Arme de service : pour le meilleur et pour le pire

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:31:45

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Arme de service : pour le meilleur et pour le pire
 

 
Les agents souhaitant garder leur pistolet doivent en faire la demande à leur hiérarchie. Photo Julio PELAEZ
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner expliquait, en avril dernier, que le taux d'utilisation de l'arme de service dans les suicides de policiers n'a pas bougé depuis dix ans. Des propos mis en adéquation avec les mesures prises après les attentats du 13 novembre 2015, autorisant les policiers actifs à porter leur arme individuelle en dehors de leur service, mesure pérennisée en juin 2016.
Pas encore d'étude sur les conséquences du port d'arme

L'arme de service peut être définie comme un facilitateur dans le passage à l'acte, de même pour le fait de savoir s'en servir. Il ne faut cependant pas tirer de conclusions hâtives pour le ministre et les syndicats de police, car il n'existe pas encore d'étude concrète chiffrant le nombre de suicides liés à la réglementation sur le port d'arme en dehors du service. Pour rappel, parmi les cinq suicides de la semaine dernière, il y en a eu deux par pendaison.

Les agents de la police nationale souhaitant garder leur pistolet Sig-Sauer de calibre 9 mm doivent en faire la déclaration et la demande auprès de leur chef. Cette dernière doit évidemment être validée par la hiérarchie, qui peut revenir sur sa décision à tout moment. Cet examen préalable peut entre autres servir à évaluer la stabilité morale du fonctionnaire de police qui effectue sa demande. Autres condition : les policiers doivent assurer un entraînement de tir au moins tous les quatre mois.
E.B.