Huningue Collège « L'année du renouveau »

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 06:13:26

© L'alsace, Mercredi le 11 Septembre 2019
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Huningue Collège  « L'année du renouveau »
 

 
des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

Des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

Ils étaient 798 en juin dernier. Lors de cette dernière rentrée, 745 collégiens, soit 29 classes dont 4 Segpa (sections d'enseignement général et professionnel adapté), ont rejoint le Nerval. Cette baisse des effectifs résulte de la mise en place de la nouvelle carte scolaire qui a conduit l'établissement à la suppression de deux classes de sixième et à la création d'une quatrième. Alors qu'elle entame sa cinquième année scolaire aux commandes du Nerval, la principale Catherine Albouy-Barland se dit « attachée à ce territoire, toujours porteur de possibles » et ravie de retrouver des équipes volontaires et dynamiques.

Cette année, elle est entourée de trois nouveaux adjoints : à la gestion, Virginie Balfournier, en charge des classes Segpa, Naïma Boujelad, et à son premier poste de principal-adjoint, Laurent Thierry. Cette équipe de direction est accompagnée, un jour par semaine, d'une psychologue de l'Education nationale, Lucille Dorizon ; tandis que Naïma Tebib conserve son poste de conseillère principale à la tête d'une équipe de cinq assistants d'éducation. Tout un petit monde amené à travailler avec 55 enseignants, dont une grande partie est déjà impliquée dans l'établissement depuis des années.
Des problèmes de recrutement

Pour autant, la rentrée n'a pas été de tout repos comme le précise la principale : « nous avons abordé la fin du mois d'août sans secrétariat de direction et, dix jours après la rentrée, il nous manque toujours des enseignants pour assurer 8 heures d'allemand, 9 heures d'anglais et 16 heures de mathématiques bilingues ». Doté d'une filière bilingue « très importante », le Nerval accompagne 40 élèves par niveau. « Je tiens à cette filière, confirme Catherine Albouy-Barland, mais il est important de pouvoir assurer la formation des enseignants ainsi que la continuité du parcours proposé à nos collégiens. » Pour l'heure, l'enseignement de l'histoire-géographie en allemand semble assuré, contrairement à celui des mathématiques pour lequel la principale « espère trouver des solutions... on s'y active ».

En marge de ces problèmes de recrutement récurrents, le collège s'est refait une santé. La principale souligne « une belle collaboration avec le conseil départemental ». Elle constate : « quel plaisir d'entendre à la rentrée les élèves, contents de découvrir un collège aux façades repeintes ». Durant cet été, l'ensemble des équipements de la cuisine et l'espace du self-service ont été remis à neuf. Ce qui facilite aujourd'hui le travail des agents et permet aussi de fluidifier les passages des élèves au service de restauration. Toujours dans le cadre des travaux, la centrale de sécurité incendie a été remise aux normes tandis que le collège a pris à sa charge le local des casiers réservés aux élèves et le rafraîchissement des peintures des murs intérieurs de l'établissement.

Des nouveaux équipement en cuisine du Nerval Photo DNA /Ghislaine MOUGEL
Des chefs de renom viendront au collège

Des conditions matérielles très engageantes quant à la reprise des projets lancés l'an passé, voire, à la mise en oeuvre de nouveaux partenariats sportifs, culturels, professionnels. Ainsi seront reconduits, en juin, les compétitions de foot réunissant, sur une journée au Nerval, des collégiens français, suisses et allemands. « Cette année, nous allons élargir cette opération à des équipes mixtes », précise la principale. L'an passé, huit élèves de troisième ont effectué leur stage de découvertes en Suisse : « ils seront seize cette année, en Suisse ou en Allemagne, bilingues ou pas ». Mais Catherine Albouy-Barland va plus loin quand elle envisage d'ouvrir ces stages, « sur un jour ou deux », à des élèves de Segpa. Très probant aussi, le parcours d'excellence « a fait naître des vocations notamment autour des métiers du numérique ». Le collège, toujours éligible, emmènera en octobre 25 jeunes filles sur le thème de la féminisation du secteur de l'énergie.

Et les projets se succèdent à la faveur de nouveaux partenariats. Ce sera le cas à Saint-Louis avec la Fondation Fernet-Branca. « Nous sortons de notre territoire pur et dur avec deux projets, l'un autour du goût dans l'art, et l'autre dédié à la formation de nos élèves qui deviendront des ambassadeurs de la fondation. » À partir du mois de janvier, des chefs de renom viendront au collège pour travailler avec les élèves. Ce projet « très ambitieux », mené en partenariat avec le directeur de la fondation, Pierre-Jean Sugier, fera l'objet d'une restitution au musée ludovicien. « La culture reste l'ADN de notre collège, relance la principale, je crois en cette élévation pour nos élèves [...] il faut les titiller, les entraîner vers des chemins nouveaux. »

Elle témoigne de la réceptivité des collégiens à l'enseignement par projet. Cette année, les cinquièmes se frotteront au thème de l'eau dans l'art avec notamment les acteurs de la Petite Camargue alsacienne ; des professeurs d'arts plastiques travailleront autour des matériaux recyclés. Et puis, et puis... le Nerval aurait bien besoin d'ouvrir une classe allophone pour les collégiens de plus en plus nombreux à ne pas parler le français dans leur famille. Et « pourquoi pas de sections sportives ? », car les filières d'excellence peuvent passer par le sport ou une langue vivante. La principale revient sur les quatre clés du projet d'établissement : « ambition, exigence, excellence et bienveillance ». Quatre priorités qu'elle aborde en confiance avec ses professeurs en rappelant que « l'excellence, c'est d'abord d'être épanoui, curieux, appétant... à nous de les amener vers le bien-être et le plaisir ».
Ghislaine MOUGEL