Cinq maisons en feuet un disparu

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:50:13

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Cinq maisons en feuet un disparu
 

 
Les sapeurs-pompiers ont lutté pendant plus de trois heures pour circonscrire le sinistre. Photo L'Alsace /Stéphane CARDIA
Un spectaculaire incendie s'est déclaré hier, en fin d'après-midi, dans le centre-ville de Rouffach, où cinq maisons ont été la proie des flammes. Le sinistre, dont l'origine restait indéterminée hier soir, a pris vers 16 h 30 au 15 de la rue des Bouchers, dans une maison ancienne à colombages.
Risque d'effondrement

Très vite, un important dispositif de secours a été mis en place, composé de 90 sapeurs-pompiers, placés sous les ordres du lieutenant-colonel Thierry Kellenberger. Les soldats du feu ont lutté pendant plus de trois heures pour circonscrire le sinistre, qui menaçait de s'étendre à plusieurs habitations de ce secteur composé d'un dédale de ruelles et de maisons anciennes accolées. Le feu a totalement ravagé la maison où s'est déclaré l'incendie. Quatre autres maisons accolées ont subi des dégâts, importants pour deux d'entre elles.

On ignorait, hier soir, si le sinistre avait fait des victimes, mais l'inquiétude était vive pour la personne qui vivait, seule, dans la maison détruite par l'incendie. Cet homme, âgé d'environ 70 ans et souffrant de problèmes de motricité, n'avait toujours pas été retrouvé à l'heure où nous mettions sous presse. Les sapeurs-pompiers n'ont pu effectuer immédiatement de reconnaissance dans sa maison, en raison d'un risque important d'effondrement, mais une équipe cynotechnique a été dépêchée sur place dans la soirée.

« Nous allons rester sur place toute la nuit, et sans doute une partie de la journée de demain, afin de surveiller le site et de prévenir toute reprise de l'incendie », expliquait hier soir le lieutenant-colonel Thierry Kellenberger. Dix lances étaient encore en action à 21 h 30.

Un sapeur-pompier a été légèrement blessé en début d'intervention. La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, ainsi que le sous-préfet Daniel Mérignargues se sont rendus sur place. Plusieurs élus rouffachois étaient également présents, la commune ayant réquisitionné la salle polyvalente afin d'héberger, si nécessaire, les personnes touchées par le sinistre. Le festival A dos d'arts a été annulé pour la soirée : il devrait reprendre aujourd'hui.
Stéphane CARDIA

 

 
 

 

Macron veut un G7 sans « chicaya bureaucratique »

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:37:35

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Macron veut un G7 sans « chicaya bureaucratique »
 

 
Il y a un an, lors du G7 au Canada, en compagnie, notamment, de Donald Trump et Angela Merkel. Photo SAUL LOEB/AFP
« Personne ne lit les communiqués ! » Emmanuel Macron a ainsi désamorcé mercredi tout suspense sur la rédaction ou non d'une déclaration commune à l'issue du G7 réuni samedi à Biarritz.

Instruit de l'expérience du G7 de l'année passée, qui avait vu Donald Trump déchirer d'un tweet l'équilibre d'une nuit de négociation, le président français a revendiqué de « prendre des risques ». Il veut, durant ces trois jours, déjouer les « perversités du système », qui accaparent les dirigeants du monde sur « des chicayas bureaucratiques ».
Un budget« des plus réduits »

Comment ? « Il faut rapprocher les esprits, et frotter les cervelles », a expliqué Emmanuel Macron mercredi durant plus de deux heures devant l'Association de la presse présidentielle. C'est dans cet esprit qu'il a rencontré Vladimir Poutine à Brégançon, qu'il voit ce jeudi l'Indien Narendra Modi, ou qu'il reçoit pour la quatrième fois Donald Trump en France, dans une relation « franche, sincère, amicale ».

Le changement de style est aussi dans l'organisation. À 34 millions d'euros, le budget du G7 de Biarritz, souligne le président, « est l'un des plus réduits de tous les G7 de ces dernières années ». Il veut aussi qu'il soit l'un des plus sûrs, grâce à l'action des forces de l'ordre dont il reconnaît la « fatigue ». Mais il « n'y a pas de liberté s'il n'y a pas d'ordre public ».
L'Allemagne à la relance

Les dossiers ne manquent pas, pour ce G7 : conflits en cours, de la Libye à l'Iran et à la Syrie (« je serai intraitable sur Idlib », dit-il), sans oublier l'Ukraine : il devrait demander samedi, avec la chancelière Angela Merkel, une rencontre à quatre avec les présidents russe et ukrainien.

Mais aussi réchauffement climatique, guerre commerciale et croissance en berne... Sur ce point, l'Allemagne sera appelée à réviser ses dogmes, et à accepter de faire de la « relance budgétaire », insiste le président français.
Johnson rappelé au « sérieux »

L'objectif de Biarritz est de parvenir, à défaut de communiqué commun, à bâtir des « coalitions d'action » sur chaque sujet, des « coalitions à géométrie variable ». Il est aussi d'affirmer la « souveraineté européenne », par exemple sur le désarmement : « L'Europe ne peut pas s'en remettre pour sa sécurité au dialogue entre les États-Unis et la Russie. »

À la veille de déjeuner à Paris avec Boris Johnson, le Président a, sans surprise, confirmé l'inflexibilité européenne sur le Brexit. Pas question de revenir sur les garanties données à l'Irlande, car « la paix irlandaise, c'est la paix européenne ». Et face aux menaces britanniques de bloquer la libre circulation des personnes au 31 octobre, il appelle sans ménagement le Premier ministre à en revenir à « l'esprit de sérieux ».

Et pour conclure, une formule qu'il nomme « la leçon de l'Italie » : « Quand on s'allie avec l'extrême droite, à la fin, c'est toujours l'extrême droite qui gagne. »
Francis BROCHET

 

 
 

 

Retraites : Agnès Buzyn promet une « consultation citoyenne »

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:38:42

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Retraites : Agnès Buzyn promet une « consultation citoyenne »
 

 
La consultation « pourra se faire sur internet, dans les mairies, via des associations et via des syndicats », selon Agnès Buzyn. Bertrand GUAY/AFP
Quelques mois après le grand débat, le gouvernement va à nouveau consulter les Français. Cette fois-ci, le sujet sera précis : il s'agit de demander l'avis de la population concernant la future réforme des retraites. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé mercredi qu'une « consultation citoyenne » sera lancée, « probablement la semaine prochaine ».

« Nous attendons les retours de nos concitoyens sur les propositions qui ont été faites », a-t-elle expliqué, en référence au rapport rendu mi-juillet par le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, qui avait lui-même mené une « consultation citoyenne » l'an dernier.
Les modalités pas encore fixées

« Ce sera probablement moins lourd que la consultation citoyenne du grand débat qui a mobilisé énormément de monde et de financement », a-t-elle expliqué au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV/RMC. La ministre a évoqué quelques pistes : « Cela pourra se faire sur internet, dans les mairies, via des associations et via des syndicats. Tout cela va être mis sur la table au mois de septembre. »

À l'issue du Conseil des ministres, Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, a confirmé cette annonce. Mais elle a précisé que les modalités de cette consultation « ne sont pas encore arrêtées ». Son objectif ? « Détailler la réforme aux Français et les faire réagir », a commenté Sibeth Ndiaye.

Les huit syndicats de salariés doivent rencontrer le Premier ministre Edouard Philippe les 5 et 6 septembre prochains pour un nouveau cycle de discussion. Mais trois journées d'action sont d'ores et déjà annoncées les 16, 21 et 24 septembre...

 

 
 

 

L'état des voies ferrées inquiète

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:41:15

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L'état des voies ferrées inquiète
 

 
Une nouvelle catastrophe comme celle de Brétigny-sur-Orge (2013) serait-elle possible ? Photo d'illustration Julio PELAEZ
La France risque-t-elle un autre déraillement comme celui qui avait fait sept morts et 70 blessés en juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge (Essonne) ? Un rapport, qui semble alarmant, de l'Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) relance le débat sur l'état du réseau ferré. L'audit dévoilé par Le Parisien porte sur des milliers de kilomètres de voies dans cinq régions de l'ouest de la France. Le gendarme du ferroviaire relève de nombreuses anomalies qui constituent « un écart majeur sur le niveau de maîtrise du processus de maintenance de l'infrastructure ».
Câbles électriques rongés et éclisses sans boulons

Les inspecteurs ont notamment découvert des câbles électriques rongés sur un passage à niveau. En juillet 2014, des fils dévorés par des rongeurs avaient provoqué la collision entre un TER et un TGV, qui avait fait une trentaine de blessés dans les Pyrénées-Atlantiques.

Les inspecteurs de l'EPSF ont également trouvé des éclisses dont les boulons étaient desserrés ou manquants. La défaillance d'une de ces attaches métalliques entre deux rails est la cause de l'accident de Bretigny.

La SNCF rétorque que la plupart des écarts mentionnés par l'audit ne concernent pas la sécurité et que les événements de sécurité les plus graves ont diminué de 30 % en quatre ans.

La ministre des Transports Élisabeth Borne voit dans ce rapport les conséquences de « décennies de sous-investissements et de tout-TGV » et rappelle que le gouvernement s'est engagé à augmenter de 50 % le plan de modernisation des voies ferrées pour le porter à 3,6 milliards d'euros par an.

Tout en se demandant « quelle stratégie sert ce rapport fantôme », la CGT cheminots s'inquiète des diminutions de personnel. « La réforme de 2014 prévoyait le recrutement de 500 agents par an jusqu'en 2020 pour faire face au défi de la régénération des voies. Cet objectif n'a jamais été réalisé. Pire, en 2018, nous avons perdu 285 agents pour l'entretien. Depuis 2014, la sous-traitance a augmenté de 35 % », déplore le syndicat.
L.C.

 

 
 

 

La Harth, forêt témoin du changement climatique

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:49:13

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La Harth, forêt témoin du changement climatique
 

 
Bruno Gaston, responsable de l'unité territoriale de la Harth à l'ONF, constate depuis quatre ans les conséquences des sécheresses sur les pins sylvestres et les charmes. Depuis ce printemps, les chênes commencent aussi à sécher. Les précipitations récentes ne suffiront pas à changer la donne. Photo L'Alsac e
Dès 2015, les charmes de la Harth ont été les premières victimes des phénomènes de sécheresses, estivaux et hivernaux (lire ci-contre), ainsi que des épisodes caniculaires à répétition de ces dernières années. Tout un symbole pour cet important massif forestier alsacien, la plus grande charmeraie naturelle d'Europe.
La plus grande charmeraie d'Europe décimée

Si les charmes ont été les premiers touchés, c'est à cause de leur système racinaire, « superficiel et traçant, qui les rend particulièrement vulnérables à la sécheresse », explique Bruno Gaston, le responsable de l'unité territoriale de la Harth à l'ONF (Office national des forêts). « Aujourd'hui, près de 30 % des charmes sont plus ou moins touchés, selon les secteurs. »

2015, c'est aussi l'année où les pins sylvestres ont commencé à se retrouver nus, déshabillés de leurs aiguilles. « Dans leur cas, la sécheresse a été une cause indirecte du dépérissement, commente le forestier. Les pins cohabitent avec un hôte naturel : un champignon appelé sphaeropsis sapinea. Mais quand les arbres sont en situation de stress hydrique, le champignon se développe. Il devient pathogène et provoque la mort de l'arbre. »

Le peuplement quasi centenaire de cinq hectares que nous avons sous les yeux, situé sur le ban de Rixheim, est ainsi « grillé à 99 % ». Jusqu'à récemment, le pin sylvestre était la quatrième essence la plus représentée dans le massif. Mais les perspectives ne sont pas bonnes : « Une disparition complète de l'essence pourrait être envisagée d'ici cinq ans. »
« Quand les chênes commencent à sécher, c'est qu'il y a alerte »

« Triste nouveauté constatée cette année, les chênes, l'autre essence emblématique et dominante de la Harth, sont désormais également impactés. » Certains n'ont pas refait de feuilles au printemps. Pour le moment, seul un petit pourcentage est touché : entre « 0 et 5 % », selon Bruno Gaston.

Mais « quand les chênes commencent à sécher, c'est qu'il y a alerte », s'inquiète le forestier. S'il dit cela, c'est parce que l'essence, dotée d'une racine centrale, appelée « pivot », qui lui permet d'aller chercher en profondeur l'eau dont elle a besoin, est censée mieux résister à la sécheresse.

Autre constat qui inquiète Bruno Gaston : « La sécheresse frappe aussi bien les chênes plantés il y a une trentaine d'années, que les arbres centenaires, présents naturellement, dont le patrimoine génétique n'arrive plus à s'adapter, parce que les changements climatiques sont devenus beaucoup trop rapides. »

L'état des lieux est tel qu'aujourd'hui, « on peut parler de dépérissement à l'échelle de la forêt, même si certaines zones restent épargnées, notamment dans le centre du massif ». « Est-ce parce que cette zone est un peu plus arrosée ? Est-ce à cause du canal du Rhône au Rhin, qui traverse la forêt à cet endroit et permet de maintenir une humidité ambiante plus importante qu'ailleurs ? », interroge Bruno Gaston, qui ne s'explique pas vraiment cette « poche verte pour le moment préservée ».

La carte de l'IGN (Institut national de l'information géographique et forestière) qui vient d'être réalisée confirme ces propos. Elle montre des dépérissements allant de 0-5 % à 75-100 %, selon les secteurs. Globalement, ils se sont aggravés partout entre 2015 et 2018.

« Les dépérissements ont d'abord surtout touché le nord du massif, dans la poche de Colmar, où l'hydrométrie est plus faible qu'au sud et le sol moins fertile et davantage filtrant, avec peu de réserve utile en eau. Mais depuis deux ans, le sud de la forêt est aussi concerné », retrace Bruno Gaston.
« On a du mal à imaginer la Harth dans 20-30 ans »

Ce constat, qui a des conséquences pour tout un écosystème environnemental et économique (lire ci-dessous), laisse le forestier dubitatif. « L'avenir de la forêt est incertain. On a du mal à imaginer la Harth dans 20-30 ans. Trente ans, c'est normalement ce qu'il faut pour qu'un forestier commence à voir le résultat de son travail. Il n'en voit jamais la finalité, puisque les arbres pour lesquels il travaille sont coupés après une centaine d'années, ou plus, selon les essences. Alors, imaginez l'état d'esprit d'un forestier quand il voit le travail d'une carrière anéanti par deux-trois années de sécheresse, qui obligent à couper les arbres au plus vite pour les valoriser à minima, en bois de chauffage, avant leur dépérissement complet... »

Une des solutions pour préserver la forêt, qui joue notamment un rôle dans la régulation du climat, c'est de « planter des arbres plus résistants à la sécheresse ». Cela ne serait pas une première pour la Harth (lire ci-dessous).
Textes : Cécile FELLMANN Photos : Thierry GACHON PLUS WEB Nos vidéo et diaporama sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Christophe Schwalbach nommé directeur

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:51:11

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Christophe Schwalbach nommé directeur
 

 
Le père Christophe Schwalbach était curé de Soultz depuis octobre 2011. DR
Son nom circulait depuis la démission du chanoine Geissler, à la mi-juin (lire L'Alsace du mercredi 3 juillet), l'information vient d'être confirmée dans la dernière livraison du bulletin L'Église en Alsace, datée du mois de septembre 2019 : à la rubrique « Nominations diocésaines », on y apprend que le curé de Soultz (Haut-Rhin) Christophe Schwalbach est nommé directeur du Mont Sainte-Odile et recteur de la basilique Sainte-Odile. Cette nomination met fin à une petite période de vacance à la tête du pèlerinage. Le chanoine Geissler avait lui-même succédé au père Patrick Koehler, parti neuf mois plus tôt, en septembre 2018. En un an, le Mont Sainte-Odile aura ainsi connu trois recteurs différents.
H. de C.

 

 
 

 

Rencontre franco-allemande : déjà 20 ans d'amitié

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:54:05

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Rencontre franco-allemande : déjà 20 ans d'amitié
 

 
DR
Cela fait 20 ans qu'a été scellée l'amitié entre le Ballersdorf bavarois et son homonyme sundgauvien. Un week-end de juillet dernier a été l'occasion pour les amis de se rencontrer en Bavière à l'occasion du Schloßfest à Neuburg an der Donau. Un accueil chaleureux, comme d'habitude, et la promesse de se revoir en 2021 dans le Sundgau cette fois. Des liens soutenus par le conseil départemental et la caisse du Crédit mutuel locale, pour que se pérennise cette amitié européenne, comme a pu le relever le président, André Hemmerlin.

 

 
 

 

« Nous avons aussi un rôle de conservatoire »

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:54:47

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petit landau -

« Nous avons aussi un rôle de conservatoire »
 

 
L'association locale des arboriculteurs a vu le jour en 1985 à Petit-Landau. Armand Le Gac en a été le président fondateur. « Dans ces années-là, de nombreux vergers écoles ont été créés, des créations accompagnées de subventions allouées par le conseil général », se souvient-il. La commune a mis à disposition, par bail emphytéotique, un terrain de 10 ares situé près du centre du village. L'association devait prendre en charge les différents investissements, les frais de fonctionnement.

Le marché aux puces annuel (le prochain aura lieu le dimanche 13 octobre) permet en grande partie de faire face à ces dépenses. Parmi elles, prochainement, « un grand ménage », selon l'expression du président, une opération qui consiste à remplacer « des fruitiers atteints par la limite d'âge » et aussi à en supprimer une rangée pour avoir davantage d'espace.

Actuellement, un peu plus d'une centaine d'arbres peuplent le verger, majoritairement des pommiers. Parmi les nombreuses variétés présentes, on trouve la « cour pendu » ou encore la « fenouillet rouge ». « Des fruits oubliés. Nous avons aussi un rôle de conservatoire. Un rôle éducatif également », souligne Armand Le Gac. L'exposition fruitière réalisée lors du marché aux puces en donne un aperçu fort instructif.
« Conduite naturelle »

Des démonstrations de greffes, de plantations (prochaine le 23 novembre à 14 h), de tailles sont régulièrement programmées. L'association, forte de 45 membres, compte en son sein deux moniteurs en activité. Pour les participants à ces démonstrations, c'est l'opportunité de découvrir les différentes techniques permettant de façonner un arbre. Une priorité dans la gestion de ce verger école, « la conduite naturelle », insiste Armand Le Gac. Ce « on laisse vivre » se traduit, par exemple, par ne pas retirer la végétation au pied des arbres, garder au minimum 5 cm d'herbe dans les allées, n'opérer que deux traitements dans l'année.

Le champ d'action de l'association ne se limite pas au seul verger. Ses membres ont planté plus de 300 arbres sur le ban communal ; 75 l'ont été dans le cadre du Gerplan (plan de gestion de l'espace rural et périurbain) mené par le conseil départemental et l'ex-communauté des communes Porte de France Rhin Sud. On retrouve donc çà et là, entre autres, des cognassiers, des cerisiers « aigle noir » qui étaient « LE cerisier de Petit-Landau ». Les écoles bénéficient de ces plantations, l'occasion pour les élèves d'apprécier les fruits mais aussi de voir vivre ces arbres. « Et nous donnons du jus aux établissements scolaires chaque fois que l'équipe pédagogique nous le demande », relève Armand Le Gac, « le reste étant vendu lors du vide-greniers ».

L'alambic communal permet une autre mise en valeur des pommes. « On recherche avant tout le goût », fait remarquer le président qui aime distiller de bienveillants conseils. Tout naturellement.
Bernard STICH

 

 
 

 

michelbach le haut - Un appel aux dons pour la restauration de l'église

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:55:40

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michelbach le haut - Un appel aux dons pour la restauration de l'église
 

 
La commune de Michelbach-le-Haut et la Fondation du patrimoine feront oeuvre commune à l'occasion de ce grand chantier. Photos L'Alsace /P.-B.M.
Des travaux d'entretien ont régulièrement été entrepris par le passé afin d'assurer la sauvegarde de l'église de Michelbach-le-Haut : les façades il y a un demi-siècle et l'intérieur en 1990-1991.

À présent, la commune doit engager d'importants chantiers, dans les meilleurs délais, afin de sécuriser le clocher et ses abords. Les travaux projetés comprennent le ravalement des façades, le remplacement des abat-sons, le traitement des soubassements et des fissures et la réfection de la voirie aux abords de l'édifice. C'est un beau présent pour les 150 ans de ce bâtiment cultuel.

Le coût des travaux est estimé 147 680 EUR TTC. Le conseil départemental, le conseil régional et la Fondation du patrimoine contribueront au financement mais il reste à trouver quelque 30 000 EUR afin de boucler le budget de ce chantier.

Des dons peuvent être adressés à la Fondation du patrimoine, pour l'église Saint-Jacques le Majeur, 9, place Kléber à Strasbourg, ou sur le site sécurisé www.fondation du patrimoine.org/61719. La réduction d'impôt est à hauteur de 66 % du don effectué, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Paul-Bernard MUNCH

 

 
 

 

La rue de Wittelsheim avec trois mois d'avance

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:56:06

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REININGUE  Travaux
La rue de Wittelsheim avec trois mois d'avance
Prévu d'avril à novembre, l'aménagement de la rue de Wittelsheim à Reiningue sera terminé dès la fin août, pour un montant de 787 815 EUR, répartis entre le conseil départemental (un tiers) et la commune (deux tiers).
 

 
L'aménagement, sous la maîtrise d'ouvrage de Cocyclique, va de l'entrée dans la commune, devant le stade jusqu'au carrefour de la rue des Pierres, soit sur 800 m.
«Il y a déjà eu des morts au carrefour des rues de Wittelsheim et de Cernay », rappelle l'adjoint au maire de Reiningue chargé des travaux, Philippe Fuchs. Sans compter l'accident qui, en 2010, a coûté la vie à trois jeunes à l'entrée de la commune, quand on vient de Wittelsheim.

C'est dire si un aménagement sécuritaire est le bienvenu. Un projet en gestation depuis 2013, mais qui a longtemps été mis en stand-by, étant donné l'augmentation du coût, que le conseil départemental, qui a assuré la réfection de l'enrobé, n'était, au départ, pas prêt à assumer, et que le budget communal ne pouvait supporter. Finalement, le Département a révisé sa position.
La rue toujours condamnée

Les marchés ont été attribués par le conseil municipal le 12 février. Le maire, Alain Leconte, prévoyait alors un chantier qui durerait du début avril à la fin novembre. Or, s'ils ont bien commencé en avril, les travaux devraient être terminés à la fin du mois, au grand soulagement des élus.

« C'est grâce au fait qu'on a bloqué entièrement la rue. Si on avait travaillé en alternat comme projeté d'abord, on aurait mis beaucoup plus de temps », explique Alain Leconte.
Deux plateaux surélevés pour ralentir la vitesse

Le chantier a commencé par le renouvellement du réseau d'eau, pour un montant de 319 789 EUR. Le service des eaux de la Ville de Mulhouse remboursera environ 70 000 EUR, pour le branchement des particuliers.

Puis la chaussée a été décaissée, les réseaux secs enfouis. « On a aussi prévu la fibre », rappelle le maire qui attend avec impatience le raccordement du village. La structure a été entièrement reprise, aux frais du Département, pour 265 307 EUR TTC. La largeur a été ramenée de 8,50 à 6,50 m, dans le but de ralentir la vitesse des automobilistes.

La commune, outre la dissimulation des réseaux secs, a fait réaliser des trottoirs de 1,40 m de chaque côté, adaptés au déplacement des personnes à mobilité réduite, ainsi que deux plateaux surélevés, toujours dans l'optique de la réduction de la vitesse : le premier devant les ateliers municipaux, le second à l'intersection avec la rue de Cernay. « Si les voitures passent à plus de 50 km/h, elles cognent le bas de caisse », affirme le maire.

Quelques places de stationnement ont été aménagées, « mais il n'y a que deux encoches, pour ne pas encourager les riverains à laisser leurs véhicules dehors », explique-t-il.

Les lampadaires devant le stade doivent encore être remplacés jusqu'à la rue de Louhans par des leds, mais les mâts en béton déjà en place un peu plus haut le resteront. Il reste à finir les trottoirs, installer la signalisation au sol et verticale et à garnir les bacs à fleurs.

 

 
 

 

Cumuler RSA et job saisonnier

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:09:48

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Insertion A l'initiative des deux Départements
Cumuler RSA et job saisonnier
 

 
Cette année, les deux conseils départementaux alsaciens ont reconduit la possibilité de cumuler RSA et rémunération de vendangeurs. L'opération avait été expérimentée en 2018 pour répondre aux besoins de main-d'oeuvre saisonnière de la viticulture, et remettre le pied à l'étrier aux chômeurs de longue durée. L'an dernier, près de 200 allocataires haut-rhinois (180) avaient profité de la mesure, et encore, ces chiffres sont partiels, les intéressés pouvant s'inscrire directement auprès des viticulteurs. Dans le Bas-Rhin, où l'opération avait été testée à Barr, 41 personnes en avaient bénéficié. Cette année, l'expérimentation est élargie à l'ensemble du vignoble bas-rhinois.

Le dispositif doit être généralisé à la récolte des fraises et des asperges, ainsi qu'à d'autres secteurs employant des saisonniers comme l'hôtellerie-restauration.

À titre indicatif, le salaire horaire brut est de 10,03 euros pour un coupeur, et de 10,27 euros pour un porteur. Le montant du RSA pour une personne seule s'élève à 559 euros.

 

 
 

 

Déjà plus de 1300 places de vendangeurs à prendre

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:10:31

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Déjà plus de 1300 places de vendangeurs à prendre
 

 
Les viticulteurs alsaciens proposent chaque année plus de 2000 postes de vendangeurs via le service Alsace Vendanges. Archives DNA /Claude ROBINET
La date officielle des vendanges ne sera fixée que le 2 septembre, lors de la réunion de l'Association des viticulteurs d'Alsace (Ava). Mais Alsace Vendanges, la cellule pilotée par Pôle Emploi pour faciliter la mise en relation entre les viticulteurs et leurs futurs saisonniers, est à pied d'oeuvre depuis plus d'un mois. Depuis, le 8 juillet, elle recueille les besoins des vignerons en main-d'oeuvre saisonnière.
Des coupeurs de raisins, mais aussi des porteurs, conducteurs de tracteur...

Pour sa 25e campagne, le service de recrutement de la viticulture qui réunit Pôle Emploi, l'Ava et la Mutualité sociale agricole (MSA), est bien rodé. En 2018, 292 viticulteurs étaient passés par Alsace Vendanges pour pourvoir 2081 postes. Cette année, on est dans les mêmes proportions. « À la date du 14 août, la cellule avait rentré 1305 places de saisonniers proposées par 174 vignerons », recense Rudy Tichy, directeur de Pôle Emploi Colmar Europe, à la manoeuvre.

Les domaines cherchent des coupeurs de raisins et des porteurs, les postes les plus nombreux, mais aussi des conducteurs de tracteur et des aide-cavistes. Depuis l'an dernier, Alsace Vendanges a mis en place deux outils complémentaires pour répondre plus efficacement à la demande des viticulteurs.
Géolocalisation au plus près de l'hébergement

L'application maintenant.pole-emploi.fr permet aux postulants et aux employeurs d'entrer directement en contact. Elle est intéressante pour les viticulteurs qui veulent constituer leur équipe rapidement.

À côté, une ligne téléphonique spéciale vendangeurs, le 03.89.20.80.70, qui ouvre ce mercredi 21 août, permet d'orienter les candidats qui indiquent leurs disponibilités vers des postes situés au plus près de leur lieu d'hébergement. « Cette année, cela est rendu possible grâce à un logiciel de géolocalisation », indique le responsable de Pôle Emploi. Ce service téléphonique est accessible du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30.

Pour postuler, il suffit d'avoir plus de 16 ans, et d'être en bonne santé. Si les vendanges s'étalent sur un bon mois, en Alsace on ne cueille pas forcément les raisins tous les jours. Cela dépend de leur maturité et de la météo.

Qui sont les vendangeurs alsaciens ? Des étudiants, des demandeurs d'emploi (lire ci-dessous), des retraités, des salariés qui prennent congé pour l'occasion, ainsi que des saisonniers qui font le tour des vignobles : le Beaujolais et la Bourgogne avant l'Alsace.

La cellule Alsace Vendanges est active jusqu'à fin octobre.
I.N.

 

 
 

 

Gouvernement : rentrée périlleuse

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:59:54

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Gouvernement : rentrée périlleuse
 

 
Emmanuel Macron promet plus d'humilité et d'écoute mais ne dévie pas de sa ligne. Photo Yann COATSALIOU/AFP
L'incendie est-il définitivement maîtrisé ? 40 « actes » et 92 heures de grand débat plus tard, le président de la République semble s'être sorti sans trop de plaies d'une année brûlante : la plupart des gilets jaunes ont regagné leurs pénates, le scrutin européen a sonné les partis d'opposition (hors RN) et le taux de chômage est à la baisse. La trêve estivale a presque mérité son nom et le gouvernement, réuni ce mercredi en conseil des ministres, aura droit à une rentrée plus sereine qu'en 2018, sans affaire Benalla pour plomber les vacances, sans Nicolas Hulot ou Gérard Collomb pour partir avec pertes et fracas.
Pas de révolution sur le fond

Mais les braises sont loin d'être toutes éteintes, de la crise des urgences à la réforme du lycée, en passant par la grogne paysanne contre la ratification du Ceta (traité de libre-échange avec le Canada) qui s'est bruyamment exprimée durant tout l'été. Et si l'exécutif promet dialogue et écoute pour éviter toute reprise de feu, il n'entend pas ralentir le rythme d'un quinquennat mené au pas de course : « Constance et cohérence » obligent, les dossiers chauds s'empileront à nouveau sur la table dès septembre.

Et d'abord la « mère de toutes les réformes », celle des retraites, et cette suppression des régimes spéciaux sur laquelle bien des gouvernements ont trébuché. Sur un sujet hautement inflammable, le Premier ministre Édouard Philippe s'est engagé à prendre la main et le temps de la discussion, mais les syndicats de salariés et plusieurs professions libérales ont déjà appelé, dans le désordre, à la mobilisation.

Pour donner des gages à un électorat de gauche qui a délaissé le vote LREM aux élections européennes de mai dernier, le Premier ministre a également promis « accélération écologique » et « justice sociale ». À sept mois de municipales qui pourraient enfin donner au macronisme un ancrage local, il y a en effet urgence à convaincre. Mais le « ni droite ni gauche » est un exercice d'équilibriste : autre marqueur « progressiste », l'ouverture de la PMA à toutes les femmes devrait susciter des débats houleux au Parlement... et dans la rue. Déjà, une pléiade d'associations conservatrices rêvent d'une nouvelle « manif pour tous » et appellent à une marche unitaire début octobre.

Bref, les étincelles ne manqueront pas dans un pays qui paraît toujours aussi fracturé. Et encore ne connaît-on pas les perdants des milliards d'économies qui devront compenser dans le budget 2020 les mesures prises durant la crise des gilets jaunes et à l'issue du grand débat national... Au moins le chef de l'État, tout à sa nouvelle « humilité », s'en dit-il conscient. « Je ne crois pas du tout que ce qui à un moment donné crée la colère sincère d'une partie de la population soit derrière nous », prévenait-il fin juillet...
Alexis BOYER

 

 
 

 

GE : Bruno Le Maire jugera le respect des engagements

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:02:43

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GE : Bruno Le Maire jugera le respect des engagements
 

 
Bruno Le Maire. Photo Jean-Philippe KSIAZEK/AFP
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, a adressé, le 14 août, un courrier aux responsables belfortains de l'Intersyndicale CGC-CGT-FO de General Electric, qui lui avait envoyé une mise en demeure pour qu'il annule le plan social de GE en l'obligeant à respecter ses engagements. Bruno Le Maire indique qu'il réunira, en septembre, « un comité de suivi des engagements pris par General Electric lors de son rachat en 2014 des activités d'Alstom dans le secteur de l'énergie ». Bercy précise que sera notamment contrôlée l'implantation des centres de décision en matière de turbines à gaz, en soulignant que l'éclairage des syndicats sera sollicité. Le comité de suivi se déroulera à Bercy et ne concernera que les représentants de l'État et de l'entreprise. Le ministre ajoute qu'il s'est entretenu avec Larry Culp, le PDG de GE, et que ce dernier « a confirmé qu'une prolongation des délais du plan social était envisageable, dans le cadre d'un accord de méthode devant être négocié au sein de l'entreprise ».
« Nous voulons une négociation sur le fond »

« Nous n'avons pas besoin d'expertise pour savoir que les engagements n'ont pas été respectés. Il n'y a pas de dirigeant mondial de GE à Belfort. Le travail de contrôle n'a pas été fait par le cabinet qui en avait été chargé et le gouvernement demande aujourd'hui notre aide alors que nous ne sommes même pas invités au comité de suivi », lâche Philippe Petitcolin, pour l'Intersyndicale. Sur l'accord de méthode, M. Petitcolin répète que cette dernière ne veut pas aller « discuter de la taille des chèques. Nous voulons une négociation sur le fond, pas sur l'accompagnement des suppressions de postes ».

Concernant une éventuelle sanction de GE pour non-respect de ses engagements, Bruno Le Maire répond qu'il faut distinguer la partie rachetée en 1999 (où l'on trouve les turbines à gaz qui font actuellement l'objet du plan social et qui relève du droit commun) et les activités énergie acquises en 2014 (qui entrent dans les prévisions du décret Montebourg de contrôle des investissements étrangers en France).

Bruno Le Maire avance, encore, que les récentes commandes en matière de TGV vont permettre « d'envisager la création ou le maintien de 120 emplois industriels à Belfort ». Le ministre paraît confiant au sujet des projets de diversification, notamment pour la production dans le Territoire de Belfort de pièces destinées à l'aéronautique. Lors de son dernier passage à Belfort, M. Le Maire avait déclaré que l'État accompagnerait financièrement (à hauteur de la même somme) de tels investissements de la part de GE.

« Mon objectif est d'obtenir le maintien et le développement d'un maximum d'emplois industriels pérennes sur le site de Belfort », déclare Bruno Le Maire.
Philippe PIOT

 

 
 

 

italie - Incertitudes après la fin du gouvernement populiste

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:05:31

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italie - Incertitudes après la fin du gouvernement populiste
 

 
Giuseppe Conte a prononcé son discours à charge au Sénat entouré de Matteo Salvini (à gauche) et de Luigi di Maio (à droite). Photo AFP/Andreas SOLARO
Les observateurs prédisaient sa chute rapide. Le gouvernement populiste italien n'aura tenu finalement que 14 mois. Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a remis la démission de son gouvernement au président italien. Le chef du gouvernement tire ainsi les conséquences de la crise politique ouverte par Matteo Salvini qui a provoqué l'éclatement de la coalition entre la Ligue d'extrême droite et les antisystèmes du mouvement 5 Étoiles (M5S). Le chef de la Ligue, qui caracole en tête dans les sondages après la large victoire de son parti aux élections européennes, veut des élections anticipées.
Violent réquisitoire contre Salvini

Giuseppe Conte a prononcé un violent réquisitoire contre son ancien ministre de l'Intérieur, qui n'a cessé de lui faire de l'ombre au point d'incarner l'homme fort du pays. Le chef du gouvernement démissionnaire a critiqué « l'attitude irresponsable » de Matteo Salvini. Il l'accuse de « poursuivre ses propres intérêts en faisant courir de graves risques au pays ». L'ex-inconnu qui avait été propulsé à la tête du gouvernement pour aplanir les rivalités entre Matteo Salvini et Luigi di Maio a évoqué le danger d'une spirale économique négative.

Il s'est inquiété de l'appel au peuple lancé par son ancien ministre pour obtenir « les pleins pouvoirs », une rhétorique rappelant la marche sur Rome de Mussolini. Giuseppe Conte a fait allusion également aux soupçons de financement russe de la Ligue, mais il n'a pas dit un mot sur les migrants que Matteo Salvini continue de bloquer en mer (lire par ailleurs).

Matteo Salvini a lui rejeté la faute sur ses anciens alliés du M5S, « qui disent toujours non et bloquent tout ». Le chef de la Ligue accuse ses adversaires « d'avoir peur du jugement du peuple » en refusant un retour aux urnes.

Les clefs de la crise sont entre les mains du président Sergio Mattarella, opposé à des élections cet automne, avant le vote du budget. Parmi les hypothèses envisagées, celle d'un gouvernement « Conte bis » chargé de piloter une période de transition et d'éviter une hausse de la TVA prévue en 2020 si un trou de 23 milliards d'euros n'est pas comblé dans les caisses de l'État.
« Les différences entre le PD et M5S sont énormes »

Le M5S et le Parti démocrate (PD) de centre-gauche cherchent à éviter de nouvelles élections. Les deux formations pourraient former un pacte de gouvernement dans le cadre d'un front républicain contre Matteo Salvini. « Mais les différences entre le PD et M5S sont énormes. La seule colle qui peut les tenir ensemble, c'est la peur d'un Salvini vainqueur aux élections », commente Sofia Ventura, professeure de sciences politiques à l'université de Bologne. « L'issue de la crise dépendra aussi des luttes souterraines au sein du PD. Une scission n'est pas exclue. L'ancien président du Conseil Matteo Renzi veut la formation d'un nouveau gouvernement avec le M5S pour éviter des élections mais le secrétaire du PD Nicola Zingaretti hésite et semble préférer des élections », ajoute la politologue.

Sorti grandi de la crise, Giuseppe Conte pourrait aussi hériter du poste de commissaire européen réservé à l'Italie par Bruxelles dans un autre scénario.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Les retrouvailles annuelles des Alsaciens du monde

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:11:50

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Les retrouvailles annuelles des Alsaciens du monde
 

 
Les Alsaciens vivant à l'étranger cultivent leur souvenir pour les « Cinq C » (coiffe, choucroute, colombages, cigognes et cathédrale). Ce samedi, lors de la réunion de l'UIA, ils pourront étoffer leurs connaissances sur Bartholdi et sa statue de la Liberté. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
De soirées choucroute à New York ou Beyrouth en conférences sur Tomi Ungerer à Bruxelles ou Québec, ils font vivre et découvrir l'Alsace dans le monde entier. Mais ils racontent aussi, en filigrane, le monde lui-même.

La carte des associations des Alsaciens de l'étranger, aujourd'hui au nombre de 53, évolue sans arrêt. Ces deux dernières années se sont créées celles de Zurich, Chicago, Côte d'Ivoire, Dubaï, Bénin, Pologne et Marrakech. Celle de Côte d'Ivoire était une association fondatrice de l'Union lors de sa création en 1981, mais était entrée en sommeil faute de se trouver un président : les difficultés devenues courantes dans les associations pour former des équipes dirigeantes existent aussi par-delà les mers...
Des Chinois en Chine

Les naissances des antennes de Dubaï ou de Pologne disent quant à elles les évolutions de la mondialisation, des lieux d'expatriation. « Il y a 20 ans on n'avait personne en Chine, et aujourd'hui on a 150 adhérents dans quatre associations » à Pékin, Shanghai, Shenzhen et Hong Kong, relève Gérard Staedel, président de l'Union internationale des Alsaciens (UIA).

À l'inverse, la fédération n'a plus de relais à Téhéran : la menace des sanctions américaines pour toute entreprise travaillant avec l'Iran a obligé les expatriés à quitter le pays l'an dernier.

En 2021, les associations d'Alsaciens de New York et Lausanne fêteront leurs 150 ans, de même que celle de Paris : lors de sa création en 1871, la capitale française et l'Alsace étaient dans deux pays différents. Créée après l'annexion par le Reich pour aider les Alsaciens exilés (formalités pour rester français, offres d'emploi, bons de nourriture, bourses scolaires...), l'Agal (Association générale d'Alsace et de Lorraine) a changé d'activité au cours de l'Histoire pour s'occuper aujourd'hui de plus réjouissantes soirées théâtre ou gastronomie.
S'élargir, se renouveler, se rajeunir

Faire vivre les traditions régionales est le coeur de métier de ces espaces entre Alsaciens, parfois rejoints par des autochtones ayant vécu dans la région ou désireux de parler français. Parmi les 150 adhérents en Chine figurent d'ailleurs des Chinois.

D'Athènes à Sidney en passant par la Macédoine du Nord, 1500 adhérents en tout cultivent leur souvenir pour les « Cinq C » alsaciens (coiffe, choucroute, colombages, cigognes et cathédrale), auxquels s'ajoutent les Bredala des soirées de Noël. Le nombre est déjà honorable, mais l'Union, qui estime qu'il y a 100 000 Alsaciens hors de France, cherche à s'élargir, se renouveler, se rajeunir. Et lance des pistes. « Tout Alsacien connaît au moins un autre Alsacien installé à l'étranger - un étudiant, un expatrié... On pense demander aux communes de relayer notre appel pour nous aider à les contacter », poursuit Gérard Staedel. Autre idée : atteindre les parents d'élèves, « un public jeune ! », des lycées français à l'étranger via une fête de Saint-Nicolas pour laquelle l'UIA compte créer un « kit de Saint-Nicolas ».

« L'objectif est d'étendre notre réseau pour continuer à faire la promotion de l'Alsace dans le monde, et d'avoir des relais à l'étranger quand on veut contacter des entreprises ou avoir des conseils pour s'installer », explique Gérard Staedel.

En attendant, les 200 Alsaciens des cinq continents, lors de leur réunion à Colmar vendredi et samedi, pourront engranger, au fil de visites et conférences, de précieux savoirs sur la plus universelle des créations alsaciennes : la statue de la Liberté.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Daniel Kern, facteur d'orgues

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:13:02

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Daniel Kern, facteur d'orgues
 

 
Daniel Kern en 2006, en l'église Saint-Thomas à Strasbourg dans laquelle se trouve « l'un des joyaux de l'atelier Kern, l'un des témoignages alsaciens de son art » selon Damien Simon, organiste à la cathédrale de Strasbourg.

Archives DNA /Laurent RÉA

Daniel Kern, facteur d'orgues alsacien de renommée internationale, est décédé mercredi dernier à l'âge de 69 ans. Il devait s'envoler pour Moscou ce lundi, pour la longue finalisation d'un chantier d'exception. Jusqu'à décembre, Daniel Kern devait harmoniser les 5 872 tuyaux de l'orgue conçu pour la nouvelle Philharmonie de Moscou. Mais Patrick Armand, de la facture d'orgues Muhleisen à Eschau, a pris l'avion seul pour rejoindre le chantier de leur projet commun.
Avec le soutiend'Albert Schweitzer

La ville de Moscou souhaitait un orgue proche de celui conçu en 2009 par l'atelier Kern pour le théâtre Mariisky de Saint-Pétersbourg. Mais Daniel Kern, entre-temps, avait dû fermer l'atelier créé par son père Alfred en 1953 avec le soutien du Nobel de la Paix et organiste Albert Schweitzer. En 2015, Kern a mis la clef sous la porte, confronté à d'importants retards de paiements de certains de ses clients français et à une baisse du carnet de commandes.

« Dans les années 1980, il y avait chaque année environ 80 orgues en restauration en France. On avait tous du boulot », se souvient Yves Koenig, facteur d'orgues à Sarre-Union, qui a passé le brevet de maîtrise avec Daniel Kern en 1977. Au moment de la fermeture de l'atelier Kern, il n'y avait plus qu'« une petite dizaine » de restaurations en France, poursuit Yves Koenig, qui constate que les commandes ont un peu repris. Certainement aussi parce que le secteur de la facture d'orgue n'est plus « que la moitié de ce qu'il était il y a une dizaine d'années » : 240 personnes en tout, au sein de 60 ateliers, relève Patrick Armand, aussi président du groupement des facteurs d'orgues français.

Héritier d'une tradition familiale qui avait fait la renommée de l'atelier (Alfred Kern a restauré beaucoup d'orgues Silbermann, dont celui de la cathédrale de Strasbourg que son fils continuait d'entretenir), Daniel Kern a beaucoup travaillé à l'étranger, concevant notamment dix orgues en Allemagne (dont celui de la Frauenkirche reconstruite à Dresde) et douze au Japon. Mais le marché s'est tari, sans que la commande publique française ne permette de compenser.

« Ça a été une phase très difficile pour lui. Il a dû licencier 15 personnes qu'il avait formées lui-même. Ça a été une catastrophe humaine », se souvient Patrick Armand. Et la fabrication d'orgues était « vraiment sa passion ». Alors Daniel Kern a créé une société à son nom pour pouvoir continuer à entretenir ses créations et celles de son père. « Il était encore neuf mois sur douze au Japon, en Russie ou en Autriche pour accorder et entretenir les instruments », poursuit Patrick Armand.
Une patte particulière

« Son père avait une patte particulière que Daniel a su garder, quelque chose dans la sonorité », explique Yves Koenig.

« Très jovial, toujours positif, très attaché à la relation humaine avec ses clients et ses confrères », selon les mots de Patrick Armand, Daniel Kern avait aussi un rire « très caractéristique, communicatif ». Ce rire s'est éteint mercredi dernier, mais les dizaines de milliers de tuyaux d'orgues qu'il a restaurés, pensés, fabriqués à travers le monde, continueront de résonner.
A.-C. B.

 

 
 

 

Strasbourg reste entre la 101e et la 150e place

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:14:43

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Université  Classement de Shanghai
Strasbourg reste entre la 101e et la 150e place
 

 
Dans le classement de Shanghai, publié le 15 août, qui classe 1 000 universités dans le monde, l'Université de Strasbourg reste entre la 101e et la 150e place. Une position qu'elle conserve depuis 2016, après avoir atteint la 87e place en 2015. Une place qu'elle n'a donc pas « retrouvée », contrairement à ce qui a été écrit dans les DNA de la semaine dernière. L'Unistra est la 4e université française dans le classement de Shanghai après Paris-Sud, la Sorbonne et l'École normale supérieure.

 

 
 

 

Comment les professionnels du BTP gèrent-ils les déblais et les gravats ?

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:08:49

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Environnement Après le décès du maire de Signes (Var) renversé sur un dépôt sauvage
Comment les professionnels du BTP gèrent-ils les déblais et les gravats ?
La mort du maire de Signes (Var) début août a mis en lumière la problématique du traitement des déchets professionnels. Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) intègre depuis longtemps les filières de recyclage. Les déblais terreuxrestent un problème.
 

 
Décharge sauvage dans le Ried sélestadien. Le panneau menace d'une amende de 1 500 euros.
Parpaings, parois en plâtre, pierres, bouts de polystyrène, débris de tuiles, plaques ondulées en fibrociment... Des tas de gravats jalonnent la route du Rohrschollen et la rue de La Rochelle qui traversent la forêt du Neuhof, au sud du Port du Rhin à Strasbourg. Des particuliers ou des professionnels profitent des bas-côtés faciles d'accès, dans un secteur peu fréquenté la nuit, pour vider illégalement leur chargement.

Chaque année, un Français laisserait en moyenne 21 kg de détritus sauvages dans la nature selon l'étude menée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) auprès de 2 700 collectivités. Ces dépôts illégaux se multiplient, surtout dans les zones urbaines, aux abords des routes ou à proximité des points d'apport volontaires. Les monticules de la forêt du Neuhof sont situés à quelques centaines de mètres du site de recyclage et de valorisation de l'entreprise Suez...

Selon l'Ademe, ces dépôts sont effectués la plupart du temps par un habitant du territoire (33 % des cas) et par un professionnel (25 %). Ils avancent tout une série d'arguments : la paresse, le coût du déplacement, la limitation du nombre d'accès ou des volumes en déchetterie, l'amplitude horaire insuffisante des déchetteries, la facturation pour certains types d'usagers.

« Pour les professionnels, tant que le rejet légal sera plus cher que le rejet illégal, il y a aura des dépôts sauvages », remarque un entrepreneur. Mais le coût n'explique pas tout. Certains de ces dépôts sauvages sont liés à des travaux non déclarés, effectués par des entreprises non conformes, et à la pratique de voyous qui veulent garder dans la poche la somme facturée aux clients pour l'évacuation et le traitement des déchets.
« Ces épiphénomènesne devraient jamais exister »

« Ces épiphénomènes ne devraient jamais exister. Ce type de comportement est inadmissible », précise-t-on à la fédération alsacienne des travaux publics. L'organisme rappelle que les entreprises sont « sensibilisées depuis longtemps » à la question des déblais et que les plans de gestion des déchets « sont définis en partenariat » avec la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), le service de l'État ayant le pouvoir de police en matière de décharges illégales (lire ci-dessous).

De son côté, la Fédération française du bâtiment (FFB) a créé il y a plusieurs années l'application Déchets BTP. Elle permet de localiser les points de collecte les plus proches des chantiers en fonction du type de déchets, avec des informations pratiques pour chacun des sites. Elle est mise à jour chaque année.

« L'information et les outils concrets que nous proposons à nos adhérents visent à réduire les coûts par le tri et à valoriser nos déchets. Ces derniers doivent avoir une nouvelle vie », précise Pierre Fuetterer, secrétaire général de la FFB du Haut-Rhin. Si deux tiers des déchets inertes produits par le BTP sont aujourd'hui valorisés en France, il reste à créer des filières autour des isolants, de la moquette et de certains plastiques.

Le sujet qui préoccupe aujourd'hui le secteur des travaux publics concerne les déblais terreux. Sur un chantier de terrassement, l'évacuation de la terre vers un site privé payant coûte entre 40 à 50 %, le terrassement seul autour de 10 %.

« La profession réfléchit à intégrer dans les cahiers des charges un lieu de destination pour les déblais terreux », note Pierre Fuetterer. « Les coûts diminueraient si les communes ou les intercommunalités faisaient la démarche en amont, en demandant notamment les autorisations administratives pour le stockage. »
La difficulté : identifierles contrevenants

Les services de l'Eurométropole de Strasbourg récupèrent chaque année entre 500 et 1 000 tonnes de gravats, déchets de démolition et encombrants en tout genre déposés illégalement sur la voie publique. « La difficulté est d'arriver à identifier les contrevenants », note Anne Debien, adjointe au chef de service collecte et valorisation des déchets de l'EMS. « Dès qu'on en trouve, les éléments d'identification sont transmis à la police ou à la gendarmerie. »

Le décès du maire de Signes (Var) survenu alors qu'il intervenait sur un dépôt sauvage de gravats a marqué les esprits. « Nous luttons contre ce genre de comportements car au-delà de l'aspect écologique, ils mettent à mal la saine concurrence entre les entreprises. Nous sommes très attachés à ce que la loi soit la même pour tous », explique Pierre Fuetterer. La FFB initie chaque année des actions à l'encontre de sociétés ne respectant pas les règles d'hygiène et de sécurité et le droit du travail. Pour les dépôts illégaux de déchets, la tâche s'avère plus complexe.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Des moutons le long du canal de Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:13:48

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Des moutons le long du canal de Colmar
 

 
Le troupeau d'Olivier Moog va circuler sur trois sites le long du canal de Colmar. DR
Voies navigables de France Strasbourg recourt à l'éco-pâturage pour l'entretien de ses berges ; une technique qui s'inscrit dans la démarche « zéro phyto » de l'établissement. Pour mettre en oeuvre cette activité, VNF a fait appel à l'éleveur Olivier Moog qui va faire circuler ses moutons durant une année, successivement sur trois sites. La première opération a débuté le 19 août le long du barrage de l'Ill (environ 1 hectare) près de Colmar géré par l'Unité territoriale Centre Alsace de VNF. Le troupeau évoluera ensuite vers la rive droite aval (plus d'1 ha) à Muntzenheim avant de poursuite son chemin vers la rive droite amont (5300 m²) à Kunheim, toujours sur le canal de Colmar.

Les moutons ont été choisis pour leur particularité d'adaptation aux milieux les plus escarpés ; ils vont passer dans des endroits où les agents pourraient difficilement accéder avec leurs machines.

 

 
 

 

lutterbach - Des collaborations fructueuses

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:50:55

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lutterbach - Des collaborations fructueuses
 

 
Quand la municipalité de Lutterbach, alors menée par Roger Winterhalter, a songé à implanter des jardins familiaux, une parcelle de 7,38 ares a été réservée, le long de la rue du 11-Novembre, à l'arrière de la maternelle, pour un verger-école. « Le but était d'assurer une séparation entre les maisons des riverains et les jardins », rappelle Denis Richard, président de l'association des Jardins familiaux depuis quatre ans.
Soixante-cinq arbres plantés en 1992

Il devait, dans l'esprit du maire, servir aux élèves, pour leur permettre de grimper aux arbres et d'avoir un contact direct avec la nature. C'était en 1987. Puis le projet a évolué et le site, planté en avril 1992, a été mis à la disposition de l'Université populaire (UP). Le formateur, Bernard Schelcher, qui donnait des cours théoriques à la MJC, proposait sur place des exercices pratiques de plantation, soins, entretien et taille. L'activité s'appelait alors « arbres fruitiers ».

Quarante-six pommiers et dix-neuf poiriers, provenant d'un don, ont été disposés sur deux rangées. Cette plantation a été faite en grande pompe, en présence du maire, du président du conseil départemental dont la collectivité avait financé 15 % du coût, des président et directeur de l'UP. Les fruits devaient être offerts au centre communal d'action sociale. L'équipe de personnel en insertion d'Insef avait creusé les tranchées et installé abri et clôtures.

Quand Bernard Schelcher a cessé ses activités, le verger est resté plus ou moins à l'abandon, personne ne reprenant le flambeau. « Il y a une dizaine d'années, le maire André Clad a demandé au président des Jardins familiaux de l'époque, Charles Jacob, que l'association reprenne le verger. C'est Raymond Stimpfling, un locataire, qui s'en est occupé. C'était un bon bricoleur. Quand il s'est retiré du comité, il a aussi arrêté l'arboriculture », se souvient Denis Richard.
Un deuxième verger

Le site accueille même, depuis une décennie, un deuxième verger, plus petit, situé tout en haut, à gauche. « Le jardin d'Arlette Hermann était trop grand pour elle. On a prélevé un tiers de la parcelle pour la soulager. On y a planté deux mirabelliers et deux quetsches, ainsi que des groseilliers », poursuit le président. De quoi enrichir la collection de fruitiers du lieu, car le verger initial a subi une importante érosion et l'on n'y trouve plus qu'une vingtaine d'arbres sur les 65 du départ : « On a de tout, sauf des poiriers : quetsches, mirabelles, cerises et même un kiwi qui est stérile », indique Denis Richard.

« Les membres du comité, à tour de rôle, selon leur disponibilité, effectuent la tonte, débroussaillent, déracinent les vieilles souches, mais la taille est confiée à un professionnel, car on n'a pas l'expérience nécessaire », termine-t-il.
Textes et photos :Antoinette OBER

 

 
 

 

Route de Spechbach : 340 mètresde voirie refaits à neuf

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:51:43

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Route de Spechbach : 340 mètres de voirie refaits à neuf
 

 
La route de Spechbach au lieu-dit La Largue est en travaux. La route est fermée à la circulation. Photos L'Alsace /Françoise ITAMARD
Le conseil départemental a entrepris des travaux de réfection de la chaussée route de Spechbach, au lieu-dit La Largue. Les automobilistes sont donc appelés à changer leurs trajectoires habituelles en empruntant les déviations mises en place.

Ces travaux consistent à remplacer un petit ouvrage d'art (aqueduc) au lieu-dit La Largue, à poser une longrine en béton pour tenir les glissières, à effectuer des travaux d'assainissement et à poser un nouvel enrobé.

Coût des travaux : 125 000 EUR au total, 25 000 EUR pour la pose de l'enrobé, 90 000 EUR pour la remise à niveau du petit pont.

Les travaux seront achevés le 30 août et la route sera rouverte à la circulation.
F.I.

 

 
 

 

Zillisheim/Flaxlanden Commémoration Cérémonie à la stèle des Savoyards

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:55:04

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Zillisheim/Flaxlanden  Commémoration
Cérémonie à la stèle des Savoyards
 

 
La traditionnelle photo de famille, devant le monument, à l'issue de la cérémonie.
« Cela fait bientôt vingt-cinq ans que nos deux villages, Flaxlanden et Zillisheim, ont décidé de commémorer annuellement, ensemble, ce tragique événement militaire du 19 août 1914 au tout début de la Première Guerre mondiale. »

C'est ainsi que Joseph Goester, maire de Zillisheim, entouré de ses adjoints, a accueilli les invités, en même temps que sa collègue Francine Agudo-Perez, première adjointe au maire de Flaxlanden, représentant le maire Claude Frey, pour une cérémonie devant la stèle des Savoyards. Un monument érigé pour rappeler le sacrifice de 600 jeunes du 97e régiment d'infanterie alpine de Chambéry (Savoie).

Cette cérémonie du 105e anniversaire a rassemblé les autorités civiles et militaires, sapeurs-pompiers, membres de la Réserve intercommunale de sécurité civile (Risc) de Hochstatt et Zillisheim, anciens combattants et porte-drapeaux dont le président, l'adjudant-chef Didier Boge assurait également le rôle de maître de cérémonie. Elle a été marquée par le dépôt de quatre gerbes au pied de la stèle du Général Plessier, aussi appelée monument des Savoyards.
Reconnaissanceet respect

Roland Fellmann, des Trompettes de Mulhouse 1898, a effectué les sonneries d'usage alors que La Marseillaise a été chantée en choeur par l'ensemble des participants parmi lesquels Daniel Adrian, conseiller départemental, le capitaine Dominique Charroy, de la gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Alain Guth, président départemental de l'UNC (Union nationale des combattants), les représentants des ordres nationaux, de la Réserve de l'armée de l'air, de la gendarmerie et de la brigade verte.

« Dans une commémoration, il ne s'agit pas de faire l'apologie de la guerre mais de témoigner notre reconnaissance envers celles et ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions aujourd'hui vivre libres. Ils méritent notre plus profond respect, a relevé Joseph Goester. Dans cette démarche de reconnaissance et de respect, je souhaite également associer à la minute de silence que nous allons observer la mémoire d'un certain nombre de personnes qui ont marqué l'actualité ou nous ont tout simplement marqués dans les semaines et les mois précédents. » Il a cité, entre autres, Peter Ziegler, premier adjoint honoraire de Riegel am Kaisersthuhl, souvent venu à Zillisheim, Franck Chesneau, pilote de Tracker, Jean-Mathieu Michel, maire de Signes.

« Ces jeunes Savoyards avaient la France chevillée au corps, a poursuivi le maire de Zillisheim. Nul doute qu'ils ne comprendraient pas la crise culturelle et identitaire qui secoue nos civilisations occidentales à ce jour. »
La terrible batailledu Geisberg

Francine Agudo-Perez a fait le récit de la terrible bataille du Geisberg. C'est sur les flancs des deux communes que s'est déroulée cette bataille meurtrière où les Savoyards se sont lancés, baïonnette haute, à l'assaut de la colline, accueillis par le feu nourri des Allemands. Le bilan a été terrible : 14 officiers tués et 14 blessés, 600 hommes tués et 427 blessés, soit plus de 1 000 victimes parmi les combattants, français et allemands.

L'émouvante cérémonie a été suivie du verre de l'amitié, servi à l'Espace Saint-Laurent.
Adrien LERCH

 

 
 

 

vendanges - Le recrutement démarre ce mercredi 21 août

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:56:24

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vendanges - Le recrutement démarre ce mercredi 21 août
 

 
La viticulture alsacienne recrute pour les vendanges qui s'ouvriront début septembre. Photo DNA / N. HECHT
Les vendanges du crémant d'Alsace devraient commencer début septembre, suivies de celles des vins tranquilles. L'Association des viticulteurs d'Alsace (AVA) fixera le top départ le 2 septembre. En attendant la date officielle, la cellule Alsace Vendanges est dans les starting-blocks pour le recrutement. Les candidats vendangeurs peuvent s'inscrire dès aujourd'hui sur maintenant.pole-emploi.fr et appeler le 03.89.20.80.70, la ligne directe d'Alsace Vendanges, qui ouvrira mercredi 21 août, pour la mise en contact avec les viticulteurs.

 

 
 

 

allemagne - La fin du tabou budgétaire ?

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:42:25

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allemagne - La fin du tabou budgétaire ?
 

 
L'usine Kärcher à Winnenden (Bade-Wurtemberg), un exemple d'entreprise du « Mittelstand », ce tissu de PME qui pourrait bénéficier d'une baisse des impôts. Photo DR/Kärcher
De notre correspondant à Berlin

Avec un recul de 0,1 % de son PIB, l'Allemagne est la lanterne rouge du classement du dernier trimestre en Europe, derrière l'Italie (0 %) et la France (+ 0,2 %). Effondrement des exportations, forte baisse de la production industrielle : la première économie européenne menace de devenir à nouveau « l'homme malade de l'Europe », comme au début des années 2000.

« L'incertitude est un poison pour l'économie », répètent les milieux économiques, qui pointent les dégâts occasionnés par les menaces protectionnistes proférées par les États-Unis et la Chine. Rien ne dit que ces tensions commerciales et douanières vont s'apaiser ces prochains mois. La perspective renforcée d'un Brexit sans accord, qui devrait coûter 100 000 emplois à l'Allemagne, assombrit davantage l'horizon. La perspective d'un deuxième trimestre d'affilée en baisse, ce qui signifierait la première « récession technique » depuis six ans, gagne donc du crédit.
Baisse des impôts et hausse des retraites

Alarmé par l'annonce de cette baisse, le gouvernement allemand a d'abord affiché une unité de façade. La chancelière Merkel (CDU), immuablement sur la ligne du « zéro déficit », a écarté « la nécessité d'un paquet de relances ». Une hypothèse également balayée par le ministre des Finances social-démocrate (SPD) Olaf Scholz : « Nous pouvons accomplir la mission à laquelle nous nous consacrons sans dette supplémentaire ».

Pour réagir à cette contraction, le ministre de l'Économie Peter Altmaier a d'abord proposé une baisse des impôts pour le « Mittelstand », les PME qui font le succès du tissu économique allemand. Une hausse des allocations retraite est également envisagée afin de soutenir la demande. Mais ces mesures risquent de ne pas suffire car la coalition CDU-SPD s'est engagée à des dépenses qui seront difficiles à financer si les rentrées fiscales baissent et les prestations sociales augmentent.
Utiliser l'excédent budgétaire

L'abandon progressif de l'impôt pour la réunification (le fameux « Soli », pour « Solidaritätszuschlag ») et le financement de mesures pour le climat (jusqu'à 15 milliards d'euros d'ici 2023) vont alimenter les discussions sur le budget d'ici à l'automne. Avec les taux d'intérêt négatifs, où il en coûte d'épargner, la recherche de l'équilibre budgétaire ne semble plus faire sens. En cette période de stagnation, les 35 milliards d'euros d'excédents budgétaires réalisés depuis 2015 devraient être investis pour relancer l'économie, plaident désormais même des économistes proches des patrons.

Même credo dans les milieux économiques où le moral des investisseurs est au plus bas depuis huit ans. Joachim Lang, le directeur général de l'association fédérale de l'industrie (BDI) préconise d'utiliser « les marges de manoeuvres budgétaires pour lancer une nouvelle impulsion ». Des incitations pour les start-up aux investissements dans les infrastructures, en passant par la facilitation de l'intérim, le ministère des Finances étudie toutes les options possibles.

Sous la pression et face à la réalité économique, le gouvernement allemand semble, confirmation obtenue par « Der Spiegel » auprès de hauts responsables, prêt à faire litière du « Schwarze Null » (équilibre comptable), symbole de la décennie dorée que l'Allemagne vient de traverser.
David PHILIPPOT

 

 
 

 

Alerte au chaos en cas de Brexit

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:41:19

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Alerte au chaos en cas de Brexit
 

 
Une photo de juillet 2016, sur la route du port de Douvres : un avant-goût de Brexit ? Photo Daniel LEAL-OLIVAS/AFP
Connaissez-vous le bruant jaune ? Le nom de cet oiseau (en anglais : « yellowhammer ») a été curieusement choisi pour un document secret sur les risques d'une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'Europe. Et le document a fuité lundi, provoquant un choc outre-Manche. Il établit en effet que le pays serait confronté à des embouteillages monstres, à des pénuries de médicaments et au retour d'une frontière physique avec l'Irlande. « Ce sont des scénarios de base, raisonnables, pas la version du pire », a commenté une source gouvernementale.
Berlin, Paris, Biarritz

Cette fuite intervient alors que le Premier ministre britannique semble enfin décidé à discuter. Il rencontrera mercredi Angela Merkel à Berlin, et jeudi Emmanuel Macron à Paris, avant de les retrouver en fin de semaine tous deux, ainsi que le président du Conseil européen Donald Tusk, au G7 de Biarritz.

Mais Boris Johnson bouge à sa manière, toujours très sûr de lui. Il a affirmé lundi que les dirigeants européens sont désormais prêts à revoir l'accord, et à laisser tomber le « filet de sécurité » (ou « backstop ») qui garantit l'absence de retour d'une frontière en Irlande. C'est faux, et la manoeuvre est claire : faire porter la faute d'un no-deal à l'intransigeance de l'Union européenne.
Une frontière en Irlande

En attendant, assure encore Boris Johnson face au « yellowhammer », « nous serons prêts à sortir le 31 octobre, avec ou sans accord. » Afin d'augmenter la pression, son porte-parole a déclaré lundi que la « libre circulation telle qu'elle existe actuellement se terminera le 31 octobre, quand le Royaume-Uni quittera l'UE ». Il revient ainsi sur la promesse de Theresa May de ménager une période de transition, même en cas de no-deal.

Reste que le « bruant jaune » chante au mauvais moment pour le Premier ministre, qui aimerait tant rassurer ses concitoyens. Le document pointe ainsi que laisser ouverte la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, comme le promet Boris Johnson, sera « probablement impossible à cause des risques économiques, légaux et sanitaires ».
Et des « yellow jackets » ?

Selon le même document, 50 à 85 % des opérateurs de transports poids lourds ne sont pas prêts à faire face à des contrôles aux frontières avec la France. L'approvisionnement en produits alimentaires sera affecté, avec des hausses de prix à la clé. Et les ruptures de chaîne dans l'industrie peuvent « déboucher sur des protestations et des blocages de routes ». Yellowhammer annoncerait-il des « yellow jackets » (gilets jaunes) ?
Francis BROCHET

 

 
 

 

Terrorisme : le modèle français d'indemnisation des victimes

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:40:27

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Terrorisme : le modèle français d'indemnisation des victimes
 

 
Avec la vague d'attentats qu'a connue la France depuis 2015, le Fonds de garantie d'indemnisation des victimes d'actes de terrorisme et autres infractions a dû relever un défi de taille. Photo Lionel BONAVENTURE/AFP
« Le modèle français est mis en avant, tant par la cour des comptes qui souligne la qualité de notre action en faveur des victimes que par la commission européenne qui préconise de s'en inspirer », note la directrice du Fonds de garantie, Nathalie Faussat. « Ce Fonds de garantie (FGTI) est le seul dispositif étatique qui assure une réparation intégrale aux victimes d'actes de terrorisme ».

Plusieurs principes guident son action : une indemnisation amiable, sans plafond et sans conditions de ressources, individualisation, indemnisation au nom de la solidarité nationale. Le financement du FGTI et donc l'indemnisation des victimes reposent en effet essentiellement sur « une taxe attentat », un prélèvement effectué sur les contrats d'assurance des biens (auto, multirisque habitation,...).

Mais, depuis 1986, la situation du Fonds de garantie a changé, en même temps que la menace terroriste a évolué. Avec un défi de taille, depuis 2015, alors que la France connaît une vague d'attentats sans précédent. « Le Fonds a été capable de se mobiliser dans l'urgence. Notre réactivité n'a pas été prise en défaut », estime sa directrice. L'équipe des chargés d'indemnisation a été étoffée : elle compte désormais une vingtaine de personnes.
« L'impression d'être face à un assureur »

Malgré cela, le FGTI n'est pas exempt de critiques. Victimes et avocats pointent notamment du doigt les délais d'expertise, certains médecins experts « indélicats », la difficulté à faire indemniser certains préjudices complexes, ainsi que le manque de transparence. « C'est un bel outil mais il est mal utilisé, juge Arthur Dénouveaux, victime du Bataclan, président de l'association "Life For Paris". On a parfois vraiment l'impression d'être face à un assureur alors que c'est un service public. » Me Aurélie Coviaux, spécialisée dans le droit du dommage corporel et qui assiste une soixantaine de victimes du 13-Novembre, partage cet avis : « Le FGTI assume totalement de s'affranchir de la jurisprudence, et ça, c'est insupportable. Ils font parfois des analyses qui sont à l'inverse du droit. » Elle tempère cependant : « Les victimes ne sont pas forcément mal indemnisées mais ce qui pose problème c'est que le Fonds est le seul interlocuteur des victimes, qu'il doit assister et indemniser. Il est juge et partie. » L'avocate, comme la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac), souligne aussi la complexité du processus d'indemnisation, une matière de spécialistes. « On a parfois l'impression d'être dans des discussions de marchands de tapis, dit Sophia Seco, juriste et codirectrice de la Fenvac. Certaines pratiques du FGTI génèrent de la souffrance. Je ne dis pas que le Fonds de garantie est un ennemi mais il peut devenir un adversaire. »

Face à ces critiques, le FGTI a amorcé des réformes, notamment pour plus de transparence : charte de l'expertise médicale, mise en place d'un médiateur en mars 2017, guide de l'indemnisation des victimes. Et Nathalie Faussat de souligner : « avant 2015, nous observions environ 3 % de contentieux. Ce chiffre n'a pas augmenté ! » « Sur 6 000 dossiers, c'est sûr qu'il y a des mécontents. Que celui qui a la solution n'hésite pas à la donner !, dit aussi Françoise Rudetzki. Mais on essaie toujours de trouver des solutions, alors il ne faut pas hésiter à faire remonter des dysfonctionnements ».
Coralie DREYER

 

 
 

 

Retraites : « S'il faut aller à la grève nous sommes prêts »

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:43:08

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Retraites : « S'il faut aller à la grève nous sommes prêts »
 

 
Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière : « Il faudra viser l'unité d'action syndicale la plus large ». Photo Alain JOCARD/AFP
Votre état d'esprit au moment de cette rentrée ?
Nous sommes déjà partis en congés avec beaucoup d'inquiétudes : la loi de transformation de la fonction publique, rejetée par toutes les organisations de fonctionnaires, les difficultés des hôpitaux et de leurs services d'urgence, la situation dans les Ehpad, la rentrée scolaire avec la mise en oeuvre de la loi Blanquer, des inquiétudes sur l'emploi chez General Electric ou Ascoval et Conforama... Tout ça crée une rentrée sous tension. Pour autant nous sommes forcément combatifs, avec la conviction qu'on peut faire bouger les choses.
Le président se promet plus modeste, plus à l'écoute... Vous y croyez ?

Moi, je ne crois en rien, je juge sur les actes. Je constate que nous avons un président et un gouvernement de conviction économique libérale très forte, et qui pensent que les syndicats n'ont pas leur place au niveau national. La modestie, ce serait justement d'écouter ce que disent les organisations syndicales, notamment sur les retraites.
Justement, pourquoi mobiliser dès le 21 septembre sur les retraites ?

Cette réforme s'inscrit dans la remise en cause de tout le système paritaire de protection sociale français, pour le livrer entièrement aux mains de l'État. Un régime universel par points est dangereux. Il crée une retraite incertaine, qui souffrira des périodes plus difficiles d'une carrière, et c'est l'État qui, le moment venu, décidera de la valeur des points que vous convertirez en pension. Donc vous ne saurez pas jusqu'au dernier moment combien vaudra votre capital de points... Le gouvernement a d'ailleurs laissé tomber le masque en reconnaissant qu'il faudra attendre 64 ans pour percevoir une retraite à taux plein, même s'il conserve l'âge légal de 62 ans.
Le Premier ministre vous a invités à le rencontrer début septembre pour parler des retraites. Vous irez ?

Nous irons lui redire que nous ne sommes pas d'accord avec le système universel par points et que nous ne le cautionnerons pas. Je ne vais pas discuter avec le gouvernement des réglages de la fin des régimes existants de retraite, je ne vais pas cautionner la disparition de l'Agirc-Arrco.
Force ouvrière manifestera le 21 septembre, la CGT le 24 septembre. Vous comprenez qu'on ne comprenne pas ?

Bien sûr... Mais il est clair que si le gouvernement ne nous entend pas sur ce dossier des retraites, il faudra mobiliser à la hauteur de l'enjeu. Une simple journée de manifestation, aussi réussie soit-elle, ne suffira sans doute pas. S'il le faut, cesser le travail le plus largement possible devra être envisagé pour forcer nos interlocuteurs à revenir à la table de négociation. Il faudra alors bien sûr viser l'unité d'action syndicale la plus large.
C'est d'une grève générale sur les retraites dont vous parlez ?

Vous savez, en janvier 1995, Force Ouvrière avait organisé un rassemblement sur la question de la sécurité sociale. Et le secrétaire général Marc Blondel avait conclu son discours en disant que la sécurité sociale méritait bien une grève générale interprofessionnelle, et que FO y était prête. Il y a un parallèle entre le plan Juppé sur la sécurité sociale et le projet actuel sur les retraites, et nous sommes donc aujourd'hui dans le même état d'esprit qu'en 1995 : si le gouvernement ne nous entend pas, s'il faut aller à la grève, nous y sommes prêts. À nous de convaincre le plus grand nombre de salariés !
Le mouvement des gilets jaunes peut-il reprendre cet automne ?

Personne n'avait prévu ce mouvement. Mais en octobre 2018, plusieurs syndicats dont Force ouvrière mobilisaient 160 000 manifestants sur le pouvoir d'achat et les services publics. Le gouvernement n'avait rien voulu entendre, on connaît la suite... Je pense que ce qui a provoqué le mouvement des gilets jaunes n'est pas résolu. J'ai dit que c'était une rentrée sous tension. J'espère que, cette fois, le gouvernement saura mieux entendre les organisations syndicales.
Le Medef fait sa rentrée la semaine prochaine. Qu'espérez-vous de lui ?

Le problème du patronat est qu'il est dans une forme d'interrogation, d'hésitation permanente, sur sa volonté ou non de négocier au niveau national, interprofessionnel. Et l'attitude du gouvernement, par exemple sur l'assurance chômage, renforce cette hésitation. Le patronat a fait l'erreur de ne pas vouloir s'engager dans une négociation sur les contrats courts. Il doit maintenant comprendre la nécessité d'ouvrir des négociations sur la santé au travail, sur le télétravail, sur la relation entre donneurs d'ordre et sous-traitants... Si, on lui laisse les mains libres, le gouvernement imposera ses volontés.
Vous avez été élu en novembre pour rassembler FO, après une crise profonde. Pensez-vous y parvenir ?

Je le pense, oui. Nous avons été confrontés à une crise assez grave, que nous avons su régler clairement et rapidement, et qui n'a pas fracturé l'organisation. La situation générale, sur le plan économique, social et politique, dont le mouvement des gilets jaunes, a provoqué naturellement beaucoup de débats. C'est naturel dans une organisation démocratique.
Recueilli par Francis BROCHET

 

 
 

 

mulhouse - Situation toujours critique aux urgences

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:52:52

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mulhouse - Situation toujours critique aux urgences
 

 
Au 1er septembre, le service des urgences de l'hôpital Emile-Muller ne devrait avoir qu'entre sept et treize médecins, contre 26 fin 2018. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
redouté par le personnel des urgences de l'hôpital Émile-Muller, en grève depuis le 26 avril, le mois de septembre approche et la situation est toujours aussi critique à Mulhouse, aussi bien du côté des médecins que du personnel non-médical (infirmiers, aides-soignants, agents d'accueil...).

Elle semble même s'être tendue pour les médecins. Selon les derniers chiffres, communiqués par l'un d'entre eux, « au 1er septembre, nous serons au mieux treize, au pire sept ». Ils étaient encore 26 à la fin de l'année 2018, 17 au mois de juillet. « D'après la Société française de médecine d'urgence, le service devrait être doté d'une trentaine de médecins », affirment les urgentistes mulhousiens.
« J'en ai marre de prendre des risques »

Pour faire tourner les urgences de l'hôpital Émile-Muller, il faut au moins six médecins par garde de 24 heures : un à la régulation des appels du centre 15, deux au Smur (Service mobile d'urgence et de réanimation) et trois dans le service proprement dit. Les infirmiers et aides-soignants jouent également un rôle fondamental, mais s'il n'y a plus assez de médecins pour poser un diagnostic et prescrire des soins, le système ne peut plus fonctionner.

Jusqu'à présent, le service tenait grâce à des mesures exceptionnelles, prises collégialement par l'équipe médicale au printemps dernier, pour « passer l'été ». « Nous avons décidé de passer de 48 heures de temps clinique (prise en charge médicale des patients) par semaine à 53 heures, sans compter le temps texturant (tâches administratives, etc.). Nous avons également choisi de poser au maximum deux semaines de vacances, au lieu de trois, pour permettre à tout le monde d'en prendre. Et puis, on a fermé une des deux colonnes du Smur, qui fonctionne en mode dégradé. C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir deux Smur opérationnels, nous n'en avons qu'un. Pour faire fonctionner le deuxième, nous avons, pour la première fois, fait appel à des médecins intérimaires. S'il n'y en a pas et que le deuxième Smur doit sortir, c'est un médecin du service qui décroche », explique un des urgentistes, qui quittera le service d'ici quelques semaines, « essoré » par des conditions de travail qui se dégradent depuis plusieurs années.
Les médecins dénoncent des « pressions »

« Je n'y arrive plus physiquement, et psychologiquement, c'est très dur aussi. Le pire, c'est de savoir ce qu'il faudrait faire dans l'intérêt des patients, mais de ne pas y arriver parce qu'on n'en a pas les moyens. J'en ai marre de prendre des risques », témoigne-t-il.

Il n'est pas le seul dans cette situation. Les demandes de disponibilités et les démissions se sont multipliées ces derniers mois. Et la réunion du 15 juillet dernier entre le personnel des urgences, la direction de l'hôpital et l'ARS (Agence régionale de santé) n'a pas réussi à juguler l'hémorragie de médecins. Elle l'aurait même aggravée.

Plusieurs membres du personnel font part d'un climat tendu lors de cette réunion et d'un discours « menaçant » du directeur général de l'ARS Grand Est, Christophe Lannelongue, qui aurait « exercé des pressions sur les médecins ». « Il a dit publiquement qu'il blacklisterait les démissionnaires pour qu'ils ne puissent pas retrouver un poste dans la région. » Toujours selon plusieurs membres du personnel, ces mots auraient eu pour conséquence de pousser plusieurs médecins - « au moins cinq » - à poser leur démission.

De son côté, l'ARS répond que « la réunion a permis à chacun des acteurs de s'exprimer ». « Outre le rappel du soutien de l'ARS aux équipes et la reconnaissance des efforts consentis, le directeur général a tenu à porter un message de mobilisation de tous les acteurs, poursuit l'ARS. À l'adresse de la communauté médicale, il a été dit qu'une prise de responsabilité, un soutien et un discours positif et constructif de la part des médecins sont attendus, tant des médecins démissionnaires que des médecins continuant à exercer au service des urgences du GHRMSA » (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, dont fait partie l'hôpital Emile-Muller).
Des rémunérations « jamais vues » pour attirer des intérimaires

Autre illustration de cette situation critique pour les médecins du service, après le « burn-out » de l'un d'entre eux au début du mois d'août, l'hôpital a publié, via une société d'intérim, une offre d'emploi, proposant une rémunération de 2000 EUR nets par garde de 24 heures, plus mise à disposition d'un logement et prise en charge des frais de déplacement. Un montant jusqu'alors « jamais vu dans le service », indique un médecin.

Interrogée, notamment, sur cette offre, la direction de l'hôpital a indiqué qu'elle ne pouvait « malheureusement pas apporter les éclairages demandés ». Selon l'un des membres du personnel, l'offre, qui courait sur tout le mois d'août, n'a été pourvue « que pour certains jours », malgré le salaire bien supérieur aux offres d'intérim similaires publiées récemment : 1500 EUR nets par garde dans un établissement du nord de la France ; 1400 EUR nets par garde dans les Ardennes...

Selon un médecin mulhousien, le salaire proposé pour une garde de 24 heures pour un médecin urgentiste intérimaire « varie de 1200 à 2000 euros, ou plus selon l'urgence de la situation... ». Il indique également que, toujours pour une garde de 24 heures, un médecin titulaire du service est « payé 267,82 EUR bruts » (en plus de son salaire de base). « Seule la nuit, de 18 h 30 à 8 h 30, est indemnisée. La journée est considérée comme faisant partie du temps de travail normal. »
Les médecins des autres services appelés à l'aide

C'est dans ce contexte que l'on a appris qu'une commission médicale d'établissement exceptionnelle doit se réunir le 26 août. « On va proposer aux médecins des autres services de l'hôpital de venir renforcer l'équipe médicale des urgences, assure un urgentiste. La question est de savoir si cela se fera sur la base du volontariat ou non... »
Textes : Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Philippe Leroy, ex-président du conseil général de Moselle

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:57:13

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Philippe Leroy, ex-président du conseil général de Moselle
 

 
Philippe Leroy avait 79 ans. Photo RL/Pascal BROCARD
Philippe Leroy, ancien sénateur (de 2001 à 2017) et président du conseil général de Moselle (de 1992 à 2011), est décédé ce lundi, à l'âge de 79 ans. Ingénieur du génie rural et des eaux et forêts, encarté à l'UMP puis aux Républicains, il fut également maire de Vic-sur-Seille, vice-président du conseil régional de Lorraine (1986-2001) et président du Parc naturel régional de Lorraine. L'ensemble de la classe politique lorraine a salué son engagement républicain, européen et mosellan.

 

 
 

 

M2A Tourisme - Une direction intérimaire pour l'heure

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:34:34

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M2A Tourisme - Une direction intérimaire pour l'heure
 

 
Marie Garcin-Zaiter, qui était directrice de l'Office de tourisme et des congrès (OTC) de Mulhouse et sa région depuis quatre ans, partira pour Menton à la fin de cette semaine. Dans l'immédiat, il n'y aura pas de nouveau titulaire recruté au poste qu'elle quitte : c'est Nathalie Birling, membre de l'équipe salariée de l'OTC, « qui gérera les affaires courantes, en lien, bien sûr, avec Jean-Pierre Walter, le président délégué de l'OTC », nous a indiqué ce lundi le cabinet de Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A).

Cette situation intérimaire s'explique par la volonté de la présidence de M2A de se donner le temps de mettre en place un projet voulu par son président : créer une agence qui sera en charge à la fois du tourisme, de la culture et de l'attractivité du territoire. L'agglomération a déjà recruté une directrice du tourisme, de la culture et de l'attractivité, Claire Armbruster, qui prendra ses fonctions au 1er septembre. C'est sous sa houlette que la future agence verra le jour. Et c'est dans le cadre de la nouvelle configuration à venir que sera envisagée de façon pérenne la nouvelle direction de l'OTC.

 

 
 

 

Le 100 000e visiteur à l'Historial franco-allemand

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:30:40

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HArtmannswillerkopf
Le 100 000e visiteur à l'Historial franco-allemand
 

 
Les trois touristes autrichiennes ont été reçues, notamment, par le président du site mémoriel du HWK Jean Klinkert (à gauche)
Vendredi 16 août, soit un peu plus de deux ans après son ouverture au public le 3 août 2017, l'Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf a eu l'honneur d'accueillir son 100 000e visiteur. Il s'agissait d'un trio de jeunes Autrichiennes, Marie, Laura et Miriam, qui ont profité de leur séjour en Alsace pour venir découvrir le site mémoriel du Hartmannswillerkopf.

Toute l'équipe et, en particulier son président Jean Klinkert, se réjouit du grand intérêt du public pour ce site historique et mémoriel emblématique du massif des Vosges.

Les 100 000 visiteurs accueillis à l'Historial se répartissent en trois grandes catégories. Environ 49 % de visiteurs sont des individuels, venant souvent sur le site de manière intergénérationnelle afin de transmettre cette histoire à leurs enfants ou petits-enfants. 27 % sont des scolaires, la dimension pédagogique étant fondamentale dans l'action du Comité du Monument National et particulièrement mise en avant à travers différentes actions. Les 24 % restants représentent les groupes qui viennent en nombre pour découvrir cette nouvelle structure bilatérale dédiée à la Grande Guerre et ses conséquences.

À travers l'exposition permanente, l'Historial offre une approche contemporaine et pédagogique de la Première Guerre mondiale, complétée par une exposition saisonnière qui offre cette année un regard comparé sur l'après-1918 dans le Rhin supérieur, l'Alsace, le Nord-Ouest de la Suisse et le Pays de Bade.

 

 
 

 

cernay- Succès pour la 36e édition du Grand prix

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:35:22

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cernay- Succès pour la 36e édition du Grand prix
 

 
Le podium avec le président et le jury. Photo DNA /A.S.
Sous le patronage de Michel Sordi, maire de Cernay, et de la Fédération française de tir, avec le concours du conseil départemental, de la Région ainsi que du Crédit mutuel d'Illzach, l'association des tireurs du Ball-trap Cernay-Alsace, présidée par Pierre Wagner, cette 36e rencontre a tenu toutes ses promesses.

Trois jours durant, le site du club de tir sportif et loisir de Cernay n'a pas désempli. Près de 180 concurrents, venus des pays voisins, mais aussi d'Angleterre, se sont succédé, dès le lundi 5 août, autour de la fosse olympique. Les duels se sont terminés en apothéose le dimanche 11 août, sous une pluie battante.

Ils étaient six à devoir être départagés lors d'un inévitable tir de barrage. Soumise au règlement de l'ISSF (International shooting sport federation) et de la Fédération française de tir, cette compétition qui se déroulait sur cinq fosses, avec des lanceurs et un panneau d'affichage de dernière génération, a permis plus de 400 plateaux répartis sur trois jours : vendredi, pour le Grand prix européen, samedi pour le Grand prix d'Alsace et dimanche pour le Grand prix du club.

Au final, le titre de champion 2019 revient à l'Anglais Ian Peel avec un total de 258 points, devançant le Français Hervé Boivin avec 256 points, le Suisse Paolo Perissinotto avec 252 points, les Français Eddie Decayeux ex aequo avec Alexandre Ricciet avec 252 points et Christophe Combe avec 250 points.
André SPETZ

 

 
 

 

zillisheim -Cérémonie à la stèle des Savoyards

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:36:47

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zillisheim -Cérémonie à la stèle des Savoyards
 

 
La traditionnelle photo de famille, devant le monument, à l'issue de la cérémonie. Photo L'Alsace /A.L.
« Cela fait bientôt vingt-cinq ans que nos deux villages, Flaxlanden et Zillisheim, ont décidé de commémorer annuellement, ensemble, ce tragique événement militaire du 19 août 1914 au tout début de la Première Guerre mondiale. »

C'est ainsi que Joseph Goester, maire de Zillisheim, entouré de ses adjoints, a accueilli les invités, en même temps que sa collègue Francine Agudo-Perez, première adjointe au maire de Flaxlanden, représentant le maire Claude Frey, pour une cérémonie devant la stèle des Savoyards. Un monument érigé pour rappeler le sacrifice de 600 jeunes du 97e régiment d'infanterie alpine de Chambéry (Savoie).

Cette cérémonie du 105e anniversaire a rassemblé les autorités civiles et militaires, sapeurs-pompiers, membres de la Réserve intercommunale de sécurité civile (Risc) de Hochstatt et Zillisheim, anciens combattants et porte-drapeaux dont le président, l'adjudant-chef Didier Boge assurait également le rôle de maître de cérémonie. Elle a été marquée par le dépôt de quatre gerbes au pied de la stèle du Général-Plessier, aussi appelée monument des Savoyards.
Reconnaissanceet respect

Roland Fellmann, des Trompettes de Mulhouse 1898, a effectué les sonneries d'usage alors que La Marseillaise a été chantée en choeur par l'ensemble des participants parmi lesquels Daniel Adrian, conseiller départemental, le capitaine Dominique Charroy, de la gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Alain Guth, président départemental de l'UNC (Union nationale des combattants), les représentants des ordres nationaux, de la Réserve de l'armée de l'air, de la gendarmerie et de la brigade verte.

« Dans une commémoration, il ne s'agit pas de faire l'apologie de la guerre mais de témoigner notre reconnaissance envers celles et ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions aujourd'hui vivre libres. Ils méritent notre plus profond respect, a relevé Joseph Goester. Dans cette démarche de reconnaissance et de respect, je souhaite également associer à la minute de silence que nous allons observer la mémoire d'un certain nombre de personnes qui ont marqué l'actualité ou nous ont tout simplement marqués dans les semaines et les mois précédents. » Il a cité, entre autres, Peter Ziegler, premier adjoint honoraire de Riegel am Kaisersthuhl, souvent venu à Zillisheim, Franck Chesneau, pilote de Tracker, Jean-Mathieu Michel, maire de Signes.

« Ces jeunes Savoyards avaient la France chevillée au corps, a poursuivi le maire de Zillisheim. Nul doute qu'ils ne comprendraient pas la crise culturelle et identitaire qui secoue nos civilisations occidentales à ce jour. »
La terrible batailledu Geisberg

Francine Agudo-Perez a fait le récit de la terrible bataille du Geisberg. C'est sur les flancs des deux communes que s'est déroulée cette bataille meurtrière où les Savoyards se sont lancés, baïonnette haute, à l'assaut de la colline, accueillis par le feu nourri des Allemands. Le bilan a été terrible : 14 officiers tués et 14 blessés, 600 hommes tués et 427 blessés, soit plus de 1000 victimes parmi les combattants, français et allemands.

L'émouvante cérémonie a été suivie du verre de l'amitié, servi à l'Espace Saint-Laurent.
Adrien LERCH

 

 
 

 

landser - Des caméras de surveillance bientôt installées

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:36:06

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landser - Des caméras de surveillance bientôt installées
 

 
« Pour la sécurité des personnes et des biens et pour lutter contre les incivilités et les dégradations », la commune de Landser va procéder à l'installation de deux caméras de vidéosurveillance. La première sera installée dans la zone de tri sélectif afin de dissuader les dépôts sauvages (problème de bouteilles cassées, propreté...) et de sécuriser l'ancien bâtiment Franprix.
Un projet à 9000 EUR

La seconde sera posée aux abords de la salle communale et du plateau multisports (sécurité des biens publics, problèmes de déjections canines...).

Une partie de ces travaux sera réalisée en régie propre par l'équipe technique. Le coût total de l'opération est de 9 008 EUR HT. La subvention du conseil départemental déduite (3600 EUR, soit 40 %), il restera 5408 EUR HT à la charge de la commune.

« Nous avons bénéficié de l'aide du conseil départemental du Haut-Rhin, qui a mis en place, pour les années 2019 à 2021, une nouvelle politique de développement territorial », explique le maire, Daniel Adrian. « Dans ce cadre, un fonds de soutien aux projets de proximité, en vue de soutenir l'innovation technologique par l'installation de systèmes de vidéoprotection de la voie publique ou de bâtiments publics, a été voté. »

 

 
 

 

Vers un urbanisme durable

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:53:39

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Vers un urbanisme durable
 

 
En 2016, le territoire français comptait près de 2500 friches. DR
Les friches sont des terrains dépourvus de culture, de plus de 2 km² et abandonnés depuis plus de deux ans. Elles sont caractérisées par leur usage antérieur (commercial, industriel, militaire, d'habitation). En 2016, on recensait près de 2500 friches en France. Leur impact économique n'est pas négligeable : elles génèrent une baisse de recettes fiscales, en raison de leur vacance, ainsi que de nombreux coûts, induits par l'entretien des infrastructures, voire leur dépollution. Les actions de dépollution et les projets de reconversion sont par ailleurs régis par la loi Risques, de juillet 2003.
Un enjeu pour les collectivités

La région Grand Est est particulièrement concernée par la présence de friches, en raison de son passé industriel. Ces espaces vacants recouvrent de nombreux enjeux pour les collectivités, notamment parce qu'ils permettent de valoriser du foncier disponible - en préservant des terres non artificialisées -, de contenir cette artificialisation des sols (aussi appelée « étalement urbain », c'est-à-dire la progression des surfaces urbanisées sur la périphérie des villes), d'améliorer l'image d'un territoire et de valoriser le patrimoine local.

Selon la synthèse du diagnostic général du SRADDET (Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires), publiée en 2018, la région Grand Est a vu ses territoires artificialisés augmentés de 2,2 % en six ans. Cela se produit au détriment des terres agricoles (qui ont reculé de 0,2 % sur la même période), engendre des disparités territoriales et constitue une menace pour la biodiversité. C'est pourquoi la réhabilitation d'espaces vacants apparaît comme l'une des solutions pour limiter une urbanisation extensive. En outre, cela offre de nouvelles opportunités pour le développement d'un urbanisme durable.

L'étalement urbain se fait également au détriment des villes dites « moyennes » (entre 20 000 et 100 000 habitants), dont les centres-villes se vident. Le taux de vacance des commerces y est en effet supérieur à 10 %. Des milliers de mètres carrés de bureaux et de logements inoccupés s'y trouvent, trop chers à restaurer. À tel point qu'il est plus avantageux pour les propriétaires de construire du neuf...
Changer le rapport à la ville

Il existe deux alternatives pour redonner vie à des lieux délaissés. Tout d'abord, des aménagements temporaires, qui peuvent permettre de faire face à une pénurie de logements sociaux ou d'hébergements d'urgence. À titre d'exemple, au Royaume-Uni, la société Lowe Guardians a développé un projet nommé SHED, qui consiste à installer des cabanes préfabriquées (et facilement démontables) dans des espaces vacants.

De même, des solutions sont développées pour permettre à des commerçants d'installer des boutiques provisoires dans les commerces vacants des centres-villes. Cela leur permet de tester leur activité, tout en redynamisant les lieux et en créant du lien social.

D'autres projets visent à réhabiliter durablement ces espaces, en créant des aménagements pérennes. Bien souvent, ils sont l'occasion de repenser notre façon d'appréhender la ville : habitats coopératifs, espaces de travail partagés, présence d'acteurs associatifs, services de conciergerie... Mais pas uniquement. En effet, les projets d'urbanisme durable intègrent aussi la nature, la biodiversité (avec, par exemple, des jardins partagés) et les activités économiques autour des énergies renouvelables (parcs photovoltaïques, cultures de biomasse...). L'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) vient de lancer le Plan d'actions friches 2019-2022, élaboré à partir du bilan des opérations soutenues par l'agence entre 2010 et 2016. Il définit les objectifs à atteindre et les actions à mener pour y parvenir.
Virginie GOBLET SURFER www.cca.asso.fr

 

 
 

 

Vingt-six sapeurs-pompiers alsaciens sont déployés dans les Bouches-du-Rhône en prévision d'incendies de forêts.

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:31:11

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Incendies
Vingt-six sapeurs-pompiers alsaciens sont déployés dans les Bouches-du-Rhône en prévision d'incendies de forêts.
 

 
La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a salué les pompiers alsaciens à leur départ ce lundi matin.
La règle des trois « 30 » pourrait prochainement s'appliquer : une température de plus de 30 degrés, un vent de plus de 30 km/h, une hydrométrie de moins de 30 degrés. Autant de critères méridionaux aptes à attiser les grands incendies. Les services départementaux d'incendie et de secours du Bas-Rhin et du Haut-Rhin participent comme d'habitude à l'effort de guerre du feu, envoyant 26 hommes dont un médecin et un infirmier, professionnels et volontaires au sein de la colonne Est. Les neuf véhicules dont quatre camions feux de forêt de 4 000 litres ont pris le départ lundi matin de Colmar pour Aix-en-Provence. Commandé par le capitaine Samuel Marfing du Bas-Rhin, secondé par le capitaine Boris Delanotte du Haut-Rhin, le groupe alsacien s'intégrera à la colonne Est constituée d'éléments venus de Belfort, de l'Aube, du Doubs et de la Haute-Marne.
La base d'Aix

Le groupe alsacien doit dans un premier temps prendre ses quartiers à l'école nationale des officiers de sapeurs-pompiers à Aix-en-Provence. Il sera mis à la disposition des services départementaux d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône et de l'Aude. L'heure est au prépositionnement, en prévision de départs de feux. Les Haut-Rhinois avaient le mois dernier renforcé les équipes de lutte contre les feux de champ dans la Marne. La délégation alsacienne intègre des professionnels et des volontaires, des néophytes des feux sudistes et des vétérans. Parmi les habitués, Fabrice Andrzeczyk. L'adjudant-chef mulhousien compte une quinzaine de campagnes provençales à son actif. Il est formateur feux de forêt et prend régulièrement depuis 1989 la direction du sud l'été venu. Il a vécu les grands combats de 2003 dans le massif des Maures et connaît par coeur les particularismes locaux, la végétation, la vitesse de propagation, les largages des bombardiers d'eau à 60 mètres dont il est préférable de se protéger : « Le feu peut avancer à la vitesse de 3 500 mètres à l'heure ».
Au feu et au G7

Le groupe déplace plusieurs véhicules 4x4 mais aussi un camion logistique avec réserve d'eau, rations et équipement spéciaux comme les masques de fuite et les ponchos aluminisés. La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, également présidente du conseil d'administration du SDIS du Haut-Rhin et le colonel René Cellier, directeur du SDIS 68 ont souhaité bon vent au groupe hier à 7 h. Un épisode de mistral et de tramontane est attendu dès aujourd'hui. Le Haut-Rhin va également envoyer une demi-douzaine d'hommes cette semaine à Biarritz. Les sapeurs-pompiers haut-rhinois doivent constituer un groupe d'extraction de victimes dans le cadre de la sécurisation du sommet du G7 à Biarritz.
Ph.M.

 

 
 

 

Des sirènes vont retentirdans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:55:20

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Des sirènes vont retentirdans le Haut-Rhin
 

 
Une sirène placée sur le toit de l'école élémentaire Furstenberger, à Mulhouse. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Dans chaque commune, un système d'alerte sonore est opérationnel depuis 1948, à l'époque pour faire face à une éventuelle attaque aérienne. Chaque premier mercredi du mois, à midi, on procède à un test, afin de vérifier qu'il fonctionne correctement. Le réseau national d'alerte (RNA) de la population en cas de catastrophes naturelles ou technologiques compte environ 4500 sirènes en France métropolitaine, sur les 10 000 réparties dans les communes de l'Hexagone. Les autres sont la propriété des communes elles-mêmes, ou de certaines entreprises dont l'activité présente un risque.
Un système à moderniser

La fin de la Guerre froide, le vieillissement du réseau et la multiplicité des risques actuels ont nécessité une modernisation de l'alerte. C'est pourquoi le ministère de l'Intérieur procède au déploiement d'un nouveau système d'alerte et d'information des populations (SAIP). « La mise en place de ce nouveau système a été l'occasion de revoir l'implantation des sirènes, afin de mieux prendre en compte les nouvelles natures de risques et répondre de manière plus pertinente aux besoins actuels de la population », précise la préfecture du Haut-Rhin dans un communiqué.

Le SAIP réunit un ensemble d'outils (dont font partie les sirènes) qui permet la diffusion d'un signal ou d'un message par les autorités, lors d'un événement d'une particulière gravité ou en situation de crise (catastrophe naturelle et industrielle, attentat terroriste), aux personnes qui sont susceptibles ou sont en train d'en subir les effets. Son déclenchement est de la compétence du maire et du préfet, voire du ministère de l'Intérieur. « Le SAIP mobilisera plusieurs vecteurs d'alerte et d'information de la population : sirènes (déjà existantes, mais aussi nouvelles), SMS, service de diffusion de l'alerte à des opérateurs relayant avec leurs propres moyens ces informations (notamment panneaux à messages variables et radios) », explique le capitaine David Petit, du centre de secours principal (CSP) de Mulhouse.
23 communes à terme dans le département

Le déploiement du SAIP dans le Haut-Rhin a débuté début août, avec le raccordement d'une dizaine de sirènes. Les travaux étant terminés, les sirènes vont être testées ce mardi matin à Bitschwiller-lès-Thann et à Cernay, demain après-midi à Huningue, cet après-midi et demain matin à Mulhouse.

« Les personnes vivant à proximité des sites concernés ne devront pas s'inquiéter du déclenchement des sirènes lors de ces tests », précise la préfecture. Des essais à distance seront ensuite réalisés par la préfecture le premier mercredi de chaque mois, à midi. À terme, dans le Haut-Rhin, 23 communes situées dans des zones d'alerte prioritaires seront concernées par ce système.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Cinq cars détruits par le feu

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:54:49

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Cinq cars détruits par le feu
 

 
Cinq bus ont été détruits, dont quatre entièrement calcinés. Photo DNA / Florent ESTIVALS
Comment ne pas dresser un parallèle entre l'incendie ayant touché cinq cars et deux poids lourds, ce week-end à Scherwiller, et la vingtaine de cars incendiés en Centre-Alsace entre janvier 2014 et mars 2015 ? La question est sur toutes les lèvres : le pyromane est-il de retour ?

La compagnie de gendarmerie de Sélestat indique simplement qu'une enquête est ouverte et qu'à ce stade, aucune hypothèse n'est à exclure.
Un préjudice lourd

Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 1 h 30, un voisin a alerté les responsables du garage Volvo situé dans la zone industrielle du Giessen, à Scherwiller, et spécialisé dans les poids lourds. Un incendie venait de se déclarer. Le sinistre a finalement détruit cinq cars (dont quatre entièrement calcinés), un camion, et en a endommagé un second, parmi la trentaine de véhicules stationnés. Une quinzaine de pompiers, venus de Scherwiller, Châtenois et Sélestat, ont maîtrisé le feu au moyen de cinq lances.

Ces cars, neufs, sortaient de l'usine Volvo France. Ils devaient faire l'objet des derniers contrôles au garage, avant leur mise en circulation. Le préjudice financier, en cours d'évaluation, pourrait approcher les 2 millions d'euros.

Hier matin, des gendarmes de la brigade de recherche de Sélestat ont gelé la scène et effectué les premières constatations. Ils ont été rejoints, dans l'après-midi, par des techniciens en identification criminelle, qui ont passé la scène au peigne fin, afin de déterminer, dans un premier temps, si l'incendie est d'origine accidentelle ou criminelle. Si la deuxième hypothèse est dans toutes les têtes, un élément pourrait accréditer la première : la batterie d'un des cars était en charge au moment où le feu s'est déclaré. « Il est peu probable que ce soit dû à ça », indique-t-on toutefois au sein du garage.

Les images des quatre caméras de vidéosurveillance installées sur les façades du garage permettront peut-être d'apporter des réponses. « Nous les avions mises en place dès notre installation ici il y a huit ans, indique Denis Leonate, le responsable du garage. On a déjà eu plusieurs vols de gasoil par le passé. » Mais jusqu'ici, pas d'incendie.
La vidéosurveillance parlera-t-elle ?

Les gendarmes ont visionné ces images une première fois dans la nuit de dimanche à lundi, et leur exploitation doit se poursuivre. Ce mardi, un expert en incendie est attendu sur les lieux.
Florent ESTIVALS