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Décès d'Alain Girny, président de Saint-Louis agglomération

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:40:45

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Carnet Trois-Frontières
Décès d'Alain Girny, président de Saint-Louis agglomération
Élu depuis 1989, le président de Saint-Louis agglomération Alain Girny est décédé subitement, jeudi, dans sa 69e année.
 

 
Alain Girny.
Il a passé trente ans de vie municipale à Saint-Louis puis à la tête de Saint-Louis agglomération: Alain Girny est décédé jeudi, dans sa 69e  année, d'un malaise cardiaque, après avoir souffert d'une longue maladie.

L'homme avait rejoint l'équipe de Jean Ueberschlag, député de la circonscription, briguant alors le poste de maire. Il était très impliqué dans les associations sportives. En 2011, Alain Girny avait suivi l'actuel maire de Saint-Louis Jean-Marie Zoellé comme premier adjoint.

Élu discret mais décidé, il a mis en place le périmètre actuel de Saint-Louis agglomération, réunissant 40 communes. Dans ses dossiers majeurs, l'extension de la ligne 3 du tram bâlois à Saint-Louis, ainsi que la Zac Euro3Lys et le développement de la zone autour de l'EuroAirport, sur lesquels il travaillait toujours.

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, estime que « l'Alsace perd un homme public de grande valeur, aux qualités humaines exceptionnelles ». Jean Rottner, président de la région Grand Est, évoque un « homme de vision et de convictions », «portant des dossiers stratégiques, notamment au niveau transfrontalier ». Karine FRELIN

Alain Girny, président de Saint-Louis agglomération

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:37:32

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Alain Girny, président de Saint-Louis agglomération
 

Alain Girny était également premier adjoint au maire de Saint-Louis. Archives L'Alsace
Trente ans de vie municipale, à Saint-Louis puis à la tête de Saint-Louis agglomération, dont il était le président en exercice et l'artisan, depuis sa création, le 1er janvier 2017 : Alain Girny est décédé jeudi, dans sa 69e  année, d'un malaise cardiaque, après avoir souffert d'une longue maladie. Il ne s'était pas retiré de la vie politique, il envisageait d'ailleurs de revenir aux dossiers très prochainement.

Totalement ludovicien, Alain Girny avait travaillé en Suisse avant de rejoindre l'équipe de Jean Ueberschlag, député de la circonscription, briguant alors le poste de maire. L'homme était alors très impliqué dans les associations sportives et il devait notamment diriger le comité départemental du Haut-Rhin de tennis, de 1987 à 2008. Il était encore président de l'Office des sports de Saint-Louis.
Salué dans toute l'Alsace

À la démission du maire Jean Ueberschlag en 2011, Alain Girny avait suivi l'actuel maire de Saint-Louis Jean-Marie Zoellé, ami d'enfance, dans son équipe, comme premier adjoint. L'Alsace retiendra surtout de cet élu discret, mais décidé, qu'il avait été l'homme de la situation pour mettre en place le périmètre actuel de Saint-Louis agglomération, réunissant 40 communes. Dans ses dossiers majeurs, l'extension de la ligne 3 du tram bâlois à Saint-Louis, dont il avait vu la réalisation, ainsi que la Zac Euro3Lys et le développement de la zone autour de l'EuroAirport, sur lesquels il travaillait toujours.

Alain Girny est salué jusqu'à Strasbourg. Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, estime que « l'Alsace perd un homme public de grande valeur, aux qualités humaines exceptionnelles ». Jean Rottner, président de la région Grand Est, évoque un « homme de vision et de convictions », qui « a fait rayonner l'Alsace des Trois Frontières grâce à son dynamisme et à son engagement sans faille en portant des dossiers stratégiques, notamment au niveau transfrontalier ».
Karine FRELIN

« Une immense perte pour SLA »

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:41:32

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« Une immense perte pour SLA »
Ce vendredi, des élus de tous horizons ont témoigné de leur peine après l'annonce de la disparition d'Alain Girny.
 

 
Jean-Marc Deichtmann, maire de Huningue et premier vice-président de Saint-Louis Agglomération, se dit « consterné et très éprouvé ». « Alain Girny a lutté contre la maladie d'une façon admirable. Je l'appréciais énormément. Nous avons appris à nous connaître. Son absence, en 2018, quand il a pris du temps pour se soigner, nous a rapprochés. Il m'a fait une totale confiance, ce dont je lui suis très reconnaissant. Saint-Louis Agglomération lui doit beaucoup : il a parfaitement su lancer cette structure. Cela n'allait pas de soi ! C'est grâce à lui que nous n'avons pas perdu de temps au lancement : il inspirait la confiance au sein des différentes communes ».

Gaston Latscha, maire de Hésingue, 7e vice-président de Saint-Louis agglomération et, depuis ce vendredi, président du Conseil consultatif de l'Eurodistrict trinational de Bâle. « Nous sommes choqués, secoués. Je perds un ami avec lequel je travaillais. Sa disparition nous touche énormément : c'est une immense perte pour l'agglomération. » Le maire de Hésingue témoigne : « Alain Girny connaissait les dossiers concernant notre territoire sur le bout des doigts. C'est lui qui a réussi à mettre les 40 communes de Saint-Louis Agglomération à la même table. Il a travaillé à l'intégration des 30 autres communes avec succès. Nous venons de perdre notre rassembleur. »
« Bâle a perdu un excellent ami »

Hans-Peter Wessels, conseiller d'État de Bâle : « Notre région perd, avec Alain Girny, un homme politique d'exception. Il a toujours travaillé avec beaucoup de conviction et de passion pour la coopération trinationale. Il a permis de faire aboutir de nombreux projets qui profitent directement aux habitants de notre région commune. En Alain Girny, Bâle a perdu un excellent ami. Le gouvernement du canton de Bâle-Ville a pris acte de sa disparition avec consternation et une grande tristesse. »

Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin, « C'est un grand choc ! Alain Girny était un vrai pilier. Un politique loin des politiciens. Il a beaucoup travaillé sans jamais se mettre en avant. Et pourtant la construction de cette agglomération n'a pas été facile et a représenté une charge de travail incroyable. Lui restait très discret malgré son très beau parcours d'élu. Gentil, très respectueux, je garde en mémoire aussi son regard pétillant. Mes pensées vont vers son épouse et ses enfants. »
« Conjuguer l'urbain et le rural »

Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin, souligne qu'en la personne d'Alain Girny, « notre région trinationale vient de perdre un élu remarquable. Son sens de l'écoute, sa générosité, son intime conviction qu'« ensemble nous sommes plus forts et nous irons plus loin » ont largement contribué à une construction harmonieuse de notre agglomération. Conjuguer l'urbain et le rural était pour lui le fil conducteur. Unanimement reconnu pour être un fédérateur, il avait aussi le sens de la reconnaissance. Il inscrivait naturellement toutes les actions dans un contexte trinational. »

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, a appris « avec une profonde tristesse » le décès d'Alain Girny. Elle souligne qu'il était « promoteur de grands projets d'avenir pour son territoire ». Ce passionné de sport « en incarnait les valeurs au quotidien dans l'exercice de ses mandats ». Il mettait ses qualités au service de son territoire, notamment « dans les relations avec les partenaires suisses et allemands. Nous avons travaillé ensemble avec passion pour l'approfondissement des relations transfrontalières et l'Alsace. » Et de conclure : « L'Alsace perd un homme public de grande valeur, aux qualités humaines exceptionnelles. »

Jean Rottner, président de la Région, « fait part de son émotion à l'annonce de la disparition d'Alain Girny ». Il a su « porter une ambition forte au service de son territoire. Homme de vision et de convictions, il a fait rayonner l'Alsace des Trois Frontières [...] en portant des dossiers stratégiques, notamment au niveau transfrontalier. Avec sa disparition, nous perdons un homme engagé, qui créera un immense vide pour le territoire ».

Fabian Jordan, président du Pôle métropolitain d'Alsace et de M2A, explique être « très marqué par le décès d'Alain Girny, avec lequel j'avais tissé une véritable relation de confiance. Je perds un ami. Homme d'ouverture, de dialogue et de consensus, Alain était un homme discret qui savait faire avancer les dossiers avec diplomatie, engagement et humanisme. Le président de SLA a développé son territoire en peu de temps. Il a su lui donner une dimension nouvelle, au coeur d'un espace transfrontalier en évolution constante. [...] Il s'est inscrit pleinement dans la dynamique du Sud-Alsace [...] en tissant des projets ambitieux tels que le label « territoire d'industrie » que nous avons porté ensemble ».

Robert Herrmann, président de l'Eurométropole de Strasbourg, confie : « C'est avec stupeur et une grande tristesse que j'apprends le décès soudain d'Alain Girny. Nos deux collectivités avaient eu matière à se rapprocher, ces dernières années, lorsque le pôle métropolitain, initialement constitué autour d'un noyau Strasbourg-Mulhouse, s'était élargi à plusieurs autres agglomérations alsaciennes, dont celle de Saint-Louis. À intervalles réguliers, Alain Girny, moi-même et les autres présidents des agglomérations du pôle métropolitain étions amenés à nous retrouver pour échanger sur des sujets de coopération présents ou à venir. »
Propos recueillis par J-C.M. et G.M.

« Une immense perte pour SLA »

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:39:00

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« Une immense perte pour SLA »

 
Ce vendredi, des élus de tous horizons ont témoigné de leur peine après l'annonce de la mort d'Alain Girny.

Jean-Marc Deichtmann, maire de Huningue et premier vice-président de Saint-Louis agglomération, se dit « consterné et très éprouvé ». « Alain Girny a lutté contre la maladie d'une façon admirable. Je l'appréciais énormément. Nous avons appris à nous connaître. Son absence, en 2018, quand il a pris du temps pour se soigner, nous a rapprochés. Il m'a fait une totale confiance, ce dont je lui suis très reconnaissant. Saint-Louis agglomération lui doit beaucoup : il a parfaitement su lancer cette structure. Cela n'allait pas de soi ! C'est grâce à lui que nous n'avons pas perdu de temps au lancement : il inspirait la confiance au sein des différentes communes ».

Gaston Latscha, maire de Hésingue, septième vice-président de Saint-Louis agglomération et, depuis ce vendredi, président du conseil consultatif de l'Eurodistrict trinational de Bâle : « Nous sommes choqués, secoués. Je perds un ami avec lequel je travaillais. Sa disparition nous touche énormément : c'est une immense perte pour l'agglomération. » Le maire de Hésingue témoigne : « Alain Girny connaissait les dossiers concernant notre territoire sur le bout des doigts. C'est lui qui a réussi à mettre les 40 communes de Saint-Louis agglomération à la même table. Il a travaillé à l'intégration des 30 autres communes avec succès. Nous venons de perdre notre rassembleur. »
« Bâle a perduun excellent ami »

Hans-Peter Wessels, conseiller d'État de Bâle : « Notre région perd, avec Alain Girny, un homme politique d'exception. Il a toujours travaillé avec beaucoup de conviction et de passion pour la coopération trinationale. Il a permis de faire aboutir de nombreux projets qui profitent directement aux habitants de notre région commune. En Alain Girny, Bâle a perdu un excellent ami. Le gouvernement du canton de Bâle-Ville a pris acte de sa disparition avec consternation et une grande tristesse. »

Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin : « C'est un grand choc ! Alain Girny était un vrai pilier. Un politique loin des politiciens. Il a beaucoup travaillé sans jamais se mettre en avant. Et pourtant la construction de cette agglomération n'a pas été facile et a représenté une charge de travail incroyable. Lui restait très discret malgré son très beau parcours d'élu. Gentil, très respectueux, je garde en mémoire aussi son regard pétillant. Mes pensées vont vers son épouse et ses enfants. »
« Conjuguer l'urbainet le rural »

Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin, souligne qu'en la personne d'Alain Girny, « notre région trinationale vient de perdre un élu remarquable. Son sens de l'écoute, sa générosité, son intime conviction qu'"ensemble nous sommes plus forts et nous irons plus loin" ont largement contribué à une construction harmonieuse de notre agglomération. Conjuguer l'urbain et le rural était pour lui le fil conducteur. Unanimement reconnu pour être un fédérateur, il avait aussi le sens de la reconnaissance. Il inscrivait naturellement toutes les actions dans un contexte trinational. »

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a appris « avec une profonde tristesse » le décès d'Alain Girny. Elle souligne qu'il était « promoteur de grands projets d'avenir pour son territoire ». Ce passionné de sport « en incarnait les valeurs au quotidien dans l'exercice de ses mandats ». Il mettait ses qualités au service de son territoire, notamment « dans les relations avec les partenaires suisses et allemands. Nous avons travaillé ensemble avec passion pour l'approfondissement des relations transfrontalières et l'Alsace. » Et de conclure : « L'Alsace perd un homme public de grande valeur, aux qualités humaines exceptionnelles. »

Jean Rottner, président de la Région Grand Est, « fait part de son émotion à l'annonce de la disparition d'Alain Girny ». Il a su « porter une ambition forte au service de son territoire. Homme de vision et de convictions, il a fait rayonner l'Alsace des Trois Frontières [...] en portant des dossiers stratégiques, notamment au niveau transfrontalier. Avec sa disparition, nous perdons un homme engagé, qui créera un immense vide pour le territoire ».

Fabian Jordan, président du Pôle métropolitain d'Alsace et de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), explique être « très marqué par le décès d'Alain Girny, avec lequel j'avais tissé une véritable relation de confiance. Je perds un ami. Homme d'ouverture, de dialogue et de consensus, Alain était un homme discret qui savait faire avancer les dossiers avec diplomatie, engagement et humanisme. Le président de SLA a développé son territoire en peu de temps. Il a su lui donner une dimension nouvelle, au coeur d'un espace transfrontalier en évolution constante. [...] Il s'est inscrit pleinement dans la dynamique du Sud Alsace [...] en tissant des projets ambitieux tels que le label "territoire d'industrie" que nous avons porté ensemble ».

Robert Herrmann, président de l'Eurométropole de Strasbourg, confie : « C'est avec stupeur et une grande tristesse que j'apprends le décès soudain d'Alain Girny. Nos deux collectivités avaient eu matière à se rapprocher, ces dernières années, lorsque le Pôle métropolitain, initialement constitué autour d'un noyau Strasbourg-Mulhouse, s'était élargi à plusieurs autres agglomérations alsaciennes, dont celle de Saint-Louis. À intervalles réguliers, Alain Girny, moi-même et les autres présidents des agglomérations du Pôle métropolitain étions amenés à nous retrouver pour échanger sur des sujets de coopération présents ou à venir. »
Propos recueillispar J-C.M. et G.M.

Eric Straumann veut incarner la relève

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:48:33

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Eric Straumann veut incarner la relève
 

Eric Straumann : « Je ne veux pas donner le sentiment que je me dérobe. » Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
On a parlé, un peu vite, de duel avec Gilbert Meyer, quand Eric Straumann a annoncé sa candidature aux municipales à Colmar, samedi dernier. Outre le fait qu'il y a déjà cinq autres listes en course (Frédéric Hilbert, Tristan Denéchaud, Stéphanie Villemin, Ouverture Citoyenne et Lutte Ouvrière), le député de la 1re circonscription n'a visiblement pas l'intention de mener une campagne dirigée contre le maire sortant. « J'ai beaucoup d'estime pour Gilbert Meyer, comme tous les Colmariens, mais ceux-ci considèrent aujourd'hui qu'on arrive au bout d'un cycle. Le sentiment est assez général. »
Un numéro d'équilibriste

Trop vieux, Gilbert Meyer, pour briguer un 5e mandat à 78 ans ? « Ce n'est pas lié à l'âge mais à la durée des mandats », esquive le candidat, comme s'il ne voulait pas égratigner son adversaire. Le bilan du sortant ? « Personne ne le conteste, mais on peut toujours améliorer un certain nombre de points. »

Pourquoi se présente-t-il alors ? « Je ne veux pas donner le sentiment que je me dérobe, que je n'assume pas mes responsabilités », répond Eric Straumann. Il reconnaît que « ce scrutin sera très difficile » mais se dit « sollicité depuis des semaines » par des Colmariens qui lui demandent de se présenter. Il y voit « une aspiration au changement dans la continuité. » Le positionnement, délicat, s'apparente à un numéro d'équilibriste.

Convaincu que son annonce a été « vécue comme une délivrance », le député de Colmar entend surtout incarner une relève crédible : « Colmar a besoin des élus les plus efficaces et les plus expérimentés pour poursuivre dans la bonne direction. » Avec son parcours de maire de Houssen, président du Conseil départemental du Haut-Rhin et député, il estime avoir « des atouts incontestables ».
 

Certains pourraient être tentés de lui reprocher son dilettantisme, avec seulement deux ans passés à la tête du département. Eric Straumann réplique que Colmar a toujours été un objectif : « Je l'avais déjà en tête quand j'ai quitté le département, car tout le monde pensait que le maire n'allait pas se représenter. »

Pour se démarquer du sortant, le candidat finit tout de même par invoquer le renouvellement de génération, « avec une vision différente en termes de management et d'organisation par exemple ». Il revendique une « différence de style », qui passe notamment par son « pragmatisme » et « un contact très facile avec la population. »
« Pas de rupture »

« Pas de rupture » non plus côté projet. « Les fondamentaux sont bons », reconnaît Eric Straumann, qui salue par exemple la création de parkings, mais plaide pour « de nécessaires ajustements pour le stationnement résidentiel, les professions médicales et les intervenants pour les personnes âgées ». Il compte aussi « revoir l'organisation des transports », suggérant par exemple de favoriser le remplissage des navettes électriques grâce à une application.

« Colmar doit vivre avec le tourisme, mais pas pour le tourisme », clame encore Eric Straumann, qui plaide pour une « montée en gamme » et promet des propositions « sur la nature des commerces » du centre-ville et des stands installés sur le domaine public : « On peut peut-être exiger davantage de produits locaux et de qualité. » Il compte aussi « travailler sur la place de Colmar en tant que capitale des vins d'Alsace », pointant l'absence de véritable « point d'attraction » en la matière.

En attendant d'en dire plus, le député promet « une campagne très sobre » à tous points de vue. « Sans boules puantes », mais aussi sans permanence de campagne, avec deux grandes réunions publiques avant le premier tour.

Seule certitude pour l'heure concernant sa liste : l'adjointe Odile Uhlrich-Mallet, qui s'est ralliée à lui mardi, y sera. Retrouvera-t-on d'autres « orphelins » de l'équipe Meyer ? Le candidat ne se dit « pas favorable au débauchage » et son équipe fera le tri dans les compétences « en fonction de l'intérêt pour la collectivité ». L'ambition est évidemment de « rassembler toutes les sensibilités politiques ». Eric Straumann va plus loin, envisageant « un fonctionnement à l'allemande » si les résultats lui sont favorables. Il se dit même « prêt à prendre un adjoint dans l'opposition ». Chiche ?
Clément TONNOT PLUS WEB Retrouvez l'interview vidéo d'Eric Straumann sur notre site internet www.lalsace.fr

 

 
 

 

On refait le match !

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:49:25

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On refait le match !

 
Après l'annonce d'Eric Straumann, les deux candidats colmariens se sont croisés lundi aux commémorations de la Libération de Colmar. « Même pas peur », semble dire Gilbert Meyer. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
L'annonce de la candidature d'Eric Straumann il y a une semaine a fait l'effet d'une bombe à Colmar et relance cette élection dont beaucoup estimaient qu'elle était déjà jouée avant même le premier tour. Le maire sortant, Gilbert Meyer, aura donc un adversaire de poids mais les autres candidats (Stéphanie Villemin, Tristan Denéchaud, Frédéric Hilbert et Huseyin Karaduman) n'ont pas dit leur dernier mot et comptent bien peser dans cette campagne.
L'avant-dernière séance

La dernière séance du conseil municipal de Colmar de l'actuelle mandature devait se tenir ce lundi 10 février avec le budget à l'ordre du jour. Sauf que le vote du budget est finalement reporté d'une semaine, avec une séance qui se rajoute le lundi suivant. En cause, le rapport d'orientation budgétaire présenté lors du conseil municipal du 16 décembre : celui-ci doit repasser devant les édiles colmariens ce lundi, à la demande de la préfecture, pour des questions de forme : manquait dans la présentation quelques figures imposées, notamment l'évolution du besoin de financement annuel, « qui ne figurait pas explicitement », reconnaissent les services de la Ville. Ou encore, en matière de dépenses de personnel, la durée effective du travail, soit « 1592 h en régime de droit local, au lieu de 1607 h ». On sait que Gilbert Meyer est habituellement pointilleux sur les chiffres. L'équipe sortante serait-elle un peu désorientée ces derniers temps ?
Poker menteur au marché

Quelques heures avant d'annoncer sa candidature aux municipales de Colmar, samedi dernier, le député Eric Straumann était présent au marché Saint-Joseph à Colmar, où les autres candidats étaient venus en nombre pour distribuer des tracts. On a notamment vu le député en grande discussion avec Tristan Denéchaud mais aussi avec l'équipe de Gilbert Meyer. « Merci de venir nous soutenir », lui a notamment lancé le 1er adjoint Yves Hemedinger. Il y en a qui cachent bien leur jeu.
On ne badinepas avec la moue

L'adjointe Odile Uhlrich-Mallet, qui vient de rallier Eric Straumann dans la course aux municipales, en a assez d'apparaître dans la presse locale avec une grimace qui barre son visage. Mercredi à l'Apéro du Colmarien, elle expliquait, l'oeil malicieux, que ce rictus sur la photo avait un responsable : Gilbert Meyer qui se trouvait en face d'elle au conseil municipal. Reste à savoir si elle gardera son sourire le 22 mars après 20 h.
Un camping-car de récupération ?

« De tels actes sont inadmissibles, et chacun(e) d'entre nous peut contribuer au vivre-ensemble à Colmar par un petit geste bien concret », postait mardi sur Facebook Tristan Denéchaud après l'incendie du camping-car de l'association de prévention spécialisée de Colmar. Le candidat aux municipales de Colmar lançait du coup une cagnotte Leetchi, initiative à laquelle a répondu Frédéric Hilbert, l'un de ses adversaires aux élections, par ailleurs président de l'APSC : « Merci, c'est une délicate attention mais c'est un peu tôt, l'équipe éducative n'a pas encore pris de décision pour la suite. Nous vous informerons en cas de besoin » Alors sincérité ou récupération politique de la part de Denéchaud ? Sur internet, Frédéric Hilbert rappelait que ce véhicule, acquis pour pas cher, faisait partie d'un projet porté par les éducateurs, et que les forces vives de l'association repartiraient de l'avant, pour les jeunes, avec ou sans camping-car.
Entre deux eaux

Stéphanie Villemin se félicite, dans un post Facebook, de la nouvelle distinction de Colmar, classée « meilleure destination européenne 2020 » au concours lancé par le site internet « European Best Destinations ». La candidate LaRem reconnaît que cela contribue au rayonnement de la ville. Cependant, elle ajoute que « les touristes, de plus en plus nombreux, entraînent des contraintes croissantes que l'on ne peut plus ignorer ». Alors ? Alors, Stéphanie Villemin assure que son équipe va trouver des solutions « pour un meilleur partage de l'espace public » entre Colmariens et touristes. Une façon de nager entre deux eaux ?
La caution Roland

La même Stéphanie Villemin vient de changer sa photo de profil Facebook. Elle pose désormais aux côtés de Roland Wagner, l'ancien adjoint aux finances de Gilbert Meyer qui avait failli le battre aux municipales de mars 2008. Un ralliement annoncé très peu de temps avant l'annonce de la candidature d'Eric Straumann, les deux hommes étant très proches. L'ancien conseiller général pourra sûrement faciliter une alliance au second tour...
Un candidat hyper-actif candidat à Fortschwihr

Et encore, au départ il proposait de faire la rencontre lors de son footing de 7 h du matin. Et il nous a indiqué que le jour de la parution de l'article, il avait bien l'intention de se planter devant la boîte aux lettres à 5 h 45. Eh oui, déjà levé puisqu'après, c'est le footing de 7 h !

 

 
 

 

Dans l'attente de la Collectivité européenne d'Alsace

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:09:42

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STRASBOURG  Audience de rentrée du tribunal administratif
Dans l'attente de la Collectivité européenne d'Alsace
Les juristes s'interrogent sur l'objet juridique que sera la future collectivité européenne d'Alsace dans un paysage administratif de plus en plus complexe.
 

 
Audience de rentrée du tribunal administratif de Strasbourg.
Ni compassion, ni arrogance. C'est ainsi que le président du Tribunal administratif de Strasbourg Xavier Faessel conçoit l'esprit dans lequel travaillent les magistrats de la juridiction. Il l'a affirmé ce vendredi à l'occasion de la rentrée solennelle. Conformément à la tradition, il a donné quelques chiffres rendant compte de l'activité, d'ailleurs plutôt positifs. Des moyens en hausse avec 32 magistrats et la création depuis quelques jours d'une septième chambre, un « stock » de dossiers en cours qui baisse, et 96 % des requêtes jugées en moins de deux ans...

Une poignée d'avocats a profité de l'audience solennelle pour manifester à l'extérieur et dans le calme contre la réforme des retraites. À l'intérieur, le président du tribunal a souhaité mettre en place une nouveauté et a donné la parole à une représente du barreau, estimant qu'au fond un jugement est le fruit d'un échange et relève d'un travail « de coconstruction avec la profession d'avocat ».

La grande actualité administrative des années à venir est la future naissance de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA). C'est la teneur de l'exposé présenté par le maître de conférences Arnaud Duranthon qui s'est attaché, à la demande du tribunal, à essayer de situer le cadre très particulier de l'Alsace dans l'évolution plus générale des collectivités territoriales.
La CEA, une sorte d'ovni institutionnel

Il a présenté le projet de Collectivité européenne d'Alsace comme une sorte d'ovni institutionnel qui reste soumis aux desiderata de l'État central. Le projet, on le sait, est la fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin en un seul département, intégré à la région Grand Est.

« La Collectivité européenne d'Alsace se situe sur les chemins de crête qui séparent les versants des classifications juridiques, a-t-il expliqué. Elle est un département, mais pas un département comme les autres puisque la loi lui donne une série de compétences et de spécificités que les autres n'ont pas. Elle n'est pas non plus au nombre des collectivités territoriales à statut particulier prévues par la Constitution. Elle est donc en somme un département à statut particulier, en application de cette différenciation territoriale qui est désormais sur toutes les lèvres. »

La différenciation, concept à la mode, est cette idée que des collectivités de même nature pourraient avoir des compétences différentes. Selon lui, la CEA sera la première collectivité à mettre en oeuvre ce concept. Mais ce spécialiste du droit public de l'université de Strasbourg reste sceptique sur la portée de l'événement.

Pour Arnaud Duranthon, hormis le transfert du domaine routier, la seule spécificité véritable résidera dans la création d'un « schéma transfrontalier » mais qui devra tenir compte des points de vue de la région et de l'Eurométropole sans qu'il soit précisé si l'un prévaut sur les autres.
Une complexité grandissante

Et le juriste de souligner la technicité grandissante et « proprement effrayante » du droit des collectivités territoriales, à l'exemple de ce projet alsacien : « Comment expliquer que cette Collectivité européenne d'Alsace, qui est un département mais qui n'en a pas le nom, n'assurera pas de compétences européennes ? ; qu'elle constitue un département car elle assurera les compétences d'un département, mais qu'elle assurera aussi certaines compétences provenant de l'État, possiblement aussi des compétences provenant d'EPCI qui les tiennent eux-mêmes des communes auxquelles elles ont été enlevées et que certaines de ces compétences seront contraintes par la manière selon laquelle la région utilisera elle-même sa compétence ? »

Avec cette question subsidiaire : comment cela est-il perçu par les administrés si même les juristes en perdent leur latin ?
Olivier CLAUDON

 

 
 

 

L'installation officielle par le préfet Laurent Touvet du nouveau sous-préfet de Thann-Guebwiller, Stéphane Chipponi

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:15:20

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L'installation officielle par le préfet Laurent Touvet du nouveau sous-préfet de Thann-Guebwiller, Stéphane Chipponi

Le nouveau sous-préfet de Thann-Guebwiller, Stéphane Chipponi, s'est rendu ce lundi 3 février à 8 h 30 devant le monument aux morts, place de la République à Thann, pour effectuer un dépôt de gerbe. Romain Luttringer et Francis Kleitz, respectivement maire de Thann et de Guebwiller, étaient présents à ses côtés. Le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, a présenté officiellement le nouveau sous-préfet aux autorités politiques, militaires et administratives. Le sénateur René Danesi, le député Raphaël Schellenberger et le vice-président de la région Grand Est, Jean-Paul Omeyer, côtoyaient les conseillers départementaux Annick Lutenbacher, Karine Pagliarulo, Rémy With et Michel Habig. Étaient également présents : Muriel Burger, directrice de l'Onac 68, les représentants des associations patriotiques, le commandant Bruno Serain de la compagnie de Soultz-Guebwiller, le major Éric Jenn de la brigade de Thann, le commandant Nicolas Mejenny de la compagnie d'Altkirch, et des pompiers du Sdis 68.

De Paris à Bruxelles via Lyon

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:04:14

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De Paris à Bruxelles via Lyon

La sécurité, l'ordre public, la lutte contre la délinquance, les frontières, les questions migratoires, les visas... en douze ans, Stéphane Chipponi est devenu, au gré de ses fonctions, quelque peu spécialiste de certains sujets. Tantôt cadre au sein d'un ministère à Paris, tantôt conseiller aux affaires intérieures en tant que représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne à Bruxelles, secrétaire général adjoint à la préfecture du Rhône, directeur de cabinet à la préfecture du Maine-et-Loire ou encore secrétaire général à Lons-le-Saunier, le Corse d'origine a ajouté des cordes à son arc. Et ce n'est pas fini. Comme il est de coutume, le nouveau sous-préfet de Thann-Guebwiller pourrait se voir confier une thématique propre à l'ensemble du département par le préfet Laurent Touvet. Reste à savoir laquelle.

 

 
 

 

Bernard Fischer ne se représentera pas aux élections départementales en 2021

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:13:37

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Bernard Fischer ne se représentera pas aux élections départementales en 2021
Le maire d'Obernai, qui est premier vice-président du Département du Bas-Rhin, siège dans cette assemblée depuis 1998.

Interrogé sur ses intentions pour les départementales de 2021, le maire d'Obernai, a indiqué qu'il ne sera pas candidat.

« J'ai envie de me consacrer complètement à Obernai, j'ai fait mon temps pour les départementales [NDLR : il est élu depuis 1998] et puis il y a de la belle jeunesse, regardez les personnes qui sont autour », a-t-il glissé.

À sa gauche se trouvait Robin Clauss, conseiller municipal de 28 ans, numéro 3 sur sa liste aux municipales de 2020. Il a toutefois indiqué ne vouloir citer aucun nom, précisant simplement qu'il « y aura forcément des talents qui vont se dégager. »

Bernard Fischer s'arrêtera-t-il en 2026 en cas de réélection en mars ?

Les DNA ont aussi demandé à Bernard Fischer s'il s'arrêtera en 2026 en cas de réélection en mars. Il n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet, indiquant simplement : « Je ne suis pas éternel et il y a des gens autour de la table [NDLR : il était entouré des six colistiers les plus hauts sur la liste], et bien d'autres, qui ont des trajectoires et des capacités ». Chacun en tirera ses conclusions, sachant qu'en 2014, il avait annoncé que ce serait son dernier mandat, avant de changer d'avis en 2016.

« L'honnêteté, le courage, la ténacité, la constance: je pense que suis fait ainsi »

S'il se représente en mars, c'est «car [il] a plaisir à travailler pour la Ville d'Obernai et l'envie. Obernai est une ville exaltante. » Avec quelles forces pour sa candidature ? « L'honnêteté, le courage, la ténacité, la constance et peut-être la générosité aussi. Ça peut paraître prétentieux pour ceux qui ne m'apprécient pas, mais je pense que je suis fait ainsi. »

 

 

 

L'objectif : capitaliser sur« un bilan extrêmement conséquent »

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:10:48

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L'objectif : capitaliser sur« un bilan extrêmement conséquent »

 
Bernard Fischer appuie notamment sur l'économie.
Le maire d'Obernai, Bernard Fischer, affiche une confiance sans faille dans sa victoire aux municipales de mars, même s'il est en concurrence avec une candidature annoncée bien plus solide qu'en 2008 et 2014, celle de son ex-première adjointe Catherine Edel-Laurent.

Premier des deux à dévoiler sa liste complète, il a distribué un document de huit pages dans toutes les boîtes aux lettres, où il détaille son bilan. Il sait que c'est son atout numéro un.

Obernai est une ville qui se porte globalement très bien. Personne ne le nie, et Bernard Fischer entend capitaliser dessus pour se faire réélire à un quatrième mandat. Revue de détails des principaux points qu'il met en avant.
Son rôle dans la santé économique de la ville

Bernard Fischer mouille son costume pour attirer des entreprises et maintenir celles en place. Et il manque rarement une occasion de le rappeler. Lors d'un entretien avec les DNA mercredi, il est longuement revenu sur ses démarches auprès des patrons de Triumph pour éviter que l'entreprise ne quitte Obernai, sur son initiative pour faire s'installer la plate-forme de pièces automobiles de rechange Est PR, etc.

Pour réaliser le parc d'activité intercommunal, « je me permets de dire que j'ai négocié personnellement auprès des agriculteurs pour acheter les terrains », poursuit le maire, qui cite une démarche similaire pour le foncier du nouvel hôpital.

« Nous avons implanté plus de 30 nouvelles entreprises, commerces et services », avance-t-il dans son premier document de campagne.
Sa gestion des finances

La baisse de la dette de la ville apparaît comme l'une de ses fiertés, au même titre que celle du Département, dont il est le vice-président aux finances. Il rappelle, dans les deux cas, que cela s'est accompagné d'investissements importants. Il cite quinze réalisations dans son document de campagne, dont la piscine de plein air, le pôle petite enfance, des réfections de rues, le terrain de football synthétique.
Ses actions pour l'environnement

Alors que les candidats écologistes créent la surprise dans les sondages dans les grandes villes et que les campagnes électorales se verdissent partout, la candidature de Bernard Fischer n'échappe pas à la règle.

Dans la profession de foi de 2014, les questions d'environnement n'étaient pas absentes, mais peu mises en avant. Dans le premier document de campagne 2020 du maire, elles occupent une pleine page, avec le bilan des actions, et l'annonce d'une intensification.
G.M.

 

 
 

 

Nage en eaux calmes

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:04:55

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Nage en eaux calmes

 
La piscine Arc-en-ciel à Kaysersberg-Vignoble a connu une baisse de la fréquentation l'an passé. Des ressources en moins pour le budget « piscine ». Photo L'Alsace
Les élus communautaires de la CCVK ont choisi de ne pas forcer la main aux nouveaux élus qui composeront l'assemblée après les élections municipales. Le D.O.B. (Débat d'orientation budgétaire) fait la part belle aux principales priorités fixées avant que la prochaine équipe ne se penche précisément sur le budget primitif. « Attendons et voyons » a donc été la position du président Jean-Marie Muller jeudi soir, au siège de la collectivité, à Kaysersberg-Vignoble. Que doit-on retenir de cette séance consacrée aux chiffres ? D'abord que les marges de manoeuvre de la collectivité sont relativement bonnes, si l'on prend en considération le niveau d'endettement et la capacité d'autofinancement. Le ratio est de 2,5, le nombre d'années nécessaire pour rembourser les emprunts. Le total des dettes se monte à 2,867 millions d'euros, soit 172 EUR par habitant. « La CCVK dispose de réserves », résume Christine Schramm, directrice générale des services, même si elle précise que la réalisation de projets dans un laps de temps trop court pourrait obérer la CAF (Capacité d'autofinancement) de l'établissement. En 2019, la CAF s'élève à 9 %, chiffre abstrait certes mais qui prend un autre sens si l'on compare cette marge de manoeuvre avec la moyenne nationale qui est de 17 %. Autre élément à retenir : les élus ont logiquement souhaité que les impôts locaux n'augmentent pas. La taxe d'habitation demeure donc à 8,5 % en 2020. La dernière augmentation remonte à 2015, relève la DGS. Les ressources fiscales (professionnelles) de la CCVK sont enviables, si l'on compare à d'autres territoires de ce même département : elles s'établissent à 6,5 millions d'euros en 2020, stables par rapport à l'an passé. Ce montant ne tombe pas totalement dans l'escarcelle de l'établissement intercommunal puisqu'il existe un mécanisme de redistribution (attribution de compensation) vers les communes adhérentes. Au final, la CCVK dispose en réalité d'un peu plus de 4,2 millions d'euros pour fonctionner et assurer le financement courant de certaines de ses compétences (école de musique, centre nautique, petite enfance, etc.). Il faut savoir aussi, même si la période électorale appelle à une pause provisoire, que des sous ont été tout de même inscrits pour des projets à réaliser par la nouvelle équipe. L'enveloppe est modeste (200 000 euros) : il s'agit de projets liés à la mobilité, d'actions touristiques, de subventions, etc. Le président Muller a proposé par ailleurs la mise en réserve de diverses enveloppes budgétaires dédiées aux énergies renouvelables, notamment. En revanche, les élus ont été unanimes pour ne pas engager la nouvelle équipe dans un projet frôlant les 2 millions d'euros, celui de l'aménagement d'un parc devant la piscine Arc-en-ciel.
J.D.K.

 

 
 

 

Sommaire allégé en attendant la préfète

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:59:50

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Bas-Rhin Séance plénière du Conseil départemental lundi
Sommaire allégé en attendant la préfète

 
La séance plénière du conseil départemental du Bas-Rhin qui se tiendra ce lundi après-midi à Strasbourg aurait en grande partie dû être consacrée au rapport d'activités annuel du préfet Jean-Luc Marx. Il n'en sera rien, et le lecteur devine sans doute pourquoi : tout jeune retraité, l'intéressé vient de céder la place à Josiane Chevalier, ex-préfète de Corse... Et les élus bas-rhinois ont jugé de bon aloi de lui offrir un répit de deux mois, le temps pour elle de s'imprégner des dossiers locaux.
La CEA en arrière-plan

Une fois n'est pas coutume, c'est donc seulement courant avril que se tiendra le prochain « topo » préfectoral. Quant à l'ordre du jour de ce lundi (car la plénière est cependant maintenue), il s'en trouve singulièrement allégé, avec sept rapports seulement, dont deux purement techniques.

Mentionnons en revanche la convention de partenariat prévue avec le Club Vosgien, dans le but de faciliter la « remontée » des tracés numériques des sentiers de randonnées : les prochaines mises à jour du Plan départemental des itinéraires de promenade et randonnées (PDIPR) n'en seront que plus aisées.

Autre délibération notable : la proposition d'adhésion du Département au groupement européen de coopération territoriale (GECT) Eurodistrict Région Freiburg-Centre et Sud Alsace. La Collectivité européenne d'Alsace (CEA), qui doit succéder aux deux départements alsaciens le 1er janvier 2021, n'y est évidemment pas étrangère, l'idée sous-jacente étant ici de renforcer l'impact des politiques transfrontalières que mettra en oeuvre la nouvelle collectivité.

Plus brièvement, les élus bas-rhinois seront également appelés à se prononcer au sujet d'une Opération de revitalisation du Territoire (ORT) au profit de la communauté de communes de Sélestat ; sur le rapprochement des offices HLM Sibar et Opus 67 (la loi faisant désormais obligation à tout office de logement social de détenir au moins 12 000 logements d'ici le 1er janvier prochain) ; ainsi, enfin, qu'à propos de deux conventions avec l'Eurométropole de Strasbourg (EMS), afin de faciliter les échanges de données géographiques entre les deux collectivités.
E.D.

 

 
 

 

Retraites : les syndicats ne lâchent pas

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:43:56

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Retraites : les syndicats ne lâchent pas
 

 
L'intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation le jeudi 20 février. Photo Thomas SAMSON/AFP
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a mis en garde vendredi contre « une réforme plantée par le gouvernement » si les demandes de son syndicat, notamment sur la pénibilité et le financement, n'étaient pas entendues. Les partenaires sociaux doivent trouver d'ici à fin avril les moyens de garantir l'équilibre budgétaire du futur système de retraites d'ici à 2027.
Nouvelle journéede mobilisation le 20 février

« C'est au regard de tout ça que la CFDT, à la fin, se positionnera et dira ce qu'elle pense de cette réforme », a indiqué Laurent Berger. Seule organisation syndicale à être favorable au principe du régime universel à points, la CFDT a proposé une quarantaine d'amendements au projet de loi actuellement en cours d'examen au Parlement sur les sujets qui lui sont chers comme sur le minimum de pension à 100 % du Smic, sur une meilleure prise en compte des périodes de chômage, sur les critères de pénibilité ou encore sur la majoration forfaitaire par enfant.

De son côté, l'intersyndicale - CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires, des organisations de jeunesse (MNL, UNL, Fidl) et étudiante (Unef), plus que jamais déterminée contre le projet de réforme, appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestations pour le jeudi 20 février. D'ici à cette date, ces organisations « appellent au renforcement et à la continuité de la mobilisation et de la grève là où les salarié(e) s le décident » et à « multiplier les initiatives locales et interprofessionnelles pour créer les conditions d'une journée d'ampleur ».

Elles prévoient également « de nouveaux temps forts de mobilisation, autour du 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes », considérées comme « les plus grandes perdantes » du projet de réforme des retraites.

 

 
 

 

Prêts pour la révolution ?

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:58:25

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Prêts pour la révolution ?
 

Les gilets jaunes organisent une nouvelle manifestation, ce samedi après-midi à Colmar. Archives L'Alsace /Vanessa MEYER
Que reste-t-il des gilets jaunes ? C'est un peu la question qu'on pouvait se poser à l'ouverture de cette veillée d'armes à Guebwiller, jeudi soir. Autour de la table, ils sont une petite cinquantaine. Il y a des visages et des noms connus, des « gilets » de la première heure, des femmes et des hommes venus de tous les ronds-points du département : Aspach, le Nouveau Monde à Soultz, le Kaligone à Kingersheim, Colmar...

« Les gilets jaunes de maintenant, ce sont les mêmes qu'au début. On est juste moins nombreux. Si quelque chose a changé, c'est la situation et la conscience qu'on en a », assure Michel, une sorte de vieux sage du mouvement. « Au fur et à mesure, les slogans anticapitalistes se sont développés. On a pris conscience qu'on est en guerre contre le capitalisme. » La politisation a gagné du terrain autour des ronds-points.

Michel défend aussi un mouvement aussi original qu'hétéroclite : « Nous avons une organisation horizontale, nous misons sur l'intelligence collective et nous avons souhaité marcher rapidement vers Paris, vers la tête, pour réclamer plus de pouvoir d'achat et exiger la démission de Macron. Au début, on ne savait pas la suite qu'il y aurait. Aujourd'hui, nous sommes nombreux à penser que ce mouvement ne s'arrêtera pas. » Applaudissements de la salle.
« Il faut arrêter d'être des Bisounours ! »

Après cette ouverture, place à une sorte d'agora. Tous prennent la parole, il n'y en a pas que pour les « grandes gueules ». Un changement par rapport aux débuts du mouvement. À tour de rôle, les femmes comme les hommes avancent ce qui leur semble important. Tous s'écoutent. Alicia, qui distribue la parole, veille au grain, recadre celui qui serait tenté de la monopoliser, encourage celui qui hésite.

Il y a aussi de la colère, prête à surgir. « Il va y avoir de la violence pour répondre à la violence des policiers... On va sortir les fourches ! », avertit Joseph. « On voulait discuter pacifiquement... Il faut trouver d'autres solutions, arrêter d'être des Bisounours ! Dans les luttes, ceux qui nous ont précédés en ont pris sur la gueule. Qu'est-ce qu'on attend ? Au moins, on saura pourquoi on est gazé », estime Geneviève. Applaudissements encore.

Leïla, elle, fait entendre une autre voix. « Au départ, je suis allée sur un rond-point par rapport au pouvoir d'achat. À force de discuter, ma réflexion a évolué. On ne peut pas continuer à vivre comme on fait. Aujourd'hui, je me demande que faire pour vivre dans un monde meilleur. » Pour sa part, elle sera candidate sur la liste Gueb'à venir, citoyenne et participative. Elle rêve d'une VIe République.
« C'est ça, la démocratie directe »

Les revendications s'égrènent. Elio continue à réclamer « plus de justice sociale, fiscale et environnementale », et prône « un devoir d'ouverture d'esprit pour dénoncer tout ce qui ne va pas ». Pour augmenter le pouvoir d'achat, un second Michel veut voir baisser les tarifs de l'électricité et de l'eau, mais aussi les taxes « puisqu'ils ne veulent pas augmenter les salaires ou les retraites ».

Françoise, elle, est dégoûtée par la situation de l'hôpital et de l'école : « Tous les services publics se dégradent. » Elle avait d'ailleurs prévu de manifester vendredi soir à Mulhouse, devant l'hôpital du Moenchsberg, contre la fermeture du service de chirurgie pédiatrique. Raphaël, lui, en a « ras-le-bol de ce système qui pille les gens et où les pauvres sont toujours plus pauvres ». « C'est ça, la démocratie directe », glisse Rémy.

Ce qui compte désormais ? « C'est notre motivation », insiste Gaël. Claude est plus amer : « Tout ce que les Français ont récupéré ces derniers mois, c'est quand même grâce à nous. Mais c'est pas nous qui en avons le plus profité. On est un peu les dindons de la farce... » Malgré tout, comme ses voisins, il sera samedi à la manifestation à Colmar. Départ à 13 h 30 devant le siège du conseil départemental du Haut-Rhin.
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

 

Comment les salariés vivent la fin de Fessenheim

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:19:27

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Comment les salariés vivent la fin de Fessenheim
 

 
La soixantaine de salariés qui resteront au-delà de 2025 pour encadrer le démantèlement ont déjà été, en grande partie, identifiés et sélectionnés. Photo EDF
Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire alsacienne sera définitivement arrêté dans deux semaines, quatre mois avant le réacteur n°2. Dans un mélange de tristesse, d'incompréhension et de colère contenue, les salariés du site se cherchent un nouvel avenir. 130 salariés ont quitté la centrale ces deux dernières années./Pages 10 et 11

 

 
 

 

Les salariés veulent tourner la page

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:20:05

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Les salariés veulent tourner la page

 
Techniquement, le 22 février, la procédure d'arrêt définitif du réacteur n°1 sera la même que celle d'un arrêt pour maintenance. Photo EDF
Longtemps, il y a eu une sorte de déni. « Quand je suis arrivé à Fessenheim, en mai 2015, la fermeture était déjà dans l'air, mais rien n'était acté. Tout le monde était mobilisé pour défendre un outil de production performant, on travaillait dans un cadre agréable, dans une bonne ambiance... Nous avons été nombreux à prendre conscience tardivement que la centrale allait bel et bien fermer », confie Hervé Nolasco, 35 ans, chargé d'affaires « pièces de rechange » et représentant syndical CFE-CGC.
L'interminable feuilleton du quinquennat Hollande

Les nombreux atermoiements et rebondissements de la présidence Hollande ont entretenu l'espoir d'un possible revirement politique, qui les aurait épargnés. L'arrêt « immédiat » promis par le candidat socialiste en 2011 a été successivement reporté à « fin 2016 », à la fin du quinquennat, puis à la date, toujours plus lointaine, du démarrage de l'EPR de Flamanville.

L'élection présidentielle de mai 2017 aurait pu changer la donne, mais Emmanuel Macron a fait le choix, en cette matière, de la continuité. Au mois de novembre suivant, le directeur du parc nucléaire d'EDF venait présenter aux salariés de la centrale une feuille de route qui excluait la préparation de la quatrième visite décennale, qui aurait dû avoir lieu en 2020 pour le réacteur n°1 et en 2022 pour le réacteur n°2. « Il n'y avait plus de retour en arrière possible », constate Hervé Nolasco.

Le « découplage » entre l'arrêt de Fessenheim et le démarrage de l'EPR de Flamanville, annoncé en octobre 2018 par le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a été le coup de grâce. « On a alors compris que ça allait arriver rapidement », poursuit Hervé Nolasco. Un mois plus tard, le président Macron déclarait que les deux réacteurs alsaciens s'arrêteraient définitivement « à l'été 2020 », une échéance confirmée depuis.

La prise de conscience n'empêche pas la persistance d'une profonde « incompréhension », renforcée par les bons résultats de 2019 (lire l'encadré), souligne l'ancien délégué CGT Jean-Luc Cardoso, qui évoque « une colère contenue ». « Les salariés éprouvent un sentiment d'injustice et de gâchis, renchérit Anne Laszlo, déléguée CFE-CGC. Ils se stabilisent en se concentrant sur leur travail. »

Le 22 février, jour où le réacteur n°1 sera mis définitivement à l'arrêt, des salariés ont expressément demandé à ne pas être de service, pour ne pas vivre l'événement de trop près. « Certains ont commencé leur carrière et la termineront ici, ça leur fout forcément un coup au moral », souligne Hervé Nolasco.

La direction a diffusé des consignes pour que seuls les agents nécessaires aux activités du jour soient présents sur le site, de toute façon moins fréquenté le samedi, a fortiori un jour de chassé-croisé de vacances scolaires - la date n'a sans doute pas été choisie au hasard. « Nous souhaitons vivre cet arrêt comme un arrêt normal », souligne la direction, qui confirme qu'aucun média ne sera autorisé à entrer et qu'aucun responsable national d'EDF ou représentant du gouvernement ne sera là pour l'occasion.
« Nous souhaitons vivre cet arrêt comme un arrêt normal »

« On ne veut aucun Parisien, on l'a expliqué à Etienne Dutheil, le directeur de la production nucléaire, qui pensait venir nous soutenir », indique Alain Besserer, délégué FO et secrétaire du CSE. Il est fort probable que l'arrêt se fera dans la nuit du vendredi au samedi, comme il est de coutume. « Techniquement, la procédure sera la même que lors d'un arrêt pour maintenance, il n'y aura rien de spectaculaire, juste une émotion particulière », explique Anne Laszlo.

Dans l'après-midi, les partisans de la centrale ont prévu de manifester, à l'appel, notamment, de l'association Fessenheim notre énergie (présidée par le maire de la commune), de l'Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN), de l'association Voix du nucléaire et du WONUC (World Council of Nuclear Workers), pour apporter leur soutien aux salariés de la centrale, rappeler « le caractère politique » de sa fermeture et ses conséquences locales, notamment la perte de 2000 emplois directs et indirects, selon les estimations de l'Insee.

Cohérentes avec le mot d'ordre interne, les organisations syndicales n'appellent pas à participer à ce rassemblement. « Les collègues veulent tourner la page et rester tranquilles », souligne Alain Besserer. En filigrane apparaît le souci de ne pas confronter des salariés à fleur de peau avec les médias, qui seront sans doute nombreux devant les grilles, et d'éventuels militants antinucléaires, qui auraient envie de célébrer l'événement.
La crainte de « provocations » des antinucléaires

« Certains sont prêts à en découdre ! Nous avons écrit au préfet du Haut-Rhin pour décliner toute responsabilité en cas de provocation », poursuit Alain Besserer. « Si les antinucléaires étaient autorisés à se rassembler sur la tombe du mort, ce serait une faute professionnelle », renchérit Jean-Luc Cardoso. Qu'il soit rassuré : du côté des associations antinucléaires alsaciennes, on exclut tout rassemblement ce jour-là. Leurs homologues allemands prévoient plutôt une fête le 30 juin, à Fribourg, donc à distance raisonnable.

Pour les syndicats également, c'est la date du 30 juin qui fera véritablement événement. Sur le plan collectif, « ce sera encore plus fort », insiste Alain Besserer, qui redoute l'impact d'un déplacement gouvernemental, annoncé par la rumeur.

Sur le plan individuel, l'arrêt du réacteur n°2 donnera le signal d'une grande vague de départs - la majorité des 180 prévus cette année - afin que les salariés et leurs familles puissent faire leur rentrée sur leur nouveau lieu de travail et de résidence. Ceux qui resteront à Fessenheim devront, eux aussi, s'habituer à une nouvelle vie, à l'ombre des réacteurs désaffectés.
Un dossier d'Olivier BRÉGEARD LIRE Aussi en page 38

Le planning des opérations prévues à la centrale de Fessenheim jusqu'à son retour à un site non-nucléaire. Document EDF

 

 
 

 

Un grand mécano social ultrasensible

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:19:00

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Un grand mécano social ultrasensible
 

 
Avec 800 départs à la retraite par an, le parc nucléaire EDF offre de nombreuses possibilités de reclassement, mais impose la mobilité géographique. Archives L'Alsace/ Hervé KIELWASSER
Selon Hervé Nolasco, représentant syndical CFE-CGC, la fermeture du site occupe désormais moins les conversations des salariés que l'avenir de chacun d'entre eux. « Les gens avaient peur d'être livrés à eux-mêmes, mais la direction a tenu ses engagements », estime-t-il. Les mesures d'accompagnement social négociées début 2018 pour amortir le choc et faire passer la pilule sont à l'aune des moyens d'EDF.

Ancien délégué CGT, Jean-Luc Cardoso affirme cependant qu'il faut maintenir « une vigilance permanente » pour les faire appliquer, sensibiliser la direction des sites d'affectation, mais aussi les salariés, quand ils s'aperçoivent que les avantages sociaux ne sont pas les mêmes là où ils arrivent...
2500 entretiens réalisés

Chaque salarié de la centrale est soutenu par un conseiller, qui l'aide à déterminer sa nouvelle orientation professionnelle et assure un suivi temporaire après sa mutation éventuelle. Selon la direction, 2500 entretiens ont été réalisés par ces conseillers. Les possibilités de mobilité au sein du groupe sont nombreuses, vers une autre centrale nucléaire, vers l'hydraulique, vers une filiale (Enedis, RTE, Dalkia...), mais certains métiers sont plus favorables au reclassement.

« On ne peut pas cocher toutes les cases : rester dans le nucléaire, en Alsace et dans un poste similaire », nuance Anne Laszlo, déléguée CFE-CGC. Le reclassement dans la région se heurte à « deux grosses vagues récentes de suppressions de postes » chez Enedis et dans l'hydraulique, ajoute Alain Besserer, délégué FO et secrétaire du CSE. « Cela demande plus d'efforts à la direction. »

Dans l'absolu, avec une moyenne de 800 départs à la retraite chaque année dans le parc nucléaire EDF, des postes se libèrent en nombre suffisant et les salariés de Fessenheim, réputés « très bons professionnels », sont bien placés pour y postuler. « Mais tout le monde n'est pas prêt à bouger », même parmi les plus jeunes, constate Alain Besserer.

Il y a aussi des cas « atypiques », « plus compliqués ». Hervé Nolasco, par exemple, souhaitait être muté dès cette année, quelque part en Alsace au sein du groupe EDF, mais il devra attendre trois années supplémentaires. Il fait en effet partie des 294 salariés soumis à des astreintes dans le cadre du plan d'urgence interne (PUI) de la centrale, et celui-ci restera en vigueur tant qu'il y aura du combustible radioactif sur le site, soit 2023 (selon le scénario actuel). « Mais parmi ces 294 salariés, la grande majorité est volontaire : ce sont des collègues qui ont demandé à rester le plus longtemps possible, souvent pour faire la jonction jusqu'à leur départ à la retraite. » Certains voient aussi, dans le vaste chantier inédit qui se prépare, une opportunité de renouvellement, un challenge professionnel.
Bouleversements familiaux

Sur le plan humain, ce « big-bang » social est diversement vécu, selon la nature de chacun. « On n'a pas tous la même capacité à relativiser », souligne encore Hervé Nolasco, qui observe, d'un côté, des rapprochements et des solidarités accrues, de l'autre, des tensions individualistes au sein de certaines équipes.

Anne Laszlo décrit des collègues très aguerris « que l'on trouve soudain sans voix, les yeux humides. Il y a un attachement au site et à la machine que les gens extérieurs peinent à imaginer... » « Il n'y a pas eu de geste dramatique pour l'instant, mais on note quelques arrêts de travail liés à la souffrance psychologique », complète Alain Besserer.

Les délégués syndicaux citent des couples qui se sont séparés du fait de divergences sur les choix qui se présentaient à eux, ou après des décisions prises sans concertation avec le conjoint. « Ce qui fait encore mal, également, ce sont ces années d'incertitude durant lesquelles les salariés n'ont pas pu se projeter, n'ont pas su s'ils pouvaient acheter une maison, si leur conjoint pouvait accepter telle promotion, tel nouvel emploi... », pointe Anne Laszlo.

Consciente des risques psychosociaux, la direction a sensibilisé et formé les cadres et les représentants du personnel. Des psychologues accueillent les salariés - agents EDF et sous-traitants - sur le site, d'autres peuvent être consultés à l'extérieur, le service médical interne (un médecin, un infirmier-chef, trois infirmières...) est également à l'écoute.
Des psychologues à l'écoute

Pour les salariés des entreprises prestataires, globalement moins formés et moins mobiles, une cellule d'aide au redéploiement avait été créée dès 2018, avec le soutien, notamment, de l'État et de la région. La direction de la centrale annonce, pour cette année, « un renforcement de l'accompagnement opérationnel vers la recherche d'emploi ».

« On ne les oublie pas », souligne Anne Laszlo, avant de conclure : « Il faudra attendre plusieurs années avant de savoir si tous ces efforts ont porté leurs fruits... »
O.Br.

La prévision des effectifs de la centrale nucléaire de Fessenheim jusqu'en 2025. Document EDF

 

 
 

 

Les bons chiffres de la dernière année pleine

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:20:52

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Les bons chiffres de la dernière année pleine
 

En 2019, la centrale nucléaire de Fessenheim a produit 12,3 milliards de kWh, ce qui représente environ 90 % de la consommation d'électricité annuelle de l'Alsace et la cinquième meilleure performance de l'histoire du site. La direction souligne que 437 milliards de kWh « décarbonés » (sans émission de dioxyde de carbone) ont été produits par la centrale nucléaire depuis sa mise en service, en 1977.

Le chiffre d'affaires 2019 s'est établi à plus de 500 millions d'euros, en valorisant la production au prix du marché. 48 millions d'euros ont été reversés en taxes et impôts, dont 14 aux collectivités locales. EDF prévoit le versement de 45,5 millions d'euros au titre de l'année 2020, avant une chute brutale sous les 10 millions dès 2021, sous les 5 millions de 2023 à la fin du chantier de démolition.

70 millions d'euros ont été investis : 38 en maintenance et exploitation courante, 32 en maintenance exceptionnelle ou pour répondre aux prescriptions de l'Autorité de sûreté nucléaire. Plus de 60 millions d'euros de contrats ont été attribués à des entreprises externes, dont un tiers à des entreprises du Grand Est.

Le site peut également s'enorgueillir d'avoir réalisé « la meilleure campagne d'arrêts » de son histoire : les deux arrêts programmés (celui du réacteur n°1 du 19 janvier au 6 avril, celui du réacteur n°2 du 25 mai au 3 août) pour maintenance, contrôles réglementaires et rechargement du combustible ont été réduits de 20 jours par rapport au planning initial, soit 20 jours de production supplémentaires, représentant 15 millions d'euros.

 

 
 

 

PSA : pourquoi Mulhouse ralentit

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:42:28

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INDUSTRIE  Automobile
PSA : pourquoi Mulhouse ralentit
Après avoir fabriqué quelque 230 000 voitures en 2019, le site PSA de Mulhouse en produira seulement 90 000 en 2020. Le redécollage, s'il sera amorcé en 2021, ne sera visible qu'en 2022.
 

 
En attendant la 308 prévue à partir du deuxième semestre 2021, PSA Mulhouse ne produit plus que deux véhicules haut de gamme : la Peugeot 508 (ci-dessus) et le DS7 Crossback.
Les derniers intérimaires sont partis avec l'arrêt de la demi-équipe de nuit quand a sonné l'heure des vacances de Noël fin décembre. Aujourd'hui, 5 050 salariés en CDI sont rattachés au site PSA de Mulhouse.

La situation est contrastée puisque les 950 salariés du pôle métallurgie (forge-fonderie-outillage) et les 850 personnes de l'usine mécanique (ferrage, atelier de montage des moteurs électriques pour véhicules hybrides) travaillent à plein régime pour l'ensemble des sites du groupe PSA, quand leurs collègues de l'usine de montage produisent en deux équipes sur une chaîne qui tourne en demi-cadence, soit 29 véhicules par heure sur une capacité de 60.
Deux modèles, trois silhouettes

Conséquence de la chute d'activité consécutive à l'arrêt de la production de la Peugeot 2008, un peu plus de 120 salariés ont été détachés dans les autres usines PSA, notamment Sochaux (90 personnes), Vesoul (20), Trémery (sept salariés)... Une partie a rejoint les pôles métallurgie et mécanique. Et un dispositif de mise à disposition de salariés dans des entreprises externes, exclusivement sur la base du volontariat, pendant l'année de transition, a été mis en place.

PSA Mulhouse ne produit plus que la DS7 Crossback et la 508, déclinée en deux versions : berline et SW. L'arrêt de la 2008, début novembre, a été un coup dur pour l'usine alsacienne qui, depuis 2013, a dépassé tous ses objectifs grâce au succès de ce SUV compact fabriqué à 1,15 million d'exemplaires. Le transfert du nouveau modèle 2008 dans une autre usine, en l'occurrence Vigo, en Espagne, était cependant prévu. En effet, le site alsacien tourne désormais sur une seule ligne de montage. Laquelle, lors des travaux de transformation menés en 2016 pour un investissement supérieur à 400 millions d'euros, a été dotée de la plateforme EMP2. Or cette plateforme modulaire, qui sert de base pour le véhicule sur la ligne, est dédiée aux véhicules moyen et haut de gamme, segment C et supérieurs pour reprendre la terminologie de l'industrie automobile. Exit de Mulhouse, donc, la production de la 2008 qui constituait même une anomalie.

En fait, la production, durant près de deux ans, de la 2008 sur cette nouvelle ligne a permis de tester la nouvelle installation avec un véhicule que les équipes mulhousiennes connaissaient bien. La mise en production des DS7 Crossback et Peugeot 508, véhicules totalement nouveaux, a été bien plus problématique, entraînant des retouches en bout de ligne.

Classés dans le segment D, DS7 Crossback et Peugeot 508, désormais produits en versions thermiques mais aussi hybrides rechargeables sont des véhicules haut de gamme récents. Par conséquent, les volumes de vente ne sont pas comparables avec la 2008 sur un marché européen dominé par les segments B et C. D'où la baisse mécanique des volumes de production.
Nouvelle organisation industrielle de PSA en Europe

Avec le rachat des marques Opel-Vauxhall à General Electric début 2017, le groupe PSA a mis sur pied une nouvelle organisation industrielle. Entré en vigueur le 1er janvier 2019, le nouveau schéma prévoit la spécialisation du site mulhousien sur les modèles berlines tandis que Sochaux et Rennes fabriqueront les SUV, les trois sites étant positionnés sur le moyen et haut de gamme du fait de la plateforme EMP2. En attendant une nouvelle refonte qu'impliquera la fusion de PSA avec FCA Fiat Chrysler quand celle-ci sera effective, Mulhouse garde, pour l'instant, la production du DS7 Crossback mais n'accueillera plus que des berlines sur sa ligne de production.

PSA n'a toujours pas annoncé que le véhicule à « forts volumes » qui sera produit à Mulhouse à partir de 2021 sera la Peugeot 308 actuellement fabriquée à Sochaux. Pourquoi 2021 ? La commercialisation d'un véhicule est conçue pour une durée moyenne de six ans avec un restylage à mi-mandat. Par contre, la conception d'un véhicule débute concrètement cinq ou six ans, parfois plus, avant la commercialisation. Indépendamment du coût, il était donc impossible d'accélérer le calendrier du renouvellement de l'actuelle 308.
Quid des sous-traitants ?

Pourquoi la 308 à Mulhouse ? Pour les mêmes raisons qui ont vu partir la 2008 de Mulhouse lors de son renouvellement. Sochaux est appelé à se spécialiser sur les SUV et la 308 est la berline phare du milieu de gamme (segment C) de la marque du Lion.

Quelque 18 mois avant l'entrée en production de la 308, les travaux de préparation sur la ligne, entamés dès l'été dernier, sont entrés dans une phase active plus importante depuis le début de ce mois de janvier. La voiture, elle, ne sera pas dévoilée avant un an.

À partir de 2021, PSA Mulhouse devrait donc repartir de l'avant et recourir, de nouveau, à un fort volant d'intérimaires, désormais la règle dans l'industrie automobile. La grande inconnue est, par contre, les conséquences de la chute d'activité de PSA Mulhouse sur le tissu de sous-traitants, particulièrement nombreux dans le sud de l'Alsace et le nord Franche-Comté.
De la 304 à la 308

Les lourds travaux de transformation de l'usine de montage ont fait de Mulhouse la première « usine du futur » du groupe PSA en Europe. Sauf que les deux dernières années d'activité ont été compliquées sur le plan de la qualité industrielle. Les retouches en bout de ligne, nécessaires pour livrer un véhicule aux sévères standards qualité, ont coûté cher en moyens humains et financiers. La conception même de la ligne, réalisée sur la base du modèle chinois de Chengdu, a fait l'objet de nombreuses critiques en interne.

Cette baisse d'activité jusqu'à la fin du premier semestre 2021 doit permettre à PSA Mulhouse de renouer avec les standards qui ont fait la réputation du site. Il fêtera, le 5 avril 2021, le 50e anniversaire de la production du premier véhicule, une 304.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Discrimination : les entreprises épinglées critiquent la méthode

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:41:52

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Discrimination : les entreprises épinglées critiquent la méthode
 

 
Les chercheurs ont procédé à l'envoi, par paire, de 10 349 candidatures concernant des postes d'hôtesses d'accueil et de techniciens de maintenance. Photo libre de droits/PIXABAY
Elles sont sept. Sept grandes entreprises françaises - Air France, Accor, Altran, Arkéma, Renault, Rexel et Sopra Steria - épinglées jeudi par le gouvernement pour « présomption de discrimination à l'embauche ». Cette conclusion se fonde sur les résultats d'une campagne de testing opérée par des chercheurs de l'université de Paris-Est-Créteil entre octobre 2018 et janvier 2019 (lire ci-contre). Au total, quarante grandes entreprises cotées en Bourse étaient explicitement ciblées dans cette étude, parmi lesquelles BNP Paribas, Axa, Capgemini, Casino, Carrefour ou encore Danone et PSA.

Réponse à des offres d'emploi, candidatures spontanées, demandes d'informations sur un poste... Les chercheurs ont procédé à l'envoi, par paire, de 10 349 candidatures concernant des postes d'hôtesses d'accueil et de techniciens de maintenance : l'une avec un nom à consonance européenne, l'autre avec un nom à consonance maghrébine.
La méthodologie contestée

Selon les ministères du Travail, de la Ville et du Logement, « il est estimé que le taux de succès du candidat dont le nom a une consonance maghrébine est de 9,3 % contre 12,5 % pour celui avec un nom à consonance européenne », soit « 25 % en moins de chance » d'avoir une réponse - de bonne réception ou donnant une information.

Les entreprises visées contestent formellement les « faiblesses manifestes de la méthodologie utilisée » qui aboutit, selon elles, « à des conclusions erronées ».

Certains curriculums ont en effet été envoyés à des employés, pour chercher un contact par exemple, et non directement aux services chargés du recrutement. Or, certaines entreprises gèrent les candidatures de manière centralisée, ou confient même leur recrutement à des prestataires extérieurs. De quoi, selon elles, biaiser les résultats. « Nous recrutons 4 000 personnes par an en France sur un marché d'ingénieurs où règne la pénurie, nous ne pouvons pas nous permettre de faire de la discrimination », se défend l'entreprise Altran.

Pourtant, pour Yannick L'Horty, chercheur à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, la méthodologie reflète bien la réalité du terrain : « Notre objectif était de se placer du point de vue d'un candidat qui veut accéder une l'entreprise et de discuter de ses chances d'accéder à l'emploi. Les candidatures spontanées envoyées en dehors des processus de recrutement organisés par les entreprises, c'est une réalité du marché du travail ». Avant d'ajouter : « Si les entreprises ne recrutent pas par ces canaux, alors nous n'aurions pas dû constater plus de réponses chez les candidats avec un nom d'origine européenne que d'origine maghrébine ».
Et après ?

Face aux critiques, le ministère du Travail a également rétorqué qu'en envoyant les CV aux seuls recruteurs, il aurait pris le risque que le « testing » soit repéré. Le gouvernement a néanmoins indiqué qu'il relancerait « une nouvelle vague de testing avec un cahier des charges prenant en compte les marges de progrès identifiées sur la première étude ».

Les résultats de cette enquête doivent servir de base de travail pour aider les entreprises à adopter de bonnes pratiques de recrutement. Les représentants des trois ministères n'ont cependant pas précisé quand serait présentée une « stratégie gouvernementale » contre les discriminations à l'embauche, pourtant annoncée par la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.

La fédération nationale des « maisons des potes » regrette ce manque d'annonces. Elle demande au gouvernement « de rendre publiques les recommandations qu'il a prodiguées aux 15 grandes entreprises épinglées par le testing gouvernemental et aux sept dont l'identité a été révélée ».
Justine BENOIT

 

 
 

 

Malgré le redoux, les stations ont le moral

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:43:10

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loisirs  Vacances de février
Malgré le redoux, les stations ont le moral
La montagne continue à séduire, qu'importe la température ! Témoin : des réservations en hausse sur ces quatre semaines de vacances d'hiver, malgré un enneigement variable selon l'altitude. Un scénario classique depuis 20 ans.
 

 
Si les stations de basse altitude souffrent du redoux, celles situées au-dessus de 1 500 mètres bénéficient d'un enneigement normal.
Oui, les stars du cirque blanc seront bien au portillon de départ ce week-end pour la Coupe du monde de ski alpin au pied du mont Blanc. Mais sans les injections dans le manteau neigeux et le travail de l'organisation, le bas de la piste verte des Houches (Haute-Savoie) et ses modestes 1 000 mètres d'altitude auraient bien été en peine d'accueillir les slalomeurs. En cause, la nouvelle vague de redoux qui a vu la pluie remonter à 2 800 mètres dans les Alpes et des torrents d'eau se déverser sur les pistes du domaine le week-end dernier. C'est là le lot de toutes les stations de basse altitude en ce début février.
Les Vosges et le Jura pas à la même enseigne

Le tableau est similaire en Chartreuse (Isère), dans les Bauges (Savoie) et dans les massifs peu élevés en cet hiver de grande douceur où les sites sont partiellement skiables. C'est pire dans les Vosges (3 % des pistes ouvertes) et le Jura avec moins de la moitié des pistes enneigées, selon France Montagnes, organe de promotion des massifs.

Mais une fois encore, la filière résiste aux assauts du climat, si on élargit la focale aux étages supérieurs, avec le renfort du damage et la neige de culture produite lors des rares fenêtres de froid. Les trois quarts du domaine skiable hexagonal sont prêts à accueillir les spatules des touristes pour ces vacances.
« Un bon début de saison pour 95 % des stations »

Au-delà de 1 500 mètres, l'enneigement est jugé normal par le centre d'études de la neige de Météo France et même excédentaire à plus de 2 000 mètres, du moins dans les Alpes. Ainsi, même si la mer de Glace fait grise mine, dissuadant les skieurs de la vallée Blanche, Chamonix et Megève, les Houches voisines connaissent une croissance de 20 %.

Évidemment, les stations les plus hautes sont les bénéficiaires du report de clientèle et compte tenu de leur poids dans l'économie de la neige, l'activité globale se porte plutôt bien, avance Domaines skiables de France (DSF), le syndicat des exploitants. Son délégué général, Laurent Reynaud, évoque déjà un bilan des vacances de Noël excellent avec une hausse de fréquentation des pistes à début janvier de 5 à 10 %. À l'image du remplissage des hébergements. « Pour 95 % des stations c'est un bon début de saison », assure le délégué général de DSF. Pour Jean-Marc Silva, directeur de France Montagnes, « la semaine du jour de l'An a battu des records ».

Mais le gros de l'exercice se joue sur ces quatre semaines de congé qui, depuis 20 ans, pèsent de plus en plus. Car sous les effets du climat, les saisons se raccourcissent. Pour les remontées mécaniques, février a représenté 36 % du chiffre d'affaires l'an dernier. « Quel autre secteur joue un tiers de son économie sur quatre semaines ? », interroge Laurent Reynaud.
Les Anglais plus nombreux

Or, selon France Montagnes, ces vacances se présentent bien en termes de réservations avec 72 % de taux d'occupation moyen (+0,3 point) et le plein du 15 au 29 février. Petit bémol : la première et la quatrième semaines, avec une seule zone et peu d'étrangers en vacances, sont moins remplies. Il devrait y avoir de bons plans pour la clientèle de dernière minute si les hébergeurs ajustent leurs prix.

Autre point positif, selon Jean-Marc Silva, tous les gros marchés étrangers sont en hausse, dont les Britanniques plus nombreux (+5 %). Qui parle encore du Brexit ? France Montagnes et les territoires ont mis le paquet sur la promo à l'international et se félicitent de la campagne télé "première année à la montagne".
Antoine CHANDELLIER

 

 
 

 

L'union préserve la force

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:46:50

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Omnisports  AG de la section Alsace de l'UJSF
L'union préserve la force
La section Alsace de l'Union des journalistes de sport en France (UJSF) a tenu son assemblée générale au conseil départemental du Haut-Rhin, à Colmar, il y a quelques jours. L'occasion d'évoquer les vertus d'un ancrage local fort.
 

 
Les journalistes présents à l'assemblée générale de l'UJSF.
Dans un monde médiatique en pleine mutation et en constante évolution, il est essentiel de pouvoir s'appuyer sur quelques piliers. L'UJSF en est un, cette Union créée en 1958 et qui défend et protège ses membres dans l'exercice de leur profession.

« Il est bon de savoir que tout jeune journaliste de sports qui débarque dans le métier - et il n'y en a hélas plus beaucoup - peut compter sur les conseils et le soutien de ses aînés, parce que la confraternité et la solidarité ne sont pas des vains mots, rappelle Sébastien Keller, président de la section Alsace de l'Union. Il est bon de savoir, pour un confrère venu couvrir un événement sportif en Alsace, qu'il sera dignement accueilli à la Meinau, au Rhenus ou sur n'importe quelle manifestation sportive et pourra travailler dans de bonnes conditions. Tout cela est rendu possible grâce à l'investissement des membres de notre section, sur la seule base du bénévolat et de la passion. »
«L'esprit de citoyenneté »

Pour les 100 journalistes de sport en Alsace qui adhèrent à ces préceptes, les grandes orientations et la politique décidées au niveau national, par le président Jean-Marc Michel et son équipe, sont parfois très éloignées de la réalité qu'ils vivent au quotidien sur le terrain.

Les décisions prises à Paris ne sont ainsi pas toutes audibles ni mêmes acceptables. Une motion a d'ailleurs été adoptée à l'unanimité par l'assemblée demandant « au comité directeur national d'assurer un financement minimum pérenne aux sections régionales ».

Comme l'année 2020 marque le début d'une nouvelle olympiade, donc l'élection d'une nouvelle équipe à la tête de l'Union nationale pour les quatre années à venir, l'idée d'une volonté de changement commence à poindre.

« Au-delà de ces difficultés, nous exerçons tous ici, ou avons exercé pour les plus anciens, un formidable métier, celui de journaliste de sport », conclut Sébastien Keller.

Un terrain sur lequel Brigitte Klinkert l'a rejoint, mettant en exergue « les valeurs et un enthousiasme communs : celui d'apporter à tous, et plus particulièrement aux plus jeunes, l'envie d'aller de l'avant, dans le respect de l'autre, l'aspiration au partage, à l'ouverture, à l'amitié, en un mot l'esprit de citoyenneté ».

Dans la perspective de Paris-2024, la présidente de Conseil départemental du Haut-Rhin - qui consacre 2,41MEUR au sport en 2020, notamment pour encourager la féminisation, favoriser la mixité sociale et faciliter l'intégration des personnes en situation de handicap - a rappelé sa volonté de « faire rayonner les Jeux olympiques dans nos territoires, à l'échelle de l'Alsace en vue de la Collectivité européenne d'Alsace qui verra le jour au 1er janvier 2021. »

Pour l'UJSF Alsace, la même dynamique est partagée au niveau de la région, que l'on exerce son métier à Mulhouse, Colmar ou Strasbourg. C'est même la base, parce que l'union préserve la force.

 

 
 

 

Les oeuvres de Thomas Ehretsmann

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:45:20

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Les oeuvres de Thomas Ehretsmann

En cheminant dans l'agora du conseil départemental où sont exposées les oeuvres de Thomas Ehretsmann, le visiteur se retrouve non seulement face à des illustrations mais aussi des explications concernant la genèse de chacune d'elles : couvertures de bandes dessinées, illustrations de livres, mais aussi technique utilisée (acrylique pour la plupart ou, plus rarement, numérique).

« Le moins bon de la classe en dessin »

Choix des couleurs, documentation en amont sur les personnes représentées : le visiteur a accès à toutes les informations concernant la démarche de l'artiste, partant du croquis pour aboutir à la représentation idéale, digne des grands portraitistes classiques.

Si Thomas Ehretsmann, originaire de Willer-sur-Thur, a commencé à dessiner comme tous les enfants dès qu'il a su tenir un crayon avant d'être diplômé de l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg (ESADS), son projet d'études devenant une bande dessinée, ses qualités n'ont pas été reconnues par sa maîtresse d'école maternelle qui, comme l'a souligné la présidente Brigitte Klinkert, avait dit à sa maman qu'il était « le moins bon de la classe en dessin ».

Depuis, celui en qui elle voit un successeur de Tomi Ungerer, puisque « c'est 60 ans après lui » que Thomas Ehretsmann a été honoré pour la seconde fois de la médaille d'or de la prestigieuse « Society of Illustrators » de New York - qui correspond à l'Oscar de la profession -, après avoir obtenu un 2e prix à la National Gallery de Londres pour le portrait de Caroline, sa compagne.

Dans les DNA à 14 ans

Après plusieurs expositions à Thann, il a publié, à 14 ans, un court récit sur plusieurs semaines dans les DNA en 1988. Ce travail avec la presse se poursuivra ensuite avec le magazine Elle en illustrant la rubrique « C'est mon histoire » durant sept ans, puis avec les éditions Glénat et Delcourt pour les couvertures de plusieurs séries. Outre-Atlantique il collabore avec les magazines Rolling Stone et The New Yorker.

Aux côtés de la conseillère départementale Sabine Drexler qui est aussi sa tante, celui qui travaille en free-lance à Villé dans le Bas-Rhin explique très humblement sa démarche, sa quête de la perfection et « la sélection des images exposées que j'espère représentatives de mon travail d'illustrateur... Dans les années qui viennent, en parallèle, ce sont mes activités de peintre et de dessinateur que je souhaiterais pouvoir essentiellement développer ».

J.-L.L. Y ALLER Conseil départemental, 100 avenue d'Alsace du 3 au 14 février.

 

 
 

 

L'histoire de l'Alsace et de l'Europe en 100 vidéos

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:06:16

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Éducation  Un site pour les collégiens
L'histoire de l'Alsace et de l'Europe en 100 vidéos
Les Archives départementales du Haut-Rhin ont conçu en partenariat avec l'INA deux sites retraçant les histoires de l'Alsace et de la construction européenne par le biais de 100 sujets vidéos. L'outil a été pensé pour la communauté éducative, mais est ouvert à tous.
 

 
Des collégiens de Fortschwihr au travail avec ces nouveaux sites lors d'un cours de Langues et cultures régionales.
La fiche pédagogique a pour thème « Les Habsbourg et le Sundgau ». Et la question à laquelle Margaux, Mila et Léa doivent répondre à présent est celle-ci : « Quel château possédaient-ils en Alsace ? » Ces élèves de 5e sont installés devant un ordinateur, dans le CDI de leur collège de Fortschwihr, et elles visionnent un sujet de l'émission en dialecte de France 3 Alsace, Rund Um. C'est pratique, Rund Um, en l'occurrence, parce que c'est sous-titré... Les images et le texte défilent, Mila s'exclame, appuie sur pause. Un nom s'affiche au bas de l'écran : Ferrette.

Un peu en retrait, Vincent Somaini, professeur d'histoire-géographie et, en l'occurrence, de l'option Langues et cultures régionales, observe ses élèves se démener, par petits groupes, sur une demi-douzaine d'ordis. « L'avantage de cet outil, commente l'enseignant, c'est qu'ils peuvent progresser à leur rythme... » Il a choisi ce jour-là de les faire travailler sur les Habsbourg et la Décapole. Et il utilise pour cela, pour la première fois, un site internet mis à disposition par son Département : Histoire de l'Alsace.

« Ce site a été réalisé par les Archives départementales du Haut-Rhin en partenariat avec la délégation régionale de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) », commente Valérie Audrey Guidat, qui a participé à sa création en tant que « chargée de mission pour la valorisation des fonds relatifs à l'histoire de l'Alsace ». Ce poste est le fruit d'une politique spécifique au Haut-Rhin ; baptisée P.R.E.T. (Pour la Réussite Éducative de Tous), elle vise, avec l'aide des Archives, à « enrichir l'environnement pédagogique des collèges ». « Cette politique a été lancée en 2018, précise Bernadette Groff, vice-présidente du Haut-Rhin. On lui consacrera un investissement de 500 MEUR sur dix ans. »

En réalité, ce site est double : il y a celui sur l'« Histoire de l'Alsace », en ligne depuis novembre dernier, mais aussi un second, sur « L'Alsace et la construction européenne », finalisé en ce début d'année. Les deux sont hébergés sur le site de l'INA et accessibles depuis celui des Archives du Haut-Rhin. Chacun se compose de 50 vidéos (soit plus de 2 h 30 d'images par site), plus ou moins récentes (la plus ancienne remonte à 1910) et plus ou moins longues (de 30 secondes à 5 minutes), extraites de documentaires et de journaux télévisés.

Le site sur l'histoire est chronologique : il débute au VIIe siècle avec un sujet sur sainte Odile, se termine au XXIe avec un reportage sur Infobest et chemine dans l'intervalle à travers les multiples bouleversements connus par la région. Celui sur l'Europe est thématique : histoire, institutions, rendez-vous, etc. Le passé est ici parcouru à grands traits, mais ce voyage est déjà formidablement copieux. Il laisse entrevoir l'énorme complexité de l'histoire alsacienne.
Et le Bas-Rhin ?

Sur le site des Archives 68, chaque vidéo du site « Histoire de l'Alsace » est complétée par une fiche documentaire composée d'un résumé du sujet et de multiples références. Alors que les deux Départements alsaciens s'apprêtent à ne faire qu'un, on peut s'étonner d'y trouver uniquement des références haut-rhinoises... « Nos collègues du Bas-Rhin vont nous communiquer les leurs ! » promet Valérie Audrey Guidat, qui ajoute que le site sur la construction européenne a été conçu « en binôme » avec le Bas-Rhin.

Enfin, c'est une évidence, mais elle mérite d'être soulignée : si ces sites ont été pensés pour les scolaires, ils sont ouverts et utiles à tous ceux qui ont envie d'aller faire un tour en images dans les méandres du passé alsacien.
H. de C. Les sites « Histoire de l'Alsace » et « L'Alsace et la construction européenne » sont accessibles depuis celui des Archives départementales du Haut-Rhin, www.archives.haut-rhin.fr (onglet Histoire de l'Alsace en haut à gauche), qui propose en outre des fiches documentaires.

Les sites « Histoire de l'Alsace » et « L'Alsace et la construction européenne » sont accessibles depuis celui des Archives départementales du Haut-Rhin, www.archives.haut-rhin.fr (onglet Histoire de l'Alsace en haut à gauche), qui propose en outre des fiches documentaires.

 
 

 

Protection des batraciens

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:03:20

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Protection des batraciens

 
La Ville de Rixheim participe pour la 10e année à la campagne de protection des batraciens lancée il y a trente ans par le Département. Cette opération de protection de la biodiversité se déroule de la mi-février à la mi-avril. Mais les dates peuvent varier en fonction de la météo, puisque les conditions d'humidité et de température doivent être propices à la migration des amphibiens. À la sortie des grands froids, grenouilles rousses, crapauds communs et autres tritons quittent leur lieu d'hivernage (bois, collines) pour se rendre dans les étangs, lieu de reproduction.

Pendant leur migration, de nombreux batraciens doivent traverser la rue de l'Étang à Rixheim et s'exposent au danger de la circulation. Les voitures peuvent décimer jusqu'à 90 % d'une population. Souhaitant préserver l'écosystème local, la Ville de Rixheim met en place un dispositif de protection. Des filets sont installés sur la portion la plus à risque de la rue de l'Étang et permettent de canaliser les batraciens vers des seaux enterrés. Il s'agit ensuite de récupérer chaque individu et de le déposer près du point d'eau, de l'autre côté de la route. À la fin de la migration, le trajet inverse devra être effectué afin que les batraciens retournent dans les collines.

Pour assurer la traversée des amphibiens, la Ville est à la recherche de bénévoles souhaitant offrir quelques heures ou quelques jours. Le ramassage est prévu du lundi au dimanche, idéalement entre 7 h 30 et 9 h et à la tombée de la nuit. Chaque personne souhaitant s'engager recevra les consignes de sécurité. Il est demandé aux bénévoles de s'équiper d'un baudrier réfléchissant, d'une lampe torche pour être visible et d'un seau pour le transport des batraciens.

En 2019, grâce à l'aide des 24 bénévoles, 1294 amphibiens ont pu migrer en toute sécurité. Cette opération est organisée avec le soutien technique de la Brigade verte.
SE RENSEIGNER Par mail à service.environnement@rixheim.fr ou au 03.89.64.50.38.

 

 
 

 

Ideen zum «Green Deal» entwickeln

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:22:04

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Strasbourg  Deutsch-französische Kammer
Ideen zum «Green Deal» entwickeln

Ideen zum «Green Deal» entwickeln
Strasbourg (dpa) - Deutschland und Frankreich wollen auf parlamentarischer Ebene gemeinsam über den «Green Deal» der EU-Kommission sprechen. Abgeordnete beider Länder stimmten vorgestern Abend bei der Deutsch-Französischen Parlamentarischen Versammlung in Strasbourg für die Einsetzung einer bilateralen Arbeitsgruppe zum angekündigten Klimapaket von Kommissionspräsidentin Ursula von der Leyen. Es sei wichtig, dass die beiden wirtschaftlich sehr starken Länder gemeinsam Initiativen entwickelten, betonte Bundestagsabgeordneter Rüdiger Kruse. Der gemeinsame Austausch zu Umwelt- und Klimafragen könne auch zum gegenseitigen Verständnis in deutsch-französischen Fragen beitragen, erklärten Abgeordnete des «Mini-Parlaments». Als Beispiel wurde die Abschaltung des umstrittenen Akw Fessenheim an der Grenze genannt.
Hoffnung auf Renaissanceder Batterieproduktion in Deutschland

Kaiserslautern (dpa) - Bundeswirtschaftsminister Peter Altmaier hofft auf eine Renaissance der Batterieproduktion in Deutschland. In der rheinland-pfälzischen Stadt Kaiserslautern will Autohersteller Opel mit der Konzernmutter PSA und der französischen Total-Tochter Saft ab dem Jahr 2024 Batteriezellen für Elektroautos produzieren. Opel zufolge sollen rund zwei Milliarden Euro in die größte Batteriezellproduktion für Elektrofahrzeuge in Deutschland investiert werden. Rund 2000 Arbeitsplätze sind geplant. Volkswagen will unterdessen die Kapazität seiner geplanten Batteriezellfabrik in Salzgitter noch einmal um die Hälfte aufstocken. Die Wolfsburger wollen mit dem schwedischen Partner Northvolt eine Fertigung für Batteriezellen in insgesamt drei Linien aufbauen.

 

 
 

 

Des étudiants japonais en visite

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:07:03

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Kientzheim  
Des étudiants japonais en visite

 
Une vingtaine d'étudiants japonais de l'université Hôsei (Tôkyô) visitent cette semaine l'Alsace pour un complément de formation. Accueillis au CEEJA (Centre européen d'études japonaises d'Alsace), ils ont suivi des conférences données notamment par les enseignants du département d'études japonaises de l'Université de Strasbourg. Des ateliers de jeunes chercheurs en philosophie ont été organisés avec les enseignants autour de la thématique suivante : « Le langage à travers la société et la philosophie ». Des visites de monuments ont complété ce programme, au château du Haut-Koenigsbourg, à la cathédrale de Strasbourg, à la Bibliothèque humaniste de Sélestat et au musée Unterlinden à Colmar. L'université Hôsei est membre du Club académique Europe-Japon du CEEJA.

 

 
 

 

Les recherches suspendues

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:45:40

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CANADa  Accident de motoneige
Les recherches suspendues
 

 
Les recherches pour retrouver un Alsacien et un Vosgien disparus dans un accident de motoneige au Québec le 21 janvier sont suspendues, a annoncé jeudi soir la Sûreté du Québec.

La police du Québec n'a « ménagé aucun effort pour retrouver les motoneigistes disparus. Les conditions hivernales des derniers jours ont rendu difficile le travail des policiers et des intervenants », a déclaré son porte-parole, Hugues Beaulieu, au journal Le Quotidien.

Il s'agit désormais, pour les forces de l'ordre, de poursuivre l'enquête. La Sûreté du Québec, qui a notamment sondé les lieux de l'accident avec des plongeurs et un drone sous-marin, indique que les recherches pourraient reprendre si de nouveaux éléments permettent de retrouver les deux hommes.

Le groupe, qui revenait d'une sortie, se serait retrouvé sur le lac Saint-Jean lorsque leurs motoneiges ont percé la glace. L'accident a coûté la vie à deux Vosgiens, un Alsacien, et leur guide québécois.

Le Sainte-Marien Jean-René Dumoulin, 24 ans, et le Vosgien Arnaud Antoine, 25 ans, sont toujours portés disparus.

 

 
 

 

Condamnés pour avoir"soustrait" leur enfant

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:44:34

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COLMAR  Justice
Condamnés pour avoir"soustrait" leur enfant
Les parents de la petite Elisabeta qui avaient enlevé la fillette dans un foyer de Wintzenheim et pris la fuite en Roumanie ont été condamnés vendredi à neuf mois de prison ferme.
 

 
« Je l'ai vue malade » , explique la mère. « Elle pleurait au foyer, elle avait faim, enchaîne le père, j'avais peur qu'on ne nous la rende qu'à sa majorité ».

La situation de la fillette de deux ans aurait donc conduit ses parents à la « soustraction d'enfant » le 9 août 2019. C'est la « situation de danger, de péril imminent » qui avait amené un juge des enfants mulhousien à placer la petite Rom dans un foyer à Wintzenheim, huit mois plus tôt.

Un signalement avait alerté le parquet attestant de la « grande précarité » de la famille et de la présence de l'enfant au côté de sa mère quand elle mendiait ou se prostituait. Une grosse mobilisation judiciaire avait suivi l'enlèvement matinal, la mère partant en courant avec sa fille dans les bras, le père bloquant le portail du foyer avec sa voiture. Fin août, les parents étaient localisés dans leur pays natal. Début septembre, la Roumanie les remettait aux autorités françaises.

« N'importe qui aurait agi ainsi », assure le père, avançant le sentiment paternel comme unique motivation. À 38 ans, les parents, ancrés dans la délinquance transfrontalière (comme le rappelle le ministère public), ont été condamnés en Allemagne, Autriche, Hongrie...

« En France, je ne fais plus de bêtises », assure Fulger Cirpaci. « Ici, c'est bien la loi française qui s'applique, assène le substitut Emmanuel Toison, même si eux veulent suivre celle des Roms ».
« L'enfant était-elle mieux dans un foyer ou en trainde mendier ? »

Aucune préméditation, garantit Me Koenig, la mère ayant profité de l'occasion et « d'une vigilance moins importante ». L'avocate ne « voit pas l'utilité de cette peine ».

Cette peine, c'est trois ans de prison, le maximum encouru, requis par le ministère public. Quatre ans requis contre le père. Me Civallero s'offusque : « Qu'aurait-on fait à leur place ? »

Père de cinq enfants en Allemagne, le prévenu raconte avoir même songé au suicide après le placement d'Elisabeta : « Je pleurais tous les jours... » Le président Pin interroge : « L'enfant était-elle mieux dans un foyer ou en train de mendier avec sa mère ? » Elle est aujourd'hui dans un foyer, en Roumanie.

L'avocat du père insiste sur la différence de culture, de mentalité : « On a voulu l'Union européenne, intégrer des pays, on en paie aujourd'hui les conséquences ». Les parents n'ont cherché qu'à « récupérer leur enfant, pas comme un fonds de commerce mais pas amour maternel et paternel ». Il trace un parallèle avec l'évasion de Carlos Ghosn et estime : « Ça vaut six mois ». Le tribunal a prononcé la même peine pour les deux parents : neuf mois ferme et autant avec sursis et maintien en détention.
Ph.M.

 

 
 

 

La Strasbourgeoise pleure Carmen Vetter

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 06:55:03

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La Strasbourgeoise pleure Carmen Vetter

 
Carmen Vetter saluant les 12000 participantes avant le départ de la Strasbourgeoise 2018 dont elle fut une marraine rayonnante.
Le 7 octobre 2018, une centaine de proches l'avait entourée tout au long des 5km de marche d'une édition de la Strasbourgeoise dont elle était la marraine et ayant atteint des sommets en matière d'émotion. Ambassadrice emblématique de la lutte, elle était depuis restée investie pour défendre la cause des malades et militer pour le dépistage du cancer du sein.

Après tant de bas et autant de hauts, Carmen Vetter a rejoint jeudi toutes celles et ceux dont la maladie aura eu raison de leur immense courage. Un choc en particulier pour toutes les autres marraines et pour l'Office des sports de Strasbourg, comme en témoignent les paroles de son président, Claude Schneider: «Carmen nous a quittés. C'est une grande tristesse pour la Strasbour-geoise qu'elle a incarnée et à laquelle elle a apporté sa joie de vivre, son engagement et son dynamisme. Nous garderons d'elle le mot qu'elle avait écrit sur le mur de témoignage: ESPOIR.»

Le maire Roland Ries salue, lui, «la force de vie qui animait Carmen Vetter [...], une femme exemplaire à plus d'un titre».

Les DNA adressent leurs condoléances émues à sa famille et à tous ses proches.

 

 
 

 

Le fonds Gerrer, sur les traces de « l'histoire du présent »

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:47:18

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Versant Montagne  Photographie
Le fonds Gerrer, sur les traces de « l'histoire du présent »
Pascal Gerrer, figure emblématique de la photographie à Thann, va avoir droit à son propre fond à la médiathèque de Wesserling. L'occasion de revenir sur le parcours atypique de ce journaliste formé sur le tard.
 

 
Pascal Gerrer et sa machine « à remonter le temps ». La numérisation des négatifs exige une patience de moine...
Lorsqu'il questionne son professeur sur l'histoire alsacienne, alors qu'il n'est encore qu'un collégien, Pascal Gerrer est estomaqué par la réponse. « Il n'y a pas d'histoire de l'Alsace, ce n'était qu'une mosaïque de petites féodalités. » Documenter cette histoire devint alors l'objectif de sa vie.

Devenu journaliste pour les Dernières Nouvelles d'Alsace, sa plume et son appareil photo font de lui un « historien de l'immédiat ». Ses « archives-témoignages » vont très prochainement être répertoriées dans un fond spécifique, qui porte son nom, au sein de la médiathèque de Wesserling, L'Étoffe des mots.
D'abord chef de gare

Difficile de porter plus de traces de la vallée de la Thur dans ses gênes que ce jeune septuagénaire. César, son père saint-amarinois, était ouvrier au Breuil. Sa mère, Blanche, était de Geishouse. Pascal est né à la maison... le pont permettant l'accès à la maternité de Thann était coupé en raison des inondations.

Pascal Gerrer pourrait-il vivre loin de sa vallée ? On ose s'interroger. Chef de gare à Kruth, puis dans d'autres gares, il est débauché par Fernand Birgy le chef d'agence des DNA de Thann qui avait entendu parler de lui par François Kubler, employé dans la même agence. Le jeune Gerrer animait à l'époque un atelier « Presse » dans le club des jeunes et était déjà correspondant de presse écrite dans les années 1970. Employé aux Dernières Nouvelles d'Alsace en 1974, il obtient sa carte de presse en 1976. Formé sur le tas, sa plume est déjà remarquée comme l'est son art de fureter à droite et à gauche. Pascal Gerrer est d'une discrétion qui conduit presque à une transparence, ce qui lui permet de se glisser là où ne l'attend pas. Il aime écrire et « touche » dans l'art de Nadar. À l'agence de Thann, il est la lumière de la chambre noire où il développe les bobines de films. Chez lui, il tire « papier » ce qui fera une partie de ces petites histoires qui font l'Histoire. De ces moments qui ont marqué la vallée, il reste un témoin d'une touchante modestie, tant il en a vu des choses, tant il y en a su des choses qu'il ne put pas toujours dévoiler...

De l'affaire Schlumpf il en fut Avec le syndicaliste Armand Klingelschmitt, il fut des premiers à pénétrer dans ce qui est aujourd'hui un musée qui effare encore le monde entier. La venue de Giscard à Thann, c'est un peu anecdotique pour lui, car ce sont surtout les traditions de sa vallée qu'il voit se déliter. Elles occupent son attachement à son terroir. Les bûchers, les conscrits, les fêtes dans les fermes auberges, la nature agressée, le dialecte alsacien qui s'accroche à des pièces de théâtre, une RN et une voie ferrée qui prouvent l'efficacité du monde politique...
« Un vertige me prend »

Tous ces petits riens qui expliquent l'évolution d'une vallée, d'une société, d'une culture patrimoniale, Gerrer y est attentif. Il en cache des traces dans son monde « alibabaesque »... Et cela sans expertise scientifique, juste ce témoignage basique qui sait émouvoir et espère faire réfléchir. Gerrer lanceur d'alerte ? Pas franchement et pourtant dans le fonds d'archive qui va se mettre en place, demain on s'interrogera sans doute sur l'intelligence, la cohérence de mesures, de décisions, qui ont fait l'Histoire de la vallée de la Thur.

40 000 négatifs, des diapos, une cargaison de cassettes audio, des centaines de vidéos.

« Quand je rentre dans cette pièce, un vertige me prend. » confesse Pascal Gerrer en pénétrant dans ce qu'il appelle son antre. Il est vrai que l'accumulation de documents impressionne. Et pourtant tout est déjà trié, rangé. La façon dont les dossiers sont annotés révèle le brûlant de leur contenu : Egler-Tacquard, RN, Voie ferrée... La mutation du numérique nécessite un travail titanesque. Pascal Gerrer, qui de surcroît est d'une grande méticulosité, est dans la situation de ces moines du Moyen Âge dont la mission était de transcrire pour l'éternité des textes, des enluminures. Gerrer une sorte de moine ? Pourquoi pas ? Les archives sont préservées avec précaution, rangées par année, par commune, d'autres par genre, par événement.

Il a d'ores et déjà commencé une numérisation des négatifs noir et blanc. Dans cette étonnante pièce où s'entassent des trésors de mémoire collective, Pascal Gerrer laisse apparaître son étonnement face à ce qui est le fruit d'une vie, d'un attachement à une vallée. Et de murmurer : « Pour ranger tout ça, je n'ai pas de formation... »
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

« Il faudra 5 à 10 ans de mise en place »

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:46:34

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Saint-Amarin  Fonds Gerrer3
« Il faudra 5 à 10 ans de mise en place »
Pour François Tacquard, initiateur du projet, l'objectif est de mettre en place un fonds d'alsatiques vallée de la Thur.
 

 
La filature Schlumpf en 1977.
« La proposition a été faite au bureau de la comcom. Enthousiasme général. Il ne faut cependant pas se bousculer et réaliser ce fonds de façon pro et surtout de ne pas faire n'importe quoi, ni n'importe comment. »

Pour celui qui est encore pour quelques semaines "patron" de la comcom « il faudra 5 à 10 ans de mise en place pour un stockage définitif et surtout utilisable par les chercheurs, les historiens, les écrivains... ». La diversité des documents se décline sur des supports tant « papier », que pellicules photos, que audio, que video. Il faudra trier, digitaliser, classer et ranger. Des stagiaires et des vacataires pourraient être engagés pour l'accomplissement de ces tâches incontournables, et ce sous la surveillance d'une personne compétente.
D'autres fonds ?

Personne qui devra conduire le cheminement d'un projet qui ne mérite pas d'amateurisme pour être crédible dans sa nécessité historique. Si la médiathèque L'Étoffe des mots s'avère être un lieu idéal pour l'accueil du fonds, dans le Parc de Wesserling, d'autres lieux pourraient être envisagés. Un budget d'environ 20 000EUR est d'ores et déjà prévu pour le budget 2020. Une somme presque symbolique serait versée à Pascal Gerrer pour les dépenses qu'il a, à l'époque, engagées pour les bobines de films argentiques. Un appareil permettant une numérisation et des armoires de stockage feraient également partie de cette enveloppe. Les discussions entre la comcom et Pascal Gerrer sont d'actualité et conduiront à une convention de principe. Cet archivage pourrait accueillir d'autres fonds. Un projet ambitieux qui au niveau des élus de la vallée n'a exceptionnellement, déclenché aucune réticence. Ce projet devra s'inclure et s'inscrire dans un projet culturel cohérent qui sera conduit et mené à terme par la prochaine équipe de la comcom.

Souvent Histoire et journalisme sont considérés comme antagonistes. Les « historiens » voient dans leur spécialité une science à part entière exigeant la rigueur. Ils jettent un regard dédaigneux sur le journalisme actuellement très influencé par les medias audiovisuels.

Le journalisme a comme exigence la rapidité et la brièveté, ce qui semblerait vouloir exclure la notion de recherche et de réflexion. Et pourtant plutôt qu'antagonistes le but de faire connaître une époque, une situation, un événement, une évolution, est fondamentalement le même. Le fonds Gerrer en est sans doute un bel exemple. C'est l'histoire du temps présent qui est ici réunie. Une façon de fournir de la matière aux historiens du futur. Pour Jean Lacouture, le journalisme c'est l'histoire immédiate et le journaliste « l'historien du présent. » Le fonds Gerrer : un outil pour comprendre la vallée de la Thur et même pour comprendre le monde.
J.-M.Z.

 

 
 

 

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Des tombes connectées

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:16:21

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Des tombes connectées
 

 
La tombe Heuchel, avec son banc-reposoir, a servi de démonstration pour l'utilisation du QR code. Photos L'Alsace /L.G.

L'ange a perdu ses ailes, mais veille toujours sur les tombes et sur l'ossuaire. Photo L'Alsace

Il suffit d'un clic pour dérouler la biographie du défunt.

Photo L'Alsace

Il suffit d'un clic pour dérouler la biographie du défunt. 

Photo L'Alsace

L'ange à perdu ses ailes, mais veille toujours sur les tombes et sur l'ossuaire. Photo L'Alsace

Pour gagner le banc-reposoir surmonté par l'ange qui ornait autrefois la tombe de la famille Heuchel, les très nombreux visiteurs du cimetière de Cernay ont emprunté le confortable tapis d'enrobé rouge qui s'étire depuis peu le long des allées principales. « Le but, c'est de faciliter le déplacement des personnes âgées », relève Michel Flieg, adjoint au maire de Cernay.
L'histoire localeà portée de clic

Smartphone en main, l'élu a eu le privilège d'activer le premier QR code. Le bug redouté n'a pas eu lieu et l'adjoint aux affaires sociales a lu, à la foule des invités, l'histoire de la famille Heuchel, qui comptait parmi ses membres Rémy Heuchel, magistrat en 1789 et père de Jean-Toussaint Heuchel (1799-1851), médecin et agriculteur, député à l'Assemblée constituante de 1848.

Le travail de recensement des tombes historiques a été mené conjointement par les services de la Ville, avec l'aide de l'archiviste communale, et par la Société d'histoire et d'archéologie de Cernay et environs.

Son président, Michel Weber, a évoqué la place des morts dans notre société d'aujourd'hui. « Ils font partie de notre patrimoine », a-t-il souligné. Ses investigations lui ont permis de découvrir la tombe du général Ingold, grand chancelier des compagnons de la Libération, qui a failli passer aux oubliettes de l'histoire et que la technologie numérique vient de ressusciter !

« La Ville fleurit régulièrement ces tombes historiques pour honorer ces personnages qui se sont illustrés par l'empreinte artistique, culturelle, industrielle ou politique qu'ils ont laissée dans l'histoire de notre cité », a souligné le maire de Cernay, Michel Sordi. « Dans ce monde qui aime à mettre en avant le spectaculaire et l'éphémère, il nous appartient aussi de transmettre la mémoire du passé de notre ville au plus grand nombre. Dans le cimetière en particulier, il y a lieu de se souvenir de la contribution de nos prédécesseurs au Cernay d'aujourd'hui », a conclu l'adjoint Michel Flieg.
Louis GRIFFANTI PLUS WEB Voir la vidéo et le diaporama sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Bourtzwiller : la galette des Rois 2020

Publié dans le panorama le Samedi 08 février 2020 à 07:01:11

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Bourtzwiller : la galette des Rois 2020

 
DR
C'est devenu une tradition. Comme chaque année, l'association Bourtzwiller 2000 propose à ses adhérents de se retrouver autour d'une galette des Rois, à la salle de la maison des associations à Bourtzwiller. Joseph Schellenbaun, le président, a souhaité ses meilleurs voeux à l'assemblée et dit quelques mots sur l'année qui commence. Les festivités se sont déroulées en présence de Fatima Jenn, conseillère départementale, et de Philippe Trimaille, adjoint au maire et conseiller départemental. Après l'intervention, toutes les personnes présentes ont savouré les galettes et partagé le verre de l'amitié dans un moment convivial et animé.