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PAGE CHUCHOTEMENTS : Rififi chez Bartholdi

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 05:57:24

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Rififi chez Bartholdi
 

 
Dessin Région DNL Chuchotements (Y.Lefrançois) - Straumann Candidat à Colmar
L'annonce surprise de la candidature d'Eric Straumann aux élections municipales de mars rebat les cartes d'un scrutin colmarien qui semblait jusqu'ici sourire au maire sortant Gilbert Meyer. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

L'État et les 22 000 amendements

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:26:28

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L'État et les 22 000 amendements
 

 
Édouard Philippe va devoir défendre son projet de réforme des retraites face à des oppositions (le LFI de Jean-Luc Mélenchon et le LR de Damien Abad) ayant déposé des milliers d'amendements . Photos AFP
Première étape du marathon législatif sur la réforme des retraites : les députés entament ce lundi l'examen en commission du texte, article par article. Une bataille qui s'annonce ardue avec une avalanche d'amendements et des oppositions décidées à ne faire « aucun cadeau ».

C'est un record sous cette législature. Pas moins de 22 000 amendements ont été déposés sur ce projet visant à créer un « système universel » de retraite par points.

En « grève par le zèle », les 17 Insoumis qui assument « l'obstruction », selon le chef de file Jean-Luc Mélenchon, en ont déposé environ 19 000. Tous ne seront pas forcément jugés recevables. La majorité est consciente que les oppositions de droite, comme de gauche, ne feront « aucun cadeau », mais assure être prête, comme le Premier ministre Édouard Philippe, qui n'a « pas peur » du « champ de braises » promis.
49-3 contre motion de censure

Mais, reconnaît une « marcheuse », « on sera également évalués sur notre capacité à garder nos nerfs » et « il va falloir gérer la fatigue ». Patrick Mignola, chef de file des députés MoDem, alliés de la majorité prône la possibilité d'un 49-3 comme outil de « dissuasion ».

Cet article de la Constitution permet au Premier ministre d'abréger les débats et de faire adopter une loi sans vote. À gauche, où l'on promet « une bataille parlementaire massive », les groupes - PS, PCF et LFI - sont prêts à dégainer tous les outils, dont une motion de censure commune contre le gouvernement, mi-février ou fin février.

À l'autre bord de l'hémicycle, pas d'obstruction en vue, mais un millier d'amendements LR en commission. « Notre stratégie est d'incarner une troisième voie entre le gouvernement et celles et ceux dans le blocage », avance le patron du groupe, Damien Abad.

Les partenaires sociaux vont poursuivre jusqu'en avril les travaux de la conférence chargée de ramener le système de retraite à l'équilibre financier d'ici 2027. Des discussions sont aussi en cours dans les différents ministères.

 

 
 

Politique  Retraites L'État et les 22 000 amendements

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:05:30

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Politique  Retraites
L'État et les 22 000 amendements
La majorité et l'opposition vont s'affronter dans l'hémicycle ce lundi au premier jour de l'examen du projet de loi sur la réforme des retraites.
 

 
Édouard Philippe va devoir défendre son projet de réforme des retraites face à des oppositions (le LFI de Jean-Luc Mélenchon et le LR de Damien Abad) ayant déposé des milliers d'amendements
Première étape du marathon législatif sur la réforme des retraites : les députés entament ce lundi l'examen en commission du texte, article par article. Une bataille qui s'annonce ardue avec une avalanche d'amendements et des oppositions décidées à ne faire « aucun cadeau ».

C'est un record sous cette législature. Pas moins de 22 000 amendements ont été déposés sur ce projet visant à créer un « système universel » de retraite par points.

En « grève par le zèle », les 17 Insoumis qui assument « l'obstruction », selon le chef de file Jean-Luc Mélenchon, en ont déposé environ 19 000. Tous ne seront pas forcément jugés recevables. La majorité est consciente que les oppositions de droite, comme de gauche, ne feront « aucun cadeau », mais assure être prête, comme le Premier ministre Édouard Philippe, qui n'a « pas peur » du « champ de braises » promis.
49-3 contre motion de censure

Mais, reconnaît une « marcheuse », « on sera également évalués sur notre capacité à garder nos nerfs » et « il va falloir gérer la fatigue ». Patrick Mignola, chef de file des députés MoDem, alliés de la majorité prône la possibilité d'un 49-3 comme outil de « dissuasion ».

Cet article de la Constitution permet au Premier ministre d'abréger les débats et de faire adopter une loi sans vote. À gauche, où l'on promet « une bataille parlementaire massive », les groupes - PS, PCF et LFI - sont prêts à dégainer tous les outils, dont une motion de censure commune contre le gouvernement, mi-février ou fin février.

À l'autre bord de l'hémicycle, pas d'obstruction en vue, mais un millier d'amendements LR en commission. « Notre stratégie est d'incarner une troisième voie entre le gouvernement et celles et ceux dans le blocage », avance le patron du groupe, Damien Abad.

Les partenaires sociaux vont poursuivre jusqu'en avril les travaux de la conférence chargée de ramener le système de retraite à l'équilibre financier d'ici 2027. Des discussions sont aussi en cours dans les différents ministères.

 

 
 

 

Dans la rue lundi et jeudi

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:05:51

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Dans la rue lundi et jeudi
 

 
La bataille de la rue va se poursuivre, et ce dès ce lundi. Le collectif SOS Retraites (avocats, médecins, infirmières, pilotes, etc.) appelle à une journée de grève et de manifestation contre la réforme des retraites. Le cortège parisien partira de la place de la Bastille vers 14 heures pour aller jusqu'à Opéra. La colère des avocats de France est forte, ils mènent depuis quatre semaines une grève dure. Ils sont « déterminés à continuer » à défendre leur régime autonome qui « ne coûte pas un euro » d'argent public, prévient le Conseil national des barreaux (CNB), qui représente les 70 000 avocats français.

En dépit de « réunions techniques » à la Chancellerie - « On nous reçoit mais on ne nous écoute pas » -, les "robes noires" n'attendent plus guère de geste du Premier ministre, qu'ils revoient mardi soir, après une nouvelle journée de mobilisation. Par ailleurs, ce jeudi 6 février sont programmées de nouvelles manifestations interprofessionnelles pour réclamer le retrait du projet.

 

 
 

 

Sahel : gros renforts pour l'opération Barkhane

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:10:14

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Sahel : gros renforts pour l'opération Barkhane
 

 
Des soldats français de l'opération Barkhane au Burkina Faso, en novembre. Photo Michele CATTANI/AFP
Renverser le rapport de force sur le terrain : voilà l'objectif clairement affiché de la France, dans la lignée de ce qu'avait annoncé Emmanuel Macron au sommet à Pau avec les pays du G5 Sahel. Les forces françaises de l'opération Barkhane, engagées au Sahel contre les actions de plus en plus meurtrières des groupes djihadistes, vont passer de 4 500 à 5 100 hommes d'ici fin février.

« L'essentiel des renforts sera déployé dans la zone dite des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger) », a indiqué dimanche un communiqué signé de la ministre des Armées, Florence Parly. « Une autre partie de ces renforts sera engagée directement au sein des forces du G5 Sahel pour les accompagner au combat. »

Parmi ces 600 militaires supplémentaires, 220 sont déjà sur place. Il s'agit des membres du 2e Régiment étranger de parachutistes. En revanche, on ne connaît pas encore la provenance des 380 autres soldats. L'Armée précise juste qu'il s'agira essentiellement de troupes au sol. Un déploiement humain accompagné d'une centaine de véhicules (blindés lourds, blindés légers et logistiques).

Les groupes djihadistes multiplient depuis quelques mois les attaques dans la zone, entretenant une insécurité chronique pour les civils et infligeant des pertes régulières aux armées locales. La France a elle-même perdu treize soldats en novembre, dans un accident entre deux hélicoptères au combat.

Depuis, Paris veut donner un coup de fouet à un dispositif que ses détracteurs accusent de s'enliser et qui suscite de plus en plus de critiques au sein des opinions publiques africaines.

Une "revue d'efficacité" sur ce renforcement est prévue dans six mois. « Le président veut du résultat », a-t-on ajouté à l'état-major, en évoquant la nécessité du « retour de la gouvernance » dans une région extrêmement vaste et désertique, largement délaissée par les États centraux.
D'autres pays devraient suivre

« Cette étape majeure de notre engagement au Sahel doit marquer un tournant à la fois dans la mobilisation de nos partenaires européens et la montée en puissance des forces du G5 », précise le communiqué.

Si la France s'engage un peu plus, elle n'entend pas le faire seule. Le Tchad devrait bientôt déployer un bataillon supplémentaire. Et le gouvernement tchèque va tenter d'obtenir de son parlement l'envoi de soixante soldats pour la force Takuba, qui rassemblera des unités de forces spéciales européennes. Paris s'attend par ailleurs à ce que d'autres membres de l'UE suivent rapidement.

De son côté, Florence Parly revient des États-Unis où elle a tenté de convaincre son homologue Mark Esper de maintenir l'engagement américain en Afrique, crucial pour Barkhane sur le plan de la logistique et du renseignement.

Plusieurs analystes et hauts responsables ont estimé que les prochains mois seront essentiels pour inverser la tendance aujourd'hui favorable aux groupes djihadistes. Ceux-ci s'appuient, avec une réussite certaine, sur les tensions et frustrations des populations locales.

 

 
 

Conflit  Djihadisme Sahel : gros renforts pour l'opération Barkhane

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:00:20

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Conflit  Djihadisme
Sahel : gros renforts pour l'opération Barkhane
Au total, les forces françaises de l'opération Barkhane vont passer de 4 500 à 5 100 hommes d'ici la fin du mois.
 

 
Des soldats français de l'opération Barkhane au Burkina Faso, en novembre.
Renverser le rapport de force sur le terrain : voilà l'objectif clairement affiché de la France, dans la lignée de ce qu'avait annoncé Emmanuel Macron au sommet à Pau avec les pays du G5 Sahel. Les forces françaises de l'opération Barkhane, engagées au Sahel contre les actions de plus en plus meurtrières des groupes djihadistes, vont passer de 4 500 à 5 100 hommes d'ici fin février.

« L'essentiel des renforts sera déployé dans la zone dite des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger) », a indiqué dimanche un communiqué signé de la ministre des Armées, Florence Parly. « Une autre partie de ces renforts sera engagée directement au sein des forces du G5 Sahel pour les accompagner au combat. »

Parmi ces 600 militaires supplémentaires, 220 sont déjà sur place. Il s'agit des membres du 2e Régiment étranger de parachutistes. En revanche, on ne connaît pas encore la provenance des 380 autres soldats. L'Armée précise juste qu'il s'agira essentiellement de troupes au sol. Un déploiement humain accompagné d'une centaine de véhicules (blindés lourds, blindés légers et logistiques).

Les groupes djihadistes multiplient depuis quelques mois les attaques dans la zone, entretenant une insécurité chronique pour les civils et infligeant des pertes régulières aux armées locales. La France a elle-même perdu treize soldats en novembre, dans un accident entre deux hélicoptères au combat.

Depuis, Paris veut donner un coup de fouet à un dispositif que ses détracteurs accusent de s'enliser et qui suscite de plus en plus de critiques au sein des opinions publiques africaines.

Une "revue d'efficacité" sur ce renforcement est prévue dans six mois. « Le président veut du résultat », a-t-on ajouté à l'état-major, en évoquant la nécessité du « retour de la gouvernance » dans une région extrêmement vaste et désertique, largement délaissée par les États centraux.
D'autres pays devraient suivre

« Cette étape majeure de notre engagement au Sahel doit marquer un tournant à la fois dans la mobilisation de nos partenaires européens et la montée en puissance des forces du G5 », précise le communiqué.

Si la France s'engage un peu plus, elle n'entend pas le faire seule. Le Tchad devrait bientôt déployer un bataillon supplémentaire. Et le gouvernement tchèque va tenter d'obtenir de son parlement l'envoi de soixante soldats pour la force Takuba, qui rassemblera des unités de forces spéciales européennes. Paris s'attend par ailleurs à ce que d'autres membres de l'UE suivent rapidement.

De son côté, Florence Parly revient des États-Unis où elle a tenté de convaincre son homologue Mark Esper de maintenir l'engagement américain en Afrique, crucial pour Barkhane sur le plan de la logistique et du renseignement.

Plusieurs analystes et hauts responsables ont estimé que les prochains mois seront essentiels pour inverser la tendance aujourd'hui favorable aux groupes djihadistes. Ceux-ci s'appuient, avec une réussite certaine, sur les tensions et frustrations des populations locales.

 

 
 

 

Londres : trois blessés dans une attaque

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:28:45

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Londres : trois blessés dans une attaque
 

 
Photo Isabel INFANTES/AFP
Londres de nouveau visée. Une attaque au couteau « de nature islamiste » dans une rue commerçante du sud de la capitale britannique a fait trois blessés dimanche. L'un d'eux est hospitalisé, sa vie est en danger.

L'assaillant a été abattu par la police. Il portait sur lui un « engin » factice. Dans un communiqué, la Metropolitan police a précisé que des agents des unités antiterroristes se trouvaient sur place dans le cadre d'une opération préventive, suggérant que l'assaillant était surveillé. Condamné pour délits terroristes, il venait de sortir de prison.

Cette attaque est intervenue un peu plus de deux mois après une agression au couteau revendiquée par Daech ayant fait deux morts à London Bridge.

Depuis, le gouvernement de Boris Johnson a annoncé des mesures aggravant les peines pour les auteurs d'actes terroristes et interdisant leur libération anticipée. Le maire de la ville, Sadiq Khan, a réagi : « Les terroristes cherchent à nous diviser et à détruire notre mode de vie. À Londres, nous ne les laisserons jamais y parvenir. »

 

 
 

AGRICULTURE  Vieillissement de la population paysanne Transmettre son exploitation, un enjeu vital

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:08:07

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AGRICULTURE  Vieillissement de la population paysanne
Transmettre son exploitation, un enjeu vital
33 % des agriculteurs ont plus de 56 ans. Se pose pour eux la question de la transmission de leur exploitation : à qui ? Comment ? Une démarche d'autant plus difficile qu'être paysan n'est pas qu'un métier mais le projet de toute une vie.
 

 
50 % des agriculteurs ont plus de 50 ans.
Y aura-t-il encore des fermes dans les décennies à venir ? La question peut paraître saugrenue, mais elle ne l'est pas tant que cela. Car la population agricole vieillit, et la question de la transmission des exploitations agricoles se fait de plus en plus insistante. « Jusqu'alors, le problème ne se posait pas ; c'était un des enfants qui prenait la suite. Mais depuis le baby-boom, cela a changé. Les enfants ont fait leur vie ailleurs et n'ont pas envie de reprendre la ferme des parents », souligne Anne-Laure Dujardin-Rolli, responsable d'équipe « installation - transmission » à l'antenne haut-rhinoise de la Chambre d'agriculture d'Alsace.

D'autant plus que l'"agri-bashing", la crise agricole, les aléas climatiques et les dégâts du gibier n'incitent pas les enfants à marcher sur les traces de leurs parents. Parfois même, ces derniers hésitent à passer le relais car « on ne veut pas que [notre] fils vive ce que [nous avons] vécu ».
Arrêter, un déchirement

Le sujet devient crucial quand on sait que 33 % des agriculteurs ont plus de 56 ans, et 50 % ont plus de 50 ans. Or, selon Marie Balthazard, coordinatrice à Terre de Liens Alsace (lire ci-contre), « la moitié des agriculteurs de 50 ans et plus n'ont pas de vision claire sur la transmission de leur ferme ».

Or, les problèmes à aborder sont nombreux : à qui transmettre ? Comment ? À quel coût ? Et surtout, comment le cédant vivra-t-il ce qui est souvent un déchirement ? « Être agriculteur, ce n'est pas un métier où on prend sa retraite une fois ses trimestres obtenus, reprend Marie Balthazard. C'est leur vie. Pour ceux nés dans les années 50, la phrase "on naît et on meurt paysan" reste valable. »

Anne-Laure Dujardin-Rolli et Marie Balthazard le constatent : « C'est même un "travail de deuil" » que doit faire l'agriculteur. » Sourire des deux femmes : « Souvent, quand un agriculteur se résout à arrêter, sa première question est de savoir s'il pourra quand même venir conduire le tracteur... »
Transmettre des valeurs

L'agriculteur cédant ne transmet pas uniquement une activité économique, il transmet également un patrimoine et des valeurs. Ce qui ne va parfois pas sans mal. « Les anciennes générations auxquelles on a inculqué un modèle intensif et chimique se retrouvent face à des néoruraux diplômés qui veulent s'installer en bio, circuit court et local. »

À l'inverse du reste de la France, la transmission en Alsace reste aux trois quarts intrafamiliale (deux tiers en moyenne nationale). La principale raison en est le coût du foncier. Sur cette petite région avec une urbanisation grandissante, le terrain est rare et cher. Il est plus facile pour un enfant de racheter les parts de ses frères et soeurs que pour un nouveau venu de tout acheter. D'où le rôle que peut jouer Terre de Liens en achetant l'exploitation pour la louer au repreneur.
750 EUR de retraite en moyenne

Car il ne s'agit pas d'acheter uniquement le terrain, mais aussi les bâtiments d'exploitation, qui peuvent être conséquents. « Quand on sait que la retraite moyenne d'un agriculteur est de 750 EUR, on ne peut lui en vouloir de vendre à la valeur patrimoniale. »

Même en transmission intra-familiale, les difficultés peuvent apparaître, par exemple si les parents n'ont pas pensé à leur futur lieu de vie. Si parents et enfants se retrouvent à habiter sous le même toit, les risques de conflit sur la manière de mener l'exploitation peuvent vite arriver...

C'est pour cela que les structures agricoles, Chambres d'agriculture, MSA (mutualité sociale agricole, centres de gestion agricole) ont mis en place des services d'accompagnement, technique et humain. « Il faut absolument que les agriculteurs anticipent. Ils ne doivent surtout pas attendre d'avoir 65 ans pour soudain penser à la survie de leur ferme. »
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

Fortschwihr Hommage aux libérateurs

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:35:16

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Fortschwihr  Hommage aux libérateurs
 

 
L'United States-Alsace Memory a exposé du matériel militaire dans la salle communale et sur le parking. Photo L'Alsace /Robert FURDERER
Le maire de Fortschwihr Hélène Baumert, le sénateur René Danesi et le chef du centre de première intervention l'adjudant-chef Mathieu Wolgensinger ont passé les troupes en revue à l'occasion de la commémoration de la libération de Fortschwihr, le 31 décembre.

Dans son discours, Hélène Baumert a rappelé les faits : « La 3e DIUS et la 5e DB franchisent le canal de Colmar dans la nuit du 29 au 30 janvier, traversent Fortschwihr dans la nuit du 30 au 31 janvier et atteignent Widensolen le 1er février. » Et de préciser : « Les combats, pour la poche et la ville de Colmar, ont été extrêmement durs faisant 4 800 tués et 18 000 blessés, disparus et prisonniers de la 1re Armée. »

Accompagnée de MM. Danesi et Heymann ainsi que de deux JSP, elle a déposé une gerbe au monument aux morts, pour la commune. La Sonnerie aux morts a précédé la Marseillaise, entonnée en choeur par l'assemblé. Les autorités ont salué les deux porte-drapeaux avant de rejoindre la salle communale, ou Patrick Baumann a tenu une conférence portant sur « 39/45 Ciel de feu sur L'Alsace ». Avant le verre de l'amitié, la commission des jeunes a lu des témoignages et posé des questions sur la guerre et la Libération à Jean Hoffert, habitant du village.
R.F.

Sigolsheim Hommage et reconnaissance au sommet de la colline du sang

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:20:32

Hommage et reconnaissance au sommet de la colline du sang

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Sigolsheim  Hommage et reconnaissance au sommet de la colline du sang
 

 
 
La cérémonie commémorative, présidée par le sous-préfet Jean-Claude Geney, a débuté ce dimanche 2 février devant le monument américain, érigé à Sigolsheim en hommage aux combattants américains morts en Alsace pour la liberté.

De nombreuses personnalités civiles et militaires étaient présentes dont plusieurs élus. Notamment la conseillère régionale Denise Buhl, représentant Jean Rottner président de la région Grand Est, le 1er adjoint de Kaysersberg Vignoble Robert Schelcher et la maire déléguée de Sigolsheim Patricia Bexon. Mais également l'adjoint Jean-Paul Sissler, représentant le maire de Colmar, ainsi que Evelyne Meyer et Martine Schwartz, respectivement maires-déléguées de Kaysersberg et Kientzheim. Le RMT était représenté par le capitaine Mathieu et le 152e RI par le capitaine Pierre. L'ordre du jour n° 7 du général de Lattre de Tassigny a été lu par le président du Souvenir français de Colmar, Gilbert Dollé, en présence de huit porte-drapeaux et fanions d'associations patriotiques.

Dans son allocution, Patricia Bexon a rappelé que Sigolsheim avait le privilège d'être la gardienne de la nécropole nationale où reposent les soldats de la Première Armée française qui ont donné leur vie pour la libération de l'Alsace et de la patrie. Un drame qui avait transformé, en quelques semaines, ce paisible village en champ de ruines. Le dépôt de deux gerbes par les autorités a précédé la sonnerie aux morts, suivie d'une minute de silence et des hymnes américain et français. La cérémonie s'est poursuivie à la nécropole sur le sommet du Blutberg (la colline du sang), un endroit où les combats pour la réduction de la poche de Colmar ont été les plus acharnés et où sont regroupés les corps de 1 589 militaires.
Un tournant décisifde la fin de la Seconde Guerre mondiale

La lecture de l'ordre du jour n° 6 par le président du SF a été suivie d'un texte sur la Libération lu par Robert Schelcher, qui a souligné que la libération de Sigolsheim reste gravée dans les mémoires comme un tournant décisif de la fin de la Seconde Guerre mondiale ; la bataille de la poche de Colmar, la dernière sur le sol français laissant un bilan particulièrement lourd. Le sous-préfet a fait partager l'émotion d'un fils, son père étant un ancien de la Première Armée française qui, à moins de 18 ans, a combattu au sein de la 5e DB au 96e bataillon du génie. Il est venu souvent avec lui en ce lieu de mémoire, où il exprimait son attachement quasi viscéral à la terre d'Alsace.

Le dépôt de trois gerbes au pied du mât tricolore a été suivi des sonneries réglementaires, précédant les salutations aux emblèmes par les personnalités.
J.-R. H.

 

 
 

Devant la stèle du souvenir à Andolsheim Habitants et écoliers,unis dans la même ferveur

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 05:58:20

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Devant la stèle du souvenir à Andolsheim
Habitants et écoliers,unis dans la même ferveur
 

 
Les écoliers et leur directrice Delphine Bruat ont suscité beaucoup d'émotion.
andolsheim a fêté, ce dimanche 2 février, le 75e anniversaire de sa libération. La commémoration a débuté à l'église protestante du village à 10 h 30 par un émouvant office oecuménique, présidé par le pasteur Marc Fritsch, avec la participation de Jean Lienhart, président de l'UNC. Il apporta à la fois un message sur la valeur et le prix de la paix jamais définitivement acquise. Le pasteur dans sa prédication a mis en exergue l'importance des témoins de l'Histoire, qui comme les disciples de Jésus ont immortalisé les importants évènements de sa vie, doivent également rester les gardiens de la mémoire. Les cantiques ont été accompagnés à l'orgue par Brigitte Doerfler et par une chorale universelle, dirigée par Bernard Lintz.

Après l'office religieux, une assistance particulièrement dense s'était rassemblée devant le monument aux morts et la stèle du souvenir. Le maire Christian Rebert a retracé les faits d'armes qui se sont déroulés dans la commune d'Andolsheim le 1er février 1945, jour de la libération, par un temps glacial. Andolsheim a voulu aussi se souvenir des huit victimes civiles, mais aussi de ses 62 enfants, qui ont été contraints de se battre sous un uniforme qui n'était pas le leur, appelés les Malgré-Nous.

La commission « mémoire et patrimoine » avec la commission municipale des jeunes de la commune ont ensuite donné lecture d'un article paru en janvier 1946 dans les Dernières Nouvelles du Haut-Rhin, intitulé Andolsheimer Kriegschronik (Les derniers jours avant la libération). Le texte a été traduit par Michel Schwartz et adapté à la compréhension des jeunes par Frédéric Pankutz et Laurent Bernard.
« Paix un jour,paix pour toujours »

Après le dépôt de gerbe au monument aux morts par le maire et le président de l'UNC, entourés d'un couple d'Alsaciens et des petites Alsaciennes, l'assemblée entonna avec la musique la Renaissance La Marseillaise. Grande émotion, lorsque les écoliers du village, sous la direction de Delphine Bruat, ont chanté Donnez-nous mille colombes et des millions d'hirondelles... en brandissant des colombes confectionnées par les enseignants. Puis en musique, le cortège, constitué du corps des sapeurs-pompiers, de la Brigade verte, de la gendarmerie, des élus, des écoliers et de nombreux habitants d'Andolsheim, s'est dirigé vers la salle des fêtes pour le vin d'honneur.

Le maire a profité de cette occasion pour saluer la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert et tous les intervenants qui avaient préparé la commémoration. Il a félicité les élèves et leurs enseignants pour les textes, poésies, dessins réalisés à l'école et exposés dans la salle.

Pour mot de la fin, le maire a repris un slogan d'un élève « Paix un jour, paix pour toujours ». La présidente Brigitte Klinkert a salué la commune pour son travail de mémoire et a exhorté les enfants à veiller à sa transmission. Une choucroute conviviale a clos la journée de commémoration du 75e anniversaire de la Libération.
A. F.

 

 
 

 

Andolsheim Habitants et écoliers dans une même ferveur

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:09:15

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Andolsheim Habitants et écoliers dans une même ferveur
 

Habitants et écoliers, unis dans la même ferveur
 
La commémoration de la Libération d'Andolsheim a débuté à l'église protestante du village à 10 h 30 par un émouvant office oecuménique, présidé par le pasteur Marc Fritsch, avec la participation de Jean Lienhart, président de l'UNC. Il apporta à la fois un message sur la valeur et le prix de la paix jamais définitivement acquise. Dans sa prédication, le pasteur a mis en exergue l'importance des témoins de l'histoire qui, comme les disciples de Jésus ont immortalisé les importants évènements de sa vie, doivent également rester les gardiens de la mémoire. Les cantiques ont été accompagnés à l'orgue par Brigitte Doerfler et par une chorale universelle, dirigée par Bernard Lintz.
« Paix un jour,paix pour toujours »

Après l'office religieux, une assistance particulièrement nombreuse s'était rassemblée devant le monument aux morts et la stèle du souvenir. Le maire Christian Rebert a retracé les faits d'armes qui se sont déroulés dans la commune d'Andolsheim le 1er février 1945, jour de la Libération, par un temps glacial. Andolsheim a voulu aussi se souvenir des huit victimes civiles, mais aussi de ses 62 enfants qui ont été contraints de se battre sous un uniforme qui n'était pas le leur, appelés les Malgré nous.

La commission « mémoire et patrimoine » avec la commission municipale des jeunes de la commune ont ensuite donné lecture d'un article paru en janvier 1946 dans les Dernières Nouvelles du Haut-Rhin, intitulé Andolsheimer Kriegschronik (Les derniers jours avant la libération). Le texte a été traduit par Michel Schwartz et adapté à la compréhension des jeunes par Frédéric Pankutz et Laurent Bernard.

Après le dépôt de gerbe au monument aux morts par le maire et le président de l'UNC, entourés d'un couple d'Alsaciens et des petites Alsaciennes, l'assemblée entonna avec la musique la Renaissance La Marseillaise. Grande émotion, lorsque les écoliers du village, sous la direction de Delphine Bruat, ont chanté Donnez-nous mille colombes et des millions d'hirondelles... en brandissant des colombes confectionnées par les enseignants. Puis le cortège constitué du corps des sapeurs-pompiers, de la Brigade verte, de la gendarmerie, des élus, des écoliers et de très nombreux habitants d'Andolsheim, s'est dirigé en musique vers la salle des fêtes pour le vin d'honneur.

Le maire a profité de cette occasion pour saluer la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert et tous les intervenants qui avaient préparé la commémoration. Il a félicité les élèves et leurs enseignants pour les textes, poésies et dessins réalisés à l'école et exposés dans la salle.

Pour mot de la fin, le maire a repris un slogan d'un élève : « Paix un jour, paix pour toujours. » La présidente Brigitte Klinkert a salué la commune pour son travail de mémoire et a exhorté les enfants à veiller à sa transmission.

 

 
 

Les aînés de Riedwihr à la fête

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:16:44

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Les aînés de Riedwihr à la fête
 

 
 
Bernard Dirninger a salué tout particulièrement les natifs de l'année 1954, invités pour la première fois au repas des aînés organisé le 19 janvier à Riedwihr. La commune nouvelle Porte du Ried compte 1833 habitants, dont 432 à Riedwihr ; quatre décès, trois naissances, un mariage et un Pacs ont été enregistrés cette année à Riedwihr.

Le maire délégué a rappelé le temps fort qu'a représenté la cérémonie des voeux de la Porte du Ried à l'Espace Ried brun et a annoncé l'édition d'un bulletin communal spécial retraçant toutes les actions et réalisations menées au cours des derniers mandats.

Paulette Utard et Jacqueline Ulsass ont été mises à l'honneur en tant qu'ambassadrices de la Ligue contre le cancer ainsi que les artistes du fleurissement et Julie Meyer, deuxième dauphine de Miss Alsace.

Bernard Gerber a remercié son collègue maire pour son engagement. « Bernard Dirninger a été visionnaire ; il a compris qu'avec assiduité, continuité et respect, la petite commune du Ried avancerait mieux et plus vite en s'associant à Holtzwihr. Un exemple en a été la création du groupe scolaire, Riedwihr mettant à disposition les bâtiments qui ont permis de ne pas engager de reconstruction à Holtzwihr, et cette dernière apportant les effectifs permettant de ne pas fermer l'école de Riedwihr. »

Le premier adjoint Jean-Claude Jaegli a ensuite pris la parole pour remercier les deux « partants » du conseil municipal : Doris Lieby pour son investissement dans le village et Bernard Dirninger pour 37 ans de vie au service de Riedwihr.

Dans l'après-midi, les invités ont eu droit à la visite du député Eric Straumann ainsi qu'à un divertissement théâtral, chargé d'humour, mis en scène par Jean-Claude Jaegli, Doris et Gérard Lieby.

 

 
 

CDRS Colmar « Acteur incontournable de la gériatrie et du handicap »

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:14:39

© L'alsace, Lundi le 03 Février 2020
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CDRS  Colmar  « Acteur incontournable

de la gériatrie et du handicap »
 

 
Récipiendaires, personnel, bénévoles, élus et membres du conseil de surveillance du CDRS réunis pour la cérémonie des voeux. Photo DNA

Le directeur Nicolas Dubuy dans son allocution a remercié de leur présence les élus, membres du conseil de surveillance, personnel, retraités, récipiendaires et bénévoles.

Ce dernier a proposé un bref retour sur l'année écoulée avant la projection dans la nouvelle année. « Comme d'habitude, nous avons connu une année dense, peuplée de nombreuses actions, nous proposerons tout à l'heure un aperçu global de notre action en images. »

« Je voudrais simplement illustrer ce que l'on a fait au travers de trois éléments en lien étroit avec notre établissement ; le premier c'est la dimension partenariale qui témoigne de l'ouverture et de l'image du CDRS à l'extérieur, ce partenariat c'est bien sûr avec l'union de gestion des établissements des caisses d'assurance maladie (UGECAM) et notre projet médical partagé, avec comme support un bâtiment commun dès 2021, mais c'est aussi la convention signée avec l'APEI l'année dernière ; notre établissement joue ici pleinement son rôle d'interface entre le groupement hospitalier de territoire (GHT) et les acteurs du handicap. Le deuxième élément que j'ai retenu, c'est la qualité de vie au travail, c'est un projet qui se veut ambitieux. C'est aussi la conciliation entre vie professionnelle et vie privée, dernière illustration de notre action en 2019, au travers de notre investissement dans le GHT pour lequel nous avons su positionner le CDRS comme un acteur incontournable de la gériatrie et du handicap. »

« Poursuivre la miseen oeuvre de notre projet d'établissement »

Et de poursuivre : « Alors que souhaiter pour 2020 ? Le premier voeu, c'est bien sûr de poursuivre la mise en oeuvre de notre projet d'établissement dans lequel on propose de créer des dispositifs non existants et faisant défaut sur le territoire, c'est le cas du projet d'hébergement temporaire d'urgence et de l'astreinte de nuit. »

Le docteur Michel Diméo, président de la commission départementale, a fait le point sur les projets en cours notamment en ce qui concerne la télémédecine et la télé expertise qui commencent avec un nouveau partenaire, à savoir l'Adapei Papillons Blancs.

Prenant la parole, la présidente du conseil de surveillance Brigitte Klinkert a souligné : « La solidarité reste évidemment notre domaine d'intervention privilégié, notre mission de coeur et notre coeur de mission. Solidarité bien sûr avec nos aînés et avec les personnes en situation de handicap, nous voulons être à la hauteur du devoir de solidarité qui nous lie aux plus fragiles d'entre nous ; nous savons pouvoir compter sur vous, sur vos compétences, vos qualités humaines et sur votre engagement de tous les instants. »

Elle a conclu par ces mots de Victor Hugo : « L'avenir a plusieurs noms, pour les faibles il se nomme impossible, pour les timides il se nomme l'inconnu et pour les vaillants il se nomme l'idéal. »

Les récipiendaires ont ensuite été appelés individuellement pour la remise de leur médaille et de leur diplôme, après lecture de leur parcours professionnel. Parallèlement, les retraités ont également été mis à l'honneur.

 

 
 

Colmar Terrasses chauffantes : autorisées mais marginales

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:42:55

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Colmar  Terrasses chauffantes : autorisées mais marginales
 

 
Sur la terrasse du Jupiler, en face de la collégiale Saint-Martin à Colmar, les panneaux chauffants sont disposés sur la façade. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
La problématique des terrasses, chauffées ou non, ne s'est pas posée pendant longtemps à Colmar. Pour une raison imparable : elles étaient bannies du domaine public cinq mois dans l'année. Il y a seulement dix ans, les grandes brasseries autour de la place de la Cathédrale passaient toutes à l'heure d'hiver au 1er novembre. Partout en ville, le mobilier extérieur devait être remisé jusqu'au 31 mars, sans exceptions et quelle que soit la météo.
Depuis dix ans, la municipalité a assoupli sa réglementation

Depuis quelques années, la municipalité a considérablement assoupli sa réglementation. D'abord en tolérant les « mange-debout », ces tables hautes sans sièges sur lesquelles les consommateurs peuvent ramener coupes, chopes, ou tasses dehors. Puis en accordant une relative liberté aux cafetiers, à condition qu'ils s'annoncent par courriel à la mairie avant de sortir tables et chaises. Dorénavant, certains ouvrent leurs terrasses douze mois par an.

Les systèmes de chauffage sont apparus dès l'automne 2009, essentiellement pour les fumeurs. Aujourd'hui comme hier, ces installations doivent répondre à des critères obligatoires, dont sont exclus les parasols : une énergie de type électrique, un rayonnement directionnel, pas d'émission de CO2, ni d'ultraviolets, et une fixation sur les façades. Dix ans plus tard, elles restent marginales, et le plus souvent en mode off.

À entendre les professionnels, le besoin n'est plus prégnant sur les places touristiques autour du Koïfhus. Depuis quelques années, les grandes structures aménagent des « terrasses d'hiver » avant les marchés de Noël. Elles prennent la forme de chalets en bois, entièrement clos et chauffés, construits devant les façades des restaurants, pour accueillir le maximum de touristes. Après l'avent, ces extensions interdites à la cigarette sont encore tolérées le premier mois de l'année.

Avec janvier, les deux mois suivants sont les plus faibles pour l'économie touristique locale, la clientèle étant captée par les stations vosgiennes. Beaucoup de grandes maisons ont stocké leurs terrasses jusqu'au printemps chez leurs distributeurs de boissons. D'autres mettent à disposition des courageux des plaids. Il n'y a guère que les touristes nordiques qui s'en plaignent parfois ! Moins qu'en été, lorsqu'elles étaient rangées à minuit pendant la canicule, alors que la fournaise était à l'intérieur...
Philippe VIGNERON

 

 
 

Trop d'enseignes nationales ?

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:43:35

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Trop d'enseignes nationales ?
 

 
Les enseignes nationales ont tendance à « vampiriser » les centres-villes (ici la rue du Sauvage à Mulhouse). Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Strasbourg : Le centre-ville trop cher pour les indépendants
Starbucks, KFC, Burger King, Five Guys. À Strasbourg, l'installation des grandes enseignes de restauration rapide américaines a fait réagir ces derniers mois, surtout quand elles prennent la place de commerces historiques. Un phénomène qui a pris son essor dans les années 2000, quand les marques nationales ont pris possession des coeurs de ville.

« Les enseignes nationales et rentables ont un peu vampirisé le centre-ville », admet Laurent Maennel, manager de centre-ville de Strasbourg. « C'est lié au fait que les loyers sont élevés sur ces zones-là, et que les indépendants ne peuvent pas forcément payer. Strasbourg doit faire partie des villes de France où les loyers sont les plus élevés dans le coeur de ville. »

Par ailleurs, « les enseignes nationales qui sont rentables dans une ville essaient de développer leur propre concurrence, pour ne pas que d'autres marques y aillent. Et même si les magasins ne sont pas bénéficiaires, les marques ne s'en préoccupent pas parce qu'elles ont suffisamment de magasins dans l'ensemble de la France pour être rentables. »

Cela dit, « au centre-ville de Strasbourg, on a quand même 85 % d'indépendants », nuance Laurent Maennel. Mais le constat porte sur « le centre-ville élargi, et pas que la Grande île. Là, c'est vrai que sur les axes principaux, on a principalement des enseignes nationales. » Une situation contre laquelle il paraît difficile de lutter. « On est dans un marché libre, alors ce n'est pas facile pour la collectivité de contrôler. On ne peut que communiquer et donner notre envie, mais on n'a pas de levier d'action fort. » Reste que Strasbourg présente « une offre commerciale diversifiée ». Et un taux de vacance qui est « l'un des plus bas de France, à 5,5 % ».
Colmar : « Trouver l'équilibre entre touristes et habitants »

À Colmar, l'installation de Starbucks, par exemple, est accueillie à bras ouverts : elle pourrait contribuer à « faire venir la jeunesse » au centre-ville, positive l'adjoint au maire Jean-Paul Sissler. Ici, le contexte de ville touristique est à double tranchant. D'une part, le taux de vacance commerciale avantageux (7 % en 2019) est favorisé par la « richesse du patrimoine » et un « cadre urbain » qui attire de nombreux visiteurs. D'autre part, « certaines activités sont surreprésentées », comme « la restauration et les boutiques de souvenirs », qui ont « tendance à isoler et faire doucement disparaître le commerce indépendant et de proximité ». D'où un « problème de perception du centre-ville par les habitants », pour qui « le centre-ville est attractif pour les touristes, mais moins pour eux ».

Pour faire revenir ceux qui s'en sont détournés, on cherche donc à recréer un « équilibre entre tourisme et habitants », en mettant l'accent sur le plaisir de « se balader en ville tout en faisant ses courses ». Au programme : faciliter l'accès au centre-ville par une offre de parking adaptée, rénover les commerces et l'habitat. Avec la volonté de démontrer que « le centre-ville de Colmar n'est pas que pour les touristes », même si l'adjoint au maire insiste sur le fait que « le tourisme, on en a besoin, ça permet à Colmar de vivre ». Sachant aussi que cette « bonne dynamique doit être entretenue. Ce n'est pas parce qu'on a le retable d'Issenheim qu'on a tout gagné... »
Mulhouse : « Ce sont des piliers, il faut les avoir »

La ville qui, peut-être, estime avoir gagné le plus au cours des dernières années, c'est Mulhouse. Aziz Derbal, directeur du commerce à la CCI, rappelle qu'elle est « une cité industrielle avec une très forte concentration de quartiers ouvriers dans l'hyper-centre, un habitat qui était en délabrement et un centre-ville très étriqué ». Mulhouse est, de plus, « encadrée par des zones périphéri-ques puissantes ». Résultat : « En 2011, Mulhouse était la ville où il y avait le plus de locaux commerciaux vacants en France », indique Frédéric Marquet, manager du commerce de centre-ville.

Le taux de vacance était de 14 %, ce plafond ayant été ailleurs largement dépassé depuis, alors qu'il s'établit aujourd'hui à 8 % grâce à « 506 ouvertures de commerces depuis 2011, soit une moyenne de deux ouvertures pour une fermeture dont les trois quarts sont le fait d'indépendants ». Si bien qu'à l'heure actuelle, « au centre-ville, on est à 50-50 entre grandes enseignes et indépendants ».

Cette « tendance inverse de celle des autres villes françaises », Mulhouse en a créé les conditions grâce à un programme de développement visant à « embellir le centre-ville, monter en gamme au niveau de l'habitat et favoriser l'accessibilité ». Avec aussi un élément essentiel : « Prospecter les enseignes », en s'appuyant sur le constat selon lequel « un centre-ville aujourd'hui, s'il n'y a pas d'enseigne nationale, n'est pas considéré comme un centre-ville. Sans Mango, Zara, H & M, les clients vont ailleurs. Ce sont des piliers, il faut les avoir. » Sans oublier que « l'ouverture d'une enseigne nationale, c'est un signe positif envoyé aux indépendants et aux investisseurs : on se dit que si elle rejoint le centre-ville, ce n'est pas pour rien ».

En période de mutation du commerce, avec l'essor d'internet et la présence de nombreuses zones commerciales, le centre-ville doit pouvoir proposer « tout ce que la périphérie ne peut pas faire. Les gens viennent ici parce qu'ils n'ont pas envie de l'ambiance des galeries commerciales. Ils trouvent des terrasses, de l'animation, pour passer un bon moment. »
Emmanuel VIAU

 

 
 

VOSGES  Loisirs Des stations de ski fermées en raison du redoux

Publié dans le panorama le Lundi 03 février 2020 à 06:09:19

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VOSGES  Loisirs
Des stations de ski fermées en raison du redoux
 

 
La station de la Mauselaine à Gérardmer, celle du Schnepfenried dans le Haut-Rhin mais également le Ballon d'Alsace ont choisi de fermer temporairement leurs domaines ce dimanche 2 février. En raison des températures extrêmement douces, situées à près de 10 degrés au-dessus des normales saisonnières avec un isotherme zéro... situé à 2 600 mètres dans les Vosges. Seule la station de La Bresse garde quelques pistes ouvertes. La pluie devrait tomber toute la journée sur le massif, mais un nouveau refroidissement et des potentielles chutes de neige sont prévus à partir de mardi.

À Gérardmer, la Mauselaine rouvrira dès que les conditions le permettront.

Au Ballon d'Alsace, la station explique : « Les conditions climatiques médiocres qui se sont abattues ces derniers jours et qui doivent se poursuivre demain ne nous permettent plus d'ouvrir la station. On fait le point lundi matin si possible réouverture la semaine prochaine ! ».

Même constat au Schnepfenried, où on espère une réouverture des pistes mardi ou mercredi.