TGI MULHOUSE : Une rentrée « Carpe diem »

Publié dans le panorama le Jeudi 05 septembre 2019 à 06:27:52

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Tribunal de grande instance Audience solennelle
TGI MULHOUSE : Une rentrée « Carpe diem »
Audience de rentrée chargée ce mercredi en salle 120 du TGI de Mulhouse. Onze magistrats et une greffière ont été présentés. Des effectifs quasiment historiques.
 

 
Rentrée pour les avocats et greffiers du tribunal de Mulhouse.
Il aura fallu moins d'une heure, hier, au président du TGI de Mulhouse, Philippe Babo, pour procéder à l'audience solennelle au cours de laquelle ont été présentés dix magistrats -- une était absence pour cause de maternité), six du siège et quatre du parquet, ainsi qu'un fonctionnaire, nouvellement ou prochainement installés au sein de la juridiction. En s'adressant à l'assemblée d'élus, de représentants des autorités militaires et civiles, le président a insisté : « Votre présence en nombre témoigne de votre attachement envers l'institution judiciaire en général et toutes celles et ceux qui la servent en particulier, et constitue une marque de sympathie à l'égard des collègues qui rejoignent ce tribunal. »
« Profitons du moment présent »

En prenant la parole pour ses réquisitions, la procureure de la République, Edwige Roux-Morizot, a résumé en deux mots son sentiment : « Carpe Diem »... « C'est par cette formule que je débuterai ces mots de bienvenue et la présentation des quatre magistrats qui vont intégrer le parquet de Mulhouse. Carpe Diem donc... Profitons, profitons du moment présent sans penser à demain, profitons d'un tribunal qui au parquet sera au complet et au siège quasiment ». Elle a insisté sur sa volonté de renforcer encore l'efficacité de ce parquet « que vos collègues, qui l'ont quitté et que vous allez remplacer ont grandement contribué à faire vivre et à enrichir. Ils ont tous laissé des traces de leur passage et ont tous, à leur mesure, contribué à pacifier en choisissant la réponse pénale propre à rétablir un équilibre rompu, une confiance minée, à restaurer le lien social mis à mal en rassurant, en prévenant, en portant l'accusation à l'audience où les mots parfois en forme de messages ne sont pas seulement prononcés pour le tribunal ». Et la magistrate d'ajouter que « cette exigence de qualité que nous devons au justiciable pourra désormais se concrétiser grâce à vous, dont l'arrivée permet au parquet de Mulhouse d'être au complet. »
Une réforme d'envergure à venir dès janvier prochain

De son côté, Philippe Babo a eu un mot en direction des magistrats qui ont quitté Mulhouse pour d'autres horizons avant d'évoquer les arrivées, « c'est plus d'un cinquième des effectifs des magistrats de ce tribunal qui est renouvelé. Désormais, tous les postes de magistrats du siège du tribunal de grande instance stricto sensu sont pourvus au regard de la circulaire de localisation des emplois. Ne subsistent que deux postes vacants, l'un de juge au tribunal d'instance de Mulhouse et l'autre de vice-président en charge du service du tribunal d'instance de Thann. Ces postes seront néanmoins occupés jusqu'à l'année prochaine, grâce à l'affectation de magistrats placés ».

Et le président d'évoquer ses questionnements, « cela représente une situation inédite et bienvenue, à quelques mois de cette réforme d'envergure que constitue la mise en place du tribunal judiciaire, qui verra notamment, sur le plan de l'organisation judiciaire, la fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d'instance de Mulhouse, ainsi que la mise en place du tribunal de proximité de Thann, à compter du 1er janvier 2020. Reste à espérer que les effectifs resteront les mêmes l'année prochaine et que le prochain mouvement de magistrats qui sera connu à la fin du mois d'octobre ne sera pas préjudiciable à notre juridiction. Chers collègues, votre venue est avant tout une source d'enrichissement mutuel par la diversité de vos personnalités et de vos parcours. De plus, les études que vous avez poursuivies et, pour certains d'entre vous, l'expérience que vous avez acquise à d'autres postes dans la magistrature ou dans d'autres professions judiciaires sont autant d'éléments précieux qui, alliés à la compétence, à la rigueur et à la force de travail, doivent vous permettre de rendre ce que les citoyens sont en droit d'exiger de nous, à savoir une justice de qualité qui contribue à la paix sociale. »
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Un tribunal au complet...
La cérémonie de rentrée a été l'occasion de présenter à l'ensemble du tribunal, mais aussi au barreau et aux différentes instances politiques et civiles, les nouveaux magistrats installés à Mulhouse.
Au parquet

Sandra Di Rosa, nommée substitut en 1997, arrivée au siège du TGI en tant que juge des enfants en 2001, nommé en 2008 à Montbéliard en qualité de vice-présidente chargée de l'instruction, revient à Mulhouse en 2010 comme vice-procureure jusqu'à sa nomination en 2016 en qualité de substitut général auprès de la cour d'appel de Colmar. Aujourd'hui, elle revient en tant que procureure de la République adjointe et s'occupera du contentieux économique, financier et commercial

Béatrice Bluntzer, exerçait des fonctions de direction au sein de l'administration pénitentiaire avant de devenir substitut du procureur en 2005 à Mulhouse pour rejoindre Strasbourg en tant que vice-procureure en 2015 puis procureure adjointe à Nancy pour finalement revenir à Mulhouse en tant que procureure de la République adjointe chargé de l'exécution des peines.

Clément Guetaz a été nommé en 2015 après avoir intégré la magistrature à Vesoul. Il a débuté sa vie professionnelle 13 ans auparavant en qualité d'inspecteur du Trésor public. Il rejoint Mulhouse en tant que substitut du procureur de la République en fonction au pôle action publique.

Benjamin Coulon, nommé pour la première fois à Compiègne à la sortie de l'ENM en 2016. Nommé substitut du procureur de la République, il aura en charge le service civil des mineurs.
Au siège

Vincent Ramette nommé vice-président en charge des fonctions de juge des libertés et de la détention. Il a commencé sa carrière comme juge au TGI de Dieppe en 1995, a exercé les fonctions de juge d'instance à l'Ile Rousse, de vice-président en charge de l'instruction à Bastia, de vice-président en charge de l'application des peines à Colmar et, enfin, de vice-président en charge du TI de Cahors.

Sophie Baghdassarian entrée dans la magistrature en 2006 en tant que juge d'application des peines à Belfort, nommée juge d'instruction à Montbéliard, puis vice-présidente placée auprès du premier président de la cour d'appel de Colmar et enfin vice-présidente en charge du service du TI de Haguenau depuis 2017. Elle rejoint le TI de Mulhouse et sera chargée des fonctions de juge de l'exécution, ainsi que des exécutions forcées immobilières et des partages judiciaires.

Émilie Schneider (absente sur la photo) a été installée comme vice-présidente au TGI. Elle réalise le passage au premier grade, après avoir été juge placé auprès du premier président de la cour d'appel de Colmar, puis juge d'instance à Sélestat et juge des enfants à Strasbourg depuis 2016. Elle occupera un poste à la première chambre civile, avec également des attributions pénales.

Yannick Asser, adjoint de la directrice de greffe à la cour d'appel de Colmar, après un passage comme directeur de greffe du tribunal d'instance de Sélestat, juge du livre foncier à Saverne puis à Sélestat, intègre le corps des magistrats. Dans le cadre de sa première fonction comme juge, il a été affecté au pôle social.

Jean-Baptiste Vidalie, après avoir obtenu une licence de droit à la faculté de droit de La Rochelle, puis un master à l'université de Bordeaux, a été recruté comme assistant de justice au parquet du TGI de cette même ville, avant de réussir le concours d'entrée à l'ENM. Il occupera l'un des quatre cabinets de juge d'instruction.

Marie Pringent, après avoir exercé la profession d'avocate depuis 2008 à Paris, puis à Bordeaux, dans des cabinets spécialisés en droit social, a intégré l'ENM en 2017. Elle rejoint Mulhouse au poste de juge d'instance où elle traitera le surendettement et le contentieux lié aux procédures européennes de règlement des petits litiges.

Isabelle Bouvier a intégré la magistrature, à l'issue d'un stage probatoire à Chaumont, après avoir exercé pendant près de 15 ans la profession d'avocate au barreau de Montbéliard. Elle rejoint en tant que juge la chambre commerciale du tribunal, où elle traitera les procédures contentieuses.

Enfin Carole Demangeot arrive en tant que greffière.
A.C