophe Schwalbach nommé directeur
 

 
Le père Christophe Schwalbach était curé de Soultz depuis octobre 2011. DR
Son nom circulait depuis la démission du chanoine Geissler, à la mi-juin (lire L'Alsace du mercredi 3 juillet), l'information vient d'être confirmée dans la dernière livraison du bulletin L'Église en Alsace, datée du mois de septembre 2019 : à la rubrique « Nominations diocésaines », on y apprend que le curé de Soultz (Haut-Rhin) Christophe Schwalbach est nommé directeur du Mont Sainte-Odile et recteur de la basilique Sainte-Odile. Cette nomination met fin à une petite période de vacance à la tête du pèlerinage. Le chanoine Geissler avait lui-même succédé au père Patrick Koehler, parti neuf mois plus tôt, en septembre 2018. En un an, le Mont Sainte-Odile aura ainsi connu trois recteurs différents.
H. de C.

 

 
 

 

Rencontre franco-allemande : déjà 20 ans d'amitié

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:54:05

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Rencontre franco-allemande : déjà 20 ans d'amitié
 

 
DR
Cela fait 20 ans qu'a été scellée l'amitié entre le Ballersdorf bavarois et son homonyme sundgauvien. Un week-end de juillet dernier a été l'occasion pour les amis de se rencontrer en Bavière à l'occasion du Schloßfest à Neuburg an der Donau. Un accueil chaleureux, comme d'habitude, et la promesse de se revoir en 2021 dans le Sundgau cette fois. Des liens soutenus par le conseil départemental et la caisse du Crédit mutuel locale, pour que se pérennise cette amitié européenne, comme a pu le relever le président, André Hemmerlin.

 

 
 

 

« Nous avons aussi un rôle de conservatoire »

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:54:47

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petit landau -

« Nous avons aussi un rôle de conservatoire »
 

 
L'association locale des arboriculteurs a vu le jour en 1985 à Petit-Landau. Armand Le Gac en a été le président fondateur. « Dans ces années-là, de nombreux vergers écoles ont été créés, des créations accompagnées de subventions allouées par le conseil général », se souvient-il. La commune a mis à disposition, par bail emphytéotique, un terrain de 10 ares situé près du centre du village. L'association devait prendre en charge les différents investissements, les frais de fonctionnement.

Le marché aux puces annuel (le prochain aura lieu le dimanche 13 octobre) permet en grande partie de faire face à ces dépenses. Parmi elles, prochainement, « un grand ménage », selon l'expression du président, une opération qui consiste à remplacer « des fruitiers atteints par la limite d'âge » et aussi à en supprimer une rangée pour avoir davantage d'espace.

Actuellement, un peu plus d'une centaine d'arbres peuplent le verger, majoritairement des pommiers. Parmi les nombreuses variétés présentes, on trouve la « cour pendu » ou encore la « fenouillet rouge ». « Des fruits oubliés. Nous avons aussi un rôle de conservatoire. Un rôle éducatif également », souligne Armand Le Gac. L'exposition fruitière réalisée lors du marché aux puces en donne un aperçu fort instructif.
« Conduite naturelle »

Des démonstrations de greffes, de plantations (prochaine le 23 novembre à 14 h), de tailles sont régulièrement programmées. L'association, forte de 45 membres, compte en son sein deux moniteurs en activité. Pour les participants à ces démonstrations, c'est l'opportunité de découvrir les différentes techniques permettant de façonner un arbre. Une priorité dans la gestion de ce verger école, « la conduite naturelle », insiste Armand Le Gac. Ce « on laisse vivre » se traduit, par exemple, par ne pas retirer la végétation au pied des arbres, garder au minimum 5 cm d'herbe dans les allées, n'opérer que deux traitements dans l'année.

Le champ d'action de l'association ne se limite pas au seul verger. Ses membres ont planté plus de 300 arbres sur le ban communal ; 75 l'ont été dans le cadre du Gerplan (plan de gestion de l'espace rural et périurbain) mené par le conseil départemental et l'ex-communauté des communes Porte de France Rhin Sud. On retrouve donc çà et là, entre autres, des cognassiers, des cerisiers « aigle noir » qui étaient « LE cerisier de Petit-Landau ». Les écoles bénéficient de ces plantations, l'occasion pour les élèves d'apprécier les fruits mais aussi de voir vivre ces arbres. « Et nous donnons du jus aux établissements scolaires chaque fois que l'équipe pédagogique nous le demande », relève Armand Le Gac, « le reste étant vendu lors du vide-greniers ».

L'alambic communal permet une autre mise en valeur des pommes. « On recherche avant tout le goût », fait remarquer le président qui aime distiller de bienveillants conseils. Tout naturellement.
Bernard STICH

 

 
 

 

michelbach le haut - Un appel aux dons pour la restauration de l'église

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:55:40

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michelbach le haut - Un appel aux dons pour la restauration de l'église
 

 
La commune de Michelbach-le-Haut et la Fondation du patrimoine feront oeuvre commune à l'occasion de ce grand chantier. Photos L'Alsace /P.-B.M.
Des travaux d'entretien ont régulièrement été entrepris par le passé afin d'assurer la sauvegarde de l'église de Michelbach-le-Haut : les façades il y a un demi-siècle et l'intérieur en 1990-1991.

À présent, la commune doit engager d'importants chantiers, dans les meilleurs délais, afin de sécuriser le clocher et ses abords. Les travaux projetés comprennent le ravalement des façades, le remplacement des abat-sons, le traitement des soubassements et des fissures et la réfection de la voirie aux abords de l'édifice. C'est un beau présent pour les 150 ans de ce bâtiment cultuel.

Le coût des travaux est estimé 147 680 EUR TTC. Le conseil départemental, le conseil régional et la Fondation du patrimoine contribueront au financement mais il reste à trouver quelque 30 000 EUR afin de boucler le budget de ce chantier.

Des dons peuvent être adressés à la Fondation du patrimoine, pour l'église Saint-Jacques le Majeur, 9, place Kléber à Strasbourg, ou sur le site sécurisé www.fondation du patrimoine.org/61719. La réduction d'impôt est à hauteur de 66 % du don effectué, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Paul-Bernard MUNCH

 

 
 

 

La rue de Wittelsheim avec trois mois d'avance

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:56:06

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REININGUE  Travaux
La rue de Wittelsheim avec trois mois d'avance
Prévu d'avril à novembre, l'aménagement de la rue de Wittelsheim à Reiningue sera terminé dès la fin août, pour un montant de 787 815 EUR, répartis entre le conseil départemental (un tiers) et la commune (deux tiers).
 

 
L'aménagement, sous la maîtrise d'ouvrage de Cocyclique, va de l'entrée dans la commune, devant le stade jusqu'au carrefour de la rue des Pierres, soit sur 800 m.
«Il y a déjà eu des morts au carrefour des rues de Wittelsheim et de Cernay », rappelle l'adjoint au maire de Reiningue chargé des travaux, Philippe Fuchs. Sans compter l'accident qui, en 2010, a coûté la vie à trois jeunes à l'entrée de la commune, quand on vient de Wittelsheim.

C'est dire si un aménagement sécuritaire est le bienvenu. Un projet en gestation depuis 2013, mais qui a longtemps été mis en stand-by, étant donné l'augmentation du coût, que le conseil départemental, qui a assuré la réfection de l'enrobé, n'était, au départ, pas prêt à assumer, et que le budget communal ne pouvait supporter. Finalement, le Département a révisé sa position.
La rue toujours condamnée

Les marchés ont été attribués par le conseil municipal le 12 février. Le maire, Alain Leconte, prévoyait alors un chantier qui durerait du début avril à la fin novembre. Or, s'ils ont bien commencé en avril, les travaux devraient être terminés à la fin du mois, au grand soulagement des élus.

« C'est grâce au fait qu'on a bloqué entièrement la rue. Si on avait travaillé en alternat comme projeté d'abord, on aurait mis beaucoup plus de temps », explique Alain Leconte.
Deux plateaux surélevés pour ralentir la vitesse

Le chantier a commencé par le renouvellement du réseau d'eau, pour un montant de 319 789 EUR. Le service des eaux de la Ville de Mulhouse remboursera environ 70 000 EUR, pour le branchement des particuliers.

Puis la chaussée a été décaissée, les réseaux secs enfouis. « On a aussi prévu la fibre », rappelle le maire qui attend avec impatience le raccordement du village. La structure a été entièrement reprise, aux frais du Département, pour 265 307 EUR TTC. La largeur a été ramenée de 8,50 à 6,50 m, dans le but de ralentir la vitesse des automobilistes.

La commune, outre la dissimulation des réseaux secs, a fait réaliser des trottoirs de 1,40 m de chaque côté, adaptés au déplacement des personnes à mobilité réduite, ainsi que deux plateaux surélevés, toujours dans l'optique de la réduction de la vitesse : le premier devant les ateliers municipaux, le second à l'intersection avec la rue de Cernay. « Si les voitures passent à plus de 50 km/h, elles cognent le bas de caisse », affirme le maire.

Quelques places de stationnement ont été aménagées, « mais il n'y a que deux encoches, pour ne pas encourager les riverains à laisser leurs véhicules dehors », explique-t-il.

Les lampadaires devant le stade doivent encore être remplacés jusqu'à la rue de Louhans par des leds, mais les mâts en béton déjà en place un peu plus haut le resteront. Il reste à finir les trottoirs, installer la signalisation au sol et verticale et à garnir les bacs à fleurs.

 

 
 

 

Cumuler RSA et job saisonnier

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:09:48

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Insertion A l'initiative des deux Départements
Cumuler RSA et job saisonnier
 

 
Cette année, les deux conseils départementaux alsaciens ont reconduit la possibilité de cumuler RSA et rémunération de vendangeurs. L'opération avait été expérimentée en 2018 pour répondre aux besoins de main-d'oeuvre saisonnière de la viticulture, et remettre le pied à l'étrier aux chômeurs de longue durée. L'an dernier, près de 200 allocataires haut-rhinois (180) avaient profité de la mesure, et encore, ces chiffres sont partiels, les intéressés pouvant s'inscrire directement auprès des viticulteurs. Dans le Bas-Rhin, où l'opération avait été testée à Barr, 41 personnes en avaient bénéficié. Cette année, l'expérimentation est élargie à l'ensemble du vignoble bas-rhinois.

Le dispositif doit être généralisé à la récolte des fraises et des asperges, ainsi qu'à d'autres secteurs employant des saisonniers comme l'hôtellerie-restauration.

À titre indicatif, le salaire horaire brut est de 10,03 euros pour un coupeur, et de 10,27 euros pour un porteur. Le montant du RSA pour une personne seule s'élève à 559 euros.

 

 
 

 

Déjà plus de 1300 places de vendangeurs à prendre

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:10:31

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Déjà plus de 1300 places de vendangeurs à prendre
 

 
Les viticulteurs alsaciens proposent chaque année plus de 2000 postes de vendangeurs via le service Alsace Vendanges. Archives DNA /Claude ROBINET
La date officielle des vendanges ne sera fixée que le 2 septembre, lors de la réunion de l'Association des viticulteurs d'Alsace (Ava). Mais Alsace Vendanges, la cellule pilotée par Pôle Emploi pour faciliter la mise en relation entre les viticulteurs et leurs futurs saisonniers, est à pied d'oeuvre depuis plus d'un mois. Depuis, le 8 juillet, elle recueille les besoins des vignerons en main-d'oeuvre saisonnière.
Des coupeurs de raisins, mais aussi des porteurs, conducteurs de tracteur...

Pour sa 25e campagne, le service de recrutement de la viticulture qui réunit Pôle Emploi, l'Ava et la Mutualité sociale agricole (MSA), est bien rodé. En 2018, 292 viticulteurs étaient passés par Alsace Vendanges pour pourvoir 2081 postes. Cette année, on est dans les mêmes proportions. « À la date du 14 août, la cellule avait rentré 1305 places de saisonniers proposées par 174 vignerons », recense Rudy Tichy, directeur de Pôle Emploi Colmar Europe, à la manoeuvre.

Les domaines cherchent des coupeurs de raisins et des porteurs, les postes les plus nombreux, mais aussi des conducteurs de tracteur et des aide-cavistes. Depuis l'an dernier, Alsace Vendanges a mis en place deux outils complémentaires pour répondre plus efficacement à la demande des viticulteurs.
Géolocalisation au plus près de l'hébergement

L'application maintenant.pole-emploi.fr permet aux postulants et aux employeurs d'entrer directement en contact. Elle est intéressante pour les viticulteurs qui veulent constituer leur équipe rapidement.

À côté, une ligne téléphonique spéciale vendangeurs, le 03.89.20.80.70, qui ouvre ce mercredi 21 août, permet d'orienter les candidats qui indiquent leurs disponibilités vers des postes situés au plus près de leur lieu d'hébergement. « Cette année, cela est rendu possible grâce à un logiciel de géolocalisation », indique le responsable de Pôle Emploi. Ce service téléphonique est accessible du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30.

Pour postuler, il suffit d'avoir plus de 16 ans, et d'être en bonne santé. Si les vendanges s'étalent sur un bon mois, en Alsace on ne cueille pas forcément les raisins tous les jours. Cela dépend de leur maturité et de la météo.

Qui sont les vendangeurs alsaciens ? Des étudiants, des demandeurs d'emploi (lire ci-dessous), des retraités, des salariés qui prennent congé pour l'occasion, ainsi que des saisonniers qui font le tour des vignobles : le Beaujolais et la Bourgogne avant l'Alsace.

La cellule Alsace Vendanges est active jusqu'à fin octobre.
I.N.

 

 
 

 

Gouvernement : rentrée périlleuse

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:59:54

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Gouvernement : rentrée périlleuse
 

 
Emmanuel Macron promet plus d'humilité et d'écoute mais ne dévie pas de sa ligne. Photo Yann COATSALIOU/AFP
L'incendie est-il définitivement maîtrisé ? 40 « actes » et 92 heures de grand débat plus tard, le président de la République semble s'être sorti sans trop de plaies d'une année brûlante : la plupart des gilets jaunes ont regagné leurs pénates, le scrutin européen a sonné les partis d'opposition (hors RN) et le taux de chômage est à la baisse. La trêve estivale a presque mérité son nom et le gouvernement, réuni ce mercredi en conseil des ministres, aura droit à une rentrée plus sereine qu'en 2018, sans affaire Benalla pour plomber les vacances, sans Nicolas Hulot ou Gérard Collomb pour partir avec pertes et fracas.
Pas de révolution sur le fond

Mais les braises sont loin d'être toutes éteintes, de la crise des urgences à la réforme du lycée, en passant par la grogne paysanne contre la ratification du Ceta (traité de libre-échange avec le Canada) qui s'est bruyamment exprimée durant tout l'été. Et si l'exécutif promet dialogue et écoute pour éviter toute reprise de feu, il n'entend pas ralentir le rythme d'un quinquennat mené au pas de course : « Constance et cohérence » obligent, les dossiers chauds s'empileront à nouveau sur la table dès septembre.

Et d'abord la « mère de toutes les réformes », celle des retraites, et cette suppression des régimes spéciaux sur laquelle bien des gouvernements ont trébuché. Sur un sujet hautement inflammable, le Premier ministre Édouard Philippe s'est engagé à prendre la main et le temps de la discussion, mais les syndicats de salariés et plusieurs professions libérales ont déjà appelé, dans le désordre, à la mobilisation.

Pour donner des gages à un électorat de gauche qui a délaissé le vote LREM aux élections européennes de mai dernier, le Premier ministre a également promis « accélération écologique » et « justice sociale ». À sept mois de municipales qui pourraient enfin donner au macronisme un ancrage local, il y a en effet urgence à convaincre. Mais le « ni droite ni gauche » est un exercice d'équilibriste : autre marqueur « progressiste », l'ouverture de la PMA à toutes les femmes devrait susciter des débats houleux au Parlement... et dans la rue. Déjà, une pléiade d'associations conservatrices rêvent d'une nouvelle « manif pour tous » et appellent à une marche unitaire début octobre.

Bref, les étincelles ne manqueront pas dans un pays qui paraît toujours aussi fracturé. Et encore ne connaît-on pas les perdants des milliards d'économies qui devront compenser dans le budget 2020 les mesures prises durant la crise des gilets jaunes et à l'issue du grand débat national... Au moins le chef de l'État, tout à sa nouvelle « humilité », s'en dit-il conscient. « Je ne crois pas du tout que ce qui à un moment donné crée la colère sincère d'une partie de la population soit derrière nous », prévenait-il fin juillet...
Alexis BOYER

 

 
 

 

GE : Bruno Le Maire jugera le respect des engagements

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:02:43

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GE : Bruno Le Maire jugera le respect des engagements
 

 
Bruno Le Maire. Photo Jean-Philippe KSIAZEK/AFP
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, a adressé, le 14 août, un courrier aux responsables belfortains de l'Intersyndicale CGC-CGT-FO de General Electric, qui lui avait envoyé une mise en demeure pour qu'il annule le plan social de GE en l'obligeant à respecter ses engagements. Bruno Le Maire indique qu'il réunira, en septembre, « un comité de suivi des engagements pris par General Electric lors de son rachat en 2014 des activités d'Alstom dans le secteur de l'énergie ». Bercy précise que sera notamment contrôlée l'implantation des centres de décision en matière de turbines à gaz, en soulignant que l'éclairage des syndicats sera sollicité. Le comité de suivi se déroulera à Bercy et ne concernera que les représentants de l'État et de l'entreprise. Le ministre ajoute qu'il s'est entretenu avec Larry Culp, le PDG de GE, et que ce dernier « a confirmé qu'une prolongation des délais du plan social était envisageable, dans le cadre d'un accord de méthode devant être négocié au sein de l'entreprise ».
« Nous voulons une négociation sur le fond »

« Nous n'avons pas besoin d'expertise pour savoir que les engagements n'ont pas été respectés. Il n'y a pas de dirigeant mondial de GE à Belfort. Le travail de contrôle n'a pas été fait par le cabinet qui en avait été chargé et le gouvernement demande aujourd'hui notre aide alors que nous ne sommes même pas invités au comité de suivi », lâche Philippe Petitcolin, pour l'Intersyndicale. Sur l'accord de méthode, M. Petitcolin répète que cette dernière ne veut pas aller « discuter de la taille des chèques. Nous voulons une négociation sur le fond, pas sur l'accompagnement des suppressions de postes ».

Concernant une éventuelle sanction de GE pour non-respect de ses engagements, Bruno Le Maire répond qu'il faut distinguer la partie rachetée en 1999 (où l'on trouve les turbines à gaz qui font actuellement l'objet du plan social et qui relève du droit commun) et les activités énergie acquises en 2014 (qui entrent dans les prévisions du décret Montebourg de contrôle des investissements étrangers en France).

Bruno Le Maire avance, encore, que les récentes commandes en matière de TGV vont permettre « d'envisager la création ou le maintien de 120 emplois industriels à Belfort ». Le ministre paraît confiant au sujet des projets de diversification, notamment pour la production dans le Territoire de Belfort de pièces destinées à l'aéronautique. Lors de son dernier passage à Belfort, M. Le Maire avait déclaré que l'État accompagnerait financièrement (à hauteur de la même somme) de tels investissements de la part de GE.

« Mon objectif est d'obtenir le maintien et le développement d'un maximum d'emplois industriels pérennes sur le site de Belfort », déclare Bruno Le Maire.
Philippe PIOT

 

 
 

 

italie - Incertitudes après la fin du gouvernement populiste

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:05:31

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italie - Incertitudes après la fin du gouvernement populiste
 

 
Giuseppe Conte a prononcé son discours à charge au Sénat entouré de Matteo Salvini (à gauche) et de Luigi di Maio (à droite). Photo AFP/Andreas SOLARO
Les observateurs prédisaient sa chute rapide. Le gouvernement populiste italien n'aura tenu finalement que 14 mois. Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a remis la démission de son gouvernement au président italien. Le chef du gouvernement tire ainsi les conséquences de la crise politique ouverte par Matteo Salvini qui a provoqué l'éclatement de la coalition entre la Ligue d'extrême droite et les antisystèmes du mouvement 5 Étoiles (M5S). Le chef de la Ligue, qui caracole en tête dans les sondages après la large victoire de son parti aux élections européennes, veut des élections anticipées.
Violent réquisitoire contre Salvini

Giuseppe Conte a prononcé un violent réquisitoire contre son ancien ministre de l'Intérieur, qui n'a cessé de lui faire de l'ombre au point d'incarner l'homme fort du pays. Le chef du gouvernement démissionnaire a critiqué « l'attitude irresponsable » de Matteo Salvini. Il l'accuse de « poursuivre ses propres intérêts en faisant courir de graves risques au pays ». L'ex-inconnu qui avait été propulsé à la tête du gouvernement pour aplanir les rivalités entre Matteo Salvini et Luigi di Maio a évoqué le danger d'une spirale économique négative.

Il s'est inquiété de l'appel au peuple lancé par son ancien ministre pour obtenir « les pleins pouvoirs », une rhétorique rappelant la marche sur Rome de Mussolini. Giuseppe Conte a fait allusion également aux soupçons de financement russe de la Ligue, mais il n'a pas dit un mot sur les migrants que Matteo Salvini continue de bloquer en mer (lire par ailleurs).

Matteo Salvini a lui rejeté la faute sur ses anciens alliés du M5S, « qui disent toujours non et bloquent tout ». Le chef de la Ligue accuse ses adversaires « d'avoir peur du jugement du peuple » en refusant un retour aux urnes.

Les clefs de la crise sont entre les mains du président Sergio Mattarella, opposé à des élections cet automne, avant le vote du budget. Parmi les hypothèses envisagées, celle d'un gouvernement « Conte bis » chargé de piloter une période de transition et d'éviter une hausse de la TVA prévue en 2020 si un trou de 23 milliards d'euros n'est pas comblé dans les caisses de l'État.
« Les différences entre le PD et M5S sont énormes »

Le M5S et le Parti démocrate (PD) de centre-gauche cherchent à éviter de nouvelles élections. Les deux formations pourraient former un pacte de gouvernement dans le cadre d'un front républicain contre Matteo Salvini. « Mais les différences entre le PD et M5S sont énormes. La seule colle qui peut les tenir ensemble, c'est la peur d'un Salvini vainqueur aux élections », commente Sofia Ventura, professeure de sciences politiques à l'université de Bologne. « L'issue de la crise dépendra aussi des luttes souterraines au sein du PD. Une scission n'est pas exclue. L'ancien président du Conseil Matteo Renzi veut la formation d'un nouveau gouvernement avec le M5S pour éviter des élections mais le secrétaire du PD Nicola Zingaretti hésite et semble préférer des élections », ajoute la politologue.

Sorti grandi de la crise, Giuseppe Conte pourrait aussi hériter du poste de commissaire européen réservé à l'Italie par Bruxelles dans un autre scénario.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Les retrouvailles annuelles des Alsaciens du monde

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:11:50

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Les retrouvailles annuelles des Alsaciens du monde
 

 
Les Alsaciens vivant à l'étranger cultivent leur souvenir pour les « Cinq C » (coiffe, choucroute, colombages, cigognes et cathédrale). Ce samedi, lors de la réunion de l'UIA, ils pourront étoffer leurs connaissances sur Bartholdi et sa statue de la Liberté. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
De soirées choucroute à New York ou Beyrouth en conférences sur Tomi Ungerer à Bruxelles ou Québec, ils font vivre et découvrir l'Alsace dans le monde entier. Mais ils racontent aussi, en filigrane, le monde lui-même.

La carte des associations des Alsaciens de l'étranger, aujourd'hui au nombre de 53, évolue sans arrêt. Ces deux dernières années se sont créées celles de Zurich, Chicago, Côte d'Ivoire, Dubaï, Bénin, Pologne et Marrakech. Celle de Côte d'Ivoire était une association fondatrice de l'Union lors de sa création en 1981, mais était entrée en sommeil faute de se trouver un président : les difficultés devenues courantes dans les associations pour former des équipes dirigeantes existent aussi par-delà les mers...
Des Chinois en Chine

Les naissances des antennes de Dubaï ou de Pologne disent quant à elles les évolutions de la mondialisation, des lieux d'expatriation. « Il y a 20 ans on n'avait personne en Chine, et aujourd'hui on a 150 adhérents dans quatre associations » à Pékin, Shanghai, Shenzhen et Hong Kong, relève Gérard Staedel, président de l'Union internationale des Alsaciens (UIA).

À l'inverse, la fédération n'a plus de relais à Téhéran : la menace des sanctions américaines pour toute entreprise travaillant avec l'Iran a obligé les expatriés à quitter le pays l'an dernier.

En 2021, les associations d'Alsaciens de New York et Lausanne fêteront leurs 150 ans, de même que celle de Paris : lors de sa création en 1871, la capitale française et l'Alsace étaient dans deux pays différents. Créée après l'annexion par le Reich pour aider les Alsaciens exilés (formalités pour rester français, offres d'emploi, bons de nourriture, bourses scolaires...), l'Agal (Association générale d'Alsace et de Lorraine) a changé d'activité au cours de l'Histoire pour s'occuper aujourd'hui de plus réjouissantes soirées théâtre ou gastronomie.
S'élargir, se renouveler, se rajeunir

Faire vivre les traditions régionales est le coeur de métier de ces espaces entre Alsaciens, parfois rejoints par des autochtones ayant vécu dans la région ou désireux de parler français. Parmi les 150 adhérents en Chine figurent d'ailleurs des Chinois.

D'Athènes à Sidney en passant par la Macédoine du Nord, 1500 adhérents en tout cultivent leur souvenir pour les « Cinq C » alsaciens (coiffe, choucroute, colombages, cigognes et cathédrale), auxquels s'ajoutent les Bredala des soirées de Noël. Le nombre est déjà honorable, mais l'Union, qui estime qu'il y a 100 000 Alsaciens hors de France, cherche à s'élargir, se renouveler, se rajeunir. Et lance des pistes. « Tout Alsacien connaît au moins un autre Alsacien installé à l'étranger - un étudiant, un expatrié... On pense demander aux communes de relayer notre appel pour nous aider à les contacter », poursuit Gérard Staedel. Autre idée : atteindre les parents d'élèves, « un public jeune ! », des lycées français à l'étranger via une fête de Saint-Nicolas pour laquelle l'UIA compte créer un « kit de Saint-Nicolas ».

« L'objectif est d'étendre notre réseau pour continuer à faire la promotion de l'Alsace dans le monde, et d'avoir des relais à l'étranger quand on veut contacter des entreprises ou avoir des conseils pour s'installer », explique Gérard Staedel.

En attendant, les 200 Alsaciens des cinq continents, lors de leur réunion à Colmar vendredi et samedi, pourront engranger, au fil de visites et conférences, de précieux savoirs sur la plus universelle des créations alsaciennes : la statue de la Liberté.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Daniel Kern, facteur d'orgues

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:13:02

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Daniel Kern, facteur d'orgues
 

 
Daniel Kern en 2006, en l'église Saint-Thomas à Strasbourg dans laquelle se trouve « l'un des joyaux de l'atelier Kern, l'un des témoignages alsaciens de son art » selon Damien Simon, organiste à la cathédrale de Strasbourg.

Archives DNA /Laurent RÉA

Daniel Kern, facteur d'orgues alsacien de renommée internationale, est décédé mercredi dernier à l'âge de 69 ans. Il devait s'envoler pour Moscou ce lundi, pour la longue finalisation d'un chantier d'exception. Jusqu'à décembre, Daniel Kern devait harmoniser les 5 872 tuyaux de l'orgue conçu pour la nouvelle Philharmonie de Moscou. Mais Patrick Armand, de la facture d'orgues Muhleisen à Eschau, a pris l'avion seul pour rejoindre le chantier de leur projet commun.
Avec le soutiend'Albert Schweitzer

La ville de Moscou souhaitait un orgue proche de celui conçu en 2009 par l'atelier Kern pour le théâtre Mariisky de Saint-Pétersbourg. Mais Daniel Kern, entre-temps, avait dû fermer l'atelier créé par son père Alfred en 1953 avec le soutien du Nobel de la Paix et organiste Albert Schweitzer. En 2015, Kern a mis la clef sous la porte, confronté à d'importants retards de paiements de certains de ses clients français et à une baisse du carnet de commandes.

« Dans les années 1980, il y avait chaque année environ 80 orgues en restauration en France. On avait tous du boulot », se souvient Yves Koenig, facteur d'orgues à Sarre-Union, qui a passé le brevet de maîtrise avec Daniel Kern en 1977. Au moment de la fermeture de l'atelier Kern, il n'y avait plus qu'« une petite dizaine » de restaurations en France, poursuit Yves Koenig, qui constate que les commandes ont un peu repris. Certainement aussi parce que le secteur de la facture d'orgue n'est plus « que la moitié de ce qu'il était il y a une dizaine d'années » : 240 personnes en tout, au sein de 60 ateliers, relève Patrick Armand, aussi président du groupement des facteurs d'orgues français.

Héritier d'une tradition familiale qui avait fait la renommée de l'atelier (Alfred Kern a restauré beaucoup d'orgues Silbermann, dont celui de la cathédrale de Strasbourg que son fils continuait d'entretenir), Daniel Kern a beaucoup travaillé à l'étranger, concevant notamment dix orgues en Allemagne (dont celui de la Frauenkirche reconstruite à Dresde) et douze au Japon. Mais le marché s'est tari, sans que la commande publique française ne permette de compenser.

« Ça a été une phase très difficile pour lui. Il a dû licencier 15 personnes qu'il avait formées lui-même. Ça a été une catastrophe humaine », se souvient Patrick Armand. Et la fabrication d'orgues était « vraiment sa passion ». Alors Daniel Kern a créé une société à son nom pour pouvoir continuer à entretenir ses créations et celles de son père. « Il était encore neuf mois sur douze au Japon, en Russie ou en Autriche pour accorder et entretenir les instruments », poursuit Patrick Armand.
Une patte particulière

« Son père avait une patte particulière que Daniel a su garder, quelque chose dans la sonorité », explique Yves Koenig.

« Très jovial, toujours positif, très attaché à la relation humaine avec ses clients et ses confrères », selon les mots de Patrick Armand, Daniel Kern avait aussi un rire « très caractéristique, communicatif ». Ce rire s'est éteint mercredi dernier, mais les dizaines de milliers de tuyaux d'orgues qu'il a restaurés, pensés, fabriqués à travers le monde, continueront de résonner.
A.-C. B.

 

 
 

 

Strasbourg reste entre la 101e et la 150e place

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:14:43

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Université  Classement de Shanghai
Strasbourg reste entre la 101e et la 150e place
 

 
Dans le classement de Shanghai, publié le 15 août, qui classe 1 000 universités dans le monde, l'Université de Strasbourg reste entre la 101e et la 150e place. Une position qu'elle conserve depuis 2016, après avoir atteint la 87e place en 2015. Une place qu'elle n'a donc pas « retrouvée », contrairement à ce qui a été écrit dans les DNA de la semaine dernière. L'Unistra est la 4e université française dans le classement de Shanghai après Paris-Sud, la Sorbonne et l'École normale supérieure.

 

 
 

 

Comment les professionnels du BTP gèrent-ils les déblais et les gravats ?

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:08:49

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Environnement Après le décès du maire de Signes (Var) renversé sur un dépôt sauvage
Comment les professionnels du BTP gèrent-ils les déblais et les gravats ?
La mort du maire de Signes (Var) début août a mis en lumière la problématique du traitement des déchets professionnels. Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) intègre depuis longtemps les filières de recyclage. Les déblais terreuxrestent un problème.
 

 
Décharge sauvage dans le Ried sélestadien. Le panneau menace d'une amende de 1 500 euros.
Parpaings, parois en plâtre, pierres, bouts de polystyrène, débris de tuiles, plaques ondulées en fibrociment... Des tas de gravats jalonnent la route du Rohrschollen et la rue de La Rochelle qui traversent la forêt du Neuhof, au sud du Port du Rhin à Strasbourg. Des particuliers ou des professionnels profitent des bas-côtés faciles d'accès, dans un secteur peu fréquenté la nuit, pour vider illégalement leur chargement.

Chaque année, un Français laisserait en moyenne 21 kg de détritus sauvages dans la nature selon l'étude menée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) auprès de 2 700 collectivités. Ces dépôts illégaux se multiplient, surtout dans les zones urbaines, aux abords des routes ou à proximité des points d'apport volontaires. Les monticules de la forêt du Neuhof sont situés à quelques centaines de mètres du site de recyclage et de valorisation de l'entreprise Suez...

Selon l'Ademe, ces dépôts sont effectués la plupart du temps par un habitant du territoire (33 % des cas) et par un professionnel (25 %). Ils avancent tout une série d'arguments : la paresse, le coût du déplacement, la limitation du nombre d'accès ou des volumes en déchetterie, l'amplitude horaire insuffisante des déchetteries, la facturation pour certains types d'usagers.

« Pour les professionnels, tant que le rejet légal sera plus cher que le rejet illégal, il y a aura des dépôts sauvages », remarque un entrepreneur. Mais le coût n'explique pas tout. Certains de ces dépôts sauvages sont liés à des travaux non déclarés, effectués par des entreprises non conformes, et à la pratique de voyous qui veulent garder dans la poche la somme facturée aux clients pour l'évacuation et le traitement des déchets.
« Ces épiphénomènesne devraient jamais exister »

« Ces épiphénomènes ne devraient jamais exister. Ce type de comportement est inadmissible », précise-t-on à la fédération alsacienne des travaux publics. L'organisme rappelle que les entreprises sont « sensibilisées depuis longtemps » à la question des déblais et que les plans de gestion des déchets « sont définis en partenariat » avec la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), le service de l'État ayant le pouvoir de police en matière de décharges illégales (lire ci-dessous).

De son côté, la Fédération française du bâtiment (FFB) a créé il y a plusieurs années l'application Déchets BTP. Elle permet de localiser les points de collecte les plus proches des chantiers en fonction du type de déchets, avec des informations pratiques pour chacun des sites. Elle est mise à jour chaque année.

« L'information et les outils concrets que nous proposons à nos adhérents visent à réduire les coûts par le tri et à valoriser nos déchets. Ces derniers doivent avoir une nouvelle vie », précise Pierre Fuetterer, secrétaire général de la FFB du Haut-Rhin. Si deux tiers des déchets inertes produits par le BTP sont aujourd'hui valorisés en France, il reste à créer des filières autour des isolants, de la moquette et de certains plastiques.

Le sujet qui préoccupe aujourd'hui le secteur des travaux publics concerne les déblais terreux. Sur un chantier de terrassement, l'évacuation de la terre vers un site privé payant coûte entre 40 à 50 %, le terrassement seul autour de 10 %.

« La profession réfléchit à intégrer dans les cahiers des charges un lieu de destination pour les déblais terreux », note Pierre Fuetterer. « Les coûts diminueraient si les communes ou les intercommunalités faisaient la démarche en amont, en demandant notamment les autorisations administratives pour le stockage. »
La difficulté : identifierles contrevenants

Les services de l'Eurométropole de Strasbourg récupèrent chaque année entre 500 et 1 000 tonnes de gravats, déchets de démolition et encombrants en tout genre déposés illégalement sur la voie publique. « La difficulté est d'arriver à identifier les contrevenants », note Anne Debien, adjointe au chef de service collecte et valorisation des déchets de l'EMS. « Dès qu'on en trouve, les éléments d'identification sont transmis à la police ou à la gendarmerie. »

Le décès du maire de Signes (Var) survenu alors qu'il intervenait sur un dépôt sauvage de gravats a marqué les esprits. « Nous luttons contre ce genre de comportements car au-delà de l'aspect écologique, ils mettent à mal la saine concurrence entre les entreprises. Nous sommes très attachés à ce que la loi soit la même pour tous », explique Pierre Fuetterer. La FFB initie chaque année des actions à l'encontre de sociétés ne respectant pas les règles d'hygiène et de sécurité et le droit du travail. Pour les dépôts illégaux de déchets, la tâche s'avère plus complexe.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Des moutons le long du canal de Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:13:48

© L'alsace, Mercredi le 21 Aout 2019
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Des moutons le long du canal de Colmar
 

 
Le troupeau d'Olivier Moog va circuler sur trois sites le long du canal de Colmar. DR
Voies navigables de France Strasbourg recourt à l'éco-pâturage pour l'entretien de ses berges ; une technique qui s'inscrit dans la démarche « zéro phyto » de l'établissement. Pour mettre en oeuvre cette activité, VNF a fait appel à l'éleveur Olivier Moog qui va faire circuler ses moutons durant une année, successivement sur trois sites. La première opération a débuté le 19 août le long du barrage de l'Ill (environ 1 hectare) près de Colmar géré par l'Unité territoriale Centre Alsace de VNF. Le troupeau évoluera ensuite vers la rive droite aval (plus d'1 ha) à Muntzenheim avant de poursuite son chemin vers la rive droite amont (5300 m²) à Kunheim, toujours sur le canal de Colmar.

Les moutons ont été choisis pour leur particularité d'adaptation aux milieux les plus escarpés ; ils vont passer dans des endroits où les agents pourraient difficilement accéder avec leurs machines.

 

 
 

 

lutterbach - Des collaborations fructueuses

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:50:55

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lutterbach - Des collaborations fructueuses
 

 
Quand la municipalité de Lutterbach, alors menée par Roger Winterhalter, a songé à implanter des jardins familiaux, une parcelle de 7,38 ares a été réservée, le long de la rue du 11-Novembre, à l'arrière de la maternelle, pour un verger-école. « Le but était d'assurer une séparation entre les maisons des riverains et les jardins », rappelle Denis Richard, président de l'association des Jardins familiaux depuis quatre ans.
Soixante-cinq arbres plantés en 1992

Il devait, dans l'esprit du maire, servir aux élèves, pour leur permettre de grimper aux arbres et d'avoir un contact direct avec la nature. C'était en 1987. Puis le projet a évolué et le site, planté en avril 1992, a été mis à la disposition de l'Université populaire (UP). Le formateur, Bernard Schelcher, qui donnait des cours théoriques à la MJC, proposait sur place des exercices pratiques de plantation, soins, entretien et taille. L'activité s'appelait alors « arbres fruitiers ».

Quarante-six pommiers et dix-neuf poiriers, provenant d'un don, ont été disposés sur deux rangées. Cette plantation a été faite en grande pompe, en présence du maire, du président du conseil départemental dont la collectivité avait financé 15 % du coût, des président et directeur de l'UP. Les fruits devaient être offerts au centre communal d'action sociale. L'équipe de personnel en insertion d'Insef avait creusé les tranchées et installé abri et clôtures.

Quand Bernard Schelcher a cessé ses activités, le verger est resté plus ou moins à l'abandon, personne ne reprenant le flambeau. « Il y a une dizaine d'années, le maire André Clad a demandé au président des Jardins familiaux de l'époque, Charles Jacob, que l'association reprenne le verger. C'est Raymond Stimpfling, un locataire, qui s'en est occupé. C'était un bon bricoleur. Quand il s'est retiré du comité, il a aussi arrêté l'arboriculture », se souvient Denis Richard.
Un deuxième verger

Le site accueille même, depuis une décennie, un deuxième verger, plus petit, situé tout en haut, à gauche. « Le jardin d'Arlette Hermann était trop grand pour elle. On a prélevé un tiers de la parcelle pour la soulager. On y a planté deux mirabelliers et deux quetsches, ainsi que des groseilliers », poursuit le président. De quoi enrichir la collection de fruitiers du lieu, car le verger initial a subi une importante érosion et l'on n'y trouve plus qu'une vingtaine d'arbres sur les 65 du départ : « On a de tout, sauf des poiriers : quetsches, mirabelles, cerises et même un kiwi qui est stérile », indique Denis Richard.

« Les membres du comité, à tour de rôle, selon leur disponibilité, effectuent la tonte, débroussaillent, déracinent les vieilles souches, mais la taille est confiée à un professionnel, car on n'a pas l'expérience nécessaire », termine-t-il.
Textes et photos :Antoinette OBER

 

 
 

 

Route de Spechbach : 340 mètresde voirie refaits à neuf

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:51:43

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Route de Spechbach : 340 mètres de voirie refaits à neuf
 

 
La route de Spechbach au lieu-dit La Largue est en travaux. La route est fermée à la circulation. Photos L'Alsace /Françoise ITAMARD
Le conseil départemental a entrepris des travaux de réfection de la chaussée route de Spechbach, au lieu-dit La Largue. Les automobilistes sont donc appelés à changer leurs trajectoires habituelles en empruntant les déviations mises en place.

Ces travaux consistent à remplacer un petit ouvrage d'art (aqueduc) au lieu-dit La Largue, à poser une longrine en béton pour tenir les glissières, à effectuer des travaux d'assainissement et à poser un nouvel enrobé.

Coût des travaux : 125 000 EUR au total, 25 000 EUR pour la pose de l'enrobé, 90 000 EUR pour la remise à niveau du petit pont.

Les travaux seront achevés le 30 août et la route sera rouverte à la circulation.
F.I.

 

 
 

 

Zillisheim/Flaxlanden Commémoration Cérémonie à la stèle des Savoyards

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:55:04

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Zillisheim/Flaxlanden  Commémoration
Cérémonie à la stèle des Savoyards
 

 
La traditionnelle photo de famille, devant le monument, à l'issue de la cérémonie.
« Cela fait bientôt vingt-cinq ans que nos deux villages, Flaxlanden et Zillisheim, ont décidé de commémorer annuellement, ensemble, ce tragique événement militaire du 19 août 1914 au tout début de la Première Guerre mondiale. »

C'est ainsi que Joseph Goester, maire de Zillisheim, entouré de ses adjoints, a accueilli les invités, en même temps que sa collègue Francine Agudo-Perez, première adjointe au maire de Flaxlanden, représentant le maire Claude Frey, pour une cérémonie devant la stèle des Savoyards. Un monument érigé pour rappeler le sacrifice de 600 jeunes du 97e régiment d'infanterie alpine de Chambéry (Savoie).

Cette cérémonie du 105e anniversaire a rassemblé les autorités civiles et militaires, sapeurs-pompiers, membres de la Réserve intercommunale de sécurité civile (Risc) de Hochstatt et Zillisheim, anciens combattants et porte-drapeaux dont le président, l'adjudant-chef Didier Boge assurait également le rôle de maître de cérémonie. Elle a été marquée par le dépôt de quatre gerbes au pied de la stèle du Général Plessier, aussi appelée monument des Savoyards.
Reconnaissanceet respect

Roland Fellmann, des Trompettes de Mulhouse 1898, a effectué les sonneries d'usage alors que La Marseillaise a été chantée en choeur par l'ensemble des participants parmi lesquels Daniel Adrian, conseiller départemental, le capitaine Dominique Charroy, de la gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Alain Guth, président départemental de l'UNC (Union nationale des combattants), les représentants des ordres nationaux, de la Réserve de l'armée de l'air, de la gendarmerie et de la brigade verte.

« Dans une commémoration, il ne s'agit pas de faire l'apologie de la guerre mais de témoigner notre reconnaissance envers celles et ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions aujourd'hui vivre libres. Ils méritent notre plus profond respect, a relevé Joseph Goester. Dans cette démarche de reconnaissance et de respect, je souhaite également associer à la minute de silence que nous allons observer la mémoire d'un certain nombre de personnes qui ont marqué l'actualité ou nous ont tout simplement marqués dans les semaines et les mois précédents. » Il a cité, entre autres, Peter Ziegler, premier adjoint honoraire de Riegel am Kaisersthuhl, souvent venu à Zillisheim, Franck Chesneau, pilote de Tracker, Jean-Mathieu Michel, maire de Signes.

« Ces jeunes Savoyards avaient la France chevillée au corps, a poursuivi le maire de Zillisheim. Nul doute qu'ils ne comprendraient pas la crise culturelle et identitaire qui secoue nos civilisations occidentales à ce jour. »
La terrible batailledu Geisberg

Francine Agudo-Perez a fait le récit de la terrible bataille du Geisberg. C'est sur les flancs des deux communes que s'est déroulée cette bataille meurtrière où les Savoyards se sont lancés, baïonnette haute, à l'assaut de la colline, accueillis par le feu nourri des Allemands. Le bilan a été terrible : 14 officiers tués et 14 blessés, 600 hommes tués et 427 blessés, soit plus de 1 000 victimes parmi les combattants, français et allemands.

L'émouvante cérémonie a été suivie du verre de l'amitié, servi à l'Espace Saint-Laurent.
Adrien LERCH