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L'éditorial Un devoir de protection des jeunes sportifs

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:47:46

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L'éditorial Un devoir de protection des jeunes sportifs
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Après l'église et le monde du cinéma, le grand déballage sur les violences sexuelles envers des mineurs dans le sport de haut niveau en France est-il à venir ? C'est probable. Il a d'ailleurs commencé dans le patinage et la natation. Le livre de Sarah Abitbol semble agir comme un détonateur dans la libération de la parole quand le cas identique d'Isabelle Demongeot, en 2007, n'avait guère dépassé le cadre du tennis. Faut-il pour autant s'émouvoir du tremblement de terre qui pourrait survenir ? Sûrement pas. Enfouir la vérité sous le tapis, par peur des conséquences ou pour protéger des barons de clubs ou de fédérations, serait la pire des choses.

Il n'y a pas de graduation dans les crimes mais les jeunes sportifs de haut niveau sont propulsés dans un monde d'adultes bien plus tôt que les autres enfants. Tous les encadrants ne sont, heureusement, pas des pervers, mais les responsables de clubs ou entraîneurs ont une emprise difficilement imaginable pour qui n'a jamais côtoyé le haut niveau où l'exigence est totale. Au point de parfois déboucher sur une déresponsabilisation totale de ces enfants à qui il est seulement demandé de s'entraîner et de gagner. Or, les témoignages concordent : le prix à payer pour garder la confiance de son entraîneur pousse certains à accepter l'intolérable atteinte à l'intégrité physique.

Par délégation ministérielle, blanc-seing indispensable pour engager des athlètes tricolores dans des compétitions internationales, les fédérations sportives s'administrent librement. Les révélations sur des violences sexuelles dans le patinage et la natation exigent aujourd'hui de l'État qu'il mène une enquête approfondie dans toutes les disciplines et fasse le ménage tout en instaurant des garde-fous permettant de protéger les jeunes sportifs comme les autres. À quatre ans des Jeux olympiques en France, il y a urgence à agir pour mettre fin aux violences sexuelles et s'en prémunir avec la même intransigeance que met l'État à lutter contre le dopage.

Question fiscale : soutien allemand aux maires alsaciens

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:25:46

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Question fiscale : soutien allemand aux maires alsaciens
 

 
Le président de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, Gérard Hug, saluant Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État à la Transition écologique et solidaire, lors de la quatrième réunion du comité de pilotage pour l'avenir du territoire de Fessenheim, en septembre dernier. Archives L'Alsace /Vanessa MEYER
Face à « cette échéance inexorable » que représente désormais l'arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim, le président de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, Gérard Hug, et le maire de Fessenheim, Claude Brender, viennent d'adresser deux nouveaux courriers au gouvernement, en date du 5 février : l'un à Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales et initiateur du « projet de territoire » censé compenser cet arrêt, l'autre à Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État à la Transition écologique et solidaire.

Ces courriers soulignent « l'inquiétude », « particulièrement vive », qui « gagne de plus en plus d'élus locaux », concernant le maintien du FNGIR, le fonds national de garantie individuelle des ressources des collectivités qui, en l'état actuel de la législation, obligera la commune de Fessenheim à continuer à payer 2,87 millions d'euros par an, même lorsqu'elle ne percevra plus de taxes de la centrale nucléaire.
Une question de « survie »

« La suppression du prélèvement FNGIR est la condition de la survie de la commune de Fessenheim et de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach », estiment ces courriers. Ils rappellent « la promesse » faite par le gouvernement, lors d'une réunion à Volgelsheim en janvier 2018, « de supprimer intégralement les effets du FNGIR pour le bloc local » (la commune et la communauté de communes). À défaut, les collectivités se verraient dans l'incapacité de financer les investissements nécessaires à la réussite du « projet de territoire », « dont l'ambition est de recréer des emplois et de maintenir l'attractivité du bassin de vie ».

Ces arguments, répétés vainement depuis deux ans par les élus alsaciens, sont cette fois soutenus par quatre maires de communes allemandes voisines : Oliver Rein (Breisach), Volker Kieber (Bad Krozingen), Stefan Ostermaier (Hartheim) et Benjamin Bohn (Vogtsburg im Kaiserstuhl), cosignataires des deux courriers. Pas sûr que ce renfort pèsera aux yeux du gouvernement, mais il fait sens aux yeux de Gérard Hug, qui rappelle la volonté de tous les acteurs d'inscrire la reconversion dans une perspective transfrontalière.
« Le temps presse désormais »

Gérard Hug et Claude Brender avaient cosigné une « lettre ouverte » au président de la République sur le même thème le 20 janvier, le président de la comcom en avait déjà envoyé une à Sébastien Lecornu le 11 juin 2019, il s'est entretenu avec Emmanuelle Wargon au téléphone la semaine dernière, rencontre régulièrement le préfet du Haut-Rhin et le délégué interministériel à l'Avenir du territoire de Fessenheim, David Coste... « Tout le monde est conscient du problème. Le gouvernement nous parle d'un groupe de travail ad hoc que doit former la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, il y a la nouvelle mission parlementaire d'information présidée par Raphaël Schellenberger, mais jusqu'à présent, rien n'a bougé, or le temps presse désormais », commente Gérard Hug.

Il explique que la communauté de communes, qui verse une compensation annuelle à la commune de Fessenheim, notamment pour ce qu'elle paie au FNGIR, devra décider d'ici début 2021 du maintien ou non de cette compensation. « On ne peut changer ces dispositions qu'au moment du fait générateur », en l'occurrence l'arrêt définitif de la centrale nucléaire. Selon Gérard Hug, si l'État ne trouve pas de solution, il pourrait être contraint, dès l'an prochain, de mettre sous tutelle la commune de Fessenheim, qui serait incapable de faire face à ses obligations financières.

Gérard Hug remarque également que l'État a trouvé les moyens d'indemniser EDF pour la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne. Mais la réforme du FNGIR se heurterait à l'opposition des élus locaux - via l'Association des maires de France et les parlementaires - bénéficiaires de ce fonds de garantie. « Si on l'abonde moins, certains percevront moins d'argent... »
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

Conseil départemental  Exposition Découvrir le travail de Thomas Ehretsmann

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:36:08

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Conseil départemental  Exposition
Découvrir le travail de Thomas Ehretsmann
Peintre et illustrateur à la renommée internationale, Thomas Ehretsmann est mis à l'honneur dans l'agora Simone-Veil du conseil départemental où sont exposées 28 oeuvres.
 

 
Le public présent au vernissage, mardi soir, a apprécié la présentation des travaux.
En cheminant, le visiteur se retrouve non seulement face à des illustrations mais aussi des explications concernant la genèse de chacune d'elles : couvertures de bandes dessinées, illustrations de livres, mais aussi la technique utilisée, acrylique pour la plupart ou rarement numérique. Choix des couleurs, documentation en amont sur les personnes représentées : le visiteur a accès à toutes les informations concernant la démarche de l'artiste, partant du croquis pour aboutir à la représentation idéale, digne des grands portraitistes classiques.
« Le moins bon de la classeen dessin »

Si Thomas Ehretsmann, originaire de Willer-sur-Thur, a commencé à dessiner comme tous les enfants dès qu'il a su tenir un crayon avant d'être diplômé de l'Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg (ESADS), son projet d'études devenant une bande dessinée, ses qualités n'ont pas été reconnues par sa maîtresse d'école maternelle qui, comme l'a souligné la présidente Brigitte Klinkert, avait dit à sa maman qu'il était « le moins bon de la classe en dessin ».

Depuis, celui en qui elle voit un successeur de Tomi Ungerer, puisque « c'est 60 ans après lui que Thomas Ehretsmann a été honoré pour la seconde fois de la médaille d'or de la prestigieuse « Society of Illustrators » de New-York » - qui correspond à l'Oscar de la profession - après avoir obtenu un 2e prix à la National Gallery de Londres pour le portrait de Caroline, sa compagne.
Dans les DNA à 14 ans

Après plusieurs expositions à Thann, il a publié, à 14 ans, un court récit sur plusieurs semaines dans les DNA en 1988. Ce travail avec la presse se poursuivra ensuite avec le magazine Elle en illustrant la rubrique « C'est mon histoire » durant 7 ans, puis avec les éditions Glénat et Delcourt pour les couvertures de plusieurs séries. Outre-Atlantique il collabore avec les magazines Rolling Stone et The New-Yorker.

Aux côtés de la conseillère départementale Sabine Drexler qui est aussi sa tante, celui qui travaille en free-lance à Villé dans le Bas-Rhin, très humblement explique sa démarche, sa quête de la perfection et « la sélection des images exposées que j'espère représentative de mon travail d'illustrateur... Dans les années qui viennent, en parallèle, ce sont mes activités de peintre et de dessinateur que je souhaiterais pouvoir essentiellement développer. »
Conseil départemental, 100 avenue d'Alsace du 3 au 14 février.

Conseil départemental, 100 avenue d'Alsace du 3 au 14 février.

 
 

 

Grand est  Création d'entreprises Niveau record en 2018 dans les grandes intercommunalités

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:05:06

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Grand est  Création d'entreprises
Niveau record en 2018 dans les grandes intercommunalités
L'Insee Grand Est livre les chiffres de créations d'entreprises dans les cinq plus grandes intercommunalités de la région. 2018 a été une année record en la matière.
 

 
15140 entreprises créées au total dans l'Eurométropole de Strasbourg, la communauté urbaine du Grand Reims, la métropole du Grand Nancy, la communauté d'agglomération de Mulhouse et Metz Métropole. « C'est un record ! », note l'Insee dans sa publication, insistant sur une croissance plus rapide de la création d'entreprises dans ces territoires que dans l'ensemble de la région entre 2010 et 2018.

Dans le détail, pour l'Alsace, 5 760 entreprises du secteur marchand non agricole ont été créées en 2018 dans l'Eurométropole de Strasbourg et plus de 2000 dans la communauté d'agglomération de Mulhouse.

La dynamique est principalement portée par les immatriculations de micro-entrepreneurs et les créations d'entreprises individuelles. Les activités de soutien aux entreprises concentrent le plus de créations dans les grandes intercommunalités, suivies par le commerce.

 

 
 

 

Conjoncture Grand Est Un « dynamisme moindre » attendu pour 2020

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:04:24

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Conjoncture Grand Est
Un « dynamisme moindre » attendu pour 2020
La Banque de France, l'Urssaf et la CCI ont livré, ce jeudi d'abord à la presse puis à un public d'environ 150 décideurs régionaux, leurs diagnostics sur l'économie du Grand Est. Les prévisions d'activité sont mesurées pour 2020.
 

 
Jean-Christophe Ehrhardt, directeur régional de la Banque de France et Sabine Karst, directrice comptable et financière de l'Urssaf Alsace.
Au niveau macroéconomique, « la politique monétaire a fait le job », se félicite le directeur régional de la banque de France, Jean-Christophe Ehrhardt. Il décrit une bonne résistance de la France et de la zone euro, alors même que « le commerce mondial a perdu 5 points dont deux attribués aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ». En France, l'investissement a continué de progresser en 2019, de même que la consommation intérieure. Reste qu'un léger fléchissement du PIB est à nouveau attendu en 2020, à 1,1 % (contre 1,2 % en 2019), avant une reprise qui devrait s'amorcer en 2021.

À l'échelle du Grand Est, une étude réalisée par la Banque de France auprès de 1 591 entreprises de la région permet de dresser un bilan de 2019 et d'anticiper le niveau d'activité pour l'année en cours. « Un panorama en demi-teinte » est attendu, résume Jean-Christophe Ehrhardt.
La fabrication de matériel de transports en difficulté

Un retournement est anticipé dans l'industrie (-0,6 %), emmené par la chute de 14,4 % du secteur de la fabrication de matériel de transports, très présent dans la région, pour lequel l'Urssaf enregistre d'ores et déjà 920 postes perdus en un an. Les autres secteurs industriels devraient maintenir leur croissance et l'investissement industriel devrait progresser en moyenne de 3,5 % en 2020. Mais « les prévisions de rentabilité sont un peu plus mesurées pour 2020 qu'elles ne l'étaient pour 2019 », pointe Baptiste Allegrand, adjoint du directeur régional.
Fléchissement des travaux publics

La croissance devrait également rester « modérée » en 2020 dans les secteurs de la construction et des services. De l'ordre de 1,4 % pour le premier - avec en cette année électorale, un fléchissement léger du secteur des travaux publics pour la première fois depuis quatre ans - et de 1 % pour le second.

Pour autant, les perspectives sont assez optimistes pour ce qui concerne la rentabilité : on peut tabler sur une progression ou, a minima, une stabilisation dans ces deux secteurs.
Les chefs d'entreprises alsaciens en confiance

Dans son baromètre de conjoncture, la CCI Alsace Eurométropole note pour autant un renforcement de la confiance des chefs d'entreprise alsaciens quant à l'évolution de leur environnement professionnel. Ces derniers misent sur une amélioration générale, livre Maryse Demissy pour la CCI. Ils anticipent en majorité une hausse de leur chiffre d'affaires et des carnets de commandes. Les investissements pourraient en revanche être encore légèrement à la traîne.

Côté emploi, « des embauches sont prévues, sauf dans l'industrie », indique Baptiste Allegrand pour la Banque de France. L'Urssaf, quant à elle, ne se risque pas à des projections mais fait état, au troisième trimestre 2019 et sur une année, d'une progression de 0,2 % des effectifs salariés dans les Grand Est, moins marquée qu'au niveau national (+1,4 %).
Près de 2000 postes créés en Alsace en 2019

Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin enregistrent respectivement une hausse annuelle de 0,4 et 0,3 %, soit 1 290 et 610 postes créés. « Le Bas-Rhin crée le plus d'emplois, suivi par la Meurthe-et-Moselle puis le Haut-Rhin », indique Sabine Karst pour l'Urssaf. La construction, l'hébergement-restauration et les services tirent en particulier l'emploi à la hausse en Alsace alors que l'emploi industriel décroît (-0,2 % dans le Bas-Rhin et -0,4 % dans le Haut-Rhin).
Hélène DAVID

 

 
 

 

Assemblée Réformes Ferrand : « L'État doit être mieux organisé »

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:56:34

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Assemblée Réformes
Ferrand : « L'État doit être mieux organisé »
 

 
Comment renouer les liens entre citoyens et élus ? Comment éviter cette mélancolie collective, ce sentiment qu'expriment les citoyens de subir des décisions auxquelles ils ne sont pas partie prenante ?

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, publie à la Fondation Jean-Jaurès « un petit traité républicain à l'usage des démocrates » (1) pour apporter une réponse à partir des territoires. « Si on veut avoir un État plus efficace, il doit être mieux organisé et parler d'une seule voix, celle du préfet. À côté de cela, on a besoin de collectivités plus libres, qui s'organisent elles-mêmes et portent leurs initiatives. »

Le président de l'Assemblée ne veut plus d'une « décentralisation de manière uniforme et par le haut : c'est aux habitants de chaque territoire de définir leur modèle, leurs initiatives, de dire si les communes, les départements, doivent fusionner ou pas».

Il ajoute: «Ce qui est vrai et efficace à Lyon ne l'est sans doute pas au Creusot. La loi doit faciliter les choix locaux, pas imposer des modèles. La coconstruction dans chaque territoire, avec des citoyens engagés dans les syndicats, les associations, les initiatives locales, permettra de se reparler, de se réapproprier les décisions sans remettre en cause la démocratie représentative. Cela apaisera le pays. »
Répartir les charges pour tendre vers l'égalité

Dans cette organisation « ni fédéraliste ni jacobine », Richard Ferrand place l'État en garant d'une solidarité entre territoires et de péréquations réelles : « Il ne s'agit pas uniquement de finances, mais de mesurer l'impact territorial des mesures nationales : fermer un service public, une caserne, n'a pas le même impact économique et social partout. »

Des pistes pour la future loi de décentralisation que « son » Assemblée devra examiner après celles sur les retraites.
(1) Nos lieux communs, Richard Ferrand (L'Aube-Jean-Jaurès).

(1) Nos lieux communs, Richard Ferrand (L'Aube-Jean-Jaurès).

 
 

 

Social Réforme Retraites : les opposants de retour dans la rue

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:55:30

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Social Réforme
Retraites : les opposants de retour dans la rue
Au terme d'une neuvième journée de mobilisation jeudi contre la réforme des retraites, les opposants ont réfuté tout essoufflement. Le texte a entamé cette semaine un parcours chahuté à l'Assemblée nationale.
 

 
Des manifestants contre la réforme des retraites se sont allongés en pleine rue lors du défilé de Lyon.
« La mobilisation est là. Ceux qui refusent de la voir, doivent ouvrir les yeux », selon le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, peu avant le départ du cortège parisien jeudi.

Selon la CGT, 130 000 personnes ont battu le pavé parisien, entre gare de l'Est et la place de la Nation, pour réclamer le « retrait d'un projet injuste et dangereux », à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU et d'organisations de jeunesse. Selon le ministère de l'Intérieur, ils étaient 15 000. Le nombre de manifestants semble être en baisse : la CGT avait revendiqué 180 000 manifestants à Paris lors de la précédente journée de manifestations, le 30 janvier.

En région, ils étaient 5 300 à Lyon, 4 500 à Marseille, 3 500 à Toulouse, 2 700 à Rennes, 2 300 à Nantes, 1 700 à Lille, 1 600 à Clermont-Ferrand, 1 300 à Dijon, 1 100 à Perpignan, selon les préfectures ou la police. Soit un total de 121 000 manifestants. Si les participants aux manifestations peuvent marquer le pas, les actions contre la réforme des retraites restent spectaculaires.

À Tours, les avocats, vêtus de leur robe, d'un masque blanc et d'un foulard rouge, ont formé une chaîne humaine, avant d'assister en silence à l'audience solennelle de rentrée du tribunal. À Nice, une cinquantaine de pompiers en grève depuis juin se sont allongés sur les rails du tram, bloqué pour 24 heures, comme la plupart des bus. Dans un clip, le député communiste du Nord Alain Bruneel a parodié Star Wars pour mettre en lumière la « résistance du mouvement social » contre la réforme.

L'Unsa-RATP, premier syndicat de la régie des transports parisiens, a appelé à un « lundi noir » dans le métro et le RER le 17 février, jour de l'examen du projet de réforme des retraites à l'Assemblée nationale.

Dans le secteur des déchets, les salariés des trois sites d'incinération d'Île-de-France ont reconduit leur mouvement jusqu'à vendredi. À Marseille, le syndicat CGT des éboueurs a annoncé jeudi soir la suspension de la grève entamée le 23 janvier, alors que le préfet a le même jour signé un arrêté permettant la réquisition des agents grévistes.
« On a l'impression d'avoir affaire à un obstiné »

La commission spéciale de l'Assemblée nationale a commencé ses travaux sur la réforme des retraites cette semaine. Elle doit examiner plus de 20 000 amendements, dont 19 000 des députés LFI. Présent à Paris, le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a demandé à Emmanuel Macron d'organiser un référendum sur la réforme des retraites. « On a l'impression d'avoir affaire à un obstiné qui a perdu le contact avec la réalité. »

 

 
 

 

Social  Manifestation contre la réforme des retraites Ils sont toujours là

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:03:09

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Social  Manifestation contre la réforme des retraites
Ils sont toujours là
La manifestation contre la réforme des retraites, à l'appel de l'intersyndicale, a mobilisé jeudi près de 1 800 personnes à Strasbourg, environ 400 à Mulhouse. Si on est loin de la mobilisation du début, le mouvement ne s'est pas étiolé et ils restent nombreux à continuer la lutte.
 

 
Ils étaient entre 1 200 et 1 800 à Strasbourg.
« Que ceux qui font les lois viennent faire les 3x8 pendant 30 ans. Si après ça, ils proposent encore d'allonger le temps de travail, OK, j'accepte », lance ce délégué syndical venu de Sélestat, chasuble CGT sur le dos. « Ils ne nous entendent pas », constate-t-il. C'est pour ça qu'avec les collègues de Daramic, une entreprise du secteur automobile, il vient pour la cinquième fois à Strasbourg marteler le même message. De la réforme des retraites et de ce qu'elle augure, ils ne veulent pas. Comme lui, ils étaient ce jeudi 1 800 à battre le pavé strasbourgeois, selon l'intersyndicale, 1 200 selon la police. Compte tenu du nombre de manifestations successives, une quinzaine depuis le début du mouvement, en plus des jours de mobilisation nationale comme hier et des autres rassemblements, le mouvement ne semble pas vouloir s'éteindre.

Les cheminots ont repris le boulot. Ils sont moins nombreux mais quand même présents. Il y a aussi des bûcherons des vallées de la Bruche et de Munster, qu'on ne pouvait pas manquer avec leurs tronçonneuses. Dans les rangs des manifestants, des intermittents, des représentants de la fonction publique, de l'enseignement, de la santé, des finances publiques, de l'université, des salariés du privé, comme ceux de Punch Powerglide, de Strasbourg, qui fait face à une restructuration et une baisse d'effectifs. Dans le cortège encore, des calicots de l'intersyndicale CGT, FO, Solidaire, FSU, CNT, des drapeaux du NPA, du Parti communiste, de la France insoumise, des drapeaux libertaires aussi, et puis quelques gilets jaunes.
« Plus de caresses, moins de CRS »

En tête, des lycéens strasbourgeois, avec sur leur banderole les noms de cinq établissements du centre-ville, ont mené le défilé mégaphone au poing. « Plus de caresses, moins de CRS », ont-ils notamment martelé, alors que le blocage le matin même du lycée Marie-Curie, dans le quartier de l'Esplanade, s'est soldé par des gardes à vue. Pour cette raison, tout de suite après la manifestation qui s'achevait place Kléber, une partie du cortège s'est rendue devant l'hôtel de police où les lycéens retenus ont été libérés en fin d'après-midi. Le défilé, lors de son passage quai des Bateliers, a été aussi l'occasion d'une halte prolongée devant la permanence d'Alain Fontanel. Pendant que les uns scandaient « Fontanel au fond du Rhin », d'autres constellaient une nouvelle fois les vitres d'autocollants militants. Toujours devant sa permanence, des manifestants ont lu un communiqué revenant sur la soirée de voeux du candidat LaREM qu'ils avaient voulu perturber mais de laquelle ils ont été évacués de façon musclée (DNA de ce jeudi).

Pas de prochains rendez-vous pour l'heure, une date doit être retenue nationalement. L'intersyndicale devrait à Strasbourg inviter à rejoindre les personnels de santé et les avocats qui annoncent une journée de mobilisation le vendredi 14 février. La CGT réfléchit par ailleurs à une action pour le dimanche 8 mars, annonce Jacky Wagner, secrétaire général départemental de la CGT : « C'est jour de lutte pour les droits des femmes et elles vont pâtir plus encore de la réforme. »

A Mulhouse, cette nouvelle journée de mobilisation a réuni environ 400 manifestants sous les bannières de la CGT, FO, la FSU, Sud Solidaires, de la CFDT et des gilets jaunes.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

Justice  Parquet Molins veut un nouveau statut pour les procureurs

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:59:15

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Justice  Parquet
Molins veut un nouveau statut pour les procureurs
 

 
François Molins.
Le procureur général près la Cour de cassation, François Molins, estime qu'une réforme du statut des magistrats du parquet est nécessaire, afin de faire disparaître toute « suspicion » sur leur indépendance.

Mercredi, le premier procureur de France, auditionné à l'Assemblée nationale par une commission d'enquête portant sur « les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire », a affirmé que « les garanties institutionnelles doivent être renforcées » sur le statut des magistrats du parquet.

« Depuis vingt ans, cette modification n'a toujours pas abouti, faute, je pense, de réelle volonté politique », a-t-il ajouté. « Elle est pourtant indispensable pour faire disparaître le véritable venin de la suspicion que le statu quo entretient », insiste François Molins.

Devant les députés, il a évoqué, sans citer de nom, la multiplication des « attaques dénonçant le manque d'indépendance du parquet », qui signent selon lui « une tradition de longue défiance entre les politiques et les juges ». « Le mépris envers les juges est toujours le commencement du désordre, prévient François Molins. Je suis personnellement frappé que, chaque fois qu'une enquête ou une instruction vise un homme ou une femme politique, sa réaction ou sa stratégie de défense sont de mettre en cause l'impartialité de son procureur ou de son juge, ou de l'accuser d'être à la solde du pouvoir. »

 

 
 

 

Allemagne  Politique Le président de Thuringe démissionne

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:58:01

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Allemagne  Politique
Le président de Thuringe démissionne
24 heures après son élection polémique, grâce aux voix de l'extrême droite, Thomas Kemmerich, issu du FDP, a démissionné de la tête de la région Thuringe.
 

 
Thomas Kemmerich.
Son élection, mercredi, avait indigné et ébranlé tout le paysage politique allemand. Mais à peine élu, le ministre-président de Thuringe, Thomas Kemmerich, 54 ans, issu du parti libéral FDP, a finalement démissionné jeudi de ses fonctions.

« La démission est inévitable [...] nous avons décidé de demander la dissolution du parlement de Thuringe. [...] Nous souhaitons ainsi provoquer de nouvelles élections afin d'enlever le stigmate lié au soutien de l'AfD. [...] Un travail conjoint avec l'AfD n'a pas existé, n'existe pas et n'existera pas », a-t-il expliqué, affirmant avoir fait son choix « sans pression ».
« Impardonnable » pour Merkel

Pourtant, la veille, Thomas Kemmerich avait catégoriquement refusé de démissionner, malgré les nombreux appels en ce sens et des manifestations spontanées dans plusieurs villes d'Allemagne. L'élu a finalement changé d'avis après s'être entretenu avec le dirigeant national du parti FDP, Christian Lindner, venu de Berlin, qui a fait savoir qu'il allait poser la question de confiance aux militants de son parti.

Thomas Kemmerich avait en effet été élu mercredi grâce aux voix coalisées de l'extrême droite du mouvement Alternative pour l'Allemagne (AfD), de son propre parti et des élus locaux du parti conservateur de la chancelière, l'Union chrétienne-démocrate (CDU). D'habitude réservée, Angela Merkel a elle-même qualifié jeudi cette alliance électorale d'« acte impardonnable » et indiqué que cette élection devait « être annulée » par un nouveau scrutin.

Depuis la naissance, il y a sept ans, de l'AfD, et contrairement à la situation chez le voisin autrichien par exemple, toutes les autres formations politiques allemandes, y compris la droite traditionnelle, excluent toute alliance ou coopération avec ce parti anti-migrants et anti-élites, principale force d'opposition à la chambre nationale des députés avec 89 élus, et très virulent envers la chancelière et sa politique migratoire.

Une réunion au sommet des responsables des trois partis du gouvernement (CDU, SPD, CSU) a été convoquée pour samedi.

 

 
 

 

Mulhouse La place Lucien-Dreyfus s'offre un coup de jeune

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:00:28

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Mulhouse La place Lucien-Dreyfus s'offre un coup de jeune
 

 
La place Lucien-Dreyfus bénéficie désormais d'une mise en lumière s'inspirant d'une scénographie théâtrale. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Pendant longtemps, la place Lucien-Dreyfus aurait pu être classée parmi les plus beaux détours de Mulhouse. Pas l'un des sites incontournables de la ville. Pas non plus une place dans le top 5 des spots de la cité du Bollwerk mais un lieu non sans charme, avec sa fresque un peu défraîchie et son vaste espace qui prenait vie une fois par an, pendant le festival Scènes de rue. Mais ça, c'était avant.
« Bâtisseurs mulhousiens »

Les travaux d'aménagement urbain et de réhabilitation de cette place ont été inaugurés ce jeudi après-midi en présence, notamment, de la maire de Mulhouse Michèle Lutz, du Dr Fernand Hessel, président de la fondation Dreyfus, et des artistes Sylvie Herzog et Fernand d'Onofrio à qui l'on doit la fresque monumentale qui orne un pignon entier.

Fernand d'Onofrio a reconnu que « cette place méritait un lifting. J'étais toujours triste de voir le temps oeuvrer sur cette fresque crée il y a dix-neuf ans ». L'artiste a rappelé que cette fresque des Géants « symbolise Mulhouse, les bâtisseurs mulhousiens. » Les personnages sont perchés sur des échasses « pour s'élever, pour voir plus loin... »
Coût des travaux : 560 000 EUR

La maire de Mulhouse a jugé que les travaux de rénovation étaient « une réussite ». Surtout, compte tenu « des enjeux techniques importants » du chantier. « Nous sommes au-dessus d'un parking qui connaît parfois des problèmes d'étanchéité et de portance », a rappelé Michèle Lutz. « Cette place est le trait d'union entre l'avenue Kennedy et le centre-ville. » « Notre centre va à l'encontre de la tendance nationale et nous devons nous féliciter de cette dynamique qui doit maintenant irradier vers les autres quartiers. »

Le Dr Hessel, ensuite, a jugé que « Lucien Dreyfus fait partie de ceux qui ont fait Mulhouse » citant ses principaux « faits d'armes » : « plus jeune fondé de pouvoir de France, très actif dans le domaine juridique ainsi que dans le secteur du dialecte alsacien. Il a aussi été à l'origine du service de cardiologie implanté au Diaconat. » Les travaux de la place Dreyfus ont duré huit mois. Coût total de l'aménagement et de la rénovation de la fresque : 560 000 EUR.
Note dissonante

Seule note dissonante, une banderole a été déployée lors des discours. On pouvait y lire : « Salon urbain : 100 % nuisances, 0 % concertation. Merci Mme Lutz et M. Rottner ». Elle était tenue par Éric Alario, dont l'épouse est masseur-kinésithérapeute, implantée sur cette place. « Il n'y a eu aucune concertation. Ici, nous subissons désormais des nuisances jusqu'au bout de la nuit ! », s'est-il emporté, aux côtés de quelques résidents de la maison de retraite voisine. À savoir qu'Éric Alario figure sur la liste de la candidate Lara Million, opposée à la liste de Michèle Lutz aux élections municipales de mars prochain.
Édouard COUSIN

 

 
 

Un arc-en-ciel solidaire à Mulhouse

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:09:30

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Un arc-en-ciel solidaire à Mulhouse
 

 
La nouvelle journée de mobilisation a rassemblé près de 350 personnes dans les rues de Mulhouse, ce jeudi après-midi. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Après le tube de l'hiver À cause de Macron , place à l'arc-en-ciel solidaire annonciateur du printemps. Entre les drapeaux de la CGT, de FO, de la FSU, de Sud Solidaires, du SnuiPP, de la CFDT et les gilets jaunes, c'est tout un spectre de couleurs et de manifestants qui a pris le départ de la place de la Bourse à Mulhouse, sous le soleil, ce jeudi peu après 14 h 15.

Il s'agissait de la 12e mobilisation contre la réforme des retraites. Le cortège, fort de près de 350 personnes, selon les chiffres avancés par les forces de l'ordre et plusieurs organisateurs - certains ont évoqué le chiffre de 400 -, a rapidement pris le chemin du centre-ville. Entre deux coups de sifflet, les revendications étaient claires comme de l'eau de roche : « Macron, si tu savais, ta réforme où on s'la met », ou un plus mesuré « Non, non, non, à la réforme Macron ». « Françaises, français, réveillez-vous, réagissez contre un gouvernement et une justice corrompus », pouvait-on également lire sur une large pancarte.

Le passage et l'arrêt devant le local de campagne de la candidate aux élections municipales à Mulhouse Lara Million (investie par la République en marche) est devenu ces dernières semaines un rituel. Huées, coups de sifflet, local recouvert de tracts et de post-it...
« Séance photo » devant la mairie

Les manifestants ont marqué une longue pause rue des Bons-Enfants avant de reprendre leur route. Ils se sont ensuite arrêtés devant la mairie, rue Pierre-et-Marie-Curie, pour une « séance photo ». Une troisième halte a été effectuée quelques minutes plus tard à Porte Jeune, avant un retour au point de départ, place de la Bourse, peu avant 16 h. « Nous sommes tous concernés par cette remise en cause de nos retraites », a encore rappelé un responsable de la CGT.

Un nouveau rendez-vous est annoncé à Colmar ce samedi 8 février à partir de 13 h 30, devant le conseil départemental du Haut-Rhin.
Pierre GUSZ

 

 
 

Futur établissement pénitentiaire : débat à Colmar Agglo ?

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:58:34

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Futur établissement pénitentiaire : débat à Colmar Agglo ?
 

 
Lors d'une manifestation des riverains opposés à l'installation de la SAS, rue d'Agen. Photo L'Alsace/ Vanessa MEYER
Le futur lieu d'implantation de la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS), qui remplacera de facto à Colmar la prison appelée à fermer définitivement ses portes, sera-t-il un thème de campagne des municipales ? Pas si sûr. Car, avant que les candidats se lancent pleinement dans le débat d'idées, ce dossier, sensible, sera soumis au vote des conseillers communautaires. Jeudi prochain, ces derniers se prononceront en effet sur la cession du terrain où la SAS doit voir le jour, rue d'Agen.

L'information a interpellé les membres de l'association « Dynamisme et qualité de vie des riverains du quartier nord de Colmar » qui s'est créée à la faveur de ce projet. Ils espèrent que les élus voteront « en toute connaissance de cause ». Et espèrent que ce dossier poussera certains à entamer le débat. Débat, il y a eu fin janvier lors d'une réunion qui a rassemblé des membres de l'association, des élus colmariens et des responsables des services pénitentiaires du Grand Est et de l'agence pour l'immobilier de la Justice (Apij).

La structure d'accompagnement à la sortie sera installée sur le site des anciens abattoirs, rue d'Agen. Photo DR
Cent vingt places

Le projet de la SAS a été détaillé. Ainsi, sur les 120 places qu'accueillerait la structure, 90 seraient réservées à des détenus condamnés à moins d'un an de prison ou étant en fin de peine ; 20 à des personnes en semi-liberté ; 10 à des détenus qui doivent comparaître devant les juridictions colmariennes (correctionnelle, cours d'appel, cours d'assises). Par ailleurs, l'Apij a indiqué que 65 personnes seront employées sur ce site. Enfin, une clôture de deux mètres de haut entourera la zone. Si la cession porte sur un terrain de deux hectares, la SAS occupera une surface de 5 000 m². Le concours d'architecte a été lancé fin 2019 et le projet retenu devrait être présenté fin 2020.
Que disent les candidats ?

Si l'association de défense des riverains ne s'oppose pas à la création de la SAS, elle reste sur sa position de rejeter le site envisagé. « Nous sommes favorables à une solution alternative». « On apprend que la municipalité veut détruire les actuels ateliers municipaux. On aurait pu y installer la SAS et transférer les futurs ateliers municipaux rue d'Agen », souligne l'association. « On ne pourra pas nous garantir une totale sécurité », craignent les membres de l'association qui militent pour une revalorisation de leur quartier par, notamment, une plus grande place réservée aux espaces verts.

L'association a, par ailleurs, interpellé les candidats aux municipales. Sans surprise, Gilbert Meyer assume le choix de la rue d'Agen et insiste sur tout l'intérêt de garder une structure pénitentiaire à Colmar afin de préserver la place forte judiciaire colmarienne. Comme il l'avait déjà évoqué en octobre, Frédéric Hilbert soutient également ce projet qui permet de combler une dent creuse mais souhaite mener une réflexion globale sur le quartier qui mérite une revalorisation.

Tristan Denéchaud n'est pas favorable à cette implantation. « Ce quartier, proche du centre-ville, a bien plus de potentiel, et les sites plus propices sur Colmar ou alentours ne manquent pas », souligne celui qui imagine plutôt une reconversion avec « des espaces verts, de l'activité tertiaire, dans l'idée d'une sorte de "campus". À moins d'y délocaliser des services municipaux (centre technique...), mais rien n'est figé, et tout ne pourra se faire qu'en concertation avec les habitants du quartier ».

Quant à Stéphanie Villemin, elle estime ne pas avoir assez de visibilité sur ce dossier, indique l'association, et surtout ne pas savoir si d'autres terrains pourraient accueillir cette SAS.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

Mobilité  Baromètre des villes cyclables Politique vélo : Colmar pédale en milieu de classement

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:46:54

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Mobilité  Baromètre des villes cyclables
Politique vélo : Colmar pédale en milieu de classement
À l'inverse de Strasbourg ou d'Illkirch-Graffenstaden dans leurs catégories respectives, Colmar ne figure pas aux avant-postes du dernier baromètre des villes cyclables dévoilé ce jeudi soir par la Fédération française des usagers de la bicyclette.
 

 
Sans aller jusqu'aux standards danois où les pistes cyclables doivent permettre à deux cyclistes de rouler de front, tout en étant doublé par un troisième, les cyclistes colmariens demandent plus de sécurité sur les grands axes, comme ici avenue d'Alsace.
Colmar ne peut pas toujours occuper la première place des classements : en matière de politique cyclable, la cité de Bartholdi vient d'obtenir un résultat plutôt mitigé au second baromètre des villes cyclables, enquête nationale réalisée par la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), qui en a livré les conclusions ce jeudi soir. La ville y est jugée comme « moyennement favorable » à la pratique du vélo. Rien de catastrophique, mais une incitation à mieux faire, alors même que Colmar, ville plutôt sèche, plate et peu étendue, part avec de nombreux avantages « naturels » pour encourager ses habitants à enfourcher la petite reine.
Comment fonctionne et que mesure ce baromètre ?

Ressenti global, sécurité, confort, efforts de la ville, service et évolution depuis 2017 (date de la précédente consultation) : citoyens et cyclistes ont été invités à donner leur avis en ligne sur ces six thématiques entre septembre et novembre 2019. Au total, 258 contributions ont été enregistrées à Colmar, soit un taux de réponse de 3,8 personnes pour 1 000 habitants (ce taux est de 3,4 pour 1 000 à Paris). À l'échelle nationale, 185 000 réponses ont été collectées dans 768 communes, faisant de cette enquête la plus importante jamais réalisée sur ce sujet en France.
Quelles sont les critiques ?

La catégorie « efforts de la ville » obtient la plus mauvaise note (2,92 sur 6). Le manque d'écoute de la Ville ou les soucis de stationnement de voitures sur les pistes cyclables sont pointés du doigt. Au chapitre de la sécurité, les grands axes et leurs pistes cyclables inexistantes ou dessinées dans le caniveau tirent la note vers le bas, tout comme la possibilité de traverser sereinement un carrefour ou un rond-point. Ainsi, « pour les enfants et les personnes âgées, circuler à vélo » à Colmar est plutôt vu comme étant « très dangereux ». Notons enfin que l'absence de proposition d'alternative sécurisée en cas de travaux empiétant sur une piste cyclable et les vols de vélos sont aussi dénoncés.
Quels sont les points positifs ?

L'accès facile à un magasin de réparation, l'installation de contresens cyclistes dans les rues à sens unique et la possibilité de circuler de manière sécurisée dans les quartiers résidentiels sont salués par les participants. Dans leurs commentaires, certains rappellent aussi que la Ville participe depuis des années à l'achat d'un vélo, à hauteur de 120 euros par foyer.
Quelle évolution en deux ans ?

Depuis le premier baromètre, réalisé en 2017, 42 % des répondants jugent que la situation des cyclistes s'est un peu ou beaucoup améliorée ; 44 % estiment qu'elle est restée à l'identique ; 14 %, enfin, disent qu'elle s'est un peu ou beaucoup dégradée. La note globale de Colmar a ainsi chuté de 3,38 à 3,15 sur 6 entre ces deux enquêtes, faisant passer la préfecture haut-rhinoise de la septième à la douzième place des villes de sa catégorie (de 50 000 à 100 000 habitants).
Esteban WENDLING

 

 
 

 

colmar Rue d'Agen Futur établissement pénitentiaire : débat à Colmar Agglo ?

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:46:16

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colmar Rue d'Agen
Futur établissement pénitentiaire : débat à Colmar Agglo ?
Les élus communautaires vont se pencher, jeudi prochain, sur le dossier de création d'une structure d'accompagnement vers la sortie, rue d'Agen à Colmar. Une association de quartier se bat pour pousser les élus à trouver un autre point de chute.
 

 
Lors d'une manifestation des riverains opposés à l'installation de la SAS, rue d'Agen.
Le futur lieu d'implantation de la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS), qui remplacera de facto à Colmar la prison appelée à fermer définitivement ses portes, sera-t-il un thème de campagne des municipales ? Pas si sûr. Car, avant que les candidats se lancent pleinement dans le débat d'idées, ce dossier, sensible, sera soumis au vote des conseillers communautaires. Jeudi prochain, ces derniers se prononceront en effet sur la cession du terrain où la SAS doit voir le jour, rue d'Agen.

L'information a interpellé les membres de l'association « Dynamisme et qualité de vie des riverains du quartier nord de Colmar » qui s'est créée à la faveur de ce projet. Ils espèrent que les élus voteront « en toute connaissance de cause ». Et espèrent que ce dossier poussera certains à entamer le débat. Débat, il y a eu fin janvier lors d'une réunion qui a rassemblé des membres de l'association, des élus colmariens et des responsables des services pénitentiaires du Grand est et de l'agence pour l'immobilier de la Justice (Apij).

La structure d'accompagnement à la sortie sera installée sur le site des anciens abattoirs, rue d'Agen. Photo DR
Cent vingt places

Le projet de la SAS a été détaillé. Ainsi, sur les 120 places qu'accueillerait la structure, 90 seraient réservées à des détenus condamnés à moins d'un an de prison ou étant en fin de peine ; 20 à des personnes en semi-liberté ; 10 à des détenus qui doivent comparaître devant les juridictions colmariennes (correctionnelle, cours d'appel, cours d'assises). Par ailleurs, l'Apij a indiqué que 65 personnes seront employées sur ce site. Enfin, une clôture de deux mètres de haut entourera la zone. Si la cession porte sur un terrain de deux hectares, la SAS occupera une surface de 5000 m2. Le concours d'architecte a été lancé fin 2019 et le projet retenu devrait être présenté fin 2020.
Que disent les candidats ?

Si l'association de défense des riverains ne s'oppose pas à la création de la SAS, elle reste sur sa position de rejeter le site envisagé. « Nous sommes favorables à une solution alternative. « On apprend que la municipalité veut détruire les actuels ateliers municipaux. On aurait pu y installer la SAS et transférer les futurs ateliers municipaux rue d'Agen », souligne l'association. « On ne pourra pas nous garantir une totale sécurité », craignent les membres de l'association qui militent pour une revalorisation de leur quartier par, notamment, une plus grande place réservée aux espaces verts.

L'association a, par ailleurs, interpellé les candidats aux municipales. Sans surprise, Gilbert Meyer assume le choix de la rue d'Agen et insiste sur tout l'intérêt de garder une structure pénitentiaire à Colmar afin de préserver la place forte judiciaire colmarienne. Comme il l'avait déjà évoqué en octobre, Frédéric Hilbert soutient également ce projet qui permet de combler une dent creuse mais souhaite mener une réflexion globale sur le quartier qui mérite une revalorisation.

Tristan Denéchaud n'est pas favorable à cette implantation. « Ce quartier, proche du centre-ville, a bien plus de potentiel, et les sites plus propices sur Colmar ou alentours ne manquent pas », souligne celui qui imagine plutôt une reconversion avec « des espaces verts, de l'activité tertiaire, dans l'idée d'une sorte de "campus". A moins d'y délocaliser des services municipaux (centre technique...), mais rien n'est figé, et tout ne pourra se faire qu'en concertation avec les habitants du quartier ».

Quant à Stéphanie Villemin, elle estime ne pas avoir assez de visibilité sur ce dossier, indique l'association, et surtout ne pas savoir si d'autres terrains pourraient accueillir cette SAS.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Colmar  Au musée Unterlinden Michel Paysant dessine sa vision du retable

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:01:29

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Colmar  Au musée Unterlinden
Michel Paysant dessine sa vision du retable
Cela fait deux ans que Michel Paysant côtoie le retable d'Issenheim en toute intimité. Le mardi, jour de fermeture du musée Unterlinden, il scrute les détails de l'oeuvre de Grünewald tout en enregistrant le parcours de son regard. La restitution de son travail est visible jusqu'au 22 juin.
 

 
L'artiste Michel Paysant au musée Unterlinden, à Colmar, lors de la présentation de son exposition De mains et d'yeux.
La nouvelle exposition temporaire du musée Unterlinden, à Colmar, est une rencontre singulière entre art, technologie et artisanat. Depuis vingt-cinq ans, Michel Paysant exploite un outil bien connu des agences de marketing : un oculomètre, ou « eyetracker ». « Cet appareil mesure les oscillations des yeux jusqu'à 2 000 fois par seconde. L'outil permet de décrypter le comportement d'un individu face à une situation. Professeur, j'ai commencé à utiliser cet instrument pour expliquer à mes étudiants comment fonctionne l'observation d'une oeuvre. » Lui utilise aujourd'hui son oculomètre pour tracer ses propres observations.
« L'oeil utile »

Michel Paysant se défend d'être un « geek ». Il utilise simplement une technologie de pointe en la détournant de son usage premier. De son oculomètre, il fait d'un organe d'observation, un outil de création. C'est ce qu'il appelle « l'oeil utile ». Au 1er étage du cloître, avec vue plongeante sur les panneaux de la crucifixion du retable, l'artiste scientifique présente 300 « dessins » sur les 500 qu'il a tracés pendant ses deux années de résidence. Il mêle des plans d'ensemble et de nombreux détails.

Ne voyez pas de jeu de mots dans le titre de l'exposition. De mains et d'yeux n'est pas une question que l'on se pose dans un ancien couvent, mais le reflet d'un travail autour des regards et des mains représentés sur le retable, ou sur la tapisserie de Jacqueline de la Baume-Dürrbach reproduisant Guernica de Pablo Picasso. Le travail sur cette tapisserie s'intitule Voir la guerre les yeux retournés. Cette interprétation d'une spectaculaire reproduction de Picasso est tracée d'un seul trait, avec une vraie émotion.

Dans cette même galerie, on retrouve une série de mains, liées et déliées, réalisées par le Centre international d'art verrier de Meisenthal. En trois dimensions, on identifie instantanément les mains du Christ crucifié ou celles des musiciens du concert des anges de l'oeuvre de Mathias Grünewald. Avec les artisans verriers, Michel Paysant a aussi imaginé Le jardin des larmes de verre, une série de 189 mains reproduisant en langue des signes un extrait des notes de l'artiste sur le retable. « Ici tout n'est que dialogues de mains et d'yeux... » Ce discours visuel jouxte La maison-inventaire. Un cabinet de curiosité où chaque objet est réversible. Paysant imagine Grünewald botaniste, s'inspirant de l'inventaire post-mortem du créateur du retable.
Dom POIRIER De mains et d'yeux, jusqu'au 22 juin au musée Unterlinden, place Unterlinden à Colmar. Visite guidée par Michel Paysant ce samedi 8 février à 11 h (tarif : 4,50 EUR en plus de l'entrée du musée), réservation recommandée au 03 89 20 22 79 ; billetterie@musee-unterlinden.com. Site : www.musee-unterlinden.com

De mains et d'yeux, jusqu'au 22 juin au musée Unterlinden, place Unterlinden à Colmar. Visite guidée par Michel Paysant ce samedi 8 février à 11 h (tarif : 4,50 EUR en plus de l'entrée du musée), réservation recommandée au 03 89 20 22 79 ; billetterie@musee-unterlinden.com. Site : www.musee-unterlinden.com

 
 

 

Colmar vélo « Améliorer la sécurité sur les grands axes »

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:08:05

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Colmar vélo  « Améliorer la sécurité sur les grands axes »
 

 
Céline Walter : « Notre politique actuelle est de demander un maximum d'espaces dédiés au vélo. » Photo DNA /Laurent HABERSETZER
Professeur d'EPS au collège Pfeffel, cycliste au quotidien, Céline Walter est depuis un an la nouvelle présidente de l'association CADRes de Colmar (120 membres). Parmi ses dossiers prioritaires, la demande d'un aménagement route d'Ingersheim.

Comment êtes-vous devenue présidente de l'association CADRes ?

Je suis une cycliste au quotidien, c'est de famille. J'étais auparavant secrétaire et trésorière de l'association. Depuis quelques années, l'ancienne présidente, Anne-Marie Hilbert, voulait passer la main, afin d'amener du sang neuf et de permettre une nouvelle dynamique.

Est-il facile de militer pour l'utilisation du vélo à Colmar ?

Nous avons la chance d'avoir à la mairie un interlocuteur cycliste, qui est responsable de la voirie et qui comprend bien les enjeux. C'est une aide précieuse. En début d'année, il nous soumet les travaux qui sont programmés, et nous avons notre mot à dire en tant qu'association reconnue à Colmar. Plus globalement, les cyclistes qui viennent d'autres régions trouvent que nous sommes plutôt bien lotis. Nos pistes cyclables sont nombreuses et le réseau est bien visible. Nous avons également des pistes en site propre, comme rue de l'Est.

Moi qui circule quotidiennement, je me sens plutôt en sécurité lorsque je roule à Colmar. Mais cela dépend beaucoup du trajet que l'on emprunte, et tous nos adhérents ne peuvent pas en dire autant. Notre politique actuelle est de demander un maximum d'espaces dédiés au vélo. Nous avions ainsi obtenu l'aménagement du terre-plein central de l'avenue de la Liberté.

Quels sont les points noirs actuellement ?

Le gros dossier qui nous occupe, c'est la circulation des vélos route d'Ingersheim. La bande cyclable est tantôt sur le trottoir, tantôt sur la route. Or nous estimons qu'en supprimant des zébras, par exemple, et en réduisant la vitesse des voitures, on peut sécuriser cette bande cyclable. Nous avons bientôt rendez-vous à ce sujet avec le conseil départemental, puisqu'il gère cet axe. D'autres avenues sont concernées par des bandes cyclables non protégées, comme l'avenue d'Alsace. Et sur d'autres axes, comme l'avenue Clemenceau, la piste cyclable doit être rénovée, ce qui demande des investissements importants.

C'est compliqué aussi rue du Ladhof, avec un vieil aménagement, et sur le pont entre la gare de marchandises et Sainte-Marie, comme sur tous les ponts d'ailleurs. Il y a dix ans nous avions manifesté à vélo de pont en pont...

Ensuite, nous faisons aussi remonter des problèmes plus ponctuels, comme la circulation aux abords des zones de travaux. Mais comme c'est temporaire, cela n'est pas toujours suivi d'effets. Nous demandons aussi des mesures simples comme l'allongement à certains endroits de la durée du feu vert pour les cyclistes.

Pensez-vous que la pratique du vélo peut progresser à Colmar ?

On voit qu'elle progresse, il y a de plus en plus de cyclistes à la belle saison. Et on voit aussi apparaître des vélos avec triporteur à l'avant, comme dans les pays scandinaves où ils permettent de transporter les enfants, les courses... En outre, les Colmariens sont encouragés dans leur pratique par la participation de la mairie à l'achat d'un vélo.

Les points de réparation sont-ils suffisants ?

Il y a l'association Vélo-docteurs à la gare, mais il faudrait plusieurs ateliers de ce type, comme c'est le cas à Strasbourg.

Quels sont vos projets pour cette année ?

Je voudrais que nous puissions communiquer davantage pour créer une vraie communauté du vélo à Colmar. Je vois beaucoup de cyclistes réguliers qui ne sont pas adhérents chez nous, c'est dommage ! Il faut que nous puissions échanger sur les problèmes éventuels mais aussi les changements (fréquents) de réglementation sur les aménagements. Nous allons continuer à organiser des événements comme les parades à vélo, des actions de sensibilisation à l'éclairage nocturne, le salon du voyage doux au Cercle Saint-Joseph... Et nous aimerions bien cette année participer au slow-up de Bâle au mois de septembre.
Propos recueillis par Valérie KOELBEL

 

 
 

L'avis de  L'association CADRes « Améliorer la sécurité sur les grands axes »

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:42:19

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L'avis de  L'association CADRes
« Améliorer la sécurité sur les grands axes »
Céline Walter, présidente de l'association CADRes Colmar
 

 
Céline Walter : « Notre politique actuelle est de demander un maximum d'espaces dédiés au vélo. »
Professeur d'EPS au collège Pfeffel, cycliste au quotidien, Céline Walter est depuis un an la nouvelle présidente de l'association CADRes de Colmar (120 membres). Parmi ses dossiers prioritaires, la demande d'un aménagement route d'Ingersheim.

Comment êtes-vous devenue présidente de l'association CADRes ?

Je suis une cycliste au quotidien, c'est de famille. J'étais auparavant secrétaire et trésorière de l'association. Depuis quelques années, l'ancienne présidente, Anne-Marie Hilbert, voulait passer la main, afin d'amener du sang neuf et de permettre une nouvelle dynamique.

Est-il facile de militer pour l'utilisation du vélo à Colmar ?

Nous avons la chance d'avoir à la mairie un interlocuteur cycliste, qui est responsable de la voirie et qui comprend bien les enjeux. C'est une aide précieuse. En début d'année, il nous soumet les travaux qui sont programmés, et nous avons notre mot à dire en tant qu'association reconnue à Colmar. Plus globalement, les cyclistes qui viennent d'autres régions trouvent que nous sommes plutôt bien lotis. Nos pistes cyclables sont nombreuses et le réseau est bien visible. Nous avons également des pistes en site propre, comme rue de l'Est.

Moi qui circule quotidiennement, je me sens plutôt en sécurité lorsque je roule à Colmar. Mais cela dépend beaucoup du trajet que l'on emprunte, et tous nos adhérents ne peuvent pas en dire autant. Notre politique actuelle est de demander un maximum d'espaces dédiés au vélo. Nous avions ainsi obtenu l'aménagement du terre-plein central de l'avenue de la Liberté.

Quels sont les points noirs actuellement ?

Le gros dossier qui nous occupe, c'est la circulation des vélos route d'Ingersheim. La bande cyclable est tantôt sur le trottoir, tantôt sur la route. Or nous estimons qu'en supprimant des zébras, par exemple, et en réduisant la vitesse des voitures, on peut sécuriser cette bande cyclable. Nous avons bientôt rendez-vous à ce sujet avec le conseil départemental, puisqu'il gère cet axe. D'autres avenues sont concernées par des bandes cyclables non protégées, comme l'avenue d'Alsace. Et sur d'autres axes, comme l'avenue Clemenceau, la piste cyclable doit être rénovée, ce qui demande des investissements importants.

C'est compliqué aussi rue du Ladhof, avec un vieil aménagement, et sur le pont entre la gare de marchandises et Sainte-Marie, comme sur tous les ponts d'ailleurs. Il y a dix ans nous avions manifesté à vélo de pont en pont...

Ensuite, nous faisons aussi remonter des problèmes plus ponctuels, comme la circulation aux abords des zones de travaux. Mais comme c'est temporaire, cela n'est pas toujours suivi d'effets. Nous demandons aussi des mesures simples comme l'allongement à certains endroits de la durée du feu vert pour les cyclistes.

Pensez-vous que la pratique du vélo peut progresser à Colmar ?

On voit qu'elle progresse, il y a de plus en plus de cyclistes à la belle saison. Et on voit aussi apparaître des vélos avec triporteur à l'avant, comme dans les pays scandinaves où ils permettent de transporter les enfants, les courses... En outre, les Colmariens sont encouragés dans leur pratique par la participation de la mairie à l'achat d'un vélo.

Les points de réparation sont-ils suffisants ?

Il y a l'association Vélo-docteurs à la gare, mais il faudrait plusieurs ateliers de ce type, comme c'est le cas à Strasbourg.

Quels sont vos projets pour cette année ?

Je voudrais que nous puissions communiquer davantage pour créer une vraie communauté du vélo à Colmar. Je vois beaucoup de cyclistes réguliers qui ne sont pas adhérents chez nous, c'est dommage ! Il faut que nous puissions échanger sur les problèmes éventuels mais aussi les changements (fréquents) de réglementation sur les aménagements. Nous allons continuer à organiser des événements comme les parades à vélo, des actions de sensibilisation à l'éclairage nocturne, le salon du voyage doux au Cercle Saint-Joseph... Et nous aimerions bien cette année participer au slow-up de Bâle au mois de septembre.
Propos recueillis par Valérie KOELBEL

 

 
 

 

Strasbourg, 1re ville cyclable de France

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:28:14

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Strasbourg, 1re ville cyclable de France
 

 
Le palmarès 2019 place encore une fois Strasbourg en tête avec une note de 4,02/6, soit légèrement moins que l'édition précédente. Photo DNA /Franck Delhomme
Strasbourg a reçu, ce jeudi soir à Bordeaux, lors du congrès annuel de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), le 1er prix des villes cyclables dans la catégorie des communes de plus de 200 000 habitants. Ce baromètre s'appuie sur une enquête d'une ampleur exceptionnelle (185 000 participants), réalisée auprès d'usagers de toute la France.

Après une 1re édition en 2017, c'est la 2e fois que Strasbourg monte sur le podium, même si son statut de leader se voit un peu menacé par la percée de nouvelles agglomérations. En valeur absolue, Grenoble, comptabilisée dans une catégorie inférieure, réalise même un meilleur score.

En Alsace, 14 communes du Bas-Rhin et huit du Haut-Rhin ont obtenu les 50 réponses minimum pour figurer au classement. Illkirch-Graffenstaden se hisse à la tête des villes de 20 000 à 50 000 habitants et Oberhausbergen fait une entrée remarquée avec une 5e place dans les communes de moins de 20 000 habitants. Avec Obernai et Sélestat, ce sont les seules à obtenir un « climat vélo » classé par les usagers comme « plutôt favorable » ou « favorable ».

Toutes les autres villes sont en dessous de la moyenne, fixée à 3,5/6 : Colmar, Mulhouse, Haguenau, Molsheim, Saverne... C'est Brunstatt-Didenheim qui détient le score le plus faible (2,52).
SURFER Tous les résultats sont consultables sur la carte interactive de l'association : https://palmares.parlons-velo.fr

 

 
 

IMMOBILIER  Patrimoine Les vieilles pierres à portée de tous ?

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:00:58

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IMMOBILIER  Patrimoine
Les vieilles pierres à portée de tous ?
Les maisons anciennes seront-elles bientôt toutes remplacées par des lotissements dans nos villages ? La question se pose en Alsace, où le coût de l'immobilier freine les particuliers. Certains choisissent de s'associer pour acheter. Les collectivités proposent de leur côté aides et conseils.
 

 
Nathalie Bay, une habitante de Reiningue qui souhaite aménager le 1er étage de sa maison à colombages, consulte Christian Fuchs, du CAUE (conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement) du Haut-Rhin.
L'Alsace est à un tournant de son histoire immobilière, Christian Fuchs en est certain. « On arrive en fin d'indivision pour de nombreux bâtiments dont vont hériter des gens, qui soit ont déjà fait leur vie ailleurs et n'en ont pas l'utilité, soit n'ont pas les moyens de reprendre les énormes corps de ferme de leurs ancêtres. Tous ces biens vont se retrouver sur le marché, en nombre... », prédit-il.

Pionnier de la rénovation de maisons historiques à l'époque de l'Écomusée, Christian Fuchs est aujourd'hui consultant pour le CAUE (conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement) du Haut-Rhin. Il conseille gratuitement les particuliers qui souhaitent se lancer dans un chantier de rénovation d'un bâti ancien (lire encadré).
Stopper les lotissements « sans âme »

Amoureux des belles pierres, Christian Fuchs désespère de voir se construire des lotissements « sans âme » alors qu'on détruit des maisons historiques, « aux qualités thermiques et environnementales tout à fait exceptionnelles ». Il n'est pas le seul. Maire de Bergheim, Pierre Bihl livre un chiffre inquiétant : « Une étude sur tout le territoire de la communauté de communes de Ribeauvillé nous a appris que 10 % des logements étaient inoccupés, pour certains depuis plus de deux ans. Et ce chiffre est en augmentation. Rien qu'à Bergheim, cela représente 90 logements vides alors que des gens cherchent à se loger... »

La réponse des collectivités s'articule aujourd'hui autour des conseils que dispensent associations et organismes tels que le CAUE, et des aides à la rénovation. Cette année, elles ont augmenté dans le Haut-Rhin, passant de 10 à 20 % du montant des travaux sur une maison alsacienne ancienne.
Projets originaux à Munster, Guebwiller, Strasbourg...

Un autre mouvement s'est amorcé hors des radars institutionnels : l'habitat collaboratif, qui apporte des réponses à ces problématiques. Eco-Quartier Strasbourg, qui encourage depuis 2001 l'autopromotion dans le neuf, est, par exemple, de plus en plus sollicité pour du bâti ancien. « Nous suivons six à sept groupes actuellement dans l'Eurométropole, composés de deux à quatre ménages, plutôt intéressés par de l'ancien, parce qu'ils pensent que ça va plus vite que l'autopromotion. Nous avons aussi été consultés par un collectif dans la vallée de Munster, qui veut transformer un centre de vacances en éco-lieu, et par un autre dans la vallée de Guebwiller, intéressé par une ancienne colonie de vacances », énumère Emmanuel Marx, de l'association Eco-Quartier Strasbourg. Dans l'Eurométropole, les porteurs de projets visent des immeubles de ville, qu'ils se partagent à plusieurs familles, ou des corps de ferme à 15-20 minutes à vélo du centre de la capitale alsacienne.
Sauver un corps de ferme à Erstein

Sur ce marché du « gros » bien, ces groupes d'habitants entrent en concurrence avec des marchands de biens ou des spéculateurs « qui savent combien ils peuvent en tirer en termes de rentabilité locative », note Emmanuel Marx. La démarche n'est donc pas aisée, mais elle commence à intéresser jusqu'aux propriétaires, confrontés au prix de leur bien, hors de portée d'un ménage moyen. À Erstein, un propriétaire a même contacté directement l'association Eco-Quartier, en quête d'un collectif capable de racheter son corps de ferme, sinon voué à la destruction par un promoteur...

« C'est un mouvement qui démarre. Il s'agit maintenant de réfléchir à la manière dont on peut aider ces porteurs de projets pour qu'ils se reposent sur un mode opératoire déjà testé par d'autres. Si on peut déjà partir bien entouré, c'est déjà un plus », estime Emmanuel Marx.
Marie-Lise PERRIN L'association Eco-QuartierStrasbourg, membre du Réseau habitat participatif Strasbourg, au 07 76 69 39 78 ;courriel : association@ecoquartier-strasbourg.fr

L'association Eco-QuartierStrasbourg, membre du Réseau habitat participatif Strasbourg, au 07 76 69 39 78 ;courriel : association@ecoquartier-strasbourg.fr

 
 

 

Strasbourg  Colloque les 8 et 9 février Patrimoines et héritages culturels juifs dans le bassin rhénan

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:02:15

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Strasbourg  Colloque les 8 et 9 février
Patrimoines et héritages culturels juifs dans le bassin rhénan
Le 42 e colloque de la Société d'histoire des israélites d'Alsace et de Lorraine a pour thème les patrimoines et héritages culturels juifs dans le bassin rhénan, méconnus et menacés.
 

 
La SHIAL, née en 1905, fait la promotion de la recherche historique sur le judaïsme alsacien et lorrain. « Faire l'histoire du judaïsme alsacien reste difficile, introduit Jean-Pierre Lambert, président de la SHIAL. Les vols et destructions de bâtiments, de cimetières, d'objets religieux et d'archives ont été très nombreux, surtout lors des révolutions et de la période nazie. Les traces du passé des juifs alsaciens lorrains restent cependant très importantes, comme en témoigne par exemple la synagogue de Rouffach, mal connue et pourtant la seule conservée intégralement en France, ou encore la richesse des éditions hébraïques. Un de nos buts est de professionnaliser ces recherches et de créer une vraie synergie entre hommes de terrain et universités. »

Les intervenants du colloque sont Jean-Pierre Lambert, président de la SHIAL, Claire Decomps, conservatrice en chef du Musée d'art et d'histoire du judaïsme de Paris, Franck Levy, président de la communauté israélite de Sélestat, Henry Schumann, historien, responsable patrimoine du consistoire israélite de la Moselle, Sonia Fellous, chargée de recherche au CNRS-IRHT, Georges Weill, conservateur général honoraire du patrimoine, Mireille Bouvet, conservateur en chef du patrimoine de la Région Grand Est, Jérôme Raimbault, chercheur de l'Inventaire général, site de Strasbourg, Alexandre Sumpf et Marion Brun, de l'Université de Strasbourg, et Norbert Schwab, historien et vice-président de la SHIAL.
Samedi 8 février à partir de 20 h salle Hirschler, centre communautaire de la Paix, 1a rue du Grand-Rabbin-Hirschler à Strasbourg et dimanche 9 février à partir de 9 h à la salle des fêtes de l'école Aquiba, 4, rue Baldung-Grien, à Strasbourg. Accès libre. Programme complet et informations pratiques : judaisme.sdv.fr/today/shial/index.htm

Samedi 8 février à partir de 20 h salle Hirschler, centre communautaire de la Paix, 1a rue du Grand-Rabbin-Hirschler à Strasbourg et dimanche 9 février à partir de 9 h à la salle des fêtes de l'école Aquiba, 4, rue Baldung-Grien, à Strasbourg. Accès libre. Programme complet et informations pratiques : judaisme.sdv.fr/today/shial/index.htm

 
 

 

Bischwihr 75e anniversaire de la Libération Partager les souvenirs avant que la mémoire ne se perde

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:36:32

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Bischwihr 75e anniversaire de la Libération
Partager les souvenirs avant que la mémoire ne se perde
Le 75e anniversaire de la libération de Bischwihr a débuté dimanche matin 2 février par la célébration d'une messe à l'église Saint-Joseph, suivie de la cérémonie commémorative, devant le monument aux Morts place de l'École.
 

 
Karine Maillot, Herve Diebold et Nicolas Georges ont reçu leurs galons de caporal.
Les autorités civiles et militaires, les six porte-drapeaux ainsi que les nombreux fidèles de la communauté de paroisses Saint-François et Sainte-Claire sur Ried et Hard ont assisté le matin à la célébration de la messe, par le curé Dominique Kress. La célébration était embellie par les chorales réunies, sous la direction de Chantal Schreiner, qui avaient pris place dans le choeur, et accompagnées à l'orgue par Jean-Marie Utard.

En hommage à sainte Agathe, fêtée mercredi 5 février, et saint Blaise, fêté lundi 3 février, le curé a béni les pains ainsi que les gorges. Les autorités civiles et militaires, l'amicale des anciens combattants, présidée par Roland Lehry, le centre de première intervention, sous les ordres de l'adjudant Gilles Helmlinger, l'association des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) de Fortschwihr, présidée par le commandant Bertrand Ley, la chorale Sainte-Cécile de Bischwihr, la clique des sapeurs-pompiers de Riedwihr, sous la direction du chef Pascal Moser l'association United States-Alsace Memory et la population ont ensuite rejoint la place de l'École.
Remise de décorations

Alors que les porte-drapeaux entouraient le monument aux morts, le maître de cérémonie en la personne du conseiller municipal Joël Geiller a demandé la levée des couleurs avant la remise du galon de caporal à Karine Maillot par la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, à Hervé Diebold par le commandant Bertrand Ley, et à Nicolas Georges par le maire Marie-Joseph Helmlinger.

Dans son discours, ce dernier a relevé que « le 29 janvier 1945, c'est le jour tant attendu de la Libération de notre village, occupé depuis juin 1940 ». Il aussi souligné que « l'esprit de démocratie et les droits de l'homme, que tant d'hommes et de femmes ont défendu, ne sont pas des acquis immuables ».

La chorale Sainte-Cécile a ensuite entonné l'Hymne à la joie avec le dépôt de gerbes par Roland Lehry et l'adjudant de l'armée de terre Damien Robin, le général Bernard Friedrich et le major Guy Demma ainsi que par Brigitte Klinkert et Marie-Joseph Helmlinger et la Sonnerie aux Morts et la Marseillaise chantée par la chorale et la population.

Après les salutations aux porte-drapeaux, un défilé précédé de la Brigade verte et de la clique des sapeurs-pompiers a mené jusqu'au giratoire au centre du village avant de rejoindre la salle des fêtes, pour le partage du verre de l'amitié, offert la commune, et où une exposition photos était aussi visible.

 

 
 

 

THANN-GUEBWILLER Arrivée du nouveau sous-préfet Stéphane Chipponi, « ravi » de revenir en Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:44:53

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THANN-GUEBWILLER Arrivée du nouveau sous-préfet
Stéphane Chipponi, « ravi » de revenir en Alsace
Le nouveau sous-préfet de l'arrondissement de Thann-Guebwiller, Stéphane Chipponi, a pris officiellement ses fonctions cette semaine. Corse d'origine, l'homme de 51 ans arrive tout droit de la préfecture du Jura, où il était secrétaire général. Il succède à Daniel Merignargues, parti à la retraite.
 

 
Stéphane Chipponi connaît déjà bien l'Alsace. Ce père de famille a été sous-préfet de l'arrondissement Sélestat-Erstein entre 2014 et 2017.
Au lendemain de sa prise de fonction officielle en tant que nouveau sous-préfet de Thann-Guebwiller (lire ci-contre), Stéphane Chipponi nous reçoit dans son bureau à la sous-préfecture de Thann pour un premier échange. Droit dans ses bottes (il est juriste de formation), visiblement ouvert d'esprit et souriant, le Corse d'origine n'en dévoile pas trop. L'amateur d'art et de littérature vient juste de poser ses valises dans la vallée, mais promet déjà d'être à « l'écoute des forces vives du territoire » et de découvrir davantage l'Alsace qu'il affectionne particulièrement.
Heureux de revenir en Alsace ?

Je suis ravi de revenir ! (rires) Ma première expérience alsacienne, entre 2014 et 2017 en tant que sous-préfet de Sélestat-Erstein, s'était très bien passée. Ces années ont été belles et enrichissantes. J'ai beaucoup aimé le territoire, riche de culture et d'identité. Ce dynamisme aussi, ainsi que les relations transfrontalières dont j'ai aussi eu à m'occuper, étant juste à la frontière de l'Allemagne. Il faut dire que je suis passionné d'histoire. C'est un point qui donne envie de venir travailler en Alsace. On dit souvent des Alsaciens qu'ils sont accueillants mais difficiles à aborder. On dit pareil des Corses, c'est un point commun. On va apprendre à se connaître, à s'appréhender et à se faire confiance. La confiance, ça se mérite.
Connaissiez-vous déjà les secteurs de Thann et de Guebwiller ?

Ça a été un choix de revenir en Alsace, donc je me suis un peu renseigné sur le territoire avant de venir. J'ai remarqué ce côté proactif, tous les projets qui se mettent en place et les belles entreprises qui y sont présentes. Pour l'instant, je suis dans une phase d'écoute et d'échange avec les forces vives du territoire. D'autant que nous sommes en ce moment en période préélectorale, je vais prendre le temps de voir les députés, sénateurs, conseillers départementaux, présidents de communautés de communes et les maires, qui seront peut-être différents après les élections... Mon premier objectif est de découvrir le territoire. Je ne suis pas là pour calquer ce que j'ai fait sur un poste précédent. Après, il s'agira d'être force de proposition et de bâtir avec eux, grâce à leur impulsion, des projets pour le dynamisme de l'arrondissement.
« J'ai vraiment envie d'apprendre l'alsacien »C'est votre vision de la fonction de sous-préfet ?

Notre rôle est de faire avancer les projets avec les élus et tous les acteurs du territoire. S'il y a deux mots, pour moi, ce serait dialogue et coconstruction. On ne peut pas travailler tout seul ! On ne peut pas. Il y a forcément plusieurs personnes impliquées et l'idéal est de pouvoir mettre les gens autour de la table, que ce soit les élus, la Dreal quand il s'agit d'environnement, la DDT pour les questions d'urbanisme par exemple, la Direccte quand on parle travail et emploi... C'est un métier finalement touche à tout dans lequel on essaye d'aider à l'émergence des projets, dans l'application des politiques de l'État.
Lors de votre départ de Sélestat-Erstein, vous avez dit dans votre discours : « Dans ce métier, on apprend vite [...] qu'on ne fait que passer ». Avez-vous toujours cette impression ?

En fait oui, nous sommes de passage. Nous restons souvent que deux ou trois ans au même endroit. Mais on laisse une empreinte. Je vais vous confier une petite anecdote : il y a une fois des élus avec lesquels j'avais travaillé qui, après mon départ, m'ont fait l'amitié de m'inviter à l'inauguration de certains projets. Quand on a, par exemple, aidé à maintenir une activité sur un site en difficulté et qu'à votre départ, on s'en souvient, c'est agréable et forcément ça fait plutôt plaisir. Nous sommes à la fois de passage et à la fois le maillon d'une chaîne. Avec le prédécesseur et le successeur, on arrive à avoir une continuité.
Avez-vous eu contact avec votre prédécesseur justement, Daniel Merignargues ?

Nos équipes ont échangé bien sûr, mais je ne l'ai pas rencontré directement. Je l'avais simplement croisé une fois quand j'étais à Bruxelles à l'époque. Je sais qu'il est resté en poste pendant cinq ans ici, ce qui prouve que le territoire est attachant .
Où en est votre promesse - faite à votre arrivée à Sélestat en 2014 - d'apprendre l'alsacien ?

J'ai un guide, là, qui est rangé. J'aimerais m'y mettre vraiment maintenant. L'idée est quand même d'avoir les bases et j'aimerais bien comprendre quelques mots au moins. Je parle le corse, l'anglais, l'italien, l'espagnol. Ça devrait être faisable. On verra le résultat aux cérémonies de voeux en janvier 2021...
Propos recueillis parMorgane SCHERTZINGER

 

 
 

 

Thann   L'installation officielle par le préfet Laurent Touvet

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:44:30

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Thann  
L'installation officielle par le préfet Laurent Touvet
 

 
Le sous-préfet, Stéphane Chipponi, entouré par le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, et le député Raphaël Schellenberger.
Le nouveau sous-préfet de Thann-Guebwiller, Stéphane Chipponi, s'est rendu ce lundi 3 février à 8 h 30 devant le monument aux morts, place de la République à Thann, pour effectuer un dépôt de gerbe. Romain Luttringer et Francis Kleitz, respectivement maire de Thann et de Guebwiller, étaient présents à ses côtés. Le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, a présenté officiellement le nouveau sous-préfet aux autorités politiques, militaires et administratives. Le sénateur René Danesi, le député Raphaël Schellenberger et le vice-président de la région Grand Est, Jean-Paul Omeyer, côtoyaient les conseillers départementaux Annick Lutenbacher, Karine Pagliarulo, Rémy With et Michel Habig. Étaient également présents : Muriel Burger, directrice de l'Onac 68, les représentants des associations patriotiques, le commandant Bruno Serain de la compagnie de Soultz-Guebwiller, le major Éric Jenn de la brigade de Thann, le commandant Nicolas Mejenny de la compagnie d'Altkirch, et des pompiers du Sdis 68.

 

 
 

 

Corse  Politique Hommage à Claude Erignac : le préfet prône l'apaisement

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:55:52

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Corse  Politique
Hommage à Claude Erignac : le préfet prône l'apaisement
 

 
Le nouveau préfet de Corse, Franck Robine, a prôné l'apaisement jeudi, lors de la cérémonie d'hommage au préfet Claude Erignac, en s'adressant directement au président nationaliste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni : « Chacun sait votre amour et votre engagement pour la Corse et les valeurs d'humanité qui guident votre action. Elles nous sont communes. »

La cérémonie se déroulait sur les lieux où Claude Erignac a été tué par balles, le 6 février 1998. « L'avenir se bâtira sur une Corse apaisée. Cet apaisement s'obtient par le dialogue, le respect mutuel, l'écoute et l'attention portée aux autres », a ajouté le préfet, deux jours après un accrochage entre l'ex-préfète de Corse, Josiane Chevalier, désormais à la tête de la région Grand Est, et M. Simeoni.

En mars 2019, lors du grand débat national à Cozzano, le président Emmanuel Macron avait reproché aux nationalistes corses un manque de « regrets » concernant l'assassinat de Claude Erignac, des propos jugés « profondément injustes » par Gilles Simeoni.

 

 
 

 

Environnement Eau Barrage de Michelbach : des investissements à la baisse

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:41:17

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Environnement Eau
Barrage de Michelbach : des investissements à la baisse
Le Syndicat mixte du barrage de Michelbach (SMBM) a débattu des orientations budgétaires 2020. Il est prévu peu d'investissements pour le futur deuxième barrage.
 

 
Le barrage de Michelbach fournit en eau l'agglomération mulhousienne.
Les pistes financières du Syndicat mixte du barrage de Michelbach (SMBM) ont été présentées le lundi 27 janvier, dans le cadre du débat d'orientation budgétaire (Dob) 2020. Avec, pour cette année électorale, pas de grands projets.

La séance du Dob a d'abord été consacrée aux acquisitions foncières sur le ban communal de Roderen. « Une quarantaine d'hectares de terre ont été achetés par le syndicat en 2019 dans le cadre de la réserve foncière pour la construction du deuxième barrage de Michelbach - baptisé Michelbach II. Leur coût s'élève à 346 340 EUR. Nous serions prêts si la décision politique était prise pour son lancement. Il reste pour 2020 quelques petites parcelles, en attente d'acquisition en raison d'indivisions », a indiqué Michel Bourguet, président du SMBM.
« Le niveau de la nappe reste très bas »

Pour entrer dans le vif du sujet du Dob, René Isselé, vice-président du SMBM, a lancé la discussion sur la consommation d'eau, en augmentation. Celle-ci est passée de 14,486 millions de m³ en 2016 à 16,724 millions de m³ en 2019.

Denis Parmentier, directeur du barrage de Michelbach et chef du service des eaux de Mulhouse, a expliqué : « Notre consommation a augmenté en 2019, surtout avec l'aide que nous avons apportée au Sivu (Syndicat intercommunal à vocation unique) du Bassin potassique et à la Ville de Kingersheim, dont un puits est défectueux. En revanche, 2019 n'a pas été une année si sèche qu'annoncée, malgré le niveau de la nappe qui reste très bas. Des efforts doivent concerner, cette année, l'entretien des réseaux d'eau. » François Jenny, d'Aspach-le-Bas, a constaté que la « consommation en milieu rural est en baisse depuis dix ans, malgré les nouvelles habitations et la construction de piscines. Elle est maintenant stabilisée. »
Un nouveau circuit pédagogique

Le président du SMBM a estimé une consommation sur la base de celle de 2019. « Avec la possibilité de continuer à enrichir, comme l'an dernier, l'approvisionnement en eau du Sivu et de Kingersheim. De plus, nous avons été contactés par le conseil départemental en soutien à l'approvisionnement en eau, actuellement très faible, du lac de Kruth-Wildenstein. Cet ouvrage connaît d'importants travaux de réfection de la digue et le lac est à sec », a noté le président.

Les perspectives pour le SMBM en 2020 vont concerner des investissements comme la création du nouveau circuit pédagogique autour du lac, pour un accès cet été. Pour ce dossier, les études sont en cours. Il est aussi prévu la construction d'un nouveau hangar pour réunir tout le matériel sur un même site et la réfection du local technique. Reste une grande inconnue : la nouvelle compétence eau au niveau de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), qui devrait être officielle en 2021.

L'engagement de Michel Bourguet pour la construction du nouveau barrage a été une constante pendant toute la durée de son mandat. Il propose, dans l'avenir, « une étude conséquente pour voir si on y va ou pas pour ce second barrage, avec un tour de table financier. Je constate que les sensibilités changent ».

Un dernier point a été présenté par Stéphane Lebrun, ingénieur du service des eaux, à propos du remplissage du barrage de Michelbach. « Nous avons enregistré, au 15 janvier, un niveau de remplissage équivalent à celui du mois de mars. Nous avons deux mois d'avance. Mais le niveau de la nappe phréatique reste bas malgré tout. »

Pour finir cette séance, un hommage a été rendu à Françoise Lochon, responsable administrative et financière, qui part à la retraite.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

Soultz Assemblée générale Les bénévoles du Club Vosgien honorés

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:40:55

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Soultz Assemblée générale
Les bénévoles du Club Vosgien honorés
Le club Vosgien était réuni en assemblée générale dernièrement, des débats l'on retiendra en substance que la section soultzienne est particulièrement dynamique. Les rapports concernant les travaux sur le terrain et celui des sorties découvertes étaient particulièrement long.
 

 
Les distingués de cette assemblée générale.
Le Club Vosgien a tenu récemment son assemblée générale à la halle aux blés de Soultz. Le président Jean-Claude Rousseau a salué l'assistance constituée d'une soixantaine de membres mais également des élus dont le maire Marcello Rotolo et la vice-présidente du conseil départemental Karine Pagliarulo.

Lors du rapport moral et d'activités 2019, il a été question de la réfection des sentiers.

En 2019, ce sont 168 km de sentiers qui ont été balisés et entretenus ainsi que les divers abris. Près de 453 heures de bénévolat ont été nécessaires.

Les sorties, balades organisées au cours de l'année ont été nombreuses, certaines ont eu lieu avec la section du Club Vosgien de Guebwiller et avec le club jumelé du Schwartzwaldverein en Allemagne. Enfin le chalet de la Glashutte a pour son entretien nécessité 638 heures de bénévolat pour un investissement de 1987EUR. On y avait enregistré près de 330 nuitées.

Le comité connait peu de changement. Au niveau du tiers sortant, Gérard Billing et Rémy Wetzel ne se représentent plus et Michel Allimann est, quant à lui, coopté au comité.

Robert Jacquot cadre fédéral a rappelé quelques règles à observer au niveau de la fédération. Il a également été question des assurances. Pour marcher avec le Club Vosgien, l'assurance de la fédération demande maintenant des certificats médicaux d'aptitude.

Les élus ont assuré de leur soutien, chacun dans leur domaine, au club vosgien.

 

 
 

 

Hégenheim Enseignement Découvrir ce qu'illustre le son

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:41:37

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Hégenheim Enseignement
Découvrir ce qu'illustre le son
Au collège des Trois-Pays, la classe de 4e de Claudia Hueber prépare un documentaire. Guidés par la réalisatrice Eléonore Cheynet, les 26 élèves vont produire, de A à Z un photo film sur le CRAC Alsace, à Altkirch, grâce à différents ateliers.
 

 
Suite à ces ateliers préliminaires, les élèves partiront au CRAC Alsace, à Altkirch, pour tourner leurs séquences. Leur minidocumentaire devrait être projeté en juin, à l'occasion des portes ouvertes.
26 élèves jouent les apprentis cinéastes. Aiguillés par la réalisatrice Eléonore Cheynet et leur professeure de français Claudia Hueber, ils découvrent les coulisses de la prise de son. Photo DNA /Marie DEDEBAN

"Imaginez que cette bouteille d'eau est un micro. Quels bruits est-ce que je vais capter ?" Eléonore Cheynet explique les rudiments de sa profession aux élèves de 4e, très attentifs. Photo DNA /Marie DEDEBAN

Après un premier exercice sur les sons ambiants, Eléonore Cheynet diffuse des extraits de bandes-son de films. Photo DNA /Marie DEDEBAN

"On a l'impression de rentrer dans la photo", commente Léa. "On a envie d'imaginer l'endroit dans nos têtes", relève Ludovic. Photo DNA /Marie DEDEBAN

Au cours d'un autre exercice, certains élèves entendent une rivière, d'autres des poussins. "Voyez, les interpelle Eléonore Cheynet, c'est là qu'on voit à quel point un son peut faire surgir des idées différentes." Photo DNA /Marie DEDEBAN

Le moment le plus difficile finit par arriver : faire des groupes et choisir les rôles de chacun. Réalisateur, cadreur, opérateur son, script ou journaliste, chaque élève apportera sa pierre au film final. Photo DNA /Marie DEDEBAN

Les élèves, très investis, écoutent avec attention les consignes, pour manipuler les tablettes. "Ils étaient très enthousiastes, je suis surprise des interactions, de leurs idées, commente Claudia Hueber, leur professeure de français. Ils ont de très bonnes idées." Photo DNA /Marie DEDEBAN

Après quelques éléments d'explication techniques, notamment sur la différence entre volume sonore et volume d'enregistrements, les groupes s'éparpillent dans le collège. Photo DNA /Marie DEDEBAN

Faisant appel à leur imagination, ils ont dix minutes pour enregistrer un son d'ambiance, et trois sons plus proches. Photo DNA /Marie DEDEBAN

Une sorte de "chasse au son" qui fait appel à leur ingéniosité et leur sens de l'observation. Photo DNA /Marie DEDEBAN

Mais attention à ne pas se tromper. Une erreur de manipulation, et la piste se coupe au mauvais endroit... ou s'avère silencieuse. Photo DNA /Marie DEDEBAN

Suite à ces ateliers préliminaires, les élèves partiront au CRAC Alsace, à Altkirch, pour tourner leurs séquences. Leur minidocumentaire devrait être projeté en juin, à l'occasion des portes ouvertes. Photo DNA /Marie DEDEBAN

« On dirait de l'ASMR*. » Lorsqu'il s'agit d'identifier des sons, la classe de 4e de Claudia Hueber, au collège des Trois-Pays, ne manque pas de références. Mais lorsqu'il faut poser des émotions et des images dessus, l'exercice est plus complexe. « Clairs », « stridents », « lointain ». « Oui c'est pas mal du tout, les encourage Eléonore Cheynet, réalisatrice responsable de l'atelier. Mais essayez de m'expliquer ce que ça éveille en vous. » - « Rappelez-vous ce qu'on se demandait mercredi, complète Claudia Hueber, professeure de français. Sur la photo, qu'est-ce qu'on entend ? »
Jouer les cinéastes

Cela fait déjà trois fois que les 26 élèves rencontrent Eléonore Cheynet, pour travailler l'image et le son, mais surtout leur captation. Objectif final : réaliser un petit photo film sur le CRAC Alsace, à Altkirch. « Par groupe de 4 ou 5, ils vont réaliser des petits documentaires en prise de vue fixe, explique la réalisatrice. Selon ce que les élèves produisent, ils seront alors diffusés séparément ou assemblés. »

Ce projet audiovisuel, appelé « Tab Lab », se décompose en trois parties : des ateliers préliminaires, le tournage et le montage. Le cours commence par 1 heure de théorie, où Eléonore Cheynet apprend aux cinéastes en herbe à apprivoiser le son. « Pour commencer, on va fermer les yeux, et vous allez identifier le plus de sons possible, en essayant de me les qualifier, indique-t-elle. Un peu comme on a fait avec les photos : plan moyen, plan rapproché... » On s'attendrait à ce qu'elle diffuse tout de go une bande-son, un extrait de film par exemple. Mais c'est le silence de la classe qui fait office de premier exercice.
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Du bruit des voitures aux chaussures de la prof, en passant par la respiration de leur voisin, les idées fusent. Très consciencieux, les élèves s'attachent à développer le plus possible leur pensée, en employant au mieux le vocabulaire technique propre à la prise de son. Les exercices s'enchaînent sans qu'aucun d'eux ne montre de signes d'impatience. « Dès que je leur ai présenté le projet, ils étaient très enthousiastes, raconte Claudia Hueber. Ils ont plein d'idées, ils débordent de créativité. Ils étaient très impatients de commencer. »

La professeure de français insiste : « C'est grâce à ma collègue Nathalie Bullier, et à Richard Neyroud, chargé de communication du CRAC, que nous avons pu développer ce partenariat. » Le projet, lui est cofinancé par le conseil général, le conseil départemental, la DRAC et certaines communes.

Un financement qui permet notamment d'avoir assez de matériel. Ainsi, après quelques explications sur les précautions d'emplois, chaque groupe emporte une tablette numérique, équipée d'un micro pour s'essayer à l'enregistrement. Un passage à l'action dont ils reviennent avec des échantillons très intéressants. Sauts dans les flaques, pas dans les escaliers, une doudoune froissée... Les élèves ne manquent pas d'imagination et d'originalité.

Une fois achevés, leurs projets seront diffusés sur YouTube, et sans doute présentés lors des portes ouvertes du collège, en juin. Reste à voir comment les élèves vont s'emparer de ces toutes nouvelles compétences pour produire leur propre film. Une affaire à suivre, de très près.
Marie DEDEBAN *Méthode de relaxation et de stimulation sensorielle.

*Méthode de relaxation et de stimulation sensorielle.

 
 

 

Weckolsheim 70 personnes pour la fête des seniors

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:38:27

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Weckolsheim
70 personnes pour la fête des seniors
 

 
Près de 70 personnes, invitées par la municipalité de Weckolsheim, ont participé à la fête des seniors qui s'est déroulée dimanche 26 janvier à la boîte à Sel à Volgelsheim.

Arlette Bradat, maire, les a accueillis en rendant hommage aux doyens du village. Candidate aux prochaines élections, elle a précisé qu'elle n'évoquerait pas les travaux réalisés ni les futurs projets et s'est contentée de rappeler l'état civil de l'année 2019. Elle a remercié tous les bénévoles présents pour leur engagement au service de leurs concitoyens.

Après le repas, les aînés ont pu danser sur des airs d'autrefois ou des airs plus récents grâce à l'animateur musical, Pascal Mourey.

Au cours de la journée, Eric Straumann, député, et Betty Muller, conseillère départementale, n'ont pas manqué d'entourer les aînés.

 

 
 

 

Ried et Hardt Partager les souvenirs avant que la mémoire se perde

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:57:43

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Ried et Hardt  Partager les souvenirs avant que la mémoire se perde
 

 
Brigitte Klinkert remet le galon de caporal à Karine Maillot, Bertrand Ley à Hervé Diebold et Marie-Joseph Helmlinger à Nicolas Georges. Photo L'Alsace /Robert FURDERER
Les autorités civiles et militaires, les six porte-drapeaux ainsi que les nombreux fidèles de la communauté de paroisse Saint-François et Sainte-Claire sur Ried et Hard ont assisté, dimanche 2 février, à la célébration de la messe par le curé Dominique Kress, commémorant la Libération de Paris. La célébration était embellie par les chorales réunies, sous la direction de Chantal Schreiner, qui avaient pris place dans le choeur, accompagnées à l'orgue par Jean-Marie Utard.

En hommage à sainte Agathe, fêtée mercredi 5 février, et saint Blaise, lundi 3 février, le curé a béni les pains ainsi que les gorges. Les autorités civiles et militaires, l'amicale des anciens combattants, présidée par Roland Lehry, le centre de première intervention, sous les ordres de l'adjudant Gilles Helmlinger, l'association des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) de Fortschwihr, présidée par le commandant Bertrand Ley, la chorale Sainte-Cécile de Bischwihr, la clique des sapeurs-pompiers de Riedwihr, sous la direction du chef Pascal Moser l'association United States-Alsace Memory et la population ont ensuite rejoint la place de l'École.

Alors que les porte-drapeaux, entouraient le monument aux morts, le maître de cérémonie le conseiller municipal Joël Geiller a demandé la levée des couleurs avant la remise du galon de caporal à Karine Maillot, par la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, à Hervé Diebold, par le commandant Bertrand Ley, et à Nicolas Georges, par le maire Marie-Joseph Helmlinger. Dans son discours, ce dernier a rappelé que « le 29 janvier 1945 était le jour tant attendu de la libération de notre village, occupé depuis juin 1940 ». Il a aussi souligné que « l'esprit de démocratie et les droits de l'homme, que tant d'hommes et de femmes ont défendu, ne sont pas des acquis immuables ».
Dépôt de gerbes et défilé

La chorale Sainte-Cécile a ensuite entonné l'Hymne à la joie avec le dépôt de gerbes par Roland Lehry et l'adjudant de l'armée de terre Damien Robin, le général Bernard Friedrich et le major Guy Demma ainsi que par Brigitte Klinkert et Marie-Joseph Helmlinger. Après la Sonnerie aux morts, la chorale et la population ont chanté la Marseillaise.

Après les salutations aux porte-drapeaux, précédé de la Brigade verte et de la clique des sapeurs-pompiers, le défilé, jusqu'au giratoire au centre du village, a ensuite rejoint, par la Grand-rue, la salle des fêtes, où une exposition photos était aussi visible.
R.F.

Un nouvel entrepôt pour Scapalsace

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:32:45

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Un nouvel entrepôt pour Scapalsace
 

 
L'entrepôt de Scapalsace, à Niederhergheim, s'apprête à être étendu. En effet, la société régionale va déposer un permis de construire pour une extension attenante au premier bâtiment de stockage, inauguré en 2014.

Ce « petit frère » s'étendrait sur une surface d'environ 27 000 m² pour une hauteur de 15 m, contre 32 000 m² et 32 m de hauteur pour le précédent. Le coût de la construction avoisinerait les 60 millions d'euros. Selon nos informations, l'aménagement du nouveau site pourrait s'accompagner de la création d'au moins 120 emplois du coté de Scapalsace et d'une vingtaine d'autres pour le sous-traitant allemand Witron, spécialiste de l'automatisation dans le domaine de la logistique.

Cette extension, spécialisée dans le stockage de produits frais, soulagerait le site de Colmar, devenu trop petit. Il est fort possible ce dernier doive lui aussi entreprendre des travaux pour recentrer l'outil de travail dans la préparation de palettes de fruits et légumes.

La condition ultime pour que ces divers travaux démarrent est, bien entendu, l'obtention d'un permis de construire. Celui-ci devrait être déposé d'ici la fin du mois de février. Réponse définitive au mois de mars.
Mehdi HARMI

 

 
 

Éducation Portes ouvertes dans les écoles A.B.C.M. ce samedi Willkommen in der Schule !

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:06:07

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Éducation Portes ouvertes dans les écoles A.B.C.M. ce samedi
Willkommen in der Schule !
Ce samedi 8 février de 9 h à 12 h, les douze écoles associatives bilingues A.B.C.M. d'Alsace, dont celles de Mulhouse, Lutterbach, Moosch et Muespach, ouvrent leurs portes pour faire découvrir leur pédagogie aux parents intéressés et à leurs potentiels futurs élèves.
 

 
Dans une classe de maternelle à l'école A.B.C.M. de Mulhouse, les langues, par l'immersion.
Il est 9 h. Ils sont une vingtaine, âgés de 3, 4 et 5 ans, et sont assis en rond pour l'accueil, autour de Christophe Riehling, l'enseignant-directeur des maternelles de l'école A.B.C.M. rue du Tunnel à Mulhouse, et de Francesca, leur aide maternelle. Dans les écoles A.B.C.M. (Association pour le bilinguisme en classe dès la maternelle), les classes, de maternelle notamment, sont toujours multiniveaux. C'est un choix pédagogique. Les grands progressent en aidant les petits ; les petits sont tirés vers le haut par leurs aînés.
Comme des éponges

La journée commence toujours de la même manière. Des chants, la météo, la date... en alsacien ce mardi, comme le vendredi ; ou en allemand, le lundi et le jeudi. La répétition est pédagogique, mais surtout les rituels sont leurs alliés. C'est en répétant toujours les mêmes mots, associés aux mêmes gestes, avec les mêmes objets, qu'à cet âge-là, comme des éponges, les enfants acquièrent la langue, les langues, sans s'en rendre compte.

À l'école A.B.C.M. de Mulhouse, comme dans d'autres écoles du réseau associatif né en 1991 et précurseur du bilinguisme scolaire à parité horaire, pour la troisième année, en plus des deux jours par semaine en allemand, les petits écoliers de maternelle sont en immersion complète, avec également deux jours en alsacien.

Ainsi, les grandes sections actuelles seront la première classe d'âge à entrer en septembre prochain au CP en immersion totale en allemand, avant d'aborder les enseignements en français, en CE1, à raison de deux jours par semaine en français, deux jours en allemand. « Au début, on craignait que les parents réclament du français en CP... en fait, ils regrettent qu'il n'y ait plus d'alsacien ! Du coup, on est en train de réfléchir pour proposer des interventions en alsacien au CP aussi, voire une matière en alsacien », explique l'enseignant.
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À l'usage, lui et ses collègues se sont rendu compte que, baignant dans un milieu très majoritairement francophone à l'extérieur de l'école, en famille, dans leurs activités extrascolaires, dans la rue, à la télévision... le français n'a pas plus de mal à se fixer que dans le système classique. La seule différence est l'avantage extrême dans l'acquisition de l'allemand. « Je vois déjà une énorme différence entre les grandes sections actuelles, qui ont deux ans en immersion complète derrière eux, et ceux d'il y a deux ans, qui ont commencé l'immersion totale en dernière année de maternelle, confirme Christophe Riehling. Ils sont complètement autonomes au niveau de toutes les consignes ! »

Sur le parvis de l'école quelques minutes plus tôt, un groupe de mamans discutent : « Ce qu'il y a de bien dans cette école, ce sont les enseignants "native speakers" », souligne Cécile. « Camille, ma plus jeune fille n'a fait qu'un an en immersion totale en grande section. Et je vois la différence avec sa grande soeur Lucie. Camille est "fluent" en allemand. » Yolaine confirme les avantages de l'immersion totale : « Ma fille Agathe préfère écouter des chansons et regarder des dessins animés en allemand. »

Dans la classe de Christophe Riehling, les bambins s'appellent Eli, Maxence, Samuel, Zina, Aaliyah, Hugo, Leni, Elsa, Abdellah ou Mahiedine. C'est d'ailleurs ce dernier « le meilleur de la classe en alsacien », souligne l'enseignant, qui apprécie que dans cette école, aussi multiculturelle que peut l'être la ville de Mulhouse, la scolarité soit « une vraie démarche des parents. Même s'ils ne parlent pas forcément eux-mêmes l'allemand ».
À taille humaine

L'école A.B.C.M., c'est une école à taille humaine. « Ce qu'on apprécie, c'est la taille de l'école, familiale, avec seulement huit classes (trois maternelles, cinq élémentaires, ndlr), avec des effectifs de 20 à 24 élèves... », souligne Marie, une autre maman du groupe. « Les enfants sont pris en charge en fonction de leur personnalité », estime encore Pauline. Il y a aussi le périscolaire, qui permet un accueil le mercredi, une semaine à chaque petites vacances et même trois semaines l'été.

Après l'élémentaire, les enfants de l'A.B.C.M. ont le choix d'intégrer les collèges bilingues des environs, publics ou privés, le lycée franco-allemand de Fribourg et ont de plus désormais la possibilité d'intégrer la Freie Evangelische Schule de Müllheim, sorte de collège technique qui mène à l'apprentissage ou au lycée général, selon les élèves. Deux familles de l'A.B.C.M. ont déjà fait ce choix et d'autres suivront sans nul doute à la rentrée de septembre, surtout si un système de transport par bus est mis en place.
Des débouchés pour tous

Pour Christophe Riehling, l'option Müllheim, « c'est bien car cela permet des débouchés pour tout le monde ». Il y a des enfants qui sont faits pour de longues études, d'autres pour des plus courtes. « Mais le bilinguisme permet une ouverture vers d'autres cultures et vers d'autres langues ensuite, une ouverture d'esprit, pour faire des citoyens européens, des citoyens du monde. Cela permet de s'intéresser à l'autre, à d'autres cultures ». À l'école A.B.C.M., on en fait l'expérience tous les jours.
Michèle MARCHETTI Portes ouvertes dans les écoles bilingues A.B.C.M., ce samedi 8 février, de 9 h à 12 h. A Ingersheim : 3a rue du Florimont À Mulhouse : 1, rue du Tunnel. À Lutterbach : 20 Rue des Chevreuils. À Moosch : 29 Rue du Général-de-Gaules. À Muespach : 31 rue du 1er septembre.Renseignements : 09 72 12 75 63.

Portes ouvertes dans les écoles bilingues A.B.C.M., ce samedi 8 février, de 9 h à 12 h. A Ingersheim : 3a rue du Florimont À Mulhouse : 1, rue du Tunnel. À Lutterbach : 20 Rue des Chevreuils. À Moosch : 29 Rue du Général-de-Gaules. À Muespach : 31 rue du 1er septembre.Renseignements : 09 72 12 75 63.

 
 

 

Rixheim Appel à bénévoles Opération de protection des batraciens

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:08:59

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Rixheim Appel à bénévoles
Opération de protection des batraciens
 

 
La Ville de Rixheim participe pour la 10è année consécutive à la campagne de protection des batraciens lancée il y a 30 ans par le Département du Haut-Rhin.

Cette opération de protection de la biodiversité se déroule généralement de la mi-février à la mi-avril. Néanmoins les dates peuvent varier en fonction de la météo puisque les conditions d'humidité et de température doivent être propices à la migration des amphibiens. À la sortie des grands froids, grenouilles rousses, crapauds communs et autres tritons quittent leur lieu d'hivernage (bois, collines) pour se rendre dans les étangs, lieu de reproduction. Pendant leur migration, de nombreux batraciens doivent traverser la rue de l'Étang à Rixheim et s'exposent au danger de la circulation. Les voitures peuvent décimer jusqu'à 90 % d'une population, mettant ainsi sa survie en péril. Face à ce constat et souhaitant préserver l'écosystème local, la Ville de Rixheim met en place, chaque année, un dispositif de protection. Des filets sont installés sur la portion la plus à risque de la rue de l'Étang et permettent de canaliser les batraciens vers des seaux enterrés. Il s'agit ensuite de récupérer chaque individu et de le déposer près du point d'eau, de l'autre côté de la route. À la fin de la migration, le trajet inverse devra être effectué afin que les batraciens retournent dans les collines. Pour assurer le ramassage et la traversée des amphibiens, la Ville est à la recherche de bénévoles souhaitant offrir quelques heures ou quelques jours selon leurs disponibilités. Le ramassage est prévu du lundi au dimanche de la mi-février à la mi-avril, idéalement le matin entre 7 h 30 et 9 h et à la tombée de la nuit. Chaque personne souhaitant s'engager pour la préservation de la biodiversité recevra des explications et les consignes de sécurité avant d'agir en toute autonomie. Il est demandé aux bénévoles de s'équiper d'un baudrier réfléchissant, d'une lampe torche pour être visible et d'un seau pour le transport des batraciens. En 2019, grâce à l'aide des 24 bénévoles, 1294 amphibiens ont pu migrer en toute sécurité. Cette opération est organisée en partenariat avec la Brigade Verte qui apporte son soutien technique tout au long de la campagne et vient en renfort des bénévoles.
Renseignements auprès du Service Environnement : service.environnement@rixheim.fr ou 03-89-64-50-38.

Renseignements auprès du Service Environnement : service.environnement@rixheim.fr ou 03-89-64-50-38.

 
 

 

Eschentzwiller  Conseil municipal Un projet de rénovation énergétique

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:42:41

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Eschentzwiller  Conseil municipal
Un projet de rénovation énergétique
Piste cyclable, école élémentaire, stand de tir : des travaux sont en cours, en passe de démarrer ou en gestation à Eschentzwiller. Tous ont été évoqués lors du dernier conseil municipal.
 

 
Les élus espèrent que des subventions seront accordées afin de mener les travaux d'isolation et d'agrandissement du stand de tir d'Eschentzwiller.
La commune d'Eschentzwiller peut prétendre à la dotation de soutien à l'investissement public (DSIL), laquelle est destinée à soutenir les projets de rénovation thermique, de transition énergétique et développement des énergies renouvelables. Le projet qu'elle souhaite mettre en avant concerne « la rénovation énergétique du bâtiment associatif du stand de tir », a indiqué le maire, Gilbert Iffrig, lors du dernier conseil municipal d'Eschentzwiller. « Nous avions effectué les démarches en 2019 pour remplacer la toiture mais nous n'avions reçu aucune subvention », a rappelé le premier adjoint, Pierre Lipp. La raison pourrait provenir du fait que l'isolation thermique du bâtiment n'avait pas été prévue dans le projet, contrairement au nouveau projet, qui inclut également un petit agrandissement du site. Le coût estimatif produit par l'architecte Bruno Vedrine de Mulhouse s'élève à 136 400 EUR. Le plan de financement pourrait être le suivant : commune 40 % (54 560 EUR HT), État (DSIL) 40 % (54 560 EUR HT) et conseil départemental 20 % (27 280 EUR HT). Les réponses aux deux demandes de subvention conditionneront la suite du projet.
Du côté des écoles

Une classe verte est prévue, du 8 au 13 mars, à Stosswihr, pour les 68 élèves de l'école élémentaire du village. Le montant total du séjour s'élève à 22 400 EUR ce qui représente 330 EUR par écolier. Une participation de 50 EUR par élève (soit un total de 3400 EUR) sera allouée par la commune. Une subvention identique pourrait aussi être versée par le conseil régional.

Les élus inscriront un montant estimé à 1000 EUR au prochain budget. L'objectif est de pouvoir répondre aux besoins exprimés par des familles résidant à Eschentzwiller, dont les enfants inscrits dans une école privée participeraient à des classes vertes. Dans ce cas, la subvention de la commune s'élèverait à 10 EUR par jour et par enfant.

« Les travaux vont bientôt démarrer à l'école élémentaire, où une classe supplémentaire sera créée au premier étage », a annoncé Pierre Lipp. « La nouvelle classe sera occupée par des élèves de cours moyen et la classe ainsi libérée, au rez-de-chaussée, permettra de regrouper les enfants du périscolaire (géré par Mulhouse Alsace agglomération) qui sont pour le moment dispersés en différents endroits de l'école », a complété la conseillère Patricia Rolland. « Les travaux les plus bruyants seront programmés durant les vacances scolaires et la classe verte », a promis le premier adjoint. Le chantier devrait prendre fin au courant de l'été pour une ouverture à la rentrée prochaine...
Justine NALOUEI

 

 
 

 

Eschentzwiller Un projet de rénovation énergétique

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:06:36

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Eschentzwiller  Un projet de rénovation énergétique
 

 
Les élus espèrent que des subventions seront accordées afin de mener les travaux d'isolation et d'agrandissement du stand de tir d'Eschentzwiller. Photo L'Alsace /J. N.
La commune d'Eschentzwiller peut prétendre à la dotation de soutien à l'investissement public (DSIL), laquelle est destinée à soutenir les projets de rénovation thermique, de transition énergétique et développement des énergies renouvelables. Le projet qu'elle souhaite mettre en avant concerne « la rénovation énergétique du bâtiment associatif du stand de tir », a indiqué le maire, Gilbert Iffrig, lors du dernier conseil municipal d'Eschentzwiller. « Nous avions effectué les démarches en 2019 pour remplacer la toiture mais nous n'avions reçu aucune subvention », a rappelé le premier adjoint, Pierre Lipp. La raison pourrait provenir du fait que l'isolation thermique du bâtiment n'avait pas été prévue dans le projet, contrairement au nouveau projet, qui inclut également un petit agrandissement du site. Le coût estimatif produit par l'architecte Bruno Vedrine de Mulhouse s'élève à 136 400 EUR. Le plan de financement pourrait être le suivant : commune 40 % (54 560 EUR HT), État (DSIL) 40 % (54 560 EUR HT) et conseil départemental 20 % (27 280 EUR HT). Les réponses aux deux demandes de subvention conditionneront la suite du projet.
Du côté des écoles

Une classe verte est prévue, du 8 au 13 mars, à Stosswihr, pour les 68 élèves de l'école élémentaire du village. Le montant total du séjour s'élève à 22 400 EUR ce qui représente 330 EUR par écolier. Une participation de 50 EUR par élève (soit un total de 3400 EUR) sera allouée par la commune. Une subvention identique pourrait aussi être versée par le conseil régional.

Les élus inscriront un montant estimé à 1000 EUR au prochain budget. L'objectif est de pouvoir répondre aux besoins exprimés par des familles résidant à Eschentzwiller, dont les enfants inscrits dans une école privée participeraient à des classes vertes. Dans ce cas, la subvention de la commune s'élèverait à 10 EUR par jour et par enfant.

« Les travaux vont bientôt démarrer à l'école élémentaire, où une classe supplémentaire sera créée au premier étage », a annoncé Pierre Lipp. « La nouvelle classe sera occupée par des élèves de cours moyen et la classe ainsi libérée, au rez-de-chaussée, permettra de regrouper les enfants du périscolaire (géré par Mulhouse Alsace agglomération) qui sont pour le moment dispersés en différents endroits de l'école », a complété la conseillère Patricia Rolland. « Les travaux les plus bruyants seront programmés durant les vacances scolaires et la classe verte », a promis le premier adjoint. Le chantier devrait prendre fin au courant de l'été pour une ouverture à la rentrée prochaine...
Justine NALOUEI

 

 
 

Pfastatt  Centre Hospitalier Voeux, médaillées et retraitées

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:43:03

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Pfastatt  Centre Hospitalier
Voeux, médaillées et retraitées
La traditionnelle cérémonie des voeux du Centre hospitalier de Pfastatt a permis de tirer le bilan de l'année écoulée, d'évoquer le devenir et d'honorer les retraitées et médaillées.
 

 
Médaillées et retraitées avec les officiels.
Dominique Reuschle, directeur délégué, a relevé que « dans la crise du monde hospitalier, Pfastatt est également touché mais le cap est conservé ».

En 2019, les deux événements majeurs ont été la reconnaissance de la polyclinique en Centre de Soins non Programmés (C.S.N.P.) et en hôpital de proximité, ainsi que les difficultés de recrutement et de remplacement mais aussi l'impact sur l'activité avec la fermeture d'une dizaine de lits au 4e trimestre.
Un investissement en travaux de 350 000 euros

Au niveau de l'activité, un pôle d'addictologie fort (Dr Eid) et un pôle de gériatrie se sont maintenus grâce à l'aide efficace des docteurs Stalter et Demiral. Le pôle médico-technique a lui été à la fois encourageant à la polyclinique avec le Dr Temmar et ses confrères, mais en difficulté en médecine (Dr Muller).

Côté finances, le résultat n'est pas encore connu, mais le déficit est proche de ce qui était prévu. L'investissement a été d'environ 350 000 euros, avec des travaux, des équipements en lits de 80 000 euros et l'informatique dont la part augmente. Dominique Reuschle a remercié Anne Schmitt-Beaufils et les cadres pour l'appel aux fonds extérieurs (environ 30 000 euros) ainsi que les partenaires (Conseil départemental, Fondation Hôpitaux de Paris, Hôpitaux de France, Fondation Alliance Cairpsa Carpreca, Ligue contre le cancer). Le Centre Hospitalier a également mieux investi dans l'environnement. Il reste un « établissement dans lequel l'amélioration continue de la qualité est un objectif primordial » afin d'assurer le service public.

Côté « devenir », il convient d'abord de consolider et de développer les politiques de filière gériatrique, usagers, addictologie et soins palliatifs, et de renforcer le rôle d'hôpital de proximité. Des réflexions sont en cours sur les plages d'ouverture et circuits. Le développement des collaborations dans le cadre de la direction commune, le maintien de l'équilibre budgétaire, l'adaptation des équipements et des achats, la fidélisation du personnel permettront d'assurer un service public hospitalier. Après les discours de Jean-Yves Gotz, président du Conseil de surveillance, de François Courtot, directeur des Centres hospitaliers de Rouffach et de Pfastatt ainsi que de Francis Hillmeyer, maire de Pfastatt, plusieurs personnes ont été honorées.
Médailles du travail

Argent (20 ans) : Simone Abel, Saïda Brahami, Nathalie Dif

Vermeil (30 ans) : Corinne Moser, Danièle Tritsch

Or (35 ans) : Chantal Bienz
Retraites

Annick Miesch, Dominique Frisch, Doris Hammerer et Andrée Steiner
Daniel Schaerer

 

 
 

 

Éducation Lycées Réforme du bac : les blocages continuent

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 05:58:39

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Éducation Lycées
Réforme du bac : les blocages continuent
Le nouveau bac continu de provoquer des blocages: la première session d'épreuves du contrôle continu est perturbée dans de très nombreux établissements. Le ministère a promis des évolutions.
 

 
Partout en France, des blocages de lycées se poursuivent contre la réforme du baccalauréat.
Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer l'a déclaré jeudi : il se dit prêt à faire évoluer les prochaines épreuves de contrôle continu du baccalauréat, à partir d'avril. En attendant, la première session reste perturbée dans de nombreux établissements.

Depuis leur lancement, le 20 janvier, ces épreuves appelées « E3C » suscitent la colère des syndicats, des professeurs et de lycéens, qui veulent faire barrage à cette réforme du bac. Elle va, selon eux, aggraver les inégalités.

Le ministre a rappelé jeudi dans ces colonnes que « dans l'immense majorité des cas, ça s'est passé de manière normale ; dans d'autres cas, il y a des critiques et il faut bien sûr les entendre ». Avant de dire qu'il était prêt à « faire évoluer » la session suivante « dans le sens de la simplicité ».

Selon le ministre, pour le moment, 85  % des établissements ont pu passer les épreuves normalement, et 15  % ont été « troublés par des blocages, des manifestations, liées à l'intervention, souvent, d'éléments extérieurs ». Parmi ces établissements, « un bon tiers » a dû reporter les épreuves. Les personnels de direction ont été parfois pris à partie lors des mobilisations : douze ont été menacés, vingt-cinq insultés et huit violentés physiquement, selon l'enquête du syndicat des chefs d'établissement.
Un premier bilan en mars

Le comité de suivi du nouveau bac doit tirer le bilan de la première session d'épreuves en mars. Il devrait proposer d'alléger nettement leur organisation pour la deuxième session. « Le problème n'est pas l'organisation des E3C, mais le fait que des personnes les troublent », a estimé le ministre dans ces colonnes.

Dans le cas où les épreuves ont été perturbées ou reportées, il a assuré que l'institut ion regardera « au cas par cas » comment faire pour que les élèves aient bien une note à la fin. Et de menacer les perturbateurs de sanctions, voire de poursuites en justice.

 

 
 

 

Motoneige Encore deux disparus et les recherches se compliquent

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:19:28

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Motoneige Encore deux disparus et les recherches se compliquent
 

 
Dimanche lors de la rencontre de rugby entre Villers-lès-Nancy et Raon-l'Étape, les joueurs se sont regroupés pour une minute de silence pour le Vosgien Arnaud Antoine. Photo Vosges Matin/Martin SAUSSARD
Plus de deux semaines après le tragique accident de motoneige, le 21 janvier au Québec, deux corps manquent toujours à l'appel : ceux du Sainte-Marien Jean-René Dumoulin, 24 ans, et du Vosgien Arnaud Antoine, 25 ans.

Depuis le 31 janvier, les conditions météorologiques et la température empêchent de poursuivre les recherches au fond du lac Saint-Jean. Le 31 janvier, la sûreté du Québec a annoncé sur Twitter que les plongées étaient suspendues, mais que les recherches par voie aérienne et terrestre se poursuivaient. Les motoneiges et les corps des autres victimes du tragique accident ont été retrouvés ces derniers jours : ceux du Vosgien Gilles Claude, 58 ans, du Sainte-Creuzien Julien Benoit et du Vosgien Yan Thierry, 24 ans. Quant à celui du guide montréalais de 42 ans, Benoit L'Espérance, il avait été retrouvé le premier jour du drame.

Joueur de rugby amateur, au SDRB XV, à Raon-l'Étape, Arnaud Antoine avait fêté son départ et l'arrivée de son futur bébé avec ses coéquipiers quelque temps avant. Vendredi 24 janvier, en remplacement de l'entraînement prévu, ses amis et les dirigeants se sont réunis pour parler de lui et de sa disparition, au siège social du club. Dimanche dernier, lors de leur déplacement à Villers-lès-Nancy, les deux équipes se sont rassemblées au milieu de terrain pour, ensemble, effectuer une minute de silence pour Arnaud.

« C'est compliqué à gérer », témoignent-ils. « Nous sommes lucides sur la situation, mais son corps n'a toujours pas été retrouvé, donc parler d'hommage ou de cérémonie, c'est compliqué par rapport à sa famille... Nous avons en tête plusieurs idées à venir, mais il faut d'abord laisser le temps pour ses proches de faire le deuil, avant d'entreprendre de nouvelles choses pour lui. Nous serons toujours là pour sa famille, certains adversaires le connaissaient aussi. Une autre minute de silence sera prévue lors de notre prochain match à Saint-Dié-des-Vosges. »
Martin SAUSSARD

 

 
 

faits divers sur la RN 83 Carambolage : un bouchon de dix kilomètres

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:14:23

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faits divers sur la RN 83
Carambolage : un bouchon de dix kilomètres
 

 
Deux des six voitures impliquées dans la collision en chaîne survenue, ce jeudi 6 février, vers 14 h 30 sur la RN 83.
Un carambolage impliquansix voitures s'est produit sur la RN 83 dans le sens Colmar - Sélestat, entre Guémar et Saint-Hippolyte, ce jeudi 6 février vers 14 h 30.

Deux voitures se sont percutées à la suite d'un ralentissement, puis une collision en chaîne a également impliqué les quatre autres qui suivaient, le dernier des six conducteurs n'ayant pas pu s'arrêter à temps d'après les premières constatations des gendarmes.

Tous les véhicules se sont immobilisés sur la voie de gauche, et un balisage a été mis en place. La circulation se faisant au ralenti sur la voie de droite à hauteur de l'accident, un bouchon a atteint dix kilomètres. La circulation est revenue progressivement à la normale à partir de 16 h 15.

Un homme de 40 ans, domicilié en Côte d'Or, a été évacué par les pompiers à l'hôpital Pasteur de Colmar pour des examens de contrôle.
COLMARPollutiondans le cours d'eau

Des nappes de peinture et de diluant ont été observées sur une dizaine de mètres carrés dans le petit cours d'eau du quai de la Sinn à Colmar, ce jeudi 6 février vers 17 h 30. Sept pompiers se sont rendus sur place pour limiter la pollution - dont l'origine restait alors inconnue - grâce à des buvards absorbants.
Feu de détritusdans une tour

Un feu de détritus a été éteint par les pompiers dans une cage d'escalier rue de Belgrade à Colmar, au troisième niveau d'une tour de douze étages, ce jeudi 6 février vers 14 h 45. Personne n'a été intoxiqué par les fumées.
Deux bennes prennent feu

Les pompiers ont éteint deux bennes à ordures enterrées, ce mercredi 5 février vers 19 h 30 rue Robert-Schuman à Colmar, près de la piscine Jean-Jacques Waltz.
RÉGION DE COLMARCheminées en feu

Le conduit d'une cheminée a pris feu, mercredi 5 février vers 21 h, dans une habitation de la rue de Suisse à Ostheim. Les pompiers ont procédé à son extinction. Ils ont été appelés pour une intervention similaire une demi-heure plus tard rue des Merisiers à Turckheim, mais le feu a pu être éteint avant leur arrivée, si bien qu'ils ont seulement procédé à des vérifications pour écarter tout risque.

 

 
 

 

A35 : plus de six kilomètres de bouchon

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:17:29

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A35 : plus de six kilomètres de bouchon
 

 
Jeudi matin, à 6 h 50, un accident entre deux véhicules est survenu sur l'A35, à la hauteur de Sierentz, dans le sens Mulhouse-Bâle. Les sapeurs-pompiers ludoviciens ont transporté un homme de 31 ans, blessé, à la clinique des Trois Frontières à Saint-Louis. À une heure de forte affluence sur l'autoroute, l'accident a généré un bouchon de plus de six kilomètres.

 

 
 

Carambolage sur la RN83 : un bouchon de 10 km

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 06:18:31

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Carambolage sur la RN83 : un bouchon de 10 km
 

 
Un carambolage impliquant six voitures s'est produit sur la RN83 dans le sens Colmar-Sélestat entre Guémar et Saint-Hippolyte, ce jeudi vers 14 h 30. La circulation se faisant au ralenti sur la voie de droite à hauteur de l'accident, un bouchon de 10 km s'est formé. La circulation est revenue progressivement à la normale à partir de 16 h 15.

Un homme de 40 ans, domicilié en Côte d'Or, a été évacué par les sapeurs-pompiers à l'hôpital pour des examens de contrôle.
J.-F. S.

Partager les souvenirs avant que la mémoire se perde

Publié dans le panorama le Vendredi 07 février 2020 à 16:11:46

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Partager les souvenirs avant que la mémoire se perde
 

 
Brigitte Klinkert remet le galon de caporal à Karine Maillot, Bertrand Ley à Hervé Diebold et Marie-Joseph Helmlinger à Nicolas Georges. Photo L'Alsace /Robert FURDERER
Les autorités civiles et militaires, les six porte-drapeaux ainsi que les nombreux fidèles de la communauté de paroisse Saint-François et Sainte-Claire sur Ried et Hard ont assisté, dimanche 2 février, à la célébration de la messe par le curé Dominique Kress, commémorant la Libération de Paris. La célébration était embellie par les chorales réunies, sous la direction de Chantal Schreiner, qui avaient pris place dans le choeur, accompagnées à l'orgue par Jean-Marie Utard.

En hommage à sainte Agathe, fêtée mercredi 5 février, et saint Blaise, lundi 3 février, le curé a béni les pains ainsi que les gorges. Les autorités civiles et militaires, l'amicale des anciens combattants, présidée par Roland Lehry, le centre de première intervention, sous les ordres de l'adjudant Gilles Helmlinger, l'association des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) de Fortschwihr, présidée par le commandant Bertrand Ley, la chorale Sainte-Cécile de Bischwihr, la clique des sapeurs-pompiers de Riedwihr, sous la direction du chef Pascal Moser l'association United States-Alsace Memory et la population ont ensuite rejoint la place de l'École.

Alors que les porte-drapeaux, entouraient le monument aux morts, le maître de cérémonie le conseiller municipal Joël Geiller a demandé la levée des couleurs avant la remise du galon de caporal à Karine Maillot, par la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, à Hervé Diebold, par le commandant Bertrand Ley, et à Nicolas Georges, par le maire Marie-Joseph Helmlinger. Dans son discours, ce dernier a rappelé que « le 29 janvier 1945 était le jour tant attendu de la libération de notre village, occupé depuis juin 1940 ». Il a aussi souligné que « l'esprit de démocratie et les droits de l'homme, que tant d'hommes et de femmes ont défendu, ne sont pas des acquis immuables ».
Dépôt de gerbes et défilé

La chorale Sainte-Cécile a ensuite entonné l'Hymne à la joie avec le dépôt de gerbes par Roland Lehry et l'adjudant de l'armée de terre Damien Robin, le général Bernard Friedrich et le major Guy Demma ainsi que par Brigitte Klinkert et Marie-Joseph Helmlinger. Après la Sonnerie aux morts, la chorale et la population ont chanté la Marseillaise.

Après les salutations aux porte-drapeaux, précédé de la Brigade verte et de la clique des sapeurs-pompiers, le défilé, jusqu'au giratoire au centre du village, a ensuite rejoint, par la Grand-rue, la salle des fêtes, où une exposition photos était aussi visible.
R.F.