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Europe Assemblée parlementaire franco-allemande La défense européenne,entame d'un long combat

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:06:56

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Europe Assemblée parlementaire franco-allemande
La défense européenne,entame d'un long combat
L'assemblée parlementaire franco-allemande se réunit ce mercredi et ce jeudi à Strasbourg. Les premiers échanges sur la politique de Défense révèlent le combat qu'il reste à mener pour surmonter des divergences culturelles très marquées en la matière.
 

 
L'assemblée parlementaire franco-allemande, ce 5 février au Parlement européen à Strasbourg.
Des députés nationaux siègent au Parlement européen à Strasbourg : 50 élus de l'Assemblée nationale, 50 représentants du Bundestag. Ils sont peu nombreux au regard des 750 sièges de l'hémicycle, mais ils forment une communauté unique au monde : l'assemblée parlementaire franco-allemande. C'est « une opportunité unique de faire de nos différences une richesse », veut croire Richard Ferrand (LaREM), président de l'Assemblée nationale. Wolfgang Schäuble (CDU), le président du Bundestag, y voit une « réunion de travail » qui doit déboucher sur des « sujets concrets ».

L'assemblée binationale se réunit ici pour la troisième fois depuis sa création, l'an dernier, dans la foulée du Traité d'Aix-la-Chapelle. Richard Ferrand et Wolfgang Schäuble (CDU) sont à la tribune. Florence Parly, ministre des Armées, et Annegret Kramp-Karrenbauer, ministre fédérale de la Défense, sont côte à côte, répondant aux questions des députés sur la politique de défense et de sécurité européenne. Les députés sont répartis non pas en fonction de leur nationalité mais de leur appartenance politique.
« Des débats controversés »

Tous ces symboles ne sont pas de trop pour affronter les questions de défense qui séparent les deux pays. « Nous devons tenir ces débats controversés », insiste Wolfgang Schäuble en relevant que l'Allemagne a « beaucoup intégré une culture de la retenue » et que « nos partenaires français reprennent toujours le fardeau du prix moral de l'usage des forces armées ».

Atlantisme, politique européenne de défense, OTAN, protection du bouclier nucléaire franco-allemand, poids du parlement dans l'engagement des forces militaires... Autant de nuances qui traduisent des divergences culturelles entre les deux pays. D'où l'insistance de Florence Parly qui parle d'une « coopération entre égaux » pour les projets de système de combat aérien du futur (SCAF) et du char du futur développés non sans difficultés par les deux pays.

« La France et l'Allemagne sont le meilleur moteur pour l'Europe dès qu'ils réussissent à surmonter leurs différentes », note Annegret Kramp-Karrenbauer. Si la ministre allemande insiste sur la nécessité d'adosser la future défense européenne à l'OTAN, elle entend intégrer son pays dans la lutte contre le terrorisme.

Ce 6 février, l'assemblée binationale poursuit ses travaux sur l'harmonisation du droit français et du droit allemand des affaires et des faillites, et sur le Pacte vert pour l'Europe.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Allemagne  Politique Le président de Thuringe élu grâce à l'extrême droite

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:57:49

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Allemagne  Politique
Le président de Thuringe élu grâce à l'extrême droite
Un nouveau président de région, issu du parti libéral FDP, a été élu grâce au soutien de l'extrême droite. Une première qui crée la polémique en Allemagne.
 

 
Le libéral Thomas Kemmerich.
L'Allemagne était sous le choc mercredi : pour la première fois, un président d'État régional allemand a été élu grâce aux voix de l'extrême droite. À la surprise générale, Thomas Kemmerich, 54 ans, candidat du petit parti libéral FDP, a été désigné à une très courte majorité pour diriger la Thuringe. En octobre, la gauche radicale était pourtant arrivée en tête devant l'extrême droite dans cette région de l'ex-RDA.

Thomas Kemmerich a devancé d'une voix le ministre-président sortant Bodo Ramelow, de la gauche radicale Die Linke, qui pensait pouvoir se faire reconduire à la tête d'une coalition minoritaire de gauche. Il a en effet bénéficié du soutien surprise des voix de tous les élus du parti anti-migrants et anti-élites Alternative pour l'Allemagne (AfD), et de celles de la plupart des membres du parti conservateur (CDU) de la chancelière Angela Merkel.

L'affaire suscite un tollé dans le pays. Le président de la gauche radicale Bernd Riexinger a parlé d'un « tabou brisé » : « Où en sommes-nous arrivés pour voir le FDP faire élire un des siens avec les voix des fascistes ? », s'est-il emporté. La dirigeante écologiste Katrin Göring-Eckardt a évoqué « une violation délibérée des valeurs fondamentales de notre pays ». Au sein du FDP, les avis sont partagés : si le vice-président du parti Wolfgang Kubicki a parlé d'un « grand succès », la députée Marie-Agnes Strack-Zimmermann a pris ses distances, parlant d'une issue « inacceptable et insupportable » pour tout démocrate.
Un « séisme » inédit

C'est la première fois dans l'histoire de la République fédérale d'Allemagne qu'un ministre-président d'État régional est élu avec les voix de l'AfD. Jusqu'ici, les partis traditionnels de droite et de centre droit en Allemagne, comme la CDU ou le FDP, ont toujours refusé toute coopération ou alliance avec l'extrême droite. Avec cette élection, la digue a de facto rompu et ces deux formations se retrouvent en position embarrassante. Le secrétaire général de la CDU, Paul Ziemiak, a ainsi appelé mercredi à de nouvelles élections en Thuringe, accusant l'antenne locale de son parti en Thuringe d'avoir « enfreint » les règles édictées au plan national. Le rapprochement surprise est survenu dans une région où l'AfD est, qui plus est, dirigée par sa frange la plus radicale, sous la houlette de Björn Höcke. Ce dernier s'est notamment fait remarquer en prônant la fin de la culture de repentance de l'Allemagne pour les crimes nazis, pourtant un pilier de la politique allemande d'après-guerre.

Ce séisme en Thuringe est une illustration supplémentaire des remous provoqués en Allemagne par l'essor électoral ces dernières années de l'extrême droite, qui a complètement rebattu les cartes du jeu politique allemand.

 

 
 

 

Fiscalité  Budget 2020 Les ménages aisés et actifs grands gagnants

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:02:47

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Fiscalité  Budget 2020
Les ménages aisés et actifs grands gagnants
Les mesures prises par le gouvernement pour 2020 vont surtout profiter aux ménages qui touchent davantage que le revenu médian, selon une évaluation publiée mercredi par l'Observatoire français des conjonctures économiques.
 

 
Les « grands gagnants » du budget 2020 seront... les ménages aisés et actifs. C'est ce que conclut une évaluation de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiée mercredi. L'observatoire a compilé l'ensemble des mesures contenues dans le budget 2020 -- baisse de l'impôt sur le revenu et de la taxe d'habitation, réforme de l'allocation chômage, changement du calcul des aides au logement. Selon ses calculs, ces mesures contribuent globalement à une hausse du pouvoir d'achat à hauteur de 5 milliards d'euros, qui va profiter à 70 % des ménages français.
25  % des gains de pouvoir d'achat vont à 5 % des ménages

Mais elles bénéficieront surtout à ceux dont le niveau de vie est supérieur au niveau de vie médian, puisque ce sont eux qui sont assujettis à l'impôt sur le revenu (-5 milliards en 2020) et à la taxe d'habitation (environ - 3 milliards en 2020). À l'inverse, 15  % des ménages les plus modestes vont voir leur niveau de vie « amputé », en particulier par les réformes des allocations chômage et logement, cette dernière devant entrer en vigueur au 1er avril. Et 5  % des ménages les plus modestes devraient voir leur revenu disponible réduit de 45 EUR en moyenne sur l'année.

Les ménages les plus aisés, qui ont fortement profité en 2018 de la réduction de la fiscalité du capital (suppression de l'ISF, création de l'IFI, etc.), voient leurs gains diminuer sur 2020, notamment parce qu'ils ne sont pas encore concernés par la baisse de la taxe d'habitation. La baisse de l'impôt sur le revenu permet toutefois de continuer à soutenir leur pouvoir d'achat. Au total, entre 2018 et 2020, un quart des 17 milliards d'euros de gains cumulés de pouvoir d'achat ont profité à 5  % de ces ménages.

Selon Bercy, qui fait état de « désaccords méthodologiques », « des mesures n'ont pas été prises en compte dans le rapport de l'OFCE », comme l'augmentation du taux de recours de la prime d'activité, soit un manque d'environ un milliard d'euros, le 100  % Santé, ou encore des revalorisations du RSA fin 2017 ou de l'allocation de soutien familial en 2018.

 

 
 

 

Gaffes, leçons : rude hiver pour la majorité

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:34:04

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Gaffes, leçons : rude hiver pour la majorité
 

 
Humanité, proximité, câlinothérapie, sont les cartes jouées par le Premier ministre, en campagne au Havre pour les municipales.

Photo Lou BENOIST/AFP

Avec son parler franc et imagé, Jacques Chirac répétait souvent : « Les emmerdes, ça vole en escadrille ». Depuis le début de cette année, Emmanuel Macron peut lui emprunter la formule.

Le défi de l'opinion à l'égard de la réforme des retraites procède bien d'un conglomérat de colères. Les enseignants -- perdants annoncés du nouveau système --, les avocats -- plaidant pour garder le « magot » de leur caisse autonome --, les personnels hospitaliers et maintenant les chercheurs, éreintés de travailler avec des bouts de ficelle, ont des raisons plus profondes et plus anciennes de se mettre en colère. Bruyamment ou pas. Comme les gilets jaunes en leur temps.
Les coups pleuvent

Dans ce contexte tendu, l'exécutif enchaîne les « erreurs d'appréciation sur l'actualité ». L'affaire de l'extension du congé de deuil parental déshumanise les dirigeants. La polémique sur la lycéenne Mila, qui critique l'islam, pointe l'absence de décisions fortes et claires sur le communautarisme et les dérives des réseaux sociaux.

Le gouvernement s'expose aux coups de règle des gardiens de la République : le Conseil d'État censure le cadrage des étiquettes électorales, et rougit, comme un prof intransigeant, la copie de la réforme des retraites.

L'ensemble donne le sentiment d'impréparation, de déconnexion, de refus de sortir de plans préétablis. Et au final, d'usure (déjà !). « L'acte II du quinquennat, tellement promis après la crise des gilets jaunes, est au point mort », constate le député LR Damien Abad (Ain). Dans cette époque du ressenti et ce contexte de ressentiment, les députés marcheurs ont beau répéter « on tient nos engagements et on obtient des résultats », les courbes de confiance dégringolent.

Sur le terrain, les candidats peinent à mener campagne, malgré le catalogue de résultats avérés dans tous les domaines, fourni par le parti LREM : le chômage au plus bas depuis 2008, le record du nombre d'apprentis (merci les régions quand même), les dispositifs d'intéressement dans les très petites entreprises, la baisse du prix du permis de conduire, les revalorisations sans précédent des allocations aux handicapés, la fermeture des centrales à charbon, les interdictions de néonicotinoïdes, l'abandon de Notre-Dame-des-Landes et de la Montagne d'or en Guyane.
Besoin d'amour

« On ne convainc pas avec un bilan et une liste de chiffres irréfutables, sinon Jospin aurait été élu en 2002 et Matteo Renzi dirigerait l'Italie », constate un député LREM, ancien du PS. Le délégué général des marcheurs, Stanislas Guerini, n'hésite pas à demander « un rapport plus humain et plus de sensibilité envers les gens. La vérité c'est bien, l'amour c'est mieux ». Plutôt que planter le drapeau LREM dans toutes les villes, le parti a opté pour poursuivre la recomposition. Il mixe listes « de la majorité élargie » et participation à des équipes sortantes « qui mènent une politique efficace et cohérente avec celle du gouvernement ». Stanislas Guerini promet aussi « de prendre ses responsabilités quand l'extrême droite sera en situation de gagner ». Une stratégie pour implanter des élus locaux, qui manquent tant à LREM, pour éviter une campagne trop nationale et pour désigner l'ennemi numéro 1, le même qu'en 2017.

Le sondage Elabe BFM/TV du jour, comme les précédents, montre que désormais l'hostilité est incarnée presque autant à gauche (23  %), qu'au RN (25  %) et très peu à droite (9 %).

Ces mécontents, profondément divisés, finiront-ils par se réunir autour d'une détestation de l'exécutif et d'une sanction à « la réforme de trop », plus fortes que leurs antagonismes ? Ou par dénicher une alternative, sachant que la politique comble toujours les vides ?

Si les 15 et 22 mars, les citoyens accordent une prime très importante aux élus sortants des « vieux partis » et/ou restent dans la tonalité écologiste et lepéniste des européennes de 2019, les municipales apporteront une petite partie de la réponse.

Dans un an, après la réforme des retraites et sans attendre la présidentielle de 2022, les élections régionales de 2021, plus politiques, plus lisibles, pourraient bien en donner la totalité.
Pascal JALABERT

 

 
 

Social  Retraites Manifestations : épisode 9 ce jeudi

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:58:32

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Social  Retraites
Manifestations : épisode 9 ce jeudi
La neuvième grande journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites doit se dérouler ce jeudi. Mercredi déjà, les fonctionnaires de la police scientifique ont réalisé une « scène de crime » plus vraie que nature sur les marches de l'Opéra Garnier à Paris.
 

 
Quelques centaines de manifestants devant les marches de l'Opéra Garnier à Paris mercredi.
Une manifestation macabre pour alerter, avant une nouvelle journée de mobilisation. Devant l'Opéra Garnier, mercredi, quelques centaines d'éboueurs, d'égoutiers et de fonctionnaires, allongés dans des postures dramatiques, entendaient attirer l'attention sur la pénibilité de certains métiers de la fonction publique, alors que la réforme prévoit un « âge d'équilibre » qui pourrait être de 65 ans en 2037.
La police scientifique mobilisée

« Un gendarme ou un policier peut partir à 57 ans, car le gouvernement a reconnu la dangerosité de leur métier, tandis que nous, on partirait à 64 ou 65 ans, cherchez l'erreur ! », lance Émilie, fonctionnaire de la police scientifique de 30 ans. Ce jeudi, pour la neuvième journée interprofessionnelle de grève et manifestations contre le projet du gouvernement, la mobilisation sera plus importante, avec des rassemblements et défilés, notamment à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, ainsi qu'un appel de la CGT à une nouvelle opération « ports morts ».
Une espérance de vie diminuée

Ayant répondu à l'appel des syndicats CGT, FA-FP, FO, FSU et Solidaires de la fonction publique, les égoutiers rappellent que leur espérance de vie est réduite de 17 ans par rapport à la moyenne. « On respire des gaz, des peintures, des solvants, on est voûtés, à genoux pour travailler, et on voudrait nous faire travailler jusqu'à 62 ans ! », s'indigne Christophe, 49 ans. « Actuellement, on peut partir dix ans plus tôt, en raison de l'insalubrité du métier, et la réforme nous accorde au mieux deux ans de pénibilité », explique-t-il.

Thomas, éboueur de la Ville de Paris, évoque « les odeurs, les produits toxiques inhalés derrière les bennes » pour défendre un départ anticipé de 5 ans. Il rappelle que les éboueurs ont une espérance de vie diminuée de sept ans.

 

 
 

 

Vie quotidienne  Formalités Simplifications administratives : ce qui va changer

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:01:55

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Vie quotidienne  Formalités
Simplifications administratives : ce qui va changer
Entreprises, particuliers et administration : tour d'horizon des mesures contenues dans le projet de loi de simplification de l'action publique, adopté mercredi en Conseil des ministres.
 

 
Le Conseil des ministres a adopté mercredi un nouveau projet de loi de simplification, baptisé Asap, pour « Accélération et simplification de l'action publique ». Le texte reprend notamment les propositions d'un rapport remis en septembre au Premier ministre Édouard Philippe, visant à accélérer les installations industrielles sur les territoires. Voici ses principales mesures.
Pour les particuliers

La présentation d'un justificatif de domicile ne sera plus nécessaire pour demander un titre d'identité. L'usager pourra indiquer auprès de quel service ou fournisseur il souhaite que l'administration vérifie son adresse. Les ménages modestes qui souhaitent ouvrir un Livret d'épargne populaire (LEP) n'auront plus besoin de présenter leur avis d'imposition au moment de l'ouverture du livret et les années suivantes. La banque pourra interroger directement l'administration fiscale pour vérifier leur éligibilité.

Il ne sera plus nécessaire de fournir un certificat médical pour l'inscription d'un enfant mineur à une activité sportive, seule une déclaration parentale suffira.

L'inscription à l'examen du permis de conduire pourra se faire sur Internet : l'usager pourra choisir son centre d'examen, la date et le créneau horaire (expérimentation en Occitanie en 2020).
Pour les entreprises

Les porteurs de projets auront la garantie que si la réglementation évolue durant l'étude de leur dossier, il sera soumis aux délais et conditions d'adaptation appliqués aux sites existants.

Davantage de pouvoir de dérogation sera donné aux préfets décidant de l'implantation d'un site industriel.

La création d'un dispositif d'intéressement dans les très petites entreprises (TPE) de moins de 11 salariés sans délégué syndical pourra se faire par une décision unilatérale de l'employeur.

Les pharmaciens qui voudront vendre en ligne des médicaments n'auront plus besoin d'obtenir une autorisation préalable : une déclaration d'ouverture du site suffira.
Pour l'administration

Dix-huit commissions seront supprimées dans le cadre du projet de loi, pour atteindre au total 86 suppressions d'ici à juin 2020.

Certaines décisions qui nécessitent pour l'heure un traitement ministériel (consultation de documents d'archives publiques, divulgation des brevets d'invention...) seront déconcentrées au niveau des préfets, directeurs de départements ou régionaux.

 

 
 

 

Municipales  Les candidats et élus sur le terrain doivent composer avec le climat national Une campagne sous tension

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:57:05

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Municipales  Les candidats et élus sur le terrain doivent composer avec le climat national
Une campagne sous tension
La réforme des retraites va-t-elle perturber la campagne des municipales ? Élus et candidats de la majorité, mais pas seulement, font l'objet d'intimidations, voire plus, dans un climat social délétère. À moins de 40 jours des élections, beaucoup s'en inquiètent.
 

 
Emmanuel Macron est une cible dans toutes les manifestations.
L'effigie du chef de l'État plantée au bout d'une pique dans les manifestations contre le projet de loi réformant les retraites. L'image, qui renvoie à Louis XVI et à la Révolution française, n'a pas choqué tout le monde. Dans les manifestations, la violence verbale est une péripétie, la violence physique parfois excusée.
Élus et candidats malmenés

Cérémonies de voeux empêchées, permanences dégradées et taguées, CFDT envahie par des militants CGT radicaux : le climat est délétère, le dialogue inopérant. Les élus du parti au pouvoir, La République en marche, sont les plus visés sur le terrain, même s'ils ne sont pas les seuls. Martine Vassal, candidate LR à la mairie de Marseille, a porté plainte ce mardi, s'estimant victime d'agression de la part d'une manifestante interpellée en marge d'une visite de quartier et placée en garde à vue. Cette tension se vérifie à Paris, où le député UDI Pierre-Yves Bournazel se présente dans le XVIIIe arrondissement, comme dans de petites communes. Là où autrefois les militants décollaient les affiches de leurs adversaires, désormais, on intimide ou on menace.
Défiance générale

« La démocratie est précieuse. Ce sera trop tard pour pleurer quand elle sera malmenée définitivement. On doit pouvoir se parler sans violence, verbale ou physique », prévenait dans nos colonnes Laurent Berger, patron de la CFDT, au plus fort de la contestation sociale, en janvier.

« C'est une défiance générale qui n'est pas propre à La République en marche. On la cristallise car nous sommes au pouvoir », analyse Florent Boudié, député LREM de Gironde. Tag sur sa permanence, insultes, menaces de morts : cet ancien élu socialiste expérimenté avoue avoir craint pour son intégrité physique. Un sentiment nouveau pour lui.

« Ce qui est attaqué, c'est la démocratie », renchérit Stanislas Guerini, délégué général de La République en marche. Dans les rangs de la majorité, la réflexion de Ségolène Royal dénonçant un régime autoritaire en a sidéré plus d'un. Venant d'une ancienne ministre, un cap a été franchi.
Trop de réformes ?

« Je distingue trois éléments : un discours qui se construit sur le fait que nous sommes dans un régime totalitaire et qui justifie la violence ; le degré de crispation dans la société qui conduit Monsieur-tout-le-monde à accréditer la violence pour défendre ses idées ; le rejet des élites politiques et donc le souhait d'une démocratie directe. Ces trois éléments conjugués peuvent favoriser l'émergence de personnalités populistes et autoritaires », analyse Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

La ministre récuse l'idée que la réforme des retraites, catalyseur des mécontentements, devienne celle de trop. Emmanuel Macron a promis de réformer jusqu'au dernier jour de son mandat. Ses prédécesseurs aussi, mais la plupart ont freiné.

Y sera-t-il contraint, quoi qu'il en dise ?
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Éducation  Entretien avec le ministre Jean-Michel Blanquer Bac : « Nous sommes prêts à aménager »

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:00:18

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Éducation  Entretien avec le ministre Jean-Michel Blanquer
Bac : « Nous sommes prêts à aménager »
Le ministre de l'Éducation présente ce jeudi les 23 premiers lauréats des « campus d'excellence ». Réforme du bac, revalorisation des profs, rescolarisation de la lycéenne Mila : Jean-Michel Blanquer s'exprime sur l'actualité du moment.
 

 
Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer présente ce jeudi les campus d'excellence.
Quel est votre message ce jeudi aux 23 campus d'excellence ?

« Au travers de ces campus d'excellence, qui vont faire envie aux élèves dès la fin du collège, il faut voir une très forte valorisation de la voie professionnelle, la locomotive des compétences pour la société de demain. 60  % des métiers vont changer dans les prochaines années. Ce seront des métiers manuels, ou des métiers de service, et très souvent à forte valeur ajoutée technologique. C'est particulièrement important dans un contexte où la France recrée des emplois, trop souvent non pourvus, qualifiés et bien payés.

L'enseignement professionnel correspond à la grande tendance de notre époque, avec la révolution numérique et les enjeux de la transition écologique. Il correspond aussi à la renaissance industrielle qui est amorcée, avec de nouvelles implantations en France. Un campus, c'est un lieu où vous pouvez trouver en même temps un lycée professionnel, de l'apprentissage, un laboratoire, une formation d'enseignement supérieur, un incubateur d'entreprises, un internat, des équipements sportifs, et pas seulement dans les grandes villes.

Une première vague de 12 lauréats bénéficie du programme d'investissements d'avenir. Le gouvernement finance pour 30 MEUR ces premiers projets et 30 MEUR viennent des territoires. Au total, 80 MEUR seront apportés par le gouvernement sur ce programme de campus d'excellence, en coopération étroite avec les Régions. »
Un établissement sur deux a été perturbé, un proviseur sur deux agressé ou insulté. N'y a-t-il pas un mouvement de défiance vis-à-vis des épreuves du baccalauréat E3C ?

« Selon le syndicat des chefs d'établissement (Snpden), les épreuves se sont passées correctement dans 87  % des cas. Cela rejoint les données que j'ai. Le contrôle continu est un des éléments de la réforme, qui a été façonnée par la concertation. Il existe pour que les élèves ne soient pas en situation de bachotage en fin de terminale, mais en travail continu dès la rentrée de septembre de leur classe de première. Les épreuves de ce mois-ci représentent chacune seulement 1,7  % de la note finale, c'est une forme de galop d'essai. La grande majorité des pays dans le monde a institué le contrôle continu dans l'intérêt des élèves.

Près de 1 150 000 copies ont été rédigées par les élèves, et on en attend 1,7 million d'ici à la fin du mois. Quand il y a des troubles, c'est que les personnes ont décidé de perturber les examens. Ce n'est pas du fait de l'Éducation nationale qui aurait mal organisé les choses. Personne ne doit prendre en otage les élèves parce qu'il a tel ou tel désaccord avec la réforme. »
Vous avez annoncé des sanctions ?

« Dès que des actes illégaux sont commis, il appartient à la justice d'intervenir en toute objectivité. À Clermont-Ferrand, nous avons déposé plainte après l'intrusion dans un lycée de personnes extérieures à l'établissement qui ont empêché les élèves de composer. On est dans un État de droit, il faut qu'il soit respecté par les uns et les autres et ne pas laisser prendre l'habitude de perturber le baccalauréat. Je rappelle qu'il y a un comité de suivi du baccalauréat qui permet d'écouter toutes les organisations représentatives. On est dans l'écoute depuis le début. Elle va continuer pour accompagner le processus dans la sérénité. »
Envisagez-vous des aménagements ?

« Oui. Nous écouterons les avis et propositions du comité de suivi, qui se réunit le 11 mars prochain.»
Affaire Mila : « Pour la rescolarisation, la solution est trouvée, en lienavec sa famille » Sur le sujet de la rémunération des professeurs, vous avez choisi de passer outre l'avis critique du Conseil d'État. Où en est votre engagement ?

« Il est très fort et très clair depuis plusieurs semaines : garantir un niveau de retraite au niveau actuel, qui est en moyenne de 2 600 euros par mois pour un agent du ministère de l'Éducation nationale. De plus, nous sommes à la veille d'augmentations significatives, inédites dans l'histoire de l'Éducation nationale au cours de ces dernières décennies. Vendredi, avec l'ensemble des partenaires sociaux, nous ferons une synthèse des travaux engagés depuis un mois et les premières possibilités de ventilation de revalorisation seront présentées. Nous sommes attentifs aux salaires des plus jeunes et à l'évolution de la qualité du service public.

Dès l'année prochaine, 500 millions d'euros s'ajouteront au budget du ministère pour engager cette revalorisation. Nous allons donc vers un effort supplémentaire compris entre 1,3 milliard et 1,5 milliard d'euros pour les rémunérations des personnels sur l'année 2021, puisque les 500 millions s'ajoutent à l'augmentation prévue. »
Contre quelles contreparties ?

« Je ne raisonne pas en termes de contreparties, mais d'évolution systémique. Tout au long de la décennie 2020, nous programmons une amélioration des rémunérations, du prestige, et des conditions de travail des professeurs. Une carrière mieux pensée, plus évolutive. Des professeurs plus heureux, c'est aussi des élèves plus heureux. C'est la logique de l'école de la confiance. »
Mila sera-t-elle très vite rescolarisée, comme le demande son avocat ?

« Il a totalement raison. Je dois bienveillance et protection à tous les élèves de notre pays. Pour la rescolarisation, la solution est trouvée, en lien avec sa famille. Il faut être très clair sur la défense de cette jeune fille. Je condamne toute forme de retour insidieux d'un délit de blasphème, qui n'existe pas dans notre droit depuis 1881. »
Propos recueillispar Philippe RIVET

 

 
 

 

Grand est
Deux campus

Le campus d'excellence CaMéX-IA-Grand Est portera sur la digitalisation et l'usage de l'intelligence artificielle avec application aux métiers de l'industrie, du bâtiment et de la construction. Il offrira des formations de niveau CAP, bac pro, BTS-IUT, licence et master. L'Insa de Strasbourg sera concerné par l'industrie/métiers du bâtiment et de la construction, entrepreneuriat. Le campus Procédés et matériaux innovants accueillera à Reims, Strasbourg, Metz et dans les Ardennes, 1 200 apprentis.

 

Le collège de Ferrette rebaptisé Adélaïde-Hautval au printemps

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:46:00

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Le collège de Ferrette rebaptisé Adélaïde-Hautval au printemps
 

 
Le collège de Ferrette sera rebaptisé au printemps prochain collège AdélaïdeHautval (lire ci-dessus). Cette proposition de Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, a été approuvée par le conseil d'administration de l'établissement et il y a quelques jours, par le conseil municipal de Ferrette (1 abstention). C'est en constatant la forte mobilisation des élèves du collège de Ferrette l'année dernière autour d'un projet sur Anne Frank et leur participation à l'appel à projet du Département, « Jeunes citoyens » que l'idée a fait son chemin. De son côté, le conseil municipal de Ferrette a considéré que cette appellation « cadrait avec la démarche et la philosophie de la municipalité, qu'elle correspondait à un esprit d'humanisme et d'accueil », explique François Cohendet, maire.

Reste encore à la commission permanente du Département à entériner la proposition. Le collège de Ferrette accueillera également l'exposition actuellement présentée au lycée professionnel de Carspach. C'est à cette occasion que son nouveau nom devrait officiellement être donné.
N.B.-G.

 

 
 

 

Ferrette Le collège sera rebaptisé au printemps

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:54:38

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Ferrette Le collège sera rebaptisé au printemps
 

 
Le collège de Ferrette sera rebaptisé au printemps prochain collège Adélaïde Hautval (lire ci-contre). Cette proposition de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a été approuvée par le conseil d'administration de l'établissement et il y a quelques jours, par le conseil municipal de Ferrette (1 abstention). C'est en constatant la forte mobilisation des élèves du collège de Ferrette l'année dernière autour d'un projet sur Anne Frank et leur participation à l'appel à projet du Département, « Jeunes citoyens » que l'idée a fait son chemin. Le conseil municipal de Ferrette a considéré que cette appellation « cadrait avec la démarche et la philosophie de la municipalité, qu'elle correspondait à un esprit d'humanisme et d'accueil », explique François Cohendet, maire. Reste encore à la commission permanente du Département à entériner la proposition. Le collège de Ferrette accueillera aussi l'exposition actuellement présentée au lycée professionnel de Carspach. C'est à cette occasion que son nouveau nom devrait officiellement être donné.
N.B.-G.

Ferrette  Collège Le LAC est vernis !

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:49:51

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Ferrette  Collège
Le LAC est vernis !
Il n'existait pas encore de lieu dédié à l'art contemporain dans le Haut-Sundgau. Avec l'inauguration du LAC du collège de Ferrette, c'est chose faite ! Une exposition y présente actuellement des oeuvres du Fonds régional d'art contemporain.
 

 
Les 503 élèves du collège visiteront les différentes expositions prévues dans l'année.
Inutile de nier l'évidence : à Ferrette, les habitants se retrouvent plus éloignés des lieux de culture que les citadins. « Contrairement aux enfants des villes, nos élèves n'habitent pas à deux pas d'un musée, d'un théâtre ou d'un cinéma », concède Isabelle 0Fremiot, prof d'arts plastiques au collège de Ferrette. Raison pour laquelle elle s'est battue, accompagnée de collègues professeurs, dont la documentaliste Lucie Siscaro, pour voir la naissance d'un LAC dans l'établissement. Le projet est soutenu par le principal Michel Millet.

Ce Lieu d'art et de culture, baptisé Galerie 107, vient donc voir le jour au collège de Ferrette. Dès le mois d'octobre, les tables et les chaises d'une ancienne salle d'aide aux devoirs avaient disparu au profit des photographies du collectif F7. Thème : la commémoration de l'Armistice de la Première Guerre mondiale. Le coup d'essai fut une réussite. Les 503 élèves du collège ont pu visiter l'exposition temporaire, avant de discuter du sujet en classe, avec leurs professeurs.

La deuxième exposition de la Galerie 107 a donc permis d'inaugurer ce LAC comme il se doit. Baptisée « Héros & ennemis », elle rassemble des signatures d'artistes réputés (Christophe Meyer, Édith Lechtape, Francine Zubeil, Raymond Waydelich...), avec aussi un Robot mécanique de Daniel Depoutot, ou un Paradis oublié en mie de pain (!) signé Pétra Werlé. Les oeuvres ont été confiés par le Frac, représentés au vernissage par Anne-Virginie Diez. Plusieurs élus avaient fait le déplacement, parmi lesquels le maire François Cohendet, ou les vice-présidents de la comcom Sundgau Jean-Marc Metz et Gilles Fremiot.
Décrypter les sujets d'actualité

Dans son discours d'inauguration, l'enseignante qui a porté le projet a cité l'ancien ministre Jack Lang, en rappelant qu'« il n'y a pas d'autre lieu que l'école pour organiser la rencontre de tous avec l'art. Il n'y a pas d'autre lieu que l'école pour instaurer de manière précoce le contact avec les oeuvres, et pour réduire les inégalités d'accès à l'art et à la culture ». Rebondissant sur les propos d'Isabelle Fremiot, la conseillère départementale Sabine Drexler a salué un projet pensé pour « faire entrer l'art et la culture directement dans l'établissement ». Autrement dit : si les élèves ne vont pas à l'art contemporain, c'est l'art contemporain qui vient à eux ! En se montrant accessible à tous, au moyen d'un projet pour le moins enthousiasmant.

Visitée et commentée pour tous les élèves, l'exposition « Héros et ennemis » se tient jusqu'au 6 mars au collège de Ferrette. Suivra fin mars une expo consacrée à Adélaïde Hautval, rescapée d'Auschwitz (lire par ailleurs), puis une autre du sculpteur sundgauvien Yves Carrey, sur le développement durable. Avec leurs enseignants, les collégiens pourront se servir de l'art et de la culture pour décrypter les sujets d'actualité.

Des visites de groupe restent envisageables pour des personnes extérieures au collège, qui sont invitées à se renseigner auprès de l'établissement.

 

 
 

 

Carspach  Lycée « Le Sonnenberg » Adélaïde Hautval : garder la mémoire

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:50:12

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Carspach  Lycée « Le Sonnenberg »
Adélaïde Hautval : garder la mémoire
Les conseils départementaux du Haut et du Bas-Rhin organisent dans les collèges une exposition consacrée à Adelaïde Hautval, deuxième femme et première Alsacienne à être nommée « Juste parmi les nations » par l'Etat d'Israël.
 

 
La conseillère départementale Sabine Drexler devant les collégiens de troisième prépa-pro.
Adélaïde Hautval a eu une destinée hors du commun dans la sombre époque de la 2e Guerre mondiale. Militante et rescapée des camps, elle n'a cessé de lutter toute sa vie contre le totalitarisme et la haine. Cette exposition retrace la vie de cette fille de pasteur qui, dès son jeune âge, voulait se mettre au service des autres et devenir médecin. La guerre venue, elle sera confrontée à l'arrestation de nombreux juifs. Ouvertement indignée, elle sera arrêtée par la Gestapo et transitera par plusieurs camps en France où étaient triés les prisonniers en vue de leur déportation, par Auschwitz Birkenau où elle sera affectée comme médecin. Vu ses études et sa connaissance de l'allemand, elle sera, en 1944, transférée à Ravensbrück, un camp pour femmes où elle vivra l'horreur mais se distinguera par ses actes de résistance. Elle est rapatriée en France en juillet 1945, elle se rendra chez elle à Guebwiller, où elle rédigera ses mémoires pour que reste cette trace.
Une quasi inconnue jusqu'à présent

Cette exposition a été réalisée par l'église protestante réformée d'Alsace-Lorraine, et pilotée par Philippe Ichter, chargé de mission auprès des cultes pour les deux départements alsaciens. Plusieurs panneaux retracent le parcours de cette exceptionnelle personne ; on y lit des citations très fortes, des photos d'époque et de remarquables illustrations signées Yannick Lefrançois.

Tout à tour, le directeur Bruno Abraham, la conseillère départementale Sabine Drexler, Philippe Ichter, chargé de mission et Marianne Roulot, déléguée à la tutelle des soeurs de la Divine Providence ont pris la parole devant les élèves de 3e, visiblement impressionnés. Sabine Drexler a évoqué son village de Durmenach où pendant longtemps les communautés juives et tziganes vivaient en bonne entente. L'idéologie nazie a été impitoyable pour ces habitants et nombreux furent ceux qui ne sont jamais revenus de déportation, « d'où la nécessité de devenir des témoins des témoins, pour que jamais une idéologie extrême ne prenne le dessus, nous devons préserver la mémoire du passé ». Il est révélateur aussi que nombre de personnes présentes n'ont jamais entendu parler d'Adélaïde Hautval jusqu'à présent.

L'exposition va continuer à voyager dans les collèges, et sera ouverte au public, notamment à la médiathèque départementale à Altkirch.
FAC

 

 
 

 

Mulhouse Des coups de feu tirés avenue Kennedy, la maire témoin clé

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:59:25

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Des coups de feu tirés avenue Kennedy, la maire témoin clé
 

 
 
Il est aux alentours de 9 h, ce mercredi. Un groupe d'au moins sept personnes a coincé un jeune homme au niveau du n° 28 de l'avenue Kennedy, en plein centre de Mulhouse. L'endroit est un renfoncement par rapport à l'avenue, dont le flux de circulation est important sur cet axe majeur de l'hypercentre. L'homme est à terre et roué de coups lorsque plusieurs détonations se font entendre - trois en tout. Mais le groupe va être mis en fuite par le gyrophare d'une voiture banalisée, celle conduite par le chauffeur de la maire Michèle Lutz qui est en train de la conduire à deux pas de là, rue Pierre-et-Marie-Curie, siège de la mairie.

« Je n'ai pas réfléchi », raconte Michèle Lutz. « Lorsque nous étions à la hauteur de cette scène de passage à tabac, j'ai ouvert ma porte. Mon chauffeur a eu le réflexe de mettre le gyrophare dont est équipé le véhicule et la sirène en marche. Au même moment j'entends une déflagration, mais je ne vois pas d'arme. Je pense que le groupe a été surpris et a pris la fuite comme une volée de moineaux... Restait au sol la victime qui se tenait la tête. Le jeune homme s'est relevé et était très agité. Il tapait sur les boîtes aux lettres. Je lui ai demandé de s'asseoir sur les marches en lui disant que j'appelais les secours. J'ai immédiatement alerté la police municipale qui est arrivée très rapidement sur les lieux. Le jeune homme s'est mis à téléphoner en vociférant avec son interlocuteur. J'ai tenté de le rassurer et de le maintenir là où il était et j'ai vu qu'il avait ramassé au sol une douille. »
Deux jeunes interpellés

Les équipages de la police municipale puis ceux de la police nationale sont arrivés rapidement sur les lieux, gelant la scène et bloquant plusieurs rues avoisinantes. Deux jeunes hommes ont été interpellés par la police municipale non loin du lieu des faits. Sur place les policiers ont récupéré la douille provenant de l'arme, a priori un pistolet à gaz. La victime, blessée à l'oreille par la déflagration, a été prise en charge tout comme une passante enceinte, témoin de la scène et très choquée.

L'enquête a été confiée au Gaj, le groupe d'appui judiciaire du commissariat de Mulhouse.
Alain CHEVAL

Mulhouse Des coups de feu tirés en pleine rue, la maire témoin

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:07:44

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Mulhouse
Des coups de feu tirés en pleine rue, la maire témoin
Plusieurs coups de feu ont été tirés, mercredi matin, avenue Kennedy, à Mulhouse. Il pourrait s'agir d'un différend entre un petit groupe de personnes et la victime, légèrement blessée. Plusieurs témoins ont assisté à la scène dont la maire, Michèle Lutz qui est intervenue en pleine rixe...
 

 
Plusieurs coups de feu ont été tirés avenue Kennedy.
Il est aux alentours de 9 heures lorsqu'un groupe d'au moins sept personnes coince un homme au niveau du n° 28 de l'Avenue Kennedy... L'endroit est dans un renfoncement. L'homme est à terre et roué de coups lorsque plusieurs détonations sont entendues. Trois en tout. Mais le groupe va être mis en fuite par le gyrophare d'une voiture banalisée... celle conduite par le chauffeur du maire, qui est en train de l'accompagner à deux pas de là, rue Pierre et Marie Curie.

Michèle Lutz raconte : « Je n'ai pas réfléchi, lorsque nous étions à la hauteur de cette scène de passage à tabac, j'ai ouvert ma porte. Mon chauffeur a eu le réflexe de mettre le gyrophare, dont est équipé le véhicule, et la sirène. Au même moment j'entends une déflagration, mais je ne vois pas d'arme. Je pense que le groupe a été surpris et a pris la fuite comme une volée de moineaux. Restait au sol la victime qui se tenait la tête. Il s'est relevé et était très agité. Il tapait sur les boîtes aux lettres. Je lui ai demandé de s'asseoir sur les marches en lui disant que j'appelais les secours. J'ai immédiatement alerté la police municipale qui est arrivée très rapidement sur les lieux. Le jeune homme s'est mis à téléphoner vociférant avec son interlocuteur. J'ai tenté de le rassurer et de le maintenir là où il était, j'ai vu qu'il avait ramassé au sol une douille ».
Deux jeunes interpellés

Les équipages de la police municipale, puis ceux de la police nationale, sont arrivés sur les lieux et ont bloqué plusieurs rues avoisinantes. Deux jeunes ont été interpellés par la police municipale, non loin du lieu où les faits ont été commis.

Sur place les policiers ont récupéré la douille provenant de l'arme, a priori un pistolet à gaz. La victime, blessée à l'oreille par la déflagration, a été prise en charge tout comme une passante enceinte, témoin de la scène et très choquée. L'enquête a été confiée au Gaj, le groupe d'appui judiciaire du commissariat de Mulhouse.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

À Colmar, léger assouplissement

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:04:12

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À Colmar, léger assouplissement
 

 
Le mois de grève est atteint au barreau de Colmar. Une assemblée générale doit se tenir, ce vendredi, afin de définir les suites à donner au mouvement. Depuis le début, les avocats colmariens ont demandé le renvoi des affaires, notamment devant le tribunal judiciaire, entraînant le report de nombreuses audiences. La semaine dernière, ils ont néanmoins décidé d'assouplir le mouvement en intervenant dans toutes les affaires engageant la liberté du justiciable. « Les gardes à vue, les comparutions immédiates se déroulaient quand même, précise le bâtonnier colmarien Sacha Rebmann, c'est contre nos principes de ne pas assister nos clients. » Les avocats interviennent donc de nouveau en garde à vue, lors des comparutions immédiates et devant le juge des libertés et de la détention. Ils sont également présents devant le tribunal judiciaire quand un prévenu est détenu.
Ph.M.

 

 
 

 

sur internet  Meilleure destination européenne 2020 Colmar, « the best »

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:06:06

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sur internet  Meilleure destination européenne 2020
Colmar, « the best »
 

 
Colmar a été élue « meilleure destination européenne 2020 » au concours digital lancé par le site « European Best Destinations ».
Colmar vient d'être élue « meilleure destination européenne 2020 » au concours digital lancé par le site « European Best Destinations » du 15 janvier au 5 février. La capitale des vins d'Alsace (70 000 habitants) a recueilli 179 723 votes provenant de toute la planète. Le podium est complété par Athènes et Tbilissi. Également candidates, Paris, Prague, Rome, ou Vienne sont à la traîne.

Colmar succède à ce palmarès à Budapest, lauréat 2019 devant Braga (Portugal) et Monte Isola (Italie). Sur sa page Facebook, l'office de tourisme de Colmar remercie les votants « qui se sont mobilisés sans relâche et avec détermination ». Le titre récompense aussi leur efficacité numérique.

Responsable du dossier dans les bureaux de la place des Unterlinden, Caroline Saettle entrevoit la récompense « d'une campagne à 360 degrés » engagée par l'OT, avec « un ensemble de moyens de communication marketing » déployés tous azimuts pour mobiliser la communauté internationale.

Les retombées sont difficiles à envisager, même si l'audience du concours des meilleurs marchés de Noël sur le même site augure des lendemains qui chantent. « On veut surtout s'en servir pour quantifier le tourisme de demain ». Au tourisme de masse, Colmar préfère miser sur un public « individuel, familial, respectueux de l'environnement, curieux de la culture locale ». « C'est l'enjeu, et c'est grâce à ce titre qu'on pourra renforcer cette politique, qu'on développe déjà depuis vingt ans en synergie avec la Ville »

 

 
 

 

tourisme  Internet Colmar, meilleure destination européenne 2020

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:05:44

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tourisme  Internet
Colmar, meilleure destination européenne 2020
 

 
Colmar vient d'être élue « meilleure destination européenne 2020 » au concours digital lancé par le site « European Best Destinations », du 15 janvier au 5 février. La capitale des vins d'Alsace (70 000 habitants) a recueilli 179 723 votes provenant de toute la planète. Le podium est complété par Athènes et Tbilissi. Également candidates, Paris, Prague, Rome, ou Vienne sont à la traîne.

Colmar succède à ce palmarès à Budapest, lauréat 2019 devant Braga (Portugal) et Monte Isola (Italie). Sur sa page Facebook, l'office de tourisme de Colmar remercie les votants « qui se sont mobilisés sans relâche et avec détermination ». Le titre récompense aussi leur efficacité numérique.

 

 
 

 

Wettolsheim  Tradition Les pompiers fêtent la Sainte-Agathe

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:49:24

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Wettolsheim  Tradition
Les pompiers fêtent la Sainte-Agathe
Dimanche dernier, les sapeurs-pompiers de Wettolsheim ont fêté leur patronne, sainte Agathe.
 

 
Les promus avec les JSP et les officiels.
Après la grand-messe célébrée par le père Albert Nouati, ce fut le moment des promotions et nominations des soldats du feu. Sous un fin crachin et au son des accords de leur clique dirigée par Roland Schultz, le maire Lucien Muller secondé par les commandants Paul Poudevigne, adjoint au chef de groupement et Cédric Marcant CDC de Colmar a remis les distinctions et les nouveaux grades à Cécile Endlé, Etienne Moellinger et Pierre-Louis Strentz qui passent au grade 1re classe avec fourragère. Christophe Endlé a été nommé sergent-chef. Le chef de corps, le lieutenant Dominique Ehrhart, a également remis les nouveaux casques aux JSP (jeunes sapeurs-pompiers), au nombre de sept cette année.

Lors du vin d'honneur, Dominique Ehrhart a remercié de leur présence les chefs de corps des communes voisines. Puis il a félicité les promus pour la réussite d'équipiers trois missions : « La fourragère est une décoration et non un élément décoratif sur la tenue. C'est une médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement décerné par le préfet du Haut-Rhin. »

Le chef de corps a fait un rapide compte rendu des interventions en 2019, 76 au total, comprenant huit feux, 19 divers et 49 secours à la personne. Il a remercié le maire et son conseil municipal pour le projet de nouvelle caserne avec Eguisheim.

Le commandant Paul Poudevigne a parlé d'une cérémonie qui a de la « gueule » grâce à la clique des sapeurs-pompiers, toujours fidèle au poste grâce à son directeur Roland Schultz.
Vers la création d'un CPIsur le ban de Wettolsheim

Le maire et conseiller départemental Lucien Muller a salué ce moment toujours privilégié qu'est la Sainte-Agathe, qui met à l'honneur ces hommes et ces femmes qui oeuvrent au quotidien au service de la collectivité. Il a répété son soutien et celui de son conseil municipal pour créer un CPI sur le ban de Wettolsheim, conjointement avec le corps d'Eguisheim. « Les choses avancent bien, le conseil municipal a approuvé l'avant-projet permettant d'instruire le permis de construire et les demandes de financements. Il va de soi que cette réalisation découle aussi des soutiens financiers espérés.  » Il a félicité tout particulièrement Adrien, Benjamin, Camille, Kassandra, Loan, Louis et Perrine, les nouveaux JSP, pour leur engagement, ainsi que leurs parents qui les encouragent et les soutiennent. « Soyez donc mis à l'honneur, vous tous, sapeurs-pompiers de Wettolsheim. Toute la population est avec vous et vous soutient », a-t-il conclu.

 

 
 

 

CD 67 Un projet de stade de biathlon

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:09:04

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CD 67  Un projet de stade de biathlon
 

 
Le président du conseil départemental Frédéric Bierry a salué le travail des élus locaux, sous l'égide « d'un maire visionnaire », qui englobe « vision sociale, économique et écologique et qui contribue à nourrir par ses projets les réflexions du Département sur l'aménagement de l'espace rural ».

Il dit tout son intérêt sur l'étude touristique en cours sur le massif du Champ du Feu, où le Département travaille par ailleurs au projet d'un stade de biathlon, évoque son idée de téléphérique jusqu'au Haut-Koenigsbourg et une liaison ferroviaire entre Val-de-Villé et Sélestat.

Revenant sur la situation des forêts, Frédéric Bierry annonce que le Département travaille à un grand plan « Arbres », car « c'est l'arbre qui pourra sauver la planète. »

 

 
 

Cahn cède la tête de liste PS à Trautmann

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:33:14

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Cahn cède la tête de liste PS à Trautmann
 

 
Exit « Mathieu Cahn 2020 » : le vainqueur de la primaire du PS cède finalement la tête de la liste à Catherine Trautmann. Photo DNA /Jean-Christophe DORN
Jeudi dernier, Mathieu Cahn, 44 ans, désigné tête de liste PS aux municipales par les militants lors de la primaire du 10 octobre 2019, tirait un atout de sa manche et annonçait un tandem avec l'ancien maire de Strasbourg, Catherine Trautmann ; en cas de victoire, à lui la ville, à elle l'eurométropole. Sauf que, ce mercredi en début d'après-midi, coup de théâtre ! Lors d'une conférence de presse organisée au Club de la presse, Mathieu Cahn a annoncé qu'il renonçait à la tête de liste, préférant céder la place de « capitaine de l'équipe » à Catherine Trautmann. Du jamais vu à ce stade d'une campagne municipale, alors que les affiches « Mathieu Cahn 2020 » fleurissent partout en ville...
Ne pas alimenter la rumeur

Une décision « prise en conscience » et liée « à des rumeurs et attaques personnelles », dont Mathieu Cahn craint de faire l'objet dans le cadre de la procédure judiciaire contre l'ex-directeur de la Maison des associations, Patrick Gerber, qu'il avait licencié pour faute suite à des accusations de harcèlement sexuel lorsqu'il était encore président de la MAS - ce n'est plus le cas depuis septembre. Non que l'élu PS se sente lui-même « mis en cause d'aucune façon », a-t-il insisté - même si un collectif féministe avait à l'époque regretté une certaine lenteur de réaction.

Qu'il le veuille ou non, il est néanmoins partie prenante et redoute « une instrumentalisation de l'affaire ». D'autant que l'audience au tribunal correctionnel, initialement prévue le 12 novembre dernier, a été reportée au 17 mars, pile entre les deux tours des municipales... On n'aurait pu imaginer pire timing. « J'estime que l'ensemble des parties concernées méritent un procès équitable et serein, et non détourné de son objet pour des raisons politiques », explique Mathieu Cahn, qui redoute en outre « des effets néfastes » sur « la dynamique de la campagne ». À titre personnel, il souhaite aussi « pouvoir [se] défendre en toute liberté, en cas d'attaque ».

Quelles attaques ? Mystère... Mathieu Cahn précise seulement qu'elles n'émanent pas des victimes et, pour le reste, préfère n'en rien dire du tout, « refusant d'alimenter la rumeur, dont l'effet pervers est d'enfler quand on la commente ». Il n'explique pas plus pourquoi il renonce à la tête de liste précisément maintenant, alors que le report du procès et la nouvelle date retenue étaient annoncés dès novembre. La première secrétaire fédérale du PS du Bas-Rhin, Pernelle Richardot, n'est guère plus loquace, reconnaissant seulement en aparté avoir reçu « une alerte au niveau national ».
« Si je m'engage, je ne le fais pas pour perdre ! »

L'actuel adjoint en charge de l'animation et de la politique événementielle ne disparaît pas pour autant de la liste PS. Simplement, pas plus que Robert Herrmann ou que son frère ennemi Philippe Bies, Mathieu Cahn ne sera donc tête de liste. « Je serai en 2e position, derrière Catherine Trautmann, celle dont collectivement nous avons décidé qu'elle serait le mieux à même de mener notre projet et nos idées. » « Sa décision démontre une humilité peu courante en politique », a salué cette dernière, disant avoir « toute confiance en Mathieu Cahn » et estimant « important qu'il continue à apporter sa part et à assumer ce rôle de pivot, à un moment où la campagne s'accélère ».

Solidaire, l'ancienne maire de Strasbourg, qui était initialement chargée de l'élaboration du programme politique de la liste, en prend donc à 69 ans la tête et compte s'engager « pleinement dans la campagne ». Celle qui sait qu'il faut « de l'envie et de l'imagination pour emmener les gens sur une perspective réaliste, tout en les faisant un peu rêver », ne s'est pas étendue sur la stratégie des semaines à venir, pas plus que sur une éventuelle alliance d'entre deux tours qui pourrait lui ouvrir les portes de la présidence de l'eurométropole. « Mais si je m'engage, je ne le fais pas pour perdre ! » a-t-elle prévenu.
Valérie WALCH

 

 
 

Évacuation musclée aux voeux d'Alain Fontanel

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:43:31

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Évacuation musclée aux voeux d'Alain Fontanel
 

 
Alain Fontanel lors de ses voeux, le 30 janvier à Strasbourg. Photo DNA /Dominique DUWIG
Jeudi 30 janvier à la halle du marché de Neudorf, à Strasbourg, les voeux d'Alain Fontanel ont été chahutés par l'intervention, en chant, d'un groupe de militants qui s'étaient donné rendez-vous pour faire entendre leur opposition à la réforme des retraites. Interrompant la cérémonie quelques minutes, les « opposants » ont été reconduits à l'extérieur par les agents de la société privée qui assurait la sécurité de l'événement.

Postée sur Facebook par l'union départementale 67 de la CGT, une vidéo, très commentée depuis, montre l'exfiltration musclée des fauteurs de troubles. On y voit en particulier un manifestant violemment agrippé à la gorge par un homme n'appartenant pas au service de sécurité et un autre se plaignant de coups à l'entrejambe. La situation aurait largement dégénéré ensuite, hors caméras et à l'extérieur de la halle, entre militants et vigiles. Les seconds se disent victimes de tirs de gaz lacrymogène qui ont fait l'objet d'un dépôt de plainte. Les premiers décrivent des coups assénés pendant une « mêlée » d'environ deux minutes.

Trois militants, parmi lesquels un retraité de la CGT et un membre du collectif antiraciste et antifasciste D'ailleurs nous sommes d'ici 67, ont été interpellés quelques minutes après et placés en garde à vue pendant la nuit de jeudi à vendredi, pour violences. Le parquet a demandé une poursuite d'enquête.
Suspicion de fractures costales

Ces arrestations ont dans la foulée été jugées « arbitraires » par l'intersyndicale CGT-FSU-Solidaires-CNT qui a condamné dans un communiqué des violences dont auraient été victimes les militants. Une manifestante a, en particulier, produit un certificat médical de la clinique Rhéna attestant d'une incapacité totale de travail de trois jours pour une suspicion de fractures costales qui doit être confirmée par un scanner. Et plusieurs plaintes ont été déposées par des militants à l'encontre de la société de sécurité. Plaintes qui feront l'objet d'une enquête.

La société de sécurité, qui oeuvrait pour la première fois à un événement du candidat LaRem à la mairie de Strasbourg, se défend pour sa part de s'être prêtée à des « gestes déplacés ».
Hélène DAVID

 

 
 

Saint-Louis  Élections municipales « Mieux prendre en compte et écouter les Ludoviciens »

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:09:46

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Saint-Louis  Élections municipales
« Mieux prendre en compte et écouter les Ludoviciens »
À l'approche des municipales, une nouvelle liste entre en campagne électorale à Saint-Louis. Portée par Aline Tchekoutio, la liste alternative « Saint-Louis Source de vie » place l'humain au coeur de son programme pour « une ville où il fait bon vivre ».
 

 
Murielle Rubicondo, Aline Tchekoutio (tête de liste), Jérôme Virassamy et Patrice Bervin (de gauche à droite) se lancent dans la campagne des municipales à Saint-Louis.
« C'est le moment de faire quelque chose ! », a lancé ce mardi 4 février Aline Tchekoutio. Dans le cadre des élections municipales de 2020, elle a annoncé son intention de présenter la liste « Saint-Louis Source de vie », qu'elle qualifie de « complémentaire » à celle de Jean-Marie Zoellé, maire sortant de Saint-Louis. La candidate, 45 ans et actuellement étudiante en master de Droit public, connaît bien le terrain ludovicien et en particulier le paysage associatif et environnemental. Elle s'inscrit dans la démarche « Agenda 21 » de la Ville, participe au pôle travaux, transition énergétique, mobilité, aux Jardins de Francette... Et veut se placer sur le terrain humain, « toucher le social car, au-delà des projets initiés par la Ville, des bâtiments qui se développent... il y a aussi des hommes et des femmes ». Sollicitée par de nombreuses personnes, depuis décembre dernier, elle part maintenant en campagne électorale avec une liste, sans étiquette, et pour l'heure incomplète puisqu'elle ne compte que 25 personnes au lieu des 35 à rassembler.

Mardi, Aline Tchekoutio s'est exprimée avec trois de ses colistiers : Murielle Rubicondo (47 ans, artiste peintre et sculptrice) ; Jérôme Virassamy (39 ans, animateur) ; Patrice Bervin (49 ans, commerçant). D'une même voix, ils ont défendu les valeurs de la démocratie en ouvrant leurs rangs à « toutes les personnes qui représentent vraiment la diversité de Saint-Louis ».

Si leur programme n'a pas été évoqué dans le détail, il devrait se décliner en 12 axes. « Certains élus conçoivent le sens de l'intérêt général comme s'ils géraient leurs propres biens », regrette les colistiers qui souhaitent associer plus largement les habitants, « les écouter, les informer [...] agir avec eux pour faire entendre les sujets qui leur tiennent à coeur ». Des colères et des revendications ont été exprimées à l'encontre notamment « des décisions prises dans l'ombre quant à l'attribution des salles aux associations », a déclaré Patrice Bervin, en demande de transparence « là où l'opacité prévaut souvent ».
« Se sentir exclu, c'est déjà un échec

Jérôme Virassamy a pointé des problèmes d'insalubrité et de sécurité. Il a relevé, à titre d'exemple, le cas du Parc Trimbach « où les gens ont peur d'aller ». Les colistiers de « Saint-Louis Source de vie », ont souhaité se mettre en action pour tous les habitants car « se sentir exclu, c'est déjà un échec », a noté Aline Tchekoutio. Elle est revenue sur la journée de la Marche de la paix proposée chaque année par la Ville : « Je veux construire cette paix avec les habitants. » Dans son domaine, l'artiste Murielle Rubicondo a évoqué des projets émanant de personnes qui, jusqu'à présent, n'ont pas été écoutées, « ont été bloquées, voire auxquelles on a fermé les portes ».

Sur le terrain de la concertation, Aline Tchekoutio a prêché pour l'épanouissement de l'ensemble des Ludoviciens, « sans tabou », dans leur cité. Elle a misé sur la renaissance « du sentiment de citoyen » et a confié que sa liste compte aussi des personnes qui n'ont même jamais voté. « Que les Ludoviciens viennent vers nous pour échanger », a invité la candidate, « nous avons besoin de leur avis et souhaitons améliorer le programme sur lequel nous avons travaillé ».
Ghislaine MOUGEL Les représentants de la liste « Saint-Louis Source de vie » proposent d'échanger avec Ludoviciens, ce dimanche 9 février à 15 h au bar Le Galopin (7, rue de Huningue).

Les représentants de la liste « Saint-Louis Source de vie » proposent d'échanger avec Ludoviciens, ce dimanche 9 février à 15 h au bar Le Galopin (7, rue de Huningue).

 
 

 

Logement Trois Frontières Saint-Louis habitat se prépare à des changements importants

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:59:25

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Logement Trois Frontières
Saint-Louis habitat se prépare à des changements importants
Lors des voeux de Saint-Louis habitat, l'office public de l'habitat de Saint-Louis agglomération, la directrice Valérie Tritsch a fait le bilan et a parlé des projets à venir, mais elle est surtout revenue sur le rapprochement, rendu obligatoire par la loi Élan, avec un autre bailleur social, Domial.
 

 
Valérie Tritsch, la directrice de Saint-Louis habitat (à gauche) et Jean-Marie Zoellé, le président, en compagnie des médaillés et retraités 2019.
L'année 2020 s'annonce chargée pour Saint-Louis habitat (SLH). L'office public de l'habitat de Saint-Louis agglomération (SLA) prépare, en coulisses, avec l'aide d'un bureau d'études, son rapprochement avec le bailleur social Domial. La loi Élan (Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) impose en effet aux organismes HLM ayant moins de 12 000 logements de se regrouper avec un ou plusieurs bailleurs pour atteindre ce seuil. Et avec son parc de 1510 logements locatifs, SLH est bien loin du compte... Le cabinet sollicité devra définir les modalités de la création d'une SAC (société anonyme de coordination) entre SLH et Domial. « Un gros challenge en perspective afin de trouver un projet cohérent pour le territoire et qui peut préserver les intérêts de chaque associé », souligne Valérie Tritsch.

Pas étonnant, donc, que Christian Kieffer, directeur général de Domial, soit présent vendredi dernier lors des voeux de SLH. L'occasion de rappeler que son entreprise gère 700 logements sur le territoire de SLA. Jean-Marie Zoellé, maire de Saint-Louis et président de l'office public de l'habitat, a de son côté rappelé que « le logement social est un enjeu majeur pour la ville » et que, dans ce contexte, SLH est « un petit office qui fait tout pour être à la hauteur de ses responsabilités ».
16 logements de plus livrés en 2020

Valérie Tritsch a ensuite dressé le bilan de l'année écoulée avec 15 logements supplémentaires livrés (11 à Bartenheim et 4 à Kembs-Loechlé) et de nombreux chantiers qui ont été engagés, en ce qui concerne les travaux de réhabilitation thermique, principalement dans le quartier Péguy/Mermoz et celui de la gare. Plusieurs logements ont également bénéficié de travaux de réfection de sols et de peinture, du remplacement des radiateurs électriques, d'une adaptation pour les personnes à mobilité réduite ou de l'installation d'un chauffage individuel au gaz. « Au total, 272 logements ont fait l'objet de travaux importants en 2019 », dévoile la directrice de SLH.

Cette année, les travaux de rénovation se poursuivront dans le quartier Wallart, tout comme la réhabilitation thermique des quartiers Peguy/Mermoz et Gare, ainsi qu'une première tranche pour la résidence Lausanne à Saint-Louis. Seize logements supplémentaires seront également livrés au cours du deuxième semestre 2020 : huit logements en acquisition-amélioration d'un immeuble à la Cité douanière de Saint-Louis et huit logements seniors à Hésingue. L'investissement global pour ces deux projets s'élève à près de 1,8 million d'euros.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Saint-Louis  Histoire Les BVB, de trams et d'histoire

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:10:24

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Saint-Louis  Histoire
Les BVB, de trams et d'histoire
Les trams et bus bâlois des Basler Verkehrs-Betriebe fêtent cette année leurs 125 années d'existence. Véritables institutions dans la ville il est impossible de se rendre à Bâle sans les apercevoir et ils restent le meilleur moyen de se déplacer.
 

 
Depuis fin 2017, le tram bâlois traverse Saint-Louis.
Depuis le début de l'année les trams, appelés Drämmli par les Bâlois, et les bus des Basler Verkehrs-Betriebe (BVB, qui exploitent les lignes de transports en commun) traversent la ville décorés de drapeaux. Cette allure festive célèbre 125 ans de mise en service du premier tramway électrique de Bâle. La première ligne de 1895, logiquement la n° 1, allait de la gare centrale à l'ancienne gare de Badischer Bahnhof en passant par la Mittlere Brücke.

C'est dans les années 1950 que les trolleybus ont été introduits et à cette époque, les associations automobiles ont essayé d'interdire les tramways sur les rails. Au début, il était très rare que des femmes puissent travailler pour les BVB. C'est vers la fin des années 80 qu'elles peuvent s'asseoir dans le siège conducteur des trams et bus.

L'objectif des BVB est resté inchangé depuis : conduire ses hôtes en toute sécurité à leur destination en bus et en tramway. Mais les accidents ne peuvent pas toujours être évités.
Un terrible accident

Au printemps 1947, le plus grave accident jamais survenu dans l'histoire du BVB s'est produit sur la Aeschenplatz. Le tramway de la ligne 4 n'avait pas de compteur de vitesse. Arrivant à toute allure dans la gare centrale, il est entré dans le virage de l'accroche-plat, a déraillé et est entré en collision avec la ligne 5. Six personnes sont mortes et 50 autres ont été blessées, certaines gravement. Un évènement tragique, encore présent dans les esprits.
Le seul réseau trinational au monde

Bâle et son agglomération sont très bien desservies depuis le début des transports en commun bâlois. Cependant, à partir des années 2000, la BVB a de nouveau fortement développé le réseau. La ligne 38 va désormais de Grenzach-Wyhlen à Allschwil, la ligne 8 à Weil am Rhein et la ligne 3 à Saint-Louis, ce qui fait du BVB le seul réseau de tramway trinational au monde. D'autres extensions du réseau sont actuellement prévues à Allschwil, à Bachgraben, dans le quartier de Klybeck, à Claragraben et à Petersgraben.

Depuis le début du système de tramway bâlois, de nombreux véhicules sont déjà passés par Bâle, dont le toujours célèbre « Dante Schuggi » ou l'autobus à l'ancienne n° 2. En été 2018 la livraison des derniers Flexitys, du constructeur canadien Bombardier, fait de la flotte des BVB l'une des flottes les plus modernes d'Europe.

A l'avenir, les BVB planifient l'électrification du parc de bus qui suivent de près tous les développements technologiques dont la conduite autonome. Pour le visiteur de passage, les trams et bus sont les meilleurs moyens de transport à travers la ville. En moyenne, une ligne dessert les arrêts toutes les 15 minutes, et le tram reste cependant bien moins cher que les parkings en ville.
Guy GREDER

 

 
 

 

Bâle Les BVB, de trams et d'histoire

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:41:53

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Bâle   Les BVB, de trams et d'histoire
 

 
Depuis la fin de l'année 2017, le tram bâlois traverse également Saint-Louis. Photo L'Alsace
Depuis le début de l'année, les trams, appelés Drämmli par les Bâlois, et les bus des Basler Verkehrs-Betriebe (BVB, qui exploitent les lignes de transports en commun) traversent la ville décorés de drapeaux. Cette allure festive célèbre le 125e anniversaire de la mise en service du premier tramway électrique à Bâle. La première ligne de 1895, logiquement la n° 1, allait de la gare centrale à l'ancienne gare de Badischer Bahnhof, en passant par la Mittlere Brücke.

C'est dans les années 1950 que les trolleybus ont été introduits et, à cette époque, les associations automobiles ont essayé d'interdire les tramways sur les rails. Au début, il était très rare que des femmes puissent travailler pour les BVB. C'est vers la fin des années 1980 qu'elles pouvaient s'asseoir dans le siège conducteur des trams et bus.
Le seul réseau trinational au monde

L'objectif des BVB est resté inchangé depuis : conduire ses hôtes en toute sécurité à leur destination en bus et en tramway. Mais les accidents ne peuvent pas toujours être évités. Au printemps 1947, le plus grave accident jamais survenu dans l'histoire du BVB s'est produit sur la Aeschenplatz. Le tramway de la ligne 4 n'avait pas de compteur de vitesse. Arrivant à toute allure dans la gare centrale, il est entré dans le virage de l'accroche-plat, a déraillé et est entré en collision avec la ligne 5. Six personnes sont mortes et 50 autres ont été blessées, certaines gravement. Un évènement tragique, encore présent dans les esprits.

Bâle et son agglomération sont très bien desservis depuis le début des transports en commun. Cependant, à partie des années 2000, la BVB a de nouveau développé le réseau. La ligne 38 va désormais de Grenzach-Wyhlen à Allschwil, la ligne 8 à Weil am Rhein et la ligne 3 à Saint-Louis, ce qui fait du BVB le seul réseau de tramway trinational au monde. D'autres extensions du réseau sont prévues à Allschwil, à Bachgraben, dans le quartier de Klybeck, à Claragraben et à Petersgraben.

Depuis le début du système de tramway bâlois, de nombreux véhicules sont déjà passés par Bâle, dont le toujours célèbre Dante Schuggi ou l'autobus à l'ancienne n° 2. En été 2018, la livraison des derniers Flexitys, du constructeur canadien Bombardier, fait de la flotte des BVB l'une des plus modernes d'Europe.

À l'avenir, les BVB planifient l'électrification du parc de bus, suivent de près tous les développements technologiques dont la conduite autonome. Pour le visiteur de passage, les trams et bus sont les meilleurs moyens de transport à travers la ville. En moyenne, une ligne dessert les arrêts toutes les 15 minutes et le tram reste cependant bien moins cher que les parkings en ville.
Textes et photos : Guy GREDER

 

 
 

Barrage de Michelbach : des investissements à la baisse

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:02:11

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Barrage de Michelbach : des investissements à la baisse
 

 
Le barrage de Michelbach fournit en eau l'agglomération mulhousienne. Photo DNA /BM
Les pistes financières du Syndicat mixte du barrage de Michelbach (SMBM) ont été présentées le lundi 27 janvier, dans le cadre du débat d'orientation budgétaire (Dob) 2020. Avec, pour cette année électorale, pas de grands projets.

La séance du Dob a d'abord été consacrée aux acquisitions foncières sur le ban communal de Roderen. « Une quarantaine d'hectares de terre ont été achetés par le syndicat en 2019 dans le cadre de la réserve foncière pour la construction du deuxième barrage de Michelbach - baptisé Michelbach II. Leur coût s'élève à 346 340 EUR. Nous serions prêts si la décision politique était prise pour son lancement. Il reste pour 2020 quelques petites parcelles, en attente d'acquisition en raison d'indivisions », a indiqué Michel Bourguet, président du SMBM.
« Le niveau de la nappe reste très bas »

Pour entrer dans le vif du sujet du Dob, René Isselé, vice-président du SMBM, a lancé la discussion sur la consommation d'eau, en augmentation. Celle-ci est passée de 14,486 millions de m³ en 2016 à 16,724 millions de m³ en 2019.

Denis Parmentier, directeur du barrage de Michelbach et chef du service des eaux de Mulhouse, a expliqué : « Notre consommation a augmenté en 2019, surtout avec l'aide que nous avons apportée au Sivu (Syndicat intercommunal à vocation unique) du Bassin potassique et à la Ville de Kingersheim, dont un puits est défectueux. En revanche, 2019 n'a pas été une année si sèche qu'annoncée, malgré le niveau de la nappe qui reste très bas. Des efforts doivent concerner, cette année, l'entretien des réseaux d'eau. » François Jenny, d'Aspach-le-Bas, a constaté que la « consommation en milieu rural est en baisse depuis dix ans, malgré les nouvelles habitations et la construction de piscines. Elle est maintenant stabilisée. »
Un nouveau circuit pédagogique

Le président du SMBM a estimé une consommation sur la base de celle de 2019. « Avec la possibilité de continuer à enrichir, comme l'an dernier, l'approvisionnement en eau du Sivu et de Kingersheim. De plus, nous avons été contactés par le conseil départemental en soutien à l'approvisionnement en eau, actuellement très faible, du lac de Kruth-Wildenstein. Cet ouvrage connaît d'importants travaux de réfection de la digue et le lac est à sec », a noté le président.

Les perspectives pour le SMBM en 2020 vont concerner des investissements comme la création du nouveau circuit pédagogique autour du lac, pour un accès cet été. Pour ce dossier, les études sont en cours. Il est aussi prévu la construction d'un nouveau hangar pour réunir tout le matériel sur un même site et la réfection du local technique. Reste une grande inconnue : la nouvelle compétence eau au niveau de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), qui devrait être officielle en 2021.

L'engagement de Michel Bourguet pour la construction du nouveau barrage a été une constante pendant toute la durée de son mandat. Il propose, dans l'avenir, « une étude conséquente pour voir si on y va ou pas pour ce second barrage, avec un tour de table financier. Je constate que les sensibilités changent ».

Un dernier point a été présenté par Stéphane Lebrun, ingénieur du service des eaux, à propos du remplissage du barrage de Michelbach. « Nous avons enregistré, au 15 janvier, un niveau de remplissage équivalent à celui du mois de mars. Nous avons deux mois d'avance. Mais le niveau de la nappe phréatique reste bas malgré tout. »

Pour finir cette séance, un hommage a été rendu à Françoise Lochon, responsable administrative et financière, qui part à la retraite.
Sabine HARTMANN

 

 
 

Traubach-le-Haut  Voeux Le maire se représente

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:51:38

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Traubach-le-Haut  Voeux
Le maire se représente
Les élections municipales approchant à grands pas, à Traubach-le-Haut, les voeux du maire pour l'année 2020 ont oscillé entre rétrospective des réalisations et investissements de la mandature qui s'achève et projection sur l'avenir.
 

 
L'ensemble du conseil municipal de Traubach-le-Haut ainsi que les élus des diverses instances alsaciennes et sundgauviennes.
Pierre Rinner, le maire de Traubach-le-Haut, a souligné les difficultés grandissantes des élus et notamment des maires pour remplir la mission qui leur est confiée. « Beaucoup d'élus ne souhaitent plus se représenter au mois de mars. »

Par différentes lois, l'État nous impose de grandes réformes financières. De nombreuses dotations, rentrées fiscales et subventions sont supprimées alors que les dépenses et les obligations des communes augmentent. De plus, plusieurs compétences, importantes, ont été retirées aux communes, comme par exemple les services à l'instruction des documents d'urbanisme », explique Pierre Rinner, remerciant très chaleureusement son équipe municipale pour le travail accompli, avant d'annoncer qu'il se représente en tête de liste pour les élections municipales au mois de mars prochain.

Puis, lors de sa prise de parole, Rémy With, vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin a présenté la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA) en annonçant : « la proximité est l'ambition de la CEA, l'Alsace existera avec ses particularités et ses spécificités. Elle sera dotée de compétences en matière d'action transfrontalière, de bilinguisme, d'attractivité, de tourisme, de transport, ou encore dans les domaines de la culture et du patrimoine. Nous allons construire un territoire transfrontalier rhénan, européen, respectueux de notre identité et de notre culture. Une construction qui se fera à l'alsacienne, avec la maîtrise fiscale et budgétaire et des interventions ciblées sur des besoins réels, en veillant à placer l'humain au coeur de toutes les préoccupations ».
C.-M. GENG

 

 
 

 

Orientation  A la Cité du train à Mulhouse Une soirée pour trouver sa voie

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:11:48

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Orientation  A la Cité du train à Mulhouse
Une soirée pour trouver sa voie
La 9e édition de la Nuit de l'orientation a lieu ce vendredi 7 février, de 16 h 30 à 21 h, à la Cité du train à Mulhouse. 200 exposants seront présents pour parler de leur travail de leur métier, et pour présenter des cursus de formation ou des parcours d'orientation.
 

 
La Nuit de l'orientation se déroule, cette année encore, à la Cité du train de Mulhouse.
Près de 2000 visiteurs sont attendus, cette année encore. Afin d'accompagner les collégiens, lycéens, étudiants - souvent accompagnés de leurs parents - mais également les adultes en reconversion professionnelle dans leurs choix de métiers, les chambres de commerce et d'industrie (CCI), qui organisent l'événement, ont fait appel à près de 150 chefs d'entreprise ou salariés qui viendront parlant librement de leur métier, de leur parcours, de leur passion.

À la Cité du train, pas de Quai 9 Ÿ comme chez Harry Potter, mais quatre grandes voies. Sur la voie A, le public trouvera un espace apprentissage, orientation-formations, transfrontalier et mobilité internationale, emploi-formations. Il sera animé par des intervenants tels que le CIO (centre d'information et d'orientation), l'Onisep, Pôle emploi, les missions locales, les centres de formation d'apprentis (CFA) et autres écoles et centres de formation.

Sur la voie B, un espace test multimédia permettra à ceux qui n'ont aucune idée de ce qu'ils souhaitent faire, de passer un test d'affinité professionnelle et de faire émerger des intérêts pour certains métiers. Un espace coaching traitera de l'entretien d'embauche, de la rédaction des CV, de l'image que l'on renvoie lors d'un entretien.
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Enfin, les voies B et C permettront de rencontrer les quelque 150 professionnels qui pourront répondre à toutes les questions de manière et informelle et décontractée.
Y ALLER Nuit de l'orientation, vendredi 7 février, de 16 h 30 à 21 h, à la Cité du train (2 rue Alfred-de-Glehn à Mulhouse). Accès : tram ligne 3 direction Lutterbach, station « Musée »/tram-train direction Thann. Renseignements et inscriptions au 03.69.58.51.10 et sur le site www.orientoscope.fr

Y ALLER Nuit de l'orientation, vendredi 7 février, de 16 h 30 à 21 h, à la Cité du train (2 rue Alfred-de-Glehn à Mulhouse). Accès : tram ligne 3 direction Lutterbach, station « Musée »/tram-train direction Thann. Renseignements et inscriptions au 03.69.58.51.10 et sur le site www.orientoscope.fr

 
 

 

Mulhouse Les inscriptions pour le festival de chant scolaire sont ouvertes

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:03:04

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Mulhouse  Les inscriptions pour le festival de chant scolaire sont ouvertes
 

 
La chorale de l'école La Sirène de l'Ill, de Brunstatt-Didenheim, avait obtenu une mention très bien au festival 2019. Archives L'Alsace /J.-M.S.
La 72e édition du festival de chant scolaire, organisé par la chorale Harmonie de Mulhouse pour l'Association des sociétés chorales d'Alsace (Asca), se déroulera le mercredi 20 mai. Elle s'inscrit dans la lignée des précédentes, en donnant aux participants la possibilité de n'interpréter que des chants libres et en permettant aussi à des chorales de jeunes non scolaires de participer.
Deux nouveautés

Nouveauté : après chaque catégorie de chant, les chorales qui le souhaitent pourront interpréter un chant commun. Autre nouveauté : la création d'une nouvelle catégorie ouverte aux écoles de musique, décidée à la suite de demandes d'enseignants qui se sentaient quelque peu défavorisés par rapport aux chorales des écoles de musique qui ont des chefs de choeur « pro »...

L'Asca continue ainsi à adapter à la réalité du vingt-et-unième siècle une manifestation qui se veut avant tout la fête du chant choral des jeunes, en privilégiant le côté convivial de cette rencontre.

Le festival bénéficie du soutien du recteur de l'académie de Strasbourg, de la directrice académique des services de l'Éducation nationale, de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et de la maire de Mulhouse. Il est également soutenu financièrement par le Crédit mutuel, l'Association des membres de l'ordre des Palmes académiques (Amopa), la Fondation Alliance, la Renaissance française, l'Office mulhousien des arts populaires, la Mutuelle d'assurances de la ville de Mulhouse et par de nombreuses collectivités, personnalités, associations et entreprises de la région. Les organisateurs espèrent aussi que, malgré des temps difficiles, les municipalités pourront continuer à donner un petit coup de pouce pour le transport. La pratique du chant choral est en effet un élément de la socialisation des élèves. De plus, le festival leur permet d'entrer dans un lieu quelque peu prestigieux, le théâtre de la Sinne à Mulhouse, et de monter sur la scène devant des centaines de camarades, de parents et d'amis.

Les invitations ont été adressées aux établissements. Pour permettre une bonne organisation, les talons de participation devront être retournés au comité d'organisation le plus tôt possible et, en tout état de cause, avant le lundi 16 mars, dernier délai.

Le comité d'organisation invite les enseignants et les chefs de choeurs à une réunion d'information le mardi 10 mars à 18 h 30 au siège de la chorale Harmonie, 10 rue du Manège à Mulhouse, avec la participation de Pierre Schmidt, président de la commission de l'Asca, et de Catherine Baguet, inspectrice pédagogique en éducation musicale.

Les enseignants et chefs d'ensembles de jeunes qui n'auraient pas été contactés mais qui souhaitent venir à Mulhouse avec leur chorale le 20 mai peuvent prendre contact avec Sylvie Maurice, courriel : sylmaurice@free.fr ou au 06.99.25.83.27.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

Intercommunalité  Com-com Sundgau Plan Climat : une consultation publique

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:13:01

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Intercommunalité  Com-com Sundgau
Plan Climat : une consultation publique
 

 
Conformément à la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, la com-com Sundgau s'est engagée dans la réalisation d'un Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Le PCAET pour objectifs de lutter contre le changement climatique, améliorer la qualité de l'air et faciliter la transition énergétique. Il s'articule autour de quatre grands axes de travail :

- développer le rôle moteur des collectivités pour l'action climat air énergie sur le territoire (maîtriser la consommation énergétique, développer l'écoresponsabilité dans les services, réduire les déchets et lutter contre le gaspillage etc.) ;

- limiter l'impact climatique, énergétique et environnemental des activités productives du territoire (entreprises, industries, agriculture) en les incitant à mettre en place des démarches d'écoresponsabilité et en développant l'économie circulaire ;

- baser la transition énergétique sur les ressources du territoire (développement des énergies renouvelables, circuits courts, filières et produits locaux, préservation de l'environnement et réduction de la vulnérabilité du territoire face aux effets du changement climatique) ;

- accompagner les habitants dans la transition énergétique (communication, sensibilisation, ateliers, évolution des pratiques de mobilité, rénovation énergétique, etc.).

Le projet de PCAET a été approuvé par le conseil communautaire du 26 septembre 2019. Il a fait l'objet d'une évaluation environnementale et a également été soumis au préfet de région et au président du Conseil régional.

Reste à mener une consultation du public par voie électronique. Celle-ci est ouverte du 7 février au 8 mars 2020. À son terme, le conseil communautaire se prononcera sur l'approbation du PCAET.
Pendant toute la durée de la consultation, les pièces du dossier seront consultables à l'adresse suivante : https://www.cc-sundgau.fr/consultation-electronique-pcaet.htm Une version papier du projet sera également consultable au siège de la communauté de communes Sundgau à Altkirch. Des informations complémentaires peuvent être obtenues par téléphone au 03 89 08 36 20 ainsi que par courriel à l'adresse PCAET@cc-sundgau.fr

Pendant toute la durée de la consultation, les pièces du dossier seront consultables à l'adresse suivante : https://www.cc-sundgau.fr/consultation-electronique-pcaet.htm Une version papier du projet sera également consultable au siège de la communauté de communes Sundgau à Altkirch. Des informations complémentaires peuvent être obtenues par téléphone au 03 89 08 36 20 ainsi que par courriel à l'adresse PCAET@cc-sundgau.fr

 
 

 

Éducation nationale  Académie de Strasbourg Élisabeth Laporte nommée rectrice

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 05:55:05

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Éducation nationale  Académie de Strasbourg
Élisabeth Laporte nommée rectrice
 

 
Élisabeth Laporte.
Elisabeth Laporte a été nommée rectrice de Strasbourg ce mercredi en Conseil des ministres. Elle succède à Sophie Béjean qui va prendre la tête du rectorat de Montpellier et de la région académique Occitanie.

Élisabeth Laporte est actuellement Directrice académique des services de l'Éducation nationale (DASEN) de Haute-Garonne. Agrégée d'allemand, elle a débuté sa carrière comme professeure de français, en Allemagne puis en France. De 2002 à 2009, elle a exercé les fonctions de personnel de direction en zone d'éducation prioritaire. Elle a ensuite dirigé le Greta de la Défense, dans les Hauts-de-Seine, avant de prendre la direction de l'Alsace. Elle y a occupé pendant deux ans, de 2009 à 2011, les fonctions de d'Inspecteur d'académie - directeur des services départementaux de l'Éducation nationale (IA-DSDEN) par intérim.

Elle a ensuite exercé les responsabilités de DSDEN de l'Oise puis du Val-de-Marne avant d'être nommée inspectrice générale puis DASEN de la Dordogne en 2017. Madame Laporte a également travaillé sur l'éducation prioritaire, la lutte contre le décrochage scolaire ou encore la mobilité des personnels de direction. Elle devrait prendre ses fonctions de rectrice de l'académie de Strasbourg dans les tout prochains jours. Sophie Béjean était rectrice de l'académie de Strasbourg depuis mars 2016.

 

 
 

 

Grève des Avocats  Tribunal judiciaire de Mulhouse A Mulhouse« le justiciable va trinquer »

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:03:37

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Grève des Avocats  Tribunal judiciaire de Mulhouse
A Mulhouse« le justiciable va trinquer »
 

 
En grève depuis le 6 janvier dernier, et avec un mouvement prolongé jusqu'à au moins vendredi, les avocats ont totalement bloqué le tribunal judiciaire de Mulhouse. Analyse des conséquences avec son président Philippe Babo.

« Quasiment tous les services sont impactés. Il y a déjà eu des mouvements de grogne de la part des avocats, mais les actions étaient concentrées sur une journée. Là, cela fait quatre semaines pleines qu'ils font une grève dure puisqu'ils n'assurent même pas le contentieux des libertés ou les gardes à vues. Des renvois ont été sollicités dans quasiment tous les cas au pénal, mais cela impacte aussi le familial, les affaires civiles générales, l'instruction, le tribunal pour enfants. Le seul service qui peut continuer à fonctionner, c'est celui de l'application des peines car dans la plupart des cas, les personnes souhaitent que le JAP statue sans avoir besoin de la présence d'un avocat. Au pénal (correctionnelle, collégiales) nous renvoyons déjà à des audiences de fin d'année », explique Philippe Babo qui ne cache pas que les délais de traitement des affaires vont être rallongés pour des raisons « totalement indépendantes de la volonté des magistrats, c'est ce que nous devons aussi expliquer au justiciable. Nous ne doublerons pas les audiences, nous ne créerons pas de nouvelles audiences. On ne peut pas. À Mulhouse, nous fonctionnons déjà à flux tendu en étant au complet. Mais au bout du bout, il ne faut pas se le cacher, c'est le justiciable qui va trinquer. Au pénal la victime devra attendre et le prévenu risque de voir sa détention provisoire prolongée dans les limites de ce que permet le code de procédure pénal. Pareil pour les affaires familiales avec les personnes qui attendent une décision du juge aux affaires familiales sur une prestation compensatoire, un droit de visite ou une pension alimentaire ou le prononcé d'un divorce. C'est une paralysie du fonctionnement de la justice. »
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Pour PSA, des pièces qui rapportent des billets

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:14:07

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Pour PSA, des pièces qui rapportent des billets
 

 
Bruno Garovo propose, avec son équipe du musée de l'Aventure Peugeot-Citroën-DS, de plus en plus de pièces pour les véhicules classiques de PSA. Photo L'Alsace
Le musée de l'Aventure Peugeot-Citroën-DS de Sochaux propose, comme chaque année, une magnifique exposition à Rétromobile, avec notamment une Citroën GS « L'hôtel Les Bains » pour les 50 ans de la berline et la copie de l'autochenille Scarabée d'Or qui refera la Croisière jaune en 2022 ! Le département Pièces de rechange classic est de plus en plus important, preuve de l'intérêt de la marque pour ses « anciennes ».

« On a commencé la refabrication de pièces en 2013 et, actuellement, on propose 18 000 références pour Peugeot et Citroën, avec 5 500 commandes par an. Il y a une volonté forte de la marque et de Xavier Peugeot de développer ce département. Et dans quelques semaines, on va passer d'un local de stockage de 800 à 2 000 m² », se réjouit Bruno Garovo, le directeur du département Pièces de rechange classic. Les pièces vendues sont certifiées « d'origine constructeur » et le chiffre d'affaires est annoncé, « en restant modeste, en hausse de 40 % en 2019 ». Quand on vous dit que la voiture de collection est un bon filon...
SURFER Sur le site du musée :www.laventurepeugeotcitroends.fr

 

 
 

formation  Handicap Thomas, autiste doué mais découragé

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:23:10

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formation  Handicap
Thomas, autiste doué mais découragé
Thomas, un jeune homme atteint du syndrome autistique d'Asperger, effectue un stage en bac professionnel chez le savonnier colmarien Marc Glasser. Ce dernier dénonce le manque de suivi de la part de l'Éducation nationale.
 

 
Depuis huit semaines, Thomas (à droite) effectue un stage chez le savonnier Marc Glasser. Mais faute de rapport de stage, il pourrait bien ne pas décrocher son bac pro.
Trouble envahissant du développement, le syndrome d'Asperger touche le développement neurologique et est d'origine génétique. Il peut affecter la vie sociale, la compréhension et la communication et on n'en guérit pas. Thomas, 21 ans, en bac professionnel « laboratoire contrôle qualité » au lycée du Pflixbourg de Wintzenheim en est atteint.

Depuis huit semaines, le jeune homme effectue un stage permettant de valider son bac pro à la savonnerie Scala tenue par Marc Glasser à Colmar. Mais il pourrait bien voir son diplôme invalidé pour une raison presque toute bête : la non-rédaction d'un rapport de stage.
Les professeurs viennent juste pour l'évaluationde stage

Une situation pas si simple favorisée, selon Marc, par « le manque de suivi » criant des institutions. En effet, l'assistante de vie scolaire (AVS) chargée « d'assurer la réussite de Marc » ne s'est jamais rendue sur les lieux du stage. Et pour cause, elle n'est pas assurée pour cela. Pour Marc, il faudrait au minimum « que Thomas soit suivi un demi-après-midi par semaine. Là, il risque de repartir sans rien après huit semaines de stage ! »

Marc s'interroge aussi sur la façon dont l'AVS pourra suivre l'évolution et la progression de son stagiaire et rédiger son rapport de stage qu'il aurait fallu remplir au jour le jour. Il doit y être fait mention des activités professionnelles, d'une « analyse de segment » et d'activité, d'un bilan pratique et d'un bilan personnel. « Ça fait beaucoup d'éléments » à consigner et Thomas ne peut le faire seul. « Mais aucun professeur ne vient pour cela, ils viennent juste pour l'évaluation de stage. Aujourd'hui, nous sommes dans l'impasse ». Faire venir un professeur pour l'évaluation n'a pas été facile non plus. Au bout de « plusieurs semaines de relances », l'un d'eux a fini par se présenter à la savonnerie. Lors du dernier jour de stage de Thomas.

« Actuellement, on cherche à faire suivre un cursus normal aux enfants porteurs de handicaps, mais une fois qu'ils ont le pied à l'étrier, il n'y a plus rien. Je voudrais alerter l'Éducation nationale sur ce problème (*) », lâche Marc Glasser qui rappelle que « les entreprises rechignent à les prendre, justement à cause de leurs handicaps ». Pire, « si l'élève en bac pro ne trouve pas de stage, il est mis à la porte du lycée ». Pourtant dans une entreprise, « il y a toujours des tâches que l'on peut confier à ces jeunes » et Marc en sait quelque chose puisqu'il collabore aussi avec un IMPro de Colmar, notamment pour réaliser les emballages. « Et là, il y a du suivi ».
Le jeune hommeà la sensibilité décuplée

Pour Thomas, c'est donc la grande inconnue. Le jeune homme à la sensibilité décuplée, qui se dit « maniaco-dépressif depuis cinq ans » et dont le regard sur ses pathologies est d'une grande clairvoyance, connaît des périodes où il ne ressent « plus le plaisir de la vie. La phase maniaque, c'est l'extase. Depuis, c'est l'enfer ». Une bipolarité qui lui a fait « perdre le fil » de sa scolarité.

À présent, le jeune homme qui se passionne pour « l'ontologie, la psychologie, la philosophie et la théologie » aimerait être épaulé davantage « par une présence régulière ». Marc acquiesce. « Il est doué, il enregistre facilement les choses. Mais il manque d'autonomie, il faut quelqu'un derrière lui ». Ne serait-ce que pour lui redonner de la motivation. « Et surtout, ce serait bien qu'il ait son bac ».
Nicolas PINOT (*) Nous n'avons malheureusement pas pu rencontrer l'équipe pédagogique du lycée afin d'entendre son point de vue sur la situation.

(*) Nous n'avons malheureusement pas pu rencontrer l'équipe pédagogique du lycée afin d'entendre son point de vue sur la situation.

 
 

 

ÉDUCATION A L'ENVIRONNEMENT Forêt du Neuland à Colmar Dix ans à observer la nature

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:19:34

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ÉDUCATION A L'ENVIRONNEMENT Forêt du Neuland à Colmar
Dix ans à observer la nature
L'observatoire de la nature de Colmar a ouvert ses portes en février 2010. En dix ans, 92 000 visiteurs, principalement des scolaires, ont été sensibilisés à la nature et à l'environnement. Exemple avec la maternelle Les Nénuphars de Logelbach.
 

 
L'observatoire accueille des scolaires tout au long de l'année ; ici la maternelle des Nénuphars de Logelbach.
En ce mardi matin de météo mi-figue mi-raisin, les enfants de la classe des petits-moyens de la maternelle Les Nénuphars à Logelbach pépient comme des oiseaux au milieu de la forêt du Neuland à Colmar. Ça tombe bien, ils sont là pour découvrir et observer les oiseaux.

Sous la houlette d'Arnaud Roquebernou, animateur à l'observatoire de la nature de Colmar, ils observent des passereaux qui viennent manger des graines sur un poste de nourrissage, puis leur guide les emmène en forêt. Ils y deviennent mésanges et partent en quête de nourriture, des graines de toute sorte, qu'ils recueillent dans un pot. Devenus ensuite martinets, ils doivent chercher les insectes volants dont ils devront se nourrir. Et là, bernique. Pas le moindre insecte à se mettre sous le bec. Va donc trouver des moustiques en hiver... Ce petit exercice tout simple permet aux enfants de comprendre de façon très concrète pourquoi certains oiseaux migrent en hiver et pas d'autres.

Expliquer la nature de façon ludique, tel est le but du CINE (centre d'initiation à la nature et à l'environnement) qu'est la structure nichée au coeur de la forêt du Neuland.

Leçon de choses sur le terrain en compagnie d'Arnaud Roquebernou, animateur nature. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

L'idée est née au moment de la création de la Communauté d'agglomération de Colmar (CAC, aujourd'hui Colmar Agglomération). Dans ses statuts, celle-ci avait en effet prévu la création d'un lieu d'éducation et de sensibilisation à la nature. Celui-ci a été créé en partenariat avec l'Ariena, l'association régionale d'initiation à la nature et à l'environnement en Alsace.

La grande majorité du public qui vient est composée d'enfants, que ce soit des scolaires ou des jeunes dans le cadre des activités loisirs des vacances ou le mercredi. Pour l'école des Nénuphars, il s'agit d'un projet de l'établissement de réaliser un jardin pédagogique. Durant trois ans, les enfants de la maternelle travailleront avec l'observatoire afin de réaliser un potager, des hôtels à insectes, planter des arbustes à petits fruits.

« À terme, nous comptons créer un livre de recettes à partir des légumes du potager à l'adresse des familles », indique Monia Kohler, la directrice.

Présentation d'une mésange par Arnaud Roquebernou, animateur nature. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

L'observatoire de la nature permet de découvrir la faune locale. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

L'observatoire de la nature dans la forêt du Neuland accueille les scolaires de la maternelle au lycée. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Que ce soit la rénovation de l'ancienne auberge du Neuland ou les bâtiments récents, tout été pensé en éco-contruction. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Des locaux lumineux pour accueillir les scolaires. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Comme eux, ils sont quelque 7 600 élèves de la maternelle au lycée à bénéficier chaque année des actions de l'observatoire de la nature depuis sa création en 2010. Le prochain objectif de la structure est de plus s'ouvrir au grand public, ce qui signifie toute une nouvelle organisation. En effet, actuellement l'observatoire est fermé les week-ends.
F. MARISSAL http://www.observatoirenature.fr/public Voir diaporama sur notre site.

http://www.observatoirenature.fr/public

 
 

 

Échos de campagne

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:29:05

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Échos de campagne
 

 
Mertzen (environ 225 habitants) : élu conseiller municipal en mars 2014, Michel Fehr sera candidat aux élections municipales contre le maire sortant, José Wininger. Michel Fehr l'a récemment annoncé via un courrier adressé aux habitants du village au nom d'une liste baptisée « Vivons notre village ». « Cette équipe vous sera présentée prochainement et nous porterons ensemble un projet pour les six prochaines années », écrit le candidat déclaré, qui appelle les habitants à le rejoindre « ou tout simplement à partager vos idées ou vos préoccupations ».

Wolschwiller (environ 470 habitants) : alors que le maire sortant André Linder ne se représente pas, une liste « Vivre et agir ensemble » est en cours de constitution autour de trois conseillers sortants, Gérard Debord, Saliha Linder et Pascal Galland. Des candidats qui entendent « réveiller les consciences pour créer une vraie communauté villageoise de notre petite bourgade ». Une deuxième liste devrait être sur les rangs en mars à Wolschwiller : elle devrait être constituée autour des trois adjoints sortants, Jean-Pierre Ley, Sylvain Gabriel et Mariette Bringia. Le bruit court qu'une troisième liste pourrait même être en préparation dans le village.

 

 
 

Une liste « Ensemble pour Grussenheim »

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:29:57

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Une liste « Ensemble pour Grussenheim »
 

 
À Grussenheim, un groupe de personnes entoure le trio Estelle Brault-Peluzzi, Jean-Philippe Strauel et Audrey Weller-Sutter, qui mèneront une liste aux prochaines élections municipales.

Ils se sont entourés de villageois de tous âges, la moyenne est de 45 ans, un tiers de trentenaires, un tiers de quarantenaires et un tiers de cinquantenaire et plus. Parmi eux, cinq candidats sont des conseillers sortants ou d'anciens conseillers.

Le groupe, qui élabore actuellement son projet, a déjà pu mettre en évidence une de ses principales préoccupations sur laquelle il faudra qu'il travaille : la sécurité sur l'ensemble de la voirie de la commune. S'il obtenait la majorité, il saura trouver en son sein des personnes qui assumeront les responsabilités, tout en étant épaulées par tous les conseillers.

Widensolen « Ensemble pour réussir » avec Josiane Bigel

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:31:29

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Widensolen « Ensemble pour réussir » avec Josiane Bigel
 

 
 
Josiane Bigel a décidé de se représenter aux élections municipales de mars 2020 pour un troisième mandat, où elle mènera l'équipe « Ensemble pour réussir », composée de membres de son équipe actuelle et de nouveaux colistiers, tous animés de la même volonté d'agir pour le bien des administrés.

Après 42 années d'activité à la Direction générale des finances publiques, elle a pris sa retraite au 1er janvier 2019 et depuis, elle se consacre pleinement à son village, auquel elle est profondément attachée, ce qui l'a décidée à se représenter.

Une décision prise après mûre réflexion, afin de pouvoir suivre les deux importants chantiers, en cours de réalisation pour l'un (transformation d'une grange en atelier communal) et à venir au premier semestre 2020 pour l'autre (réhabilitation de la salle polyvalente).

De nombreux jeunes ont accepté de la suivre. Les membres de son équipe viennent d'horizons différents, de personnes vraies ayant compris les difficultés rencontrées par une petite commune. Ils poursuivent le même objectif, celui de réussir pour être au plus près des attentes de leurs concitoyens résidant dans ce village au sein de la forêt, « notre bien précieux que nous protégeons depuis toujours ». Une protection renforcée depuis quelques années avec l'établissement du plan de gestion communale de la forêt.

La création d'un périscolaire n'ayant pas pu aboutir, la municipalité a d'abord mutualisé avec le périscolaire de Wolfgantzen et actuellement avec Biesheim, en prenant en charge les frais de transport. Cette décision a permis la réouverture de la troisième classe de maternelle. Compte tenu des moyens dont disposent les communes, il n'est pas judicieux que chaque commune ait son périscolaire. Lors d'une réunion publique, prévue courant mars, une présentation des colistiers et du programme pour les six années à venir sera faite à la population.

 

 
 

Uffholtz École Le nouvel accueil périscolaire a été inauguré

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:14:51

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Uffholtz École
Le nouvel accueil périscolaire a été inauguré
Dès la fin des vacances de février, l'accueil périscolaire d'Uffholtz, qui accueille près de 90 enfants, emménagera dans un bâtiment flambant neuf à énergie passive. L'inauguration s'est déroulée samedi.
 

 
Tout en rondeur, le bâtiment est également passif.
 
Les quelque 89 enfants inscrits à l'accueil périscolaire d'Uffholtz (sur 160 écoliers) piaffent d'impatience. Depuis des mois, ils ont vu sortir peu à peu de terre le bâtiment flambant neuf qui les accueillera bientôt et ils n'ont qu'une hâte : investir les lieux. Mais il leur faudra faire preuve d'encore un peu de patience, quelques travaux intérieurs étant encore en cours. C'est après les vacances de février que le nouvel accueil périscolaire sera prêt à recevoir enfants et encadrants.

En attendant, il a été solennellement inauguré samedi matin par le maire Jean-Paul Welterlen en présence de nombreuses personnalités : Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet, la sénatrice Catherine Troendlé, le député Raphaël Schellenberger, le conseiller régional Jean-Paul Omeyer... Une cérémonie embellie par la participation des Grognards de Haute Alsace.
« On a commencé avec huit enfants »

C'est en 2004 qu'Uffholtz a ouvert pour la première fois un accueil périscolaire, deux pièces s'étant libérées au presbytère après le départ du curé. La salle de la mairie servait alors pour les repas du midi. « On a commencé avec huit enfants, explique Béatrice Deppen, adjointe au maire en charge des affaires scolaires et du périscolaire. Mais, très vite, le nombre a augmenté car ce nouveau service répondait à un réel besoin des jeunes familles qui s'installaient dans le village. Très vite, nous sommes passés à une trentaine d'enfants. »
Un bâtiment de 721 m2

Prévoyante, la mairie saisit en 2007 l'opportunité d'acheter un terrain près de l'école. En 2014, celle-ci comptant 178 élèves, c'est à la salle Espérance que se fait l'accueil périscolaire, mais cette solution ne peut être pérenne. Les élus décident alors de construire un nouvel accueil périscolaire. Après avoir visité plusieurs communes, jusque dans le Bas-Rhin, pour voir ce qui s'y faisait, et après avoir établi un programme avec l'aide de l'Adauhr, ils lancent en 2017 un concours d'architecte. Ce dernier sera remporté par le cabinet l'Atelier D-form, à Soultzbach-les-Bains. Et les travaux démarrent en 2018.

D'une superficie de 721 m², le nouveau bâtiment est tout en rondeurs, ce qui lui donne un aspect chaleureux, accueillant et très lumineux. À énergie passive, ses coûts de chauffage devraient tourner autour de 600 EUR par an, 1000 EUR en cas de grand froid. Les murs et la toiture, en ossature bois, sont isolés en laine de bois rigide et ouate de cellulose, avec des fenêtres en triple vitrage. Le rez-de-chaussée, qui accueillera le périscolaire, est accessible de plain-pied. Il se compose d'une vaste entrée où des gradins ont été installés pour permettre l'organisation d'animations et de petits spectacles, d'un espace multi-activités de 82 m², d'un espace restauration avec cuisine et petite salle adjacente, d'une salle d'animations, de sanitaires et de bureaux pour l'équipe d'encadrement, soit trois personnes à temps plein plus trois autres le midi, entre 50 et 60 enfants déjeunant au périscolaire.

L'étage abritera les associations du village. Il dispose également d'une entrée de plain-pied, indépendante, par la rue de Thann. Un bel extérieur complétera l'ensemble, avec un jardin pédagogique et une structure de jeux. Coût global des travaux : 1 429 038 EUR HT, subventionnés par la CAF à hauteur de 111 500 EUR, la Région (45 120 EUR) et la Dotation d'équipement des territoires ruraux (221 937 EUR). La commune a fait pour sa part un emprunt de 400 000 EUR.

Tout en rondeur, le bâtiment est également passif. Photo L'Alsace /Isabelle BOLLÈNE

Une salle d'activités très lumineuse. Photo L'Alsace /Isabelle BOLLÈNE

Une entrée tout en rondeurs. Photo L'Alsace /Isabelle BOLLÈNE

La cuisine rutilante est prête à réchauffer les plats livrés par le traiteur Api en liaison chaude. Photo L'Alsace /Isabelle BOLLÈNE

L'inauguration en musique. Photo L'Alsace /André Spetz

Le ruban inaugural était coloré. Photo L'Alsace /André Spetz

Le maire Jean-Paul Welterlen invite Catherine Troendlé, Laurent Touvet, et Patrick Strzoda à signer le livre d'or décliné sous la forme d'un morceau de bois dont est fait la structure du bâtiment. Photo L'Alsace /Isabelle BOLLÈNE

Les officiels en visite dans le bâtiment. Photo L'Alsace /André Spetz

Dans la cuisine, des fruits pour les invités. Photo L'Alsace /André Spetz

 
Ouverture le mercredi et, peut-être, pendant les vacances

Nommé directeur du périscolaire en septembre, Benoît Hager est ravi : « Depuis la rentrée, la commune a décidé d'ouvrir le périscolaire le mercredi de 8 h à 18 h. Cette ouverture a été couronnée par la validation par la CAF et l'Éducation nationale de notre nouveau Projet éducatif de territoire et du Plan mercredi. Notre objectif (l'équipe d'animation et le directeur) est de proposer des projets d'animation en rapport avec les trois thématiques du document pilote à savoir le sport, la nature et la culture. Enfin, les mercredis du périscolaire se font en partenariat avec la communauté éducative locale (Éducation nationale, les parents et les différentes associations de la commune et des alentours) afin de pouvoir proposer des activités ludiques créatives et récréatives de qualité qui répondent aux besoins de renforcement des acquis scolaires, de complémentarité éducative et d'égalité vis-à-vis de tous les publics.

Le nouveau bâtiment va pouvoir également répondre aux demandes des parents, à savoir ouvrir des Accueils de loisirs sans hébergement durant les petites et les grandes vacances. C'est pour cela que des enquêtes seront réalisées au courant du mois de mars et avril, qui nous permettront de réaliser un diagnostic pour savoir s'il y a de la demande ou non. » Autres possibilités ouvertes par ce nouvel accueil périscolaire, une coopération avec les associations qui fréquenteront l'étage du bâtiment, des ateliers intergénérationnels et un travail en réseau avec les autres communes du territoire.

Citant Victor Hugo (« aucune beauté extérieure n'est complète si aucune grâce intérieure ne l'éclaire »), Dany Weber, conseillère municipale déléguée, a conclu : « Nous ferons en sorte que ce bâtiment ne soit pas éclairé que par le soleil ! »
Texte et photos : Isabelle BOLLÈNE SURFER Voir notre interview de l'architecte Thomas Weulersse en vidéo et notre diaporama sur le site www.dna.fr

SURFER Voir notre interview de l'architecte Thomas Weulersse en vidéo et notre diaporama sur le site www.dna.fr

 
 

 

Herrlisheim  Précision PLU : un terrain non inondable

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:21:27

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Herrlisheim  Précision
PLU : un terrain non inondable
 

 
Mathieu Bauer, s'estimant mis en cause dans nos articles sur le plan local urbanisme des mercredi 29 et jeudi 30 janvier tient à apporter les précisions suivantes :

« [Les articles] laissent entendre que j'ai construit dans une zone sensible "risques d'inondations''. [...] Mon père sous l'égide de la DDAF (Direction départementale de l'agriculture et de la forêt, ndlr) et de son ingénieur divisionnaire en charge du Plan de prévention des risques inondation du bassin-versant de la Lauch (PPRI), a entrepris en 2005 d'importants et coûteux travaux de consolidation de la digue. Ces travaux ont permis d'éliminer tout risque de rupture de la digue (côté village), et protègent mes parcelles ainsi qu'un grand nombre d'habitations avoisinantes d'une inondation majeure en cas de crue centennale du cours d'eau.

Le plan de prévention des risques inondations, approuvé en 2006, a classé l'ensemble de mes parcelles en zone constructible et ne souffre d'aucune contrainte. Le zonage du PPRI est consultable en mairie ou sur le site de la commune, tout un chacun peut vérifier mes propos. »

 

 
 

 

Munster La surveillance tient la route

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:51:02

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Munster  La surveillance tient la route
 

 
Rassemblé autour du major Leblanc, commandant d'unité, et du chef d'escadron de Miras, commandant de compagnie, l'effectif de la brigade de Munster. Photo DNA /Ph. M.
Avec un effectif de 15 militaires pour un secteur regroupant 16 600 habitants, la brigade de Munster respecte presque le ratio d'un gendarme par millier d'habitants. L'année dernière, les gendarmes de Munster ont effectué 611 interventions, une vingtaine de plus qu'en 2018. Ils ont recensé 30 cambriolages, 21 avaient été commis l'année précédente. Mais, dans l'ensemble, les atteintes aux biens connaissent un léger recul, passant de 155 à 148.

La brigade a enregistré des plaintes pour cyberarnaques, comme celle d'un internaute délesté de quelque 30 000 euros, tombés dans l'escarcelle d'un escroc de l'Afrique de l'Ouest. Les violences, elles, suivent la tendance nationale, spécialement celles commises dans le milieu familial. Les gendarmes en ont constaté 52 dans la vallée, contre 46 en 2018.
Près de 200 excès de vitesse

En matière de sécurité routière, la vallée a vécu sa troisième année consécutive sans mort sur les routes. Le nombre d'accidents est légèrement supérieur en 2019, montant de 23 à 30. Les gendarmes ont surpris l'année dernière 40 conducteurs avec une alcoolémie beaucoup trop élevée. Dix-neuf ont été dépistés positif au cannabis. Au début de cette année, un automobiliste sans ceinture a été contrôlé avec plus de 2,2 grammes d'alcool dans le sang et s'est présenté alcoolisé le lendemain à la brigade.

La présence des gendarmes au bord des routes s'est aussi traduite par la constatation de 65 refus de priorité, très pratiqués dans les ronds-points notamment. L'interprétation du stop en céder le passage, annulant l'arrêt complet, se révèle aussi très prisée des usagers. Une infraction sanctionnée par une amende de 135 euros et un prélèvement de quatre points. Près de 200 excès de vitesse ont été relevés l'année dernière, beaucoup plus qu'en 2018 (198 contre 133). Et pas seulement sur l'axe principal, la RD 417, mais aussi en agglomération. Plus de quarante permis de conduire ont fait l'objet d'une rétention l'année dernière.
Ph.M.

 

 
 

Préfecture de police : une attaque prévisible ?

Publié dans le panorama le Jeudi 06 février 2020 à 06:39:53

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Préfecture de police : une attaque prévisible ?
 

 
La préfecture de police de Paris. Photo Geoffroy VAN DER HASSELT/AFP
Il y a eu « une accumulation de signes » avant la tuerie à la préfecture de police de Paris, écrit le président de la commission d'enquête parlementaire Éric Ciotti. « Nous avons eu connaissance d'une faillite collective [...] compte tenu du profil de Mickaël Harpon », l'informaticien qui a tué quatre fonctionnaires le 3 octobre avant d'être abattu, a déclaré le député (LR) des Alpes-Maritimes. Il a dénoncé des « signaux faibles en matière de radicalisation » islamiste, qui ont été « émis à plusieurs reprises ».

Eric Ciotti et le rapporteur de la commission, Florent Boudié (LREM), ont dressé un tableau très critique de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), à laquelle Mickaël Harpon appartenait.
« Amateurisme »

À mi-parcours de leurs travaux, ils ont fait part de « la sidération » de l'ensemble des membres de la commission face à une « accumulation de dysfonctionnements majeurs, structurels, fonctionnels et organisationnels », face à « l'amateurisme » régnant dans cette direction sensible. Ils ont mis l'accent sur l'absence de « culture de la vigilance de la vulnérabilité », l'absence de « formation à la détection et la prévention des risques de radicalisation » islamiste.

« Depuis 2012, il y a eu 76 signalements de radicalisation [islamiste] dont 46 depuis le 3 octobre 2019 », date de la tuerie de la PP, selon la commission. La DRPP est « un petit service » avec « 800 agents (tous habilités au secret-défense) sur les 40 000 que compte la PP ». Il y régnait « une culture d'esprit de famille ». « Un peu plus d'une dizaine d'agents étaient au service informatique » où était affecté Mickaël Harpon.

Au regard des auditions menées, MM. Ciotti et Boudié ont assuré que Mickaël Harpon « n'aurait jamais dû rester dans un service aussi sensible, il n'aurait pas dû se trouver là » et « son habilitation aurait dû lui être retirée ».

Le rapport final sera remis au président de l'Assemblée nationale le 7 avril. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a affirmé mardi que les services de police étudiaient « 106 cas » de policiers suspectés de radicalisation islamiste depuis le 3 octobre 2019.