Waldighoffen Travaux sur la RD463 en traversée du village : Une chaussée neuve et la route rouverte dans la journée

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 05:48:24

© Dna, Vendredi le 26 Juillet 2019
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Waldighoffen Travaux sur la RD463 en traversée du village
Waldighoffen Travaux sur la RD463 en traversée du village : Une chaussée neuve et la route rouverte dans la journée
Au plus fort de la canicule, le chantier de réfection de la chaussée de la RD463 dans la traversée de Waldighoffen s'est poursuivi avec la pose de la couche finale d'enrobés. Avec un peu d'avance sur le calendrier prévu, la voie sera de nouveau libre ce vendredi dans la journée.

 
La pose de la couche finale d'enrobés s'est faite concomitamment sur les deux voies de roulement de la chaussée, ici rue du Maréchal-Joffre.
Cette semaine, c'était la phase finale et impressionnante d'un important chantier de reprise de la chaussée, dans la traversée de Waldighoffen, entre le croisement devant l'église, au centre du village, et le rond-point à la sortie, en direction de Steinsoultz et Roppentzwiller. Les travaux d'un montant de 300 000 euros pris en charge par le Département du Haut-Rhin étaient nécessaires en raison de la dégradation et de la déformation de la voie. Ils ont démarré le 10 juillet et se terminent donc ce vendredi, une semaine plus tôt que prévu.

Des travaux préparatoires ont d'abord été menés pour un montant de 40 000 à 45 000 euros, aux frais de la commune, et qui ont notamment consisté à ôter 800 m² de pavés en béton posés en 1988 au centre du village devant l'église. Ces pavés ont été en partie récupérés par la commune et ceux abîmés sont partis dans une filière de recyclage. « Les anciens enrobés ont ensuite été ôtés sur toute la portion concernée de la RD463. Nous avons retrouvé le fond de la structure de la chaussée et vérifié sa portance qui était satisfaisante. Nous avons ensuite posé, en plusieurs fois pour ménager les accès aux riverains, une sous-couche d'enrobés de 9 cm », explique Daniel Peter, responsable du centre routier de Vieux-Ferrette.

Cette semaine, pour la pose du tapis final d'enrobés, épais de 6 cm, il a fallu fermer entièrement la route mercredi et jeudi. Il n'y avait pas d'autre choix. « La plupart des riverains et des commerces ont été très compréhensifs durant les travaux mais il y a toujours des personnes impatientes et des automobilistes, qui bien que les panneaux soient bien en place, ne « voient » pas les déviations et forcent le passage ! », ajoute Daniel Peter.

Mercredi, du milieu d'après-midi, jusqu'à 20 h environ, après la réalisation d'une première portion de la couche de roulement à partir de l'église, les agents du Département ont monté la garde devant les barrières pour empêcher les irréductibles de passer et comptaient aussi sur le civisme des automobilistes durant la nuit ! Et rebelote ce jeudi.
Les contraintes de la canicule

En effet, si la canicule n'a pas empêché le chantier, elle engendre cependant des contraintes et des conséquences particulières. Pour ce qui concerne l'enrobé, ce dernier qui sort entre 150 et 170° à l'application met longtemps à refroidir et à durcir. « Avec le premier camion qui passe, tout est à refaire ! », résume Daniel Peter. Mercredi, en fin de journée, plusieurs heures après la pose, il mesurait à l'aide d'un appareil spécifique la température du bitume, encore 63°

L'extrême chaleur a aussi modifié les conditions de travail de la trentaine d'ouvriers de l'entreprise Colas oeuvrant sur le chantier : si dans ce cas, l'enrobé est plus facile à étaler, le travail est plus éprouvant, c'est pourquoi les horaires ont été décalés. C'est dès 5 h du matin au lieu de 7 h 30 que les ouvriers ont pris leurs postes pour terminer la journée aux alentours de 14 h 30-15 h.

Ce matin, resteront encore à mener des travaux de finition et de nettoyage avant la libération de la voie. La chaussée neuve ne devrait plus faire parler d'elle avant quinze ans au minimum.
Noëlle Blind-Gander

Par 28° jeudi matin, les raclettes étaient à l'oeuvre pour les finitions après la pose de la couche finale d'enrobés à plus de 150° Photo DNA /Noelle BLIND-GANDER