Le corps retrouvé dans les décombres sera autopsié mardi

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 08:00:17

© L'alsace, Dimanche le 25 Aout 2019
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Le corps retrouvé dans les décombres sera autopsié mardi
 

 
Mercredi, dès que l'incendie s'est déclaré au 15 rue des Bouchers à Rouffach, une cellule de crise a été activée dans la cité. Cette dernière « restera en place le temps nécessaire », souligne Jean-Pierre Toucas, le maire de Rouffach. Par ailleurs, un périmètre de sécurité a été immédiatement mis en place, une nécessité pour permettre le bon déroulement des opérations de secours. « Ce périmètre sera allégé au fur et à mesure », explique le premier magistrat.
Le bilan humain et matériel

Le premier bilan dressé ce samedi a par ailleurs été l'occasion pour les autorités de détailler les difficultés auxquelles ont été confrontés les secours, en particulier à cause de la configuration des lieux, avec une multitude d'habitations qui sont imbriquées les unes dans les autres, avec une impasse et des ruelles très étroites. « Cette situation est bien connue des services départementaux d'incendie et de secours qui, dès lors qu'il s'agit d'intervenir dans un coeur historique, débloquent immédiatement les moyens nécessaires », rappelle Jean-Pierre Toucas. Aujourd'hui, les secours poursuivent leurs opérations de surveillance des lieux.

En ce qui concerne le bilan humain, une personne est décédée dans l'incendie et deux sapeurs-pompiers ont été blessés. « L'un, de Rouffach, a été électrisé, lors des premiers instants de l'intervention ; et l'autre, de Soultz, a été victime d'une chute de tuile. Ils sont tous les deux sortis de l'hôpital le lendemain et ne présentent aucune séquelle », détaille le lieutenant-colonel Thierry Kellenberger, du Sdis 68.

Sept personnes ont dû être relogées. Le bilan matériel mentionne une maison totalement détruite. Il s'agit de celle où l'incendie s'est déclaré. Deux maisons mitoyennes sont également fortement endommagées. Une quatrième habitation a été touchée, en particulier la toiture, pour laquelle des mesures conservatoires seront rapidement mises en oeuvre.

« Notre objectif, dans ce type d'intervention, est de tout faire pour limiter l'extension de l'incendie aux autres bâtiments », explique le lieutenant-colonel Thierry Kellenberger. La présence supposée d'une victime, qui a rapidement été confirmée aux secours, les a menés à axer leurs efforts sur le sauvetage de cette personne. « Au plus fort de la soirée du mercredi 21 août, nous étions 90 sapeurs-pompiers sur le terrain, avec une trentaine de véhicules d'intervention », évoque le chef des opérations.
Le marquage des chiens a permis de déterminer la présence de la victime

La phase de la recherche de la victime a également été très complexe, notamment à cause du type du bâtiment, en grande partie en bois. « Il y a eu de multiples effondrements de la structure. La toiture est descendue au fur et à mesure, jusqu'au niveau du premier étage. De lourdes opérations de déblaiement ont donc été engagées », indique le lieutenant-colonel. La solution de l'engagement d'une société privée a donc été choisie en cellule de crise. « Toute intervention par le bas mettait en danger la vie des personnels. Il a fallu intervenir poutre par poutre, morceau par morceau », précise-t-il. Deux équipes cynotechniques sont venues en renfort pour la recherche de la victime. « Les différents marquages des chiens nous ont permis, in fine, de découvrir un corps enseveli vendredi après-midi », révèle le lieutenant-colonel.
« Un expert incendie sera dépêché lundi sur les lieux »

Pour les gendarmes, le travail d'enquête ne fait que commencer. En l'absence d'un médecin légiste, un technicien en identification criminelle provenant de la plateforme judiciaire du groupement de la gendarmerie du Haut-Rhin, basé à Colmar, a été appelé, précise le commandant de la compagnie de gendarmerie Soultz-Guebwiller, Bruno Serain. Le corps a par la suite été transporté par les pompes funèbres à l'institut médico-légal de Strasbourg. Une autopsie sera pratiquée mardi matin pour déterminer les causes de la mort et identifier précisément la victime, l'amas de gravats ayant détérioré le corps. Les causes de l'origine du sinistre sont, pour l'heure, toujours inconnues. « Un expert incendie sera dépêché lundi sur les lieux », évoque le commandant.
Audrey NOWAZYK