L'Iran saisit un autre bateau

Publié dans le panorama le Lundi 05 août 2019 à 06:26:00

© L'alsace, Lundi le 05 Aout 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

L'Iran saisit un autre bateau
 

 
La nationalité du bateau saisi n'a pas été précisée. Photo Irinn/AFP
C'est la troisième fois en moins d'un mois. L'Iran a annoncé, dimanche, la saisie mercredi d'un navire étranger dans le Golfe, région stratégique au coeur des tensions entre Téhéran et Washington.

Les forces navales des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, ont saisi le navire-citerne, dont la nationalité n'a pas été précisée dans l'immédiat. Sept étrangers membres de l'équipage ont été arrêtés lors de cette opération. Le navire transportait « 700 000 litres de carburant de contrebande autour de l'île de Farsi » et se dirigeait vers des pays arabes du Golfe, selon les Gardiens de la Révolution. Il a été transféré vers le port Bouchehr (sud), et « sa cargaison de carburant de contrebande remise aux autorités » en coordination avec la justice iranienne.

Le 14 juillet, l'Iran avait intercepté dans le Golfe un pétrolier battant pavillon panaméen, le MT Riah, accusé également de transporter du pétrole de contrebande. Cinq jours plus tard, le 19 juillet, la marine iranienne a arraisonné un pétrolier suédois battant pavillon britannique, le Stena Impero, soupçonné de « non-respect du code maritime international ».
Une zone de tensions

Le tiers du pétrole acheminé par voie maritime sur la planète transite par le détroit d'Ormuz situé dans le Golfe. Cette nouvelle saisie risque d'exacerber davantage les tensions qui n'ont cessé de monter dans la région, depuis le retrait américain en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l'Iran.

Des attaques et des sabotages en mai et juin derniers contre des pétroliers dans le Golfe ont été imputés par Washington à Téhéran, qui dément toute implication. Dimanche pourtant, le général iranien Ahmad Reza a affirmé que les risques qu'un conflit éclate dans le Golfe avaient diminué. Mais il a tenu à souligner que « le golfe Persique est comme une poudrière et l'explosion du premier pétard peut mener à un énorme désastre ».