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communauté de communes L'après Fessenheim débattu à huis clos « Pas d'adhésion tant que l'État ne règle pas notre problème fiscal »

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:49:32

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communauté de communes L'après Fessenheim débattu à huis clos
« Pas d'adhésion tant que l'État ne règle pas notre problème fiscal »
Invités à adhérer à la société d'économie mixte qui doit piloter le « projet de territoire » censé compenser la fermeture de Fessenheim, les élus ont décidé de jouer la montre, lors d'un débat que Gérard Hug, président de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, a voulu à huis clos.
 

 
Gérard Hug (à gauche), ici en compagnie de Claude Brender, maire de Fessenheim lors de la visite de Sébastien Lecornu (au centre) à Colmar en avril 2018.
L'après Fessenheim était au menu des élus de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach ce lundi 10 février. Sur quoi deviez-vous vous prononcer ?
Dans le projet de territoire, il a été décidé de créer une société d'aménagement mixte (Sem), qui doit porter l'ensemble des projets dont l'axe 1, celui de l'aménagement industriel et économique. Aujourd'hui, l'ensemble du foncier est porté par le Port rhénan. L'idée est de s'entourer de davantage de partenaires (le Grand Est, la Caisse des dépôts et consignation etc) que ceux qui constituent le Port rhénan. Et, comme le souhaitait Sébastien Lecornu (ministre chargé des Collectivités territoriales et initiateur du « projet de territoire » censé compenser l'arrêt de Fessenheim, N.D.L.R.), d'avoir une ouverture vers l'Allemagne. Un certain nombre de communes allemandes ont validé le principe de participer à l'ensemble de nos travaux dans le cadre de cette société d'aménagement. Mais nous avons une problématique fiscale à régler.

La décision a donc été prise de valider le principe de notre participation à la Sem sous condition qu'il y ait une avancée significative au niveau fiscal. Avant de prendre une délibération d'adhésion, il faut que l'État règle le problème du FNGIR (fonds national de garantie individuelle des ressources).
Pourquoi avoir décidé de débattre à huis clos ?

Je voulais un vrai débat. Ce qui est important, c'est d'asseoir une unité de vue sur l'ensemble du territoire. Pour cela, il faut connaître la position de toutes les communes concernées.
Cette position de principe est-elle bloquante pour le « projet de territoire » ?

Non, nous nous voulons plutôt constructifs dans la démarche. Les études d'impact ont été lancées et les résultats devraient être connus en fin d'année. Avant cela, il n'est pas possible de savoir de combien de foncier on disposera et on ne peut se lancer dans aucune prospection. Il n'y a donc pas urgence à rejoindre cette Sem pour nous. Notre problématique aujourd'hui est fiscale. Si le FNGIR est maintenu, nous n'aurons pas les moyens de participer à cette Sem et au projet de territoire. Or il est clair que nous souhaitons un développement économique pour compenser les emplois et la fiscalité perdus.
Propos recueillis par Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Fessenheim « Pas d'adhésion tant que l'État ne règle pas notre problème fiscal »

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:22:04

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« Pas d'adhésion tant que l'État ne règle pas notre problème fiscal »
 

 
Gérard Hug (à gauche), ici en compagnie de Claude Brender, maire de Fessenheim lors de la visite de Sébastien Lecornu (au centre) à Colmar en avril 2018. Archive L'Alsace /Thierry GACHON
L'après-Fessenheim était au menu des élus de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach ce lundi 10 février. Sur quoi deviez-vous vous prononcer ?

Dans le projet de territoire, il a été décidé de créer une société d'aménagement mixte (Sem), qui doit porter l'ensemble des projets dont l'axe 1, celui de l'aménagement industriel et économique. Aujourd'hui, l'ensemble du foncier est porté par le Port rhénan. L'idée est de s'entourer de davantage de partenaires (le Grand Est, la Caisse des dépôts et consignation etc) que ceux qui constituent le Port rhénan. Et, comme le souhaitait Sébastien Lecornu (ministre chargé des Collectivités territoriales et initiateur du « projet de territoire » censé compenser l'arrêt de Fessenheim, N.D.L.R.), d'avoir une ouverture vers l'Allemagne. Un certain nombre de communes allemandes ont validé le principe de participer à l'ensemble de nos travaux dans le cadre de cette société d'aménagement. Mais nous avons une problématique fiscale à régler.

La décision a donc été prise de valider le principe de notre participation à la Sem sous condition qu'il y ait une avancée significative au niveau fiscal. Avant de prendre une délibération d'adhésion, il faut que l'État règle le problème du FNGIR (fonds national de garantie individuelle des ressources).
Pourquoi avoir décidé de débattre à huis clos ?

Je voulais un vrai débat. Ce qui est important, c'est d'asseoir une unité de vue sur l'ensemble du territoire. Pour cela, il faut connaître la position de toutes les communes concernées.
Cette position de principe est-elle bloquante pour le « projet de territoire » ?

Non, nous nous voulons plutôt constructifs dans la démarche. Les études d'impact ont été lancées et les résultats devraient être connus en fin d'année. Avant cela, il n'est pas possible de savoir de combien de foncier on disposera et on ne peut se lancer dans aucune prospection. Il n'y a donc pas urgence à rejoindre cette Sem pour nous. Notre problématique aujourd'hui est fiscale. Si le FNGIR est maintenu, nous n'aurons pas les moyens de participer à cette Sem et au projet de territoire. Or il est clair que nous souhaitons un développement économique pour compenser les emplois et la fiscalité perdus.
Propos recueillis par Marie-Lise PERRIN

Entretien exclusif avec le président de la République « Je ne veux pas qu'on s'installe dans l'antinucléaire »

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:48:20

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Entretien exclusif avec le président de la République

« Je ne veux pas qu'on s'installe dans l'antinucléaire »
 

 
La protection de l'environnement passe-t-elle par une baisse du parc nucléaire ?
« Le nucléaire fait partie de la solution écologique. Il rend la France moins dépendante des hydrocarbures et permet de produire une énergie décarbonée. On fait donc progresser et on accélère sur le renouvelable mais je ne veux pas qu'on s'installe dans l'antinucléaire. Sur le renouvelable, nous devons gagner la bataille des batteries et à terme du stockage. Et sur le nucléaire, nous devons rester exigeants en matière de sécurité et travailler sur le traitement des déchets. On sera amené à fermer des réacteurs, et peut-être à en rouvrir d'autres pour maintenir nos capacités, mais on n'appliquera pas le modèle de Fessenheim de fermeture de centrales. Et chaque fois qu'on diminuera les capacités d'une centrale, on trouvera une solution d'emploi nouveau pour les salariés concernés comme nous le faisons dans le Grand Est à Saint-Avold pour les centrales à charbon et à Fessenheim en Alsace. »

 

 
 

 

Entretien exclusif Le président de la République détaille sa politique pour l'environnement aux quotidiens du groupe Ebra « L'écologie au centre du modèle »

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:45:37

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Entretien exclusif Le président de la République détaille sa politique pour l'environnement aux quotidiens du groupe Ebra
« L'écologie au centre du modèle »
Transition énergétique, préservation de l'environnement, lutte contre la pollution, défense de la biodiversité : Emmanuel Macron veut imprimer un tournant écologiqueau quinquennat. Il nous explique comment il compte y parvenir.
 

 
Le président de la République, Emmanuel Macron, répond aux questions des journalistes du groupe Ebra lors d'un entretien avant son déplacement en Haute-Savoie. Au programme : biodiversité, pollution, dérèglement climatique, protection du Mont-Blanc...
Que vous inspire cette photo de la mer de Glace (ci-contre) qui atteste des effets du réchauffement et qui a suscité beaucoup d'émotion sur le net ?
« On voit l'extraordinaire fragilité et vulnérabilité de nos paysages, que nous pensions inscrits dans l'éternité. C'est triste, car ce que l'on croyait impensable devient malheureusement tangible et cela prouve que le combat climatique n'est pas un combat pour demain. Très longtemps, on a dit qu'il fallait se battre pour nos enfants, nos petits-enfants.

Cette photo de la mer de Glace nous montre la fragilité de la nature face à une histoire qui s'accélère. Ce que l'on pensait éternel ne l'est pas. Cette fragilité - et c'est une première dans l'histoire de notre planète -, l'homme en accélère désormais le processus et menace l'écosystème. Non seulement c'est triste - car ces paysages étaient les nôtres -, mais c'est dangereux pour nous. Le combat contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité est un combat d'aujourd'hui. »
Vos prédécesseurs avaient fait le même constat. Qu'allez-vous faire qu'eux n'ont pas fait et comment comptez-vous répondre concrètement à la « génération climat » qui se lève un peu partout dans le monde.

« Il y a eu d'abord la prise de conscience, puis les grandes lois de programmation, pour l'avenir. Et il y a désormais ce que l'on doit faire maintenant, sans attendre. C'est ce que nous faisons maintenant depuis deux ans et demi. Pour répondre aux enfants, en ce qui concerne notre façon de produire, nous sommes le premier pays au monde à fermer toutes nos centrales à charbon. Nous allons en fermer quatre d'ici à 2022. Nous devons fabriquer notre électricité de la manière la plus décarbonée possible. Nous avons une chance historique, c'est le nucléaire, qui est la production non intermittente la plus décarbonée au monde. Et notre défi, c'est de réduire le nucléaire pour augmenter la part du renouvelable. Par ailleurs, nous sommes, avec le Costa Rica, les deux pays au monde à abandonner l'exploitation des hydrocarbures dans les explorations nouvelles. C'est quelque chose de très fort et on le fait maintenant. Et notre action ne se limite pas à l'énergie. Il y a aussi l'agriculture. Quand je suis arrivé, la fin du glyphosate était programmée à une échéance de quinze ans. Nous nous sommes battus pour la réduire à cinq ans et nous avons même voulu en sortir encore plus vite dans certaines filières. Nous avons décidé de réduire de 50 % les pesticides pour 2025 et nous tiendrons ce délai. Pesticides dont certains ont été d'ores et déjà interdits. Les enfants nous parlent de la protection des insectes, et bien les néonicotinoïdes, dont on connaissait les conséquences sur les abeilles, nous les avons également interdits.
Nous devons à la fois gérer l'angoisse de ceux qui trouvent que ça ne va pas assez vite mais aussi l'angoisse de ceux qui doivent changer d'habitudes

Nous sommes en train de vivre une énorme transformation et il ne faut pas pointer du doigt nos agriculteurs. Il faut les aider à changer en les aidant financièrement. C'est très dur dans certaines filières mais nous sommes en train de réussir dans la viticulture. Nous allons continuer à avancer avec eux. »
Faut-il changer nos habitudes de déplacement ?

« Autre élément très important, la loi sur les mobilités c'est-à-dire la façon dont on va vers de la mobilité plus douce en ville et une complémentarité des moyens de transport. Nous devons favoriser les transports collectifs, plutôt hydrogène et électrique, nous devons aussi favoriser le vélo avec la possibilité de le trouver à l'aéroport, à la gare routière ou ferroviaire.

Nous devons également remettre sur pied notre modèle SNCF. Dans les prochaines semaines Je compte prendre des initiatives fortes sur les petites lignes.
Nous devons remettre l'écologie au centre du modèle. C'est la transition que je suis en train de faire en ce moment précis du quinquennat

Ces mesures très fortes, inédites, peuvent susciter des tensions dans la société. Nous devons à la fois gérer l'angoisse de ceux qui trouvent que ça ne va pas assez vite mais aussi l'angoisse de ceux qui doivent changer d'habitudes. C'est le monde dans lequel on vit, nous devons le réconcilier en assumant le fait que la politique écologique est une politique qui protège pour notre alimentation, pour l'air qu'on respire, pour nos enfants. C'est également une politique qui réconcilie la nature avec l'homme, qui réconcilie l'agriculture avec la biodiversité et qui rend possible un modèle de croissance d'avenir. Je ne crois pas à la décroissance pour répondre à ce défi, je crois aux solutions concrètes. Y compris dans l'innovation. C'est ce que nous faisons avec la batterie électrique Nous devons remettre l'écologie au centre du modèle. C'est la transition que je suis en train de faire en ce moment précis du quinquennat. Nous avons mis en place un agenda de solutions : produire, se déplacer, se nourrir, se loger et se chauffer. »
Propos recueillis par Guy ABONNENC, Frédéric AÏLIet Pascal JALABERT

 

 
 

 

Élections municipales  Osons Mulhouse avec Fatima Jenn Un « audacieux chemin » de KMØ à la mairie

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:37:08

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Élections municipales  Osons Mulhouse avec Fatima Jenn
Un « audacieux chemin » de KMØ à la mairie
Ça y est, Fatima Jenn a officiellement annoncé, devant plus de soixante invités, sa candidature à la mairie de Mulhouse ce vendredi, à KMØ, lieu symbolique, pour elle, de l'avenir qu'elle prépare pour la ville.
 

 
La candidate Fatima Jenn présente son programme pour Mulhouse.
Elle est gonflée à bloc, Fatima Jenn, et c'est tout sourire pour son « intervention solennelle » qu'elle raconte « l'histoire personnelle » qui l'a menée jusque-là. « Je suis Mulhousienne de coeur et d'esprit », lance la chef d'entreprise, dans son impeccable costume noir et chemise blanche : « dans ma mémoire, mon quotidien, mes pensées et mes actes ! ».
« Un attachement profond »

Élue au conseil départemental depuis 2015 et depuis 2008 à la Ville de Mulhouse, Fatima Jenn s'est lancée dans cette campagne, car selon elle, « Michèle Lutz et son premier adjoint ne peuvent plus avoir la confiance des Mulhousiens ». À 56 ans, l'ancienne adjointe au maire de l'équipe sortante, qui n'est attachée à aucun parti « parisien », dit son « attachement profond » à sa ville et à la République, dont la devise « liberté, égalité, fraternité » guide son action, tout comme la laïcité. Elle se dit opposée à toute forme de communautarisme et se veut « une femme de progrès, qui place l'humain d'abord ».

Et la candidate, lunettes vissées sur le nez, d'égrainer son programme pour faire de Mulhouse « une ville attractive et de progrès », par exemple en développant le marché du canal couvert, en valorisant l'université, en ancrant davantage la ville dans l'espace rhénan, en développant le bilinguisme, en créant un « institut des 100 langues » pour la ville aux 134 nationalités.

Fatima Jenn annonce aussi « une ville verte, laboratoire du développement durable ». Elle veut favoriser la nature en ville, « une écologie intégrée mais pas intégriste » avec la gratuité des transports en commun pour les moins de 18 ans ; la fluidification du trafic automobile et le développement des mobilités douces.

Elle prône « une ville épanouie », la réconciliation des Mulhousiens, avec une action volontariste en faveur du logement, le développement du sport en soutenant les associations et les structures sportives et culturelles, et la création d'une faculté de médecine à Mulhouse.
« Réveiller la ville »

Fatima Jenn veut « une ville sûre, solidaire et inclusive », en luttant contre les incivilités grâce à l'action d'agents de vie urbaine au rôle préventif et de vigilance, en créant un tiers-lieu dans chaque quartier pour ses habitants, l'aide à l'écrit, à l'internet. Elle promet enfin « une ville démocratique », dans la proximité avec les habitants avec la création de seize conseils de quartier, pour établir un dialogue permanent avec les élus, et d'une plateforme numérique et collaborative accessible à tous.

Fatima Jenn brandit les chiffres de son équipe sur le terrain depuis des mois : 150 réunions thématiques, 100 auditions, 7 000 porte-à-porte et trois ateliers publics... La campagne d'Osons Mulhouse se veut l'écho des Mulhousiens et guidée par des experts, « pour avoir de l'audace, réveiller Mulhouse, lui rendre sa fierté ». D'abord structure de réflexion, puis d'action, Osons Mulhouse est devenue la liste électorale de Fatima Jenn, laquelle sera dévoilée le 20 février prochain.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Mulhouse Fatima Jenn : un « audacieux » chemin de KMØ à la mairie

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:01:21

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Mulhouse  Fatima Jenn : un « audacieux » chemin de KMØ à la mairie
 

 
La candidate Fatima Jenn a présenté son programme pour Mulhouse. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Elle est gonflée à bloc, Fatima Jenn, et c'est tout sourire pour son « intervention solennelle » qu'elle raconte « l'histoire personnelle » qui l'a menée jusque-là. « Je suis mulhousienne de coeur et d'esprit », lance la chef d'entreprise, dans son impeccable costume noir et chemise blanche : « Dans ma mémoire, mon quotidien, mes pensées et mes actes ! »
« Un attachement profond »

Élue au conseil départemental depuis 2015 et depuis 2008 à la Ville de Mulhouse, Fatima Jenn s'est lancée dans cette campagne des municipales, car, selon elle, « Michèle Lutz et son premier adjoint ne peuvent plus avoir la confiance des Mulhousiens ». À 56 ans, l'ancienne adjointe au maire de l'équipe sortante, qui n'est liée à aucun parti « parisien », dit son « attachement profond » à sa ville et à la République, dont la devise « Liberté, égalité, fraternité » guide son action, tout comme la laïcité. Elle se dit opposée à toute forme de communautarisme et se veut « une femme de progrès, qui place l'humain d'abord ».

Et la candidate, lunettes vissées sur le nez, d'égrainer son programme pour faire de Mulhouse « une ville attractive et de progrès », par exemple en développant le marché du canal couvert, en valorisant l'université, en ancrant davantage la ville dans l'espace rhénan, en développant le bilinguisme, en créant un « institut des 100 langues » pour la ville aux 134 nationalités.

Fatima Jenn annonce aussi « une ville verte, laboratoire du développement durable ». Elle veut favoriser la nature en ville, « une écologie intégrée mais pas intégriste » avec la gratuité des transports en commun pour les moins de 18 ans, la fluidification du trafic automobile et le développement des mobilités douces.

Elle prône « une ville épanouie », la réconciliation des Mulhousiens, avec une action volontariste en faveur du logement, le développement du sport en soutenant les associations et les structures sportives et culturelles, et la création d'une faculté de médecine à Mulhouse.
« Réveiller la ville »

Fatima Jenn veut « une ville sûre, solidaire et inclusive », en luttant contre les incivilités grâce à l'action d'agents de vie urbaine au rôle préventif et de vigilance, en créant un tiers-lieu dans chaque quartier pour ses habitants, l'aide à l'écrit, à l'internet. Elle promet enfin « une ville démocratique », dans la proximité avec les habitants avec la création de 16 conseils de quartier, pour établir un dialogue permanent avec les élus, et d'une plateforme numérique et collaborative accessible à tous.

Fatima Jenn brandit les chiffres de son équipe sur le terrain depuis des mois : 150 réunions thématiques, 100 auditions, 7000 porte-à-porte et trois ateliers publics... La campagne d'Osons Mulhouse se veut l'écho des Mulhousiens et guidée par des experts, « pour avoir de l'audace, réveiller Mulhouse, lui rendre sa fierté ». D'abord structure de réflexion, puis d'action, Osons Mulhouse est devenue la liste électorale de Fatima Jenn, laquelle sera dévoilée le 20 février prochain.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

Colmar  Conseil municipal Pas de bataille pour le Pacific

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:23:38

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Colmar  Conseil municipal
Pas de bataille pour le Pacific
À l'occasion du projet d'extension du Pacific, au quartier Bel Air, Frédéric Hilbert pointe le manque de personnel dans les centres socioculturels. Gilbert Meyer s'engage à étudier la situation une fois le projet réalisé... et les élections passées.
 

 
Dans le cadre du projet de rénovation urbaine du quartier Bel Air - Florimont, il est prévu de réhabiliter et d'agrandir le centre socioculturel Le Pacific, pour un montant de 940 000EUR.
L'opération de renouvellement urbain en cours au quartier Bel Air - Florimont, qui a déjà donné lieu à l'extension de l'école Brant ou à la construction du nouveau périscolaire/cantine Le Bel'Air, prévoit la réhabilitation et l'extension du centre socioculturel Le Pacific, pour un montant de 940 000 EUR. Le conseil municipal a validé lundi soir le report d'un reliquat de subvention de l'ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) de quelque 50 000 EUR sur cette opération.

« C'est une bonne chose qu'il y a de l'argent pour rénover et agrandir le Pacific, mais ce ne sont que des locaux », relativise l'écologiste Frédéric Hilbert, estimant que « les centres socioculturels à Colmar sont en déficit de personnel ». Ce n'est pas la première fois que la tête de liste de « Vivre Colmar » soulève le problème. « C'est comme le centre Europe. On a un très bel équipement, bien rénové, mais les locaux de répétitions sont vides. Il faudrait assortir l'agrandissement des locaux d'une embauche de personnel pour s'en occuper. »

Karen Deneuville, l'adjointe en charge du secteur, indique que le projet d'extension du Pacific « a été élaboré avec les animateurs et les usagers, pour qu'il puisse être utilité au mieux ». Quant à la salle Europe, elle précise que le nouveau directeur « a un projet » pour relancer les salles de répétition. Gilbert Meyer, lui, donne rendez-vous après l'extension du Pacific : « Rien ne nous empêche de revoir à la hausse le personnel sir le besoin s'en fait sentir. C'est un engagement pour moi. » La campagne des municipales est décidément propice à se faire entendre pour les élus de l'opposition.
C.T.

 

 
 

 

Colmar Pas de bataille pour le Pacific

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:19:05

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Colmar Pas de bataille pour le Pacific
 

 
Dans le cadre du projet de rénovation urbaine du quartier Bel Air - Florimont, il est prévu de réhabiliter et d'agrandir le centre socioculturel Le Pacific, pour un montant de 940 000EUR. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
L'opération de renouvellement urbain en cours au quartier Bel Air - Florimont, qui a déjà donné lieu à l'extension de l'école Brant ou à la construction du nouveau périscolaire/cantine Le Bel'Air, prévoit la réhabilitation et l'extension du centre socioculturel Le Pacific, pour un montant de 940 000 EUR. Le conseil municipal a validé lundi soir le report d'un reliquat de subvention de l'ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) de quelque 50 000 EUR sur cette opération.

« C'est une bonne chose qu'il y a de l'argent pour rénover et agrandir le Pacific, mais ce ne sont que des locaux », relativise l'écologiste Frédéric Hilbert, estimant que « les centres socioculturels à Colmar sont en déficit de personnel ». Ce n'est pas la première fois que la tête de liste de « Vivre Colmar » soulève le problème. « C'est comme le centre Europe. On a un très bel équipement, bien rénové, mais les locaux de répétitions sont vides. Il faudrait assortir l'agrandissement des locaux d'une embauche de personnel pour s'en occuper. »

Karen Deneuville, l'adjointe en charge du secteur, indique que le projet d'extension du Pacific « a été élaboré avec les animateurs et les usagers, pour qu'il puisse être utilité au mieux ». Quant à la salle Europe, elle précise que le nouveau directeur « a un projet » pour relancer les salles de répétition. Gilbert Meyer, lui, donne rendez-vous après l'extension du Pacific : « Rien ne nous empêche de revoir à la hausse le personnel sir le besoin s'en fait sentir. C'est un engagement pour moi. » La campagne des municipales est décidément propice à se faire entendre pour les élus de l'opposition.
C.T.

 

 
 

Éducation Élisabeth Laporte, une nouvelle rectrice germaniste

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:39:50

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Éducation
Élisabeth Laporte, une nouvelle rectrice germaniste
Installée depuis lundi au rectorat de Strasbourg, Élisabeth Laporte retrouve l'Alsace où elle avait exercé en tant que directrice académique du Bas-Rhin. Dans un paysage recomposé, Strasbourg conserve des spécificités avec un souci d'équilibre entre les trois académies du Grand Est.
 

 
La nouvelle rectrice de l'académie de Strasbourg, Élisabeth Laporte, dans une nouvelle organisation des services académiques.
Tout juste arrivée de la Haute-Garonne où elle était Dasen (Directrice académique des services de l'Éducation nationale), la nouvelle rectrice de l'académie de Strasbourg, Élisabeth Laporte, n'a pas eu le temps de se plonger dans les nombreux dossiers qui l'attendent. Mais elle n'est pas en terre inconnue et devrait rapidement prendre ses marques. L'Alsace est « un territoire que je connais. J'y ai quelques racines familiales », indique cette agrégée d'allemand titulaire d'un DEA de littérature allemande. L'Allemagne, où elle a commencé sa carrière comme professeure de français, lui est pour ainsi dire familière, avec une fille et des petits-enfants installés à Hambourg.
« Chaque académie va garder des spécificités,des pôles d'expertise »

Dix ans après avoir occupé par intérim, de 2009 à 2011, les fonctions de Dasen du Bas-Rhin, elle retrouve l'académie de Strasbourg à « un moment de réorganisation des services déconcentrés » de l'Éducation nationale. Les services académiques sont désormais « en cohérence avec la région Grand Est », rappelle Élisabeth Laporte. Basé à Nancy, le recteur de région académique est devenu, depuis le 1er janvier, l'interlocuteur unique du conseil régional et du préfet de région. La nouvelle rectrice arrive aussi à « un moment d'évolution vers une collectivité européenne d'Alsace, ce qui pose des défis intéressants, ambitieux, primordiaux ».

En attendant, le recteur de région entend assurer un équilibre entre les trois académies de Reims, Strasbourg et Nancy-Metz. « Un équilibre qui peut évoluer », souligne Élisabeth Laporte, avant de préciser que « chaque académie va garder des spécificités, des pôles d'expertise ».
« Il va falloirtravailler en équipe »

Strasbourg va ainsi piloter le pôle plurilingue-transfrontalier et le pôle immobilier. Les relations établies avec l'Allemagne et la Suisse, le bilinguisme et le plurilinguisme restent ainsi bien ancrés dans la culture de l'académie de Strasbourg. Une politique qui ne « se conduit pas seule », prévient la rectrice « mais en concertation avec les collectivités. Un travail essentiel ». Un héritage qu'il faudra préserver, développer, toujours dans un contexte de réorganisation des services académiques.

Si la rectrice d'académie continue à gérer le personnel dans le primaire et dans le secondaire, le recteur de région à Nancy, Jean-Marc Huart, est désormais le seul chancelier des universités. Une rectrice déléguée pour l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation, Fabienne Blaise, a été récemment nommée auprès du recteur de région. « Il fallait créer du lien et structurer la présence du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le terrain », affirme Élisabeth Laporte, pour qui la continuité entre le secondaire et l'enseignement supérieur en Alsace ne souffrira pas de la réorganisation des services. « Il va falloir travailler en équipe. »
J.-F.C.

 

 
 

 

« Journal au collège », le préambule de la 21e édition

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:57:00

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« Journal au collège », le préambule de la 21e édition
 

 
La 4e 2 du collège Molière à Colmar, en présence des partenaires de l'opération. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
La 21e édition de Journal au collège, opération d'éducation aux médias portée par le journal L'Alsace, est lancée. À Molière à Colmar, l'une des 13 classes participantes, la 4e2 de Nathalie Michel, professeure d'histoire-géographie, réfléchit déjà à la page de huit ou neuf articles qu'elle écrira dans le supplément, dont la parution, en mai, provoque toujours « un effet wahou », comme l'a glissé en souriant l'enseignante. Ainsi, le groupe de Ravza prévoit de rencontrer des clients et employés d'une célèbre chaîne internationale de café qui vient d'ouvrir dans la cité de Bartholdi. Demet, Meltem et Ranya s'intéressent « au racisme du coronavirus » qui les choque et questionneront « des personnes chinoises en ville ou dans des restaurants ». Hajar et Afaf souhaitent donner la parole à des femmes musulmanes qui portent le voile, dans la mesure où, à leurs yeux, « ce qu'on dit sur elles n'est pas toujours juste ».

Avec Nathalie Michel et la journaliste Véronique Berkani, que les élèves ont déjà rencontrée à deux reprises, ils discuteront de la manière d'aborder ces différents sujets et d'interroger leurs interlocuteurs. « II y a, dans ce travail, une liberté très intéressante et nous avons des points communs considérables : l'ouverture à la curiosité, l'importance accordée à la lecture et au caractère précieux des mots », a développé l'enseignante, une fidèle de l'opération, dont des classes ont déjà été primées par le passé.
La rigueur de l'information

« Journal au collège est une initiation à l'information, est intervenu Olivier Chapelle, rédacteur en chef de L'Alsace, lors du lancement, ce mardi à Molière, en présence des collégiens et de représentants des parents. Vous allez visiter le siège du journal, rencontrer des journalistes, découvrir comment ils travaillent. Le virage du numérique ne change rien aux fondamentaux du métier, à la rigueur avec laquelle il faut chercher l'information, ce que vous allez faire vous-mêmes... Bravo d'avance ! »

Le principal de l'établissement, Sébastien Lorentz, s'était déjà adressé aux élèves en préambule, les remerciant de leur participation : « Prendre le temps d'analyser, de remettre dans un contexte, c'est important dans un monde de l'instantané. Vous allez beaucoup apprendre en tant que futurs citoyens. »

Des encouragements « à s'engager dans la société » relayés par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, partenaire de l'opération et de retour dans son ancien collège. « Peut-être certains auront ensuite l'envie de devenir journaliste », a-t-elle supposé. Il est possible qu'en sortant « du cadre purement scolaire, des talents insoupçonnés se révèlent en rédaction, communication, photo, vidéo », a ajouté Olivia Dumez, des services départementaux de l'Éducation nationale, avant de préciser le nombre d'élèves inscrits cette année : 338 dans 11 collèges du Haut-Rhin.
C.C.

 

 
 

Intempéries Tempête Ciara : l'Alsace en vigilance jaune

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:57:23

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Intempéries
Tempête Ciara : l'Alsace en vigilance jaune
La fin de la tempête Ciara sur l'Alsace a provoqué lundi soir et dans la nuit de mardi un nouveau coup de vent sur l'Alsace, avec des rafales supérieures à 100 km/h. Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin restent placés en vigilance jaune jusqu'à ce mercredi.
 

 
À Kaltenhouse, le trou dans la toiture de l'église catholique Saint-Wendelin occasionné par la tempête dans la nuit de lundi à mardi est impressionnant.
Lundi 10 février à 23 h 57, la foudre a frappé la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, endommageant l'installation électrique et provoquant l'extinction de l'éclairage de mise en valeur du monument. Ce type d'événement n'est pas rare, la cathédrale, dont la flèche domine le centre-ville de Strasbourg étant particulièrement exposée en cas d'orage au-dessus de la ville. Après une intervention technique, la cathédrale est à nouveau ouverte au public.

Toujours à Strasbourg, à la Meinau, un toit et un sapin se sont effondrés sur un foyer de réinsertion. Par chance personne n'a été blessé.

À Kaltenhouse, ce second gros coup de vent a emporté une partie du toit de l'église catholique Saint-Wendelin dans la nuit de lundi à mardi, occasionnant un trou béant d'environ 150 m². La toiture avait été rénovée en 2016. L'église a dû être fermée temporairement, le temps, dans un premier temps, de sécuriser les lieux.

Alors que la circulation des trains est revenue à la normale, il subsistait quelques problèmes au niveau des routes : la RD143 entre Romanswiller et le carrefour D143/D218 ainsi que la RD239 entre Weislingen et la D919 étaient toujours barrées hier soir.

 

 
 

 

EDITORIAL : Mille jours et un tournant

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:51:12

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EDITORIAL : Mille jours et un tournant
 

 
de Didier Rose

Et soudain Macron repasse les plats à sa majorité. Tous ces députés convoqués à l'Élysée, dans la fébrilité, c'est l'indication que quelque chose bascule. L'énorme couac sur le deuil parental débouche sur une lessive en famille, dernière chance dirait-on avant l'essorage redouté par la Macronie.

Il faut y voir pour sûr la confirmation qu'aux grands maux, le président a tendance à appliquer les mêmes remèdes. En mille jours de gouvernance, Macron a souvent semblé agir sous la pression ultime des évènements.

Les sondages sont bas. Le scrutin municipal se présente mal. Et le big bang des retraites, vanté comme un moment de réformisme magistral, relève d'une odyssée au doigt mouillé. Réponse du premier de cordée : on adapte la recette du grand débat à la troupe désorientée des députés.

Déballez, il en restera quelque chose ! Bien tenté, mais si Macron s'était entouré de politiques expérimentés, à l'instar de ses prédécesseurs, il saurait que ce genre d'exercice est à double face. Ce qui est exprimé reste dans les esprits. Ce qui ne l'est pas macère plus encore, et plus longtemps.

La Macronie s'étant construite sur une foultitude de non-dits, voilà qui promet une fin de mandat épique. Un tournant, c'est ce que vit ce régime, qu'il ne voudra pas nommer ainsi. Dans sa préparation de la future présidentielle, le chef d'État, après s'être enfermé à l'Élysée, doit repartir en campagne. Et cette fois, il ne peut compter ni sur un effet de surprise, ni sur un prétendu ancrage au centre, largement critiqué.

Macron s'exerce donc à la reconquête. Celle d'électeurs perdus, celle de citoyens fourbus, celle d'indécis déçus. Pour ce faire, il lui faut être en prise avec sa propre majorité. La parole ouverte à ses députés vise avant tout cela. À l'avenir, le président se veut libre de rassurer à sa façon, sans risque sur ses arrières, une société civile en suspens.

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace Le président passe au vert

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:16:50

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L'éditorial de l'Alsace Le président passe au vert
 

 
Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLI
Isabelle Bollène

Le vent a soufflé fort, ces derniers temps, autour de l'Elysée, et ce n'était pas seulement à cause de la tempête Ciara. En lançant un nouveau grand chantier, celui de la lutte contre le dérèglement climatique et de la protection de la biodiversité, Emmanuel Macron espère sans doute s'engager dans un combat plus consensuel que la réforme des retraites... Par ailleurs, il envoie un signe aux députés LREM inquiets d'une dérive trop droitière du gouvernement, mais aussi aux écologistes qui ont le vent en poupe pour les prochaines municipales.

Mais là aussi, le chemin est miné : il faut trouver les mesures rapides et efficaces qu'exige la situation sans allumer de nouveaux incendies sociaux. Le mouvement des gilets jaunes, rappelons-le, est parti d'une taxe sur les carburants à vocation écologique. Interdire le glyphosate sans brusquer les agriculteurs ; garder le nucléaire tout en développant les énergies renouvelables ; interdire le plastique à usage unique tout en laissant le temps aux industriels de développer des alternatives... cette voie médiane entre ceux, comme dit le président, qui s'angoissent de voir le monde s'effondrer et ceux qui s'angoissent de devoir changer leurs habitudes, risque au final de ne satisfaire ni les uns, ni les autres. Mais en est-il une autre ?

On peut en tout cas donner raison au président sur deux points : oui, il faudra accompagner les citoyens dans cette gigantesque transition écologique qui s'annonce. Y compris avec des moyens sonnants et trébuchants. Et oui, l'Europe doit s'emparer de ce dossier. La lutte contre le réchauffement climatique nous concerne tous. Dans ce domaine l'Union européenne doit porter une vraie politique et éviter que les états membres ne se fassent concurrence entre eux sur le dos de l'environnement. Une belle occasion pour elle de redorer son blason.

Retraites  Amendements La commission rend les armes

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:53:00

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Retraites  Amendements
La commission rend les armes
La commission spéciale retraites devait constater mardi soir son incapacité à terminer l'examen du volet principal de la réforme, en raison des milliers d'amendements déposés par l'opposition. Du jamais vu à l'Assemblée nationale.
 

 
Situation inédite au Palais Bourbon. Enlisée dans des milliers d'amendements, la commission spéciale retraites de l'Assemblée nationale devait entériner mardi soir qu'elle est dans l'impossibilité d'achever l'examen du volet principal de la réforme dans le temps imparti.

Face à l'obstruction assumée des Insoumis, qui avaient déposé 19 000 des quelque 22 000 amendements au programme, terminer l'examen du projet de loi ordinaire n'était pas envisageable, alors que le calendrier fixé prévoit l'arrivée du texte dans l'hémicycle le 17 février. Mardi, il restait encore 14 300 amendements au compteur. En conséquence, au moins pour son volet principal, la version présentée sera celle du gouvernement, sans les quelques changements votés par les députés.

Ce n'était qu'un avant-goût de ce qui attend l'ensemble des députés dans l'hémicycle à partir de lundi. Les Insoumis promettent déjà un « feu d'artifice » en séance. Ils comptent « faire mieux » en nombre d'amendements. « On va faire en sorte qu'ils ne puissent pas finir le 3 mars ou alors qu'ils aient besoin du 49-3 », arme de la Constitution permettant d'abréger les débats et d'adopter le texte sans vote, prévient leur député Eric Coquerel.

 

 
 

 

Palais Bourbon La commission rend les armes

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:35:59

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Palais Bourbon La commission rend les armes
 

 
Situation inédite au Palais Bourbon. Enlisée dans des milliers d'amendements, la commission spéciale retraites de l'Assemblée nationale devait entériner mardi soir qu'elle est dans l'impossibilité d'achever l'examen du volet principal de la réforme dans le temps imparti.

Face à l'obstruction assumée des Insoumis, qui avaient déposé 19 000 des quelque 22 000 amendements au programme, terminer l'examen du projet de loi ordinaire n'était pas envisageable, alors que le calendrier fixé prévoit l'arrivée du texte dans l'hémicycle le 17 février. Mardi, il restait encore 14 300 amendements au compteur. En conséquence, au moins pour son volet principal, la version présentée sera celle du gouvernement, sans les quelques changements votés par les députés.

Ce n'était qu'un avant-goût de ce qui attend l'ensemble des députés dans l'hémicycle à partir de lundi. Les Insoumis promettent déjà un « feu d'artifice » en séance. Ils comptent « faire mieux » en nombre d'amendements. « On va faire en sorte qu'ils ne puissent pas finir le 3 mars ou alors qu'ils aient besoin du 49-3 », arme de la Constitution permettant d'abréger les débats et d'adopter le texte sans vote, prévient leur député Eric Coquerel.

Trois semaines de congés pour le deuil d'enfant

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:39:19

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Trois semaines de congés pour le deuil d'enfant
 

 
Selon Mounir Mahjoubi, les députés LREM « auraient dû proposer un projet alternatif dès le jour de la discussion » à l'Assemblée. Photo Philippe LOPEZ/AFP
Les députés LREM proposent de porter le congé pour deuil d'enfant à trois semaines pour tous les actifs, contre cinq jours actuellement. Ces « trois semaines de répit de deuil » seront « universelles, pour les actifs : salariés du privé, fonctionnaires, artisans, indépendants, agriculteurs », a souligné le député Mounir Mahjoubi sur Sud Radio, en précisant que des propositions seraient également faites sur « l'accompagnement financier des familles au moment des obsèques » et leur « accompagnement psychologique ».

L'annonce est intervenue alors qu'Emmanuel Macron recevait dans la soirée les députés LREM, MoDem et Agir. Ce rendez-vous était, selon l'Élysée, programmé bien avant la « crise » née de ce projet de loi sur le congé pour deuil d'enfant, qui a cristallisé un ressentiment d'une ampleur inédite dans la majorité depuis le début du quinquennat.

Mounir Mahjoubi a reconnu que les députés LREM « auraient dû proposer un projet alternatif dès le jour de la discussion » à l'Assemblée, le 30 janvier, avec « un plan global », qui ne soit pas réservé qu'aux salariés du privé, qui soit financé par la Sécurité sociale et non les entreprises, et qui porte sur le congé mais aussi les aspects « financier, psychologique et sociétal ».

Handicap : de nouvelles mesures

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:39:57

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Handicap : de nouvelles mesures
 

 
« Ce que je voudrais lancer aujourd'hui, c'est véritablement un appel à la mobilisation nationale car le handicap ne touche pas simplement 12 millions de Français mais chacun d'entre nous peut y être confronté à un moment de sa vie », a déclaré le président en concluant la Conférence nationale sur le handicap (CNH). Il a annoncé une série de mesures sur l'emploi, la scolarisation (11500 postes d'accompagnants supplémentaires créés d'ici à 2022, après 66 000 prévus à la fin de l'année) et la création de 1 000 places supplémentaires dans les établissements spécialisés.

A propos de l'allocation adulte handicapé (AAH), il s'est engagé à ce que cette prestation ne soit « jamais transformée, diluée ou supprimée au bénéfice du futur revenu universel d'activité (RUA) qui doit fusionner plusieurs allocations.

Il a annoncé que le dispositif de la prestation de compensation du handicap (PCH), qui permet de financer des aides, sera étendu dès l'an prochain aux aides ménagères et à l'assistance d'un tiers à un parent d'enfant handicapé.

 

 
 

énergie  Électricité Données personnelles : le compteur Linky inquiète

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:54:07

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énergie  Électricité
Données personnelles : le compteur Linky inquiète
EDF et Engie ont trois mois pour mettre en conformité la manière dont ils gèrent la collecte des informations personnelles des consommateurs via les compteurs Linky. C'est un des points noirs régulièrement soulevé par les détracteurs du boîtier vert.
 

 
Linky transmet les données du consommateur au fournisseur.
Nouvelle polémique autour des compteurs Linky. Mardi, le gendarme français de la vie privée, la Cnil (Commission nationale informatique et libertés), a épinglé EDF et Engie sur la gestion des données personnelles collectées par le boîtier vert. Le problème ? Des manquements constatés dans la manière dont ces deux fournisseurs recueillent le consentement des consommateurs à la collecte de leurs données par Linky, ainsi qu'une « durée de conservation excessive » de ces données.

Avec ces appareils, la consommation est mesurée et transmise directement au fournisseur d'électricité, permettant une facturation plus précise et ne nécessitant plus le passage d'un technicien pour relever le compteur. Les données ainsi recueillies en temps réel et à distance peuvent livrer des informations sur la vie privée des clients, telles que les heures de lever et de coucher, les périodes d'absence ou encore le nombre de personnes présentes dans le logement. « Il est donc essentiel que les clients puissent garder la maîtrise de leurs données », a souligné la Cnil.

Les fournisseurs d'énergie ne peuvent collecter les consommations d'électricité quotidiennes, horaires ou à la demi-heure qu'avec l'accord de l'abonné concerné. De plus, son consentement doit être « libre, spécifique, éclairé et univoque ».
Un empiétement sur la vie privée

Si EDF et Engie recueillent un consentement auprès de leurs utilisateurs, il « n'est ni spécifique ni suffisamment éclairé », a constaté le gendarme français de la vie privée, après une série de contrôles chez ces entreprises. La Cnil a ainsi ordonné aux deux fournisseurs de se mettre en conformité sous trois mois.

Depuis son déploiement fin 2015, Linky fait l'objet de questions et d'inquiétudes récurrentes comme ces relevés qui empiètent sur la vie privée. Les opposants à Linky craignent aussi que ces données soient commercialisées auprès de tiers. D'autres consommateurs ont peur que les boîtiers dégagent des ondes nocives et qu'elles aient un impact sur leur santé. Des particuliers ont même fait appel à la justice pour obtenir le retrait ou la non-installation du compteur.

 

 
 

 

M2A Politique Jo Spiegel, le premier des « colibris » de l'agglo

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:01:06

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M2A Politique
Jo Spiegel, le premier des « colibris » de l'agglo
À l'issue du conseil d'agglomération, lundi 10 février, les conseillers communautaires ont commencé à s'approprier les engagements que pourrait prendre M2A, dans le cadre de l'élaboration de la stratégie de la collectivité pour l'élaboration de son Plan climat territorial.
 

 
Le président de Mulhouse Alsace agglomération, Fabian Jordan, avec le maire de Kingersheim Jo Spiegel, à l'issue du conseil d'agglomération de lundi.
Jo Spiegel, conseiller communautaire délégué à la transition énergétique et à l'environnement, avant de quitter la scène politique locale, puisqu'il ne se représente pas aux élections municipales de mars, a d'abord présenté un point d'étape du Plan climat air énergie territorial (PCAET) de l'agglo mulhousienne.
15 ambitions, des engagements, un plan d'action

Depuis 2007, le Plan climat « porte les objectifs de la collectivité dans les domaines de la réduction des gaz à effet de serre et des consommations d'énergie, l'augmentation de la production d'énergies renouvelables, l'amélioration de la qualité de l'air et l'adaptation au changement climatique ». L'élu rappelle que les agglomérations de plus de 20 000 habitants sont, depuis décembre 2018, dans l'obligation d'élaborer un Plan climat, qui sera mis en place pour six ans, avec bilan à trois ans.

M2A a d'ores et déjà élaboré un diagnostic initial de l'environnement du territoire et est en train de mettre en place une stratégie : 15 ambitions du territoire élaborées par le conseil participatif et des engagements que prendra l'agglo, proposés par le comité de pilotage. Une démarche très collaborative car, selon Jo Spiegel, « un plan climat, ça s'anime, ça ne s'administre pas. La transition écologique passe par une transition démocratique, sur le schéma je fais, tu fais, nous faisons ».
Un plan soumis à l'État pour validation

Les quinze ambitions du territoire élaborées par le conseil participatif sont fixées : 100 % de bio dans les restaurations collectives, dont 80 % de local ; le développement des alternatives à la voiture pour arriver, en 2030, à 40 % de voiture, 15 % vélo, 20 % de transport collectif et 25 % de piétons ; la plantation d'espèces adaptées au climat sur 2250 ha d'ici 2050 ; l'augmentation du pourcentage du renouvelable dans le mix énergétique, de 11 % à 41 % en 2030 ; la production d'énergie renouvelable, 40 % en 2030 et 100 % en 2050 ; la division par quatre de la consommation d'énergie (chauffage, eau-chaude, climatisation de l'ensemble des bâtiments résidentiels, tertiaires, industriels) du territoire d'ici 2030 ; et la division par deux de la consommation d'énergie sur M2A (M2A, entreprises, individu...) d'ici 2030 ; la baisse de la consommation d'eau de 15 % d'ici 2025 ; le taux d'autonomie alimentaire de 30 % en bio en 2030 ; la réduction des surfaces imperméabilisées pour collecter 10 à 20 % des eaux de ruissellements, d'ici 2030 ; lors de l'aménagement de chaque espace public nouveau ou en réhabilitation (y compris les trottoirs), la réalisation d'au moins 5 % des surfaces aménagées en pleine terre pour l'infiltration des eaux pluviales et la végétalisation ; 30 %, chaque année, de la population à sensibiliser et éduquer aux bons gestes pour l'environnement ; la possibilité pour chaque habitant d'être à moins de 300 mètres d'un espace vert ; la possibilité pour les habitants d'une alternative au diesel et à l'essence ; et la diminution de la pollution sonore et atmosphérique en agissant sur la mobilité.

Quant aux engagements de l'agglo, les élus devaient les découvrir et commencer à se les approprier, ce lundi soir. En 2020, l'agglo validera son Plan climat, qui sera soumis à l'État, pour approbation en 2021.
« Trois hommes en un »

Cette longue démarche est menée depuis 2006 et le premier Plan climat de l'agglo, porté par Jo Spiegel, que Fabian Jordan a remercié pour son implication : « Je remercie trois hommes en un, l'homme engagé pour le climat, à l'origine de ce Plan climat qui fait la fierté de l'agglo ; l'homme politique, de débat d'idées, président de la Camsa et à l'origine de la création de notre nouvelle gouvernance ; et l'homme, l'ami, à l'engagement sincère, véritable, qui fait tout avec l'âme. » Un discours qui en a ému plus d'un.

Mais l'action a vite repris le dessus. Il fallait encore que les élus posent des gommettes sur les panneaux thématiques pour indiquer les engagements qui leur parlent le plus. Ces engagements seront ensuite fixés dans le cadre d'un plan d'action, fruit de choix politiques et budgétaires, par les élus de la prochaine mandature, pour construire le Plan climat de l'agglomération mulhousienne.
M.M.

 

 
 

 

Jo Spiegel, le premier des « colibris » de l'agglo

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:10:28

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Jo Spiegel, le premier des « colibris » de l'agglo
 

 
Le président de Mulhouse Alsace agglomération, Fabian Jordan, avec le maire de Kingersheim Jo Spiegel, à l'issue du conseil d'agglomération de lundi. Photo L'Alsace
Jo Spiegel, conseiller communautaire délégué à la transition énergétique et à l'environnement, avant de quitter la scène politique locale, puisqu'il ne se représente pas aux élections municipales de mars, a d'abord présenté un point d'étape du Plan climat air énergie territorial (PCAET) de l'agglo mulhousienne.
15 ambitions, des engagements, un plan d'action

Depuis 2007, le Plan climat « porte les objectifs de la collectivité dans les domaines de la réduction des gaz à effet de serre et des consommations d'énergie, l'augmentation de la production d'énergies renouvelables, l'amélioration de la qualité de l'air et l'adaptation au changement climatique ». L'élu rappelle que les agglomérations de plus de 20 000 habitants sont, depuis décembre 2018, dans l'obligation d'élaborer un Plan climat, qui sera mis en place pour six ans, avec bilan à trois ans.

M2A a d'ores et déjà élaboré un diagnostic initial de l'environnement du territoire et est en train de mettre en place une stratégie : 15 ambitions du territoire élaborées par le conseil participatif et des engagements que prendra l'agglo, proposés par le comité de pilotage. Une démarche très collaborative car, selon Jo Spiegel, « un plan climat, ça s'anime, ça ne s'administre pas. La transition écologique passe par une transition démocratique, sur le schéma je fais, tu fais, nous faisons ».
Un plan soumis à l'État pour validation

Les quinze ambitions du territoire élaborées par le conseil participatif sont fixées : 100 % de bio dans les restaurations collectives, dont 80 % de local ; le développement des alternatives à la voiture pour arriver, en 2030, à 40 % de voiture, 15 % vélo, 20 % de transport collectif et 25 % de piétons ; la plantation d'espèces adaptées au climat sur 2250 ha d'ici 2050 ; l'augmentation du pourcentage du renouvelable dans le mix énergétique, de 11 % à 41 % en 2030 ; la production d'énergie renouvelable, 40 % en 2030 et 100 % en 2050 ; la division par quatre de la consommation d'énergie (chauffage, eau-chaude, climatisation de l'ensemble des bâtiments résidentiels, tertiaires, industriels) du territoire d'ici 2030 ; et la division par deux de la consommation d'énergie sur M2A (M2A, entreprises, individu...) d'ici 2030 ; la baisse de la consommation d'eau de 15 % d'ici 2025 ; le taux d'autonomie alimentaire de 30 % en bio en 2030 ; la réduction des surfaces imperméabilisées pour collecter 10 à 20 % des eaux de ruissellements, d'ici 2030 ; lors de l'aménagement de chaque espace public nouveau ou en réhabilitation (y compris les trottoirs), la réalisation d'au moins 5 % des surfaces aménagées en pleine terre pour l'infiltration des eaux pluviales et la végétalisation ; 30 %, chaque année, de la population à sensibiliser et éduquer aux bons gestes pour l'environnement ; la possibilité pour chaque habitant d'être à moins de 300 mètres d'un espace vert ; la possibilité pour les habitants d'une alternative au diesel et à l'essence ; et la diminution de la pollution sonore et atmosphérique en agissant sur la mobilité.

Quant aux engagements de l'agglo, les élus devaient les découvrir et commencer à se les approprier, ce lundi soir. En 2020, l'agglo validera son Plan climat, qui sera soumis à l'État, pour approbation en 2021.
« Trois hommes en un »

Cette longue démarche est menée depuis 2006 et le premier Plan climat de l'agglo, porté par Jo Spiegel, que Fabian Jordan a remercié pour son implication : « Je remercie trois hommes en un, l'homme engagé pour le climat, à l'origine de ce Plan climat qui fait la fierté de l'agglo ; l'homme politique, de débat d'idées, président de la Camsa et à l'origine de la création de notre nouvelle gouvernance ; et l'homme, l'ami, à l'engagement sincère, véritable, qui fait tout avec l'âme. » Un discours qui en a ému plus d'un.

Mais l'action a vite repris le dessus. Il fallait encore que les élus posent des gommettes sur les panneaux thématiques pour indiquer les engagements qui leur parlent le plus. Ces engagements seront ensuite fixés dans le cadre d'un plan d'action, fruit de choix politiques et budgétaires, par les élus de la prochaine mandature, pour construire le Plan climat de l'agglomération mulhousienne.
M.M.

 

 
 

Conseil d'agglomération Politique Soutenir l'écosystème économique...

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:02:09

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Conseil d'agglomération Politique
Soutenir l'écosystème économique...
Le premier conseil d'agglomération de l'année, et avant-dernier de la mandature, s'est tenu ce lundi 10 février au Parc-Expo de Mulhouse. L'occasion de présenter les mesures de soutien de l'agglomération au tissu économique mais aussi à l'emploi sur le territoire.
 

 
Le Technocentre s'installera dans le bâtiment 47 de la friche de la Fonderie, derrière le Leclerc Gay-Lussac.
L'ambition de M2A de renforcer et de pérenniser la reprise économique depuis quelques années se traduit par « la mise en réseau des acteurs économiques et la construction d'un écosystème d'innovation au service des entreprises avec des investissements massifs ».
Le Technocentre à la Fonderie

« Cet écosystème s'est construit par une démarche partenariale volontariste de l'agglo, M2A soutenant de nombreux acteurs économiques du territoire et se matérialisera donc sur un site vitrine, la Fonderie », où la plateforme Technocentre verra le jour, dans le bâtiment 47, directement en appui aux entreprises pour leur transformation vers l'industrie du futur.

Ainsi, parmi les acteurs économiques du territoire soutenus par M2A, le Technocentre Cetim Grand-Est sera une plateforme « industrie du futur » pour accompagner les PME-PMI dans la maîtrise de leur production, via un contrôle en temps réel des process industriels et l'utilisation des data et de la technologie connectée.

Le Technocentre fera partie intégrante de l'« Accélérateur industrie du futur et numérique » du site Fonderie, projet phare du programme national « Territoire d'industrie ».

Le bâtiment 47 à la Fonderie sera donc rénové par M2A, qui financera plus de la moitié des 12,7 M EUR nécessaires ; puis le Cetim Grand-Est installera ses plateformes technologiques à destination des entreprises, pour 12,8 M EUR d'investissements d'ici 2022.
Plus de 410 000 EUR de subventions

De plus, M2A prévoit en 2020 plus de 410 M EUR de subventions pour soutenir les structures et projets liés au développement économique et à l'innovation. Ainsi, lors de la réunion de ce lundi, diverses subventions ont été reconduites : 197 000 EUR pour l'association du Technopole, qui assure l'interface entre les acteurs régionaux de l'innovation et les entreprises et développe des actions d'animation et de promotion ; 63 000 EUR à l'agence de développement de l'Alsace (Adira), qui met en oeuvre des stratégies et des projets et participe à l'animation du tissu économique pour favoriser le développement des entreprises et de l'emploi ; 50 000 EUR pour l'agence Grand E-Nov, qui accompagne les entreprises portant un projet innovant et soutient les start-up en post-incubation.

M2A a également décidé une subvention de 80 000 EUR pour le pôle Véhicule du futur, qui ambitionne de devenir une référence pour la production, l'expérimentation et le déploiement de solution de mobilités et participe à la stratégie d'innovation Campus Industrie 4.0, du développement du futur réseau des entrepreneurs du sud Alsace (Reisa) ; et 10 000 EUR pour le booster Rhinespace, dispositif visant à accélérer les projets et activités économiques nouvelles utilisant les données, plateformes et outils issus du domaine spatial ; mais aussi 3000 EUR à Biovalley France ; 3000 EUR à Fibres Energivie ; 5000 EUR à la CCI Alsace Eurométropole-Global Industrie et 2500 EUR pour l'association Innovus-BigUp For Startup.
M.M.

 

 
 

 

Élections municipales L'enjeu sécuritaire Ottmarsheim, son abbatiale, ses caméras

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:55:11

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Élections municipales L'enjeu sécuritaire
Ottmarsheim, son abbatiale, ses caméras
Tranquille village frontalier, Ottmarsheim dispose depuis peu de son réseau de vidéoprotection, ainsi que d'une police municipale appelée à croître. Un choix municipal largement approuvé sur place.
 

 
Onze caméras sont déjà déployées, aux entrées du village, près de la mairie et de l'abbatiale voisines, ainsi qu'aux abords des bâtiments scolaires. Onze autres vont suivre.
Juchée sur sa bicyclette chargée de cabas, la septuagénaire lâche trois phrases avant de filer : « Oh la, je ne m'occupe pas de ça, moi. Et puis de toute façon je ne vois personne... Mais c'est tranquille par ici, oui. » On se doutait que la lutte contre la délinquance et l'inquiétude sécuritaire étaient des sujets sensibles, nous voici d'emblée dans l'ambiance. Il bruine sur Ottmarsheim et l'on craint un peu de passer pour un rôdeur, à force de remonter des rues quasi désertes.
« C'est très bien,c'est dissuasif »

Ottmarsheim : son abbatiale romane classée, son centre nautique Aquarhin, son marché de Noël réputé au-delà du département, son port industriel frontalier de l'Allemagne et flanqué de nombreux sites industriels (Rhodia, Clairefontaine, Pec-Rhin...), ses lotissements - tantôt proprets, tantôt défraîchis -, bâtis en lisière de champs, avec mâts XXL pour que les hirondelles puissent y nicher : il y a certes bien d'autres choses à raconter ici que des histoires de caméras. N'empêche.

Difficile, à force d'arpenter les lieux, de ne pas être saisi par une ambiance un brin soupçonneuse. Ici un panonceau « Voisins vigilants », là un pavillon bardé de ses propres caméras. Là encore, une boîte aux lettres qui annonce la couleur sans ambages : méfiez-vous, passants, car le mastiff familial veille au grain, babines retroussées et crocs dehors.

Il y a aussi ce panneau bilingue franco-allemand, bien en vue sur chaque parking : « Ne le tentez pas ! Ne laissez pas d'objet de valeur dans votre véhicule ». Le dessin stylisé d'un malfrat, occupé à forcer une porte de voiture, complète le message.

Ottmarsheim : 1 800 habitants environ, un bureau de gendarmerie ouvert deux jours par semaine (la brigade la plus proche est à 14 km), deux policiers municipaux armés (bientôt trois) et onze caméras de vidéoprotection déployées ces deux dernières années (leur nombre sera doublé d'ici à l'été prochain).

La délinquance locale ? « Il y a surtout quelques chauffards qui prennent des sens interdits et qui ne respectent pas les passages piétons », assure un quinquagénaire qui sort de la boulangerie de la rue du Général-de-Gaulle. Il continue d'énumérer : « Des dégradations idiotes sur le mobilier urbain et les bacs à fleurs, des petits cons qui font des "rodéos" avec leurs mobylettes... » Autre chose ? « Non, enfin, je ne crois pas... Mais les caméras, c'est très bien. C'est dissuasif, donc par définition, il y a moins de choses qui se passent. »

Occupé à bricoler dans son jardin de la rue des Bleuets, Hacen (65 ans) ne se souvient pas d'avoir eu connaissance d'un délit important depuis qu'il habite la commune - « enfin si, quand même, deux voitures brûlées en seize ans, reprend le retraité. Et puis les collégiens de maintenant, ils ne baissent plus les yeux comme nous, quand un adulte nous reprenait. C'est tout de suite des "Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? Bah, viens, viens." Ah ça, les jeunes ont changé, c'est sûr ! Mais le plus gros problème, dans le quartier, ça reste quand même les voitures qui roulent trop vite... »
« Les gens qui vivent làme font un peu peur »

Deux cents mètres plus loin, un fumeur de cigarillo prend l'air à sa fenêtre, rue des Coquelicots : « Caméras ou pas, ça m'est bien égal. Je n'ai rien à cacher, moi. » Haussement d'épaules conclusif, écrasement de mégot, fermeture de fenêtre. Pile en face, bien en vue sur leur mât, deux caméras filment les abords de l'école maternelle.

Une poignée de parents d'élèves battent la semelle sous la pluie, devant le portail. « Les gens qui vivent là me font un peu peur », confie Caroline, pointant du menton la barre d'immeuble. « Ils ne disent jamais bonjour, ils ne sont pas polis. » Sa grande fille ado a interdiction d'approcher les lieux. « Après, est-ce qu'elle m'obéit, ça... » Le geste fataliste reste en l'air, inachevé, lui aussi. En quinze ans, Caroline a eu deux fois sa porte de voiture forcée : « Sans qu'on me vole quoi que ce soit, heureusement, mais quand même ! »

Rue des Violettes, une silhouette rose fuchsia émerge soudain de la grisaille. Elle refuse de dire son prénom, mais pas son âge : 74 ans. « Les caméras ? J'en voudrais jusque devant chez nous ! Le quartier est agréable, sauf quand des ados viennent faire tout un cinéma en bas des immeubles... Et puis, on ne sait jamais, par les temps qui courent. Un jour, on a volé le colis d'une voisine, vous savez. »
« J'avoue, je balise »

Retour dans le centre, sur le parking de la supérette. Voici Jean-Paul Herro qui sort du magasin, sacs de courses sous le bras. « Ottmarsheim, j'y habite depuis dix ans, confie ce dirigeant du club de foot local. Franchement, ça s'est largement dégradé. Quand je quitte le club-house vers deux heures du matin, à la fin d'une soirée d'après-match, j'avoue, je balise. »

De quoi a-t-il peur ? « Des voitures qui viennent tourner dans le coin, alors qu'elles n'ont rien à y faire, vu que je ne les connais même pas. Dedans, ce sont à chaque fois des jeunes, qui se promènent avec du "shit", si vous voyez ce que je veux dire. »
Emmanuel DELAHAYE sur le WEB Long format et interview vidéo de Marc Munck sur le site www.dna.fr

 

 
 

 

Des polices municipales partagées

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:02:15

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Des polices municipales partagées
 

 
D'après les statistiques du ministère de l'Intérieur, les policiers municipaux étaient près de 500 en 2018 en Alsace. Archives L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Cinq communes bas-rhinoises se partagent depuis trois ans quatre policiers municipaux : Duttlenheim, siège de l'unité, Altorf , Duppigheim, Ergersheim et Ernolsheim-sur-Bruche ont opté pour une police pluri-communale. Avant, il n'y avait rien, hors gendarmerie. « Tout le monde parlait de problèmes de stationnements, d'incivilités, mais on n'avait pas forcément le temps ni la méthode », témoigne Gérard Adolf, maire d'Altorf.
« Le maire a le pouvoir de police, mais il n'a pas d'uniforme »

Pour la localité de 1300 habitants, « un policier aurait été trop cher ». Ils ont trouvé une clé de répartition financière, fonction des moyens de chacun, et les binômes de policiers patrouillent à temps égal sur tous les bans communaux - la condition était qu'ils soient contigus.

Dans leur mission, la surveillance des domiciles de ceux qui partent en vacances. Photo archives DNA /David GEISS

« Le maire a le pouvoir de police, mais il n'a pas d'uniforme », relève Gérard Adolf, pour dire combien leur arrivée a été précieuse. Les agents, qui ont suivi une formation juridique, interviennent pour les problèmes de voisinage, de stationnement, prennent en charge les arrêtés de circulation, les contrôles de vitesse. Ça change la vie du maire et de ses administrés : « On a gagné en tranquillité, ils ont le contact facile et font aussi beaucoup de pédagogie. »

En voiture ou à vélo... Photo archives DNA /Christian LUTZ-SORG

Voisine immédiate de Mulhouse, Lutterbach, 6 300 habitants, s'est liée depuis neuf mois à Pfastatt, 9 400 habitants. « Créer une police municipale toute seule, avec des moyens limités, est très difficile. Pour être efficace, il faut au moins deux agents », estime Rémy Neumann, maire de Lutterbach.

La convention signée avec Pfastatt, sous l'égide de la préfecture, a abouti à un partage de l'effectif au prorata des moyens engagés. En 2019, les 5 agents de Pfastatt étaient à 25 % de leur temps à Lutterbach. En 2020, l'équipe doit passer à 6, pour 1/3 de temps à Lutterbach.

La gestion des ressources humaines et du matériel incombe toujours à Pfastatt, qui avait déjà sa police municipale, et elle refacture à son nouvel associé. Petite subtilité qu'il a fallu contourner, Pfastatt est en zone police, Lutterbach en zone gendarmerie. Mais les problématiques sont les mêmes, incivilités, problèmes de stationnement... Jusque-là, Lutterbach faisait appel aux brigades vertes - la commune adhère au syndicat dont le siège est à Soultz. Ces derniers peuvent désormais davantage se consacrer à leur coeur de métier, la protection de l'environnement. Rémy Neumann apprécie la grande réactivité que permet une police municipale. Et un peu moins d'un an après le début, il observe que d'importants problèmes de stationnement commencent à être résolus : les habitants ont compris qu'ils pouvaient être verbalisés.
« Les incivilités existent aussi dans les petites communes »

À Erstein, la police municipale compte deux policiers à cheval. Photo archives DNA /Jean-Paul Kaiser

Le policier municipal de Seltz, 3 334 habitants, le long du Rhin, dans le nord de l'Alsace, passe une demi-journée par semaine à Niederroedern. « Les bans se touchent, Niederroedern nous a fait la demande, nous l'avons formalisé sous forme de convention », résume Pascal Lengert, directeur général des services de Seltz. Problèmes de permis, de voisinage, la présence d'un agent municipal est « vraiment un atout ». Et Pascal Lengert de souligner que « les incivilités existent aussi dans les petites communes ».

À Erstein, près de 10 700 habitants, il y avait six policiers municipaux lorsqu'en 2012 le service a été étendu à Nordhouse - où il n'y avait pas de policier mais de plus en plus d'incivilités. Dans les faits, Nordhouse, 1 700 habitants, verse chaque année une quote-part à son partenaire. « Nous avons pu embaucher un septième policier, ça nous a permis d'augmenter notre capacité d'action », souligne Jean-Marc Willer, maire d'Erstein. Lui aussi apprécie le fait qu'une police municipale permette une intervention plus directe de l'élu.

Jean-Marc Willer résume enfin ce qui pour lui est le bon dispositif sécurité : des policiers municipaux en nombre, un bon équipement (les agents ont de nouvelles armes automatiques, des pistolets à impulsions ainsi que des caméras piéton) mais aussi des caméras de surveillance. Il y en a 62 dans toute la ville.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

Selestat Clics de campagne : chacun sa stratégie

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:08:40

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Selestat Clics de campagne : chacun sa stratégie
 

 
 
Changer de photo de profil sur Facebook, une action tout sauf neutre. Surtout lorsqu'elle intervient durant la campagne électorale. Aussi, lorsqu'il troque une photo classique pour un portrait soigné de lui sur le réseau social, le 29 octobre dernier, Denis Digel a-t-il pleinement conscience de la portée publique de ses clics ? « C'était voulu, confie le Sélestadien dans un sourire. Il y a une stratégie politique, de communication qui s'est mise en place. Le moment était venu de montrer un autre visage. » Comprendre : celui de candidat aux élections municipales (15 et 22 mars).

Se déclarer candidat sur le réseau social plutôt que dans la presse, un procédé qu'ont également choisi Caroline Reys, tête de liste de « Sélestat, terre humaniste », et la liste « Convergence citoyenne », baptisée à l'époque « Collectif citoyen Sélestat 2020 ». Marcel Bauer a, lui, choisi d'exposer les raisons de sa candidature dans un long entretien avec les journalistes des DNA et de L'Alsace, mais n'en reste pas moins très actif sur le réseau social. Amorcé en 2014 à Sélestat, le tournant numérique de la campagne pour les municipales prend une nouvelle dimension à l'orée du scrutin 2020. Décryptage des stratégies digitales des différentes listes (par ordre alphabétique inversé).
Quatre sites, quatre ambiances

Déjà exploité en 2014 avec plus ou moins d'intérêt par les candidats en lice aux municipales sélestadiennes, le site internet reste une vitrine incontournable. Les quatre listes en lice ont chacune déployé leur plateforme. Sur le plan de la navigation et de l'ergonomie, pas de grandes différences ; elles répondent toutes aux standards attendus pour une navigation simple et efficace. Les singularités sont à retrouver davantage sur le fond, avec des approches visuelles propres à chaque courant.
Sélestat, terre humaniste

Il faut s'y employer à plusieurs reprises avant de trouver le visage de Caroline Reys sur le site selestat2020.fr, qui héberge le programme de la liste « Sélestat, terre humaniste ». L'internaute est en effet accueilli par une photo prise depuis le pont de l'Ill mêlant la nature et les installations du Cakcis. Un choix assumé de la tête de liste : « Sur notre site, le lien devait être fait entre la nature et la culture, ici représentée par les balises du Cakcis. C'est un vrai choix, qui répond au nom de notre liste "Terre humaniste". » Comme en 2014, la candidate a fait appel au savoir-faire de son mari pour déployer le site internet : « C'est un avantage en nature que nous devons chiffrer et qui doit rentrer dans les frais de campagne. » Quant au choix du nom de domaine, Caroline Reys indique l'avoir déposé « en septembre dernier », soit près d'un mois avant de se déclarer officiellement.
Sélestat, notre passion

La figure de Marcel Bauer trône devant le château d'eau de Sélestat, avant de s'effacer au profit d'une photo aérienne des 33 membres de la liste « Sélestat, notre passion ». C'est ce qui attend l'internaute à son arrivée sur le site www.bauer2020.fr. Robert Engel, responsable de la communication de la campagne avec Nadège Hornbeck, explique ce choix : « On a accompagné la démarche de la campagne : d'abord la figure de Marcel Bauer qui a expliqué pourquoi il repartait, puis une présentation des membres de la liste. » Prêt « depuis fin 2019 », le site, mis en ligne juste après la conférence de presse inaugurale de lancement de la campagne, a été réalisé « grâce à des ressources internes », ajoute Robert Engel : « Nous n'avons pas eu besoin de faire appel à une entreprise extérieure. » Le design respecte, lui, « la logique de la communication utilisée dans les différents tracts » distribués à la population sélestadienne.
Convergence citoyenne

Une photo de l'équipe « pas encore au complet », sur laquelle il apparaît en retrait ; Jean-Marc Kastel-Koffel, tête de liste de « Convergence citoyenne » assume « ce choix volontaire » en guise de page d'accueil du site www.convergence-citoyenne.fr : « Je ne voulais pas apparaître au premier plan. Nous ne portons pas une tête de liste, mais une liste. Nous, c'est "Convergence citoyenne", pas "Denis Digel, "Caroline Reys" ou "Marcel Bauer". » Une plateforme au design épuré, « conçue avec des compétences en interne », que Jean-Marc Kastel-Koffel et son équipe ont voulu « simple d'utilisation » : « Nous voulions un site qui soit fonctionnel sur n'importe quel appareil. »
Bien vivre ensemble & bien faire ensemble

Un imposant portrait de Denis Digel - le même que celui utilisé en photo de profil sur Facebook - s'affiche à l'arrivée sur le site digel2020.com. « Il fallait que je sois visible, pour que les électeurs s'identifient », indique le candidat, qui avoue dans un sourire : « Ça m'a fait un peu drôle au début, mais les copains de la liste me l'ont dit : "C'est toi la tête de liste, il faut que tu t'affiches". » Particularité du site de Denis Digel, « réalisé en interne » : un onglet à destination des personnes malvoyantes ou sujettes à des problèmes de vision, pour leur permettre d'adapter leur navigation en fonction des niveaux de gris ou du contraste, ainsi que des outils destinés à rendre audible le contenu lisible à l'écran. « Des colistiers qui travaillent aux côtés de personnes handicapées nous ont sensibilisés à cela. Il est important que les personnes malvoyantes puissent participer à l'élection », note le candidat.
Luc SORGIUS

 

 
 

économie Mulhouse Des commerçants « optimistes »

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:07:29

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économie Mulhouse
Des commerçants « optimistes »
La « bonne » situation du commerce mulhousien se démarque de la tendance nationale, tel est le bilan dressé récemment par Frédéric Marquet, manager du commerce de centre-ville, lors du premier P'tit déj' des Ateliers du commerce de l'année.
 

 
L'entreprise Omnino occupe le pop-up store de la rue du Marché (17 m²).
Frédéric Marquet, manager du commerce de centre-ville à Mulhouse, était ravi, d'accueillir autant de participants au premier P'tit déj' des Ateliers du commerce de l'année.
« Exception » mulhousienne ?

Des donnée issues de L'échommerces , le média du commerce indépendant, révèlent qu'en France, en 2019, plus d'un commerçant sur deux a accusé un repli de son chiffre d'affaires. Surprise, Mulhouse ne suit pas du tout cette tendance nationale, bien au contraire.

D'après les 125 réponses à un questionnaire adressé aux commerçants mulhousiens, le chiffre d'affaires 2019 a fortement augmenté, légèrement augmenté ou s'est maintenu pour près de 70 % d'entre eux (contre 42 % au plan national).

De même, à Mulhouse, 75 % des commerçants se disent « optimistes » ou « juste confiants » contre 49 % au niveau national (34 % sont optimistes contre 7 % au niveau national). Seulement 16 % se disent pessimistes alors qu'ils sont 44 % au plan national. « C'est assez encourageant. Il faut se mettre dans la tête qu'objectivement, il se passe quelque chose à Mulhouse de positif », a conclu Frédéric Marquet.
Et la gratuité des transports ?

Lors des échanges libres, un participant a demandé à Frédéric Marquet ce qu'il pensait de la gratuité des transports, un thème qui n'est pas sans rappeler le programme de certains candidats aux élections municipales. Voici sa réponse : « Pour le commerce, ce ne peut être qu'une bonne chose de faciliter l'accessibilité au centre-ville et de faire venir plus de monde. Mais il faut qu'économiquement, le coût puisse être supporté par la collectivité (en l'occurrence M2A, à qui appartient la compétence transport).

Par ailleurs, on a tous envie d'avoir une ville la plus verte et la plus paisible possible, mais il ne faut pas perdre de vue que Mulhouse se situe entre la 12e et la 15e ville les plus pauvres de France et que la zone de chalandise se situe en périphérie, où le pouvoir d'achat est 27 % au-dessus de la moyenne nationale. Donc il faut que ce soit facile de venir. »
Les ouvertures

? UNE HISTOIRE DE CADRES. Depuis le dernier P'tit dèj', de nouvelles enseignes ont fait leur apparition dans le paysage mulhousien. La boutique Une histoire de cadres, installée jusqu'à présent rue Bonbonnière, a déménagé dans la galerie commerciale Passage Réunion pour s'agrandir. Son offre de cadres standards et sur mesure s'est étoffée et va s'étendre à la personnalisation d'objets. « Le Passage Réunion, qui compte une dizaine de cellules, est difficile à commercialiser. Mais un jour ou l'autre, la dynamique du centre-ville va gagner ces zones », estime Frédéric Marquet, qui annonce une prochaine ouverture en face d'Une histoire de cadres, à la place de l'ancien Marché de l'oncle Hansi.

Une histoire de cadres s'est déplacée Passage de la Réunion. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

? CORDONNERIE DE LA CONCORDE. Une nouvelle cordonnerie vient d'ouvrir ses portes rue Bonbonnière et propose la vente de chaussures made in France de la marque Hirica.

? OMNINO . Le pop-up store de la rue du Marché (17 m²) accueille depuis ce mardi matin l'entreprise Omnino, une activité de micro-brûlerie et de vente de cafés originaux lancée par des Mulhousiens.

? ÉDOUARD GENTON. La marque de montres et bijoux de luxe Édouard Genton, installée depuis plus de quinze ans à Strasbourg (ainsi qu'au cap Ferret), a repris l'ancienne bijouterie Hirschi, rue des Fleurs.

? ACUITIS. Juste en face de la nouvelle bijouterie Édouard Genton, toujours rue des Fleurs donc, s'est implantée la franchise internationale d'optique et d'audioprothèses Acuitis.
 

Le showroom éphémère Mazawood , qui présente le travail du bois (mobilier, objets de décoration et jeux) de jeunes menuisiers ébénistes, vient de signer un bail pour une durée d'un an au même emplacement, 10 rue des Maréchaux.

L'enseigne Oliviers & C° qui « a réalisé le même chiffre d'affaires à Mulhouse qu'à Strasbourg entre novembre et janvier », lorsqu'elle était installée dans le pop-up store de la rue du Marché, cherche désormais un local pérenne pour s'installer à Mulhouse.
Une fermeture... brutale

« Agatha a fermé brutalement, avec l'intervention d'huissiers et de policiers pour faire sortir le personnel », a raconté Frédéric Marquet. Une situation qui n'est pas propre à Mulhouse et qui s'est déroulée dans « plusieurs villes de France au même moment. Une procédure juridique est engagée pour des problèmes de dettes et de non-paiement de fournisseurs au niveau national », a-t-il complété.
C.B. PARTICIPER Le prochain P'tit dèj'des Ateliers du commerce aura lieu le mardi 3 mars à 8 h 30 au salon de thé 1924 Un monde de café, rue du Sauvage à Mulhouse. Il est ouvert à tous. D'autres informations sur www.lalsace.fr

PARTICIPER Le prochain P'tit dèj'des Ateliers du commerce aura lieu le mardi 3 mars à 8 h 30 au salon de thé 1924 Un monde de café, rue du Sauvage à Mulhouse. Il est ouvert à tous. D'autres informations sur www.lalsace.fr

 
 

 

Kingersheim Élections municipales La liste de Philippe Maupin sur les rails

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:05:39

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Kingersheim Élections municipales
La liste de Philippe Maupin sur les rails
Vendredi à la Maison de la citoyenneté, le leader de l'opposition Philippe Maupin a présenté sa liste intitulée, comme aux élections précédentes, « Kingersheim, nouvelle ère ». À moitié renouvelée par rapport à 2014.
 

 
La liste « Nouvelle ère », présentée le 7 février à la Maison de la citoyenneté.
« C'est une liste très largement renouvelée, une équipe qui apporte des nouvelles compétences et qui est vraiment à l'image de la commune », lance d'entrée Philippe Maupin, vendredi 7 février à la Maison de la citoyenneté, à Kingersheim, lors de la présentation de ses colistiers, devant un public de quelque 80 personnes. « Notre objectif, c'est la représentation démocratique, une vision qui n'est pas basée sur la communication mais sur l'action. Et nous avons une liste la plus représentative possible. »

Philippe Maupin défend « une nouvelle ère » pour Kingersheim « après trente et un ans de gouvernance de Jo Spiegel », reprenant le nom de sa liste en 2014. Avec environ une moitié d'anciens (dont trois élus qui siègent au conseil sortant, Pascal Heyer, Anne-Catherine Gasztych et Muriel Allemand).
« Un groupe soudéautour de valeurs nobles »

Philippe Maupin a veillé à recruter des habitants de tous les quartiers. Même diversité dans les âges avec cependant une majorité de quinquagénaires (11 personnes) et les plus de 60 ans presque tous retraités (12). La benjamine, Sofia Sager, est infirmière en réanimation. Une profession très présente sur la liste (quatre). Il y a aussi un aide-soignant et un pharmacien, des comptables, des responsables administratifs et financiers, des enseignants retraités, une demandeuse d'emploi, un banquier, un étudiant, deux informaticiens, un chauffeur...

Plusieurs ont pris la parole pour dire le sens de leur engagement. Anne-Catherine Gasztych, DGS (directrice générale des services) dans une autre commune et conseillère d'opposition sortante, indique : « Nous oeuvrons du mieux que nous pouvons, on a envie de faire avec les habitants, pour redonner à la commune son attractivité. Je viens du milieu associatif sportif où on apprend les valeurs et l'humilité. »

Dominique Bouaziz, 4e sur la liste, faisait déjà partie de l'équipe en 2014. « Nous formons un groupe soudé autour de valeurs nobles », explique-t-elle. Roland Grangladen, vétéran de l'équipe (78 ans), a monopolisé la parole pendant de longues minutes pour énumérer ses nombreux engagements, mérites et médailles...

Laurent Roth, 12e sur la liste, technico-commercial, a été recruté par Philippe Maupin après un débat d'Initiative citoyenne alsacienne organisé par Pierre Klein. Éric Moehlin, pharmacien, cite Nelson Mandela : « Ne laissez pas d'autres décider à votre place »...

Dans le collimateur, le passage à 30 km/h des voies secondaires de la commune, l'aménagement actuel de la circulation rue de Pfastatt... Philippe Maupin promet s'il est élu maire, l'instauration de conseils de quartier « qui ne seront pas chapeautés par des élus et où chacun pourra s'exprimer s'il le souhaite, dans un cadre respectueux ».
Frédérique MEICHLER

 

 
 

 

Bergholtz Jean-Luc Galliath reprend le flambeau

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:07:03

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Bergholtz Jean-Luc Galliath reprend le flambeau
 

 
La liste « Engagés pour Bergholtz », conduite par Jean-Luc Galliath (au 1er plan à droite), compte neuf élus actuels et six nouveaux candidats. DR
Jean-Luc Galliath n'est pas un petit nouveau en politique : il siège au conseil municipal depuis 1983. « J'avais 23 ans à l'époque, j'ai appris le métier avec Gilbert Fretz. Puis, il y a 12 ans, je me suis engagé davantage, quand je suis devenu adjoint de Nella Wagner. » Depuis, l'envie de s'investir dans la vie locale, au service de la commune et des habitants ne l'a plus quitté. Vigneron, il est aussi largement investi dans le syndicalisme viticole. C'est dans le même esprit qu'il va conduire, pour ces élections municipales, la liste « Engagés pour Bergholtz ». « Nous sommes tous attachés à notre village, c'est important d'être présent. On a des idées et l'envie de faire, pour le bien-être des gens. »
Le bien vivre ensemble

Au coeur de leur programme, il y a la volonté « de faire de Bergholtz un village où il fait bon vivre ensemble » : « C'est tout simple et, en même temps, je sais que ça ne l'est pas toujours. »

En premier lieu, l'équipe entend travailler sur le cadre de vie : « Il faut que les rues soient faites, que l'éclairage public fonctionne... » Il est aussi question de l'environnement : « Nous voulons garder un cadre de vie propre », souligne Jean-Luc Galliath, qui aimerait emmener les gens vers des pratiques plus vertes. « J'aimerais aussi mettre en place des rencontres entre les habitants et les viticulteurs, par exemple juste avant la période de traitement, pour qu'on explique ce qu'on fait. » Par ailleurs, dans l'aménagement du village, le candidat et son équipe réfléchissent aux conséquences du PLUi : « Nous allons devoir croître autrement, envisager une densification de l'habitat. »

Le candidat souhaite aussi maintenir des services : « Dans nos villages, c'est un véritable challenge de conserver un cabinet médical, un boulanger-pâtissier, un coiffeur, La Poste... Avec le tissu associatif, ils sont indispensables à la vie du village. » Toujours pour le bien vivre ensemble, le candidat va s'atteler à la fin du chantier de la salle polyvalente. « Nous aimerions aussi créer un espace de convivialité pour que les gens se rencontrent. C'est important pour garder l'esprit du village », assure celui qui est convaincu par les bienfaits de la journée citoyenne.

Enfin, l'équipe aimerait rassembler les deux écoles en un seul pôle. « Aujourd'hui, l'emplacement de l'école maternelle génère des angoisses. Si tout était rassemblé, dans un endroit approprié, ce serait bien pour tout le monde », indique le candidat, qui entend « trouver des solutions dans le dialogue ».
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

Dessenheim : Philippe Imhoff jette l'éponge

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:09:33

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Dessenheim : Philippe Imhoff jette l'éponge
 

 
Philippe Imhoff, 38 ans, chef de corps des pompiers de Dessenheim, renonce à se présenter aux élections municipales. Photo L'Alsace /JM L
Premier à s'être lancé dans la campagne, fin novembre dernier, Philippe Imhoff a annoncé, dans un tract distribué cette semaine dans les boîtes aux lettres du village, qu'il renonce à se présenter aux élections municipales à Dessenheim. Les choses semblaient pourtant bien parties pour le chef de corps des sapeurs-pompiers, qui assure avoir réuni « treize volontaires au 22 janvier 2020 après une série d'entretiens individuels et quelques réunions de mise en oeuvre pour arriver à la parité des listes demandée dans les communes plus de mille habitants ». C'est lors d'une de ces réunions que « les divisions » auraient finalement refait surface, ajoute Philippe Imhoff, sans précision. Il a préféré renoncer faute d'avoir trouvé de « liste en accord avec [ses] valeurs ».
Candidat cherche colistiers

Après l'abandon de Philippe Imhoff, ne reste plus en lice à Dessenheim que Jean-Paul Meyer, qui s'est lancé dans la campagne dans un tract distribué fin janvier dans les boîtes aux lettres du village. L'architecte, adjoint au maire de 2008 à 2014, y détaille ses ambitions pour le village, en commençant par « la salle », sujet brûlant s'il en est puisque la vétusté de la salle communale est à l'origine de la délocalisation du bal de carnaval à Blodelsheim. Et d'une passe d'armes au sein de l'association organisatrice de la manifestation, l'ASLD. « Je ne suis ni à l'ASLD, ni chez les pompiers, je ne fais pas de basket ni de gymnastique ni même de la danse » précise Jean-Paul Meyer, qui cherche visiblement à se tenir à l'écart des « divisions » évoquées plus haut. Cette « virginité » affichée lui permettra-t-elle de trouver les « huit hommes et sept femmes » qu'il lui faut pour former une liste ? Verdict le 28 février, jour de la clôture des inscriptions à la préfecture...

 

 
 

Haut-Rhin  Coupe de France Des avocats en grève s'invitent au match

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:58:13

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Haut-Rhin  Coupe de France
Des avocats en grève s'invitent au match
 

 
Des avocats en grève de Colmar et Mulhouse étaient attendus en robe noire au stade Bonal de Sochaux, ce mardi soir, pour assister au quart de finale de coupe de France de football entre Belfort et Rennes. Ils avaient prévu de profiter de l'événement pour déployer des banderoles afin de rappeler qu'ils sont en grève contre le projet de réforme de leur système de retraites. Comme d'autres barreaux l'ont fait ces dernières semaines, et en concertation avec ceux de Belfort, Montbéliard et Besançon, pour former une délégation d'une bonne centaine d'avocats au total.

Réunis en assemblée générale ce mardi 11 février, les avocats du barreau de Colmar ont décidé « à la très grande majorité » de poursuivre leur mouvement de grève jusqu'au mardi 25 février inclus. Ils ont maintenu les modalités de ces dernières semaines, au cours desquelles le mouvement a été assoupli notamment pour permettre leur intervention dans toutes les affaires où la liberté des justiciables est en jeu. Pour les avocats colmariens, le récent communiqué de la ministre de la Justice appelant « à la responsabilité de chaque avocat pour mettre fin au mouvement de grève » a été ressenti comme « une nouvelle provocation ».

Ce vendredi 14 février, jour de la Saint-Valentin et d'une nouvelle journée « justice morte », le barreau de Colmar n'envisage pas de déclarer sa flamme à Nicole Belloubet, mais d'offrir des roses aux magistrats et aux greffiers du tribunal judiciaire « pour leur rappeler que le mouvement n'est absolument pas dirigé contre eux », souligne le bâtonnier Me Sacha Rebmann. « Ayant l'impression d'être pris pour des cakes », ils projettent également de distribuer de petits gâteaux dans la salle des pas perdus du palais de justice, place du Marché-au-Fruits.
J-F.S

 

 
 

 

Des avocats en grève s'invitent au match

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:25:12

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Des avocats en grève s'invitent au match
 

 
Des avocats en grève de Colmar et Mulhouse étaient attendus en robe noire au stade Bonal de Sochaux, ce mardi soir, pour assister au quart de finale de Coupe de France de football entre Belfort et Rennes. Ils avaient prévu de profiter de l'événement pour déployer des banderoles, afin de rappeler qu'ils sont en grève contre le projet de réforme de leur système de retraites. Comme d'autres barreaux l'ont fait ces dernières semaines, et en concertation avec ceux de Belfort, Montbéliard et Besançon pour former une délégation d'une bonne centaine d'avocats au total.

Réunis en assemblée générale ce mardi 11 février, les avocats du barreau de Colmar ont décidé « à la très grande majorité » de poursuivre leur mouvement de grève jusqu'au mardi 25 février inclus. Ils ont maintenu les modalités de ces dernières semaines, au cours desquelles le mouvement a été assoupli notamment pour permettre leur intervention dans toutes les affaires où la liberté des justiciables est en jeu. Pour les avocats colmariens, le récent communiqué de la ministre de la Justice, appelant « à la responsabilité de chaque avocat pour mettre fin au mouvement de grève », a été ressenti comme « une nouvelle provocation ».

Ce vendredi 14 février, jour de la Saint-Valentin et d'une nouvelle journée « justice morte », le barreau de Colmar n'envisage pas de déclarer sa flamme à Nicole Belloubet, mais d'offrir des roses aux magistrats et aux greffiers du tribunal judiciaire « pour leur rappeler que le mouvement n'est absolument pas dirigé contre eux », souligne le bâtonnier Me Sacha Rebmann. « Ayant l'impression d'être pris pour des cakes », ils projettent également de distribuer de petits gâteaux dans la salle des pas perdus du palais de justice, place du Marché-aux-Fruits.
J.-F.S.

ALTKIRCH Conseil municipal Priorité au « mieux vivre ensemble »

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:00:07

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ALTKIRCH Conseil municipal
Priorité au « mieux vivre ensemble »
Dans le rapport d'orientations budgétaires présenté en séance du conseil municipal lundi soir, le maire d'Altkirch a annoncé une stabilité fiscale et des investissements donnant priorité au mieux-vivre ensemble et au développement durable.
 

 
Le parking du CRAC, à quelques minutes à pied du centre-ville, est sous utilisé, en raison d'un accès par escalier dissuasif.
Vingt-sept pages de rapport d'orientations budgétaires ont été « digérées » lundi soir par le conseil municipal d'Altkirch, suivi, fait rare, par un auditeur dans la salle de séances. Dans son exposé très pédagogique comme à son habitude, le maire Nicolas Jander, a voulu montrer que « les fondamentaux du budget 2020 de la Ville sont bons alors que le contexte national et européen est contraignant ».

Le parking du CRAC, à quelques minutes à pied du centre-ville, est sous utilisé, en raison d'un accès par escalier dissuasif. Photo DNA /Noelle BLIND-GANDER

La Ville continue de composer avec une « légère baisse » des dotations d'État pour établir son budget primitif et espère ne rien avoir à débourser pour le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales, le fameux FPIC instauré en 2012, « mais on ne le saura qu'après l'approbation du budget ». Depuis la fusion des communautés de communes en 2017, la Ville d'Altkirch n'a plus été ponctionnée à ce titre alors qu'en 2016, elle avait abondé à ce fonds à hauteur de 350 000 EUR.
Taxe d'habitation : « une bonne nouvelle »

La Ville tente également « de limiter le plus possible » les dépenses de fonctionnement mais n'est pas obligée de le contractualiser avec l'État. Les recettes de fonctionnement sont en hausse en raison du produit fiscal en hausse. Néanmoins, le maire a annoncé dès à présent le maintien des taux d'imposition actuels, rappelant l'effort fait l'année dernière par la Ville avec la baisse du taux de la taxe foncière. Ceci « dans l'indifférence générale » des contribuables, plus prompts à se manifester en cas d'augmentation des taux... n'a-t-il pu s'empêcher de commenter, sur le ton de la boutade toutefois ! Nicolas Jander a précisé que la taxe foncière et la taxe d'habitation représentaient 45 % des impôts perçus par la Ville. Revenant sur la taxe d'habitation (taux d'imposition de 22,77 %), elle est « très élevée à Altkirch, je l'ai toujours dit, déjà en 2001 lorsque j'étais dans l'opposition, mais la responsabilité n'en repose pas sur mon prédécesseur, c'est historique », s'est-il exclamé. Avec la suppression de la taxe d'habitation, ce taux élevé représente désormais « une très bonne nouvelle pour Altkirch, car l'État compensera la perte de cette recette à la hauteur de ce taux fort ».
Un endettement « sous contrôle »

Le maire a relevé la baisse de 3, 56 % des charges de gestion entre 2018 et 2019 : « On fait très attention et on est sensibles à cette question depuis de nombreuses années ». Les charges de personnel sont en hausse en raison de l'évolution des carrières « et non en raison d'embauches à tour de bras ». En 2019, les dépenses réelles de fonctionnement ont augmenté de 2,11 % par rapport à 2018, signe d'un « budget bien tenu ».

L'endettement de la ville est « sous contrôle », l'encours de la dette s'élevait à 15 millions d'euros en 2014 et baisse à 12, 1 millions en 2020. « En 2018, nous n'avons pas fait d'emprunt, en 2019, nous avons emprunté moins que ce que l'on rembourse et ce sera encore le cas cette année ». En termes de solvabilité financière, Altkirch est « dans un ratio confortable ». Autrement dit, si la Ville remboursait toutes ses dettes en y consacrant toute sa capacité d'autofinancement, il lui faudrait 8,70 années, le seuil critique étant fixé à 12 ans. La capacité d'autofinancement nette de la Ville est positive et s'élève à 377 000 EUR, avec une épargne brute qui a augmenté de 51 % en six ans.
Près de 3MEUR d'investissements prévus

Concernant les dépenses d'investissement, « les gros investissements (salles de sport, Halle au Blé...) sont derrière nous et on peut se consacrer au mieux-vivre ensemble, à l'environnement et au développement durable », a commenté Nicolas Jander. Sur les plus de six millions d'euros d'investissements prévus, il a fallu en « prioriser » pour 2020, pour un montant de 2, 8 millions d'euros. Ces crédits doivent permettre de réaliser le parc municipal derrière l'hôtel de ville, qui sera inauguré au printemps, la réfection du parking autour de l'église Notre-Dame et la création d'un chemin piétonnier depuis le parking du CRAC jusqu'à la rue des Remparts, au pied de la Vieille Porte, la restructuration de l'ancienne école maternelle des Tilleuls en pôle de services publics et l'accès au très haut débit (en cours).
Une nouvelle antenne du centre médico-psycho-pédagogique de Mulhouse

L'école des Tilleuls accueillera l'antenne de la Maison des adolescents et le centre de médecines sportive, situés actuellement à l'ancien tribunal, le centre d'information et d'orientation des jeunes (CIO), actuellement au Quartier Plessier, le centre médico-scolaire actuellement au collège, l'association SOS Femmes en détresse, et une nouvelle antenne Sundgau du centre médico-psycho-pédagogique de Mulhouse. Ce CMPP permettra de recevoir entre 400 et 500 enfants sundgauviens âgés de 3 à 12 ans ayant des difficultés.

« Actuellement, ces enfants sont détectés mais pas traités et les troubles s'installent ainsi que les problèmes à l'école », explique Isabelle Pi, adjointe.

Ce projet doit être inclus dans le contrat local de santé de la Ville d'Altkirch en cours d'élaboration et le maire espère obtenir des aides des communautés de communes, de la Région, du Département et de l'État. La Ville s'est portée candidate au programme gouvernemental « Petites villes de demain ».

Au chapitre des recettes d'investissement, outre un emprunt « d'un million d'euros maximum », la Ville prévoit un retour de 120 000 EUR du fonds de compensation de la TVA, de 75 000 EUR de la taxe d'aménagement, attend 400 000 EUR d'aides diverses provenant des collectivités territoriales et de l'État et a également inscrit la vente de bâtiments communaux, la Maison du Sundgau ou la Maison forestière.
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

Saint-Louis Déplacements doux Nouveau coup de pédale

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:36:34

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Saint-Louis Déplacements doux
Nouveau coup de pédale
 

 
Une nouvelle piste cyclable est praticable derrière la station de lavage. Elle est secondée par un chemin piéton, sur le sentier du Calvaire.
Et deux de plus ! Dans le cadre du plan d'actions piéton vélo, initié en septembre 2018, la Ville de Saint-Louis vient de finaliser deux nouveaux cheminements doux. Le premier relie la rue de Mulhouse et l'avenue de la Marne. « Il passe derrière la station-service, relève Bernard Schmitter, adjoint délégué à l'urbanisme. C'est beaucoup plus sûr pour les usagers. » Long de 80 mètres sur 3 de large, éclairé par trois lampadaires leds, ce nouveau cheminement doux permet une circulation cyclable dans les deux sens et laisse la place aux piétons. L'aménagement, dont le coût s'élève à 49 000 EUR, a été réalisé par l'entreprise TP 3 Frontières. Il a été financé par l'ANRU et le Conseil départemental à hauteur de 12 000 EUR. « Ce cheminement va faire le lien avec le point de collecte enterré que nous allons bientôt mettre en place », se réjouit l'élu.Le deuxième cheminement, lui, est une réfection complète du sentier du Calvaire, à l'entrée de Neuweg, et menant aux chemins en contrebas. Un concassé calcaire a été choisi comme revêtement. Coût de l'opération : 7 000 EUR.

« C'est un ensemble qui entre dans le plan de mobilité douce que nous avons intégré au PLU, indique Bernard Schmitter. Nous nous sommes lancés le pari d'arriver à 20 km de pistes cyclables à Saint-Louis en 2020. Il nous manque 300 mètres. »
Marie DEDEBAN

 

 
 

 

Des élèves de Sciences Po Paris à l'hôtel de ville

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:03:44

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Des élèves de Sciences Po Paris à l'hôtel de ville
 

 
Photo L'Alsace /Claude GOLLING
Dans le cadre d'un voyage d'études sur la gouvernance territoriale et le développement urbain, une vingtaine d'étudiants professionnels de Sciences Po Paris ont été reçus, vendredi soir, à la mairie de Saint-Louis. Le maire Jean-Marie Zoellé leur a présenté la cité ludovicienne, s'improvisant professeur d'histoire, expliquant notamment que Saint-Louis doit son nom au Roi Soleil, mais qu'elle a aussi été pionnière dans la réconciliation d'après-guerre dans le cadre de son jumelage avec Breisach. La projection d'une vidéo sur la Cité des Trois Lys a été suivie d'une série de questions auxquelles ont répondu Jean-Marie Zoellé et Pascale Schmidiger, vice-présidente du conseil départemental et adjointe au maire. Les questions avaient essentiellement trait aux relations transfrontalières, aux différences de fonctionnement administratif entre les pays, mais aussi aux problèmes budgétaires afférents.

 

 
 

Sainte-Croix-en-Plaine  Conseil municipal Le dernier du mandat

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:38:42

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Sainte-Croix-en-Plaine  Conseil municipal
Le dernier du mandat
Le conseil municipal de Sainte-Croix-en-Plaine s'est réuni, lundi 10 février, pour la dernière fois sous l'actuelle mandature du maire, François Heymann.
 

 
Voici les principales délibérations :

- la contribution financière de la commune pour l'extension du réseau public d'électricité (mise en place d'une puissance supérieure) au 9 rue Clément Ader, pour la « SCI 2A ADER », d'un montant de 14 4 726,70 euros est votée mais ce montant sera remboursé par le bénéficiaire des travaux selon protocole d'accord conclu lors du dépôt du permis de construire.

- suite à un problème de références bancaires, les droits de chasse 2015 et 2016 n'ont pas été versés à une habitante de Sainte-Croix-en-Plaine mais ont été versés, par défaut, à la commune qui en a ainsi bénéficié. L'habitante concernée demande le reversement de ces droits pour un montant total de 891,94 euros. Se pose alors la question de savoir s'il y a d'autres cas potentiels, dans la localité, avec sensibilisation des habitants afin qu'ils se fassent se faire connaître, le cas échéant, afin que la commune puisse lancer des recherches.

- la réalisation d'un référentiel topographique sur l'agglomération de Colmar va coûter 79 000 euros pour Sainte-Croix-en-Plaine (toutes les communes de Colmar Agglomération seront mises à contribution) dont une partie sera prise en charge par Colmar Agglomération, CDE et GRDF. Il est voté pour une participation financière de la commune de Sainte-Croix-en-Plaine au taux fixe de 32 % du projet soit un montant de 25 280 euros .
Des armes pour la Brigade verte

- la commune porte plainte auprès de la gendarmerie concernant les jets de pierre le 23 décembre 2019 avec bris de vitres à la Salle Colombe (auteurs identifiés) et pour l'incendie de benne à la déchetterie

- il est voté pour la dotation de l'arme de défense individuelle des gardes champêtres de la Brigade Verte du Haut-Rhin « qui se sentent plus en sécurité lorsqu'ils portent une arme ». Se pose, alors, la question du coût du financement, pour les communes, de ces armes et des formations nécessaire à leur port par les agents concernés.

- dans le cadre des subventions pour les travaux d'investissement des associations locales, il est signé une convention pluriannuelle de partenariat et de financement (compte 20422) en vue de la mise à disposition de locaux associatifs à la commune avec l'association Saint-Léon - Société de Gymnastique qui a, déjà, effectué des travaux en ses locaux pour un montant de 23 910 euros dont 5 000 euros ont été subventionnés par le conseil départemental du Haut-Rhin. Il reste donc 18 910 euros à financer. La convention est signée pour une durée de cinq ans, du 1 er mars 2020 au 28 février 2025, pour cinq annuités de 3 782 euros, avec un premier versement le 1er juin 2020 et avec une mutualisation partielle de ses locaux au profit de la commune, selon des créneaux horaires définis et l'utilisation de ses locaux par l'école primaire à raison de 50 séances d'une heure par année scolaire.

- Il est voté pour une subvention exceptionnelle de 500 euros pour le football-club de Sainte-Croix-en-Plaine dont l'équipe des jeunes U13 va participer à un tournoi à Zwolle, aux Pays-Bas, durant le week-end de Pâques, pour y représenter la France. Le coût total, pour 20 jeunes et 10 accompagnateurs, est de 8 130 euros. Il est à noter que 7 100 euros ont été récoltés par des actions d'ensachage et que les jeunes et accompagnateurs participent, individuellement, à hauteur de 50 euros par personne. La subvention de 500 euros sera destinée à l'achat de maillots et de polos réalisés pour l'occasion.

Au point divers :

- il est signalé que la cotisation au syndicat de l'Ill va beaucoup augmenter et passer, sans doute, de 4 000 euros à 7 000 euros (montant encore à préciser). La base de calcul utilisée était fondée sur la population locale d'il y a... 100 ans !

- il y avait seulement trois retours, cette année, pour le jeu des mots croisés du bulletin annuel des infos communales. Le gagnant tiré au sort est Marcel Winkelmuller qui recevra un panier garni

- la prochaine réunion du conseil municipal devrait avoir lieu le vendredi 20 mars.

 

 
 

 

Grand Est Toujours moins de naissances et plus de décès

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:26:41

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Grand Est Toujours moins de naissances et plus de décès
 

 
 
L'Insee vient de communiquer ses statistiques sur la situation démographique en 2018 dans le Grand Est qui comptait, au 1er janvier 2019, 5 525 300 habitants. L'institut national de la statistique et des études économiques constate que l'écart entre le nombre des naissances, au plus bas depuis 20 ans, et celui des décès, toujours en hausse, n'est plus que de 1900 individus. Ce solde naturel s'est encore dégradé et ne compense pas le déficit migratoire, c'est-à-dire le nombre de personnes qui quittent la région.
1,71 enfant par femme

Mais la situation varie beaucoup selon les départements. Dans cette variété, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin affichent souvent de « meilleurs » résultats. Ce sont les seuls départements de la région avec la Marne à bénéficier d'un excédent naturel. Les seuls aussi, avec l'Aube, à afficher un taux de croissance annuel moyen entre 2008 et 2018 de plus de 0,2 % (entre + 0,24 % et + 0,34 %) ; ce taux est de 0,41 en France et de 0,03 dans le Grand Est.

La fécondité est l'une des plus faibles de métropole : 1,71 enfant par femme (1,84 en France métropolitaine). Le vieillissement de la population pèse aussi sur le nombre de naissances en réduisant le nombre de femmes en âge de procréer ; le taux de natalité se stabilise à 10,1 naissances pour 1 000 habitants, soit le plus bas niveau depuis 1975. En 2018, 55 580 bébés sont nés dans le Grand Est, soit 1 190 de moins qu'en 2017. La baisse des naissances a néanmoins ralenti par rapport aux années précédentes. Si le phénomène est national, il est plus accentué dans notre région. Mais la natalité est plus dynamique en Alsace, dans la Marne et l'Aube. À noter que 59 % des enfants naissent hors mariage dans le

Grand Est comme en France métropolitaine.

La part des femmes en âge de procréer est supérieure à la moyenne régionale dans le Bas-Rhin, la Meurthe-et-Moselle et la Marne (entre 42 et 44 %) alors qu'elle n'est que de 36 % dans les Vosges. La baisse de fécondité concerne en particulier les femmes de moins de 35 ans. La maternité est retardée : 100 femmes âgées de 35 à 49 ans donnent naissance à 35 bébés, soit 4 de plus en une décennie. L'âge moyen à la maternité s'établit à 30,3 ans dans la région, contre 29,5 ans dix ans plus tôt. Les mères du Grand Est sont en moyenne moins âgées au moment de l'accouchement qu'ailleurs en France. Cet âge varie dans nos départements de 29,4 ans dans les Ardennes à 30,8 ans dans le Bas-Rhin.
Une population plus vieillissante

Avec 53 650 décès en 2018, le Grand Est enregistre 790 décès de plus qu'en 2017 ; une hausse de 1,5 %, (0,5 % en France métropolitaine). La région affiche un taux de mortalité de 9,8 décès pour 1 000 habitants (9,3 ? dans l'Hexagone). Il varie de moins de 9? dans le Bas-Rhin à plus de 11? en Haute-Marne, dans les Vosges, la Meuse et les Ardennes.

Dans la région, la population avance en âge de façon plus marquée qu'en France métropolitaine. L'indice de vieillissement (rapport entre les personnes de 65 ans ou plus et les moins de 20 ans) atteint 85 % dans le Grand Est en 2018, contre 83 % en France métropolitaine. Il y a dix ans, ces chiffres étaient respectivement de 66 % et 67 %. Là encore, le Bas-Rhin, par exemple, est moins vieillissant que d'autres départements de l'Est (82 seniors pour 100 jeunes).

Les femmes du Grand Est vivraient jusqu'à 84,3 ans et les hommes jusqu'à 78,8 ans ; à comparer aux données nationales : 85,4 ans et 79,5 ans. L'espérance de vie est plus élevée dans les deux départements alsaciens (plus de 84,8 ans pour les femmes et 79,5 ans pour les hommes).
A.W.

 

 
 

Histoire  Guerre 1914-1918 Daniel Willmé a présenté son dernier livre : Alsaciens prisonniers de la France

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:35:56

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Histoire  Guerre 1914-1918
Daniel Willmé a présenté son dernier livre : Alsaciens prisonniers de la France
Après plusieurs années de recherches, l'ouvrage de Daniel Willmé qui vient de sortir, aborde un sujet délicat : Les Alsaciens prisonniers en France pendant la Première guerre mondiale.
 

 
En fin de réunion, Daniel Willmé a dédicacé son livre.
Vice-président de la société d'histoire de la vallée de Masevaux, Daniel Willmé voulait présenter personnellement à ses concitoyens de la vallée de la Doller, son livre sur les quelque 8000 à 1000 prisonniers alsaciens soupçonnés de germanophilie ou d'espionnage, internés dans des camps de prisonniers entre 1914 et 1919 par les autorités françaises. Pour cela il a accueilli une vingtaine de personnes, dont ses collègues historiens, et quelques élus et représentants des communes voisines, dans l'ancien café Klasser à Guewenheim, là même où le 2 janvier 1915 a été arrêtée la famille Liller. Il est revenu sur ce minutieux travail d'enquête qui lui a pris plusieurs années, à consulter les archives d'une vingtaine de départements jusqu'à Marseille. Il a également contacté les descendants de ces deux familles déportées, dont les enfants de Josef Sutter, ancien instituteur de Sentheim. « Ce pan de notre histoire régionale est très méconnu, et a été totalement délaissé à l'époque par les historiens, a-t-il précisé. Durant les premières années de leur détention, ces prisonniers, victimes innocentes, n'ont jamais connu le motif de leur arrestation arbitraire dans des conditions dramatiques... Finalement, le drame des otages de 1914 n'est connu, loi du silence oblige, que dans les familles dont un ou plusieurs membres ont passé le temps de la guerre dans les camps français... ». Daniel Willmé a rappelé que les étrangers résidant en France, notamment les Italiens, ont aussi été réquisitionnés par les autorités françaises, dont la famille de la conseillère départementale Fabienne Orlandi-Galli présente à la réunion. Il a remercié tous ceux qui lui ont permis de publier cet ouvrage, dont les descendants des familles Liller et Sutter, Jean-Luc Eichenlaub directeur des archives départementales du Haut-Rhin, et Eric Etwiller, docteur en histoire et président des éditions Unsri Gschicht qui a publié le livre. Ce dernier a félicité l'auteur pour ce bel ouvrage sur l'histoire locale qui, loin de vouloir lancer une polémique, tient juste à relever ce qui s'est passé, et comprendre la mentalité des gens de l'époque. Sur sa proposition, plusieurs descendants de prisonniers sont intervenus pour apporter leur témoignage sur cet épisode de l'histoire alsacienne, ignorée dans le reste de la France. L'ouvrage est en vente dans les librairies listées sur le site unsrigschicht.org. Il est disponible chez Daniel Willmé (Commande via 06 74 22 32 02 ou dani.willme@wanadoo.fr) qui a prévu de le présenter au public lors de conférences dont la prochaine est prévue vendredi 13 mars à 20h au Casino du cercle catholique à Masevaux.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

vallée de hundsbach  Environnement Des arbres pour l'avenir

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:37:42

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vallée de hundsbach  Environnement
Des arbres pour l'avenir
Les écoliers de Franken, Hundsbach, Hausgauen et Willer ont participé à la vaste opération de replantation d'arbres lancée par le conseil départemental dans la vallée de Hundsbach et menée par les équipes espace vert de Marie Pire.
 

 
Jeudi dernier, les maternelles bilingues de Franken ont donné un petit coup de main aux équipes de Marie Pire.
« Vous pourrez regarder votre arbre, il grandira en même temps que vous. » La semaine dernière, les écoliers de Franken, Hundsbach, Hausgauen et Willer étaient donc mis à contribution pour reboiser la vallée de Hundsbach, dans laquelle les services du Département du Haut-Rhin ont lancé une opération de reboisement d'une ampleur inédite : 126 arbres de multiples essences et 55 arbustes ont déjà été ou vont être plantés dans le secteur, en compensation des arbres jugés dangereux qui avaient été abattus deux ans plus tôt le long de la Départementale 419 (L'Alsace du 15 novembre 2017).
Moins d'arbres au bord des routes

À l'origine de ce projet de plantations compensatoires, une étude de sécurité globale qui avait conduit à un réaménagement sécuritaire du tronçon routier de la Départementale 419, entre Tagsdorf et Trois-Maisons. Le trafic de plus en plus dense dans le Sundgau et en direction des frontières avait alors à l'époque eu des conséquences dramatiques, entre autres sur la RD419 et la Hochistross, avec une série d'accidents de la route, dont certains mortels. Plusieurs mesures avaient été prises, à commencer par l'abattage de 43 érables d'alignement jugés dangereux en bordure de chaussée. Signalons au passage qu'un projet de carrefour giratoire à hauteur de Franken est encore à l'étude pour sécuriser la route et faire ralentir les usagers.

Les petits écoliers de Franken ont délaissé leur salle de classe pour saisir de petites pelles et planter un merisier à côté de la salle communale de Hausgauen. Photo L'Alsace

Par l'intermédiaire des deux élus du canton d'Altkirch, Sabine Drexler et Nicolas Jander, le conseil départemental avait donc missionné les services de l'agence routière sud, ex-unité routière d'Altkirch (lire en encadré), pour trouver des solutions et monter un dossier de compensation. Les villages de Schwoben, Hausgauen, Hundsbach et Franken s'étaient ainsi portés volontaires pour proposer des sites d'implantation. Aux côtés d'Yves Friquet, ingénieur au service environnement et agriculture du Département, en charge de la gestion du patrimoine arboré, Sabine Drexler avait aussi vu là l'occasion d'impliquer les écoliers du secteur.

126 arbres de multiples essences et 55 arbustes ont été ou vont être plantés entre Schwoben, Hausgauen, Hundsbach et Franken. Photo L'Alsace /Vivian MILLET

Initié e
Reboisement et projet d'école

n partenariat avec l'agence routière, ce projet pédagogique a fait l'objet d'un travail en amont avec l'aide du directeur d'école de Willer, en partenariat avec la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin. Objectif : apprendre aux jeunes « les bases de leur vie future », l'importance des arbres et arbustes pour la préservation de la biodiversité. Parce que « prendre soin de notre environnement, c'est un enjeu majeur pour le futur ». Comment planter ? Quel type d'arbre ? Comment bien « nourrir » les jeunes arbres avec du bon compost ? Autant de choses que les écoliers ont pu découvrir la semaine dernière en venant participer à ces plantations. À Hausgauen, les maternelles bilingues avaient ainsi délaissé leur salle de classe pour saisir de petites pelles, prêtées spécialement par la commune de Bâle, et planter un merisier à côté de la salle communale. Un jeune merisier auquel les écoliers ont déjà promis de trouver un petit nom en allemand, bilinguisme oblige.

Parmi les 126 arbres devant prendre racines dans la vallée, beaucoup d'essences sélectionnées pour leur bonne résistance à la sécheresse, cerisiers, cognassiers, poiriers ou autres érables champêtres. « Dans dix ans, les enfants passeront par là et se souviendront qu'ils ont planté cet arbre », lâche un maire. Au final, un chantier de reboisement d'une ampleur inédite dans la vallée et une belle collaboration entre les élus, le conseil départemental et son agence routière Sud, les maires des communes concernées et les écoles.
Vivian MILLET

 

 
 

 

Saint-Louis  Petite Camargue alsacienne De nouvelles animations

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:01:37

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Saint-Louis  Petite Camargue alsacienne
De nouvelles animations
Le programme d'animations de la Petite Camargue alsacienne est disponible. Parmi la multitude de propositions de sorties, des ateliers, des observations et un certain nombre de nouveautés.
 

 
Christelle Priot, responsable animation de la Petite Camargue, animera les sorties à vélo sur l'Île du Rhin.
C'est parti pour une nouvelle saison avec la Petite Camargue alsacienne. « Notre programme concerne un public d'environ 3 500 personnes », déclare Christelle Priot, responsable des animations. Ce ne serait pas étonnant que ce chiffre soit en hausse cette année, au vu des animations proposées, avec une dizaine de nouveautés. Dont plusieurs mettent l'accent sur la mobilisation pour le climat. Comme « Vous avez dit déchets ? », dimanche 29 mars à Ranspach-le-Haut, des ateliers et des jeux pour consommer autrement, trier, composter ou jardiner au naturel ; « Chasse aux Watts » samedi 20 juin, la découverte des énergies renouvelables et les habitats écologiques du secteur de Saint-Louis ou « Mobilisons-nous pour le climat » mardi 16 juin, soirée débat pour trouver ensemble des solutions concrètes pour réduire l'impact sur l'environnement.
Des animations délocalisées

Les autres nouveautés : « Hey-oh Hey-oh ! On va tous au chantier » samedi 7 mars, un chantier d'entretien d'une haie, corridor écologique essentiel de la plaine, en partenariat avec la commune de Bartenheim et suivi d'une soupe ; « Dimanche dans la nature » dimanche 17 mai, à Helfrantzkirch, stands ludiques et balades sensorielles en forêt pour toute la famille.

Pour les seniors et ceux qui sont libres en semaine, deux animations sont prévues les jeudis en avril et mai : « Orchis, Ophrys, Epipactis plus connues sous le nom d'orchidées » et « Réveil printanier ». Cinq animations auront lieu dans des communes de M2A : « De la forêt à la cuisine » samedi 28 mars, à Hombourg ; « Mille et une abeilles » dimanche 26 avril, à Petit-Landau ; « Herbes du Solstice et de la Saint-Jean » à Chalampé ; « Cosmétiques naturels » samedi 17 octobre et le « Marché de Noël des musées et des créateurs » du vendredi 11 au dimanche 13 décembre à Ottmarsheim.
Le dépliant disponible

Sans oublier les animations permanentes, comme « Jeudis jardin », pour ceux qui souhaitent participer à l'aménagement et à l'entretien du jardin pédagogique du CINE, ainsi qu'aux récoltes. Tous les jeudis après-midi de 14 h 30 à 16 h 30 de mars à août (?03 89 89 78 59). Et les « Mercredis nature » pour découvrir la Petite Camargue ainsi que les animaux et les plantes qu'elle abrite, réaliser des activités manuelles et artistiques écoresponsables, et participer à des petits chantiers tout en s'amusant. Pour les 6-9 ans et 9-13 ans, une demi-journée par mois pendant l'année scolaire. On peut trouver toutes les animations et expositions, temporaires et permanentes, dans le dépliant bien nommé « La Petite Camargue alsacienne, c'est l'aventure de la Nature », disponible gratuitement en Petite Camargue, en mairie ou à l'office de tourisme.
Jean Luc NUSSBAUMER Renseignements www.petitecamarguealsacienne.com

Renseignements www.petitecamarguealsacienne.com

 
 

 

Saint-Louis   Les expositions au programme

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:38:11

© Dna, Mercredi le 12 Février 2020
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Saint-Louis  
Les expositions au programme
La nouvelle saison comprend également une série d'expositions. Avec pour commencer celle de Heinz Durrer à la Maison de la réserve.
 

 
La Petite Camargue alsacienne accueillera plusieurs expositions.
Au programme de cette nouvelle saison, six expositions temporaires, en plus des permanentes. À commencer par « Du haut des observatoires », par le scientifique et naturaliste Heinz Durrer, du 1er mars au 24 mai. Une série de peintures de paysages réalisée depuis les observatoires. Du 30 mai au 30 août, ce sera Célestin Meder qui présentera « Le Pays de Saint-Louis au fil de la plume », des dessins réalisés à la plume sur les richesses du patrimoine du Pays de Saint-Louis. Dans un autre registre, « Changement climatique, quel avenir pour la biodiversité ? » du 5 septembre au 31 octobre, par la LPO. Les effets du changement climatique sur la biodiversité et les solutions pour s'y adapter. Ces trois expositions sont prévues à la Maison de la réserve.

Trois autres auront lieu à la Maison éclusière : « Histoire du Canal du Rhône au Rhin », proposée par le conseil départemental, du 8 mars au 24 mai. L'histoire et l'évolution du Canal du Rhône au Rhin : sa construction, le halage, le métier d'éclusier et de batelier. Puis « La forêt des 4 saisons », de Charles Ruf, du 30 mai au 30 août. Une forêt près du Lertzbach, des arbres, des ambiances changeantes au fil des saisons et toujours une seule et même âme à travers des photos. Et enfin « 20 ans pour le Gerplan », par le conseil départemental, du 5 septembre au 25 octobre. Une revue de 12 actions emblématiques du Plan de Gestion de l'Espace Rural et Périurbain de Saint-Louis Agglomération ayant pour objectif de concilier les différents usages de l'espace, la préservation des milieux naturels et les ressources.
Hommage au bénévolat

Et bien entendu les expositions permanentes « Mémoire du Rhin » (entrée libre) et « Mémoire du saumon », dans une version rafraîchie (entrée : 3 EUR). Sans oublier « En plein air », autour des bâtiments de la pisciculture. « Des petites mains aux grands défis : le bénévolat en Petite Camargue » d'avril à novembre. Des photos qui parlent d'elles-mêmes. Le bénévolat en Petite Camargue, c'est un engagement permanent ou d'un temps, dans un esprit de solidarité et de convivialité au service de la nature.

 

 
 

 

Markstein Station de ski Quatre pistes ouvrent aujourd'hui, un répit au milieu d'une saison terne

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 05:44:34

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Markstein Station de ski
Quatre pistes ouvrent aujourd'hui, un répit au milieu d'une saison terne
Quatre pistes ouvriront dès ce matin à la station de ski du Markstein, un court répit au milieu d'une saison difficile marquée par le manque de neige. Les professionnels veulent toutefois garder espoir, et attendent avec impatience un bon coup de froid salvateur.
 

 
La station de ski du Markstein ouvre quatre pistes aujourd'hui. Mieux vaut en profiter tant que la neige est là, car la suite de la semaine s'annonce incertaine.
Même si elle n'a pas entraîné de gros dégâts sur les infrastructures, le passage de la tempête Ciara a laissé des traces au Markstein, où les vents violents et chauds ont soufflé une bonne partie de la couche neigeuse dans la nuit de dimanche à lundi (notre édition d'hier). Dans ces conditions, une réouverture des pistes pour aujourd'hui semblait très improbable, tant la tâche était ardue de rendre skiables des pistes où les plaques de neige fondue se mêlaient à l'herbe et à la boue. Le ciel est pourtant venu à la rescousse des équipes de la station, qui ont vu tomber une petite couche de neige dans la nuit de lundi à mardi. La neige de culture a fait le reste, de sorte que le Syndicat mixte du Markstein-Grand Ballon (SMMGB) a pu annoncer hier en milieu d'après-midi l'ouverture pour aujourd'hui des pistes Grenouillères 1, 2, 3 (vertes) et du Tremplin 1 (bleue) au tarif petit domaine, avec 15 cm de neige relevés sur les pistes. La station du Grand Ballon reste quant à elle fermée, de même que le domaine nordique et la luge sur rails.

« On a réussi à assurer l'ouverture de quelques pistes pour aujourd'hui, mais pour la suite, on verra au jour le jour, ça dépendra vraiment des conditions météo », indiquait hier Bastien Urffer, chargé de mission au SMMGB.
« Depuis le début de la saison, nous n'avons pas pu ouvrir plus de trois jours »

Des conditions météo qui s'annonçaient plutôt humides et assez fraîches pour la suite de la semaine, avant une nette remontée des températures prévue à partir de samedi et dimanche.

Pas sûr cependant que cette ouverture in extremis suffira à sauver une saison qui s'annonce assez mal pour la station du Markstein, qui, malgré une ouverture assez précoce, a dû composer par la suite avec un cruel manque de neige. « Nous avons pu ouvrir le 20 novembre, et par la suite durant deux jours en décembre, et un seul week-end en janvier », explique Audrey Fuhrer, directrice de l'École du Ski Français du Markstein. « Depuis le début de la saison, nous n'avons pas pu ouvrir plus de trois jours consécutifs, et nous n'avons jamais eu d'ouverture complète du domaine. Il est difficile de travailler dans ces conditions, nous tournons avec des équipes réduites, et nous gérons au jour le jour, parfois même le matin en fonction de l'enneigement. »

Le constat est tout aussi navrant du côté de l'hôtel Wolf, qui devrait normalement afficher complet à cette période de l'année, mais où seules trois familles sont actuellement logées. « C'est la cata », explique sans détour le gérant, Marc Doppler, descendu dans la vallée pour faire sa comptabilité : « Là-haut, on n'a ni téléphone, ni réseau, donc on fait comme on peut », glisse-t-il, fataliste.

À l'instar de la station de ski, la fréquentation de l'hôtel Wolf souffre du manque de neige : « Quand ils voient l'état des pistes, les clients annulent leur réservation. Et même si beaucoup d'entre eux choisissent d'aller skier à la Bresse, les hauteurs de neige ne sont pas bien fameuses là-bas non plus », se désole-t-il.
« Un bon coup de froid, histoire que l'on puisse enfin commencer à travailler »

« Pour l'instant, la piste Fédérale, qui jouxte notre hôtel, n'a même pas encore tourné cette année. Du coup, on tourne avec un personnel réduit, ce qui risque de nous poser problème au cas où la situation viendrait à s'améliorer, car il serait alors difficile de recruter en dernière minute des gens qui se sont pour la plupart déjà engagés ailleurs. » Pour l'heure, Marc Doppler n'espère qu'une seule chose : « Un bon coup de froid, histoire que l'on puisse enfin commencer à travailler. Il faut y croire, sinon il n'y a pas de raisons de continuer ».
S.C. Y ALLER Domaine alpin du Markstein, ouverture des remontées mécaniques de 9 h à 17 h. Tél. 03.89.82.14.46, internet : www.lemarkstein.net

Y ALLER Domaine alpin du Markstein, ouverture des remontées mécaniques de 9 h à 17 h. Tél. 03.89.82.14.46, internet : www.lemarkstein.net

 
 

 

Quatre pistes ouvrent aujourd'hui, un répit au milieu d'une saison terne

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:17:51

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Quatre pistes ouvrent aujourd'hui, un répit au milieu d'une saison terne
 

 
La station de ski du Markstein ouvre quatre pistes aujourd'hui. Mieux vaut en profiter tant que la neige est là, car la suite de la semaine s'annonce incertaine. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Même si elle n'a pas entraîné de gros dégâts sur les infrastructures, le passage de la tempête Ciara a laissé des traces au Markstein, où les vents violents et chauds ont soufflé une bonne partie de la couche neigeuse dans la nuit de dimanche à lundi (notre édition d'hier). Dans ces conditions, une réouverture des pistes pour aujourd'hui semblait très improbable, tant la tâche était ardue de rendre skiables des pistes où les plaques de neige fondue se mêlaient à l'herbe et à la boue. Le ciel est pourtant venu à la rescousse des équipes de la station, qui ont vu tomber une petite couche de neige dans la nuit de lundi à mardi. La neige de culture a fait le reste, de sorte que le Syndicat mixte du Markstein-Grand Ballon (SMMGB) a pu annoncer hier en milieu d'après-midi l'ouverture pour aujourd'hui des pistes Grenouillères 1, 2, 3 (vertes) et du Tremplin 1 (bleue) au tarif petit domaine, avec 15 cm de neige relevés sur les pistes. La station du Grand Ballon reste quant à elle fermée, de même que le domaine nordique et la luge sur rails.

« On a réussi à assurer l'ouverture de quelques pistes pour aujourd'hui, mais pour la suite, on verra au jour le jour, ça dépendra vraiment des conditions météo », indiquait hier Bastien Urffer, chargé de mission au SMMGB.

Des conditions météo qui s'annonçaient plutôt humides et assez fraîches pour la suite de la semaine, avant une nette remontée des températures prévue à partir de samedi et dimanche.
« Depuis le début de la saison, nous n'avons pas pu ouvrir plus de trois jours »

Pas sûr cependant que cette ouverture in extremis suffira à sauver une saison qui s'annonce assez mal pour la station du Markstein, qui, malgré une ouverture assez précoce, a dû composer par la suite avec un cruel manque de neige. « Nous avons pu ouvrir le 20 novembre, et par la suite durant deux jours en décembre, et un seul week-end en janvier », explique Audrey Fuhrer, directrice de l'École du Ski Français du Markstein. « Depuis le début de la saison, nous n'avons pas pu ouvrir plus de trois jours consécutifs, et nous n'avons jamais eu d'ouverture complète du domaine. Il est difficile de travailler dans ces conditions, nous tournons avec des équipes réduites, et nous gérons au jour le jour, parfois même le matin en fonction de l'enneigement. »

Le constat est tout aussi navrant du côté de l'hôtel Wolf, qui devrait normalement afficher complet à cette période de l'année, mais où seules trois familles sont actuellement logées. « C'est la cata », explique sans détour le gérant, Marc Doppler, descendu dans la vallée pour faire sa comptabilité : « Là-haut, on n'a ni téléphone, ni réseau, donc on fait comme on peut », glisse-t-il, fataliste.

À l'instar de la station de ski, la fréquentation de l'hôtel Wolf souffre du manque de neige : « Quand ils voient l'état des pistes, les clients annulent leur réservation. Et même si beaucoup d'entre eux choisissent d'aller skier à la Bresse, les hauteurs de neige ne sont pas bien fameuses là-bas non plus », se désole-t-il.
« Un bon coup de froid, histoire que l'on puisse enfin commencer à travailler »

« Pour l'instant, la piste Fédérale, qui jouxte notre hôtel, n'a même pas encore tourné cette année. Du coup, on tourne avec un personnel réduit, ce qui risque de nous poser problème au cas où la situation viendrait à s'améliorer, car il serait alors difficile de recruter en dernière minute des gens qui se sont pour la plupart déjà engagés ailleurs. » Pour l'heure, Marc Doppler n'espère qu'une seule chose : « Un bon coup de froid, histoire que l'on puisse enfin commencer à travailler. Il faut y croire, sinon il n'y a pas de raisons de continuer ».
S.C. Y ALLER Domaine alpin du Markstein, ouverture des remontées mécaniques de 9 h à 17 h. Tél. 03.89.82.14.46, internet : www.lemarkstein.net

 

 
 

Mais où sont les marsouins ?

Publié dans le panorama le Mercredi 12 février 2020 à 06:37:00

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Mais où sont les marsouins ?
 

 
À la demande du régiment de marche du Tchad (RMT), qui tient garnison à Meyenheim, l'information avait été relayée la semaine dernière dans les journaux. À cause d'exercices militaires, le long du canal Vauban, à l'arrière du lotissement du Quatelbach, près du hangar agricole, le stationnement de véhicules devait être interdit ce mardi 11 février sur le chemin rural situé entre le lotissement et la berge du canal, à Weckolsheim.

Ce mardi matin, très tôt, la propriétaire du hangar en question s'est déplacée pour désactiver l'alarme et attendait les marsouins. Elle a attendu mais ils ne sont jamais venus. La maire, Arlette Bradat, a alors contacté l'officier qui devait crapahuter dans la commune avec sa section. « C'est là qu'il me dit que les manoeuvres ont été reportées ! J'avais prévenu tous les habitants pour qu'ils ne s'inquiètent pas », rappelle l'élue, un peu désolée de ne pas avoir été mise au courant plus tôt de l'annulation de l'exercice tactique.

Quant aux militaires du RMT, ils seront aujourd'hui à Soultzmatt, enfin, normalement...