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Environnement   Fessenheim: Schellenberger en mission

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:06:39

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Environnement  
Fessenheim: Schellenberger en mission
L'Assemblée nationale a créé, ce mercredi, une mission d'information relative au suivi de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Elle sera présidée par le député LR de la circonscription, Raphaël Schellenberger, qui la réclamait depuis septembre.
 

 
Raphaël Schellenberger.
À quoi va servir cette mission d'information, dont vous aviez demandé la création au président de l'Assemblée nationale le 24 septembre ?

C'est la première fois, en France, que l'on va fermer une centrale nucléaire de ce type : c'est donc un objet producteur de droit et un fait politique suffisamment important pour que le parlement s'en saisisse. Jusqu'à présent, sur ce sujet, ce dernier a plutôt été en réaction qu'en proposition ou en recherche d'informations. Je souhaite que la mission se donne quatre objectifs. D'abord, rétablir l'histoire et les faits, derrière la polémique politicienne, maintenant que l'arrêt permet de dépassionner le débat.
« Faire la lumière » sur l'indemnisation d'EDF

Deuxièmement, faire la lumière sur le processus politique et juridique mené pour obtenir cette fermeture, ce qui nous permettra d'aborder la question de l'indemnisation d'EDF. Je trouve profondément scandaleux que le protocole d'accord entre l'État et EDF soit gardé secret.

Je souhaite qu'on puisse faire la lumière sur ce sujet. La mission procédera à des auditions, demandera des comptes, et si elle n'obtient pas de réponses, elle montrera qu'il y a là un vrai problème.

Troisièmement, je souhaite que la mission s'intéresse à l'après-nucléaire, à la réalité de l'implication de l'État dans le projet de territoire, la reconversion du site. Il faut soulever des sujets souvent négligés jusque-là, comme le marché de l'immobilier, le commerce de proximité. Enfin, la mission devra relever les évolutions normatives et réglementaires que ce démantèlement inédit ne manquera pas d'imposer.

La mission ne se contentera donc pas d'un suivi, elle se veut également force de proposition...

La mission ne va pas suivre tout le démantèlement : je souhaite qu'elle dure un peu plus d'une année, jusqu'à ce que l'on commence à sentir les impacts de l'arrêt définitif de la centrale. Elle pourra donc produire des propositions en temps utile.

Dans un premier temps, les membres de la mission - dont la plupart ne sont pas alsaciens - vont se saisir du dossier, étudier l'histoire de la centrale, de son implantation et de la mobilisation politique qui a fini par en faire la victime d'une nouvelle stratégie énergétique - ou peut-être, plutôt, le masque d'une absence d'évolution de cette stratégie énergétique.

Dans un deuxième temps, sans doute courant mars, la mission se déplacera sur site, à Fessenheim, puis à la centrale de Chooz, dans les Ardennes, où a été démantelé le prototype du réacteur de Fessenheim, afin de comprendre les aspects techniques du chantier à venir.

Concevez-vous cette mission comme un aiguillon de l'action du gouvernement ?

Clairement : il faut qu'on s'y intéresse pour que ça bouge ! Il faut objectiver la situation, catastrophique pour le territoire. C'est un des rares moyens d'action institutionnelle dont disposent les parlementaires.

Mais parallèlement, d'ici au 22 février (date de l'arrêt définitif du réacteur numéro 1, NDLR), je serai mobilisé, en circonscription comme à Paris, pour rappeler ce qui se passe à Fessenheim. C'est tout un territoire qu'on est en train d'étouffer dans l'indifférence.
Propos recueillispar Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Nucléaire Le député Schellenberger en mission

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:37:05

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Nucléaire Le député Schellenberger en mission
 

 
La mission présidée par Raphaël Schellenberger compte 21 membres, parmi lesquels trois autres députés alsaciens - Eric Straumann (Haut-Rhin, LR), Bruno Fuchs (Haut-Rhin, MoDem) et Vincent Thiébaut (Bas-Rhin, LaRem) - et la présidente de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, Barbara Pompili. Archives L'Alsace /Jean-François FREY
À quoi va servir cette mission d'information, dont vous aviez demandé la création au président de l'Assemblée nationale le 24 septembre ?
C'est la première fois, en France, que l'on va fermer une centrale nucléaire de ce type : c'est donc un objet producteur de droit et un fait politique suffisamment important pour que le parlement s'en saisisse. Jusqu'à présent, sur ce sujet, ce dernier a plutôt été en réaction qu'en proposition ou en recherche d'informations. Je souhaite que la mission se donne quatre objectifs. D'abord, rétablir l'histoire et les faits, derrière la polémique politicienne, maintenant que l'arrêt permet de dépassionner le débat.
« Faire la lumière » sur l'indemnisation d'EDF

Deuxièmement, faire la lumière sur le processus politique et juridique mené pour obtenir cette fermeture, ce qui nous permettra d'aborder la question de l'indemnisation d'EDF. Je trouve profondément scandaleux que le protocole d'accord entre l'État et EDF soit gardé secret. Je souhaite qu'on puisse faire la lumière sur ce sujet. La mission procédera à des auditions, demandera des comptes, et si elle n'obtient pas de réponses, elle montrera qu'il y a là un vrai problème. Troisièmement, je souhaite que la mission s'intéresse à l'après-nucléaire, à la réalité de l'implication de l'État dans le projet de territoire, la reconversion du site. Il faut soulever des sujets souvent négligés jusque-là, comme le marché de l'immobilier, le commerce de proximité. Enfin, la mission devra relever les évolutions normatives et réglementaires que ce démantèlement inédit ne manquera pas d'imposer.
La mission ne se contentera donc pas d'un suivi, elle se veut également force de proposition...

La mission ne va pas suivre tout le démantèlement : je souhaite qu'elle dure un peu plus d'une année, jusqu'à ce que l'on commence à sentir les impacts de l'arrêt définitif de la centrale. Elle pourra donc produire des propositions en temps utile. Dans un premier temps, les membres de la mission - dont la plupart ne sont pas alsaciens - vont se saisir du dossier, étudier l'histoire de la centrale, de son implantation et de la mobilisation politique qui a fini par en faire la victime d'une nouvelle stratégie énergétique - ou peut-être, plutôt, le masque d'une absence d'évolution de cette stratégie énergétique.

Dans un deuxième temps, sans doute courant mars, la mission se déplacera sur site, à Fessenheim, puis à la centrale de Chooz, dans les Ardennes, où a été démantelé le prototype du réacteur de Fessenheim, afin de comprendre les aspects techniques du chantier à venir.
« C'est tout un territoire qu'on est en train d'étouffer dans l'indifférence » Concevez-vous cette mission comme un aiguillon de l'action du gouvernement ?

Clairement : il faut qu'on s'y intéresse pour que ça bouge ! Il faut objectiver la situation, catastrophique pour le territoire. C'est un des rares moyens d'action institutionnelle dont disposent les parlementaires. Mais parallèlement, d'ici au 22 février [date de l'arrêt définitif du réacteur n°1, NDLR], je serai mobilisé, en circonscription comme à Paris, pour rappeler ce qui se passe à Fessenheim. C'est tout un territoire qu'on est en train d'étouffer dans l'indifférence.
Propos recueillis par Olivier BRÉGEARD

 

 
 

La ministre Gourault vendredi

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 05:56:47

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La ministre Gourault vendredi
 

 
La chambre de métiers d'Alsace (CMA) fêtera ses 120 ans ce vendredi 31 janvier en recevant dans ses locaux de l'Espace européen de l'entreprise, à Schiltigheim, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires. « Elle a beaucoup oeuvré pour la mise en place de la future Collectivité européenne d'Alsace, qui, en réunissant les deux départements alsaciens le 1er janvier prochain, aura le même périmètre que notre chambre », commente Bernard Stalter pour justifier cette invitation. La ministre devrait arriver vers 11 h 30. Des discours seront prononcés avant la présentation d'une réalisation vidéo sur les 120 ans. Ce même jour débutera, au niveau national, la Semaine de l'apprentissage dans l'artisanat.

Pour son 110e anniversaire, la CMA avait accueilli François Fillon, alors Premier ministre. Et en 1999, pour le centenaire de la chambre, c'est le président Chirac qui avait inauguré les bâtiments actuels.

 

 
 

 

Carnet de campagne Colmar : Rodenstein soutient Denéchaud

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:35:09

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Carnet de campagne
Colmar : Rodenstein soutient Denéchaud
 

 
Bernard Rodenstein était prêt à soutenir une possible candidature d'Eric Straumann, le seul, selon lui, capable de contrer une réélection de sa « bête noire », Gilbert Meyer. Comme le député ne semble pas prêt à tenter l'aventure des municipales, le président d'honneur d'Espoir a décidé « d'apporter [son] soutien inconditionnel à Tristan Denéchaud et à son équipe ».

« Je considère que la véritable chance pour notre ville réside dans l'offre politique de Tristan et de son groupe. J'apprécie la droiture et la persévérance de ce candidat », ajoute l'ancien élu de gauche dont le coeur penche plutôt au centre désormais.
Poumon vert, oui, mais pas gare de l'Est

La candidate LaREM à la mairie de Colmar prend le contre-pied de Benjamin Griveaux, candidat du même parti présidentiel à la mairie de Paris, sur le projet contesté de déplacement de la gare de l'Est aux portes de la capitale ou en banlieue et la création in situ d'un immense parc. Selon Stéphanie Villemin, cette idée, très critiquée en Alsace, n'est pas « pertinente ».

« Les collectivités locales alsaciennes ont financé la LGV (ligne à grande vitesse) pour que les Alsaciens aient un accès direct rapide facile et peu polluant à la capitale », rappelle celle qui milite cependant pour une plus grande végétalisation des villes.
La lettre de Yildiz au candidat-maire

Dans un post Facebook datant de mardi soir, le conseiller municipal Yavuz Yildiz explique les raisons qui l'ont poussé à quitter, en décembre dernier, le groupe majoritaire en publiant sa lettre adressée à Gilbert Meyer. Il revient sur la réception à la mairie de l'eurodéputé du RN Thierry Mariani (« Quel était l'enjeu de cette rencontre si ce n'est de vouloir rallier les électeurs du RN à votre candidature ? », questionne-t-il). Il lui rappelle aussi sa promesse de 2014 de ne pas se représenter, « promesse aujourd'hui trahie ».

 

 
 

 

Colmar Rodenstein soutient Denéchaud

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:03:27

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Colmar Rodenstein soutient Denéchaud
 

 
Bernard Rodenstein était prêt à soutenir une possible candidature d'Eric Straumann, le seul, selon lui, capable de contrer une réélection de sa « bête noire », Gilbert Meyer. Comme le député ne semble pas prêt à tenter l'aventure des municipales, le président d'honneur d'Espoir a décidé « d'apporter [son] soutien inconditionnel à Tristan Denéchaud et à son équipe ».

« Je considère que la véritable chance pour notre ville réside dans l'offre politique de Tristan et de son groupe. J'apprécie la droiture et la persévérance de ce candidat », ajoute l'ancien élu de gauche dont le coeur penche plutôt au centre désormais.
Poumon vert, oui, mais pas gare de l'Est

La candidate LaREM à la mairie de Colmar prend le contre-pied de Benjamin Griveaux, candidat du même parti présidentiel à la mairie de Paris, sur le projet contesté de déplacement de la gare de l'Est aux portes de la capitale ou en banlieue et la création in situ d'un immense parc. Selon Stéphanie Villemin, cette idée, très critiquée en Alsace, n'est pas « pertinente ».

« Les collectivités locales alsaciennes ont financé la LGV (ligne à grande vitesse) pour que les Alsaciens aient un accès direct rapide facile et peu polluant à la capitale », rappelle celle qui milite cependant pour une plus grande végétalisation des villes.
La lettre de Yildiz au candidat-maire

Dans un post Facebook datant de mardi soir, le conseiller municipal Yavuz Yildiz explique les raisons qui l'ont poussé à quitter, en décembre dernier, le groupe majoritaire en publiant sa lettre adressée à Gilbert Meyer. Il revient sur la réception à la mairie de l'eurodéputé du RN Thierry Mariani (« Quel était l'enjeu de cette rencontre si ce n'est de vouloir rallier les électeurs du RN à votre candidature ? », questionne-t-il). Il lui rappelle aussi sa promesse de 2014 de ne pas se représenter, « promesse aujourd'hui trahie ».

 

 
 

ÉLECTIONS Municipales  Christelle Ritz pour le Rassemblement National « Rendre Mulhouse aux Mulhousiens »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:19:57

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ÉLECTIONS Municipales  Christelle Ritz pour le Rassemblement National
« Rendre Mulhouse aux Mulhousiens »
Chemise blanche et veste bleue... marine, Christelle Ritz veut en finir avec l'image peu reluisante du vieux Front National. Sourire aux lèvres pour un discours très lissé et petite croix sertie de brillants au cou, la quadragénaire explique sa candidature, issue d'un « parcours de vie ».
 

 
Christelle Ritz, candidate du Rassemblement National aux élections municipales 2020 à Mulhouse (Haut-Rhin), tête de liste de Rassemblement pour Mulhouse.
Christelle Ritz n'a pas toujours été à l'extrême-droite. Suppléante du candidat UDF aux législatives de 2007, candidate sur la liste de Bernard Stoessel aux municipales de 2008, elle est élue adjointe au maire aux affaires sociales (comme son mari, adjoint aux espaces verts) puis reste avec Jean Rottner à l'UMP quand l'UDF passe au Modem. Mais tout bascule quand, en 2012, elle et son mari sont « pris à partie dans un parking de Mulhouse, dans un cortège de mariage communautaire maghrébin ». Les époux finiront par se faire retirer leurs délégations et par reprendre leur « liberté d'expression ».
Un projet largement axé sur le thème de la sécurité

Après trois ans de congé parental, Christelle Ritz, enseignante de 42 ans, revient sur le devant de la scène politique pour les régionales de 2015, sous l'étiquette Front National. Aujourd'hui, elle mène donc la liste du Rassemblement National pour les municipales à Mulhouse. « Mon engagement politique est le fruit d'une histoire de vie. On est à Mulhouse ; on y fait nos courses ; aujourd'hui je suis maman, je ne veux pas que mes enfants grandissent dans une ville où on a peur de sortir », explique Christelle Ritz dont le projet est largement axé sur ce thème de la sécurité. Pour cela, elle voudrait véritablement donner à la police municipale les moyens d'agir, avec des effectifs multipliés par deux, la création d'une brigade de nuit et une ligne politique claire, la tolérance zéro, avec par exemple la création d'un centre d'éloignement pour mineurs délinquants.

Christelle Ritz estime aussi que la question du droit d'asile est centrale, avec des personnes refusées qui restent à Mulhouse avec des écueils : « Des maladies qui réapparaissent, la saleté, les marchands de sommeil, les prestations qui sont attribuées sans vérification, la mendicité agressive. On peut accueillir des personnes sauf si elles deviennent un poids pour notre système social. Il faut rééquilibrer les demandes d'asile avec notre droit commun. » Selon la candidate du RN, « après-guerre, l'immigration a été intégrée, car il n'y avait pas la barrière de la religion. Mais aujourd'hui, si la France est un pays généreux, tout doit être basé sur quatre termes : assimiler, intégrer, droits, devoirs ».

D'ailleurs, si elle est élue, Christelle Ritz veut rouvrir le dialogue avec les associations sociales, les conseils de quartier, pour parler du quotidien des Mulhousiens, se remettre à leur niveau. « Qu'a fait la municipalité sortante pour aider les gens ? Des conteneurs pour des artistes à 600 000 EUR ! Il faut se fixer des priorités ! C'est comme pour les déplacements, il faut redonner à chaque usager sa place à Mulhouse ; aux voitures aussi, car les commerçants souffrent du manque de parkings... Il faut retrouver le bon sens politique. »
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Politique « Vous avez la parole » à 21 heures sur France 2 Pourquoi Fillon sort du silence

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 05:58:18

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Politique « Vous avez la parole » à 21 heures sur France 2
Pourquoi Fillon sort du silence
Ce jeudi soir sur France 2, François Fillon s'exprimera pour la première fois depuis sa défaite à la présidentielle de 2017. À moins d'un mois de son procès, c'est son heure de vérité. Il veut redorer son image, dégradée depuis le « Penelope gate ».
 

 
François Fillon n'aura ce jeudi soir pas de contradicteur politique devant lui. L'ancien candidat à la présidence de la République, en partie responsable de l'effondrement de la droite républicaine, répondra aux questions des journalistes dans un numéro de « Vous avez la parole », sur France 2, taillé pour lui comme un costume sur mesure.
Face aux Français

Avant de comparaître à partir du 24 février devant le tribunal correctionnel avec son épouse, et son ancien suppléant, François Fillon a donc décidé de parler aux Français.

Une heure et quinze minutes sur « l'affaire Fillon », précédée d'une séquence résumant les épisodes de la campagne présidentielle catastrophique du candidat. Une primaire gagnée à l'arrache face à Alain Juppé, les révélations du Canard Enchaîné sur l'emploi présumé fictif de son épouse comme attachée parlementaire, les costumes hors de prix offerts par le financier Robert Bourgi, son refus de renoncer à la course à l'Élysée, le meeting du Trocadero qui anéantit le plan B, etc. Aucune série politique n'a jamais osé un tel scénario. « House of cards » et « Baron noir » à côté, c'est Oui-Oui et les pirates.
Libre de sa parole

Deux ans après ces faits rocambolesques, François Fillon veut reprendre la main. « Il pense qu'il va être condamné et face à ce jugement qu'il redoute, il veut s'exprimer devant les Français », a expliqué l'un de ses amis à un ministre du gouvernement actuel.

Cette stratégie est risquée car elle pourrait déplaire aux juges. Mais elle a été mûrement réfléchie et elle est assumée. Désormais libre de sa parole puisqu'il n'est candidat à rien, il donnera sa version des faits.

Il y a deux ans, sonné par la violence des attaques, il dénonçait un complot visant à l'empêcher d'accéder à l'Élysée.
Plus d'un million détourné

Dans leur livre sur cette affaire (1) les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme font le compte : François Fillon a reçu depuis 1981 plus de 1,3 million d'euros d'argent public indu selon l'enquête du parquet financier.

François Fillon sait que les audiences vont être terribles car les accusations le sont. Lui qui disait « qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? » pour attaquer Nicolas Sarkozy et qui s'érigeait en père-la-morale, devra répondre d'accusation de détournement de fonds publics, recel de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
Comptes à régler

Durant la campagne, alors que les révélations se succédaient comme autant de coups de poing, il jurait qu'il resterait debout, qu'il ne tomberait jamais à genou et qu'il rétablirait son honneur. C'est son but, ce jeudi soir. Orgueilleux comme jamais, François Fillon ne lâchera rien. Il parle pour ne pas apparaître coupable, pour contrer l'image dévastatrice d'un ancien homme d'Etat arrivant au tribunal.

Ce n'est qu'un début. Il a accepté de répondre, ainsi que ses plus proches, à un journaliste de Valeurs actuelles, Tugdual Denis, dans un livre qui paraîtra le 16 avril. Il n'est pas exclu qu'il y règle quelques comptes.
Nathalie MAURET (1) « Apocalypse now : les années Fillon », histoire secrète de la droite française. Editions Fayard.

(1) « Apocalypse now : les années Fillon », histoire secrète de la droite française. Editions Fayard.

 
 

 

Pourquoi Fillon sort du silence

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:21:51

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Pourquoi Fillon sort du silence
 

 
Photo Eric FEFERBERG/AFP
François Fillon n'aura ce jeudi soir pas de contradicteur politique devant lui. L'ancien candidat à la présidence de la République, en partie responsable de l'effondrement de la droite républicaine, répondra aux questions des journalistes dans un numéro de « Vous avez la parole », sur France 2, taillé pour lui comme un costume sur mesure.
Face aux Français

Avant de comparaître à partir du 24 février devant le tribunal correctionnel avec son épouse, et son ancien suppléant, François Fillon a donc décidé de parler aux Français.

Une heure et quinze minutes sur « l'affaire Fillon », précédée d'une séquence résumant les épisodes de la campagne présidentielle catastrophique du candidat. Une primaire gagnée à l'arrache face à Alain Juppé, les révélations du Canard Enchaîné sur l'emploi présumé fictif de son épouse comme attachée parlementaire, les costumes hors de prix offerts par le financier Robert Bourgi, son refus de renoncer à la course à l'Élysée, le meeting du Trocadero qui anéantit le plan B, etc. Aucune série politique n'a jamais osé un tel scénario. « House of cards » et « Baron noir » à côté, c'est Oui-Oui et les pirates.
Libre de sa parole

Deux ans après ces faits rocambolesques, François Fillon veut reprendre la main. « Il pense qu'il va être condamné et face à ce jugement qu'il redoute, il veut s'exprimer devant les Français », a expliqué l'un de ses amis à un ministre du gouvernement actuel.

Cette stratégie est risquée car elle pourrait déplaire aux juges. Mais elle a été mûrement réfléchie et elle est assumée. Désormais libre de sa parole puisqu'il n'est candidat à rien, il donnera sa version des faits.

Il y a deux ans, sonné par la violence des attaques, il dénonçait un complot visant à l'empêcher d'accéder à l'Élysée.
Plus d'un million détourné

Dans leur livre sur cette affaire (1) les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme font le compte : François Fillon a reçu depuis 1981 plus de 1,3 million d'euros d'argent public indu selon l'enquête du parquet financier.

François Fillon sait que les audiences vont être terribles car les accusations le sont. Lui qui disait « qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? » pour attaquer Nicolas Sarkozy et qui s'érigeait en père-la-morale, devra répondre d'accusation de détournement de fonds publics, recel de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
Comptes à régler

Durant la campagne, alors que les révélations se succédaient comme autant de coups de poing, il jurait qu'il resterait debout, qu'il ne tomberait jamais à genou et qu'il rétablirait son honneur. C'est son but, ce jeudi soir. Orgueilleux comme jamais, François Fillon ne lâchera rien. Il parle pour ne pas apparaître coupable, pour contrer l'image dévastatrice d'un ancien homme d'Etat arrivant au tribunal.

Ce n'est qu'un début. Il a accepté de répondre, ainsi que ses plus proches, à un journaliste de Valeurs actuelles, Tugdual Denis, dans un livre qui paraîtra le 16 avril. Il n'est pas exclu qu'il y règle quelques comptes.
Nathalie MAURET (1) « Apocalypse now : les années Fillon », histoire secrète de la droite française. Editions Fayard.

 

 
 

Municipales  Campagne Dissidences : remous dans la majorité

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:00:25

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Municipales  Campagne
Dissidences : remous dans la majorité
Le groupe pléthorique de la République en marche est-il en train de se fracturer ? Les dissidences aux municipales commencent à faire fuir certains députés. L'hypothèse d'une scission n'est pas infondée.
 

 
À l'image de la dissidence de Cédric Villani (à gauche) qui se présente face à Benjamin Griveaux (à droite) à Paris, le parti de la majorité fait face à de nombreuses dissensions.
C'est un signe qui ne trompe pas : Olivia Grégoire, députée de Paris, très proche du candidat LREM à la mairie de Paris Benjamin Griveaux, et Hugues Renson, vice-président de l'Assemblée nationale, soutien du dissident Cédric Villani, appellent au dialogue et au rapprochement des deux rivaux. Ils redoutent que les municipales dans la capitale aboutissent à une défaite électorale, et aussi à l'éclatement du groupe parlementaire.

Paula Forteza, soutien de Cédric Villani, a déjà annoncé qu'elle quittait le mouvement et le groupe. Certains craignent le début d'une hémorragie : une bonne douzaine de députés ont quitté le groupe ou en ont été exclus depuis le début du quinquennat.

Sabine Thillaye, présidente de la commission des affaires européennes, est la dernière en date. Elle a été remerciée ce mercredi car elle ne souhaitait pas remettre son mandat en jeu. L'aile gauche du groupe, qui a peu apprécié l'épisode de l'âge pivot à 64 ans pour la retraite, menace de constituer un groupe à part : une hypothèse qui circule dans les couloirs du palais Bourbon.

L'exclusion de Cédric Villani aura-t-elle des conséquences ? Qu'adviendra-t-il des députés qui le soutiennent ? Faut-il redouter un départ groupé de plusieurs élus ? À la tête de La République en marche, on veut rester serein. « Les textes à venir vont être de plus en plus chahutés mais au bout du compte, les navires arriveront à bon port », prédit un responsable.
N.M.

 

 
 

 

SOCIAL  Rapport Seul face au mal-logement : la double peine

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:01:16

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SOCIAL  Rapport
Seul face au mal-logement : la double peine
Les ménages solos sont le groupe le plus important dans la population. Pourtant, l'accès à un toit est plus complexe quand on vit seul. La Fondation Abbé Pierre appelle les pouvoirs publics à prendre en compte cette nouvelle donne en matière de logements sociaux.
 

 
Une personne seule a moins de chance d'avoir une place en logement social qu'une famille, selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement.
Trouver un toit quand on est seul - et en situation de fragilité - est un parcours du combattant. « Les personnes seules sont souvent les dernières servies, car la priorité est donnée aux familles. Pour un homme seul sans domicile fixe, il est difficile de trouver une solution en appelant le 115, faute de places disponibles. On comprend la priorité aux familles mais il ne faut pas oublier les personnes seules », alerte Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. L'association leur consacre son rapport annuel.

Aujourd'hui, les célibataires, veufs ou divorcés - comptabilisés par l'Insee dans la catégorie « ménage seul » - sont « le groupe le plus important, représentant 35 % de la population française. À titre de comparaison, les couples avec deux adultes et deux enfants représentent 12 % de la population », rappelle Christophe Robert.

Pourquoi ? « L'évolution plus tardive de la mise en couple, l'augmentation des ruptures conjugales et le veuvage, qui avec le vieillissement de la population conduit davantage de ménages à vivre seuls », observe Christophe Robert.
Plus cher au mètre carré

Un phénomène qui a des conséquences en termes de logement. Ainsi, à titre d'exemple, lorsque l'on se sépare et qu'il faut assumer seul les dépenses liées à l'appartement ou la maison, les coûts explosent.

« Le prix au mètre carré est plus cher pour les petits logements que pour les grands, les factures d'électricité ou de gaz ne se divisent plus par deux. Le taux d'effort financier excessif chez les ménages solos est plus important que chez les autres. Ils sont 13 % à dépenser trop pour le logement, contre seulement 4 % des couples car il n'y a pas d'économie d'échelle », explique Christophe Robert. Par ailleurs, l'offre de logement social ne répond pas à cette demande car les appartements de ce parc sont plutôt de grande taille. « La moitié des demandes HLM sont faites par des personnes seules alors que les petits logements représentent un tiers du parc social. Les personnes seules n'ont que 19 % de chance d'avoir un logement social contre 26 % pour un ménage familial », calcule le délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

Il appelle les pouvoirs publics à « prendre conscience de cette évolution démographique majeure, qui n'est pas près de s'arrêter », en trouvant des solutions de logements adaptées aux ménages solos.
Elodie BECU

 

 
 

 

Seul face au mal-logement : la double peine

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:55:09

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Seul face au mal-logement : la double peine
 

 
Une personne seule a moins de chance d'avoir une place en logement social qu'une famille, selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement. Photo d'illustration Julio PELAEZ
Trouver un toit quand on est seul - et en situation de fragilité - est un parcours du combattant. « Les personnes seules sont souvent les dernières servies, car la priorité est donnée aux familles. Pour un homme seul sans domicile fixe, il est difficile de trouver une solution en appelant le 115, faute de places disponibles. On comprend la priorité aux familles mais il ne faut pas oublier les personnes seules », alerte Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. L'association leur consacre son rapport annuel.

Aujourd'hui, les célibataires, veufs ou divorcés - comptabilisés par l'Insee dans la catégorie « ménage seul » - sont « le groupe le plus important, représentant 35 % de la population française. À titre de comparaison, les couples avec deux adultes et deux enfants représentent 12 % de la population », rappelle Christophe Robert.

Pourquoi ? « L'évolution plus tardive de la mise en couple, l'augmentation des ruptures conjugales et le veuvage, qui avec le vieillissement de la population conduit davantage de ménages à vivre seuls », observe Christophe Robert.
Plus cher au mètre carré

Un phénomène qui a des conséquences en termes de logement. Ainsi, à titre d'exemple, lorsque l'on se sépare et qu'il faut assumer seul les dépenses liées à l'appartement ou la maison, les coûts explosent.

« Le prix au mètre carré est plus cher pour les petits logements que pour les grands, les factures d'électricité ou de gaz ne se divisent plus par deux. Le taux d'effort financier excessif chez les ménages solos est plus important que chez les autres. Ils sont 13 % à dépenser trop pour le logement, contre seulement 4 % des couples car il n'y a pas d'économie d'échelle », explique Christophe Robert. Par ailleurs, l'offre de logement social ne répond pas à cette demande car les appartements de ce parc sont plutôt de grande taille. « La moitié des demandes HLM sont faites par des personnes seules alors que les petits logements représentent un tiers du parc social. Les personnes seules n'ont que 19 % de chance d'avoir un logement social contre 26 % pour un ménage familial », calcule le délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

Il appelle les pouvoirs publics à « prendre conscience de cette évolution démographique majeure, qui n'est pas près de s'arrêter », en trouvant des solutions de logements adaptées aux ménages solos.
Elodie BECU

 

 
 

L'IFI rapporte davantage que prévu

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:09:03

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L'IFI rapporte davantage que prévu
 

 
L'impôt de solidarité sur la fortune est désormais limité aux biens immobiliers. Mais il rapporte encore beaucoup... Photo Éric ESTRADE/AFP
L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) a rapporté 2,1 milliards d'euros, selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Soit nettement plus que le milliard et demi prévu au budget : le gouvernement a d'abord anticipé 1,5 milliard d'euros de recettes pour l'IFI, avant de revoir le montant à la hausse à 1,9 milliard d'euros. Avec 600 millions d'euros d'excédent, l'IFI a finalement rapporté encore plus.
Les Français privilégienttoujours la pierre

Trois raisons semblent expliquer ce surplus - pas si imprévisible. D'abord, les prévisions plutôt prudentes du ministère : mieux vaut annoncer un excédent qu'un « manque à gagner ». Ainsi, en 2018, l'IFI a déjà rapporté plus d'un milliard et demi d'euros, alors qu'il était annoncé à 850 millions.

Ensuite, la hausse globale des prix de l'immobilier augmente mécaniquement le nombre de foyers concernés par l'IFI comme le montant de leur impôt.

Enfin, la reprise économique, bien que poussive, entraîne elle aussi des patrimoines taxables plus nombreux. Surtout si ces richesses sont investies dans la « pierre », placement plébiscité par les Français.

Le remplacement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l'IFI devait encourager les plus riches à investir dans l'économie « réelle » plutôt qu'à « profiter » de rentes immobilières. La réforme a été vivement critiquée comme un cadeau aux plus riches.

S'il a rapporté plus que prévu, l'IFI n'est tout de même pas (encore ?) aussi lucratif que l'ISF : lors de la dernière collecte de cet impôt décrié, en 2017, l'ISF rapportait 4,1 milliards d'euros, pour 358 200 foyers concernés.
Paris, Neuilly, Lyon...

Depuis son remplacement par l'IFI, seul le patrimoine immobilier supérieur à 1,3 million d'euros est imposable (abattement de 30 % sur la résidence principale). Le nombre de foyers assujettis a donc, logiquement, fondu : ils ne sont plus que 140 000 en 2019 (132 000 en 2018). Au final, l'IFI concerne donc presque trois fois moins de foyers fiscaux que l'ISF, mais rapporte plus de la moitié. La transition a donc été beaucoup moins rude que prévu pour les finances publiques. Paris, où le prix du m² flambe, reste logiquement la ville qui abrite le plus grand nombre d'assujettis à l'IFI, devant Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et Lyon.

La suppression totale de l'IFI reste demandée par la droite, quand la gauche réclame le rétablissement de l'ISF. Lors du grand débat national, le président Macron a promis que la transformation de l'ISF en IFI serait « évaluée en 2020 ». Affaire à suivre.

 

 
 

Inscrire la campagne au patrimoine

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:52:25

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Inscrire la campagne au patrimoine
 

 
La justice a donné raison au coq Maurice, accusé d'être une « nuisance sonore » par les voisins de sa propriétaire Corinne Fesseau. Le bruit des cloches des églises, les remugles de fumier appartiendront aussi au patrimoine des campagnes françaises. Montage photos Photo Xavier LEOTY/AFP et Momentmal/Hans Braxmeier /PIXABAY
Bruits des vaches, « bruits des tracteurs, sonneries des cloches de village, ici il y a du bruit et si ça ne vous plaît pas, on vous prie de passer votre chemin ». Jean-Luc Deprince, le maire de Beaumont-de-Lomagne dans le Tarn-et-Garonne, a décidé de poser ce panneau à l'entrée de sa petite commune de 3 000 habitants afin de prévenir toute éventuelle plainte contre les nuisances du milieu rural. De son côté, Bruno Dionis du Séjour, premier édile de Gajac, petite commune de 390 habitants près de Bordeaux (Gironde), a demandé en mai dernier dans une lettre que plusieurs bruits ruraux « soient proclamés patrimoine national ». « Le monde ne tourne pas autour de nos petites personnes. Il faut savoir accepter les contraintes de nos villes, mais aussi de nos campagnes », fait-il valoir.
Ces bruits qui dérangent

Les plaintes contre les bruits et odeurs du milieu rural se multiplient - ou du moins sont de plus en plus médiatisées. L'affaire du coq Maurice sur l'île d'Oléron est devenue le symbole des difficultés de cohabitation dans les campagnes entre les gens du cru et certains néoruraux - retraités, vacanciers ou urbains fuyant les villes. D'autres exemples illustrent aussi cette difficile cohabitation : des maires de la Côte d'Azur mais aussi du Sud-Ouest ont indiqué recevoir des plaintes de vacanciers contre le chant des cigales... À Arras, dans le Pas-de-Calais, un homme agacé par les coassements des grenouilles de ses voisins a déposé plusieurs mains courantes... Autre situation à Saint-Chartres, village au coeur de la Vienne: un habitant installé près de l'église a saisi la justice parce qu'il ne supporte pas le bruit des cloches. Elles sonnent pourtant depuis plus de 150 ans !

Il existe aussi des plaintes contre des braiements d'âne, contre l'odeur du fumier ou des poulaillers. Des situations sont réglées à l'amiable mais d'autres sont portées devant la justice.
72 députés signent

Face à ces litiges récurrents dans nos villages, le député de Lozère, Pierre Morel-À-l'Huissier (UDI-Agir), a souhaité légiférer afin de codifier la notion de troubles anormaux de voisinage. Il a ainsi porté une proposition de loi qui entend définir et protéger le « patrimoine sensoriel des campagnes françaises ». Cette proposition entend donc préserver les ruraux des actions juridiques engagées contre les « bruits et les effluves » de la campagne, au nom de « troubles anormaux du voisinage ». Le texte, porté par 72 députés de tous partis politiques, permet de faire entrer la notion de patrimoine sensoriel, c'est-à-dire les odeurs et les bruits caractéristiques du milieu rural, dans le code du patrimoine.

La proposition de loi, soutenue par le ministre de la Culture Franck Riester, a été adoptée à l'unanimité en commission des affaires culturelles. Elle sera examinée dans l'hémicycle ce jeudi. Mais pas de suspense, le coq Maurice pourra continuer à s'égosiller, les cigales à chanter et les cloches à sonner, le texte sera voté.
Laura TURC

 

 
 

Épidémie de coronavirus   « On sent l'angoisse » : des Alsaciens expatriés en Chine témoignent

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:02:39

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Épidémie de coronavirus  
« On sent l'angoisse » : des Alsaciens expatriés en Chine témoignent
Ils habitent à Shanghai, Pékin, Hong Kong, ou encore Changzhou et vivent pour la plupart cloîtrés chez eux. Alors que le coronavirus continue son inquiétante propagation, des Alsaciens expatriés en Chine racontent leur quotidien. Entre patience et appréhension.
 

 
Sixtine Caen.
La confusion et l'attente. Ce sont deux mots qui reviennent souvent dans la bouche de nos témoins, des Alsaciens qui vivent en Chine depuis quelques mois ou plusieurs années et sont aux premières loges de l'épidémie de coronavirus apparue en Chine en décembre dernier, et dont la propagation inquiète à l'échelle planétaire.

« On devait rester cinq jours dans ma belle-famille et rentrer le 28 janvier à Shanghai mais l'aéroport et la gare sont fermés alors on ne bouge pas de l'appartement», résume William Lambert, un Haut-Rhinois de 31 ans bloqué à Xiangyang, dans la vaste province chinoise de Hubei qui comprend la ville de Wuhan, épicentre de l'épidémie. Même incertitude pour Philippe Kapps, qui s'est rendu avec sa famille dans une ville côtière de la province de Shandong pour les congés du Nouvel an chinois et ne sait pas au juste quand il pourra retrouver son domicile de Suzhou, à l'ouest de Shanghai.
Villes fantômes et promiscuité

Résultat : « Nous sommes les uns sur les autres 24 heures sur 24 à six dans 50 m², c'est difficile », raconte l'Alsacien originaire de la région de Strasbourg qui décrit « une ville fantôme ». Tous racontent des villes qui tournent au ralenti. « Beaucoup de lieux publics sont fermés, les rues sont quasi désertes, la gare centrale est à l'arrêt mais la vie continue malgré tout grâce à quelques magasins de proximité restés ouverts », témoigne Sébastien Merkling, quadragénaire originaire de Gundershoffen, qui vit à côté de la ville de Changzhou.

Depuis l'appartement de ses beaux-parents dont il ne sort pas, William Lambert entend à intervalles réguliers les consignes dispensées via un haut-parleur dans la ville de Xiangyang : « Restez à la maison, ne vous réunissez pas, lavez-vous les mains. » Et tous s'emploient autant que possible à prendre la situation avec philosophie, prenant leur mal en patience. À l'image d'Hugo Seilly, de retour en Chine depuis le 16 janvier dernier après des congés passés dans son Alsace natale. « J'ai des livres, je fais du ménage, j'apprends le chinois », dit-il avec flegme.

Les uns et les autres s'interrogent sur les conditions dans lesquelles ils pourront reprendre leur travail. Le site de sous-traitance automobile que dirige Philippe Kapps devait rouvrir le 3 février. Ce devrait finalement être le 9. Mais « je ne sais pas avec combien de personnes on pourra rouvrir », dit celui qui n'a pas encore reçu de consignes de sa maison mère. Nombre de ses collaborateurs pourraient être soumis à des mesures de quarantaine à leur retour d'autres provinces. « Si j'arrive à rentrer à Shanghai, je devrais de toute façon respecter une période d'isolement chez moi pendant 14 jours », explique également William Lambert, qui travaille pour une entreprise française d'informatique à Shanghai.
« On se retourne au moindre éternuement »

Personne, parmi les gens interrogés, ne veut céder à la panique. Mais des manifestations d'inquiétude émergent, immanquablement. « Les gens sont terrés chez eux, ils s'épient, le moindre éternuement fait que l'on se retourne. On sent l'angoisse », témoigne Jean Zimmermann, originaire de Bernwiller, qui connaît bien la Chine pour y vivre depuis 25 ans. Le quadragénaire qui se partage entre Shanghai et Chongqing, et travaille à Pékin, insiste surtout sur ce qu'il nomme avec diplomatie « le contexte de doute relatif quant à la véracité des informations transmises par le gouvernement chinois. Des rumeurs circulent sans arrêt sur internet décrivant une situation bien pire que ce l'on décrit officiellement, des témoignages prédisent une explosion de l'épidémie dans les jours qui viennent », poursuit-il.
« Il n'est pas question de faire de l'héroïsme »

Expatriée à Hong Kong dans le cadre d'un Volontariat international d'entreprise (VIE), Sixtine Caen, 23 ans, craint, comme tous, un pic de propagation avec le retour de congés du Nouvel an chinois. Son entreprise a instauré une mesure de télétravail « afin de limiter les risques d'infection ». Business France a fait savoir aux V.I.E en Chine continentale et à Hong Kong qu'il leur était interdit de se déplacer à l'intérieur du territoire.

Quid, dans ce contexte, de l'hypothèse d'un retour en France pour ces expatriés ? Aucun ne l'envisage véritablement dans l'immédiat. Mais « je préférerais être chez moi à Suzhou, ne serait-ce que parce que c'est plus près des aéroports, ce serait plus simple pour rentrer si c'était nécessaire », confie Philippe Kapps. « Il n'est pas question de faire de l'héroïsme. Si la situation l'exigeait, je garde l'éventualité à l'esprit », indique Jean Zimmermann, qui a déjà vécu de près l'épidémie du SRAS, en 2003, et avait à l'époque confié sa fille à ses parents, en Alsace. Pour l'heure, « il faut être prudent, juge-t-il. Mais de là à ne plus sortir et ne plus vivre, c'est hors de question. »
Hélène DAVID

 

 
 

 

Colmar Ruée sur les masques

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:43:00

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Colmar   Ruée sur les masques
 

 
Une touriste chinoise, en visite à Colmar, porte un masque chirurgical, mais le but est d'en rapporter en Chine où la pénurie sévit... Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Impossible de trouver un seul masque chirurgical dans les pharmacies du centre de Colmar, sauf peut-être dans l'officine de la gare, où la titulaire a décidé de ne plus en vendre aux touristes chinois. « Je leur dis que je n'en ai plus », indique-t-elle, depuis qu'elle a compris qu'elle allait être dévalisée.

Car depuis la semaine dernière, les pharmaciens du centre-ville observent tous le même phénomène : des touristes asiatiques se ruent sur les masques chirurgicaux, ces masques « trois plis » en papier qui sont habituellement prescrits aux personnes grippées pour éviter qu'elles n'infectent leur entourage. « Ils en achètent des boîtes entières de 50 masques », relève Frédéric Schneider, le titulaire de la pharmacie du Soleil. « Ils prennent tout ce qu'ils peuvent », explique-t-on à la pharmacie de l'Ange, qui est en rupture après en avoir commandé un millier au lieu de son stock habituel de 50. « Ils nous demandent aussi des masques plus efficaces, comme le masque à coque FFP2, mais on en a très peu en stock », indique-t-on à la pharmacie du Cygne.
Le port du masque ne protège pas du virus

« Je leur ai demandé ce qu'ils en font, ils m'ont expliqué que c'est pour les ramener au pays, pour eux et leurs proches, mais aussi pour se protéger pendant le voyage », explique une pharmacienne de l'officine Saint-Nicolas. Toutes les pharmacies en rupture ont passé des commandes, d'autant que la grippe saisonnière s'annonce en Alsace. « Nos fournisseurs nous en promettent dans quelques jours. » Cependant, les pharmaciens le rappellent, le port de ce type de masque ne protège pas du virus. Il est fait pour empêcher les malades de contaminer les autres.
V. F. PLUS WEB Le diaporama sur www.lalsace.fr

programme Inter-Religio   Des diplômes interreligieux et européen

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:05:05

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programme Inter-Religio  
Des diplômes interreligieux et européen
Le programme européen Inter-Religio, est arrivé au terme de ses trois ans d'existence. Il a permis l'ouverture d'un DU et d'un master à l'Université de Strasbourg.
 

 
De g. à dr., Denis Fricker, doyen de la Faculté de théologie catholique, Francis Messner, directeur du projet Inter-Religio, et Johannes Eurich, de l'Université de Heidelberg.
Le programme Inter-Religio a associé pendant trois ans des universités du Rhin supérieur, Strasbourg, Bâle, Heidelberg et Tübingen. Il s'agissait de mettre en place un ambitieux réseau de recherche et de formation, de formaliser des relations déjà existantes, et de mettre en place des formations au contenu ambitieux. Ces dernières suivent leur cours. Le Diplôme Universitaire « Connaissances et pratiques de l'interreligieux » compte douze étudiants cette année, le master 1 et 2 « Études interreligieuses » en compte une vingtaine. Des formations similaires se sont ouvertes à Bâle et Heidelberg, et d'autres doivent suivre, à Fribourg-en-Brisgau et Landau.

« C'était une première, il n'y avait pas de master interreligieux en France, on a pu définir un contenu original, l'affiner », résume Francis Messner. Directeur de recherche émérite au CNRS, responsable du master Islamologie de l'Université de Strasbourg, il a porté le projet d'Inter Religio. L'objectif était d'enseigner une matière à caractère interdisciplinaire et creuser un certain nombre de questions. Ainsi, comment les différentes religions abordent-elles les textes fondateurs, qui sont par ailleurs au centre du communautarisme et de la radicalisation ?

Un nouveau projet Inter-Religio doit être déposé ce mois de février, toujours sur une thématique interreligieuse, mais cette fois à l'adresse d'un public plus large que celui des étudiants, ouvert au monde du travail. Outre la participation des universités partenaires, Inter-Religio a bénéficié du soutien financier du programme Interreg V Rhin supérieur et du canton de Bâle.
M. A.-S.

 

 
 

 

Montreux-Vieux Maison de santé Un pôle pluridisciplinaire très attendu

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 05:52:06

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Montreux-Vieux Maison de santé
Un pôle pluridisciplinaire très attendu
Rachetée l'an dernier par la commune, l'ancienne supérette de Montreux-Vieux va accueillir d'ici mars les deux généralistes et les deux kinés du village, auxquels s'ajouteront d'autres professionnels de santé. Le dernier projet d'ampleur porté par le maire André Trabold, qui veut raccrocher l'écharpe tricolore.
 

 
Le maire de Montreux-Vieux, André Trabold (à gauche), sur le chantier de la future maison de santé aux côtés du docteur Jean-François Poivre, l'un des deux médecins généralistes du village qui déménageront leur cabinet d'ici la fin du mois de février.
Voilà un projet qui aurait de quoi faire des envieux en plein désert médical. D'ici la fin du mois de février, la municipalité de Montreux-Vieux devrait boucler le dernier gros morceau de la mandature avec l'ouverture de sa maison de santé. Un équipement très attendu qui a nécessité de longs mois de préparation, prospections en tous genres et représente près de 600 000 EUR d'investissements (lire par ailleurs).
De la supérette au cabinet médical

Dix ans après la fermeture de l'ancienne supérette Franprix, la mairie avait acquis l'an dernier les locaux restés vacants en plein coeur du village pour y rassembler, entre autres, les cabinets de ses deux médecins généralistes, les Dr Serge Ruxer et Jean-François Poivre, dont l'actuel cabinet, situé rue de la Gare, est devenu trop exigu et surtout ne répond plus aux normes d'accessibilité pour personnes à mobilité réduite (PMR). Depuis 2015, l'autre partie du bâtiment de l'ex-supérette avait déjà été réhabilitée et accueille la pharmacie Bitsch. De quoi donc constituer un ensemble cohérent avec le futur pôle médical montreusien, où exerceront aussi les deux kinésithérapeutes du village, Caroline Ruiz et Stéphane Jude, ainsi qu'une sage-femme libérale.

Le futur espace dédié aux consultations de kinésithérapie comprendra six cabines ainsi qu'une salle de rééducation. Photo L'Alsace

Toiture, isolation, chauffage, façade, électricité, agencement intérieur, etc. Tout était à faire pour reconvertir les 270 m² de locaux restés dans leur jus depuis dix ans.

À terme, la future maison de santé bénéficiera d'une vaste zone d'accueil avec guichet, secrétariat commun et salle d'attente, d'un secteur dédié aux consultations de kinésithérapie avec six cabines et une salle de rééducation, des deux cabinets des généralistes mais aussi d'une salle d'urgence pouvant également servir à effectuer des prélèvements sanguins. Sans oublier un local destiné à accueillir les consultations de sage-femme ainsi que d'un radiologue pouvant y réaliser des échographies une fois par semaine.
Sage-femme, échographie et prélèvements sanguins

« L'idée d'exercer avec d'autres professionnels de santé, c'est tout à fait dans l'ère du temps », estime le Dr Poivre, qui a saisi avec son confrère « l'opportunité » offerte par la mairie d'investir des locaux flambant neufs. « C'est intéressant de travailler en équipe et dans des locaux tout neufs, se réjouit d'avance le kinésithérapeute Stéphane Jude. Avec la pharmacie à côté, c'est un plus pour la commune et tout le secteur. »

Suivi de près par l'Agence régionale de santé (ARS), ce projet a d'abord nécessité la création d'une association baptisée Santé à Montreux-Vieux, regroupant les différents praticiens et présidée par le kiné Stéphane Jude. « Du provisoire », en attendant l'agrément officiel de l'ARS permettant de se prévaloir de l'appellation de Maison de santé pluridisciplinaire (MSP). Une fois installés, les praticiens paieront un loyer à la mairie, qui restera propriétaire des locaux.

L'association devrait ensuite laisser place à une Société interprofessionnelle de soins ambulatoires (Sisa), cadre juridique pour l'exercice regroupé des professionnels de santé libéraux en centre pluridisciplinaire. « Nous allons également essayer d'avoir des interventions pour des prélèvements sanguins », ajoute Jean-François Poivre. Pour éviter aux patients d'avoir à se déplacer jusqu'au cabinet infirmier de Montreux-Château ou au laboratoire d'analyses médicales de Dannemarie. Un argument de plus pour les praticiens de Montreux, dont les patients viennent pour moitié du Territoire de Belfort, le restant des quatre coins de la Porte d'Alsace.

La partie gauche du bâtiment avait déjà été réhabilitée en 2015 pour accueillir la pharmacie Bitsch. Photo L'Alsace

« Ici on est en zone sous-dotée », rappelle le Dr Poivre. Pour autant, « le message disant qu'on ne prend pas de nouveau patient n'existe pas chez nous ». Alors que la démographie médicale reste en berne dans le Sundgau, ce futur outil est aussi pour la mairie l'occasion de pérenniser la présence de praticiens dans le village, voire de « préparer la suite » ; pour attirer de jeunes médecins une fois que l'heure de la retraite aura sonné pour les deux généralistes montreusiens, à commencer par l'aîné Jean-François Poivre, 65 ans cette année.
Vivian MILLET

 

 

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Inauguration le 7 mars
 

 
Les deux kinésithérapeutes du village, Caroline Ruiz et Stéphane Jude, quitteront aussi leurs actuels locaux pour rejoindre la nouvelle maison de santé de Montreux-Vieux.
« Pour la commune, c'était simple : mon problème, c'était d'avancer très vite », dit le maire, André Trabold, qui suit le chantier au quotidien et compte bien achever dans les temps l'ultime réalisation de son troisième (et dernier) mandat, après la rénovation de la gare, du château d'eau, de la mairie ou encore de salle polyvalente. Démarrés l'été dernier, les travaux devraient s'achever courant février avec un petit peu de retard, avant le déménagement des professionnels de santé puis l'ouverture au public tout début mars. L'inauguration de la maison de santé est déjà prévue pour le samedi 7 mars en présence de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert.

Les deux kinésithérapeutes du village, Caroline Ruiz et Stéphane Jude, quitteront aussi leurs actuels locaux pour rejoindre la nouvelle maison de santé de Montreux-Vieux. Photo L'Alsace

 

 
 

 

Montreux Vieux Maison de la santé Inauguration le 7 mars

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:01:45

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Montreux Vieux     Maison de la santé Inauguration le 7 mars
 

 
Les deux kinésithérapeutes du village, Caroline Ruiz et Stéphane Jude, quitteront aussi leurs actuels locaux pour rejoindre la nouvelle maison de santé de Montreux-Vieux. Photo L'Alsace
« Pour la commune, c'était simple : mon problème, c'était d'avancer très vite », dit le maire, André Trabold, qui suit le chantier au quotidien et compte bien achever dans les temps l'ultime réalisation de son troisième (et dernier) mandat, après la rénovation de la gare, du château d'eau, de la mairie ou encore de la salle polyvalente. Démarrés l'été dernier, les travaux devraient s'achever courant février avec un petit peu de retard, avant le déménagement des professionnels de santé puis l'ouverture au public tout début mars. L'inauguration de la maison de santé est déjà prévue pour le samedi 7 mars en présence de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert.

Les deux kinésithérapeutes du village, Caroline Ruiz et Stéphane Jude, quitteront aussi leurs actuels locaux pour rejoindre la nouvelle maison de santé de Montreux-Vieux. Photo L'Alsace

travail Audience de rentrée Les Prud'hommes craignent pour leur avenir

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 05:55:06

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travail Audience de rentrée
Les Prud'hommes craignent pour leur avenir
La loi de programmation et de réforme pour la justice est entrée en application le 1er janvier dernier. Le conseil de prud'hommes de Colmar redoute de voir ses sections Industrie et Encadrement transférées à Mulhouse.
 

 
La nouvelle présidente du conseil des Prud'hommes Hayat Salhi et le président sortant Christian Crespel.
« La volonté de réduire les coûts ne doit pas conduire à mettre en péril les obligations de service public (proximité du justiciable, couverture des territoires) », a souligné hier matin Christian Crespel lors de l'audience solennelle de rentrée de la juridiction. Une séance où le président sortant, devenu vice-président, a passé le relais à Hayat Salhi, nouvelle présidente, la troisième femme seulement à prendre la tête du conseil de prud'hommes colmarien.

Pour étayer ses propos, Christian Crespel cite la ministre de la Justice Nicole Belloubet qui affirme que « la réforme tend à une meilleure adéquation entre l'organisation judiciaire ainsi redessinée et la réalité des territoires ». À sa demande, la direction des services judiciaires a institué un groupe de travail dont les projets, affirme le président sortant, auraient pour conséquence le démembrement du conseil colmarien. Les sections Industrie et Encadrement pourraient ainsi être transférées à Mulhouse, faisant perdre 20 % de son activité à l'instance. Il en appelle à la Ville de Colmar, au conseil départemental, aux députés et sénateurs afin de « faire pression impérativement » pour l'abandon de ces projets.

Serge Jaeggy, vice-président sortant, craint lui aussi une « vente à la découpe de l'institution ». Il en prend pour preuve cette déclaration du rapporteur en charge de la réforme de la justice qui souligne que « le tribunal judiciaire devra intégrer les conseils de prud'hommes et les tribunaux de commerce ». Une mesure qui, selon lui, compromet la « survie du fonctionnement paritaire » des prud'hommes et « constitue la première étape avant la suppression de (la) juridiction ».

Pourtant, le conseil prud'homal colmarien « fonctionne bien et même très bien », a déclaré hier la procureure Catherine Sorita-Minard. « La tendance des saisines est à la baisse. Les procédures amiables sont privilégiées. Il y a eu 510 affaires nouvelles en 2019 contre 524 en 2018. En 2010, elles étaient 1 200 », poursuit la magistrate.

L'activité de la section Agriculture a connu une baisse importante de 47 %. Et les dossiers concernant le Commerce ont diminué de 20 %. D'autres contentieux sont en hausse dans l'Encadrement (+ 26 %), l'Industrie (+ 16 %) et les activités diverses (+ 2 %). Les nouvelles affaires portées en référé (75) sont en recul de 30 %.
« Nous enregistrons un regain de la conciliation »

Un phénomène qui, d'après Christian Crespel, peut s'expliquer par l'accroissement des ruptures conventionnelles du contrat de travail et la diminution du nombre de licenciements. Au total, le conseil a examiné 582 nouvelles demandes. « Colmar reste, par l'importance de son contentieux, le troisième conseil de prud'hommes d'Alsace après Strasbourg et Mulhouse ».

Les jugements, au nombre de 244, sont un peu moins élevés qu'en 2018. Les dossiers sont, en moyenne, traités en 7,1 mois et le nombre d'affaires en stock ne s'élèvent qu'à 5,8 mois, soit 6 % de moins qu'en 2018. Sur les 210 conseils français, Colmar se place en 6e position en ce qui concerne la durée de traitement des affaires et à la 9e pour ce qui est du stock.

La juridiction n'a connu que neuf jugements de départage (la décision est prise par un juge officiant dans un tribunal du même territoire), soit un peu moins de 9 % des dossiers. Près de 46 % des affaires ont été portées en appel devant la chambre sociale. Autre satisfecit du président sortant : « Nous enregistrons également un regain de la conciliation avec un taux de près de 11 % des affaires terminées, soit trois points de plus que la moyenne nationale ».
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Les Prud'hommes craignent pour leur avenir

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:15:28

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Les Prud'hommes craignent pour leur avenir
 

 
La nouvelle présidente du conseil des Prud'hommes Hayat Salhi et le président sortant Christian Crespel. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
« La volonté de réduire les coûts ne doit pas conduire à mettre en péril les obligations de service public (proximité du justiciable, couverture des territoires) », a souligné hier matin Christian Crespel lors de l'audience solennelle de rentrée de la juridiction. Une séance où le président sortant, devenu vice-président, a passé le relais à Hayat Salhi, nouvelle présidente, la troisième femme seulement à prendre la tête du conseil de prud'hommes colmarien.

Pour étayer ses propos, Christian Crespel cite la ministre de la Justice Nicole Belloubet qui affirme que « la réforme tend à une meilleure adéquation entre l'organisation judiciaire ainsi redessinée et la réalité des territoires ». À sa demande, la direction des services judiciaires a institué un groupe de travail dont les projets, affirme le président sortant, auraient pour conséquence le démembrement du conseil colmarien. Les sections Industrie et Encadrement pourraient ainsi être transférées à Mulhouse, faisant perdre 20 % de son activité à l'instance.
Une « vente à la découpe de l'institution » ?

Il en appelle à la Ville de Colmar, au conseil départemental, aux députés et sénateurs afin de « faire pression impérativement » pour l'abandon de ces projets.

Serge Jaeggy, vice-président sortant, craint lui aussi une « vente à la découpe de l'institution ». Il en prend pour preuve cette déclaration du rapporteur en charge de la réforme de la justice qui souligne que « le tribunal judiciaire devra intégrer les conseils de prud'hommes et les tribunaux de commerce ». Une mesure qui, selon lui, compromet la « survie du fonctionnement paritaire » des prud'hommes et « constitue la première étape avant la suppression de (la) juridiction ».

Pourtant, le conseil prud'homal colmarien « fonctionne bien et même très bien », a déclaré hier la procureure Catherine Sorita-Minard. « La tendance des saisines est à la baisse. Les procédures amiables sont privilégiées. Il y a eu 510 affaires nouvelles en 2019 contre 524 en 2018. En 2010, elles étaient 1 200 », poursuit la magistrate.

L'activité de la section Agriculture a connu une baisse importante de 47 %. Et les dossiers concernant le Commerce ont diminué de 20 %. D'autres contentieux sont en hausse dans l'Encadrement (+ 26 %), l'Industrie (+ 16 %) et les activités diverses (+ 2 %). Les nouvelles affaires portées en référé (75) sont en recul de 30 %.
« Nous enregistrons un regain de la conciliation »

Un phénomène qui, d'après Christian Crespel, peut s'expliquer par l'accroissement des ruptures conventionnelles du contrat de travail et la diminution du nombre de licenciements. Au total, le conseil a examiné 582 nouvelles demandes. « Colmar reste, par l'importance de son contentieux, le troisième conseil de prud'hommes d'Alsace après Strasbourg et Mulhouse ».

Les jugements, au nombre de 244, sont un peu moins élevés qu'en 2018. Les dossiers sont, en moyenne, traités en 7,1 mois et le nombre d'affaires en stock ne s'élèvent qu'à 5,8 mois, soit 6 % de moins qu'en 2018.

Sur les 210 conseils français, Colmar se place en 6e position en ce qui concerne la durée de traitement des affaires et à la 9e pour ce qui est du stock.

La juridiction n'a connu que neuf jugements de départage (la décision est prise par un juge officiant dans un tribunal du même territoire), soit un peu moins de 9 % des dossiers. Près de 46 % des affaires ont été portées en appel devant la chambre sociale. Autre satisfecit du président sortant : « Nous enregistrons également un regain de la conciliation avec un taux de près de 11 % des affaires terminées, soit trois points de plus que la moyenne nationale ».
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

Muntzenheim  Voeux du maire Marc Bouché brigue un « dernier » mandat

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 05:52:57

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Muntzenheim  Voeux du maire
Marc Bouché brigue un « dernier » mandat
Lors de la cérémonie des voeux vendredi soir 24 janvier, le maire de Muntzenheim, Marc Bouché, a annoncé « être en forme pour un dernier mandat » en mars . L'occasion aussi pour la municipalité de distinguer les personnes qui se sont particulièrement investies dans divers domaines en 2019.
 

 
Le maire Marc Bouché se représente en mars 2020.
À l'occasion de la cérémonie des voeux, vendredi soir 24 janvier, le maire de Muntzenheim, Marc Bouché, a accueilli les représentants de l'État, les élus, le monde économique, intercommunal, sécuritaire, solidaire, social, culturel, sportif, cultuel, communal, les nouveaux arrivants et les forces vives du village, lors de la réunion d'information publique et de voeux, dans la salle des fêtes Marcel-Meyer.

Il a informé du départ, mi-mars, de la secrétaire de mairie, Aurélie Gebhard, avant de souligner : « Je me sens en forme, moralement et physiquement, pour briguer un nouveau mandat, le dernier, en mars prochain. »
« Loin d'un village dortoir »

Marc Bouché a également annoncé le départ du premier adjoint, Claude Reigner, en mars, après trente-sept années de vie communale et après avoir gravi les différents échelons de conseiller à premier adjoint.

Claude Reigner a souligné les temps forts en 2019 de Muntzenheim, « bien loin d'être un village dortoir ». Au niveau de l'école Charles-Abry, ou 190 élèves sont répartis de la maternelle à l'élémentaire, il a annoncé que « l'appel d'offres pour la création d'un nouveau bâtiment scolaire, avec deux salles de classe, a été lancé début janvier ».

Le conseiller départemental Bernard Gerber et le député Eric Straumann ont mis l'accent sur « la construction, la solidarité et l'évolution du territoire », le dernier annonçant également la réfection du revêtement de la piste cyclable le long du canal de Colmar.Aïcha Fritsch, coordinatrice de l'équipe Téléthon nord, a relevé que le Téléthon 2019 « a été celui des promesses tenues ».
« Grâce à vous, tout devient possible »

Et de dire sa reconnaissance aux participants « pour leur générosité et leur fidélité » : « Grâce à vous tout devient possible. »

Mme Fritsch a ensuite remis des diplômes aux associations Entre Parent'aise, Morghulis, au Zehaloifer, à l'école et à la commune de Muntzenheim, à l'ALC Ried Brun et au Club de GRS de Fortschwihr, aux amicales des sapeurs-pompiers d'Artzenheim, Riedwihr, Muntzenheim et du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) 68, au Club Cyclo de Colmar, au groupe folklorique Heloldo Wilaria de Holtzwihr ainsi qu'à Gérard Meyer, président organisateur du Téléthon de Muntzenheim, avant de donner rendez-vous à tous au samedi 5 décembre prochain.

D'autres personnes particulièrement méritantes ont été distinguées par Marc Bouché (lire ci-dessous).
R. F.

 

 
 

 

Muntzenheim Marc Bouché brigue un « dernier » mandat

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:04:33

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Muntzenheim  Marc Bouché brigue un « dernier » mandat
 

 
À l'occasion de la cérémonie des voeux, vendredi soir 24 janvier, le maire de Muntzenheim, Marc Bouché, a accueilli les représentants de l'État, les élus, le monde économique, intercommunal, sécuritaire, solidaire, social, culturel, sportif, cultuel, communal, les nouveaux arrivants et les forces vives du village, lors de la réunion d'information publique et de voeux, dans la salle des fêtes Marcel-Meyer.

Il a informé du départ, mi-mars, de la secrétaire de mairie, Aurélie Gebhard, avant de souligner : « Je me sens en forme, moralement et physiquement, pour briguer un nouveau mandat, le dernier, en mars prochain. »

Marc Bouché a également annoncé le départ du premier adjoint, Claude Reigner, en mars, après trente-sept années de vie communale et après avoir gravi les différents échelons de conseiller à premier adjoint.
« Loin d'un village dortoir »

Claude Reigner a souligné les temps forts en 2019 de Muntzenheim, « bien loin d'être un village dortoir ». Au niveau de l'école Charles-Abry, ou 190 élèves sont répartis de la maternelle à l'élémentaire, il a annoncé que « l'appel d'offres pour la création d'un nouveau bâtiment scolaire, avec deux salles de classe, a été lancé début janvier ».

Le conseiller départemental Bernard Gerber et le député Eric Straumann ont mis l'accent sur « la construction, la solidarité et l'évolution du territoire », le dernier annonçant également la réfection du revêtement de la piste cyclable le long du canal de Colmar. Aïcha Fritsch, coordinatrice de l'équipe Téléthon nord, a relevé que le Téléthon 2019 « a été celui des promesses tenues ».
« Grâce à vous tout devient possible »

Et de dire sa reconnaissance aux participants « pour leur générosité et leur fidélité » : « Grâce à vous tout devient possible. » Mme Fritsch a ensuite remis des diplômes aux associations Entre Parent'aise, Morghulis, au Zehaloifer, à l'école et à la commune de Muntzenheim, à l'ALC Ried Brun et au Club de GRS de Fortschwihr, aux amicales des sapeurs-pompiers d'Artzenheim, Riedwihr, Muntzenheim et du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) 68, au Club Cyclo de Colmar, au groupe folklorique Heloldo Wilaria de Holtzwihr ainsi qu'à Gérard Meyer, président organisateur du Téléthon de Muntzenheim, avant de donner rendez-vous à tous au samedi 5 décembre prochain.

D'autres personnes particulièrement méritantes ont été distinguées par Marc Bouché (lire ci-contre).
Robert FURDERER

 

 
 

Schwoben Voeux du maire « La cohésion, un moteur de bien-être »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 05:53:26

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Schwoben Voeux du maire
« La cohésion, un moteur de bien-être »
 

 
Stéphane Dubs, maire de Schwoben.
La traditionnelle cérémonie des voeux de Schwoben, présidée par le maire Stéphane Dubs, entouré du conseil municipal et en présence de Sabine Drexler, conseillère départementale, a été à la fois simple et conviviale, somme toute à l'image de la commune.

Les habitants ont partagé ce rendez-vous avec les représentants de la gendarmerie et de la brigade verte, les sapeurs-pompiers du bas Thalbach, la directrice d'école, les agents communaux et intercommunaux et les présidents d'association.

« La cohésion de notre petit village était, ces cinq dernières années, un moteur de bien-être », a rappelé le premier magistrat.

La commune a obtenu le label « Commune nature » avec trois libellules. L'éclairage a été doté d'ampoules leds. Le chemin du Bromacker, reliant le village à Hausgauen, a été refait. Après deux ans de travail sur l'urbanisme, le village verra de nouvelles constructions, l'arrivée de nouvelles familles, avec des enfants.

En cette période électorale, l'élu n'a fait aucun bilan du mandat ni évoqué de projets.

Après avoir adressé un vibrant merci à tous ceux et celles qui font vivre Schwoben au quotidien, l'élu a invité l'assemblée à une réception qui s'est prolongée autour du verre de l'amitié.

 

 
 

 

Eguisheim voeux De René Char à Albert Camus

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:13:10

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Eguisheim voeux  De René Char à Albert Camus
 

 
 
La cérémonie des voeux du maire d'Éguisheim, Claude Centlivre, s'est déroulée le vendredi 24 janvier à l'espace culturel Les Marronniers en présence, notamment, de Lucien Muller conseiller Départemental et son binôme Monique Martin, des maires et adjoints des communes voisines.

En introduction, l'association La chorale des hommes, sous la direction de Jacky Hahn, a proposé quelques chants de son répertoire.

Après le bilan communal 2019 présenté par Martine Alafaci, Claude Centilvre s'est exprimé : « En ce début d'année, il est bon de regarder l'image laissée par l'année écoulée. » Puis, exposant les situations dans le monde : « L'individu, dans ces temps intenses, a besoin de faire corps avec la communauté nationale. » Et Claude Centlivre de citer le poète René Char « Il n'y a que deux conduites dans la vie : ou on la rêve ou on l'accomplit ». Il a ensuite souligné « l'énergie créative des habitants d'éguisheim, l'énergie éducative de ses enseignants, l'énergie solidaire de ses sapeurs-pompiers et l'énergie festive qui rythme la cité et les saisons tout au long de l'année ».
Une année pleine de projets

Et d'évoquer les projets ouverts en ce début d'année 2020 : la voirie avec la sécurisation du carrefour devant l'école La Vigne en Fleurs, les entrées nord et ouest ainsi que la rue du Tokay, la mutualisation avec Wettolsheim qui verra la naissance du nouveau CPI commun, le jardin du souvenir, la restauration du château du Dagsbourg, le Pôle médical « enkysté par les fouilles archéologiques », le bassin d'orage de la rue du Pinot « dont les études sont en cours ».
« La vraie générosité envers l'avenir consiste aussi à beaucoup donner au présent »

Le maire a également souligné le travail des employés communaux, de Thierry Reymann, directeur général des services administratif et techniques (19 personnes) pour « son travail de chaque jour ». Et de saluer le travail des équipes enseignantes, des pompiers, des vignerons, des épouses des élus, des bénévoles « qui aident tout au long de l'année », rappelant le travail de chacun « qui a oeuvré pour le bien de la commune ». Et de conclure son discours sur une citation d'Albert Camus : « La vraie générosité envers l'avenir consiste aussi à beaucoup donner au présent ».

Après de nouvelles prestations, très applaudies, de la chorale des hommes, les membres du conseil municipal des jeunes d'Eguisheim ont lu leurs projets « à tenir » pour la nouvelle année.
Des Éguisiens distingués

À l'issue de la cérémonie, des personnes particulièrement méritantes ont été distinguées : le capitaine honoraire Henri Gsell, qui a quitté le commandement du Centre de première intervention le 1er juillet dernier après quarante-deux ans au service des pompiers dont vingt-trois ans au commandement pour Courir solidaire (Marathon de Colmar) ; la section gymnastique du Foyer Club Saint-Léon (avec Marie-Paule Hamelin et Michèle Schneider) 500 EUR; l'amicale des donneurs de sang (avec Jean-Luc Engel son président) 500 EUR; l'association des monocycles d'Eguisheim pour leur participation aux championnats de France avec Zoé Hebinger (médaille d'honneur de la Ville)
Hélène BLÉGER

 

 
 

Bilinguisme  Tendance Jeunes filles au pair : une préférence pour les germanophones

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:36:42

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Bilinguisme  Tendance
Jeunes filles au pair : une préférence pour les germanophones
De nombreuses familles colmariennes souhaitent accueillir des jeunes filles au pair germanophones pour assurer l'enseignement bilingue de leurs enfants. Et la demande est plus forte que l'offre.
 

 
Judith Hirschmug, Autrichienne de 18 ans, emmène les enfants dont elle s'occupe dans le centre de Colmar (un garçon de 4 ans et une fille de 7 ans).
En septembre dernier, Johanna Kubowicz est arrivée à Turckheim dans une famille française, un couple et une petite fille de 6 ans. L'Allemande de 18 ans a eu un coup de coeur pour la langue de Molière « J'ai eu envie d'améliorer mon niveau et de découvrir cette culture. Être jeune fille au pair me permet de faire les deux ». Sa famille d'accueil, dont la mère est franco-allemande, essaye de créer un environnement propice à son apprentissage en parlant français avec elle. Mais ce n'est pas le cas d'Élise, l'enfant dont s'occupe Johanna. « Elle me demande souvent de parler en allemand avec elle. Étant donné qu'elle est dans une école franco-allemande, je l'aide beaucoup dans ses devoirs », précise Johanna.

Toujours dans la même commune, Judith Hirschmug s'occupe de deux enfants, un garçon et une fille de respectivement 4 et 7 ans. Ces derniers sont scolarisés à l'école bilingue ABCM Jean-Petit à Ingersheim, la même qu'Élise. Les deux jeunes filles au pair suivent des cours de français au Centre d'études des langues (CEL) à Colmar où elles se sont rencontrées pour la première fois. « Chaque année, on accueille régulièrement des jeunes filles au pair germanophones dans nos classes avancées. Elles ne sont pas très nombreuses, mais elles prennent une place importante parmi les autres nationalités », explique Marguerite Gass, responsable du CEL.

L'influence germanique est encore bien présente en Alsace. Rien qu'à Colmar, sept écoles maternelles proposent l'enseignement bilingue franco-allemand. Ce dernier peut être poursuivi en école élémentaire, au collège et au lycée. Claude Froehlicher, directeur du centre d'affaires franco-allemand souligne : « Il y a toujours eu une volonté des enfants d'avoir un contact avec la langue allemande. Aujourd'hui, l'anglais est devenu incontournable. On milite donc pour que l'allemand reste prioritaire en Alsace par rapport à l'anglais. »

Judith explique qu'elle est sollicitée pour parler sa langue maternelle avec les enfants : « Je n'utilise que des phrases courtes ou simples. Ils sont encore petits, ils ne comprennent pas tout ». Cette pratique n'a pas empêché l'Autrichienne d'améliorer son français, ce qui lui permettra de réaliser son rêve : devenir professeur de français et de musique.

Johanna Kubowicz, voudrait devenir professeur de français. Photo DNA /Chi Phong NGUYEN

Hélène M., responsable de l'Aupair Séjours, agence au pair en Alsace, a placé de nombreuses filles ou garçons au pair venus des quatre coins du monde dans les familles de la région. Elle confirme une demande importante pour les jeunes filles au pair germanophones chez les familles du Haut-Rhin, jusqu'à 90 %. Ces nombreuses sollicitations sont loin d'être satisfaites. « Les Allemandes, les Autrichiennes ou encore les Suisses préfèrent partir dans les grandes villes comme Paris ou la Côte d'Azur. Colmar reste encore très germanique pour elles. Leur objectif est d'apprendre la langue et la culture », précise-t-elle.
« J'apprends une culture mixte, française et alsacienne à la fois »

Cela n'a pas découragé Judith. Grâce au site aupairworld.com, la jeune femme aurait pu passer son année sabbatique dans la région parisienne, mais elle préfère vivre à Turckheim, entourée par la verdure. « J'apprends une culture mixte, française et alsacienne à la fois », sourit-elle. Pour Johanna, être jeune fille au pair en Alsace est plus enrichissant que dans une grande ville : « Grâce à certaines ressemblances, je ne suis pas complètement dépaysée. Après, les gens sont plus accueillants. Ici, on dit bonjour à tout le monde, c'est très sympa. Je me sens à l'aise. »
Chi Phuong NGUYEN

 

 
 

 

Trophées de l'innovation du Grand Est Six entreprises alsaciennes primées

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:10:33

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Trophées de l'innovation du Grand Est
Six entreprises alsaciennes primées
Les trophées de l'innovation du Grand Est, organisés par l'agence régionale de l'innovation Grand E-nov, ont été décernés ce mardi soir simultanément à Troyes, Nancy et Strasbourg.
 

 
Un prix de la région Grand Est, remis par la vice-présidente Lilla Mérabet à la startup Insimo, a cette année été ajouté.
Plus de cent dossiers ont été déposés pour cette édition 2020 des trophées de l'Innovation du Grand Est, organisés par l'agence Grand E-nov. C'est un « record absolu », a souligné Etienne Leroi, président de Grand E-nov, insistant sur la qualité des candidatures. « Le tri a été extrêmement difficile. » À l'arrivée, 18 entreprises - équitablement réparties entre les trois régions « historiques » - sur 30 lauréats ont été distinguées par le jury. À la clé, pour les heureux élus, un chèque de 2 000 ou 3 000 euros selon la nature du prix.
Réalités virtuelles et mixtes

L'Alsace compte donc six entreprises lauréates - des startups pour la plupart - dont un coup de coeur du public réuni dans l'amphithéâtre de la Cité de la Musique et de la Danse qui a choisi en temps réel, d'après des « pitchs » d'une minute montre en main, la start-up Candy Voice. Incubée chez Semia, l'entreprise qui a déjà remporté un prix lors du Hacking Health Camp a développé un service de création de voix digitales. Cette offre, aux applications multiples, permet notamment de faciliter la communication et l'inclusion de personnes ayant perdu l'usage de leur propre voix suite à des problèmes de santé ou un handicap.

Le prix Scal'E Nov alsacien a été remis à Baguette Box , la startup - sélectionnée dans la deuxième promotion de l'accélérateur Scale e-Nov- dont l'ambition n'est autre que de permettre à tout un chacun d'avoir une baguette et des viennoiseries fraîches livrées à domicile au saut du lit. « Vous avez une boîte à lettres, vous aurez une boîte à pain », prédit son président Maurice Heitz. La Strasbourgeoise Direct Market, qui se définit comme « l'Amazon des produits locaux » en proposant aux commerçants une place de marché dédiée aux circuits courts, a quant à elle reçu un trophée de l'innovation.

Et le jury a fait en Alsace la part belle aux nouvelles technologies, à commencer par l'utilisation des réalités virtuelles et mixtes. Dans le champ de la santé, la start-up Insimo a reçu le prix de la région Grand Est, une nouveauté de cette édition. Il s'agit d'un fournisseur de logiciel de simulation chirurgicale qui permet aux étudiants de s'exercer notamment à la ponction lombaire, sur des anatomies virtuelles interactives intégrées dans l'environnement réel de la prise en charge d'un patient.

Virtual Journey, qui utilise cette fois la réalité virtuelle pour révéler les trésors cachés du patrimoine, est lauréate du trophée de l'innovation touristique. La start-up produit des visites virtuelles interactives et immersives grâce à l'utilisation de casques de réalité virtuelle. « Notre but est d'aller jusqu'à New York pour déployer cette expérience », indique son président, Silvère Besse, qui a en ligne de mire la flèche de la cathédrale de Strasbourg comme la torche de la statue de la Liberté. Réalité virtuelle toujours, à des fins de formation cette fois, pour le cabinet de conseil et de formation Kajuci, lauréat du trophée de l'innovation sociale. La société a développé une formation innovante à destination des entreprises et des collectivités qui permet d'expérimenter virtuellement différents contextes professionnels pour parvenir à compenser les handicaps dans une situation donnée, oeuvrant ainsi au maintien à l'emploi des personnes handicapées.

La soirée a également été l'occasion pour la Région de remettre ses 12 prix pour l'Égalité, dont l'objectif est de valoriser les initiatives en faveur de l'égalité hommes-femmes.

Préalablement à la cérémonie de remise des prix par les différents partenaires de l'événement, Lionel Roure, expert du management de l'innovation et maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) a adressé aux entrepreneurs présents dans la salle un plaidoyer pour « une innovation sociale qui prenne en compte la vie quotidienne des gens ». « Mobilisez vos salariés, ce sont des créateurs en puissance », a-t-il encore livré, invitant les innovateurs à dépasser les écosystèmes territoriaux d'innovation via des plateformes mondiales pour « ouvrir les process ».
Hélène DAVID

 

 
 

 

Énergie Syndicat intercommunal pour la distribution d'énergie électrique (Sidel) Une concession renouvelée avec Primeo Énergie

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:14:10

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Énergie Syndicat intercommunal pour la distribution d'énergie électrique (Sidel)
Une concession renouvelée avec Primeo Énergie
Les onze communes du Syndicat intercommunal pour la distribution d'énergie électrique (Sidel) et Primeo Énergie, gestionnaire de réseau et fournisseur historique des communes, ont renouvelé par anticipation le contrat de concession qui les lie. La signature a eu lieu à Saint-Louis.
 

 
Les signataires du nouveau contrat de concession : Lukas K
C'était ce 22 janvier, au siège de Primeo Réseau de distribution à Saint-Louis. Des responsables du Sidel et de Primeo Énergie ont conclu le renouvellement pour 35 ans (2020-2055) de la concession du réseau public de distribution d'électricité de Primeo Énergie dans le sud de l'Alsace. Un « renouvellement anticipé de la concession dans l'intérêt mutuel des parties », note Primeo Énergie.

« Beaucoup d'EPCI renouvellent les contrats par anticipation. Cela a été le cas du Syndicat de gaz et d'électricité du Rhin dont le président, Jean-Marie Belliard, a signé avec EDF-Enedis », indique Gilbert Fuchs, président du Sidel. Ce contrat a été renouvelé, et par anticipation, pour de nombreuses raisons.
Un standard de qualité supérieur

« Le nôtre datait de 1993. Il était dépassé. De nombreux mots courants aujourd'hui n'existaient pas ou en étaient à leurs balbutiements : les énergies renouvelables, l'autoconsommation, les mobilités douces, la transition énergétique... », énumère Mathieu Munch, vice-président du Sidel qui a bénéficié d'une délégation pour négocier le renouvellement du contrat de concession - un document « de 250 pages », sourit-il.

La question « comment se fait-il qu'on ne met pas un contrat de ce type en concurrence ? » peut se poser, note Gilbert Fuchs. C'est pour pérenniser la qualité du réseau de transport de l'électricité. Tout le réseau câblé... L'achat de l'énergie a été libéralisé, on paie sur la facture, une partie pour le transport et une partie pour l'énergie. Le client paie la facture totale au fournisseur, le transporteur récupère sa part auprès du fournisseur.

De nombreux chantier d'enfouissement de lignes électriques ont été organisés ces dernières années. Pour la haute tension comme ici à Folgensbourg... Archive L'Alsace Guy GREDER

Cette qualité a été entretenue et améliorée par le Sidel et Primeo Énergie durant les décennies passées - une qualité dont « les clients de la zone de desserte du Sidel pourront toujours bénéficier », pour Primeo Énergie. Et Mathieu Munch pour le Sidel de confirmer : « Ici, nous avons tout en redondant, presque tout en souterrain. C'est bien supérieur aux standards français ! 98 % du réseau haute tension (HT) est souterrain. C'est 80 % pour la basse tension (BT). » Hagenthal-le-Haut est la seule commune du réseau du Sidel où tout est en souterrain : le chantier de la dernière rue a été fait en 2015.

Le nouveau contrat conforte cette politique. Il permettra aussi au Sidel de « redynamiser, en termes de maîtrise d'ouvrage, son rôle dans la mise en place d'une politique énergétique sur le réseau. » C'est important, « dans une région frontalière où beaucoup d'expansions et d'investissements vont se faire... »

Ou au coeur des villages comme ici à Hagenthal-le-Haut, seule commune du SIDEL où le réseau est aujourd'hui entièrement enterré. Archive L'Alsace Guy GREDER
Renouvellement de contrat en Suisse aussi

Et de rappeler : « En termes de puissance, nous pensions que les 50 MW du premier poste source de Hésingue suffiraient pour quarante ans... Et quelques années après, nous savons qu'il nous faut augmenter cette capacité de 60 % ! » 12 à 15 M EUR pour le poste source, 12 MEUR pour tirer une nouvelle ligne depuis Sierentz et le réseau français, sans compter le reste... « En additionnant, Primeo Énergie se trouve devant un mur d'investissement côté français, 35 millions... C'est aussi pour préparer cet avenir que nous nous sommes lancé dans ce renouvellement de concession. »

Côté français, « nous voulons Primeo Énergie. D'ailleurs, le conseil du Sidel, avec les délégués des onze communes, a voté pour, à l'unanimité », note Mathieu Munch qui a monté le dossier côté syndicat. En allant « au maximum de la durée, trente-cinq ans, pour pouvoir amortir les investissements à venir ». Ce renouvellement a été voté aussi par la partie suisse : « Primeo Énergie a l'intention d'investir de manière professionnelle dans l'infrastructure de la zone de desserte et de faire progresser le développement du réseau, conformément à la forte croissance enregistrée dans les domaines de l'artisanat, de l'industrie, du commerce et de l'habitat, afin de garantir un approvisionnement moderne, sûr et rentable. »
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Saint-Louis Urbanisme Réunion publique sur la révision du Scot

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:14:45

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Saint-Louis Urbanisme
Réunion publique sur la révision du Scot
 

 
Les habitants de SLA sont invités à donner leur avis sur le SCOT.
Saint-Louis agglomération (SLA) révise actuellement son Schéma de cohérence territoriale (Scot), un document d'urbanisme et de planification stratégique dont les orientations doivent être traduites dans les documents d'urbanisme locaux (PLU et cartes communales notamment).

Une dernière phase de concertation est prévue par SLA pour présenter les grandes orientations du projet et recueillir les observations du public. Une exposition portant sur des éléments marquants du diagnostic, de l'état initial de l'environnement et des orientations du Projet d'aménagement et de développement durables (PADD) se tiendra jusqu'au vendredi 21 février, au siège de l'agglomération, place de l'Hôtel de ville à Saint-Louis, aux jours et heures d'ouverture, ainsi qu'à la médiathèque de Sierentz, 6, rue du Moulin, aux jours et heures d'ouverture.

Jeudi 13 février à 18 h aura lieu une réunion publique à la Maison pour tous à Bartenheim (1, Grand-rue) qui portera sur les grandes lignes du PADD et sur les objectifs prévus dans le Document d'orientation et d'objectifs (DOO), document réglementaire du Scot opposable aux PLU communaux.

Le dossier du projet de Scot en révision peut être consulté par le public au siège de SLA et sur son site internet à l'adresse suivante : https://www.agglo-saint-louis.fr/concertation/projet-de-revision-scot-pa... saint-louis-trois-frontieres/. Il comporte notamment le diagnostic stratégique, l'état initial de l'environnement et le PADD. Ce dossier sera complété par le DOO et un rapport explicatif.

Les habitants de Saint-Louis agglomération sont invités à prendre connaissance du projet et à formuler des observations et propositions par courrier adressé au président de Saint-Louis agglomération, place de l'Hôtel de ville, CS 50 199- 68 305 Saint-Louis cedex ; par mail : concertationSCOT@agglo-saint-louis.fr, dans un registre de concertation ouvert à cet effet au siège de SLA ou lors de la réunion publique.

La date limite de réception des observations du public est fixée au 21 février à 17 h. À l'issue de la concertation, le conseil communautaire de SLA en fera le bilan, puis le projet de Scot sera arrêté. Il fera l'objet d'une enquête publique au cours de laquelle le public pourra à nouveau s'exprimer.

La dernière phase de la procédure sera l'approbation du projet par SLA.

 

 
 

 

Intercommunalité  Conseil d'agglomération Une demi-heure très technique

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:15:20

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Intercommunalité  Conseil d'agglomération
Une demi-heure très technique
Les membres de Saint-Louis agglomération se sont réunis jeudi soir, en conseil. L'ordre du jour très technique et très rapide a été approuvé à l'unanimité.
 

 
Le transfert de propriété des collèges de Hégenheim, Sierentz et Village-Neuf au Département du Haut-Rhin a été voté à l'unanimité par SLA.
Une demi-heure, montre en main. C'est le temps qu'aura duré le conseil d'agglomération de SLA jeudi soir. Un temps qui aurait pu être bien plus long, l'ordre du jour ne comptant que des points techniques. En préambule, Jean-Marc Deichtmann, maire de Huningue et vice-président de Saint-Louis agglomération, a souhaité faire taire une rumeur concernant le président Alain Girny.

« Alain Girny nous transmet ses salutations et ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Il est hospitalisé depuis mercredi dans le cadre de la consolidation de son traitement reçu en 2018 pour éviter une rechute. Je tiens à préciser qu'il n'est pas malade, contrairement à la rumeur qui circule. Il restera éloigné de l'agglomération et de la Ville de Saint-Louis pendant quelques semaines. »

C'est donc le vice-président qui a pris les rênes du conseil. Il a annoncé le remplacement d'Élisabeth Grava, adjointe à la mairie de Saint-Louis, décédée le 1er janvier de cette année, par Pierrette Schweitzer, actuellement conseillère municipale à Saint-Louis. Après une minute de silence en mémoire d'Élisabeth Grava, Jean-Marc Deichtmann a ouvert ce conseil d'agglo. « Avec des points terriblement techniques ». À commencer par la dissolution des syndicats de communes compétents en matière d'eau, d'assainissement, de gestion des eaux pluviales inclus dans le périmètre de SLA. En effet, Saint-Louis agglomération ne déléguera pas les compétences précitées. Un point adopté à l'unanimité.
Transfert de propriété des collèges au Département

Autre point, le transfert de propriété des collèges de Hégenheim, Sierentz et Village-Neuf au profit du Département du Haut-Rhin. « Il s'agit d'une adaptation à la réalité. Nous avons déjà travaillé sur le sujet ces trois dernières années et sommes en tractation pour le collège de Kembs qui sera financé par le Département », précisait Jean-Marc Deichtmann.

« Maintenant le Département est responsable de tout », a rajouté Jean-Marie Belliard, maire de Sierentz et vice-président de SLA. « C'est un juste retour des choses. Et je précise que SLA reste propriétaire des Cosecs », a conclu Thomas Zeller, maire de Hégenheim et vice-président de SLA. En effet, SLA était jusque-là propriétaire foncier des collèges, mis à disposition du Département pour l'exercice de sa compétence relative aux établissements d'enseignement secondaire.

Ce dernier a sollicité SLA en vue du transfert en pleine propriété de ces établissements, à titre gratuit. Lorsque le Département effectuera des travaux de construction, de reconstruction ou d'extension sur ces biens, ce transfert est de droit, à sa demande, et ne donne lieu au versement d'aucune taxe ou honoraires. Or, le Département a effectué des travaux dans ces trois collèges. Une demande acceptée à l'unanimité.

Acceptée à l'unanimité aussi la convention de mise à disposition de la Maison du Lertzbach à l'association Les Lys d'argent qui gère également la résidence Blanchede-Castille, située sur le même périmètre. « Il n'y a aucune modification, il s'agit de la réunion de deux entités en une seule, avec une association qui gère l'ensemble », précisait Jean-Marc Deichtmann.
« Une mutualisation exemplaire »

La dissolution des groupements d'achats d'électricité et de gaz, ainsi que la création d'un groupement d'achat d'énergie ont été votés à l'unanimité. Ainsi, SLA devient le coordonnateur de ce groupement qui se chargera de l'organisation de l'ensemble des opérations de sélection d'un ou de plusieurs co-contractants, de la passation des marchés, de leur signature et de leur notification aux entreprises retenues.

Avant-dernier point à l'ordre du jour, la signature d'une convention portant sur le versement d'une subvention d'investissements par SLA, au titre du financement du projet de construction du pôle intercommunal porté par le Sivom Rami, entre Ranspach-le-Bas et Michelbach-le-Bas et d'une convention de mise à disposition gratuite des locaux du périscolaire créé au profit de SLA pour l'organisation d'activités relevant de l'enfance jeunesse. « Il s'agit juste de confirmer ce qui a été décidé depuis un bout de temps par SLA. C'est une mutualisation exemplaire », soulignait Jean-Marc Deichtmann. Approuvé à l'unanimité.

Dernier point, approuvé aussi à l'unanimité, le prolongement du financement et des actions de l'association ETB, dans le cadre du projet Interreg V Société civile pour 2020 et 2021. Ce projet permet à l'ETB de soutenir des projets transfrontaliers menés par des associations ou des initiatives portées par les acteurs de la société civile, dans le cadre du fonds européen Microprojets, durant la période de 2017 à 2020. Afin de prolonger les actions de l'ETB, SLA participera à hauteur de 7431 EUR, somme répartie sur 2020 et 2021.

Le prochain conseil communautaire de Saint-Louis agglomération est prévu le 12 février à 18 h.
Nadine MULLER

 

 
 

 

Herrlisheim  Droit de réponse Révision du PLU :le démenti de Jérôme Bauer

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:32:49

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Herrlisheim  Droit de réponse
Révision du PLU :le démenti de Jérôme Bauer
 

 
Émoi dans le village mercredi après la publication de notre article : « Révision du PLU : prise illégale d'intérêts ? » qui met en cause deux adjoints, Jérôme Bauer et Hugues Bannwarth. S'il est bien exact que le commissaire-enquêteur a donné un avis défavorable à l'enquête publique, certains éléments avancés par des personnes ayant participé à ladite enquête sont erronés.

Jérôme Bauer nous demande de publier le texte suivant : « Les propos rapportés [me concernant] sont totalement inexacts. En effet, mon cousin [Mathieu Bauer] a construit [dans une zone sensible], cependant je ne suis pas intervenu dans ce dossier dans la mesure où je n'étais pas encore conseiller municipal, encore moins adjoint au maire... J'ai été élu pour la première fois lors des élections municipales de mars 2014, alors que les faits qui me sont reprochés datent de bien avant...

En effet, le permis de construire de Mathieu Bauer a été délivré en 2013, date à laquelle je n'étais pas encore élu. C'est donc la preuve qu'a aucun moment, je n'aurai pu favoriser mon cousin et interférer dans ce dossier !

[Le maire Gérard Hirtz, qui a signé le permis de construire en question, rappelle qu'à cette époque ce sont les services du Département qui étaient chargés de l'instruction, N.D.L.R.]

Je souhaite que la vérité soit rétablie. Je compte d'ailleurs déposer dans les jours qui viennent une plainte pour diffamation contre les personnes qui colportent ces mensonges (les habitants qui ont écrit ces remarques dans l'enquête publique, N.D.L.R.).

J'ajoute que depuis que je suis élu, je me suis fixé comme règle de ne jamais prendre part au débat, ni au vote lorsqu'un dossier d'un membre de ma famille est concerné (le maire a confirmé ces propos, N.D.L.R.). »

M. Bauer, affecté par cette mise en cause, rappelle qu'il est un personnage public à travers ses différents engagements (adjoint au maire, président de l'association des viticulteurs d'Alsace, président de l'Inao Alsace, membre du CESER Région Grand Est).

 

 
 

 

Herrlisheim Révision du PLU :le démenti de Jérôme Bauer

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:19:49

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Herrlisheim   Révision du PLU :le démenti de Jérôme Bauer
 

 
Émoi dans le village, ce mercredi 29 janvier, après la publication de notre article, « Révision du PLU : prise illégale d'intérêts ? », qui met en cause deux adjoints, Jérôme Bauer et Hugues Bannwarth. S'il est bien exact que le commissaire-enquêteur a donné un avis défavorable à l'enquête publique, certains éléments avancés par des personnes ayant participé à ladite enquête sont erronés.

Jérôme Bauer nous demande de publier le texte suivant : « Les propos rapportés [me concernant] sont totalement inexacts. En effet, mon cousin [Mathieu Bauer] a construit [dans une zone sensible], cependant je ne suis pas intervenu dans ce dossier dans la mesure où je n'étais pas encore conseiller municipal, encore moins adjoint au maire... J'ai été élu pour la première fois lors des élections municipales de mars 2014, alors que les faits qui me sont reprochés datent de bien avant...

En effet, le permis de construire de Mathieu Bauer a été délivré en 2013, date à laquelle je n'étais pas encore élu. C'est donc la preuve qu'a aucun moment, je n'aurai pu favoriser mon cousin et interférer dans ce dossier !

[ Le maire Gérard Hirtz, qui a signé le permis de construire en question, rappelle qu'à cette époque ce sont les services du Département qui était chargé de l'instruction, ndlr]

Je souhaite que la vérité soit rétablie. Je compte d'ailleurs déposer dans les jours qui viennent une plainte pour diffamation contre les personnes qui colportent ces mensonges [les habitants qui ont écrit ces remarques dans l'enquête publique, ndlr].

J'ajoute que, depuis que je suis élu, je me suis fixé comme règle de ne jamais prendre part au débat, ni au vote lorsqu'un dossier d'un membre de ma famille est concerné [le maire a confirmé ces propos, ndlr]. »

M. Bauer, affecté par cette mise en cause, rappelle qu'il est un personnage public à travers ses différents engagements (adjoint au maire, président de l'association des viticulteurs d'Alsace, président de l'Inao - Institut national de l'origine et de la qualité - Alsace, membre du Ceser - conseil économique, social et environnemental régional - Région Grand Est).

 

 
 

Huningue Kembs Rosenau « Une complémentarité bénéfique »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:53:32

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Huningue Kembs Rosenau  « Une complémentarité bénéfique »
 

 
Les maires de Huningue, Rosenau et Kembs (de gauche à droite), lors de la signature, en compagnie des chefs de poste des polices municipales de Huningue et de Rosenau. Photo L'Alsace /S.Sp.
On ne change pas un partenariat qui fonctionne. C'est très certainement ce qui a motivé les maires de Huningue, Kembs et Rosenau à signer, pour la deuxième année consécutive, une convention de coopération entre leurs polices municipales respectives, « pour des événements ponctuels et exceptionnels », précise d'entrée le maire de Rosenau Thierry Litzler. Ces événements, c'est le maire de Kembs, Gérard Kielwasser, qui les liste : « Il s'agit des Foulées de Rosenau le 11 avril, de la course des Ofnis à Kembs le 23 août et du Slow up des Trois pays à Huningue le 20 septembre. »

À chaque fois, l'un des agents de la police municipale dont ce n'est pas le secteur est mis à disposition pour renforcer le dispositif de sécurité et encadrer la manifestation concernée. « Les habitants apprécient cette présence policière renforcée », constate Gérard Kielwasser. Thierry Litzler y voit, lui, une opportunité de doubler ce jour-là les effectifs de sa police municipale, qui compte deux agents et en accueille deux de plus à cette occasion. Un renfort qui est aussi très apprécié par le maire de Huningue, Jean-Marc Deichtmann, qui rappelle que « le Slow up est la manifestation qui attire le plus de monde à Huningue chaque année avec plus de 15 000 personnes certaines années ».
La chasse aux incivilités

Mais cette coopération va bien au-delà de ces trois rendez-vous annuels, comme l'explique Franck Benoit, le chef de poste de la police municipale de Rosenau : « On sollicite aussi nos collègues pour obtenir ou donner des renseignements, sur les déplacements des gens du voyage, par exemple. » Cela concerne aussi parfois du prêt de matériel, et de radars notamment, les trois polices travaillant avec les mêmes équipements. « Nous avons de bonnes relations et d'excellents échanges et le fait d'être en dehors de nos communes nous aide aussi à voir d'autres façons de travailler. On profite aussi des connaissances de nos collègues dans certains domaines. C'est une complémentarité bénéfique pour nos équipes », commente Bruno Lequin, chef de poste de la police municipale de Huningue.

Et si cette convention n'est en place que depuis un an, elle a déjà fait ses preuves, surtout dans des secteurs qui concernent les bans communaux des trois communes, à savoir la route du Sipes et la Petite Camargue alsacienne. Sur le premier axe, très passant, cela se traduit par des contrôles de vitesse renforcés et par l'utilisation de la vidéoprotection pour résoudre certaines affaires, liées aux cambriolages notamment.

Le long du canal de Huningue et dans la Petite Camargue alsacienne, les moyens sont mis en commun pour faire la chasse aux incivilités, en particulier la circulation des engins motorisés, qui est interdite. « Cela a donné lieu à quelques verbalisations l'an dernier, essentiellement de personnes qui pêchaient sans permis ou de jeunes qui circulaient à scooter », indique Franck Benoit.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

Fin de la grève chez Mahle Behr

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:35:39

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Fin de la grève chez Mahle Behr
 

 
Le conflit durait depuis jeudi dernier chez Mahle Behr, à Rouffach.  Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Le 7e jour de grève aura finalement été le dernier sur le site de Mahle Behr à Rouffach, où la quasi-totalité des grévistes ont mis fin à leur mouvement et au blocage de l'usine, ce mercredi après-midi. Ce dénouement intervient au terme d'une longue série de réunions aux allures de marathon, qui a vu ces derniers jours la direction, représentée par le président de Mahle Behr France Jorg Bergschneider, et l'intersyndicale quitter et revenir à plusieurs reprises à la table des négociations. Ce mercredi matin, la situation semblait encore totalement bloquée, la longue réunion de la veille, qui s'est poursuivie jusqu'en fin de soirée, n'ayant pas permis de trouver une issue au conflit. « Nous avons repris les négociations ce mercredi matin, pour finalement parvenir à un accord », a expliqué Youssef Zehri, délégué syndical CGT, qui se montrait plutôt satisfait des conditions obtenues dans ce protocole de fin de grève.

Le conflit portait sur les modalités de mise en oeuvre du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) annoncé par la direction fin 2019. Ce plan social, le 3e vécu par le site, prévoit la suppression de 236 emplois sur 640. Afin de mettre fin au conflit, la direction s'est engagée à conserver un effectif de 360 salariés actifs jusqu'à fin 2024, sachant qu'il devrait en rester encore 380 en juin 2021, à la fin du PSE.

Des concessions ont également été obtenues par les syndicats concernant les primes de départs volontaires et contraints, ainsi que sur les primes versées dans le cadre des NAO. Le protocole a été signé par quatre des cinq organisations syndicales (CFTC, CFDT, CFE-CGC, et CGT), seule l'Unsa ayant choisi de ne pas le ratifier, estimant que les propositions de la direction « n'allaient pas assez loin », selon son délégué Raphaël Keller.
S. C.

Colmar Fin de l'aventure pour l'agence Sentinel

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:41:23

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Colmar    Fin de l'aventure pour l'agence Sentinel
 

 
 
Le 2 décembre dernier, l'agence était encore accueillie au ministère de la Justice pour présenter son application, avec l'espoir de décrocher un gros marché. Moins de dix jours plus tard, le 11, Hervé Frantz doit annoncer la liquidation de sa société par actions simplifiées à ses salariés. Entre-temps, un « accident de trésorerie » est venu tout bouleverser, indique-t-il. Le désengagement d'un investisseur, qui devait réinjecter entre 150 000 et 200 000 EUR, a entraîné le retrait de deux autres financements à hauteur de 200 000 EUR chacun. Le 17 décembre, la liquidation était prononcée et les huit salariés ont été licenciés, provoquant la fin d'une aventure qui s'annonçait prometteuse.

La start-up s'était développée sur un credo : « Alerter plus vite pour sauver plus vite. » Capitaine des pompiers, Hervé Frantz avait imaginé Swelp, une application qui permettait de prévenir les secours à l'aide d'une simple photographie ou vidéo prise par téléphone.
Une application déclinable

Rapidement, l'agence Sentinel avait senti que son modèle économique ne pourrait se baser sur la seule urgence vitale. L'application a été déclinée à d'autres segments professionnels, aussi variés que le bâtiment - pour informer d'un problème sur un chantier -, la grande distribution, avec par exemple, des « alertes produits »...

Au plus fort de l'activité, la société employait 24 salariés. Basée à Colmar, elle possédait également des bureaux à Neuilly et comptait quelque 8 000 utilisateurs professionnels. Au fur et à mesure, l'emploi de certains salariés a été externalisé. Hervé Frantz avait toujours en ligne de mire la revente à terme de sa start-up, dans laquelle il avait investi toutes ses économies. Il avait même une échéance en tête : juin 2020. « Tout le système est en fonctionnement, abouti, les recherches et développements prévus ont été menés à leur terme, il manquait six mois de financement et un grand partenariat pour industrialiser ce que nous avons créé », regrette-t-il.

Aujourd'hui, il espère trouver des repreneurs actifs pour « continuer le chemin », plus que jamais convaincu de la capacité de son produit à révolutionner le monde du secours. Il n'a pas renoncé à l'entreprenariat et a déjà plusieurs autres projets en tête, notamment une application relative aux parkings : « Le fondateur d'une start-up, comme un auteur, rêve de changer le monde », sourit celui qui est aussi romancier.
M. B.

 

 
 

social  Réforme des retraites Les opposants alsaciens maintiennent la pression

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 05:59:46

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social  Réforme des retraites
Les opposants alsaciens maintiennent la pression
Alors que la phase parlementaire vient de démarrer, 1 200 personnes ont manifesté mercredi à Strasbourg et 300 à Mulhouse dans le cadre de la huitième journée nationale d'action contre le projet de système universel de retraite à points.
 

 
À Strasbourg, les opposants à la réforme ont battu le pavé pour la douzième fois depuis le 5 décembre.
Après huit semaines de contestation, et alors que la phase parlementaire vient de démarrer, les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires ont appelé ce mercredi à une huitième journée nationale interprofessionnelle de grève et d'action pour exiger le retrait de la réforme des retraites.

À Strasbourg, la manifestation organisée dans les rues du centre-ville en début d'après-midi par l'intersyndicale bas-rhinoise a mobilisé 1 200 personnes, un nombre en recul par rapport à vendredi dernier (entre 2 000 et 5 000).
Slogans, pétards et chorégraphies

L'avis très sévère rendu vendredi dernier sur la réforme par le Conseil d'État semble ne pas avoir eu localement l'effet galvaniseur attendu. Cela n'inquiète pas pour autant Jacky Wagner, secrétaire général de la CGT du Bas-Rhin : « Pour certains, la durée du mouvement et le nombre de jours de grève commencent à peser. Même si le rapport du Conseil d'État montre que le projet n'est pas dans les clous, on sait qu'il ne faut pas compter là-dessus pour amener le gouvernement à le retirer », analyse celui qui préfère relever « que le nombre de secteurs professionnels en lutte contre le projet continuait d'augmenter au fil des semaines ».

Parti de la place de la Bourse, le cortège, dans lequel avaient pris place un grand nombre d'enseignants et de cheminots, mais également des étudiants, des avocats, des métallos, des agents de la fonction publique, des intermittents du spectacle, des retraités, etc., a achevé son parcours place Kléber après avoir remonté la rue des Orphelins, la rue de Zurich, le quai des Pêcheurs, l'avenue de la Liberté, la place de la République et la place Broglie. Aux slogans anti-Macron répondaient les coups de pétards tonitruants déclenchés par les cheminots.

Des enseignantes féministes membres du collectif interprofessionnel « Haguenau en lutte » ont trouvé un moyen original pour dénoncer une réforme dont les femmes seront, disent-elles, « les grandes perdantes ». Costumées façon « Rosie la riveteuse », elles ont ponctué leur marche de chorégraphies exécutées sur une parodie musicale intitulée « A caus' de Macron », sur l'air de À cause des garçons, imaginées par l'association Les Effrontées et l'organisation altermondialiste ATTAC et maintes fois interprétées lors des manifestations parisiennes.
À Mulhouse, les femmes étaient en première ligne

Alors que la CGT du Bas-Rhin préconise, pour la suite, un étalement des manifestations, un rassemblement est à nouveau prévu ce jeudi, place Kléber à Strasbourg. Au programme : prises de parole de représentants syndicaux (17 h) puis retraite aux flambeaux (18 h 30).

La parodie d'A cause des garçons était aussi au programme à Mulhouse, le tout avec une chorégraphie parfaitement réglée. Ce mercredi, le cortège des manifestants s'est élancé du square de la Bourse sous une averse glaciale, dans un vent vicieux et sur un pavé glissant. Ils étaient 290 selon les forces de l'ordre et 300 selon les syndicats.

Quelques gilets jaunes se sont également joints au cortège, dans lequel on trouvait des drapeaux de la CGT (PSA, cheminots, Santé et action sociale), FSU et FO. Les têtes de listes aux municipales Loïc Minery (écologistes) et Julien Wostyn (Lutte ouvrière) étaient aussi de la partie. Le cortège s'est arrêté la permanence de campagne de Lara Million.
X.T. et L.G

 

 
 

 

Le moment de dire qui va payer pour les retraites ?

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:56:06

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Le moment de dire qui va payer pour les retraites ?
 

 
La mobilisation s'essouffle. À peine 100 000 manifestants, contre 249 000 la semaine dernière (chiffres police). Photo T.SAMSON/AFP
Les grévistes fatiguent, les trains roulent à peu près, les écoles sont ouvertes, les actions s'éparpillent entre les différents secteurs d'activité... Malgré des grèves suivies sur les ports ou dans l'énergie, les cortèges n'ont pas fait le plein ce mercredi avec 100 000 manifestants. Mais la réforme des retraites est loin d'avoir terminé son parcours et entre dans la phase financière par une question qui vaut cher : comment trouver 12 milliards d'euros en sept ans ?
« On peut fonctionner sans âge d'équilibre »

Une série de réunions entre le gouvernement et les partenaires sociaux doit répondre à la question. La CGT et FO, les deux organisations syndicales qui demandent le retrait de la réforme, ont accepté in extremis de participer, mais « comme de simples observateurs ». Du coup, la CFDT pose ses conditions à l'ouverture des débats : « Qu'on réponde d'abord aux exigences de justice sociale. Nous discuterons financement après avoir eu des assurances en termes de pénibilité, retraite progressive, minimum contributif et transitions pour les agents du public », a déclaré ce mercredi son leader Laurent Berger à qui le projet « ne convient pas dans l'état actuel ». Sur le long terme et l'âge d'équilibre prévu dans le projet de loi à partir de 2037 (fixé par hypothèse à 65 ans dans l'étude d'impact), le négociateur de la CFDT Frédéric Sève estime « qu'on peut fonctionner sans âge d'équilibre imposé à tout le monde. L'exigence de solidarité, c'est de travailler un certain nombre d'années, pas de travailler jusqu'à un certain âge ». En clair, l'âge de départ dépendrait de celui d'entrée dans la vie active et de la carrière.

Face à la détermination de la CFDT, le Premier ministre s'est contenté de rappeler l'objectif de parvenir à l'équilibre financier du système de retraites d'ici à 2027, et ce en trouvant le moyen d'injecter 12 milliards d'euros dans les caisses. Il demande d'évaluer le coût des mesures liées à la pénibilité. Discussions serrées en vue à deux semaines de l'examen de la réforme à l'Assemblée.

 

 
 

Mulhouse « À cause de Macron », le tube de l'hiver

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:06:27

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Mulhouse   « À cause de Macron », le tube de l'hiver
 

 
Emmanuel Macron, roi du « dance floor » social à cause des filles de la CGT, FSU et FO en colère... Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Vous vous souvenez d'À cause des garçons, du duo belge Laurence Heller et Hélène Bérard ? On est en 1987 et, avec ce tube, l'été 1988 fut particulièrement chaud, « d'la Côte d'Azur à Saint-Malo ». Avec À cause de Macron, du collectif de femmes luttant contre la réforme des retraites, l'hiver 2020 s'annonce également assez chaud côté social.

Par contre, question météo, faut repasser... À Mulhouse, ce jeudi 29 janvier à 14 h, le cortège des manifestants s'élance du square de la Bourse sous une averse glaciale, dans un vent vicieux et sur un pavé glissant. Qu'importe, la chorégraphie des filles est plutôt bien synchronisée - elles avaient déjà dansé sur ce titre le 24 janvier - et l'ambiance est à la rigolade au moment du couplet « Tu déconnes, on se laisse pas faire, tu nous prends toutes pour des connes ».

Quand le cortège s'élance, la CGT et la police annoncent peu ou prou le même chiffre de mobilisation : 290 du côté de la force publique et 300 pour les syndicats. Quelques gilets jaunes sont également de la partie, mais le gros des troupes défile sous les drapeaux de la CGT (PSA, cheminots, Santé et action sociale), FSU et FO.
Les femmes montrent qu'elles sont mobilisées, imaginatives et toniques

Côté politique, les candidats Loïc Minery (pour les Verts) et Julien Wostyn (pour Lutte ouvrière) sont également de la partie, mais la candidate qui fait le buzz se nomme Lara Million. Elle n'est pas dans le cortège, mais le défilé s'arrête devant sa permanence de campagne, rue des Bons-Enfants, pour effectuer une nouvelle chorégraphie et manifester bruyamment contre la candidate soutenue par la République en marche. Bruno Fuchs, le député MoDem et membre de la liste de Lara Million, a droit à un traitement verbal de faveur...

Le cortège va encore passer devant la permanence de Michèle Lutz et Jean Rottner sans marquer d'arrêt avant d'exécuter une troisième et dernière chorégraphie, à Porte Jeune, toujours sur l'air d'À cause de Macron. Devant, les femmes montrent qu'elles sont mobilisées, imaginatives et toniques, mais derrière, les rangs s'éclaircissent au fil des rues parcourues. Quand le rassemblement revient à son point de départ, il ne reste guère plus d'une centaine de manifestants. La date du prochain défilé n'est pas encore fixée mais la chanson À cause de Macron n'a pas fini de grimper au top 50 de la colère sociale.
Laurent GENTILHOMME

 

 
 

Hésingue École de comédie musicale de La Comète Les Zétoiles à l'Élysée : « On n'en revient toujours pas ! »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:13:09

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Hésingue École de comédie musicale de La Comète
Les Zétoiles à l'Élysée : « On n'en revient toujours pas ! »
Lumières, miroirs, art contemporain et tapis rouge... Les Zétoiles sont rentrés ce lundi de leur visite à l'Élysée. Encore sous l'euphorie de cet évènement exceptionnel mais satisfaits aussi d'avoir rempli la mission de représentation confiée par l'ensemble de leur troupe.
 

 
Dimanche, au Palais de l'Élysée, les trois jeunes comédiens représentant les Zétoiles de Hésingue ont échangé avec le président Macron à qui ils ont offert une photo dédicacée par les 50 artistes de leur troupe.
Ils avaient déjà pris la parole à l'Unesco, il y a deux mois dans le cadre du 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant. Dimanche, Elisa Velloso, Manon Laurentz et Louis Werthlé, trois jeunes de la troupe de l'école de comédie musicale de Hésingue, Les Zétoiles, ont repris la route vers la capitale à l'invitation du président Macron.

Ils reviennent ce mercredi sur cette fabuleuse visite au Palais de l'Élysée durant laquelle ils ont pu approcher mais aussi échanger avec des personnalités concernées par les droits des jeunes. « Nous arrivions tout juste devant l'Élysée quand la défenseure des enfants, Geneviève Avenard, est venue vers nous en s'écriant : "La Comète !"», racontent les adolescents.

Il faut dire que le trio avait pris la peine de se présenter maquillés et costumés sous les ors de la République. Pas de visite guidée des lieux, mais, très impressionnés, ils ont suivi « le chemin qui mène à la salle des réceptions » où un goûter leur avait été préparé par les pâtissiers de l'Élysée.
« Nous voulions rencontrer les politiques »

Pourtant, ce ne sont pas du côté des gourmandises, « madeleines, brochettes de fruits au chocolat... » qu'ils se sont le plus régalés. « Nous voulions rencontrer les politiques, explique Manon, échanger avec eux et leur faire comprendre que, derrière nous, il y a aussi plus de 45 autres comédiens de notre troupe. » Alors, ils ont joué des coudes dans la salle qui rassemblait près de 150 autres jeunes. Parmi ces derniers, « la plupart étaient concernés directement pour avoir vécu des situations lourdes », précise Wilfried Laporal, metteur en scène et auteur à la Comète. Les Hésinguois ont donc choisi de venir sous les traits et les costumes de leur personnage de scène. « Nous étions les seuls artistes présents à cette réception », soulignent les adolescents bien décidés à porter leurs messages et se faire les porte-voix de « ce que sont et devraient être les droits de l'enfant ».

Armés de plusieurs exemplaires du DVD de Mont Trésor, leur création, ils sont allés à la rencontre de Jacques Toubon, le défenseur des droits. « Il s'est souvenu de notre extrait de spectacle joué à l'Unesco », jubile Elisa, « et nous a posé des questions sur notre travail artistique, notre région... »
Se faire voir et l'aborder

Elle s'amuse encore « des traces de maquillage rouge qu'elle lui a laissé sur le nez au moment de la bise ». La distribution des DVD s'est prolongée, prétexte à d'autres rapprochements : avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de la protection de l'enfance... « tous très impressionnés par le nombre de spectateurs devant lesquels nous nous sommes déjà produits ».

Les trois Zétoiles, élues par la troupe de l'école de comédie musicale de Hésingue, pour la représenter au Palais de l'Élysée, dimanche : de gauche à droite, Elisa Velloso, Louis Werthlé et Manon Laurentz. Photo DR

Avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale. DR /Ghislaine MOUGEL

Avec Jacques Toubon, le défenseur des droits. DR /Ghislaine MOUGEL

Au premier plan et de dos, la Première dame, Brigitte Macron, et le metteur en scène, auteur et professeur de théâtre de la troupe des Zétoiles à Hésingue. DR /Ghislaine MOUGEL

Autour du président Macron, Lauriane Fritz (administratrice de l'école), Elisa Velloso, Manon Laurentz et Louis Werthlé (les trois comédiens), Josiane Chappel (du comité directeur de l'Envolée), Wilfried Laporal (auteur et metteur en scène). DR /Ghislaine MOUGEL

Et puis, le moment tant attendu est arrivé lorsque le président de la République et son épouse sont enfin entrés en scène. « Il nous est apparu très différent de l'image que nous en avons à la télé. Il était très décontracté, sans cravate, pas rasé. Il a dit : "Je suis là pour discuter avec vous" ». Ne restait plus qu'à forcer gentiment le passage pour se faire voir et l'aborder.
Rencontre avec le président

La voie s'est ouverte grâce à Brigitte Macron. Alors que le trio s'apprêtait à lui offrir la photo des Zétoiles dédicacée par l'ensemble des jeunes artistes hésinguois, « elle nous a dit : "Mais c'est à mon mari que vous devez la donner" et elle nous a conduits jusqu'à lui », racontent les jeunes encore très émus. Et là, nouveau miracle : « Lui aussi, nous a reconnus, en nous précisant où nous étions assis à l'Unesco. »

En fin de soirée, le président et son épouse ont sacrifié à la traditionnelle séance photo.

« Nous sommes tous passés, par petits groupes, devant le photographe de l'Élysée », se souviennent les jeunes, « mais comme nous étions les derniers, nous avons insisté pour le voir encore une fois. » Entre-temps, Wilfried Laporal en avait profité pour inviter la Première dame à venir applaudir Mont Trésorsous La Comète à Hésingue. Il a aussi lancé l'idée d'interpréter le spectacle avec toutes les Zétoiles lors du Noël de L'Élysée. Rêve ou réalité ? Le metteur en scène est quand même reparti avec, en poche, la carte de visite du directeur de cabinet de Brigitte Macron.
« Très privilégiés et tellement légers »

La fête s'est achevée sur les coups de 20 h. « Dans l'euphorie totale ! Alors, dès la sortie, on a commencé à envoyer des photos aux copains restés à Hésingue [...] nous nous sentions à la fois très privilégiés et tellement légers. » Puis, avec les trois adultes qui les ont accompagnés, dont également Josiane Chappel et Lauriane Fritz, les jeunes sont allés se poser dans un restaurant parisien « histoire d'en reparler entre nous, chacun avec nos regards différents ».

Et puis, dans le train du retour, silence radio ! « Nous étions complètement vidés », conviennent les jeunes ambassadeurs, fiers d'avoir rempli la mission confiée par leurs partenaires de scène.
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75e anniversaire de la Libération A Grussenheim « On dormait sur la paille, comme des militaires »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:30:08

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75e anniversaire de la Libération A Grussenheim
« On dormait sur la paille, comme des militaires »
Lydia Dietsch avait 14 ans lorsque les combats pour libérer Grussenheim ont débuté, dans la nuit du 27 janvier 1945. Sa maison détruite, elle a erré de caves en bunkers bondés pendant les trois jours nécessaires aux forces françaises pour reprendre le village, au prix de nombreux morts.
 

 
Lydia Dietsch avait 14 ans lors de la bataille de Grussenheim.
À l'entendre, elle n'aurait « rien à raconter ». Lydia Dietsch était pourtant aux premières loges pendant les trois jours de combats entre les fantassins de la 12e compagnie du régiment de Marche du Tchad accompagnés de la 2e Division Blindée et les soldats allemands en poste à Grussenheim. Les combats de la Poche de Colmar, plus meurtriers que ceux du débarquement en Normandie, ont durement touché son village : Grussenheim a été détruit à 75 % et 600 personnes, tant civiles que militaires, ont perdu la vie entre le 26 et le 29 janvier 1945.

Pour Lydia Dietsch, tout a débuté le soir du 27. « On est allé se coucher avec mes trois frères quand tout à coup, on a entendu toutes les fenêtres claquer. Des petits éclats tombaient du ciel. Mon père nous a dit de sortir et on est allé chez Heckabeck, le boulanger ». Ce soir-là, 50 soldats mourront dans une tentative française de passer la Blind, la rivière qui permet d'accéder au village. Lydia et sa famille passent la nuit dans le fournil du boulanger Albert Heck, rue des Vosges. « Mais on était trop nombreux, il y avait une quinzaine de personnes ». Au petit matin, ils tentent leur chance chez le voisin d'en face, qui a une étable rue de la Paix. « On était une vingtaine. On dormait sur la paille, comme des militaires. Grâce aux bêtes, on n'avait pas froid ». Heureusement car dehors, le mercure affiche moins 20 degrés et une épaisse couche de neige recouvre les rues.

La Grand'Rue le 29 janvier 1945, à l'intersection avec la rue du Ried. Photo prise par un militaire de la 5e Division blindée. Photo DR /Oscar Deutsch

Dès ce premier jour dans l'étable, la maison familiale de Lydia brûle. « Les voisins ont demandé à mon père s'il ne voulait pas récupérer des affaires. Mais lui a dit « laisse brûler. Que veux-tu qu'on emporte avec nous... ». De toute façon, on n'avait pas de place. On n'avait rien, juste nos habits, des couvertures et un coussin, pour pouvoir dormir ».

« Ensuite, les Allemands ont lancé une contre-attaque. Ils étaient près du Rhin. Ils tiraient, les Français aussi. Jean-Baptiste Diestch est allé jeter un oeil par la porte, du côté de l'Allemagne, quand tout à coup, un éclat de mortier est rentré. On ne voyait plus rien. On était tous regroupés dans la rigole, au fond de l'étable. Quand on a retrouvé Jean-Baptiste Dietsch, il se dirigeait vers un abri en face, en se tenant le bras. Il avait été blessé ».

Lydia Dietsch (ici en photo avec ses parents et ses frères à 16 ans) a eu la chance de ne perdre aucun membre de sa famille pendant les trois jours qu'ont duré les combats Photo DR
Soldats apeurés

« Vers 16 h ce jour-là, deux Allemands sont venus chez nous, le fusil en bandoulière. Ils voulaient se cacher dans notre cave. Mais mon père avait fait la 1re Guerre mondiale. Il s'y connaissait. Il savait que si les Français contrôlaient notre cave, les deux Allemands allaient tirer et nous serions tous fichus. Alors il les a convaincus d'aller se cacher dans un autre abri, en face ». Les jeunes soldats allemands « tremblaient comme des feuilles, mais mon père leur disait de ne pas avoir peur, qu'au pire ils seraient faits prisonniers », se souvient Lydia Dietsch. Pour consacrer leur reddition, « mon père a pris leurs fusils et les a simplement jetés dans la neige ». Les soldats ont filé vers l'abri. « On n'a plus rien su d'eux ».

Le clocher de l'église de Grussenheim, qui servait de poste de tir aux Allemands, a été détruit par un char français au matin du 28 janvier. Derrière le viseur, un Alsacien : Roland Hoerd. Son tir réussi permet aux deux chars français de progresser vers le village.. Photo DR /Collection Dusehu
Debout dans le bunker

« Le jour, c'était calme, on pouvait sortir. C'est la nuit et le matin que les combats avaient lieu », se rappelle Lydia Dietsch. Mais la place manque cruellement dans les caves et les deux bunkers qui abritent les habitants durant les combats. « Le troisième jour, on a tenté de fuir vers Jebsheim ; les routes étaient bloquées. Le curé nous a conseillé d'aller nous réfugier dans un des deux bunkers mais quand on est arrivé, certains ont rouspété. Ils étaient déjà tellement nombreux, qu'ils devaient se tenir debout. Seuls les anciens pouvaient se reposer à tour de rôle un petit moment. Au bout d'une nuit, on a décidé de repartir à l'étable ». Un de ces bunkers sera touché par un obus de mortier, des familles entières seront décimées. Celle de Lydia tiendra les trois jours, sans blessure.

Lydia Dietsch en 1946 avec à sa droite son futur mari, Émile, et à sa gauche un ami commun, Roger Schreiber Photo L'Alsace /DR

« Quand on y pense maintenant, on se dit qu'on a eu de la chance de survivre, mais sur le moment, on était peut-être trop jeune, on n'a pas eu peur ». Ce n'est qu'au matin du 29 janvier, lorsque cesseront les combats, que le village réalise l'ampleur de ces derniers, découvrant les corps jonchant les rues : « Il y avait tellement de morts », résume Lydia Dietsch.
Marie-Lise PERRIN Notre podcast sur dna.fr

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A Colmar Le 8 février, « c'était le délire ! »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:31:10

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A Colmar
Le 8 février, « c'était le délire ! »
Ancienne professeure agrégée d'histoire, Suzanne Haldenwang avait 18 ans le 2 février 1945. A l'occasion des 75 ans de la Libération, elle se remémore les temps forts de l'Occupation.
 

 
Suzanne Haldenwang avait 19 ans lors de la libération de Colmar.
« Je m'en souviens comme si c'était hier », sourit Suzanne Haldenwang. Ce 14 juillet 1940, la communauté protestante de Colmar, menée par le pasteur Bresch, prépare l'office du dimanche. Ce sera la dernière fois que le culte est célébré en français. Pour l'occasion, on avait autorisé des prisonniers à participer à l'office.

Ces derniers font leur entrée sur la deuxième béatitude, « heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés ». Suzanne Haldenwang ironise : « Ça tombait à pic ! » « Toute l'assemblée s'est levée d'un coup, comme dans les mariages quand on se tourne ou dans les enterrements quand on regarde passer le cortège. » Impossible d'oublier le sermon du pasteur Bresch, profondément francophile, exhortant les prisonniers et la paroisse au courage. A chaque fois qu'elle évoque cet événement, Suzanne est gagnée par l'émotion.
« Ce n'est pas fini, les Anglais sont toujours là »

Lorsque l'Alsace est annexée, la jeune fille a treize ans et demi. Elle se rappelle l'état de choc dans lequel est plongée la population colmarienne. « On avait interdiction de parler français, et on comprenait que la situation ne présageait rien de bon ». Mais rien ne peut atteindre l'optimisme de la jeune fille et de sa famille. L'ancienne enseignante se souvient de son père, tournant dans sa chambre comme un lion dans sa cage et martelant : « Ce n'est pas fini, les Anglais sont toujours là. Les Anglais ne renoncent jamais ! »

Conférence du général de Lattre aux Catherinettes, à Colmar. Reproduction /Hervé KIELWASSER

Conférence du général de Lattre aux Catherinettes, à Colmar. Reproduction /Hervé KIELWASSER

Suzanne Haldenwang âgée de 19 ans (au centre) à la tête d'un groupe d'éclaireuses la cérémonie du 8 février 1946. Photo fournie /S. Haldenwang

La cérémonie du 8 février 1946, place Rapp. Reproduction /Hervé KIELWASSER

Le général de Lattre, figure de la Libération de Colmar. Reproduction /Hervé KIELWASSER

Les généraux de Lattre et Devers, commandant les forces américaines, place Rapp. Reproduction /Hervé KIELWASSER

Le général de Lattre et son « escorte » avenue de la République le 8 février 1945. Photo fournie /S. Haldenwang

Suzanne Haldenwang. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Un ouvrage dédicacé par le général de Lattre lors de la cérémonie de février 1946. Reproduction /Hervé KIELWASSER

le char Austerlitz, le jour du défilé de la Libération, le 8 février 1945. Photo fournie /S. Haldenwang
« Les Français sont arrivés ! »

La libération tant attendue arrive le 2 février 1945. Suzanne se souvient de ces journées d'angoisse. « On était à la cave. Depuis l'automne, ça tirait, c'était surtout les bombardements américains. » Le 2 février, la jeune femme et sa mère tombent sur une voisine qui les enjoint de préparer une grande soupe de pommes de terre. « Les Français sont arrivés ! » Mais les deux femmes sont obligées de redescendre à la cave. Le quartier où elles habitent, rue du Nord, est encore la cible de tirs. C'est seulement lorsqu'on annonce à Suzanne que le drapeau français a été hissé à la mairie que la jeune femme laisse éclater sa joie. « A ce moment-là, on ne m'a plus retenue. J'ai couru jusqu'à la mairie. » Suzanne se souvient également de la grande parade organisée au Champs de Mars le 8 février avec le maréchal de Lattre, « c'était le délire ! »

A la folie de la Libération succède l'après-guerre, compliquée. « Il fallait se reconstruire intellectuellement », explique celle qui se retrouve vite aux prises avec des considérations bien plus pragmatiques. Après avoir obtenu l'Abitur, il faut désormais passer le baccalauréat. Mais s'étant vue interdire l'usage du français pendant quatre ans, ce n'est pas une mince affaire. A force de travail et de ténacité, la jeune femme parvient à décrocher son diplôme, quelques années plus tard le CAPES et, enfin, le prestigieux examen de l'agrégation d'histoire, en 1954.
Axelle JAMME

 

 
 

 

Strasbourg   L'hommage au grand Émile

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:03:46

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Strasbourg  
L'hommage au grand Émile
Les obsèques d'Émile Jung, chef triplement étoilé décédé ce lundi, auront lieu lundi 3 février à 14 h 30 à Strasbourg, dans cette cathédrale qu'il aimait tant.
 

 
Émile Jung .
Les obsèques d'Émile Jung, chef triplement étoilé décédé ce lundi, auront lieu lundi 3 février à 14 h 30 à Strasbourg, dans cette cathédrale qu'il aimait tant.

La cathédrale risque d'être plus que bondée. Non seulement parce qu'Émile Jung était un chef trois-étoiles populaire et respecté dans la profession ; mais aussi parce que l'homme était aimé pour sa gentillesse, sa générosité, sa pédagogie. Il a formé plusieurs générations de cuisiniers qui officient désormais à travers la France et dans le monde entier ; il laisse ainsi de nombreux orphelins derrière lui.

Une brigade composée de chefs prestigieux d'ici et d'ailleurs sera de la cérémonie. Et pour que la profession rende un dernier hommage à l'un de ses principaux mentors, les chefs ont reçu la consigne de se présenter en veste de cuisinier. Des représentants des Maîtres cuisiniers de France, des Relais & Châteaux, des Chefs d'Alsace, des Étoiles d'Alsace et de l'Association des sommeliers d'Alsace, dont il était l'un des membres fondateurs, sont attendus.

L'office sera célébré par le père Denis Ledogar et plusieurs prises de paroles sont prévues. Le maire de Strasbourg, Roland Ries, sera également présent.

 

 
 

 

Université Congrès de l'Unistra Un avenir plus vert et plus incertain

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:05:54

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Université Congrès de l'Unistra
Un avenir plus vert et plus incertain
L'Université de Strasbourg a tenu son congrès lundi 27 janvier. L'occasion de débattre de son projet Cap 2030, de la prise en compte des enjeux climatiques et d'exprimer son inquiétude sur les lois et réformes à venir.
 

 
Penser « durabilité et neutralité carbone » dans l'organisation des campus.
L'université de Strasbourg avait engagé en mars et avril 2019 une grande consultation auprès des étudiants, des personnels administratifs et enseignants chercheurs, pour élaborer son projet stratégique pour les 10 ans à venir, Cap 2030. Le document central a été présenté aux congressistes, réunis lundi à l'Unistra avant le lancement du projet en février prochain.

Toujours pour préparer l'avenir, l'association étudiante Afges a proposé une motion demandant « la mise en place d'un état d'urgence climatique » avec quatre grandes orientations pour faire de l'Unistra « une université plus verte » : rendre systématiques l'éducation générale aux enjeux climatiques et environnementaux dans les futures maquettes de formation ; favoriser les projets de recherche sur ces enjeux ; penser durabilité et neutralité carbone dans l'organisation des campus ; refuser progressivement de nouveaux partenariats avec des organisations allant à l'encontre de la préservation du climat et de l'environnement.

Ce texte adopté à une large majorité des 94 votants (71 pour, 19 abstentions et quatre contre) a une portée symbolique mais pas seulement. Concernant les enjeux financiers et les soutiens d'organisations non respectueuses de l'environnement, les élus ont précisé qu'une partie des sommes sera fléchée vers des acteurs permettant d'atteindre les objectifs « verts ».

Dans ce souci de prendre en compte les enjeux climatiques, un bilan complet des actions sera mené sur les différents campus. Une démarche d'autoévaluation des actions et l'engagement de l'Unistra sera relayée auprès d'Eucor et de l'université européenne Epicur.

Une cinquantaine de personnels et étudiants mobilisés contre la réforme des retraites, la LPPR (loi de programmation pluriannuelle de la recherche) et la réforme de la formation des enseignants étaient intervenus en début de congrès pour exprimer leurs inquiétudes.

Des inquiétudes en partie partagées par le congrès qui a voté à l'unanimité une motion soulignant que dans l'avant-projet de loi LPPR « plusieurs éléments actuellement proposés sont de nature à porter un préjudice irréversible à la recherche publique » : concentration accrue des financements sur quelques établissements et équipes ; choix de privilégier les financements sur projet ; modulation des services des enseignants-chercheurs ; arrêts des recrutements d'enseignants-chercheurs et autres personnels titulaires au profit de recrutements temporaires et précaires.
Risque d'un « préjudice irréversible à la recherche publique »

Dans cette motion, le congrès rappelle que toute politique de recherche suppose que soit « garanti le principe de liberté et de pluralité des activités académiques et scientifiques », qu'elle doit s'appuyer « sur un plan ambitieux de recrutements de titulaires » et qu'une politique des sciences « se fonde sur une approche coopérative et pas seulement sur la mise en concurrence systématique des laboratoires ». En attendant, le mobilisation s'organise à l'Unistra et dans ses composantes où se sont tenues et se tiendront plusieurs assemblées générales.

Lors des échanges avec les personnels en lutte, il a également été indiqué par la présidence de l'Unistra que l'opportunité de porter plainte, au nom de l'université, contre les violences commises par l'Action française au mois de décembre était toujours en cours d'analyse par le service juridique de l'université.
J.-F.C.

 

 
 

 

Télévision Colmar Norbert revisite le baeckeoffe

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:11:38

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Télévision Colmar
Norbert revisite le baeckeoffe
 

 
À Colmar, Norbert Tarayre a décidé de déstructurer le baeckeoffe en trois heures à peine, poterie comprise. L'émission sera diffusée au printemps sur 6ter, canal du groupe M6.
La Grande vadrouille de Norbert est une émission télévisée qui vise à faire découvrir le patrimoine gastronomique français dans un tour de l'Hexagone en camping-car. À Berrwiller, Norbert Tarayre a tout d'abord découvert la recette originale du baeckeoffe d'Yves Feder.

Ce mardi, dans la salle des Catherinettes à Colmar, il a réalisé sa version du plat traditionnel alsacien. Durant trois heures, il a animé son "cook show" devant plus de 200 fans du personnage haut en couleur. Il était ce mercredi à Marlenheim pour rencontrer des Alsaciens et évoquer leurs traditions.L'originalité de son plat, imaginé comme une tourte, est qu'il cuit en sarcophage dans une poterie réalisée spécialement pour la recette.

Jugé par la confrérie de la tarte flambée, on saura si son plat est convaincant dans les semaines à venir en prime time sur la chaîne 6ter.

 

 
 

 

Sundhoffen  Viva la Musica ! Une belle soirée pour les mélomanes

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:34:18

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Sundhoffen  Viva la Musica !
Une belle soirée pour les mélomanes
Un public nombreux a assisté au concert annuel de la société de musique Espérance samedi dernier dans la salle Jean Sick à Sundhoffen.
 

 
Les musiciens de l'Espérance ont charmé leur public.
Si le concert a commencé d'une façon un peu nostalgique avec « Nostalgia » il a rebondi grâce à « Jump and joy » et, « Strait feet », avant d'aller au-delà de l'horizon (« Beyond the Horizon »). « Sympatria » a clôturé la première partie.

Le président Arnaud Zimmerlin a salué les personnalités présentes, Eric Straumann, député, les adjoints de Sundhoffen, le maire Jean-Marc Schuller étant au pupitre clarinettes, et des représentants des sociétés de musique des alentours.

La deuxième partie a été présentée par le capitaine Haddock « moule à gaufres, bachi-bouzouk, phlébotome », en l'occurrence la talentueuse Christine Pfau qui a fait rire l'assistance par ses interventions, concoctées par le duo Emmanuel et Guillaume.

Embarquement ensuite vers la pop musique avec « Wind on the Hill », Cuba avec « Cuba sounds », ne manquaient que les cigares et le rhum. Puis, fredonné par tout le public, la chanson de marin interprétée par Hugues Auffray, « Isseo, Santiano ». « Get Up and go » précéda le final avec comme soliste Arnaud Zimmerlin et ses cuillères pour une très entraînante « Löffel Polka », la polka des cuillères.

Une tombola bien garnie fit beaucoup d'heureux et on se donna rendez-vous en 2021 pour le centième anniversaire de l'Espérance !

 

 
 

 

Volgelsheim  Assemblée générale et remise de récompenses Des jeunes athlètes en devenir

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 05:54:10

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Volgelsheim  Assemblée générale et remise de récompenses
Des jeunes athlètes en devenir
L'assemblée générale du Club Athlétisme Volgelsheim s'est déroulée vendredi devant un public très clairsemé.
 

 
Les jeunes du club d'ahtlétisme lors de la remise des récompenses
Le vice-président Jean Marc Schwarz a présenté cette réunion avec la participation active du trésorier Thierry Lichtlé et du secrétaire Daniel Fieux.

Le nombre global des licences est en très légère baisse par rapport à la saison précédente (de 35 à 32). L'école d'athlétisme, activité principale du club, apporte le tiers des licenciés, qui se fidélisent en catégorie benjamins, mais peu au-delà.

Jean-Marc Schwarz tout comme le trésorier Thierry Lichtlé ont souligné le soutien important et qui perdure depuis de longues années de la mairie en assurant l'accès aux équipements notamment. Le club bénéficie également du soutien du conseil départemental.

Pour la 1re fois depuis de longues années, il bénéficie également d'une subvention du centre national des sports, directement géré par la fédération française d'athlétisme

Ces aides permettent au club de s'équiper en matériel, de déplacer les plus jeunes sur leurs premières animations compétitives, et de soutenir ses athlètes émergents (stages déplacements....).

Thierry Lichtlé a mis en évidence la gestion financière rigoureuse du club avec, comme poste important de dépenses, les déplacements, et cette année l'habillement avec les noveaux maillots obligatoires. Il a également remercié la mairie qui répond positivement aux sollicitations notamment pour l'entretien de la cage de lancer.

Claude Schaal, adjoint qui représentait le maire, a dit sa satisfaction de voir la solidité du club grâce à l'encadrement notamment de Jean Marc Schwarz et des encouragements à continuer.

Des coupes ont été remises en raison des bons résultats.

Candyce Bonjean (benjamine) est championne du Haut-Rhin en relais 4 x 60 m, par équipe, 1e en pentabond (11,09 m), en relais 4 x 60 m par équipe et au marteau 2 kg avec 25,56m.

Maëline Schwarz a également été sacrée championne du Haut-Rhin en salle le 19 janvier avec 1,46 et en relais 4 x 60 m.

En compétition régionales et nationales et records, Candyce Bonjean a terminé 4e par équipe en 4x 60 m, au marteau et au triple saut. En outre, Gabirele Engelhardt, licenciée à Athlétisme Volgelsheim, a établi un nouveau record d'Allemagne au marteau 3 kg avec 50,84 m.

 

 
 

 

Un lien pour identifier les objets volés

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:44:26

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Un lien pour identifier les objets volés
 

 
Un site internet a été mis en place pour retrouver les propriétaires d'objets volés lors de cambriolages dans la région. DR
Après plusieurs mois d'investigations marqués par la collaboration entre la police et la gendarmerie nationale, une enquête dirigée par le parquet de Mulhouse, puis par un juge d'instruction de la ville, a permis aux enquêteurs de la brigade de recherche de la gendarmerie de Soultz et au groupe anti-cambriolages de la sûreté départementale de Mulhouse, de démanteler une équipe à tiroirs de malfaiteurs, suspectés d'avoir commis plusieurs dizaines de cambriolages dans des résidences principales de la région mulhousienne, en Allemagne et en Suisse.

On parle de plus d'une cinquantaine de cambriolages clairement identifiés et dont ils seraient les auteurs, même si l'enquête n'est pas terminée. Au cours d'une vaste opération menée à la mi-décembre, six individus domiciliés à Mulhouse, Saint-Louis et Hégenheim ont été interpellés.

Les perquisitions ont permis la découverte de nombreux bijoux, de maroquinerie, de vêtements et d'objets divers comme du matériel de chantier ainsi qu'un montant de 10 000 EUR, composé de devises françaises et étrangères, et la saisie de sept véhicules. Lors de la perquisition à Hégenheim, les fonctionnaires ont notamment trouvé chez le receleur, un Albanais de 43 ans, des pièces d'or dissimulées dans des livres et des billets cachés derrière les cadres des tableaux.

Aujourd'hui pour faciliter l'enquête, un lien a été mis en place permettant de recenser les objets volés dont les propriétaires n'ont pas été identifiés. Avec le message suivant : « Si vous parvenez à identifier un objet, vous appartenant, merci de prendre contact avec la brigade de recherches de Soultz au 03.89.74.97.36. »
Alain CHEVAL SURFER https://cambri68.wordpress.com/2020/01/29/identification-dobjets-provena...

Horbourg-Wihr Un piéton renversé

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:16:56

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Horbourg-Wihr Un piéton renversé

Un piéton a été heurté par une voiture, ce mercredi vers 7 h 15 à Horbourg-Wihr, à l'intersection de la Grand-rue et de la rue du Rhin. Légèrement blessé, cet habitant de la commune âgé de 71 ans a été transporté par les pompiers à l'hôpital Pasteur. L'automobiliste, un homme de 53 ans, a déclaré aux gendarmes n'avoir pas vu le piéton s'engager sur le passage protégé.
Soultzeren Camion bloqué au col du Wettstein

Le col du Wettstein entre Soultzeren et Orbey a été fermé à la circulation, ce mercredi en milieu et fin de matinée, en raison de la présence d'un poids lourd qui s'est mis en portefeuille en travers de la RD48 enneigée. Les services du Département sont intervenus.

Compte tenu des conditions climatiques, tous les cols vosgiens haut-rhinois - sauf le celui du Bonhomme - étaient interdits, hier soir encore, aux véhicules de transports de marchandise de plus de 3,5 tonnes.
Labaroche Un arbre menaçait de tomber

Il a été signalé aux pompiers qu'un arbre menaçait de tomber sur la chaussée, ce mercredi matin vers 6 h à Labaroche, plus précisément à Basse Baroche. Les agents du conseil départemental l'ont débité.
Colmar Feu de benne

Les pompiers ont éteint une benne à papier en feu, ce mercredi vers 12 h 45, rue Billing à Colmar.

 

 
 

Colmar Violente agression devant le palais de justice

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:47:05

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Colmar Violente agression devant le palais de justice
 

 
Une jeune femme travaillant au palais de justice de Colmar a été rouée de coups juste devant le bâtiment, lundi vers 8 h, par une adolescente venant de lui dérober son téléphone portable. Cette jeune diplômée en droit se rendait à son travail lorsqu'on lui a arraché le téléphone portable qu'elle tenait dans une main, sous une manche alors qu'elle avait ses écouteurs dans les oreilles, du côté de la rue Bruat près de la préfecture, toujours au centre-ville. Un vol accompagné de menaces si elle ne s'exécutait pas.

Lançant à la voleuse que son téléphone détenait des choses importantes pour elle, la victime a tenté de lui proposer de retirer de l'argent pour lui donner en échange. En se rapprochant du tribunal judiciaire situé 200 m plus loin, place du Marché-aux-Fruits, elle espérait aussi croiser quelqu'un qu'elle connaît et qui pourrait l'aider.

Une fois arrivée sous les fenêtres du palais, à hauteur du square Pfeffel, elle a tenté de reprendre son téléphone à la voleuse. Mais celle-ci l'a tirée par les cheveux, lui a porté un coup de tête sur le front, puis a asséné des coups de poing et de pied alors qu'elle se trouvait au sol.

Une passante a alerté la police, laquelle a rapidement interpellé la fuyarde qui avait été poursuivie par d'autres adolescents. Une ITT (incapacité totale de travail) provisoire de trois jours a été fixée pour la victime, qui présente notamment des contusions au visage et a été fortement choquée.

Placée de garde à vue pour vol et violences, l'adolescente, déjà connue de la justice et placée dans un foyer à Colmar, a été présentée au parquet puis à un juge des enfants de Strasbourg. Âgée de 17 ans et originaire de la région strasbourgeoise, elle a été mise en examen et placée dans un centre éducatif fermé.
J.-F. S.

 

 
 

Une voiture frotte le muret central de l'A35 sur 2 km

Publié dans le panorama le Jeudi 30 janvier 2020 à 06:49:34

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Une voiture frotte le muret central de l'A35 sur 2 km
 

 
BATTENHEIM Une voiture frotte le muret central de l'autoroute A35 sur 2 kilomètres

Une voiture a frotté le muret central de l'autoroute A35 sur une distance d'environ 2 km, d'après des témoignages et les premières constatations des gendarmes, ce mercredi vers 14 h dans le sens Colmar-Mulhouse, à hauteur de Battenheim. Le 4X4 s'étant immobilisé sur la voie rapide, peu avant la sortie vers Sausheim, des automobilistes se sont arrêtés derrière en activant leurs feux de détresse, pour éviter une collision le temps que les secours arrivent sur place.

Le conducteur, un homme de 53 ans, de nationalité suisse, aurait été pris d'un malaise. Il n'avait pas consommé d'alcool et ne présentait de blessures consécutives à l'accident, mais a été transporté par les pompiers à l'hôpital de Mulhouse pour des examens de contrôle. Les deux voies principales ayant dû être neutralisées pendant environ une heure, la circulation n'a été possible que sur la bande d'arrêt d'urgence. Au plus fort des perturbations, le trafic a été ralenti sur une demi-douzaine de kilomètres. La Mercedes classe ML a été fortement endommagée. J.-F. S.