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Paris  Élections municipales Déplacer la gare de l'Est : une « schnaps idée » vue d'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 05:48:36

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Paris  Élections municipales
Déplacer la gare de l'Est : une « schnaps idée » vue d'Alsace
Pourquoi la proposition du candidat officiel de LaREM à Paris, Benjamin Griveaux, de déménager la gare de l'Est aux portes de la capitale ou en banlieue suscite-t-elle autant de réactions épidermiques en Alsace ? Explications.
 

 
La gare de l'Est de Paris a été construite entre 1847 et 1849.
De la gare de l'Est à la gare Europe-Villette
Janvier 2020. Le mois du blanc a cédé la place au mois du vert. La poussée écologiste attendue aux élections municipales des 15 et 22 mars suscite une surenchère environnementaliste chez tous les candidats. C'est dans ce contexte que Benjamin Griveaux, candidat officiel de La République en marche à Paris (LaREM), a annoncé dans Le Journal du Dimanche, vouloir déménager la gare de l'Est aux portes de la capitale ou en banlieue, pour créer un « Central Park parisien » sur les 30 hectares libérés.

L'idée avancée par son équipe est d'installer la gare de l'Est à la Porte de la Villette, « au croisement d'Aubervilliers, de Pantin et de Paris », expliquait dimanche sur France Info, Mounir Mahjoubi, député LaREM du 19e arrondissement. « Les trains y passent déjà tous les jours. » Mounir Mahjoubi lui a déjà donné un nom : « La gare Europe-Villette ». Elle serait végétalisée. « On élargit le coeur de Paris. On crée la première gare métropolitaine et on le fait à une dimension européenne », a justifié lundi Benjamin Griveaux, sur BFM.
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">La Gare de l'Est deviendra un « Central Park » parisien.<br><br>Paris a besoin d'espace. Le Grand Paris a besoin de développement et de transports. <br><br>Soyons ambitieux et créons la Gare de l'Europe pour libérer les voies parisiennes et bâtir ce projet résolument tourné vers l'avenir. <a href="https://t.co/cFttLi5dhx">pic.twitter.com/cFttLi5dhx</a></p>&mdash; Benjamin Griveaux (@BGriveaux) <a href="https://twitter.com/BGriveaux/status/1221427562817245184?ref_src=twsrc%5... 26, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> Les élus alsaciens grimpent au sémaphore

« Benjamin Griveaux a dû trop jouer au Monopoly dans son enfance », a d'emblée répliqué Jean Rottner, président LR du Grand Est. « Pénaliser de la sorte l'est de l'Île-de-France et la Région Grand Est en faisant du greenwashing à outrance démontre une fois de plus cette belle capacité à être loin de tout. » Dans un communiqué signé avec la patronne de l'Ile-de-France, Valérie Pécresse, Jean Rottner relève que « la gare de l'Est n'appartient pas à Paris mais à ses voyageurs ».
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">.<a href="https://twitter.com/BGriveaux?ref_src=twsrc%5Etfw">@BGriveaux</a> a du trop jouer au <a href="https://twitter.com/hashtag/Monopoly?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#... dans son enfance. <br><br>Pénaliser de la sorte l'Est de l'<a href="https://twitter.com/iledefrance?ref_src=twsrc%5Etfw">@iledefrance</a> et la <a href="https://twitter.com/regiongrandest?ref_src=twsrc%5Etfw">@regiongrandest</a> en faisant du greenwashing à outrance démontre une X de + cette belle capacité à être loin de tout. Des parisiens. Des enjeux régionaux et nationaux <a href="https://t.co/fBYXB7o2D5">https://t.co/fBYXB7o2D5</a></p>&mdash; Jean ROTTNER (@JeanROTTNER) <a href="https://twitter.com/JeanROTTNER/status/1221403121068466179?ref_src=twsrc... 26, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Candidat LaREM à Strasbourg, Alain Fontanel parle d'une « vraie schnaps idée », qui est « un non-sens sur le fond comme sur la méthode », et à laquelle il est « fermement opposé ». « Une liaison efficace entre Strasbourg, capitale européenne, et Paris est primordiale », insiste l'eurodéputée Fabienne Keller.
<div id="fb-root"></div> <script async="1" defer="1" crossorigin="anonymous" src="https://connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&amp;version=v5.0"></sc... class="fb-post" data-href="https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2422433758071349&amp;set=a.15297... data-width="552"><blockquote cite="https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2422433758071349&amp;set=a.15297... class="fb-xfbml-parse-ignore"><p>Une vraie schnaps idée ! Déplacer la Gare de l&#039;Est en périphérie est un non sens sur le fond comme sur la méthode. J&#039;y...</p>Publiée par <a href="https://www.facebook.com/alain.fontanel.9">Alain Fontanel</a> sur&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2422433758071349&amp;set=a.15297... 26 janvier 2020</a></blockquote></div> <blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Déplacer la <a href="https://twitter.com/hashtag/garedelest?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw"... est une très mauvaise idée. Les gares sont des pôles d'interconnexions. Les liaisons avec les autres modes de transports y sont indispensables. Une liaison efficace entre <a href="https://twitter.com/hashtag/Strasbourg?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw"..., capitale européenne, et <a href="https://twitter.com/hashtag/Paris?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Par... est primordiale! <a href="https://t.co/V5Z97otqpr">https://t.co/V5Z97otqpr</a></p>&mdash; Fabienne Keller (@fabienne_keller) <a href="https://twitter.com/fabienne_keller/status/1221687230613393413?ref_src=t... 27, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

« La République en marche continue d'affaiblir Strasbourg et l'Alsace », attaquent bille en tête treize parlementaires alsaciens Les Républicains. Ils crient au « scandale », dénoncent « une vision très parisienne » et invitent « Emmanuel Macron à plus de considération pour ce « petit » territoire qui entoure Paris et qui s'appelle aussi la France ».

« La gare de l'Est qui relie Paris à l'Alsace est aussi la porte d'entrée de la France sur l'Allemagne et sur l'Europe », explique Brigitte Klinkert, présidente LR du Département du Haut-Rhin, en évoquant une « proposition grotesque. » Le député Eric Straumann (LR) répond par l'ironie : « Proposition 1, déplacer la Gare de l'Est en banlieue. Proposition 2, vendre l'Alsace à l'Allemagne pour financer l'opération. »
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Proposition 1 déplacer la Gare de l'Est en banlieue. Proposition 2 vendre l'Alsace à l'Allemagne pour financer l'opération. <a href="https://twitter.com/hashtag/DNA?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#DNA</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/alsace?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#al... Eric Straumann (@ericstraumann) <a href="https://twitter.com/ericstraumann/status/1221484560778694656?ref_src=tws... 26, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">La <a href="https://twitter.com/hashtag/garedelest?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw"... qui relie <a href="https://twitter.com/hashtag/Paris?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Par... à l'<a href="https://twitter.com/hashtag/Alsace?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Al... est aussi la porte d'entrée de la <a href="https://twitter.com/hashtag/France?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Fr... sur l'<a href="https://twitter.com/hashtag/Allemagne?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">... et sur l'<a href="https://twitter.com/hashtag/Europe?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Eu.... Nous avons massivement financé la LGV Est, nous ne pouvons accepter cette proposition grotesque. <a href="https://t.co/p3Yxaw6cSM">https://t.co/p3Yxaw6cSM</a></p>&mdash; Brigitte Klinkert (@KlinkertBrigitt) <a href="https://twitter.com/KlinkertBrigitt/status/1221511375920549888?ref_src=t... 26, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> Un énième avatar du syndrome du synchrotron

La proposition de Griveaux vient raviver un sentiment anti-parisien latent et alimenter des réactions très politiciennes. C'est d'abord le candidat LaREM et la macronie en général que visent Les Républicains et les écologistes alsaciens en ce début de campagne municipale. Ils s'appuient sur cet exemple pour décrire un parti déconnecté de la réalité du pays et hyperurbain, indifférent à l'aménagement du territoire et en contradiction avec la politique gouvernementale.

La suggestion de l'ancien porte-parole du gouvernement passe d'autant moins sur le tracé et à la gare terminus que la LGV Est Européenne a été la première à avoir été cofinancée par les collectivités locales, de l'Ile-de-France à l'Alsace. Les collectivités alsaciennes ont payé 518 millions d'euros sur les 5 milliards qu'a coûtés la LGV Est en contrepartie d'un temps de parcours réduit à 1 h 46 entre les centres de Paris et de Strasbourg.

La sortie de Griveaux alimente aussi le discours victimaire de l'Alsace dans un contexte où la capitale française cristallise une partie du ressentiment né de la réforme des régions, d'une incompréhension en matière de décentralisation et de la métropolisation du territoire. L'émoi suscité par le sujet n'est que l'énième avatar du syndrome alsacien du synchrotron, et plus globalement, le révélateur d'un modèle politique hypercentralisé dont la capitale est à la fois la prisonnière et l'héritière.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Déplacer la gare de l'Est : une « schnaps idée » vue d'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:03:44

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Déplacer la gare de l'Est : une « schnaps idée » vue d'Alsace
 

 
La gare de l'Est, à Paris, a été construite entre 1847 et 1849. Archives DNA /Jean-Christophe DORN
Une gare « Europe-Villette » ?

Janvier 2020. Le mois du blanc a cédé la place au mois du vert. La poussée écologiste attendue aux élections municipales des 15 et 22 mars suscite une surenchère environnementaliste chez tous les candidats. C'est dans ce contexte que Benjamin Griveaux, candidat officiel de La République en marche à Paris (LaRem), a annoncé dans Le Journal du Dimanche, vouloir déménager la gare de l'Est aux portes de la capitale ou en banlieue, pour créer un « Central Park parisien » sur les 30 ha libérés.

L'idée avancée par son équipe est d'installer la gare de l'Est à la Porte de la Villette, « au croisement d'Aubervilliers, de Pantin et de Paris », expliquait dimanche sur France Info Mounir Mahjoubi, député LaRem du XIXe arrondissement. « Les trains y passent déjà tous les jours. » Mounir Mahjoubi lui a déjà donné un nom : la gare Europe-Villette. Elle serait végétalisée. « On élargit le coeur de Paris. On crée la première gare métropolitaine et on le fait à une dimension européenne », a justifié ce lundi Benjamin Griveaux, sur BFM.

 « Benjamin Griveaux a dû trop jouer au Monopoly dans son enfance ! », a d'emblée répliqué Jean Rottner, président LR du Grand Est. « Pénaliser de la sorte l'Est de l'Île-de-France et la région Grand Est en faisant du greenwashing à outrance démontre une fois de plus cette belle capacité à être loin de tout. » Dans un communiqué signé avec la patronne de l'Ile-de-France, Valérie Pécresse, Jean Rottner relève que « la gare de l'Est n'appartient pas à Paris mais à ses voyageurs ».

Candidat LaRem à Strasbourg, Alain Fontanel parle d'une « vraie schnaps idée », qui est « un non-sens sur le fond comme sur la méthode », et à laquelle il est « fermement opposé ». « Une liaison efficace entre Strasbourg, capitale européenne, et Paris est primordiale », insiste l'eurodéputée Fabienne Keller.

 « La République en marche continue d'affaiblir Strasbourg et l'Alsace », attaquent bille en tête treize parlementaires alsaciens Les Républicains. Ils crient au « scandale », dénoncent « une vision très parisienne » et invitent « Emmanuel Macron à plus de considération pour ce "petit" territoire qui entoure Paris et qui s'appelle aussi la France ».

« La gare de l'Est qui relie Paris à l'Alsace est aussi la porte d'entrée de la France sur l'Allemagne et sur l'Europe », explique Brigitte Klinkert, présidente LR du département du Haut-Rhin, en évoquant une « proposition grotesque ». Le député Eric Straumann (LR) répond par l'ironie : « Proposition 1 : déplacer la Gare de l'Est en banlieue. Proposition 2 : vendre l'Alsace à l'Allemagne pour financer l'opération. »

La proposition de Griveaux vient raviver un sentiment anti-parisien latent et alimenter des réactions très politiciennes. C'est d'abord le candidat LaRem et la macronie en général que visent Les Républicains et les écologistes alsaciens en ce début de campagne municipale. Ils s'appuient sur cet exemple pour décrire un parti déconnecté de la réalité du pays et hyperurbain, indifférent à l'aménagement du territoire et en contradiction avec la politique gouvernementale.

La suggestion de l'ancien porte-parole du gouvernement passe d'autant moins sur le tracé et à la gare terminus que la LGV Est Européenne a été la première à avoir été cofinancée par les collectivités locales, de l'Ile-de-France à l'Alsace. Les collectivités alsaciennes ont payé 518 millions d'euros sur les 5 milliards qu'a coûtés la LGV Est en contrepartie d'un temps de parcours réduit à 1 h 46 entre les centres de Paris et de Strasbourg.

La sortie de Griveaux alimente aussi le discours victimaire de l'Alsace dans un contexte où la capitale française cristallise une partie du ressentiment né de la réforme des régions, d'une incompréhension en matière de décentralisation et de la métropolisation du territoire. L'émoi suscité par le sujet n'est que l'énième avatar du syndrome alsacien du synchrotron et, plus globalement, le révélateur d'un modèle politique hypercentralisé dont la capitale est à la fois la prisonnière et l'héritière.

Franck BUCHY

 

Fessenheim  Fermeture de la centrale L'avenir toujours dans le flou

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:34:21

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Fessenheim  Fermeture de la centrale
L'avenir toujours dans le flou
C'est le 22 février que la tranche 1 de la centrale de Fessenheim doit être arrêtée. La commune se prépare à tourner une page après 43 ans d'activités tandis que l'après-centrale est toujours dans le flou, que l'on parle reconversion ou finances.
 

 
Le premier réacteur doit être arrêté le 22 février, le second le 30 juin pour la mise à l'arrêt définitive de la centrale.
« Le premier ministre a annoncé la fermeture du premier réacteur, et celle de la tranche 2 suivra le 30 juin. Le calendrier est donc arrêté et il n'est plus possible de faire marche arrière. Nous partons donc dans l'an 1 de l'après centrale avec, dès cet été, une première vague de départs d'agents EDF. L'évacuation du combustible va ensuite s'étaler sur trois ans pour arriver au maintien d'une cinquantaine de personnes sur le site, qui en emploie encore un millier aujourd'hui », explique le maire Claude Brender.

La commune de 2 425 habitants se prépare donc aux départs de nombreuses familles d'agents EDF. « Aujourd'hui on peut dire qu'un tiers du personnel habite la commune et nous allons les perdre pour une bonne partie, en deux vagues dans les trois ans. Cela représente une centaine de logements et d'habitations qui risquent de se libérer mais certains resteront sur place, prendront leur retraite ici après la fermeture », précise le maire de Fessenheim. 120 logements sont en effet sous convention et occupés par les agents EDF.

La commune pourrait ainsi perdre 400 habitants au total avec la fermeture de la centrale, qui représente plus de 800 emplois directs et près de 1900 au total, ainsi qu'une rentrée de l'ordre de 2,8 millions d'euros par an pour une commune au budget de 4,4 millions d'euros en recettes.
Les départs de près de 400 habitants

Claude Brender précise : « On sait bien que la fermeture de la centrale aura des conséquences pour tout le tissu économique, le commerce bien sûr, les écoles et la fiscalité. Il va bien sûr falloir faire des efforts, mais il n'est pas question pour notre commune de revenir en arrière. Fessenheim a un rôle de bourg centre à conserver et à conforter. Nous avons de nombreux projets comme la construction d'un pôle médical, celle d'un pôle culturel pour nos associations et celle d'une nouvelle piste de quilles, un nouveau lotissement sort de terre à deux pas du centre du village. Il y a encore le réaménagement du centre-ville et de la place de Mirande, et l'acquisition de la Cité Koechlin. Il faudra continuer à aller de l'avant... »

En attendant, le maire de Fessenheim explique : « Tout n'est pas complètement clair aujourd'hui, il faudra pouvoir mesurer l'impact véritable de la fermeture sur par exemple les écoles, le périscolaire. Ça ne devrait pas se voir immédiatement, il y aura aussi les conséquences induites pour le territoire en matière d'emplois ou encore de commerces »
Encore 4-5 ans pour investir

Malgré ce tableau plutôt noir de l'avenir, la municipalité maintient son objectif des 3 000 habitants à l'horizon 2030 et Claude Brender de positiver : « Nous espérons que le nouveau lotissement du Quartier des Poètes attirera de nouveaux habitants à Fessenheim et contribuera à compenser en partie, les départs. 70 nouveaux logements sont en effet espérés. Nous devons dès aujourd'hui miser sur une nouvelle dynamique démographique au travers de différentes actions ». Le maire de Fessenheim poursuit : « À un moment donné, il faudra bien s'adapter au changement. Nous avons encore quatre ou cinq ans pour pouvoir continuer à investir et permettre à la commune d'être résiliente »
Toujours rien pour financer la reconversion

L'avenir passe aussi par des réponses aux questions financières toujours en suspend et concernant la reconversion de ce territoire et son financement. « Nous allons à la catastrophe si on ne met pas de l'argent pour redynamiser et réindustrialiser ce territoire. Comment allons attirer de nouvelles entreprises ici ? », s'interroge le maire de Fessenheim, qui parle aussi de la nécessité de pouvoir bénéficier d'un accompagnement pour compenser les pertes fiscales liées à la fermeture de la centrale nucléaire. « La commune et la communauté de communes vont perdre 3,4 millions d'euros et se pose toujours la question du FNGIR (le fonds national de garantie individuel des ressources). »
Les 2,9 millions au FNGIR qui fâchent

Alors qu'EDF versait jusqu'ici 6,3 millions d'euros par an à la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach (dont 2,9 millions d'euros allaient à ce fonds de compensation), la fermeture de la centrale ne dispensera pas l'intercommunalité de ce prélèvement au titre du FNGIR. Une charge évidemment particulièrement lourde pour la communauté de communes : « Ce n'est pas possible de nous demander de continuer à payer alors que nous ne toucherons plus rien de la centrale ! »

Pour Claude Brender « cette question n'est toujours pas réglée alors que la fermeture de la centrale approche. C'est pour cette raison que nous n'avons pas signé le projet de territoire. Si on veut une reconversion exemplaire, il faut régler rapidement cette question. La reconversion de notre territoire prendra vingt ans et on ne pourra rien faire sans aides financières. Il faut que le bon sens l'emporte ». Alors que le maire de Fessenheim estime que « la fermeture de la centrale reste une mauvaise nouvelle pour tout le monde », une chose est certaine : l'ombre de la centrale continuera de planer longtemps.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

Fessenheim L'avenir toujours dans le flou

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:17:03

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Fessenheim L'avenir toujours dans le flou
 

 
Le premier réacteur doit être arrêté le 22 février, le second le 30 juin pour la mise à l'arrêt définitive de la centrale. DR
« Le premier ministre a annoncé la fermeture du premier réacteur, et celle de la tranche 2 suivra le 30 juin. Le calendrier est donc arrêté et il n'est plus possible de faire marche arrière. Nous partons donc dans l'an 1 de l'après centrale avec, dès cet été, une première vague de départs d'agents EDF. L'évacuation du combustible va ensuite s'étaler sur trois ans pour arriver au maintien d'une cinquantaine de personnes sur le site, qui en emploie encore un millier aujourd'hui », explique le maire Claude Brender.

La commune de 2 425 habitants se prépare donc aux départs de nombreuses familles d'agents EDF. « Aujourd'hui on peut dire qu'un tiers du personnel habite la commune et nous allons les perdre pour une bonne partie, en deux vagues dans les trois ans. Cela représente une centaine de logements et d'habitations qui risquent de se libérer mais certains resteront sur place, prendront leur retraite ici après la fermeture », précise le maire de Fessenheim. 120 logements sont en effet sous convention et occupés par les agents EDF.

La commune pourrait ainsi perdre 400 habitants au total avec la fermeture de la centrale, qui représente plus de 800 emplois directs et près de 1900 au total, ainsi qu'une rentrée de l'ordre de 2,8 millions d'euros par an pour une commune au budget de 4,4 millions d'euros en recettes.
Les départs de près de 400 habitants

Claude Brender précise : « On sait bien que la fermeture de la centrale aura des conséquences pour tout le tissu économique, le commerce bien sûr, les écoles et la fiscalité. Il va bien sûr falloir faire des efforts, mais il n'est pas question pour notre commune de revenir en arrière. Fessenheim a un rôle de bourg centre à conserver et à conforter. Nous avons de nombreux projets comme la construction d'un pôle médical, celle d'un pôle culturel pour nos associations et celle d'une nouvelle piste de quilles, un nouveau lotissement sort de terre à deux pas du centre du village. Il y a encore le réaménagement du centre-ville et de la place de Mirande, et l'acquisition de la Cité Koechlin. Il faudra continuer à aller de l'avant... »

En attendant, le maire de Fessenheim explique : « Tout n'est pas complètement clair aujourd'hui, il faudra pouvoir mesurer l'impact véritable de la fermeture sur par exemple les écoles, le périscolaire. Ça ne devrait pas se voir immédiatement, il y aura aussi les conséquences induites pour le territoire en matière d'emplois ou encore de commerces »
Encore 4-5 ans pour investir

Malgré ce tableau plutôt noir de l'avenir, la municipalité maintient son objectif des 3 000 habitants à l'horizon 2030 et Claude Brender de positiver : « Nous espérons que le nouveau lotissement du Quartier des Poètes attirera de nouveaux habitants à Fessenheim et contribuera à compenser en partie, les départs. 70 nouveaux logements sont en effet espérés. Nous devons dès aujourd'hui miser sur une nouvelle dynamique démographique au travers de différentes actions ». Le maire de Fessenheim poursuit : « À un moment donné, il faudra bien s'adapter au changement. Nous avons encore quatre ou cinq ans pour pouvoir continuer à investir et permettre à la commune d'être résiliente »
Toujours rien pour financer la reconversion

L'avenir passe aussi par des réponses aux questions financières toujours en suspend et concernant la reconversion de ce territoire et son financement. « Nous allons à la catastrophe si on ne met pas de l'argent pour redynamiser et réindustrialiser ce territoire. Comment allons attirer de nouvelles entreprises ici ? », s'interroge le maire de Fessenheim, qui parle aussi de la nécessité de pouvoir bénéficier d'un accompagnement pour compenser les pertes fiscales liées à la fermeture de la centrale nucléaire. « La commune et la communauté de communes vont perdre 3,4 millions d'euros et se pose toujours la question du FNGIR (le fonds national de garantie individuel des ressources). »
Les 2,9 millions au FNGIR qui fâchent

Alors qu'EDF versait jusqu'ici 6,3 millions d'euros par an à la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach (dont 2,9 millions d'euros allaient à ce fonds de compensation), la fermeture de la centrale ne dispensera pas l'intercommunalité de ce prélèvement au titre du FNGIR. Une charge évidemment particulièrement lourde pour la communauté de communes : « Ce n'est pas possible de nous demander de continuer à payer alors que nous ne toucherons plus rien de la centrale ! »

Pour Claude Brender « cette question n'est toujours pas réglée alors que la fermeture de la centrale approche. C'est pour cette raison que nous n'avons pas signé le projet de territoire. Si on veut une reconversion exemplaire, il faut régler rapidement cette question. La reconversion de notre territoire prendra vingt ans et on ne pourra rien faire sans aides financières. Il faut que le bon sens l'emporte ». Alors que le maire de Fessenheim estime que « la fermeture de la centrale reste une mauvaise nouvelle pour tout le monde », une chose est certaine : l'ombre de la centrale continuera de planer longtemps.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

Kirchberg « Toujours opter pour la confiance en notre avenir »

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:46:22

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Kirchberg   « Toujours opter pour la confiance en notre avenir »
 

 
Fabienne Orlandi (3e à droite) entourée des personnalités à l'issue de la présentation des voeux. Photo L'Alsace /A.B.
C'est dans la salle de la Maison de pays de Wegscheid, maison commune des deux villages, que Fabienne Orlandi, maire de Kirchberg, a présenté ses voeux à la population, le vendredi 24 janvier à 19 h.

En son nom, au nom de ses adjoints Michel Boutant et Jean-Denis Hassenboehler et au nom de l'ensemble du conseil municipal, elle a fait part à la centaine de personnes présentes de son plaisir de les accueillir et les a remerciées pour leur présence.

Parmi elles, Denise Buhl, conseillère régionale suppléante, Rémy With, premier vice-président du conseil départemental, Laurent Lerch, maire de Masevaux-Niederbruck et président de la communauté de communes, ainsi que quelques élus, maires et adjoints des communes voisines. Avaient aussi répondu à son invitation le curé doyen Frédéric Flota, les élus honoraires, les représentants de la brigade verte, de l'ONF (Office national des forêts), de la gendarmerie, des associations locales, ainsi que le personnel communal.

Fabienne Orlandi, à l'entame de son discours, a informé l'assistance que, à l'approche des élections municipales de mars, elle ne présenterait pas un rapport d'activité du conseil municipal et n'évoquerait pas les projets qu'il nourrit encore pour le village.
La promessede la lumière

Elle a indiqué que le magazine d'informations Trait d'union, distribué en fin d'année, témoignait de belle manière de la vitalité remarquable et remarquée de la commune, du dynamisme de ses différents acteurs, habitants, élus, associations et personnel communal.

Puisqu'il n'était pas question d'évoquer les affaires municipales, ni de commenter le contexte social ou politique du pays, ou du monde, elle a fait le choix de parler, en guise de clin d'oeil, de la belle saison qu'est l'hiver, et plus précisément de son solstice qui marque à ses yeux un instant chargé de spiritualité et de poésie.

« Il me permet de vous faire part et peut-être de partager ma détermination à toujours opter, dans des moments d'incertitude, pour la confiance en notre avenir, pour l'espoir de l'avènement d'une humanité meilleure et plus éclairée. Le solstice correspond au moment où la durée du jour est la plus courte de l'année, les jours de décembre sont si courts qu'ils ont le crépuscule pour unique couleur. Janvier nous promet chaque nouveau jour un peu plus de lumière, de soleil. Comment ne pas voir dans cette promesse l'invitation à ne jamais désespérer, ni pleurer, mais au contraire à espérer des jours meilleurs et que la lumière finisse toujours par triompher des ténèbres ? »

Après ces paroles d'optimisme, Fabienne Orlandi a souhaité à toutes et à tous, au nom de toute l'équipe municipale, une très belle année 2020, riche en satisfactions et perspectives, marquée du sceau de la santé, de la sérénité, de la prospérité.

Puis, tour à tour, Laurent Lerch, Rémy With et Denise Buhl ont parlé des actions menées par leurs instances respectives.

La cérémonie s'est terminée par le partage du verre de l'amitié.
Adrien BEHRA

 

 
 

Région de Guebwiller Voeux du député « Porter la voix de ce lieu d'où nous venons »

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 05:52:05

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Région de Guebwiller Voeux du député
« Porter la voix de ce lieu d'où nous venons »
C'est dans la salle Sainte-Odile de Vieux-Thann que le député Raphaël Schellenberger a présenté ses voeux samedi 25 janvier. Au coeur de son discours : Fessenheim, Stocamine et la RN66.
 

 
C'est depuis Vieux-Thann que le député Raphaël Schellenberger a adressé ses voeux, évoquant notamment Fessenheim, Stocamine ou encore la RN66.
Un petit comité d'accueil attendait samedi matin les invités aux voeux de Raphaël Schellenberger, député LR de la 4e circonscription du Haut-Rhin : des manifestants du collectif Déstocamine, venus exiger le retrait de tous les déchets enterrés dans la mine.

Après la projection d'un petit film retraçant l'action du député, sa suppléante Karine Pagliarulo, vice-présidente du conseil départemental, a pris la parole pour présenter ses voeux et brosser un portrait de la nouvelle Collectivité européenne d'Alsace. Elle n'a pas manqué de souligner que « Raphaël Schellenberger fait partie des 150 meilleurs députés, de par sa présence dans l'hémicycle et le nombre de questions au gouvernement ».

Prenant la parole, le député a choisi comme fil rouge de son discours cette citation tirée d'une fable de La Fontaine : « On tient toujours du lieu d'où l'on vient ». « Ce lieu d'où l'on vient, notre belle 4e circonscription du Haut-Rhin, porte chaque jour mon action », a-t-il déclaré. « Entre ville et campagne, elle regorge de dossiers à enjeux nationaux qui nécessitent une attention de tous les jours quant aux projets du gouvernement ».
« Fessenheim, plus grand gâchis de l'histoire industrielle »

Le premier d'entre eux étant l'arrêt, dans un mois, de la centrale nucléaire de Fessenheim, qu'il qualifie avec colère de « plus grand gâchis de l'histoire industrielle ». Fessenheim est selon lui victime d'un « populisme écologique qui surfe sur les peurs des gens plutôt que de proposer des solutions ». Mais le pire, poursuit-il, c'est que rien, absolument rien, « ne vient pour préparer le rebond économique du territoire, pour compenser les 200 emplois supprimés, les 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, les 90 millions d'euros de pouvoir d'achat injectés dans notre région tous les ans et les 15 millions d'euros de fiscalité locale ». Il a annoncé la création d'une mission parlementaire de suivi de la fermeture de la centrale, qu'il devrait présider.

Autre sujet d'agacement pour le député : Stocamine. « Sur ce dossier aussi, plutôt que de courage politique, c'est une stratégie d'évitement qu'a développée le gouvernement. Courant du printemps, une nouvelle étude sera rendue sur l'opportunité d'un déstockage supplémentaire. Il faudra alors stopper les études et faire des choix politiques. »
Le barreau routier RN66-Leimbach en bonne voie

Mais il y a aussi des dossiers qui avancent, comme la Collectivité européenne d'Alsace qui verra le jour cette année, et qui récupérera notamment la compétence sur l'ensemble du réseau routier alsacien, « où les besoins d'investissements sont colossaux ». À commencer bien sûr par la RN66. Concernant Thann, un projet améliorant la traversée de la ville en évitant le passage à niveau 22 pourrait voir le jour... grâce à un stagiaire de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), « qui a eu l'idée de dévier la RN66 vers le nord après l'usine des chimiques, la faire passer sous la voie ferrée à angle droit puis rejoindre l'axe existant sans modifier les intersections urbaines ». Un projet techniquement simple à réaliser et pas trop onéreux. 100 000 euros ont été débloqués par la Dreal pour la réalisation d'une étude à rendre le 1er janvier 2021.

Raphaël Schellenberger a enfin eu une pensée pour les militaires, et particulièrement les treize tombés au Sahel, dont deux Alsaciens. Il a invoqué les valeurs de l'humanisme rhénan, « un idéal puissant face à une société de plus en plus individualiste ». Une façon d'être fidèle aux valeurs d'où l'on vient.
Isabelle BOLLENE

 

 
 

 

Voeux dE Raphael Schellenberger « Porter la voix de ce lieu d'où nous venons »

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:39:49

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Voeux dE Raphael Schellenberger  « Porter la voix de ce lieu d'où nous venons »

 
C'est depuis Vieux-Thann que le député Raphaël Schellenberger a adressé ses voeux, évoquant notamment Fessenheim, Stocamine ou encore la RN66. Photo L'Alsace /Isabelle BOLLENE
Un petit comité d'accueil attendait samedi matin les invités aux voeux de Raphaël Schellenberger, député LR de la 4e circonscription du Haut-Rhin : des manifestants du collectif Déstocamine, venus exiger le retrait de tous les déchets enterrés dans la mine.

Après la projection d'un petit film retraçant l'action du député, sa suppléante Karine Pagliarulo, vice-présidente du conseil départemental, a pris la parole pour présenter ses voeux et brosser un portrait de la nouvelle Collectivité européenne d'Alsace. Elle n'a pas manqué de souligner que « Raphaël Schellenberger fait partie des 150 meilleurs députés, de par sa présence dans l'hémicycle et le nombre de questions au gouvernement ».

Prenant la parole, le député a choisi comme fil rouge de son discours cette citation tirée d'une fable de La Fontaine : « On tient toujours du lieu d'où l'on vient ». « Ce lieu d'où l'on vient, notre belle 4e circonscription du Haut-Rhin, porte chaque jour mon action », a-t-il déclaré. « Entre ville et campagne, elle regorge de dossiers à enjeux nationaux qui nécessitent une attention de tous les jours quant aux projets du gouvernement ».
« Fessenheim, plus grand gâchis de l'histoire industrielle »

Le premier d'entre eux étant l'arrêt, dans un mois, de la centrale nucléaire de Fessenheim, qu'il qualifie avec colère de « plus grand gâchis de l'histoire industrielle ». Fessenheim est selon lui victime d'un « populisme écologique qui surfe sur les peurs des gens plutôt que de proposer des solutions ». Mais le pire, poursuit-il, c'est que rien, absolument rien, « ne vient pour préparer le rebond économique du territoire, pour compenser les 200 emplois supprimés, les 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, les 90 millions d'euros de pouvoir d'achat injectés dans notre région tous les ans et les 15 millions d'euros de fiscalité locale ». Il a annoncé la création d'une mission parlementaire de suivi de la fermeture de la centrale, qu'il devrait présider.

Autre sujet d'agacement pour le député : Stocamine. « Sur ce dossier aussi, plutôt que de courage politique, c'est une stratégie d'évitement qu'a développée le gouvernement. Courant du printemps, une nouvelle étude sera rendue sur l'opportunité d'un déstockage supplémentaire. Il faudra alors stopper les études et faire des choix politiques. »
Le barreau routier RN66-Leimbach en bonne voie

Mais il y a aussi des dossiers qui avancent, comme la Collectivité européenne d'Alsace qui verra le jour cette année, et qui récupérera notamment la compétence sur l'ensemble du réseau routier alsacien, « où les besoins d'investissements sont colossaux ». À commencer bien sûr par la RN66. Concernant Thann, un projet améliorant la traversée de la ville en évitant le passage à niveau 22 pourrait voir le jour... grâce à un stagiaire de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), « qui a eu l'idée de dévier la RN66 vers le nord après l'usine des chimiques, la faire passer sous la voie ferrée à angle droit puis rejoindre l'axe existant sans modifier les intersections urbaines ». Un projet techniquement simple à réaliser et pas trop onéreux. 100 000 euros ont été débloqués par la Dreal pour la réalisation d'une étude à rendre le 1er janvier 2021.

Raphaël Schellenberger a enfin eu une pensée pour les militaires, et particulièrement les treize tombés au Sahel, dont deux Alsaciens. Il a invoqué les valeurs de l'humanisme rhénan, « un idéal puissant face à une société de plus en plus individualiste ». Une façon d'être fidèle aux valeurs d'où l'on vient.
Isabelle BOLLENE

 

 
 

Conseil Culturel d'Alsace Entre démissions et mobilisations

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:16:56

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Conseil Culturel d'Alsace
Entre démissions et mobilisations
 

 
L'assemblée générale du Conseil culturel d'Alsace (CCA), qui s'est tenue le 25 janvier, fut l'occasion d'une vague de démissions suite à des tensions qui se sont déjà exprimées l'an dernier. Elles avaient alors entraîné notamment la démission en février 2019 de Pierre Klein, président de la fédération Alsace bilingue, puis celles de François Weiss, Patrick Kintz, Henry Uhring et Claude Froehlicher, alors trésorier du CCA. Toujours sur un fond de désaccord concernant le rapport entre l'allemand et l'alsacien et le fonctionnement du président Christian Hahn qui n'aurait pas « cherché à créer un consensus » (voir DNA du 22/12/2019).

Ainsi, les associations Alsace-Junge fers Elsassische (AJFE), Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle, René Schickele Gesellschaft, Eltern Alsace, le Foyer de l'étudiant catholique (FEC), Heimetsproch un Tràdition et l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA) ont quitté le conseil. « Par ailleurs, l'association FILAL retire sa demande d'adhésion au CCA et les associations de la fédération Alsace bilingue non-membres du conseil culturel apportent leur soutien aux démissionnaires », précise dans sa lettre ouverte aux médias Pierre Klein, président de la fédération Alsace bilingue. Il insiste aussi sur le fait que « le CCA n'étant pas dans l'organigramme du Conseil régional du Grand Est, aucun lien ne saurait être fait entre la démission et ce dernier ».

Christian Hahn n'accorde pas, quant à lui, une si grande importance à ces faits et met l'accent sur les causes pour lesquelles le CCA s'engage. Dans son rapport moral devant l'AG, il a affirmé même que l'année 2019 fut « généralement studieuse et globalement plus sereine que la précédente, bien qu'on ne puisse jamais faire totalement l'économie d'une polémique ». Sa préoccupation va du côté de « l'urgence des propositions en faveur de l'alsacien » en perte vertigineuse de locuteurs selon les statistiques de 2019.

Par ailleurs, le président du CCA adresse une lettre-alerte au maire de Strasbourg pour exprimer la préoccupation du conseil quant à l'absence de compositeurs alsaciens dans la programmation de l'OPS et l'Opéra National du Rhin. « Un pan de l'histoire musicale est gommé, effacé au point que le public ignore totalement ces musiciens et leurs compositions tout simplement parce qu'il ne les a jamais entendus. »
Dostena LAVERGNE

 

 
 

 

Bilinguisme CCA Nouvelle vague de démissions

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:31:30

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Bilinguisme CCA   Nouvelle vague de démissions
 

 
L'assemblée générale du Conseil culturel d'Alsace (CCA), qui s'est tenue samedi, a été marqué par une vague de démissions suite à des tensions qui remontent à l'an dernier et avaient alors entraîné notamment la démission en février 2019 de Pierre Klein, président de la fédération Alsace bilingue, puis celles de François Weiss, Patrick Kintz, Henry Uhring et Claude Froehlicher, alors trésorier du CCA. Le désaccord porte sur le rapport entre allemand et alsacien et le comportement du président Christian Hahn qui n'aurait pas « cherché à créer un consensus ».

Les associations Alsace-Junge fers Elsassische (AJFE), Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle, René Schickele Gesellschaft, Eltern Alsace, le Foyer de l'étudiant catholique (FEC), Heimetsproch un Tràdition et l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA) ont donc quitté le conseil. « Par ailleurs, l'association Filal retire sa demande d'adhésion au CCA et les associations de la fédération Alsace bilingue non-membres du conseil culturel apportent leur soutien aux démissionnaires », précise dans une lettre ouverte Pierre Klein, président de la fédération Alsace bilingue. Ce dernier insiste aussi sur le fait que « le CCA n'étant pas dans l'organigramme du conseil régional du Grand Est, aucun lien ne saurait être fait entre la démission et ce dernier ».

Christian Hahn n'accorde pas, quant à lui, une si grande importance à ces faits et met l'accent sur les causes pour lesquelles le CCA s'engage. Dans son rapport moral devant l'AG, il a même affirmé que l'année 2019 a été « généralement studieuse et globalement plus sereine que la précédente, bien qu'on ne puisse jamais faire totalement l'économie d'une polémique ». Sa préoccupation va du côté de « l'urgence des propositions en faveur de l'alsacien » en perte vertigineuse de locuteurs selon les statistiques de 2019.

Par ailleurs, le président du CCA adresse une « lettre alerte » au maire de Strasbourg pour exprimer la préoccupation du conseil quant à l'absence de compositeurs alsaciens dans la programmation du Philharmonique et l'Opéra national du Rhin. « Un pan de l'histoire musicale est gommé, effacé au point que le public ignore totalement ces musiciens et leurs compositions tout simplement parce qu'il ne les a jamais entendus... »
Dostena LAVERGNE

 

 
 

Strasbourg La gastronomie alsacienne en deuil Émile Jung, trois étoiles et puis s'en va

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:10:27

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Strasbourg La gastronomie alsacienne en deuil
Émile Jung, trois étoiles et puis s'en va
Le chef triplement étoilé Émile Jung, gloire de la gastronomie alsacienne, s'est éteint à l'aube de ses 79 ans, ce lundi matin. Quelques heures avant l'annonce du nouveau palmarès du Guide Michelin et quelques jours après la réouverture du Crocodile, auquel il a consacré une grande partie de sa vie.
 

 
En mars 2009, Emile Jung tire sa révérence devant son Crocodile, rue de l'Outre à Strasbourg.
Pour beaucoup, il a été un modèle, une source d'inspiration. Émile Jung ne s'est pas contenté d'être un très grand chef, qui faisait rayonner la tradition culinaire française et alsacienne de par le monde ; c'était aussi un homme généreux, bon, attachant, tourné vers les autres. Et extrêmement modeste, alors qu'il côtoyait les hautes sphères de la gastronomie mondiale. Ceux qui le connaissaient savent qu'à ces qualités s'en ajoutait une autre : l'espièglerie. Toute sa vie, Émile Jung a cultivé l'art d'être un grand enfant. En même temps qu'un patriarche : plusieurs générations de chefs ont bénéficié de sa formation, de ses conseils avisés, de son savoir-faire.

Émile Jung était une institution à lui tout seul. À l'image de son ami Paul Bocuse, son aîné de 16 ans, qui l'a pris sous son aile pendant ses jeunes années à Lyon. « Il m'a révélé la vraie grande cuisine française, le produit naturel et frais, sans artifice. Sa cuisine rendait les gens intelligents, elle était d'une simplicité biblique », dira-t-il aux DNA après le décès du chef de Collonges-au-Mont-d'Or. « C'est le personnage qui m'a le plus ébloui, il m'a éveillé à la gastronomie ! ». Tant d'autres pourraient tenir les mêmes propos à son égard...
«Épouser son siècle »

C'est à Masevaux, sa ville natale - il y est né le 2 avril 1941 - qu'Émile Jung a fait ses premiers pas en cuisine. Ses premiers pas, c'est le mot, car ses parents étaient déjà hôteliers-restaurateurs dans cette bourgade du sud du Haut-Rhin.

Il se forme en apprentissage à la Maison Rouge à Strasbourg et chez Artzner, où il apprend à travailler le foie gras. Il fera des stages à Lyon et à Paris, notamment au Fouquet's et chez Ledoyen. 1965 est l'année de tous les projets : il épouse Monique Andrès, native de Sainte-Marie-aux-Mines, sa « comète », comme il la surnomme. Il l'embarque dans l'aventure et le couple reprend, la même année, le restaurant parental, l'Hostellerie alsacienne à Masevaux. La première étoile Michelin y brille dès 1966. Émile Jung a 24 ans et s'inscrit dans l'histoire comme le plus jeune chef promu de France. « L'avantage, lorsque l'on fait le même métier, c'est qu'il y a toujours une critique positive qui alimente la volonté de mieux faire », racontera-t-il plus tard aux DNA.
«Du temps de mon père,on faisait modeste mais bon»

Mais on ne peut distinguer l'homme de sa cuisine. Lui qui répétait souvent à ses équipes que « rien n'est jamais acquis » n'a cessé de se renouveler, de perfectionner son art, de le peaufiner.

« La gastronomie doit épouser son siècle », martelait-il. Suprême de sandre du père Woefflé, ris de veau au chou frisé, canard au sang, caille confite au foie gras Brillat-Savarin, flan de cresson aux cuisses de grenouilles ont fait partie de ses plats emblématiques. Il était également un maître incontesté des sauces et des jus. « J'ai été habitué à faire plaisir aux autres avec une cuisine qui ne souffrait pas l'à-peu-près. Du temps de mon père, on faisait modeste mais bon. De cette époque, j'ai toujours le souci de privilégier les saveurs », disait-il.

Outre les macarons Michelin et les toques Gault & Millau, de nombreuses distinctions ont émaillé sa carrière. Meilleur restaurateur-sommelier d'Alsace en 1972 et second du concours national ; troisième sommelier-restaurateur de France en 1974 ; clé d'or Gault & Millau en 1974 et une note de 18/20 dès 1983. En 1985, il participe aux opérations de promotion régionale de l'association franco-japonaise d'Alsace et de Lorraine au Japon. Deux ans plus tard, il est élu vice-président fondateur de la Chambre syndicale de la haute cuisine française. En 1989, c'est le firmament : il reçoit sa troisième étoile Michelin. Il est également auréolé du titre de « Chef de l'année » par les lecteurs du magazine Le Chef.

Il voyage beaucoup. De retour de Hong Kong en 1989, il assure : « Je peux vous dire que si l'on goûte à la cuisine chinoise de manière ponctuelle, celle-ci apporte le plaisir de l'évasion. Mais pour ma part, je trouve que la cuisine française est la meilleure. Le cuisinier français offre un produit totalement fini alors que le chinois propose seulement une partie du service : il prépare des mets que le consommateur assaisonnera à son goût. D'ailleurs le génie de la cuisine française est lié incontestablement au vin, celui dont on accommode les sauces comme celui que l'on boit».
De la poésie dans les assiettes

Féru d'art et de lettres, Émile Jung aimait glisser de la poésie sur ses assiettes pour accompagner ces explorations insolites de saveurs. « Quel heureux mariage que celui des mets et des mots », disait-il aux DNA, alors qu'il célébrait, en 2002, Victor Hugo, après s'être inspiré de La Fontaine, Goethe, Gutenberg et même de Sobek, dieu crocodile des Égyptiens, clin d'oeil au crocodile du Nil empaillé qui donne son nom au restaurant.

L'homme fut aussi membre fondateur de l'association des Étoiles d'Alsace ou des Disciples d'Escoffier, ce collectif qui milite pour la transmission des savoir-faire culinaires en y associant des actions caritatives.

Il s'est pareillement investi dans l'association strasbourgeoise Sentiers d'étoiles, dont il était président d'honneur, et qui finance des actions solidaires, notamment auprès des enfants hospitalisés. À ce titre, il participait depuis longtemps à la confection et la distribution des « Veloutés d'étoiles » au marché de Noël de Strasbourg. Bien qu'affecté par la maladie, il a pris part à la dernière édition, en décembre dernier, toujours accompagné de Monique, qui l'a soutenu et veillé jusqu'à son dernier souffle.

Comme une ultime espièglerie, Émile Jung, qui a tant côtoyé les étoiles, s'est éteint hier matin, juste avant l'annonce des nouveaux étoilés du Michelin. Et comme un clin d'oeil à son « bébé » à qui il avait consacré la majorité de sa vie (lire ci-dessous), quelques jours après la réouverture de son ancien restaurant de la rue de l'Outre, fermé pendant sept mois pour d'importants travaux.

Émile Jung s'éteint : son Crocodile perd son étoile mais retrouve la lumière. La suite reste à écrire.
Sophie DUNGLER

 

 
 

 

Émile Jung, trois étoiles et puis s'en va

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:20:17

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Émile Jung, trois étoiles et puis s'en va
 

 
Émile Jung, grand maître du Crocodile, avait tiré sa révérence en 2009. Archives L'Alsace /Dominique GUTEKUNST
Pour beaucoup, il a été un modèle, une source d'inspiration. Émile Jung ne s'est pas contenté d'être un très grand chef, qui faisait rayonner la tradition culinaire française et alsacienne dans le monde : c'était aussi un homme généreux, bon, attachant, tourné vers les autres. Et extrêmement modeste, lui qui, pourtant, côtoyait les hautes sphères de la gastronomie mondiale. Ses proches et ceux qui le connaissaient savent qu'à ces qualités s'en ajoutait une autre : l'espièglerie. Toute sa vie, Émile Jung a cultivé l'art d'être un grand enfant. En même temps qu'un patriarche : plusieurs générations de chefs ont bénéficié de sa formation, de ses conseils avisés, de son savoir-faire et de son aura.
De Masevaux à Lyonavec son ami Paul Bocuse

Émile Jung était une institution à lui tout seul. À l'image de son ami Paul Bocuse, son aîné de 16 ans, qui l'a pris sous son aile pendant ses jeunes années à Lyon. « Il m'a révélé la vraie grande cuisine française, le produit naturel et frais, sans artifice. Sa cuisine rendait les gens intelligents, elle était d'une simplicité biblique », estima-t-il après le décès du chef de Collonges-au-Mont-d'Or, en janvier 2018. « C'est le personnage qui m'a le plus ébloui, il m'a éveillé à la gastronomie ! » Tant d'autres pourraient tenir les mêmes propos à son égard...

C'est à Masevaux, sa ville natale - il y est né le 2 avril 1941 - qu'Émile Jung avait fait ses premiers pas en cuisine. Ses premiers pas, c'est le mot, car ses parents étaient déjà hôteliers-restaurateurs .

Il se forma en apprentissage à la Maison Rouge, à Strasbourg, chez Artzner, où il apprit à travailler le foie gras, et avec des stages professionnels à Lyon et à Paris, notamment au Fouquet's et chez Ledoyen. 1965 fut l'année de tous les projets : il épousa Monique Andrès, native de Sainte-Marie-aux-Mines, sa « comète », comme il la surnommait. Il l'embarqua dans l'aventure et le couple reprit, la même année, le restaurant parental, l'Hostellerie alsacienne à Masevaux. La première étoile Michelin y brilla dès 1966.

Émile Jung avait alors 24 ans et s'inscrivait dans l'histoire comme le plus jeune chef promu de France. « C'est à Masevaux, où la comète est restée, que nous nous sommes armés pour faire ensemble un travail de qualité », raconta-t-il plus tard. « L'avantage, lorsque l'on fait le même métier, c'est qu'il y a toujours une critique positive qui alimente la volonté de mieux faire. »
« La gastronomie doit épouser son siècle »

Mais on ne peut distinguer l'homme de sa cuisine. Lui qui répétait souvent à ses équipes que « rien n'est jamais acquis » n'avait cessé de se renouveler et de perfectionner son art. « La gastronomie doit épouser son siècle », martelait-il. Suprême de sandre du père Woefflé, ris de veau au chou frisé, canard au sang, caille confite au foie gras Brillat-Savarin, flan de cresson aux cuisses de grenouille ont fait partie de ses plats emblématiques.

Il était également un maître incontesté des sauces et des jus. « J'ai été habitué à faire plaisir aux autres avec une cuisine qui ne souffrait pas l'à-peu-près. Du temps de mon père, on faisait modeste mais bon. De cette époque, j'ai toujours le souci de privilégier les saveurs », disait-il.

Outre les macarons Michelin et les toques Gault & Millau, de nombreuses distinctions ont émaillé sa carrière. Meilleur restaurateur sommelier d'Alsace en 1972 et second du concours national, troisième sommelier-restaurateur de France en 1974, clé d'or Gault & Millau en 1974 et une note de 18/20 dès 1983. En 1985, il participa aux opérations de promotion régionale de l'association franco-japonaise d'Alsace et de Lorraine au Japon. Deux ans plus tard, il fut élu vice-président fondateur de la Chambre syndicale de la haute cuisine française. En 1989, ce fut le firmament : il reçu sa troisième étoile Michelin. Il fut également auréolé du titre de « chef de l'année » par les lecteurs du magazine Le Chef.

Féru d'art et de lettres, Émile Jung aimait glisser de la poésie sur ses assiettes pour accompagner ces explorations insolites de saveurs. « Quel heureux mariage que celui des mets et des mots », disait-il en 2002, alors qu'il célébrait, cette année-là, Victor Hugo, après s'être inspiré de La Fontaine, Goethe, Gutenberg, ou encore de l'épopée égyptienne avec un hommage à Sobek, dieu crocodile des Égyptiens, en référence au crocodile du Nil empaillé qui donne son nom au restaurant.
Culinaire et caritatif

L'homme fut aussi membre fondateur de l'association des Étoiles d'Alsace ou encore des Disciples d'Escoffier, ce collectif qui milite pour la transmission des savoir-faire culinaires en y associant des actions caritatives. Il s'était par ailleurs investi dans l'association strasbourgeoise Sentiers d'étoiles, dont il était président d'honneur, et qui finance des actions solidaires, notamment auprès des enfants hospitalisés. À ce titre, il participait depuis longtemps à la confection et la distribution des « Veloutés d'étoiles » au marché de Noël de Strasbourg. Bien qu'affecté par la maladie, il avait pris part à la dernière édition, en décembre dernier, toujours accompagnée de Monique, qui l'a soutenu et veillé jusqu'à son dernier souffle.

Comme une toute dernière espièglerie, Émile Jung, qui a tant côtoyé les étoiles, s'est éteint ce lundi matin, à peine quelques heures avant la traditionnelle cérémonie d'annonce des nouveaux étoilés du Guide Michelin. Et comme un clin d'oeil à son « bébé » à qui il a consacré la majorité de sa vie, quelques jours après le jour de la réouverture de son ancien restaurant de la rue de l'Outre, fermé pendant sept mois pour d'importants travaux (lire ci-dessus). Émile Jung s'éteint : son Crocodile perd son étoile, mais retrouve la lumière. La suite reste à écrire.
Sophie DUNGLER

 

 
 

Gastronomie  Le Guide Michelin 2020 dévoilé ce lundi L'Alsace, oubliée du guide rouge ?

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:15:48

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Gastronomie  Le Guide Michelin 2020 dévoilé ce lundi
L'Alsace, oubliée du guide rouge ?
On est loin du séisme provoqué par la perte de la troisième étoile de l'Auberge de l'Ill l'an dernier. Très peu de mouvements sont à relever concernant l'Alsace dans l'édition 2020 du Guide Michelin, dont les nouveautés ont été annoncées hier, lors d'une cérémonie à Paris.
 

 
Jérôme Jaegle, chef de l'Alchémille, dans l'une de ses parcelles de maraîchage à Kaysersberg : il fait partie de la toute nouvelle promotion « engagement pour une gastronomie durable » du Michelin 2020.
Pas de nouvelle étoile, très peu de pertes et deux promus dans le Haut-Rhin dans les catégories « Passion dessert » et « Gastronomie durable ». Voilà qui résume en une phrase les mouvements du Guide Michelin 2020 pour l'Alsace. Les inspecteurs du guide rouge bouderaient-ils la région ? C'est ce qui se murmurait du côté des coulisses hier, au moment des annonces des nouveautés du fameux guide.Depuis plusieurs mois déjà, le nom d'Olivier Nasti (Le Chambard à Kaysersberg) circulait dans certains médias nationaux et dans les annonces de quelques pronostiqueurs, comme potentiel candidat à la 3e étoile. La question demeurait également pour Jean-Georges Klein à la Villa Lalique à Wingen-sur-Moder, autrefois triplement étoilé à l'Arnsbourg ; ou encore pour Nicolas Stamm à la Fourchette des Ducs à Obernai, doublement étoilé depuis 15 ans. Mais ceux-ci n'ont pas fait partie des trois nouveaux restaurants triplement étoilés de cette nouvelle édition (lire en pages nationales).

On attendait également du neuf du côté de Strasbourg, pour le restaurant Maïence de Cédric Moulot, ouvert en février dernier et dont la carte est signée Gilles Goujon, chef triplement étoilé. D'autres rumeurs circulaient du côté du Val de Villé, à Steige : Yannick Guth aurait pu être l'un des nouveaux promus de l'année. Et on sait qu'une étoile était susceptible d'être accrochée du côté de Schiltigheim, chez Guillaume Scheer (Les Plaisirs Gourmands) ou Xavier Jarry (La Fabrique). Mais rien à déclarer de ce côté-là.
Deux étoiles de moinsen Alsace

Du côté des pertes d'étoiles, on savait déjà que le Crocodile, à Strasbourg, qui vient de rouvrir après plus de six mois de travaux et l'arrivée d'un nouveau chef, Romain Brillat, rendait son étoile pour repartir à zéro en 2020. Et ce en accord avec Gwendal Poullenec, le directeur du Guide Michelin. Un autre changement a été annoncé hier, à La Carambole à Schiltigheim. Le restaurant avait obtenu sa première étoile l'an dernier, quelques mois après le départ du chef Frédéric Lefèvre qui y a officié près de dix ans, et à son remplacement par Francis Scordel, originaire du sud de la France. On se doutait donc que l'étoile pouvait être remise en question en 2020.
Deux promusdans le Haut-Rhin

Les bonnes nouvelles viennent du Haut-Rhin, avec une première : la distinction d'une cinquantaine de restaurants à l'échelle nationale pour leur « engagement pour une gastronomie durable ». Cette nouveauté, lancée cette année en France par les responsables du guide rouge, distingue des chefs pour leurs efforts en matière de respect de l'environnement, de circuits courts et de développement durable. On connaissait déjà l'engagement en ce sens de Jérôme Jaegle, chef de L'Alchémille à Kaysersberg. Il est le seul Alsacien primé dans cette nouvelle catégorie. Elle sera représentée par un pictogramme vert en forme de feuille, dans l'esprit de l'étoile rouge déjà bien identifiée. Cette mention ne sera pas visible dans le guide papier mais uniquement sur le site internet et les applications mobiles du Michelin.

Enfin, autre distinction, celle de Pascal Basso, chef du Colombier à Bartenheim-la-Chaussée (68), qui s'est déjà révélé lors de plusieurs compétitions comme le Championnat de France de dessert. Il intègre, avec neuf autres chefs pâtissiers à l'échelle nationale en 2020, la promotion « Passion dessert », que Jessy Rhinn-Auvray, de La Fourchette des Ducs à Obernai et Nicolas Multon, de la Villa René Lalique à Wingen-sur-Moder, avaient été les premiers Alsaciens à intégrer l'an dernier.

En 2020, l'Alsace compte ainsi six tables doublement étoilées (L'Auberge de l'Ill à Illhaeusern, La Fourchette des Ducs à Obernai, Le JY'S à Colmar, La Table d'Olivier Nasti à Kaysersberg, le Cheval Blanc à Lembach et la Villa René Lalique à Wingen-sur-Moder), 23 restaurants une étoile et plus aucun trois-étoiles. Soit, en tout, 29 adresses étoilées (15 dans le Bas-Rhin et 14 dans le Haut-Rhin), pour un total de 35 étoiles.
Sophie DUNGLER Le Guide Michelin France 2020 sera en vente à partir du 31 janvier.

Le Guide Michelin France 2020 sera en vente à partir du 31 janvier.

 
 

 

Gastronomie  Cérémonie Michelin: du vert et de l'audace

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:10:07

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Gastronomie  Cérémonie
Michelin: du vert et de l'audace
Le célèbre guide a dévoilé lundi son palmarès 2020 des restaurants étoilés. Cette année, trois nouveaux chefs ont décroché le Graal de la troisième étoile, tandis que l'accent a été mis sur la gastronomie durable.
 

 
Les chefs Glenn Viel, Kei Kobayashi et Christopher Coutanceau ont rejoint le cercle très restreint des trois étoiles au guide Michelin (29 restaurants au total).
« La mission du guide Michelin est de rapprocher le grand public avec la cuisine d'excellence. Les choix sont difficiles et ne peuvent pas plaire à tout le monde, mais on les assume. » Florent Menegaux, président du Michelin, a d'emblée donné le ton au début de la cérémonie lundi au Pavillon Gabriel à Paris. Après avoir provoqué un séisme en rétrogradant le restaurant de Paul Bocuse, le guide rouge a distingué cette année 628 tables, quatre de moins que l'an dernier.
Les nouveaux étoilés

Soixante-trois établissements ont été primés cette année, contre 75 en 2019. Parmi eux, 49 restaurants ont reçu leur première étoile. Pour l'édition 2020, le guide a innové. Les deux et trois étoiles ont été annoncés par catégorie : bord de mer, ville et campagne/montagne. Onze établissements ont reçu leur deuxième étoile (deux dans la catégorie littoral, six dans la catégorie ville et deux dans la dernière). À noter que la cheffe Stéphanie Le Quellec, gagnante de Top Chef 2011, a réalisé un exploit en décrochant deux étoiles d'un seul coup pour son restaurant La Scène, à Paris.

Enfin, le guide Michelin a distingué trois nouveaux chefs de la récompense suprême : Glenn Viel (L'Oustau de Baumanière en Provence), Christopher Coutanceau pour le restaurant portant son nom à La Rochelle ainsi que Kei Kobayashi, à la tête de Kei, un restaurant en plein centre de Paris. Ce dernier est le premier Japonais à se voir décerner trois étoiles en France. « Merci beaucoup, merci la France », a déclaré le chef aux cheveux blonds décolorés, qui s'est formé à l'école de Gilles Goujon (L'Auberge du Vieux Puits) et Alain Ducasse (Plaza Athénée), où il a inventé son fameux bar cuit sur les écailles.
Des chefs durables à l'honneur

Le guide Michelin a mis en avant la gastronomie durable. Il a lancé pour la première fois une sélection « gastronomie durable » reconnaissable à un pictogramme représentant une feuille et distinguant des chefs soucieux du respect de l'environnement. « C'est une première étape d'un projet mondial, a insisté Gwendal Poullennec, le directeur. C'est un nouvel emblème pour mettre en avant les initiatives des chefs. Cette première promotion de 50 établissements n'est qu'une première étape car nous voulons qu'elle s'enrichisse pendant l'année. » Cette nouvelle distinction peut aussi bien concerner les restaurants étoilés que les Bib gourmands. « Nous avons lancé cette initiative pour, qu'à terme, la gastronomie et le développement durable ne fassent qu'un », a conclu Gwendal Poullennec.

En 2019, le Michelin avait créé un prix de la gastronomie durable qui avait récompensé le cuisinier-pêcheur Christopher Coutanceau, défenseur de la pêche artisanale. Celui-là même qui a reçu cette année sa troisième étoile, un signal fort donné par le guide rouge.
Les autres prix

Puisque la cuisine ne se suffit pas à elle-même, le guide récompense depuis l'année dernière le service et la sommellerie. Eric Beaumard, vice-meilleur sommelier du monde et directeur du Cinq (3 étoiles à Paris), a reçu le prix de la sommellerie pour « l'ensemble de son travail remarquable ». Marie-Aude Vieira, qui travaille en binôme avec son mari Serge Vieira au Château du Couffour à Chaudes-Aigues (2 étoiles, Cantal), a été distingué du prix Michelin du service.

Par ailleurs, neuf pâtissiers ont rejoint la promotion « passion desserts ».
Laura TURC

 

 
 

 

Emploi Social Pourquoi le chômage baisse

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:08:47

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Emploi Social
Pourquoi le chômage baisse
Le ralentissement de la croissance n'a pas freiné la baisse du chômage en 2019. La France crée des emplois et manque même de main-d'oeuvre dans certains secteurs. Mais un point noir demeure : l'emploi des seniors.
 

 
Le chômage a nettement diminué en 2019 en France, avec 120 700 demandeurs d'emploi sans activité en moins (-3,3 %) dont 108 600 en métropole. La plus forte baisse depuis la crise de 2008. Sur la France entière (hors Mayotte), elle s'est accélérée au dernier trimestre, avec un recul de 1,7 % (- 63 000). Un niveau jamais atteint en un trimestre depuis début 2008. La décrue s'observe également sur les catégories de chômeurs en activité réduite. Le taux de chômage qui sera établi en février pourrait descendre en dessous de 8,5 % de la population active.
La création d'emplois est dynamique

La dynamique des créations d'emplois se poursuit. Elle est supérieure à l'augmentation de la population active : l'Insee s'attend à 263 000 créations d'emplois nettes sur l'année, dont 215 000 dans le secteur marchand contre 230 000 en 2018. Le différentiel entre personnes qui entrent sur le marché du travail après études ou installation en France et celles qui en sortent pour cause de retraite, de décès ou autre raison est donc plus que compensé.

Et tout cela alors même que la croissance est en baisse. C'est d'ailleurs une véritable surprise.

Car jusqu'en 2017, malgré des taux de croissance supérieurs à 1 % voire à 1,5 %, le chômage ne diminuait pas en France contrairement à ce qui était observé dans les pays voisins. La faute à notre démographie dynamique et à des cotisations sociales très élevées.
Recruter coûte moins cher

Première raison : la tendance s'est inversée avec les mesures prises depuis 2016 pour baisser le coût du travail. « La transformation du CICE en allégements de cotisations patronales début 2019 aurait contribué à enrichir la croissance d'environ 30 000 emplois », selon l'Insee.

La deuxième raison, selon Selma Mahfouz, directrice de la Dares (service statistiques du ministère du Travail), « c'est qu'on a besoin de plus d'emplois pour la même production ». Robotisation, numérisation et heures supplémentaires ont touché leurs limites dans certains métiers. Dans le privé, des patrons de PME, notamment, ont également privilégié le recrutement à des hausses de salaire contrairement aux grandes entreprises.

Troisième raison enfin : les recrutements se « massifient » dans les services d'aide à la personne, secteur en panne de candidats. Ce n'est pas le seul mais si on dénombre en centaines les offres non pourvues dans la mécanique, ou la soudure, il faut compter en millier dans les métiers du médico-social. En revanche les nouvelles règles de l'indemnisation chômage n'ont pas pesé dans le résultat.
Le chômage des seniors reste le mal français

La baisse touche beaucoup moins les 50 ans et plus (-2,2 %) que les plus jeunes surtout dans les catégories de chômeurs à activité réduite. Chez les 26-40 ans, le reflux atteint même -4,4 %, du jamais vu au XXIé siècle.

En corollaire, le chômage de longue durée se replie plus lentement (-0,4 % sur un an pour les trois catégories). Les recrutements ont surtout profité aux jeunes. Les plans sociaux, (moins nombreux en 2019) et les ruptures conventionnelles (36 000 licenciements de gré à gré par mois) concernent avant tout des salariés au-delà de 55 ans. De la matière à réflexion pour la réforme des retraites : 1,5 million de personnes de 50 ans et plus sont au chômage total ou partiel.

 

 
 

 

Pourquoi le chômage baisse

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:49:45

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Pourquoi le chômage baisse
 

 
Le chômage a nettement diminué en 2019 en France, avec 120 700 demandeurs d'emploi sans activité en moins (-3,3 %) dont 108 600 en métropole. La plus forte baisse depuis la crise de 2008. Sur la France entière (hors Mayotte), elle s'est accélérée au dernier trimestre, avec un recul de 1,7 % (- 63 000). Un niveau jamais atteint en un trimestre depuis début 2008. La décrue s'observe également sur les catégories de chômeurs en activité réduite. Le taux de chômage qui sera établi en février pourrait descendre en dessous de 8,5 % de la population active.
La création d'emplois est dynamique

La dynamique des créations d'emplois se poursuit. Elle est supérieure à l'augmentation de la population active : l'Insee s'attend à 263 000 créations d'emplois nettes sur l'année, dont 215 000 dans le secteur marchand contre 230 000 en 2018. Le différentiel entre personnes qui entrent sur le marché du travail après études ou installation en France et celles qui en sortent pour cause de retraite, de décès ou autre raison est donc plus que compensé.

Et tout cela alors même que la croissance est en baisse. C'est d'ailleurs une véritable surprise.

Car jusqu'en 2017, malgré des taux de croissance supérieurs à 1 % voire à 1,5 %, le chômage ne diminuait pas en France contrairement à ce qui était observé dans les pays voisins. La faute à notre démographie dynamique et à des cotisations sociales très élevées.
Recruter coûte moins cher

Première raison : la tendance s'est inversée avec les mesures prises depuis 2016 pour baisser le coût du travail. « La transformation du CICE en allégements de cotisations patronales début 2019 aurait contribué à enrichir la croissance d'environ 30 000 emplois », selon l'Insee.

La deuxième raison, selon Selma Mahfouz, directrice de la Dares (service statistiques du ministère du Travail), « c'est qu'on a besoin de plus d'emplois pour la même production ». Robotisation, numérisation et heures supplémentaires ont touché leurs limites dans certains métiers. Dans le privé, des patrons de PME, notamment, ont également privilégié le recrutement à des hausses de salaire contrairement aux grandes entreprises.

Troisième raison enfin : les recrutements se « massifient » dans les services d'aide à la personne, secteur en panne de candidats. Ce n'est pas le seul mais si on dénombre en centaines les offres non pourvues dans la mécanique, ou la soudure, il faut compter en millier dans les métiers du médico-social. En revanche les nouvelles règles de l'indemnisation chômage n'ont pas pesé dans le résultat.
Le chômage des seniors reste le mal français

La baisse touche beaucoup moins les 50 ans et plus (-2,2 %) que les plus jeunes surtout dans les catégories de chômeurs à activité réduite. Chez les 26-40 ans, le reflux atteint même -4,4 %, du jamais vu au XXIé siècle.

En corollaire, le chômage de longue durée se replie plus lentement (-0,4 % sur un an pour les trois catégories). Les recrutements ont surtout profité aux jeunes. Les plans sociaux, (moins nombreux en 2019) et les ruptures conventionnelles (36 000 licenciements de gré à gré par mois) concernent avant tout des salariés au-delà de 55 ans. De la matière à réflexion pour la réforme des retraites : 1,5 million de personnes de 50 ans et plus sont au chômage total ou partiel.

 

 
 

Net recul en Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:09:12

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Net recul en Alsace
 

 
Après avoir connu un rebond au 3e trimestre 2019 (+1 % dans le Bas-Rhin et +0,6 % dans le Haut-Rhin), le chômage a enregistré un reflux notable sur les trois derniers mois de l'année en Alsace. C'est ce qu'indiquent les derniers chiffres de la Direccte, la Direction régionale des entreprises, de la consommation, de la concurrence, du travail et de l'emploi.

Dans le Bas-Rhin, le nombre de demandeurs sans activité, tenus de rechercher un emploi (catégorie A), a reculé de 3,4 % entre octobre et décembre 2019. On dénombrait ainsi 1 820 inscrits de moins à Pôle emploi. Dans le Haut-Rhin, la décrue s'est limitée à 1,2 %, soit 450 chômeurs de moins. Sur un an glissant, la tendance reste orientée à la baisse avec -2,9 % dans le 67 et -1 % dans le 68.

Fin 2019, on comptait 147 480 demandeurs d'emploi (de catégorie A, B, C), c'est-à-dire n'ayant pas eu d'activité ou ayant travaillé à temps partiel, soit 86 540 dans le Bas-Rhin (-2,6 %), et 60 940 dans le Haut-Rhin (-1,2 %).

L'évolution dans le Grand Est suit la même courbe descendante avec un recul de 2,4 % du nombre de demandeurs d'emploi n'ayant eu aucune activité (catégorie A). Ils étaient 272 330 inscrits à Pôle emploi fin décembre, soit une diminution de 6 790 personnes.

 

 
 

 

Chômage Net recul en Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:50:28

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Chômage Net recul en Alsace
 

 
Après avoir connu un rebond au 3e trimestre 2019 (+1 % dans le Bas-Rhin et +0,6 % dans le Haut-Rhin), le chômage a enregistré un reflux notable sur les trois derniers mois de l'année en Alsace. C'est ce qu'indiquent les derniers chiffres de la Direccte, la Direction régionale des entreprises, de la consommation, de la concurrence, du travail et de l'emploi.

Dans le Bas-Rhin, le nombre de demandeurs sans activité, tenus de rechercher un emploi (catégorie A), a reculé de 3,4 % entre octobre et décembre 2019. On dénombrait ainsi 1 820 inscrits de moins à Pôle emploi. Dans le Haut-Rhin, la décrue s'est limitée à 1,2 %, soit 450 chômeurs de moins. Sur un an glissant, la tendance reste orientée à la baisse avec -2,9 % dans le 67 et -1 % dans le 68.

Fin 2019, on comptait 147 480 demandeurs d'emploi (de catégorie A, B, C), c'est-à-dire n'ayant pas eu d'activité ou ayant travaillé à temps partiel, soit 86 540 dans le Bas-Rhin (-2,6 %), et 60 940 dans le Haut-Rhin (-1,2 %).

L'évolution dans le Grand Est suit la même courbe descendante avec un recul de 2,4 % du nombre de demandeurs d'emploi n'ayant eu aucune activité (catégorie A). Ils étaient 272 330 inscrits à Pôle emploi fin décembre, soit une diminution de 6 790 personnes.

 

 
 

La grève se poursuit chez Mahle Behr

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La grève se poursuit chez Mahle Behr
 

 
Les salariés de Mahle-Behr France à Rouffach, en grève illimitée, occupent l'entrée du site pour peser sur les négociations du PSE voulant supprimer 236 emplois. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Le mouvement de grève et le blocage de l'usine Mahle-Behr se poursuivent à Rouffach. Alors que la production est à l'arrêt depuis jeudi (L'Alsace de vendredi), les grévistes se relayent devant l'usine pour « bloquer les entrées et les sorties ». C'était encore le cas ce lundi alors que Jorg Bergschneider, le président de Mahle Behr France, était attendu cet après-midi à Rouffach et devait rencontrer les représentants du personnel. « Il s'agit déjà du troisième plan social, nous lui referons part de nos revendications. Nous sommes tous déterminés à ne rien lâcher », a martelé Raphaël Keller, délégué syndical Unsa.
C. D.

SOCIAL  Rouffach La grève se poursuit chez Mahle Behr

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:19:26

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SOCIAL  Rouffach
La grève se poursuit chez Mahle Behr
 

 
Les salariés de Mahle Behr France Rouffach, en grève illimitée, occupent l'entrée du site pour peser sur les négociations du PSE sur les 236 emplois supprimés.
Le mouvement de grève et le blocage de l'usine Mahle-Behr se poursuivent à Rouffach. Alors que la production est à l'arrêt depuis jeudi, les grévistes se relayent devant l'usine pour « bloquer les entrées et les sorties ».

C'était encore le cas ce lundi alors que Jorg Bergschneider, le président de Mahle Behr France, était attendu à Rouffach et devait rencontrer les représentants du personnel. « Il s'agit déjà du troisième plan social, nous lui referons part de nos revendications. Nous sommes tous déterminés à ne rien lâcher », a martelé Raphaël Keller, délégué syndical Unsa.
C. D.

 

 
 

 

Commémoration  Antisémitisme Shoah : l'hommage de Macron

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:07:04

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Commémoration  Antisémitisme
Shoah : l'hommage de Macron
Le président a rendu hommage, ce lundi matin, aux 76 000 juifs déportés de France, à l'occasion du 75 e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau.
 

 
Emmanuel Macron au « Mur des Noms ».
Emmanuel Macron a, une nouvelle fois, affiché sa détermination à lutter contre l'antisémitisme en rendant hommage, ce lundi, aux 76 000 juifs déportés de France, 75 ans après la libération des camps d'Auschwitz-Birkenau.

« Nous traquerons l'antisémitisme, le racisme sous toutes ses formes, la haine qui s'affiche au grand jour, comme celle qui se tapisse dans l'ombre et l'anonymat », a déclaré le chef de l'État devant 200 personnes, dont 50 rescapés des camps de concentration, réunies au Mémorial de la Shoah à Paris. « Nous ne céderons rien », a-t-il insisté, cinq jours après avoir porté le même message de « vigilance » au cours de son voyage en Israël.

Emmanuel Macron a de nouveau mis en garde contre « l'insupportable regain de l'antisémitisme dans notre Europe », qui peut « porter son visage de toujours ou emprunter les masques nouveaux de la haine islamiste de l'antisionisme ».
« Les démons ne sont jamais très loin »

Quelque « 868 lieux de culte juifs font l'objet d'une surveillance renforcée, les associations qui appellent à la violence sont dissoutes, des équipes d'enquêteurs spécialisés sont mises sur pied sur tout le territoire et nous poursuivrons », a-t-il expliqué.

Le président du Mémorial, Eric de Rothschild, a également averti que « ce qui s'est passé il y a 75 ans peut recommencer car les démons ne sont jamais malheureusement très loin ».

Avant son discours, Emmanuel Macron a inauguré le Mur des Noms rénové, qui recense les noms des déportés de France, Français ou étrangers, entre mars 1942 et l'été 1944. Érigé en 2005, à Paris, ce mur, composé de 222 dalles en pierre, garde la mémoire de 76 000 Juifs, dont 11 400 enfants. Seuls 2 500 d'entre eux sont revenus des camps.

 

 
 

 

Affaire Halimi : le président rappelé à l'ordre

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:08:04

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Affaire Halimi : le président rappelé à l'ordre
 

 
Jeudi dernier, Emmanuel Macron avait demandé la tenue d'un procès dans l'affaire Sarah Halimi, sexagénaire juive tuée en 2017. Le suspect avait été déclaré pénalement irresponsable.

Lundi, dans un bref communiqué commun, la première présidente de la Cour de cassation, Chantal Arens, et le procureur général, François Molins, lui ont rappelé que « l'indépendance de la justice, dont le président de la République est le garant, est une condition essentielle du fonctionnement de la démocratie ». Une rare mise au point.

 

 
 

 

Politique  Municipales Cédric Villani défie l'Élysée

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:06:33

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Politique  Municipales
Cédric Villani défie l'Élysée
Sortant de l'Élysée où il était convoqué, le député LREM de l'Essonne, Cédric Villani a défié Emmanuel macron : il poursuit sa campagne dissidente à Paris face à Benjamin Griveaux. Il sera exclu dès mercredi.
 

 
Cédric Villani, un destin municipal en marche ?
« Emmanuel Macron a longtemps laissé faire mais il a compris qu'il fallait qu'il intervienne », disait-on ces derniers jours dans les couloirs de la République en marche. Le président de la République a donc convoqué dimanche Cédric Villani pour le convaincre de rejoindre l'équipe de Benjamin Griveaux, le candidat officiel de La République en marche (LREM). Peine perdue : sitôt sur le trottoir, Cédric Villani a confirmé qu'il continuait sa campagne, « en toute liberté ». Et d'acter des « divergences majeures ». Conséquence : Stanislas Guerini, délégué général de LREM, demandera au bureau exécutif l'exclusion de Villani ce mercredi. Cette menace, qui planait au-dessus de la tête du député, ne semble pas le perturber beaucoup. Comme depuis le mois de juillet, il dénonce des manoeuvres d'apparatchiks. Actuellement crédité de 10 points dans les sondages (contre 15 % à Benjamin Griveaux), le mathématicien regarde désormais du côté de David Belliard, candidat EE-LV, qui rivalise avec Benjamin Griveaux dans les intentions de vote.

L'ancienne journaliste Isabelle Saporta vient de se rallier à Cédric Villani et oeuvre depuis plusieurs semaines à la création d'une coalition climat qui rallierait toute la gauche. Cette hypothèse affaiblirait encore la candidature de Benjamin Griveaux et pourrait inquiéter Anne Hidalgo, pour l'instant favorite des sondages devant Rachida Dati.
N.M.

 

 
 

 

Altkirch Voeux au personnel « Pour une ville attractive »

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:23:41

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Altkirch Voeux au personnel
« Pour une ville attractive »
C'est uniquement devant le personnel communal que Nicolas Jander, maire d'Altkirch, a présenté ses voeux ce lundi 27 janvier à la mairie. L'objectif commun aux élus et aux agents est de rendre la Ville de plus en plus attractive.
 

 
Nicolas Jander, maire d'Altkirch, a présenté ses voeux ce lundi matin au personnel communal.
La traditionnelle réception des voeux du Nouvel An ouverte à la population n'a plus cours à Altkirch depuis 2011. Lui a succédé une cérémonie plus restreinte à l'attention du personnel communal. C'est ainsi que Nicolas Jander, maire d'Altkirch, a invité lundi 27 janvier, à la mairie, les quelque 90 agents de la Ville pour les remercier de leur engagement.

C'est d'abord Marie-Luce Heckendorn, nouvelle directrice générale des services depuis le 1er août dernier, qui s'est adressée à l'auditoire et qui a mis en chiffres, l'investissement du personnel. Elle a par exemple rappelé les 300 heures de travail consacrées à l'installation de la tyrolienne pour les enfants, les 250 heures nécessaires à l'organisation de la foire Sainte-Catherine, les 300 autres nécessaires à l'organisation de la Journée citoyenne, les 2 500 heures que représente la mise en place de la Forêt enchantée, de la patinoire et des éclairages de Noël, les 1 250 heures vouées à la direction artistique de la Forêt enchantée... À la Halle au blé, salle culturelle, les agents sont également bien occupés : 42 représentations ont été données et 6 000 spectateurs accueillis en 2019. Au Musée sundgauvien, plus de 4 000 visiteurs ont été accueillis. La DGS n'a pas oublié de citer le travail des agents dans les salles de sport, pour l'organisation du trail urbain, celui du service population (délivrance de cartes d'identité et passeports, état-civil), dans les écoles ou la police municipale. « Nous souhaitons encore développer la qualité de l'accueil cette année », a conclu Marie-Luce Heckendorn.
Un maire « attaché à la quiétude des habitants »

Nicolas Jander, entouré des membres de son équipe municipale, s'est déclaré « fier d'être le maire de la capitale du Sundgau, qui joue le rôle de locomotive d'un bassin de vie de 60 000 habitants alors que la Ville compte moins de 6000 habitants. Partout, on nous regarde et notre rôle de bourg-centre, on le joue dans tous les domaines ». Le maire a mis l'accent sur le logement social présent à Altkirch en raison d'un phénomène nouveau de paupérisation, « Altkirch n'est plus la petite ville bourgeoise qu'elle était il y a encore deux décennies ». Il a évoqué le rôle culturel d'Altkirch avec la Halle au Blé, le cinéma, le Musée sundgauvien, « propriétés de la Ville, rappelons-le », la médiathèque départementale, le Centre rhénan d'art contemporain.

Deux agents ont été distingués de la médaille d'honneur régionale, départementale et communale, l'une est partie à la retraite. Ils sont entourés ici du maire, de l'adjointe Isabelle Pi et de leurs conjoints respectifs. Photo DNA /Noelle BLIND-GANDER

Il a souligné que la délivrance de 5000 titres en 2019 à la mairie contribuait au passage dans le centre-ville commerçant. Il s'est dit « attaché à la quiétude des habitants » grâce à la présence de la police municipale. Il a relevé le parcours scolaire qu'on peut faire à Altkirch de l'école primaire jusqu'au lycée et bientôt jusqu'au niveau universitaire avec l'ouverture à la prochaine rentrée du centre de formation de l'association Marie Pire. Il est aussi revenu sur les divers équipements sportifs qui participent au rayonnement de la Ville (salles de sport, stade de foot, terrain de pétanque, piscine, patinoire...). « Sans vous, Altkirch ne pourrait pas tenir son rang », a-t-il assuré au personnel.
Un virage digital « en toute sérénité »

Le défi à relever est l'entrée dans « l'ère de la digitalisation » avec une réactivité qui doit être de plus en plus grande. « Nous allons prendre ce virage en toute sérénité, je vous demande de me faire confiance ainsi qu'à votre DGS pour arriver à composer avec toutes les générations qui n'ont pas les mêmes pratiques ». « Une ville propre, animée, avec des services efficaces, c'est une ville attractive », a résumé Nicolas Jander, citant pour le final, Albert Schweitzer : « le succès n'est pas la clé du bonheur, c'est le bonheur qui est la clé du succès ».

Deux agents se sont vus remettre en fin de cérémonie la médaille d'honneur régionale, départementale et communale en en vermeil, Jean-Luc Chevalier et Alain Zimmermann (services techniques) pour 30 années service. Christiane Martins (entretien des écoles), partie en retraite en août 2019, a reçu un bouquet de fleurs.
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

Thannenkirch  Cérémonie des voeux Une dernière avec les honneurs

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:29:20

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Thannenkirch  Cérémonie des voeux
Une dernière avec les honneurs
Pour la dernière cérémonie des voeux avant les prochaines élections municipales, les habitants de Thannenkirch avaient rendez-vous samedi en fin d'après-midi à la salle des fêtes du village.
 

 
Pierre Bihl, avec Klara Menzinger et Dominique Carette, les médaillés du jour.
Le député Jacques Cattin, les représentants des corps constitués ainsi que de nombreux élus des villages voisins avaient également fait le déplacement. La décision du maire Dominique Carette de ne pas solliciter un nouveau mandat « de quelque sorte qu'il soit » a-t-il précisé, donnait à cette soirée un caractère particulier.

Pour cette ultime présentation de ses voeux et de ceux de la commune, le premier magistrat n'a pas modifié ses habitudes. Après un bref rappel de l'origine de la salle des fêtes, il a commenté avec sa verve habituelle, la politique gouvernementale. L'édile a illustré son propos par l'exemple de la réforme des retraites « gérée avec maladresse et opacité ». Bien entendu, la politique financière de l'Etat qui met les communes en difficulté, a été vilipendée avec force. En qualité de vice-président de la communauté de communes du pays de Ribeauvillé, il a rappelé son importance dans le maintien des services à la population. Thierry Gelb, secrétaire de mairie, a ensuite présenté l'état civil puis rappelé les réalisations de la commune pour 2019, avant que les associations de Thannenkirch ne présentent leurs activités de l'année écoulée et leurs projets pour 2020. Puis, Klara Menzinger, habitante du village très impliquée dans la vie communale, s'est vu remettre la médaille d'honneur de la vie associative du département par Pierre Bihl, vice-président du CD68.

Le député Jacques Cattin a également honoré Dominique Carette en lui remettant la médaille de l'Assemblée nationale.

Pour finir, le palmarès des maisons fleuries a été dévoilé :

Maisons individuelles : 1er prix, Mario Birckel et François Treiber ; deuxième prix : Roland Gassmann ; troisième prix : Sandra Richert.

Hôtels, restaurant, commerce : 1er prix, Auberge de la Meunière et Touring Hôtel ; deuxième prix ; Auberge du Melkerhof et Mairie ; troisième prix, Atelier Pascal Bosshardt.

 

 
 

 

Thannenkirch Une dernière avec les honneurs

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:47:54

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Thannenkirch  Une dernière avec les honneurs
 

 
 
Le député Jacques Cattin, les représentants des corps constitués ainsi que de nombreux élus des villages voisins avaient également fait le déplacement. La décision du maire, Dominique Carette, de ne pas solliciter un nouveau mandat « de quelque sorte qu'il soit » a-t-il précisé, donnait à cette soirée un caractère particulier.

Pour cette ultime présentation de ses voeux et de ceux de la commune, le premier magistrat n'a pas modifié ses habitudes. Après un bref rappel de l'origine de la salle des fêtes, il a commenté avec sa verve habituelle, la politique gouvernementale. L'édile a illustré son propos par l'exemple de la réforme des retraites « gérée avec maladresse et opacité ». Bien entendu, la politique financière de l'État qui met les communes en difficulté, a été vilipendée avec force.

En qualité de vice-président de la communauté de communes du pays de Ribeauvillé, il a rappelé son importance dans le maintien des services à la population.

Thierry Gelb, secrétaire de mairie, a ensuite présenté l'état civil puis rappelé les réalisations de la commune pour 2019, avant que les associations de Thannenkirch ne présentent leurs activités de l'année écoulée et leurs projets pour 2020.

Puis, Klara Menzinger, habitante du village très impliquée dans la vie communale, s'est vu remettre la médaille d'honneur de la vie associative du département par Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin.
Palmarès des maisons fleuries

Le député Jacques Cattin a également honoré Dominique Carette en lui remettant la médaille de l'Assemblée nationale.

Pour finir, le palmarès des maisons fleuries a été dévoilé :

Maisons individuelles : 1er prix, Mario Birckel et François Treiber ; 2e prix : Roland Gassmann ; 3e prix : Sandra Richert.

Hôtels, restaurant, commerce : 1er prix, Auberge de la Meunière et Touring Hôtel ; 2e prix ; Auberge du Melkerhof et Mairie ; 3e prix, Atelier Pascal Bosshardt.

 

 
 

Malmerspach  Cérémonie des voeux Eddie Stutz : « Je vous confirme que je conduirai une équipe »

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 05:50:15

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Malmerspach  Cérémonie des voeux
Eddie Stutz : « Je vous confirme que je conduirai une équipe »
Devant ses invités, dans une salle polyvalente bien remplie, le maire de Malmerspach Eddie Stutz a présenté ses voeux et a confirmé qu'il conduira « une équipe qui se présentera, une nouvelle fois à votre suffrage ».
 

 
Ensemble... le credo de Malmerspach.
Eddie Stutz, candidat à une reconduction de sa mission de maire, n'a pu évoquer conformément à la réglementation et dans un souci de respect de la démocratie, les enjeux pour l'avenir qui faisaient le coeur de ses précédents discours de nouvel an.
« La planète brûle et nous regardons ailleurs »

Cela n'a cependant nullement freiné la sincérité de ses propos d'accueil pour ses invités parmi lesquels on remarqua la présence de Pascal Ferrari, conseiller départemental, des maires voisins José Schruoffeneger, Gilles Steger, Frédéric Caquel, et du maire honoraire René Della Vallé.

Tout aussi sincères, les remerciements qu'ion visiblement ému les membres de son conseil municipal. Le mot adressé à son épouse et à ses enfants fut des plus évocateurs quant au vécu de cette année : « 2019 n'a pas été une année facile, mais vous m'avez toujours soutenu. »

Il porta comme chaque année un regard sur la situation de la planète en citant les propos de Jacques Chirac : « la planète brûle et nous regardons ailleurs ». Il insista sur le fait qu'il faille sensibiliser, éduquer les enfants au respect de la planète. Il prononça également une phrase qui pourrait rappeler les évènements qui troublèrent la commune lors du projet Cyclamen : « L'écologie doit être une conscience et pas un parti. »

La présence dans la salle de nouveaux arrivés sur le site du Parc de Malmerspach, MM. Schneider et Peverelli, fut l'occasion pour évoquer la bonne évolution de ce site. Des entreprises innovantes dans des technologies pointues. Cadindus conçoit des prototypes en 3D et Everbim des maquettes numériques. Avec cette pointe de malice qui le caractérise, le maire parla de ceux qui viennent s'installer : « Je ne les crois pas philanthropes, s'ils ont décidé d'investir et d'investir fortement, c'est bien que Malmerspach a de l'avenir, que le territoire de notre vallée a de l'avenir. »

Des propos optimistes confirmés par une quinzaine de sociétés décidées à s'implanter dans cette commune. Et de partager avec la comcom et les maires présents la réussite de nombreux projets structurants.
« Le bénévolat une nécessaire conviction »

Pour Eddie Stutz, le bénévolat est une nécessaire conviction, tout comme la nécessité d'un attachement à une identité, et de le rappeler avec force et simplicité : « Une identité villageoise avec son passé industriel, ses cités ouvrières, ses paysages, tout ce patrimoine qui se définit aussi avec le futur. Le rôle de l'élu est de construire une vision partagée qui permet à chacun d'y avoir sa place et de s'y sentir bien. »

Gérard Bruetschy, l'âme du don du sang dans la vallée fut une nouvelle fois remercié pour l'exemplarité de sa mission.

La somme de 5 000 EUR réunie dans le village pour le Téléthon est une preuve indubitable de l'esprit humain et solidaire de cette petite commune.
Jean-Marie Zipper

 

 
 

 

Uffholtz  Voeux du maire Jean-Paul Welterlen tire sa révérence

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 05:51:04

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Uffholtz  Voeux du maire
Jean-Paul Welterlen tire sa révérence
Les traditionnels voeux ont été l'occasion pour Jean-Paul Welterlen d'égrener avec passion et émotion ses souvenirs mais aussi de profiter de cette première rencontre annuelle pour inaugurer le nouveau périscolaire.
 

 
Les villageois honorés pour leur implication dans la vie communale. Photo DNA
Jean-Paul Welterlen, maire d'Uffholtz, a fait état d'un rêve qui vient de se concrétiser avec cette nouvelle construction, en présence de Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, et Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin. « L'intelligence du coeur et de raison peut venir à bout des obstacles et des tensions ». Telles les graines offertes à l'entrée de la salle de réception, celles du périscolaire ont été semées en 2004, ont germé pendant deux mandats, pour s'épanouir aujourd'hui.
Réhabilitation, amitié franco-allemande et autres trésors

Il y a aussi l'achèvement, en 2010, de la réhabilitation de la plus ancienne maison du village (1561) ayant servi d'abri sanitaire pendant la Grande Guerre, devenue l'Abri mémoire, et la création d'une résidence d'artistes, qui tout au long des années viennent travailler sur des projets invitant à la méditation sur le vécu d'Uffholtz au pied du Hartmannswillerkopf. Puis il y a aussi l'amitié franco-allemande, qui s'est développée autour du monument national du HWK. « Aujourd'hui, pense-t-il, chaque acteur y a trouvé sa place et apporte dans sa spécificité sa part de mémoire, à l'histoire et à la citoyenneté ».
Les bénévoles, ces petites mains indispensables

D'autres trésors que regorge Uffholtz lui reviennent en mémoire, tels l'aménagement du lieu-dit Mamberg, ce vallon au fond duquel coule un ruisselet et qui révèle prairies, vergers et vignes en son flanc ensoleillé.

Puis, pour les joies les plus simples, parfois très fortes et profondes, il pense à tous les bénévoles qui s'impliquent régulièrement dans la journée citoyenne, l'Eselbus, ces promenades proposées par les Âneries d'Uffholtz, le Jour de la nuit, opération organisée conjointement avec la commune voisine de Steinbach, l'opération Veille au château du Herrenfluh, les Fenêtres de l'avent, la vie du café à l'Abri mémoire, le parcours Nat-Mouv, premier parcours sportif en milieu naturel pour ne citer qu'eux.

Pour conclure son long propos, le maire cite Jean de La Bruyère : « Il n'y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance », et d'inviter celles et ceux qui se sont distingués particulièrement dans la journée citoyenne.

Les petites mains habiles du foyer Saint-Erasme, les organisateurs de la montée de Saint-Antoine, ceux qui se sont investis dans la réfection partielle des ruines du château du Herrenfluh, l'animation du Jour de la nuit, les arboriculteurs, la chorale Sainte-Cécile, dans le café de l'Abri, d'autres pour leur engagement communal et dans les échanges avec Hügelheim.

Côté sportif, Georges Eidenschenck a été distingué avec la remise du diplôme de la Fédération jeunesse et sport, pour son engagement aux côtés des Grognards de Haute Alsace. Gisèle Strzoda a été distinguée par Pascal Ferrari, conseiller départemental avec la médaille de la vie associative du conseil départemental.

Pour clore cette mémorable journée, le maire a invité ses hôtes à partager encore un bon moment de convivialité autour du verre de l'amitié.
Textes : André SPETZ

 

 
 

 

Eguisheim Claude Centlivre brigue un troisième mandat

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:37:51

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Eguisheim   Claude Centlivre brigue un troisième mandat
 

 
Claude Centlivre, maire d'Éguisheim depuis deux mandats : « Les citoyens souhaitent être davantage acteurs de leur vie, davantage aux manettes de leur commune. » Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
« Ça vaut le coup de se battre pour ce village. » Maire d'Éguisheim depuis 2008, entré au conseil municipal en 2001, Claude Centlivre a décidé avec son équipe de tenter sa chance une troisième fois. Sur les dix-neuf membres de sa liste, onze sont des sortants. « Nous avons cherché huit nouveaux, cinq femmes et trois hommes, notamment des habitants récemment installés dans la commune et des commerçants. Nous sommes au complet depuis deux semaines. »

À 68 ans, le retraité de l'Éducation nationale, encore offusqué d'avoir été traité par ses opposants de « dictateur » lors de la campagne de 2014, entend cultiver une idée forte : le renforcement de sa politique de démocratie participative. « En France et un peu partout dans le monde, les mouvements de contestation se multiplient. Mon idée est que ces révoltes populaires signifient que les citoyens souhaitent être davantage acteurs de leur vie, davantage aux manettes de leur commune.»
Partager le pouvoir ?

Depuis douze ans, l'édile a mis en place un dispositif de « conseillers associés », habitants « experts » qui participent aux seize commissions municipales en fonction de leurs domaines de compétence. Depuis un an, la commune de 1800 habitants invite également ses concitoyens à des « apéros citoyens » qui débutent par une déambulation au cours de laquelle chacun est invité à exprimer ses doléances. Si le maire a convié la population à participer à des débats publics sur le Plan local d'urbanisme (PLU) avant son adoption en janvier 2019 ou dans le cadre du grand débat national, il souhaiterait passer du stade de la réunion informative à la concertation. En d'autres termes, partager une partie de son pouvoir. « Nous avons par exemple prévu de créer un bassin d'orage qui va protéger les lotissements des quartiers nord. Pourquoi ne pas évoquer le sujet en réunion publique avant de statuer ? Je pense que les citoyens sont tout à fait mûrs pour cela. » Se référant à l'expérience de démocratie participative menée par Jo Spiegel à Kingersheim, Claude Centlivre dit avoir constaté qu'entre les premières réunions qu'il a initiées et celles d'aujourd'hui, le climat s'est apaisé. « Les premières ont eu une fonction de soupape, les suivantes ont été plus constructives. » Il ajoute que ces six dernières années, 90 % des décisions du conseil municipal ont été votées à l'unanimité.

Vantant l'énergie des 32 associations locales et le dynamisme économique de la commune, le candidat en vient à aborder un sujet sensible : le tourisme, entre manne bienfaisante et nuisances. « Notre village est tellement beau que nous aurons toujours des touristes, mais nous sommes entrés dans une phase délicate, je ne voudrais pas que les remparts d'Éguisheim se transforment en cortèges incessants de valises à roulettes. » La commune, qui compte 70 gîtes dans son centre historique, est actuellement en pourparlers avec la préfecture pour obtenir de pouvoir interdire la création de nouveaux meublés de tourisme. « Il nous faut sauvegarder les maisons d'habitation qui logent des familles avec enfants, et ainsi maintenir les effectifs de notre école. »
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Voeux hôpital Ensisheim Neuf-Brisah Des transformations à venir

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:45:09

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Voeux hôpital Ensisheim Neuf-Brisah Des transformations à venir
 

 
 
Après avoir adressé ses voeux au personnel et aux résidents, Catherine Rommevaux, directrice de l'Hôpital intercommunal d'Ensisheim/Neuf-Brisach, a salué le travail « accompli avec conviction, force et professionnalisme par chacune et chacun en 2019 », pour « faire face aux besoins et garantir la prise en soin des résidents, dans des conditions parfois difficiles ». « Agir maintenant pour demain » a été, et demeure le maître mot des soignants et de l'équipe dirigeante.

Les actions pour l'amélioration du bien-être au travail vont dans ce sens et sont inscrites dans le projet d'établissement 2019-2023, en matière de soins, de vie et d'animation, et du projet médical, qui s'étendra sur les quatre prochaines années. Malgré un environnement contraint au plan budgétaire, tous restent motivés, loin de la résignation.

L'étude du projet de restructuration de l'Ehpad est terminée et en cours de validation au conseil départemental. De même, les travaux de mise aux normes incendie sont en cours. Ces deux projets sont programmés en 2020. Par ailleurs, la télémédecine, ainsi que qualité et sécurité des soins, devrait permettre une meilleure intégration de l'hôpital sur son territoire de santé à l'avenir. Par ailleurs, l'évaluation interne de l'Ehpad est en cours d'achèvement, le Service de soins infirmiers à domicile (Ssiad) ayant bientôt terminé sa réflexion.

Les partenariats interétablissements seront poursuivis au sein d'une équipe commune, rejointe par un informaticien du CDRS en février, présent sur le terrain une fois tous les quinze jours. Enfin, un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens sera signé par l'Agence régionale de santé, le Département et l'établissement. La directrice souhaite que « toutes ces transformations soient abordées avec sérénité, sens de l'écoute et du dialogue et respect des prérogatives des uns et des autres ».
Trois départs à la retraite

Carole Elmlinger, adjointe aux affaires sociales, présidente du conseil de surveillance, exprime sa reconnaissance pour le travail réalisé, et salue l'engagement et le professionnalisme de tous. « C'est une grande chance d'avoir ce service de proximité », a-t-elle ajouté, assurant : « Nous sommes là pour vous aider. »

Pour finir, l'une des trois retraitées de 2019, Agnès Hamm, a été mise à l'honneur. Recrutée à Mulhouse en 1975 comme agent des services hospitaliers qualifiée, elle est entrée à l'EPS d'Ensisheim en 2002 et y a poursuivi sa carrière, devenant agent d'entretien qualifié en 2008. Lingère de l'établissement, elle a atteint le 7e échelon en date de sa retraite, le 1er octobre 2019. Comme elle, Corinne Zurcher et Sonia Kuppelin ont pris leur retraite, respectivement en juin et août 2019.
M.P.

 

 
 

Sainte-Marie-aux-Mines  Établissement médico-social Les voeux des Tournesols : une première

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:30:59

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Sainte-Marie-aux-Mines  Établissement médico-social
Les voeux des Tournesols : une première
Belle et émouvante cérémonie des voeux de l'Institution des Tournesols jeudi soir au théâtre de Sainte-Marie-aux-Mines. L'occasion pour Guillaume Fischer, directeur général, de présenter les actions passées, de saluer le travail des différentes équipes et de faire le point sur les réalisations futures.
 

 
Guillaume Fischer, directeur général de l'institution des Tournesols, a présenté ses voeux sur la scène du théâtre.
Cette première cérémonie des voeux des Tournesols, très suivie, s'est déroulée comme du papier à cigarette orchestré par Christian Weibel cadre administratif.

Très à l'aise Guillaume Fischer a salué les personnalités présentes notamment le député Jacques Cattin, Pierre Bihl vice-président du conseil départemental, Claude Abel président de la communauté de communes et maire de Sainte-Marie-aux-Mines, Patrice Fêwe, maire de Nayemont les Fosses et vice-président de l'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges, Jean-Pierre Hestin et, Marie-Paule Gay respectivement maire de Rombach-le-Franc et d'Aubure, Denis Petit et Christine Salber adjoints et représentants des maires de Lièpvre et de Sainte-Croix-aux-Mines, Barbara Lauber adjointe au maire d'Untergrombach Vinga Szabo et Raymond Kuhn, présidents des comités de jumelage, Francine Kieffer, Raymond Ruthmann, et Antoine Walter représentants de l'association des « Amis des Tournesols », les membres du conseil d'administration, les représentants des prestataires et des artisans et industriels associés à l'établissement et l'ensemble du personnel.
Le retourà l'équilibre financier

D'emblée, le directeur général a rendu hommage à son prédécesseur Daniel Lê. Il a annoncé le retour à l'équilibre financier pour ce déficit annoncé de 900 000 EUR. L'établissement sainte-marien présente un bilan excédentaire pour 2019. Il a remercié et longuement insisté sur le travail exécuté par les encadrants et les travailleurs de l'ESAT pour redresser la situation. Ce qui va permettre de voir l'avenir plus sereinement, de permettre l'embauche de personnels pour renforcer les équipes éducatives et soignantes.

Cette situation saine permettra aussi de conforter les différentes structures, à l'instar de la ferme pédagogique d'Argentin à Lièpvre dont l'inauguration est prévue courant du mois de juin, ou de l'ESAT du Val de Galilée et de prévoir de nouveaux projets.

Guillaume Fischer a annoncé une mise en transversale des services plus opérationnels entre le médical, l'administratif et la technique. Un chantier qui lui tient visiblement à coeur. Il a remercié les élus de tous les niveaux, locaux, départementaux et nationaux pour leur soutien sans faille. Guillaume Fischer a mis en exergue les échanges riches et positifs avec l'ensemble du personnel et a invité les uns et les autres à continuer leurs efforts dans le même esprit.
Les valeursde l'institution

Président du conseil d'administration, Claude Abel, les traits marqués a évoqué la difficulté de présenter des voeux dans le contexte tragique que vie actuellement la ville et le Val d'Argent.

Il a néanmoins insisté sur les valeurs, de solidarité et d'humanité symbolisées par l'institution des Tournesols. Après avoir fait le tour des contributions financières du département pour les différentes réalisations d'un montant de 6,5 millions d'euros en 2019 et annoncé la visite de Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin, en date du 13 février prochain, Pierre Bihl a rendu un bel hommage à l'institution. « Ce que vous faites pour faire reconnaître les personnes handicapées, non pas comme des victimes mais comme des acteurs essentiels, comme des personnes avec des droits, avec des aspirations, avec des projets, avec des talents, est tout à fait remarquable ».

Analyse identique pour Jacques Cattin qui a présenté un certain nombre de démarches pour appuyer les demandes pour la création de 48 places nouvelles places en établissement adapté pour l'ESAT et une délivrance de 25 agréments socle en établissement adapté dont dépend l'ouverture de la ferme d'Argentin.
Les nounours du Librio offerts aux enfantsde l'IMP

Un temps d'amitié et de solidarité a ensuite eu lieu avec la remise, au nom du conseil municipal de Bruchsal-Untergrombach par Vinga Szabo d'un don de 500 EUR et de l'ensemble des nounours exposés lors de l'opération de Noël dans les vitrines de l'ancien Librio pour les enfants de l'I.M.P.

Vinga Szabo a retracé cette amitié faite de solidarité en évoquant cette fresque qui orne l'entrée de l'IMP symbolisant cette humanité par ce petit train qui relie l'église du Michelsberg à celle de Saint- Pierre-sur-l'Hâte.

Francine Kieffer, présidente des Amis des Tournesols, a remercié la délégation d'Untergrombach pour ce geste d'amitié et de solidarité, pour ce droit à la différence. « Heintz Linck, Roland Mercier et Armand Fleck ont forgé il y a trente ans les premiers maillons d'une chaîne du coeur dont les fils conducteurs avaient pour nom entente, amitié et solidarité, à l'encontre des résidents de ce qui était alors la Nichée. Rolph Haffner et Erich Augath ont consolidé cette chaîne en perpétuant ces généreuses rencontres ». Et de rajouter « cher(e) s Vinga, Barbara, Karina et Heike vous avez depuis quelques années avec Karl Mangei repris le flambeau de vos illustres prédécesseurs. Par votre présence, par votre générosité, vous authentifiez et confirmez une facette du jumelage entre nos deux villes faites d'amour, de solidarité, d'humanité et de tolérance ».
Un tempsde convivialitéet de reconnaissance

Cette cérémonie des voeux a été embellie par un temps de convivialité et de reconnaissance pour 6 collaborateurs de l'Institut qui ont pris leur retraite en 2019.

Guillaume Fischer a retracé avec humour la carrière et les qualités de chacun. Il a tracé par des témoignages de collègues leur personnalité et leur engagement fort au service de l'Institution et ceux pendant bon nombre d'années.

En signe de reconnaissance il a remis, avec Claude Abel, fleurs et cadeaux sous les applaudissements de l'assistance à Michel Alder-Oumedjkane, Sylvie Villemin, Odile Pressager, Andrée Manchon, Cathy Legrand et Fabienne Gérard.

Le verre de l'amitié a clos cette sympathique première cérémonie des voeux des Tournesols.
J.L.K.

 

 
 

 

Santé Technologie Le gallium 68, la nouvelle aide à l'imagerie médicale

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:25:29

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Santé Technologie
Le gallium 68, la nouvelle aide à l'imagerie médicale
Grâce au soutien de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin, un générateur de gallium 68 a pu être acquis par l'hôpital Émile-Muller. Il vient en complément des traitements habituels pour le Tep-Scan. Ce procédé permet de produire un médicament radio-pharmaceutique.
 

 
Le Dr Atekka Chabanse, radio-pharmacienne, en plein travail dans le local dédié à la pharmacie du service nucléaire de l'hôpital Émile-Muller. Local installé non loin du Tep-Scan.
Grâce au soutien de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin, un générateur, baptisé Gallium 68 vient d'être acquis en complément des traitements habituels utilisés pour l'imagerie médicale du Tep-scan.

Le TEP Scan allie un scanner (Scan) et un tomographe par émission de positrons (Tep) et équipe depuis novembre 2018, le service de médecine nucléaire de l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse. Ce procédé va permettre de produire un médicament radio-pharmaceutique à base de gallium, pour révéler au Tep-scan les éventuelles tumeurs neuroendocrines qui sont majoritairement gastro-intestinales. En 2019, une cinquantaine de patients ont été soignés pour cette pathologie dans le Haut-Rhin. Il est prévu de l'étendre, durant le premier semestre 2020, aux patients atteints de cancer de la prostate, soit 650 l'an dernier.

« Nous attendons les autorisations pour développer dans le cadre du dépistage de ce cancer de la prostate. D'un point de vue technique, le gallium permet de donner un signal à la caméra en action, pour visualiser et localiser la tumeur mais aussi les métastases hors de la tumeur, le cas échéant », indique le Dr Atekka Chabanse, praticienne hospitalière et radio-pharmacienne en charge de ce nouveau procédé.
En attente d'autorisation pourle cancer de la prostate

Cette nouvelle technique vient en remplacement de l'injection de fluor, nécessaire pour l'imagerie médicale. « L'exposition aux radiations est réduite de manière importante avec le gallium 68. Ce produit s'élimine de l'organisme en moyenne au bout de dix heures, contre deux jours pour les autres procédés », insiste le Dr Atekka Chabanse.

La composition de ce médicament radio-pharmaceutique est une tâche dévolue au Dr Atekka Chabanse et au Dr Antoine Laï, son assistant. « Avec ce nouveau générateur radioactif, nous gérons et préparons les doses adaptées à chaque patient. Une démarche rendue nécessaire pour visualiser les éventuels foyers tumoraux avec le Tep-scan. Nous adaptons une dose personnalisée pour chaque patient, selon sa pathologie et son poids. Nous travaillons en lien avec nos collègues médecins de la médecine nucléaire. »

Les docteurs radio-pharmaciens : de gauche à droite, Antoine Laï et Atakka Chabanse. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Le Dr Alekka Chabanse prépare, dans un caisson protégé, le dosage de l'injection, en mélangeant le gallium et le produit radio-pharmaceutique. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Le Dr Antoine Laï vérifie sur l'ordinateur les différents dosages. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Le générateur nucléaire gallium 68 est isolé dans son caisson et utilisé selon les préparations, par les pharmaciens du service de médecine nucléaire du GHRMSA. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Le mélange du produit radio-pharmaceutique et du gallium donne une solution liquide et incolore, par réaction chimique. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Le flacon ainsi préparé est placé dans un support de protection en plomb, pour éviter tout danger. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Seringue et flacon protégé sont encore une fois glissés dans un tuyau de protection, puis un mini-caisson pour être transportés en salle d'injection. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

L'écran de contrôle de l'activimètre permet de mesurer la radioactivité dans la pharmacie de médecine nucléaire. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Un flacon radiopharmaceutique édotréotide utilisé pour diagnostiquer certains cancers, prêt à être injecté. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Les deux manipulatrices radio du Tep-scan en plein examen. les résultats sont interprétés dans la salle dédiée par le médecin nucléaire. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Le mélange devient radioactif à 100°

« Initialement le médicament prévu pour l'injection est sous forme lyophilisée et non radioactif. Il le devient quand il est mélangé au gallium qui est, lui, sous forme liquide. Nous procédons à l'activation chimique en exposant ce mélange 10 minutes, à 100 °», ajoute le Dr Laï.

Cette opération est effectuée avec précaution, dans un local adapté et protégé. Toutes les manipulations sont effectuées par le pharmacien dans un caisson blindé avec un activimètre qui mesure le taux de radioactivité pendant tout le temps de la manipulation. Cette préparation devenue un liquide incolore est alors transférée dans une seringue prête à être injectée.

La seringue prête à l'emploi est glissée dans un réceptacle en plomb, lui placé dans un tube adapté toujours en plomb, pour être transporté en chariot directement à la salle d'injection. Et le Dr Chabanse de préciser : « Le gallium devient un traceur sur les molécules ciblées pour détecter la tumeur, avec une précision d'imagerie médicale très performante. Grâce à cet équipement de haute technologie, nous pouvons proposer les mêmes moyens performants qu'un centre hospitalier universitaire - que le GHRMSA n'est pas. Cette technologie d'imagerie médicale va continuer à se développer vers des traitements chimio-radioactifs. »
Sabine HARTMANN Voir notre diaporama et notre interview en vidéo du Dr Atekka Chabanse sur le site www.dna.fr

Voir notre diaporama et notre interview en vidéo du Dr Atekka Chabanse sur le site www.dna.fr

 
 

 

Ensisheim  Hôpital du Dr Thuet Des transformations à venir

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 05:53:21

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Ensisheim  Hôpital du Dr Thuet
Des transformations à venir
C'est dans la salle d'animation de l'Établissement public de santé (EPS) Thuet, aux murs égayés d'une fresque inaugurée le jour même, que Catherine Rommevaux, directrice de l'Hôpital intercommunal d'Ensisheim/Neuf-Brisach, a présidé la cérémonie des voeux.
 

 
Entre Carole Elmlinger (g.) et Catherine Rommevaux, Agnès Hamm, l'une des trois retraitées 2019 de l'Hôpital intercommunal d'Ensisheim/Neuf-Brisach.
Après avoir adressé ses voeux au personnel et aux résidents, Catherine Rommevaux, directrice de l'Hôpital intercommunal d'Ensisheim/Neuf-Brisach, a salué le travail « accompli avec conviction, force et professionnalisme par chacune et chacun en 2019 », pour « faire face aux besoins et garantir la prise en soin des résidents, dans des conditions parfois difficiles ». « Agir maintenant pour demain » a été, et demeure le maître mot des soignants et de l'équipe dirigeante.

Les actions pour l'amélioration du bien-être au travail vont dans ce sens et sont inscrites dans le projet d'établissement 2019-2023, en matière de soins, de vie et d'animation, et du projet médical, qui s'étendra sur les quatre prochaines années. Malgré un environnement contraint au plan budgétaire, tous restent motivés, loin de la résignation.

L'étude du projet de restructuration de l'Ehpad est terminée et en cours de validation au conseil départemental. De même, les travaux de mise aux normes incendie sont en cours. Ces deux projets sont programmés en 2020. Par ailleurs, la télémédecine, ainsi que qualité et sécurité des soins, devrait permettre une meilleure intégration de l'hôpital sur son territoire de santé à l'avenir. Par ailleurs, l'évaluation interne de l'Ehpad est en cours d'achèvement, le Service de soins infirmiers à domicile (Ssiad) ayant bientôt terminé sa réflexion.

Les partenariats interétablissements seront poursuivis au sein d'une équipe commune, rejointe par un informaticien du CDRS en février, présent sur le terrain une fois tous les quinze jours. Enfin, un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens sera signé par l'Agence régionale de santé, le Département et l'établissement. La directrice souhaite que « toutes ces transformations soient abordées avec sérénité, sens de l'écoute et du dialogue et respect des prérogatives des uns et des autres ».
Trois départs à la retraite

Carole Elmlinger, adjointe aux affaires sociales, présidente du conseil de surveillance, exprime sa reconnaissance pour le travail réalisé, et salue l'engagement et le professionnalisme de tous. « C'est une grande chance d'avoir ce service de proximité », a-t-elle ajouté, assurant : « Nous sommes là pour vous aider. »

Pour finir, l'une des trois retraitées de 2019, Agnès Hamm, a été mise à l'honneur. Recrutée à Mulhouse en 1975 comme agent des services hospitaliers qualifiée, elle est entrée à l'EPS d'Ensisheim en 2002 et y a poursuivi sa carrière, devenant agent d'entretien qualifié en 2008. Lingère de l'établissement, elle a atteint le 7e échelon en date de sa retraite, le 1er octobre 2019. Comme elle, Corinne Zurcher et Sonia Kuppelin ont pris leur retraite, respectivement en juin et août 2019.
M.P.

 

 
 

 

Éducation  Mulhouse Réforme du bac : les enseignants toujours mobilisés

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:17:56

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Éducation  Mulhouse
Réforme du bac : les enseignants toujours mobilisés
Alors que les épreuves de contrôle continu pour le bac commençaient ce lundi 27 janvier au lycée Lavoisier de Mulhouse, enseignants, élèves et parents ont fait part de leurs inquiétudes.
 

 
Une quinzaine d'enseignants et des représentants de la FCPE 68 ont manifesté contre les épreuves communes de contrôle continu (E3C), ce lundi en début d'après-midi, devant le lycée Lavoisier à Mulhouse.
Quatre jours après leur dernière mobilisation contre les épreuves communes de contrôle continu (E3C) prévues dans le cadre de la réforme du bac, des enseignants se sont de nouveau mobilisés ce lundi 27 janvier, à 13 h 30, devant le lycée Lavoisier. L'horaire et le lieu étaient « symboliques », puisque dans cet établissement mulhousien, c'est ce lundi, à 13 h 50, que débutaient les premières épreuves d'E3C - étalées sur la semaine, pour huit classes de première.
Des difficultés pourles enseignants,les élèves,les parents

La liste des griefs imputés aux E3C n'a pas changé : retard dans l'ouverture de la banque nationale de sujets, « ce qui n'a laissé que quelques semaines aux professeurs pour préparer les élèves », pointe Guillaume Cammas, professeur de mathématiques et responsable Snes (Syndicat national des enseignements de second degré) au Lavoisier ; rupture d'égalité entre les élèves et les établissements « puisque les sujets diffèrent entre les lycées, le ministère s'étant déchargé de l'organisation des épreuves, chaque établissement s'organise à sa façon... », etc.

Comme jeudi dernier devant le lycée Montaigne, la quinzaine d'enseignants mobilisés ce lundi a reçu le soutien de la Fédération des conseils de parents d'élèves du Haut-Rhin (FCPE 68). Sa présidente, Florence Claudepierre, dénonce une réforme « floue », menée « dans l'impréparation totale », qui rend les choses « difficiles pour tout le monde : les enseignants, les élèves, les parents ». Elle demande l'annulation pure et simple des épreuves dans les lycées où elles n'ont pas encore eu lieu et l'annulation des notes dans les autres.

Devant l'entrée du lycée, alors que l'heure du début des épreuves approchait, plusieurs lycéens s'étaient rassemblés autour de leurs professeurs et abondaient dans le même sens. « On n'a même pas eu cinq mois de cours, et encore, avec un mois de vacances, et on doit déjà passer des épreuves qui comptent pour le bac ! On n'est pas prêts, on n'a pas assez de connaissances, on n'a pas eu le temps de bien préparer les choses », affirmaient deux lycéennes.

À 14 h, alors que six des dix enseignants qui devaient surveiller les épreuves du jour étaient « en grève », celles-ci avaient bien commencé, avec des surveillants de remplacement.
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Éducation Nouveau bac : « On démultiplie le bachotage »

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:18:27

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Éducation
Nouveau bac : « On démultiplie le bachotage »
Les manifestations contre le nouveau bac se multiplient en Alsace sans pour autant perturber les épreuves de contrôle continu E3C. Des enseignants en grève du lycée Fustel-de-Coulanges à Strasbourg ont refusé, lundi 27 janvier, de surveiller ces épreuves.
 

 
Devant l'entrée du lycée Fustel-de-Coulanges, une trentaine d'enseignants ont participé au piquet de grève.
« Si on ne bouge pas, c'est comme si on consent à cette réforme, à ce bac qui n'est plus national », estime ce professeur gréviste. Avec une trentaine de collègues, elle a participé, lundi 27 janvier à 7 h 45, à « un piquet de grève sans blocage » devant l'entrée du lycée Fustel-de-Coulange. « Sur les 30 professeurs convoqués pour les épreuves de E3C, 22 étaient grévistes », indique Marjorie Galy membre du collectif des enseignants mobilisés contre « le bac Blanquer ».

Depuis le 20 janvier, date du début des épreuves de contrôle continu dans l'académie de Strasbourg, les actions d'opposition se multiplient. Ainsi dans les lycées Montaigne et Lavoisier à Mulhouse, Marc-Bloch et Couffignal à Strasbourg, Yourcenar à Erstein, Meck à Molsheim, Imbert à Sarre-Union, Schuman à Haguenau... Les alertes lancées l'an dernier par les opposants à la réforme Blanquer se confirment aujourd'hui, affirment les grévistes de Fustel-de-Coulanges. « Un des objectifs était de lutter contre le bachotage, mais en réalité on l'a démultiplié. On est tout le temps en train d'évaluer ou de préparer une évaluation au lieu d'être devant les élèves dans une relation pédagogique. »

Un professeur de lettres fait cet amer constat : « Les projets culturels, comme le projet théâtre, tombent à la trappe. C'était chouette, mais ce n'est plus possible, on n'a plus le temps, le programme a tellement changé. Quand il y avait des dédoublements de classes, nous avions une marge de liberté. » Des professeurs de la classe prépa littéraire, une des mieux classées en France, sont solidaires de leurs collègues du secondaire. « C'est une réforme radicale. On a bouleversé les services des enseignants en créant une compétition entre les disciplines. Certaines sont en train de disparaître. »

Parmi les lycéens de première, beaucoup partagent l'avis des professeurs grévistes. « On n'a pas pu préparer les programmes trop denses sur une durée aussi courte. Nous n'avons pas eu le temps de faire les bacs blancs qui étaient prévus », déplore une lycéenne. Et cette autre élève de poursuivre : « C'est une réforme bâclée. Chaque lycée à ses épreuves, c'est un bac qui n'est plus égalitaire. »
J.-F.C.

 

 
 

 

Wintzenheim  Collège Jacques-Prévert Un bar à salades et un point chaud

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 05:53:54

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Wintzenheim  Collège Jacques-Prévert
Un bar à salades et un point chaud
 

 
Les élèves choisissent selon leur envie et leur appétit
Mardi dernier, 21 janvier, à l'heure du repas de midi, au restaurant du collège Jacques-Prévert, on a inauguré un bar à salades et un point chaud.

Du coup, les élèves du collège, des écoles et les personnels déjeunant au collège peuvent désormais composer leur entrée selon leur envie... et leur appétit ! Ils sont invités à goûter à tout.

Pour cet évènement le personnel de cuisine, les équipes de direction et de gestion, étaient présents pour accompagner la mise en service, ainsi que M. Haus, technicien restauration du conseil départemental, Mme Bours, directrice de la « Récréation » et Mme Blondet, responsable du site de Wintzenheim (car le collège accueille en restauration 50 élèves du 1er degré), ainsi que les éco-délégués. Ces derniers ont été formés pour qu'à leur tour, ils explicitent ces dispositifs et sensibilisent leurs camarades aux bons gestes.

Pour l'équipe de direction, « cette étape est une avancée concrète dans la réalisation des projets de développement durable de l'établissement. Les objectifs visés sont la sensibilisation des élèves contre le gaspillage alimentaire mais également l'éducation au goût, la santé. Ce dispositif s'inscrit pleinement dans la loi Egalim entrée en vigueur cette année, imposant le développement de l'utilisation de produits durables de qualité dont les produits bio ».

La réalisation de ce projet est fondée sur un constat : dans les restaurants scolaires du Haut-Rhin, le gaspillage alimentaire produit en moyenne entre 82 et 232 grammes par plateau. « En ce qui concerne notre établissement, il s'agit de 1 034 kg pour 20 services à raison de 450 repas, ce qui génère un coût de plus de 3 000 euros par semaine (21 600 euros par an). »

Cela a une incidence, non seulement sur le coût supporté par les familles, et par le collège : coût des aliments gaspillés et coût relatif à la gestion et au traitement des déchets engendrés mais également sur notre impact carbone et l'environnement.

Le collège Jacques Prévert étant labellisé E3D, les éco-délégués se sont saisis de la question et ont fait des propositions dans le cadre d'une commission de travail (notamment en présence de M. Neuvy, technicien du conseil départemental en charge de la restauration dans les collèges du Haut-Rhin). Cela s'est traduit par un travail relatif au gaspillage (pesées et analyse des pesées) et par l'installation d'un bar à salades et d'un point chaud.

 

 
 

 

Mulhouse  Patrimoine Les couleuvrines sont de retour

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 05:54:46

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Mulhouse  Patrimoine
Les couleuvrines sont de retour
Discrets depuis la révélation de l'affaire en octobre 2012, les canons mulhousiens, disparus en 1972, ont fait leur retour, dans le plus grand secret, dans des entrepôts municipaux. Un arrangement a été trouvé entre la Ville et la société de vente en possession de ces deux pièces anciennes d'artillerie.
 

 
Les canons mulhousiens avaient disparu en 1972 à l'occasion du chantier de démolition de l'ancienne caserne des pompiers du Werkhof.
Fin 2012, un bulletin de vente aux enchères annonçait à Munich la cession de deux canons mulhousiens en bronze, disparus depuis près de quarante ans. C'était tout un pan de la République mulhousienne qui refaisait ainsi surface. Dans ce bulletin presque anodin, on apprenait que la société Hermann Historica, basée à Munich, vendait deux canons mulhousiens en bronze remontant à la Renaissance. Des pièces exceptionnelles mesurant 122 centimètres. Un amateur éclairé d'antiquités avait alors contacté le Conseil consultatif du patrimoine mulhousien (CCPM), qui lui-même avait averti la Ville. Laquelle s'était immédiatement emparée du dossier en déposant une plainte contre X pour vol et recel.
Comment deux canons disparus en 1972 ont-ils réapparu à Munich ?

Saisi à son tour, le procureur de la République près du tribunal de grande instance de Mulhouse avait alors diligenté une enquête préliminaire en la confiant à l'antenne mulhousienne de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ). Cette dernière était chargée de remonter l'histoire et de comprendre comment ces deux pièces inestimables, rares vestiges de la petite République de Mulhouse (1347-1798), ont pu se retrouver fin août 2012 dans un catalogue d'une importante vente aux enchères d'armes prévue à Munich, après avoir disparu en 1972 à l'occasion du chantier de démolition de l'ancienne caserne des pompiers du Werkhof (l'actuelle cour des Maréchaux à Mulhouse).

Pour la petite histoire, les canons de la République de Mülhausen, datant de 1554, avaient été dissimulés en 1870 par les sapeurs-pompiers dans le site du Werkhof afin de les préserver des mains de l'envahisseur prussien. Les représentants culturels de la Ville de Mulhouse avaient entrepris plusieurs recherches dans le but de retrouver ces canons... des opérations restées vaines.

La société Hermann Historica, spécialiste reconnue d'objets militaires anciens, a publié un descriptif dans la langue de Goethe, faisant explicitement référence à l'origine mulhousienne des deux canons. La mise à prix était alors de 75 000 EUR la paire. Le rapport d'une expertise réalisée courant 2017 donne une évaluation qui ne saurait être inférieure à 200 000 EUR ; à titre de comparaison, une paire de canons en bronze du XVIIIe siècle, donnée par le roi d'Angleterre George III, de dimensions à peu près semblables, exposée en mars 2017 à la Tetaf de Maastricht, était évaluée à 350 000 livres sterling (environ 415 000 euros). Selon les experts, le fait que ces canons soient encore en paire, même si à l'origine il y en avait une batterie de six, est un facteur de plus-value de 30 à 40 %.

Mulhouse affaire canons Document remis

Par chance, la vente avait été annulée. La Ville avait en effet immédiatement informé la société Hermann Historica de la « possible origine frauduleuse » desdits canons, la priant de bien vouloir surseoir à la vente. En l'absence de réponse de cette société et de l'imminence de l'opération, il a fallu en passer par un juge des référés munichois et par une ordonnance pour stopper la vente et retirer le lot, placé alors sous scellés. Depuis, les deux canons sont précieusement stockés à la maison de vente Hampel à Munich, sous main de justice, sur la base de la demande de coopération française. La Ville de Mulhouse ne s'est en effet jamais défaite de la propriété des canons et ceux-ci ont toujours fait partie des inventaires aux archives de Mulhouse.
Les canons achetés à un brocanteur peu scrupuleux

L'enquête, elle, s'est intéressée de très près à un homme : celui qui se présentait comme le propriétaire légitime de ces deux pièces. Ce Wintzenheimois, âgé aujourd'hui de 77 ans, est un collectionneur, un amateur d'histoire avec un grand « H », spécialiste en histoire médiévale de l'Alsace. Il était d'ailleurs, durant sa période active, titulaire d'un poste très important au département du patrimoine de l'ancien conseil général du Haut-Rhin, et il est l'auteur d'une cinquantaine de publications dans le domaine de l'architecture médiévale. C'est par le biais d'un ami antiquaire exerçant dans le bassin potassique qu'il aurait été mis en relation avec un brocanteur issu de la communauté des gens du voyage. Ce dernier aurait récupéré les précieuses pièces lors de travaux de terrassement effectués pendant la construction de la fameuse cour des Maréchaux en 1972. Selon la rumeur, l'homme « graissait la patte » des ouvriers sur tous les chantiers de la région lorsque ces derniers trouvaient des objets enterrés et l'appelaient.
Les pièces étaient stockéesdans un garage à Wittenheim

Ce dernier, défavorablement connu de la police, cherchait à vendre les deux canons. Les pièces étaient entreposées dans un garage en sous-sol à Wittenheim. L'enquête évoque un prix de vente de 100 000 francs de l'époque (environ 15 000 EUR) et une acquisition des pièces en juillet 1994. L'homme les aurait acquises sans en demander l'origine et sans être sûr qu'il s'agisse des anciens canons de la Ville de Mulhouse. Il aurait tout de même produit la copie d'un écrit relatant la vente. Selon les déclarations faites devant les enquêteurs, son intention première était de les disposer au château du Hohlandsbourg. Il aurait admis avoir eu connaissance par la suite de l'histoire des six canons de Mulhouse dont seuls deux n'avaient pas été fondus. En revanche, il aurait toujours contesté la propriété de Mulhouse sur ces canons. Lui voulait les vendre au Département.

L'acheteur a été placé en garde à vue en avril 2014 et une information judiciaire a été ouverte le 31 mars 2016 des chefs d'exportation illégale de trésor national à Mulhouse et sur le territoire national entre le 1er janvier 2012 et le 31 octobre 2012 et de recel, commis à Wittenheim et Wittelsheim entre le 1er juillet 2014 et le 31 mars 2016. La Ville de Mulhouse s'était constituée partie civile dans la foulée.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Mulhouse Le retour canon des couleuvrines

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:08:27

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Mulhouse Le retour canon des couleuvrines
 

 
Les deux couleuvrines du XVIe siècle sont rentrées au bercail. DR
C'est une affaire digne d'un polar historico-judiciaire. Fin août 2012, un bulletin de vente aux enchères, à Munich, annonce la cession de deux canons mulhousiens du XVIe siècle en bronze, portés disparus depuis près de quarante ans. C'est la société allemande Hermann Historica, spécialisée dans les objets militaires anciens, qui veut céder ces deux pièces d'artillerie exceptionnelles remontant à la Renaissance, mesurant 1,22 m et portées disparues depuis 1972 (lire ci-dessous). Un amateur éclairé d'antiquités contacte alors le Conseil consultatif du patrimoine mulhousien, qui alerte la Ville, laquelle dépose une plainte contre X pour vol et recel.

Saisi à son tour, le procureur de la République de Mulhouse diligente une enquête préliminaire en la confiant à l'antenne mulhousienne de la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire). Hermann Historica proposait une mise à prix de 75 000 EUR pour les deux canons. Un rapport d'expertise rendu en 2017 donnera une évaluation au moins égale à 200 000 EUR, soulignant notamment que le fait que ces pièces soient vendues par paire, même si à l'origine il y en avait une batterie de six, est un facteur de plus-value.
Brocanteur peu scrupuleux

La ville informe Hermann Historica de la « possible origine frauduleuse » des canons, la priant de bien vouloir surseoir à la vente. En l'absence de réponse de la société et de l'imminence de l'opération, il faut en passer par un juge des référés et une ordonnance pour stopper la vente et retirer le lot, qui est placé sous scellés à la maison de vente Hampel de Munich, sous main de justice.

L'enquête se focalise sur l'homme qui se présentait comme le propriétaire légitime des canons. Ce Wintzenheimois, âgé aujourd'hui de 77 ans, est un collectionneur, spécialiste en histoire médiévale. Auteur d'une cinquantaine de publications, il avait été titulaire d'un poste important au département du patrimoine de l'ancien conseil général du Haut-Rhin. C'est par le biais d'un ami antiquaire exerçant dans le Bassin potassique qu'il aurait été mis en relation avec un brocanteur issu de la communauté des gens du voyage. Ce dernier aurait récupéré les précieuses pièces lors des travaux effectués à l'époque de la construction de la cour des Maréchaux, en 1972. Selon certaines sources, il avait l'habitude de « graisser la patte » des ouvriers de chantiers de la région afin qu'ils le préviennent lorsqu'ils déterraient des objets anciens.
Stockés à Wittenheim

Le brocanteur, défavorablement connu de la police, cherchait à vendre les deux canons. Les pièces, entreposées dans un garage en sous-sol à Wittenheim, auraient été vendues pour 100 000 francs (plus de 15 000 EUR) en juillet 1994. Le collectionneur les aurait acquis sans en demander l'origine et sans être sûr qu'il s'agissait des anciens canons mulhousiens. Selon ses déclarations faites devant les enquêteurs, son intention était de les placer au château du Holandsbourg. Il aurait admis avoir eu connaissance par la suite de l'histoire des six canons de Mulhouse dont seuls deux n'avaient pas été fondus. En revanche, il aurait toujours contesté la propriété de la ville sur ces canons. Lui voulait les vendre au département du Haut-Rhin.

L'acheteur a été placé en garde à vue en avril 2014 et une information judiciaire ouverte le 31 mars 2016, des chefs d'exportation illégale de trésor national à Mulhouse et sur le territoire national, entre le 1er janvier 2012 et le 31 octobre 2012, et de recel commis à Wittenheim et Wittelsheim, entre le 1er juillet 2014 et le 31 mars 2016. La ville de Mulhouse s'est constituée partie civile dans la foulée.
Revenus cette nuit en Alsace

« Nous avons obtenu l'essentiel, à savoir le retour des canons à Mulhouse », se réjouit l'avocat de la Ville, Me Thierry Moser. Sur le plan pénal, la procédure suit son cours et pourrait déboucher dans les mois à venir sur un renvoi en correctionnelle de Gilbert Meyer, l'ancien chef du service du patrimoine du conseil général du Haut-Rhin.

Hors champ judiciaire, la ville, plus particulièrement son service juridique, s'est attachée à récupérer les deux canons. Il semblerait qu'un accord ait été trouvé auprès de la société allemande en possession des deux pièces d'artillerie. La justice allemande aurait, de son côté, autorisé le retour de ces antiquités en France et la société Hermann Historica aurait confirmé son accord pour leur transport... Les canons auraient d'ailleurs fait la route cette nuit.
Alain CHEVAL

 

 
 

75e anniversaire de la libération La bataille d'Alsace « Colmar pouvait être libérée le 1er décembre 44 »

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:26:42

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75e anniversaire de la libération La bataille d'Alsace
« Colmar pouvait être libérée le 1er décembre 44 »
Deux longs mois, d'une bataille statique et meurtrière, seront nécessaires pour délivrer Colmar et la plaine d'Alsace. Et pourtant, la 1 re Armée de de Lattre aurait pu libérer Colmar dès novembre 44. C'est la thèse du général de Vernejoul, mise sur le papier en 1970 par l'historien Armand Durlewanger.
 

 
Armand Durlewanger, auteur de l'ouvrage Autopsie d'une victoire morte, cosigné avec le général de Vernejoul.
C'est après avoir lu plusieurs ouvrages d'Armand Durlewanger que les fils du général de Vernejoul ont eu l'idée de contacter l'historien. Nous sommes dans les années 60, la Libération est déjà loin dans les esprits mais l'ancien patron de la 5e division blindée (DB), créée en Afrique du Nord en 1943, n'a pas oublié. « Ses fils me disent que leur père avait conservé des malles entières remplies de documents sur la Seconde Guerre mondiale. Alors, je me suis rendu à Nyons, chez lui et je l'ai senti moralement torturé. Plus de 20 ans après la Victoire, il semblait ne pas avoir digéré les critiques que beaucoup avaient formulées à son égard concernant la libération de la Poche de Colmar ».

Armand Durlewanger écoute l'officier durant une bonne semaine, matière première du livre - Autopsie d'une victoire morte - qu'il va ensuite écrire et qui sera publié fin 1970. Le propos liminaire résume à lui seul le fil conducteur de l'ouvrage. « L'Alsace tout entière pouvait et devait être libérée au 3 décembre 1944 », citation conjointe des généraux de Vernejoul et de Langlade (ancien de la 2e DB) et surtout hypothèse défendue par les deux intéressés.

Le général de Vernejoul, commandant de la 5e division blindée. Reproduction L'Alsace /Hervé KIELWASSER
« L'armée a été muselée, tenue en laisse »

Que se passe-t-il en Alsace en novembre 44 ? La 1re Armée du général de Lattre, depuis son débarquement en Provence le 15 août, se bat sans relâche, a libéré Belfort (20 novembre) puis Mulhouse (22 novembre). Au nord, la 2e DB de Leclerc a posé le drapeau tricolore en haut de la cathédrale de Strasbourg le 23 novembre et tient la plaine jusqu'à hauteur d'Erstein.

Face à une 19e Armée allemande totalement épuisée et démoralisée (« Elle était en morceaux, rappelle Armand Durlewanger. L'infanterie n'avait plus trop de munitions et le gros de la Wehrmacht avait quitté l'Alsace »), Colmar est à portée des chars de la 5e DB de de Vernejoul.
« Deux mois de souffrances indicibles, matérielles, physiqueset surtout morales »

« Les tankistes étaient prêts, savaient où passer, avaient suffisamment d'essence, témoigne Armand Durlewanger qui était, à ce moment-là, engagé au sein de la 9e division d'infanterie coloniale. On devait traverser la forêt de la Hardt, sortir à l'île Napoléon puis foncer sur les arrières de la 5e DB qui aurait dû être devant. Mais rien ne s'est fait. On n'a pas bougé. L'armée a été muselée, tenue en laisse ».

Opération de la 5e DB du 26 au 29 novembre 1944 : l'attaque de Soppe-le-Bas et du pont d'Aspach. Reproduction L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Et pourtant, le général de Lattre avait signé un ordre général d'opérations et estimait que sa 5e DB pouvait atteindre Cernay le 30 novembre puis foncer sur Colmar. Alors pourquoi, le « Roi Jean » a-t-il stoppé cette offensive ? Les hypothèses sont nombreuses.

« Une explication a été avancée plus souvent que d'autres », assure Pierre Pellissier dans sa biographie de Jean de Lattre. Ce dernier « aurait bien voulu épingler à son tableau de chasse une grande ville. Leclerc ayant Paris et Strasbourg, ses succès de Toulon et Marseille se sont estompés. Alors Colmar... » Autres explications : les hommes de la 1re Armée étaient à bout de forces, avançant presque à marche forcée depuis le 15 août. La logistique ne suivait plus et la météo était défavorable à une telle offensive. Enfin, certains reprocheront au futur maréchal de ne pas savoir pleinement utiliser ses divisions blindées, considérées comme des unités au profit de l'infanterie.

« Quand Hitler a vu que les Alliés ne bougeaient pas, et comme il ne voulait pas lâcher l'Alsace qui faisait partie du Reich, il désigne Himmler comme chef suprême de l'Armée du Rhin et renforce, avec des troupes d'élite, Colmar et sa région », souligne Armand Durlewanger.
Des milliers de morts

Le général de Lattre, à Colmar en 45. Reproduction DNA /Laurent Habersetzer

On connaît la suite. « La Libération de L'Alsace n'aura lieu que le 9 février 1945, plus de deux mois plus tard : deux mois de souffrances indicibles, matérielles, physiques et surtout morales pour la population alsacienne, écrit le général de Vernejoul. Deux mois de durs combats contre un ennemi qui s'était renforcé ». Les pertes sont nombreuses. La Libération de la Poche coûtera, de mi-novembre à début février, plus de 11 000 soldats, français et américains. Les pertes allemandes seront deux à trois fois supérieures. Autopsie d'une victoire morte sortira quelques mois après la mort du général de Vernejoul. Un testament posthume qui n'a jamais égratigné l'aura du grand de Lattre, considéré comme LE libérateur de Colmar.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Porte du Ried  Libération Une rue de la Haute-Marne à Holtzwihr

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 05:50:38

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Porte du Ried  Libération
Une rue de la Haute-Marne à Holtzwihr
Bernard Gerber, maire de Holtzwihr, a profité de l'occasion de l'anniversaire de la libération de Holtzwihr (lire ci-dessus) pour inaugurer la rue de la Haute-Marne, au sein du lotissement en construction, au nord du village.
 

 
La plaque dévoilée rappelle que le 28 janvier 1945, les habitants de Holtzwihr trouvent gîte et nourriture dans le canton de Poisson.
Le département de la Haute-Marne avait accueilli début 1945 deux bus remplis de Holtzwihriens, soit une centaine de personnes, trouvant refuge dans les fermes de Poisson et des villages alentour, quittant ainsi l'atrocité de la guerre et les bombardements du village, qui fut détruit à 90 %.

Bernard Adam et Bruno Sodi, respectivement maire de Poisson et sénateur et conseiller départemental de la Haute-Marne, avaient été invités par le maire pour couper le ruban et dévoiler une plaque souvenir. Des échanges entre les communes de Poisson et Holtzwihr avaient été réalisées en 2015 et Bernard Adam se rappelait avec émotion les retrouvailles de Guy Bernard et de la famille Soyer qui l'avait accueilli 70 ans plus tôt. Il se dit honoré de l'appellation de la rue et rappela que « ne pas oublier le passé, c'est faire progresser l'avenir. » La plaque commémorative, installée non loin de l'école, permettra aussi aux jeunes et aux habitants du lotissement de s'intéresser à l'histoire du village.

Le sénateur Bruno Sodi s'est dit impressionné par les exploits du soldat Audie Murphy, qui venaient d'être relatés à la cérémonie au mémorial. Il a tenu à être présent pour ce temps de mémoire et de reconnaissance et ne manquera pas de nommer une rue « Rue d'Alsace » à Poisson.

Eric Straumann, député, a rendu hommage à Patrick Baumann sans lequel Audie Murphy n'aurait pas été révélé à la population de Holtzwihr et sans lequel le village n'aurait pas attiré 12000 visiteurs américains.

 

 
 

 

Houssen  Cérémonie Un bel hommage aux libérateurs

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 05:48:13

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Houssen  Cérémonie
Un bel hommage aux libérateurs
Il y avait foule, dimanche matin à Houssen, pour le 75e anniversaire de la libération du village.
 

 
Vincent Burghard a fait part du résultat de ses recherches concernant Garlin Murl Conner, titulaire de la médaille « Of honor ».
La messe de commémoration a été célébrée par Alain Moster, enfant du village, qui rendit hommage à tous ceux qui ont laissé leur vie pour la paix et la liberté.

Deux dépôts de gerbe, l'un au monument aux morts et le second à la stèle des Malgré-nous ont été effectués, par Christian Klinger, maire, Maurice Loew, président de l'UNC, Eric Straumann et Jacques Cattin, députés, et Pierre Perathoner, président du sous-groupe UNC de Colmar Kaysersberg, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Dominique Ciafardini, président de l'Association sports et loisirs de Houssen, et Fernand Straumann, 91 ans, l'un des deux malgré-nous, survivant de Houssen.

Le maire a retracé les années de guerre vécues par les villageois, de l'entrée des soldats de la Wehrmacht, le 18 juin 1940 à la libération, le 26 janvier 1945 et le retour des villageois le 2 février.

A l'issue de son intervention, il invita l'assemblée à se rendre à la salle des fêtes pour inaugurer et découvrir une exposition, très complète, mise en place par une poignée de bénévoles.

A l'extérieur, grâce à Jean-Michel Labourel, les véhicules US de collection, de l'association Alsace US memory et le canon US et un GMC de Jacky Becht de l'association USAGOA.

Dans la salle, des vitrines présentaient les objets de collection, prêtés et mis en place par Régis Galvan et François Tornow, des villageois grands collectionneurs et passionnés d'histoire, et le musée de la poche de Colmar.

Cette exposition permit de couvrir tout le matériel utilisé lors de ce dernier conflit mondial. Sur des panneaux disposés tout autour de la salle, des coupures de presse d'époque, des panneaux explicatifs, des photos installés par la Société d'Histoire et son président Jean-Pierre Ohrem.

« Merci de nous transmettre votre passion pour cette histoire, certes récente, mais méconnue par la nouvelle génération. Votre flamme pour cette période permet de nous éclairer sur les conditions difficiles de la période de la libération que l'on nomme aussi la bataille de la poche de Colmar ».

Il donna la parole à Vincent Burghard, qui fit part du résultat de ses recherches concernant Garlin Murl Conner, titulaire de la médaille « Of honor » (voir DNA du 23 janvier).

Brigitte Klinkert, fit part de ses remerciements et sa reconnaissance à ceux qui ont organisé la cérémonie et mis en place ces objets exceptionnels. Elle rappela l'histoire très particulière de l'Alsace, en ayant une pensée pour ces soldats qui sont morts, pour qu'aujourd'hui, nous vivions en paix.

 

 
 

 

Un arc-en-ciel géologique de 235 millions d'années

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:26:11

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Un arc-en-ciel géologique de 235 millions d'années
 

 
Les travaux de terrassement du futur complexe de tourisme, au-dessus de Voegtlinshoffen, ont mis au jour des « marnes bariolées » d'une exceptionnelle beauté. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Le spectacle est d'autant plus extraordinaire qu'il est rare et voué à disparaître comme certaines oeuvres d'art conçues pour s'évanouir dans le temps. Sur le chantier du Loisium, à Voegtlinshoffen, des roches multicolores ont été mises à nu à la faveur du travail de pelleteuses. L'écorce terrestre livre ainsi ses secrets, 15 m sous le plancher des vignes. Sur les réseaux sociaux, des photographies surprenantes circulent depuis plusieurs jours.
Des oxydes qui donnent des couleurs variées

Yannick Mignot, formatrice au CFPPA à Rouffach, géologue et viticultrice, s'est rendu sur place ce lundi matin pour examiner ce qui se dissimule sous ces colluvions de grès et dont l'existence apparaît sur la cartographie géologique du secteur. Ces dépôts sont le résultat d'éboulements provenant des fronts de taille, surplombant le site. « Ce que nous avons toujours vu dans ce secteur, c'est cela : des éboulis mais en dessous, on ne voyait rien », souligne la spécialiste. Le chantier du futur complexe hôtelier a mis à jour des « marnes bariolées » formant un magnifique arc-en-ciel géologique dont les lignes irrégulières, arrondies, parfois en dévers, viennent mourir sous la plateforme de grès soigneusement aménagée pour accueillir le futur hôtel.

« Ce sont des marnes bariolées appartenant au Trias, le début de l'ère secondaire, plus précisément du Muschelkalk. Le Muschelkalk est un épisode marin évaporitique avec de faibles profondeurs d'eau, soumis à un climat chaud. Ces marnes bariolées sont connues des géologues : on sait qu'elles sont toujours très spectaculaires par leurs couleurs qui vont du rouge au vert, en passant par le jaune, le blanc, le gris. Ces différentes couleurs sont liées à la présence de fer, pas forcément en quantités énormes mais avec des oxydes différents qui donnent des couleurs variées », explique Yannick Mignot.
« C'est un phénomène assez unique »

Ce type de formation « correspond à des zones géographiques que l'on trouve en Afrique du nord, avec des lagunes qui s'assèchent temporairement, puis se remettent en eau. Ce genre de milieu est très particulier. » Ce qui ajoute à la beauté de cette formation géologique, c'est qu'effectivement, ces différentes couches ressemblent à un gâteau roulé...

« On pourrait penser que ces ondulations non régulières proviennent de la tectonique, du mouvement du fossé rhénan. Je ne le crois pas. Car dans ce type de formation, il y a un phénomène fréquent et connu. La dissolution du gypse présent à l'intérieur des marnes suite à la percolation de l'eau de pluie forme des vides, des cavités. Du coup, il y a des effondrements donnant naissance à ces ondulations. Même si ces couches bariolées sont observables dans d'autres régions, en Lorraine par exemple, ce que l'on voit actuellement à Voegtlinshoffen est quand même assez unique ! Il est rare de pouvoir observer ces formations à cette échelle », constate Yannick Mignot, qui parle d'une formation géologique datée vraisemblablement de 235 millions d'années.
Jean Daniel KIENTZ PLUS WEB Notre diaporama sur le site internet www.lalsace.fr

 

 
 

Dons croisés chez les sapeurs-pompiers

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:02:05

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Dons croisés chez les sapeurs-pompiers
 

 
Photo DNA /M.H.
Brigitte Klinkert, présidente du Service départemental d'incendie et de secours 68, accompagnée du lieutenant-colonel Gilles Triballier, chef du groupement sud, a remis un véhicule léger réformé du Sdis au corps local des sapeurs-pompiers de Baldersheim. Elle en a symboliquement transmis les clés au chef de corps, l'adjudant Eric Sittler, avant de féliciter les sapeurs-pompiers pour leur engagement : « Vous êtes un exemple pour nos citoyens, pour nos jeunes, au service de la population et des collectivités. Vous avez tout notre soutien. » Le maire Pierre Logel a remercié la présidente pour ce don : « Ce sera un atout supplémentaire lors des différentes interventions. » Puis, à son tour, il a remis, au nom de la commune, un véhicule tout usage léger (VTUL) réformé, à l'association Pompiers Alsace solidarité, représentée par son président cofondateur, le capitaine Jean-Luc Manser. Ce dernier a rappelé les actions de l'association : « Il s'agit du 91e véhicule que nous récupérons en vingt ans d'existence. Ce VTUL sera chargé de matériels divers et cédé à la Ville de Tyr au Liban. Durant cette période, en plus des véhicules, l'association a récupéré et distribué 1300 m3 de matériels divers et assuré 6500 heures de formation dans huit pays. »

 

 
 

Transports  Fin d'un programme de travaux La gare se refait une beauté

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:33:14

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Transports  Fin d'un programme de travaux
La gare se refait une beauté
Depuis près de deux mois, des travaux sont menés dans le souterrain de la gare pour débarrasser les tabliers de voies de leur vieille peinture au plomb. Les façades des bâtiments avaient déjà été nettoyées. Ces travaux ont permis de mettre en valeur des éléments de décor remarquables.
 

 
Le déplombage est effectué dans des sas étanches, les produits sont retraités sur place.
Les voyageurs qui empruntent régulièrement le souterrain de la gare n'ont pas pu ignorer ces sas blancs installés sous les voies ferrées depuis le mois dernier. Chaque jour, jusqu'à quatre ouvriers travaillent à éliminer l'ancienne peinture au plomb qui recouvrait les tabliers, ces structures métalliques qui soutiennent les voies. Des travaux qui doivent être effectués en combinaison étanche pour limiter les risques sur la santé, à l'intérieur de sas tout aussi étanches.

Un vestiaire permet ainsi aux ouvriers de revêtir leur combinaison et de se doucher, un second sas d'appliquer sur la structure métallique un produit qui, mélangé à la peinture, donne une pâte facilement éliminable. Ensuite, il faut encore la traiter pour éliminer le plomb... Tout est fait sur place, à l'intérieur des sas. Un diagnostic plomb a été fait au début du chantier, un autre sera réalisé à la fin. Et en une seule nuit, une peinture décorative sera appliquée sur le métal mis à nu : « Elle sera de couleur verte, précise Sébastien Moulin, responsable de travaux à Gares et Connexions, une filiale de la SNCF. C'est l'architecte des Bâtiments de France qui nous l'a demandé pour respecter les couleurs d'origine. »

Le passage souterrain présente un intérêt patrimonial indéniable. Photo DNA /Nicolas PINOT

Les tabliers du passage souterrain sont soumis à de fortes contraintes. Photo DNA /Nicolas PINOT

Des infiltrations d'eau au niveau des rails endommagent les carreaux en faïence, qui sont d'époque. Photo DNA /Nicolas PINOT

Ça et là sur les quais, certains éléments d'époque demeurent. Photo DNA /Nicolas PINOT

La salle d'attente est elle aussi un témoignage du passé. Photo DNA /Nicolas PINOT

Gare de Colmar Photo DNA /Nicolas PINOT

Sur le quai n° 1, une plaque rappelle les heures sombres de la deuxième guerre mondiale. Photo DNA /Nicolas PINOT

La grande marquise de la gare offre clarté et visibilité aux quais. Photo DNA /Nicolas PINOT

Les menuiseries du bâtiment principal, inscrit aux Monuments historiques, ont également été refaites. Photo DNA /DR

Comme pour l'ensemble de la gare, chaque rénovation du souterrain doit respecter les éléments historiques, datant pour la plupart de l'époque de la construction en 1905-07. Et certains commencent à être sérieusement abîmés comme le constate Sébastien Moulin : « Le carrelage mural, dans le souterrain, est d'époque et porte encore la signature du faïencier en allemand. Il faudrait un jour le rénover car il est victime d'infiltrations et porte de grandes traces de rouille. Même chose pour le carrelage géométrique au sol. Mais il va nous falloir les autorisations... et le budget. »
« Un très beau souterrain, dans l'une des plus belles gares que nous ayonsà gérer »

Peu de voyageurs pressés sont attentifs à ces détails. Mais le chef des travaux insiste sur la nécessité d'entretenir « ce très beau souterrain, dans l'une des plus belles gares que nous ayons à gérer. »

Le mois dernier également, c'est la façade du bâtiment principal du côté des voies qui a bénéficié d'un lifting : « Les briques, qui étaient noires, ont été nettoyées, débarrassées de leurs tags. Cela nous a permis de mettre en valeur les plaques commémoratives apposées sur la façade, celle dédiée aux Incorporés de force et celle qui rend hommage aux agents SNCF victimes des guerres. Les menuiseries ont été changées des deux côtés, comme celles du bâtiment administratif connexe. » L'accord des Bâtiments de France a également été nécessaire pour le choix des menuiseries. Montant des travaux pour celles-ci : 189 000 EUR. Et 80 000 pour le déplombage des tabliers.

Dans le souterrain, un détail auquel peu de voyageurs prêtent attention : la signature en allemand du faïencier. Photo DNA /
Valérie KOELBEL PLUS WEB Notre diaporama sur www.dna.fr

 

 
 

 

Colmar, 2052

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:11:52

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Colmar, 2052
 

 
Colmar, en 2052, fait partie des 7 564 villes au monde placées en quarantaine prolongée. Et pour cause : l'épidémie du coronavirus s'y est implantée durablement il y a une trentaine d'années. Les remparts de la cité médiévale ont très vite été réédifiés pour confiner habitants, touristes et fonctionnaires départementaux contaminés.

Contraints à vivre ensemble dans un territoire contenu, c'est une vraie tour de Babel qui naquit malgré l'angoisse de la maladie. Depuis la mise en quarantaine, les (néo) Colmariens ont appris à vivre ensemble. Tous contaminés, ils se rencontrent régulièrement pour pratiquer le troc ou l'économie circulaire, place Gilbert-Meyer. Les hôtels sont devenus des logements, et les restaurants des cantines. On a banni la viande par mesure d'hygiène. Seuls les fruits et légumes approvisionnent encore la ville par des barques radiocommandées sur la Lauch.

On explique l'installation prolongée de la maladie par la présence régulière de touristes venus de Chine, berceau du coronavirus. Rappelons qu'en juin 2018, l'émission Chinese Restaurant, avait touché des milliards d'internautes. En ce début d'année 2052, le Chinois est la troisième langue la plus pratiquée à Colmar, après le Français et l'Alsacien.
Dom POIRIER

 

 
 

Accident Canada Le corps d'un habitant de Sainte-Croix-aux-Mines identifié

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:22:38

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Le corps d'un habitant de Sainte-Croix-aux-Mines identifié
 

 
Julien Benoît était âgé de 34 ans. DR
Le glas a sonné pendant cinq minutes, ce lundi midi à l'église Saint-Nicolas de Sainte-Croix-aux-Mines, pour rendre hommage à un enfant du village, Julien Benoit, décédé mardi dernier lors de l'accident de motoneige survenu sur le lac Saint-Jean, au Québec. Son corps a été retrouvé dimanche par les sauveteurs québécois, et rapidement identifié.

Avertis par l'ambassade de France, deux gendarmes de la brigade de Sainte-Marie-aux-Mines et le maire de Sainte-Croix-aux-Mines ont annoncé, dimanche soir, la nouvelle à la famille, qui habite le petit village haut-rhinois. Il y avait là ses parents et Marie, sa compagne enceinte. « J'ai pleuré avec eux », témoigne le premier magistrat, Jean-Marc Burrus. « Toute la population de Sainte-Croix est sous le choc, tout le village est en deuil. » Julien était le fils unique de Béatrice et Pierre-Paul Benoit. Le jeune homme de 34 ans s'apprêtait à devenir père pour la première fois. « Julien, c'était un jeune qui avait toujours le sourire, il aimait faire la fête, il a fédéré beaucoup de monde autour de lui, c'était un bon camarade », note le maire qui le connaissait personnellement. « C'était un jeune de confiance, c'était le dernier locataire de l'école élémentaire. » L'appartement de fonction vacant de la secrétaire de mairie lui avait été loué pendant plus de trois ans, jusqu'aux travaux de rénovation de l'établissement, en cours.
« Il était l'emblèmede l'entreprise »

Après sa scolarité au village, il avait décroché un BTS en travaux publics à Illkirch, en juin 2006, avant de rejoindre, en décembre de la même année, les Transports & Travaux Publics Schmitt, à Saint-Hippolyte. Il avait gravi les échelons avec succès : poseur-canalisateur, chef d'équipe et dernièrement chef de chantier. « C'était un gars assidu, entreprenant, et qui avait géré divers chantiers de voirie avec passion », souligne Lynda Schmitt, 23 ans, cogérante de la société avec son père Thierry. « C'était un de nos meilleurs éléments » à tel point qu'il était surnommé « le fils » (celui que le cogérant n'a pas eu). « Moi, il me saluait en me disant : "Bonjour ma soeur !" », se souvient Lynda Schmitt. « Certains ouvriers l'appelaient aussi "chef Jules". Il était l'emblème de l'entreprise. »

Sous le choc, après une semaine d'attente interminable - Julien devait reprendre le travail ce lundi après sa semaine de vacances -, les 25 employés de l'entreprise haut-rhinoise ont décidé d'ouvrir une cagnotte pour faire deux plaques commémoratives : l'une qui restera à l'entreprise et l'autre qui sera pour sa sépulture. « Il restera à tout jamais dans nos coeurs », ajoute Lynda Schmitt, particulièrement marquée. « Il y a trois semaines, il nous a annoncé qu'il allait devenir père : il était tellement content... »
« C'était un gars ultra-bien ! »

Au club de foot de Sermersheim, où Julien Benoit évoluait dans l'équipe des seniors 2, c'est aussi la consternation. « Nous avons communiqué la nouvelle ce lundi matin en interne aux joueurs sur nos groupes Facebook privés », indique le président du club, Fernand Willmann, très ému. « On a du mal à accepter, à trouver les mots. Julien, c'était pas un gars bien, mais ultra-bien ! On pouvait échanger sur tout, c'était un mentor de l'équipe... Il arrivait toujours à tirer le positif d'une situation. C'était un homme exemplaire. » « C'est encore un peu flou, mais on a envie de lui rendre hommage. C'est quelqu'un qui va nous manquer. Sportivement, c'est une perte et, côté camaraderie et ambiance, c'est une perte énorme », ajoute le président. « On aura des pensées pendant les matches à domicile. »

À 34 ans, Julien Benoit adorait toujours faire des virées à moto avec ses camarades, une bande d'amis de longue date qui se retrouvaient souvent au Colibri, le bar-restaurant sainte-creuzien victime d'un incendie en novembre dernier.
« Attente insupportable »

« J'ai une pensée pour les autres familles de victimes... L'attente est insupportable ! J'ai aussi une pensée pour les survivants, Gaston, Paul et Bruno, ce n'est pas évident pour eux... », souligne le maire sainte-creuzien, Jean-Marc Burrus, tout en étant admiratif de « l'efficacité des secours canadiens, qui ont fait un travail remarquable ».

Alors que cinq hommes ont été portés disparus, trois corps ont été retrouvés et identifiés : ceux du Vosgien Gilles Claude, 58 ans, du Sainte-Creuzien Julien Benoit, et enfin celui du Vosgien Yan Thierry, 24 ans. Quant au guide montréalais de 42 ans, Benoit L'Espérance, il avait été retrouvé le premier jour du drame.

On est toujours sans nouvelle de l'autre jeune homme du Val d'Argent, le Sainte-Marien Jean-René Dumoulin, 24 ans, et du Vosgien Arnaud Antoine, 25 ans.
Anne MULLER

 

 
 

Exposition  Musée Unterlinden L'archéologie, vecteur d'attractivité

Publié dans le panorama le Mardi 28 janvier 2020 à 06:32:21

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Exposition  Musée Unterlinden
L'archéologie, vecteur d'attractivité
Le tout Colmar a assisté à l'inauguration de la nouvelle salle d'archéologie du musée Unterlinden jeudi soir dernier. L'établissement, comme le maire, mise sur cette collection pour relancer la fréquentation locale.
 

 
En sous-sol et dans une ambiance tamisée, la nouvelle salle rend grâce aux trésors patrimoniaux trouvés lors de fouilles dans la région colmarienne.
Un démarrage sous les meilleurs auspices. Il y avait foule, et pas des moindres, pour découvrir il y a quelques jours les 250 m² consacrés aux trésors archéologiques du musée Unterlinden, du néolithique à l'âge de fer. Un nouvel écrin tamisé, en sous-sol, agencé sous la responsabilité de Chloé Heninger, chargée des collections archéologiques du musée et copieusement applaudie en préambule à l'inauguration.

Le président de la société Schongauer, Thierry Cahn, a insisté sur l'idée que plus encore, le musée est celui « de tous les Colmariens et ceux qui aiment l'art et l'archéologie ».
Travailler « en confiance »

Le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a insisté sur le respect « scrupuleux » de la convention qui lie la Ville à la société Schongauer. De quoi, prophétise-t-il, « intéresser la population locale » et cette attractivité nouvelle va à coup sûr « peser sur la fréquentation ». Il ne s'en est pas caché, les expositions sont coûteuses et pas très rentables. Les mises en valeur permanentes sont quant à elles à même de créer de l'attrait « sans peser sur le budget ».

Il a ainsi exhorté la société Schongauer « à continuer dans cette direction à l'adresse d'une population » locale et régionale qui ne fréquente « pas assez » le musée. La ville restera aux côtés de la société Schongauer avec qui elle travaille « en confiance », a assuré l'élu.

Cela tombe bien, l'archéologie et ses « richesses territoriales » fascinent petits et grands. Nombreux sont ceux qui, comme Thierry Cahn, ont découvert le musée à travers son fonds archéologique. L'année commence donc bercée d'espoir et comme un symbole, l'inauguration a eu lieu quatre ans jour pour jour après celle du musée rénové.
Nicolas PINOT Musée Unterlinden, place Unterlinden à Colmar. Ouvert tous les jours - sauf le mardi - de 9 h à 18 h. www. musee-unterlinden.com

Musée Unterlinden, place Unterlinden à Colmar. Ouvert tous les jours - sauf le mardi - de 9 h à 18 h.