Algolsheim Éducation : L'École du ciel,chrétienne et Montessori

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:52:23

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Algolsheim  Éducation
Algolsheim Éducation : L'École du ciel,chrétienne et Montessori
Une école maternelle privée ouvrira ses portes à la rentrée dans les locaux de Vitabox à Algolsheim. Elle combinera des pédagogies alternatives du type Montessori avec les valeurs traditionnelles de l'église évangélique.

 
L'École du ciel est installée dans les locaux de Vitabox.
C'est une grande salle de réunion vidée de ses meubles, au rez-de-chaussée du complexe Vitabox, entre bowling et salle de fitness.

Difficile d'imaginer, pour l'heure, que cette salle accueillera début septembre plusieurs bambins âgés de trois à quatre ans. Mais le futur directeur, Julien Armand, affiche sa confiance dans un large sourire : « Nous avons réussi à rassembler, par le biais d'un financement participatif, les 6 000 EUR nécessaires à l'achat du mobilier, se réjouit-il. Ce mobilier est en commande, et nous serons prêts pour le jour J ».
Montessori...mais pas que

Le mobilier, pas n'importe lequel, répondra aux normes de la pédagogie Montessori. Des étagères basses, sur lesquelles les enseignants rangeront le nombreux matériel nécessaire. Car selon la pédagogue italienne du début du XXe siècle, l'enfant doit apprendre en manipulant : « avec des cubes, des perles, des éléments, on acquiert les mêmes connaissances que dans les écoles classiques, explique Julien Armand, qui est en train de suivre une formation. Les enfants arrivent à visualiser les choses et à effectuer de grandes opérations dans leur tête, à un âge souvent précoce. Pareil pour la grammaire, on dissocie les éléments de la phrase... »

Autre caractéristique, l'enfant lui-même choisit son activité, « mais elle est suggérée par l'adulte, développe le futur directeur. Le rôle de l'enseignant est d'observer, de déceler quelle est la période « sensible » de l'enfant à ce moment-là. Certains peuvent apprendre à lire très tôt s'ils sont en demande, d'autres attendront l'âge de six ou sept ans. Nous avons la conviction que tous les enfants ont envie d'apprendre et sont curieux de nature. »

Pour autant, l'école ne se limitera pas à Montessori : « Nous aurons d'autres matériels, récupérés dans les écoles ou fabriqués nous-mêmes. Et lorsque nous ouvrirons également l'école l'après-midi [le matin seulement la première année], nous emmènerons au maximum les élèves à l'extérieur ».
Enseignantsdans l'Éducation nationale

Au départ, Julien Armand, 34 ans, ne se destinait pas aux pédagogies alternatives. Professeur de sciences physiques, il s'est mis en disponibilité de l'Education nationale pour devenir salarié de Liberty Planet, l'association qui gère l'espace ludique de Vitabox. Au fil des ans, son regard sur l'éducation a changé : « Des élèves me demandaient pourquoi ils devaient apprendre telle ou telle chose, je leur répondais qu'ils en avaient besoin pour leurs examens... Plus tard, à l'espace ludique d'Algolsheim, je me suis rendu compte que beaucoup de jeunes ne se connaissaient pas eux-mêmes, et ne savaient pas quoi faire de leur existence ».

C'est à ce moment-là que le religieux rejoint la pédagogie. Avec son épouse Aurélie, professeur des écoles bilingue en congé parental (ils ont deux enfants), et une autre membre de la communauté évangélique d'Algolsheim, Sylvie Muller, Julien Armand met au point ce projet alternatif : « L'École du ciel doit permettre à chaque enfant de s'élever, de prendre de la hauteur et de choisir sa propre direction. D'où le nom de l'école et son emblème, un ballon. »
Des tempsde prière en classe

Pas de cours de religion en classe mais des « temps de prière, explique le directeur. Nous voulons accompagner chaque enfant sur son cheminement. Et nous pensons que l'encouragement à la vie spirituelle va favoriser son épanouissement. Après, chacun sera libre de son choix ! Mais aucune éducation n'est jamais neutre et notre couleur à nous, c'est la foi chrétienne. » Pour autant, assure-t-il, « si nous vivons des choses spirituelles, nous avons les pieds sur terre. »

Même si l'École du ciel est hors contrat, elle sera soumise à inspection par les services de l'Éducation nationale. Elle ne bénéficie d'aucune subvention, d'où des frais de scolarité relativement élevés. Pour sa première année, l'établissement espère accueillir de cinq à vingt enfants qui feront leur entrée progressivement, le jour de leurs trois ans. Et ensuite, cinq enfants supplémentaires par année, jusqu'à leurs dix ans. Pour l'instant, quatre petits élèves sont inscrits.
Valérie KOELBEL Site internet : www.ecoleduciel.fr Renseignements : 07 83 73 02 98 ou secretariat@ecoleduciel.fr

Site internet : www.ecoleduciel.fr