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EDITORIAL : Noire semaine

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:06:58

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EDITORIAL : Noire semaine
 

 
de Didier Rose

La majorité présidentielle aurait-elle déjà fait son deuil des élections municipales ? Dit aussi abruptement c'est absurde, impensable même tant le maire est pivot du paysage institutionnel, et sa désignation un scrutin local essentiel.

Pourtant, depuis une semaine, une série d'invraisemblables loopings politiques, dans l'escadrille au pouvoir, laisse à penser que l'échéance n'est plus pour elle un enjeu.

La grogne contre la réforme des retraites aurait été prise, par les gouvernements d'antan, pour le gage inquiétant d'une impopularité électorale. Pas en Macronie, puisque les ratés s'y succèdent comme jamais, et frisent la déconnexion avec les réalités. De droite comme de gauche, on se pince.

Le dernier crash, sur le congé pour décès d'un enfant, est d'anthologie. Dans un aveuglement rare, le projet d'accorder une pause professionnelle plus longue aux salariés dans le deuil a été retoqué par la majorité. Même le Medef en a été gêné. Il ne s'agit même pas là, pour des détresses absolues, de 1 % des jours de congé parental accordés pour natalité...

Macron dans l'urgence a voulu éteindre un procès en inhumanité. Trop tard. De partout, ce refus symboliquement lourd, pour un pouvoir accusé de dureté sociale, ne passe plus que comme un amplificateur de cacophonie.

Comme si ne suffisaient pas de douteux selfies présidentiels ou les remontrances venues du Conseil d'État, on a vu en peu de temps une garde des Sceaux se prendre les pieds dans le blasphème, le candidat Marcheur à Paris prévoir de fermer la gare de l'Est ou la ministre du Travail justifier que les patrons modèrent leur générosité après le décès d'un enfant.

À croire qu'il faille ne montrer aucune proximité avec les Français en campagne électorale. Si ce n'est une forme de culot, c'est l'enterrement annoncé de tout espoir de réconciliation avec ceux - il en reste - qui ne sont pas Marcheurs.

 

 
 

 

Société  Retraite Chez les avocats, la colère ne retombe pas

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:07:45

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Société  Retraite
Chez les avocats, la colère ne retombe pas
Les avocats ont encore défilé lundi à Paris. En grève depuis des semaines, ils sont opposés au projet de réforme des retraites. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase des robes noires, lesquelles dénoncent le « mépris » du gouvernement pour leur profession.
 

 
Les avocats souhaitent conserver leur régime autonome de retraite.
Rendez-vous annulé avec le Premier ministre : « Il nous a posé un lapin », regrette Me Estellia Araez, présidente du Syndicat des avocats de France. Édouard Philippe aurait-il préféré sa campagne pour les municipales du Havre à son rendez-vous avec les avocats ? « C'est encore une marque de mépris, ça nous met extrêmement en colère », poursuit-elle.

Lundi, les robes noires ont défilé dans les rues de Paris contre la réforme des retraites. En grève depuis près d'un mois, les avocats ne décolèrent pas. Cette réforme, « c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase », pour Me Estellia Araez.

Le régime de retraite universel pourrait aboutir à l'absorption de leur caisse, au doublement du montant de leurs cotisations et à une baisse de leur pension. Selon les prévisions du barreau de Paris, pour un avocat qui gagne le revenu médian de la profession, soit 44 000 euros par an, les cotisations s'élèvent aujourd'hui à 5 689 euros. Avec le régime universel, elles passeraient à 12 320 euros.
« Nous ne coûtons rien »

Pourtant, « nous avocats, ne coûtons rien à personne, nous n'avons pas d'assurance chômage, nous n'avons pas d'assurance maladie, nous n'avons aucune garantie de l'emploi comme les fonctionnaires », explique la présidente du Syndicat des avocats de France. « Il y a énormément de professions qui ont leur caisse autonome et qui ont obtenu de rester autonomes », s'indigne Me Clémence Carradu. Jeune avocate spécialisée en droit des assurances et risque industriel, elle s'inquiète pour les futures générations : « Quand on s'installe, on a les cotisations Urssaf, les cotisations retraites à la Caisse nationale des barreaux français et on a aussi les complémentaires, on a toutes les contraintes du salariat sans les avantages ! ». Une profession qui continue pourtant d'être victime de préjugés : « On ne roule pas sur l'or », souffle la jeune femme.
« Une aberration du système »

« Notre travail perd du sens », déplore Me Estellia Araez. La mobilisation de ce début d'année s'inscrit dans un malaise plus profond. « C'est une accumulation, puisqu'on voit passer un certain nombre de réformes, sans concertation, sans prise en considération de notre opposition », regrette-t-elle.

Pour Me Domitille Risbourg, avocate pénaliste dans le petit barreau de Beauvais (Oise), tout a commencé par la réforme de la carte judiciaire : « Ils ont délocalisé des pôles d'instruction, nous ont obligés à faire une heure de route pour les instructions criminelles alors qu'ensuite les dossiers sont plaidés à Beauvais, c'est une aberration du système ». Et les choses ne vont pas en s'arrangeant, selon cette avocate beauvaisienne. Concernant la possible réforme de l'aide juridictionnelle -- somme d'argent accordée par l'État pour payer les frais de justice, notamment un avocat --, elle craint la disparition des spécialités au profit d'un « système américain, avec des avocats fonctionnaires de l'État qui ne travailleraient qu'au titre de l'aide juridictionnelle et dans tous les domaines concernés ». Une mesure qui pourrait avoir un impact sur la qualité de la défense des usagers.
Plus de contact justice-avocat

Un autre phénomène, cette fois commun à beaucoup d'autres professions, infiltre les bancs du Palais : l'« uberisation » de la justice. « Il n'y a plus de contact justice-avocat », déplore Me Domitille Risbourg. Tout passe par les ordinateurs, et c'est aussi « préjudiciable pour le justiciable », notamment pour les petits barreaux de campagne. Moins d'audiences, moins de proximité avec leurs clients... « Il y a une misère sociale qui existe et qui n'est pas prise en considération dans le cadre des réformes. »

Contre le régime universel des retraites, ou pour exprimer un ras-le-bol plus profond, les avocats jettent leurs robes et peut-être même définitivement. La promotion d'avocats de Clémence Carradu fête sa deuxième année de barreau cette année, et ils sont tous d'accord : « Si la réforme passe, dans un à deux ans, on quitte la profession ».
Marie SANCHIS

 

 
 

 

Strasbourg  Cérémonie d'obsèques ce lundi à la cathédrale « Adieu Émile, on t'aimait bien »

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:04:45

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Strasbourg  Cérémonie d'obsèques ce lundi à la cathédrale
« Adieu Émile, on t'aimait bien »
Une foule immense était présente à la cathédrale de Strasbourg ce lundi après-midi, pour rendre un dernier hommage à Émile Jung, ancien chef triplement étoilé du Crocodile, décédé le 27 janvier dernier.
 

 
La cathédrale était bondée pour ce dernier hommage au chef triplement étoilé.
Il l'aimait tant, cette cathédrale. Elle était son refuge, sa « deuxième maison » comme il le rappelait volontiers. Émile Jung aimait s'y rendre pour écouter les orgues, ou tout simplement savourer le silence, méditer. C'est là que sa famille, ses amis et ses compagnons de route l'ont accompagné pour son dernier voyage, ce lundi après-midi, autour d'une cérémonie de près de deux heures riche en émotions et en hommages.

Décédé le 27 janvier dernier, Émile Jung a marqué à jamais la gastronomie alsacienne de son empreinte. Un grand nombre de chefs alsaciens - étoilés ou non -- étaient présents en tenue de cuisinier, mais aussi des représentants des métiers de bouche, sommeliers, producteurs, fournisseurs et partenaires divers, propriétaires de restaurants, directeurs, employés de salle et simples gastronomes. La cathédrale était comble, si comble que bon nombre de personnes sont restées debout, postées sur les côtés de l'édifice.
« Émile servait la vie et l'aimait »

La cérémonie était co-célébrée par l'archiprêtre Michel Wackenheim et le père Denis Ledogar, ami de longue date de la famille. Ce dernier, dans son homélie, a salué celui qui « tutoyait les étoiles avec simplicité, ardeur et un rien de timidité ». « Émile servait la vie et l'aimait », a-t-il ajouté, évoquant celui qui, même dans l'épreuve de la maladie, a « livré le combat avec courage et coeur ». Et de rendre un hommage appuyé à son épouse Monique, pour les « journées et nuits passées à le veiller ».

Les obsèques d'Émile Jung à la cathédrale. Photo DNA /Laurent RÉA

Les nombreuses prises de paroles de membres de la famille et de proches collaborateurs décrivaient un homme créatif, passionné, engagé, tourné vers les autres et un rien facétieux. Sa nièce, Françoise Soler, a évoqué des moments passés en famille. « À peine avais-tu franchi la porte de nos cuisines que les ordres fusaient dans une joyeuse pagaille. La petite brigade familiale agissait sans broncher. »
« Émile jouait avec les mots comme avec les mets »

Ami de plus de 50 ans, Fernand Mischler, ancien chef doublement étoilé du Cheval Blanc à Lembach et co-fondateur avec Émile Jung de l'association des Étoiles d'Alsace, a, quant à lui, retracé le parcours du défunt, depuis ses premières armes dans la cuisine parentale de Masevaux jusqu'aux 38 années passées au Crocodile. « C'était un professionnel atypique hors pair, doublé d'un formidable ami. Il nous a étonnés une dernière fois en s'éteignant le jour de la cérémonie du guide Michelin. »

Les obsèques d'Émile Jung à la cathédrale. Photo DNA /Laurent RÉA

Fernand Mischler a parlé des nombreux voyages de cet ambassadeur de la gastronomie alsacienne « très demandé à l'international, un "jet chef" qui était toujours dans les airs tout en gardant les pieds sur terre ». Ainsi que son attrait pour toutes les formes d'art. « Émile jouait avec les mots comme avec les mets. Il disait souvent "en cuisine comme dans les arts, la simplicité est le signe de la perfection"». Et de souligner « son sens de l'humour » mais aussi « sa distraction », deux traits de caractère qui le rendaient, eux aussi, si attachant. « Les larmes de crocodile désignent habituellement une fausse émotion. Mais ce 27 janvier, le fameux crocodile a versé de vraies larmes. Ce jour-là, il avait des yeux de biche », a-t-il conclu.
« Merci de nous avoir rendus meilleurs »

« Merci de nous avoir rendus meilleurs » s'est ému le sommelier Serge Dubs. « Monsieur m'a transmis son savoir-faire et Madame son savoir-être », a remercié le cuisinier Alain Beller. « Je voulais lui dire toute mon admiration, toute ma reconnaissance et celle de tous les Strasbourgeois », a quant à lui lancé le maire de Strasbourg, Roland Ries. « Émile fait partie de ces êtres qui laissent une telle empreinte qu'ils ne sont jamais complètement absents. »

Les obsèques d'Émile Jung à la cathédrale. Photo DNA /Laurent RÉA

La musique, autre art qui passionnait Émile Jung, a également engendré de grands moments d'émotion. Avec des pièces d'orgues de Jean-Sébastien Bach jouées par Marc Baumann, le Laudate Dominum de Mozart et l'Ave Maria de Gounod sublimement interprétés par la soprano Nathalie Gaudefroy, ou encore un extrait de la musique du film Mission d'Ennio Morricone et L'Amitié de Noël Colombier.

La cérémonie s'est achevée avec un chant réécrit et interprété par Clémentine Duguet, sur l'air du Moribond de Jacques Brel, un artiste qu'affectionnait particulièrement le défunt. Et l'ancien chef du Crocodile de faire une dernière sortie applaudie, porté par ses jeunes pairs dans une allée délicatement ornée de fleurs blanches, bordée par une haie d'honneur de chefs alsaciens en tenue. Il sera inhumé dans le caveau familial à Masevaux, ce mardi. « Adieu Émile, on t'aimait bien... »
Sophie DUNGLER Retrouvez notre podcast sur www.dna.fr

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Municipales Dossier Élection locale, enjeux nationaux

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:34:22

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Municipales Dossier    Élection locale, enjeux nationaux
 

 
Au soir du second tour des municipales de 2001, on n'a entendu que deux coups de tonnerre : les deux plus grandes villes françaises, Paris et Lyon, tombaient dans l'escarcelle du PS. C'était historique. Bertrand Delanoë dans la capitale et Gérard Collomb entre Rhône et Saône devenaient les nouvelles stars de l'élection. À un an de la présidentielle 2002, ce fracas masquait le bruit de fond : la droite raflait la majorité des villes moyennes, grâce à une campagne sur l'insécurité.
Victoires en trompe l'oeil

La conséquence a été visible un an plus tard : Jean-Marie Le Pen accédait au second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac, qui a mené campagne sur la sécurité. La gauche, présentée un peu vite comme gagnante des municipales un an plus tôt, était balayée, malgré les bons résultats économiques du gouvernement Jospin.

Cet exemple reste dans les mémoires des stratèges des partis. C'est la raison pour laquelle La République en marche (LREM) nie enjamber le scrutin de mars.
Le nouveau monde en difficulté

« J'assume que les soutiens ou les investitures ne soient pas lisibles, mais pas l'accusation de faire l'impasse sur les municipales », se défend Stanislas Guerini, le délégué général de LREM, qui a accompli un gros travail programmatique. L'objectif est de définir le progressisme municipal pour faire élire 10 000 élus partout en France. Un réseau indispensable en vue de la campagne présidentielle de 2022.
Le retour du dégagisme ?

Christian Jacob, président du parti Les Républicains (LR) est sur la même ligne, et veut reconquérir le pouvoir par les territoires. « Nous avons obtenu un score catastrophique aux Européennes, mais nous avons gagné les élections municipales, départementales et régionales en 2014 et 2015 », rappelle-t-il. Comme le PS, également bien implanté dans les territoires, la droite veut garder ses mairies.

Le climat social est d'ailleurs propice aux ambitions des vieux partis et de ceux qui ont brillé aux Européennes mais ont toujours éprouvé des difficultés aux municipales : le Rassemblement national et les écologistes. Ils espèrent profiter de cet élan et du vent de dégagisme qui a soufflé sur les vieux partis en 2017. Selon un récent sondage (1), les Français sont tentés de se servir des municipales pour sanctionner le gouvernement : 42 % déclarent vouloir voter en fonction d'enjeux nationaux. Parmi ceux-là, 30  % le feront pour sanctionner Emmanuel Macron et seulement 12  % pour le soutenir. La faible implantation est finalement une chance pour le parti présidentiel...
Nathalie MAURET (1) Odoxa/PQR 22 et 23 janvier.

 

 
 

Municipales Dans un peu plus d'un mois, le scrutin aura valeur de test pour le parti présidentiel Élection locale, enjeux nationaux

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:05:30

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Municipales Dans un peu plus d'un mois, le scrutin aura valeur de test pour le parti présidentiel
Élection locale, enjeux nationaux
Les élections municipales ont toujours proposé une lecture nationale. Le scrutin des 15 et 22 mars n'échappe pas à la règle. Des électeurs pourraient être tentés de dire dans les urnes s'ils soutiennent (ou pas) le pouvoir en place ou d'envoyer d'autres messages nationaux.
 

 
Au soir du second tour des municipales de 2001, on n'a entendu que deux coups de tonnerre : les deux plus grandes villes françaises, Paris et Lyon, tombaient dans l'escarcelle du PS. C'était historique. Bertrand Delanoë dans la capitale et Gérard Collomb entre Rhône et Saône devenaient les nouvelles stars de l'élection. À un an de la présidentielle 2002, ce fracas masquait le bruit de fond : la droite raflait la majorité des villes moyennes, grâce à une campagne sur l'insécurité.
Victoires en trompe l'oeil

La conséquence a été visible un an plus tard : Jean-Marie Le Pen accédait au second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac, qui a mené campagne sur la sécurité. La gauche, présentée un peu vite comme gagnante des municipales un an plus tôt, était balayée, malgré les bons résultats économiques du gouvernement Jospin.

Cet exemple reste dans les mémoires des stratèges des partis. C'est la raison pour laquelle La République en marche (LREM) nie enjamber le scrutin de mars.
Le nouveau monde en difficulté

« J'assume que les soutiens ou les investitures ne soient pas lisibles, mais pas l'accusation de faire l'impasse sur les municipales », se défend Stanislas Guerini, le délégué général de LREM, qui a accompli un gros travail programmatique. L'objectif est de définir le progressisme municipal pour faire élire 10 000 élus partout en France. Un réseau indispensable en vue de la campagne présidentielle de 2022.
Le retour du dégagisme ?

Christian Jacob, président du parti Les Républicains (LR) est sur la même ligne, et veut reconquérir le pouvoir par les territoires. « Nous avons obtenu un score catastrophique aux Européennes, mais nous avons gagné les élections municipales, départementales et régionales en 2014 et 2015 », rappelle-t-il. Comme le PS, également bien implanté dans les territoires, la droite veut garder ses mairies.

Le climat social est d'ailleurs propice aux ambitions des vieux partis et de ceux qui ont brillé aux Européennes mais ont toujours éprouvé des difficultés aux municipales : le Rassemblement national et les écologistes. Ils espèrent profiter de cet élan et du vent de dégagisme qui a soufflé sur les vieux partis en 2017. Selon un récent sondage (1), les Français sont tentés de se servir des municipales pour sanctionner le gouvernement : 42 % déclarent vouloir voter en fonction d'enjeux nationaux. Parmi ceux-là, 30  % le feront pour sanctionner Emmanuel Macron et seulement 12  % pour le soutenir. La faible implantation est finalement une chance pour le parti présidentiel...
Nathalie MAURET (1) Odoxa/PQR 22 et 23 janvier.

(1) Odoxa/PQR 22 et 23 janvier.

 
 

 

Politique Polémique La majorité en quête de boussole

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:05:55

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Politique Polémique
La majorité en quête de boussole
Le virage à 180 ° sur l'allongement du congé pour les parents qui ont perdu un enfant est révélateur des tensions qui agitent la majorité, et confirme que l'opposition ne va rien laisser passer.
 

 
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à l'origine du rejet de la proposition de loi sur l'allongement du congé après le décès d'un enfant.
Un rétropédalage en urgence, une indignation partagée, du Medef à... La France insoumise, un procès en « déconnexion des réalités », une accusation de « manque d'humanité »...

Face à la bronca généralisée, le gouvernement va finalement défendre ce mardi l'amendement allongeant de 5 à 12 jours le congé qui suit le décès d'un enfant. Après l'avoir rejeté, le jeudi 30 janvier. « Une décision prise collectivement qui n'était pas la bonne », tente d'expliquer la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à l'origine du rejet de la proposition de loi posée par un député UDI.
Trop technos, pas politiques

Comment la majorité s'est-elle exposée à un tel flot de critiques ? « On est en train de se faire bouffer par les technos » s'emporte, furieux, le député LREM de l'Eure, Bruno Questel, pourtant d'ordinaire réservé. « Comme sur le 80 km/h ou la taxe carbone, on oublie l'opinion à trop parler à des spécialistes, on se désintéresse de l'opposition à être trop majoritaires », reprend une autre élue de la majorité.

Des députés LREM, autour de Belkhir Belhaddad (Moselle) et Jacqueline Dubois (Dordogne), ont voté la proposition de loi de l'UDI et ont tenté de convaincre leurs collègues : « C'est du bon sens : comment expliquer aux gens dans les circonscriptions qu'on va demander des dons de RTT pour éviter de faire payer l'entreprise ! ». Le cabinet de la ministre du Travail a pourtant étudié la question avec des psychologues et des associations familiales. La demande d'allongement du congé de deuil n'est pas remontée, sans doute parce que le choc psychologique qu'entraîne ce drame absolu pour les familles se traduit en général par de longs arrêts de travail.

Les requêtes portaient sur les frais d'obsèques, sur l'accompagnement des familles au sens large, sur la formation d'enseignants et d'éducateurs qui côtoient au quotidien la fratrie et les camarades des enfants défunts -- quelque 4 500 familles sont confrontées chaque année à la perte d'un mineur.
Aile gauche en construction

Le passage au Sénat va permettre de rectifier une erreur qui, à l'amorce du débat sur les retraites à l'Assemblée, fragilise l'édifice majoritaire. Face à la complexité de cette réforme, face à l'hostilité parfois violente d'une partie de la population et à l'approche de municipales où la stratégie de LREM présente des géométries très variables, cette majorité semble chercher une boussole.

Une centaine de députés, sur les 300 du groupe, se sont repliés sur leur territoire. Beaucoup issus du PS et de l'écologie se sentent mal à l'aise et ont même pensé à créer un groupe parlementaire.

Aussi en urgence, les deux ministres issus du PS, Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt, ont lancé le mouvement « Territoires de progrès », défini ainsi : « Une aile gauche affirmée, influente et indépendante de LREM, pour peser sur les réformes ». Le « en même temps » de droite et de gauche devient sacrément compliqué.
P.J.

 

 
 

 

Des crédits pour la protection des enfants placés
Places en foyers, interventions chez les familles en difficulté, meilleur accompagnement des enfants placés handicapés : 30 départements bénéficieront en 2020 d'un soutien financier en faveur de la protection de l'enfance, selon Adrien Taquet, le secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance. Les départements sélectionnés devront conclure avec l'État « d'ici juin 2020, un contrat avec des projets et des priorités en matière de prévention et de protection de l'enfance ». Soixante-deux départements s'étaient portés candidats pour cette première vague de contractualisation, dotée d'une enveloppe de 80 millions d'euros. En 2021, puis en 2022, une trentaine d'autres départements par an devraient bénéficier de la même démarche. Pour Frédéric Bierry (LR), président du Bas-Rhin et chargé des questions sociales à l'Assemblée des départements de France (ADF), « cette contractualisation est une bonne démarche, car elle prend en compte les difficultés et les problématiques différentes selon les départements. Mais l'effort n'est pas à la hauteur des besoins de cette politique, à laquelle 8 milliards d'euros sont consacrés chaque année par les départements ». Plus de 350 000 enfants font l'objet d'une mesure de protection en France, dont la moitié sont placés dans des foyers ou auprès de familles d'accueil.

 

Nucléaire Fessenheim Un plan jugé trop flou

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:09:46

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Nucléaire Fessenheim
Un plan jugé trop flou
L'Autorité de sûreté nucléaire demande à EDF de préciser son scénario de démantèlement de la centrale alsacienne avant le 30 avril. Elle juge son organisation « pas satisfaisante », au regard des échéances qui approchent.
 

 
Si elle exige davantage d'EDF, l'ASN souligne que « le site de Fessenheim met tout en oeuvre pour réaliser les opérations de mise à l'arrêt et les premiers travaux préparatoires au démantèlement dans des conditions satisfaisantes »
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu publics, ce lundi, deux documents transmis récemment à EDF, dans la perspective de l'arrêt définitif des réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim - le 22 février pour le réacteur n° 1, le 30 juin pour le réacteur n° 2.

Un courrier daté du 20 décembre fait suite à l'instruction, par l'ASN, du plan de démantèlement envoyé par EDF en septembre dernier, en même temps que la déclaration d'arrêt définitif. L'autorité juge globalement ce plan trop « générique » et demande d'ores et déjà d'« améliorer le niveau de détail » de ceux qui accompagneront les arrêts ultérieurs de réacteurs du parc nucléaire français. Il est vrai que la centrale de Fessenheim essuie les plâtres, à son corps défendant.
Des risques à mieux évaluer

Constatant que le plan transmis « ne semble présenter le démantèlement que d'un seul réacteur », l'ASN demande comment les deux chantiers vont s'articuler, avec leurs différentes étapes et l'échéancier correspondant. Elle réclame des précisions sur « les éventuels incidents qui ont eu lieu lors du fonctionnement et qui pourraient avoir un impact sur le démantèlement », ainsi qu'un « inventaire radiologique au moment de l'arrêt définitif ». EDF doit également détailler en quoi le « retour d'expérience » acquis lors des démantèlements de Chooz A ou Creys-Malville peut être utile à Fessenheim.

Le combustible des deux réacteurs devant être entreposé dans les piscines de désactivation durant environ trois ans, l'ASN demande à EDF de mieux prendre en compte les risques de chute d'aéronefs et de fusion des assemblages radioactifs qui en découleraient. À défaut de pouvoir « démontrer l'élimination pratique » de ce risque, EDF devra en évaluer « les conséquences » et justifier « l'absence de renforcement, en présentant notamment les délais d'évacuation » de ce combustible.

De même, l'ASN demande à EDF de « justifier de façon plus étayée » le choix de ne pas réévaluer le risque sismique, comme le groupe aurait dû le faire si l'exploitation s'était poursuivie. EDF considère en effet comme « disproportionné l'effort qui serait nécessaire » pour cette réévaluation, à l'aune des trois ans prévus pour le stockage du combustible dans les piscines.
Une gestion trop incertainedes déchets

Concernant la gestion des déchets, « enjeu majeur », l'ASN constate qu'EDF prévoit, dans l'attente de l'ouverture de Cigéo à Bure, dans la Meuse, d'entreposer des déchets de « moyenne activité à vie longue » (MAVL) sur le site de la centrale de Bugey, dans l'Ain, où doit voir le jour l'Iceda, un projet de stockage temporaire. Mais le décret d'autorisation de ce projet devra être modifié pour accueillir les déchets provenant de Fessenheim, et l'ASN demande à EDF de préciser combien de temps pourrait prendre cette procédure.

L'ASN trouve également incertain le scénario de gestion des générateurs de vapeurs (GV). EDF veut faire recycler les anciens GV, actuellement entreposés à Fessenheim, dans son usine de traitement de Suède (Cyclife Sweden) et les GV encore en place par le « technocentre » de valorisation des métaux radioactifs qui doit être créé en France - mais probablement pas à Fessenheim. Ce projet n'ayant pas encore été autorisé, l'ASN réclame des solutions moins aléatoires et un calendrier des étapes nécessaires à la création de cette « installation centralisée ». Enfin, l'autorité demande de préciser « les quantités de déchets qui seront amenés à être produits », par type de déchets et par étape de démantèlement.
« Garantir un pilotage efficace »

En complément de ces demandes, qui devront être satisfaites avant le 30 avril, l'ASN indique avoir procédé à l'inspection des services centraux d'EDF et de la centrale de Fessenheim, « pendant plusieurs jours », en novembre dernier. De la « lettre de suites d'inspection » datant du 29 janvier, il ressort que « l'organisation définie et mise en oeuvre » par EDF « n'est pas satisfaisante, malgré l'implication volontariste et remarquée du site de Fessenheim ». Les services centraux sont priés de réagir rapidement, afin « d'assurer un bon engagement des premières opérations prévues ». L'ASN réclame « plus généralement » à EDF de « garantir un pilotage efficace » pour mener à bien « la stratégie de démantèlement immédiat ».
Olivier BRÉGEARD LIRE Les documents mis en ligne par l'Autorité de sûreté sur www.asn.fr

LIRE Les documents mis en ligne par l'Autorité de sûreté sur www.asn.fr

 
 

 

CD67 Des crédits pour la protection des enfants placés

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:12:59

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CD67  Des crédits pour la protection

des enfants placés
 

 
Places en foyers, interventions chez les familles en difficulté, meilleur accompagnement des enfants placés handicapés : 30 départements bénéficieront en 2020 d'un soutien financier en faveur de la protection de l'enfance, selon Adrien Taquet, le secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance. Les départements sélectionnés devront conclure avec l'État « d'ici juin 2020, un contrat avec des projets et des priorités en matière de prévention et de protection de l'enfance ». Soixante-deux départements s'étaient portés candidats pour cette première vague de contractualisation, dotée d'une enveloppe de 80 millions d'euros. En 2021, puis en 2022, une trentaine d'autres départements par an devraient bénéficier de la même démarche. Pour Frédéric Bierry (LR), président du Bas-Rhin et chargé des questions sociales à l'Assemblée des départements de France (ADF), « cette contractualisation est une bonne démarche, car elle prend en compte les difficultés et les problématiques différentes selon les départements. Mais l'effort n'est pas à la hauteur des besoins de cette politique, à laquelle 8 milliards d'euros sont consacrés chaque année par les départements ». Plus de 350 000 enfants font l'objet d'une mesure de protection en France, dont la moitié sont placés dans des foyers ou auprès de familles d'accueil.
 
 

Enfance  Plan de prévention et protection Trente départements, dont le Haut-Rhin, retenus par l'État

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:01:33

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Enfance  Plan de prévention et protection
Trente départements, dont le Haut-Rhin, retenus par l'État
 

 
Places en foyers, interventions dans les familles ou auprès des femmes enceintes en difficulté, meilleur accompagnement des enfants placés, maintien des fratries... Trente départements, dont le Haut-Rhin, bénéficieront cette année d'un soutien financier en faveur de la protection de l'enfance, a annoncé ce lundi le secrétaire d'État Adrien Taquet.

Ces départements ont été retenus parmi 62 sur plusieurs critères : leur connaissance des besoins sur leur territoire, à la fois en ville et à la campagne, et leurs ambitions pour y répondre. D'ici juin 2020, ils devront conclure avec l'État un contrat avec des projets à cofinancer et des priorités dans quatre domaines : « Accélérer le virage de la prévention en protection de l'enfance ; sécuriser les parcours des enfants protégés et prévenir les ruptures ; donner aux enfants protégés les moyens d'agir et garantir leurs droits ; préparer l'avenir et sécuriser la vie d'adulte des enfants protégés. »

Les contrats entre le préfet de département, le directeur général de l'Agence régionale de santé et le président du conseil départemental devront commencer à être rédigés dès la fin de ce mois avec l'objectif de déployer à court terme les projets proposés. La date limite de signature est fixée au 1er juillet. Cette première vague de contractualisation est dotée d'une enveloppe de 80 millions d'euros. En 2021, puis en 2022, une trentaine d'autres départements devraient bénéficier de la même démarche.

 

 
 

 

Administration  Grand Est et Bas-Rhin Josiane Chevalier, préfète en « mode projet et commando »

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:02:59

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Administration  Grand Est et Bas-Rhin
Josiane Chevalier, préfète en « mode projet et commando »
Josiane Chevalier, préfète de la région Grand Est, préfète de la zone de Défense et de Sécurité Est et préfète du Bas-Rhin, a pris ses fonctions ce lundi 3 février, à Strasbourg. Précédée par une réputation de « patronne exigeante, qui veut des résultats », qu'elle assume.
 

 
Josiane Chevalier, nouvelle préfète de la région Grand Est et du Bas-Rhin.
Josiane Chevalier se réfère à sa « culture sportive familiale basée sur le rugby » quand son prédécesseur pratiquait la natation et la course à pied. Pack, contact, première ligne. La nuance campe « l'état d'esprit » de la nouvelle préfète de la région Grand Est et du Bas-Rhin. Ce goût pour « le jeu collectif » complète sa réputation de « patronne exigeante, qui veut des résultats », et une carrière marquée par « une double culture : celle des collectivités et celle de l'État ». Elle sait qu'elle incarne « la diversité », dont Emmanuel Macron rêve pour le corps électoral, et compte bien « lui rendre des comptes sur les objets de la vie quotidienne ».

Après un passage au service de l'action sociale du conseil général de l'Isère (1986-2001), elle retient trois « postes sensibles » au service de l'État. Directrice de cabinet du préfet des Hauts-de-Seine quand Nicolas Sarkozy était à l'Élysée. Préfète de l'Essonne avec Manuel Valls à Matignon. Et la Corse, « où représenter l'État ne va pas de soi ». Des exemples qui requièrent de sacrées qualités rugbystiques.
Une « religion » partenariale

Josiane Chevalier « veut que l'État soit au rendez-vous » dans cette « grande région puissante qui résonne à l'international ». « Il va continuer à accompagner les projets stratégiques et mettre en oeuvre les politiques du gouvernement et les politiques publiques », annonce-t-elle en revendiquant sa « religion du partenariat » avec les élus, les associations, les agriculteurs... « Ici, on ne se contente pas de parler par projet mais de projets de territoire », se réjouit-elle.
Sa priorité : la sécurité

Aussi « exigeante » avec elle-même qu'avec les autres, la préfète de 62 ans entend mener son action en « mode projet, solutions et commando ». Une méthode éprouvée au fil de ses nombreuses missions, de la Marne au Tarn. Les solutions, « pour accompagner les territoires » ; le mode commando, « pour prendre à bras-le-corps des sujets prégnants ».

Et le sujet prioritaire pour elle est la sécurité. « Les incidents de la nuit de la Saint-Sylvestre ont donné une image insatisfaisante de Strasbourg », dit-elle. « La sécurité est la première des libertés. Nous devons comprendre ce qui s'est passé pour mieux agir en matière de prévention et de répression, en premier lien avec la justice. » Josiane Chevalier s'est rendue lundi après-midi à la direction départementale de la Sécurité publique du Bas-Rhin. Puis elle a effectué une patrouille en compagnie de Yolande Renzi, procureure de la République, avant de visiter le groupement de gendarmerie du Bas-Rhin et le SDIS 67.
Deux préfectures en Alsace

Dans le Grand Est, « l'État doit être porteur de cohésion et en même temps porté le droit à la différenciation », précise la préfète qui va accompagner la création de la Collectivité européenne d'Alsace ainsi que les grands projets d'infrastructures et transfrontaliers. Son expérience corse lui servira « beaucoup », assure-t-elle.

« Heureusement que nous avons gardé deux préfectures en Corse pour incarner la proximité. En Alsace, les deux préfectures doivent être maintenues. L'organisation de l'État ne doit pas être calquée sur celle des conseils départementaux », insiste Josiane Chevalier. Ce qui ne l'empêche pas de réclamer « une harmonisation des pratiques » et « une mutualisation » entre les préfectures de Colmar et Strasbourg. Histoire de former un maul.
Franck BUCHY Voir l'interview vidéo sur dna.fr

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Azzedine Boufrioua ne sera pas de la liste Lutz-Rottner

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:06:18

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Azzedine Boufrioua ne sera pas de la liste Lutz-Rottner

Conseiller municipal délégué à l'animation culturelle et aux musiques actuelles, sous l'autorité de l'adjoint à la culture Michel Samuel-Weis, Azzedine Boufrioua prend ses distances avec l'équipe municipale.

Il écrit : « Quand j'ai rejoint la liste de Jean Rothner (sic !), c'était pour apporter mon savoir-faire à notre ville. Mes convictions sont tout d'abord que la politique n'est pas un métier. À l'aube des élections de mars 2020 les états-majors s'empressent et je ne suis pas dans cette logique. » Alors que son mandat touche à sa fin, l'élu jette un oeil dans le rétro. « Je fais le bilan que mon engagement politique n'a pas eu le résultat des ambitions des Mulhousiens [...] Je n'ai pas de problème avec les personnes, mes divergences sont politiques et, pour ces raisons objectives, je me refuse à renouveler ma présence et ma confiance à cette liste bicéphale Lutz-Rothner (re sic !). »

 

 
 

Azzedine Boufriouane sera pas de la liste Lutz-Rottner

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:30:27

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Azzedine Boufriouane sera pas de la liste Lutz-Rottner

 

Conseiller municipal délégué à l'animation culturelle et aux musiques actuelles, sous l'autorité de l'adjoint à la culture Michel Samuel-Weis, Azzedine Boufrioua prend ses distances avec l'équipe municipale.

Il écrit : « Quand j'ai rejoint la liste de Jean Rothner (sic !), c'était pour apporter mon savoir-faire à notre ville. Mes convictions sont tout d'abord que la politique n'est pas un métier. À l'aube des élections de mars 2020 les états-majors s'empressent et je ne suis pas dans cette logique. » Alors que son mandat touche à sa fin, l'élu jette un oeil dans le rétro. « Je fais le bilan que mon engagement politique n'a pas eu le résultat des ambitions des Mulhousiens [...] Je n'ai pas de problème avec les personnes, mes divergences sont politiques et, pour ces raisons objectives, je me refuse à renouveler ma présence et ma confiance à cette liste bicéphale Lutz-Rothner (re sic !). »

 

 
 

 

Mulhouse Les élections municipales vues par les aînés de la Maison de l'Arc

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:04:28

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Mulhouse Les élections municipales vues par les aînés de la Maison de l'Arc
 

 
Un groupe de résidents de la Maison de l'Arc en pleine discussion sur la politique locale dans le cadre des élections municipales de mars prochain. Photos L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Autour de la table, ce matin-là, six personnes, résidentes de la maison de retraite de l'Arc à Mulhouse, ont accepté de discuter politique. C'est une des animatrices de cet Ehpad (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) qui a facilité cette rencontre avec notre journal.
« La politique doit être au service des plus faibles »

Martine Stroble, 71 ans, se lance la première dans la discussion. Cette ancienne enseignante mulhousienne est une passionnée de politique. Depuis son installation dans cet Ehpad, elle la suit surtout à la télévision et dans les journaux.

« La politique doit être au service des plus faibles. À Mulhouse, depuis toujours, les impôts locaux sont inégaux, le futur maire devrait faire en sorte que les plus pauvres puissent mieux vivre dans la ville. Moi, j'ai toujours été PS, mouvance Jean-Marie Bockel, mais jamais encartée. Et, pour l'instant, ce qui se profile pour la gauche à Mulhouse ne me plaît pas. Les valeurs du parti sont trahies, car le politique doit être au service des personnes. Après les élections, les promesses sont oubliées. J'avais l'ancien maire Jean Rottner comme élève. Pour moi, il ne s'est pas engagé au service des plus pauvres. Tout ce qui se profile pour cette campagne ne me convient pas, mais j'irai voter. Ce sera sûrement blanc, car tous ces candidats oublient que c'est la société qui trime pour eux. »

Marie-Thérèse Schindler, 88 ans, est originaire de Zillisheim. « Je voudrais une société avec plus de gentillesse. La dernière fois que j'ai voté, c'était dans ma commune. J'ai toujours fait attention à la personne qui se présente et j'ai lu son programme. Pour les personnes âgées, je trouve qu'il faudrait faire des parkings plus pratiques à utiliser. Pour les trottoirs, à Mulhouse et à Zillisheim, des efforts ont été réalisés. Et puis ce qui est pratique pour nous, c'est de se promener dans un grand magasin comme Cora, histoire de voir ce qui se fait de nos jours. »
« Pour la politique,je suivais l'avisde mon mari »

Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Andrée Rietsch, 90 ans, a vécu une grande partie de sa vie à Mulhouse. Enfant, elle a connu l'exil pendant la Seconde Guerre mondiale. « Pour la politique, eh bien, je suivais l'avis de mon mari, même si nous ne parlions pas politique entre nous. Je suis veuve depuis vingt ans et, depuis, je ne suis plus au courant. Pour moi, la politique c'est compliqué. »

Jean Schnoebelen, 75 ans, est originaire d'Illzach et a vécu la plus grande partie de sa vie à Kingersheim. « Pour nous, c'était compliqué, nous étions neuf enfants. Mes parents se sont mariés entre les deux guerres et maman était Munichoise. Elle était rejetée par sa famille en Allemagne. Ici, nous avons vécu la discrimination. Puis je me suis marié et j'ai toujours voté depuis à Kingersheim. Mais je ne supporte pas, lors des élections municipales et régionales, toutes les promesses annoncées et finalement rien n'est fait. Les politiques, ils veulent juste une place. »

Et de se souvenir d'une histoire de priorité pour les parkings, priorité inscrite dans un programme qui a coûté le poste à un ancien maire. « Et finalement le nouveau, qui va s'arrêter maintenant, n'avait pas du tout fait des parkings sa priorité. » Et pour les élections de mars ? « J'irai voter à Kingersheim, j'y suis toujours inscrit, si un de mes fils m'emmène. »

Raymond Kauffmann, 65 ans, est originaire de Sierentz. « Il faudrait plus de démocratie et se souvenir du sens initial voulu par les Grecs. Je voudrais plus de débats sur des sujets de société. À Sierentz, j'ai connu un candidat devenu maire, qui passait à l'hôpital (de Sierentz) pour demander que l'on vote pour lui. C'est très déplacé. Pour ces élections, je ne pourrai, pour la première fois, pas y participer. Personne ne s'est occupé de me dire qu'il fallait s'inscrire sur la liste électorale à Mulhouse. Nous sommes des citoyens comme les autres, j'ai voté toute ma vie. Voter est un acte important quand même. En nous oubliant ainsi nous les vieux, on nous enlève notre rôle de citoyen. Et cela, ce n'est pas juste. » Et Raymond de donner son avis sur Mulhouse : « Je trouve que Jean-Marie Bockel a fait beaucoup pour la ville et, maintenant, cela doit être difficile pour lui, avec la perte de son fils »
« Les maires n'ontplus de pouvoir,ni d'argent »

Pierre Muesser, 91 ans, a le verbe haut. Cet ancien syndicaliste de l'ex-SACM de 1953 à 1986 a vécu à Riedisheim avant de rejoindre la Maison de l'Arc à Mulhouse. « J'ai habité à Riedisheim de 2 à 88 ans et dirigé, un temps, le corps des pompiers. Clairement pour moi, la politique, c'est la gauche. Le syndicalisme a été ma joie. À Riedisheim, j'ai connu cinq maires depuis 1942. Mais, pour ces élections, je ne sais pas encore si je vais voter [à Riedisheim]. Les maires n'ont plus le pouvoir, ni d'argent, tout est dans les mains des grands responsables de l'État. Ce sont eux qui doivent changer la société, pour qu'elle soit plus juste. Pour cela, il faudrait des dirigeants qui ont du coeur et pas de porte-monnaie. »

Et de suggérer avec force un changement dans la gestion des Ehpad. « Si on pouvait laisser les personnes qui ont encore toute leur tête ensemble, ce serait faire preuve d'humanité et de respect. Nous payons tous nos séjours, le prix est fixé par le Conseil départemental. » D'ailleurs Pierre ne baisse pas les bras. Il se bat pour des repas de meilleure qualité et un soutien financier pour les résidents en général. « J'ai écrit au président Emmanuel Macron et ai eu une réponse du sous-préfet de Mulhouse. Il n'y aura pas d'aide, mais j'ai essayé... »
Sabine HARTMANN En nous oubliant, nousles vieux, on nous enlève notre rôle de citoyen. Raymond KAUFFMANN

 

 
 

élections municipales Carnet de campagne Tous derrière, tous derrière ?

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:02:11

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élections municipales Carnet de campagne
Tous derrière, tous derrière ?
La candidature de dernière minute d'Eric Straumann rebat les cartes du scrutin colmarien. Candidats ou potentiels colistiers, certains au centre et à droite pourraient être tentés de se placer dans le sillage du député. Petit tour d'horizon.
 

 
« Pas une surprise », assurent Tristan Denéchaud et Stéphanie Villemin.
L'annonce de la candidature d'Eric Straumann sur les réseaux sociaux, samedi, a provoqué une avalanche de réactions sur la page du député. On recensait plus de 800 mentions « J'aime », 213 commentaires et 115 partages ce lundi vers 16 h. Dont, il faut le reconnaître, une très grande majorité de commentaires positifs. Au-delà de la toile, cette nouvelle donne fait évidemment réagir les candidats et leurs supporters.

La question d'une éventuelle alliance ne se pose pas à gauche, où une liste Lutte ouvrière s'ajoute désormais à celle de l'écologiste Frédéric Hilbert (lire ci-contre). Au centre et à droite, en revanche, la concurrence promet d'être rude et on peut se demander si les trois listes déjà déclarées contre Gilbert Meyer (Colmar pour Tous avec Tristan Denéchaud, Un nouvel horizon avec Stéphanie Villemin, et la potentielle liste d'Odile Uhlrich-Mallet) iront au bout de leur démarche. Si les deux premiers donnent déjà rendez-vous au premier tour, la question d'éventuelles alliances se reposera forcément au second.

Tristan Dénéchaud : « On vise le meilleur score possible. » Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Tristan Denéchaud : « Pas de rapprochementà l'ordre du jour »

Pour Tristan Denéchaud (MoDem, liste « Colmar pour tous »), la candidature du député est « un non-événement » : « On savait depuis le début qu'il pouvait être candidat. Cela ne nous a pas empêchés de nous lancer et pour l'instant, on n'a absolument aucune idée de son projet pour Colmar. » Celui qui est aussi suppléant d'Eric Straumann au conseil départemental ne voit pas de concurrence déloyale dans cette candidature : « Ce n'est pas plus étrange que d'avoir deux candidats LR ou UMP, comme à chaque municipale depuis des années », remarque Tristan Denéchaud.

Si ce lien électoral crée « une certaine confiance et une proximité » avec son nouveau rival, le candidat MoDem assure qu'un rapprochement n'est « pas à l'ordre du jour pour l'instant » : « Notre objectif, c'est de porter notre projet au premier tour et de voir à quel niveau les Colmariens peuvent y adhérer. On vise le meilleur score possible. »

Il ne faut pas oublier non plus que face à un Eric Straumann identifié à droite, l'équipe de « Colmar pour tous » se positionne clairement au centre. Sur le fond, Tristan Denéchaud juge plutôt favorablement l'actuelle « diversité » des listes : « C'est bon pour lutter contre l'abstention. Beaucoup nous disent qu'il faut se rassembler dès le premier tour contre Gilbert Meyer. C'était le pari de Bertrand Burger en 2014, mais Meyer n'a jamais été aussi bien élu... »

Stéphanie Villemin veut sortir d'une configuration « pour ou contre Gilbert Meyer ». Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Stéphanie Villemin : « Colmar mérite mieux que ça »

Stéphanie Villemin (LaRem, liste « Un nouvel horizon pour Colmar ») se dit également « persuadée depuis le début » que le député serait candidat. Elle juge son entrée en lice « très cavalière », mais « bonne pour le débat démocratique ». « Il attendait une opportunité. Il l'a eue avec les personnes de l'entourage d'Yves Hemedinger écartées de l'équipe Meyer. On risque de revoir tous ces gens-là derrière lui. » Et la candidate de dénoncer un risque de polarisation du débat, « pour ou contre Gilbert Meyer ».

Elle pense que « Colmar mérite beaucoup mieux que ça » et veut proposer « une alternative crédible d'avenir avec un programme et des compétences », dont un certain... Roland Wagner, rival de Gilbert Meyer aux municipales de 2008 (lire ci-contre). Rendez-vous au premier tour, donc.

Odile Ulrich Mallet, tentée par une alliance ? Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Une alliance avec les déçus d'Yves Hemedinger ?

L'hypothèse évoquée par Stéphanie Villemin est plus que plausible. Prête à tenter l'aventure avec Yves Hemedinger, Odile Uhlrich-Mallet venait à peine de se lancer en solo quand le député est sorti du bois. Au point que certains y ont vu une « rampe de lancement ». Il ne faut pas oublier non plus que l'adjointe colmarienne à l'enseignement s'est associée avec l'avocat Benoît Nicolas, qui lançait régulièrement des appels du pied à Eric Straumann depuis son renoncement. On remarque aussi que parmi les potentiels équipiers d'Yves Hemedinger, beaucoup adressent désormais des messages de sympathie à Eric Straumann. C'est notamment le cas de Yavuz Yildiz, qui vient de quitter la majorité colmarienne, ou encore de Véronique Mura, la présidente du CESEC (Conseil économique, social et environnemental de Colmar).

Potentiels équipiers d'Yves Hemedinger hier, Laurent Denzer et Yavuz Yildiz rejoindront-ils Eric Straumann ? Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Que deviennent les militants LR ?

Cela risque de tanguer dans les rangs des militants Les Républicains, tiraillés entre Gilbert Meyer et le « dissident » Straumann, qui est aussi le secrétaire départemental du parti. Lors des voeux, mi-janvier, les instances de la 1re circonscription ont sonné le rassemblement derrière Gilbert Meyer. Plusieurs militants sont censés figurer sur la liste du sortant. C'est le cas de la jeune Ashley Harzi, mais circulent aussi les noms de Pierre Ouadi et Nejla Brandalise. Y aura-t-il des transfuges ?
Clément TONNOT

 

 
 

 

Colmar Municipales Tous derrière, tous derrière ?

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:00:38

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Colmar Municipales Tous derrière, tous derrière ?
 

 
Potentiels équipiers d'Yves Hemedinger hier, Laurent Denzer et Yavuz Yildiz rejoindront-ils Eric Straumann ? 

Potentiels équipiers d'Yves Hemedinger hier, Laurent Denzer et Yavuz Yildiz rejoindront-ils Eric Straumann ? Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

L'annonce de la candidature d'Eric Straumann sur les réseaux sociaux, samedi, a provoqué une avalanche de réactions sur la page du député. On recensait plus de 800 mentions « J'aime », 213 commentaires et 115 partages ce lundi vers 16 h. Dont, il faut le reconnaître, une très grande majorité de commentaires positifs. Au-delà de la toile, cette nouvelle donne fait évidemment réagir les candidats et leurs supporters.

La question d'une éventuelle alliance ne se pose pas à gauche, où une liste Lutte ouvrière s'ajoute désormais à celle de l'écologiste Frédéric Hilbert (lire ci-contre). Au centre et à droite, en revanche, la concurrence promet d'être rude et on peut se demander si les trois listes déjà déclarées contre Gilbert Meyer (Colmar pour Tous avec Tristan Denéchaud, Un nouvel horizon avec Stéphanie Villemin, et la potentielle liste d'Odile Uhlrich-Mallet) iront au bout de leur démarche.

Si les deux premiers donnent déjà rendez-vous au premier tour, la question d'éventuelles alliances se reposera forcément au second.

Tristan Dénéchaud : « On vise le meilleur score possible. » Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Tristan Denéchaud : « Pas de rapprochement à l'ordre du jour »

Pour Tristan Denéchaud (MoDem, liste « Colmar pour tous »), la candidature du député est « un non-événement » : « On savait depuis le début qu'il pouvait être candidat. Cela ne nous a pas empêchés de nous lancer et pour l'instant, on n'a absolument aucune idée de son projet pour Colmar. » Celui qui est aussi suppléant d'Eric Straumann au conseil départemental ne voit pas de concurrence déloyale dans cette candidature : « Ce n'est pas plus étrange que d'avoir deux candidats LR ou UMP, comme à chaque municipale depuis des années », remarque Tristan Denéchaud.

Si ce lien électoral crée « une certaine confiance et une proximité » avec son nouveau rival, le candidat MoDem assure qu'un rapprochement n'est « pas à l'ordre du jour pour l'instant » : « Notre objectif, c'est de porter notre projet au premier tour et de voir à quel niveau les Colmariens peuvent y adhérer. On vise le meilleur score possible. »

Il ne faut pas oublier non plus que face à un Eric Straumann identifié à droite, l'équipe de « Colmar pour tous » se positionne clairement au centre. Sur le fond, Tristan Denéchaud juge plutôt favorablement l'actuelle « diversité » des listes : « C'est bon pour lutter contre l'abstention. Beaucoup nous disent qu'il faut se rassembler dès le premier tour contre Gilbert Meyer. C'était le pari de Bertrand Burger en 2014, mais Meyer n'a jamais été aussi bien élu... »

Stéphanie Villemin veut sortir d'une configuration « pour ou contre Gilbert Meyer ». Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Stéphanie Villemin : « Colmar mérite mieux que ça »

Stéphanie Villemin (LaRem, liste « Un nouvel horizon pour Colmar ») se dit également « persuadée depuis le début » que le député serait candidat. Elle juge son entrée en lice « très cavalière », mais « bonne pour le débat démocratique ». « Il attendait une opportunité. Il l'a eue avec les personnes de l'entourage d'Yves Hemedinger écartées de l'équipe Meyer. On risque de revoir tous ces gens-là derrière lui. » Et la candidate de dénoncer un risque de polarisation du débat, « pour ou contre Gilbert Meyer ».

Elle pense que « Colmar mérite beaucoup mieux que ça » et veut proposer « une alternative crédible d'avenir avec un programme et des compétences », dont un certain... Roland Wagner, rival de Gilbert Meyer aux municipales de 2008 (lire ci-contre). Rendez-vous au premier tour, donc.

Odile Ulrich Mallet, tentée par une alliance ? Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Une alliance avec les déçus d'Yves Hemedinger ?

L'hypothèse évoquée par Stéphanie Villemin est plus que plausible. Prête à tenter l'aventure avec Yves Hemedinger, Odile Uhlrich-Mallet venait à peine de se lancer en solo quand le député est sorti du bois. Au point que certains y ont vu une « rampe de lancement ». Il ne faut pas oublier non plus que l'adjointe colmarienne à l'enseignement s'est associée avec l'avocat Benoît Nicolas, qui lançait régulièrement des appels du pied à Eric Straumann depuis son renoncement. On remarque aussi que parmi les potentiels équipiers d'Yves Hemedinger, beaucoup adressent désormais des messages de sympathie à Eric Straumann. C'est notamment le cas de Yavuz Yildiz, qui vient de quitter la majorité colmarienne, ou encore de Véronique Mura, la présidente du CESEC (Conseil économique, social et environnemental de Colmar).

Potentiels équipiers d'Yves Hemedinger hier, Laurent Denzer et Yavuz Yildiz rejoindront-ils Eric Straumann ? Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Que deviennent les militants LR ?

Cela risque de tanguer dans les rangs des militants Les Républicains, tiraillés entre Gilbert Meyer et le « dissident » Straumann, qui est aussi le secrétaire départemental du parti. Lors des voeux, mi-janvier, les instances de la 1re circonscription ont sonné le rassemblement derrière Gilbert Meyer. Plusieurs militants sont censés figurer sur la liste du sortant. C'est le cas de la jeune Ashley Harzi, mais circulent aussi les noms de Pierre Ouadi et Nejla Brandalise. Y aura-t-il des transfuges ?
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COLMAR élections municipales Carnet de campagne Un ticket Villemin-Wagner

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:26:58

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élections municipales Carnet de campagne
Un ticket Villemin-Wagner
 

 
En mars 2008, Roland Wagner avait failli battre Gilbert Meyer, à 150 voix près.
C'est par un message sur les réseaux sociaux qu'on a appris samedi soir le ralliement de Roland Wagner à l'équipe de Stéphanie Villemin. L'ancien adjoint aux finances de Gilbert Meyer, qui avait failli battre le maire de Colmar en mars 2008 (moins de 150 voix d'écart au second tour), a siégé au conseil municipal de Colmar jusqu'en 2014, avant de prendre du champ durant un mandat. Il prendra la deuxième place sur la liste de la candidate LaREM pour former un véritable ticket. « Il n'y avait rien de prémédité », commente Stéphanie Villemin. « Les choses se sont faites naturellement », confirme Roland Wagner qui, à 64 ans, « ne se voyait pas mener une liste », mais que « l'action pour Colmar anime toujours ». L'ancien élu dit avoir été « bluffé par le travail accompli et la démarche » de Stéphanie Villemin et son équipe. » Suppléant d'Eric Straumann aux législatives de 2007, Roland Wagner s'était engagé auprès de Stéphanie Villemin avant d'apprendre la candidature de son « ami » le député. « Je n'ai qu'une parole. Ça fait partie de mes valeurs. »

 

 
 

 

Un ticket Stéphanie Villemin-Roland Wagner

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:03:15

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Un ticket Stéphanie Villemin-Roland Wagner
 

 
En mars 2008, Roland Wagner (à g.) avait failli battre Gilbert Meyer, à 150 voix près. Archives L'Alsace/Hervé KIELWASSER
C'est par un message sur les réseaux sociaux qu'on a appris samedi soir le ralliement de Roland Wagner à l'équipe de Stéphanie Villemin. L'ancien adjoint aux finances de Gilbert Meyer, qui avait failli battre le maire de Colmar en mars 2008 (moins de 150 voix d'écart au second tour) a siégé au conseil municipal de Colmar jusqu'en 2014, avant de prendre du champ durant un mandat. Il prendra la deuxième place sur la liste de la candidate LaREM pour former un véritable ticket.

« Il n'y avait rien de prémédité », commente Stéphanie Villemin, qui a rencontré Roland Wagner pour la première fois il y a 15 jours pour « partager l'expérience » de celui qui avait fait trembler le sortant. « Les choses se sont faites naturellement », confirme Roland Wagner qui, à 64 ans, « ne se voyait pas mener une liste », mais que « l'action pour Colmar anime toujours », et qui est aujourd'hui « disponible », après avoir transmis son cabinet comptable.

L'ancien élu dit avoir été « bluffé par le travail accompli et la démarche » de Stéphanie Villemin et son équipe : « Une élection, ce n'est pas une histoire de règlement de comptes. L'objectif, c'est de prendre de la hauteur et d'envisager un Colmar beaucoup plus ouvert, plus moderne, pour l'avenir. Les Colmariens et les Colmariennes aspirent à autre chose que de rester dans un certain conformisme. »

Suppléant d'Eric Straumann aux législatives de 2007, Roland Wagner s'était engagé auprès de Stéphanie Villemin avant d'apprendre la candidature de son « ami » le député. « Je n'ai qu'une parole. Ça fait partie de mes valeurs. »

 

 
 

Colmar Qui pour reprendre le flambeau de la mémoire ?

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:02:06

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Colmar Qui pour reprendre le flambeau de la mémoire ?
 

 
Le colonel Kossahl, chef de corps du 152e RI, et le lieutenant-colonel de Solages, commandant en second du 1er RCP de Pamiers, avec deux élèves de Saint-Nicolas. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Une fois n'est pas coutume, le maire de Colmar, Gilbert Meyer, avait décidé de célébrer l'anniversaire de la Libération de Colmar un jour de semaine et non pas un dimanche. Afin que plusieurs établissements scolaires puissent participer à cette cérémonie qui s'est tenue ce lundi 3 février dans l'après-midi, sous une pluie fine et un ciel triste. « La disparition des derniers témoins de la Seconde Guerre mondiale nous oblige à reprendre le flambeau de la mémoire » a expliqué l'édile, s'adressant notamment aux jeunes générations, « visages de l'avenir et de la transmission ». Cette Histoire doit être le socle de leur citoyenneté a martelé le maire.

Certes, comme l'a souligné le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, « 75 ans, c'est loin, c'est ancien, c'est vieux ». Mais ce récit « doit être transmis de génération en génération ». « Il faut saisir la portée des événements historiques afin d'en tirer les leçons pour l'avenir ». Et cet avenir est incertain, estime le représentant de l'État. Si le préfet s'est bien gardé d'évoquer le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, il a bien rappelé que cette Europe s'était construite sur une belle idée, la réconciliation. Et qu'aujourd'hui, cette Europe doit faire face aux nationalismes et aux désordres internationaux. « La liberté et la paix ne sont jamais définitivement acquises », insiste Laurent Touvet qui vante le « pacte républicain », bouclier protecteur de nos idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité.
Un « effort de mémoire »

Plus d'une vingtaine de porte-drapeaux lors de la cérémonie. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

le préfet Touvet : « La République porte aux combattants de la dernière guerre une reconnaissance infinie ». Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Gilbert Meyer : « Il faut construire une société de solidarité et de dialogue ». Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

La nouba du 1er Tirailleurs d'Epinal. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Le député Straumann avec deux élèves de Saint-Nicolas. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Le président du Souvenir français, Gilbert Dollé, a lu le message du général de Lattre à la population de Colmar, le 2 février 1945. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Une cérémonie sous la pluie. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

les élèves de Saint-Nicolas et de Victor-Hugo ont participé à la cérémonie. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Au pied de la statue Rapp. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

À son tour, le colonel Kossahl, chef de corps du 152e régiment d'infanterie de Colmar, a plaidé pour que la société puisse faire « cet effort de mémoire ». « Trois générations [depuis la dernière guerre], c'est le jalon à partir duquel les événements ne sont plus seulement racontés par ceux qui les ont faits mais par ceux qui ont la volonté de les faire vivre. » C'est clairement le défi à relever. L'officier indique que l'armée joue ce rôle auprès de ses jeunes recrues, « en déployant [aussi] troupes et emblèmes » lors des cérémonies patriotiques. Mais pour le colonel Kossahl, « chaque citoyen est appelé à prendre sa part à l'entretien du souvenir et plus encore à se rappeler avec Albert Camus que "ce qu'on appelle raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir"».

Et les jeunes dans tout ça ? Ceux de l'école Saint-Nicolas et du collège Victor-Hugo ont fourni un travail de représentation en accompagnant les autorités lors des remises de gerbes. Surtout, ils ont travaillé sur cette thématique de la dernière guerre en produisant un documentaire vidéo, diffusé au Koïfhus et, symboliquement, ont entonné un émouvant Chant des partisans.
Nicolas ROQUEJEOFFRE PLUS WEB Voir la vidéo et le diaporama sur notre site : www.lalsace.fr

 

 
 

place rapp 75 e anniversaire de la Libération Qui pour reprendre le flambeau de la mémoire ?

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:25:37

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place rapp 75 e anniversaire de la Libération
Qui pour reprendre le flambeau de la mémoire ?
Les trois discours de Gilbert Meyer, de Laurent Touvet et du colonel Kossahl, ont bien rappelé le défi du devoir de mémoire face à la disparition des témoins.
 

 
Le colonel Kossahl, chef de corps du 152e RI, et le lieutenant-colonel de Solages, commandant en second du 1er RCP de Pamiers, avec deux élèves de Saint-Nicolas.
Une fois n'est pas coutume, le maire de Colmar, Gilbert Meyer, avait décidé de célébrer l'anniversaire de la Libération de Colmar un jour de la semaine et non pas un dimanche. Afin que plusieurs établissements scolaires puissent participer à cette cérémonie qui s'est tenue dans l'après-midi, sous une pluie fine et un ciel triste. « La disparition des derniers témoins de la Seconde Guerre mondiale nous oblige à reprendre le flambeau de la mémoire » a expliqué l'édile, s'adressant notamment aux jeunes générations, « visages de l'avenir et de la transmission ». Cette Histoire doit être le socle de leur citoyenneté a martelé le maire.

Certes, comme l'a souligné le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, « 75 ans, c'est loin, c'est ancien, c'est vieux ». Mais ce récit « doit être transmis de génération en génération ». « Il faut saisir la portée des événements historiques afin d'en tirer les leçons pour l'avenir ». Et cet avenir est incertain estime le représentant de l'Etat. Si le préfet s'est bien gardé d'évoquer le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, il a bien rappelé que cette Europe s'était construite sur une belle idée, la réconciliation. Et qu'aujourd'hui, cette Europe doit faire face aux nationalismes et aux désordres internationaux. « La liberté et la paix ne sont jamais définitivement acquises », insiste Laurent Touvet qui vante le « pacte républicain », bouclier protecteur de nos idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité.
Un « effort de mémoire »

Plus d'une vingtaine de porte-drapeaux lors de la cérémonie. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

le préfet Touvet : « La République porte aux combattants de la dernière guerre une reconnaissance infinie ». Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Gilbert Meyer : « Il faut construire une société de solidarité et de dialogue ». Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

La nouba du 1er Tirailleurs d'Epinal. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Le député Straumann avec deux élèves de Saint-Nicolas. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Le président du Souvenir français, Gilbert Dollé, a lu le message du général de Lattre à la population de Colmar, le 2 février 1945. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Une cérémonie sous la pluie. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

les élèves de Saint-Nicolas et de Victor-Hugo ont participé à la cérémonie. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Au pied de la statue Rapp. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

A son tour, le colonel Kossahl, chef de corps du 152e régiment d'infanterie de Colmar a plaidé pour que la société puisse faire « cet effort de mémoire ». « Trois générations [depuis la dernière guerre], c'est le jalon à partir duquel les événements ne sont plus seulement racontés par ceux qui les ont faits mais par ceux qui ont la volonté de les faire vivre ». C'est clairement le défi à relever. L'officier indique que l'armée joue ce rôle auprès de ses jeunes recrues, « en déployant [aussi] troupes et emblèmes » lors des cérémonies patriotiques. Mais pour le colonel Kossahl, « chaque citoyen est appelé à prendre sa part à l'entretien du souvenir et plus encore à se rappeler avec Albert Camus que " ce qu'on appelle raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir " ».

Et les jeunes dans tout ça ? Ceux de l'école Saint-Nicolas et du collège Victor-Hugo ont fourni un travail de représentation en accompagnant les autorités lors des remises de gerbes. Surtout, ils ont travaillé sur cette thématique de la dernière guerre en produisant un documentaire vidéo, diffusé au Koïfhus et, symboliquement, ont entonné un émouvant chant des partisans.
Nicolas ROQUEJEOFFRE Voir aussi notre vidéo et diaporama sur notre site internet.

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ARS Une vision globale des problématiques sanitaires

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:16:43

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ARS  Une vision globale des problématiques sanitaires
 

 
La « construction d'une filière de mammographie » dans le Sundgau est l'une des propositions de l'ARS. Archives DNA /Bernard MEYER
La fermeture de la maternité de l'hôpital Saint-Morand, à Altkirch, est à l'origine de cette concertation, une annonce qui avait provoqué la mobilisation des habitants et des élus, mais qui est devenue effective en novembre dernier tout comme celle, par la suite du service de soins continus, à l'hôpital sundgauvien.

L'ARS (Agence régionale de santé) présente différentes mesures qui seront « largement accompagnées » (voir encadré) et annonce le maintien de l'autorisation d'ouverture du service des urgences d'Altkirch jusqu'à la fin de cette année.
Dans le champde la périnatalité

« La transformation de la maternité d'Altkirch en Maison périnatale s'est accompagnée de plusieurs mesures de sécurisation du parcours des femmes enceintes (mise à disposition d'un hôtel hospitalier, mise en place de sages-femmes pouvant se déplacer avec le Smur auprès de femmes en cas d'urgence obstétricale). Le développement de prises en charge obstétricales par l'Association d'hospitalisation à domicile constitue une offre supplémentaire au service des parturientes.

Une communauté périnatale de territoire doit se mettre en place dans le Sundgau afin de favoriser la collaboration des différents professionnels de ce champ. Par ailleurs, des ambulances supplémentaires sont en cours d'attribution sur le territoire et doivent renforcer la prise en charge de l'urgence pré-hospitalière », explique Christophe Lannelongue, directeur général de l'ARS.
L'offre destinée aux enfants et adolescents

Cette offre « sera enrichie d'un hôpital de jour de psychiatrie pour adolescents implanté à Mulhouse et desservant tout le sud Haut-Rhin (zone actuellement totalement dépourvue) ». L'antenne de la Maison des ados a ouvert en septembre à Altkirch. Pour les enfants plus jeunes, le financement de l'antenne mulhousienne de dépistage des handicaps moteurs et cognitifs est prorogé jusqu'à fin 2020, « dans l'attente de son évaluation ».
L'offre au profit des personnes âgées dépendantes

Cette offre « constitue un axe fort de ce projet de territoire, conformément aux projections démographiques. Un service de soins de suite du territoire devrait obtenir la reconnaissance d'une spécialisation gériatrique afin de mieux reconnaître la qualité des prises en charge déjà à l'oeuvre. Le GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace) travaille également à des projets d'équipe mobile gériatrique et de service d'hospitalisation d'ortho-gériatrie à l'hôpital Saint- Morand.

Enfin, l'ARS promeut et subventionne le développement de la télémédecine au sein des Ehpad du territoire. Elle travaille également de concert avec le conseil départemental du Haut-Rhin afin d'installer dans le Sundgau 21 places d'Ehpad supplémentaires.
L'offre au profitde l'ensemble de la population du Sundgau

Des mesures complémentaires pour l'ensemble de la population sont annoncées par l'ARS : consultations de neurologie, cardiologie et pneumologie à l'hôpital Saint-Morand.

Sont prévus « la construction d'une filière de mammographie, le renforcement des soins palliatifs, la création de consultations douleur et d'une équipe mobile de soins des plaies chroniques ainsi que la mise en place de consultations de neurologie, cardiologie et pneumologie à l'hôpital ».

« L'offre de soins libérale est soutenue à travers le lancement du recrutement de médecins généralistes à exercice mixte et de généralistes salariés. Le projet d'une maison de santé pluriprofessionnelle est également soutenu par l'ARS. Un ambitieux Contrat local de santé est en préparation avec la Ville d'Altkirch. »

« La grande fragilité du Service des urgences (SU) d'Altkirch reste une réalité qui me préoccupe beaucoup. Ce service ne repose depuis l'été dernier que sur des médecins intérimaires et il a dû fermer temporairement à plusieurs reprises depuis cet automne. J'ai prolongé son autorisation de fonctionnement jusqu'au 31 décembre 2020.
Prise en charge des urgences et des soinsnon programmés

Ce délai doit nous servir à consolider l'équipe médicale d'urgentistes GHRMSA, équipe destinée à devenir une équipe territoriale mutualisée entre les différents sites. Ce délai doit également permettre de réfléchir à une adaptation du fonctionnement du SU d'Altkirch, dans l'esprit du pacte de refondation des urgences annoncé par la ministre de la Santé à l'automne. Ce projet d'évolution de ce service sera naturellement travaillé en concertation avec les élus », explique le directeur de l'ARS, qui souligne que ces projets « constituent une réelle amélioration de l'offre de soins à Altkirch et dans le Sundgau, et se déploient à la fois dans les champs hospitalier et médico-social, ainsi que dans celui de la médecine libérale ».

« L'ARS apporte des pistes d'espoir pour notre hôpital de proximité », indique pour sa part le député Jean-Luc Reitzer, président du conseil d'administration puis de surveillance de l'hôpital durant trente-quatre ans. Dans un communiqué, il rappelle son « attachement viscéral à cet hôpital et veillera à la concrétisation de ces propositions ».

 

 
 

Sundgau Hôpital Saint-Morand L'ARS présente une vision globale des problématiques sanitaires

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:01:05

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Sundgau Hôpital Saint-Morand
L'ARS présente une vision globale des problématiques sanitaires
Dans un courrier adressé aux élus du secteur d'Altkirch, l'Agence régionale de santé (ARS) présente le résultat de la concertation lancée en mars dernier concernant le projet de santé pour le Sundgau. Il s'articule autour du renforcement de l'offre sur plusieurs grandes thématiques.
 

 
La « construction d'une filière de mammographie » dans le Sundgau est l'une des propositions de l'ARS.
La fermeture de la maternité de l'hôpital Saint-Morand est à l'origine de cette concertation, une annonce qui avait provoqué la mobilisation des habitants et des élus, mais qui est devenue effective en novembre dernier tout comme celle, par la suite du service de soins continus, à l'hôpital sundgauvien.

L'ARS présente différentes mesures qui seront « largement accompagnées » (voir encadré) et annonce le maintien de l'autorisation d'ouverture du service des urgences d'Altkirch jusqu'à la fin de cette année.
Dans le champ de la périnatalité

« La transformation de la maternité d'Altkirch en Maison Périnatale s'est accompagnée de plusieurs mesures de sécurisation du parcours des femmes enceintes (mise à disposition d'un hôtel hospitalier, mise en place de sages-femmes pouvant se déplacer avec le SMUR auprès de femmes en cas d'urgence obstétricale). Le développement de prises en charge obstétricales par l'association d'Hospitalisation à Domicile constitue une offre supplémentaire au service des parturientes.
Communauté périnatale et ambulances supplémentaires

Une communauté périnatale de territoire doit se mettre en place dans le Sundgau afin de favoriser la collaboration des différents professionnels de ce champ. Par ailleurs, des ambulances supplémentaires sont en cours d'attribution sur le territoire et doivent renforcer la prise en charge de l'urgence pré-hospitalière », explique Christophe Lannelongue, directeur général de l'ARS.
L'offre destinée aux enfants et adolescents

Cette offre « sera enrichie d'un hôpital de jour de psychiatrie pour adolescents implanté à Mulhouse et desservant tout le sud Haut-Rhin (zone actuellement totalement dépourvue) ». L'antenne de la Maison des Ados a ouvert en septembre à Altkirch. Pour les enfants plus jeunes, le financement de l'antenne mulhousienne de dépistage des handicaps moteurs et cognitifs est prorogée jusqu'à fin 2020, « dans l'attente de son évaluation ».
L'offre au profit des personnes âgées dépendantes.

Cette offre « constitue un axe fort de ce projet de territoire, conformément aux projections démographiques. Un service de soins de suite du territoire devrait obtenir la reconnaissance d'une spécialisation gériatrique afin de mieux reconnaître la qualité des prises en charge déjà à l'oeuvre. Le GHRMSA travaille également à des projets d'équipe mobile gériatrique et de service d'hospitalisation d'ortho-gériatrie à l'hôpital St- Morand.
Télémédecine dans les Ehpads et 21 places supplémentaires

Enfin, l'ARS promeut et subventionne le développement de la télémédecine au sein des Ehpads du territoire. Elle travaille également de concert avec le Conseil départemental de Haut-Rhin afin d'installer dans le Sundgau 21 places d'Ehpad supplémentaires ».
L'offre au profit de l'ensemble de la population du Sundgau

Des mesures complémentaires pour l'ensemble de la population sont annoncées par l'ARS :
Consultations de neurologie, cardiologie et pneumologie à l'hôpital St-Morand

- Est prévue « la construction d'une filière de mammographie, le renforcement des soins palliatifs, la création de consultations douleur et d'une équipe mobile de soins des plaies chroniques, la mise en place de consultations de neurologie, cardiologie et pneumologie à l'hôpital.

- L'offre de soins libérale est soutenue à travers le lancement du recrutement de médecins généralistes à exercice mixte et de généralistes salariés, le projet d'une maison de santé pluriprofessionnelle est également soutenu par l'ARS,

- Un ambitieux Contrat Local de Santé est en préparation avec la ville d'Altkirch ».
Prise en charge des urgences et des soins non programmés

« La grande fragilité du Service des Urgences (SU) d'Altkirch reste une réalité qui me préoccupe beaucoup.
Autorisation prolongée pour les urgences d'Altkirch jusquà décembre

Ce service ne repose depuis l'été dernier que sur des médecins intérimaires et il a dû fermer temporairement à plusieurs reprises depuis cet automne. J'ai prolongé son autorisation de fonctionnement jusqu'au 31 décembre 2020. Ce délai doit nous servir à consolider l'équipe médicale d'urgentistes GHRMSA, équipe destinée à devenir une équipe territoriale mutualisée entre les différents sites. Ce délai doit également permettre de réfléchir à une adaptation du fonctionnement du SU d'Altkirch, dans l'esprit du pacte de refondation des urgences annoncé par la ministre de la Santé à l'automne. Ce projet d'évolution de ce service sera naturellement travaillé en concertation avec les élus », explique le directeur de l'ARS qui souligne que « ces projets constituent une réelle amélioration de l'offre de soins sur Altkirch et le Sundgau, et se déploient à la fois dans les champs hospitalier et médico-social, ainsi que dans celui de la médecine libérale ».

« L'ARS apporte des pistes d'espoir pour notre hôpital de proximité, indique pour sa part le député Jean-Luc Reitzer, président du conseil d'administration puis de surveillance de l'hôpital durant 34 ans. Dans un communiqué, il rappelle son « attachement viscéral à cet hôpital et veillera à la concrétisation de ces propositions ».

 

 
 

 

Sentheim  Cérémonie des voeux La famille, le travail et l'associatif

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 05:59:46

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Sentheim  Cérémonie des voeux
La famille, le travail et l'associatif
La cérémonie des voeux du maire de Sentheim a notamment été l'occasion de mettre à l'honneur Valérie Phelipot et Gérard Bermon.
 

 
Les deux médaillés du jour : Gérard Bermon et Valérie Phelipot.
La cérémonie des voeux de Sentheim s'est déroulée vendredi 24 janvier à la salle de l'Amos, en présence des forces vives du village, d'élus des communes voisines, du président de la communauté de communes Laurent Lerch, du conseiller départemental Rémy With et du sénateur René Danesi.
Le « rôle de proximité » de la commune

Le maire, Bernard Hirth, a proposé de remonter le temps au fil d'un diaporama retraçant l'année 2019 avec les différentes manifestations (concertation citoyenne, grand prix de cyclisme, marche gourmande, salon des créateurs, marche de la solidarité, Jour de la nuit, concert de la chorale, etc.), les animations d'été (neuf associations ont proposé 51 activités), les emplois d'été (pour huit jeunes) ou les différents travaux réalisés.

Le maire a aussi rappelé l'importance de la commune, seule structure à assurer un rôle de proximité, qui joue aussi un rôle essentiel pour l'aménagement de l'espace de vie. Il a regretté ce qu'il voit comme une détérioration du lien de confiance entre l'État et les collectivités territoriales.
Mère de quatre enfants et assistante maternelle

Ce temps de rencontre a aussi été l'occasion de remises de médaille et de mise à l'honneur des mains vertes du village.

Valérie Phelipot a reçu la médaille de la famille. Elle élève ses quatre enfants, Maëllys, Yaël, Naëllyne et Mayaëlle, et elle exerce le beau métier d'assistante maternelle, avec douceur et gentillesse. Valérie Phelipot est aussi investie dans la vie associative de Sentheim. Membre de l'Apes (Association des parents d'élèves de Sentheim), elle participe à différentes actions, notamment les activités d'été avec des ateliers de loisirs créatifs.

Son mari est volontaire au sein du corps des sapeurs-pompiers du village, son fils fait partie des JSP (jeunes sapeurs-pompiers) et la fratrie fréquente différentes associations sportives. Valérie soutient tout son petit monde et prête volontiers main-forte aux associations fréquentées par les membres de sa famille.
Les services techniques et de nombreux engagements associatifs

Autre personne mise à l'honneur : Gérard Bermon. Il a reçu la médaille d'honneur régionale, départementale et communale.

Le récipiendaire, qui a commencé sa carrière professionnelle dans le privé, a travaillé deux années au Conseil général du Territoire de Belfort avant de rejoindre les services techniques de la mairie de Sentheim le 1er juin 1996. Chargé de la coordination de l'équipe technique et de la relation avec l'adjoint au maire responsable des services techniques, l'homme est très polyvalent : mécanique, entretien des espaces publics, tonte, passage du chasse-neige, entretien des bâtiments, gestion d'un troupeau de daims blancs, plantation, décorations et toutes sortes de réparations !

Le maire a souligné l'investissement et la bonne humeur de Gérard Bermon, tant au niveau professionnel qu'au niveau associatif. En effet, le médaillé contribue à l'organisation des collectes de sang, s'investit dans le club de foot, est président de l'association de gestion de la salle de l'Amos et est président du comité local Groupama.

Gérard Bermon a d'ailleurs présenté deux dates à retenir : le 7 juin pour une nouvelle balade de la solidarité (fondation Groupama) dont les bénéfices seront destinés à la lutte contre le lupus, et les 13 et 14 juin pour le 2e Salon de la création. Il en a aussi profité pour lancer un appel aux bénévoles (contact au 06.33.59.01.03).
Viviane TABOURIN

 

 
 

 

Le printemps ou presque dans les médiathèques du Ried

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:15:19

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Le printemps ou presque dans les médiathèques du Ried
 

 
Sur les marchés en Équateur, le cochon d'Inde est bien dodu. Photo Aline et Etienne SCHINDLER
Il règne comme une effervescence annonciatrice du printemps au coeur des médiathèques du Ried en ce mois de février.

À Marckolsheim, la médiathèque de la Bouilloire (MdB) a commencé à réchauffer l'atmosphère depuis le 7 janvier à travers l'exposition Voyage en Équateur, des Andes à l'Amazonie avec des photos d'Aline et Etienne Schindler. Grands voyageurs, globe-trotters tombés très jeunes dans la marmite des explorations et des récits, les époux Schindler seront de retour ce vendredi 7 février à la MdB, pour une conférence-diaporama sur l'Équateur.

« Nous avons choisi de visiter l'Équateur car c'est un des pays les plus riches en biodiversité : 40 % du territoire est protégé. Lors de cette conférence nous parlerons du pays, de géographie, d'histoire, d'économie, de culture, d'écologie. Nous présenterons nos plus belles photos, des vidéos, essentiellement des paysages, de la faune, des habitants. Nous avons parcouru environ 3 800 km du nord au sud, ce qui nous a permis de nous imprégner de la vie locale, l'essentiel des habitants vivant de l'agriculture de subsistance sur les hauts plateaux andins verdoyants à 3 000 m. Nous avons pu tester le plat national, le cochon d'Inde. Mais aussi beaucoup de spécialités à base de quinoa, sans oublier le chocolat équatorien, considéré comme le meilleur du monde », confient les explorateurs.

Autre grand moment du mois à Wittisheim, la médiathèque du Grand Ried (MgR) propose, mercredi 12 février à 10 h, l'atelier Cache-Cache dessin avec l'illustratrice Agathe Demois. Cet atelier de dessin utilise un jeu optique, afin que chaque participant imagine sa propre maison, et dessine ce qui se passe à l'intérieur, tout en le dissimulant. L'atelier a été imaginé à partir du livre La grande traversée et Cache-cache ville d'Agathe Demois & Vincent Godeau. Il associe le plaisir du dessin au trait, à celui des inventions et des explorations en images, c'est gratuit, sur inscription.

Depuis le 3 février, l'exposition photo Arbres remarquables du Bas-Rhin, mise à disposition par le conseil départemental du Bas-Rhin sera visible à la MgR, sans oublier le 21 février, un nouvel épisode du Média Blabla.

Encore de belles raisons pour faire des pauses culture au coeur des médiathèques du Ried.
Michel KOEBEL

 

 
 

Biesheim  Exposition Aquarelles de Jean-Louis Muller : vernissage réussi

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:00:12

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Biesheim  Exposition
Aquarelles de Jean-Louis Muller : vernissage réussi
« Mes souvenirs du village sous l'occupation » par Jean Louis Muller
 

 
Une vue de l'exposition d'Aquarelles et d'encre de chine de J.L. Muller
Samedi 1er février a eu lieu, à la médiathèque de Biesheim, le vernissage de l'exposition Aquarelles de Jean-Louis Muller. Le maire, Gérard Hug, a tout d'abord salué la conseillère départementale Betty Muller, le maire honoraire Gaby Stentz ainsi que Jean-Louis Muller accompagné de son épouse et des membres de sa famille. Il a félicité M. Muller pour ses belles aquarelles et dessins à l'encre de chine ayant pratiquement toutes trait à la Libération de 45. C'est en effet les souvenirs de son enfance qu'il a décidé de mettre en oeuvre au moment de sa retraite.

Félicitations également émises par Betty Muller pour ces « aquarelles qui montrent combien la vie a été dure durant cette période ». Catherine Toitot, directrice de la médiathèque, après les remerciements à Jean-Louis Muller, a aussi rappelé que cette exposition d'aquarelles et d'encre de chine était complétée par une exposition de maquettes du Maquette Club de Biesheim ainsi que de la collection de photos de Robert Schertzinger. Elle a également remercié Elisabeth Jehl du Club Média pour la mise en place des peintures.
L'exposition se poursuit jusqu'au 29 février à la médiathèque de Biesheim, rue des Capucins avec entrée libre aux heures d'ouverture. Horaires d'ouverture : mardi, de 10 h à 12 h/de 15 h à 18 h 30 ; mercredi, de 9 h à 12 h/de 15 h à 18 h 30 ; vendredi, de 10 h à 12 h/de 15 h à 18 h 30 ; samedi de 9 h à 12 h.

L'exposition se poursuit jusqu'au 29 février à la médiathèque de Biesheim, rue des Capucins avec entrée libre aux heures d'ouverture. Horaires d'ouverture : mardi, de 10 h à 12 h/de 15 h à 18 h 30 ; mercredi, de 9 h à 12 h/de 15 h à 18 h 30 ; vendredi, de 10 h à 12 h/de 15 h à 18 h 30 ; samedi de 9 h à 12 h.

 
 

 

Biesheim  75e anniversaire de la Libération « Je sais ce que je dois à mes aînés »

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:00:32

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Biesheim  75e anniversaire de la Libération
« Je sais ce que je dois à mes aînés »
Ce dimanche 2 février, Biesheim a commémoré le 75e anniversaire de sa libération.
 

 
De retour de la cérémonie à la stèle de Forrest Peden, la maire junior accompagnée des conseillers municipaux du CME avec le maire senior Gérard Hug, a déposé une gerbe au monument aux morts.
La première partie de cette cérémonie s'est déroulée devant la stèle érigée à la mémoire de Forrest Peden, soldat américain qui, par un acte héroïque, a sauvé son Unité et le village. Né à Saint-Joseph dans le Missouri, Peden a rejoint l'armée de Wathena, au Kansas, en février 1943 et, le 3 février 1945, il était technicien de cinquième année dans la batterie C, 10e bataillon d'artillerie de campagne, 3e division d'infanterie.

Ce jour-là, près de Biesheim, en France, son unité a été prise en embuscade par une force ennemie plus importante. Après avoir soigné deux soldats blessés, Peden a couru chercher de l'aide malgré les tirs intenses de l'ennemi. Il a trouvé un char ami et l'a guidé vers le site d'embuscade, mais a été tué lorsque le char a été touché par des tirs hostiles.
« Il a fallu sept mois pour parcourir quelque 800 kms »

La deuxième partie de la cérémonie a eu lieu après un grand défilé précédé par d'anciens véhicules militaires vers le monument aux morts. Et c'est là que Gaby Stentz, maire honoraire, a fait sa lecture pour cet anniversaire. Il a rappelé « qu'il a fallu sept mois pour parcourir quelque 800 kms avant que le 3e régiment d'infanterie U.S. ne vienne jusqu'à nous et nous libère. » Ensuite le maire, après avoir salué les autorités civiles et militaires, le sénateur René Danesi, Michel Habig conseiller général, Betty Muller conseillère départementale ainsi que les représentants des associations patriotiques a également prononcé quelques paroles. « Je n'étais pas né il y a 75 ans. Je n'ai pas vécu la guerre, ses atrocités, l'occupation ou les privations, mais je sais ce que je dois à mes aînés », s'est-il ainsi exprimé. « Commémorer la Libération de Biesheim nous rappelle un passé glorieux et douloureux à la fois. Mais en même temps, nous permet d'être les acteurs d'un avenir meilleur, à bâtir ensemble, par-delà nos différences. »

Cette cérémonie s'est terminée avec des dépôts de gerbes devant la stèle à la mémoire de Forrest Peden et devant le monument aux morts par les jeunes du conseil municipal des enfants et s'est terminée avec La Marseillaise reprise par la foule venue assister à cette cérémonie. Le verre de l'amitié a été offert à la salle des fêtes. Durant presque toute la journée, le public a pu découvrir l'exposition d'aquarelles de Jean-Louis Muller, la collection photographique de Robert Schertzinger, l'exposition de reproductions de scènes de guerre réalisées par le Maquette Club de Biesheim, la projection d'un film documentaire réalisé par la Télévision Locale de Biesheim (TLB) et, jusqu'à 15 h, l'exposition de véhicules militaires anciens, place de la Mairie, proposée par l'association USAGOA de Huttenheim.

 

 
 

 

SCIN « Les communes resteront maîtres de leurs arbitrages »

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:21:24

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« Les communes resteront maîtres de leurs arbitrages »
 

 
La salle polyvalente de Baldersheim sera rénovée et mise aux normes pour un coût de 250 000 EUR. Photo L'Alsace /J.-P.F.
En ouverture de la dernière séance en date du SCIN, le président du Syndicat des communes de l'Île-Napoléon Bernard Notter - qui quittera ses fonctions à la suite des prochaines échéances électorales - a rappelé que le débat d'orientation budgétaire a, notamment, pour vocation de donner des informations relatives à la structure des effectifs, de présenter les grandes masses financières de l'exercice écoulé, et de lever le voile sur les orientations envisagées en matière d'investissement.
Orientationset endettement

« Je vous informe que toutes les communes ont, en conseil municipal, donné leur accord pour ne plus être représentées au syndicat que par trois membres contre quatre actuellement, et que cette composition sera effective après les élections municipales », a indiqué le président.

Laurent Bengold, cadre du SCIN, a brossé un tableau complet des soubresauts de l'économie mondiale, de la situation dans la zone euro, avant de s'attarder aux principales mesures de la loi de finance 2020 en rapport aux collectivités locales.

Le syndicat intercommunal, l'organisme a prévu 13,9 MEUR (millions d'euros) de recettes de fonctionnement qui financeront de nombreuses voiries, mais consisteront aussi à subventionner la Passerelle à Rixheim, l'Île aux copains et l'association Les Copains d'abord. 17,5 MEUR sont provisionnés en investissement avec des travaux sur plusieurs bâtiments.

« Les communes resteront maîtres de leurs arbitrages », a souligné le président Notter, avant de détailler de grands investissements.
Une sériede grands travaux

Ceux-ci concernent l'aménagement du cimetière de Dietwiller (125 000 EUR), la transformation de l'ancienne école de Battenheim en pôle santé (250 000 EUR), les travaux de mise aux normes de la salle polyvalente de Baldersheim (250 000 EUR). Sont également prévus la réhabilitation du presbytère de Sausheim (480 000 EUR), la requalification de l'ancienne forge de Rixheim en espace de mixité sociale (875 000 EUR) et enfin l'extension de la mairie de Habsheim (450 000 EUR).

Au niveau de la dette, le capital restant dû s'élève à 16 MEUR et le SCIN doit rembourser une annuité d'emprunt prévisionnelle en 2020 de 2,1 MEUR en capital et en intérêts.

« Nous n'avons aucun emprunt à risque et la durée moyenne de remboursement est d'un peu plus de quatorze années », a précisé Bernard Notter.

Enfin, le syndicat compte 22 agents et les dépenses de personnel devraient rester stables pour l'année en cours.

L'ensemble de ces éléments sera affiné à la dernière réunion de la mandature du SCIN qui se déroulera le mercredi 26 février à la mairie de Sausheim.
Jean-Paul FREY

 

 
 

Île-Napoléon  Intercommunalité « Les communes resteront maîtres de leurs arbitrages »

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:17:06

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Île-Napoléon  Intercommunalité
« Les communes resteront maîtres de leurs arbitrages »
Pour l'avant-dernière réunion avant les prochaines élections municipales, les élus du Syndicat de communes de l'Île-Napoléon (SCIN) ont débattu des orientations budgétaires pour 2020. Le budget sera soumis au votele 26 février.
 

 
La salle polyvalente de Baldersheim sera rénovée et mise aux normes pour un coût de 250 000 EUR.
En ouverture de la dernière séance en date du SCIN, le président du Syndicat des communes de l'Île-Napoléon Bernard Notter - qui quittera ses fonctions à la suite des prochaines échéances électorales - a rappelé que le débat d'orientation budgétaire a, notamment, pour vocation de donner des informations relatives à la structure des effectifs, de présenter les grandes masses financières de l'exercice écoulé, et de lever le voile sur les orientations envisagées en matière d'investissement.
Orientationset endettement

« Je vous informe que toutes les communes ont, en conseil municipal, donné leur accord pour ne plus être représentées au syndicat que par trois membres contre quatre actuellement, et que cette composition sera effective après les élections municipales », a indiqué le président.

Laurent Bengold, cadre du SCIN, a brossé un tableau complet des soubresauts de l'économie mondiale, de la situation dans la zone euro, avant de s'attarder aux principales mesures de la loi de finance 2020 en rapport aux collectivités locales.

Le syndicat intercommunal, l'organisme a prévu 13,9 MEUR (millions d'euros) de recettes de fonctionnement qui financeront de nombreuses voiries, mais consisteront aussi à subventionner la Passerelle à Rixheim, l'Île aux copains et l'association Les Copains d'abord. 17,5 MEUR sont provisionnés en investissement avec des travaux sur plusieurs bâtiments.

« Les communes resteront maîtres de leurs arbitrages », a souligné le président Notter, avant de détailler de grands investissements.
Une sériede grands travaux

Ceux-ci concernent l'aménagement du cimetière de Dietwiller (125 000 EUR), la transformation de l'ancienne école de Battenheim en pôle santé (250 000 EUR), les travaux de mise aux normes de la salle polyvalente de Baldersheim (250 000 EUR). Sont également prévus la réhabilitation du presbytère de Sausheim (480 000 EUR), la requalification de l'ancienne forge de Rixheim en espace de mixité sociale (875 000 EUR) et enfin l'extension de la mairie de Habsheim (450 000 EUR).

Au niveau de la dette, le capital restant dû s'élève à 16 MEUR et le SCIN doit rembourser une annuité d'emprunt prévisionnelle en 2020 de 2,1 MEUR en capital et en intérêts.

« Nous n'avons aucun emprunt à risque et la durée moyenne de remboursement est d'un peu plus de quatorze années », a précisé Bernard Notter.

Enfin, le syndicat compte 22 agents et les dépenses de personnel devraient rester stables pour l'année en cours.

L'ensemble de ces éléments sera affiné à la dernière réunion de la mandature du SCIN qui se déroulera le mercredi 26 février à la mairie de Sausheim.
Jean-Paul FREY

 

 
 

 

Carnet de campagne Tous ensemble pour Sainte-Croix-en-Plaine

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:23:53

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Carnet de campagne
Tous ensemble pour Sainte-Croix-en-Plaine
 

 
Les deux listes qui s'affronteront le 15 mars à Sainte-Croix-en-Plaine multiplient décidément les points communs. Si leurs têtes de liste sont tous deux des adjoints sortants, ils ont aussi choisi pour leurs équipes des noms très similaires : « Réussissons ensemble l'avenir de Sainte-Croix-en-Plaine » pour Marie-Joëlle Bellicam et « Avançons ensemble pour Sainte-Croix-en-Plaine » pour Mario Ackermann. Par ailleurs, les deux listes ont choisi le même mode de communication sur Facebook en dévoilant un nouveau colistier chaque jour, avec photo et petit texte de présentation. La différence se fera peut-être au niveau du programme.
Serge Nicole « surpris »

« J'ai reçu tous les membres de mon groupe dans mon bureau et je leur ai demandé s'ils souhaitaient repartir ou non avec moi », assure Serge Nicole, réfutant les propos d'une colistière qui aurait appris sa candidature par le premier tract distribué il y a deux semaines. L'élue avait alors exprimé sa déception après avoir soutenu Serge Nicole durant deux mandats. Le maire de Wintzenheim, lui, se dit « surpris » par cette posture qu'il ne comprend pas.
L'enquête participative payée par le maire

L'enquête participative qui a été distribuée aux habitants de Horbourg-Wihr par Philippe Rogala, dans le cadre de la campagne électorale, est financée par le maire sortant sur ses deniers personnels. « Les frais de campagne ne suffiraient pas. Ils suffisent juste à payer les trois différents tracts que nous allons imprimer. Je demanderai une participation de 60 EUR aux futurs adjoints », précise Philippe Rogala. En 2013 déjà, il avait procédé de la sorte. L'enquête 2019 a recueilli, selon lui, un millier de retours et a servi de base pour élaborer son programme.

 

 
 

 

Hochstatt Christian Hengel entre vie locale et environnement

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:22:29

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Hochstatt Christian Hengel entre vie locale et environnement
 

 
Christian Hengel est candidat aux municipales à Hochstatt. DR
Hochstattois depuis toujours, Christian Hengel souhaiterait offrir à Hochstatt l'opportunité de « vivre dans un village respectueux des traditions et résolument tourné vers l'avenir. » Celui qui se présente aux élections municipales des 15 et 22 mars a occupé un poste de directeur technique au sein d'une entreprise spécialisée dans le domaine des nouvelles technologies pendant trente-cinq ans.
Vie associative

« Le milieu industriel dans lequel j'ai travaillé, école de la rigueur et du dépassement de soi, m'a permis de développer les qualités fondamentales d'un bon dirigeant. Retraité depuis peu, je souhaiterais aujourd'hui mettre pleinement ces qualités au service des habitants. »

Le candidat de la liste « Mieux vivre ensemble à Hochstatt » déclare qu'il a à coeur de participer au développement de la vie associative locale, « élément incontournable du bien vivre ensemble ». Christian Hengel a joué au football dans ses plus jeunes années, puis il a entraîné l'équipe des jeunes qui a réussi à remporter une Coupe d'Alsace. « Ma passion pour le ski m'a conduit à encadrer les enfants de l'Aose lors de sorties aux sports d'hiver. Par ailleurs, j'enseigne toujours l'aïkido au sein de l'ASCL et reste disponible pour fournir de l'aide aux diverses manifestations du village. »

Convaincu dès le début des années 1980 qu'il est essentiel de respecter l'environnement, il a fait le choix de construire une maison à ossature bois, en prenant soin de réduire au maximum l'impact énergétique.

Il a six petits-enfants auxquels il tient à transmettre « des valeurs essentielles, telles que le sens de la liberté, l'écologie et le bonheur des choses simples à travers la découverte de la nature ».

Il dit s'être entouré d'« une équipe motivée, pluridisciplinaire, intergénérationnelle et porteuse de nombreuses nouvelles idées de façon à conduire Hochstatt vers un nouvel avenir ». Il ajoute : « Nous voulons offrir aux Hochstattoises et Hochstattois la possibilité de devenir acteurs de leur village ». Le programme repose sur six axes : communication et transparence, participation citoyenne, transition écologique, jeunesse et aînés, sécurité de l'école et maîtrise des finances. Il est disponible sur Facebook (Hochstatt je t'aime) et sur internet www.hochstatt-ensemble.fr
Henri BEINERT

 

 
 

Trophées  Sud Alsace TalentiSim : l'excellence entrepreneuriale à l'honneur

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:19:22

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Trophées  Sud Alsace
TalentiSim : l'excellence entrepreneuriale à l'honneur
En remettant, jeudi passé, lors d'une grande soirée de prestige, les trophées TalentiSim, la Société industrielle de Mulhouse et ses partenaires ont tenu à célébrer, une nouvelle fois, l'excellence entrepreneuriale dans le SudAlsace.
 

 
Le trophée, dans la catégorie « Création réussie », a été remis à Alsaplast, entreprise créée en 2012 par Jonathan Vegnaduzzi et Thomas Enderlin,
Comme l'a rappelé Natacha Pimmel, responsable de la communication au sein de la Sim, jeudi soir, à Mulhouse, lors de la remise des trophées TalentiSim, « chaque année depuis huit ans, la Société industrielle de Mulhouse et ses partenaires priment des entrepreneurs et des entreprises aux réussites remarquables. Un comité composé de professionnels de la finance et de l'économie locale sélectionne les nominés dans huit catégories : croissance rentable, innovation issue de la recherche publique, reprise réussie, transmission familiale réussie, ancrage dans le territoire, parcours personnel d'entrepreneur, création réussie et croissance externe ».
Trois lauréats

Un jury se réunit ensuite pour procéder à un vote permettant la distinction de trois lauréats. Cette année, ce sont 52 candidats qui ont été proposés par le comité de nomination. « Indicateur d'une dynamique entrepreneuriale forte dans le sud Alsace que l'ensemble des partenaires TalentiSim soutient depuis 2011 », a précisé dans son discours d'accueil Luc Gaillet, le président de la Sim, « une société acteur incontournable du développement du Sud Alsace depuis 1826 », a-t-il ajouté.
Les talents de 2019

Lors de la remise des trophées, dans la catégorie « Création réussie », c'est la société Alsaplast qui a été primée. Cette entreprise, créée en 2012 par Jonathan Vegnaduzzi et Thomas Enderlin, est spécialisée dans la chaudronnerie et la tuyauterie plastique à destination de l'industrie. Basée au coeur de l'Alsace, l'entreprise compte une quarantaine de salariés et réalise 3 MEUR (millions d'euros) de chiffre d'affaires, dont une partie à l'export.

Les entrepreneurs ont reçu leur trophée des mains de Cédric Ehret, du groupe automobile Andreani, lauréat TalentiSim 2018.

Ensuite, Rémi Lesage, président de Rector Lesage et lauréat TalentiSim 2016, a eu le plaisir de remettre le trophée « Ancrage dans le territoire » à Cryostar. Cette entreprise, créée en 1966, est installée dans la zone industrielle de Hésingue. Présidée par Samuel Zouaghi, Cryostar est leader mondial dans la fourniture d'équipements cryogéniques de haute technologie dans le domaine du gaz industriel, du gaz naturel et de l'énergie renouvelable.
Une femme d'entreprise

Enfin au titre de « Parcours personnel d'entrepreneur », Sophie Weber a été distinguée. Elle est la dirigeante de la société Weber transports et logistique. Cette entreprise familiale a été créée en 1973. Sophie Weber est maintenant à la tête d'une entreprise qui emploie 74 personnes, exploite 55 véhicules et réalise 7MEUR de chiffre d'affaires annuel.

L'intéressée a reçu son trophée des mains de Nicolas Jeangeorge co-gérant du Clos 3/4 et lauréat TalentiSim 2016.

Ainsi, comme l'a souligné Natacha Pimmel, « cette soirée s'est distinguée une fois de plus par son attachement à célébrer les talents du Sud Alsace, avec des trophées conçus par Vortex-X, association née à Mulhouse à Motoco, qui réalise des constructions artistiques à partir de déchets industriels ». Au final, donc, une soirée de tous les talents !
Jean-Marie VALDER

 

 
 

 

Une antenne relais TDF au Markstein

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:19:20

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Une antenne relais TDF au Markstein
 

 
L'antenne relais de Kruth, installée au Frenz. Archives L'Alsac e
Les consignes de l'État imposant une disparition rapide des zones blanches et grises (difficulté de connexion téléphonique) sur le territoire français, bousculent quelque peu les communes concernées.

C'est le cas pour Oderen et la zone du Markstein-Steinlebach. TDF souhaite implanter une antenne sur le Markstein. Si le site lui-même n'est pas concerné par Natura 2000, il est cependant enserré dans des zones l'étant.

Francis Allonas, le maire d'Oderen, précise : « En plus, il ne faut pas oublier que nous sommes dans le Parc des Ballons. » Le point a été évoqué lors du dernier conseil municipal et nombreuses sont les interrogations. Francis Allonas souligne, en souriant : « C'est très paradoxal, les gens veulent être connectés, mais voudraient l'antenne ailleurs que chez eux... ».
Quels impacts paysageret financier ?

Il demande donc à TDF des précisions concernant tant l'impact paysager que financier. « Il faut un lieu en hauteur. Il a été question d'un emplacement proche du réservoir d'eau au-dessus de chez Wolf. Mais il faut penser à l'accessibilité pour un véhicule ainsi qu'une nécessaire alimentation électrique. » Et de citer le cas de Goldbach qui avait fait couler pas mal d'encre.

On peut souligner que l'antenne du Talhorn est, elle, bien visible et celle du Frenz, suite au dépérissement des sapins, laisse pointer avec une timide discrétion sa structure pas forcément très esthétique. Peut-on également fermer un oeil, sinon les deux, sur les infrastructures nécessaires aux remontées mécaniques... ?

L'investissement pour une couverture de la vallée laisse encore une ardoise de 70 000 EUR à la comcom. La réserve du conseil municipal face à ce projet est une preuve de la réflexion environnementale des élus. Pour Francis Allonas, un des derniers dossiers sensibles à traiter avant la remise de son écharpe.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

75 e anniversaire de la Libération Le témoignage de Paulette Mon père, ce héros

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:21:59

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75 e anniversaire de la Libération Le témoignage de Paulette
Mon père, ce héros
Quand on évoque la guerre, Paulette parle de son père, cet homme qui a tant compté pour elle et qui fut, à ses yeux, un héros.
 

 
Paulette et sa statuette « porte-chance ».
« Vous savez comment je l'appelle cette petite statue d'Alsacienne ? Espérance », lâche Paulette en montrant l'objet qui appartenait à sa mère. Elle incarne la Libération pour cette ancienne institutrice devenue professeur de français puis principale adjointe au collège de Wintzenheim.

L'octogénaire garde précieusement de nombreux documents d'époque, notamment une série de lettres que son père, Georges Goudot, adressait à sa femme durant son internement au stalag de Lientz puis à la prison de Nuremberg. Elles portent comme entête la mention « Kriegsgefangenenlager », camp de prisonniers de guerre. « Félicitations à Paulette pour sa place en classe », écrit-il ainsi le 8 janvier 1940. « Pense à faire des provisions de tout car ce sera toujours plus difficile. Mais un jour, nous nous retrouverons... »
« Patriotede la première heure »

Paulette parle de son père, « patriote de la première heure », avec beaucoup d'admiration, relève à de nombreuses reprises son courage durant la guerre et son audace aussi. Lorrain (il est né à Chaligny en 1899), il s'était installé à Fortschwihr en 1926, avec son épouse, Marthe, petite cousine d'Alfred Kastler (physicien né à Guebwiller, prix Nobel de physique en 1966). Officier au 159e régiment d'artillerie à pied durant la bataille de France, il est fait prisonnier à Cornimont le 26 juin et est évacué à Nuremberg. Auparavant, lors d'une permission, il avait poussé sa famille à quitter l'Alsace pour les Vosges. Ce que la mère de Paulette fera, trouvant refuge à La Bresse, au sein d'une famille d'agriculteurs, les Humbertclaude. Seule la grand-mère de Paulette restera à Fortschwihr, sa seconde fille, Lucie, trouvant refuge dans le sud-ouest à Albi.

La mère de Paulette recevait régulièrement les courriers de son mai, emprisonné en Allemagne. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

La statuette baptisée Espérance. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Paulette, marquée à vie par la déportation de deux camarades juifs à Thaon-les-Vosges. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Le père de Paulette, Georges Goudot. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Les tickets de rationnement. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Un soir de Noël, à Thaon-les-Vosges. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

La famille de Paulette. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Arrêtés en plein cours,car ils étaient juifs

Libéré en 1941 parce qu'il était Alsacien-Lorrain, Georges est nommé professeur de français à Thaon-les-Vosges. C'est dans cette ville que Suzanne suit sa scolarité marquée par un événement qui marquera à jamais sa vie. « Un jour, la porte de la classe s'ouvre avec fracas et je vois apparaître un homme qui hurle un nom de famille. Et là, deux de mes camarades se lèvent et quittent la pièce. Nous avons accouru aux fenêtres. Dehors, se trouvait deux bus, bondés. L'un avec des enfants et l'autre avec des adultes. Et je vois encore quatre mains collées aux vitres de ce dernier. C'étaient celles des parents de ces enfants juifs. Quand les bus sont partis, notre instituteur nous a demandé de chanter La Marseillaise... Je savais par mes parents que les juifs étaient arrêtés et qu'ils portaient l'étoile jaune ». Longtemps, cette scène est passée en boucle dans sa tête, comme un cauchemar. Jamais plus elle ne croisera ses deux camarades.
Il sauve les habitantsde Chaligny

Suzanne n'a pas vécu la Libération à Thaon mais à Chaligny en Meurthe-et-Moselle, dans la maison natale de son père, où elle passait ses vacances. En août 1944, toute la famille, mais également de nombreux voisins, se terre dans la cave voûtée. Georges persuade les Allemands de quitter le village devant l'avancée des troupes alliées. « Mon père était souvent sollicité par l'occupant car il parlait couramment leur langue. Je peux dire qu'il a sauvé deux fois Chaligny ».

Afin de faire stopper les bombardements sur le village, Georges Goudot demande à un berger, René Picard, de rejoindre les lignes américaines de nuit et de demander l'arrêt des tirs d'artillerie. « Il ne parlait que le patois ! Et bien, il a tout de même réussi à se faire comprendre des Américains ! Et en plus, il a survolé le village dans un avion de reconnaissance allié ». Après la mort d'une sentinelle allemande, l'armée voulait fusiller une cinquantaine de personnes. « C'est là que mon père a parlementé des heures pour sauver ces vies et organiser le départ des troupes ennemies ».
Eric Wiesenhutter,l'ami officier américain

Paulette se souvient aussi d'un événement peu glorieux de la Libération, cette fois à Thaon. « Une fille, que l'on surnommait « La Griswar », sortait avec un Allemand. Elle se promenait souvent en manteau de fourrure, sac en croco et elle mangeait à sa faim... Quelques semaines après la Libération, elle est revenue à Thaon par le train. L'information circule à grande vitesse et des dizaines de personnes se précipitent à la gare tandis que cette femme se réfugie chez un bistrotier qui ne voulait pas la relâcher de peur qu'elle soit lynchée. Elle le sera, essuyant des coups de pied, de poing alors qu'elle était enceinte... »

C'est dans un Chaligny libéré que Paulette et sa famille font la connaissance d'Eric Wiesenhutter, un officier américain qui parlait un peu l'allemand et avait pris l'habitude de boire une mirabelle avec Georges Goudot. A la mort de ce dernier, en 1976, Paulette décide de recontacter cet Américain et demande à sa fille, qui réside aux Etats-Unis, de retrouver sa trace. Ce qu'elle réussit. Depuis, Paulette l'a revu et elle correspond avec cet habitant de Philadelphie, une façon de garder le lien avec une époque révolue, une période synonyme de fierté paternelle.
Nicolas ROQUEJEOFFRE Voir aussi notre diaporama sur notre site internet.

Voir aussi notre diaporama sur notre site internet.

 
 

 

Enseignement supérieur  Grand Est Le Mulhousien Laurent Bigué à la tête d'Alsace tech

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:20:01

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Enseignement supérieur  Grand Est
Le Mulhousien Laurent Bigué à la tête d'Alsace tech
Le réseau Alsace tech,qui regroupe 14 grandes écoles d'ingénieurs, architecture, art, design et management en Alsace, a un nouveau président en la personne d'un Mulhousien, Laurent Bigué, actuel directeur de l'École nationale supérieure d'ingénieurs Sud Alsace.
 

 
Laurent Bigué, le nouveau président d'Alsace tech, est conscient du travail à poursuivre et à accomplir.
Laurent Bigué est le nouveau président du réseau Alsace tech (lire ci-contre). Il a été élu en décembre dernier, pour un mandat de deux ans. Après des études d'ingénieur à l'Université de Strasbourg et une thèse à l'Université de Haute Alsace, soutenue en 1992, il y entame une carrière d'enseignant-chercheur en qualité de maître de conférences en 1998 puis professeur des universités en 2005, spécialisé dans le traitement du signal et des images.

Depuis 2012, il est le directeur de l'École nationale supérieure d'ingénieurs Sud Alsace (Ensisa), une école membre fondatrice du réseau Alsace tech depuis 2007, aux côtés de l'École nationale supérieure de chimie de Mulhouse.

Laurent Bigué est le 6e président du réseau Alsace tech, « lieu de concertation et d'échanges pour les écoles d'Alsace qui permet de mutualiser des actions au profit des étudiants et des écoles ».
Afficher l'intelligence artificielle

Au cours de son mandat de deux ans, le nouveau président entend intensifier les relations avec les autres écoles du Grand Est, et notamment de Lorraine et de Champagne-Ardenne : il s'agira en particulier de coordonner l'offre des écoles en matière d'industrie 4.0 pour le volet formation-transfert-innovation et de répondre au futur Pacte grandes écoles de la Région Grand Est.

Alsace tech poursuivra et intensifiera également l'offre des écoles alsaciennes en matière d'intelligence artificielle et proposera de nouvelles actions internationales en s'appuyant sur des mutualisations entre écoles.

« Ma volonté est de poursuivre le travail sur des actions concrètes en continuant à m'appuyer sur une équipe permanente de quatre personnes, des vice-présidents pour chaque domaine important et un bureau exécutif. »
L'espoir d'un nouveau Pacte ingénieurs

Autre sujet de préoccupation, le projet de reconduction en 2020 du Pacte ingénieurs alsacien conclu en 2015 jusqu'en 2019, harmonisé à l'échelle du Grand Est autour d'objectifs communs.

Ce pacte accompagne les grandes écoles en matière d'infrastructures, pour des projets d'équipement et de développement, pour répondre aux objectifs d'attractivité du territoire, d'élévation du niveau de compétences et de développement de l'innovation dans les entreprises.

Le travail ne manque pas, les projets sont ambitieux mais le nouveau président est un homme qui aime les défis et considère que l'union a toujours fait la force des grandes écoles.
J.-M.V.

 

 
 

 

Éducation Réforme du lycée Maintien de la pression contre « une illusion de bac »

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:10:41

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Éducation Réforme du lycée
Maintien de la pression contre « une illusion de bac »
Dans l'académie de Strasbourg, la mobilisation se poursuit contre les nouvelles épreuves de contrôle continu - ainsi cette manifestation devant le lycée Schweitzer, ce lundi à Mulhouse. Les épreuves peuvent tout de même se tenir.
 

 
Explication d'une mobilisation auprès des élèves, ce lundi matin devant le lycée Schweitzer, à Mulhouse.
Alors que les E3C, les épreuves communes de contrôle continu, ont commencé dans l'académie, la mobilisation contre la réforme du lycée se poursuit. Une vingtaine de manifestants se sont ainsi retrouvés devant le lycée Schweitzer de Mulhouse, ce lundi matin, pour dénoncer une « illusion de bac ». Ou une « mascarade », selon le terme d'une enseignante d'allemand gréviste supposée surveiller ses propres élèves durant l'examen. « Ce n'est pas normal ! En plus je devais quitter une autre classe une demi-heure plus tôt... On doit faire comme si tout continuait normalement, alors que l'emploi du temps est décalé. Et comme nous n'avons pas eu le temps de préparer plus de deux axes pédagogiques, les élèves savent à quels sujets s'attendre. »

Ce lundi, le syndicat Snes-FSU a également relevé « des perturbations » au lycée Meck de Molsheim, mais pas de quoi reporter des épreuves dans l'académie, jusqu'à présent. Dans de rares lycées, où l'épreuve de langue ne s'est pas déroulée correctement, par manque de support vidéo, il se pourrait que des lycéens soient reconvoqués. « C'est un bac dégradé. Il y a une rupture d'égalité, de même qu'un mépris pour le travail des enseignants et les élèves. On n'exagère pas le ras-le-bol des collègues », insiste Agnès Miegeville, professeure au lycée Schweitzer et membre du Snes-FSU.
« Comportements stratégiques » ?

Sur la même ligne, un enseignant de maths s'inquiète, en outre, des « comportements stratégiques » que pourraient avoir des lycéens, tentés de manquer des cours pour préparer leurs E3C. D'autant qu'ils trouvent aisément les sujets sur internet, note un enseignant de langue à Colmar, qui s'indigne du nombre d'heures passées « à préparer les élèves à ce format d'examen, qui arrive beaucoup trop tôt au lieu de poursuivre notre progression », et de « toute cette angoisse, partout, pour rien ».

Le tout dans un climat « de menace de sanctions » contre les protestataires, non pas dans l'académie mais au niveau national, selon le Snes-FSU et la présidente départementale de la FCPE dans le Haut-Rhin, Florence Claudepierre, qui ajoute : « Des parents rapportent que les lycéens se rendent malades de stress et eux-mêmes s'inquiètent de ne plus rien y comprendre ! Ils s'interrogent sur les copies numérisées qui ne seraient peut-être pas entièrement lisibles... »

Sur ce point, à Colmar où les E3C ont déjà eu lieu, un enseignant d'histoire-géo peut assurer que la qualité des écrits scannés « est relativement correcte, même sur les cartes et les couleurs ». Il regrette, en revanche, de ne pas avoir bénéficié de formation au nouveau logiciel de correction. « Il y avait une classe virtuelle en ligne, mais la connexion n'a pas fonctionné... » Dans l'ensemble, les professeurs rappellent qu'ils travaillent en plus de leurs cours habituels, en soirée et les week-ends, sur leur propre matériel informatique, pour une rémunération fixée à « 50 EUR par lot de copies et qui ne correspond à rien ». Pour Agnès Miegeville, « cette charge supplémentaire de travail et le fait de n'être pas reconnu ajoute à la colère générale ».
C. C.

 

 
 

 

Le tourisme peut-il tuer une ville ?

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:28:45

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Le tourisme peut-il tuer une ville ?
 

 
Sécurité renforcée au marché de Noël à Colmar. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
La question ne fait pas dans la nuance : le tourisme peut-il tuer une ville ? À l'ère de la mondialisation des flux touristiques, des vols low cost et d'Airbnb, une identité patrimoniale forte serait-elle une arme à double tranchant ? « Quand on voit Venise, une ville magnifique devenue une sorte de grand décor de théâtre à ciel ouvert, vidée peu à peu de ses habitants... », se désole le géographe et politologue strasbourgeois Richard Kleinschmager.

Un propos auquel le philosophe et spécialiste de l'architecture Mickaël Labbé fait écho, signalant une demande récurrente des touristes qui visitent la Sérénissime : à quelle heure ferme-t-elle ? « Ils abordent Venise comme un parc d'attractions, ce qu'elle est pratiquement devenue », se lamente l'universitaire strasbourgeois qui diagnostique, comme tant d'autres, « l'asphyxie consumériste d'une des plus belles cités au monde ».

En invitant, à l'occasion d'une Agora consacrée aux méfaits du tourisme de masse, Giandomenico Romanelli, directeur émérite des musées de Venise, l'Académie d'Alsace a évidemment choisi une cité qui offre du problème une vision paroxystique. Mais l'institution a aussi pensé très fort à Strasbourg et son marché de Noël qui, bon an mal an, draine deux millions de visiteurs et impose la mise en place de points de contrôle pour accéder au coeur de la ville.
« La bunkérisation est devenue insupportable »

« Il y a une réflexion à mener sur ce qu'est une ville, les mutations qui s'y opèrent, les moyens qui s'offrent aux élus et aux habitants pour en atténuer certains effets », commente Bernard Reumaux. Président de l'Académie d'Alsace, il s'étonne de voir combien le débat est délaissé par les politiques sous prétexte « qu'il s'agit d'un marché privé sur lequel ils n'auraient pas prise ».

Comme beaucoup, il se fait l'écho d'une lassitude, « d'un agacement affirmé de nombreux Strasbourgeois » lors du dernier marché de Noël à Strasbourg. « La bunkérisation qu'il implique est devenue insupportable ». De quoi souhaiter que la prochaine échéance des municipales offre l'occasion « d'entendre ce que les candidats proposent pour leur cité », poursuit Bernard Reumaux, épinglant le processus plus général de dévitalisation du centre de villes à forte attractivité patrimoniale comme Colmar, du phénomène « d'AirB'n'bisation » qui chasse les habitants à la périphérie et impacte les commerces dont la nature change, dans un étrange et paradoxal mélange d'uniformisation et de folklorisation.
Une « touristophobie » qui guette les habitants

« Le danger de villes qui rayonnent à l'étranger, comme Venise, Lisbonne, Prague ou, dans une moindre mesure, Strasbourg, c'est que la surabondance du flux touristique est vécue par les habitants comme une remise en cause de leur droit à disposer du territoire où ils vivent. Cela crée évidemment un malaise et une forme de touristophobie. On est alors en décalage avec ce qui est l'essence même du voyage et du patrimoine : la découverte de l'autre et le partage », remarque Mickaël Labbé. L'universitaire perçoit aussi combien « le discours habituel des élus sur le développement économique lié au tourisme et l'image de la ville à l'étranger ne prend plus auprès d'une population qui se sent dépossédée de son lieu de vie ».

Si le constat s'impose de lui-même, la réponse à apporter est plus flottante. « Il existe tout de même des leviers pour limiter la surexploitation d'un centre-ville. À Berlin ou Amsterdam des mesures ont été prises pour que les habitants trouvent encore à se loger en ville », réagit Richard Kleinschmager qui rappelle que la capitale néerlandaise a divisé par deux le nombre de jours autorisés dans l'année pour louer un meublé (de 60 à 30).

« À Barcelone, la municipalité impose que, lorsqu'un commerce ferme, un commerce équivalent prenne la suite et non pas un quelconque franchisé ou un magasin pour touristes », observe Michaël Labbé qui rappelle que la cité catalane est à l'origine des premières manifestations de touristophobie, il y a une dizaine d'années et que, depuis 2014, elle travaille à recadrer les locations touristiques.
La richesse d'un patrimoine « est une chance »

Directeur artistique du marché de Noël de Strasbourg, le metteur en scène Philippe Arlaud a été missionné par la ville « afin que cette manifestation retrouve du sens ». Lui-même domicilié au coeur de la capitale alsacienne, il reconnaît combien, certains jours, « c'est stressant de se retrouver dans ces flots de touristes ». Mais il convient de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. « Le patrimoine architectural de Strasbourg est une chance. On ne peut pas évacuer les enjeux économiques. La vraie question est : comment gérer les flux, comment mieux les répartir, les fluidifier en engageant les touristes à se rendre dans d'autres quartiers de la ville ? », réagit-il.

Comme une spirale infernale, le tourisme appelle le tourisme et le parc locatif se met au diapason. « Il est vrai que les locations de courtes durées se sont terriblement développées, ce qui chasse les moins fortunés hors du centre. Tout le monde le constate... », soupire Philippe Arlaud. Qui cependant ajoute : « On ne peut tout de même pas installer un compteur et dire que, au-delà de tant de touristes, on interdit l'accès à la ville ! »
Serge HARTMANN

 

 
 

Gîtes de France a versé 15 millions aux communes

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:58:04

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Gîtes de France a versé

15 millions aux communes
 

 
En 2019, le réseau associatif Gîtes de France a reversé plus de 15 millions d'euros aux communes françaises au titre de la taxe de séjour, via ses quelque 70 000 hébergements labellisés. « La collecte de la taxe de séjour bénéficie chaque année aux collectivités qui l'utilisent pour restaurer le patrimoine, mettre en place de nouvelles initiatives locales et inciter les vacanciers à visiter le territoire », met en avant Sylvie Pellegrin, présidente de la Fédération nationale des Gîtes de France. Lancé en 1955, le réseau compte quelque 70  % de gîtes, chambres d'hôtes ou chalets labellisés dans l'Hexagone, dont plus de 80  % sont situés en milieu rural, le reste de l'offre étant en ville. Gîtes de France précise que son activité représente un volume d'affaires « direct et indirect » de près de 1,1 milliard d'euros chaque année, et affirme que « plus de 31 700 emplois directs, indirects et induits ont été créés ». Il reverse 478 millions par an au bénéfice de l'État, des collectivités locales et des organismes sociaux.

DISTINCTION Stéphane Benhamou et Daoud Tatou prix de la Tolérance Marcel Rudloff

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:38:42

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Stéphane Benhamou et Daoud Tatou distingués
 

 
DISTINCTION Stéphane Benhamou et Daoud Tatou prix de la Tolérance Marcel Rudloff

L'association des Amis de Marcel Rudloff, qui milite pour « la défense de l'esprit de tolérance et le respect de l'autre », valeurs qu'incarnait l'ancien maire de Strasbourg, président du conseil régional et membre du Conseil constitutionnel, vient de désigner ses lauréats pour 2020. Elle a choisi de remettre le prix de la Tolérance Marcel Rudloff à Stéphane Benhamou, de l'association Silence des Justes, et Daoud Tatou, de l'association Relais Île de France, qui oeuvrent ensemble depuis plus de vingt ans pour la prise en charge et la réinsertion professionnelles de jeunes en difficulté, et l'accueil de jeunes atteints d'autisme dans le but de gagner en autonomie dans l'attente d'une place en structure adaptée. « La trajectoire exceptionnelle de ces deux hommes, hors du commun, l'un musulman, l'autre juif, et leur rencontre déterminante en a fait deux fidèles compagnons de route depuis plus de vingt ans, faisant mentir tous les Cassandre... Leur complicité, portée par leur combat pour les personnes avec autisme, a été mise en lumière par Eric Toledano et Olivier Nakache dans le remarquable film Hors normes, sorti en salles le 23 octobre dernier », explique l'Association des Amis de Marcel Rudloff. Ils recevront leur prix le 23 mars à la Cour européenne des droits de l'homme, à Strasbourg.

 

 
 

Polémique Primé en novembre à Strasbourg Un dessinateur épinglé pour antisémitisme

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:11:55

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Polémique Primé en novembre à Strasbourg
Un dessinateur épinglé pour antisémitisme
Décerné au dessinateur de presse portugais Vasco Gargalo en novembre dernier à Strasbourg, un prix fait aujourd'hui polémique : des dessins à caractère antisémite lui sont depuis reprochés. Demande a été faite aux organisateurs de lui retirer son prix.
 

 
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui pousse un cercueil recouvert du drapeau palestinien dans un four crématoire sur lequel figure en surplomb la sinistre devise d'Auschwitz, « Arbeit macht frei », ou le même chef du gouvernement qui surgit d'une étoile de David en brandissant des dollars dans un stéréotype graphique qui rappelle la propagande antisémite d'avant-guerre... Qu'on adhère ou non à la politique de Netanyahou, ces dessins sont extrêmement dérangeants.

En remettant, en novembre dernier, le prix du public à Vasco Gargalo, 43 ans, les organisateurs de « Plumes libres pour la démocratie » ignoraient évidemment cet aspect de sa production. Le dessinateur de presse portugais avait alors été primé pour son regard sur la situation politique d'un Brésil soumis à la poigne du président Jair Bolsonaro. Portée par Courrier international et la Ville de Strasbourg, en accompagnement de l'Off du Forum mondial de la démocratie, la manifestation entendait défendre des valeurs de liberté et de fraternité qui ne correspondent pas vraiment à certains aspects du travail de Gargalo.
« Une négligence qu'il convient de réparer »

Ce dernier, publié dans de nombreuses revues, dont Sabado Magazine, le Daily News, Courrier International, la Basler Zeitung ou le Groene Amsterdammer Magazine, n'en affirme pas moins dessiner « pour la paix et la liberté d'expression ».

« Je pense que Gargalo est passé à travers les radars, que les organisateurs ignoraient le caractère antisémite de certains de ses dessins, sinon j'ose espérer qu'ils ne l'auraient pas retenu parmi les dessinateurs appelés à concourir pour ce prix », réagit Thierry Roos. Membre du Consistoire israélite de France et du Bas-Rhin, également vice-président de la Licra 67 et conseiller municipal à Strasbourg, il voit dans cette affaire « rien d'autre qu'une négligence mais qu'il convient de réparer ».

Alerté samedi soir par Philippe Meyer, président du B'nai B'rith France, Thierry Roos est intervenu auprès du maire de Strasbourg pour que ce prix lui soit officiellement retiré. « J'étais en contact avec une collaboratrice du maire pour lui faire passer le message. De son côté, Philippe Meyer a demandé à Courrier International, coorganisateur du prix, d'adopter la même attitude », précise-t-il.

Acteur du Forum mondial de la démocratie, l'association Cartooning for peace, fondée par Plantu, est également embarrassée par cette affaire. Sur son site internet, Vasco Gargalo est référencé comme un dessinateur du réseau qu'on sait très militant dans le domaine de la défense de la liberté d'expression et de l'entente entre les peuples, les cultures et les religions. « On est en train d'étudier l'affaire », expliquait lundi matin quelqu'un de l'équipe. Qu'en pense Plantu, qui payait de sa personne, en novembre dernier, accompagnant Cartooning for peace dans son programme strasbourgeois ? « On va également le consulter », ajoutait la même personne.
Serge HARTMANN

 

 
 

 

Affaire Jean-Marc Reiser Après la mort de Sophie Le Tan Disparition de Françoise Hohmann : l'enquête relancée trente-trois ans après

Publié dans le panorama le Mardi 04 février 2020 à 06:09:08

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Affaire Jean-Marc Reiser Après la mort de Sophie Le Tan
Disparition de Françoise Hohmann : l'enquête relancée trente-trois ans après
Le parquet de Strasbourg a annoncé lundi avoir demandé la réouverture de l'enquête sur la disparition en 1987 de Françoise Hohmann. Un dossier dans lequel Jean-Marc Reiser, unique suspect dans le meurtre de Sophie Le Tan, a été acquitté faute de preuves en 2001.
 

 
Françoise Hohmann, 23 ans, a disparu le 8 septembre 1987, alors qu'elle faisait du porte-à-porte pour vendre des aspirateurs dans le quartier de Hautepierre à Strasbourg. Jean-Marc Reiser a été son dernier client.
« On espère qu'un jour on apprendra la vérité », continue de croire Marie-Antoinette Hohmann. Avec son époux, René Hohmann, l'octogénaire établie à Kaltenhouse, près de Haguenau, se bat depuis trente-trois ans pour que la lumière soit faite sur la disparition de leur fille Françoise.

À la fin de l'été 1987, la jeune femme de 23 ans, représentante de commerce pour Electrolux, allait de porte en porte pour vendre ses aspirateurs. Sa tournée s'est arrêtée le 8 septembre dans le quartier de Hautepierre à Strasbourg. Personne ne l'a jamais revue.

Une fugue, a d'abord pensé la police, avant que les soupçons ne se portent sur son dernier client : un certain Jean-Marc Reiser. Accusé d'avoir séquestré la jeune femme, ce dernier a bénéficié d'un non-lieu en 1992. Mis en examen pour son meurtre en 1999, il n'a cessé de clamer son innocence. Aucun élément matériel n'apportant la preuve du contraire, la cour d'assises du Bas-Rhin l'a acquitté, au bénéfice du doute, en 2001.

La famille Hohmann est restée seule avec ses certitudes, jusqu'à ce que la disparition de Sophie Le Tan vienne raviver de bien douloureux souvenirs. Le 7 septembre 2018, alors qu'elle pensait répondre à une petite annonce immobilière, l'étudiante de 20 ans a disparu après avoir poussé la porte de l'appartement du même Jean-Marc Reiser. Son corps démembré a été retrouvé le 23 octobre dernier dans la vallée de la Bruche.
« Des similitudes troublantes »

« Il y a des similitudes troublantes entre les deux affaires », répète Thierry Moser, l'avocat de la famille Hohmann. Ne pouvant rien à l'acquittement prononcé en faveur de Jean-Marc Reiser du chef d'homicide volontaire, l'avocat mulhousien a choisi d'attaquer par une plainte pour « séquestration » et « recel de cadavre ». Avec une idée fixe : « réactiver les investigations en direction de Reiser ».

La démarche a payé. « Dans la perspective d'apporter des réponses aux interrogations de la famille de Françoise Hohmann », la procureure de la République de Strasbourg, Yolande Renzi, a indiqué lundi dans un communiqué avoir demandé la réouverture de l'information judiciaire clôturée par un non-lieu en 1992, sur la base de « charges nouvelles ».

Parmi ces « charges », Me Moser évoque d'abord « l'affaire des viols de Besançon ». En 1997, lors d'un contrôle douanier, Jean-Marc Reiser avait été trouvé en possession d'armes, de cagoules, de stupéfiants et de photos de femmes dénudées, dont certaines semblaient inanimées. Grâce à cette interpellation, les enquêteurs avaient élucidé le viol d'une auto-stoppeuse allemande, en Gironde en 1995, et celui d'une de ses ex-maîtresses. Pour ces deux crimes, la cour d'assises du Doubs avait condamné le Strasbourgeois à quinze ans de prison en 2001.

« Ces poursuites montrent l'inquiétante personnalité du distingué Monsieur Reiser », ironise Me Moser rappelant que « le juge qui avait rendu le non-lieu » au début des années 90 « ne pouvait pas avoir connaissance de ces éléments ».

En outre, Me Moser compte sur « les progrès de la science » et notamment « ceux de la génétique » pour démontrer l'implication de Jean-Marc Reiser dans la disparition de Françoise Hohmann. Dix ans après l'acquittement de ce dernier, l'avocat conserve « un espoir » que les scellés dorment quelque part dans une cave du tribunal judiciaire et qu'ils puissent faire l'objet de nouvelles analyses.
« Peut-être qu'on ne trouvera jamais rien »

« On n'a jamais rien trouvé » et « peut-être qu'on ne trouvera jamais rien », se résignent cependant les parents de Françoise Hohmann « fatigués » par trois décennies de questions sans réponses. « Mais enfin, on nous écoute », remercient-ils. Le couple d'octogénaires voit aussi dans cette ultime démarche devant la justice « une façon de soutenir la famille de Sophie Le Tan ». Le corps de leur fille n'a jamais été retrouvé.
Geneviève LECOINTRE