Mulhouse SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 06:27:45

© L'alsace, Mercredi le 09 Octobre 2019
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Mulhouse SOS main sauvée de la fermeture et son extension inaugurée
 

 
De gauche à droite, le Dr Philippe Amend, chef de l'unité SOS main, Diego Calabro, directeur de la Fondation de la Maison du Diaconat, et le Dr Thomas Zappaterra, chirurgien de la main. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
L'agrandissement du service SOS main de la clinique du Diaconat Roosevelt à Mulhouse a donné lieu à une inauguration samedi 5 octobre. Ce service est dirigé par l'équipe du Dr Philippe Amend, qui est à l'origine de cette unité en 1989. Il dispose, depuis septembre 2018, de deux salles dédiées à la chirurgie de la main.

Le président de la Fondation de la Maison du Diaconat, Jean Widmaier, a rappelé, dans son préambule, que cette structure d'excellence a failli être fermée, à partir d'août 2018, par l'administration, en raison d'un caractère dit "atypique" (lire ci-contre). « En effet, un texte réglementaire demandait l'application du principe "un hôpital, un service d'urgences". Nous avons bénéficié d'un soutien sans faille des sénateurs Catherine Troendlé et Jean-Marie Bockel et du député Bruno Fuchs sur ce dossier, en plus de nombreux élus. Notre unité fait partie des 60 unités françaises de SOS main, réunies sous le label de la Fédération européenne des services urgences main. La chirurgie de la main est l'un des pôles d'excellence du Pôle sanitaire privé mulhousien du Diaconat (PSPM). »
Faire attention à ses mains

Le Dr Philippe Amend a rappelé rapidement l'activité de l'unité qu'il a lancée en 1989. « En 2018, ce sont 9332 patients qui ont été pris en charge, dont 2634 en ambulatoire, sans oublier les passages pour les pansements spécifiques à notre spécialité, soit 6000 passages. Depuis notre ouverture, 120 000 personnes sont passées par notre unité ». Il a détaillé l'activité du service qui se répartit en activités non urgentes - pour les interventions du canal carpien (soit 40 % de l'activité), les problèmes liés à l'arthrose, les tendinites... Le Dr Amend a insisté sur l'attention que méritent les mains. « Elles sont des organes fonctionnelles et adaptables, mais pensez à mettre des gants selon les travaux. Et attention lors du maniement du couteau pour l'ouverture des huîtres. »

Le directeur de la Fondation, Diego Calabro, a mis en avant les travaux entrepris pour cet agrandissement, avec un investissement de deux millions d'euros.
Deux millions d'euros d'investissement

Ce service est riche de sept chirurgiens spécialisés et un 8e recrutement est en cours. Les locaux vides de l'ancienne maternité (installée depuis à la clinique Diaconat-Fonderie) ont permis l'installation d'une salle d'opération (au nombre de deux désormais), la création d'une grande salle de réveil et un nouvel aménagement sur le site. « Tout est fait pour proposer aux patients un service toujours adapté et amélioré en termes de prise en charge. La notoriété de ce service est étendue au Territoire de Belfort, à la Haute-Saône et au Doubs. C'est une chance d'avoir, dans notre secteur, de tels professionnels. » Et de poursuivre en direction des élus présents : « Il est important de profiter pleinement et durablement des offres de soins de nos cliniques mulhousiennes qui ne cessent de recruter de nouveaux médecins ». Quant au maire de Mulhouse, Michèle Lutz, elle a livré son témoignage de patiente à l'unité SOS main. « Je suis soucieuse de l'état de santé, pour Mulhouse et au-delà. »
Sabine HARTMANN PLUS WEB Voir nos vidéos avec les interviews du directeur de la Fondation du Diaconat Diego Calabro et du Dr Philippe Amend, et le diaporama sur le site www.lalsace.fr