Colmar CDRS « La culture est un besoin fondamental »

Publié dans le panorama le Mercredi 09 octobre 2019 à 05:57:47

© L'alsace, Mercredi le 09 Octobre 2019
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Colmar CDRS « La culture est un besoin fondamental »
 

 
L'objectif de Culture et solidarité : faciliter la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture dans la mise en oeuvre de projets. Photo L'Alsace /Dom POIRIER
Organisée pour la première fois l'an dernier aux Dominicains à Guebwiller, la deuxième rencontre Culture et solidarité s'est déroulée jeudi dernier au centre de repos et de soin de Colmar. Cette journée professionnelle proposée par le conseil départemental du Haut-Rhin vise à favoriser la mise en réseau des acteurs du social, du médico-social, de l'insertion professionnelle et de la culture dans la mise en oeuvre de projets au travers de conférence, ateliers et stammtish.
Trois points de vigilance

140 acteurs socioculturels ont répondu à l'appel du département et de l'association co-organisatrice Tôt au t'Art. Maître de conférences associé au master ingénierie des projets culturels et interculturels à l'université de Bordeaux Montaigne, François Pouthier a introduit cette journée d'échanges avec une analyse des bénéfices du lien social par le biais de la culture. « D'après une étude réalisée en 2011, il apparaît qu'après le logement, l'aide alimentaire et le travail, la culture est un besoin fondamental. Mais si 60 % des départements disent en faire une priorité, seuls 24 % y consacrent un budget culturel », constate-t-il.

Dans son discours, largement référencé, il met en exergue trois points de vigilance. Tout d'abord, la coopération. Pour faire oeuvre ensemble, il faut identifier les différents acteurs. Et sur ce point, cette journée Culture et solidarité prend sens. Ensuite, le lexique. « Il nous faut retrouver une langue commune », souligne le grand témoin. Et puis, la posture. Pour comprendre l'autre, il faut de l'écoute, du respect et de l'empathie.

François Pouthier insiste : il faut redonner de la «"capabilité" aux personnes et se poser la question de quels sont les bienfaits de nos actions et comment cela nous nourrit ? Car il faut que tout le monde y trouve son compte », même lorsque l'on est rémunéré pour notre action socioculturelle.
Acquérir des outils de médiation

Durant la journée, les stammtish façon « speed dating », d'une durée de 25 minutes, ont permis aux différents acteurs d'acquérir de nouvelles clefs pour encourager les pratiques artistiques et culturelles, développer des partenariats, financer leurs projets et consolider des actions de médiation. Mais cette journée dédiée aux « activistes partageant les mêmes valeurs », comme les appelle Gaël Doukkali-Burel, administrateur du réseau Tôt ou t'Art, a également permis des rencontres fructueuses qui devraient concrétiser de nouveaux projets, où tout le monde y trouvera son compte.
Dom POIRIER