Moins de députés et sénateurs : le oui sous conditions de Larcher

Publié dans le panorama le Jeudi 05 septembre 2019 à 06:16:51

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Institutions Réforme
Moins de députés et sénateurs : le oui sous conditions de Larcher
Le président du Sénat Gérard Larcher a affirmé mercredi sa volonté d'examiner la réforme des institutions voulue par le gouvernement. Mais sous certaines conditions.
 

 
Gérard Larcher veut fixer le nombre de sénateurs à 281.
Non, le Sénat n'est pas décidé à bloquer coûte que coûte la réforme des institutions du gouvernement. « Je suis même favorable à la réduction du nombre de parlementaires », insiste le président de la haute assemblée Gérard Larcher à propos du point le plus sensible de cette réforme présentée en juillet par le gouvernement et qui prévoit de ramener le nombre de députés à 433 (577 actuellement) et de sénateurs à 261 au lieu de 348.

Il fixe néanmoins deux lignes rouges. La première porte sur le renouvellement par moitié et non d'un seul bloc des sénateurs : « C'est inscrit dans la Constitution et c'est nécessaire pour la continuité ». La deuxième porte sur la représentation des territoires : « Il n'est pas question qu'après la réforme un tiers des départements, notamment les DOM-TOM, aient un seul député et un seul sénateur. Encore moins qu'un parlementaire couvre plusieurs départements. La démographie ne peut pas être le seul critère ». Il souhaite donc fixer le nombre de sénateurs à 281. Un sujet sur la table pour ce qu'il désigne comme « une concertation préalable au débat parlementaire ».

Sur la situation de la droite, Gérard Larcher clôturera le 16 octobre la tournée des régions : « Je continuerai à oeuvrer pour qu'à partir des territoires où vivent les Français, on construise un projet car la réduction à un choix binaire entre la majorité actuelle et le Rassemblement national est inquiétant pour la démocratie ». Il juge deux sujets prioritaires car « les réponses ne sont pas apportées : La relance de la construction de l'UE et les politiques migratoires ».

Sur les municipales en revanche, Gérard Larcher considère que « les alchimies sont différentes d'une ville à l'autre. Il appartient aux maires qui veulent se représenter et aux candidats de constituer des listes en toute liberté à condition que tous ceux qui s'engagent partagent les valeurs de la République ».