Santé Urgences : Le compte n'y est pas pour les grévistes

Publié dans le panorama le Mercredi 11 septembre 2019 à 05:52:45

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Santé Urgences
Santé Urgences : Le compte n'y est pas pour les grévistes
Les annonces d'Agnès Buzyn lundi n'ont pas convaincu le collectif Inter-Urgences, qui a voté, mardi, la poursuite du mouvement de grève. Une date de mobilisation nationale devrait être prochainement fixée.

 
La grève des urgences dure depuis maintenant presque 6 mois et concerne 250 services à ce jour.
« Avancée positive » pour les uns, « loin des attentes » pour les autres, le plan de refondation des urgences hospitalières présenté lundi par Agnès Buzyn, suscite des réactions mitigées.

La ministre de la Santé a beau avoir promis d'ici 2022 « plus de 750 millions d'euros » puisés dans des crédits existants, le compte n'y est pas pour le collectif Inter-Urgences, à l'origine d'une grève inédite par sa durée - bientôt 6 mois - et son ampleur - 250 services d'urgence à ce jour.

Le collectif, réuni mardi en assemblée générale, a d'ailleurs voté la poursuite du mouvement de grève. Les représentants des grévistes, ont aussi voté à main levée une motion rappelant leurs revendications et ont acté le principe de « rassemblements locaux » le 26 septembre, en attendant de fixer prochainement une « date de mobilisation nationale ».
Martinez : « On est loin des attentes »

« Il n'y a rien sur les effectifs », déplore le président du collectif, Hugo Huon. Cet infirmier à l'hôpital parisien Lariboisière critique aussi un « déni des professions paramédicales que Mme Buzyn se refuse complètement à revaloriser ».

Également présent, l'emblématique président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, a indiqué que son organisation déciderait jeudi « si (elle) rejoint le mouvement ». « Très déçu » par les annonces de la ministre, il a évoqué « un rendez-vous raté sans rien sur les revalorisations salariales et a prédit que la contestation va être sévère ».

« On est loin des attentes du personnel », a estimé de son côté Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelle à une journée d'action mercredi dans tout le secteur sanitaire et social, avec une manifestation à Paris. Force ouvrière a appelé mardi à s'associer à cette mobilisation. Dans le monde politique, le porte-parole du PCF Ian Brossat a lui aussi jugé que « ce n'est pas à la hauteur, le parti Générations raillant même un pansement sur une plaie ouverte ».