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PAGE CHUCHOTMENTs : Le péril vert les rend fébriles

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:17:10

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PAGE CHUCHOTMENTs : Le péril vert les rend fébriles
 

 
Dessin Région DNL Chuchotements (Y.Lefrançois) - ÉcoloVirus
Les derniers sondages en date donnent des ailes aux listes écologistes en lice dans les trois premières villes d'Alsace. Et subitement, les autres candidats verdissent leur programme. (Dessin Yannick LEFRANÇOIS)

 

 
 

 

Cérémonies de la Libération A Grussenheim Le drapeau des Anciens de la 2e D.B. remis à la commune

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:36:40

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Cérémonies de la Libération A Grussenheim
Le drapeau des Anciens de la 2e D.B. remis à la commune
Il y a 75 ans, Grussenheim connaissait de violents combats lors de la libération. Hier, la commune s'est souvenue à l'occasion d'une cérémonie de commémoration.
 

 
Michel Cornet-Carion, président des Anciens de la 2e DB et de la 2e Brigade Blindée, a remis le drapeau à Martin Klipfel.
Les cérémonies se sont déroulées sous la présidence de Bruno Cuche, général d'armée et président de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque, et président de l'association des Anciens de la 2e DB, sous les ordres du commandant du RMT, le lieutenant-colonel Alain. De nombreux militaires ont pris part à la cérémonie, ceux du régiment de Marche du Tchad de Meyenheim, la 9e compagnie de réserve, le corps qui a combattu à Grussenheim en 1945, les marins de la préparation militaire marine de Strasbourg, ainsi que les musiciens des Amis du Ried.

Plusieurs gerbes ont été déposées, devant les stèles du rond-point et du monument aux morts. C'est Michel Cornet-Carion, président des Anciens de la 2e DB et de la 2e Brigade Blindée qui a remis le drapeau de l'association au maire, Martin Klipfel. « Ce jour, je vais vous remettre et vous confier, pour le conserver, l'ancien drapeau de notre association 2e DB. Ce drapeau que vous allez recevoir, marqué au nom de notre association, est éclairé par les couleurs de la France, le bleu, le blanc et le rouge. Il porte aussi l'insigne de la 2e DB avec la Croix de Lorraine, symbole de la Résistance adopté par tous les Français libres pour lutter contre la croix gammée ».

A l'issue de la célébration, l'assemblée s'est rendue au carré militaire où les enfants du village ont déposé un oeillet rouge, sur chacune des 33 tombes des militaires dont les corps reposent au cimetière du village.

 

 
 

 

Kingersheim Le froid, l'effroi puis... la libération

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:34:30

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Kingersheim  Le froid, l'effroi puis... la libération
 

Jean-Jacques Loos (en fauteuil) et Jean Ferrazzi ont été accueillis en héros.  Photo L’Alsace /J.-P.F. Jean-Jacques Loos (en fauteuil) et Jean Ferrallelli ont été accueillis en héros.  Photo L'Alsace /Jean Paul FREY
 
Quelque 200 Kingersheimois se sont déplacés, ce dimanche 26 janvier, à la Maison de la citoyenneté, pour célébrer le 75e anniversaire de libération de la commune. Le temps fort de la cérémonie a été l'échange entre les participants - parmi lesquels de nombreux écoliers et collégiens - et Jean-Jacques Loos et Jean Ferrazzi qui ont vécu les combats, l'un comme radio téléphoniste, l'autre comme infirmier de poste.
Une semaine cauchemardesque

Après avoir déposé une gerbe au monument du souvenir, le maire, Jo Spiegel, a rappelé les faits historiques. « Il a fallu une semaine de combats acharnés pour délivrer Kingersheim du joug allemand et ceci après deux mois interminables pour les habitants, puisque les blindés français étaient déjà arrivés à Mulhouse le 20 novembre 1944. » Les soldats du 9e RIC (Régiment d'infanterie coloniale) ont débouché au quartier de la Strueth le 20 janvier 1944.

Les points stratégiques ont été atteints rapidement, mais l'ennemi s'est rebiffé. Trois cents fantassins allemands ont contre-attaqué le lendemain, un combat sanglant, rue contre rue, fusil contre fusil, éclate. Les envahisseurs se sont défendus depuis le clocher de l'église et depuis Wittenheim. Une centaine de libérateurs et des civils y ont laissé leur vie. Les survivants, avec l'appui des habitants, ont résisté, et ce n'est que le 27 janvier que la bourgade de 3500 habitants passe sous pavillon français après sept jours cauchemardesques. « Kingersheim doit une reconnaissance éternelle aux soldats qui l'ont libérée », a conclu le maire.
« Ils étaient couvertsde boue, de neigeet de sang »

Jean Ferrazzi, la gorge nouée par l'émotion, s'est souvenu de ses camarades tombés. « Ils étaient couverts de boue, de neige et de sang, j'ai injecté de la morphine à certains mourants pour qu'ils ne souffrent pas trop. » Jean-Jacques Loos a tiré des kilomètres de câbles, par moins 20 degrés, entre les mines, pour que la communication puisse être établie avec l'état-major en poste à Mulhouse. « J'ai aussi récupéré des bottes des soldats allemands morts ou prisonniers, pour mes camarades qui n'avaient que des bottines. »

Des témoins ont rappelé la souffrance des habitants terrés dans les caves. Jean-Jacques Loos a conclu, avant de fondre en larmes : « À la Coloniale on est des dieux, nous avons plein de médailles, mais nous sommes des hommes sensibles et attentifs à votre accueil. »
Jean-Paul FREY

Uffholtz Maire depuis 2007, Jean-Paul Welterlen tire sa révérence

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:17:24

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Uffholtz Maire depuis 2007, Jean-Paul Welterlen tire sa révérence
 

 
Dernier discours des voeux du maire Jean-Paul Welterlen.  Photos DNA/André SPETZ
Jean-Paul Welterlen, maire d'Uffholtz, a fait état d'un rêve qui vient de se concrétiser avec cette nouvelle construction, en présence de Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, et Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin. « L'intelligence du coeur et de raison peut venir à bout des obstacles et des tensions ». Telles les graines offertes à l'entrée de la salle de réception, celles du périscolaire ont été semées en 2004, ont germé pendant deux mandats, pour s'épanouir aujourd'hui. (Lire le détail du projet dans nos prochaines éditions).
Réhabilitation, amitié franco-allemande et autres trésors

Il y a aussi l'achèvement, en 2010, de la réhabilitation de la plus ancienne maison du village (1561) ayant servi d'abri sanitaire pendant la Grande Guerre, devenue l'Abri mémoire, et la création d'une résidence d'artistes, qui tout au long des années viennent travailler sur des projets invitant à la méditation sur le vécu d'Uffholtz au pied du Hartmannswillerkopf. Puis il y a aussi l'amitié franco-allemande, qui s'est développée autour du monument national du HWK. « Aujourd'hui, pense-t-il, chaque acteur y a trouvé sa place et apporte dans sa spécificité sa part de mémoire, à l'histoire et à la citoyenneté ». D'autres trésors que regorge Uffholtz lui reviennent en mémoire, tels l'aménagement du lieu-dit Mamberg, ce vallon au fond duquel coule un ruisselet et qui révèle prairies, vergers et vignes en son flanc ensoleillé.
Les bénévoles, ces petites mains indispensables

Puis, pour les joies les plus simples, parfois très fortes et profondes, il pense à tous les bénévoles qui s'impliquent régulièrement dans la journée citoyenne, l'Eselbus, ces promenades proposées par les Âneries d'Uffholtz, le Jour de la nuit, opération organisée conjointement avec la commune voisine de Steinbach, l'opération Veille au château du Herrenfluh, les Fenêtres de l'avent, la vie du café à l'Abri mémoire, le parcours Nat-Mouv, premier parcours sportif en milieu naturel pour ne citer qu'eux.

Pour conclure son long propos, le maire cite Jean de La Bruyère : « Il n'y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance », et d'inviter celles et ceux qui se sont distingués particulièrement dans la journée citoyenne.

Les petites mains habiles du foyer Saint-Erasme, les organisateurs de la montée de Saint-Antoine, ceux qui se sont investis dans la réfection partielle des ruines du château du Herrenfluh, l'animation du Jour de la nuit, les arboriculteurs, la chorale Sainte-Cécile, dans le café de l'Abri, d'autres pour leur engagement communal et dans les échanges avec Hügelheim. Il n'a pas omis de rendre hommage au sous-préfet émérite Daniel Mérignarguès qui a quitté l'Alsace hier.

Côté sportif, Georges Eidenschenck a été distingué avec la remise du diplôme de la Fédération jeunesse et sport, pour son engagement aux côtés des Grognards de Haute Alsace. Gisèle Strzoda a été distinguée par Pascal Ferrari, conseiller départemental avec la médaille de la vie associative du conseil départemental. Pour clore cette mémorable journée, le maire a invité ses hôtes à partager encore un bon moment de convivialité autour du verre de l'amitié.
Textes : André SPETZ

 

 
 

Paris écho de campagne

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:22:35

Paris écho de campagne
 

 
Villani rencontre Macron et se maintient

Opiniâtre, Cédric Villani... Reçu pendant près d'une heure par Emmanuel Macron, le candidat LREM dissident à la mairie de Paris a finalement fait savoir qu'il maintenait sa candidature.

Selon l'Elysée, le président de la République lui aurait « demandé de se rapprocher de Benjamin Griveaux dans un esprit d'unité et de rassemblement afin de faire converger les projets ».

Un nouveau sondage paru ce dimanche a mis en évidence les difficultés du camp présidentiel à Paris : Benjamin Griveaux, candidat investi par LREM, recueille 16 % des intentions de vote au premier tour, et Cédric Villani 10 %, selon cette étude Odoxa pour CGI et Le Figaro. Loin derrière Anne Hidalgo (24 %) et Rachida Dati (18 %).

 

 
 

Castaner retire une grenade dangereuse

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:28:59

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Castaner retire une grenade dangereuse
 

 
Une grenade sur le point d'être lancée lors d'une manifestation le 6 avril 2019 à Rouen. Photo archives AF P
« Elles n'ont pas une couleur, elles n'ont pas un signalement spécifique et il est arrivé, il y a plusieurs mois, que des policiers soient obligés de les utiliser pour se désengager d'une menace et que des manifestants les prenant volontairement en main se blessent gravement. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il nous faut retirer les GLI-F4 », a annoncé Christophe Castaner, dimanche, sur France 3. En annonçant le retrait de la grenade GLI-F4, le ministre de l'Intérieur a fait un nouveau geste pour répondre aux critiques sur le maintien de l'ordre.

Régulièrement décriée par des manifestants et contestée (sans succès) jusque devant le Conseil d'État pour sa dangerosité, cette petite grenade a un triple effet : lacrymogène, sonore et de souffle. « Une GLI, ça résonne et ça a un effet de souffle qui impressionne les organismes. C'était un moyen de défense ultime. Mais lorsqu'elle était lancée à la main, elle pouvait être ramassée par des inconscients qui pouvaient avoir la main arrachée », explique un CRS.
Le précédent des OF-F1

De fait, plusieurs personnes ont été mutilées par des GLI-F4 ces dernières années, à Notre-Dame-des-Landes ou dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Un autre type de grenades, les OF-F1, avait été interdit en mai 2017 pour le maintien de l'ordre, après la mort en 2014 du militant écologiste Rémi Fraisse à Sivens (Tarn).

« C'est une décision nécessaire mais beaucoup trop tardive. Des blessures auraient pu être évitées s'il avait pris cette décision à temps », a commenté l'avocat Raphaël Kempf, qui défend plusieurs gilets jaunes. De son côté, Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité-SGP-FO, estime que cette décision est « simplement un effet d'annonce à vocation politique à quelques semaines des municipales ».

En rappelant l'usage « proportionné et mesuré » de la force, en dénonçant « des croche-pieds à l'éthique » ou en demandant de nouvelles mesures pour la déontologie, l'exécutif a récemment fait évoluer son discours sur le maintien de l'ordre et les violences policières, terme qu'il continue de réfuter. Castaner a cependant rappelé dimanche que la nouvelle stratégie de maintien de l'ordre décidée début décembre 2018, après des émeutes à Paris, qui avaient conduit à la mise à sac de l'Arc de Triomphe, était toujours à l'ordre du jour.

 

 
 

Lutte contre la corruption : ça avance... lentement

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:24:37

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Lutte contre la corruption : ça avance... lentement
 

 
La prise de conscience de la société civile avance et la demande de transparence est réelle. Ces dernières années, ont été créés la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (qui vérifie les patrimoines des élus et hauts responsables de l'État), le parquet national financier et l'Agence française anticorruption (chargée de la prévention et de la détection des délits). La première loi votée sous Emmanuel Macron a été symboliquement une loi pour la transparence de la vie publique.

Malgré ces avancées, réelles, les sanctions d'inéligibilité (les seules qui sont un frein pour les élus) sont assez rarement prononcées sur une longue durée. De plus, les élus mis en examen avancent le plus souvent la présomption d'innocence. Cela vaut d'ailleurs pour le troisième personnage de l'État : Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, reste en poste malgré une mise en examen pour prise illégale d'intérêt dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne.

 

 
 

Chine Épidémie PSA prêt à rapatrier 38 personnes de Wuhan

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:44:55

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Chine Épidémie
PSA prêt à rapatrier 38 personnes de Wuhan
Une cellule de crise, gérée par son DRH Xavier Chéreau, a été mise en place. En collaboration avec les autorités chinoises et françaises, PSA se tient prêt à rapatrier ses troupes dès que le feu vert sera donné.
 

 
Les salariés de PSA et leurs familles seront déplacés à Changsha, à 350 km de Wuhan.
Alors que le coronavirus continue de s'étendre en Chine (56 morts et 2 000 personnes contaminées, selon un dernier bilan) et que les mesures de restriction d'accès se multiplient, le Groupe PSA a décidé de rapatrier ses salariés expatriés et leurs familles (français et étrangers) vivant dans la région de Wuhan, soit 38 personnes au total.

« Nous avons mis en place les mesures appropriées », explique le constructeur automobile par voie de communiqué. « Cette initiative est en cours de mise en oeuvre en totale coordination avec les autorités chinoises et le consulat général de France. » Il poursuit : « La direction régionale basée en Chine prépare avec les équipes centrales du Groupe PSA les éléments nécessaires à l'organisation du transport et de l'hébergement pendant la période de quarantaine à Changsha (capitale de la province de Hunan, à 350 kilomètres au sud de Wuhan) avant le rapatriement vers leurs pays d'origine. »
« On suit en temps réel la situation »

Joint ce dimanche matin, Bertrand Blaise, le responsable de la communication du groupe, complète : « On suit en temps réel la situation. Nous avons mis en place une cellule de crise qui est gérée par le directeur des ressources humaines du groupe, Xavier Chéreau. On travaille en étroite collaboration avec les autorités chinoises et françaises. Il est évident que l'on ne peut pas prendre une initiative complètement séparée d'un dispositif général. Tout évolue d'heure en heure. On est juste à la manoeuvre pour trouver le moyen le plus rapide et le plus efficace pour rapatrier nos effectifs. La zone de confinement ne pourra pas être fermée indéfiniment. Forcément, il y aura des sas avec des personnes diagnostiquées négatives et c'est à ce moment-là que nous pourrons intervenir. »

Par ailleurs, le communiqué rappelle que, « en parallèle, le Groupe PSA et son partenaire chinois DFM (DongFeng Motors) sont totalement mobilisés pour mettre en oeuvre toutes les mesures permettant de prendre soin des employés chinois de leur entreprise commune DPCA, en totale collaboration avec les autorités chinoises ».
Alexandre BOLLENGIER(avec Sam BONJEAN)

 

 
 

 

PSA prêt à rapatrier 38 personnes de Wuhan

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:51:38

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PSA prêt à rapatrier 38 personnes de Wuhan
 

 
Les salariés de PSA et leurs familles seront déplacés à Changsha, à 350 km de Wuhan. Photo ER/Lionel VADAM
Alors que le coronavirus continue de s'étendre en Chine (56 morts et 2 000 personnes contaminées, selon un dernier bilan) et que les mesures de restriction d'accès se multiplient, le Groupe PSA a décidé de rapatrier ses salariés expatriés et leurs familles (français et étrangers) vivant dans la région de Wuhan, soit 38 personnes au total.

« Nous avons mis en place les mesures appropriées », explique le constructeur automobile par voie de communiqué. « Cette initiative est en cours de mise en oeuvre en totale coordination avec les autorités chinoises et le consulat général de France. » Il poursuit : « La direction régionale basée en Chine prépare avec les équipes centrales du Groupe PSA les éléments nécessaires à l'organisation du transport et de l'hébergement pendant la période de quarantaine à Changsha (capitale de la province de Hunan, à 350 kilomètres au sud de Wuhan) avant le rapatriement vers leurs pays d'origine. »
« On suit en temps réel la situation »

Joint ce dimanche matin, Bertrand Blaise, le responsable de la communication du groupe, complète : « On suit en temps réel la situation. Nous avons mis en place une cellule de crise qui est gérée par le directeur des ressources humaines du groupe, Xavier Chéreau. On travaille en étroite collaboration avec les autorités chinoises et françaises. Il est évident que l'on ne peut pas prendre une initiative complètement séparée d'un dispositif général. Tout évolue d'heure en heure. On est juste à la manoeuvre pour trouver le moyen le plus rapide et le plus efficace pour rapatrier nos effectifs. La zone de confinement ne pourra pas être fermée indéfiniment. Forcément, il y aura des sas avec des personnes diagnostiquées négatives et c'est à ce moment-là que nous pourrons intervenir. »

Par ailleurs, le communiqué rappelle que, « en parallèle, le Groupe PSA et son partenaire chinois DFM (DongFeng Motors) sont totalement mobilisés pour mettre en oeuvre toutes les mesures permettant de prendre soin des employés chinois de leur entreprise commune DPCA, en totale collaboration avec les autorités chinoises ».
Alexandre BOLLENGIER(avec Sam BONJEAN)

Gastronomie  L'édition 2020 du célèbre guide rouge est dévoilée ce lundi Michelin : prime à l'innovation ?

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:44:19

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Gastronomie  L'édition 2020 du célèbre guide rouge est dévoilée ce lundi
Michelin : prime à l'innovation ?
Les étoiles du guide Michelin sont remises en jeu chaque année. Les chefs doivent redoubler d'invention pour atteindre le Graal... mais encore plus pour, une fois atteint, rester au sommet.
 

 
Après d'importants travaux de rénovation et trois semaines de fermeture, le restaurant de Collonges-au-Mont-d'Or a rouvert vendredi.
La tradition en mouvement : c'est la nouvelle ligne directrice choisie par le mythique restaurant Paul Bocuse à Collonges-au-Mont-d'Or pour redorer son image et s'installer dans la modernité. « Les chefs ont travaillé et retravaillé les plats. Ils les ont peaufinés pendant plus d'une année, les faisant évoluer tout en conservant leur ADN, leur goût originel », expliquait le directeur général, Vincent Le Roux. Une remise en question trop tardive ? C'est le verdict du Michelin qui a retiré la troisième étoile au doyen des triples étoilés dans son édition 2020 (1). Pour le guide, « la qualité de l'établissement demeure excellente mais plus au niveau d'un trois étoiles ».

Avec sa soupe aux truffes noires VGE, son loup en croûte feuilletée, sauce Choron, sa volaille de Bresse en vessie « Mère Fillioux », ou encore son homard entier Bellevue, « Monsieur Paul » se définissait comme « un adepte de la cuisine traditionnelle » : « J'aime le beurre, la crème, le vin » et pas « les petits pois coupés en quatre », assurait-il dans Paul Bocuse, le Feu sacré (Ed. Glénat).

La recette de l'époque du chef était-elle périmée ? « En punissant Bocuse, ce n'est pas un style que le guide dénonce mais un établissement qui ronronne. Le Michelin ne défend pas une cuisine plus qu'une autre », assure François-Régis Gaudry, chroniqueur gastronomique à France Inter et Paris Première.
« La tradition, mais sans les inconvénients »

L'an dernier, l'Auberge de l'Ill du chef alsacien Marc Haeberlin a perdu sa troisième étoile. Ce dernier assure se battre pour reconquérir l'étoile perdue : « On s'est remis en question sur des petites choses, on essaye d'être plus précis sur certains points », a expliqué le chef alsacien. Changer sa cuisine, il en est pourtant hors de question : « Je serais incapable de changer ma cuisine, je la fais depuis 40 ans. On n'est jamais tombé dans la cuisine moléculaire. »

Un héritage de la cuisine de son père avec qui il a travaillé durant trente ans, mais également à l'esprit de Paul Bocuse, son « deuxième père ». Cependant, les plats de sa carte évoluent avec la création de nouveaux plats comme l'anguille fraîche croustillante et fumée, escargots poêlés, émulsion au saké et wasabi.

Selon François-Régis Gaudry, « il n'y a jamais eu autant de signes d'attachement à la cuisine traditionnelle ». Mais les recettes et les produits sont revisités. La cuisine moderne va s'orienter davantage sur le produit brut et les matières premières seront achetées près du restaurant. On concocte plus local, plus sain, plus naturel, plus végétarien. « Les chefs ne cherchent pas la rupture avec le traditionnel. Aujourd'hui, on veut de la tradition mais sans les inconvénients de la tradition », assure-t-il. Nos modes d'alimentation ont changé, les chefs s'adaptent aux nouvelles envies.

À l'instar de Jean-François Piège (Le Grand Restaurant, deux étoiles) qui a publié un livre de recettes intitulé « Zéro Gras ».

Le grand chef dépend de ses clients, il doit par conséquent produire une cuisine dans l'air du temps.
Laura TURC (1) La cérémonie des étoiles Michelin se tiendra ce lundi au Pavillon Gabriel, dans le 8e arrondissement de Paris.

(1) La cérémonie des étoiles Michelin se tiendra ce lundi au Pavillon Gabriel, dans le 8e arrondissement de Paris.

 
 

 

Michelin : prime à l'innovation ?

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:49:37

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Michelin : prime à l'innovation ?
 

 
Après d'importants travaux de rénovation et trois semaines de fermeture, le restaurant de Collonges-au-Mont-d'Or a rouvert vendredi. Photo LPR/Richard MOUILLAUD
La tradition en mouvement : c'est la nouvelle ligne directrice choisie par le mythique restaurant Paul Bocuse à Collonges-au-Mont-d'Or pour redorer son image et s'installer dans la modernité. « Les chefs ont travaillé et retravaillé les plats. Ils les ont peaufinés pendant plus d'une année, les faisant évoluer tout en conservant leur ADN, leur goût originel », expliquait le directeur général, Vincent Le Roux. Une remise en question trop tardive ? C'est le verdict du Michelin qui a retiré la troisième étoile au doyen des triples étoilés dans son édition 2020 (1). Pour le guide, « la qualité de l'établissement demeure excellente mais plus au niveau d'un trois étoiles ».

Avec sa soupe aux truffes noires VGE, son loup en croûte feuilletée, sauce Choron, sa volaille de Bresse en vessie « Mère Fillioux », ou encore son homard entier Bellevue, « Monsieur Paul » se définissait comme « un adepte de la cuisine traditionnelle » : « J'aime le beurre, la crème, le vin » et pas « les petits pois coupés en quatre », assurait-il dans Paul Bocuse, le Feu sacré (Ed. Glénat).

La recette de l'époque du chef était-elle périmée ? « En punissant Bocuse, ce n'est pas un style que le guide dénonce mais un établissement qui ronronne. Le Michelin ne défend pas une cuisine plus qu'une autre », assure François-Régis Gaudry, chroniqueur gastronomique à France Inter et Paris Première.
« La tradition, mais sans les inconvénients »

L'an dernier, l'Auberge de l'Ill du chef alsacien Marc Haeberlin a perdu sa troisième étoile. Ce dernier assure se battre pour reconquérir l'étoile perdue : « On s'est remis en question sur des petites choses, on essaye d'être plus précis sur certains points », a expliqué le chef alsacien. Changer sa cuisine, il en est pourtant hors de question : « Je serais incapable de changer ma cuisine, je la fais depuis 40 ans. On n'est jamais tombé dans la cuisine moléculaire. »

Un héritage de la cuisine de son père avec qui il a travaillé durant trente ans, mais également à l'esprit de Paul Bocuse, son « deuxième père ». Cependant, les plats de sa carte évoluent avec la création de nouveaux plats comme l'anguille fraîche croustillante et fumée, escargots poêlés, émulsion au saké et wasabi.

Selon François-Régis Gaudry, « il n'y a jamais eu autant de signes d'attachement à la cuisine traditionnelle ». Mais les recettes et les produits sont revisités. La cuisine moderne va s'orienter davantage sur le produit brut et les matières premières seront achetées près du restaurant. On concocte plus local, plus sain, plus naturel, plus végétarien. « Les chefs ne cherchent pas la rupture avec le traditionnel. Aujourd'hui, on veut de la tradition mais sans les inconvénients de la tradition », assure-t-il. Nos modes d'alimentation ont changé, les chefs s'adaptent aux nouvelles envies.

À l'instar de Jean-François Piège (Le Grand Restaurant, deux étoiles) qui a publié un livre de recettes intitulé « Zéro Gras ».

Le grand chef dépend de ses clients, il doit par conséquent produire une cuisine dans l'air du temps.
Laura TURC (1) La cérémonie des étoiles Michelin se tiendra ce lundi au Pavillon Gabriel, dans le 8e arrondissement de Paris.

 

 
 

Le vin français « dans la gueule du loup »

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:50:58

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Le vin français « dans la gueule du loup »
 

 
Les menaces de nouvelles sanctions américaines renforcent la morosité des professionnels du vin français.

Si le spectre de rétorsions américaines semble s'éloigner après le report par Paris de sa taxe sur le numérique, la filière viticole française est encore sous le coup des représailles commerciales appliquées par Washington dans le cadre du conflit opposant Boeing à Airbus. Depuis le 18 octobre, les exportations de vins français vers les États-Unis sont ainsi soumises à des taxes de 25 %. Sur une année, la valeur des exportations des vins de Bordeaux vers les États-Unis a déjà chuté de 46 %.

« Ils n'ont utilisé que 1,4 milliard sur les 7,4 dont ils disposaient. Ils ont une capacité à monter la température qui n'est pas très rassurante », précise une source proche des négociations.

Depuis l'élection de Donald Trump, les États-Unis répondent par des surtaxations à toute mesure dont ils estiment qu'elle lèse les intérêts des entreprises américaines. En représailles aux subventions versées à Airbus par les États européens, Washington a également été autorisé par l'OMC à surtaxer l'huile d'olive espagnole, les fromages italiens et les whiskies écossais.

L'inquiétude est d'autant plus forte qu'avec un chiffre d'affaires de plus d'un milliard d'euros en 2018, les États-Unis sont le premier marché d'exportation en valeur des vins français. Toute la filière viticole a demandé au gouvernement la mise en place rapide d'un « fonds de compensation français des entreprises impactées ».

« Les vins français sont dans la gueule du loup », résume Bernard Farges, président de la Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie à appellations d'origine contrôlée.

À son tour, l'UE devrait être autorisée l'an prochain par l'OMC à imposer des sanctions douanières contre les États-Unis, accusés d'avoir subventionné Boeing. « Mais le monde du vin français ne pourra pas attendre si longtemps », estime un professionnel.

 

 
 

Une action en justice contre Total

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:47:54

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Une action en justice contre Total
 

 
Le géant Total dans le viseur des écolos. Photo  Julio PELAEZ
Treize communes, dont la ville de Grenoble, et cinq associations lancent une offensive contre Total sur le terrain de l'environnement. Une forme d'action inédite en France. C'est la première fois qu'une entreprise est attaquée sur son action générale en matière de climat.

« Total est responsable à elle seule de près de 1  % des émissions mondiales, c'est considérable pour une seule entité », déclare Me Sébastien Mabile, avocat en charge du dossier. Le collectif saisira mardi le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine).

« Ce n'est pas une action militante, c'est une action fondée en droit », assure Maud Lelièvre, déléguée générale de l'association « Les Eco Maires » et élue de Seine-Saint-Denis. La loi du 21 février 2017, relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre, sur laquelle repose l'action judiciaire, impose aux sociétés qui emploient au moins 5 000 salariés d'établir un plan de vigilance comportant notamment des mesures de sauvegarde de l'environnement. Et sur ce point, Me Sébastien Mabile estime que l'entreprise pétrolière n'est pas à la hauteur.
Comme « l'Affaire du siècle »

En octobre 2018, le collectif interpelle une première fois la multinationale qui n'intégrait pas le risque lié au changement climatique dans son plan de vigilance. Un second plan est publié en mars 2019, comportant cette fois des éléments de stratégie relatifs au climat. « Mais cela restait clairement insuffisant », déplore l'avocat. Ils prennent la décision de mettre en demeure l'entreprise, en vain.

La procédure civile engagée devant le tribunal de Nanterre devrait être rapide - 18 mois en moyenne. Une célérité importante pour Me Mabile car « d'année en année, l'ambition de Total et l'ampleur des réductions d'émission qu'il doit amorcer ne feront qu'augmenter et on se rapproche de l'échéance de 2050 à laquelle le monde devra être neutre en carbone ». Objectif fixé par l'accord de Paris de 2015.

Au-delà de l'entreprise pétrolière, ce sont toutes les multinationales qui ont vocation à être interpellées par le collectif. Une initiative qui n'est pas sans rappeler « l'Affaire du siècle ». Quatre ONG avaient assigné l'État pour inaction climatique devant le tribunal administratif de Paris.

Contre l'État ou les entreprises, le nombre de litiges liés au dérèglement climatique augmente dans le monde. Aux Pays-Bas notamment, le pétrolier Shell fait l'objet d'une procédure devant la justice néerlandaise pour non-respect de l'accord de Paris sur le climat.

De son côté, Total a déjà été assigné en référé le 23 octobre 2019 pour manquement à la loi sur le devoir de vigilance. Dans cette affaire, le tribunal de Nanterre rendra son ordonnance le 30 janvier.

 

 
 

Boris Johnson, l'homme du Brexit

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:26:39

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Boris Johnson, l'homme du Brexit
 

 
Boris Johnson.

Photo Tolga AKMEN/AFP

Il a écrit un livre sur le « facteur Churchill ». Ou comment un homme - en l'occurrence le Premier ministre qui défit Adolf Hitler - peut changer l'Histoire.

Boris Johnson, son lointain successeur, peut se satisfaire d'avoir lui aussi, à une échelle certes moindre, fait basculer le destin de son pays : il a tenu sa promesse de réaliser le Brexit. Vendredi 31 janvier, le Royaume-Uni quittera l'Union européenne.

Sans conteste, c'est son grand oeuvre. Car c'est bien lui qui, en trois mois, a débloqué une situation paralysée depuis trois ans et demi, et parachevé sa promesse : « Get Brexit Done ». Faire le Brexit.

Au passage, « BoJo », 55 ans, a réussi une autre prouesse : il s'est affranchi de son image de clown inconstant pour se parer de légitimité.
« Une vraie pensée stratégique »

Sa prédécesseure, Theresa May, s'y était cassé les dents. Il lui avait succédé, en juillet dernier, sur cet engagement à honorer à tout prix le résultat du référendum de juin 2016 sur le Brexit, voté par 52 % des Britanniques.

Peu croyaient en ses chances. Quelques mois plus tard, c'est la consécration aux législatives de décembre. Les tories décrochent une majorité d'ampleur inédite depuis la Dame de fer, Margaret Thatcher, dans les années 1980.

On le disait charismatique, mais inconstant. Un clown moqué pour ses outrances et ses mensonges. Le voilà désormais reconnu, y compris par ses pairs : « Il est parfois pittoresque, il a son tempérament, mais il a une vraie pensée stratégique, a dit de lui Emmanuel Macron, en octobre. Ceux qui ne l'ont pas pris au sérieux ont eu tort. »

Les Européens, qui ont jusqu'au 31 décembre pour négocier les termes du futur partenariat avec le Royaume-Uni, n'ont pas fini de s'y frotter.

Alexander Boris de Pfeffel Johnson est né à New York dans une famille cosmopolite. Il compte un arrière-grand-père qui fut ministre de l'Empire ottoman. Aîné d'une fratrie de quatre, il suit le parcours classique de l'élite britannique : Eton College puis l'université d'Oxford.

Ce qui ne l'empêche pas de se présenter en homme de terrain proche du peuple. Diplômé, il est devenu journaliste - notamment correspondant à Bruxelles, où il s'échine à tourner les institutions européennes en ridicule (quitte à inventer des citations).

Élu député en 2001, Boris Johnson ravit la mairie de Londres aux travaillistes en 2008, une performance lui valant une stature internationale. En 2016, il choisit le camp du Brexit au dernier moment. Et multiplie les outrances, chiffres faux, promesses d'un avenir radieux... « Il ne voulait pas renoncer à la chance d'être du côté romantique, patriotique et nationaliste du Brexit », dira l'homme à l'origine du référendum, l'ex-Premier ministre David Cameron. Qui en veut peut-être à BoJo d'avoir ainsi contribué à briser sa propre carrière...

 

 
 

Commerce Centres-villes La menace de l'uniformisation

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:31:44

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Commerce Centres-villes
La menace de l'uniformisation
En matière de commerces, c'est soit trop, soit trop peu. Les villes moyennes font face au risque de la désertification. Dans les trois grandes villes alsaciennes, c'est l'inverse : on cherche plutôt à réguler l'implantation de certains types de commerces et à préserver les indépendants.
 

 
Les enseignes nationales ont tendance à « vampiriser » les centres-villes.
Starbucks, KFC, Burger King, Five Guys. À Strasbourg, l'installation des grandes enseignes de restauration rapide américaines a fait réagir ces derniers mois, surtout quand elles prennent la place de commerces emblématiques. Un phénomène qui a pris son essor au cours des années 2000, alors que les marques nationales de vêtements et de luxe ont pris possession des coeurs de villes. Au risque de les faire ressembler à tous les autres.

C'est ainsi qu'à Strasbourg, comme dans toutes les villes touristiques, « les enseignes nationales avec de la rentabilité ont un peu vampirisé le centre-ville », explique Laurent Maennel. Manager de centre-ville de Strasbourg depuis mai dernier, il a dirigé la Place des Halles pendant neuf ans, entre 2007 et 2015. Autant dire qu'il connaît les priorités des grandes enseignes nationales et internationales. Il explique pourquoi, en quelques années, elles ont pris possession des hypercentres.

« C'est lié au fait que les loyers sont élevés sur ces zones-là, et que les indépendants ne peuvent pas forcément payer. Strasbourg doit faire partie des villes de France où les loyers sont les plus élevés dans le coeur de ville. » Par ailleurs, « les enseignes nationales qui sont rentables dans une ville essaient de développer leur propre concurrence, pour ne pas que d'autres marques y aillent. Et même si les magasins ne sont pas bénéficiaires, les marques ne s'en préoccupent pas, parce qu'elles ont suffisamment de magasins dans l'ensemble de la France pour être rentables. »
« C'est vrai que sur les axes principaux, on a principalement des enseignes nationales »

Voilà pourquoi, quand on se balade dans certains centres-villes, on voit souvent les mêmes enseignes, « Strasbourg y compris ». Ceci dit, il importe aussi de combattre les « idées reçues ». « Au centre-ville de Strasbourg, on a quand même 85 % d'indépendants. » Mais ce constat porte sur « le centre-ville élargi, et pas que la Grande Île. Là, c'est vrai que sur les axes principaux, on a principalement des enseignes nationales. »

Une situation contre laquelle il paraît difficile de lutter. « On est dans un marché libre, alors ce n'est pas facile pour la collectivité de contrôler. On ne peut que communiquer et donner notre envie, mais on n'a pas de levier d'action fort. » Reste que, par ailleurs, Strasbourg présente tout de même « une offre commerciale très diversifiée ». Et un taux de vacance qui est l'un des « plus bas de France, à 5,5 % ». Sans oublier que « les enseignes nationales sont aussi les bienvenues, il ne faut pas leur faire la chasse ».
Un équilibre entre tourisme et habitants

À Colmar, l'installation d'une boutique sous enseigne Starbucks est par exemple accueillie à bras ouverts : elle pourrait contribuer à « faire venir la jeunesse » au centre-ville, explique l'adjoint au maire Jean-Paul Sissler.

Ici, le contexte de ville touristique est à double tranchant. D'une part, un taux de vacance commerciale avantageux (7 % en 2019), favorisé par la « richesse du patrimoine » et un « cadre urbain » qui attire de nombreux visiteurs. D'autre part, un phénomène de « surreprésentation de certaines activités », par exemple « la restauration et les boutiques de souvenirs », qui ont « tendance à isoler et faire doucement disparaître le commerce indépendant et de proximité ». D'où un « problème de perception du centre-ville par les habitants de Colmar et de la zone de chalandise », pour qui « le centre-ville est attractif pour les touristes, mais moins pour eux ».

Pour faire revenir les habitants qui s'en sont détournés, on cherche ici à recréer un « équilibre entre tourisme et habitants », en mettant l'accent sur le plaisir de « se balader en ville tout en faisant ses courses ». Au programme : faciliter l'accès au centre-ville par une offre de parking adaptée, rénover les commerces et l'habitat. Avec la volonté de démontrer que « le centre-ville de Colmar n'est pas que pour les touristes », même si l'adjoint au maire insiste sur le fait que « le tourisme, on en a besoin, ça permet à Colmar de vivre ». Sachant aussi que cette « bonne dynamique doit être entretenue » : « Ce n'est pas parce qu'on a le retable d'Issenheim qu'on a tout gagné. »
« Ce sont des piliers, il faut les avoir »

Celle qui, peut-être, a gagné le plus au cours des dernières années, c'est Mulhouse. Il faut dire qu'on y partait de loin. Aziz Derbal, directeur Commerce à la CCI (lire par-ailleurs), rappelle qu'elle est « une ville industrielle qui comporte une très forte concentration de quartiers ouvriers dans l'hyper-centre, avec un habitat qui était en délabrement et un centre-ville très étriqué ». Elle se trouve, de plus, « encadrée par des zones périphériques puissantes ». Résultat : « En 2011, Mulhouse était la ville où il y avait le plus de locaux commerciaux vacants en France », indique Frédéric Marquet, manager du commerce de centre-ville.

Le taux de vacance était de 14 %, ce plafond ayant été ailleurs largement dépassé depuis, alors qu'il s'établit aujourd'hui à 8 % grâce à « 506 ouvertures de commerces depuis 2011, soit une moyenne de deux ouvertures pour une fermeture dont les trois quarts sont le fait d'indépendants ». Si bien qu'à l'heure actuelle, « au centre-ville, on est à cinquante-cinquante entre grandes enseignes et indépendants ».

Cette « tendance inverse de celle des autres villes françaises », Mulhouse en a créé les conditions grâce à un programme de développement visant à « embellir le centre-ville, monter en gamme au niveau de l'habitat et favoriser l'accessibilité ». Avec aussi un élément essentiel : « Prospecter les enseignes », en s'appuyant sur le constat selon lequel « un centre-ville aujourd'hui, s'il n'y a pas d'enseigne nationale, n'est pas considéré comme un centre-ville. Sans Mango, Zara, H & M, les clients vont ailleurs. Ce sont des piliers, il faut les avoir. » Sans oublier que « l'ouverture d'une enseigne nationale, c'est un signe positif envoyé aux indépendants et aux investisseurs : on se dit que si elle rejoint le centre-ville, ce n'est pas pour rien ».

Les grandes enseignes, si on ne veut pas s'en passer, alors « l'idée c'est de les choisir », en vue de favoriser « les projets les plus différenciants et innovants ». En clair, elles doivent à la fois répondre à un besoin et permettre de « différencier le centre-ville » par rapport aux autres, par des marques qui ne se trouvent pas dans l'environnement proche.

En période de mutation du commerce, avec l'essor d'internet et la présence de nombreuses zones commerciales, le centre-ville doit pouvoir proposer « tout ce que la périphérie ne peut pas faire ». « Aujourd'hui, les gens viennent dans les commerces de centre-ville parce qu'ils n'ont pas envie de l'ambiance des galeries commerciales. Ils trouvent des terrasses, de l'animation, pour passer un bon moment. »

Face aux menaces de la désertification et de l'uniformisation, il s'agit, en somme, de miser sur l'authenticité et la juste proportion.
Emmanuel VIAU

 

 
 

 

Des fonds de tartes flambées pour 15 millions d'euros

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:06:22

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Des fonds de tartes flambées pour 15 millions d'euros
 

 
Gusto Palatino, qui choisira un nom français pour son ouverture à Drachenbronn, ouvrira son atelier alimentaire d'ici à septembre 2021. Un restaurant, un show-room et un magasin de produits locaux accompagneront la production de tartes flambées. DR
C'est le premier investisseur à annoncer sa volonté de s'installer dans l'enceinte de l'ancienne base aérienne de Drachenbronn. Spécialisée dans la production de fonds de tartes flambées et de tartes flambées garnies, l'entreprise Gusto Palatino prévoit d'engager 15 millions d'euros pour y construire une nouvelle unité de production. Créée en 2006 et basée à Hauenstein (Rhénanie-Palatinat) où elle emploie 80 salariés, Gusto Palatino, 20 millions d'euros de chiffre d'affaires, produit 35 millions de pièces par an, vendues à des restaurateurs et à la grande distribution en Allemagne, en France, en Belgique, en Chine, en Australie et au Canada.
280 000 fonds par jour

Se trouvant un peu à l'étroit sur son site historique, elle cherchait à se développer en France ou en Allemagne. Et c'est grâce à l'Adira, qui a travaillé de concert avec la communauté de communes du Pays de Wissembourg, la Région, l'État et le Département, que l'entreprise a choisi Drachenbronn.

Gusto Palatino prévoit de créer dans l'ancien casernement de la base aérienne une dizaine de lignes de production, donnant à l'atelier alimentaire une capacité de production de 280 000 fonds de tartes flambées par jour, destinés notamment à l'exportation en Europe, aux États-Unis et au Canada. « On veut faire de Drachenbronn la capitale de la tarte flambée », sourit Serge Strappazon, le président du Pays de Wissembourg. Une activité permettant la création de 25 emplois dans la cité des Dragons, qui avait lourdement pâti de la fermeture de la base et du départ des militaires.

Cette annonce - officialisée ce mercredi soir en présence du député Frédéric Reiss, du président de la Région Jean Rottner, du président du Département Frédéric Bierry, du président de l'intercommunalité Serge Strappazon, du directeur général délégué de l'Adira, Frank Becker et du maire de Drachenbronn Pierre Koepf --, s'inscrit dans le cadre du contrat de redynamisation du site de défense (CRSD) de Drachenbronn, signé en 2016, après la fermeture de la base aérienne (*).
Un restaurant et des hébergements touristiques

Depuis, la communauté de communes du Pays de Wissembourg mise sur le tourisme et sur l'économie pour favoriser l'attractivité et le développement économique du territoire - c'est dans ce contexte que l'entreprise allemande EAK avait annoncé la création d'un Chemin des cimes, dont les travaux ont débuté dans la forêt de Cleebourg. Car l'entreprise Gusto Palatino ne se contentera pas d'implanter un atelier alimentaire « propre, sans odeur, sans bruit et très automatisé », comme l'a expliqué Frank Wambsganss, l'un des trois dirigeants associés.

Elle prévoit également l'ouverture d'un restaurant de quelque 150 couverts servant des spécialités locales, un magasin de produits locaux, un show-room pour déguster les tartes flambées. Et dans un deuxième temps, elle envisage également d'ouvrir des hébergements touristiques dans l'ancienne cité-cadre.

La communauté de communes, qui a obtenu l'accord de la Défense pour lui racheter le terrain à un prix symbolique, se chargera de la réadaptation du site et de sa viabilisation, avec le soutien financier de la Région - le Département apportant un soutien global dans le cadre du CRSD. Ces travaux devraient être achevés au premier semestre. Suivra la construction de l'atelier de production équipé de panneaux photovoltaïques, dont la mise en service est prévue pour septembre 2021.

Dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt lancé en juin, d'autres projets touristiques devraient accompagner cette installation.
Guillemette JOLAIN (*) Signé en 2016 par les communautés de communes du Pays de Wissembourg, de l'Outre Forêt, l'État, le Département, la Région, le Parc naturel régional des Vosges du Nord et la commune de Drachenbronn, ce contrat compte trois volets majeurs : le volet « tourisme » comprend d'une part la création du Chemin des cimes, et d'autre part la création d'une « station touristique » dans l'enceinte de l'ancienne base. Le deuxième volet concerne la « dynamisation des TPE et PME » et le troisième, le « soutien aux équipements ».

 

 
 

La batterie des Grognards de Haute Alsace à l'honneur

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:23:45

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La batterie des Grognards de Haute Alsace à l'honneur
 

 
La médaille d'honneur des sociétés musicales et chorales pour douze Grognards. Photo DNA
La batterie des Grognards de Haute Alsace, dont la renommée dépasse nos frontières, a rehaussé l'inauguration du périscolaire avec une excellente prestation, tantôt en tenue des Grenadiers d'Empire, tantôt en tenue bleu horizon des Poilus 1914-1918.

Initiée par trois passionnés, Gérard Weyer, José Deppen et Denis Giaconna (qui ont débuté en 1983 dans la salle Pleyel à Paris, en compagnie de Mstislav Rostropowitch), la batterie des Grognards de Haute Alsace ne cesse de porter haut les couleurs d'Uffholtz, de ville en ville, voire de pays en pays. C'est en 1991 que la batterie des Grognards a été créée, après dix années musicales sous différents registres. Sélectionnés pour leur maîtrise du tambour, ces trois amis ont eu l'honneur de participer au défilé le soir du 14 juillet à Paris, organisé par Jean-Paul Goude. Ils y furent rejoints par Franck Marbach, Christian Guggenberger, Christophe Sester et Alain Vonau. Cet ensemble d'exception est constitué, aujourd'hui, de tambours, grosses caissistes, deux fifres et d'un tambour - major, Alain Boeglin. La batterie des Grognards de Haute Alsace n'est pas passée inaperçue aux yeux d'Emmanuel Macron, qui a déjà croisé leur chemin. La présence du directeur du cabinet de la présidence de la République a été l'occasion d'honorer 12 de ces talentueux musiciens pour leur engagement autour de la préservation d'un patrimoine historique et musical. Patrick Strzoda, au nom du président de la République, a eu le plaisir de présider à la remise de la médaille d'honneur des sociétés musicales et chorales à Alain Boeglin, président, Gérard Weyer, vice-président, José Deppen, Thierry Waldvogel, Jean-Maurice Jehl, Pascal Fenger, Daniel Nibling, Bruno Wenisch, Michel Gully, Thierry Beck, Philippe Schaffner et Dominique Gervasi.

 

 
 

Colmar Puissant et réjouissant

Publié dans le panorama le Lundi 27 janvier 2020 à 06:43:51

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Colmar   Puissant et réjouissant
 

 
Encore un voyage puissant et réjouissant, hypnotisant parfois, offert par l'Harmonie colmarienne à son public sous la direction de Quentin Bussmann. Photos DNA /Nicolas PINOT
C'était le moment ou jamais de partager des histoires vivantes « empreintes d émotion, de force, de mystères et même d'exotisme », portées par le cadre majestueux et propice de l'église Saint-Matthieu de Colmar. La foule des grands jours était là, tout ouïe, pour déguster, outre le vin chaud, des titres plutôt contemporains et combien envoûtants interprétés, pour la première partie, par la musique municipale d'Ammerschwihr dirigée d'une main de fer dans un gant de velours par Julie Girardin-Körper. À noter que l'orchestre se produira dans la salle polyvalente d'Ammerschwihr samedi 14 mars pour son concert de printemps.
« La musiquese vit ensemble »

Un partenariat fructueux et complice autour de l'amour de la musique « parce que la musique se vit ensemble », ainsi que l'a rappelé le directeur de l'Harmonie colmarienne, Quentin Bussmann. Immédiatement, le public a été happé tout cru par les interprétations de titres tels que Lexicon of the gods de Rossano Galante et ses trois époustouflants mouvements, ou le très oriental Arabesque de Samuel Robert Hazo. Dépaysement garanti.

L'Harmonie colmarienne a enchaîné, après l'entracte, par des pièces elles aussi contemporaines comme Sea of clouds de Robert Buckley, Fanfare for a friend de Bert Appermont mais aussi le profond Récit et polonaise d'Auguste-Emile Schaefer, compositeur munstérien du XIXe siècle, faisant la part belle au saxophone alto, joué en soliste par Anne Kuhlmann.

Un concert tour à tour percussif et méditatif, un voyage épicé d'accords en octave, puissant et réjouissant comme l'ensemble colmarien sait si bien le faire, hypnotisant son public fidèle et stimulant les imaginaires. Il était dédié à Jérôme Reber, un ancien membre parti trop tôt, emporté par une terrible maladie.

Innovante et toujours dans l'idée de lancer des passerelles entre les arts, l'Harmonie colmarienne se tourne désormais vers Turbulences, un spectacle autour de la danse, qui sera donné au public au printemps 2021.
Nicolas PINOT SE RENSEIGNER Pour intégrer l'orchestre, qui cherche toujours des musiciens : 06 83 87 60 82. (répétitions hebdomadaires les jeudis de 20 h 30 à 22 h à la maison des associations, 6 route d'Ingersheim à Colmar).Site internet : www.harmonie-colmarienne.fr et page Facebook : Harmonie colmarienne