colmar Les deux Bernard s'invitent au débat sur les municipales

Publié dans le panorama le Samedi 20 juillet 2019 à 06:03:41

© L'alsace, Samedi le 20 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Les deux Bernard s'invitent au débat sur les municipales
 

 
Pour Bernard Rodenstein, le futur bras de fer entre Gilbert Meyer et Yves Hemedinger sera « une lutte à la vie à la mort ». Archives L'Alsace /Herve KIELWASSER
Les deux hommes n'avancent pas masqués. Ce qui est à souligner en cette période de pré-campagne où beaucoup de protagonistes, soutiens des futurs candidats, commentent la vie politique de façon anonyme sur les réseaux sociaux.

Le premier Bernard, Friedrich, en position non éligible sur la liste de Bertrand Burger lors des élections de 2014, n'a jamais caché son animosité à l'égard de l'actuel exécutif.

Régulièrement, il lance quelques piques, essentiellement destinées à Gilbert Meyer et à son premier adjoint, Yves Hemedinger, et aime manier le second degré.
« Autoritarisme inutileet dépassé »

Dans sa dernière « production », lisible sur Facebook, l'ancien chef de corps du 152erégiment d'infanterie rappelle ainsi, dans un texte de politique-fiction, que le maire de Colmar a renoncé à se présenter en mars 2020. « Sage décision, écrit-il, pour un homme de son âge après plus de 20 années d'un règne sans partage avec certes une saine gestion et de belles réalisations (surtout immobilières) mais aussi des choix et orientations discutables, des maladresses voire des erreurs et surtout un style et des méthodes confinant à un autoritarisme inutile et dépassé ». Le général poursuit sur Yves Hemedinger, « le dauphin », dont il suppose qu'il n'a pas vraiment choisi son camp : s'émanciper ou rester aux côtés de celui qu'il n'ose pas (encore) critiquer.

Bernard Friedrich évoque rapidement le cas de Benoît Nicolas, éphémère candidat, avant de considérer Eric Straumann comme « un candidat potentiel crédible... s'il se déclare ».
« Une lutte à la vieà la mort »

L'analyse est validée par l'autre Bernard, Rodenstein. Pas la peine de rappeler ce qui l'oppose à Gilbert Meyer. L'ancien président d'Espoir pense que le maire de Colmar devrait avoir « assez de bon sens pour se retirer et prendre sa retraite » mais il craint que le contraire arrive. Il estime que le futur bras de fer entre Gilbert Meyer et Yves Hemedinger sera « une lutte à la vie à la mort ».

Bernard Rodenstein aborde le cas de la gauche, « en déréliction ». « Elle paye cher ses divisions et son manque de propositions crédibles au système capitaliste dominant et hélas prédateur ! Dans le contexte local j'imagine très mal qu'apparaisse un leader charismatique nouveau », souligne celui qui apporte son soutien au député de Colmar. « Bien que n'étant pas de la même famille politique que lui et ayant eu des désaccords sur certains sujets de société, je lui reconnais une bonhomie qui permettra aux Colmariens de rencontrer leur maire avec simplicité et confiance ».

Aucun des deux n'évoque la possible candidature de Stéphanie Villemin, représentante de La République en Marche dans le Haut-Rhin, ou d'un autre chef de file du parti présidentiel. C'est là l'une des inconnues majeures du futur scrutin que les deux Bernard commenteront sans filtre.
Nicolas ROQUEJEOFFRE