Le choix et l'embarras pour Straumann ?

Publié dans le panorama le Vendredi 14 février 2020 à 06:03:19

© L'alsace, Vendredi le 14 Février 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le choix et l'embarras pour Straumann ?
 

 
Beaucoup de monde mardi soir au lancement de campagne d'Eric Straumann, mais il n'y aura pas de place pour tout le monde, a prévenu le député. Photo DNA /Laurent HABERSETZER
Lancement de campagne réussi pour Eric Straumann, ce mardi au foyer Saint-Léon à Colmar. Parmi la bonne centaine de personnes venues proposer leurs services, on retrouvait pas mal d'anciens des listes Wagner, Klinkert et Burger (dont Bertrand Burger en personne), l'éphémère candidat Benoît Nicolas, quelques anciens colistiers de Gilbert Meyer, des élus de la majorité sortante comme Dominique Grunenwald et Dominique Zinck (qui sera mandataire financier), ou, plus surprenant l'adjoint aux sports Maurice Brugger. Et bien sûr, ceux qui ont eu le malheur de miser sur la candidature d'Yves Hemedinger, comme l'adjointe Odile Uhlrich-Mallet, Laurent Denzer ou Yavuz Yildiz. L'ancien maire de Sigolsheim Thierry Speitel était également de la partie. C'est ce qui s'appelle avoir l'embarras du choix, au sens propre, et le député prévient d'emblée qu'il y aura des déçus. La photo de la liste est prévue samedi. D'ici-là, il promet d'appeler personnellement tous les recalés. Le maraîcher Pascal Sala, président des commerçants du marché couvert, n'a pas de souci à se faire. Eric Straumann a dévoilé, ce mardi soir, qu'il aura la troisième place sur la liste.
Sous contrôle

Eric Straumann a insisté sur la tonalité « sereine » qu'il veut donner à sa campagne : « Ne dites pas du mal des autres candidats. Éventuellement du bien. » Le député veut éviter tout « dérapage », principal risque selon lui dans une campagne qu'il juge « bien partie ». Le candidat promet à son équipe « une aventure humaine extraordinaire » et se fait le chantre de l'horizontalité : « Il n'y a pas de hiérarchie entre nous, vous pouvez me téléphoner sans difficulté. » Y compris, insiste-t-il, pour lui faire remonter les critiques négatives, afin qu'il puisse « réagir rapidement ». Le député craint visiblement le phénomène de cour.
Égratignures

En réunion publique, Gilbert Meyer évite (pour l'instant) de taper sur Eric Straumann. Et à une question, cette semaine d'un habitant qui ne comprend pas bien le comportement des Républicains (LR) sur Colmar, le maire sortant se contente de lancer une petite pique. « Les contacts avec Straumann (sic) étaient bons et aux voeux, il disait appuyer le maire de Colmar. Sur notre liste, il y a des jeunes LR avec son accord ! Je suis un peu triste », a-t-il conclu, avec cependant un petit sourire au coin des lèvres.
Tout le mondeveut verdir Colmar...

L'écologie s'impose à tous les candidats. Sans surprise, Frédéric Hilbert propose de végétaliser la place de la Cathédrale, de favoriser l'installation de jardins partagés, de potagers pédagogiques dans les écoles. Cette semaine, les autres prétendants à la mairie de Colmar y sont allés de leurs propositions « vertes ». Alors qu'Eric Straumann souhaite transformer la place de la Mairie en jardin public, Gilbert Meyer assure vouloir verdir les places de la Mairie, de la Montagne-Verte, de la Cathédrale et la rue des Clefs. Tristan Denéchaud ne veut pas s'arrêter à une simple végétalisation, certes nécessaire mais veut également « éradiquer les produits phytosanitaires », privilégier la récupération de l'eau de pluie, la taille douce des arbres, le fauchage tardif. Comme Frédéric Hilbert, il prône la création de jardins potagers, de murs végétaux, la pose de ruches sur certains toits. Le tout en concertation avec les habitants.
Le tourisme ? Nécessaire

Pour Gilbert Meyer, le tourisme est nécessaire. « Sans tourisme, nos villes sont mortes. C'est une question d'attractivité ». Lors d'une réunion publique, le maire a sorti de sa poche une statistique de ce fameux rapport sur le surtourisme qu'il garde sous le coude. « 88 % des gens consultés reconnaissent la nécessité du tourisme », assure-t-il. Mais dans ce même document « top secret », les sondés rejetteraient le tourisme de masse. Le candidat maire dit vouloir favoriser le « tourisme raisonné ». On attend les propositions.

Les adjoints René Frieh (à g.) et Cécile Siffert (à d.) et le conseiller délégué Robert Rémond quitteront la scène après le dernier conseil municipal du mandat, ce lundi. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Comme à chaque élection, Gilbert Meyer a dû faire de la place parmi les sortants pour renouveler sa liste. Si les élus issus de l'ouverture (René Frieh, Guy Wahren, Dominique Grunenwald) ont préféré raccrocher les gants eux-mêmes, quelques historiques en ont fait les frais. Selon nos informations, c'est notamment le cas des adjoints Maurice Brugger et Cécile Siffert, ou encore du conseiller délégué Robert Rémond. Jacques Dreyfuss, lui, est empêché pour raisons de santé. Hormis Yves Hemedinger, dont le nom figure désormais sur les tracts du sortant, repartent a priori Claudine Ganter, Serge Hanauer, Matthieu Jaegy, Jean-Paul Sissler, Cécile Striebig et Jean-Jacques Weiss. On ne sait pas quel sort est réservé à Jean-Pierre Bechler et Christiane Charluteau.