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L'offre Educ'Arte dans tous les collèges du Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:02:14

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L'offre Educ'Arte dans tous les collèges du Haut-Rhin
 

 
La convention a été signée entre Régine Hatchondo, directrice générale d'Arte France, et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. DR
Après les lycées de l'académie, ce sont les collèges haut-rhinois qui sont abonnés à Educ'Arte, l'offre culturelle de la chaîne franco-allemande.

Selon la convention signée le 5 février entre sa directrice générale en France, Régine Hatchondo, et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, tous les enseignants et collégiens du Haut-Rhin ont désormais accès, pour trois ans, à un catalogue de plus de 1 000 programmes, sur l'ensemble des disciplines et grands sujets d'actualité. Ces vidéos sont disponibles en français, en allemand et en anglais, en classe ou à la maison, en streaming ou téléchargement. Elles peuvent être utilisées et classe et retravaillées grâce aux outils mis à disposition.

Arte et la collectivité rappellent ainsi un objectif commun qui est de « rendre la culture accessible à tous les jeunes, quelles que soient leurs origines sociales ou géographiques, favorisant leur construction en tant que citoyen ». Le Haut-Rhin se réjouit d'être « le premier département à abonner l'ensemble de ses collèges à Educ'Arte », avec une « ambition de développer le numérique éducatif pour favoriser l'ouverture culturelle des jeunes, notamment sur l'Europe, et leur réussite éducative ». Plus de 1 000 établissements ont aujourd'hui accès à ce service en France, en Allemagne et en Europe.

Bas-Rhin Conseil départemental « Les élus ont-ils encore quelque chose à dire ? »

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:39:24

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Bas-Rhin Conseil départemental
« Les élus ont-ils encore quelque chose à dire ? »
Séance plénière peu fournie, et du même coup très brève, ce lundi pour les conseillers départementaux du Bas-Rhin. Ce qui n'a pas empêché deux ou trois escarmouches au sujet du fonctionnement de l'assemblée et du pilotage de la future collectivité européenne d'Alsace.
 

 
Réduite à une poignée de rapports, la séance plénière de ce lundi au conseil départemental du Bas-Rhin, à Strasbourg, n'a duré qu'une heure dix.
Trois rapports votés sans qu'il soit besoin de débat, quatre autres inspirant de brefs échanges - dont un seul adopté autrement qu'à l'unanimité... et c'est presque tout. Ainsi que le laissait prévoir le report de deux mois du rapport annuel des services de l'État, histoire de laisser à la toute nouvelle préfète de Région Josiane Chevalier le temps de prendre ses marques (DNA de samedi), la séance plénière du conseil départemental du Bas-Rhin, qui s'est tenue ce lundi midi à Strasbourg, s'est avérée des plus succinctes : une heure dix montre en main.
« J'ai le blues, Monsieur le président ! »

Brièveté ne signifie cependant pas unanimisme, ni absence d'escarmouche. Sitôt passé le rapide topo du président (LR) de l'assemblée Frédéric Bierry à propos de la tempête Ciara - 1 200 appels reçus par le Service départemental d'incendie et de secours depuis dimanche soir, au moins 450 interventions de pompiers et encore une bonne dizaine de routes barrées en fin de matinée -, voici que Françoise Pfersdorff (canton de Strasbourg 4, LaRem) sollicite la parole pour faire une déclaration liminaire. « J'ai le blues, Monsieur le président ! Je me pose la question de savoir si mon mandat, et peut-être celui à venir, fait encore sens... Quelle que soit notre sensibilité politique, et que nous appartenions ou non à votre groupe majoritaire, nous devrions tous pouvoir être associés à la construction de la future collectivité européenne d'Alsace [CEA] et être informés en toute transparence de ses avancées. Ce n'est pas réellement le cas aujourd'hui. »

« Transparence » ? Le terme fait tiquer Frédéric Bierry : « Je suis un peu surpris par ce propos et d'abord, justement, parce que les travaux de nos différentes commissions s'effectuent dans une transparence parfaite. Il n'y a aucune volonté de notre part de cacher quoi que ce soit, au contraire ! » Le président du conseil départemental a beau argumenter, Françoise Pfersdorff semble demeurer sur sa faim... Et c'est un bref aparté entre les deux élus, en fin de plénière, qui permettra de dénouer la situation : ainsi que le souhaite le groupe LaRem, le comité de pilotage de la CEA devrait bientôt s'astreindre à des points d'étape plus réguliers.
« Efficacité » et « réactivité »

La séance reprend son cours, avec les approbations unanimes d'une poignée de rapports - l'adhésion du Département au groupement européen de coopération territoriale Eurodistrict Région Freiburg-Centre et Sud Alsace, l'approbation de l'opération de revitalisation du territoire au profit de la communauté de communes de Sélestat, puis celle de la fusion des offices HLM Sibar et Opus 67 -, puis on en arrive déjà au dernier rapport de cette « microplénière ». Oh, rien de bien palpitant sur le papier : il s'agit juste de consentir une poignée de nouvelles délégations à la commission permanente du Département, dans un simple souci d'« efficacité » et de « réactivité », plaide en substance le vice-président Bernard Fischer. C'est compter sans Éric Elkouby (Strasbourg 2, PS), qui y voit un risque d'affaiblir le débat démocratique : « Cette délibération est technique, certes, mais elle vide un peu les séances plénières de leur substance politique... » Son collègue de groupe Serge Oehler (Strasbourg 3) renchérit : « Les élus que nous sommes ont-ils encore quelque chose à dire ? On peut se poser la question ! »

Le groupe socialiste s'abstient donc. Même chose pour le groupe LaRem, précise à son tour Françoise Pfersdorff. Sourire en coin, Bernard Fischer prend acte, non sans adresser une petite pique à Éric Elkouby : « Tu parles de risque de vacuité pour les plénières alors que tu es l'un des élus qui interviennent le plus souvent dans cette assemblée... Et je n'ai pas vraiment l'impression que nos débats soient moins intenses ces dernières années. »

Le débat en reste là. On vote : dernier rapport adopté, en dépit des abstentions des groupes PS et LaRem.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

CD67 « Les élus ont-ils encore quelque chose à dire ? »

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:07:56

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CD67 « Les élus ont-ils encore quelque chose à dire ? »
 

 
Réduite à une poignée de rapports, la séance plénière de ce lundi au conseil départemental du Bas-Rhin, à Strasbourg, n'a duré qu'une heure dix. Photo L'Alsace/Jean-Marc LOOS
Trois rapports votés sans qu'il soit besoin de débat, quatre autres sujets de brefs échanges - dont un seul adopté autrement à l'unanimité... et c'est presque tout. Ainsi que le laissait prévoir le report de deux mois du rapport annuel des services de l'État, histoire de laisser à la toute nouvelle préfète de Région Josiane Chevalier le temps de prendre ses marques (L'Alsace de dimanche), la séance plénière du conseil départemental du Bas-Rhin, qui s'est tenue ce lundi midi à Strasbourg, s'est avérée des plus succinctes : une heure dix montre en main.
« J'ai le blues, Monsieur le président ! »

Brièveté ne signifie cependant pas unanimisme, ni absence d'escarmouche. Sitôt passé le rapide topo du président (LR) de l'assemblée Frédéric Bierry à propos de la tempête Ciara - 1 200 appels reçus par le Service départemental d'incendie et de secours depuis dimanche soir, au moins 450 interventions de pompiers et encore une bonne dizaine de routes barrées en fin de matinée -, voici que Françoise Pfersdorff (canton de Strasbourg 4, LaRem) sollicite la parole pour faire une déclaration liminaire. « J'ai le blues, Monsieur le président ! Je me pose la question de savoir si mon mandat et peut-être celui à venir fait encore sens... Quelle que soit notre sensibilité politique, et que nous appartenions ou non à votre groupe majoritaire, nous devrions tous pouvoir être associés à la construction de la future collectivité européenne d'Alsace [CEA] et être informés en toute transparence de ses avancées. Ce n'est pas réellement le cas aujourd'hui. »

« Transparence » ? Le terme fait tiquer Frédéric Bierry : « Je suis un peu surpris par ce propos et d'abord, justement, parce que les travaux de nos différentes commissions s'effectuent dans une transparence parfaite. Il n'y a aucune volonté de notre part de cacher quoi que ce soit, au contraire ! » Le président du conseil départemental a beau argumenter, Françoise Pfersdorff semble demeurer sur sa faim... Et c'est un bref aparté entre les deux élus, en fin de plénière, qui permettra de dénouer la situation : ainsi que le souhaite le groupe LaRem, le comité de pilotage de la CEA devrait bientôt s'astreindre à des points d'étape plus réguliers.
« Efficacité » et « réactivité »

La séance reprend son cours, avec les approbations unanimes d'une poignée de rapports - l'adhésion du département au groupement européen de coopération territoriale Eurodistrict Région Freiburg-Centre et Sud Alsace, l'approbation de l'opération de revitalisation du territoire au profit de la communauté de communes de Sélestat, puis celle de la fusion des offices HLM Sibar et Opus 67 -, puis on en arrive déjà au dernier rapport de cette « microplénière ». Oh, rien de bien palpitant sur le papier : il s'agit juste de consentir une poignée de nouvelles délégations à la commission permanente du département, dans un simple souci d'« efficacité » et de « réactivité », plaide en substance le vice-président Bernard Fischer. C'est sans compter avec Éric Elkoubi (Strasbourg 2, PS), qui y voit un risque d'affaiblir le débat démocratique : « Cette délibération est technique, certes, mais elle vide un peu les séances plénières de leur substance politique... » Son collègue de groupe Serge Oehler (Strasbourg 3) renchérit : « Les élus que nous sommes ont-ils encore quelque chose à dire ? On peut se poser la question ! »

Le groupe socialiste s'abstient donc. Même chose pour le groupe LaRem, précise à son tour Françoise Pfersdorff. Sourire en coin, Bernard Fischer prend acte, non sans adresser une petite pique à Éric Elkouby : « Tu parles de risque de vacuité pour les plénières alors que tu es l'un des élus qui interviennent le plus souvent dans cette assemblée... Et je n'ai pas vraiment l'impression que nos débats soient moins intenses ces dernières années. » Le débat en reste là. On vote : dernier rapport adopté, en dépit des abstentions des groupes PS et LaRem.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Intempéries Coup de vent sur les routes de montagne Dans le sillage de la tempête Ciara

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:41:09

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Intempéries Coup de vent sur les routes de montagne
Dans le sillage de la tempête Ciara
Ciara n'a pas provoqué de dégâts importants ni causé de blessures dans les vallées de la Thur et de la Doller. Mais les agents du Département ont eu fort à faire pour déblayer les routes de montagne de quelques dizaines d'arbres.
 

 
La route du Grand-Ballon à partir du col Amic présentait lundi matin dans ses portions exposées au vent une allure assez chaotique.
182 km/h au Markstein... Ciara s'est montrée lundi matin plus rapide que Stenmarck le 14 février 1987 lors de la dernière manche de coupe du monde de slalom disputée dans la station.

Le slalom spécial, ce sont hier matin les agents de l'équipement du Haut-Rhin et les agents communaux des communes touchés qui l'ont gagné sur des chaussées obstruées par les chutes d'arbres. Rien de considérable, si on compare à la tempête de 1999 où des parcelles entières de sapins avaient été décimées. Cette fois, dans les forêts, les arbres sont tombés isolément, et comme les routes traversent la forêt, certains se sont abattus en travers des routes.
La tournée des tronçonneuses

Les équipes d'astreinte du Département et de la DIR Est sont rapidement intervenues pour dégager les axes prioritaires, ceux qui relient les villages aux vallées. Cela a été le cas sur la RD 14 bis entre Masevaux et Bourbach-le-Bas, sur la RD 35 entre Thann et Vieux-Thann. Entre Willer-sur-Thur et Goldbach-Altenbach, les agents départementaux ont retiré pas moins de six arbres. Vers 10 h 30, la route d'accès au Grand-Ballon à partir du col Amic était toujours barrée par des sapins.

Autre route fermée, celle du col du Bramont, après Wildenstein, en raison de la chute d'un poteau soutenant une ligne électrique qui s'est rompue. Les gendarmes de Fellering ont mis en place un balisage de sécurité et empêché tout accès le temps qu'Enedis procède aux réparations. Au chapitre électricité toujours, des coupures ont été signalées à Saint-Amarin à partir de 6 h du matin, ainsi qu'à Bourbach-le-Haut dans le bas du village.

Sur la RD 13 bien entre Kruth et le col d'Oderen, les agents du département sont aussi intervenus peu après 8 h 30 après qu'un grand sapin se fut abattu... « peu après le passage d'un grumier », relevait un agent présent sur place, occupé à déblayer la terre et les pierres projetées sur la chaussée par le déracinement de l'arbre.

La montée vers le Markstein, depuis le lac de Kruth-Wildenstein a aussi été traitée par l'équipement en plusieurs endroits, les rafales ayant couché des épicéas sur la route.

Attention, sur cet axe, comme sur les autres, de nombreux déchets ligneux jonchent la chaussée sur les portions touchées.

De façon plus isolé, on notait aussi un arbre couché sur la route entre Roderen et Bourbach-le-Bas, rue Principale à Burnhaupt-le-Haut... Ou encore une habitante de Mollau qui a vu une partie des tuiles de la toiture de son atelier jouer les filles de l'air, ce qui a nécessité l'intervention des pompiers. À noter enfin, que la ligne TER Mulhouse-Thann-Kruth a été fermée préventivement jusque vers 13 h.

Au final, la mobilisation active des différents services (équipement, SNCF, pompiers, agents communaux, Enedis, gendarmes etc.) aura permis un rétablissement rapide de la circulation là où elle était entravée.
G. G

 

 
 

 

région de Colmar  Tempête Ciara a fait du dégât

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:41:53

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région de Colmar  Tempête
Ciara a fait du dégât
La tempête au doux prénom n'a pas épargné la région colmarienne : aucun drame n'est à déplorer, mais Ciara a fait au moins un blessé léger, a arraché de nombreux arbres et a provoqué des dégâts ainsi que des perturbations.
 

 
Les dégâts de la tempête Ciara, ici sur un poteau d'alimentation électrique du centre PEP La Renardière à Aubure.
De tout le Haut-Rhin, c'est dans la région de Colmar que la tempétueuse Ciara a fait son apparition la plus fracassante, dimanche soir à partir de 19 h. En zone montagneuse, en particulier dans la montée du col de la Schlucht aussitôt fermé à la circulation, et parfois en plaine, le vent a soufflé très fort et a arraché de nombreux arbres, y compris au bord des routes. Les foyers privés d'électricité se sont rapidement comptés par centaines, surtout dans les vallées et jusqu'à Wasserbourg, Orbey, à Fréland et au Bonhomme.
Un pic dans la matinée

Tandis qu'un gros incendie dans une scierie était attisé et combattu par une centaine de pompiers à Volgelsheim (lire par ailleurs), la tempête a entraîné un accident sur la RN 83, à hauteur du parc de Schoppenwihr sur le ban communal d'Ostheim, dans le sens Sélestat - Colmar. De grosses branches arrachées par le vent jonchant la chaussée, un automobiliste a donné un coup de volant pour les éviter et a violemment percuté la glissière centrale de sécurité, vers 1 h 30 du matin. Ce Munstérien âgé de 18 ans s'en est sorti indemne, mais sa Peugeot 206 s'est immobilisée sur la voie de gauche, qui a dû neutraliser pendant environ une heure le temps que la voiture soit dépannée. Les secours avaient rapidement dégagé les branchages.

Les pompiers ont connu un pic d'activité en début de matinée, lorsqu'un maximum de personnes se rendait au travail et au moment où les rafales et les pluies les plus fortes étaient annoncées, mais les interventions étaient alors encore plus nombreuses dans le Sundgau et la région mulhousienne.
Le col de la Schluchtpas dégagé

Les agents de la direction des routes du Département et plusieurs services communaux ont été submergés de travail, le plus souvent pour dégager des arbres sur les chaussées, route de Wasserbourg par exemple où une dizaine recouvraient le bitume. De nombreuses tuiles et plusieurs poteaux téléphoniques (à Orbey notamment) et électriques (à Algolsheim, Gunsbach ou entre Wasserbourg et Soultzbach-les-Bains avec une ligne haute tension) sont également tombés. Ainsi qu'au moins une cheminée, celle du gîte d'étape Les Brimbelles à Aubure. Dans ce village, le plus haut d'Alsace, une classe verte de Wittenheim a rejoint le centre PEP La Renardière escortée par les pompiers en raison de la chute d'une ligne électrique.

Les RD 416 et RD11 III entre Sainte-Marie-aux-Mines et Aubure sont restées fermées à la circulation jusqu'en milieu d'après-midi ce lundi, ainsi que le col de la Schlucht au moins jusqu'à ce mardi.
L'Accrobranche paieun lourd tribut

Pour la deuxième fois, après janvier 2018 et le passage de la tempête Eleanor, le parcours accrobranches « Lac Blanc Aventures » d'Orbey a été fortement dégradé : « Plusieurs arbres supportant des ateliers ont été cassés. Il y a deux ans, on avait pu accrocher ces structures sur les arbres subsistant et être prêt pour l'ouverture début mai, mais là ce n'est pas gagné... Installer des poteaux serait très coûteux, donc la situation devient très problématique, d'autant que la forêt finit par être affaiblie », se désole Marc Duportail, responsable de l'accrobranche mais aussi du domaine de ski de fond de la station : « Je ne suis pas encore allé voir, mais il y a forcément eu des dégâts sur les pistes, et d'autres rafales sont prévues ce lundi soir... »
Un porteur des DNA légèrement blessé

Aucun drame humain n'est à déplorer d'après les premiers bilans officiels. Mais outre les trois victimes recensées par les pompiers dans le Haut-Rhin, un porteur des DNA a lui aussi été légèrement blessé lors de la tempête Ciara. Ce lundi vers 5 h 15 du matin, alors qu'il distribuait à vélo les journaux rue des Aubépines dans le quartier des Maraîchers à Colmar, une grosse branche - sans se détacher d'un arbre - lui a fouetté le visage et l'a fait tomber au sol. Ce sexagénaire présentait de fortes douleurs à une hanche et à un coude. Un accident du travail a été déclaré.
Jean-Frédéric SURDEY Voir diaporama sur notre site internet.

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Des vents forts mais peu de dégâts

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:14:51

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Des vents forts mais peu de dégâts
 

 
Chute d'un arbre qui n'a pas entravé la chaussée, à Froeningen, ce lundi vers 9 h. Photo L'Alsace /A.D.

Chute d'un arbre qui n'a pas entravé la chaussée à Froeningen, ce lundi matin. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER

Ce lundi 10 février, les sapeurs-pompiers d'Altkirch ont indiqué avoir effectué une dizaine d'interventions depuis le petit matin dans la capitale du Sundgau, mais aussi à Aspach, Carspach et Illfurth essentiellement pour des chutes (ou des risques de chutes) de tuiles et de matériel urbain, antennes télé ou paraboles, qui offrent une bonne prise au vent. À Altkirch, une partie du plafond de la station-service du supermarché E.Leclerc a été arrachée par le vent : deux pompes ont été fermées aux usagers par sécurité.
Privés de courant

Chute d'un arbre qui n'a pas entravé la chaussée à Froeningen, ce lundi matin. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER

À Heimersdorf, les habitants ont été privés de courant une bonne partie de la journée. Une ligne à haute tension a été endommagée par une violente bourrasque peu avant 7 h. Les agents d'Enedis se sont rendus sur place et devaient rétablir le courant dans l'après-midi. Les centres de secours de Montreux-Vieux et de Seppois-le-Bas ont été également sollicités, mais dans une moindre mesure. Dans l'ensemble, dans le Sundgau, peu de dégâts et pas de victime : « Le coup de vent annoncé très fort n'avait rien de très impactant », selon les pompiers altkirchois.
Des routes fermées, d'autres rétrécies

Selon le conseil départemental du Haut-Rhin, plusieurs routes ont été fermées en raison de chutes d'arbres et de branchages sur la chaussée : la RD 9 bis IV, entre Riespach et Vieux-Ferrette ; sur la RD 14 bis, entre Manspach et le Territoire de Belfort et la RD 432 entre Feldbach et Heimersdorf. D'autres axes ont été partiellement impactés : la RD 24 à Pfetterhouse, la RD 21 bis à Bettlach, la RD 419 à Montreux-Vieux, la RD 17 I entre Largitzen et Ueberstrass et la RD 463 entre Seppois-le-Bas et le Territoire de Belfort. Alertés par les habitants, les gendarmes de toutes les brigades sundgauviennes étaient également sur le pont pour constater les dégâts et réguler la circulation.
Transport scolaireet trafic SNCF perturbés

La fermeture de certaines routes a impacté les ramassages scolaires : la compagnie Sundgau Voyage, basée à Pfetterhouse, n'a pas pu desservir les collèges de Ferrette et de Seppois-le-Bas. Enfin, le trafic SNCF sur la ligne Belfort-Mulhouse a subi d'importantes perturbations : plusieurs trains ont été supprimés au départ des deux gares.
A.D.

 

 
 

Quatre blessés légers dans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:16:26

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Quatre blessés légers dans le Haut-Rhin
 

 
Les pompiers ont multiplié les interventions, notamment pour des tuiles et des cheminées arrachées. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Les trois blessés légers recensés par la préfecture et les pompiers du Haut-Rhin l'ont été par des branches d'arbre et une tuile arrachées par le vent : il s'agit d'un piéton, d'une personne qui se trouvait dans une voiture, et d'un pompier en intervention. Outre les trois victimes recensées par les pompiers dans le Haut-Rhin, un porteur des DNA a lui aussi été légèrement blessé lors de la tempête Ciara. Ce lundi vers 5 h 15 du matin, alors qu'il distribuait à vélo les journaux rue des Aubépines dans le quartier des Maraîchers à Colmar, une grosse branche - sans se détacher d'un arbre - lui a fouetté le visage et l'a fait tomber au sol. Ce sexagénaire présentait de fortes douleurs à une hanche et à un coude. Un accident du travail a été déclaré.
Deux cols non dégagés

Jusqu'à 200 pompiers ont été mobilisés simultanément, ce lundi matin vers 7 h 30 alors que la tempête battait son plein, sans compter les dizaines de soldats du feu intervenant encore sur le gros incendie de la scierie de Volgelsheim attisé par le vent (lire en page 34). Toutefois, 327 sapeurs-pompiers restaient alors mobilisables dans le Haut-Rhin.

Entre dimanche vers 19 h et lundi vers 11 h, la préfecture a recensé au total 426 interventions traitées par les pompiers et les agents du conseil départemental, dont 114 étaient alors toujours en cours, sans compter celles des services communaux également pour des chutes d'arbres, de tuiles, etc. Une statistique qui n'aurait guère augmenté, du moins jusqu'au dernier bilan officiel en fin d'après-midi.

En raison de la présence de nombreux arbres en travers de la chaussée, qu'il n'a pas été possible de tous dégager ce lundi, les RD13bis (col du Bramont) et RD417 (col de la Schlucht) sont restées fermées à la circulation au moins jusqu'à ce mardi. À 17 h, 1 251 foyers étaient toujours privés d'électricité dans certains secteurs du département. Les services d'Enedis continuaient à déployer des groupes électrogènes en attendant les réparations et le rétablissement des diverses lignes touchées.

Le Haut-Rhin restant placé en vigilance jaune pour vent violent, une cellule de veille était maintenue à la préfecture.
J.-F. S.

intempéries Tempête Ciara : dégâts matériels et routes coupées

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:42:41

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intempéries
Tempête Ciara : dégâts matériels et routes coupées
La tempête qui a balayé l'Alsace de dimanche soir à la matinée de lundi a provoqué de nombreuses chutes d'arbres qui ont occasionné des coupures d'électricité et des perturbations dans les transports. Au total, au moins dix personnes ont été blessées en Alsace, dont un pompier en intervention.
 

 
À Erckartswiller, deux arbres sont tombés sur cette maison située en bordure de forêt domaniale.
366 TER supprimés
La SNCF avait décidé dimanche de suspendre préventivement la circulation des TER lundi sur une dizaine de lignes dont Strasbourg-Nancy/Metz, Strasbourg-Haguenau/Wissembourg, Molsheim-Saint-Dié, etc. La circulation commerciale a pu reprendre progressivement au fil de la journée de lundi sauf sur les lignes Strasbourg-Sarreguemines et Strasbourg-Metz.

Parmi les lignes TER maintenues par la SNCF en Alsace, plusieurs ont connu des perturbations du trafic lundi matin. C'est le cas du tronçon Erstein-Sélestat, privé d'alimentation électrique jusqu'à 13 h en raison d'une toiture arrachée d'un hangar situé le long de la D1083 entre Kogenheim et Sermersheim. En s'envolant il a sectionné un câble électrique qui est tombé sur les caténaires de la voie ferrée, laissant à quai les TER de la ligne Bâle-Strasbourg.

Sur la ligne Strasbourg-Saverne un arbre est également tombé sur la caténaire. Des branches dans un pantographe ont perturbé le trafic de la ligne Mulhouse-Belfort. Les voies de la ligne Strasbourg-Molsheim ont été entravées par des débris métalliques à Duppigheim alors que la ligne Mulhouse-Kruth a été momentanément privée de tension à Graffenwald. Au total, 336 TER ont été supprimés lundi sur les 788 devant normalement circuler.

Dans un communiqué, le syndicat des cheminots CGT de la région de Strasbourg estime que la décision de la direction de la SNCF de maintenir certaines circulations constitue un « fiasco ». Elle relève qu'en Allemagne la DB avait fait le choix de suspendre l'ensemble des circulations jusqu'à la fin de l'épisode venteux.
Le ramassage scolaire,les transports urbainset les aéroports impactés

Dans le Bas-Rhin, cinq circuits de ramassage scolaire n'ont pas été assurés lundi matin, notamment à destination des collèges de Wingen et de Hoerdt, ainsi que vers les établissements de Wissembourg. D'autres ont dû adapter leurs circuits pour tenir compte des routes barrées.

Dans l'Eurométropole de Strasbourg, la chute d'un sapin a interrompu la circulation de la ligne E du tram sur son tronçon nord. Trois lignes de bus de la CTS ont par ailleurs été déviées localement à Strasbourg et à Fegersheim.

Dans le Bas-Rhin, les trois bacs rhénans sont restés à l'arrêt toute la journée de lundi.

Au départ de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim seuls les vols vers Amsterdam et Munich ont été annulés lundi. À Bâle-Mulhouse, une cinquantaine de vols ont été annulés lundi en raison des conditions météorologiques. Trois autres ont été fortement retardés.
Plus de 3 800 foyers privés d'électricité

Plusieurs secteurs du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, dont 3 800 foyers couverts par Enedis, ont été privés d'électricité suite aux dommages provoqués sur le réseau de distribution par la tempête. Enedis a mobilisé ses salariés, ses prestataires et des renforts pour rétablir la situation. Dans l'attente des réparations, des groupes électrogènes ont été localement mis à disposition de la population.
De nombreuses routes coupées par les chutes d'arbres

Dans le Bas-Rhin, les chutes d'arbres et de branches causées par la tempête ont provoqué lundi matin des coupures de la circulation sur de nombreuses routes départementales, notamment sur la D 143 (entre Romanswiller et le carrefour avec la D 128), la D90 (entre Rauwiller et Baerendorf), la D218 (entre Wangenbourg et le col des Pandours), la D80 (entre Munchhausen et Wintzenbach), la D159 (sur la montée du Haut-Koenigsbourg), la D214 (entre Klingenthal et le Champ du Feu), la D426 (Le Hohwald vers le Weshbruch), la D 653 (entre Jaegerthal et Niederbronn), la D 854 (sortie Barr en direction du Mont Sainte-Odile), etc.

À la mi-journée une quinzaine d'entre elles était toujours barrées à la circulation en attendant l'intervention des services du département ou des sapeurs-pompiers.

Dans le Haut-Rhin, jusqu'à sept tronçons routiers ont été momentanément fermés à la circulation suite à la chute d'arbres ou de poteaux électriques. Au col de la Schlucht la D417 ne devrait pas rouvrir avant mardi matin à l'issue de l'intervention des services de l'ONF. Sur une vingtaine d'autres tronçons routiers les automobilistes ont dû circuler une partie de la matinée sur des chaussées rétrécies.
Toitures endommagées

Si les vents violents ont çà et là arraché des tuiles sur les toits, ils ont également soufflé une partie de la toiture des courts couverts du tennis club de Strasbourg. L'incident qui s'est produit vers 8 h 30 n'a pas fait de blessés. À Eckartswiller et à Dambach-Wineckerthal des arbres sont tombés sur des maisons sans occasionner de blessés.
Plus de 800 interventions pour les pompiers

Dans le Bas-Rhin, le service départemental d'incendie et de secours a reçu près de 1900 appels en liens avec la tempête Ciara entre 19 h dimanche et 11 h lundi. Les 500 pompiers qu'il a mobilisés sont intervenus plus de 400 fois essentiellement pour dégager des chaussées et bâcher quelques toits. Sur la D72 à la sortie de Walbourg, direction Haguenau, il a notamment fallu couper et dégager un arbre tombé sur une ligne haute tension. Sur la D 77 près de Cleebourg, les services du conseil départemental ont dû évacuer une dizaine de troncs tombés sur la chaussée.

Peu après 8 heures, le vent a arraché un arbre au niveau de l'École européenne, route de La Wantzenau à Strasbourg. En tombant il a heurté deux véhicules en circulation. Une mère et sa fille âgée d'une dizaine d'années ont été légèrement blessées dans l'une des voitures. Elles ont été transportées au CHU de Hautepierre par les pompiers. Ces derniers ont également examiné la conductrice du second véhicule qui est indemne. La circulation a été coupée le temps que les pompiers et les agents municipaux dégagent les voies.

Dans le Haut-Rhin, les sapeurs-pompiers et les services du département ont effectué plus de 420 interventions dans la nuit et pendant la journée de lundi. Ils ont notamment combattu l'incendie qui s'est déclaré peu avant minuit, dans la nuit de dimanche à lundi, au sein d'une scierie à Volgelsheim (lire page suivante). Les rafales de vent ont compliqué le travail des pompiers.
Fermeturedu Zoo de Mulhouse

Le parc zoologique et botanique de Mulhouse, où un arbre est tombé sur l'enclos des cigognes, est resté fermé lundi afin de procéder à un état des lieux complet des dégâts occasionnés par la tempête.
X.T. avec les agencesdes DNA et de L'Alsace

 

 
 

 

VOLGELSHEIM  Incendie Une scierie brûle en pleine tempête

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:35:44

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VOLGELSHEIM  Incendie
Une scierie brûle en pleine tempête
Un violent incendie s'est déclaré dans la tempétueuse nuit de dimanche à lundi, au sein de la scierie industrielle Schilliger Bois à Volgelsheim. Une centaine de pompiers ont été mobilisés au plus fort de l'intervention.
 

 
Pendant la tempête Ciara, les pompiers du Haut-Rhin ont lutté contre un énorme incendie au sein de la société Schilliger Bois à Volgelsheim.
C'est dans un tas d'écorces, dont 700 à 1 000 m3 ont finalement brûlé, que l'incendie se serait déclaré, en pleine tempête Ciara peu avant minuit, sur le site de la société Schilliger Bois, rue du Port-Rhénan à Volgelsheim. Le feu pourrait avoir pris accidentellement au niveau de la chaufferie, mais les gendarmes n'excluent pas d'autres hypothèses.

Les rafales de vent attisant le feu et faisant voler des copeaux - enflammés - entreposés à l'extérieur en énormes tas, une centaine de pompiers haut-rhinois ont été envoyés sur place avec une vingtaine de véhicules, dont des camions-citernes pour les feux de forêt et un fourgon grande puissance permettant de produire une mousse pouvant se révéler plus efficace que l'eau.

Peu avant 4 h dans la nuit de dimanche à lundi, le lieutenant-colonel Benoît Milanesi, chef de site, pouvait enfin affirmer que les pompiers étaient maîtres du feu, ou plutôt de quatre feux simultanés, les copeaux en feu balayés par le vent ayant facilité la propagation.

Ils ont d'abord maîtrisé, vers 2 h, un feu de champ voisin d'environ 3 ha, avec l'aide des gendarmes de la compagnie de Colmar qui ont veillé à ce qu'il ne s'étende pas davantage.
 Le principal bâtiment légèrement touché

Une demi-heure plus tard, le plus précieux pour l'entreprise était préservé : le bâtiment de production de 12 000 m3 abritant les machines et outils industriels, même si le bardage d'une façade a été détruit par les flammes. Puis, vers 3 h 30, le feu semblait également avoir épargné en bonne partie la chaufferie.

« L'activité de la partie scierie, qui emploie une vingtaine de personnes, ne devrait pas être trop impactée, tandis qu'elle ne le sera pas du tout pour la centaine d'autres salariés du site employés dans la raboterie, la maintenance et les bureaux », indiquait alors le directeur Stéphane Muller, confronté au plus gros incendie survenu chez Schilliger Bois, implanté depuis 2009 en lieu et place de Klenk Holz.

Mais le feu était encore loin d'être éteint vers 4 h du matin, des centaines de mètres cubes d'écorces exposées au vent brûlant encore : « L'enjeu était ensuite d'assurer une extinction progressive tout en allégeant le dispositif, afin de libérer des pompiers pour les nombreuses autres interventions liées au passage de la tempête Ciara. Nous avons puisé de l'eau dans le canal de Neuf-Brisach, dans la nappe phréatique via des poteaux prévus à cet effet, puis dans le Rhin en plus grosse quantité encore pour finir le travail », expliquait le chef de site des sapeurs-pompiers. Treize heures et trente minutes ont été nécessaires pour venir totalement à bout de l'incendie.

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Les bâtiments à droite (la chaufferie et les lignes de production) ont échappé de peu aux flammes. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE
Près d'un site Seveso

Le préfet Laurent Touvet s'est rendu sur place, ainsi que Brigitte Klinkert, en tant que présidente du conseil d'administration du Sdis (service départemental d'incendie et de secours) du Haut-Rhin, pour « saluer l'action des pompiers mais aussi l'excellente coopération avec la gendarmerie ». Le chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant de la compagnie de Colmar, a souligné que les gendarmes avaient contacté Fiberweb à Biesheim, le feu s'étant propagé jusqu'à la limite de cette entreprise voisine, mais aussi la société Constellium classée Seveso et située à proximité, ainsi que l'écluse gérant la navigation sur le Rhin : « Aucune gêne n'est heureusement à déplorer. »
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Une scierie brûle en pleine tempête

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:51:21

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Une scierie brûle en pleine tempête
 

 
Pendant la tempête Ciara, les pompiers du Haut-Rhin ont lutté contre un énorme incendie au sein de la société Schilliger Bois à Volgelsheim. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
C'est dans un tas d'écorces, dont 700 à 1 000 m3 ont finalement brûlé, que l'incendie se serait déclaré en pleine tempête Ciara peu avant minuit, sur le site de la société Schilliger Bois, rue du Port-Rhénan à Volgelsheim. Le feu pourrait avoir pris accidentellement au niveau de la chaufferie, mais les gendarmes n'excluent pas d'autres thèses.

Les rafales de vent attisant le feu et faisant voler des copeaux - enflammés - entreposés à l'extérieur en énormes tas, une centaine de pompiers haut-rhinois ont été envoyés sur place avec une vingtaine de véhicules, dont des camions-citernes pour les feux de forêt et un fourgon grande puissance permettant de produire une mousse pouvant se révéler plus efficace que l'eau.

Peu avant 4 h dans la nuit de dimanche à lundi, le lieutenant-colonel Benoît Milanesi, chef de site, pouvait enfin affirmer que les pompiers étaient maîtres du feu, ou plutôt de quatre feux simultanés, les copeaux en feu balayés par le vent ayant facilité la propagation. Ils ont d'abord maîtrisé, vers 2 h, un feu de champ voisin d'environ 3 ha, avec l'aide des gendarmes de la compagnie de Colmar qui ont veillé à ce qu'il ne s'étende pas davantage.
<iframe src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01836272/playlist/no/zone/... scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" width="714" height="435" frameborder="0"></iframe> Le principal bâtiment légèrement touché

Une demi-heure plus tard, le plus précieux pour l'entreprise était préservé : le bâtiment de production de 12 000 m3 abritant les machines et outils industriels, même si le bardage d'une façade a été détruit par les flammes. Puis, vers 3 h 30, le feu semblait également avoir épargné en bonne partie la chaufferie.

« L'activité de la partie scierie, qui emploie une vingtaine de personnes, ne devrait pas être trop impactée, tandis qu'elle ne le sera pas du tout pour la centaine d'autres salariés du site employés dans la raboterie, la maintenance et les bureaux », indiquait alors le directeur Stéphane Muller, confronté au plus gros incendie survenu chez Schilliger Bois, implanté depuis 2009 en lieu et place de Klenk Holz.

Mais le feu était encore loin d'être éteint vers 4 h du matin, des centaines de mètres cubes d'écorces exposées au vent brûlant encore : « L'enjeu était ensuite désormais d'assurer une extinction progressive dans les heures qui viennent tout en allégeant le dispositif, afin de libérer des pompiers pour les nombreuses autres interventions liées au passage de la tempête Ciara. Nous avons puisé de l'eau dans le canal de Neuf-Brisach, dans la nappe phréatique via des poteaux prévus à cet effet, puis dans le Rhin en plus grosse quantité encore pour finir le travail », expliquait le chef de site des sapeurs-pompiers. Treize heures et trente minutes ont été nécessaires pour venir totalement à bout de l'incendie.

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Les bâtiments à droite (la chaufferie et les lignes de production) ont échappé de peu aux flammes. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE

Un tas d'écorces, dont 700 à 1000 mètres cubes auront finalement brûlé durant la nuit à la société Schilliger Bois, rue du Port rhénan à Volgelsheim. Une trentaine de pompiers sont restés mobilisés toute la journée pour arroser le reste du tas pendant que des engins étalaient les écorces. Photo L'Alsace /Herve KIELWASSE
Près d'un site Seveso

Le préfet Laurent Touvet s'est rendu sur place, ainsi que Brigitte Klinkert, en tant que présidente du conseil d'administration du Sdis (service départemental d'incendie et de secours) du Haut-Rhin, pour « saluer l'action des pompiers mais aussi l'excellente coopération avec la gendarmerie ». Le chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant de la compagnie de Colmar, a souligné que les gendarmes avaient contacté Fiberweb à Biesheim, le feu s'étant propagé jusqu'à la limite de cette entreprise voisine, mais aussi la société Constellium classée Seveso et située à proximité, ainsi que l'écluse gérant la navigation sur le Rhin : « Aucune gêne n'est heureusement à déplorer. »
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

EuroAirport : 20 % des vols annulés

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:45:22

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EuroAirport : 20 % des vols annulés
 

 
Après avoir annulé une vingtaine de vols - dont une bonne moitié depuis et vers Londres - et en avoir dérouté certains dimanche, l'EuroAirport a subi à nouveau les conséquences de la tempête Ciara, ce lundi matin. Une quarantaine de vols en provenance ou à destination de nombreuses villes d'Europe - Paris, Bordeaux, Vienne, Dusseldorf, Prague, Budapest, Londres, Amsterdam, Munich, Istanbul... - ont été annulés. Cela représente 21 % des vols de la journée à l'EuroAirport. Les départs de 18 avions, qui devaient décoller dans la matinée, ont également été retardés d'une à trois heures. Les employés des sociétés d'assistance (handling), chargés notamment de préparer l'embarquement des passagers, de mettre en place les escaliers sur le tarmac et de charger et décharger les valises dans les avions, ont suspendu leur activité durant quarante minutes ce matin, entre 8 h 50 et 9 h 30, pour des raisons de sécurité.
S. Sp.

Météo  Catastrophe naturelle Ciara, tempête meurtrière en Europe

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:43:10

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Météo  Catastrophe naturelle
Ciara, tempête meurtrière en Europe
La tempête Ciara a fait au moins sept morts en Europe. Dans les transports, la circulation a été fortement perturbée, tant pour les avions que pour les trains.
 

 
À Francfort, une grue s'est effondrée sur la toiture de la cathédrale. Le lac de Constance était secoué par des vagues.
Vols annulés, ferries interrompus, trafic ferroviaire à l'arrêt en Allemagne : la tempête Ciara a soufflé dimanche soir et lundi sur le nord-ouest de l'Europe, provoquant dégâts, inondations, et coupures de courant.

Surtout, elle a déjà fait plusieurs victimes, essentiellement dans des accidents.

À Londres, un homme a été tué dans sa voiture, dimanche après-midi, par un arbre tombé sur une autoroute au sud-ouest de la ville. Dans le nord-est de la Slovénie, un homme de 52 ans est également mort écrasé dans sa voiture par la chute d'un arbre. Les autorités ont demandé aux habitants du nord du pays de rester chez eux.

En Pologne, une femme et sa fille ont été tuées par une toiture emportée par des rafales de près de 100 km/h. En Suède, le vent a fait aussi une victime : un plaisancier est mort dans la matinée après le chavirage de son embarcation dans le sud du pays. Une personne qui l'accompagnait est, elle, portée disparue.

En Allemagne, deux femmes ont été grièvement blessées par un arbre à Sarrebruck.

En République Tchèque, où le vent a soufflé jusqu'à 180 km/heure, un homme a été blessé par la chute d'un arbre sur sa voiture dans le sud du pays.
Des crues en Norvège

En Norvège, on s'attendait à ce que la tempête provoque d'importantes crues en ce début de semaine dans le sud-ouest du pays. Sur le littoral, l'eau pourrait monter jusqu'à un mètre au-dessus du niveau habituel des marées avec des records attendus dans certains endroits, ont prévenu les services météorologiques norvégiens.

Des centaines de vols ont été annulés en Europe, dont environ 220 lundi matin en provenance et à destination de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol aux Pays-Bas, troisième aéroport le plus fréquenté d'Europe. La tempête y a causé des embouteillages de plus de 600 km sur les routes du pays durant les heures de pointe lundi matin. En Allemagne, plus de 700 vols ont été annulés à Francfort, Munich, Düsseldorf et Cologne. La circulation des trains grandes lignes, à l'arrêt depuis dimanche soir, dans l'ensemble du pays, avait repris en partie lundi matin.

La « tempête du siècle » faisait la une de plusieurs quotidiens britanniques. « En termes de territoires touchés, c'est probablement la plus grosse tempête du siècle », avec pour seule rivale la tempête de décembre 2013, a déclaré Helen Roberts, de l'office météorologique britannique Met office

 

 
 

 

Franken Des arbres pour l'avenir

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:12:53

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Franken Des arbres pour l'avenir
 

 
Les petits écoliers de Franken ont délaissé leur salle de classe pour saisir de petites pelles et planter un merisier à côté de la salle communale de Hausgauen. Photo L'Alsace
« Vous pourrez regarder votre arbre, il grandira en même temps que vous. » La semaine dernière, les écoliers de Franken, Hundsbach, Hausgauen et Willer étaient mis à contribution pour reboiser la vallée de Hundsbach, dans laquelle les services du Département du Haut-Rhin ont lancé une opération de reboisement d'une ampleur inédite : 126 arbres de multiples essences et 55 arbustes ont déjà été ou vont être plantés dans le secteur, en compensation des arbres jugés dangereux qui avaient été abattus deux ans plus tôt le long de la route départementale 419 ( L'Alsace du 15 novembre 2017).
Moins d'arbresau bord des routes

À l'origine de ce projet de plantations compensatoires, une étude de sécurité globale qui avait conduit à un réaménagement du tronçon routier de la D 419, entre Tagsdorf et Trois-Maisons. Le trafic de plus en plus dense dans le Sundgau et en direction des frontières avait à l'époque eu des conséquences dramatiques, en particulier sur la RD 419 ou Hochistross, avec une série d'accidents de la route, dont certains mortels.

Plusieurs mesures avaient été prises, à commencer par l'abattage de 43 érables d'alignement jugés dangereux en bordure de chaussée. Signalons au passage qu'un projet de carrefour giratoire à hauteur de Franken est encore à l'étude pour sécuriser la route et faire ralentir les usagers.

Les petits écoliers de Franken ont délaissé leur salle de classe pour saisir de petites pelles et planter un merisier à côté de la salle communale de Hausgauen. Photo L'Alsace
Reboisementet projet d'école

Par l'intermédiaire des deux élus du canton d'Altkirch, Sabine Drexler et Nicolas Jander, le conseil départemental avait missionné les services de l'Agence routière sud, ex-unité routière d'Altkirch (lire ci-contre), pour trouver des solutions et monter un dossier de compensation. Les villages de Schwoben, Hausgauen, Hundsbach et Franken s'étaient ainsi portés volontaires pour proposer des sites d'implantation. Aux côtés d'Yves Friquet, ingénieur au service environnement et agriculture du Département, en charge de la gestion du patrimoine arboré, Sabine Drexler avait aussi vu là l'occasion d'impliquer les écoliers du secteur.

126 arbres de multiples essences et 55 arbustes ont été ou vont être plantés entre Schwoben, Hausgauen, Hundsbach et Franken. Photo L'Alsace /Vivian MILLET

Initié en partenariat avec l'agence routière, ce projet pédagogique a fait l'objet d'un travail en amont avec l'aide du directeur d'école de Willer, en partenariat avec la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin. Objectif : apprendre aux jeunes « les bases de leur vie future », l'importance des arbres et arbustes pour la préservation de la biodiversité. Parce que « prendre soin de notre environnement, c'est un enjeu majeur pour le futur ». Comment planter ? Quel type d'arbre ? Comment bien « nourrir » les jeunes arbres avec du bon compost ? Autant de choses que les écoliers ont pu découvrir la semaine dernière en participant à ces plantations. À Hausgauen, les maternelles bilingues avaient ainsi délaissé leur salle de classe pour saisir des petites pelles, prêtées spécialement par la commune de Bâle, et planter un merisier à côté de la salle communale. Un jeune merisier auquel les écoliers ont déjà promis de trouver un petit nom en allemand, bilinguisme oblige.

Parmi les 126 arbres devant prendre racine dans la vallée, beaucoup d'essences sélectionnées pour leur bonne résistance à la sécheresse, cerisiers, cognassiers, poiriers ou autres érables champêtres. « Dans dix ans, les enfants passeront par là et se souviendront qu'ils ont planté cet arbre », lâche un maire.

Au final, un chantier de reboisement d'une ampleur inédite dans la vallée et une belle collaboration entre les élus, le conseil départemental et son Agence routièresud, les maires des communes concernées et les écoles.
Vivian MILLET

Depuis l'an dernier, l'ex-unité routière d'Altkirch est devenue Agence routière sud, récupérant de nouvelles compétences géographiques à la suite d'une réorganisation engagée au niveau du département. Pilotée par Jean-Marc Grienenberger, l'Agence routière sud compte une cinquantaine d'agents et rayonne désormais sur 148 communes des comcom Sundgau, Sud Alsace Largue et désormais Saint-Louis agglomération : 750 km de routes et accotements à entretenir au quotidien, y compris le service hivernal. Un secteur important qui concentre 40 % des communes du Haut-Rhin et supporte surtout le trafic frontalier quotidien vers l'Allemagne et la Suisse.

 

 
 

Conseil municipal  Action Coeur de ville Un fonds de commerce pour la campagne

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:08:12

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Conseil municipal  Action Coeur de ville
Un fonds de commerce pour la campagne
La phase initiale de diagnostic de l'opération Coeur de ville s'achève. Présentés ce lundi au conseil municipal de Colmar, les premiers enseignements, notamment en termes de vitalité commerciale, d'habitat et de tourisme seront au coeur de la campagne qui s'ouvre.
 

 
Moins de 15 % des enseignes colmariennes seraient des commerces « touristiques ». Encore faut-il savoir ce qu'on met dans cette catégorie.
Au printemps 2018, Colmar intégrait à l'arraché le peloton des 222 villes moyennes retenues dans le dispositif national Action coeur de ville, qui vise à « redonner attractivité et dynamisme » aux centres-villes. La phase « d'initialisation » du programme, qui devait permettre d'affiner le premier diagnostic, s'achève. Les premiers enseignements ont été débattus ce lundi par les élus colmariens. Dans le calme, alors qu'on entendait siffler les bourrasques au dehors de la salle du conseil. La tempête, ce sera pour plus tard.

Cinq études ont déjà été menées sous le label « Action Coeur de ville ». L'une d'elles porte sur la perception de l'afflux de touristes par la population locale, mais Gilbert Meyer a déjà fait savoir que les résultats ne seront dévoilés qu'après les municipales, arguant que ceux-ci risqueraient de lui être favorables. « C'est dommage qu'on n'y ait pas eu tous accès », déplore tout de même l'écologiste Frédéric Hilbert (tête de liste de Vivre Colmar).

Seul élément concernant le tourisme dans le rapport : « Malgré les a priori, la part des commerces dits « touristiques » est finalement faible : moins de 15 % ». « Cela veut dire que 85 % des enseignes sont dédiées aux locaux », se réjouit le premier adjoint Yves Hemedinger, pour qui le rapport contient « beaucoup de réponses aux affirmations péremptoires qu'on entend régulièrement ».
« Une perte de logements au profit des meublés »

C'est en effet sur le thème du commerce que le rapport est le plus détaillé (lire l'encadré). Mais le diagnostic s'intéresse également à l'habitat. L'objectif est notamment de « remettre sur le marché des logements sur Colmar et, en particulier, sur le centre-ville historique ». Sur ce point, l'écologiste Frédéric Hilbert trouve « les réponses apportées un peu légères ». L'obligation d'enregistrement des meublés de tourisme, mise en place par la ville en septembre, « ne suffit pas » selon lui. « Il y a une perte de logements au profit des meublés. Il faut peut-être aller plus loin. »

Tristan Denéchaud, lui, se réjouit « qu'enfin en février 2020, on parle de stratégie » et que certains projets « qu'on appelle de nos voeux depuis plus de 10 ans » soient enfin sur les rails. La tête de liste de « Colmar pour tous » cite la pépinière d'entreprises du quartier ouest ou la piétonnisation de la place de la Cathédrale. Il aimerait aussi que la démarche de revitalisation « soit élargie à d'autres quartiers qui en auraient bien besoin comme Saint-Joseph, Saint-Antoine ou le Ladhof ».

Yves Hemedinger et Gilbert Meyer assurent que l'enregistrement des meublés de tourisme limite la prolifération. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

L'absence de stratégie de la majorité sortante ? La critique passe mal chez Yves Hemedinger : « Vous oubliez tout ce que nous avons mis en oeuvre ces 20 dernières années sur la base de nos engagements », réplique le premier adjoint. En direction de Frédéric Hilbert, il assure que la progression du nombre de gîtes « n'a pas fait diminuer le nombre de foyers au centre-ville » : « Ce sont souvent des logements vides qui ont été réhabilités. » Il considère que l'obligation d'enregistrement limite la prolifération et que la Ville « signe énormément de refus ». « Mais s'il faut un tour de vis supplémentaire, nous le ferons », promet le premier adjoint.
« Une ligneà ne pas franchir »

Le propos fait réagir Dominique Grunenwald, qui ne garde jamais très loin sa casquette de président du syndicat des propriétaires (SPICCA). « On ne peut pas ériger en principe d'aller contre les demandes de classification en meublé de tourisme. Il y a une ligne à ne pas franchir. »

Cela n'empêche pas Gilbert Meyer de réaffirmer la sienne : « La priorité, c'est qu'un logement qui servait d'habitation ne soit pas désaffecté au profit du tourisme, car il faudrait construire pour remplacer ces logements. » Au passage, il donne quelques précisions sur les quelque 250 refus prononcés par la Ville, « sur 770 demandes réceptionnées depuis le 1er septembre ». Les deux tiers de ces refus, précise le maire, étaient motivés par le fait que le nombre total de touristes accueillis dans un même bâtiment dépassait 15, ce qui nécessite un avis favorable des pompiers. « 10-12 % des demandes ne correspondaient pas à la réalité au niveau cadastral et pour 15 % des demandes, on ne savait pas distinguer le propriétaire », précise encore Gilbert Meyer.
Clément TONNOT

 

 
 

 

Colmar Un fonds de commerce pour la campagne

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:09:20

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Colmar Un fonds de commerce pour la campagne
 

 
Moins de 15 % des enseignes colmariennes seraient des commerces « touristiques ». Encore faut-il savoir ce qu'on met dans cette catégorie. Archives L'Alsace
Au printemps 2018, Colmar intégrait à l'arraché le peloton des 222 villes moyennes retenues dans le dispositif national Action coeur de ville, qui vise à « redonner attractivité et dynamisme » aux centres-villes. La phase « d'initialisation » du programme, qui devait permettre d'affiner le premier diagnostic, s'achève.

Les premiers enseignements ont été débattus ce lundi par les élus colmariens. Dans le calme, alors qu'on entendait siffler les bourrasques au dehors de la salle du conseil. La tempête, ce sera pour plus tard.

Cinq études ont déjà été menées sous le label « Action Coeur de ville ». L'une d'elles porte sur la perception de l'afflux de touristes par la population locale, mais Gilbert Meyer a déjà fait savoir que les résultats ne seront dévoilés qu'après les municipales, arguant que ceux-ci risqueraient de lui être favorables.

« C'est dommage qu'on n'y ait pas eu tous accès », déplore tout de même l'écologiste Frédéric Hilbert (tête de liste de Vivre Colmar).

Seul élément concernant le tourisme dans le rapport : « Malgré les a priori, la part des commerces dits « touristiques » est finalement faible : moins de 15 % ». « Cela veut dire que 85 % des enseignes sont dédiées aux locaux », se réjouit le premier adjoint Yves Hemedinger, pour qui le rapport contient « beaucoup de réponses aux affirmations péremptoires qu'on entend régulièrement ».
« Une perte de logements au profit des meublés »

C'est en effet sur le thème du commerce que le rapport est le plus détaillé (lire l'encadré). Mais le diagnostic s'intéresse également à l'habitat. L'objectif est notamment de « remettre sur le marché des logements sur Colmar et, en particulier, sur le centre-ville historique ». Sur ce point, l'écologiste Frédéric Hilbert trouve « les réponses apportées un peu légères ». L'obligation d'enregistrement des meublés de tourisme, mise en place par la ville en septembre, « ne suffit pas » selon lui. « Il y a une perte de logements au profit des meublés. Il faut peut-être aller plus loin. »

Tristan Denéchaud, lui, se réjouit « qu'en février 2020, on parle de stratégie » et que certains projets « qu'on appelle de nos voeux depuis plus de 10 ans » soient enfin sur les rails. La tête de liste de « Colmar pour tous » cite la pépinière d'entreprises du quartier ouest ou la piétonnisation de la place de la Cathédrale. Il aimerait aussi que la démarche de revitalisation « soit élargie à d'autres quartiers qui en auraient bien besoin comme Saint-Joseph, Saint-Antoine ou le Ladhof ».

Yves Hemedinger et Gilbert Meyer assurent que l'enregistrement des meublés de tourisme limite la prolifération. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

L'absence de stratégie de la majorité sortante ? La critique passe mal chez Yves Hemedinger : « Vous oubliez tout ce que nous avons mis en oeuvre ces 20 dernières années sur la base de nos engagements », réplique le premier adjoint.

En direction de Frédéric Hilbert, il assure que la progression du nombre de gîtes « n'a pas fait diminuer le nombre de foyers au centre-ville » : « Ce sont souvent des logements vides qui ont été réhabilités. » Il considère que l'obligation d'enregistrement limite la prolifération et que la Ville « signe énormément de refus ». « Mais s'il faut un tour de vis supplémentaire, nous le ferons », promet le premier adjoint.
« Une ligneà ne pas franchir »

Le propos fait réagir Dominique Grunenwald, qui ne garde jamais très loin sa casquette de président du syndicat des propriétaires (SPICCA). « On ne peut pas ériger en principe d'aller contre les demandes de classification en meublé de tourisme. Il y a une ligne à ne pas franchir. »

Cela n'empêche pas Gilbert Meyer de réaffirmer la sienne : « La priorité, c'est qu'un logement qui servait d'habitation ne soit pas désaffecté au profit du tourisme, car il faudrait construire pour remplacer ces logements. »

Au passage, il donne quelques précisions sur les quelque 250 refus prononcés par la Ville, « sur 770 demandes réceptionnées depuis le 1er septembre ». Les deux tiers de ces refus, précise le maire, étaient motivés par le fait que le nombre total de touristes accueillis dans un même bâtiment dépassait 15, ce qui nécessite un avis favorable des pompiers.

« 10-12 % des demandes ne correspondaient pas à la réalité au niveau cadastral et pour 15 % des demandes, on ne savait pas distinguer le propriétaire », précise encore Gilbert Meyer.
Clément TONNOT

 

 
 

Altkirch  Hôpital Saint-Morand Fermeture temporaire des urgences cette nuit

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:56:49

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Altkirch  Hôpital Saint-Morand
Fermeture temporaire des urgences cette nuit
 

 
Le service d'accueil des urgences d'Altkirch sera temporairement fermé de ce mardi 11 février à minuit, jusqu'au mercredi 12 février à 8 h 30. Pour tenir compte des délais de prise en charge, les derniers patients seront admis sur place ce mardi 11 février jusqu'à 23 h. En cas d'urgence médicale, il est recommandé d'appeler le SAMU en composant le 15. Les médecins régulateurs orienteront les patients vers les services adaptés.

La Maison Médicale de Garde d'Altkirch, située dans l'enceinte de l'hôpital d'Altkirch, reste ouverte durant cette période aux horaires habituels (en semaine de 20 h à 23 h et le WE/jours fériés : de 9 h à 12 h, de 14 h à 18 h et de 20 h à 23 h).

 

 
 

 

Fermeture temporaire des urgences à Altkirch

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:43:22

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Fermeture temporaire des urgences à Altkirch
 

 
L'entrée du service des urgences de l'hôpital Saint Morand, à Altkirch. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Le service d'accueil des urgences d'Altkirch sera temporairement fermé durant la nuit prochaine, à savoir du mardi 11 février à minuit jusqu'au mercredi 12 à 8 h 30. Pour tenir compte des délais de prise en charge, les derniers patients seront admis sur place ce mardi 11 février jusqu'à 23 h. En cas d'urgence médicale, il est recommandé d'appeler le Samu en composant le 15. Les médecins régulateurs orienteront les patients vers les services adaptés.
Maison médicale de garde

La maison médicale de garde d'Altkirch, située dans l'enceinte de l'hôpital d'Altkirch, reste ouverte durant cette période aux horaires habituels, soit en semaine de 20 h à 23 h et le week-end et jours fériés de 9 h à 12 h, de 14 h à 18 h et de 20 h à 23 h.

 

 
 

QUATZENHEIM  Au cimetière juif Trouver des pistes pour lutter contre l'antisémitisme

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:51:06

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QUATZENHEIM  Au cimetière juif
Trouver des pistes pour lutter contre l'antisémitisme
Angela Aggeler, représentante de l'ambassade des États-Unis en France, s'est rendue ce lundi après-midi au cimetière juif de Quatzenheim profané il y a moins d'un an. L'occasion de rappeler l'engagement des États-Unis dans la lutte contre l'antisémitisme, fléau qui continue de frapper les deux pays.
 

 
La diplomate Angela Aggeler a parcouru les allées du cimetière dont les stèles ont été profanées il y a bientôt un an.
La dernière fois qu'un représentant des États-Unis en France s'est déplacé en Alsace, c'était le 23 novembre dernier, au camp du Struthof, pour commémorer la découverte du camp nazi par les soldats américains de la 3e Division d'infanterie 75 ans plus tôt, et rappeler la nécessité d'agir contre l'antisémitisme. Un message que la ministre conseillère aux affaires publiques de l'ambassade des États-Unis en France, Angela Aggeler, a répété ce lundi après-midi lors de sa visite au cimetière de Quatzenheim frappé, il y a bientôt un an, par un acte antisémite. Le 19 février 2019, 96 tombes avaient été découvertes taguées de croix gammées et d'inscriptions qui faisaient, d'après le maire, référence aux Loups Noirs. « C'était l'incompréhension totale, se souvient Christian Libert. Aujourd'hui, on n'arrive toujours pas à comprendre ce qu'il s'est passé, même si on sait que c'est politique, parce que c'était la veille du rassemblement national contre l'antisémitisme. En tout cas, ce ne sont ni des gens du coin, ni des jeunes qui ont fait ça parce qu'il n'y a pas eu de destruction. »
Travailler avec les écoles

Accompagnée du maire, de quelques élus et du grand rabbin de Strasbourg, Angela Aggeler a arpenté les allées du cimetière dont les stèles, débarrassées de leurs souillures, gardent encore dans tous les esprits la marque de la haine. « C'est triste et révoltant. Aujourd'hui, la question c'est : Que peut-on faire, tous ensemble, pour lutter contre ce fléau qui touche nos deux pays ?" », a-t-elle interrogé, rappelant notamment la fusillade qui a fait 11 morts le 27 octobre 2018 dans la synagogue de Pittsburgh. Elle a également souligné le travail actif mené par l'ambassade des États-Unis avec les institutions locales et la communauté juive du Bas-Rhin.

Autour de la table du conseil municipal garnie de kouglofs, de jus de pommes local et de vin blanc, chacun a apporté des pistes de réflexion. Pour Harold Weil, la réponse ne passe pas uniquement par l'aspect sécuritaire, mais aussi par « le partenariat avec les prisons et les écoles»: «Il faut prévenir au lieu de guérir, impliquer les jeunes dans des projets, les amener à réfléchir, à s'approprier l'histoire. » Une idée approuvée par le maire qui regrette que « l'Éducation nationale ait baissé les bras » sur cette problématique abordée, selon lui, trop tardivement dans les manuels scolaires. « Nous pourrions organiser des rencontres entre les jeunes et les anciens qui se souviennent encore de la façon dont les communautés, juives et protestantes, majoritaires au XXe siècle dans le village, vivaient ensemble, en bonne entente », a suggéré Josette Prim, adjointe au maire.
Emilie SKRZYPCZAK

 

 
 

 

éducation  Lycée Jean-Jacques Henner À Mauthausen sur les traces de René Baumann

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:50:43

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éducation  Lycée Jean-Jacques Henner
À Mauthausen sur les traces de René Baumann
Avant un voyage mémoriel en Autriche prévu en mai, 73 élèves de 1re ont rencontré le vice-président du comité international de Mauthausen, Jean-Louis Roussel, venu évoquer avec eux l'horreur des camps de concentration nazis.
 

 
Le vice-président du comité international de Mauthausen, Jean-Louis Roussel, est venu présenter aux élèves le camp de concentration autrichien qu'ils visiteront au printemps.
« C'est sûr, je ne suis pas venu vous raconter des trucs rigolos. » Jeudi matin, trois classes de 1re du lycée Jean-Jacques-Henner d'Altkirch avaient rendez-vous avec l'Histoire et plus particulièrement la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et de la barbarie nazie.

Face aux élèves, Jean-Louis Roussel, ancien prof d'histoire mais surtout vice-président du comité international de Mauthausen, du nom de cet ancien camp de concentration autrichien que les lycéens visiteront au printemps. À l'initiative de la professeure d'histoire Audrey Guilloteau, un nouveau « voyage mémoriel et citoyen » est prévu du 8 au 12 mai, dans le cadre des commémorations internationales organisées pour l'anniversaire de la libération des camps.

Rejoints par des lycéens de Grenoble, Angers, Évreux et Angoulême, mais aussi d'autres venus des quatre coins de l'Europe, les élèves sundgauviens marcheront dans les pas des déportés en visitant les camps de Mauthausen, Grusen, Melk et Ebensee. « Un projet mémoriel et citoyen, intense en émotions et très instructif pour les élèves », résume Audrey Guilloteau.
La mémoire vive de l'ancien résistant

Un voyage qui se prépare évidemment en amont en classe, notamment avec un important travail effectué sur le livre de l'ancien résistant hirsinguois René Baumann, Voué à disparaître, René Baumann, déporté NN. Une figure locale disparue en décembre 2018 mais dont la mémoire est encore bien présente au sein du lycée altkirchois, où une plaque en son hommage avait été dévoilée l'an dernier.

Jusqu'au bout, René Baumann avait eu à coeur de transmettre aux jeunes générations et leur raconter ce qu'il avait vécu : les camps de Dachau, Mauthausen, le Struthof ou Melk qu'il a tous connus, les lettres NN pour Nacht und Nebel, inscrites sur ses vêtements, la « marche de la mort » d'avril 1945, la libération des camps ; et ces 28 kilos qu'il pesait à son retour en Alsace.

« René Baumann est le fil conducteur de notre projet », explique Audrey Guilloteau, qui avait passé des heures à s'entretenir avec l'ancien résistant pour retracer son parcours terrifiant dans ce livre écrit à quatre mains, témoignage aussi poignant qu'indispensable sur l'univers concentrationnaire.
118 000 morts à Mauthausen

« Mauthausen, c'était un vrai château fort en granit. C'est quelque part le seul château fort construit au XXe siècle », résume Jean-Louis Roussel, qui était donc venu partager avec les élèves ses innombrables connaissances sur l'histoire des camps de concentration nazis et plus particulièrement celui de Mauthausen, qui fut « le dernier de tous les camps à être libéré, coincé entre les armées russe et américaine ».

Durant deux heures, le vice-président du comité international a évoqué les débuts du camp autrichien, la répression, l'idéologie et plus largement la « folie collective » qui animait le régime nazi dès les années trente.

Au total, près de 198 000 personnes auraient été déportées au camp de Mauthausen, qui aurait vu périr près de 118 000 personnes dont 4778 Français. Le Sundgauvien René Baumann était lui-même passé à deux reprises par ce camp, finalement libéré dans les tout derniers jours de la guerre, le 5 mai 1945. Jeudi, Jean-Louis Roussel a aussi évoqué l'opération baptisée Aktion T4 au château de Hartheim, que le régime nazi avait transformé en un centre de mise à mort pour personnes malades ou handicapées. « Plus de 18 000 personnes y ont été tuées. » Et le château deviendra par la suite le centre de mise à mort directement rattaché au camp central de Mauthausen. Un autre lieu chargé d'histoire que les lycéens altkirchois visiteront lors de leur voyage en Autriche au mois de mai.

« C'est un travail exceptionnel qui est fait là », souligne Jean-Louis Roussel, saluant le projet mené par le personnel enseignant. « Avec tout ça, quelque chose va rester bien au-delà de ce que les élèves vont vivre. » Jean-Louis Roussel sera présent et guidera les élèves lors du voyage mémoriel de mai prochain.

Avant cela, une autre journée mémoire aura lieu au mois d'avril avec l'intervention de témoins du génocide tutsi au Rwanda. Fin mars, des élèves visiteront également le camp du Struthof - par lequel René Baumann était également passé - ainsi que le Mémorial d'Alsace-Moselle. Les lycéens prépareront également un oral sur les sites visités en Autriche et joueront ainsi le rôle de guides sur place. Comme chaque année, l'établissement participera aussi au Concours national de la résistance et de la déportation.
Vivian MILLET

 

 
 

 

PFASTATT Élections municipales Francis Hillmeyer, candidat à un 5e mandat

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:57:48

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PFASTATT Élections municipales
Francis Hillmeyer, candidat à un 5e mandat
Le maire sortant de Pfastatt, Francis Hillmeyer, est candidat à sa succession, avec une liste renouvelée d'un tiers, qui allie « le dynamisme de la jeunesse à l'expérience ».
 

 
« Notre ambition commune est de poursuivre le chemin de la réussite pour Pfastatt », affirme Francis Hillmeyer.
Le maire sortant de Pfastatt a été le dernier à déclarer sa candidature aux élections de mars. Il l'a fait jeudi 6 février, à l'Escal, entouré de l'équipe qu'il a constituée. Il justifie cette annonce tardive : « Je pense qu'une équipe en place doit travailler jusqu'au dernier jour. Faire de la politique politicienne n'a pas de sens. Et pendant la période de Noël, les gens ont autre chose à penser qu'au prochain maire. »
« De la gestionet du bon sens »

« Je me représente car j'ai autour de moi une formidable équipe et les nouveaux ont envie de faire progresser la commune », poursuit-il. Car, affirme-t-il, « le scrutin municipal est, par essence, le contraire d'une aventure personnelle. C'est une démarche collégiale. C'est construire une équipe constituée de 29 femmes et hommes de bonne volonté, compétents, animés du désir de réussir leur ville, particulièrement lorsque ces personnes sont déjà très impliquées dans les milieux associatifs, sociaux et professionnels ».

Il repart donc, après quatre mandats de maire, un d'adjoint et un de conseiller municipal. Sa liste a conservé le nom « Avec le coeur et la raison » qu'elle porte depuis 1995 : « Il me semble qu'avec le coeur est un élément important de la communication entre les gens et la raison se justifie car on ne peut pas tout faire, mais ce qui profite à la majorité. Dans les communes de notre taille, il faut de la gestion et du bon sens. »

Francis Hillmeyer, qui est père d'un garçon, grand-père de deux jeunes filles et reporter photographe à la retraite, s'appuie sur son bilan : « Il est en soi une vitrine de notre savoir-faire et de notre réussite dans l'agglomération. » Il fait valoir divers prix : celui de la communication et de la transparence financière, de la lecture, le prix départemental du handicap, celui, territorial, de la communication, des villes et villages fleuris, les libellules pour le « zéro phyto » et la Marianne d'or pour la réussite de la reconversion du quartier de la Cotonnade. Dernière fierté : « L'Argus des contribuables associés nous classe dans les maires économiques, avec 16/20. »

Les axes qu'il entend travailler sont : une fiscalité maîtrisée, la sécurité, l'environnement et l'énergie, les manifestations, la circulation, la voirie et la propreté, la santé et le social, l'enfance, la jeunesse et les seniors et la démocratie participative, avec une équipe qui allie « le dynamisme de la jeunesse à l'expérience ».
Antoinette OBER

 

 
 

 

Pfastatt Francis Hillmeyer, candidat à un 5e mandat

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:23:08

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Pfastatt Francis Hillmeyer, candidat à un 5e mandat
 

 
« Notre ambition commune est de poursuivre le chemin de la réussite pour Pfastatt », affirme Francis Hillmeyer.  Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Le maire sortant de Pfastatt a été le dernier à déclarer sa candidature aux élections de mars. Il l'a fait jeudi 6 février, à l'Escal, entouré de l'équipe qu'il a constituée. Il justifie cette annonce tardive : « Je pense qu'une équipe en place doit travailler jusqu'au dernier jour. Faire de la politique politicienne n'a pas de sens. Et pendant la période de Noël, les gens ont autre chose à penser qu'au prochain maire. »
« De la gestionet du bon sens »

« Je me représente car j'ai autour de moi une formidable équipe et les nouveaux ont envie de faire progresser la commune », poursuit-il. Car, affirme-t-il, « le scrutin municipal est, par essence, le contraire d'une aventure personnelle. C'est une démarche collégiale. C'est construire une équipe constituée de 29 femmes et hommes de bonne volonté, compétents, animés du désir de réussir leur ville, particulièrement lorsque ces personnes sont déjà très impliquées dans les milieux associatifs, sociaux et professionnels ».

Il repart donc, après quatre mandats de maire, un d'adjoint et un de conseiller municipal. Sa liste a conservé le nom « Avec le coeur et la raison » qu'elle porte depuis 1995 : « Il me semble qu'avec le coeur est un élément important de la communication entre les gens et la raison se justifie car on ne peut pas tout faire, mais ce qui profite à la majorité. Dans les communes de notre taille, il faut de la gestion et du bon sens. »

Francis Hillmeyer, qui est père d'un garçon, grand-père de deux jeunes filles et reporter photographe à la retraite, s'appuie sur son bilan : « Il est en soi une vitrine de notre savoir-faire et de notre réussite dans l'agglomération. » Il fait valoir divers prix : celui de la communication et de la transparence financière, de la lecture, le prix départemental du handicap, celui, territorial, de la communication, des villes et villages fleuris, les libellules pour le « zéro phyto » et la Marianne d'or pour la réussite de la reconversion du quartier de la Cotonnade. Dernière fierté : « L'Argus des contribuables associés nous classe dans les maires économiques, avec 16/20. »

Les axes qu'il entend travailler sont : une fiscalité maîtrisée, la sécurité, l'environnement et l'énergie, les manifestations, la circulation, la voirie et la propreté, la santé et le social, l'enfance, la jeunesse et les seniors et la démocratie participative, avec une équipe qui allie « le dynamisme de la jeunesse à l'expérience ».
Antoinette OBER

Brunstatt-didenheim Élections municipales François Schmitt monte une liste d'union

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:00:01

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Brunstatt-didenheim Élections municipales
François Schmitt monte une liste d'union
Le conseiller municipal François Schmitt conduit la liste « Unis pour Brunstatt-Didenheim » en se rapprochant de Jean-Denis Bauer et de Jean Steinmetz. Ils veulent mettre en place « une véritable démocratie participative ».
 

 
François Schmitt : « Tous les conseillers municipaux auront une délégation. »
François Schmitt, 58 ans, est élu depuis 2014 au sein du conseil municipal de Brunstatt-Didenheim. Il s'allie aujourd'hui à Jean-Denis Bauer, ancien maire de Didenheim, et Jean Steinmetz, ex-adjoint aux finances, qui pourraient, en cas de victoire, devenir maires délégués. Ils se retrouvent dans le même camp, deux ans après une démission massive des membres du conseil municipal, la défaite de la maire sortante et l'élection du maire actuel Antoine Viola, candidat également à sa réélection.
« On sera très attentifsà l'écologie »

François Schmitt ne promet « pas la lune mais simplement un projet à la hauteur de l'ambition » qu'il a pour sa commune. « Notre objectif est que le conseil municipal retrouve son fonctionnement. Tous les conseillers municipaux auront une délégation et pas simplement une fonction de présence. On va donner des budgets à des groupes s'ils ont des idées, pour une vraie démocratie participative. »

Les projets tourneront autour du « bien-vivre, pour un urbanisme maîtrisé où les gens se reconnaissent dans la vie de village. On sera très attentifs à l'écologie ». Et de revenir sur la carrière Ganter, ce site de deux hectares, rue Bellevue. Elle pourrait être rachetée par la commune et aménagée en parc de promenade, de jeux et de santé. Elle deviendrait « le Petit Waldeck ».

François Schmitt souhaite « une gestion très maîtrisée des finances, avec une baisse des taxes foncières sur le bâti. On va remettre à plat complètement les besoins des écoles et mener un vrai audit des besoins » en fonction des 200 nouveaux logements qui vont être occupés.

Les candidats souhaitent par ailleurs « développer le budget alloué aux associations, qui sont nombreuses. Une maison des associations pourrait être créée à Brunstatt ; une autre à Didenheim. En matière de sécurité, ils proposent de calmer les comportements d'incivilités en plaçant des caméras de surveillance à des endroits stratégiques ». Pour les personnes âgées, la liste « Unis pour Brunstatt-Didenheim » compte développer le service qui permet de donner des coups de main à domicile, Soliaid, qui serait transformé en E-Soliaid pour aider les seniors « un peu désemparés en informatique ».

François Schmitt, lieutenant sapeur-pompier à Mulhouse, prendra sa retraite en avril. Il est par ailleurs président du Football club de Brunstatt.
K.D.

 

 
 

 

Riedisheim Élections municipales Loïc Richard : une candidature en trois points

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:01:02

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Riedisheim Élections municipales
Loïc Richard : une candidature en trois points
Élu d'opposition depuis 2014, Loïc Richardest candidat pour lesprochaines élections.Ses priorités sont claires : pas d'extension du Super U, donner de l'air à la commune, libérer la démocratie participative et améliorer la transparence.
 

 
Loïc Richard présente sa candidature pour les élections municipales de mars.
En 2014, Loïc Richard sortait de la société civile. Six ans plus tard, lui et le « groupe » qui l'a suivi ont « gagné en expérience. Nous avons essayé d'être une opposition constructive et nous ne nous sommes jamais opposés sans argumenter », explique-t-il. « Nous avons voté 95 % des propositions tout en restant vigilants sur les sujets importants ».
Super U : « Le projet peut être abandonné »

Âgé de 48 ans, directeur général d'une structure de l'économie sociale et solidaire, Loïc Richard présente sa candidature pour le prochain scrutin. Pour mettre en place le projet de sa liste « Agir aujourd'hui pour inventer demain », l'équipe de Loïc Richard a organisé des réunions avec les habitants.

« La liste a été construite à distance de toute opinion politique mais nous sommes attachés à un certain nombre de valeurs. » Une charte, rassemblant ces valeurs, a été signée par les membres de la liste ainsi que par les habitants qui ont participé aux réunions.

Concrètement, les points essentiels du projet de Loïc Richard sont simples. « Tout d'abord, nous voulons l'abandon du projet d'extension du Super U. » Pour le candidat, ce projet ne peut pas manquer, selon lui, d'entraîner une augmentation de la circulation automobile. Loïc Richard revient par ailleurs sur les conditions de la négociation avec la municipalité. « Le maire refuse de donner les informations. Nous ne connaissons pas les conditions financières. Les gens pensent que tout est déjà joué. Mais tant qu'aucune convention n'est signée avec la mairie, le projet peut être abandonné. »

Un autre grand chapitre concerne le « bétonnage » de la commune. « Il faut donner de l'air à la ville. Il y a actuellement une densification, y compris dans des secteurs où il y a des risques de coulées de boues. » La liste souhaiterait créer une trame bleue suivant le canal et une trame verte avec une succession de squares. « Il faut préparer la résilience de la ville face à l'impact du changement climatique. »

Le dernier point concerne la démocratie participative ainsi que l'éthique et la transparence de la municipalité. Pour ce dernier point, Loïc Richard prend comme exemple la majoration des indemnités des élus. « Nous avons demandé au maire de renoncer à cette majoration. » Ce qui n'a pas été fait. « Chaque année, cette majoration représente 40 000 EUR. À côté de cela, on sait que les Français ressentent du dégoût pour le monde politique. Nous devons leur donner des gages. »
Isabelle LAINÉ

 

 
 

 

Élections Municipales  Huningue La société civile prend l'initiative

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:55:25

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Élections Municipales  Huningue
La société civile prend l'initiative
Le collectif du Pacte pour la transition à Huningue a proposé un débat entre les deux listes déclarées pour les municipales, celle de Jean-Marc Deichtmann et celle de Patrick Striby. Une rencontre riche, intense et respectueuse.
 

 
Le débat à Huningue était proposé par le collectif du Pacte pour la transition, entre les listes de Jean-Marc Deichtmann et de Patrick Striby.
Cent treize personnes, c'est précis, ont pris place dans l'église de Garnison vendredi soir pour le débat orchestré par le collectif du Pacte pour la transition à Huningue entre les deux listes déclarées pour les municipales, celle de Jean-Marc Deichtmann et celle de Patrick Striby. L'idée de ce collectif, comme l'a rappelé Valérie Savoyat, qui en fait partie, c'est « cette évidence. À défaut de sauver le monde, il faut agir à l'échelle d'un quartier, d'une ville, apporter une contribution, pour que la ville soit plus résiliente » face aux changements climatiques annoncés.

Et ainsi elle, comme d'autres, qui se sentait perdue, peut retrouver du sens, se sentir plus utile. C'était le pourquoi de la soirée de vendredi : inviter les candidats, entendre leurs propositions pour adapter Huningue à ces changements à venir, faire entendre des contre-propositions, venant des membres du collectif, de simples citoyens venus assister au débat ou d'experts invités pour l'occasion. « Ici, à Huningue, a souligné Insa Kone, autre membre du collectif, nous avons la chance que les deux têtes de listes soient sensibles au sujet et ouvertes à la discussion. » Jean-Marc Deichtmann et Patrick Striby avaient chacun un colistier à ses côtés, respectivement Dominique Bohly et Véronique Wauthier.
Un collectif pour aiguillon

Chacun s'est félicité de la tenue de ce débat dans le cadre des municipales. Un tel exercice, proposé par un mouvement issu de la société civile, est inédit dans la région frontalière, de mémoire de journaliste. Dominique Bohly a ainsi souligné : « Nous nous réjouissons que des citoyens s'impliquent. » Et d'évoquer la création « d'une commission pour inclure ce mouvement citoyen ». Le débat a au moins eu le mérite d'exister... Il a été riche, intense et respectueux, comme le souhaitaient les organisateurs.

Quant aux mesures proposées par les deux listes sur les quatre thèmes retenus, l'un des experts invités, Adrien Biassin, jeune économiste spécialiste des mécanismes de résilience, les voit « sorties tout droit des années quatre-vingt ». C'est un peu brutal : selon lui, il faudrait aller beaucoup plus vite pour mettre en place des mécanismes de résilience au niveau local. Mais les candidats peuvent compter, désormais, sur la société civile et des collectifs comme celui du Pacte pour la transition pour leur servir d'aiguillon.
Textes : Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Strasbourg  Politique Roland Ries tire sa révérence

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:49:37

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Strasbourg  Politique
Roland Ries tire sa révérence
Roland Ries, maire de Strasbourg depuis 2014 et ténor de la vie politique strasbourgeoise depuis plus de trois décennies, a présidé hier son dernier conseil municipal. À 75 ans, il ne se représente pas à sa succession et ne figurera sur aucune liste.
 

 
Roland Ries aura siégé au conseil municipal de Strasbourg pendant trente-sept ans sans interruption, les douze dernières années en tant que maire.
Avec le départ de Roland Ries, c'est un totem de la vie politique strasbourgeoise qui disparaît du paysage (*): le maire sortant, particulièrement ému, a présidé ce lundi son dernier conseil municipal.

Il y aura siégé la bagatelle de 370 fois : d'abord dans l'opposition, de 1983 à 1989, puis dans la majorité, en tant que premier adjoint de Catherine Trautmann qui avait fait basculer la ville à gauche. Il s'assiéra une première fois dans le fauteuil de maire lorsque cette dernière sera nommée ministre de la Culture, de 1997 à 2000. Après six nouvelles années dans l'opposition à partir de 2001, il sera élu sur son nom en 2008, puis réélu en 2014. Roland Ries a également été sénateur (PS) de 2005 à 2014.
Son retrait ouvre la voie à une lutte fratricide

À 75 ans, Roland Ries a choisi de ne pas briguer sa succession, et ne figurera sur aucune liste le mois prochain. Depuis que sa « majorité plurielle » a volé en éclats en 2017, ce social-démocrate, pilier du socialisme alsacien, s'était placé « au-dessus de la mêlée » pour tenter de garder le cap.

Son retrait fait disparaître le point d'équilibre de la gauche strasbourgeoise, et ouvre la voie à une lutte fratricide au sein de la majorité qu'il avait fédérée. Parmi les candidats déclarés aux municipales, quatre en sont issus : le premier adjoint Alain Fontanel, ex-PS dauphin putatif avant son passage à LaREM, l'ancienne maire Catherine Trautmann, qui a repris mercredi dernier les rênes de la liste PS, la conseillère écologiste municipale Jeanne Barseghian et l'adjointe indépendante Chantal Cutajar.

Roland Ries avait annoncé qu'il attendrait le lendemain du dernier conseil de la mandature pour dire quelle liste il soutiendra. Dans son discours d'adieu, il a effectivement lancé un plaidoyer résolu en faveur de l'union des forces. Mais Roger Siffer, qui lui a fait la surprise d'une facétieuse irruption, s'est chargé de l'asticoter. Au moment de la remise au partant d'une très belle sculpture en grès des Vosges, il a commenté : « Elle est rose, une couleur que tu as bien connue ! »
Florian HABY (*) Plusieurs autres ténors politiques ont quitté le conseil municipal de Strasbourg ce lundi : ni Robert Herrmann, président sortant de l'Eurométropole, ni l'ancienne maire Fabienne Keller, ni l'ancien ministre François Loos, ne figureront sur une liste en mars.

(*) Plusieurs autres ténors politiques ont quitté le conseil municipal de Strasbourg ce lundi : ni Robert Herrmann, président sortant de l'Eurométropole, ni l'ancienne maire Fabienne Keller, ni l'ancien ministre François Loos, ne figureront sur une liste en mars.

 
 

 

Social  Un accord signé aujourd'hui entre l'État et l'Association des départements de France Handicap : délais réduits pour les allocations

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:46:57

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Social  Un accord signé aujourd'hui entre l'État et l'Association des départements de France
Handicap : délais réduits pour les allocations
À l'occasion de la Conférence nationale sur le handicap, le gouvernement et les départements s'engagent ce mardi à réduire les disparités d'accès aux droits pour les personnes handicapées. Une enveloppe de 25 millions d'euros y sera consacrée en 2021-2022.
 

 
Selon où vous habitez, vous n'avez pas les mêmes délais de traitement de votre demande d'allocation adulte handicapé.
En matière de compensation du handicap, tous les citoyens ne sont pas logés à la même enseigne. La loi fixe un délai de quatre mois pour le traitement de votre demande d'allocation adulte handicapé (AAH). Mais, selon la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) dont vous dépendez, les délais changent du tout au tout. Votre demande d'AAH sera traitée en 2 mois si vous habitez en Seine-Maritime et en 8 mois si vous habitez dans l'Yonne.

De la même façon, les droits à vie (attribués depuis le 1er janvier 2019 pour les personnes qui présentent un taux d'incapacité permanente d'au moins 80 % et dont les limitations d'activité ne sont pas susceptibles d'évolution favorable) représentent 2 % des attributions de droits pour l'allocation adulte handicapée à Paris aujourd'hui par exemple, et 60 % dans le Loiret (pour une moyenne nationale s'établissant à 21 %).
Inégalités territoriales

Pour mettre un terme à ces fortes disparités territoriales, l'État et l'Association des départements de France, qui gèrent conjointement la politique du handicap, vont signer aujourd'hui un accord. L'objectif : garantir un accès aux droits en 4 mois partout sur le territoire d'ici 2022. Les moyens : 25 millions d'euros en deux ans, dont 10 millions fléchés sur les départements ayant le plus de difficultés à tenir les délais. L'octroi des moyens supplémentaires se traduira par un conventionnement entre l'État et chaque département, en fonction des besoins spécifiques des territoires. Dans l'Yonne, par exemple, le problème est lié à la désertification médicale, et l'absence de professionnels de santé en nombre suffisant pour traiter les dossiers sur le territoire. En Seine-Saint-Denis, les dossiers ont progressé de 200 % en moins de 5 ans. L'État apportera des ressources différentes en fonction des besoins, explique-t-on au Secrétariat d'État chargé des personnes handicapées. Autre élément : la mise en place d'un système d'information commun à toutes les MDPH d'ici fin 2020. L'enjeu est d'avoir à cette date une vision des délais, et de la qualité des procédures de traitement des dossiers à l'échelle nationale, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

L'État table par ailleurs sur des démarches de simplification administratives pour accélérer les dossiers. Et promet davantage de transparence sur les suivis de dossier département par département. Pour l'instant, aucune sanction n'est prévue en cas de non-respect de l'obligation de délai en 2022.

Le pari du gouvernement : jouer sur la transparence pour que les citoyens fassent pression au cas où les inégalités de traitement, département par département, persistent à l'horizon 2022.

 

 
 

 

Santé  Soins palliatifs Fin de vie : un sédatif bientôt disponible à domicile

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:47:42

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Santé  Soins palliatifs
Fin de vie : un sédatif bientôt disponible à domicile
La Haute autorité de santé plaide pour une meilleure prise en charge de la fin de vie en dehors des hôpitaux. Un sédatif sera bientôt disponible en pharmacie de ville pour les soins palliatifs à domicile.
 

 
Selon le
Nouvelle étape vers une meilleure prise en charge de la fin de vie : un puissant sédatif sera bientôt disponible pour les soins palliatifs à domicile. Le midazolam, jusque-là réservé à un usage hospitalier, sera disponible d'ici quatre mois dans les pharmacies de ville et « pour les médecins qui prennent en charge des patients en fin de vie à domicile », a annoncé le ministère de la santé.

Les pouvoirs publics doivent « faire évoluer la réglementation des médicaments » utilisés pour soulager les malades en soins palliatifs. L'objectif : permettre « à tous les professionnels de santé, de ville comme hospitaliers, de mettre en oeuvre » de façon effective la « sédation profonde et continue » jusqu'au décès pour les malades en phase terminale prévue par la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, estime la Haute autorité de santé (HAS) dans une recommandation adressée lundi au gouvernement.

Fin novembre, le cas d'un médecin normand a mis en lumière les obstacles existants à l'accompagnement d'un patient en fin de vie à domicile. Ce médecin a été mis en examen et ne peut plus exercer pour avoir administré à cinq personnes âgées l'un de ces médicaments, normalement réservé à un usage hospitalier.
Un mode d'emploi pour les médecins de ville

Désormais, « les médecins qui veulent se lancer dans cette prise en charge » de la fin de vie à domicile « auront un guide pratique », a souligné Pierre Gabach, chef du service des bonnes pratiques professionnelles à la Haute autorité. Le « mode d'emploi » concernant l'utilisation de ces sédatifs répondra à plusieurs questions. Quelles sont les différentes étapes ? Comment établir la bonne dose à administrer pour « suspendre la conscience » mais sans provoquer le décès ?

Autre difficulté, la loi impose que la décision de mettre en oeuvre cette sédation soit prise de façon collégiale, une condition plus difficile à remplir pour les médecins de ville, d'autant plus dans les déserts médicaux où les structures d'hospitalisation à domicile ne sont parfois pas disponibles.

Sur ce point, la HAS rappelle que son guide « parcours de soins » paru en 2018 prévoit comment respecter cette obligation de collégialité : en organisant une réunion avec une équipe de soins palliatifs pluri-professionnelle (par téléphone si besoin) et en faisant intervenir l'avis d'au moins un médecin extérieur.

 

 
 

 

Fin de vie : un sédatif bientôt disponible à domicile

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:18:23

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Fin de vie : un sédatif bientôt disponible à domicile
 

 
Selon le ministère, près de 4 Français sur 10 décèdent à leur domicile ou en Ehpad. Photo  Julio PELAEZ
Nouvelle étape vers une meilleure prise en charge de la fin de vie : un puissant sédatif sera bientôt disponible pour les soins palliatifs à domicile. Le midazolam, jusque-là réservé à un usage hospitalier, sera disponible d'ici quatre mois dans les pharmacies de ville et « pour les médecins qui prennent en charge des patients en fin de vie à domicile », a annoncé le ministère de la santé.

Les pouvoirs publics doivent « faire évoluer la réglementation des médicaments » utilisés pour soulager les malades en soins palliatifs. L'objectif : permettre « à tous les professionnels de santé, de ville comme hospitaliers, de mettre en oeuvre » de façon effective la « sédation profonde et continue » jusqu'au décès pour les malades en phase terminale prévue par la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, estime la Haute autorité de santé (HAS) dans une recommandation adressée lundi au gouvernement.

Fin novembre, le cas d'un médecin normand a mis en lumière les obstacles existants à l'accompagnement d'un patient en fin de vie à domicile. Ce médecin a été mis en examen et ne peut plus exercer pour avoir administré à cinq personnes âgées l'un de ces médicaments, normalement réservé à un usage hospitalier.
Un mode d'emploi pour les médecins de ville

Désormais, « les médecins qui veulent se lancer dans cette prise en charge » de la fin de vie à domicile « auront un guide pratique », a souligné Pierre Gabach, chef du service des bonnes pratiques professionnelles à la Haute autorité. Le « mode d'emploi » concernant l'utilisation de ces sédatifs répondra à plusieurs questions. Quelles sont les différentes étapes ? Comment établir la bonne dose à administrer pour « suspendre la conscience » mais sans provoquer le décès ?

Autre difficulté, la loi impose que la décision de mettre en oeuvre cette sédation soit prise de façon collégiale, une condition plus difficile à remplir pour les médecins de ville, d'autant plus dans les déserts médicaux où les structures d'hospitalisation à domicile ne sont parfois pas disponibles.

Sur ce point, la HAS rappelle que son guide « parcours de soins » paru en 2018 prévoit comment respecter cette obligation de collégialité : en organisant une réunion avec une équipe de soins palliatifs pluri-professionnelle (par téléphone si besoin) et en faisant intervenir l'avis d'au moins un médecin extérieur.

politique  Elections Crise en Allemagne après la démission de la dauphine de Merkel

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:46:00

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politique  Elections
Crise en Allemagne après la démission de la dauphine de Merkel
La présidente de la CDU, la Sarroise Annegret Kramp-Karrenbauer, renonce à être candidate pour succéder à Angela Merkel à la chancellerie et cède son poste de cheffe. Le séisme politique en Thuringe a montré à quel point son autorité était contestée. Son départ révèle l'ampleur de la crise.
 

 
Annegret Kramp-Karrenbauer et Angela Merkel.
Berlin.-Correspondance

« Si nous continuons ainsi, le prochain candidat à la chancellerie ne deviendra jamais chancelier. » La mise en garde est signée Wolfgang Schäuble, figure de la droite allemande (CDU), qui réagissait à l'annonce choc de la démission d'Annegret Kramp-Karrenbauer, alias AKK. Elle reste en poste tant que le parti conservateur ne lui a pas trouvé de successeur et promet d'assurer la transition.

Pour autant, sa décision, qui a pris tout le monde de court à la CDU, est comme un avis de gros temps : on ne sait pas dans quel état le navire sortira de la tempête. « AKK n'est pas tombée à cause d'une erreur personnelle ou après des élections perdues ; elle chute sur notre incapacité à dépasser nos divisions internes », déplore Diana Kinnert, étoile montante des jeunes conservateurs, qui parle d'un « signal fatal » pour le parti. La CDU doit trancher à la fois une question d'autorité, trouver le candidat idéal et affirmer une ligne. L'équation semble impossible en si peu de temps.

Car le séisme de Thuringe n'est qu'un symptôme. Mercredi dernier, lors de l'élection du président de la région au parlement local, les élus de la CDU ont mêlé leurs voix à celle des députés d'extrême droite, « en ayant toute connaissance des risques qu'ils prenaient », souligne le politologue Albrecht von Lucke.
Ligne centriste contre ligne droitière

Un Rubicon qu'AKK leur avait pourtant expressement demandé de ne pas franchir. Ils n'ont pas seulement piétiné son autorité, mais aussi violé une motion encore rappelée de manière unanime au dernier congrès du parti - pas de rapprochement, direct ou indirect, avec l'extrême droite. « Ils ont pu se sentir encouragés. Car jamais aucune sanction n'est tombée jusqu'à présent contre ceux qui laissent entendre qu'il faut dépasser cette ligne rouge », analyse Albrecht von Lucke.

Hier encore, en Saxe-Anhalt, un député régional a appuyé l'idée d'une alliance avec l'AfD. Sur les réseaux sociaux, cette petite musique est relayée depuis des mois par le groupe de la « Werte Union » (Union des valeurs, l'aile la plus à droite de la CDU), qui multiplie les provocations contre la ligne centriste et modérée de Merkel, d'AKK et contre la politique de la grande coalition, au diapason de la stratégie de dénigrement de l'AfD. Certains de ses membres s'affichent ouvertement avec l'extrême droite, sans conséquence.

« C'est une situation héritée de la crise des réfugiés de 2015 que nous n'avons pas tranchée », admet Roland Theis, le ministre de la Justice de Sarre et proche d'Annegret Kramp-Karrenbauer. « Sur ce point, elle a réussi à réconcilier la CDU et les Bavarois de la CSU mais cela n'a pas suffi. » Le prochain patron de la CDU devra faire preuve d'une grande fermeté tout en affirmant sa capacité de rassemblement. Plusieurs noms circulent, dont celui de Friedrich Merz, challenger malheureux contre AKK en 2018 et qui se rêve en homme du recours.
Hélène KOHL

 

 
 

 

Crise en Allemagne après la démission de la dauphine de Merkel

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:20:48

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Crise en Allemagne après la démission de la dauphine de Merkel
 

 
Annegret Kramp-Karrenbauer et Angela Merkel.  Photo Odd ANDERSEN/AFP
Berlin.-Correspondance

« Si nous continuons ainsi, le prochain candidat à la chancellerie ne deviendra jamais chancelier. » La mise en garde est signée Wolfgang Schäuble, figure de la droite allemande (CDU), qui réagissait à l'annonce choc de la démission d'Annegret Kramp-Karrenbauer, alias AKK. Elle reste en poste tant que le parti conservateur ne lui a pas trouvé de successeur et promet d'assurer la transition.

Pour autant, sa décision, qui a pris tout le monde de court à la CDU, est comme un avis de gros temps : on ne sait pas dans quel état le navire sortira de la tempête. « AKK n'est pas tombée à cause d'une erreur personnelle ou après des élections perdues ; elle chute sur notre incapacité à dépasser nos divisions internes », déplore Diana Kinnert, étoile montante des jeunes conservateurs, qui parle d'un « signal fatal » pour le parti. La CDU doit trancher à la fois une question d'autorité, trouver le candidat idéal et affirmer une ligne. L'équation semble impossible en si peu de temps.

Car le séisme de Thuringe n'est qu'un symptôme. Mercredi dernier, lors de l'élection du président de la région au parlement local, les élus de la CDU ont mêlé leurs voix à celle des députés d'extrême droite, « en ayant toute connaissance des risques qu'ils prenaient », souligne le politologue Albrecht von Lucke.
Ligne centriste contre ligne droitière

Un Rubicon qu'AKK leur avait pourtant expressement demandé de ne pas franchir. Ils n'ont pas seulement piétiné son autorité, mais aussi violé une motion encore rappelée de manière unanime au dernier congrès du parti - pas de rapprochement, direct ou indirect, avec l'extrême droite. « Ils ont pu se sentir encouragés. Car jamais aucune sanction n'est tombée jusqu'à présent contre ceux qui laissent entendre qu'il faut dépasser cette ligne rouge », analyse Albrecht von Lucke.

Hier encore, en Saxe-Anhalt, un député régional a appuyé l'idée d'une alliance avec l'AfD. Sur les réseaux sociaux, cette petite musique est relayée depuis des mois par le groupe de la « Werte Union » (Union des valeurs, l'aile la plus à droite de la CDU), qui multiplie les provocations contre la ligne centriste et modérée de Merkel, d'AKK et contre la politique de la grande coalition, au diapason de la stratégie de dénigrement de l'AfD. Certains de ses membres s'affichent ouvertement avec l'extrême droite, sans conséquence.

« C'est une situation héritée de la crise des réfugiés de 2015 que nous n'avons pas tranchée », admet Roland Theis, le ministre de la Justice de Sarre et proche d'Annegret Kramp-Karrenbauer. « Sur ce point, elle a réussi à réconcilier la CDU et les Bavarois de la CSU mais cela n'a pas suffi. » Le prochain patron de la CDU devra faire preuve d'une grande fermeté tout en affirmant sa capacité de rassemblement. Plusieurs noms circulent, dont celui de Friedrich Merz, challenger malheureux contre AKK en 2018 et qui se rêve en homme du recours.
Hélène KOHL

 

 
 

Rebond de croissance attendu en ce début d'année

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:24:59

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Rebond de croissance attendu en ce début d'année
 

 
Après son enquête mensuelle de conjoncture menée auprès des chefs d'entreprise, la Banque de France table sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 0,3 % pour le premier trimestre 2020. Cette prévision s'appuie sur un retour possible à son rythme de croisière de l'industrie en février, tandis que l'activité dans les services et le bâtiment a accéléré en janvier.La croissance française s'est affichée à 1,2 % sur l'ensemble de l'année 2019, selon les chiffres publiés fin janvier par l'Insee, mais le PIB a reculé de 0,1 % sur le seul dernier trimestre, l'activité ayant été fortement pénalisée par le mouvement de grève contre la réforme des retraites. La Banque de France anticipe donc un rebond début 2020, avec un retour au rythme de croissance observé sur les trois premiers trimestres de 2019. Dans le détail, en janvier, la production industrielle s'est encore légèrement contractée, notamment dans l'aéronautique, l'automobile et les équipements électriques. À l'inverse, elle s'est redressée dans l'informatique-électronique. Dans les services et le bâtiment, l'activité a accéléré en janvier. Dans les services, ce sont les secteurs de l'hébergement-restauration, des services aux entreprises et à la personne qui ont été dynamiques.

L'Insee a indiqué anticiper une croissance de 0,2 % au premier trimestre, puis de 0,3 % au deuxième. Pour l'ensemble de 2020, la Banque de France prévoit une croissance de 1,1 %, soit le rythme le plus bas depuis 2016,. Le gouvernement table pour sa part sur une progression du PIB de 1,3 %.

 

 
 

Mulhouse  François Hollande publie une bande dessinée à destination des enfants Un ex-président explique la République

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:45:11

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Mulhouse  François Hollande publie une bande dessinée à destination des enfants
Un ex-président explique la République
A l'initiative du « Journal des Enfants », édité par notre groupe de presse, l'ancien président François Hollande s'est rendu dans une école primaire de Mulhouse pour parler à 27 élèves de CM2 de son livre, « Leur République expliquée aux jeunes et aux moins jeunes », qui sort ce mercredi 12 février.
 

 
François Hollande présente son dernier livre "Leur République" devant les élèves de CM 2 de l'école élémentaire Haut-Poirier de Mulhouse. Le livre s'adresse d'abord aux enfants (à partir de 10 ans).
Au rayon éditions, on avait laissé François Hollande chez Fayard, en octobre 2019, avec Répondre à la crise démocratique, mais surtout chez Stock, en avril 2018, pour Les leçons du pouvoir. On le retrouve ce mercredi 12 février chez Glénat Jeunesse pour Leur République expliquée aux jeunes et aux moins jeunes.

Invité par Le Journal des enfants à l'occasion de la sortie de son nouveau livre, réalisé avec la complicité de l'éditrice Maureen Dor, l'ancien chef de l'État est venu à la rencontre d'une classe de CM2 de l'école Haut-Poirier à Mulhouse, ce vendredi 7 février.

Fidèle à sa réputation - la bonhomie chez François Hollande n'est pas une légende -, l'ancien président a, d'une phrase inattendue dès son entrée dans la classe, donné le ton à cet échange « exceptionnel » et sincère avec les 27 élèves qu'il avait devant lui.
« La meilleure blague, c'est celle qu'on invente ensemble »

Relevant qu'ils étaient tous équipés d'une tablette, il explique : « Quand j'étais président de Département, en Corrèze, j'avais demandé à ce que chaque élève [au collège] puisse disposer d'une tablette. On avait alors beaucoup souri... » Cet humour, cette normalité lui ont coûté pendant son mandat. Mais il l'assume. À un élève qui lui demande : « Quelle est votre blague la plus marrante ? » Il répond : « J'ai vraiment une réputation... Je ne connais pas de blague. Et je pense que l'humour ça doit être dans l'improvisation. La meilleure blague, si je peux dire, c'est celle qu'on invente ensemble. C'est celle qui va surgir comme ça. »

Pendant un peu plus d'une heure, François Hollande répond ainsi à toutes les questions qui lui sont posées sur l'homme qu'il est, le président qu'il était, mais aussi sur la République, ses valeurs et ses institutions qui sont au coeur de son livre. Devant le tableau, il se mue en professeur, se montre pédagogue, maniant le verbe autant que le geste. « Ils n'ont jamais eu un aussi bon prof que vous », lui fait remarquer en souriant Michel Wiederkehr, le vrai professeur de la classe.
Enseignant dans une autre vie

Interrogé sur le métier qu'il aurait aimé faire s'il n'avait pas exercé la fonction de président, François Hollande indique : « Ce qui m'aurait le plus plu, c'est d'être enseignant. C'est pour ça que, d'une certaine façon, avec ce livre, je fais un manuel scolaire. Parce qu'il est important, quand on a une expérience, de transmettre ce que l'on a vécu. L'enseignant, il transmet du savoir, des connaissances. Moi, j'essaie de vous transmettre de l'expérience, ce que j'ai fait en tant que président et qui doit vous servir pour bien comprendre comment fonctionne la République. »

Au moment où l'ancien président quitte la salle de classe, on se souvient de François Hollande à la télévision les 7, 8 et 9 janvier 2015, le 13 novembre 2015, le 14 juillet 2016... Son quinquennat a été marqué par des attentats terroristes sans précédent sur le sol français. On se souvient aussi que, quelques jours après les attentats de janvier 2015, le ministère de l'Éducation nationale avait annoncé « une grande mobilisation de l'École pour les valeurs de la République » et que l'enseignement moral et civique était devenu obligatoire du CP à la terminale, dès la rentrée suivante. On se souvient également que, trois jours après le 13 novembre, François Hollande annonçait vouloir réviser la constitution afin de pouvoir notamment déchoir de leur nationalité les terroristes binationaux nés en France. Et finalement, voir aujourd'hui cet ancien président faire, au travers d'un livre et en classe, de l'enseignement moral et civique, c'est somme toute assez «normal».
Cécile Fellmann

 

 
 

 

Un ex-président explique la République

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:26:25

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Un ex-président explique la République
 

 
François Hollande présente son dernier livre "Leur République" devant les élèves de CM 2 de l'école élémentaire Haut-Poirier de Mulhouse. Le livre s'adresse d'abord aux enfants (à partir de 10 ans). Photo  Darek SZUSTER/L'Alsace
Au rayon éditions, on avait laissé François Hollande chez Fayard, en octobre 2019, avec Répondre à la crise démocratique, mais surtout chez Stock, en avril 2018, pour Les leçons du pouvoir. On le retrouve ce mercredi 12 février chez Glénat Jeunesse pour Leur République expliquée aux jeunes et aux moins jeunes.

Invité par Le Journal des enfants à l'occasion de la sortie de son nouveau livre, réalisé avec la complicité de l'éditrice Maureen Dor, l'ancien chef de l'État est venu à la rencontre d'une classe de CM2 de l'école Haut-Poirier à Mulhouse, ce vendredi 7 février.

Fidèle à sa réputation - la bonhomie chez François Hollande n'est pas une légende -, l'ancien président a, d'une phrase inattendue dès son entrée dans la classe, donné le ton à cet échange « exceptionnel » et sincère avec les 27 élèves qu'il avait devant lui.
« La meilleure blague, c'est celle qu'on invente ensemble »

Relevant qu'ils étaient tous équipés d'une tablette, il explique : « Quand j'étais président de Département, en Corrèze, j'avais demandé à ce que chaque élève [au collège] puisse disposer d'une tablette. On avait alors beaucoup souri... » Cet humour, cette normalité lui ont coûté pendant son mandat. Mais il l'assume. À un élève qui lui demande : « Quelle est votre blague la plus marrante ? » Il répond : « J'ai vraiment une réputation... Je ne connais pas de blague. Et je pense que l'humour ça doit être dans l'improvisation. La meilleure blague, si je peux dire, c'est celle qu'on invente ensemble. C'est celle qui va surgir comme ça. »

Pendant un peu plus d'une heure, François Hollande répond ainsi à toutes les questions qui lui sont posées sur l'homme qu'il est, le président qu'il était, mais aussi sur la République, ses valeurs et ses institutions qui sont au coeur de son livre. Devant le tableau, il se mue en professeur, se montre pédagogue, maniant le verbe autant que le geste. « Ils n'ont jamais eu un aussi bon prof que vous », lui fait remarquer en souriant Michel Wiederkehr, le vrai professeur de la classe.
Enseignant dans une autre vie

Interrogé sur le métier qu'il aurait aimé faire s'il n'avait pas exercé la fonction de président, François Hollande indique : « Ce qui m'aurait le plus plu, c'est d'être enseignant. C'est pour ça que, d'une certaine façon, avec ce livre, je fais un manuel scolaire. Parce qu'il est important, quand on a une expérience, de transmettre ce que l'on a vécu. L'enseignant, il transmet du savoir, des connaissances. Moi, j'essaie de vous transmettre de l'expérience, ce que j'ai fait en tant que président et qui doit vous servir pour bien comprendre comment fonctionne la République. »

Au moment où l'ancien président quitte la salle de classe, on se souvient de François Hollande à la télévision les 7, 8 et 9 janvier 2015, le 13 novembre 2015, le 14 juillet 2016... Son quinquennat a été marqué par des attentats terroristes sans précédent sur le sol français. On se souvient aussi que, quelques jours après les attentats de janvier 2015, le ministère de l'Éducation nationale avait annoncé « une grande mobilisation de l'École pour les valeurs de la République » et que l'enseignement moral et civique était devenu obligatoire du CP à la terminale, dès la rentrée suivante. On se souvient également que, trois jours après le 13 novembre, François Hollande annonçait vouloir réviser la constitution afin de pouvoir notamment déchoir de leur nationalité les terroristes binationaux nés en France. Et finalement, voir aujourd'hui cet ancien président faire, au travers d'un livre et en classe, de l'enseignement moral et civique, c'est somme toute assez «normal».
Cécile Fellmann

 

 
 

Orbey Atout Age Alsace Atelier vitalité

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:40:13

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Orbey Atout Age Alsace
Atelier vitalité
 

 
Les vendredis, du 28 février au 24 avril, de 14 h à 17 h, l'association Atout Age Alsace invite à un atelier collectif de prévention « Atelier Vitalité ! », dans la salle Lefebure, derrière la mairie, rue du Faudé à Orbey.

Cette action de prévention est organisée par l'Association Atout age alsace (AAA) qui regroupe les Caisses de retraite (Carsat, Sécurité sociale des indépendants, MSA d'Alsace, CNRACL) en partenariat avec AG2R La Mondiale, la Camieg, les conseils départementaux, et Mutualia territoires solidaires et la commune d'Orbey.

L'atelier, composé de six séances de trois heures, aborde les comportements préventifs permettant d'optimiser sa santé au quotidien pour bien vivre sa retraite, en approfondissant les thématiques : mon âge face aux idées reçues, ma santé : agir quand il est temps, nutrition la bonne attitude, l'équilibre en bougeant, bien dans sa tête, un chez moi adapté, un chez moi adopté.

Pour prendre soin de soi, de son capital santé, et pour une qualité de vie meilleure, on identifiera ses besoins, testera des solutions pour adopter les réflexes qui feront du bien en relation avec son âge, sa santé, son alimentation, son équilibre, son logement...

Les séances, animées de manière interactive, sont complémentaires et tiennent compte des échanges et caractéristiques du groupe.

Atelier gratuit sur inscription auprès d'Atout Age Alsace au 03 89 20 79 43 ou www.atoutagealsace.fr

 

 
 

 

Région de Guebwiller  Seniors Silver Fourchette ou la fête à table dans les EHPAD

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:37:55

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Région de Guebwiller  Seniors
Silver Fourchette ou la fête à table dans les EHPAD
 

 
Dans tout le Haut-Rhin, notamment à Guebwiller, le programme Silver Fourchette sera décliné dans plusieurs maisons de retraite ou EHPAD, jusqu'au 14 février. L'EHPAD les Érables, situé à Guebwiller, va participer à ce projet, tout comme ceux d'Ensisheim et Soultz-Issenheim.

« C'est un projet qui promeut le bien manger auprès des personnes âgées », indique Catherine Debenath, en charge des animations aux Érables. Plusieurs activités seront donc prévues cette semaine, activités auxquelles se joindront l'équipe professionnelle, les résidents et leur famille ainsi que tous les gourmands voulant se joindre à eux pour l'occasion.

Cette année, Silver Fourchette a pour thème «Du persil dans ma vie!». «Aux Érables, nous avons prévu des repas spéciaux sur le thème des herbes, ainsi que des boissons faites par les résidents à base d'herbes de jardin», précise Catherine Debenath. « Nous aurons aussi un repas raclette. »

Ces projets sont accompagnés par le conseil départemental.
Soraya EL ABIDI

 

 
 

 

Silver Fourchette ou la fête à table dans les EHPAD

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:10:09

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Silver Fourchette ou la fête à table dans les EHPAD
 

 
Dans tout le Haut-Rhin, notamment à Guebwiller, le programme Silver Fourchette sera décliné dans plusieurs maisons de retraite ou EHPAD, jusqu'au 14 février. L'EHPAD les Érables, situé à Guebwiller, va participer à ce projet, tout comme ceux d'Ensisheim et Soultz-Issenheim.

« C'est un projet qui promeut le bien manger auprès des personnes âgées », indique Catherine Debenath, en charge des animations aux Érables. Plusieurs activités seront donc prévues cette semaine, activités auxquelles se joindront l'équipe professionnelle, les résidents et leur famille ainsi que tous les gourmands voulant se joindre à eux pour l'occasion.

Cette année, Silver Fourchette a pour thème «Du persil dans ma vie!». «Aux Érables, nous avons prévu des repas spéciaux sur le thème des herbes, ainsi que des boissons faites par les résidents à base d'herbes de jardin», précise Catherine Debenath. « Nous aurons aussi un repas raclette. »

Ces projets sont accompagnés par le conseil départemental.
Soraya EL ABIDI

 

 
 

Colmar Asad Les patients auront leur mot à dire en 2020

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:29:27

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Colmar Asad Les patients auront leur mot à dire en 2020
 

 
Le président de l'Asad, Guy Zolger, ici accompagné de la directrice Olivia Andriamasindray, a dressé les projets de l'association lors des voeux le 27 janvier à Colmar. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
L'inclusion est au coeur des projets de l'association de soins et d'aide à domicile cette année. Créée en 1978, cette association emploie aujourd'hui environ 80 personnes au sein de son centre de santé infirmier (CSI), de son équipe spécialisée Alzheimer (ESA) et de ses services d'aide à domicile (SAAD) et de soins infirmiers à domicile (SSIAD). Basée à l'origine à Colmar, l'association a ouvert des antennes de soins infirmiers à domicile à Ribeauvillé et, depuis octobre, dans la nouvelle maison de santé de Neuf-Brisach. Au total, plus de 1 000 personnes âgées ou dépendantes sont maintenues à domicile grâce aux services proposés par l'Asad.
Créer le premier comitédes usagers dans le domaine du domicile

Afin d'améliorer sa qualité de service, l'Asad s'est lancée cette année dans un projet totalement original, distingué par l'Agence régionale de santé : une cellule inclusive des usagers du domicile. « Il faut qu'on lui trouve un autre nom » avoue l'animatrice du projet, Monique Kohser, que les usagers des hôpitaux civils de Colmar connaissent peut-être pour avoir dirigé le service social des HCC pendant 15 ans, avant de prendre sa retraite l'an passé. L'ancienne assistante sociale reprend du service en tant que consultante pour l'Asad avec une mission ambitieuse : créer le premier comité des usagers dans le domaine du domicile. Ce type de structure, qui regroupe soignants, usagers et familles, existe habituellement au sein des hôpitaux et cliniques, où elle permet de faire remonter les doléances des usagers et éventuellement d'améliorer la prise en charge des patients. « On parle depuis 2002 du renfort des droits des usagers. On dit aussi que les métiers de nos professionnels de l'accompagnement à domicile ne sont pas valorisés. On s'est dit qu'en réunissant les usagers et les professionnels, de belles idées allaient émerger » résume Olivia Andiramasindray, directrice de l'Asad.

Une vingtaine de personnes - aides à domicile, infirmières, patients, aidants - ont rejoint cette cellule inclusive qui se réunit une fois par mois depuis le 3 février afin de « faire avancer les besoins des usagers, des aidants et des professionnels », résume Monique Kohser. Les premières propositions du groupe devraient commencer à être formulées dès le mois d'avril.

Un second projet d'inclusion verra le jour cette année pour l'Asad : en juillet sortiront de terre, rue Saint-Josse à Colmar, les seize appartements que l'association va attribuer à des personnes âgées ou handicapées et des étudiants. Ce projet d'habitat inclusif vise à briser l'isolement dont souffre parfois le public maintenu à domicile.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

Cancer La Ligue veut aider les aidants

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:44:22

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Cancer La Ligue veut aider les aidants
 

 
La France compte 11 millions d'aidants, qui viennent en aide, de manière régulière, à titre non professionnel, à un proche en perte d'autonomie.

La Ligue contre le cancer du Haut-Rhin, « consciente de l'impact psychologique de la maladie sur les proches », propose déjà gratuitement depuis plusieurs années à Colmar, Mulhouse et Folgensbourg, des entretiens de soutien psychologique. « Convaincu des bénéfices qu'une approche en groupe peut également offrir aux aidants en souffrance », le comité proposera bientôt à Colmar et Mulhouse un nouveau dispositif d'accompagnement, la « pause-café des aidants ». L'objectif est d'ouvrir, une fois par mois, un espace d'accueil et d'échanges convivial qui soit entièrement dédié aux accompagnants de personnes malades du cancer.

Pour lancer ce nouveau projet à Colmar, la Ligue propose une soirée débat, « dans l'esprit table ronde », ce jeudi 13 février à 19 h 30, à la Maison de la Ligue et des patients, 11 Rue Camille Schlumberger à Colmar. Co-animée par la psychologue Céline Mirschel, l'assistante sociale Catherine Schmitt et des aidants qui apporteront leur propre témoignage, cette rencontre sera l'occasion de croiser les regards sur les difficultés que peuvent rencontrer les aidants. Il s'agira aussi de présenter les leviers d'aide existants pour ensuite et surtout, laisser toute la place au débat avec le public.

La première pause-café des aidants se tiendra ensuite le mardi 10 mars de 9 h 30 et 11 h, à la Maison de la Ligue et des patients. Les personnes intéressées pourront s'inscrire lors de la soirée débat, mais aussi en envoyant un courriel à cd68@ligue-cancer.net ou en contactant le 03.89.41.18.94.

 

 
 

Handicap : délais réduits pour les allocations

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:22:00

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Handicap : délais réduits pour les allocations
 

 
Selon où vous habitez, vous n'avez pas les mêmes délais de traitement de votre demande d'allocation adulte handicapé. Photo  Julio PELAEZ
En matière de compensation du handicap, tous les citoyens ne sont pas logés à la même enseigne. La loi fixe un délai de quatre mois pour le traitement de votre demande d'allocation adulte handicapé (AAH). Mais, selon la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) dont vous dépendez, les délais changent du tout au tout. Votre demande d'AAH sera traitée en 2 mois si vous habitez en Seine-Maritime et en 8 mois si vous habitez dans l'Yonne.

De la même façon, les droits à vie (attribués depuis le 1er janvier 2019 pour les personnes qui présentent un taux d'incapacité permanente d'au moins 80 % et dont les limitations d'activité ne sont pas susceptibles d'évolution favorable) représentent 2 % des attributions de droits pour l'allocation adulte handicapée à Paris aujourd'hui par exemple, et 60 % dans le Loiret (pour une moyenne nationale s'établissant à 21 %).
Inégalités territoriales

Pour mettre un terme à ces fortes disparités territoriales, l'État et l'Association des départements de France, qui gèrent conjointement la politique du handicap, vont signer aujourd'hui un accord. L'objectif : garantir un accès aux droits en 4 mois partout sur le territoire d'ici 2022. Les moyens : 25 millions d'euros en deux ans, dont 10 millions fléchés sur les départements ayant le plus de difficultés à tenir les délais. L'octroi des moyens supplémentaires se traduira par un conventionnement entre l'État et chaque département, en fonction des besoins spécifiques des territoires. Dans l'Yonne, par exemple, le problème est lié à la désertification médicale, et l'absence de professionnels de santé en nombre suffisant pour traiter les dossiers sur le territoire. En Seine-Saint-Denis, les dossiers ont progressé de 200 % en moins de 5 ans. L'État apportera des ressources différentes en fonction des besoins, explique-t-on au Secrétariat d'État chargé des personnes handicapées. Autre élément : la mise en place d'un système d'information commun à toutes les MDPH d'ici fin 2020. L'enjeu est d'avoir à cette date une vision des délais, et de la qualité des procédures de traitement des dossiers à l'échelle nationale, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

L'État table par ailleurs sur des démarches de simplification administratives pour accélérer les dossiers. Et promet davantage de transparence sur les suivis de dossier département par département. Pour l'instant, aucune sanction n'est prévue en cas de non-respect de l'obligation de délai en 2022.

Le pari du gouvernement : jouer sur la transparence pour que les citoyens fassent pression au cas où les inégalités de traitement, département par département, persistent à l'horizon 2022.

Wittelsheim  Association Couleur espoir Don pour la recherche médicale

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:37:02

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Wittelsheim  Association Couleur espoir
Don pour la recherche médicale
Présidée par Mireille Kieffer, l'association Couleur Espoir Wittelsheim 68, a tenu son assemblée générale, en présence de Marie-France Vallat, conseillère départementale et Pascale Zimmermann, adjointe au maire.
 

 
Chaque année, l'association apporte son soutien à la recherche médicale.
Le but de cette association est d'aider la recherche médicale concernant des maladies rares. Une fois par semaine, les bénévoles se réunissent pour confectionner divers objets, notamment des décorations au moment des différentes fêtes pour ensuite les proposer à la vente sur les marchés de Saint-Nicolas, Noël et Pâques. L'association tient également une buvette lors de spectacles présentés par les Bâtisseurs de Thann, et la troupe « En Aparté » de Staffelfelden. En 2019, elle a apporté son soutien à la recherche sur le syndrome « d'Ehlers Danlos », une maladie orpheline de tissus conjonctifs et du collagène. Les actions, ainsi que les dons de particuliers ont permis de réunir la somme de 10 500 EUR. Un chèque a été remis au docteur Sylvie Fournel-Gigleux de l'INSREM de Nancy. Cette dernière, très émue, a remercié chaleureusement l'association, et dit que ce don sera utilisé à bon escient. Pour 2020, c'est le Collège des pneumologies des hôpitaux généraux du GHR de Mulhouse qui sera concerné, et le docteur Didier Debieuvre tiendra une conférence le 14 mai prochain.

Avant de partager le verre de l'amitié, Mireille Kieffer a tenu à remercier les bénévoles pour leur implication tout au long de l'année, ainsi que les mairies de Staffelfelden et Wittelsheim pour leur soutien. Les élus ont (félicité l'association pour son engagement et les actions menées, en leur confirmant leur soutien.
J-P.H.

 

 
 

 

Suisse  Canton du Jura Bonfol : l'ancienne décharge polémique doit devenir un site écotouristique

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:56:01

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Suisse  Canton du Jura
Bonfol : l'ancienne décharge polémique doit devenir un site écotouristique
La fondation «Mémoire art et forêt Bonfol» a présenté il y a quelques jours la version finale du projet de land art. Il sera conçu autour du mur de 200 mètres qui soutenait la halle d'excavation de l'ancienne décharge totalement vidée désormais.
 

 
Voici la version finale du projet de land art comprenant l'ensemble architectural et forestier Botta, dévoilé par la fondation Mémoire, art et forêt Bonfol.
C'est un projet d'envergure, quatre ans après le nettoyage complet de l'ancienne décharge de Bonfol, dans le Jura suisse. La fondation «Mémoire, art et forêt Bonfol» a dévoilé il y a quelques jours la version finale du projet de land art comprenant le projet architectural et forestier Botta, réalisé en collaboration avec Biotec, bureau d'études en génie de l'environnement basé à Delémont.
Transformer le lieuen site écotouristique régional majeur

Ce projet va changer radicalement le site de l'ancienne décharge de la société BCI (Basler Chemische Industrie) à Bonfol. L'objectif est, bien entendu, de le transformer en site écotouristique régional majeur.

Car cette création architecturale et paysagère unique devrait permettre de créer diverses offres concrètes et générer une plus-value économique pour l'ensemble de la région.
Un architecte d'envergure

Le projet architectural a été évalué à quelque 5 millions de francs suisses (4,67 MEUR) et la partie dédiée au tourisme atteint près de 1,2 million de francs (1,12 MEUR). Le développement touristique a été imaginé de manière à couvrir les coûts d'entretien et assurer la pérennité du projet. Les retombées économiques globales sont évaluées à 1,52 million de francs suisses (1,42 MEUR).

Mario Botta, architecte suisse de renommée internationale, a accepté de prendre le site en main. Il a imaginé que le visiteur pourra prendre de la hauteur en se promenant sur le mur et en gravissant une tour de 40 mètres de haut.

Le message sera fort : sur un ancien site de décharge industrielle, qui a, dans le passé, fait couler beaucoup d'encre, le visiteur sera invité à agir pour la planète et éviter de renouveler les erreurs d'hier en contemplant « la beauté nouvelle retrouvée ».
Un nouveau conceptde tourisme de mémoire

Le lieu s'inscrit dans un « tourisme de mémoire » d'un nouveau genre, puisqu'il aborde les concepts écologiques et industriels, « décharge versus upcycling » en mémoire à l'assainissement exemplaire du site de l'ancienne décharge.

Il devrait drainer des visiteurs bien au-delà de la Suisse, puisque Bonfol est situé à un carrefour transfrontalier entre la France et la Suisse, au carrefour des bassins-versants Rhin-Rhône.

Autre argument avancé par les membres de la fondation : l'ex-décharge va devenir « un lieu de ressourcement, une ode à la nature et à sa diversité pour le tourisme de nature ».

Et Bonfol, le village, devrait bénéficier de la mise en valeur touristique : la décharge a fait oublier que le territoire est riche en argile, avec un musée de la poterie.
Fin 2021 pour les travaux d'aménagement du mur

Deux structures travaillent sur le projet : la fondation Mémoire, art et forêt Bonfol, porteur principal, qui cherche les fonds et pilote l'ensemble. Et l'association «Escale Bonfol», composée de citoyens de Bonfol et environs, qui exploite les nouvelles activités touristiques réalisées. À terme, idéalement localisée à la gare, elle sera la porte d'entrée pour les visiteurs.

À proprement parler, la dernière mouture du projet a été lancée en novembre. Après la publication du permis de construire et la soumission à enquête publique ce premier semestre 2020, les travaux pourraient commencer en octobre. Les travaux d'aménagement du mur seraient terminés fin 2021.

Reste à trouver les financements adéquats. La fondation, qui compte parmi ses douze membres, Jean-Rodolphe Frisch, maire de Pfetterhouse, côté français, mais aussi Felicitas Holzgang, la potière de Bonfol, ou encore Gabriella Matéfi, vice-présidente, qui est également présidente de la cour d'appel du canton de Bâle, va s'y atteler.

 

 
 

 

Equipement  Saint-Louis Un complexe commercial et de loisirs de 450MEUR

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:52:38

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Equipement  Saint-Louis
Un complexe commercial et de loisirs de 450MEUR
Baptisé « 3 Pays » et destiné à développer l'attractivité de Saint-Louis dans la zone trinationale, un parc commercial de 85 000 m², incluant activités culturelles, de loisirs et de restauration, est en projet. Ouverture envisagée en 2025.
 

 
Les promoteurs du projet commercial et de loisirs de la zone des « 3 Pays » à Saint-Louis espèrent ouvrir en 2025.
Ce n'est encore qu'un terrain vague entre la voie ferrée à l'est et l'autoroute A35 qui longe l'EuroAirport à l'ouest. Mais demain, ce sera la vitrine de Saint-Louis et des Trois Frontières. Dans le cadre du gigantesque projet Euro3Lys, représentant un investissement supérieur à 1,5 milliard d'euros, devant accueillir des entreprises comme des logements, des activités commerciales comme de loisirs, le projet de parc commercial des « 3 Pays » engagé par le géant Unibail-Rodamco-Westfield est le plus avancé.

Centre commercial mais aussi de loisirs, culturel, associatif et même sportif dans un décor futuriste autour d'un parc rappelant la Petite Camargue, voilà le projet qui entrera dans sa phase active en 2020 avec le dépôt des dossiers d'autorisation dans l'optique d'aboutir à une ouverture au plus tôt en 2025. Sur une surface qui ne pourra pas dépasser 60 000 m², ce sont 85 000 m² de surfaces locatives qui sont prévus dans ce projet qui doit permettre à Saint-Louis de ne plus apparaître simplement comme une banlieue de Bâle mais comme un pôle d'attractivité globale, vivant 24 heures sur 24. « Ce n'est pas un projet qui a été conçu pour faire venir la clientèle de Mulhouse mais bien de donner envie aux Suisses et aux Allemands de venir à Saint-Louis », indique un acteur du projet qui rappelle que « Saint-Louis a beaucoup de mal à fixer les flux. C'est principalement une ville de transit, ce qui fait qu'elle n'a que les inconvénients et très peu d'avantages. Aujourd'hui, très peu de Suisses et d'Allemands viennent faire leurs courses en France ou viennent pratiquer des activités culturelles, faute de structures adéquates. »
1 500 emplois promis

Ce projet, qui s'inscrit donc dans la globalité du programme Euro3Lys, devrait bénéficier de la prolongation de la ligne de tramway qui dessert le centre de Bâle jusqu'à Saint-Louis et demain jusqu'au pôle commercial des « 3 Pays ». « C'est une condition indispensable pour les promoteurs », ajoute une source proche du dossier selon laquelle « les commerçants du centre-ville de Saint-Louis ont compris qu'ils profiteront aussi de l'attractivité de ce nouveau parc ».

Unibail-Rodamco-Westfield va investir 450 millions d'euros dans ce projet qui, selon ses promoteurs, devrait permettre de créer 1 500 emplois, et « réduira d'autant la dépendance de Saint-Louis et du sud Alsace vis-à-vis de la Suisse et de l'Allemagne en matière d'emploi ».
L.B.

 

 
 

 

Ingersheim  Portes ouvertes de l'école bilingue ABCM L'immersion en question

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:07:21

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Ingersheim  Portes ouvertes de l'école bilingue ABCM
L'immersion en question
Les portes ouvertes de l'école primaire bilingue ABCM Jean-Petit, ont attiré un nombreux public samedi. L'accent a été mis sur l'immersion totale en allemand pratiquée à l'école depuis 2017.
 

 
Lors de la matinée portes ouvertes, les institutrices ont expliqué les fondements de l'école bilingue ABCM dans une des classes de maternelle.
Apportant les dernières chaises qui manquaient encore, les parents d'élèves organisateurs guidaient et renseignaient les familles. « L'école pratique l'immersion dans les trois classes de maternelle en allemand et alsacien et au CP 100 % en allemand. Après il y a la parité français/allemand avec une touche d'alsacien du CE1 au CM2. En fait, il y a 50 % d'allemand, 40 % de français et 10 % d'alsacien », a expliqué une des mamans bénévoles.

Venus à 9 h, les parents mais aussi des grands-parents ne voulaient pas manquer le discours d'accueil de cette école associative. Enjouées et décontractées, Gisèle Mattes et Sonja Lefèvre, institutrices respectives des classes de maternelle et élémentaire, leur ont démontré avec les enseignantes l'intérêt de l'éducation bilingue régionale dès le plus jeune âge. « Ils apprennent par imitation, sous forme de jeu, sans effort. Les mécanismes qu'ils mettent en oeuvre de façon inconsciente pour apprendre une langue étrangère sont identiques à ceux de leur langue maternelle », a souligné Gisèle Mattès, en mentionnant : « Apprendre dans la langue et pas la langue ».

Puis, pendant que leurs enfants jouaient dans une salle annexe, les adultes ont pris connaissance du fonctionnement de l'école avec notamment la pédagogie Montessori en maternelle basée sur l'auto- apprentissage par l'expérimentation.

Rassurantes, les maîtresses leur ont aussi démontré que les élèves de parents francophones réussissaient très bien « par contre si une personne de la famille parle l'alsacien, ça renforce l'apprentissage de la langue » a souligné une des professeurs. Mais « le français reste toujours la langue dominante même pendant des journées d'allemand, puisque c'est la langue de communication des enfants », a ajouté la directrice de maternelle.

Ensuite, c'est sur une note positive que les institutrices de français ou allemand ont répondu à toutes les questions alimentant souvent le sujet de l'immersion complète du CP en allemand. « C'est une classe qui fonctionne très bien avec un petit effectif. Les élèves sont très motivés, et nous faisons beaucoup de projets. Avec quatre jours en allemand j'ai plus de temps pour approfondir », a expliqué l'enseignante allemande de CP Barbara Nüsing. « Les enfants vivent la langue et la culture autrement », a ajouté Sonja Lefevre. « Le mécanisme de la lecture est là, l'année prochaine en CE1 on va juste accentuer sur les différences ».

Également présente, une des mères arrivée à l'ouverture de l'école en 1990 a illustré l'intérêt d'un cursus bilingue en narrant le choix d'études de ses enfants, facilité par l'apprentissage des langues.

Ensuite, l'association de parents D'kinderstub leur a présenté son fonctionnement mais aussi ses deux animatrices bilingues et les activités en alsacien du mercredi.

 

 
 

 

éducation Mulhouse Un festival pour retrouver le lien à la nature

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:02:37

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éducation Mulhouse
Un festival pour retrouver le lien à la nature
La 3 e édition du festival Enfance et Nature s'invite pour la première fois à Mulhouse, du 11 au 15 février. L'idée de ce nouveau rendez-vous est d'ouvrir la réflexion sur la place et l'importance du lien entre l'enfant et son environnement naturel.
 

 
L'enjeu du festival Enfance et Nature, dont la troisième édition se décline pour la première fois à Strasbourg et à Mulhouse, est d'amener les acteurs du monde de l'enfance et de l'éducation à réfléchir à comment renforcer le lien entre l'enfant et son environnement naturel.
Comment gratter la terre ou observer la faune et la flore dans une cour d'école goudronnée ? Comment goûter au plaisir de sauter dans une flaque d'eau ou de jouer dans la boue quand il faut rester toujours propre ? Depuis l'apparition du syndrome de manque de nature (baptisé ainsi par Richard Louv en 2005 dans son livre Le dernier enfant des bois), nombreux sont les acteurs de l'éducation qui s'intéressent à la question du lien entre enfance et nature, aux bienfaits de la seconde sur les premiers, que ce soit sur la santé physique ou le développement affectif et cognitif.
Renforcer le lien

C'est justement pour penser les conditions d'un renforcement du lien entre l'enfant et son environnement naturel qu'à Strasbourg, l'Académie de la petite enfance et la fondation Terra Symbiosis ont créé, il y a trois ans, le festival Enfance et Nature. Par le biais de rencontres, de films, de journées d'étude ou d'ateliers nature, ce rendez-vous cherche à amorcer une réflexion auprès des différents professionnels de l'éducation, des collectivités, des familles et plus largement du grand public, sur les pratiques existantes et les pistes d'action possibles.
Des collectivités peu équipées

La déclinaison mulhousienne de ce festival a été rendue possible par la rencontre de Gillian Cante, présidente de l'Académie de la petite enfance, et de Chantal Mazaeff, directrice de l'École supérieure de praxis sociale de Mulhouse , rejointes par d'autres partenaires locaux que sont le Centre d'initiation à la nature et à l'environnement (Cine) le Moulin à Lutterbach, le cinéma Bel-Air et la Maison de la pédagogie à Mulhouse. « La question de la nature est au coeur de tout, observe d'emblée Caroline Burgy, responsable de centre d'activité et de la formation initiale à l'école. Le lien entre enfance et environnement semble tellement naturel, et pourtant, nous sommes obligés de rappeler plein de choses. », poursuit-elle.
Le syndrome de manque de nature

« Le syndrome de manque de nature est une des questions qui émergent de façon importante. Au Moulin, souligne sa responsable Véronique Matteus, nous avons repéré cette problématique chez les tout-petits. C'est pour cette raison que sur notre terrain nous sommes en train d'aménager 700 m² dédiés aux structures et professionnels de la petite enfance, en partie financés par la fondation Terra Symbiosis. » Quelles sont les actions menées localement ? Quels sont les acteurs engagés tant au niveau éducatif, pédagogique que politique ? La monographie territoriale qui sera présentée mardi lors de l'ouverture du festival par des étudiants éducateurs de jeunes enfants en 3e année de formation tentera de répondre à ces questions.
Des activités pour se réapproprier la nature

Mercredi, place à l'action, justement, avec des ateliers parents-enfants au Moulin, à Lutterbach. Nina, étudiante en 3e année de formation d'éducateur de jeunes enfants, actuellement en stage au Cine, proposera des activités « pour que les parents se réapproprient et réapprennent la nature ». La conférence de la psychologue et pédagogue Sarah Wauquiez, jeudi soir, permettra de découvrir l'expérimentation de l'enseignement dans la nature. « Elle a évalué trois classes de l'école publique dans le Doubs qui ont fait l'école dehors, ce que ça apporte aux enfants, aux enseignants, à la relation parents-école et à l'école », précise Caroline Burgy. Enrichir le vocabulaire, se relaxer, gérer le stress, diminuer la violence et anticiper de nombreuses problématiques de santé ne sont que quelques exemples.
« Des injonctions d'adultes »

« Pourquoi, en France, les enfants ne sont plus en contact avec la nature ? », interroge Véronique Matteus. « Ok, il y a les écrans, mais dans le nord de l'Europe aussi. Est-ce que c'est culturel ? Et si c'est le cas, qu'est-ce qui s'est passé dans notre société pour qu'on ait peur que nos enfants se fassent mal, se salissent ? En France, il y a beaucoup d'injonctions d'adultes, de parents, qu'elles soient hygiénistes, sécuritaires ou par principe de précaution. Il est temps de modifier notre relation à la nature et à la terre, de remettre la nature au coeur des politiques de l'enfance. Quels enfants voulons-nous laisser au monde ? », conclut la directrice du Moulin.
Céline BECHLER PARTICIPER Festival Enfance et Nature, du mardi 11 au samedi 15 février à Mulhouse et Lutterbach. Détails du programme sur www.festival-enfance-nature.fr ; www.praxis.alsace ; www.lemoulinnature.fr

PARTICIPER Festival Enfance et Nature, du mardi 11 au samedi 15 février à Mulhouse et Lutterbach. Détails du programme sur www.festival-enfance-nature.fr ; www.praxis.alsace ; www.lemoulinnature.fr

 
 

 

Université Haute-Alsace Un campus d'excellence labellisé à Mulhouse

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:53:12

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Université Haute-Alsace
Un campus d'excellence labellisé à Mulhouse
 

 
Le campus des métiers et des qualifications « Industrie du futur et numérique » porté par l'Université de Haute-Alsace sur le site de la Fonderie, à Mulhouse, a été officiellement labellisé Campus d'excellence avec 22 autres campus en France.

Identifié parmi les 17 actions du programme « Territoire d'industrie Sud Alsace », soutenu et accompagné par M2A (Mulhouse Alsace agglomération), ce campus a pour objectif « d'accompagner les industriels régionaux et transfrontaliers (en Allemagne et en Suisse) dans leur transition numérique en renforçant l'offre de formations dans ce domaine et les liens stratégiques entre la recherche et le monde de l'entreprise », à travers un partenariat fort entre entreprises, lycées, universités et partenaires du programme. Ce campus participera à la construction et à la diffusion d'une nouvelle offre de formation organisée autour des compétences, plus que des diplômes, pour être au plus près des besoins. Il s'agira aussi de répondre aux enjeux d'attractivité des métiers, des formations et de diffusion de la culture scientifique, technique et numérique à différents niveaux (primaire, collègue, lycées) et pour différents publics.

 

 
 

 

Cernay  75 e anniversaire de la Libération « À nous le Souvenir, à eux l'Immortalité »

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 05:37:25

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Cernay  75 e anniversaire de la Libération
« À nous le Souvenir, à eux l'Immortalité »
Cette devise du Souvenir Français, que nous a rappelée Danielle Griffanti, présidente du comité cantonal de Cernay, ce dimanche 8 février, devant le monument de la 4 e Division Marocaine de Montagne, s'est encore montrée plus que d'actualité.
 

 
Réunis pour se souvenir du sacrifice des libérateurs.
Se référant au livre mémorial de la 4e DMM, Danielle Griffanti a relevé qu'à cette époque, « accourus de toutes les provinces du Maroc et de l'Algérie pour former les régiments regroupés sous l'Étoile inscrite sur le pourpre de gloire, ils ont hissé cette bannière sur les hauts lieux du sol d'Italie, et, but suprême, ils l'ont inclinée sous l'Arc de Triomphe, avant d'aller livrer les assauts victorieux des Vosges et de l'Alsace». Nous sommes le 4 février 1945. À 9 heures du matin, le 6e Régiment de tirailleurs marocains et le 1er Régiment de tirailleurs algériens entrent en ville. C'est le grand soulagement. Cernay est libéré ».

Le maire, Michel Sordi, en quelques mots, a relaté les seize jours de combats qui ont permis au Général de Lattre, Commandant la 1ere Armée française, d'ouvrir un débouché de la Thur à la lisière sud de la poche de Colmar et prendre Cernay.
189 morts dans le Nonnenbruch

Pour illustrer la gravité de son propos, les chiffres parlent : rien que dans la forêt du Nonnenbruch, aux alentours de la ferme du Lutzelhof, 189 hommes laisseront leur vie et 193 autres seront blessés. Malgré l'épuisement des Marocains le général de Lattre ne fléchit pas et continue la bataille. Ce 75e anniversaire a réuni devant ce monument un détachement du 1er Régiment de tirailleurs d'Épinal, les délégations UNC et ANOPEX avec leurs drapeaux respectifs, le député Raphaël Schellenberger, le sénateur René Danesi, le vice-président du conseil régional, Jean-Paul Omeyer, Annick Lutenbacher, conseillère départementale, le capitaine Mary représentant le 15-2 de Colmar, le capitaine Pascal Schall représentant le délégué militaire départemental, les représentants de la gendarmerie, une forte délégation des jeunes sapeurs-pompiers de Cernay-Wittelsheim, ainsi que de nombreux cernéens.

Conduite, tambour battant par Mario Cracogna, adjoint au maire de Cernay en charge des manifestations patriotiques, cette cérémonie rehaussée par les prestations de la musique municipale a été l'occasion pour Danielle Griffanti, présidente du Souvenir français du comité cantonal de Cernay, de remettre à Simone Caldarela l'insigne de porte-drapeau. En hommage à leurs libérateurs deux gerbes sont venues fleurir le monument, l'une au nom du Souvenir français et la seconde au nom de la ville de Cernay.
Andre SPETZ

 

 
 

 

Ensisheim Le travail de mémoire des enfants

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:19:23

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Ensisheim Le travail de mémoire des enfants
 

 
 
Il y avait beaucoup de monde vendredi soir, sur la place de la République à Ensisheim, face au mémorial du souvenir, avec les sapeurs-pompiers, aux ordres du capitaine Jean-Michel Massonneau, commandant le dispositif, la Croix-Rouge, les associations patriotiques, une délégation du RMT de Meyenheim conduite par le lieutenant Pilla, les officiers de la gendarmerie, les maires d'Ensisheim et de Réguisheim, Michel Habig et Bernard Hoegy, et de nombreux autres élus. Mais il y avait surtout une forte participation des élèves de l'école élémentaire de la Mine, avec leur directrice, Nathalie Stoffel, et leurs enseignantes. Ce sont eux qui ont créé la nouveauté et se sont acquittés du devoir de mémoire.

Face à la douzaine de drapeaux alignés devant le mémorial, Patrick Richard, président de l'UNC d'Ensisheim, a lu l'ordre du jour du général Morlière, Michel Habig la citation de la ville avec attribution de la Croix de guerre, et un élève l'ordre du jour du général de Lattre de Tassigny, dont l'effigie orne le mémorial. Quatre élèves ont ensuite énuméré les noms des 42 soldats des 6e et 21e RIC, du 71e BGC, du 5e RTM et du RICM, tombés lors de la bataille de la Libération. Ils ont aussi participé au dépôt de quatre gerbes, la Marseillaise et les sonneries réglementaires étant assurées par la fanfare intercommunale des sapeurs-pompiers. Quant à Bernard Hoegy, il a remis un diplôme de reconnaissance aux représentants de la famille de René Ringuenbach, mort à Réguisheim, et lu le récit de la bataille d'Ensisheim écrit par un autre Libérateur, le soldat Louis Scandella, décédé en septembre dernier à l'âge de 94 ans.
Une présentation et une exposition de qualité

La cérémonie s'est poursuivie à la Régence, où les participants ont assisté à la restitution du travail accompli par une trentaine d'élèves de l'école élémentaire de la Mine, à partir notamment des récits et explications données depuis septembre par Francis Hans et Patrick Richard au cours de leurs nombreuses rencontres avec les jeunes (notre édition du 5 février). Ils ont successivement évoqué les raisons de la guerre, son déroulement, la vie à Ensisheim durant l'Occupation et les combats de la Libération.

Un travail remarquable, très bien présenté, qui a séduit l'assistance, un travail qui complétait l'exposition réalisée par ces mêmes élèves et qui sera encore visible à la Régence jusqu'au 19 février. Les élèves avaient tellement bien préparé leur intervention que certains passages ont été récités par coeur. Les applaudissements nourris étaient mérités.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

Mulhouse Du sang neuf avant les Jeux

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:07:02

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Mulhouse Du sang neuf avant les Jeux
 

 
Une partie des sportifs mis à l'honneur, individuellement ou collectivement, par la Ville de Mulhouse, dimanche soir à Clemessy. Photos L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
La réussite sportive, évidemment. Nombreux sont les athlètes à y travailler dur au quotidien, d'autant plus que certains d'entre eux ont les Jeux Olympiques de Tokyo en ligne de mire. Les fers de lance du sport local, l'athlète Brigitte Ntiamoah, le badiste Thom Gicquel, le boxeur Wahid Hambli, le vététiste Maxime Marotte ou encore le handbiker Joseph Fritsch mettent tout en oeuvre pour vivre ou revivre leur rêve olympique.

Cette soirée de récompenses aux sportifs méritants, dimanche soir dans les locaux de Clemessy à Mulhouse, est revenue sur leurs performances et les étapes restant à franchir pour concourir dans la capitale nippone cet été. Il a aussi été question d'accompagnement et de reconversion professionnelle. La Ville de Mulhouse, représentée par son maire Michèle Lutz, et l'entreprise Eiffage Énergie Systèmes - Clemessy, représentée par son directeur général Pierre Guilleminot, ont ainsi signé une convention de partenariat à hauteur de 150 000 euros pour aider les sportifs mulhousiens à performer jusqu'aux JO de Paris en 2024. Outre l'apport financier, l'entreprise mulhousienne spécialisée dans l'ingénierie et la mise en oeuvre d'installations techniques auprès de l'industrie a déjà pris sous son aile le triathlète international Maxime Hueber-Moosbrugger.

Le sociétaire de l'ASPTT a ainsi pu effectuer son stage dans l'entreprise rue de Thann et a vu ses horaires aménagés. D'autres athlètes suivront.
Pour tous les goûtset toutes les disciplines

Réussir le double projet sportif et professionnel est l'une des grandes préoccupations du Conseil local de l'excellence sportive (ex-Conseil local du sport de haut niveau), avec à sa tête Albert Mayer. L'emblématique dirigeant sait de quoi il parle puisqu'il avait déjà profité de pareil accompagnement pour se qualifier pour les JO de Mexico en... 1968.

La famille du sport mulhousien a tout naturellement passé en revue ses meilleurs éléments. Il y en a (presque) eu pour tous les goûts et toutes les disciplines. La première participation de la triathlète Pauline Dauvergne aux championnats du monde Ironman à Hawaï, le titre de championne du monde de kravmaga de Carole Isaac ou encore la sélection en équipe de France de twirling des soeurs Solenn et Mareva Harter en sont autant d'exemples. Les sports collectifs avec le Mulhouse Pfastatt Basket Association, les Scorpions de Mulhouse, le Philidor et l'ASPTT Mulhouse Volley ont aussi eu droit au podium. Au total, ils sont 109 à avoir empilé titres, médailles et sélections l'année passée.

Si le haut du panier a été mis en lumière, les organisateurs de la soirée ont aussi distingué 10 clubs disposant du « Label Pass'Club ». Les enfants de 5-11 ans bénéficient de séances de découverte dans les associations mulhousiennes avant de choisir un sport. « Mon coup de coeur s'adresse aux dirigeants, éducateurs et entraîneurs de clubs. Un grand coup de chapeau à eux », a souligné Christophe Steger, l'adjoint aux sports de la Ville de Mulhouse.

 

 
 

UJSF L'union préserve la force

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:00:55

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UJSF L'union préserve la force
 

 
Les journalistes de sport d'Alsace ont été réçus au conseil départemental du Haut-Rhin, à Colmar.

Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Dans un monde médiatique en pleine mutation et en constante évolution, il est essentiel de pouvoir s'appuyer sur quelques piliers. L'UJSF en est un, cette Union créée en 1958 qui défend et protège ses membres dans l'exercice de leur profession.

« Il est bon de savoir que tout jeune journaliste de sports qui débarque dans le métier - et il n'y en a hélas plus beaucoup - peut compter sur les conseils et le soutien de ses aînés, parce que la confraternité et la solidarité ne sont pas des vains mots», rappelle Sébastien Keller, président de la section Alsace de l'Union. «Il est bon de savoir, pour un confrère venu couvrir un événement sportif en Alsace, qu'il sera dignement accueilli à la Meinau, au Rhenus ou sur n'importe quelle manifestation sportive et pourra travailler dans de bonnes conditions. Tout cela est rendu possible grâce à l'investissement des membres de notre section, sur la seule base du bénévolat et de la passion. »
« L'esprit de citoyenneté »

Pour les 100 journalistes de sport en Alsace qui adhèrent à ces préceptes, les grandes orientations et la politique décidées au niveau national par le président Jean-Marc Michel et son équipe sont parfois très éloignées de la réalité qu'ils vivent au quotidien sur le terrain. Les décisions prises à Paris ne sont ainsi pas toutes audibles ni mêmes acceptables. Une motion a d'ailleurs été adoptée à l'unanimité par l'assemblée demandant « au comité directeur national d'assurer un financement minimum pérenne aux sections régionales ».

Comme l'année 2020 marque le début d'une nouvelle olympiade, donc l'élection d'une nouvelle équipe à la tête de l'Union nationale pour les quatre années à venir, l'idée d'une volonté de changement commence à poindre. « Au-delà de ces difficultés, nous exerçons tous ici, ou avons exercé pour les plus anciens, un formidable métier, celui de journaliste de sport », conclut Sébastien Keller.

Un terrain sur lequel Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, l'a rejoint, mettant en exergue « les valeurs et un enthousiasme communs : celui d'apporter à tous, et plus particulièrement aux plus jeunes, l'envie d'aller de l'avant, dans le respect de l'autre, l'aspiration au partage, à l'ouverture, à l'amitié. En un mot, l'esprit de citoyenneté. »

Dans la perspective de Paris 2024, la présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin - qui consacre 2,41 millions d'euros au sport en 2020, notamment pour encourager la féminisation, favoriser la mixité sociale et faciliter l'intégration des personnes en situation de handicap - a rappelé sa volonté de « faire rayonner les Jeux Olympiques dans nos territoires, à l'échelle de l'Alsace en vue de la Collectivité européenne d'Alsace qui verra le jour au 1er janvier 2021. »

Pour l'UJSF Alsace, la même dynamique est partagée au niveau de la région, que l'on exerce son métier à Mulhouse, Colmar ou Strasbourg. C'est même la base, parce que l'union préserve la force.

 

 
 

assemblée générale  Union nationale des combattants La médaille du Djebelà Jean-Paul Woeltz

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:04:36

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assemblée générale  Union nationale des combattants
La médaille du Djebelà Jean-Paul Woeltz
Les membres de la section colmarienne de l'Union nationale des combattants (UNC) se sont retrouvés, ce dimanche matin, à l'occasion de leur 46 e assemblée générale.
 

 
De gauche à droite : Etienne Haffner, Gilbert Girard, Jean-Paul Lerdung, les deux porte-drapeaux entourant le médaillé Jean-Paul Woeltz et Eric Straumann.
Gilbert Girard, en ouvrant cette 46e assemblée générale, a remercié de leur présence les membres de la section et les différentes personnalités, dont l'ancien administrateur national de l'UNC Etienne Haffner et les élus.

Il a notamment rappelé l'historique de la section créée en 1974, forte actuellement de cent-trente membres qu'il préside depuis 29 ans. Une minute de silence a été observée en hommage aux cinq camarades décédés durant l'exercice ainsi qu'aux treize militaires tués en novembre 2019 au Mali en opération extérieure. Une pensée a également été exprimée à l'attention des membres absents pour cause de maladie ou hospitalisés. L'adhésion de quatre nouveaux membres a été enregistrée, dont celle de Bernard Blaison, Pierre Schaffauser, Alice Lehmann et Jacques Haegelin qui se sont présentés à l'assistance.

La lecture du procès-verbal 2019, effectuée par le secrétaire François Dietsch, a été adoptée à l'unanimité. Le rapport des activités 2019 a été présenté par Jean-Claude Dumaire, qui a relaté en détail les nombreuses participations de la section aux différentes commémorations patriotiques (entre 85 et 90 sorties). Les prévisions d'activités 2020, notamment le calendrier habituel des cérémonies et des sorties, ont été présentées par le président. A noter l'assemblée générale du sous-groupe Colmar-Kaysersberg à Urschenheim le 1er mars, le traditionnel barbecue à l'étang de pêche de Wettolsheim fin juin/début juillet, ainsi qu'une sortie en bus à l'étude. La bonne tenue du bilan financier, présentée par le trésorier Raymond Betard, a été confirmée par les réviseurs aux comptes, Laurent Wuest et Moustapha Assade, qui ont demandé quitus à l'assemblée. Le renouvellement du tiers sortant n'a donné lieu à aucun changement. La cotisation à 32 euros comprenant l'abonnement à la Voix du Combattant a été maintenue.
Favoriser le relaisauprès de la jeunesse

Parmi les invités qui ont pris la parole, le président de l'OMSPAC Jean-Paul Lerdung a rappelé que l'union était le maître-mot du monde combattant, prônant une présence plus active aux cérémonies. Le maire Gilbert Meyer a exprimé le souhait de voir dans le calendrier des manifestations certaines dates davantage mises en valeur.

Mais aussi de chercher le relais dans la jeunesse, à l'image de la cérémonie de la libération de Colmar qui a été reportée au lundi 3 février pour permettre la participation des scolaires. Avant d'épingler la médaille du Djebel argent à Jean-Paul Woeltz, témoignage de l'estime portée à un ancien combattant par ses frères d'armes, le député Eric Straumann a remercié l'ensemble des membres de l'UNC pour leur engagement au service du devoir de mémoire.

 

 
 

 

UNC La médaille du Djebel à Jean-Paul Woeltz

Publié dans le panorama le Mardi 11 février 2020 à 06:05:34

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UNC  La médaille du Djebel à Jean-Paul Woeltz
 

 
De gauche à droite : Etienne Haffner, Gilbert Girard, Jean-Paul Lerdung, les deux porte-drapeaux entourant le médaillé, Jean-Paul Woeltz, et Eric Straumann. Photo DNA/J.-R. H.
Gilbert Girard a ouvert la 46e assemblée générale de la section colmarienne de l'Union nationale des combattants (UNC), saluant les membres de la section et les personnalités, dont l'ancien administrateur national de l'UNC, Etienne Haffner. Il a notamment rappelé l'historique de la section créée en 1974, forte actuellement de 130 membres, qu'il préside depuis vingt-neuf ans.

Une minute de silence a été observée en hommage aux cinq camarades décédés durant l'exercice ainsi qu'aux 13 militaires tués en novembre 2019 au Mali en opération extérieure.

L'adhésion de quatre nouveaux membres a été enregistrée, dont celle de Bernard Blaison, Pierre Schaffauser, Alice Lehmann et Jacques Haegelin, qui se sont présentés à l'assistance.

La lecture du procès-verbal 2019, par le secrétaire François Dietsch, a été adoptée à l'unanimité. Le rapport des activités 2019 a été présenté par Jean-Claude Dumaire, qui a relaté en détail les nombreuses participations de la section aux différentes commémorations patriotiques (de 85 à 90 sorties).

Les prévisions d'activités 2020, notamment le calendrier habituel des cérémonies et des sorties, ont été présentées par le président. À noter l'assemblée générale du sous-groupe Colmar-Kaysersberg à Urschenheim le 1er mars, le barbecue à l'étang de pêche de Wettolsheim fin juin/début juillet.

La bonne tenue du bilan financier, présentée par le trésorier Raymond Betard, a été confirmée par les réviseurs aux comptes, Laurent Wuest et Moustapha Assade. Le renouvellement du tiers sortant n'a donné lieu à aucun changement. La cotisation à 32 EUR, comprenant l'abonnement à la Voix du Combattant, a été maintenue.
« Chercher le relaisdans la jeunesse »

Parmi les invités qui sont intervenus, le président de l'Omspac Jean-Paul Lerdung a rappelé que « l'union était le maître mot du monde combattant », prônant une présence plus active aux cérémonies. Le maire Gilbert Meyer a exprimé le souhait de voir dans le calendrier des manifestations certaines dates davantage mises en valeur. Mais aussi de chercher « le relais dans la jeunesse », à l'image de la cérémonie de la libération de Colmar qui a été reportée au lundi 3 février pour permettre la participation des scolaires.

Avant d'épingler la médaille du Djebel argent à Jean-Paul Woeltz, témoignage de l'estime portée à un ancien combattant par ses frères d'armes, le député Eric Straumann a remercié l'ensemble des membres de l'UNC pour leur engagement au service du devoir de mémoire.