Bonne humeur sur la route des crêtes

Publié dans le panorama le Jeudi 25 juillet 2019 à 06:08:40

© Dna, Jeudi le 25 Juillet 2019
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massif vosgien Une navette pour prendre de la hauteur
Bonne humeur sur la route des crêtes
Jusqu'au 15 août, la navette des crêtes est stationnée au départ de la gare de Colmar. Elle relie deux fois par jour le Markstein via le lac Blanc. Plusieurs itinéraires parcourent les sommets des Vosges. Ambiance dans le bus qui grimpe allégrement vers les sommets.
 

 
La route des crêtes offre des paysages magnifiques tout au long des 66 km de parcours.
« C'est vous qu'on devrait mettre à l'office de tourisme ! » lance une touriste à André, le conducteur de la navette des crêtes. Faut dire qu'il a un sacré débit, André dit « Dédé » détaille chaque arrêt pour conseiller une bonne adresse ou les bons coins pour se balader.

Un trajet qu'il connaît comme sa poche, et sa clientèle aussi puisque « la plupart ce sont des habitués, je les vois très souvent ». Deux fois par jour, il part de Colmar en direction du lac Blanc puis du Markstein, via la route des crêtes. Les paysages se transforment à mesure que le car avance, d'abord dans le vignoble jusqu'à Kaysersberg puis dans la montagne.

« Avant, on montait jusqu'au Grand Ballon, c'est un coin magnifique ». Le matin son bus est rempli, sa clientèle rejoint les hauteurs vosgiennes pour la journée. Le bus est presque vide le midi, signe que les touristes manquent encore à l'appel en ce premier jour de réouverture. À partir du lac Blanc, c'est la route des crêtes, à 1 200 mètres d'altitude, qui dessert certains des plus beaux sommets vosgiens, comme celui du Tanet.

Dominique et son mari sont venus pour ça. Depuis plusieurs années ils avancent sur le sentier du GR5 qui relie la mer du Nord à la Méditerranée, chaque été ils reprennent pendant leurs vacances là où ils en étaient restés. Cette fois, ils vont reprendre leur route du Tanet et profitent de la reprise de la navette pour s'accorder un peu de répit...
Une atmosphère de colonie de vacances

Au Markstein, terminus, tout le monde descend. Tandis qu'André va se reposer, l'auberge accueille les visiteurs avec des tartes flambées. Quand vient le moment de repartir, le car traîne un peu : « Je les attends, après moi il n'y a plus de bus qui part, et puis je les connais... L'année dernière certains sont venus alors qu'il faisait un temps pourri, au final ils sont restés me tenir compagnie dans le car ». Le soir, quand le chauffeur prend le chemin du retour, l'atmosphère est semblable à celle d'une colonie de vacances, sauf que les têtes sont plus grises que blondes. La clientèle de la ligne est plutôt âgée, à l'image de ce groupe d'amis qui connaît la région par coeur « c'est super pour se balader et découvrir la région, et puis la compagnie est bonne ». Ces retraités reviennent du Centre d'initiation à la Nature et à l'Environnement du Rothenbach (commune de Wildenstein), que l'on aperçoit depuis les fenêtres du car. Ils connaissent bien André, au milieu des autres groupes, très vite on ne sait plus très bien qui est venu avec qui !

L'ambiance est franchement détendue et beaucoup échangent sur leur excursion de la journée, exhibent des photos et des prospectus. « Il faut absolument que vous descendiez au lac de La Lauch », conseille une femme tandis que son voisin se propose de faire la liste des meilleurs chalets-refuges du coin. Jusqu'au 15 août, André et ses collègues sillonneront gaiement la route des crêtes, en compagnie d'une joyeuse bande de passagers.
Guilhem DORANDEU Diaporama sur www.dna.fr

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