Une tribune pour dénoncer le vandalisme de permanences LaREM

Publié dans le panorama le Mercredi 31 juillet 2019 à 05:49:04

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Politique  Faits divers
Une tribune pour dénoncer le vandalisme de permanences LaREM
Après les dégradations visant plusieurs permanences LaREM, 20 députés de la majorité ont signé une tribune publiée mardi pour dénoncer des comportements « intolérables ».
 

 
Les vitres de la permanence LaREM de Perpignan ont été brisées en marge d'une manifestation de gilets jaunes samedi.
« Nous sommes en train de nous habituer à l'intolérable », s'alarment 20 députés bretons de la majorité dans une tribune publiée mardi sur le site de Franceinfo, après une nouvelle série de dégradations de permanences de parlementaires de la majorité présidentielle.

« On voit nos permanences murées, cassées, les députés dénoncés sur tel ou tel réseau social parce qu'ils auraient mal voté, certains ont eu leur domicile visité et même incendié », rappellent les signataires de la tribune, dont le député LaREM Florian Bachelier, premier questeur de l'Assemblée nationale. « Et certains, qui croient que les réseaux sociaux permettent toute veulerie, lâcheté, insulte, s'en félicitent même. Cet "ensauvagement" des mots et du monde ne peut produire que le pire et pourtant certains soufflent sur ces braises », accusent-ils.

« Nous ne laisserons pas se développer la haine sur internet et dans la société [...]. Il ne sera jamais toléré que la violence et la destruction se substituent au dialogue et à la démocratie », avertissent les 20 députés LaREM, comme Sandrine Le Feur, Hervé Berville et Gaël Le Bohec, ou Modem, comme Erwan Balanant et Jimmy Pahun.
Une dizainede locaux ciblés

La classe politique a condamné lundi les attaques contre des permanences de députés LaREM, parfois emmurées ou taguées après la ratification du Ceta, voire saccagées comme à Perpignan en marge d'une manifestation de gilets jaunes.

Au total, une dizaine de permanences ont été prises pour cible, dont celles de Rémy Rebeyrotte (Saône-et-Loire) dès le lendemain du scrutin avec du fumier, de Jean-Baptiste Moreau à Guéret (Creuse) ou encore Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône). Face à ces violences, le ministère de l'Intérieur a demandé une vigilance particulière ce week-end pour les domiciles et permanences.