Ungersheim-Pulversheim Écomusée d'Alsace : Promenons-nous dans les bois...

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:00:50

© Dna, Vendredi le 26 Juillet 2019
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Ungersheim-Pulversheim  Écomusée d'Alsace
Ungersheim-Pulversheim Écomusée d'Alsace : Promenons-nous dans les bois...
C'est le moment rêvé de partir à la découverte des sentiers de l'Écomusée récemment balisés par le Club Vosgien. Trois circuits pédestres démarrent dans le village puis courent dans la forêt attenante, en serpentant sous les frondaisons ou en lisière.

 
François Kiesler qui supervise le domaine agricole et forestier de l'Écomusée devant l'un des nouveaux panneaux expliquant les espaces périphériques du musée.
Le premier des trois circuits pédestres récemment balisés par le Club vosgien de Soultz à l'Écomusée a été baptisé « Parcours des champs ». Long d'un kilomètre et demi, marqué d'un cercle vert, il débute au niveau de la maison de Sundhoffen, à l'entrée du chemin de la Chapelle.

Il faut passer à l'arrière de la maison pour pénétrer dans le sentier qui serpente en sous-bois : il est jalonné d'outils agricoles de la première moitié du XXe siècle. À chaque station, d'intéressants panneaux illustrés racontent la vie et les réflexions de Morand, un paysan fictif des années 1930.

Au bout du chemin Morand, se trouve la chapelle de Kirchberg dont on pourra au passage apprécier l'intérieur. Après être passé à l'arrière de cette dernière, où court un ruisseau, prendre immédiatement à gauche (cercle vert sur un arbre).

Assez rapidement on aperçoit sur la gauche, dans la forêt le campement du charbonnier (qui fabriquait du charbon de bois notamment nécessaire au forgeron) qui va être prochainement rénové. On arrive ensuite au chalet Grien, construit en 1853, une ancienne maison de chasse de la famille Schlumberger de Guebwiller. On peut admirer, un peu plus loin, l'ancienne allée d'arrivée au chalet, bordée d'ifs majestueux.

Sur le chemin en lisière de forêt et en bordure des champs, on découvre, un peu en retrait, sur la gauche, l'ancien rucher de Westhalten en cours de reconstruction. (DNA du 19 juillet dernier).

Le chemin débouche ensuite sur le verger de « Belli », en face de la houblonnière et des champs. Un grand verger entretenu par la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin qui y organise ses formations de moniteurs. « Au cadastre le nom de la parcelle est « Belle île », mais les anciens paysans ont déformé cette appellation en « Belli », nom que nous avons conservé à l'Écomusée » explique François Kiesler qui supervise le domaine agricole et forestier du musée.

À cet endroit il est recommandé de faire une pause et de s'asseoir sur le banc ou sur les chaises posés au pied d'un chêne où est installé un nichoir à chouette chevêche. Puis, admirer le paysage et goûter la quiétude du lieu seulement troublée par le bourdonnement des abeilles. Légèrement en contrebas sont en effet installées les ruches (modernes) des apiculteurs du musée.

Pour poursuivre le circuit, il faut entrer dans le verger de « Belli » sur sa limite droite et le longer. Au bout du verger, tourner à droite pour revenir vers la « Rotonde », un très grand abri circulaire. De là, on fera un crochet à la « semencerie », un bâtiment récent (appelé « L'oasis ») édifié lors du festival de constructions « Bàuistella ». On pourra y rentrer pour découvrir des histoires de graines. On ne manquera pas ensuite de grimper au sommet de l'Obervédère qui se dresse à proximité pour embrasser la vue sur le paysage agricole. Enfin, pour finir, une visite de la scierie de Moosch, flanquée de sa roue à augets, s'impose.
Fraîcheur et chants d'oiseaux

Le deuxième circuit, « Étonnants paysages » (cercle rouge), démarre presque à l'opposé du premier, à la maison de Guebwiller (à côté de l'embarcadère), l'un des refuges des naturalistes du musée. C'est un cheminement long de deux kilomètres, « plein de fraîcheur et de chants d'oiseaux ». En passant à travers le marais on peut apercevoir les libellules, les amphibiens et les autres habitants de ces espaces humides d'une grande richesse en biodiversité. Ce circuit se confond avec le sentier nature. Là aussi, tout au long du chemin, sont installées près de 30 haltes (parfois avec chaises) avec autant de présentations liées à la biodiversité des lieux. Au sortir de la forêt le circuit passe dans le quartier des maisons du XXe et du XXIe siècle.

Le troisième circuit, « émotions forestières » (cercle bleu) de 0,8 km est un complément au circuit rouge précédent. Il démarre au carrefour des Libellules auquel on accède en suivant le circuit rouge et permet d'effectuer une petite escapade dans la forêt. Très agréable promenade surtout par grande chaleur. Les chênes jumeaux étonnent par l'envergure de leurs branches horizontales. Une fois arrivé à l'entrée du parc d'attractions du Petit Prince voisin, il faudra retourner vers le musée par le chemin de liaison (en ligne droite) ou revenir sur ses pas.

On peut aussi se promener librement sans se soucier du balisage, sans crainte de se perdre, les chemins revenant tous vers le village.
M.H. Bon à savoir : Les trois circuits sont présentés sur le plan/programme remis à l'entre l'Écomusée.

Bon à savoir : Les trois circuits sont présentés sur le plan/programme remis à l'entre l'Écomusée.