GARD Incendies Crash d'un bombardier d'eau

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:43:11

© Dna, Samedi le 03 Aout 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

GARD Incendies
Crash d'un bombardier d'eau
Le pilote d'un avion bombardier d'eau a trouvé la mort vendredi après-midi dans le crash de son appareil à Générac (Gard) où de violents incendies qui font rage depuis plusieurs jours.
 

 
Pour le maire de Générac, les départs de feu recensés vendredi, avant le dramatique accident, sont d'origine volontaire.
Le pilote d'un bombardier d'eau a perdu la vie vendredi dans le crash de son appareil, engagé dans la lutte contre les incendies à Générac, dans le Gard, où près de 700 hectares de bois, de garrigues et de vignes ont brûlé depuis mardi. Le drame a eu lieu à 17h20. Une enquête judiciaire a d'ores et déjà été ouverte.

Le Premier ministre Édouard Philippe a exprimé sur Twitter sa « vive émotion [...]. Tout mon soutien aux pilotes de la Sécurité civile, à tous ceux qui luttent contre le feu, et à leurs familles. » Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a fait de même, faisant part de ses « pensées à la famille et aux camarades de ce soldat du feu, engagés pour nous protéger, avec une infinie bravoure ».
Vent fort et terre sèche

L'appareil accidenté, un Tracker, est le plus petit modèle des bombardiers d'eau pouvant intervenir sur un feu, avec les Canadair et les Dash. Sa capacité de largage est de 3 600 litres. De tels accidents sont rarissimes (lire en encadré).

« Je souffre, je suis ému, je n'ai pas de mots », a déclaré le maire de Générac, Frédéric Touzellier, à l'annonce de la nouvelle alors qu'aux abords de sa commune le ballet des bombardiers d'eau était encore incessant au-dessus de flammes toujours vives.

Car le vent attise sans cesse les foyers, qui se multiplient à grande vitesse. Au sol, la terre qui n'est pas encore touchée est sèche comme de la pierre et le feu se propage d'une vigne à l'autre, sans limite.
« C'est criminel, c'est sûr »

Vendredi, entre 14h30 et 15 heures, huit à dix départs de feu avaient été recensés au sud de Nîmes. Pour le maire de Générac, la piste humaine et volontaire est certaine pour ces nouveaux incendies, après le sinistre monstre qui a déjà ravagé près de 500 hectares à travers sa commune mardi et mercredi : « C'est criminel, c'est sûr. Plusieurs feux qui partent simultanément, à des endroits différents... On est complètement dépassés, il y a du vent, il fait chaud. Mais il faut garder son sang-froid », a-t-il déclaré quelques moments avant l'accident sur BFM TV. Frédéric Touzellier précise qu'une vingtaine de maisons ont été évacuées et un mas touché. Le château et le gymnase du village ont été ouverts pour accueillir les sinistrés.

En fin d'après-midi, 530 sapeurs-pompiers et une centaine de gendarmes étaient mobilisés à travers tout le département où étaient également touchées les communes de Vauvert et Montignargues.

 

 
 

 

Des précédents
Quatre morts en 2005, année noire
Le 20 août 2005, deux pilotes chevronnés de la sécurité civile, de âgés de 45 et 43 ans, avaient trouvé la mort dans des circonstances similaires en Ardèche. Le 1er août 2005 à Calvi en Haute-Corse, un pilote et un copilote avaient également perdu la vie dans le crash de leur Canadair.