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colmar - Ça se bouscule au centre

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:37:22

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colmar - Ça se bouscule au centre
 

 
Odile Uhlrich-Mallet adjointe au maire en charge des Développements éducatifs. Conseil municipal de Colmar. Archive L'Alsace /Hervé KIELWASSER
C'est une ficelle classique de la publicité de plus en plus utilisée en politique : le « teasing » ou, en bon français, l'art de mettre l'eau à la bouche des électeurs. Éphémère candidat à la mairie de Colmar, avant de jeter l'éponge en juin, l'avocat Benoît Nicolas a tiré le premier vendredi matin sur les réseaux sociaux en annonçant la perspective d'une « nouvelle offre pour Colmar », alliant « expérience » et « compétence », et qui serait aussi « verte mais pas dogmatique », « solidaire » et « en faveur de l'innovation ».

Deuxième épisode dans l'après-midi. Cette fois c'est Pascal Weill, le gérant du café des Marchands, rue du même nom, qui « sort de [son] silence par nécessité » : « Il est temps maintenant de faire de l'intérêt général une priorité plutôt que de favoriser un intérêt personnel. Il est temps de penser aux Colmariens, à notre qualité de vie, à instaurer un vrai dialogue entre la municipalité et nos concitoyens. J'ai été approché par quelqu'un qui incarne toutes ces valeurs et beaucoup d'autres encore », glisse l'ancien candidat aux cantonales de Colmar Sud en 2008, sans en dire plus.
« Pas une candidature improvisée »

Les deux éclaireurs promettent du nouveau dans quelques jours et proposent aux personnes intéressées de les contacter par messagerie privée. Difficile de ne pas y voir une initiative concertée. On pense immédiatement à Odile Uhlrich-Mallet, depuis que l'on sait que l'actuelle adjointe de Gilbert Meyer à l'enseignement et à la petite enfance a décidé de reprendre sa liberté et envisage très sérieusement de monter sa propre liste.

L'intéressée confirme que les choses vont bon train et que les sollicitations ne manquent pas, témoignant selon elle « d'une vraie attente ». Une première réunion de campagne s'est tenue jeudi. Au sein de l'équipe, notamment, plusieurs jeunes élus de la majorité qui comptaient se lancer avec Yves Hemedinger, d'autres qui raccrochent comme Dominique Grunenwald, et bien sûr Benoît Nicolas, qui propose de remettre sur l'ouvrage le projet initié avec son équipe. « On ne part pas de rien, ce n'est pas une candidature improvisée », commente Odile Uhlrich-Mallet, rappelant qu'elle-même planchait aussi sur un projet avec Yves Hemedinger et son entourage.
Premier tour ou primaire ?

En discussion avec d'autres candidats, l'adjointe colmarienne leur a proposé de la rejoindre, en vain pour l'instant. Après deux mandats d'adjointe et deux autres auparavant à la Région Alsace, l'avocate de profession estime pouvoir incarner à la fois « une continuité rassurante » avec Gilbert Meyer et le « renouvellement », et se verrait donc bien conduire le rassemblement.

À défaut d'entente avec Stéphanie Villemin (LaREM) et Tristan Denéchaud (MoDem), on risque donc de retrouver face à Gilbert Meyer pas moins de trois listes au centre, sans compter celle de l'écologiste Frédéric Hilbert et peut-être une autre d'ouverture citoyenne. Dans cette configuration, le premier tour à Colmar risque fort de ressembler à une primaire, l'enjeu étant la deuxième place pour incarner l'alternative au sortant.

À moins que d'ici peu, les cartes ne soient encore rebattues. Car dans ce paysage particulièrement mouvement, le député Eric Straumann, un temps pressenti comme candidat, n'a toujours pas officiellement pris position.
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Strasbourg Politique Eric Elkouby fidèle à l'héritage de son mentor Armand Jung

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:38:10

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Strasbourg  Politique
Eric Elkouby fidèle à l'héritage de son mentor Armand Jung
Très entouré, Eric Elkouby a présenté ses voeux, mercredi soir, aux forces vives de son canton. Candidat aux départementales de mars 2021, il axera sa campagne sur l'urgence d'agir. Son engagement ? Poursuivre la réhabilitation de l'image des quartiers ouest de Strasbourg.
 

 
Éric Elkouby a rendu hommage mercredi soir à « la clairvoyance » de « son ami » Armand Jung, disparu en juillet dernier.
Il a fait une croix sur les municipales de mars prochain, mais pas sur les départementales de 2021, ni sur les législatives de 2022. À un peu plus d'un an du renouvellement de l'assemblée départementale, dont il est élu de l'opposition depuis mars 2011, Éric Elkouby a souligné le rôle crucial du conseiller départemental « souvent méconnu en milieu urbain », mais qui a « toute sa place dans le paysage local ». Avec sa binôme Martine Jung - qui n'a pas voulu prendre la parole mercredi soir, car l'émotion est encore trop forte après le décès de son mari Armand Jung -, l'élu du Bas-Rhin en charge du canton Koenigshoffen, Montagne-Verte, Elsau, Gare, Halles a défendu ses actions « tournées vers les quartiers », au cours de ses voeux au foyer Saint-Arbogast. Fief de l'ancien député Armand Jung disparu en juillet dernier, le lieu - la Montagne-Verte - n'était évidemment pas pris au hasard.
Un hommageà Philippe Bies

Éric Elkouby s'est d'abord félicité du lancement des études pour la création d'un nouveau collège à l'ouest de Strasbourg, « après plus de 35 ans de batailles et de détermination ».

En pleine campagne des municipales, l'ancien adjoint de Roland Ries a salué chaleureusement son ancien collègue du Palais Bourbon, Philippe Bies, qui ne figure pas sur une liste, ce qu'il juge « bien dommage ». Un député, qui, selon lui, a toujours eu « une oreille attentive » aux problématiques du canton.

Éric Elkouby a rappelé son engagement de « réhabiliter l'image de nos quartiers, car malheureusement nous constatons qu'ils sont parfois dénigrés », ce qui « n'est pas acceptable ».

Évidemment, ajoute-t-il, « nous sommes pour un logement digne pour chacun, mais nous avons toujours privilégié la qualité à la quantité et nous pensons que nous avons suffisamment payé le tribut de la bétonisation ambiante. Nous continuerons à nous battre pour obtenir des espaces végétaux avec des aires de jeux pour enfants. Dans ce contexte, nous amplifierons encore et davantage le développement du Parc Naturel Urbain qui aujourd'hui est bien le fleuron de notre ville, alors qu'il fut tant décrié à sa mise en place. Nous n'avons pas attendu les discours lénifiants sur la végétalisation de la ville pour le faire, au contraire ».

Éric Elkouby a mis les points sur les "i", rappelant qu'Armand Jung, son mentor, « avant-gardiste avait eu cette idée géniale de mettre en oeuvre ce Parc Naturel Urbain (PNU) ».
<div id="fb-root"></div> <script async="1" defer="1" crossorigin="anonymous" src="https://connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&amp;version=v5.0"></sc... class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1034604243590861&amp;i... data-width="552"><blockquote cite="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1034604243590861&amp;i... class="fb-xfbml-parse-ignore"><p>Ce soir au Foyer St Arbogast, avec Martine Jung, nous avons présenté nos voeux aux forces vives du canton de la...</p>Publiée par <a href="https://www.facebook.com/people/Eric-Elkouby/100011238844986">Eric Elkouby</a> sur&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1034604243590861&amp;i... 29 janvier 2020</a></blockquote></div> Bibliothèque : « Les atermoiements de la Ville »

Soucieux de réhabiliter l'image des quartiers ouest de Strasbourg, l'élu s'engage à « continuer à se battre pour avoir des espaces vitaux. » Il souhaite aussi que « la prochaine municipalité, quelle qu'elle soit, prenne en considération nos secteurs qui en ont bien besoin... » Car, dit-il, « il y a des urgences. »

À commencer par une bibliothèque à Koenigshoffen « en lieu et place du bibliobus ». C'est pourquoi l'élu fait travailler actuellement le réseau départemental des bibliothèques « afin de suppléer si besoin les atermoiements de la Ville de Strasbourg. » Dans le même esprit, « la Montagne-Verte doit être dotée d'une maison des services publics », exhorte-t-il. Tout comme il relance sans cesse l'impérieuse nécessité de modifier le schéma régional de l'action sociale pour y installer une réelle maison de retraite, tant souhaitée par les habitants de la Gare.

Et de conclure : « N'oublions pas l'héritage qu'Armand Jung nous a légué. » Presque six mois jour pour après sa disparition.
Dominique DUWIG

 

 
 

 

« La Montagne-Verte doit être dotée d'unemaison desservices publicsEric Elkouby, conseiller départemental

 

mulhouse - Des transports gratuits pour les plus de 65 ans ?

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:38:35

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mulhouse - Des transports gratuits pour les plus de 65 ans ?
 

 
Catherine Rapp, Marcel Worms, Michèle Lutz et Yvette Kern. L'équipe de « Mulhouse en grand » est en campagne électorale sur le thème de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans.

Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Une annonce électoraliste ? Que nenni, se défend Michèle Lutz qui s'est dite « sensible au récent courrier de Mme Yvette Kern, 67 ans, qui perçoit une retraite de 574 EUR et qui me demandait de prendre en charge son abonnement Soléa »... La maire sortante en campagne ne voulait pas faire un cas particulier.

« On ne peut pas non plus faire abstraction de ce qui se passe au niveau national, les gilets jaunes, le pouvoir d'achat des retraités, la réforme des retraites... » Elle a donc décidé de faire de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans une mesure de son programme, car le contexte national « nous a confortés dans cette réflexion de fond que nous menons sur les modes de transports, l'environnement », dit-elle, évoquant « une ville apaisée, plus résiliente ». Un créneau sur lequel on attendait peu l'équipe sortante qui s'était jusque-là opposée à la gratuité des transports telle que la pratiquent d'autres villes comme Dunkerque.
Un coût de 100 000 EURpar an

« Là-bas, cela a été rendu possible car la ville ne possède pas d'infrastructure de tram qu'il faut entretenir. Nous ne pouvons pas financer plusieurs millions d'euros annuellement pour la gratuité totale des transports. Nous avons chiffré la gratuité pour les plus de 65 ans à 100 000 EUR par an, ce que la Ville pourra prendre en charge intégralement. »

Mais pourquoi les retraités et pas les jeunes qui ont également « des fins de mois difficiles » ? « Il existe des tarifications spéciales pour les jeunes : jusqu'à 16 ans, la Ville prend en charge 60 % de l'abonnement ; et des dispositifs avec Pôle emploi », explique Michèle Lutz, dont l'équipe a également été « touchée par le récent témoignage de Marcel Worms, 100 ans, qui racontait à mon adjointe Catherine Rapp qu'il prenait chaque jour le tram pour faire ses courses en ville ».

C'est d'ailleurs dans le salon du centenaire mulhousien, autour d'une boisson pétillante, que l'équipe de Michèle Lutz s'est retrouvée pour officialiser cette annonce de campagne.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Freyburger mieux que Houellebecq !

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:39:14

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Freyburger mieux que Houellebecq !
 

 
La conférence autour du livre de Pierre Freyburger, à la librairie 47 ° Nord a fait salle comble lundi 27 janvier. Photo DNA /Catherine KOHLER
Bien sûr, c'est un micro-phénomène extrêmement localisé au centre-ville mulhousien, un peu comme une tornade dans la rue principale d'une ville de l'Arkansas. N'empêche, l'anecdote est amusante.

À la librairie Bisey de Mulhouse, le nouvel ouvrage de Pierre Freyburger Musée de l'impression sur étoffes, autopsie d'un pillage , édité chez Médiapop, a connu, samedi 25 janvier, un démarrage éclair. « À 11 h, il en avait déjà écoulé 110, Luc Widmaier m'a dit que c'était mieux que le dernier Houellebecq (Sérotonine), vendu chez lui à 70 exemplaires le premier jour », raconte, amusé, l'heureux éditeur Philippe Schweyer, qui a dû rapprovisionner dare-dare le libraire de la place de la Réunion.

À ce jour, 260 exemplaires ont déjà été vendus chez Bisey, 240 à la librairie 47 ° Nord - mais beaucoup moins à la Fnac ou chez Littéra. Par ailleurs, 47° Nord, lundi soir, a fait « allée comble » pour sa rencontre avec l'auteur. Plus de 200 personnes ont joué des coudes pour écouter l'ancien élu raconter l'histoire de ce que certains rebaptisent déjà le « casse du siècle ». Parmi les curieux, on pouvait reconnaître de nombreux candidats aux municipales. Apparemment, il fallait y être, de préférence dans les premiers rangs, ou alors en observateur, à l'arrière... Pas de révélations toutefois, ni de questions trop dérangeantes, mais une certitude : les lecteurs attendent la suite !
<div id="fb-root"></div> <script async="1" defer="1" crossorigin="anonymous" src="https://connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&amp;version=v5.0"></sc... class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/47DegresNord/videos/197127618135711/?__xts__[0]... data-width="552"><blockquote cite="https://www.facebook.com/47DegresNord/videos/197127618135711/" class="fb-xfbml-parse-ignore"><p>Pierre Freyburger pour son ouvrage &quot;Musée d&#039;Impressions Sur Etoffes, autopsie d&#039;un pillage&quot; Médiapop Editions</p>Publiée par <a href="https://www.facebook.com/47DegresNord/">47 degrés Nord</a> sur&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/47DegresNord/videos/197127618135711/">Lundi 27 janvier 2020</a></blockquote></div> Retirage

En attendant, les 1200 exemplaires de la « saison 1 » sont d'ores et déjà vendus ou commandés. « Il va falloir retirer », annonce Philippe Schweyer, qui, au départ, n'y croyait pourtant pas plus que ça. La preuve que le patrimoine peut passionner, surtout quand il bascule dans la rubrique faits divers ! Et pour peu que s'y glissent un petit parfum de scandale et une énorme dose de mystère, c'est carton plein. Si tous les lecteurs pouvaient en profiter pour (re)visiter le Musée de l'impression sur étoffes...
H.P.

 

 
 

 

Versant montagne Édition L'épopée industrielle du massif des Vosges

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:40:24

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Versant montagne  Édition
L'épopée industrielle du massif des Vosges
Damien Parmentier signe « L'épopée industrielle du massif des Vosges » aux Éditions de la Nuée Bleue, une « tentative de synthèse d'un sujet monstrueux » que l'historien livre avec enthousiasme et érudition en se positionnant de part et d'autre de la ligne bleue. Aussi captivant qu'instructif.
 

 
La saga Schlumpf a symbolisé le déclin de l'industrie textile.
« Le massif vosgien c'est mon espace privilégié », pose, en guise de prologue, Damien Parmentier dont tout le parcours professionnel atteste de l'engagement en faveur de ce territoire (lire sa biographie). Doctorant en histoire, le directeur général des services du conseil départemental des Vosges n'en est pas moins originaire de Fréland et s'en trouve d'autant plus à l'aise pour aborder son sujet du point de vue des interrelations entre les versants alsacien et vosgien. « Pour ma thèse, j'avais choisi d'étudier les gens d'Église sous l'angle économique, ou comment les seigneuries ecclésiastiques avaient été facteurs de développement économique, recherches qui avaient fait l'objet d'une précédente publication, « Abbayes des Vosges » en 2012. « L'épopée industrielle du massif des Vosges » est le continuum de ce travail par lequel j'ai voulu expliquer comment, au-delà des fractures politiques, ou d'État, les institutions se sont développées économiquement dans le massif des Vosges. »
La révolutionde la pomme de terre

Damien Parmentier reprend son propos là où il l'avait laissé, en 1789. « C'est l'époque de la fermeture des abbayes et des monastères, des bâtiments qui, rapidement, vont être réutilisés à des fins industrielles. Mais bien avant cela, le précapitalisme s'est fondé comme partout ailleurs sur les ressources naturelles. » Première condition : la force motrice. Ce sera l'eau, l'énergie hydraulique. Seconde condition : le bois, pour la construction, l'énergie. Les premiers moulins, à grains, à tan, à papier, apparaissent dès la moitié du 12e siècle. Les premières scieries au début du 14e siècle. Ces moulins et ces scieries, ce sont les images de cette proto-industrie dans le massif des Vosges. La troisième condition ce sont les axes de communication : Le Bonhomme, Bussang et Saverne sont des passages historiques où les flux commerciaux sont permanents, qu'ils soient d'origine locale ou européenne.
La Guerre de Trente ans : l'avant et l'après

Cet élan économique va être stoppé par la Guerre de Trente ans et ses conséquences démographiques : « Le massif est exsangue. Il faut repeupler. L'arrivée de la pomme de terre, entre la fin du 17e siècle et le début du 18e siècle, va, en deux à trois générations, faire doubler la population des deux côtés de la crête. Une explosion de la main-d'oeuvre qui va permettre de développer le tissage, tissage que des courtiers vont acheter pour le revendre au-delà du territoire, faisant apparaître une bourgeoisie d'affaire. » C'est l'époque aussi des maîtres de forge, les futurs capitaines d'industrie.

La ligne Mulhouse-Thann ici au terminus de Thann. Photo DNA /Collection particulière

Fin de journée à la filature de laine Schlumpf à Malmerspach. Photo DNA /Collection particulière

Le haut-fourneau et les fonderies des Stehelin à Bitschwiller-lès-Thann. Photo DNA /Collection particulière

Le moulin de l'Hortus Deliciarum. Photo DNA /COPRUR/Éditions du Quotidien

Dans la seconde partie du 19e siècle, l'arrivée de l'électricité va booster l'économie vosgienne, en faisant du massif un site textile majeur avec le Nord et Lyon. Tout comme l'arrivée du chemin de fer qui va accélérer les échanges, les dynamiser et contribuer à considérablement redessiner l'urbanisme des vallées du massif. Jusqu'aux cours des rivières ! Entre 1871 et 1918, certains industriels Alsaciens vont faire le choix de demeurer dans la province annexée mais, pour ne pas se fermer le marché français, vont investir dans l'appareil de production du côté vosgien, ce versant profitant alors d'un afflux de financements. Pendant l'entre deux-guerres, l'activité économique va beaucoup s'appuyer sur le marché colonial : 50 % de la production textile part dans les colonies qui deviennent un déversoir de produits manufacturés.
« Changer de logiciel »

Touché par la Seconde Guerre mondiale, l'appareil de production va mettre deux à trois ans à se reconstruire, soutenu par ces débouchés lointains. Mais cette prospérité ne durera qu'un temps. Le manque de remise en question et son corollaire, le manque d'investissement, vont stopper la modernisation des outils, le développement d'idées nouvelles. La décolonisation va finir le travail. « Ceux qui ont survécu ont pris le parti de changer de logiciel, en cessant la production de masse dont s'étaient emparés les pays lointains en s'appuyant sur une main-d'oeuvre meilleur marché, en visant le haut de gamme ou le marché de niche. » Dans les années 60, la main-d'oeuvre industrielle, c'était 65 % de la population active. Dans les années 80, elle est tombée à 40 %. Aujourd'hui elle représente encore 20 % des actifs. Cet état de fait a eu plusieurs conséquences, surtout du côté vosgien : paupérisation, problèmes sociaux, baisse de la démographie, mais aussi réorganisation des territoires et reconversion du bâti.
Et demain ?

Et demain ? « Je suis persuadé que l'industrie a toujours sa place en montagne, si on est capable d'évoluer, d'innover, de bouger les codes en pensant massif, de nouvelles perspectives vont s'offrir à ce territoire, dans le domaine du développement durable, du tourisme, avec les outils de demain dont certains restent à inventer. » Avec « L'épopée industrielle dans le massif des Vosges », Damien Parmentier ne se contente pas du travail d'analyse de l'historien, en synthétisant les permanences et les différences des territoires, d'un versant à l'autre, il propose aussi une réflexion sur l'aujourd'hui et le demain, pose des questions au regard de son engagement professionnel : un propos inédit. Et passionnant.
Frédéric STENGER « L'épopée industrielle du massif des Vosges », par Damien Parmentier, aux Éditions de La Nuée Bleue (256 pages, deux cahiers hors-texte). 25 euros. Voir notre vidéo sur dna.fr

« L'épopée industrielle du massif des Vosges », par Damien Parmentier, aux Éditions de La Nuée Bleue (256 pages, deux cahiers hors-texte). 25 euros.

 
 

 

guebwiller - Déploiement de la fibre optique

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:41:08

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guebwiller - Déploiement de la fibre optique
 

 
à la fin de 2022, les travaux d'installation de la fibre optique dans toutes les communes des deux départements alsaciens seront terminés. La société Rosace, opérateur d'infrastructures, aura alors installé, dans le cadre d'une délégation de service public, et en partenariat avec 130 entreprises sous-traitantes, 380 000 prises dans plus de 700 communes et déployé 16 000 kilomètres de fibre pour un investissement de 750 millions d'euros dont 64 % sont financés par l'argent public, ainsi que le soulignait Jean-Philippe Decour, directeur commercial de l'entreprise.

Intervenant au titre de son mandat électif régional, Francis Kleitz a évoqué « un projet exemplaire de coopération entre différents niveaux de responsabilité (Europe, État, Région Grand-Est, Département et CCRG) avec pour objectif de créer les conditions d'une égalité de chance, sur un plan numérique, entre tous les territoires », tandis qu'Alain Grappe, conseiller départemental, a rappelé que « le Département participe pour 100 000 EUR à l'opération sur le territoire guebwillerois et que la CCRG prend en charge, pour sa part, le coût des raccordements de chaque habitation au réseau (gratuits pour l'usager), soit 175 EUR par boîtier ».
Une technologie innovante

Parfaitement didactique, précis et allant immédiatement à l'essentiel avec de courts PowerPoint, Jean-Philippe Decour a expliqué les différents protocoles mis en oeuvre pour la constitution du réseau de fibre optique mais a surtout explicité les performances de cette technologie innovante : un internet ultra-rapide, la possibilité du multi-écrans sans ralentissement, une rapidité de chargement de films à la demande et un accès ultra-performant aux jeux en ligne, des bouquets TV étoffés, une téléphonie illimitée mais également les visio-conférences, la domotique, le développement du télétravail.

Ne donnant qu'un seul exemple pour illustrer son propos, il a indiqué qu'un fichier de 5 Mo (soit une photographie de qualité moyenne), transmis en 39 secondes par ADSL le sera en moins d'une seconde avec la fibre, soit près de 100 fois plus rapide.
Choisir un fournisseur d'accès

Après avoir souligné que les foyers actuellement éligibles (soit le centre-ville, une partie des coteaux sud-ouest et les lotissements en direction de Soultz) le seront progressivement d'ici au 5 février, le dirigeant de Rosace a annoncé que le reste du territoire local le sera au plus tard en septembre. Il appartient à l'utilisateur de choisir un fournisseur d'accès (FAI) qui complète l'installation depuis le boîtier Rosace jusqu'à une box.

Au petit jeu des questions-réponses avec le public, Jean-Philippe Decour a rappelé que si le coût de l'installation par Rosace est entièrement gratuit (pris en charge par la Région), des FAI sont susceptibles de facturer le coût de la mise en service de leurs équipements. L'usage du réseau « fibre » n'est en aucun cas obligatoire. Il a également annoncé que la délégation de service public de Rosace étant de 30 ans à compter d'avril 2016, tout branchement au réseau « fibre », pour une nouvelle construction ou une habitation non équipée initialement, pour quelque raison que soit, lors de cette campagne, est gratuite jusqu'en 2046.
B.FZ.

 

 
 

 

cpme68 - « Il faut continuer à défendre nos entreprises »

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:41:57

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cpme68 - « Il faut continuer à défendre nos entreprises »
 

 
Devant des murs ornés de peintures aborigènes, Richard Grandgladen (à gauche) et Jean-Michel Haget, l'ancien et le nouveau président.

Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Cette année, la CPME 68 (Confédération des petites et moyennes entreprises) a décidé d'innover. Elle a programmé deux réceptions des voeux : lundi 27 janvier au soir à Colmar -c'était une première-, et mercredi à Mulhouse, à l'instar des années précédentes. Un bureau sera d'ailleurs implanté prochainement à Colmar. C'est l'un des membres de l'organisation patronale, Christophe Martin, directeur des magasins Champion de Colmar et Sélestat, qui a, pour l'occasion, mis à disposition ses locaux. Les oeuvres aborigènes de la future Jungle Art Galerie de Colmar y ont apporté leur note colorée, et les chansons de Swan une ambiance musicale de bon aloi.
Changement de président

2019 a été marquée par un changement de président. Élu pour trois ans, Jean-Michel Haget, qui est à la tête de deux entreprises colmariennes, Transhygiène et Just my Home, a remplacé Richard Grandgladen, dirigeant de la société Meng, à Rixheim.

« L'image forte que nous souhaitons donner, c'est celle de notre ancrage dans tout le Haut-Rhin ». Richard Grandgladen confirme ce désir de rassemblement. À ses yeux, les cérémonies des voeux représentent un « moment très particulier » dans la vie des entreprises « parce que c'est le moment de s'appuyer sur l'expérience du passé et de se projeter dans le futur immédiat ». Il trouve même l'exercice « périlleux. On essaie de convaincre l'auditoire que l'avenir sera meilleur que le passé ».
Une association d'aide aux travailleurs en souffrance

L'ancien président insiste sur la nécessité d'être à l'unisson. « La CPME est un collectif qui a besoin d'exister » d'autant plus qu'une nouvelle instance va se constituer le 1er janvier 2021 : la collectivité économique d'Alsace. « Il faut continuer à défendre nos entreprises face au Bas-Rhin, un département économiquement très fort. Nous devons être unis dans le Haut-Rhin ». En 2020, craint-il, « nos entreprises et nos commerces seront chahutés ». Et d'évoquer la mutation des pôles de compétitivité, de nouveaux transferts de compétences entre l'État et les collectivités locales, l'émergence d'un partenariat franco-allemand destiné à préparer l'après Fessenheim, une fois la centrale fermée. « Tout le Haut-Rhin sera impacté ».

Le dirigeant annonce que la confédération, forte de 2585 adhérents, sera davantage présente au sein des institutions. « Nous nous engageons à intégrer la nouvelle collectivité économique par le biais d'un collectif regroupant Colmar et Mulhouse. C'est ainsi que nous serons forts et représentatifs ». La nomination d'un président colmarien est le signe que cette volonté est bien perçue. « C'était inimaginable il y a cinq ans... », souligne en souriant Richard Grandgladen.

Le nouveau président aura pour tâche de renforcer ce collectif. Jean-Michel Haget en est conscient lorsqu'il rappelle que « la CPME est aux petites et moyennes entreprises ce que le Medef est aux grandes ». Il aura à coeur de faire aboutir un autre projet : la mise en place d'une association d'aide aux entrepreneurs en souffrance.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

RIVIERES DE HAUTE ALSACE - D'ambitieux projets d'aménagement

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:42:47

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RIVIERES DE HAUTE ALSACE - D'ambitieux projets d'aménagement
 

 
L'assemblée générale du syndicat mixte de l'Ill s'est tenue à Ensisheim sous la présidence de Michel Habig en présence de nombreux élus représentants les communes et les EPCI membres du syndicat. Avant cette assemblée générale, certains d'entre eux ont visité le chantier majeur réalisé l'an dernier par le syndicat.

« Les anciens jardins familiaux de la Mertzau font partie des sites que la ville de Mulhouse a souhaité mettre en valeur dans le cadre de son programme Mulhouse Diagonales. Le syndicat, épaulé par Rivières de Haute-Alsace, a proposé un ambitieux projet d'aménagement du site ayant notamment pour but de recréer une mosaïque de milieux naturels et d'habitats. Les travaux, qui ont eu lieu en 2019, ont consisté à terrasser 120 000 m³ de matériaux sur une dizaine d'hectares pour élargir le lit majeur de la rivière en créant des zones humides et des milieux vallonnés. Ils seront suivis prochainement par des plantations et la mise en place d'un parcours pédagogique », a rappelé Michel Habig. Ces travaux, qui représentent un investissement total de 900 000 EUR TTC, sont subventionnés par le Département à hauteur de 20 % et par l'Agence de l'eau à hauteur de 60 %.
Les autres chantiers

Puis les techniciens du syndicat mixte Rivières de Haute-Alsace (RHA), qui assure un rôle d'assistance technique et d'ingénierie pour les réalisations des syndicats de rivières haut-rhinois, ont présenté les autres chantiers de 2019.

Il y a notamment eu la reprise de cinq seuils en enrochements à Bettendorf (72 775 EUR TTC), la fin du renforcement de la digue rive gauche à Ensisheim (36 455 EUR) et la protection par enrochements de la pile du pont communal à Oberhergheim (12 816 EUR). À noter également que les différentes coupes, les enlèvements d'embâcles et les plantations ont représenté une dépense de 80 658 EUR. L'ensemble de tous les travaux réalisés en 2019 a atteint un montant de 1,062 MEUR (million d'euros).

Une enveloppe de 1,724 MEUR a été arrêtée pour pouvoir mener à bien le programme des travaux 2020. Sont notamment inscrits la poursuite des travaux de Mulhouse Diagonales pour un montant de 650 000 EUR, la première tranche du renforcement des ouvrages de protection en amont d'Ensisheim (30 000 EUR), le renforcement végétal des berges sur les digues de l'Ill et du Bennwasser à Illhaeusern (25 000 EUR).
Bassins de rétention et renforcement d'une digue

Pour éviter le renouvellement des conséquences des épisodes orageux de 2016 et 2018, la construction de bassins de rétention d'eau est nécessaire à Tagsdorf (190 000 EUR), à Illtal (240 000 EUR) et à Froeningen (225 000 EUR). Un renforcement de la digue rive gauche, à Logelheim, est aussi proposé (20 000 EUR). Des opérations seront à nouveau menées sur tout le linéaire de la rivière : fauchage (65 000 EUR), coupes, enlèvement d'embâcles et plantations (75 000 EUR). Enfin des études de danger sur les digues sont à mener (40 000 EUR).

Le budget 2020 se monte à un peu plus de 6,5 MEUR (2,191 M en fonctionnement et 4,324 M en investissement). Il a été proposé, pour 2021, d'augmenter les cotisations de 1 % et de fixer la taxe Gemapi à 2 EUR/ habitant « pour maintenir le niveau d'investissement ».
M.H.

 

 
 

 

L'unité de chirurgie de l'enfant a fermé

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:43:28

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L'unité de chirurgie de l'enfant a fermé
 

 
Les enfants et leurs familles du sud Alsace sont désormais envoyés prioritairement vers l'unité de chirurgie pédiatrique des hôpitaux civils de Colmar. Archives L'Alsace /Vanessa MEYER
Ce n'est pas vraiment une surprise, mais les représentants de la CFDT du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace) accusent quand même le coup. Après les fermetures, en 2019, des maternités de Thann et d'Altkirch et de l'unité de soins continus d'Altkirch, un autre service du GHRMSA a fermé. Il s'agit de l'unité de chirurgie de l'enfant du nouveau pôle femme-mère-enfant. Les dernières opérations ont été effectuées à la fin du mois de novembre.

La direction de l'hôpital a confirmé « l'arrêt de l'activité de chirurgie pédiatrique viscérale [hernies, appendicites, etc., NDLR] et urologique concernant les enfants de moins de 15 ans », mais précise que « les activités de chirurgie pédiatrique orthopédique et odontologique seront poursuivies ». Pour les représentants de la CFDT, la précision sonne comme un camouflet : « Oui, c'est vrai, mais ces dernières sont effectuées par des chirurgiens pour adultes, qui ne sont pas des chirurgiens pédiatres. Opérer un adulte, ce n'est pas la même chose qu'opérer un enfant ! »

Les représentants syndicaux affirment que c'est « encore une fois pour des questions de rentabilité » qu'il a été décidé de fermer l'unité. « Mais, reprennent-ils, cela, on ne peut pas l'entendre, tout simplement parce qu'il n'est pas possible de faire de l'argent dans un tel service. » Ils expliquent : « Avec la tarification à l'activité, lorsqu'un enfant est opéré d'une hernie, on cote une hernie et c'est tout. Du fait de son jeune âge, il n'a souvent qu'une seule pathologie et il n'est pas possible d'accumuler les actes. Par comparaison, si on réalise la même opération sur un adulte qui a potentiellement une pathologie chronique, on va éventuellement pouvoir coter en plus un examen pour le diabète s'il est diabétique, un autre pour l'hyper-tension s'il a de l'hyper-tension, etc., etc. Si bien qu'au final, la même opération sur un adulte peut rapporter beaucoup plus. »
« Une fermeture programmée »

Pour la direction de l'hôpital, la décision de fermeture a été prise « suite au départ en retraite d'un chirurgien ». L'unité de chirurgie de l'enfant de l'hôpital Émile-Muller tournait depuis sa création en 2009 avec deux chirurgiens pédiatres - avant cette date, toutes les opérations sur les enfants étaient pratiquées par des chirurgiens pour adultes. Pour les représentants syndicaux, ce départ à la retraite « non remplacé » a été le dernier acte d'une « fermeture programmée ». Depuis quelque temps déjà, des signes laissaient présager « de l'avenir compromis de l'unité ». Ils indiquent que « depuis des années, les chirurgiens pédiatres demandaient une deuxième plage opératoire, en plus de celle du vendredi, parce qu'il y avait un besoin. Mais ils n'ont jamais été entendus. » Selon les chiffres fournis par la direction, quelque 400 opérations par an étaient pratiquées dans l'unité. « Et, reprennent les représentants syndicaux, des consultations et opérations étaient déjà programmées jusqu'au début du deuxième semestre de cette année. » Elles ont toutes été annulées.

Autre signe : « Rien, dans le nouvel hôpital femme-mère-enfant ouvert en avril 2018, qui accueille la gynécologie, la maternité et la pédiatrie, n'a été prévu pour la spécialité. Opérer un enfant, cela nécessite un bloc opératoire adapté, du matériel spécial. Or aucun des blocs du nouveau pôle, sur le site Émile-Muller 3, n'a été dédié à la spécialité. Si bien que les opérations ont continué à être pratiquées sur le site d'Émile-Muller 2 où il n'y a jamais eu de table d'opération pédiatrique... » Concernant ce point, la direction de l'hôpital assure, elle, « que les tables comme les équipements sont adaptés à la prise en charge des enfants ».
Les enfants envoyés prioritairement à Colmar

Désormais, c'est prioritairement vers l'unité de chirurgie pédiatrique des hôpitaux civils de Colmar (HCC) que sont envoyés les enfants et leurs familles. Selon la nature de l'intervention, ils seront aussi orientés (comme cela est le cas depuis toujours) aux hôpitaux universitaires de Strasbourg. Du côté des HCC, le chef de l'unité et du pôle femme-mère-enfant colmarien, le Dr Stephan Geiss, se veut « rassurant » quant à la question de savoir si son service dispose des moyens humains et matériels permettant d'accueillir la patientèle du bassin mulhousien. Sur les 16 blocs opératoires des HCC, « deux sont entièrement équipés et dédiés à l'enfant ». Par ailleurs, l'unité compte depuis peu deux nouveaux chirurgiens pédiatres. « Aujourd'hui, nous sommes cinq », précise le Dr Geiss. « Et, complète-t-il, nous avons aussi sept anesthésistes capables d'endormir des enfants. »
Des consultations à Mulhouse ?

Des discussions sont également en cours pour « essayer de proposer des consultations avancées (notamment pour le suivi postopératoire), assurées par des chirurgiens pédiatres de Colmar, sur le site de Mulhouse », indique la direction du GHRMSA. Le Dr Geiss assure que « des chirurgiens pédiatres de Colmar sont prêts à venir ponctuellement à Mulhouse » et précise qu'un chirurgien colmarien « assure déjà ce type de consultations, une fois tous les quinze jours, au centre hospitalier de Sélestat ».

Reste que, pour la CFDT du GHRMSA, deux problématiques subsistent : « Vous imaginez, malgré tout, les va-et-vient que cela va représenter pour les familles pour la consultation d'anesthésie et l'opération... Sans compter, en cas d'intervention urgente, la perte de chance potentielle consécutive au temps de transport entre le sud du département et Colmar. »
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Chambre de métiers 120 e anniversaire Artisanat et politique

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:36:15

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Chambre de métiers 120 e anniversaire
Artisanat et politique
Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires, a soufflé ce vendredi les 120 bougies de la Chambre de métiers d'Alsace. Le gâteau était décoré aux couleurs de l'artisanat et de l'Alsace, et aromatisé à la politique.
 

 
La ministre Jacqueline Gourault a été accueillie par des apprentis pour les 120 ans de la Chambre de métiers d'Alsace.
Artisane de la Collectivité européenne d'Alsace, Jacqueline Gourault était un peu chez elle à la Chambre de métiers d'Alsace (CMA), ce vendredi 31 janvier. Mais si Bernard Stalter l'a invitée pour les 120 ans de l'institution, c'est parce que chaque grand anniversaire se doit d'être honoré par une sommité.

Après Chirac et Fillon, la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales a marrainé une cérémonie dont la vocation était autant de valoriser les capacités d'innovation de l'artisanat que de signifier la volonté de l'artisanat alsacien de s'approprier la future collectivité européenne qui naîtra le 1er janvier 2021.

« La Collectivité européenne d'Alsace devra être la collectivité de l'artisanat fort et rayonnant. L'artisanat contribuera à la prospérité de ce territoire comme il l'a toujours fait », insiste Bernard Stalter en expliquant qu'« il existe aujourd'hui une véritable Communauté artisanale d'Alsace ». Une seule petite voyelle sépare la CEA et cette CAA. Il veut aussi être « persuadé que la CEA permettra d'aller plus loin dans les politiques publiques en faveur des artisans », dans l'ensemble régional du Grand Est.
« L'Alsace, un laboratoirede notre pays »

Car le président de la CMA aime le répéter, surtout devant une ministre, un préfet, le président du Grand Est et les présidents du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, il « agit pour sauvegarder nos spécificités ». « Il ne s'agit pas de rester à part avec nos spécificités. La logique du village gaulois, alsacien en l'occurrence, n'a aucun sens », lance-t-il en rappelant, dans un même élan, que « le périmètre de la Chambre de métiers d'Alsace n'a jamais été mis en cause » en 120 ans, et que les chambres d'Alsace et de Moselle « doivent conserver leurs spécificités de droit local ».

« L'avenir s'invente ici, en Alsace ; un territoire à part, un laboratoire de notre pays », enchaîne Jacqueline Gourault, qui pense à la fois à l'artisanat et à la CEA. Cette expérience lui inspire une « conviction : celle de devoir prendre en compte les spécificités des territoires ». La ministre aspire à voir cette conviction inscrite dans la future loi 3 D (décentralisation, différenciation et déconcentration), dont l'ambition est de transformer les relations entre l'État et les collectivités.
« Une réponse nouvelleà la décentralisation »

« Cette loi n'a pas pour but de réaliser un big bang territorial mais je suis convaincue qu'elle apportera une réponse nouvelle à la décentralisation, et plus seulement un transfert uniforme des compétences », précise la ministre, soucieuse « d'accompagner les territoires dans leurs spécificités et dans l'unité de la République ».

« Décentralisation, différenciation, déconcentration : à 120 ans d'âge, la CMA répond à ces trois commandes. À travers la CEA, il y a matière et manière d'ouvrir la voie en Alsace », relève Jean Rottner, le président de la Région Grand Est, en invitant Jacqueline Gourault à « s'inspirer de l'Alsace » pour la préparation de la loi 3 D. L'Alsace, l'Alsace, l'Alsace. On n'en a jamais autant entendu parler depuis la création du Grand Est.
Franck BUCHY

 

 
 

 

rapportages -colmar - Balance ton porc

Publié dans le panorama le Samedi 01 février 2020 à 08:36:58

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rapportages -colmar - Balance ton porc
 

 
Coup de gueule du Grillen envers les utilisateurs/pollueurs du parking attenant. Document remis
« Ici, ce n'est pas une décharge ! Merci de trier et d'emporter vos déchets » Le panneau, posé devant Le Grillen, est une réponse à des incivilités constatées depuis plusieurs semaines par les responsables de la salle de musique. Plusieurs photos postées sur le compte Facebook du Grillen, montrant les papiers gras et restes de déjeuner, sont évidemment commentées par des internautes très remontés. Les étudiants du campus tout proche sont pointés du doigt. Auraient-ils du mal à trouver une poubelle ?
Ça va se savoir...

Sa rencontre de décembre avec l'eurodéputé du RN Thierry Mariani poursuit décidément Gilbert Meyer, qui a eu droit cette semaine aux honneurs de la presse nationale : Le Parisien a pointé mercredi « les oeillades du maire de Colmar au Rassemblement National », tandis que 20 Minutes voyait aussi le signe d'un rapprochement dans le fait que Gilbert Meyer « n'a pas sollicité l'investiture » de son parti, Les Républicains. Jeudi, c'était au tour de l'humoriste Daniel Morin, sur le midi sur France Inter, de railler un « apéro-tranquillou » avec les cadres régionaux du RN : « Si vous n'avez rien à vous reprocher, M. le maire, faites un tout petit peu attention avec qui vous prenez l'apéro dans votre mairie, sinon les esprits malintentionnés pourraient se poser des questions. » La question est surtout de savoir si cet affichage désormais bien visible avec le RN desservira ou servira le maire sortant en quête d'un cinquième mandat.
Pas la même chanson

Lors des voeux de Muntzenheim, vendredi 24 janvier, le maire Marc Bouché a rendu hommage à son premier adjoint Claude Reignier, qui raccrochera les gants à la fin de ce mandat au terme de pratiquement quatre décennies d'engagement municipal. « Né le même jour et la même année que Gilbert Meyer (le 26 décembre 1941, N.D.L.R.), Claude Reignier a, lui, décidé d'arrêter en mars 2020, après 37 années de vie communale, en ayant gravi les différents échelons de conseiller à premier adjoint. » Dimanche, lors de la fête des aînés, le maire et son conseil municipal ont encore tenté de faire revenir le partant au moyen d'une chanson, « Claude, allez reste ! ». À Colmar, les détracteurs du sortant n'ont pas vraiment la même chanson en tête.
Dépassement en vue ?

Me Thierry Cahn, président de la société Schongauer qui administre le musée Unterlinden, dressait récemment le bilan de l'institution : une fréquentation en baisse, mais un équilibre financier préservé. « Avec 186 000 visiteurs l'an dernier, nous restons le musée le plus visité en Alsace », avait-il confié. Et puis voilà que la Cité de l'automobile annonce avoir dépassé le seuil des 206 000 amateurs d'automobiles anciennes ! La programmation culturelle du musée colmarien, particulièrement riche en 2020, lui permettra-t-elle de regagner sa première place ? Derby à suivre...
L'apéro au musée

Trois ans plus tard, « l'Apéro du Colmarien » était de retour au musée Unterlinden. Après la cour du restaurant Schongauer, il a occupé mercredi le cadre prestigieux des anciens bains municipaux. Comme en décembre 2017, le rendez-vous hebdomadaire du collectif des bars a attiré pas loin du millier de personnes. Beaucoup se sont remémoré, un verre à la main, l'époque où ils barbotaient dans cette piscine.

Raz-de-marée aux anciens bains. Document remis
« Si tu reviens, j'annule tout »

À la Saint-Valentin, les Munstériens peuvent déclarer leur flamme sur le panneau lumineux de la ville. Ils sont invités à poster dès à présent leurs mots d'amour sur le site de la commune. Après la démission lundi d'une de ses adjointes, blessée par des propos tenus sur son conjoint, le maire Pierre Dischinger pourrait en profiter pour recoller les morceaux. Un « Merci pour ce moment » ferait aussi l'affaire.
Témoins polyglottes

Les témoins de Jéhovah font partie du paysage colmarien. On les voit devant la gare de Colmar, au bout du Champ-de-Mars ou encore place de la Sinn. Ils distribuent à qui le veut leur fameuse revue, La Tour de Garde qui, indique leur site, est traduite dans plus de 190 langues. Les Témoins colmariens ont su s'adapter à leur public puisqu'ils ne se contentent pas de proposer la version française du magazine. Ils la proposent... en mandarin ! Les touristes chinois peuvent ainsi se documenter sans avoir peur d'être poursuivis par les autorités de leur pays qui persécutent les membres de cette organisation religieuse.
Hors cadre

Il est voyant le cadre photo installé à l'angle du quai de la Poissonnerie et de la rue des Écoles, à Colmar. Prévu pour inciter les touristes à se prendre en photo et à voter pour Colmar au concours « European Best Destination », il est fréquemment ignoré par les visiteurs qui semblent préférer la vue « naturelle ». Hors cadre ?

Et hop, une photo sans le cadre pour mettre dans son album de vacances. Photo DNA /M.B.
Des inconvénients de la parité...

Dans sa rétrospective sur ses six mandats consécutifs, Charles Thomas, maire de Vogelgrun, a rendu hommage à son épouse et à sa famille qui durent composer avec ses nombreuses absences, justifiant, un brin sexiste, ses rentrées parfois tardives au foyer par l'obligation de la parité instaurée par la loi de 1999, avec comme conséquence des séances de conseil municipal dès lors allongées ! Le cliché des femmes plus bavardes que les hommes n'a pas fini de durer.