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Odile Uhlrich-Mallet rallie Éric Straumann

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:00:01

© L'alsace, Mercredi le 05 Février 2020
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Odile Uhlrich-Mallet rallie Éric Straumann
 

 
Odile Uhlrich-Mallet. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Le faux suspense n'aura pas duré longtemps. Comme on pouvait s'y attendre, Odile Uhlrich-Mallet a annoncé ce mardi soir son ralliement à Eric Straumann pour « continuer à servir [sa] ville ». Adjointe colmarienne à l'enseignement depuis deux mandats, issue des rangs de l'UDF et passée par le MoDem, l'élue qui a également siégé deux mandats au conseil régional estime que la candidature du député LR de la 1re circonscription « a créé un véritable tsunami dans l'opinion publique colmarienne ».

« Frappée par l'adhésion générale à sa démarche courageuse », elle considère qu'il n'y a « guère de place pour des petites listes car les électeurs vont voter utile dès le premier tour ». Elle se distingue en cela des autres candidats déclarés au centre et au centre droit, Tristan Denéchaud (MoDem, Colmar pour tous) et Stéphanie Villemin (LaRem, Un nouvel horizon), ayant déjà annoncé qu'ils restaient en course.

Après le ralliement de Roland Wagner à Stéphanie Villemin, on relève aussi que ces municipales ont comme un arrière-goût de la campagne de mars 2008. Celle qui reste dans les mémoires comme la plus difficile pour Gilbert Meyer.
Lutte Ouvrière présentera une liste

Comme en 2001 et en 2014, Lutte ouvrière aura une liste à Colmar, pour « faire entendre le camp des travailleurs ». Celle-ci sera conduite par Huseyin Karaduman, 51 ans, moniteur d'atelier, et Keziban Akyuz, 54 ans, auxiliaire de vie, déjà présents sur la liste conduite par Gilles Schaffar en 2014. « Il y a deux camps qui s'opposent dans la société : celui des capitalistes et celui des travailleurs », écrit le parti trotskiste, qui veut prolonger aux municipales les luttes sociales de la crise des gilets jaunes et de la réforme des retraites.

« On sait ce que c'est que la misère et la précarité », commente Huseyin Karaduman, qui travaille au sein de l'association Espoir à Colmar. La future tête de liste indique que l'équipe est déjà complète mais qu'il reste à déterminer les places des colistiers. La liste sera « à l'image du monde du travail », composée uniquement de « travailleurs, chômeurs ou retraités » et « sans notables ». Lutte Ouvrière prévoit de faire campagne « sur les marchés et dans les quartiers populaires, au plus proches des travailleurs, nos semblables ».
Chaque voix compte

Gilbert Meyer a tenu la première d'une série de neuf réunions de quartier, ce lundi au foyer Saint-Paul. On peut s'en étonner, de la part d'un candidat qui, en inaugurant sa permanence le 17 janvier, pensait ne faire « qu'une grande réunion publique en fin de campagne » : « Ça ne sert à rien. Ce sont toujours les mêmes qui viennent, ceux qui sont déjà convaincus », arguait le maire sortant. Le contexte, depuis, a bien changé. Désormais, chaque voix compte.

 

 
 

Élections municipales  Carnet de campagne Odile Uhlrich-Mallet rallie Éric Straumann

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:01:26

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Élections municipales  Carnet de campagne
Odile Uhlrich-Mallet rallie Éric Straumann
 

 
Odile Uhlrich-Mallet.
le faux suspense n'aura pas duré longtemps. Comme on pouvait s'y attendre, Odile Uhlrich-Mallet a annoncé ce mardi soir son ralliement à Eric Straumann pour «continuer à servir [sa] ville». Adjointe colmarienne à l'enseignement depuis deux mandats, issue des rangs de l'UDF et passée par le MoDem, l'élue qui a également siégé deux mandats au conseil régional estime que la candidature du député LR de la 1re  circonscription « a créé un véritable tsunami dans l'opinion publique colmarienne ».

« Frappée par l'adhésion générale à sa démarche courageuse », elle considère qu'il n'y a «guère de place pour des petites listes car les électeurs vont voter utile dès le premier tour ». Elle se distingue en cela des autres candidats déclarés au centre et au centre droit, Tristan Denéchaud (MoDem, Colmar pour tous) et Stéphanie Villemin (LaRem, Un nouvel horizon), ayant déjà annoncé qu'ils restaient en course.

Après le ralliement de Roland Wagner à Stéphanie Villemin, on relève aussi que ces municipales ont comme un arrière-goût de la campagne de mars 2008. Celle qui reste dans les mémoires comme la plus difficile pour Gilbert Meyer.
Lutte ouvrière présentera une liste

Comme en 2001 et en 2014, Lutte ouvrière aura une liste à Colmar, pour « faire entendre le camp des travailleurs ». Celle-ci sera conduite par Huseyin Karaduman, 51 ans, moniteur d'atelier, et Keziban Akyuz, 54 ans, auxiliaire de vie, déjà présents sur la liste conduite par Gilles Schaffar en 2014. « Il y a deux camps qui s'opposent dans la société : celui des capitalistes et celui des travailleurs », écrit le parti trotskiste, qui veut prolonger aux municipales les luttes sociales de la crise des gilets jaunes et de la réforme des retraites.

« On sait ce que c'est que la misère et la précarité », commente Huseyin Karaduman, qui travaille au sein de l'association Espoir à Colmar. La future tête de liste indique que l'équipe est déjà complète mais qu'il reste à déterminer les places des colistiers. La liste sera « à l'image du monde du travail », composée uniquement de « travailleurs, chômeurs ou retraités » et « sans notables ». Lutte ouvrière prévoit de faire campagne « sur les marchés et dans les quartiers populaires, au plus proches des travailleurs, nos semblables ».
Chaque voix compte

Gilbert Meyer a tenu la première d'une série de neuf réunions de quartier, ce lundi au foyer Saint-Paul. On peut s'en étonner, de la part d'un candidat qui, en inaugurant sa permanence le 17 janvier, pensait ne faire « qu'une grande réunion publique en fin de campagne » : « Ça ne sert à rien. Ce sont toujours les mêmes qui viennent, ceux qui sont déjà convaincus », arguait le maire sortant. Le contexte, depuis, a bien changé. Désormais, chaque voix compte.

 

 
 

 

entreprises Liebherr-France SAS La 60 000e pelle pour Rivières de Haute-Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 05:42:02

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entreprises Liebherr-France SAS
La 60 000e pelle pour Rivières de Haute-Alsace
Le syndicat Rivières de Haute-Alsace a acquis la 60 000 e pelle sur chenilles montée par Liebherr-France SAS. Cette nouvelle génération d'engins servira à entretenir et aménager les berges des cours d'eau du département.
 

 
Autour de Martin Schickel, les élus et le personnel de Rivières de Haute-Alsace ont réceptionné la pelle couleur rivière.
La remise officielle du véhicule, le 60 000e depuis l'implantation à Colmar de Liebherr en 1961, a eu lieu hier matin. La R 922, première machine de la génération 8 - 22 tonnes en mouvement - s'ajoute aux sept pelles mécaniques dont dispose déjà le syndicat des rivières. Son parc commençant à vieillir, l'achat d'une nouvelle pelle hydraulique s'avérait nécessaire. Un appel d'offres a été lancé et c'est Liebherr, qui, proposant le meilleur rapport qualité-prix, a remporté le marché. Rivières de Haute-Alsace a été mis en place en 2017 sur l'instigation des élus haut-rhinois. Le conseil départemental en est membre ainsi que les dix syndicats de rivières du Haut-Rhin. Il est présidé par Michel Habig, vice-président du conseil départemental.

Le coût de l'engin s'élève à 207 036 EUR TTC : 184 836 EUR pour la pelle hydraulique sur chenille modèle et 22 200 EUR pour le godet rotatif. Grâce à cet accessoire supplémentaire, la pelle peut tourner à 360 ° tandis que l'angle de basculement atteint les 45 ° dans les deux sens. Ce nouvel équipement permettra d'engager des terrassements de renaturation qui se distinguent par leur complexité. Il présente également des avantages pour le conducteur qui, depuis son poste de commande, peut aisément et sans efforts changer de godet.
« Un savoir-faire françaiset alsacien intact »

Toute l'équipe du syndicat des rivières de Haute-Alsace devant la nouvelle pelle peinte par l'artiste colmarien Jean Linnhoff. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

« Il s'agit de la première machine de cette nouvelle génération », a souligné Martin Schickel, directeur général. Elle témoigne d'un « savoir-faire français et alsacien intact ». De l'avis de Michel Habig, elle effectuera un « excellent travail sur nos lacs et rivières. Avec ses couleurs - un camaïeu de bleus imaginé par l'illustrateur et graffeur Jean Linnhoff -, elle ne pouvait aller ailleurs... » Brigitte Klinkert s'est dit « fière de voir « cette pelle made in Alsace rester définitivement sur notre territoire ». Elle porte d'ailleurs sur ses portières le dessin de la marque A Coeur lancée par l'agence d'attractivité de l'Alsace. « Une des priorités du Département, c'est l'emploi. De voir 1 200 personnes travailler sur ce site (*), c'est important aussi ». Son châssis porte les noms de tous les collaborateurs de l'entreprise et sa tourelle est ornée d'une mappemonde, signe de l'universalité des pelles du constructeur allemand.

Les prénoms de tous les collaborateurs de l'usine sont inscrits sur le châssis. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Sortie des ateliers en mars 2019, elle a été présentée au salon Bauma, à Munich et a entamé une pérégrination européenne qui l'a amenée chez des concessionnaires et agences Liebherr en France - sur les Champs-Elysées -, en Belgique et en Allemagne. Avant de retrouver pour toujours son sol natal.
Michelle FREUDENREICH (*) Liebherr emploie 2 200 personnes sur le bassin d'emploi de Colmar, 3 400 dans toute la France. Découvrez notre diaporama sur notre site internet.

(*) Liebherr emploie 2 200 personnes sur le bassin d'emploi de Colmar, 3 400 dans toute la France.

 
 

 

Meyer et Denéchaud à la question

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:02:27

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Meyer et Denéchaud à la question
 

 
Après Claude Klinger-Zind (candidat à Wintzenheim) et Frédéric Hilbert (candidat à Colmar), deux autres postulants pour la mairie de Colmar ont renvoyé leur questionnaire à ATE. Il s'agit de Gilbert Meyer et Tristan Denéchaud. Sur le lindane, le maire sortant reste fidèle à sa position qu'il a développée dans un courrier adressé aux pétitionnaires demandant l'extraction du polluant. Il souhaite attendre les premières données de la nouvelle campagne d'analyses avant de se prononcer. Tristan Denéchaud prône une dépollution du site sans plus de commentaire.

Les deux élus sont plus prolixes sur les autres sujets environnementaux. Sur la question du maraîchage et des terres agricoles, Tristan Denéchaud souhaite la création « d'une sorte de pépinière d'entreprises pour des gens qui se lancent dans l'exploitation agricole, modèle assez proche des jardins familiaux mais avec de vrais terrains agricoles ».

L'élu de l'opposition veut, par ailleurs, développer les transports non polluants en mettant en place trois lignes de bus à haut niveau de service. Il veut « doubler les pistes cyclables », créer « une plateforme logistique pour les livraisons en ville » et des « parkings relais aux entrées de ville ».

De son côté, Gilbert Meyer veut densifier le trafic de navettes électriques qui va, de facto, entraîner une réorganisation des transports collectifs à Colmar. Il souhaite poursuivre sa politique d'aide à l'acquisition de vélos et veut développer le réseau de pistes cyclables. Le maire réaffirme aussi que le plan local d'urbanisme permet de « préserver » les terres maraîchères.

 

 
 

Emploi  Éducation Apprentissage : Pénicaud agace les régions

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:06:01

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Emploi  Éducation
Apprentissage : Pénicaud agace les régions
Les régions ont peu apprécié que la ministre attribue à sa réforme de l'apprentissage les bons résultats obtenus en 2019.
 

 
Muriel Pénicaud.
L'apprentissage se porte bien en France... et ce n'est pas grâce à la ministre du Travail Muriel Pénicaud. C'est en tout cas ce qu'affirme mardi l'association Régions de France, en réaction à une interview donnée par la ministre lundi au Parisien.
+ 16  %, un record

Muriel Pénicaud s'est ainsi réjouie lundi que « tous les réseaux concernés voient leur nombre d'apprentis exploser » en 2019, avec une hausse de 16  %, la plus forte jamais enregistrée. L'année dernière, 368 000 jeunes ont signé un contrat d'apprentissage, dont 353 000 dans le secteur privé, contre 317 000 en 2018. Après une décennie difficile, les effectifs, du CAP au bac pro, sont en hausse de 8  %. Et 70 000 jeunes ont formulé des voeux d'apprentissage sur Affelnet (plateforme d'orientation en fin de 3e), 40  % de plus en deux ans. Pour la ministre, ce boom est la conséquence de « la suppression des règles qui bridaient le développement de l'apprentissage », grâce à la réforme votée en septembre 2018, qui a confié l'apprentissage aux branches professionnelles. Un bras de fer oppose depuis deux ans le gouvernement et les régions, qui souhaitaient garder leur compétence en matière.

Muriel Pénicaud « ment sur la "forte hausse" des formations de niveau CAP et bac pros grâce à sa réforme », martèle ainsi Régions de France. « La croissance à deux chiffres dont se prévaut à longueur d'interviews Mme Pénicaud, ce sont les régions qui en sont à l'origine ! [...] Les régions ont financé l'apprentissage à hauteur de 9 milliards d'euros sur les cinq dernières années, dont près d'un milliard d'investissement . » « Les subventions régionales ont baissé de 8 % en 2019 », créant des difficultés de trésorerie dans certains CFA, a rétorqué l'intéressée.
Hausse des CFA : grâce à qui ?

La réforme a par ailleurs assoupli l'entrée en Centres de formation des apprentis (CFA), établissements qui peuvent désormais ouvrir sans autorisation des régions et recruter un formateur sans passer par le rectorat. Selon le ministère du Travail, 554 demandes de création de CFA ont ainsi été enregistrées en 2019, dont 200 sont déjà réalisées. Mais pour les régions, ces intentions « se heurteront à la réalité du terrain, avec des fermetures ou des restructurations de très nombreux CFA », notamment en zone rurale.

Enfin, selon Régions de France, le nouveau dispositif « favorise plutôt l'apprentissage dans l'enseignement supérieur dont le financement devient plus attractif ». Si la hausse reste tirée par le supérieur (+30  %), l'apprentissage a pourtant redémarré dans le secondaire.

 

 
 

 

Politique  Gouvernement Congé pour deuil d'un enfant : crise en macronie

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:03:10

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Politique  Gouvernement
Congé pour deuil d'un enfant : crise en macronie
Le rejet d'une proposition de loi, qui visait à porter de cinq à douze jours le congé de deuil parental, est une vraie déflagration pour la majorité. L'exécutif réitère ses « excuses » et assume sa « responsabilité ».
 

 
Des députés LREM « en colère », y compris contre Emmanuel Macron : une première depuis 2017. Une ministre, Muriel Pénicaud, qui avoue prendre « cher », y compris de la part de ses collègues, et un chef de gouvernement qui « assume » sa responsabilité et s'énerve devant sa majorité : la crise autour du congé de deuil d'un enfant continue à semer la zizanie au sein de la macronie. « Une boule de feu », constate Édouard Philippe qui a tenté d'éteindre l'incendie : « Probablement, sûrement, une part de responsabilité vient du gouvernement. Je l'assume ».
Succession de crises

Lors d'une réunion houleuse, le chef du gouvernement a résolument pris la défense de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, au centre des critiques : « Tous ceux qui iront chercher la responsabilité ailleurs, sur Muriel, en interne ou en externe, je leur dis "merde !". Nous n'avons pas su collectivement expliquer notre position, ni nous adapter ».

Car l'épisode a laissé des traces au sein de la majorité, déjà secouée par une succession de crises, des gilets jaunes aux grèves contre la réforme des retraites. Beaucoup souffrent de passer pour de simples « godillots ». Certains ont mis en avant leur honneur bafoué et témoigné des injures reçues sur le terrain, en campagne électorale.

Des élus présents lors du vote litigieux jeudi ont exprimé leur « colère d'avoir été envoyés au front et lâchés » : « L'emballement médiatique a été créé par Emmanuel Macron lui-même, par son intervention samedi dans ce dossier ». Le chef de l'État a demandé de « l'humanité ». « Nous n'avions pas anticipé qu'on ne retiendrait de ce texte que la question des jours de congé », déplore le patron des députés LREM, Gilles Legendre, oubliant que la proposition de loi était le seul objet du texte ! Muriel Pénicaud a promis de rétablir l'extension du congé et d'améliorer les dispositifs. Mais l'affaire a laissé de sérieuses traces dans la majorité.

 

 
 

 

Religion Polémique « Affaire Mila » : la lycéenne s'explique

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:04:30

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Religion Polémique
« Affaire Mila » : la lycéenne s'explique
Insultes contre une religion, menaces de mort et de viol, prise de parole maladroite de la ministre de la Justice, déscolarisation... « L'affaire Mila » résonne et déraisonne. Et la polémique enfle.
 

 
Mila sur le plateau de l'émission « Quotidien », lundi soir.
C'est devenu « l'affaire Mila », du nom de cette lycéenne iséroise de 16 ans, dont les virulentes critiques de l'islam lui ont valu un déferlement de menaces, jusqu'à l'empêcher aujourd'hui d'être scolarisée. Une affaire qui a divisé, ébranlé la classe politique, du ministre de l'Éducation à la garde des Sceaux. Avec, chaque jour, son lot de réactions ou de dérapages.

Mercredi dernier, Nicole Belloubet avait ainsi estimé que la critique d'une religion était « une atteinte à la liberté de conscience ». Le délit de blasphème n'existant plus depuis 1881 en France, la ministre est revenue sur ses propos. « Nous devons refuser qu'au nom d'une pseudo-dénonciation de l'islamophobie, on ne puisse pas dans ce pays critiquer une religion », avait assuré Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.

C'est devenu « l'affaire Mila », au centre des débats, en oubliant même qu'il s'agit d'une mineure.
« Je n'ai jamais voulu viser des êtres humains »

Invitée ce lundi sur TMC, sur le plateau de l'émission « Quotidien », Mila a confié ne « pas regretter » ses propos, revendiquant son « droit au blasphème ». « C'était vraiment ma pensée », a déclaré la jeune fille, avant de lâcher : « Je m'excuse un petit peu pour les personnes que j'ai pu blesser, qui pratiquent leur religion en paix, et je n'ai jamais voulu viser des êtres humains, j'ai voulu blasphémer, j'ai voulu parler d'une religion, dire ce que j'en pensais ». Un peu plus tard, elle a confié regretter d'avoir tenu ses propos « sur les réseaux sociaux », ne mesurant pas « l'ampleur que ça a pu prendre », ainsi que « la vulgarité » des termes employés. Elle a également alerté les internautes sur les « faux comptes » et les « fausses cagnottes », précisant qu'aucune cagnotte n'avait été ouverte à son bénéfice.

Depuis la publication, le 18 janvier, de sa vidéo controversée devenue virale, la lycéenne a dû être déscolarisée. Elle explique qu'aujourd'hui sa vie est « clairement en pause [...] L'Éducation nationale fait le maximum pour m'aider, me trouver un endroit où je serai en sécurité, mais ce n'est pas évident ». Ce que confirme le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer : « Elle est dans une situation très particulière que nous condamnons, donc nous l'aidons avec une certaine discrétion, car l'objectif est de la rescolariser paisiblement pour qu'elle ait une vie normale ».

Le parquet de Vienne (Isère), qui avait ouvert une enquête pour « provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée », l'a classée sans suite. Les enquêteurs poursuivent en revanche leurs investigations pour trouver les auteurs des menaces de mort et de viol exprimées à l'encontre de la jeune Iséroise, qui a porté plainte. Et selon la lycéenne, « la police prend ça très au sérieux ».

Interrogé à l'Assemblée nationale lors des questions d'actualité au gouvernement, le ministre de l'Intérieur a affirmé ce mardi que l'adolescente et sa famille faisaient l'objet « d'une vigilance particulière, pour les protéger, de la part de la police nationale ». L'entourage de Christophe Castaner a toutefois précisé qu'il ne s'agissait pas « d'une protection rapprochée ».
V.W.

 

 
 

 

Aide à la personne : le Réseau Apa, toujours en progression

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:04:38

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Aide à la personne : le Réseau Apa, toujours en progression
 

 
Lors de la cérémonie des voeux du Réseau Apa, le président Denis Thomas (à gauche) a présenté Matthieu Domas, le nouveau directeur, en poste depuis le 1er janvier 2020. Photo L'Alsace /S.H.
« Nous sommes le deuxième employeur privé du Haut-Rhin, avec des représentations locales maillées sur tout le territoire et même au-delà du Grand Est. Notre mission est d'être au plus près des personnes dont nous avons la charge. Nous sommes un réseau d'entraide qui associe quotidiennement salariés et bénévoles. C'est une des forces de notre modèle associatif », a rappelé d'emblée Denis Thomas, le président du Réseau Apa, lors de la cérémonie des voeux qui s'est déroulée à Mulhouse, le jeudi 23 janvier.
Un projet pour les personnes en situation de handicap

Parmi les actualités de cette structure, l'ouverture prévue d'un centre de formation adulte, courant 2020. « Il s'agit de pallier le manque de personnels dans le service à la personne, avec des formations adaptées en fonction de nos différentes structures. Pour travailler dans ces métiers, il faut avoir l'envie de s'y impliquer. Il est utile d'accompagner ceux qui s'y engagent », note le président. Une façon pour le Réseau, concerné comme tout le secteur, de répondre au manque de personnel dans ses structures. Ses responsables souhaitent ainsi modifier la mauvaise image de marque et le manque de considération du personnel qui y est salarié.

Les démarches de valorisation des postes de travail et de formation du personnel seront reconduites pour 2020 au sein du Réseau Apa. Avec comme chantier supplémentaire, cette année, la refonte de la convention collective en interne. « Nous allons également développer une plate-forme régionale de services communs à toutes les structures de notre réseau. L'extension de notre association va continuer avec, au niveau national, la mise en chantier d'une offre d'aide à domicile étendue sur tout le territoire. »

Autre chantier en cours, les horaires de travail des salariés pour une plus grande souplesse, un enjeu de taille pour la stabilisation des effectifs. « Il s'agit de permettre à nos salariés de mieux équilibrer vie professionnelle et vie personnelle. » Autre piste qui fait l'objet d'études, le développement, avec des partenaires, de nouveaux projets à destination des personnes en situation de handicap.

Parmi les différents rapprochements avec des structures au service des personnes dans le Grand Est, à noter la création d'un pôle important en Saône-et-Loire, mais aussi dans des structures « de même valeur » à Reims et à Charleville-Mézières.
« Il s'agit d'offrirles mêmes services »

« Le dernier partenariat en date concerne le rapprochement avec l'association Domicile 90 dans le Territoire de Belfort. Avec ce nouveau maillage, nous continuons à proposer une alternative au secteur marchand. Ainsi les personnes gardent le choix entre les structures associatives très implantées sur nos territoires et celles lucratives gérées par de grands groupes. Au-delà des Vosges, elles sont souvent sous forme de multiples petites associations qu'il est important de soutenir en cas de difficulté. »

Les difficultés de gestion de l'Asame (Association de soins et d'aides Mulhouse et environs) ont poussé celle-ci à devenir membre du Réseau Apa depuis septembre 2019. Par ailleurs, des discussions sont en cours pour un rapprochement avec l'Abrapa qui est leader dans le département du Bas-Rhin. Et le nouveau directeur depuis le 1er janvier, Matthieu Domas (entré comme directeur des services d'aide à l'Apalib en 2009), de compléter : « Notre volonté pour ces associations qui nous rejoignent est qu'elles continuent leur travail sur le terrain. Elles ont une visibilité et leur communication propres. Nous leur apportons notre stratégie de groupe et des services communs en termes de logistique par exemple. À l'heure où le secteur de l'aide à la personne reste sinistré sur le plan économique, cette stratégie de rassemblement fait sens. »
Sabine HARTMANN

 

 
 

La 60 000e pelle pour Rivières de Haute-Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 05:55:52

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La 60 000e pelle pour Rivières de Haute-Alsace
 la 60000e pelle pour Rivières de Haute-Alsace

 
Toute l'équipe du syndicat des rivières de Haute-Alsace devant la nouvelle pelle peinte par l'artiste colmarien Jean Linnhoff. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
La remise officielle du véhicule, le 60 000e depuis l'implantation à Colmar de Liebherr en 1961, a eu lieu hier matin. La R 922, première machine de la génération 8 - 22 tonnes en mouvement - s'ajoute aux sept pelles mécaniques dont dispose déjà le syndicat des rivières. Son parc commençant à vieillir, l'achat d'une nouvelle pelle hydraulique s'avérait nécessaire. Un appel d'offres a été lancé et c'est Liebherr, qui, proposant le meilleur rapport qualité-prix, a remporté le marché. Rivières de Haute-Alsace a été mis en place en 2017 sur l'instigation des élus haut-rhinois. Le conseil départemental en est membre ainsi que les dix syndicats de rivières du Haut-Rhin. Il est présidé par Michel Habig, vice-président du conseil départemental.

Le coût de l'engin s'élève à 207 036 EUR TTC : 184 836 EUR pour la pelle hydraulique sur chenille modèle et 22 200 EUR pour le godet rotatif. Grâce à cet accessoire supplémentaire, la pelle peut tourner à 360 ° tandis que l'angle de basculement atteint les 45 ° dans les deux sens. Ce nouvel équipement permettra d'engager des terrassements de renaturation qui se distinguent par leur complexité. Il présente également des avantages pour le conducteur qui, depuis son poste de commande, peut aisément et sans efforts changer de godet.
« Un savoir-faire françaiset alsacien intact »

Toute l'équipe du syndicat des rivières de Haute-Alsace devant la nouvelle pelle peinte par l'artiste colmarien Jean Linnhoff. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

« Il s'agit de la première machine de cette nouvelle génération », a souligné Martin Schickel, directeur général. Elle témoigne d'un « savoir-faire français et alsacien intact ». De l'avis de Michel Habig, elle effectuera un « excellent travail sur nos lacs et rivières. Avec ses couleurs - un camaïeu de bleus imaginé par l'illustrateur et graffeur Jean Linnhoff -, elle ne pouvait aller ailleurs... » Brigitte Klinkert s'est dit « fière de voir « cette pelle made in Alsace rester définitivement sur notre territoire ». Elle porte d'ailleurs sur ses portières le dessin de la marque A Coeur lancée par l'agence d'attractivité de l'Alsace. « Une des priorités du Département, c'est l'emploi. De voir 1 200 personnes travailler sur ce site (*), c'est important aussi ». Son châssis porte les noms de tous les collaborateurs de l'entreprise et sa tourelle est ornée d'une mappemonde, signe de l'universalité des pelles du constructeur allemand.

Les prénoms de tous les collaborateurs de l'usine sont inscrits sur le châssis. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Sortie des ateliers en mars 2019, elle a été présentée au salon Bauma, à Munich et a entamé une pérégrination européenne qui l'a amenée chez des concessionnaires et agences Liebherr en France - sur les Champs-Elysées -, en Belgique et en Allemagne. Avant de retrouver pour toujours son sol natal.
Michelle FREUDENREICH (*) Liebherr emploie 2 200 personnes sur le bassin d'emploi de Colmar, 3 400 dans toute la France. Découvrez notre diaporama sur notre site internet.

 

 
 

Wittelsheim Une première crémation

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 05:45:13

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Wittelsheim
Une première crémation
 

 
La première crémation de sapins de Noël s'est déroulée aux étangs du Haertlé.
Une petite étincelle déclenchée par Yves Goepfert, maire de la commune et Pierre Vogt, conseiller départemental, a embrasé le bûcher composé des sapins de Noël collectés au préalable devant les maisons. La fascinante lumière du brasier s'élevant dans les ténèbres au lieu-dit les étangs du Haertlé, a fait briller les yeux des petits et des grands.

Cette première crémation initiée par l'association « Vis et Bouge à Wittelsheim » et réalisée en partenariat avec l'Amicale des pêcheurs, a été chaleureuse et conviviale. De la soupe aux lentilles faite maison, du vin chaud, des bretzels, des sandwichs aux merguez et différentes boissons ont calmé les fringales et les petites soifs. Rendez-vous est pris en 2021 !

 

 
 

 

Kirchberg  Voeux du maire « La confiance en notre avenir »

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 05:45:50

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Kirchberg  Voeux du maire
« La confiance en notre avenir »
Maire de Kirchberg, Fabienne Orlandia adressé ses voeuxà la populationet aux forces vivesà la Maison de pays de Wegscheid. Ne pouvant évoquer les affaires municipales, elle a placé la cérémonie sous le signe de l'optimisme.
 

 
Fabienne Orlandi (3e à droite) entourée des personnalités à l'issue de la présentation des voeux.
C'est dans la salle de la Maison de pays de Wegscheid, maison commune des deux villages, que Fabienne Orlandi, maire de Kirchberg, a présenté ses voeux à la population, le vendredi 24 janvier à 19 h.

En son nom, au nom de ses adjoints Michel Boutant et Jean-Denis Hassenboehler et au nom de l'ensemble du conseil municipal, elle a fait part à la centaine de personnes présentes de son plaisir de les accueillir et les a remerciées pour leur présence.

Parmi elles, Denise Buhl, conseillère régionale suppléante, Rémy With, premier vice-président du conseil départemental, Laurent Lerch, maire de Masevaux-Niederbruck et président de la communauté de communes, ainsi que quelques élus, maires et adjoints des communes voisines. Avaient aussi répondu à son invitation le curé doyen Frédéric Flota, les élus honoraires, les représentants de la brigade verte, de l'ONF (Office national des forêts), de la gendarmerie, des associations locales, ainsi que le personnel communal.

Fabienne Orlandi, à l'entame de son discours, a informé l'assistance que, à l'approche des élections municipales de mars, elle ne présenterait pas un rapport d'activité du conseil municipal et n'évoquerait pas les projets qu'il nourrit encore pour le village.
La promessede la lumière

Elle a indiqué que le magazine d'informations Trait d'union, distribué en fin d'année, témoignait de belle manière de la vitalité remarquable et remarquée de la commune, du dynamisme de ses différents acteurs, habitants, élus, associations et personnel communal.

Puisqu'il n'était pas question d'évoquer les affaires municipales, ni de commenter le contexte social ou politique du pays, ou du monde, elle a fait le choix de parler, en guise de clin d'oeil, de la belle saison qu'est l'hiver, et plus précisément de son solstice qui marque à ses yeux un instant chargé de spiritualité et de poésie.

« Il me permet de vous faire part et peut-être de partager ma détermination à toujours opter, dans des moments d'incertitude, pour la confiance en notre avenir, pour l'espoir de l'avènement d'une humanité meilleure et plus éclairée. Le solstice correspond au moment où la durée du jour est la plus courte de l'année, les jours de décembre sont si courts qu'ils ont le crépuscule pour unique couleur. Janvier nous promet chaque nouveau jour un peu plus de lumière, de soleil. Comment ne pas voir dans cette promesse l'invitation à ne jamais désespérer, ni pleurer, mais au contraire à espérer des jours meilleurs et que la lumière finisse toujours par triompher des ténèbres ? »

Après ces paroles d'optimisme, Fabienne Orlandi a souhaité à toutes et à tous, au nom de toute l'équipe municipale, une très belle année 2020, riche en satisfactions et perspectives, marquée du sceau de la santé, de la sérénité, de la prospérité.

Puis, tour à tour, Laurent Lerch, Rémy With et Denise Buhl ont parlé des actions menées par leurs instances respectives.

La cérémonie s'est terminée par le partage du verre de l'amitié.
Adrien BEHRA

 

 
 

 

Hochstatt Les derniers voeux de Michel Willemann

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:01:14

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Hochstatt Les derniers voeux de Michel Willemann
 

 
 
Fidèle à ses habitudes, la commune de Hochstatt a organisé la cérémonie des voeux le dernier vendredi de janvier. Elle s'est donc déroulée ce 31 janvier dans la salle de musique de la commune occupée jusqu'au fond.

Le maire Michel Willemann, fort surpris de cette importante assistance, a salué les représentants du Département, de la Région Grand Est (le président Jean Rottner et la vice-présidente Christèle Willer) ainsi que ses collègues maires et vice-présidents de la communauté de communes Sundgau et du secteur d'Illfurth, puis bien d'autres officiels. Il a aussi souligné la présence des conseillers municipaux, des présidents d'associations locales, des commerçants et des personnes exerçant des professions libérales dans la zone de chalandise.

Il a fait le constat suivant : « 2019 a été une année particulièrement agitée du point de vue météorologique, politique et surtout social. Pourtant, il faudra bien un jour s'adapter à des changements. »

Ses voeux ont traduit l'état d'esprit dans lequel il a toujours placé son action : le progrès, des réponses positives et optimistes pour l'avenir.
De nombreux remerciements

Michel Willemann a d'abord adressé des remerciements à son équipe municipale pour le travail accompli, puis au corps enseignant « pour sa franche collaboration », aux pompiers du Sdis (service départemental d'incendie et de secours) et du CPI (centre de première intervention) de Hochstatt, Froeningen, Zillisheim, aux volontaires de la Risc (réserve intercommunale de sécurité civile), à la gendarmerie et à la brigade verte, à l'ensemble du personnel communal, « toujours au service de la population », aux forces vives de la communauté de communes Sundgau, aux bénévoles des associations locales et spécialement à la société de musique qui fête le 140e anniversaire de sa création.

N'étant pas candidat aux municipales, le maire a proposé, sous forme d'un diaporama, une rétrospective des investissements les plus importants de ces dernières 25 années. Ce fut en somme un bilan fort positif d'un quart de siècle de premier magistrat de la commune.
Rétrospective

« J'ai vécu l'évolution de la société du respect et de la participation à celle de l'indifférence et de l'oubli de l'intérêt général ; une période cependant passionnante, intense avec une transformation radicale des méthodes de gestion et de travail grâce au numérique et à l'intelligence artificielle », a souligné Michel Willemann.

Il a cité les baisses drastiques des dotations de l'État en 2014 (pour Hochstatt, 300 000 EUR en moins), la loi Alur (pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) et celle dite Élan (pour l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique), les regroupements forcés des régions et des communautés de communes dès 2016 et, plus récemment, la loi engagement et proximité aux conséquences budgétaires.

Avant de terminer, il a tenu à remercier officiellement les adjoints et conseillers municipaux délégués « pour leur collaboration sans faille et leur fidélité ». « J'insiste sur ce point, car j'ai horreur des fourberies. »

En conclusion : « Je voudrais vous dire que je suis heureux et fier d'avoir mené à bien cette belle aventure et vous faire part de ma reconnaissance pour la confiance que vous m'avez accordée. C'est vrai, j'ai beaucoup aimé mes fonctions et mes administrés. »

De longs applaudissements nourris ont salué ces propos de Michel Willemann, qui se retire ainsi de la vie publique.
Henri BEINERT

 

 
 

Guebwiller  Collège Mathias-Grunewald Adélaïde Hautval, une femme exceptionnelle

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 05:47:52

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Guebwiller  Collège Mathias-Grunewald
Adélaïde Hautval, une femme exceptionnelle
L'exposition itinérante consacrée à Adélaïde Hautval, première femme alsacienne déclarée « Juste parmi les Nations » le 26 juin 1945 pour son action dans les camps d'Auschwitz et de Ravensbrück, a été présentée, la semaine dernière, aux élèves de 3e du collège Grunewald à Guebwiller.
 

 
Frédéric Hautval répond aux questions des élèves
L'exposition consacrée à Adélaïde Hautval, « Juste parmi les Nations », a été pilotée notamment par Christian Krieger, président du conseil synodal de l'Église protestante réformée d'Alsace Lorraine, en collaboration avec les deux conseils départementaux. Quant aux nombreuses illustrations (l'exposition a des allures de BD), elles sont l'oeuvre de Yannick Lefrançois.

Installée au CDI du collège Mathias-Grunewald à Guebwiller, cette exposition a été introduite par Fabienne Engler, documentaliste, et les enseignants d'histoire et d'éducation civique et morale. Les élèves disposaient d'un questionnaire établi par les auteurs de l'exposition sur le thème « Rester humain », qui sous-titre cette présentation de l'histoire et de la personnalité d'Adélaïde Hautval, fille de pasteur qui a grandi à Guebwiller. Il était aussi question des leçons d'avenir à en tirer.

Les élèves des classes de 3e du vendredi après-midi ont eu la chance de pouvoir dialoguer avec Frédéric Hautval, neveu d'Adelaïde, qui a répondu à des questions plus personnelles à propos de sa tante, qu'il a encore connue.
« Rester humain et aimer la vie plus que tout »

D'autres questions, préparées en classe, portaient notamment sur la raison et le sens qu'elle avait donné à son action auprès des détenus juifs des camps nazis.

Une belle leçon d'humanité, parce que pour Adélaïde Hautval, ses actes étaient « tout simplement » guidés par la conviction qu'il faut, en toutes circonstances, « rester humain et aimer la vie plus que tout ». Alors que des minorités sont encore attaquées aujourd'hui dans le monde, le parcours d'Adélaïde Hautval rappelle qu'une autre voie est possible.
C.Br.

 

 
 

 

Challenge du conseil départemental

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:03:20

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Challenge du conseil départemental
 

 
Les quarts de finale du challenge du conseil départemental se sont déroulés le week-end dernier. Pour le secteur de Guebwiller, des quatre équipes qualifiées seules deux (Jungholtz et Rouffach) restent en lice pour le tour suivant. Les demi-finales auront lieu vendredi 3 avril et la finale dimanche 5 avril.
Zone nord

Sainte-Croix-en-Plaine - Logelheim 2 à 4, 1201 à 1230 ; Obersaasheim - Fessenheim 6 à 0, 1401 à 1 314.
Zone sud

Jungholtz - Merxheim 4 à 2, 1389 à 1378 ; Rouffach - Cernay 4 à 2, 1 307 à 1 304.

Le week-end prochain aura lieu la 13e journée de championnat.

Horbourg-Wihr La commune s'est souvenue

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 05:57:25

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Horbourg-Wihr  La commune s'est souvenue
 

 
 
Les anciens combattants, les représentants des forces armées, de la gendarmerie, des militaires du 152e Régiment d'infanterie de Colmar, les membres du corps local des sapeurs-pompiers,... étaient réunis, samedi matin 1er février au centre de Horbourg-Wihr pour célébrer le 75e anniversaire de la libération.

La cérémonie a été rehaussée par de nombreux morceaux de musique, dont La Sonnerie aux morts, l'hymne américain et La Marseillaise interprétés par l'Argentovaria de Horbourg-Wihr, sous la direction de Philippe Boegler.

À tour de rôle, les élèves de l'école Les Oliviers ont décliné les lettres du mot « libération » : L comme liberté, être libre, etc.

Le lieutenant Trey Tollefson, de l'US Air force, au nom du consul général des États-Unis, est revenu sur les durs combats menés par les soldats américains sur les terres françaises.

Le maire de Horbourg-Wihr, Philippe Rogala, a évoqué « ces années douloureuses », sommant l'assemblée à « ne pas les oublier, à se souvenir de ceux et celles, militaires ou civils, qui ont laissé leur vie pour la liberté, ceux qui, le 6 juin 1944, ont débarqué sur les plages normandes, sacrifiant leur vie pour un pays qu'ils ne connaissaient pas ».

Wihr a été libéré définitivement le 31 janvier 1945 ; les combats continueront sur Horbourg, avec la tragédie du lieu-dit des Quatre vents et de la Grand-rue, qui ont été le théâtre d'actes de bravoure. « Saluons le courage de Germaine Husser, qui sauvera à elle seule près de 40 personnes d'une mort certaine. »

Horbourg sera libéré à l'aube du 1er février, mais le prix à payer sera lourd pour Wihr et Horbourg : 44 habitants ont été tués.

Trois gerbes ont été déposées, pour les anciens combattants, pour les militaires américains par le lieutenant Trey Tollefson de l'US Air force, et pour tous les morts de ce terrible conflit par Eric Straumann, Brigitte Klinkert, René Danesi et Philippe Rogala.

Le lindane, en débat ce vendredi

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:05:37

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Le lindane, en débat ce vendredi
 

 
Le chantier de dépollution de Huningue, l'un des plus grands d'Europe. Photo Novartis
Afin de peser sur les municipales, l'association Tiefenbach Environnement (ATE) a décidé de questionner tous les maires de Colmar Agglomération et les candidats aux municipales sur des problématiques environnementales (lire encadré). Mais ATE ne se limite pas à ce sondage. Elle organise vendredi 7 février une conférence qui portera sur les travaux entrepris par la société suisse Novartis pour dépolluer le site de l'ancienne usine de pesticides Ugine-Kuhlmann, à Huningue.
445 000 m³ de terre excavés en huit ans

Propriétaire de ce terrain industriel de près de 6 hectares, le géant pharmaceutique a décidé d'éliminer toute trace de lindane, un insecticide peu biodégradable, classé depuis 1987 comme substance cancérogène, et n'a pas lésiné pas sur les moyens financiers puisque l'entreprise a déboursé quelque 300 millions de francs suisses pour assainir le sous-sol pollué. Il a fallu tout de même excaver en huit ans 445 000 m³ de terre.
De Huningueà Wintzenheim

Le conférencier, Claude Muller, qui a été en charge du suivi de ce chantier, expliquera les moyens utilisés pour venir à bout de cette pollution. « Nous attendons de cette soirée qu'elle permette aux décideurs publics auxquels nous demandons la dépollution du site de Wintzenheim, d'être enfin convaincus que la technicité d'une telle dépollution ne peut plus faire l'objet de doutes et d'interrogations », souligne Jean-Paul Roth, président d'ATE.

Car évidemment, cette conférence est directement liée à la demande désormais récurrente d'ATE mais aussi d'autres associations environnementales de dépollution du site de Wintzenheim où se trouvent quelque 750 tonnes de résidus de lindane.
Quel coût ?

Depuis novembre, une nouvelle campagne d'analyses a été lancée et les premiers résultats devraient être disponibles prochainement. ATE demande d'ailleurs que les services de l'Etat soient totalement transparents et divulguent ces données. Les dernières, qui datent de 2018, font état d'une forte pollution de la nappe phréatique au droit du dépôt mais aussi dans le lotissement tout proche. Des traces du polluant sont aussi détectées au niveau de l'hôpital Pasteur et même jusqu'à l'hôtel du Département.

Selon nos informations, une étude sur la faisabilité de l'extraction de ce dépôt a été demandée par la préfecture du Haut-Rhin. Quelles seraient les contraintes techniques et le coût d'un tel chantier ? L'extrême volatilité des résidus de lindane et la proximité des habitations rendraient difficiles les travaux d'extraction. Se poserait aussi la question de la destination des déchets.

Quant au coût, un adjoint de Wintzenheim, Denis Arndt, avait, il y a deux semaines, lors d'une conférence de presse de Serge Nicole, avancé le montant de 100 millions d'euros. « Une somme astronomique », estime un proche du dossier qui, cependant, pense que le coût évalué en 2004 (25 millions d'euros) n'est plus d'actualité.
Nicolas ROQUEJEOFFRE Conférence de Claude Muller, vendredi 7 février à 20 h, au Centre-Théodore-Monod, 11 rue Gutenberg à Colmar. Entrée libre, plateau. Inscription à l'adresse mail suivante : tiefenbach.environnement@gmail.com

 

 
 

CCVK Des prêts à taux zéro pour l'habitat privé

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 05:58:59

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CCVK Des prêts à taux zéro pour l'habitat privé
 

 
Le dispositif concerne spécifiquement la vallée de Kaysersberg et l'habitat du secteur privé. Archives L'Alsace /Thierry Gachon
Le partenariat entre la Communauté de communes de la vallée de Kaysersberg (CCVK), le Conseil départemental (CD 68), l'association Territoires et Habitat 68, l'Adil et Procivis Alsace) devrait être officialisé ce mercredi 5 février, en présence de Brigitte Klinkert, présidente du CD 68 et de Jean-Marie Muller, président de la CCVK.

Cette convention concerne particulièrement l'habitat du secteur privé. Elle devrait faciliter la vie aux propriétaires de logement et les accédants à la propriété dans la vallée de Kaysersberg puisqu'ils peuvent, sous certaines conditions, prétendre à une offre de prêts à 0 %. Ces prêts concernent la rénovation et l'acquisition. Ils sont toutefois plafonnés à 10 000 EUR. L'enveloppe dont dispose depuis octobre 2019 la CCVK s'élève à 100 000 euros.

Ce dispositif n'est pas une nouveauté et surtout, il concerne potentiellement les particuliers du Haut-Rhin. Ce programme départemental a été baptisé « Habitat mieux 68 », un dispositif « d'intérêt général » mis en oeuvre en partenariat avec l'Anah, les intercommunalités haut-rhinoises. Ces aides sont maintenues jusqu'en 2023.

Des prêts à taux zéro sont notamment consentis, sous conditions de ressources. Il s'agit de prêts « levier » permettant d'emprunter avec davantage de facilités. Ils s'adressent à tout type de propriétaires, des bailleurs ou des futurs propriétaires. Les logements à vocation touristique sont exclus de ce dispositif d'aides.

 

 
 

vallée de Kaysersberg  Aux propriétaires Des prêts à taux zéro pour l'habitat privé

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 05:42:31

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vallée de Kaysersberg  Aux propriétaires
Des prêts à taux zéro pour l'habitat privé
La communauté de communes de la vallée de Kaysersberg dispose d'une enveloppe de 100 000 euros pour soutenir les propriétaires dans leur projet de rénovation ou pour l'acquisition d'une résidence principale.
 

 
Le dispositif concerne spécifiquement la vallée de Kaysersberg et l'habitat du secteur privé.
Le partenariat entre la Communauté de communes de la vallée de Kaysersberg (CCVK), le conseil départemental (CD 68), l'association Territoires et Habitat 68, l'Adil et Procivis Alsace) devrait être officialisé ce mercredi 5 février, en présence de Brigitte Klinkert, présidente du CD 68 et de Jean-Marie Muller, président de la CCVK.

Cette convention concerne particulièrement l'habitat du secteur privé. Elle devrait faciliter la vie aux propriétaires de logement et les accédants à la propriété dans la vallée de Kaysersberg puisqu'ils peuvent, sous certaines conditions, prétendre à une offre de prêt à 0 %. Ces prêts concernent la rénovation et l'acquisition. Ils sont toutefois plafonnés à 10 000 EUR. L'enveloppe dont dispose depuis octobre 2019 la CCVK s'élève à 100 000 euros.

Ce dispositif n'est pas une nouveauté et surtout, il concerne potentiellement les particuliers du Haut-Rhin. Ce programme départemental a été baptisé « Habitat mieux 68 », un dispositif « d'intérêt général » mis en oeuvre en partenariat avec l'Anah, les intercommunalités haut-rhinoises. Ces aides sont maintenues jusqu'en 2023.

Des prêts à taux zéro sont notamment consentis, sous conditions de ressources. Il s'agit de prêts « levier » permettant d'emprunter avec davantage de facilités. Ils s'adressent à tout type de propriétaires, des bailleurs ou des futurs propriétaires. Les logements à vocation touristique sont exclus de ce dispositif d'aides.

 

 
 

 

Environnement  Agriculture Pesticides : le gouvernement épinglé

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:05:15

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Environnement  Agriculture
Pesticides : le gouvernement épinglé
 

 
Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume.
La Cour des Comptes épingle la politique de réduction des pesticides agricoles, « très en deçà des objectifs » en 2018, malgré un budget considérable consacré à ce dossier par l'État.

« En dépit de ces actions et de la mobilisation de fonds publics pouvant être estimés, pour 2018, à environ 400 millions d'euros (dont 71 millions prélevés sur la redevance pour pollutions diffuses), plusieurs travaux d'évaluation ont dressé un bilan réservé de l'action menée. La Cour constate, pour sa part, que les effets des plans Ecophyto demeurent très en deçà des objectifs fixés », indique-t-elle dans un référé datant de novembre 2019 et rendu public mardi.
Une décennie d'échecs

Depuis le Grenelle de l'environnement fin 2007, qui avait fixé un objectif de réduction de 50  % de l'usage des pesticides de synthèse en 10 ans, les deux plans successifs mis en oeuvre, Ecophyto 1 et 2, ont abouti à des échecs. En avril, le gouvernement a donc tenté pour la troisième fois de désintoxiquer l'agriculture des excès de la chimie, en lançant un plan Ecophyto 2 +.

La Cour recommande de « publier et rendre accessibles au public, chaque année, les données et les analyses rendant compte de la politique menée, des substances actives émises et de leurs effets sur la santé humaine et sur l'environnement, notamment sous forme de cartographies ». « Heureusement qu'on n'a pas attendu la Cour des Comptes pour voir ces préconisations », a ironisé le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, mardi soir, lors d'un débat sur le contrat de solutions, une démarche qui réunit le syndicat majoritaire, la FNSEA, et 42 partenaires pour réduire l'utilisation des produits phytosanitaires de synthèse. « Le problème, ce n'est pas de faire des constats -- les constats, il y a assez de monde pour les faire -- mais ce qu'il faut faire pour avancer », a ajouté le ministre.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a reconnu que les objectifs n'avaient pas été atteints, mais a listé toutes les mesures déjà engagées par le gouvernement pour y remédier, notamment dans la loi Egalim (issue des États généraux de l'alimentation) d'octobre 2018. « Dès 2020, le calendrier de mise à disposition des données de ventes sera accéléré », assure-t-il.

 

 
 

 

Fibres Un réseau ouvert à la concurrence

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:08:41

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Fibres  Un réseau ouvert à la concurrence
 

 
Comme il en va pour le RIP Rosace, le réseau de fibre optique que les deux groupes nationaux de télécommunication Orange et Altice-SFR proposent d'installer dans les communes relevant de la « tranche conditionnelle » sera « neutre ». Ce qui signifie que l'ensemble des opérateurs concurrents y auront accès et pourront y commercialiser des offres d'abonnement à très haut débit, le tout moyennant un coût de location destiné à amortir l'investissement consenti par l'installateur. Cela nécessite toutefois qu'ils s'interconnectent en mettant en place des équipements de transmission dans les noeuds de raccordement optiques. Pour ce faire, un délai de trois mois est légalement prévu entre la fin des travaux d'aménagement de l'infrastructure et le lancement de la phase commerciale à destination des particuliers et des entreprises. Les travaux de raccordement final du logement au réseau, par voie aérienne ou souterraine, restent la prérogative de l'opérateur choisi par le client. « Il faut généralement compter une demi-journée. Mais ils ne lui coûteront rien s'il choisit l'opérateur historique », assure-t-on chez Orange.

 

 
 

Développement et urbanisme  Centre-ville d'Altkirch Comment redynamiser l'activité commerciale ?

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:18:23

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Développement et urbanisme  Centre-ville d'Altkirch
Comment redynamiser l'activité commerciale ?
Alors que les soldes d'hiver se sont terminés hier, retour sur une réunion publique qui a rassemblé il y a quelques semaines une quarantaine de commerçants ainsi que des élus altkirchoisla Halle au blé. Cette table ronde portait sur l'avenir économique et commercial du centre-ville.
 

 
Le marché hebdomadaire du jeudi matin à Altkirch, qui compte 80 étals, offre une diversité de produits appréciée des consommateurs.
Près de trois heures. C'est la durée de la réunion qui s'est déroulée à la Halle au blé, consacrée au développement économique et commercial altkirchois, dans le cadre du projet «Altkirch 2030». Autour de la table : une quarantaine de commerçants, invités à échanger leurs idées et à débattre. Avec qui ? Leurs homologues bien sûr, mais aussi les élus : le maire Nicolas Jander, était entouré de ses adjoints Bertrand Aïta, chargé du développement de l'économie et du commerce, Didier Lemaire, chargé de la sécurité, Philippe Depierre, chargé des travaux et de l'urbanisme, et du conseiller Fabien Itty, délégué au patrimoine, à l'urbanisme et aux projets d'aménagement. Face à eux : Christine Alba, urbaniste spécialisée dans la programmation et la redynamisation commerciales des centres-villes, pour le bureau d'études Commerces et marchés de France. Voilà pour les présentations.
« On a un pouvoir d'achat moyen-fort »

Avant de donner la parole aux commerçants, l'urbaniste a présenté une synthèse du diagnostic, réalisé à l'issue de la première réunion de novembre 2018. Quelques chiffres utiles pour comprendre la situation d'Altkirch. La ville compte 5771 habitants, dont 2558 ménages. Le revenu annuel moyen est de 35 871 EUR. L'indice est de 108, soit 8 points plus élevé que la moyenne nationale.

Mais Altkirch, ville centre, brasse une clientèle très large, qui ne se limite pas à la population altkirchoise. Cette clientèle est estimée à 30 900 habitants, avec un revenu annuel moyen de 42 200 EUR, soit 21 % de plus que la moyenne nationale. « Donc on a un pouvoir d'achat moyen-fort », a relevé Christine Alba. La clientèle majoritaire dans cette zone de chalandise est composée principalement d'ouvriers, de ménages de 3 et 4 personnes, de familles avec enfants majeurs et de couples d'âge moyen.
« On a du choix ! »

La bourgade présente un environnement concurrentiel à proximité du centre avec une large diversité d'enseignes. « On a du choix ! », a encore commenté la professionnelle, citant une majorité d'indépendants, point positif, et une quasi-absence d'enseignes nationales, point négatif. Les quatre supermarchés implantés à Altkirch constituent de vraies « locomotives ». « Ça donne une bonne alternative aux habitants qui ne sont pas obligés de partir très loin pour faire leurs grosses courses, ça sédentarise les dépenses. »
16 % de locaux commerciaux inutilisés

La commune compte 230 locaux en rez-de-rue, avec vitrines, dont 194 commerçants, artisans et prestataires de services en activité. 60 % de cette offre est concentrée dans le centre-bourg. Point négatif : « 16 % des locaux sont soit vides, soit en activité non-commerciale. » Le hic, c'est que ces 16 % de locaux commerciaux inutilisés sont concentrés dans le centre bourg, situés sur des axes passants. « La moyenne nationale est à 11 %. Alors 16 %, ça commence à devenir préoccupant visuellement : la vacance donne une image dégradée. Et les vitrines qui ne sont pas animées ont un impact sur l'attractivité. »
Manque de commerces de bouche

Autre point négatif : la répartition des commerces selon la famille de produits. Au centre bourg, « on a une sur-représentation des commerces de restauration rapide et de services et une sous-représentation des commerces alimentaires traditionnels », a détaillé l'urbaniste. « Les commerces de bouche représentent ainsi 11 % de l'offre commerciale : c'est très peu dans une ville de ce gabarit, on devrait tourner autour de 16 à 20 %. » Ce faible taux est néanmoins compensé par les marchés du jeudi (80 étals) et celui du samedi (12 étals). La sous-représentation des commerces de bouche s'explique par la proximité des supermarchés alentour. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : « On a un taux d'équipement alimentaire très fort de 254 % par rapport à la moyenne nationale. Alors si vous voulez créer une épicerie de proximité en centre-ville, attention, il faudra être très vigilant... », a résumé Christine Alba.
Culture et loisirs : pléthore d'équipements

Autre caractéristique altkirchoise : le fort taux d'équipement en offre culturelle et de loisirs. « +185 % par rapport à la moyenne nationale. Vous faites partie des villes assez remarquables dans ces taux-là : en espace marchand de culture et loisirs, vous avez une offre impressionnante, avec un indice de consommation très élevé de 6 points au-dessus de la moyenne nationale. C'est très pratique en période de Noël ! »

En conclusion, Christine Alba a ciblé quatre enjeux de la redynamisation commerciale : développer et moderniser l'offre, rechercher la mixité des fonctions (entre les commerces et les espaces de rencontre par exemple), travailler sur l'identité et la spécificité du centre-ville pour attirer les jeunes, animer et communiquer sur tous les événements. Les commerçants ont priorisé les actions durant un atelier qui a suivi cet état des lieux (lire ci-dessous).
Anne DUCELLIER

 

 
 

 

Colmar Vigne et climat D'importants changements déjà en cours

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:09:15

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Colmar Vigne et climat
D'importants changements déjà en cours
Directeur de recherche au CNRS, à Rennes 2, Hervé Quénol étudie les conséquences climatiques sur le vin. Il donne une conférence ce jeudi à Colmar.
 

 
Pour Hervé Quénol, « le vigneron sait s'adapter à la variabilité spatiale du climat ».
Hervé Quénol, vous êtes un spécialiste des conséquences climatiques sur le vin et par ailleurs expert scientifique auprès de l'Organisation internationale de la vigne et du vin. Quelles sont les conséquences du changement climatique sur les vignobles ?
« D'une manière générale, on observe une augmentation des températures qui influence la croissance de la vigne et les caractéristiques des vins. C'est flagrant à l échelle de la planète. Dans certaines régions, l'effet est négatif, en particulier dans le Sud de la France et le Sud de l'Europe. On constate une trop forte augmentation des taux de sucre et des niveaux d'alcool. À l'inverse, pour le nord de l'Europe, c'est assez positif car tout ce qui manquait en température pour obtenir une bonne maturité, on commence à l'obtenir. Les régions septentrionales connaissent des conditions plus favorables. »
Y a-t-il des vignobles qui tirent leur épingle du jeu ?

« Dans les vignobles d'Alsace, de Champagne, du Val de Loire, dans le Bordelais, les maturités sont bien meilleures qu'il y a 30 ans. Les points négatifs, ce sont les épisodes de gel dévastateurs pour la végétation dont l'activité s'éveille plus précocement, 15 jours en moyenne, lors des précédents événements. »
Comment les vignerons s'adaptent-ils ?

« C'est notamment la base du projet européen, Life-Adviclim. On se sert de différents scénarios simulant des évolutions climatiques, des températures, pour pouvoir s'adapter en fonction des caractéristiques de nos vignobles. Notre travail consiste à définir le climat actuel du vignoble, en installant des capteurs et un réseau de stations météo, en fonction des facteurs locaux comme les pentes, les types de sol. On recueille ainsi les écarts de températures observés dans les secteurs les plus froids et les plus chauds. Dans certains secteurs à la topographie accidentée, on observe des différences de températures de plusieurs degrés.

Le vigneron s'est déjà adapté à la variabilité spatiale du climat. Il plante des cépages moins sensibles au froid dans les parties les plus froides et inversement. Dans nos études, le vigneron est impliqué en amont, dans le cadre d'ateliers participatifs. L'ambition est d'aller vers une adaptation raisonnée des pratiques, plutôt que vers un changement brutal. »
En Alsace, l'irrigation devient un débat récurrent...

« Cette question est centrale mais elle pose un gros problème, pas uniquement pour la viticulture mondiale. Les seules dérogations qui existent en France se trouvent dans des zones viticoles où, justement, il y a le moins d'eau. Imaginez, à terme, à l'échelle du pays, si les sécheresses se multiplient, que l'irrigation pour la viticulture soit autorisée... C'est une source de conflit. Je travaille beaucoup en Argentine, dans la région de Mendoza. Là-bas, la viticulture n'est pas envisageable sans irrigation. Logiquement, l'eau doit aller prioritairement à la population. Les conflits sont énormes entre tous les secteurs économiques. Sur cette question, il faut être vigilant, car l'eau deviendra un enjeu majeur. Je ne suis pas persuadé que la viticulture représente une priorité s'il fallait envisager des systèmes d'irrigation... »
On assiste à des plantations de vigne dans des zones géographiques improbables, à des altitudes plus élevées. Va-t-on vers une modification de la cartographie des AOP ?

« Il y a la question du climat certes, mais aussi un engouement pour la viticulture. On travaille par exemple sur les nouveaux vignobles en Bretagne. Cela relève pour l'instant de l'exploration. Mais les premiers projets de vignobles commerciaux sont en cours de plantation. Les conditions thermiques de la Bretagne sont celles que l'on observait à Angers il y a 40 ans.

On voit très bien qu'il y a une remontée des limites vers le nord : Danemark, Suède, Angleterre. Il y a un engouement pour la vigne en Patagonie, en Nouvelle-Zélande, etc. Les conditions sont bien meilleures et la qualité des vins est devenue vraiment bonne. Concernant l'altitude, les vignobles d'altitude ont un potentiel dans un futur proche, bien meilleur qu'aujourd'hui. Prenons l'exemple du Nord de l'Argentine, dans la région de Cafayate. Les vignes prospèrent à plus de 2 700 m d'altitude et donnent de très bons vins. En France, si vous remontez les vignobles de quelques centaines de mètres, on peut effectivement trouver des conditions bien meilleures. »
Propos recueillispar Jean-Daniel KIENTZ Conférence sur l'adaptation des terroirs viticoles au changement climatique par Hervé Quénol ce jeudi 6 février à 18 h 30 au Biopôle, bâtiment pôle « Agrosciences », 33, rue de Herrlisheim, à Colmar. Entrée libre.

Conférence sur l'adaptation des terroirs viticoles au changement climatique par Hervé Quénol ce jeudi 6 février à 18 h 30 au Biopôle, bâtiment pôle « Agrosciences », 33, rue de Herrlisheim, à Colmar. Entrée libre.

 
 

 

rue de genève Quartiers ouest Le « local itinérant » de l'association de prévention incendié

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:25:43

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rue de genève Quartiers ouest
Le « local itinérant » de l'association de prévention incendié
Repeint avec des artistes et des enfants des quartiers ouest de Colmar, le camping-car de l'APSC (association de prévention spécialisée de Colmar) a été ravagé par le feu, lundi 3 février au soir rue de Genève.
 

 
Le camping-car était garé à l'arrière du siège de l'association de prévention spécialisée de Colmar.
« C'est un acte incompréhensible, seule une très faible minorité d'individus peut avoir fait ça. Les relations avec les jeunes du quartier Europe sont globalement bonnes, et ce camping-car avait été plutôt bien accueilli. Nous sommes tristes mais déterminés, car cela montre aussi que la présence d'éducateurs est indispensable », résume Frédéric Hilbert, président de l'APSC (association de prévention spécialisée de Colmar).
« On ne baisserapas les bras »

Financée essentiellement par le Département, elle lutte contre la marginalisation des jeunes « de 9 à 21 ans environ » des quartiers ouest, en proposant de les accompagner dans divers projets, qu'ils soient professionnels, associatifs, etc.

Plusieurs jeunes ayant repeint le véhicule avaient graffé leur nom sur ses flancs. DR

Les deux lances à incendie déployées par les pompiers, ce lundi peu avant 22 h 30 à l'arrière du siège de l'association sise 29 avenue de Paris à Colmar, n'ont pas permis de sauver ce véritable « local itinérant » : « D'après des témoins, des individus ont brisé la vitre côté passager et jeté une bouteille d'essence à l'intérieur. Lorsque notre autre local situé quartier Florimont a fermé il y a environ un an, pour rester présents également dans les quartiers Bel Air, Sigolsheim et Schweitzer, les éducateurs ont eu l'idée d'acheter ce vieux camping-car. Ils ont proposé à des graffeurs et à des jeunes de le réaménager et de le repeindre : un succès, les jeunes venaient aux rendez-vous et plusieurs avaient peint leur nom sur le véhicule ».

On l'aura compris, ce n'est pas tant la valeur pécuniaire du camping-car qui « met un coup au moral » des forces vives de l'association : « Il nous permettait d'aller à la rencontre des jeunes en tenant des permanences, on ne l'avait pas acheté très cher, mais il est trop tôt pour dire si on le remplacera. Cela faisait partie d'un projet porté par les éducateurs, on accuse le coup, mais on ne baissera pas les bras, on repartira de l'avant pour les jeunes, avec ou sans camping-car », conclut le président, en précisant que l'association allait par ailleurs porter plainte contre X.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Colmar Le « local itinérant » de l'association de prévention incendié

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:21:30

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Colmar Le « local itinérant » de l'association de prévention incendié
Le « local itinérant » de l’association de prévention incendié

 
Plusieurs jeunes ayant repeint le véhicule avaient graffé leur nom sur ses flancs. DR
« C'est un acte incompréhensible, seule une très faible minorité d'individus peut avoir fait ça. Les relations avec les jeunes du quartier Europe sont globalement bonnes, et ce camping-car avait été plutôt bien accueilli. Nous sommes tristes mais déterminés, car cela montre aussi que la présence d'éducateurs est indispensable », résume Frédéric Hilbert, président de l'APSC (association de prévention spécialisée de Colmar). Financée essentiellement par le Département, elle lutte contre la marginalisation des jeunes « de 9 à 21 ans environ » des quartiers ouest, en proposant de les accompagner dans divers projets, qu'ils soient professionnels, associatifs, etc.

Plusieurs jeunes ayant repeint le véhicule avaient graffé leur nom sur ses flancs. DR
« On ne baissera pas les bras »

Les deux lances à incendie déployées par les pompiers, ce lundi peu avant 22 h 30 à l'arrière du siège de l'association sise 29 avenue de Paris à Colmar, n'ont pas permis de sauver ce véritable « local itinérant » : « D'après des témoins, des individus ont brisé la vitre côté passager et jeté une bouteille d'essence à l'intérieur. Lorsque notre autre local situé quartier Florimont a fermé il y a environ un an, pour rester présents également dans les quartiers Bel Air, Sigolsheim et Schweitzer, les éducateurs ont eu l'idée d'acheter ce vieux camping-car. Ils ont proposé à des graffeurs et à des jeunes de le réaménager et de le repeindre : un succès, les jeunes venaient aux rendez-vous et plusieurs avaient peint leur nom sur le véhicule ».

On l'aura compris, ce n'est pas tant la valeur pécuniaire du camping-car qui « met un coup au moral » des forces vives de l'association : « Il nous permettait d'aller à la rencontre des jeunes en tenant des permanences, on ne l'avait pas acheté très cher, mais il est trop tôt pour dire si on le remplacera. Cela faisait partie d'un projet porté par les éducateurs, on accuse le coup, mais on ne baissera pas les bras, on repartira de l'avant pour les jeunes, avec ou sans camping-car », conclut le président, en précisant que l'association allait par ailleurs porter plainte contre X.
Jean-Frédéric SURDEY

environnement  Centre Théodore-Monod à Colmar Le lindane, en débat ce vendredi

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:23:21

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environnement  Centre Théodore-Monod à Colmar
Le lindane, en débat ce vendredi
L'association Tiefenbach Environnement accueille vendredi 7 février, Claude Muller, qui a suivi, pour la société Novartis, le monumental chantier de dépollution du lindane à Huningue.
 

 
Le chantier de dépollution de Huningue, l'un des plus grands d'Europe.
Afin de peser sur les municipales, l'association Tiefenbach Environnement (ATE) a décidé de questionner tous les maires de Colmar Agglomération et les candidats aux municipales sur des problématiques environnementales (lire encadré). Mais ATE ne se limite pas à ce sondage. Elle organise vendredi 7 février une conférence qui portera sur les travaux entrepris par la société suisse Novartis pour dépolluer le site de l'ancienne usine de pesticides Ugine-Kuhlmann, à Huningue.
445 000 m³ de terre excavés en huit ans

Propriétaire de ce terrain industriel de près de 6 hectares, le géant pharmaceutique a décidé d'éliminer toute trace de lindane, un insecticide peu biodégradable, classé depuis 1987 comme substance cancérogène, et n'a pas lésiné pas sur les moyens financiers puisque l'entreprise a déboursé quelque 300 millions de francs suisses pour assainir le sous-sol pollué. Il a fallu tout de même excaver en huit ans 445 000 m³ de terre.
De Huningueà Wintzenheim

Le conférencier, Claude Muller, qui a été en charge du suivi de ce chantier, expliquera les moyens utilisés pour venir à bout de cette pollution. « Nous attendons de cette soirée qu'elle permette aux décideurs publics auxquels nous demandons la dépollution du site de Wintzenheim, d'être enfin convaincus que la technicité d'une telle dépollution ne peut plus faire l'objet de doutes et d'interrogations », souligne Jean-Paul Roth, président d'ATE.

Car évidemment, cette conférence est directement liée à la demande désormais récurrente d'ATE mais aussi d'autres associations environnementales de dépollution du site de Wintzenheim où se trouvent quelque 750 tonnes de résidus de lindane.
Quel coût ?

Depuis novembre, une nouvelle campagne d'analyses a été lancée et les premiers résultats devraient être disponibles prochainement. ATE demande d'ailleurs que les services de l'Etat soient totalement transparents et divulguent ces données. Les dernières, qui datent de 2018, font état d'une forte pollution de la nappe phréatique au droit du dépôt mais aussi dans le lotissement tout proche. Des traces du polluant sont aussi détectées au niveau de l'hôpital Pasteur et même jusqu'à l'hôtel du Département.

Selon nos informations, une étude sur la faisabilité de l'extraction de ce dépôt a été demandée par la préfecture du Haut-Rhin. Quelles seraient les contraintes techniques et le coût d'un tel chantier ? L'extrême volatilité des résidus de lindane et la proximité des habitations rendraient difficiles les travaux d'extraction. Se poserait aussi la question de la destination des déchets.

Quant au coût, un adjoint de Wintzenheim, Denis Arndt, avait, il y a deux semaines, lors d'une conférence de presse de Serge Nicole, avancé le montant de 100 millions d'euros. « Une somme astronomique », estime un proche du dossier qui, cependant, pense que le coût évalué en 2004 (25 millions d'euros) n'est plus d'actualité.
Nicolas ROQUEJEOFFRE Conférence de Claude Muller, vendredi 7 février à 20 h, au Centre-Théodore-Monod, 11 rue Gutenberg à Colmar. Entrée libre, plateau. Inscription à l'adresse mail suivante : tiefenbach.environnement@gmail.com

Conférence de Claude Muller, vendredi 7 février à 20 h, au Centre-Théodore-Monod, 11 rue Gutenberg à Colmar. Entrée libre, plateau. Inscription à l'adresse mail suivante : tiefenbach.environnement@gmail.com

 
 

 

Meyer et Denéchaud à la question

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:23:53

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Meyer et Denéchaud à la question
 

 
Après Claude Klinger-Zind (candidat à Wintzenheim) et Frédéric Hilbert (candidat à Colmar), deux autres postulants pour la mairie de Colmar ont renvoyé leur questionnaire à ATE. Il s'agit de Gilbert Meyer et Tristan Denéchaud. Sur le lindane, le maire sortant reste fidèle à sa position qu'il a développée dans un courrier adressé aux pétitionnaires demandant l'extraction du polluant. Il souhaite attendre les premières données de la nouvelle campagne d'analyses avant de se prononcer. Tristan Denéchaud prône une dépollution du site sans plus de commentaire.

Les deux élus sont plus prolixes sur les autres sujets environnementaux. Sur la question du maraîchage et des terres agricoles, Tristan Denéchaud souhaite la création « d'une sorte de pépinière d'entreprises pour des gens qui se lancent dans l'exploitation agricole, modèle assez proche des jardins familiaux mais avec de vrais terrains agricoles ».

L'élu de l'opposition veut, par ailleurs, développer les transports non polluants en mettant en place trois lignes de bus à haut niveau de service. Il veut « doubler les pistes cyclables », créer « une plateforme logistique pour les livraisons en ville » et des « parkings relais aux entrées de ville ».

De son côté, Gilbert Meyer veut densifier le trafic de navettes électriques qui va, de facto, entraîner une réorganisation des transports collectifs à Colmar. Il souhaite poursuivre sa politique d'aide à l'acquisition de vélos et veut développer le réseau de pistes cyclables. Le maire réaffirme aussi que le plan local d'urbanisme permet de « préserver » les terres maraîchères.

 

 
 

 

Colmar  Présélection en vue du concours général agricole de Paris Les vins du hall au salon

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:08:15

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Colmar  Présélection en vue du concours général agricole de Paris
Les vins du hall au salon
Le hall 5 du parc des expositions de Colmar accueillait mardi matin un collège de 140 dégustateurs afin de présélectionner les vins d'Alsace qui seront présentés au concours général agricole, à l'occasion du salon international de l'agriculture de Paris.
 

 
Les jurés prêts à déguster.
Cette édition était placée sous le signe d'un anniversaire, avec les 150 ans du concours. Réservé au départ aux bestiaux, il intègre vingt ans plus tard les produits du terroir, dont ceux issus de la viticulture. Cette année, 679 échantillons, présentés par 26 producteurs, principalement des grandes maisons d'Alsace, étaient en compétition.

Par manque de candidats, le klevener n'était pas représenté. Mais on note le retour du pinot noir en rendement rouge, qui avait déserté le concours ces dernières années.

Le vin le plus représenté est le riesling, suivi par le crémant et le gewurztraminer. Il faut un minimum de sept points sur dix pour aller à Paris. Entre 50 et 60  % des cols en moyenne sont sélectionnés.

« Parmi les candidats en lice, je tenais à souligner cette année le retour de quelques producteurs indépendants », fait remarquer Frédéric Roy, coordinateur du concours général agricole en Alsace. « Pour la première fois cette année, afin de pérenniser l'événement, nous avons intégré parmi les jurés 45 jeunes du lycée agricole de Rouffach, dans le but de former une nouvelle génération de dégustateurs qui pourront échanger et bénéficier de l'expérience des dégustateurs professionnels. »

 

 
 

 

Association Élections municipales Anticor 68 interpelle les candidats et invite au débat

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:20:37

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Association Élections municipales
Anticor 68 interpelle les candidats et invite au débat
« Rétablir la confiance entre le citoyen et le candidat politique » : avec ses 30 propositions aux candidats aux élections municipales, Anticor 68 formule un voeu pieux. Pour en débattre, l'association anticorruption prévoit une soirée, ouverte à tous, le 26 février à Mulhouse.
 

 
Au travers de ses 30 propositions, l'association Anticor 68 aspire à « rétablir la confiance entre le citoyen et le candidat politique ».
Lors des précédentes élections municipales en 2014, Anticor, association française qui lutte contre la corruption et défend l'éthique en politique depuis 2002, avait proposé aux candidats aux élections municipales de signer une charte. Flop (quasi) total. « En Alsace, une seule commune l'a signée. C'était Schiltigheim et elle ne l'a pas respectée », avancent les référents du groupe haut-rhinois d'Anticor, Graziella Stefana et Olivier Boule.
« S'ils prennent trois ou quatre de ces propositions, ce sera déjà un grand pas en avant »

Six ans plus tard, Anticor a mis au point 30 propositions « pour des communes plus éthiques » et invite chaque candidat aux élections municipales à les intégrer dans leur programme. « Ces propositions sont nationales, nous avons décidé de les décliner localement », rappelle Graziella Stefana, en précisant qu'Anticor est une association transpartisane « qui ne soutient aucun candidat ».

Anticor 68 a, par conséquent, prévu d'organiser une soirée-débat le 26 février à Mulhouse, ouverte à tous, y compris aux candidats haut-rhinois.

Celle-ci devait se dérouler en présence du président d'Anticor, Jean-Christophe Picard, mais Graziella Stefana a appris, dans la soirée du lundi 3 février, que celui-ci avait démissionné et se présentait sur une liste aux élections municipales... Ce qui ne doit pas venir chambouler le déroulement de la soirée.

« Nous voulons débattre de la corruption qui existe dans de nombreuses municipalités et rétablir la confiance entre le citoyen et le candidat politique. Les citoyens doivent faire confiance aux politiques. Mais pour cela, il faut que les hommes et les femmes politiques se comportent correctement », estime la trésorière de l'association anticorruption. « L'avantage, avec ces propositions, c'est que les futurs élus ne sont pas obligés de toutes les prendre. S'ils en prennent trois ou quatre, ce sera déjà un grand pas en avant », veut croire Olivier Boule.
 

Sur ces 30 propositions, consultables sur le site internet d'Anticor, certaines leur paraissent primordiales. À commencer par la formation des élus et des conseillers municipaux. « Lorsque l'on se présente sur une liste et que cette liste est élue, cela me paraît évident de dire aux personnes concernées : ''Vous avez pris un mandat, voilà de quelle manière vous allez devoir travailler et agir'' », poursuit Graziella Stefana. Elle force même délibérément le trait en soulevant la question pécuniaire. « Chaque commune a son propre budget. Un maire pourrait très bien décréter qu'au lieu de mettre des chrysanthèmes partout, il dispose de cet argent pour former ses conseillers ! »
Transparence politique, référent éthique, participation des citoyens...

Olivier Boule évoque par ailleurs la nécessité d'une transparence politique et l'importance d'avoir un maire « qui n'exerce ni mandat départemental, régional ou national », étant entendu qu'il n'effectuera « pas plus de deux mandats consécutifs ».

Deux autres points leur paraissent capitaux : le fait de nommer un référent éthique - qui devrait être obligatoire dans les communes de plus de 10 000 habitants - et, sans surprise, la participation des citoyens aux décisions locales.

Pas sûr que les candidats aux municipales se bousculent lors de cette soirée proposée par Anticor le 26 février, mais, ne serait-ce qu'avec les citoyens, les débats s'annoncent prometteurs.
Pierre GUSZ Y ALLER Soirée-débat à l'Union des corporations artisanales (à la Maison du bâtiment), 12, allée Nathan-Katz à Mulhouse, le mercredi 26 février à partir de 19 h 30. Entrée libre. Inscriptions en écrivant à l'adresse gl68@gl-anticor.org SURFER Plus d'infos sur www.anticor.org et sur la page Facebook « Anticor GL 68 Haut-Rhin ».

Y ALLER Soirée-débat à l'Union des corporations artisanales (à la Maison du bâtiment), 12, allée Nathan-Katz à Mulhouse, le mercredi 26 février à partir de 19 h 30. Entrée libre. Inscriptions en écrivant à l'adresse gl68@gl-anticor.org SURFER Plus d'infos sur www.anticor.org et sur la page Facebook « Anticor GL 68 Haut-Rhin ».

 
 

 

défense Les 5 et 6 février L'assemblée franco-allemande réunie à Strasbourg

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:10:04

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défense Les 5 et 6 février
L'assemblée franco-allemande réunie à Strasbourg
 

 
La 3e assemblée parlementaire franco-allemande consacrée à la Défense se tiendra les 5 et 6 février, au Parlement européen à Strasbourg, sous la présidence de Richard Ferrand (LaREM) et Wolfgang Schäuble (CDU), respectivement président de l'Assemblée nationale et président du Bundestag. Elle sera consacrée à des questions à Florence Parly, ministre française des Armées, et à Annegret Kramp-Karrenbauer, ministre allemande de la Défense.

Composée de cinquante membres de l'Assemblée nationale et de cinquante membres du Bundestag, l'Assemblée parlementaire franco-allemande se réunit au moins deux fois par an. Ses compétences sont de veiller à l'application des traités de l'Élysée et d'Aix-la-Chapelle, de suivre les activités des Conseils des ministres franco-allemands et du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité, ainsi que les affaires internationales et européennes présentant un intérêt commun et de formuler des propositions sur toutes les questions intéressant les relations franco-allemandes.

 

 
 

 

L'assemblée franco-allemande réunie à Strasbourg

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:10:25

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L'assemblée franco-allemande réunie à Strasbourg
 

 
La 3e assemblée parlementaire franco-allemande consacrée à la Défense se tiendra les 5 et 6 février, au Parlement européen à Strasbourg, sous la présidence de Richard Ferrand (LaRem) et Wolfgang Schäuble (CDU), respectivement président de l'Assemblée nationale et président du Bundestag. Elle sera consacrée à des questions à Florence Parly, ministre française des Armées, et à Annegret Kramp-Karrenbauer, ministre allemande de la Défense.

Composée de cinquante membres de l'Assemblée nationale et de cinquante membres du Bundestag, l'Assemblée parlementaire franco-allemande se réunit au moins deux fois par an. Ses compétences sont de veiller à l'application des traités de l'Élysée et d'Aix-la-Chapelle, de suivre les activités des Conseils des ministres franco-allemands et du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité, ainsi que les affaires internationales et européennes présentant un intérêt commun et de formuler des propositions sur toutes les questions intéressant les relations franco-allemandes.

 

 
 

Assemblée nationale Sylvain Waserman, député de Strasbourg (MoDem) 25 propositions pour « un lobbying plus transparent »

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:10:47

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Assemblée nationale Sylvain Waserman, député de Strasbourg (MoDem)
25 propositions pour « un lobbying plus transparent »
Le vice-président de l'Assemblée nationale fait 25 propositions « pour un lobbying plus responsable et transparent ». Refusant les recettes radicales, Sylvain Waserman table sur « l'intelligence collective » et « une absence totale de conflits d'intérêts ».
 

 
Les représentants d'intérêts (lobbyistes) ont l'obligation de s'inscrire auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.
Un oeil sur le lobbying. En tant que vice-président de l'Assemblée nationale, Sylvain Waserman est chargé des représentants d'intérêts et des groupes d'études. Autrement dit, tout ce qui touche de près ou de loin à l'influence.

C'est dans ce cadre, et parce que le sujet relève pour lui d'un impératif démocratique, que le député MoDem de Strasbourg-Illkirch vient de présenter « 25 propositions pour un lobbying plus responsable et transparent ».

Elles traduisent toutes l'« équilibre » recherché par le centriste qui juge « illusoire » de vouloir « construire un mur de Berlin autour de chaque parlementaire ». D'où son leitmotiv, « clarifier l'influence ». « Dans un contexte de défiance à l'égard des lobbies et des politiques, il y a une exigence citoyenne pour davantage de transparence », explique l'élu. « Porter un amendement travaillé avec ou par un lobby, qu'il soit associatif ou économique, ne me pose pas de problème sur le fond à partir du moment où tout cela est transparent et sans conflit d'intérêts. »
Sourcer les amendements

Voilà pour la philosophie générale. Ses propositions concernent autant les pratiques politiques que celles des lobbies, autour de quatre impératifs : « Une plus grande transparence, une absence totale de conflits d'intérêts, le jugement libre et non faussé du député, et une gouvernance adaptée. »

Il propose ainsi de rendre obligatoire la transparence des agendas et le sourcing des amendements pour les rapporteurs d'un texte, tout en laissant la liberté aux autres députés d'adopter ces pratiques ou pas. Il suggère aussi de « durcir les sanctions » en ligne avec le nouveau règlement de l'Assemblée nationale et que les experts auditionnés fassent des déclarations d'intérêt orales.
Mesurer la « valeur ajoutée du Parlement »

Sylvain Waserman défend par ailleurs le renforcement des pouvoirs de sanction de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, la garantie de la protection des données personnelles des députés, et la prise en compte des évolutions du règlement de l'Assemblée nationale en matière de sanctions applicables aux lobbies.

Plus globalement, le député alsacien souhaite mettre en évidence, grâce à un nouvel outil d'analyse, la « valeur ajoutée parlementaire entre un texte qui rentre à l'Assemblée nationale et qui en sort ». « Mesurer cette valeur ajoutée permettrait de vérifier la place des lobbies au sein du Parlement et de repositionner l'apport du Parlement dans la Ve République », précise le vice-président de l'Assemblée, premier lobbyiste d'une République parlementaire.
Franck BUCHY

 

 
 

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR  Ils étaient 80 884 en 2017-2018 L'Alsace attire toujours plus d'étudiants

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:11:27

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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR  Ils étaient 80 884 en 2017-2018
L'Alsace attire toujours plus d'étudiants
La population étudiante alsacienne ne cesse de croître. Selon le dernier « atlas régional », la progression est même supérieure à l'échelle française en cinq ans.
 

 
Les étudiants alsaciens se partagent entre 25 sites. Cependant, Strasbourg accueille plus des trois quarts des effectifs.
L'Alsace, terre idéale pour étudier ? La région comptait 80 884 étudiants inscrits dans ses établissements d'enseignement supérieur au cours de l'année 2017-2018. Une progression des effectifs de 15,7  % en cinq ans, révèle le dernier « atlas régional », un document réalisé par le ministère de l'Enseignement supérieur. Un accroissement beaucoup plus fort qu'à l'échelle nationale (+12,6 %). De quoi renforcer un peu plus le « poids » de la région au regard du nombre total d'étudiants en France.

« La principale explication est démographique : le baby-boom des années 2000-2001 se répercute aujourd'hui avec une augmentation de la population étudiante française », analyse Philippe Cordazzo, démographe à l'Université de Strasbourg et spécialiste des vies étudiantes. Sans compter l'allongement de la durée des études qui contribue, mécaniquement, à cette croissance.
80 % des étudiants à Strasbourg

À cela s'ajoute une attractivité particulière pour les formations proposées par les établissements alsaciens. « La région attire les étudiants étrangers, ce qui joue sur l'effectif global », note Philippe Cordazzo. « Ils apprécient son implantation géographique et la notoriété de ses diplômes. Il faut rappeler que de nombreux prix Nobel sont issus des universités alsaciennes, par ailleurs très cotées dans les classements internationaux. »

Les étudiants alsaciens se partagent entre 25 sites. Mais le gros des effectifs est concentré dans les principaux centres urbains. À elle seule, l'agglomération de Strasbourg accueille plus des trois quarts des effectifs, avec 64 816 étudiants. En cinq ans, elle a gagné près de 10 000 nouveaux étudiants (+15,8 %).

Mulhouse et Colmar ne sont pas en reste. Les deux agglomérations ont même connu de fortes progressions ces dernières années. À l'instar du chef-lieu du Haut-Rhin, passé de 8 000 étudiants en 2012 à 10 000 en 2017 après une décennie de baisse.

« La création d'un partenariat en 2015 avec l'université catholique de l'Ouest, portant sur 800 étudiants [inscrits administrativement mais non présents physiquement à Mulhouse], explique en partie cette croissance », avance Dominique Meyer-Bolzinger, vice-présidente de l'Université de Haute-Alsace (UHA) en charge de la formation initiale et continue. « Nos masters spécialisés, assez rares en France, nous permettent également de recruter à l'extérieur, comme dans le Grand Est. »

Avec l'ouverture d'une licence en science politique et d'une autre en Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives), en 2018 et 2019, l'UHA devrait poursuivre son ascension ces prochaines années.
Peu de départs pour plus d'arrivées

À la différence d'autres régions, l'Alsace connaît également peu de migrations chez ses étudiants. La majorité des jeunes préfèrent rester dans l'académie, quitte à se déplacer à l'intérieur du territoire. Ainsi, depuis dix ans - voire davantage pour certains - Sélestat, Guebwiller et Saint-Louis voient leur population étudiante reculer, au profit des grands centres urbains.

« En réalité, cette baisse est beaucoup moins importante, car les données de l'atlas régional du ministère n'intègrent pas les étudiants apprentis », dit Stéphane Klein, chef du service académique d'information et d'orientation de Strasbourg. « Or, dans ces communes, les formations d'enseignement supérieur sont souvent effectuées par la voie de l'alternance. »

Mais Stéphane Klein l'assure : depuis l'instauration en 2018 de Parcoursup, qui permet de recruter plus facilement à l'extérieur, les effectifs étudiants dans ces trois villes repartent à la hausse.
« Les conditions de vieet d'études sont plus favorables ici »

« À la population étudiante locale s'ajoutent les étudiants venus de l'extérieur, particulièrement de la région Île-de-France, où les facultés sont saturées », complète Philippe Cordazzo. « Les conditions de vie et d'études sont plus favorables ici. »

Mais cette augmentation risque d'avoir un revers sur le long terme. « Il y a la question des capacités d'accueil mais celle aussi des capacités d'encadrement. Le nombre d'enseignants baisse alors que celui des étudiants va augmenter jusqu'en 2034 », prédit le chercheur. « Passer d'un groupe de TD de 30 élèves à 70 va forcément renforcer la précarité étudiante... »

Pour répondre à la crise, le gouvernement a mis en place, fin 2017, un « plan étudiants ». Il prévoit notamment d'ouvrir des places et de créer des postes dans les filières en tension. Mais il est encore trop tôt pour évaluer la réforme et savoir si elle a bien atteint ses objectifs.
Nicolas ARZUR

 

 
 

 

Polémique La Ville de Strasbourg et Courrier international retirent son prix à Gargalo

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:12:26

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Polémique
La Ville de Strasbourg et Courrier international retirent son prix à Gargalo
 

 
La Ville de Strasbourg et l'hebdomadaire Courrier international ont « fermement » condamné les dessins antisémites du dessinateur portugais Vasco Gargalo, qui avait reçu le prix du public de "Plumes libres pour la démocratie", lors du Forum mondial de la démocratie, en novembre à Strasbourg (DNA d'hier). La Ville et l'hebdomadaire indiquent qu'ils « viennent de découvrir » ces dessins, « et notamment celui caricaturant Benyamin Netanyahou "enterrant" les Palestiniens dans un four crématoire, surmonté de la sinistre inscription d'Auschwitz Arbeit macht frei ».

Ils condamnent un « amalgame odieux consistant à utiliser la représentation de la Shoah pour illustrer la politique du gouvernement israélien ». « Il va sans dire que si [nous avions] eu connaissance [de ces] productions antisémites, aucun de ces dessins n'aurait fait l'objet d'une publication ou d'une participation à un prix », souligne le communiqué commun. En conséquence, par fidélité « aux valeurs des droits de l'homme et de la démocratie », la Ville de Strasbourg et Courrier International « considèrent aujourd'hui que Vasco Gargalo ne mérite plus de se prévaloir d'un prix qui promeut ces mêmes valeurs, qu'il a transgressées ».

Vasco Gargalo est un caricaturiste régulièrement publié dans des journaux européens. Il a reçu son prix à Strasbourg avec un dessin rendant hommage à Marielle Franco, élue brésilienne engagée contre le racisme, l'homophobie et les violences policières, assassinée en mars 2018.

 

 
 

 

Benjamin Stephan, meilleur apprenti d'Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:15:11

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Benjamin Stephan, meilleur apprenti d'Alsace
 

 
Benjamin Stephan (au centre) a remporté le 1er prix à la sélection alsacienne des Meilleurs apprentis de France. Avec Dylan Veljkovic, 2e prix, ils participeront à la finale du Grand Est. Photo L'Alsace /C. LUDWIG
Dans la salle dévolue à la boucherie au CFA Roosevelt, cinq jeunes apprentis en deuxième ou troisième année désossent et découpent consciencieusement une grosse pièce de viande, fournie par leurs employeurs respectifs, les boucheries Hauschka de Rothau, Cebrowski d'Obernai, Mann de Niederhergheim, Pfertzel de Saint-Hippolyte et Sigmann d'Ingersheim. Trois candidats viennent du CFA de Colmar, deux de celui d'Eschau. « En Alsace, quatre CFA - avec ceux de Haguenau et Mulhouse - préparent à ce métier. Ils comptent actuellement 47 élèves dans cette branche », précise Eric Deiber, président de la commission de formation sur la région, qui veille au bon déroulement des épreuves.
« Des jeunes très motivés »

« Les notes portant sur le désossage et la séparation/parage ont le coefficient le plus fort, 3,5 chacune, viennent ensuite le ficelage, la présentation et la décoration, avec un coefficient 1 », explique-t-il. Benjamin, Dylan, Killian, Loïc et Martin disposent de quatre heures pour tailler, dans une épaule de boeuf puis dans une épaule de veau, biftecks, rosbif, bourguignon, osso bucco, blanquette, rôti, puis dresser cela de manière la plus appétissante possible sur des plats, en agrémentant le tout de légumes ciselés et autres ornements comestibles.

« Les résultats sont très proches. Nous avons affaire à des jeunes très motivés. La différence s'est jouée surtout sur la présentation », ont confié les membres du jury. Le premier prix a été remporté par Benjamin Stephan (boucherie Cebrowski d'Obernai) suivi par Dylan Veljkovic (boucherie Pfertzel de Saint-Hippolyte). Les deux apprentis participeront, début mars à Reims, à la finale régionale du concours Meilleur apprenti de France, dans l'objectif de se qualifier à la finale nationale, qui se tiendra les 5 et 6 avril à Ajaccio.
Catherine LUDWIG

Strasbourg Compagnons du devoir Un appel au mécénat pour un centre de formation

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:15:29

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Strasbourg Compagnons du devoir
Un appel au mécénat pour un centre de formation
Pour financer leur projet de nouveau centre de formation connecté à Strasbourg, les Compagnons du devoir font appel au mécénat. Et c'est une première. L'opération sera lancée le 11 février.
 

 
Hervé Pointillart, délégué régional des Compagnons du devoir.
Ce nouveau centre de formation, ils en rêvaient depuis vingt-cinq ans. « Les locaux qui abritent les ateliers et salles de cours situés sur le site traversant les rues de Wasselonne et d'Obernai sont obsolètes. Vétustes et trop petits par rapport aux ambitions de développement du nombre d'apprentis, ils ne sont plus adaptés aux exigences d'une formation moderne. Et ils ne sont pas aux normes pour l'accueil des handicapés. Ce fut le déclencheur du projet de 2016 », explique Hervé Pointillart, délégué régional des Compagnons du devoir.
Répondre à la pénuriede main-d'oeuvre qualifiée en Alsace

Le mouvement a pour objectif de doubler les effectifs au niveau national et d'avoir des équipements « dignes de ce nom », intégrant le numérique et la transition écologique pour former les jeunes, les salariés et les demandeurs d'emploi, à l'évolution des métiers.

Le centre des Compagnons du devoir de Strasbourg (456 jeunes en formation) a enregistré une croissance de 20 % par an du nombre d'apprentis, en 2018 et 2019. Il s'outille pour apporter une réponse à « la crise de main-d'oeuvre qualifiée en Alsace ».

Portes ouvertes chez les Compagnons du devoir Photo DNA /JEAN CHRISTOPHE DORN
Espace de conférence,studio numérique, FabLab

Aujourd'hui, l'association touche au but. Une collaboration étroite avec la Ville de Strasbourg et l'Eurométropole lui a permis de trouver un terrain d'accueil pour son nouvel outil de formation. Le site se situe route des Romains, non loin de l'extension du tram et de la bretelle d'autoroute porte Blanche, à « huit minutes à pied du siège de la rue de Wasselonne », précise Hervé Pointillart.

Les Compagnons prévoient d'y construire un bâtiment de 6200m2 de surface au sol, sur deux niveaux. Le centre abritera un espace de conférence de 400m2 (250 à 300 places), des ateliers et salles de cours, un studio numérique pour les tutos et l'e-learning, un FabLab ainsi que la partie administration aujourd'hui rue de Wasselonne.

Au-delà de sa fonction pédagogique et de transmission, les Compagnons veulent en faire « un lieu ouvert, de rencontres et d'échanges pour les professionnels ». Sa construction intégrera les nouvelles technologies avec l'utilisation du BIM (Building information modeling), la maquette numérique du bâtiment. Le projet comprend également une augmentation de la capacité d'hébergement de cent lits sur le site actuel.
Un projet de 18 millions d'euros

L'ensemble représente un investissement global de 18 millions d'euros, subventionné par la Région (5,3 millions d'euros), le département du Bas-Rhin (1,2 million d'euros) et l'Eurométropole.

Plus de 50 % du montant est de l'autofinancement : les Compagnons prévoient de vendre le site actuel de 3000m2 des ateliers. « On doit encore trouver 1,3 million d'euros pour boucler le plan de financement, pour les besoins en équipement pédagogique évalués à 1,8 million d'euros par les professionnels. »

L'association alsacienne va solliciter le soutien de partenaires, entreprises mécènes prêtes à offrir une machine ou faire un don. « C'est un partenariat gagnant-gagnant. L'outil sera à la disposition de ces sociétés pour leurs besoins de formation. »

La promesse de vente est signée pour le terrain. Les fouilles archéologiques vont démarrer sur le site. Le permis de construire doit être déposé en avril. Les Compagnons espèrent poser la première pierre en octobre pour une mise en service en septembre 2022.
Isabelle NASSOY

 

 
 

 

environnement Alsace Un cocktail de micropolluants dans la nappe phréatique

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:06:58

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environnement Alsace
Un cocktail de micropolluants dans la nappe phréatique
La nappe phréatiqued'Alsace et les aquifèresdu Sundgau sont contaminés par de très nombreux composés présents à de très faibles concentrations qui cohabitentavec les pesticides et nitrates « historiques ». Certains se retrouventen profondeur.
 

 
L'Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d'Alsace (Aprona) a présenté récemment à Strasbourg le deuxième volet de l'étude Ermes (Évaluation de la ressource et monitoring des eaux souterraines), menée à l'échelle de la nappe d'Alsace et des aquifères du Sundgau.
De nouvelles substances analysées

Ce second volet fait suite aux résultats publiés fin 2017 (*) et porte sur l'ensemble des micropolluants anthropiques, c'est-à-dire liés aux activités humaines. Il complète les données transfrontalières collectées fin 2018 à l'échelle du bassin du Rhin supérieur, même si certains micropolluants analysés ne l'ont été qu'à l'échelle du territoire alsacien.

En Alsace, 395 substances ont ainsi été analysées sur un réseau de 825 points de mesures répartis de Wissembourg au sud du territoire alsacien. 215 000 données ont été exploitées. La nouveauté dans cette étude a été la prise en compte de substances dites émergentes, comme les composés perfluorés, les substances pharmaceutiques ou les édulcorants, en plus des paramètres « historiques » analysés pour certains depuis plus de 20 ans, tels que les pesticides et leurs métabolites, les paramètres physico-chimiques ou les métaux. Cette étude permet aussi d'établir un état des lieux de départ de ces micropolluants et autorisera, dès lors, des comparaisons dans les années à venir.

Responsable technique du projet Ermes-Rhin, Emmanuelle Witz définit le rôle de cette étude dans le suivi de la qualité des eaux souterraines. « Nous avons recherché 350 micropolluants. Ils sont appelés ainsi parce qu'ils sont présents à de très faibles concentrations, de l'ordre du microgramme ou nanogramme par litre d'eau. La nappe phréatique alimente 80 % de la population alsacienne et on ne connaît pas les effets cocktail potentiels du mélange de ces micropolluants. »

Les résultats ne sont pas encourageants. Les pesticides et les nitrates restent les substances les plus présentes dans la nappe. Plus inquiétant : on retrouve des nitrates dans les analyses effectuées dans la profondeur de la nappe, jusqu'à 250 m dans le sud.
80 % des points de mesures contaminés

Le constat général est plutôt sévère. « En 2017, on a trouvé tout ce qu'on a cherché en matière de pesticides, passant de 43 substances à 200. Nous pensons que plus nous chercherons des substances micropolluantes, plus nous avons de chances d'en trouver », détaille Emmanuelle Witz.

Parmi les 350 produits recherchés, 215 sont des micropolluants de synthèse, hors pesticides. Substances pharmaceutiques, composés perfluorés, adjuvants alimentaires, plastifiants, perchlorates, parabènes : la liste est longue et non exhaustive (lire ci-dessous). « 64 % des micropolluants recherchés sont présents au moins une fois dans la nappe phréatique et 33 % dans les aquifères du Sundgau. » Ainsi, pour les composés perfluorés, 80 % des 200 points de mesures étaient contaminés, et ce davantage dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin.

Autres micropolluants émergents : les substances pharmaceutiques. Les plus fréquemment retrouvées sont les antihypertensifs, les antibiotiques et les antiépileptiques et antidépresseurs. Parmi eux, la carbamazépine, qui a une durée de demi-vie d'un an, c'est-à-dire qu'au bout d'un an, sa quantité a baissé de moitié, et qui est présente dans près d'un tiers des analyses.

Les prochaines études vont tenter d'affiner ces données, sans forcément cibler les analyses. « Nous pourrions analyser tous les composés, même ceux qu'on ne connaît pas, mais qu'on pourrait caractériser par la suite. Comme nous ne connaissons pas les effets de la présence de ces substances dans l'eau, même en très faible quantité, nous allons aussi mener des tests biologiques sur des larves d'animaux par exemple, pour étudier leurs effets sur leur croissance et leur physiologie. »
Geneviève DAUNE (*) L'étude Ermes-Rhin 2016 est un inventaire de la qualité de la nappe d'Alsace. Elle a été réalisée dans le cadre d'un projet transfrontalier inscrit au programme européen Interreg V. Les résultats détaillés de cette étude sont disponibles sur le site de l'Aprona.et sur dna.fr

(*) L'étude Ermes-Rhin 2016 est un inventaire de la qualité de la nappe d'Alsace. Elle a été réalisée dans le cadre d'un projet transfrontalier inscrit au programme européen Interreg V. Les résultats détaillés de cette étude sont disponibles sur le site de l'Aprona.et sur dna.fr

 
 

 

Ces voitures qui ne roulent pas

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:28:41

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Ces voitures qui ne roulent pas
 

 
Certaines voitures n'ont pas réussi à passer le contrôle technique et leurs propriétaires ont renoncé à les faire réparer. Photo Julio PELAEZ
Il y aurait en France près de 13 millions de véhicules qui ne roulent pas, soit environ un quart du parc automobile français. C'est l'un des enseignements d'une étude de la société AAA Data, révélée ce mardi par Les Echos et RTL.

L'entreprise a un partenariat avec le ministère de l'Intérieur, qui lui transmet quotidiennement les données d'immatriculation de toutes les préfectures. Les experts d'AAA Data ont croisé ces chiffres avec ceux des professionnels de l'automobile, qui ont une vision plus précise du nombre de véhicules qui roulent.

Le fichier des cartes grises compte 52 millions de véhicules, mais seulement 39,37 millions seraient effectivement en circulation, selon les calculs du cabinet spécialisé. Un peu plus de 12,63 millions de véhicules seraient donc inutilisés ou partis à l'étranger, sans avoir été radiés du fichier des immatriculations.

Ces véhicules « fantômes » dorment parfois au fond d'un garage ou sur le parking d'une entreprise. Certaines voitures n'ont pas réussi à passer le contrôle technique et leurs propriétaires ont renoncé à les faire réparer car leur remise en état coûterait trop cher.
Les véhicules roulants ont 10,6 ans en moyenne

Les véhicules qui ne roulent plus sont souvent très anciens. L'âge moyen des véhicules du parc roulant s'élève à 10,6 ans, alors que l'ensemble des véhicules immatriculés a en moyenne 14 ans.

D'autres véhicules sont immobilisés car ils ne sont plus assurés, ou parce que leur propriétaire a vu son permis de conduire annulé ou suspendu. Certains automobilistes peuvent aussi laisser leur voiture au garage parce qu'elle est trop polluante. D'après l'étude du cabinet AAA Data, les véhicules immatriculés avant 1997 et donc privés de vignette Crit'Air représentent 4  % du parc en circulation, mais cette proportion monte à 20  % parmi ceux qui ne roulent jamais.

Une partie des véhicules « fantômes » ne circulent plus car ils ont été envoyés à la casse, mais leur destruction n'a pas été déclarée. La plupart du temps, ils ont échappé au réseau agréé des entreprises spécialisées dans le recyclage des véhicules hors d'usage.
Véhicules anciens :les ruraux pénalisés

Cette étude sur le parc automobile français illustre de nouveau la fracture territoriale mise en évidence par les gilets jaunes. Les départements ruraux où les habitants sont les plus dépendants de leur voiture sont aussi ceux où le parc roulant est le plus ancien. D'après l'étude de la société AAA Data, 8  % des véhicules en circulation en Ariège, dans la Creuse, la Dordogne et le Lot ont plus de 23 ans. Ces véhicules hors d'âge, à défaut d'être hors d'usage, consomment beaucoup de carburant et leur entretien coûte cher.

Le gouvernement avait répondu à la crise des gilets jaunes en gelant la hausse des taxes sur les carburants et le durcissement du contrôle technique, ainsi qu'en prolongeant la prime à la casse, afin d'aider les Français à remplacer leurs vieux véhicules polluants et très gourmands. L'étude du cabinet AAA Data montre que les objectifs de rajeunissement du parc automobile sont encore loin d'être atteints.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Saint-Louis  Environnement Petite Camargue : protéger la biodiversité

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:17:44

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Saint-Louis  Environnement
Petite Camargue : protéger la biodiversité
La première animation de la nouvelle saison de la Petite Camargue alsacienne concernera les insectes. Prévue le dimanche 9 février de 9 h 30 à 12 h à la Maison éclusière, elle donnera la parole à l'entomologue André Astric.
 

 
L'animatrice Cassandra et le scientifique André Astric autour d'un hôtel à insectes « made in Elsass ».
« Il s'agit de mettre en conscience la chute de la biodiversité et de donner des idées pour protéger les insectes », déclare André Astric. Ce membre actif de la commission scientifique de la Petite Camargue alsacienne (PCA) fait référence à l'animation prévue le dimanche 9 février (de 9 h 30 à 12 h) à la Maison éclusière. Une matinée consacrée au rôle prépondérant des insectes dans la biodiversité et aux petits gestes permettant de leur offrir un habitat de manière simple et efficace.
« Encourager le public à agir »

Les explications et observations se feront autour d'un hôtel à insectes fraîchement érigé derrière la Maison éclusière par des membres des Bras Cassés (M. Panizzi, J.-P. Contet, A. Simon, J.-L. Bickel et P. Keller). « L'objectif est de sensibiliser le public et de l'encourager à agir, chacun à son niveau. C'est de plus en plus urgent, car une baisse des deux tiers de la biomasse des arthropodes (invertébrés au corps formé de segments articulés, comme les crustacés, les insectes, les arachnides) a été observée au cours d'une étude à long terme en Allemagne. »

Au cours de cette première du genre, André Astric présentera les différentes espèces (40 à 50) qu'on peut voir sur un hôtel à insectes. Il abordera également leur rôle de pollinisateurs, de composteurs, de source de nourriture essentielle pour les oiseaux durant la période de reproduction. Tout comme il le fait à longueur d'année avec les enfants des écoles au site d'expérimentation en biodiversité à Saint-Louis. « Ils repartent avec leur tout premier hôtel à insectes : un morceau de bambou. »

André Astric est également présent à l'Atelier de Saint-Louis, rue du Temple, pour la confection d'hôtels à insectes (www.saint-louis.fr/L-Atelier). L'animation du 9 février se fera autour d'un grand modèle à colombage.

« Les anciennes maisons alsaciennes offraient un habitat à une multitude d'insectes dans les poutres et le torchis », explique le scientifique. « Mais aussi à des oiseaux, des chauves-souris... »
Jean-Luc NUSSBAUMER Animation autour d'un hôtel à insectes, Maison éclusière de la Petite Camargue alsacienne, dimanche 9 février de 9 h 30 à 12 h. Tout public. Entrée libre. Plus d'infos sur le site https://petitecamarguealsacienne.com. Mail : petitecamarguealsacienne@wanadoo.fr ; tél. : 03.89.89.78.59.

Animation autour d'un hôtel à insectes, Maison éclusière de la Petite Camargue alsacienne, dimanche 9 février de 9 h 30 à 12 h. Tout public. Entrée libre. Plus d'infos sur le site https://petitecamarguealsacienne.com. Mail : petitecamarguealsacienne@wanadoo.fr ; tél. : 03.89.89.78.59.

 
 

 

Intempéries Coup de vent et inondations en Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:13:05

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Intempéries
Coup de vent et inondations en Alsace
 

 
La Bruche, ce mardi, à Dachstein.
La dépression Hervé est passée dans la nuit de lundi à mardi sur la plaine d'Alsace, avec d'importantes précipitations et de fortes rafales de vent (jusqu'à 97 km/h relevés à Strasbourg-Entzheim, 101 km/h à Bâle/Mulhouse).

Les trafics ferroviaire et routier ont été perturbés ce mardi matin en raison de chutes d'arbres sur les voies. Plusieurs routes ont été coupées à la circulation (D203 entre Kogenheim et la D212, D70 entre Mutzenhouse et Schwindratzheim, D210 entre Ebersmunster et Hilsenheim...). La circulation des trains a été perturbée notamment entre Saverne et Strasbourg, dans la vallée de la Bruche et autour de Mulhouse, en direction de Belfort comme en direction de Bâle.

Au moins trois TER ont été supprimés entre Mulhouse et Bâle, et deux entre Strasbourg et Saverne. Du côté de Saales, les équipes de la SNCF ont dû dégager les voies afin de permettre aux trains bloqués par des chutes d'arbre de repartir.

Dans le Bas-Rhin, les sapeurs pompiers sont intervenus au total à une trentaine de reprises, en particulier pour des épuisements de locaux et pour dégager des chaussées ou sécuriser la voie publique.

La Bruche a débordé en plusieurs lieux. Les bacs de Seltz et Drusenheim, sur le Rhin, ont vu leur trafic interrompu. Les vedettes de croisière touristique Batorama, à Strasbourg, n'ont pas pu circuler.

La vigilance orange crue a été levée dans le Bas-Rhin ce mardi à 10 h, qui est repassé en vigilance jaune, comme le Haut-Rhin.

À midi, seules les Ardennes, la Marne et la Meuse étaient maintenues en vigilance orange inondation.

Un temps sec devrait prévaloir ce mercredi.

 

 
 

 

Attaque en Moselle :le flou persiste

Publié dans le panorama le Mercredi 05 février 2020 à 06:47:40

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Attaque en Moselle :le flou persiste
 

 
L'attaque au couteau a eu lieu lundi dans l'enceinte de la gendarmerie de Dieuze. En réaction, un important dispositif avait été déployé. Photo RL /Laurent MAMI
Blessé par balle lundi après-midi par un gendarme qu'il menaçait avec un couteau, l'assaillant d'une caserne de Lorraine a été auditionné par les enquêteurs mardi. Les premières investigations balayent la thèse d'un acte terroriste. L'homme, blessé par balle à l'abdomen par un gendarme mosellan qu'il menaçait avec un couteau, « n'a pas le profil d'un terroriste », confie une source.
Il aurait envisager de se suicider

Quelques minutes avant de pénétrer, armé, dans la caserne, il avait pourtant appelé pour prévenir d'un carnage imminent. Il avait également évoqué une allégeance à Daech... Les apparences étaient trompeuses. « C'est, en tout cas, pas aussi simple que ça », explique la même source. Jeune stagiaire militaire en période de probation au centre de formation de Dieuze, il n'est ni radicalisé, « ni même musulman. Non, vraiment, rien n'indique qu'il projetait de commettre un tel acte. Et rien ne l'explique ».

Le parquet de Metz va garder la main sur cette affaire. Dans laquelle il est désormais urgent de comprendre les motivations d'un jeune homme natif du Puy-de-Dôme, totalement inconnu de la justice, qui a agi en civil et hors de son temps de formation. Cette partie de l'enquête est réservée à l'antenne messine de la police judiciaire, compétente lorsqu'il y a des soupçons sur le caractère terroriste d'un événement. Les agents travaillent sur la personnalité de l'intéressé. Opéré lundi soir en urgence, l'agresseur « va mieux », dit-on. Il était en état d'être entendu mardi dans l'après-midi. Il résulte des premières auditions que le militaire stagiaire, qui reconnaît les faits en les minimisant, ne supportait pas la vie militaire et qu'il aurait même envisagé de se suicider. Il aurait déclaré avoir voulu mourir sous les balles des gendarmes. Les deux enquêtes avancent en parallèle, avant une présentation du mis en cause devant un juge d'instruction de Metz. Elle devrait avoir lieu ce mercredi.
K. G.