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Colmar - Elections Municipales - Le député Eric Straumann défie Gilbert Meyer à Colmar

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:09:00

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Le député Eric Straumann défie Gilbert Meyer à Colmar

 

Après deux victoires aux législatives de 2007 et 2012, le député Éric Straumann a finalement choisi de défier Gilbert Meyer dans la course à la mairie de Colmar. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

 

Coup de théâtre, ce samedi à Colmar : Eric Straumann, le député LR de la 1re circonscription du Haut-Rhin (Colmar/Neuf-Brisach) sera finalement candidat aux élections municipales dans la cité de Bartholdi, où le maire sortant, Gilbert Meyer, brigue un 5e mandat, malgré sa promesse de 2014 de ne plus se représenter. Le député vient d'annoncer sa candidature sur sa page Facebook : « Après avoir échangé avec les Colmariennes et les Colmariens, et entendu leur message, je vous fais part de ma décision : je suis candidat aux prochaines élections municipales de Colmar ! » Contacté, Eric Straumann ne souhaite pas en dire davantage pour l'instant.

À six semaines du premier tour, plus grand monde n'imaginait le député s'inviter dans le jeu colmarien, où cinq, voire six listes sont déjà en cours de constitution : à gauche, l'écologiste Frédéric Hilbert ; au centre-droit, le MoDem Tristan Denéchaud, la Marcheuse Stéphanie Villemin et, depuis cette semaine, l'actuelle adjointe au maire chargée de l'enseignement Odile Uhlrich-Mallet ; à droite, le maire sortant Gilbert Meyer (LR, mais qui n'a pas demandé l'investiture de son parti). Sans oublier une liste « d'ouverture citoyenne » qui rassemblerait notamment des militants gilets jaunes et de la gauche radicale.

La candidature surprise d'Eric Straumann vient complètement rebattre les cartes de la campagne colmarienne et hypothèque considérablement le boulevard qui semblait s'ouvrir à Gilbert Meyer... Ancien maire de Houssen et prési-dent du conseil départemental du Haut-Rhin, Eric Straumann a battu deux fois Gilbert Meyer aux législatives de 2007 et 2012, mais ne l'avait encore jamais défié dans son fief municipal de Colmar.
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Colmar - Elections Municipales - Eric Straumann défie Gilbert Meyer à Colmar

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:09:51

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Eric Straumann défie Gilbert Meyer à Colmar

 

Gilbert Meyer et Eric Straumann, en compagnie de la sénatrice Catherine Troendlé (à gauche) lors de l'audience de rentrée du tribunal de Colmar, le 20 janvier. Colmar a désormais deux candidats Les Républicains, même si le maire sortant n'a pas demandé l'investiture de son parti. Archives L'Alsace /Hervé KIELWASSER

 

Eric Straumann crée la surprise en sortant du bois à seulement six semaines du premier tour : il sera bien candidat aux élections municipales à Colmar a-t-il annoncé ce samedi vers 18 h sur les réseaux sociaux : « Après avoir échangé avec les Colmariennes et les Colmariens et entendu leur message, je vous fais part de ma décision : je suis candidat aux prochaines élections municipales de Colmar ! » Sollicité, le député de la 1re circonscription du Haut-Rhin ne souhaite pas en dire davantage pour le moment.

Adversaire potentiel de Gilbert Meyer, en course pour un cinquième mandat depuis la mi-décembre, Eric Straumann a longtemps laissé planer le doute sur sa candidature. La rumeur disait qu'il officialiserait sa position mi-janvier. Ne voyant rien venir, beaucoup d'observateurs du microcosme politique n'y croyaient plus.
Meilleurs ennemis

D'autant que depuis le renoncement d'Yves Hemedinger début décembre, certains signes pouvaient laisser croire à un rapprochement entre le député et Gilbert Meyer. On les avait notamment vus en photo bras dessus-bras dessous lors des voeux de Gilbert Meyer au parc-expo, début janvier. On pensait qu'Eric Straumann avait choisi de se consacrer à son mandat de député. Le revoilà meilleur ennemi du maire de Colmar, comme lors des législatives de 2007 et 2012.

Eric Straumann a fini par céder aux nombreux appels du pied dont il faisait l'objet depuis des mois. Car la campagne colmarienne laissait beaucoup d'insatisfaits, avec potentiellement cinq, voire six listes en course (Tristan Denéchaud, Frédéric Hilbert, Gilbert Meyer, Stéphanie Villemin, Odile Uhlrich-Mallet depuis peu, ainsi qu'une liste d'ouverture citoyenne en gestation), mais aucune pour incarner une concurrence de poids, à droite, face au maire sortant.

Les débats récurrents en ville sur un possible « mandat de trop » de Gilbert Meyer, à 78 ans et malgré la promesse faite en 2014 de ne plus se représenter, ainsi que la polémique autour de « l'affaire Mariani » et les relations ambiguës du maire de Colmar avec le Rassemblement National ont certainement achevé de le convaincre. C'est cette même situation qui a certainement poussé Odile Uhlrich-Mallet à se lancer cette semaine.

Reste que la candidature du député rebat complètement les cartes colmariennes. Peu probable que les trois listes en gestation au centre-droit (le MoDem Tristan Denéchaud, la Marcheuse Stéphanie Villemin, et l'adjointe Odile Uhlrich-Mallet) aillent toutes au bout de leur démarche dans cette nouvelle configuration. Les grandes manoeuvres commencent et les prochaines semaines de campagne promettent d'être particulièrement intéressantes.
Clément TONNOT NOTRE NEWSLETTER Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter des municipales en Alsace, envoyée chaque jeudi avec une sélection des informations les plus importantes. Pour vous s'inscrire, il suffit d'avoir créé son compte sur notre site et de se connecter.

 

 

Horbourg-Wihr - Commémoration - Il y a 75 ans, la Libération

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:10:50

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Horbourg-Wihr  Commémoration
Il y a 75 ans, la Libération
Sur la place du 1er Février, la commune de Horbourg-Wihr s'est souvenue, samedi matin, qu'il y a 75 ans, elle était libérée. La jeune génération a été associée à cette commémoration, en tenant les lettres de LIBERATION.
 

 
Les élèves de l'école Les Oliviers tenaient les lettres LIBERATION
Sur la place, les anciens combattants, les représentants des forces armées, de la gendarmerie, des militaires du 152e Régiment d'infanterie de Colmar, les membres du corps local des sapeurs-pompiers...

La cérémonie a été rehaussée par de nombreux morceaux de musique, dont La Sonnerie aux morts, l'hymne américain et La Marseillaise, interprétés par l'Argentovaria de Horbourg-Wihr, sous la direction de Philippe Boegler.

A tour de rôle, les élèves de l'école Les Oliviers, ont décliné les lettres de Libération, L comme liberté, être libre etc.

Le lieutenant Trey Tollefson de l'US Air force, au nom du consul général des Etats-Unis, est revenu sur les durs combats qu'ont menés les soldats américains sur les terres françaises.

Le maire, Philippe Rogala, s'est adressé à l'assemblée en revenant sur ces années douloureuses, l'enjoignant à ne pas les oublier, à se souvenir de ceux et celles, militaires ou civils qui ont laissé leur vie pour la liberté. Ceux, qui le 6 juin 1944, ont débarqué sur les plages normandes, sacrifiant leur vie pour un pays qu'ils ne connaissaient pas.

Wihr a été libéré définitivement le 31 janvier 1945, les combats continueront sur Horbourg, avec la tragédie du lieu-dit des Quatre vents et de la Grand-rue, qui ont été le théâtre d'actes de bravoure. « Saluons le courage de Germaine Husser qui sauvera à elle seule, près de 40 personnes d'une mort certaine. »

Horbourg sera libéré à l'aube du 1er février, mais le prix à payer sera lourd pour Wihr et Horbourg : 44 habitants ont été tués.

Trois gerbes ont été déposées, pour les anciens combattants, pour les militaires américains, par le lieutenant Trey Tollefson de l'US Air force et pour tous les morts de ce terrible conflit, par Eric Straumann, Brigitte Klinkert, René Danesi et Philippe Rogala.

 

 
 

 

Histoire - 75e anniversaire de la Libération - Les villages martyrs de la Poche de Colmar

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:57:48

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Les villages martyrs de la Poche de Colmar
 

 
De grandes bâches photographiques représentant le village de Bennwihr détruit en décembre 1944 s'étalent sur la façade de la mairie. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
L'offensive alliée est lancée dès le 5 décembre 1944. Des combats d'une violence sans nom s'engagent sur les collines sous vosgiennes et dans des villages dévastés. Pour les troupes de Himmler, désigné par Hitler patron des armées du Rhin, impossible de renoncer. Se replier signifierait perdre l'Alsace.
Les dommages collatéraux sont immenses

Face à des armées aussi déterminées, le recours à l'artillerie est le seul moyen de faire évoluer les positions. Mais les dommages collatéraux sont immenses. Les obus au phosphore utilisés par les troupes américaines déclenchent de nombreux incendies. Et plutôt que de risquer la vie de nombreux pompiers, on préfère laisser les habitations brûler...

Lors de ce terrible hiver, la fin justifie parfois les moyens. Rudy Ferry, président de la société d'histoire de Sigolsheim, raconte l'âpreté des combats dans le village. En décembre 1944, une partie des habitants de la commune alsacienne trouve refuge dans le monastère des Capucins... en compagnie de soldats nazis. « Une bombe était prévue pour l'église mais les Américains ont finalement été dissuadés par le père supérieur. »

Si la plupart ont reçu un ordre d'évacuation anticipant les bombardements, certains villageois attendent cachés dans les caves que l'orage passe. Jean-Jacques Sturm, contremaître de métier mais historien d'Ostheim par passion, a 13 ans lors des combats de la Libération. Lorsqu'on lui demande quels étaient les sentiments de la population face à ces destructions massives, il soupire : « On voulait juste que ça s'arrête ! »

A Bennwihr, on se souvient du village détruit pendant la guerre. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

De grandes bâches photographiques représentant le village de Bennwihr détruit à la libération en décembre 1944 sur la façade d'une maison. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Bennwihr, détruit après les tirs d'artillerie de l'hiver 44/45. Reproduction /Hervé KIELWASSER

Photo d'archive (1945) du village de Katzenthal détruit à 95 % par les bombes pendant la 2e guerre mondiale. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

A Katzenthal, l'église détruite. Marcel Kuentzmann (sur la photo) y a fait sa communion le 15 août 1945, dans une église bombardée et sans tuiles. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Dans la Grand'rue de Katzenthal, deux prisonniers allemands déblayent dans les décombres. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Bennwihr, Mittelwihr, Katzenthal, Ostheim...

Lorsque les combats cessent enfin, de nombreux villages sont totalement ou partiellement détruits. Bennwihr, Mittelwihr, Katzenthal et Ostheim sont dévastées. Ammerschwihr et Sigolsheim ont subi d'importantes destructions. Mais la liste des localités sinistrées ne s'arrête pas là.

Guémar est complètement détruit par les bombardements. Sur 222 habitations en 1939, 27 sont totalement démolies, 91 gravement endommagées et 104 partiellement endommagées. Le secteur de Jebsheim et Grussenheim a également été gravement touché lors de la deuxième vague de combats, en janvier 1945.

Ce n'est qu'à partir du printemps 1945 que les populations réintègrent progressivement leurs villages, se retrouvant souvent face à des champs de ruines. À Ammerschwihr, les habitants sont condamnés à vivre dans un village provisoire en attendant la reconstruc-tion. C'est également le cas à Bennwihr, Mittelwihr (lire ci-dessous) et Sigolsheim où de grands baraquements en bois et en tôle abritent, dès 1945, une grande partie des populations.
Un épisode meurtrierqu'il ne faut pas oublier

Dans les vignobles et la plaine d'Alsace, tout est à reconstruire. Si, soixante-quinze ans plus tard, l'Alsace a retrouvé son « beau visage », l'heure reste aujourd'hui aux commémorations. Parmi elles, l'hommage de Bennwihr qui a décidé d'exposer des photographies géantes du village en ruines, sur la mairie et l'église. Une initiative originale et nécessaire pour que le martyr des villages alsaciens ne soit jamais oublié.
Axelle JAMME

 

 
 

 

Colmar - Elections Municipales - Une mesure à la carte pour Tristan Denéchaud

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:13:16

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Une mesure à la carte pour Tristan Denéchaud
 

 
« Colmar pour tous », l'équipe de Tristan Denéchaud, a dévoilé une mesure phare de son futur programme ce vendredi sur les réseaux sociaux : la création d'une carte « Colmar tout-en-un », sorte de passeport culture, sports et loisirs, qui serait proposée aux Colmariens à un « prix modique » (« moins de 30 euros », annonce la liste) et donnerait accès à des tarifs préférentiels, voire « la gratuité dans tous les musées colmariens ».

La mesure est à double détente : la liste de Tristan Denéchaud entend par la même occasion lutter contre l'abstention des jeunes en offrant cette carte gratuitement aux Colmariens de moins de 30 ans qui se déplaceront aux urnes les 15 et 22 mars. La proposition a été abondamment commentée sur les réseaux sociaux. Si beaucoup apprécient, d'autres pointent une forme de « jeunisme » ou s'interrogent sur le procédé, vu comme une « carotte ».

Concernant la légalité du dispositif, « Colmar pour tous » assure qu'il est « tout à fait possible de conditionner des aides en France, y compris sur la base d'un critère civique », multipliant les exemples en vigueur en France. Sur l'accusation de jeunisme, Tristan Denéchaud, lui, fait valoir que la mesure est « destinée à tous les Colmariens » et « constitue une offre intéressante, même à 30 EUR ».
Stéphanie Villemin prend le train en marche

On peut être du même parti et avoir des divergences. Stéphanie Villemin (Un nouvel horizon) n'a pas tardé à se désolidariser d'un autre candidat En marche aux municipales, Benjamin Griveaux, qui a créé la polémique, surtout dans le Grand Est, en proposant de déplacer la gare de l'Est en périphérie de Paris pour la remplacer par un « central park ». « Les collectivités locales alsaciennes ont financé la LGV pour que les Alsaciens aient un accès direct rapide facile et peu polluant à la capitale. [...] Nous devons bien sûr végétaliser nos villes : c'est essentiel, mais nous ne devons pas le faire au détriment des usagers du rail de l'Est de la France », écrivait la candidate colmarienne sur les réseaux sociaux vendredi.
Frédéric Hilbert drague les (é)lecteurs

Côté matériel de campagne, tout le monde ne dégaine pas tout de suite les grands moyens comme Gilbert Meyer et son journal de douze pages (le premier d'une série de trois, paraît-il). Le Vert Frédéric Hilbert (Vivre Colmar), lui, essaie de concilier écologie et économie de papier. Si un tract au format A4 est désormais en cours de distribution, le candidat écologiste avait démarré sa campagne avec... des marque-pages pour annoncer les permanences de son « local mobile de campagne ». Une manière d'allier l'utile à l'agréable pour les (é)lecteurs. « On essaie d'être attentifs à ce qu'on produit dans le cadre de la campagne et d'adapter le format à l'usage », commente Frédéric Hilbert, qui aura tout de même recours à un journal dans la dernière ligne droite de la campagne.

 

 
 

 

Assemblée générale du syndicat mixte de l'Ill - D'ambitieux projets d'aménagement

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:24:37

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D'ambitieux projets d'aménagement
 

 
L'assemblée générale du syndicat mixte de l'Ill s'est tenue à Ensisheim sous la présidence de Michel Habig, en présence de nombreux élus représentants les communes et les EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) membres du syndicat. Avant cette assemblée générale, certains d'entre eux ont visité le chantier majeur réalisé l'an dernier par le syndicat.

« Les anciens jardins familiaux de la Mertzau font partie des sites que la Ville de Mulhouse a souhaité mettre en valeur dans le cadre de son programme Mulhouse Diagonales. Le syndicat, épaulé par Rivières de Haute-Alsace, a proposé un ambitieux projet d'aménagement du site ayant notamment pour but de recréer une mosaïque de milieux naturels et d'habitats. Les travaux, qui ont eu lieu en 2019, ont consisté à terrasser 120 000 m³ de matériaux sur une dizaine d'hectares pour élargir le lit majeur de la rivière en créant des zones humides et des milieux vallonnés. Ils seront suivis prochainement par des plantations et la mise en place d'un parcours pédagogique », a rappelé Michel Habig. Ces travaux, qui représentent un investissement total de 900 000 EUR TTC, sont subventionnés par le Département à hauteur de 20 % et par l'Agence de l'eau à hauteur de 60 %.
Les autres chantiers

Puis les techniciens du syndicat mixte Rivières de Haute-Alsace (RHA), qui assure un rôle d'assistance technique et d'ingénierie pour les réalisations des syndicats de rivières haut-rhinois, ont présenté les autres chantiers de 2019.

Il y a notamment eu la reprise de cinq seuils en enrochements à Bettendorf (72 775 EUR TTC), la fin du renforcement de la digue rive gauche à Ensisheim (36 455 EUR) et la protection par enrochements de la pile du pont communal à Oberhergheim (12 816 EUR). À noter également que les différentes coupes, les enlèvements d'embâcles et les plantations ont représenté une dépense de 80 658 EUR. L'ensemble de tous les travaux réalisés en 2019 a atteint un montant de 1,062 million d'euros.
Bassins de rétention et renforcement d'une digue

Une enveloppe de 1,724 million d'euros a été arrêtée pour pouvoir mener à bien le programme des travaux 2020. Sont notamment inscrits la poursuite des travaux de Mulhouse Diagonales pour un montant de 650 000 EUR, la première tranche du renforcement des ouvrages de protection en amont d'Ensisheim (30 000 EUR), le renforcement végétal des berges sur les digues de l'Ill et du Bennwasser à Illhaeusern (25 000 EUR).

Pour éviter le renouvellement des conséquences des épisodes orageux de 2016 et 2018, la construction de bassins de rétention d'eau est nécessaire à Tagsdorf (190 000 EUR), à Illtal (240 000 EUR) et à Froeningen (225 000 EUR). Un renforcement de la digue rive gauche, à Logelheim, est aussi proposé (20 000 EUR). Des opérations seront à nouveau menées sur tout le linéaire de la rivière : fauchage (65 000 EUR), coupes, enlèvement d'embâcles et plantations (75 000 EUR). Enfin, des études de danger sur les digues sont à mener (40 000 EUR).

Le budget 2020 se monte à un peu plus de 6,5 millions d'euros (2,191 millions en fonctionnement et 4,324 millions en investissement). Il a été proposé, pour 2021, d'augmenter les cotisations de 1 % et de fixer la taxe Gemapi à 2 EUR/habitant « pour maintenir le niveau d'investissement ».
M.H.

 

 
 

 

Restructuration-extension de la maison d'accueil du Markstein - Combien ça coûte ?

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:25:44

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Combien ça coûte ?
 

 
La restructuration-extension de la maison d'accueil du Markstein s'élève à 1,51 million d'euros (MEUR) hors taxe. 30 % (407 000 EUR) proviennent de crédits européens. La Région Grand Est verse 200 000 EUR plus 80 000 EUR au titre du plan Climaxion. L'État, via le Fonds national de développement et d'aménagement du territoire, a promis 200 000 EUR. Le Département du Haut-Rhin s'est engagé sur 26 % du montant. Les communautés de communes des vallées de Guebwiller et Saint-Amarin participent à hauteur de 2,5 % chacune.

 

 
 

 

Mulhouse - Elections Municipales - « La culture,c'est l'histoire de la ville »

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:51:19

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Philippe Schweyer : « La culture,c'est l'histoire de la ville »
 

 
Philippe Schweyer, éditeur mulhousien, fondateur de Médiapop Éditions, devant la bibliothèque centrale de Mulhouse : « Ce n'est pas très rock'n'roll, mais c'est quand même l'équipement culturel mulhousien dans lequel j'ai passé le plus de temps quand j'étais lycéen... C'est là aussi que j'emmène mon fils et c'est là que j'ai rencontré Théo Hakola qui vient de sortir un vinyle chez Médiapop. » Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Philippe Schweyer, après une jeunesse à Mulhouse, vous êtes parti à Rochefort puis La Rochelle avant de revenir à Mulhouse, d'imaginer les Jeudis du parc et de devenir éditeur de livres, de disques et de revues avec Médiapop. Que gardez-vous de votre jeunesse culturelle, puis de vos années loin de Mulhouse ?

Au départ, la culture pour moi, c'est la musique. Le rock alternatif même. J'avais monté un groupe et, trois semaines après avoir acheté une guitare électrique, je jouais déjà dans une salle. Et pourtant, j'étais vraiment un mauvais guitariste ! Mais à l'époque (NDLR : dans les années quatre-vingt, Philippe Schweyer est né au milieu des années soixante), ce n'était pas grave. Rien n'était institutionnel. On allait à Bourtzwiller jouer au Pax, au bar Le Pont chez Albert. Je me souviens du festival Suicide, d'Arnaud Lang (lire ci-dessous) avec sa crête qui pourrissait notre chanteur, de Fred Poulet, Matthieu Stahl, Fanfan... On était jeune et c'était excitant. Quand je suis parti à La Rochelle, c'était cool, il faisait beau, il y avait la mer, mais ça manquait de bouillonnement. J'avais l'impression que les gens bougeaient moins qu'à Mulhouse.
Pourtant, quand vous revenez, pour parodier Bob Dylan, « The times they are a changing » (Les temps sont en train de changer) ?

Oui, à mon retour, les gens de l'alternatif avaient pris le pouvoir culturel de la ville. On les retrouvait à la Filature, au Noumatrouff, dans les galeries, partout. Pour moi qui avais été de la manifestation pour la création du Nouma, c'était super. Après, aujourd'hui, malgré la richesse qui existe, je trouve que personne n'arrive à rayonner au-delà de Mulhouse. Au niveau national, la scène mulhousienne n'existe pas... On nous a accordé une salle, le Nouma, mais il n'y a jamais eu beaucoup d'argent. Quand je vois ce qui se fait à Besançon à La Rodia, à La Vapeur à Dijon...
Mais à côté, on entretient pourtant à grands frais un orchestre symphonique...

Ah mais attention, l'OSM c'est important. Comme beaucoup de Mulhousiens, je suis très attaché à cet orchestre.
« L'état du Palace,ça me rend malade » Donc on garde le Nouma, la Filature, l'OSM, la Kunsthalle... Finalement tout va bien ?

Ce qui ne va pas bien à Mulhouse, c'est le cinéma. Une seule salle pour le Bel-Air qui fait pourtant un travail incroyable, un boulot fantastique dans le quartier, ce n'est pas possible. L'état du Palace, ça me rend malade. Même si aujourd'hui on regarde les films sur d'autres écrans, aller au cinéma c'est quand même autre chose. Tu discutes, tu partages... D'ailleurs, le vrai problème à Mulhouse ce n'est pas les salles de spectacle mais ce qu'il y a autour. À la Rochelle, à côté de la scène nationale, il y avait un petit resto où tout le monde se retrouvait. À la Filature, tu vas où ? Un spectacle c'est bien, mais si après tu ne peux pas échanger, en parler, ça sert à quoi ? Près de la Filature, il faudrait un restaurant populaire, pourquoi pas autour d'un projet style Épices. Un restaurant qui permettrait de valoriser toutes les cuisines des fameuses 100 nationalités mulhousiennes. La cuisine c'est aussi de la culture. Et la culture, c'est l'histoire de la ville ! Aujourd'hui à Mulhouse, il manque un endroit, une salle pour échanger, des cafés comme l'ancien Masque à jazz ou Les copains d'abord...
Autre débat récurrent à Mulhouse, le fameux « grand événement » que tout le monde voudrait inventer...

Je n'y crois pas. Pour moi, une politique culturelle doit accompagner ce qui existe sur le terrain, pas arriver avec un projet clé en main et sacrifier tout le reste. Avant, on avait la Fête du monde et c'était très sympa, avec de la bouffe, de la musique, du cinéma. Il faudrait aller plus loin avec cette idée des 100 nationalités, comme à Fribourg, pourquoi pas faire un jumelage avec Brooklyn. J'ai déjà créé un pont entre Brooklyn et Mulhouse avec l'album de rap Brooklyn In Mulhouse ! Ce n'est pas aux politiques d'imposer un grand événement. Ça doit remonter du terrain. J'aimais bien aussi Bêtes de scène, qui était devenu le rendez-vous des Mulhousiens partis ailleurs, et qui revenaient pour ce festival. Bon, à la fin, il y avait quand même un problème de programmation. On était plus de monde sur la terrasse que dans la salle...
Pour vous, quel serait le portrait-robot de l'adjoint à la culture de demain ?

Déjà un jeune qui s'intéresse aux gens. Ça fait quand même trente ans qu'on a le même ! Il faut de l'énergie, de l'envie, être ouvert. Pas clivant. Donc pas un spécialiste de la culture... Quelqu'un de bienveillant, parce que la mission de la culture, c'est quand même de créer du lien entre les gens, entre les quartiers. Et je crois que la première des décisions à prendre est d'organiser des états généraux de la culture. Rassembler les acteurs culturels, les écouter, les laisser parler. Je pense aux gens des musées dont le rôle est très important dans la compréhension de l'histoire de la ville, MNE, une radio qu'il faut soutenir, Motoco qui dégage une énergie incroyable. Motoco c'est un bon exemple. C'est une belle réussite mulhousienne mais il ne faut pas s'arrêter là. Ne pas croire que pour les artistes qui y sont, c'est facile tous les jours...
Propos recueillispar Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Bande Rhénane - Pistes cyclable - Les cyclistes chassent les convois exceptionnels

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:55:41

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Les cyclistes chassentles convois exceptionnels
 

 
Permettre aux salariés de rejoindre à vélo leur usine de la zone portuaire était un projet lancé par l'ex-communauté de communes Porte de France Rhin Sud, repris par M2A (Mulhouse Alsace agglomération) après la fusion des intercommunalités. La sécurisation des cyclistes se concrétise par la réalisation d'une voie bidirectionnelle séparée de la chaussée, la RD52, une route dont la circulation notamment de poids lourds est particulièrement intense.

Après avoir relié Ottmarsheim à Hombourg, puis Ottmarsheim jusqu'à l'entrée de l'usine Solvay, il s'agit à présent de connecter Chalampé. Le choix a été fait de rester en parallèle de la voie routière. Cette décision entraîne deux traversées de la RD52, l'une située en face de l'usine Solvay, l'autre à l'approche de Chalampé. Entre les deux, l'usager est amené à longer, à un moment, le Grand Canal d'Alsace et à passer sous le pont de Chalampé. La pause de l'enrobé est en attente. Il est nécessaire de déplacer une clôture d'enceinte appartenant à l'une des entreprises. Le coût pour la réalisation de ce tronçon long d'environ un kilomètre est de 216 000 EUR TTC.

Une des conséquences de cette réalisation : la fin d'un stationnement sauvage des convois exceptionnels ou, comme le craignent des élus locaux, un déplacement de cette problématique. Au sud du pont, ces convois avaient pris l'habitude de s'y arrêter, parfois tout un week-end, le temps d'obtenir l'autorisation de repartir. Avec la mise en place d'une bordure séparant la voie cyclable de la route, ces arrêts ne seront matériellement plus possibles. Quant à mettre à leur disposition, dans ce secteur, un parking en bonne et due forme, le PPRT (Plan de prévention des risques technologiques) ne le permet pas, assurent les autorités. Ces camions sont donc invités à aller jusqu'à la hauteur de Blodelsheim, sur une aire de stationnement prévue pour les accueillir.
B.S.

 

 
 

 

Loisir - Un outil touristique quatre saisons pour la station du Markstein

Publié dans le panorama le Dimanche 02 février 2020 à 08:52:37

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Un outil touristique quatre saisons pour la station du Markstein
 

 
La future maison d'accueil du Markstein vue de la route des Crêtes (esquisse du cabinet d'architectes AGVA). Ci-dessous, la maison actuelle. Document Agence Guillaume Viry architectes
Du nouveau sur les crêtes vosgiennes. Non, la neige n'est - hélas - pas encore beaucoup tombée sur les chaumes (ou plutôt elle est tombée, mais a fondu depuis), mais le dossier de maison d'accueil au Markstein a connu début janvier une avancée décisive avec le lancement des consultations des entreprises.

Pour mémoire, la maison d'accueil actuelle, construite au début des années 1990 sur le modèle de pavillons de plaine, ne permet plus d'accueillir les visiteurs dans de bonnes conditions et présente de sérieux problèmes d'infiltration. En 2017, le projet de nouvelle maison avait été relancé lors de la remise à niveau du schéma de développement du Markstein.

Rappelons que ce document fixe trois priorités : l'amélioration des services (dont la restructuration de l'accueil), la diversification des activités compte tenu du réchauffement climatique, l'amélioration de l'environnement parking.

« Pour la maison d'accueil, la première idée était de tout démolir et de reconstruire, souligne Annick Lutenbacher, maire de Fellering et présidente du syndicat mixte pour l'aménagement du massif du Markstein et du Grand Ballon, mais pour bénéficier des crédits montagne versés par l'État, il fallait proposer une restructuration. »
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7qp33z" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe> Au-delà du gainen superficie,un saut qualitatif

Une trentaine d'architectes ont répondu à l'appel à candidatures selon le cahier des charges fixé par l'Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin. Le projet présenté par Guillaume Viry (cabinet AGVA de Wattwiller) a été retenu. Il intégrera une partie des murs de la maison actuelle. L'ensemble, conçu pour résister à la météo extrême du site et pour réaliser des économies d'énergie, troquera le chauffage fioul pour une chaudière à pelets, qui s'étagera sur trois niveaux (rez-de-piste, rez-de-route, étage) avec une surface totale de 438 à 542 m².

Au-delà du gain de taille, c'est surtout le saut qualitatif qui sera significatif. « L'entrée principale s'effectuera en rez-de-route, avec un espace d'accueil et d'exposition de 46 m2 qui sera attribué à l'École du ski français en hiver. Parmi les nouveautés, on trouvera un espace consigne et un espace change pour les bébés », détaille Annick Lutenbacher.
Une grande sallehors sac ouvertesur le front de neige

Bien entendu, les sanitaires seront entièrement revus. « La partie droite sera affectée à la régie avec trois caisses pour les remontées mécaniques. Une coursive autour du bâtiment permettra aux skieurs de s'abriter quand ils attendent. » À gauche, « dans la partie rajoutée », sera notamment installé le poste de secours.

L'actuelle maison d'accueil de la station est inadaptée au climat rigoureux du site et peu fonctionnelle. Document remis

En rez-de-piste, « la grande nouveauté sera une belle salle hors sac, dimensionnée pour 60 personnes, ouverte sur le front de neige. L'entrée se fera par la Grenouillère avec une sortie distincte et un espace rangement ». À l'étage, prendront place le syndicat mixte, un studio pour le personnel de permanence lorsque les canons à neige tournent et un local qui servira de salle de réfectoire et de salle de réunion pour les agents de la régie. « Actuellement, l'accueil s'effectue au niveau de la luge sur rail. Nous disposerons à l'avenir d'un bel outil quatre saisons avec un accueil touristique dédié. »

Si la météo le permet, les travaux commenceront début avril et s'achèveront en décembre pour une ouverture à la saison de ski 2020-2021.
Textes : Grégoire GAUCHET PLUS WEB Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr