colmar - Qui aura l'investiture ?

Publié dans le panorama le Dimanche 01 septembre 2019 à 06:44:13

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colmar - Qui aura l'investiture ?
 

 
Stéphanie Villemin, référente LREM pour le Haut-Rhin. Photos L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Ils sont au moins deux à avoir demandé l'investiture de La République en Marche (LREM) à Colmar. Stéphanie Villemin, référente pour le Haut-Rhin du parti fondé par le président de la République en 2016, l'a officialisé cet été. L'ancienne candidate aux législatives (elle fut battue au second tour par le député sortant Eric Straumann), en position non éligible sur la liste des Européennes Renaissance (LREM, MoDem, agir), a décidé de candidater car elle estime que « Colmar mérite aujourd'hui un projet alternatif ».

« Certes, Gilbert Meyer et son équipe ont embelli la ville, ont maîtrisé les dépenses et peuvent se targuer d'une bonne gestion. Mais il faut désormais répondre aux autres préoccupations de nos concitoyens ». Si la quinquagénaire cite évidemment deux thématiques au coeur de l'actualité (notamment celle des réseaux sociaux) depuis quelques mois - le stationnement et le tourisme -, Stéphanie Villemin souhaite « aller au-delà » afin d'avoir « une vision globale ». « Parlons écologie, environnement, attractivité économique du territoire. Quelles réponses doit-on apporter face au vieillissement de la population colmarienne ? », énumère celle qui plaide pour une gouvernance plus ouverte, plus accès « sur le participatif ».
2020, « bonne fenêtre de tir »

Tristan Denéchaux, vice-président du Modem Alsace. Photo L'Alsace /Hervé Kielwasser

Deuxième candidat à l'investiture, le conseiller municipal Tristan Denéchaud, tient un discours similaire. Le vice-président du MoDem Alsace, élu une première fois à Colmar en 2008 avec la liste Bougeons les lignes puis réélu en 2014, a comme priorité de porter le projet qu'il porte depuis plus de 10 ans avec cette association. « Il y a pour cette élection de mars 2020 une bonne fenêtre de tir pour des mouvements citoyens et progressistes, dit-il. On parle de "dégagisme", d'attente de renouvellement de la part des citoyens. Gilbert Meyer est pour la première fois depuis 2008 réellement challengé, notamment à droite, par Yves Hemedinger ou Eric Straumann. Le paysage est clairement plus incertain qu'en 2014 ».

Comme Stéphanie Villemin, Tristan Denéchaud espère que la campagne ne se limitera pas au tourisme, « sujet désormais très clivant ». Le cadre de vie, la participation citoyenne, la manière de gérer la commune sont autant de sujets sur lesquels il souhaite le débat.

« Aujourd'hui, on a un système : un maire et son peuple. Tout cela est dépassé. Il faut revoir cette manière de fonctionner. Nous ne sommes plus dans le rapport de force mais dans la co-construction », pense le conseiller municipal.
Gilbert Meyer, fausse rumeur ?

Le maire de Colmar, Gilbert Meyer. Photo L'Alsace /Hervé Kielwasser

Impossible de savoir s'il y a d'autres candidats à la candidature. Stéphanie Villemin se réfugie derrière son devoir de confidentialité mais indique que la commission nationale d'investiture (CNI) devrait rendre son verdict courant septembre. Sur les réseaux sociaux, un troisième nom, celui de Gilbert Meyer, circule. Le maire de Colmar connaît bien Alain Richard, le sénateur PS, ancien ministre de la Défense, et coprésident de la CNI. Contacté, ce dernier assure que « Gilbert Meyer n'a fait aucune demande d'investiture [au] mouvement ».

Sollicité, l'intéressé a demandé à la chargée de communication de la ville de Colmar de transmettre deux informations : il n'a pas eu de contact avec Alain Richard mais il a « verbalement » évoqué ce sujet avec Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales. Et ? Et rien, on n'en saura pas plus...
Nicolas ROQUEJEOFFRE