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Gare à la tempête Ciara

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 07:39:12

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Intempéries
Gare à la tempête Ciara

La tempête Ciara doit traverser la France d'ouest en est, entre ce dimanche et ce lundi. Elle finira sa course en Alsace et pourrait entraîner, localement, des vents violents et des dégâts.

Plusieurs jardins et parcs municipaux seront fermés pour éviter tout accident. C'est notamment le cas à Strasbourg, Hoenheim et Schiltigheim. Les cimetières seront également fermés au public.

La tempête devrait toucher notre région ce dimanche, puis atteindre son intensité maximale lundi en fin de nuit.

Les habitants sont invités à prendre le maximum de précautions : fermer portes et volets, rentrer les objets susceptibles d'être emportés par le vent, limiter ses déplacements, etc.

 

 
 

 

La campagne à la ville

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:29:59

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élections municipales  Carnet de campagne
La campagne à la ville

 
Frédéric Hilbert et certains de ses colistiers présentaient les grandes lignes de leur projet aux piétons de la rue du Pigeon, ce vendredi soir.
Avec son « local mobile de campagne » et ses colistiers, Frédéric Hilbert, le candidat colmarien de la liste écologiste Vivre Colmar, rencontrait le public ce vendredi aux abords de la piscine Aqualia. Il s'agissait surtout de présenter les grandes lignes du projet en attendant le programme « détaillé et complet ».

Les militants écologistes ont rencontré une écoute plutôt attentive dans la froidure de la rue du Pigeon à l'heure de pointe. On y a parlé retraites, - dont celle du maire sortant - mais aussi propreté des rues, commerces de proximité et produits locaux pas assez mis en avant, ou encore qualité du réseau cyclable, sujet cher aux cyclistes confrontés aux débouchés hasardeux.

Des sujets pragmatiques qui ne résument pas le programme de Frédéric Hilbert qui pose plus globalement la question de la végétalisation des quartiers, de la démocratie participative ou des modes de déplacement. C'était aussi l'occasion de rappeler à certains comment s'inscrire sur les listes électorales.

« Certaines personnes viennent exprès nous voir », dit le conseiller municipal d'opposition. « Cela nous permet aussi d'interpeller les passants. Le dialogue s'engageait plutôt facilement ce vendredi soir, avec des gens de tous profils. « Est-ce le début d'une révolution ? », se demande un couple d'un certain âge promenant un petit chien. « Une révolution verte, bien sûr... »
Querelles de famillechez LR

Ça tangue décidément fort chez Les Républicains. Suite à la déclaration de candidature d'Eric Straumann, Gilbert Meyer s'est décidé à demander l'investiture LR. Le cas colmarien était au menu de la commission nationale d'investiture (CNI) du parti, ce mercredi, où le maire sortant a trouvé du soutien. Le député aussi, puisqu'aucune investiture n'a été annoncée à l'issue de la réunion : « La CNI a décidé de réserver sa décision de soutien pour le premier tour des élections municipales à Colmar », indique Catherine Troendlé, présidente des Républicains du Haut-Rhin et membre de la CNI, dans un message adressé aux militants.

Suite à cette réunion, Eric Straumann est contraint de se « mettre en retrait » de ses fonctions de secrétaire départemental, selon ses propres termes. D'aucuns parlent de « suspension ». En tout cas, c'est désormais Raphaël Schellenberger, le député de la 4e circonscription du Haut-Rhin, qui assure l'intérim en tant que « chargé de mission départemental ». Il s'agit pour Catherine Troendlé que « notre famille politique reste soudée ».

Ça paraît mal parti. Jeudi, Pierre Ouadi, le délégué LR de la 1re circonscription a adressé un mail à ses militants dans lequel il dénonce le « peu d'estime » dans lequel les tiendrait Eric Straumann. Il en veut pour preuve qu'en décembre, le député/secrétaire départemental avait validé un appel à la mobilisation des militants de la 1re circonscription derrière la liste de Gilbert Meyer. Depuis, Pierre Ouadi dit avoir négocié des places pour « un maximum de militants, en majorité des jeunes » sur la liste du maire. On comprend qu'il l'ait mauvaise. D'autant qu'il y a des chances qu'il soit lui-même sur la liste...
N.P. et C.T.

 

 
 

 

Lutz-Rottner : « Se réinventer, ne jamais se résigner »

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:35:28

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Lutz-Rottner : « Se réinventer, ne jamais se résigner »

 
Les membres de la liste Mulhouse en grand, conduite non pas par une, mais deux têtes de liste, la maire sortante Michèle Lutz et le président de la Région Grand Est Jean Rottner. Photo L'Alsace/Jean-François FREY
Mulhouse en grand, ce n'est pas le nom de la pièce jouée au Théâtre Poche-Ruelle, mais celui de la liste aux élections municipales menée par le « ticket » Michèle Lutz (maire sortante)/Jean Rottner (président de région Grand Est), « une chance pour les Mulhousiens ». Pourtant, c'est bien un théâtre qu'a choisi cette tête de liste bicéphale pour présenter son équipe. « Une équipe à l'image des Mulhousiens : multiple et diverse », souligne Michèle Lutz.
Au théâtre, façon stand up

Illustration avec six colistiers qui se sont succédé sur scène, presque façon stand up, dans le décor de la prochaine mise en scène de Jean-Marie Meshaka, Vu du pont. Alain Couchot d'abord, directeur de campagne qui, en maître de cérémonie, a filé la métaphore théâtrale. Puis la benjamine de l'équipe, Aya Himer, étudiante, s'est lancée : « J'aime Mulhouse, une ville dynamique, multiculturelle. Cela fait onze ans que je suis au conseil municipal des jeunes et je porterai la voix de tous les jeunes Mulhousiens. »

Le pédiatre Alfred Oberlin souhaite que « Mulhouse redevienne un centre hospitalier phare » et « offre une ouverture culturelle qui permette de créer du lien ». Alfred Jung, chef d'entreprise dans l'industrie, a été convaincu d'entrer en politique grâce « à la transformation radicale de la ville depuis 40 ans ». Attractivité, modernité, talents, industries du futur et densification du territoire sont ses maîtres-mots. Catherine Rapp, adjointe au maire chargée de l'urbanisme et conseillère départementale, défend la mise au vert de la ville et le projet Mulhouse Diagonales : « On est exemplaire, on a plus d'arbres qu'à Bâle. On va rouvrir les canaux et les rivières, on veut que la nature soit présente partout, avec un peu moins de voitures. C'est Mulhouse en grandeur nature ! »
Jeunesse et convictions

Aussi à l'aise sur les réseaux sociaux que sur scène, le président de la Région Grand Est Jean Rottner a présenté le concept de « la ville du quart d'heure » développé par le chercheur Carlos Moreno, spécialiste de la « human smart city » (ville intelligente et humaine). « Les Mulhousiens ont une envie de plus en plus forte de se former, de circuler, de se cultiver, d'avoir tout dans le quart d'heure. Aujourd'hui ils rêvent d'avoir de petits "Mulhouse grand centre" près de chez eux. Eh bien, dans six ans, nous le réaliserons. »

Michèle Lutz a pris la parole en dernier pour défendre la liste Mulhouse en grand : « Notre équipe a été renouvelée pour moitié : 27 élus sortants, 28 nouveaux colistiers. Nous n'avons sollicité l'investiture d'aucun parti politique. Moins d'un quart de la liste est adhérente à une formation politique. C'est le choix de la cohérence, de la fidélité, de la loyauté et de l'engagement au service des autres et pas de sa propre carrière. Cette équipe allie expérience politique et expérience professionnelle, mais aussi jeunesse, force et convictions. »
Céline BECHLER

 

 
 

 

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La liste Mulhouse en grand

 
 

 
Michèle Lutz, maire sortante, artisan coiffeur. Jean Rottner, président du conseil régional, médecin urgentiste. Cécile Sornin, adjointe au maire, ingénieur agronome. Jean-Philippe Bouille, cadre du secteur privé. Catherine Rapp, adjointe au maire. Alain Couchot, adjoint au maire, médecin. Marie Hottinger, responsable d'opérations pour un bailleur social. Philippe Trimaille, adjoint au maire, professeur de philosophie. Claudine Boni da Silva, conseillère municipale déléguée, assistante de direction. Christophe Steger, adjoint au maire, cadre supérieur dans l'industrie. Anne-Catherine Goetz, adjointe au maire, professeur des écoles. Thierry Nicolas, adjoint au maire, artisan commerçant. Corinne Loisel, dirigeante d'un club sportif. Florian Colom, expert-comptable. Marie Corneille, conseillère municipale déléguée, consultante marketing. Patrick Puledda, conseiller municipal délégué, directeur des ressources humaines d'un réseau d'aide à la personne. Emmanuelle Suarez, conseillère municipale déléguée, responsable d'édition d'un guide touristique. Beytullah Beyaz, conseiller municipal délégué, boulanger. Malika Schmidlin Ben M'Barek, conseillère municipale déléguée, responsable ressources humaines d'une mission locale. Jean-Claude Chapatte, professeur et directeur adjoint à la retraite du collège Jean-XXIII. Chantal Risser, adjointe au maire, retraitée de l'Éducation nationale. Paul Quin, adjoint au maire, directeur d'école honoraire. Maryvonne Buchert, adjointe au maire, chef d'entreprise. Alfred Jung, cadre dirigeant du secteur privé. Nathalie Motte, adjointe au maire, responsable en ressources humaines. Philippe d'Orelli, conseiller municipal délégué, technicien de bureau d'études. Béatrice Fauroux, journaliste indépendant. Alfred Oberlin, médecin pédiatre. Nour Bouamaied, adjointe au maire, médecin angiologue. Henri Metzger, conseiller municipal délégué, médecin gériatre. Laure Houin, artisan, commerçant. Bruno Ball, ingénieur. Oana Tisserant, juriste, responsable d'agence immobilière. Ayoub Bila, adjoint au maire, entrepreneur. Saadia Zagaoui, conseillère municipale déléguée, conseillère en insertion professionnelle. Hakim Mahzoul, professeur d'Université, vice-président de l'Université de Haute-Alsace. Aya Himer, étudiante, membre du conseil des jeunes. Rémy Dantzer, conseiller municipal délégué, dirigeant de société. Peggy Miquee, responsable juridique secteur privé. Hasan Binici, conseiller municipal délégué, formateur. Rose-Marie Durrwell, chargée de mission territoriale retraitée. Charles Hunold, retraité du secteur privé, président d'un club sportif. Virginie Rapin, conseillère clientèle. Pascal Coinchelin, retraité, président d'une compagnie théâtrale. Armelle Giroud, déléguée hospitalière. Vincent Nivlet, cadre commercial. Violaine-Marie Gomas, artisan d'art. Fawdi Kabab, auto-entrepreneur dans l'évènementiel. Sandrine Mossan, présidente d'une fédération de parents d'élèves de l'enseignement public. Fabien Reymann, formateur pour adultes. Mireille Lhomme-Kuentz, architecte DPLG. Stéphane Lefebvre, médecin du sport, kinésithérapeute. Nathalie Kreutter, chef d'entreprise. Andrea Bon, commerçant restaurateur. Claire de Coatpont, responsable d'une association familiale.

 

 
 

 

Une reine et des abeilles pour « Faire ensemble Strasbourg »

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:38:57

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Strasbourg Municipales 2020
Une reine et des abeilles pour « Faire ensemble Strasbourg »
Moitié PS, moitié société civile : trois jours après le coup de tonnerre qui a vu Mathieu Cahn lui céder la tête de liste (*), Catherine Trautmann a présenté ce samedi 8 février l'équipe qui se présentera aux suffrages le 15 mars sous le slogan « Faire ensemble Strasbourg ».
 

 
Après avoir présenté l'ensemble de ses colistiers ce samedi, Catherine Trautmann détaillera le programme de la liste « Faire ensemble Strasbourg » (PS-PRG-Allons Enfants) en fin de semaine prochaine.
Le retour au premier plan de Catherine Trautmann a donné un sérieux coup de fouet à la campagne du PS, que les sondages plaçaient jusqu'alors à la cinquième place seulement avec un peu moins de 10 % des intentions de vote. À cinq semaines du premier tour des municipales, le changement de tête de liste au profit de « la reine Catherine », figure à l'indéniable notoriété, rebat les cartes.
Un équilibre soigné entre expérience et renouvellement

Mercredi donc, Mathieu Cahn, 44 ans, qui avait été initialement choisi par les militants pour conduire la liste du PS, cédait sa première place à l'ancienne maire (de 1989 à 1997 puis de 2000 à 2001) et ex-ministre de la Culture (de 1997 à 2000), 69 ans.
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Ce coup de tonnerre ayant sorti le PS de la pénombre, Catherine Trautmann en a profité pour présenter dès ce samedi, sous le soleil du parc du Heyritz , l'équipe qui l'accompagnera dans sa quatrième campagne municipale après celles de la victoire en 1989, de la confirmation en 1995 et de la chute en 2001. Le dévoilement du programme est prévu à la fin de la semaine prochaine.

Baptisée « Faire ensemble Strasbourg », « pour marquer notre volonté d'agir avec les habitants pour transformer la ville, réduire les fractures économiques, sociales et de mobilité ainsi que les risques climatiques, sanitaires et sécuritaires », résume Catherine Trautmann, la liste met en avant une volonté de renouvellement.

La liste conduite par Catherine Trautmann a été baptisée « Faire ensemble Strasbourg » pour « marquer la volonté d'agir avec les habitants pour transformer la ville ». Photo DNA /Jean-François BADIAS

La moyenne d'âge est de 46 ans, et sur les 65 « talents » sélectionnés pour « la richesse et la diversité de leurs engagements », 50 n'ont jamais été élus. La troisième position, derrière Catherine Trautmann et Mathieu Cahn, revient ainsi à une jeune femme de 27 ans, Céline Geissmann, vice-présidente du Mouvement européen Alsace.

Pour le reste, c'est un équilibre quasi parfait entre militants politiques - 32 socialistes sur 65, plus un représentant de chacune des formations alliées (Thibaut Vinci, président du Parti radical de gauche 67, 32e, et Roni Dogan du parti Allons Enfants, 38e) -- et membres de la « société civile ».
Sept adjoints sortantset de nombreux associatifs

La liste « Faire ensemble Strasbourg » rassemble « 65 talents » sélectionnés pour « la richesse et la diversité » de leurs engagements professionnels et associatifs. Tous les quartiers de Strasbourg sont représentés. Photo DNA /Jean-François BADIAS

« L'expérience » est incarnée par plusieurs élus sortants, en position éligible même en cas de défaite : outre Catherine Trautmann et Mathieu Cahn, figurent au casting les adjoints Serge Oehler, 4e, Anne-Pernelle Richardot, 5e, Françoise Bey, 9 e  et l'écologiste Éric Schultz, 10 e , les conseillers municipaux Caroline Barrière, 7 e , Maria-Fernanda Gabriel-Hanning, 11 e , Jean-Baptiste Mathieu , 14e, Michaël Schmidt, 16e. Les adjoints Luc Gillmann, 24e, et Annick Neff, 65e, et les conseillères Elisabeth Ramel, 23e, et Suzanne Kempf, 63e, y figurent également.

« La fraîcheur » viendra des nombreux « citoyens engagés », professionnellement ou par le biais d'associations, représentant tous les quartiers de la ville : l'on peut citer le fondateur de l'association sportive internationale Meinau Académie Salah Koussa (6e), le psychiatre responsable de la cellule d'urgence médico-psychologique du Grand Est Dominique Mastelli (8e), Christophe Neumann de l'association Nouvelle Ligne/NL Contest (12e), Delphine Bernard de la FCPE 67 (13e), Aurélie Jund de Cresus (15e), Liliah Sigwalt de Strasbourg Eaux Vives et MédiaDroit (17e), Malika Abdelaoui d'Elles Aussi, l'ancien directeur du centre social et culturel de la Robertsau Hakim Koraich (18e), le premier président du centre lesbien-gay-bi-trans-intersexe La Station Jean-Philippe Restoueix (26e), le président de l'association des résidents de Hautepierre Jonathan Saenger (36e) ou encore la présidente du CSC de Cronenbourg Marie-Louise Vernede (55e).

« Faire ensemble Strasbourg » est la deuxième équipe en lice à présenter une liste complète et ordonnancée, après celle conduite par la conseillère municipale sortante Jeanne Barseghian, sous la bannière « Strasbourg écologiste & citoyenne ». Le premier adjoint sortant Alain Fontanel, candidat soutenu par LaREM, a pour sa part dévoilé l'identité de ses 50 premiers colistiers, dans l'ordre.
Florian HABY (*) Mathieu Cahn a justifié son retrait par la crainte de voir sa campagne parasitée par sa qualité d'ex-président de la Maison des associations de Strasbourg, dont l'ex-directeur sera jugé le 17 mars pour harcèlement sexuel.

(*) Mathieu Cahn a justifié son retrait par la crainte de voir sa campagne parasitée par sa qualité d'ex-président de la Maison des associations de Strasbourg, dont l'ex-directeur sera jugé le 17 mars pour harcèlement sexuel.

 
 

 

Relancer le mouvement

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:40:20

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Relancer le mouvement

 
Environ 250 manifestants ont battu le pavé colmarien ce samedi. Des gilets jaunes, mais pas seulement. Photos DNA /Nicolas PINOT
C'est bien évidemment de « justice sociale et fiscale » qu'il s'agit. Mais pas seulement. En quatorze mois depuis le début du mouvement des gilets jaunes, des revendications nouvelles se sont invitées dans le débat porté par environ 250 manifestants (160 selon la police), ce samedi. Dont les retraites, comme le rappelle André, « pas gilet jaune mais ancien cheminot », qui a travaillé jusqu'à 65 ans. « C'était un choix, mais on ne peut pas obliger les gens à le faire. » Beaucoup de choses lui sont « insupportables : la dernière coquille de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, les oublis de l'ex-haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, le passif de son successeur... Et ce sont ceux-là qui veulent nous faire la morale ! »

Les déçus du macronisme sont tous là, unis « contre l'obstination du président. S'il avait un peu de sagesse, il reconnaîtrait que quelque chose ne va pas dans le pays ». On scande « Macron en prison », « Travaille, consomme et ferme ta gueule », on s'égosille contre les « violences policières ».
Des symboles visés

Sur le parcours, démarré devant le conseil départemental et achevé au pied de la collégiale Saint-Martin, certains symboles en ont pris pour leur grade : la permanence de la candidate aux élections, Stéphanie Villemin, soutenue par le parti présidentiel, a été recouverte d'affichettes, le Starbucks café inauguré la veille s'est retrouvé encerclé par des jeunes gens venus en découdre avec le grand capital. Un moment de tension où les policiers ont confiné les clients à l'intérieur en protégeant l'accès au commerce. « Starbucks paie tes impôts ! » crie la foule (lire ci-contre). Non loin de là, on a tenté de semer la pagaille au Monoprix.

Dans les troupes, quelques drapeaux alsaciens « rot un wiss » émergent. « L'identité alsacienne est trop laissée de côté, même par les gilets jaunes de la région », estime Christine, de Ferrette. « Mais il faut commencer par le plus important, c'est-à-dire les retraites. Je pense aussi à mon fils ! » Maurice, auto-entrepreneur dans la menuiserie, dénonce « des fins de mois trop difficiles. Les gens n'ont plus de sous et cela se répercute sur des activités comme la mienne. Je fais cela pour gagner ma croûte, pas pour être riche ». Denis, de Neuf-Brisach, est là « pour défendre la ligne Colmar-Freibourg. Je ne crois plus aux promesses. Mais on a bien réussi à rouvrir la ligne Cannes-Grasse... »

Conseiller régional à Neuf-Brisach, Christian Zimmermann est le seul élu présent. « En Alsace, il y a un mécontentement général concernant le Grand Est, les syndicats, les retraites, Stocamine... On ferme une perception à Neuf-Brisach, un hôpital dans le Sundgau, mais il reste toujours le même nombre d'élus et de sénateurs. On casse tout mais le mammouth institutionnel reste en place ! »

Après une prise de parole au centre-ville, au milieu des promeneurs, et un retour chaotique au calme, les troupes se sont dispersées en fin de journée. Quant aux plus fieffés des gilets jaunes, ils ont réinvesti l'endroit d'où tout est parti à Colmar, le rond-point de la statue de la Liberté.
Nicolas PINOT PLUS WEB Voir notre diaporama sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

© L'alsace, Dimanche le 09 Février 2020 Droits de reproduction et de diffusion réservés Télecharger la version PDF « Nous, élus, sommes en première ligne » Les lauréats du trophée des maires et les parlementaires lors de l'assemblée générale des maires

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 07:41:06

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« Nous, élus, sommes en première ligne »

 
Les lauréats du trophée des maires et les parlementaires lors de l'assemblée générale des maires du Haut-Rhin à Soultzmatt le 8 février 2020. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Pouvait-il en être autrement ? Organisée ce samedi matin à Soultzmatt-Wintzfelden, l'assemblée générale annuelle de l'Association des maires du Haut-Rhin s'est tenue sous le triple signe des élections municipales désormais toutes proches. Triple, car cette dernière AG de la mandature s'est déroulée en l'absence du préfet Laurent Touvet (désormais en période de réserve), mais dans un endroit inhabituellement festif pour pareil aréopage : on veut parler du cabaret du Paradis des sources, gracieusement prêté pour l'occasion. Triple, enfin, car sitôt la partie statutaire expédiée (les votes ont tous été unanimes et les comptes de l'association sont au beau fixe, merci pour elle), Me Matthieu Kluczynski, avocat au barreau de Paris, s'est installé au pupitre le temps d'un bref topo juridique judicieusement intitulé « Sécuriser la propagande électorale ».
Un topo juridique sur la « propagande électorale »

L'occasion de préciser (pour qui douterait encore que la France est un pays soigneusement administré), que la loi, entre autres choses, prohibe l'usage explicite des couleurs tricolores sur les affiches de campagne (hors emblèmes de partis) et qu'elle en fixe la taille maximale (594 x 841 mm), tout comme le grammage licite pour les bulletins de vote, lequel diffère - on ne plaisante pas -, entre les communes de moins de 1 000 habitants et les autres. « La présentation d'un bilan de l'équipe municipale sortante est autorisée, à condition qu'il soit strictement informatif, et non pas promotionnel, ni tourné de manière polémique », a encore précisé Me Kluczynski. On a aperçu quelques élus prendre des notes, preuve que ces rappels n'étaient pas vains.

Le dernier volet de l'AG, à la fois plus spontané et solennel - émouvant, même -, a donné lieu à une première : la remise de huit Trophées de l'engagement, à sept maires élus sans discontinuer depuis 37, 38, voire 41 ans (Jean-Paul Diringer, Soultzmatt-Wintzfelden ; André Linder, Wolschwiller ; Paul Sahm, Hindlingen ; Claude Walgenwitz, Kruth ; Bernard Ley, Ueberstrass ; Charles Thomas, Vogelgrun ; Bernard Fankhauser, Lucelle ; Jean-Marie Belliard, Sierentz), ainsi qu'à Bernard Sacquepée, maire de Wickerschwihr depuis 1989 « seulement », mais pilier infatigable et dévoué de l'association.

Ce compte rendu ne serait pas complet sans évoquer la minute de silence qui a ouvert l'AG, en mémoire d'André Bohrer, maire de Muespach-le-Haut décédé le 14 février 2019, et d'Alain Girny, président de Saint-Louis agglomération, disparu ce vendredi même ; sans citer, non plus, ces mots du président de l'association (et maire de Houssen) Christian Klinger : « Le décès du maire de Signes (Var), l'été dernier, a une nouvelle fois rappelé la difficulté de l'exercice de notre mission. Nous, élus, sommes en première ligne des revendications de nos administrés, de leurs attentes et de leurs souffrances aussi, parfois. Le maire est à la fois celui qui sanctionne et qui écoute, celui qui verbalise et celui qui rassure. » Chose que Jean-Paul Diringer avait lui aussi dite aussi, à sa façon, en ouvrant l'AG deux heures plus tôt, en tant que « puissance invitante » : « Le plus beau mandat de notre République, sa plus belle mission, c'est celle de maire. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Sommaire allégé en attendant la préfète

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:48:28

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Sommaire allégé en attendant la préfète

 
Les élus bas-rhinois devront se prononcer, ce lundi, sur la proposition d'adhésion du département au groupement européen de coopération territoriale (GECT) Eurodistrict Région Freiburg-Centre et Sud Alsace. Archives DNA /Jean-Christophe DORN
La séance plénière du conseil départemental du Bas-Rhin, qui se tiendra ce lundi après-midi à Strasbourg, aurait en grande partie dû être consacrée au rapport d'activités annuel du préfet Jean-Luc Marx. Il n'en sera rien, et le lecteur devine sans doute pourquoi : tout jeune retraité, l'intéressé vient de céder la place à Josiane Chevalier, ex-préfète de Corse... Et les élus bas-rhinois ont jugé de bon aloi de lui offrir un répit de deux mois, le temps pour elle de s'imprégner des dossiers locaux.
La CEA en arrière-plan

Une fois n'est pas coutume, c'est donc seulement courant avril que se tiendra le prochain « topo » préfectoral - quant à l'ordre du jour de ce lundi (car la plénière est cependant maintenue), il s'en trouve singulièrement allégé, avec sept rapports seulement, dont deux purement techniques. Mentionnons en revanche la convention de partenariat prévue avec le Club vosgien, dans le but de faciliter la « remontée » des tracés numériques des sentiers de randonnées : les prochaines mises à jour du Plan départemental des itinéraires de promenade et randonnées (PDIPR) n'en seront que plus aisées. Autre délibération notable : la proposition d'adhésion du département au groupement européen de coopération territoriale (GECT) Eurodistrict Région Freiburg-Centre et Sud Alsace. La collectivité européenne d'Alsace (CEA), qui doit succéder aux deux départements alsaciens le 1er janvier 2021, n'y est évidemment pas étrangère, l'idée sous-jacente étant ici de renforcer l'impact des politiques transfrontalières que mettra en oeuvre la nouvelle collectivité.

Plus brièvement, les élus bas-rhinois seront également appelés à se prononcer au sujet d'une Opération de revitalisation du territoire (ORT) au profit de la communauté de communes de Sélestat ; sur le rapprochement des offices HLM Sibar et Opus 67 (la loi faisant désormais obligation à tout office de logement social de détenir au moins 12 000 logements d'ici le 1er janvier prochain) ; ainsi, enfin, qu'à propos de deux conventions avec l'eurométropole de Strasbourg (EMS), afin de faciliter les échanges de données géographiques entre les deux collectivités.
E.D.

 

 
 

 

Pollution au lindane : « On ne lâchera pas »

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:31:15

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Wintzenheim Environnement
Pollution au lindane : « On ne lâchera pas »
L'association Tiefenbach environnement veut pousser les élus et les services de l'État à s'emparer du dossier d'extraction des résidus de lindane à Wintzenheim. À deux mois des municipales, c'est opportun...

 
Le centre Théodore-Monod de Colmar accueillait, vendredi soir, la conférence de Claude Muller consacrée à la problématique de la pollution au lindane qui concerne la commune de Wintzenheim, notamment.
Le centre Théodore-Monod a fait le plein vendredi soir pour la conférence de Claude Muller, directeur du projet de dépollution du site de Huningue. Pollution aux résidus de lindane, pesticide également présent dans le sous-sol de Wintzenheim. Raison pour laquelle l'association Tiefenbach Environnement (ATE), qui se bat depuis l'an dernier pour l'extraction des quelque 750 tonnes de déchets de lindane situées à proximité du ban colmarien, avait invité ce conférencier.
Contraintes techniqueset financières

De façon extrêmement détaillée et pertinente, Claude Muller a su expliquer les objectifs de ce chantier titanesque qui a duré près de 8 ans, de 2012 à fin 2019. Sur un terrain de 55 000 m², la société Novartis, propriétaire du site, a extrait quelque 445 000 m³ de terre polluée soit 800 000 tonnes.

L'usine Ugine Kuhlmann à Huningue au début des années 1970, avec ses dépôts de lindane à l'air libre au bord du Rhin. Photo archives DNA

L'endroit, au bord du Rhin, à proximité de la Suisse et de l'Allemagne, est désormais propre et pourrait potentiellement accueillir « une résidence avec un jardin potager ». Une façon, pour Claude Muller, de montrer que l'entreprise pharmaceutique avait placé la barre très haut mais elle en a payé le prix : 300 millions de francs suisses ont été investis dans ce projet.

Le conférencier a détaillé les contraintes techniques et financières (volatilité des résidus de lindane, gestion des émissions de poussières, évacuation des déchets, notamment par barges, nécessité de placer sous tente l'ensemble du site à dépolluer, etc.) auxquelles les opérateurs ont été confrontés durant ce chantier qui, au départ, était prévu sur un an.

Le débat qui a suivi s'est focalisé sur le site de Wintzenheim et a permis à certains candidats aux municipales de s'exprimer. Serge Nicole, maire de Wintzenheim, a de nouveau réaffirmé son souhait de voir ce terrain débarrassé du polluant. « Mais c'est bien à l'État de prendre ses responsabilités. Il est hors de question de faire payer les contribuables de notre commune ». Frédéric Hilbert, candidat à Colmar, plaide pour une démarche collective des élus afin de faire avancer ce dossier. « Les risques sont bien là. On cherchera les financements après. »

Le conférencier Claude Muller a expliqué les objectifs du chantier titanesque de dépollution du site de Huningue qui a duré près de 8 ans, de 2012 à fin 2019. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
30 à 35 millions d'euros ?

Justement, le coût de ce chantier, évalué selon Claude Muller à « 30 à 35 millions d'euros », est un frein selon Gilbert Meyer, absent vendredi, mais présent via un courrier adressé deux jours auparavant à ATE. Le maire de Colmar annonce vouloir inscrire le projet de dépollution du site de Wintzenheim dans le prochain contrat de Plan Etat-Région 2021/27 qui sera signé en fin d'année.

Annonce opportune en pleine campagne électorale ? Son adversaire, Eric Straumann, estime qu'il s'agit « d'une solution techniquement envisageable ». « Encore faut-il connaître le montant de l'enveloppe financière globale. Le député pense qu'il est « déplorable que les collectivités et donc le contribuable soit obligé de payer » les errements d'une société privée, PCUK (produits chimiques Ugine Kuhlmann), mise en liquidation judiciaire au mitan des années 90.
« Pas le droit d'empoisonner les générations futures »

Pour ATE, cette conférence s'ajoute à de nombreuses autres initiatives (distribution de flyers, débat sur la thématique de l'artificialisation des terres...) organisées depuis sa récente création. Sur le dossier précis du lindane, le président, Jean-Paul Roth, a bien souligné qu'ATE ne « lâcherait jamais » ce dossier. « Nous n'avons pas le droit d'empoisonner les générations futures, surtout pour des raisons purement mercantiles. »
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Bonfol : l'ancienne décharge polémique doit devenir un site écotouristique

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:43:43

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Bonfol : l'ancienne décharge polémique doit devenir un site écotouristique

 
Voici la version finale du projet de land art comprenant l'ensemble architectural et forestier Botta, dévoilé par la fondation Mémoire, art et forêt Bonfol. DR
C'est un projet d'envergure, quatre ans après le nettoyage complet de l'ancienne décharge de Bonfol, dans le Jura suisse. La fondation Mémoire, art et forêt Bonfol a dévoilé il y a quelques jours la version finale du projet de land art comprenant le projet architectural et forestier Botta, réalisé en collaboration avec Biotec, bureau d'études en génie de l'environnement basé à Delémont.
Transformer le lieuen site écotouristique régional majeur

Ce projet va changer radicalement le site de l'ancienne décharge de la société BCI (Basler Chemische Industrie) à Bonfol. L'objectif est, bien entendu, de le transformer en site écotouristique régional majeur.

Car cette création architecturale et paysagère unique devrait permettre de créer diverses offres concrètes et générer une plus-value économique pour l'ensemble de la région.

Le projet architectural a été évalué à quelque 5 millions de francs suisses (4,67 MEUR) et la partie dédiée au tourisme atteint près de 1,2 million de francs (1,12 MEUR). Le développement touristique a été imaginé de manière à couvrir les coûts d'entretien et assurer la pérennité du projet. Les retombées économiques globales sont évaluées à 1,52 million de francs suisses (1,42 MEUR).
Un architecte d'envergure

Mario Botta, architecte suisse de renommée internationale, a accepté de prendre le site en main. Il a imaginé que le visiteur pourra prendre de la hauteur en se promenant sur le mur et en gravissant une tour de 40 m de haut.

Le message sera fort : sur un ancien site de décharge industrielle, qui a, dans le passé, fait couler beaucoup d'encre, le visiteur sera invité à agir pour la planète et éviter de renouveler les erreurs d'hier en contemplant « la beauté nouvelle retrouvée ».
Un nouveau conceptde tourisme de mémoire

Le lieu s'inscrit dans un « tourisme de mémoire » d'un nouveau genre, puisqu'il aborde les concepts écologiques et industriels, « décharge versus upcycling » en mémoire à l'assainissement exemplaire du site de l'ancienne décharge.

Il devrait drainer des visiteurs bien au-delà de la Suisse, puisque Bonfol est situé à un carrefour transfrontalier entre la France et la Suisse, au carrefour des bassins-versants Rhin-Rhône.

Autre argument avancé par les membres de la fondation : l'ex-décharge va devenir « un lieu de ressourcement, une ode à la nature et à sa diversité pour le tourisme de nature ».

Et Bonfol, le village, devrait bénéficier de la mise en valeur touristique : la décharge a fait oublier que le territoire est riche en argile, avec un musée de la poterie.

Deux structures travaillent sur le projet : la fondation Mémoire, art et forêt Bonfol, porteur principal, qui cherche les fonds et pilote l'ensemble. Et l'association Escale Bonfol, composée de citoyens de Bonfol et environs, qui exploite les nouvelles activités touristiques réalisées. À terme, idéalement localisée à la gare, elle sera la porte d'entrée pour les visiteurs.
Fin 2021 pour les travaux d'aménagement du mur

À proprement parler, la dernière mouture du projet a été lancée en novembre. Après la publication du permis de construire et la soumission à enquête publique ce premier semestre 2020, les travaux pourraient commencer en octobre. Les travaux d'aménagement du mur seraient terminés fin 2021.

Reste à trouver les financements adéquats. La fondation, qui compte, parmi ses douze membres, Jean-Rodolphe Frisch, maire de Pfetterhouse, côté français, mais aussi Felicitas Holzgang, la potière de Bonfol, ou encore Gabriella Matéfi, vice-présidente, qui est également présidente de la cour d'appel du canton de Bâle, va s'y atteler.

Mario Botta, l'architecte, a dessiné sur le site une tour, alliée au mur existant et à l'espace reboisé.

Le pied de la tour a été repensé pour offrir des espaces multifonctionnels. Le coeur de la tour est ouvert et permet une perspective de 40 m. Le visiteur peut se projeter pour voir ce qu'il doit gravir pour atteindre le sommet.
Une partie payante dans la tour

Sur le mur, la balade à 12 mètres de haut offrira un balcon privilégié sur la forêt et les jardins. Cette partie sera accessible au plus grand nombre et aux personnes à mobilité réduite grâce à un ascenseur.

Le portique, payant, placé au 4e étage de la tour, permettra de gravir le reste des étages et atteindre le sommet. Une fois redescendu, le visiteur sera invité à profiter des espaces boisés.

Des expériences touristiques insolites seront proposées comme l'arrivée sur le site en vélo-rail, des hébergements insolites, des visites guidées et une coopération avec le Musée de la poterie, des balades spécifiques au coeur de l'arboretum, des liaisons avec les sentiers existants que sont les balades des étangs et le sentier du KM zéro.

Une biennale de land art devrait également voir le jour : le site veut devenir une véritable résidence d'artistes pour des oeuvres originales créées in situ et pour la structure, en prise directe avec la nature environnante et le public.

 

 
 

 

Rosenau pour montrer la voie au sein de SLA ?

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:55:56

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Rosenau pour montrer la voie au sein de SLA ?
 

 
En route pour le troisième coeur ? D'ici trois ans ? « Pour aller plus loin, estime Thierry Litzler, il faudra compléter les investissements. Notamment dans les mobilités douces. » Pour Séverine Malric, il faudra aussi faire plus en matière de prévention. « Notre association accompagnera Rosenau dans ce travail, nous avons les outils pour », estime-t-elle. Et de souligner : « Rosenau, commune pionnière dans le département, peut aussi jouer un rôle fédérateur, notamment au niveau de l'agglomération. L'idée, c'est de créer un axe de travail à l'échelon intercommunal. Cela paraît sensé que tous ces efforts ne s'arrêtent pas à l'entrée et à la sortie de la commune. »

 

 
 

 

Des élus toujours aussi friands de grandes zones commerciales

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 07:34:07

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Des élus toujours aussi friands de grandes zones commerciales
 

 
La zone commerciale de Mundolsheim, dans l'eurométropole de Strasbourg, est l'un des pôles en cours d'extension. Photo DNA /Laurent RÉA
En matière d'urbanisme commercial, les élus en général, les maires en particulier, ont un immense pouvoir. Ils le doivent à la loi de modernisation de l'économie adoptée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy (lire par ailleurs). Logiquement, les intéressés ne se privent pas pour user de cette prérogative dans laquelle ils voient une occasion de créer des emplois.

Certes, les centres-villes affichent en Alsace un taux de vacance souvent inférieur à la moyenne nationale. Il est ainsi de 4,9 % à Strasbourg, 7 % à Colmar et 8 % à Mulhouse. Depuis 2011, plus de 30 000 m² supplémentaires ont tout de même été accordés en Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) à Colmar quand, à Strasbourg, 9 000 m² de grandes et moyennes surfaces (GMS) sortaient de terre sur la seule commune de Geispolsheim dans une eurométropole qui comptait, en 2016, 466 000 m² de GMS (+ de 300 m²) répartis sur 287 établissements.
Projet de villagede marques abandonnéà Dambach-la-Ville

« L'Alsace est déjà largement équipée et ça continue, notamment dans le Bas-Rhin avec de très gros projets à Sélestat (10 000 m²), à Vendenheim (plus de 30 000 m² supplémentaires), des autorisations en cours à la Vigie », note Jean-Pierre Issenhuth, président du groupement des commerçants du Bas-Rhin, heureux que le projet de village de marques, sur le modèle de Roppenheim, a été abandonné à Dambach-la-Ville. « Le paradoxe est que tout le monde veut un centre-ville dynamique mais lâche des mètres carrés de surface en périphérie. Ça va s'arrêter un jour », prédit Jean-Pierre Issenuhth qui regrette « l'approche technique en CDAC, paradoxale tant, vraiment, le sujet est complexe entre des enjeux locaux et la pression des grosses structures nationales ou internationales ».

« La Chambre de consommation d'Alsace essaie de résister aux villages de marques au milieu de surfaces agricoles car on a besoin de produire en Alsace et pas seulement de vendre », indique Fritz Fernandez, responsable éco consommation à la CCA, également opposé aux « parcs d'attractions commerciaux ». « Car au final, c'est toujours l'usager et les citoyens qui payent. Si c'est un fiasco, c'est la collectivité qui devra assumer. »
« Des friches commercialessont inéluctables »

« On atteint la limite de ce qu'on peut créer de manière raisonnable en matière commerciale », estime Nadine Cros, responsable du secteur commerce à la CCI à Colmar. Et d'ajouter : « Peut-être est-on au bout d'un système ? Le commerce est un secteur où il faut toujours se renouveler et qui se transforme en permanence parce que les habitudes des clients changent aussi. La conséquence est que si les équipements continuent de croître, des friches commerciales sont inéluctables. Dans certains territoires, on commence déjà à l'entrevoir », assure Nadine Cros.

Un point de vue que partage Jean-Pierre Issenhuth : « Il y a déjà des friches commerciales, pas encore trop en Alsace mais cela viendra », assure le président du groupement des commerçants du Bas-Rhin. « Le risque de friche commerciale est d'autant plus réel qu'il y a une inflation de l'immobilier commercial » analyse Fritz Fernandez. « On voit déjà de très grandes surfaces qui ont du mal à fonctionner. L'avenir est beaucoup plus dans les surfaces moyennes », note Raymond Haeffner. Le vice-président de la CCA, représentant des consommateurs à la CDAC du Bas-Rhin, note l'efficacité du lobbying des enseignes auprès des élus. « Cinq ou six magasins Lidl viennent de s'installer dans le Bas-Rhin au cours des derniers mois. L'argument pour convaincre les élus est : "Je crée 10, 15 ou 25 emplois." Difficile pour un maire d'aller contre car le risque est que l'enseigne parte s'installer à côté. Mais il faut se méfier des mirages », avertit Raymond Haeffner. « Les élus oublient quand même que tout développement commercial se fait au détriment de quelqu'un d'autre », ajoute Fritz Fernandez.
Textes : Laurent BODIN LIRE Aussi en page 38.

 

 
 

 

Depuis 2008, un rapport de forces déséquilibré en CDAC

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:47:26

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Depuis 2008, un rapport de forces déséquilibré en CDAC

 
La loi de modernisation de l'économie votée en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, marque un tournant en matière d'urbanisme commercial. Cette loi a en effet donné le pouvoir aux élus. Jusqu'alors, les autorisations d'implantations ou d'installation étaient délivrées par la CDEC (Commission départementale d'équipement commercial). Sa composition (commune concernée, communauté de communes, commune la plus peuplée, Chambre de commerce et d'industrie, Chambre de métiers et consommateurs) obligeait à trouver un équilibre. Jusqu'en 2008 où la CDEC, qui comptait donc six membres, a été remplacée par la CDAC (Commission départementale d'aménagement commercial). Y siègent désormais huit membres, dont cinq représentant les collectivités (commune concernée, communauté de communes, commune la plus peuplée, conseil départemental et Schéma de cohésion territoriale) auxquels s'ajoutent trois membres qualifiés nommés par le préfet dans les domaines de la consommation, du développement durable et de l'aménagement du territoire. La philosophie a également changé. Les CDAC n'examinent plus la viabilité économique du projet, considérant que c'est l'affaire de l'investisseur.

« Les consommateurs ont énormément perdu en pouvoir », regrette Fritz Fernandez, responsable éco-consommation à la Chambre de consommation d'Alsace. « À l'époque, on pouvait peser dans un sens ou un autre. La parité faisait qu'il y avait un vrai dialogue entre les collectivités, les chambres consulaires et les consommateurs. Ce n'est plus du tout le cas maintenant avec des CDAC où les élus sont majoritaires. Nous sommes en droit uniquement de nous exprimer sur ce qui touche au confort du consommateur, éventuellement les conditions d'accessibilité », relève Fritz Fernandez. « La CCI n'a qu'un rôle d'apporteur d'informations », résume pour sa part Nadine Cros, responsable secteur commerce à la CCI à Colmar.

 

 
 

 

À Cernay, périphérie et centre-ville font commerce ensemble

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 07:36:01

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À Cernay, périphérie et centre-ville font commerce ensemble
 

 
Une commerçante de centre-ville qui confie que le patron de l'hypermarché situé en périphérie a renoncé à commercialiser une marque pour ne pas lui faire de concurrence ; le même patron de quatre enseignes Leclerc pesant 450 salariés qui souhaite que le président de l'association des commerçants soit présent à un entretien avec un journaliste ; une boulangerie, un opticien et un magasin de chaussures faisant le choix de se dédoubler quand tant d'autres auraient délaissé le centre-ville... Cernay n'est pas un cas unique en Alsace mais reste atypique dans un monde qui a tendance à opposer commerce de centre-ville et de périphérie.
« On est plus fort ensemble »

Ce fut longtemps le cas à Cernay aussi. Jusqu'à l'arrivée en 2013 d'Alain Dereux à la présidence de l'association des commerçants. Compagnon d'une commerçante de centre-ville, ce retraité actif, ancien directeur du développement à la CCI, a relevé le défi de fédérer l'ensemble des commerçants de Cernay sur un projet. « Il fallait cesser d'avoir une vision réductrice avec une association de 30 membres, essentiellement situés autour de la place de l'Église, versant 5 EUR de cotisation pour deux ans. J'ai fait passer le comité de trois à dix membres. On a ouvert géographiquement l'association aux communes limitrophes et on a souhaité rassembler tous les commerçants, y compris, donc, ceux de la zone de La Croisière, mais aussi les artisans et prestataires de services. Les Vitrines de Cernay sont passés de 30 à 110 membres. »

Aussi, Alain Dereux a décidé de s'ouvrir à la grande distribution, alors même qu'elle apparaissait à certains comme un concurrent. « Parce que j'ai toujours considéré que l'on est plus fort ensemble, je suis allé voir Philippe Cuntzmann, l'ancien président du Leclerc, locomotive du pôle de La Croisière. Il m'a dit : "Ça fait plaisir de vous voir, mais j'ai l'impression qu'on me hait dans le centre-ville." » Or, pour Philippe Cuntzmann et son fils Vincent, désormais à la tête du Leclerc, la concurrence ne se trouve pas au centre-ville de Cernay, mais plutôt du côté de Cora Dornach, d'autant plus depuis l'installation d'Ikea.

Ainsi, Alain Dereux, véritable manager bénévole du commerce, a fait entrer Philippe Cuntzmann au comité il y a trois ans, « à l'unanimité moins une abstention ». Et la grande enseigne cernéenne sert parfois désormais de vitrine aux commerçants du centre-ville. « Il y a un totem dans la galerie commerciale qui évoque les Vitrines, des panneaux de 4 mètres par 3 qui rappellent que le commerce ne s'arrête pas à La Croisière. À Noël 2018, on a même mis en place un petit train pour amener les clients de La Croisière au centre-ville. »

Cependant, Alain Dereux est conscient d'avoir des détracteurs quand il affirme que « Leclerc participe à l'attractivité de tout le territoire, y compris le centre-ville de Cernay ».

Mais en intégrant les magasins Leclerc ainsi que les Halles de Cernay, Alain Dereux a aussi accru les rentrées financières de l'association. Les cotisations, fixées selon les effectifs, oscillent de 100 EUR à 3 600 EUR pour un budget global de 60 000 EUR, abondé par la ville de Cernay à hauteur d'une subvention de 8 000 EUR, sans compter les aides indirectes comme la mobilisation des services municipaux lors des événements.
Maison médicale : Michel Sordi a dit non

La ville de Cernay est le troisième acteur essentiel de la pièce. Et si le maire n'a pas tous les pouvoirs, il en a beaucoup. Philippe Cuntzmann a été un investisseur avisé, mais il n'aurait pas pu développer la zone de La Croisière sans le soutien de Michel Sordi qui, depuis son arrivée dans le fauteuil de maire en 1995, a fait du développement économique sa priorité.

Michel Sordi et Philippe Cuntzmann sont deux hommes qui se connaissent très bien. Il n'empêche que les deux hommes ne sont pas toujours d'accord. Ainsi l'édile a-t-il mis son veto au projet de cabinet médical qu'envisageait de créer Philippe Cuntzmann au moment de la révision du plan local d'urbanisme. « Les médecins généralistes doivent rester en ville », a tranché le maire, ajoutant que « quand les terrains sont classés en zone commerciale, je dis à Philippe et Vincent Cuntzmann que je veux être associé et que les projets doivent tenir compte de la concurrence et des commerces de centre-ville. La discussion est saine », indique le maire.

« Michel Sordi a tout de suite compris le risque d'une maison médicalisée à La Croisière », assure Alain Dereux qui soutient le projet de multiplexe cinéma, additionné à un hôtel. « Nous avons un accord avec Philippe et Vincent Cuntzmann : dès qu'ils font quelque chose, on en parle. Ma priorité c'est le centre-ville car La Croisière n'a pas besoin de moi pour se développer. Avec la mairie, on travaille main dans la main. Le jour où Cernay changera de maire, je m'arrangerai pour être en réflexion économique de la même manière qu'avec Michel Sordi », souligne Alain Dereux.
6 % de friches commerciales en centre-ville

Du côté du centre-ville, le nombre de friches commerciales a baissé de 50 % ; elles représentent 6 % sur une centaine de commerces contre 12 % au niveau national. « L'urbanisme, avec des locaux de 40 m² sans réserve, nous complique la tâche. On a mis en place une bourse des locaux disponibles », indique le président des Vitrines de Cernay.

Une agence d'intérim a devancé tout le monde pour s'installer dans les locaux de 80 m² au rez-de-chaussée de l'ancien presbytère transformé en résidence pour personnes âgées. Alain Dereux, Michel Sordi et nombre d'habitants du centre-ville auraient préféré un commerce classique. « On ne décide pas de tout », résume le maire de Cernay.
Un dossier de Laurent BODIN LIRE Aussi en page 40 Plus WEB Le dossier en grand format et notre vidéo sur le marché hebdomadaire sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Horbourg-Wihr, trop attractive ?

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 07:36:59

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Horbourg-Wihr, trop attractive ?
 

 
Des maisons récemment construites dans les nouveaux quartiers. La densité des constructions est plus élevée qu'auparavant. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
De 5 473 habitants en 2014, Horbourg-Wihr est passée à plus de 6 500 habitants en 2020. Un dynamisme démographique favorisé par la frénésie de constructions qui a secoué la commune ces dernières années. Et encouragé par l'ancienne municipalité, menée par Robert Blatz, désireuse de répondre à la forte demande en logements, d'autant plus forte que les projets de lotissements ont été longtemps freinés par les contraintes du PPRI (plan de prévention des risques d'inondation), puis par la transformation du POS en PLU (plan local d'urbanisme).

Depuis une dizaine d'années, les maisons individuelles et petits collectifs sortent de terre dans les zones du Schlossfeld, du Kreutzfeld mais aussi dans d'autres quartiers comportant encore des dents creuses.

Pour le maire actuel, Philippe Rogala, « on subit la forte attractivité de Horbourg-Wihr. Mais nous ne pouvons pas accueillir tous ceux qui le demandent. J'ai 200 dossiers de demandes de logements sociaux. » Parmi les nouveaux habitants, 48 % viennent de Colmar, le reste « ce sont des gens des villages de la plaine, qui, en prenant de l'âge, veulent se rapprocher des services (médicaux, commerciaux), de Colmar et bénéficier des transports en commun. À Andolsheim, par exemple, il n'y a pas de médecin » relève le maire. Résultat, depuis 2011, Horbourg-Wihr gagne en moyenne 157 habitants par an.

Conséquence de l'attractivité de Horbourg-Wihr : la circulation des voitures est de plus en plus dense dans la Grand-rue, qui est aussi un axe de transit important en étant la principale entrée est dans l'agglomération colmarienne. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
« Il faut limiter l'étalement urbain pour économiserles terres agricoles »

« Maintenant, il faut faire une pause et digérer cette urbanisation qui a été trop rapide, car trop de zones ont été ouvertes à la construction en même temps » commente Philippe Rogala, qui tenait déjà le même discours quand il était dans l'opposition de 2008 à 2014. Lui n'ouvrira pas de nouvelles zones à la construction, affirme-t-il. Pas plus que le candidat qui se présente en face de lui, Thierry Stoebner. « Il faut limiter l'étalement urbain pour économiser les terres agricoles. Et construire dans les dents creuses, qui sont nombreuses à Horbourg-Wihr. L'une des avancées du PLU est que les constructions actuelles sont plus denses qu'auparavant », constate Daniel Reininger, président d'Alsace Nature.

Car l'augmentation de la population entraîne aussi une nécessaire adaptation des infrastructures, notamment les écoles et le périscolaire. Un projet est sur les rails pour transformer l'école des Oliviers, à Wihr, en groupe scolaire avec la construction d'une maternelle et d'un périscolaire, annexe de Planète Récré, qui commence à saturer pour la cantine de midi. « Les petits Wihriens sont obligés de venir jusqu'à l'école Paul-Fuchs pour le déjeuner », déplore le maire.

Thierry Stoebner relève aussi la saturation du complexe sportif, la salle Kastler, « construite il y a 40 ans quand on n'était que 4 000 habitants. Certains clubs sont obligés de s'entraîner à Colmar », constate-t-il. Si la capacité des écoles est suffisante à ce jour, « ce ne sera plus le cas si on gagne encore 1 000 habitants », note le candidat.

Cependant, la commune ne peut pas non plus arrêter net toute construction, car elle doit atteindre, chaque année, des objectifs en termes de logements sociaux, pour espérer un jour atteindre les 20 % requis par la loi dans toute commune de 3 500 habitants, située dans une agglomération de plus de 50 000 habitants.

Même si l'évolution a été rapide ces dernières années pour rattraper son important retard, la commune n'est toujours qu'à 10,53 % en 2020, contre 5,24 % en 2014. Le PLU impose que chaque nouveau collectif comprenne au moins 25 % de logements sociaux, mais cela ne suffit pas.

« Il y a des besoins au sein de la commune du côté des jeunes et des personnes âgées », plaide Philippe Rogala, qui insiste sur le respect de la mixité sociale. Des programmes de logements sociaux ont été initiés par Habitats de Haute-Alsace proposant l'accession à la propriété.
Valérie FREUND

 

 
 

 

Maîtriser la zone économique

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 07:37:47

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Maîtriser la zone économique

 
La construction de la nouvelle concession Toyota dans la zone artisanale de Horbourg-Wihr. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
L'attractivité de Horbourg-Wihr ne se dément pas non plus au niveau économique. L'ouverture du Brico Leclerc en 2017 et celle de la concession Toyota (prévue à l'été 2020) à la sortie est de la commune ont dynamisé cette zonedésormais très recherchéepar les investisseurs. Les implantations en cours se concentrent actuellement sur la zone d'activités développée par Colmar Agglomération derrière Brico Leclerc et McDonald's. « En 2014, cette zone communautaire ne fonctionnait pas car il y avait des problèmes fonciers, qui sont aujourd'hui réglés », souligne le maire. Plusieurs entreprises y sont désormais installées comme le couvreur Gasmi (qui allait quitter la commune pour le Bas-Rhin), la société de transport TES, ou encore l'agence de communication Meosis et d'autres. Philippe Rogala estime que ces dernières années, environ 200 emplois ont été créés dans la commune de manière directe ou indirecte. « Il faut privilégier les services qui créent beaucoup d'emplois sur peu de surface », estime le maire qui aimerait aussi développer un espace de coworking dans la commune. « Je reçois beaucoup de demandes. » Le candidat Thierry Stoebner veut également mettre l'accent sur le ratio nombre d'emplois par m². « Il faut privilégier les petites structures avec des activités non délocalisables et se méfier des grands groupes. »
« Il faut favoriserles stationnementspartagés entre plusieurs entreprises »

Le président d'Alsace Nature, Daniel Reininger, met en garde contre le gaspillage de terre pour créer des parkings dans les zones économiques. « Il faut favoriser les stationnements partagés entre plusieurs entreprises, mais aussi les parkings en silo ou sur les toits, même s'ils sont plus chers à réaliser. » La transformation des friches (comme l'ancien Match devenu Brico Leclerc, l'ancien Maxit accueillant plusieurs enseignes commerciales, la Semat transformée en zone artisanale ou les bâtiments Alfred Muller en locaux d'activité), sont des opérations plutôt vertueuses d'un point de vue environnemental, dans le sens où elles n'ont pas consommé de nouvelles terres agricoles. Reste à s'interroger sur le devenir des terrains où se trouvent les gilets jaunes à proximité du rond-point d'Andolsheim. Colmar Agglomération a commencé à acheter quelques parcelles.
V.F.

 

 
 

 

Inondations et archéologie ne découragent pas

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:42:31

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Inondations et archéologie ne découragent pas

 
Des promeneurs sur le chemin de la digue de Horbourg-Wihr et les habitations tout proches. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Longée par l'Ill, Horbourg-Wihr est doublement menacée par les eaux : tout un quartier du sud de la commune est situé en zone inondable par rupture de digue, et quasiment toute la commune est sous la menace d'une remontée de la nappe phréatique en cas de fortes pluies.

Au début des années 90, un gros projet d'implantation d'une zone commerciale avec un Mammouth et un Leclerc, initié par le maire Gérard Jauss, sur les terrains agricoles situés au sud de la commune, entre la digue et la forêt du Neuland, une zone particulièrement à risque, a déclenché une véritable prise de conscience. En 1992, une poignée de citoyens a créé l'Association de protection des berges de l'Ill (APILL) et s'est lancée dans la bataille pour faire classer ces terres en zone naturelle d'épandage de cru. Le classement a été confirmé en 1996 par le Conseil d'État. « Si l'Ill déborde, elle peut se déverser sur la rive droite, au sud de la commune, où la digue est plus basse, et ainsi épargner la commune, protégée par une digue plus haute et plus large » explique Marc Kauffmann, ancien membre d'APILL et élu d'opposition de 1995 à 2001. En cas de crue de l'Ill, cette zone peut contenir jusqu'à 1,5 million de m³ d'eau.

Le classement n'a pas empêché le maire de l'époque, Robert Blatz, de faire construire la déchetterie intercommunautaire, sur pilotis, dans cette zone devenue inconstructible. « Il voulait rapprocher la déchetterie des habitants. Résultat, depuis que le pont des Américains est fermé à la circulation, les gens doivent faire un détour de plusieurs kilomètres pour y accéder », commente Marc Kauffmann.
« Des vestiges ont été certainement détruits »

L'association s'est aussi battue pour faire respecter une zone non-constructible de 300 m le long de la digue, côté commune. « Finalement, c'est une bande de 150 m qui a été inscrite au PLU », relève-t-il. Des maisons étaient déjà construites dans cette zone des 150 m, rue de l'Ill, mais toute nouvelle construction est désormais impossible.

Inondable, la commune l'est devenue à la fin de l'Antiquité. « C'était une grande ville romaine, la ville centre du Centre Alsace » relève Matthieu Fuchs, président d'Archéologie Alsace. Puis, en raison de changements climatiques, elle s'est déplacée à Colmar, qui est légèrement plus élevée et Horbourg-Wihr est devenu un village enserré dans un marécage. » « Les vestiges de l'époque romaine sont bien enfouis sous le limon, qui peut atteindre deux mètres de hauteur. » Dans les années 60 et 70, quand les premiers lotissements ont poussé, il n'y avait pas de suivi archéologique. « Des vestiges ont été certainement détruits. » Mais désormais la DRAC exige la réalisation de sondages archéologiques avant de lotir.

En 2008 et 2012, deux fouilles spectaculaires ont été menées au Kreutzfeld où s'est construit un lotissement en deux tranches. « Un quartier inédit a été mis au jour. » Coûteuses, en temps et en argent, ces contraintes archéologiques pourraient décourager les promoteurs. « Cela les interroge, mais les terrains étant chers et la commune recherchée, les promoteurs intègrent le risque dans leurs coûts. Et il existe des solutions techniques. »
V.F.

 

 
 

 

Un complexe commercial et de loisirs de 450M EUR à Saint-Louis

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 07:41:58

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Un complexe commercial et de loisirs de 450M EUR à Saint-Louis
 

 
Les promoteurs du projet commercial et de loisirs de la zone des « 3 Pays » à Saint-Louis espèrent ouvrir en 2025. Illustration MIR IMAGE
Ce n'est encore qu'un terrain vague entre la voie ferrée à l'est et l'autoroute A35 qui longe l'EuroAirport à l'ouest. Mais demain, ce sera la vitrine de Saint-Louis et des Trois Frontières. Dans le cadre du gigantesque projet Euro3Lys, représentant un investissement supérieur à 1,5 milliard d'euros, devant accueillir des entreprises comme des logements, des activités commerciales comme de loisirs, le projet de parc commercial des « 3 Pays » en gagé par le géant Unibail-Rodamco-Westfield est le plus avancé.

Centre commercial mais aussi de loisirs, culturel, associatif et même sportif dans un décor futuriste autour d'un parc rappelant la Petite Camargue, voilà le projet qui entrera dans sa phase active en 2020 avec le dépôt des dossiers d'autorisation dans l'optique d'aboutir à une ouverture au plus tôt en 2025. Sur une surface qui ne pourra pas dépasser 60 000 m², ce sont 85 000 m² de surfaces locatives qui sont prévus dans ce projet qui doit permettre à Saint-Louis de ne plus apparaître simplement comme une banlieue de Bâle mais un pôle d'attractivité globale, vivant 24 heures sur 24. « Ce n'est pas un projet qui a été conçu pour faire venir la clientèle de Mulhouse mais bien de donner envie aux Suisses et aux Allemands de venir à Saint-Louis », indique un acteur du projet qui rappelle que « Saint-Louis a beaucoup de mal à fixer les flux. C'est principalement une ville de transit, ce qui fait qu'elle n'a que les inconvénients et très peu d'avantages. Aujourd'hui, très peu de Suisses et d'Allemands viennent faire leurs courses en France ou viennent pratiquer des activités culturelles, faute de structures adéquates. »
1500 emplois promis

Ce projet, qui s'inscrit donc dans la globalité du programme Euro3Lys, devrait bénéficier de la prolongation de la ligne de tramway qui dessert le centre de Bâle jusqu'à Saint-Louis et demain jusqu'au pôle commercial des « 3 Pays ». « C'est une condition indispensable pour les promoteurs », ajoute une source proche du dossier selon qui « les commerçants du centre-ville de Saint-Louis ont compris qu'ils profiteront aussi de l'attractivité de ce nouveau parc ».

Unibail-Rodamco-Westfield va investir 450 millions d'euros dans ce projet qui, selon ses promoteurs, devrait permettre de créer 1500 emplois, « réduira d'autant la dépendance de Saint-Louis et du sud Alsace vis-à-vis de la Suisse et de l'Allemagne en matière d'emploi ».

 

 
 

 

Vraiment une « bonne nouvelle » ?

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:32:34

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Vraiment une « bonne nouvelle » ?

L'ouverture du Starbucks Coffee à Colmar arrive-t-elle au bon moment pour la majorité ? Alors que l'enseigne américaine complète son offre alsacienne (la franchise est déjà présente à Mulhouse et Strasbourg), le microcosme colmarien commente à n'en plus finir l'arrivée de la chaîne fondée au début des années 70. Les opposants à la municipalité actuelle critique une énième enseigne qui n'a rien de locale et uniformise encore plus le centre-ville commercial de Colmar. Ils pointent du doigt cette volonté manifeste d'attirer des commerces qui ne satisferont en grande partie que les touristes. Yves Hemedinger et consorts estiment en revanche qu'il s'agit d'une « bonne nouvelle » pour la ville, « son attractivité et son rayonnement ». Comme l'adjointe Cécile Striebig-Thévenin, il met en avant la création de 25 emplois et relève que Starbucks va satisfaire « la jeunesse ». Jeunesse dorée on suppose, vu les prix pratiqués par la boutique.

Cette ouverture pose la question de la mutation commerciale du coeur de ville. Le premier adjoint dit « veiller à la variété des commerces en centre-ville [pour que celui-ci] ne perde pas son originalité ». L'attractivité touristique de Colmar a poussé de nombreuses enseignes (Pylones, La Belle Îloise, Villeroy et Boch, Kusmi tea...) à s'implanter dans la cité. Au détriment des indépendants ? Force est de constater que ces derniers quittent peu à peu Colmar. Dernier en date, la France des créateurs, enseigne de prêt-à-porter entièrement « made in France » qui avait ouvert ses portes en 2013 cour Waldner-Stephan.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Deux coeurs pourune commune « prudente »

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:54:57

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Deux coeurs pour une commune « prudente »
 

 
Ce carrefour réaménagé de la rue de Village-Neuf permet aux riverains de la rue du Rhin et de la rue du Soleil de s'engager en toute sécurité. Photo L'Alsace /J.-C. M.

Le carrefour réaménagé de la rue de Village-Neuf permet aux habitants de la rue du Rhin et de la rue du Soleil (un lotissement et un immeuble en construction) de s'engager en toute sécurité. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

L'entrée sud de Rosenau, avec son terre-plein central inspiré de celui de Village-Neuf et un radar pédagogique. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Au carrefour de l'église, un changement de priorité permet aux riverains de la partie nord de la rue de Kembs de s'engager en toute sécurité. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Devant la mairie, une placette désormais entièrement piétonne. Et dans la rue, un plateau pour ralentir le trafic. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Parmi les projets, le réaménagement à venir de la rue du Ruisseau. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

La rue des Champs a été refaite, avec de nombreux aménagements pour la sécurité des riverains. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le carrefour réaménagé de la rue de Village-Neuf permet aux habitants de la rue du Rhin et de la rue du Soleil (un lotissement et un immeuble en construction) de s'engager en toute sécurité. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

« Beaucoup de communes ne passent pas la première étape de l'éligibilité », assure Séverine Malric, directrice régionale de l'association Prévention routière. Jeudi soir, elle a remis le diplôme Ville prudente à la municipalité de Rosenau. Mention « deux coeurs », ce qui en fait la commune la mieux pourvue du Haut-Rhin en la matière - la seule autre commune labellisée à ce jour étant Vieux-Thann, précise Séverine Malric.

Deux coeurs, sur les cinq possibles, et ce « dès la première demande », se félicite le maire Thierry Litzler, qui indique que « des plaques seront installées en entrée de ville ». Le label a été obtenu grâce à un dossier fourni, mais aussi grâce à un audit très poussé réalisé sur place par une bénévole de l'association. « Félicitations pour tous les efforts faits. On sent que cela ne date pas d'aujourd'hui. Ce label est largement mérité ! », complète Séverine Malric. Son association le décerne à des communes fortement engagées pour la sécurité routière. Et de rappeler : « Il y a plus de 3000 morts par an sur les routes de France. C'est beaucoup trop ! »
« Tout le monde s'est senti investi »

À Rosenau, « tout le monde s'est senti investi par la cause », selon le maire. La labellisation est le résultat de sept années de travaux, de 2012 à 2019. Il y a eu les entrées nord et sud du village, redessinées et sécurisées (et fleuries, l'esthétique est importante aussi !), qui ont permis de réduire la vitesse des automobilistes. Une preuve ? « Nous avons installé des radars pédagogiques qui ont enregistré des données. Quand ils ont été installés, nous avions 96 et 97 % d'excès de vitesse à l'entrée de la commune. » Incroyable mais vrai.

Les radars ont eu un effet positif. « Après cinq ans, ce taux est descendu à 50 %. » Et même à 24 %, avec « cet îlot central inspiré de nos voisins de Village-Neuf », côté sud. À présent, aux entrées de la commune, « il ne reste plus qu'une chose, la mise en place de contrôles routiers par la gendarmerie ». Ou par la police municipale, équipée de jumelles radar ProLaser 4, « qui peuvent repérer les chauffards jusqu'à 1 km de distance, de jour comme de nuit, qu'il pleuve ou qu'il neige ». Des petites merveilles qui ont coûté 6000 EUR. « Huningue a les mêmes. Nous pouvons nous les prêter quand l'une ou l'autre paire doit être réétalonnée. »
Nombreux aménagements

Autre aménagement qui est entré en ligne de compte pour la labellisation : celui du carrefour de l'église. Aujourd'hui, les habitants de la partie nord de la rue de Kembs sont prioritaires et peuvent franchir le carrefour en toute sécurité, « face au flux des 3500 frontaliers qui passent chaque jour ». La priorité a aussi été inversée au carrefour de la rue du Rhin, de la rue du Soleil et de la rue de Village-Neuf. « Nous avions une belle ligne droite, avec des gens qui roulaient de 80 à 100 km/h. Et les riverains de la rue du Rhin ne pouvaient avoir un accès sécurisé à la route départementale. »

La commune aurait voulu un rond-point, mais le Département a imposé son veto : avec la configuration du terrain, il aurait été déporté et aurait permis de conserver une ligne droite... Sans, donc, casser la vitesse. Ce que permet le stop. Un mieux pour la rue du Rhin, mais aussi pour les futurs habitants de la rue du Soleil (une vingtaine de maisons et les logements de la résidence seniors).

D'autres rues ou carrefours ont été repensées : rue des Champs (sens unique, portion à 30 km/h, plateau dans le virage, mise en valeur des trois chênes centenaires du quartier), rue du Sipes (implantation de bandes rugueuses, contrôles routiers renforcés), rue d'Istein (sens unique, aménagement du parvis des écoles, sécurisé avec des potelets), place de la Mairie (devenue piétonne devant le bâtiment), piste cyclable en site propre entre Bartenheim et Rosenau (une réalisation signée SLA), etc.
Prévention et... répression

Le dernier élément du puzzle pour obtenir le label « Ville prudente » : la prévention et la répression, avec la création d'une police municipale. Elle compte deux agents, Franck Benoit, 50 ans, chef de police municipale, et Gilliane Haas, 28 ans. Parmi ses missions de proximité (dont l'opération tranquillité vacances, pour laquelle elle a pris le relais de la gendarmerie sur la commune), il y a aussi la sécurité routière. Avec, par exemple, des interventions en milieu scolaire : c'est elle qui fait passer les permis piéton, passager et cycle. Sans oublier le permis internet pour tous les élèves de CM2, juste avant le passage au collège.

Tous ces chantiers ont représenté la bagatelle de 2,2 millions d'euros en sept ans, note Thierry Litzler. Et ce n'est pas fini. D'autres projets sont à venir : la matérialisation du rond-point au croisement de la rue des Maraîchers, de la Liberté et de l'Avenir, sécurisation de la rue du Ruisseau (avec une piste cyclable pour le maillage est-ouest du ban communal), vidéoprotection au centre du village pour compléter le dispositif de la plaine sportive...

Thierry Litzler a aussi parlé d'un « projet de piste cyclable travaillé par les délégués d'école, qui ont choisi la sécurité routière et les déplacements doux dans le village. Leur première proposition, c'est une piste cyclable en site propre, pour relier la partie sud du village à la plaine sportive. » La présentation sera faite au prochain conseil municipal, pour une réalisation à l'automne 2020. « Il reste toujours des choses à faire », a conclu Séverine Malric. Et Thierry Litzler de lui répondre : « Nous continuerons à travailler sur cette question, avec notre police municipale et tous les membres du conseil municipal. »
Textes et photosJean-Christophe MEYER

 

 
 

 

[Cliquer et glisser pour déplacer] Aide à la personne : le Réseau Apa, toujours en progression

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:53:10

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Aide à la personne : le Réseau Apa, toujours en progression
 

 
Lors de la cérémonie des voeux du Réseau Apa, le président Denis Thomas (à gauche) a présenté Matthieu Domas, le nouveau directeur, en poste depuis le 1er janvier 2020. Photo L'Alsace /S.H.
« Nous sommes le deuxième employeur privé du Haut-Rhin, avec des représentations locales maillées sur tout le territoire et même au-delà du Grand Est. Notre mission est d'être au plus près des personnes dont nous avons la charge. Nous sommes un réseau d'entraide qui associe quotidiennement salariés et bénévoles. C'est une des forces de notre modèle associatif », a rappelé d'emblée Denis Thomas, le président du Réseau Apa, lors de la cérémonie des voeux qui s'est déroulée à Mulhouse, le jeudi 23 janvier.
Un projet pour les personnes en situation de handicap

Parmi les actualités de cette structure, l'ouverture prévue d'un centre de formation adulte, courant 2020. « Il s'agit de pallier le manque de personnels dans le service à la personne, avec des formations adaptées en fonction de nos différentes structures. Pour travailler dans ces métiers, il faut avoir l'envie de s'y impliquer. Il est utile d'accompagner ceux qui s'y engagent », note le président. Une façon pour le Réseau, concerné comme tout le secteur, de répondre au manque de personnel dans ses structures. Ses responsables souhaitent ainsi modifier la mauvaise image de marque et le manque de considération du personnel qui y est salarié.

Les démarches de valorisation des postes de travail et de formation du personnel seront reconduites pour 2020 au sein du Réseau Apa. Avec comme chantier supplémentaire, cette année, la refonte de la convention collective en interne. « Nous allons également développer une plate-forme régionale de services communs à toutes les structures de notre réseau. L'extension de notre association va continuer avec, au niveau national, la mise en chantier d'une offre d'aide à domicile étendue sur tout le territoire. »

Autre chantier en cours, les horaires de travail des salariés pour une plus grande souplesse, un enjeu de taille pour la stabilisation des effectifs. « Il s'agit de permettre à nos salariés de mieux équilibrer vie professionnelle et vie personnelle. » Autre piste qui fait l'objet d'études, le développement, avec des partenaires, de nouveaux projets à destination des personnes en situation de handicap.

Parmi les différents rapprochements avec des structures au service des personnes dans le Grand Est, à noter la création d'un pôle important en Saône-et-Loire, mais aussi dans des structures « de même valeur » à Reims et à Charleville-Mézières.
« Il s'agit d'offrirles mêmes services »

« Le dernier partenariat en date concerne le rapprochement avec l'association Domicile 90 dans le Territoire de Belfort. Avec ce nouveau maillage, nous continuons à proposer une alternative au secteur marchand. Ainsi les personnes gardent le choix entre les structures associatives très implantées sur nos territoires et celles lucratives gérées par de grands groupes. Au-delà des Vosges, elles sont souvent sous forme de multiples petites associations qu'il est important de soutenir en cas de difficulté. »

Les difficultés de gestion de l'Asame (Association de soins et d'aides Mulhouse et environs) ont poussé celle-ci à devenir membre du Réseau Apa depuis septembre 2019. Par ailleurs, des discussions sont en cours pour un rapprochement avec l'Abrapa qui est leader dans le département du Bas-Rhin. Et le nouveau directeur depuis le 1er janvier, Matthieu Domas (entré comme directeur des services d'aide à l'Apalib en 2009), de compléter : « Notre volonté pour ces associations qui nous rejoignent est qu'elles continuent leur travail sur le terrain. Elles ont une visibilité et leur communication propres. Nous leur apportons notre stratégie de groupe et des services communs en termes de logistique par exemple. À l'heure où le secteur de l'aide à la personne reste sinistré sur le plan économique, cette stratégie de rassemblement fait sens. »
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

Quel avenir pour le lynx dans le massif des Vosges ?

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 07:43:08

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Massif des Vosges  Faune sauvage
Quel avenir pour le lynx dans le massif des Vosges ?
Un plan régional d'actions Lynx Massif des Vosges (PRA Lynx) piloté par l'État est soumis à la consultation du public jusqu'au 11 février. Il définit 18 actions à mettre en oeuvre de 2020 à 2029 en vue de rétablir l'état de conservation du félin. Et prend un relief particulier après la "destruction" d'un lynx le 16 janvier à Fellering.
 

 
Le PRA Lynx tire les conclusions de l'échec des campagnes de réintroduction de 1983 à 1993 en associant les fédérations de chasse à la gestion du lynx.
Comment faire coexister le lynx et les activités humaines - à commencer par la chasse et l'élevage ? C'est l'une des questions centrales auxquelles le PRA Lynx répondra sur le terrain dans les dix années à venir. Élaboré par le Centre de recherche et d'observation des carnivores (le CROC, association à vocation scientifique basée à Lucy, en Moselle) entre 2016 et 2019, le document définit une stratégie à long terme pour la conservation du félin dans un esprit de co-construction avec les différents acteurs.

En 2018, le lancement d'un plan national d'actions Lynx (PNA), porté par la DREAL Bourgogne Franche-Comté et animé par l'Office français de la biodiversité (l'OFB, ex-Office national de la chasse et de la faune sauvage), chef de file du Réseau loup-lynx, a, dans un souci de cohérence, fait basculer cette initiative régionale dans le giron de l'État. Le PRA Lynx Massif des Vosges, porté par la DREAL Grand Est, est devenu la déclinaison régionale du PNA, tout en restant animé par le CROC.

Avec une méthodologie qui doit servir de socle pour construire collectivement l'avenir du félin. « En 2016, le CROC, piloté par Estelle Germain, a lancé un appel à manifestation d'intérêts à tous les acteurs qui souhaitaient participer à cette co-construction », rappelle Marine Arzur, chargée de mission trame verte et bleue à la DREAL Grand Est. « Des groupes de travail ont été formés à partir des cinq enjeux majeurs identifiés pour la conservation du félin : la capacité à organiser sa coexistence avec les activités humaines, à restaurer de la connectivité écologique, à réduire la mortalité d'origine humaine, à consolider des suivis et des coopérations, à sensibiliser et communiquer autour du rôle du carnivore dans la biodiversité. »

Dix-huit fiches actions ont ensuite été élaborées. Elles ont été entérinées le 20 décembre 2019 par le conseil scientifique régional du patrimoine naturel du Grand-Est. « La démarche est participative. Chaque action a été validée collectivement par le groupe de travail. Quand il n'y avait pas adhésion de tous, la proposition a été écartée. Ces 18 actions (ci-contre) font l'objet d'un consensus de l'ensemble des acteurs qui ont intégré la démarche. »

La consultation du public (*), qui s'achèvera le 11 février viendra clore la phase d'élaboration. « Une synthèse des avis du public sera publiée dans la foulée et le CROC pourra alors s'engager dans la mise en oeuvre des actions sur le terrain dès 2020. »
Pas de renforcement en vue

Le PRA Lynx, qui a le mérite de faire travailler ensemble des sensibilités différentes, voire opposées, souffre d'un sérieux manque d'ambition, selon plusieurs organisations de défense de la nature, dont Alsace Nature (ci-contre). C'est aussi l'opinion d'Alain Laurent, fondateur de l'Observatoire des Carnivores Sauvages, organisme indépendant qui effectue un suivi de terrain des grands prédateurs dans le massif vosgien et le Jura alsacien. Pour ce spécialiste reconnu, le PRA n'est pas adapté à l'urgence de la situation : il prend soin de renvoyer à plus tard la question du renforcement de la population afin de ne pas fâcher le monde de la chasse.

« Pour des raisons politiques, partisanes et arbitraires, le PRA ne prévoit aucune action de renforcement de population au cours de ces dix premières années d'existence ; alors que toutes les publications scientifiques vont dans ce sens du fait de l'extrême faiblesse des effectifs et du degré de consanguinité de la population vosgienne. De même, aucune action prévoyant le remplacement des animaux en cas de destruction illégale n'y figure. Des pays comme l'Allemagne, la Slovénie et la Croatie montrent l'exemple à suivre, aidés par le monde cynégétique et des administrations bien plus au fait des réalités écologiques », constate Alain Laurent, qui relève l'urgence de l'apport de femelles, « tous les lynx identifiés ces dix dernières années étant des mâles ».

« La question du renforcement n'est pas éludée, répond Marine Arzur. Elle a été étudiée. Simplement, elle n'a pas suscité l'adhésion de l'ensemble des partenaires et a été écartée pour le moment. Elle n'est cependant pas enterrée : il est prévu d'en rediscuter. Aujourd'hui tous les acteurs ne sont pas encore prêts. »

Le PRA, qui souhaite construire sur le long terme, concentre donc dans un premier temps ses énergies sur l'acceptabilité sociale du lynx et sur la connexion écologique entre les Vosges, le Palatinat, le Jura, de façon à ce que la population revienne naturellement. Sera-ce suffisant ? « Une évaluation aura lieu à mi-parcours », assure Marine Arzur.
(*) consultation-publique-especes.dreal-grand-eest@developpement-durable.gou...

? Prendre en compte la présence du lynx dans l'activité de chasse.

? Soutenir l'élevage pour faciliter la coexistence.

? Lutter contre la destruction illégale.

? Communiquer avec le monde de la chasse.

? Communiquer avec les éleveurs.

? Affiner les connaissances sur l'habitat, les corridors et les obstacles
au déplacement.

? Maintenir, restaurer les zones d'habitat favorable et les corridors.

? Faciliter le franchissement des infrastructures linéaires de transport
et réduire la mortalité.

? Communiquer sur l'habitat du lynx avec les gestionnaires, les aménageurs
et les décideurs.

? Suivre l'évolution de la répartition.

? Étudier l'avenir du lynx dans le massif.

? Renforcer la coopération régionale/transfrontalière et dynamiser
le réseau de suivi existant.

? Prendre en charge les lynx orphelins et blessés.

? Recenser, compléter et évaluer les études sur les représentations.

? Renforcer la sensibilisation et la communication.

? Valoriser l'image du lynx et renforcer son acceptation
grâce au développement local.

? Poursuivre et généraliser la concertation avec les acteurs du territoire.

? Coordonner et mettre en oeuvre le PRA Lynx.

(*) consultation-publique-especes.dreal-grand-eest@developpement-durable.gou...

 
 

 

Un a (rt) péro parfaitement culturel

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:27:26

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Guebwiller  Pôle culturel de la Neuenbourg
Un a (rt) péro parfaitement culturel
Le château de la Neuenbourg à Guebwiller a servi de cadre, lundi en fin de journée, au 4e a (rt) péro organisé par le conseil départemental et consacré à quelques actions, forcément culturelles, menées en collaboration transfrontalière.
 

 
Herbert Wolfgang et Léopold Kern (Die schönen Musiktheater im e-Werk), Philippe Dolfus (Les Dominicains) lors de leur intervention.
Réunissant une centaine d'acteurs du monde culturel haut-rhinois, germain ou helvète, cet événement d'importance s'est déroulé dans l'auditorium du pôle culturel guebwillerois en présence notamment de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, de quelques-un.e.s de ses collègues élu.e.s, ainsi que de Christelle Creff, DRAC (Directrice régionale des affaires culturelles) du Grand Est et présidente du Forum culture de la conférence franco-germano-suisse du Rhin supérieur.

Moment de rencontre et d'échange entre professionnels des secteurs culturels, éducatifs et sociaux, cet « afterwork » s'est tenu autour de la thématique « Culture & transfrontalier », qui a d'autant plus d'impact et d'avenir que le transfrontalier sera un des axes de développement privilégiés avec la mise en oeuvre de la Collectivité européenne d'Alsace (CeA) au 1er janvier prochain.
Faire découvrir et partager un répertoire passionnant

Ni catalogue exhaustif des (nombreuses) actions engagées, souvent de longue date, entre partenaires transfrontaliers, ni palmarès des actions les plus emblématiques, ce moment d'échange entre activistes culturels s'est déroulé de façon linguistiquement équitable, en ceci que chaque intervenant s'est exprimé dans sa langue avec traduction simultanée. L'occasion pour trois binômes d'expliciter la coopération qu'ils ont instaurée et l'interactivité qui en a découlé.

Philippe Dolfus, pour les Dominicains de Haute-Alsace, Léopold Kern et Herbert Wolfgang, codirecteurs du cabaret « Die schönen Musiktheater im e-Werk » à Freiburg, ont ainsi présenté la série de concerts « Am Sorgenfrei, cabaret au couvent », qui va permettre, souligne le directeur florivalien, « de faire découvrir et partager un répertoire passionnant, toujours vivant et changeant près d'un siècle après son émergence à Berlin dans les années 20 ».
150 créateurs contemporains

Silke Baumann, coordinatrice de La Régionale à Basel, et Sandrine Wymann, responsable de la Kunsthalle à Mulhouse, ont mis en lumière un événement (La Régionale) qui, pour sa 20e édition, a fait collaborer durant deux mois (novembre 2019-janvier 2020) 18 partenaires (dont 8 en Alsace) afin de présenter 150 créateurs contemporains.

Jean Klinkert, président de l'historial Franco-Allemand de la grande guerre du Hartmannswillerkopf, et Gerd Krumeich, historien et chercheur, ont quant à eux présenté les animations organisées sur le site cette année, un concert commun à un choeur de Freiburg et une chorale de Rixheim, une exposition autour de la relation franco-allemande au cinéma et des ateliers pédagogiques en direction notamment des scolaires.

« La culture, c'est l'échange de valeurs pour construire le monde de demain », disait Christelle Creff en concluant son intervention ; avec A (rt) apéro, le premier (grand) pas a été fait.
B.FZ.

 

 
 

 

Une inauguration sous le signe d'une émotion intense

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:50:23

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Waldighoffen  37e Expo Habitat
Une inauguration sous le signe d'une émotion intense
Moment fort du salon Expo Habitat de Waldighoffen, la fête, au bout de la première journée, qui entérine l'édition de l'année. Et là, une « sacrée surprise » attendait Fernand Heinis, président du groupement organisateur de la manifestation.
 

 
Fernand Heinis, ému aux larmes lorsque les membres de la chorale des résidents de l'Apei Sud Alsace, dont il est également le président du conseil d'administration, lui ont apporté chacun une rose après avoir chanté pour lui.
Il est des moments où le temps s'arrête, où s'oublient les discours, la politique, et même l'endroit où l'on se trouve : sous le chapiteau à la moquette rouge qui accueillait la cérémonie d'inauguration de la 37e Expo Habitat, vendredi soir à Waldighoffen, l'émotion a pris le pas sur le solennel. Les résidents de l'APEI Sud Alsace avaient préparé une surprise pour « leur » président , Fernand Heinis, qui dirige également le Groupement des artisans bâtisseurs du Sundgau (GBS), organisateur du salon.
« On est beaucoup plus heureux, ça nous permet de vivre dignement »

Emmenés par Albane Joerger, qui dirige leur chorale, ils ont d'abord mis l'ambiance avec des chansons françaises avant de « réchauffer ton coeur de président » et d'aller, chacun, offrir une rose à un Fernand Heinis qui n'a pas caché son émotion. « Ce sont ses enfants de coeur », glissait, elle aussi très émue, son épouse. L'un des résidents, Marc Schwind, avait composé une chanson spéciale et chacun y est allé de son petit message explicite sur ce que l'APEI lui a apporté : « On est beaucoup plus heureux, ça nous aide beaucoup, et nous permet de vivre dignement ».

Quel rapport avec l'Expo Habitat ? « Le bénéfice réalisé sur les entrées est intégralement reversé » à cette association qui oeuvre dans le champ du handicap. Le salon accueille plusieurs structures caritatives, le Rotary, Terre des hommes Alsace, Afrique future, qui proposent des stands ou de la petite restauration pour obtenir des subsides indispensables à leurs actions.

Fernand Heinis, plutôt solide comme un roc, a mis quelques minutes à remettre son costume de président du GBS. Lorsqu'il a recouvré cette stature, il n'a pas manqué de mettre en avant les locaux qui soutiennent et mettent en avant l'artisanat : Benoît Brissinger, à l'origine du récent forum des métiers de Durmenach, qu'il vient de sortir de l'oubli, Aurélie Ruetsch, fleuriste championne de France, qui a porté haut les couleurs du Sundgau à Tours.
« En 1983, nous étions 19 associés. Neuf ont dû fermer par manque de repreneur »

Et tous les artisans de l'ombre qui osent encore l'aventure de la création ou de la reprise d'entreprise : « L'apprentissage avance doucement. Malheureusement, ça n'a pas beaucoup évolué. C'est la même chose pour la reprise d'une entreprise. En 1983, au démarrage, nous étions 19 associés. Neuf ont dû fermer par manque de repreneur », déplore-t-il. Alors que le maire de Waldighoffen et celui d'Altkirch, également conseiller départemental, exprimaient leur satisfaction quant au « dynamisme du tissu local », Christian Keller, vice-président de la chambre de métiers du Haut-Rhin, remarquait aussi « la vitalité du territoire. L'artisanat passionne, et ça se voit ». Si en plus, il arrive à faire naître des vocations...
Karine FRELIN

 

 
 

 

Du renouvellement au sein du comité des Spatza

Publié dans le panorama le Dimanche 09 février 2020 à 06:51:37

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Appenwihr  10e assemblée générale
Du renouvellement au sein du comité des Spatza
La dixième assemblée générale des arboriculteurs d'Appenwihr, les Appawihrer Spatza, s'est déroulée dans la salle polyvalente de la commune mardi dernier.
 

 
Le président, Rodolphe Metz, a ouvert la séance à 20 h par un mot de bienvenue pour les anciens et les nouveaux membres ainsi que les invités avant de faire observer à l'assemblée une minute de silence en mémoire de Ruth Bobenriether, épouse Zahner, membre fidèle décédée le 16 novembre dernier.

Avant d'entamer l'ordre du jour, il a remercié pour leur présence Betty Muller, conseillère départementale et maire de Geiswasser, André Deneuville, maire d'Appenwihr, Thierry Sautivet, Paul Hummel et Frédéric Loeschleiter, ses adjoints et Pierre Bader, président de la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin ainsi que les présidents ou représentants des communes voisines.

Le président a ensuite donné la parole à Catherine Metz, secrétaire, pour la lecture du rapport de l'année 2018. Après approbation par l'assemblée, le trésorier Raymond Ruffenach s'est exprimé sur le bilan financier de l'année écoulée. Les réviseurs aux comptes Jean-Michel Schmidt et Gérard Muller, après vérifications, ont déclaré la gestion saine et exacte, et que quitus pouvait être donné au trésorier. Emmanuelle Metz remplacera Gérard Muller comme réviseur aux comptes pour l'année prochaine.
Bientôt une conférence sur le réchauffement climatique

Après l'exposé des différentes manifestations et des travaux pour l'année en cours, Rodolphe Metz a laissé la parole à Pierre Bader, Betty Muller et André Deneuville. Ce dernier a annoncé qu'il ne souhaitait plus agir au sein du comité mais néanmoins rester membre de l'association. Il sera remplacé par Thierry Sautivet qui s'est porté volontaire.

Dans la salle, Bruno Bannwarth, président des arboriculteurs de Biesheim, a pris la parole pour informer l'assemblée que le 21 février, à 20 h, se tiendra à Biesheim une conférence sur le réchauffement climatique, l'entrée étant gratuite et ouverte à tous.

La secrétaire de l'association a remis au maire d'Appenwihr un cadeau de remerciement pour sa bienveillance envers les associations au cours de ses nombreuses années de mandat.

Avant de clôturer l'assemblée et de passer au verre de l'amitié le président a remercié chaleureusement toutes les personnes qui ont pris la parole ainsi que celles qui soutiennent, sans faille et par n'importe quel moyen, l'association durant toute l'année.