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SANTÉ Les trois patients diagnostiqués dans notre pays « vont bien », selon leurs médecins Coronavirus en France : pas de panique

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:13:48

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SANTÉ  Les trois patients diagnostiqués dans notre pays « vont bien », selon leurs médecins
Coronavirus en France : pas de panique
Trois personnes infectées par 2019-nCoV sont confinées à l'hôpital en France. D'autres cas pourraient apparaître dans les jours qui viennent. Le nouveau virus venu de Chine est contagieux, mais peu dangereux si vous êtes en bonne santé. Les cas graves concernent des malades déjà fragiles.

 
 

 
Une ambulance devant l'hôpital Pellegrin de Bordeaux, où une personne est actuellement en soins.
Les trois patients confinés dans des hôpitaux français pour cause d'infection au nouveau coronavirus chinois « vont bien », selon leurs médecins.
Qui sont les trois patients ?

Tous étaient récemment arrivés de Chine et avaient séjourné à Wuhan, la grande ville où cette nouvelle infection est apparue en décembre. Le premier malade, un Bordelais originaire de Chine âgé de 48 ans, a été hospitalisé jeudi, après s'être présenté à SOS-Médecins avec toux et fièvre. Les autorités sanitaires suivent actuellement « dix à quinze personnes » qui ont été en contact avec lui. Elles seront suivies quotidiennement pendant 14 jours (une procédure qui s'appliquera à tous les cas en contact avec une personne contaminée). Et les festivités du Nouvel An chinois, qui devaient se tenir dimanche, ont été annulées dans la ville au nom du « principe de précaution ».

Les patients hospitalisés à l'hôpital Bichat à Paris sont un homme âgé de 31 ans et une femme âgée de 30 ans. Ce couple « originaire de Wuhan » était arrivé le 18 janvier en France pour un voyage.

D'autres personnes sont « en détection », selon le patron du Samu de Paris, Pierre Carli. « On va avoir des patients suspects, il va y avoir des cas », estime le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses à l'hôpital Bichat de Paris, où ils sont confinés.
Le virus est-il dangereux ?

Pas de panique pour autant ! Le nouveau coronavirus est contagieux, mais sa dangerosité reste limitée si vous êtes en bonne santé. Les personnes décédées du virus en Chine présentaient des fragilités, soit parce qu'elles étaient âgées, soit parce qu'elles souffraient de maladies chroniques (lire par ailleurs).

Il est difficile d'établir aujourd'hui de manière stabilisée le taux de mortalité exact de la maladie (car au début d'une épidémie on détecte surtout les cas sévères plutôt que les cas légers, voire ne présentant pas de symptôme. Il se peut donc que le taux actuel baisse encore fortement). Mais si l'on se base sur les premiers éléments - 41 morts pour 1 300 cas, il serait de l'ordre de 3 %. C'est plus que la grippe (moins de 1 %), mais moins que le Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) qui était légèrement supérieur à 9 % (avec 774 morts pour 8 096 cas dans le monde en 2002-2003) ou que le Mers (le syndrome respiratoire du Moyen-Orient a fait 858 morts sur 2 494 cas depuis septembre 2012, soit un taux de mortalité de 34,5 %). C'est aussi sans commune mesure avec Ébola qui oscille entre 45 et 50 %.
Comment se protéger ?

Les « schémas d'organisation en cas de risque épidémique sont bien rodés », selon François Braun, président national du Samu.

La mise au point rapide, par l'Institut Pasteur, d'un test diagnostic permet d'identifier le virus, pour pouvoir mettre les patients à l'isolement et limiter toute propagation de l'épidémie.

Pour éviter d'être contaminé, les autorités sanitaires et scientifiques mettent en avant l'importance des « mesures barrières », efficaces pour d'autres maladies virales comme la grippe : se laver les mains fréquemment, tousser ou éternuer dans le creux de son coude ou dans un mouchoir dont on se débarrasse ensuite, éviter de se toucher le visage (nez, mains, bouche)... Dès ce dimanche, une équipe médicale d'accueil sera installée à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle pour répondre aux inquiétudes des passagers en provenance de Chine.
E.B.

 

 
 

 

 

Le maire alsacien type ? Bernard, 63 ans, retraité du secteur privé

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:09:36

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Le maire alsacien type ? Bernard, 63 ans, retraité du secteur privé
 

 
Comme un air de ressemblance ? Neuf maires alsaciens sur dix sont des hommes de plus de 50 ans. Dessin Yannick LEFRANÇOIS
Les 15 et 22 mars prochains, les habitants des 880 communes alsaciennes seront appelés à reconduire leur conseil municipal ou à en élire un nouveau. Cette fin de mandature est l'occasion de détailler les profils des maires en place, 513 dans le Bas-Rhin, 366 dans le Haut-Rhin (*). Ce faisant, un portrait-robot se dessine : le premier magistrat alsacien type est un homme, âgé de 63 ans, retraité du secteur privé.
Parité : neuf maires sur dix sont des hommes

Sur les 879 maires d'Alsace en fonction, 786 sont des hommes (89,4 %). Avec 10,6 % de femmes, l'Alsace se place sept points en dessous d'une proportion nationale déjà faible, établie à 17 % par la Direction générale des collectivités locales dans son rapport statistique de mars 2019.

Un bilan qui précise que toutes tailles de communes et toutes fonctions confondues (maires, adjoints, autres conseillers), la part des femmes dans les conseils municipaux de France est de 39,9 %. Et que « plus on s'éloigne de la fonction de maire, plus les fonctions sont occupées par des femmes : 29 % parmi les premiers adjoints, 38 % pour les seconds adjoints et 43 % parmi les autres adjoints et conseillers».

Dans un panorama des maires français dressé en 2018, l'Association des maires de France (AMF) souligne que le Haut-Rhin est le département affichant la plus faible proportion de femmes maires : 32 communes sur 366 sont dirigées par des femmes, soit un peu moins de 9 %. Dans le Bas-Rhin, les femmes maires sont (un peu) plus nombreuses : on en compte 61 (12 %).
Âge : 63 ans en moyenne

Aucun maire de moins de 30 ans, très peu de trentenaires et de quadragénaires (65 au total) : en Alsace, 92 % des maires ont 50 ans ou plus et la tranche des 60-74 ans est de loin la plus représentée (64 %). Dans les deux départements, l'âge moyen des maires s'établit autour de 63 ans, soit un an de plus que la moyenne nationale selon l'étude de l'AMF.

Le plus jeune maire d'Alsace a 32 ans : Ludovic Marinoni, premier magistrat de Wildenstein, devrait se représenter (lire en page 40). Dans le Bas-Rhin, le jeune Franck Schnepp (34 ans) a décidé de ne pas se représenter à la mairie de Goersdorf, en Alsace du Nord.

À 85 ans, Guy Callegher est le doyen des maires alsaciens. En place depuis 1977, il a enchaîné sept mandats de premier magistrat à Kesseldorf, dans le nord du Bas-Rhin. Il ne repartira pas pour un huitième. Dans le Haut-Rhin, le maire le plus âgé est celui de Roggenhouse, près de Fessenheim : Henri Masson, 80 ans, ne compte pas se représenter.
Catégories socio-professionnelles: une majorité de retraités

La majorité des maires alsaciens sont retraités (36,9 %) - pour moitié issus du secteur privé. Arrivent en seconde position les chefs d'entreprise, cadres ou cadres supérieurs (20,7 %), puis les fonctionnaires (13,6 %).

Au niveau national, les retraités sont également les plus nombreux à porter l'écharpe tricolore. Et selon l'AMF, la profession la plus fréquente chez les maires est celle d'agriculteur (13,6 %), alors que leur part ne représente que 6,4 % en Alsace.
Noms : Bernard Muller ou Claude Schmitt ?

En Alsace, le maire s'appelle Bernard. Mais il aurait pu se nommer Claude, cela ne s'est pas joué à grand-chose. Le premier prénom revient à 30 reprises dans la liste des premiers magistrats, le second 28 fois. Suivent André, Alain et Pierre. Tous sont des prénoms ayant connu leur heure de gloire entre le milieu des années 1940 et les années 1960. Chez les femmes maires, Michèle est le prénom qui revient le plus - pas de beaucoup, elles ne sont que quatre.

Mais attention, les nuances départementales ont leur importance. Bernard ne remporte la mise que grâce au Haut-Rhin, où 19 maires se prénomment ainsi. Dans le Bas-Rhin, deux prénoms sont en tête ex aequo : Claude et Alain (16 maires chacun).

Et du côté des noms de famille ? Là aussi, les tendances départementales sont claires : le Bas-Rhin vote pour Schmitt (8 fois), le Haut-Rhin pour Muller (7 fois). Les Klein bas-rhinois et les Schnoebelen haut-rhinois sont dans la course, mais distancés par les deux favoris. Pour autant, à l'échelle alsacienne, les deux premiers noms de famille restent à égalité (12 voix chacun). Bernard Schmitt-Muller ? Ça sonne assez juste.
Céline ROUSSEAU LIRE Aussi en page 40. (*) L'analyse porte sur 879 maires et non 880, suite au décès en décembre de Christian Schmitt, maire de Petersbach (67) ; elle n'inclut pas les maires délégué·e·s. PLUS WEB L'intégralité du dossier interactif sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

wildenstein - « J'aime mon village, c'est aussi simple que cela »

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:25:21

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Élections municipales Rencontre avec le plus jeune maire d'Alsace
wildenstein - « J'aime mon village, c'est aussi simple que cela »
Élu maire de Wildenstein (Haut-Rhin) en cours de mandat, en raison du décès de son prédécesseur Jean-Jacques Gewiss, Ludovic Marinoni est certes le plus jeune maire d'Alsace, mais aussi, et avant tout un élu passionné par son mandat.
 

 
Ludovic Marinoni, devant une friche industrielle qu'il espère voir réhabilitée dans sa commune au cours du prochain mandat.
La place de la Mairie de Wildenstein, modeste mais proprette, a été rénovée l'an passé. La Thur passe à ses pieds. L'église du village se dresse en léger retrait, côté aval. En amont, la distillerie communale. À mi-distance, le bâtiment communal, dont la façade s'orne d'une discrète plaque de marbre en mémoire de François-Antoine Robichon (1847-1923), natif du pays, « officier de l'instruction publique, éducateur-écrivain ». Un défibrillateur automatique complète le décor, bien en vue sur le perron, à côté de la porte d'entrée principale - la même pour l'agence postale, la mairie (au premier étage, précise une autre plaque) et le Centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) des Hautes-Vosges (2e étage). Wildenstein ? 200 habitants, une rue principale en fond de vallée où s'agglutinent la plupart des habitations, et des flancs de collines recouverts de sapins qui remplissent l'horizon.
« Je me suis piqué au jeu »

Le temps de pousser la porte de la mairie, et Ludovic Marinoni s'avance déjà à notre rencontre. Silhouette déliée, regard clair, solides chaussures de marche : on pressent qu'il passe plus de temps à l'extérieur que derrière un bureau. Au moins a-t-il la jeunesse pour lui : l'intéressé est né le 13 août 1987 à la maternité de Thann (« Elle a fermé depuis... », déplore-t-il au passage). Voilà qui fait de lui le plus jeune maire d'Alsace en exercice. Le titre l'amuse plus qu'autre chose : Ludovic Marinoni est d'abord un enfant du pays, qui a toujours vécu à Wildenstein. « J'ai commencé ma scolarité quand il n'existait encore qu'une classe unique dans le village. J'y ai appris beaucoup de choses, comme l'entraide, la solidarité... Ensuite, ça a été le collège de Saint-Amarin, le lycée Scheurer-Kestner de Thann, puis l'université de Mulhouse... » Puis il est revenu à Wildenstein, jusqu'à en devenir maire, début 2017.

Question basique : comment en arrive-t-on là, si jeune ? D'où vient l'envie ? Réponse posée : « J'aime mon village, c'est aussi simple que cela. » Voilà tout de même qui mérite d'être raconté. Après tout, douze ans plus tôt, certains élus des parages, tous blanchis sous le harnais, le qualifiaient volontiers de « petit pisseux ». Ludovic Marinoni n'a pas oublié ces amabilités, mais il ne s'en émeut plus guère : « Avec le temps, on apprend à relativiser beaucoup de choses et les points positifs l'emportent sur le négatif. Je me suis piqué au jeu, aussi... »
« Le petit pisseux »

Reprenons tout de même dans l'ordre. Au printemps 2007, Ludovic Marinoni n'a pas encore 20 ans. La campagne présidentielle, marquée par le duel entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, constitue pour lui un déclic. « C'était des personnalités nouvelles, un renouvellement politique qui m'a plu et m'a donné envie de m'investir aussi. En 2008, du coup, quand on est venu me chercher pour être sur une liste municipale, j'ai dit oui, j'ai été élu conseiller... Et je n'ai jamais raccroché depuis. » Réélu aux municipales de 2014, le voici premier adjoint de Jean-Jacques Gewiss. Las, la santé du maire décline de semaine en semaine. Il décède en février 2017. Que faire ? « Psychologiquement, ça n'était pas évident. Je n'avais que 29 ans, et même si on savait Jean-Jacques malade depuis un moment, il y a un poids qui vous tombe d'un coup sur les épaules. J'y ai réfléchi, je me suis dit "Il reste trois ans de mandat" et j'ai proposé ma candidature, parce que j'aime les défis. Si je pense qu'ils sont surmontables, j'y vais. »

Ludovic Marinoni est devenu maire début 2017, après le décès de Jean-Jacques Gewiss, dont il était jusque-là le premier adjoint. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Né à Thann, Ludovic Marinoni a toujours vécu à Wildenstein, dont il connaît tous les habitants... Y compris les plus jeunes. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La rénovation de la place de la Mairie, sur laquelle donne l'église Saints-Pierre-et-Paul, a été le principal chantier de l'an passé. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La population de Wildenstein est stable, autour de 200 habitants. Ludovic Marinoni aimerait y attirer davantage d'activité économique, en rénovant la friche de l'ancienne verrerie locale. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La modicité de l'immobilier est à double tranchant : « C'est positif, estime Ludivic Marinoni, car des gens modestes peuvent devenir propriétaires, mais la commune compte du même coup de nombreux ménages modestes. » Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Pas du genre à calculer ses heures

« J'aime monter des projets », insiste encore celui qui s'apprête à briguer un nouveau mandat, tout en demeurant directeur général des services (DGS) de la commune de Staffelfelden, à une petite heure de route de là. Car bien sûr, Ludovic Marinoni exerce une profession « à côté » : comment faire autrement, avec un peu plus de 500 euros d'indemnités mensuelles ? « On a déjà dû me demander 40 fois combien d'heures par semaine je consacre à mon mandat de maire, mais je ne suis pas du genre à calculer. Au moins, quand je prends connaissance d'un texte officiel en tant que DGS, je n'ai pas besoin de le relire comme maire, je gagne du temps... Mais je ne me verrais pas avoir la même vie avec des enfants. Si c'est pour qu'ils passent leurs journées chez une gardienne et pour ne jamais les voir, à quoi bon ? »

Après avoir claqué la bise à deux-trois mômes en train de jouer dans la rue, Ludovic Marinoni nous entraîne finalement vers le haut du village, où se trouve « la friche », comme tout le monde l'appelle ici (une vieille verrerie désaffectée depuis les années 1970). C'est qu'il songe déjà au prochain grand projet communal : « L'idée, ce serait de réhabiliter les lieux, évidemment avec l'aide de la comcom de Saint-Amarin, pour y accueillir des artisans, et des places d'hébergement. Le lac de Kruth-Wildenstein fait venir beaucoup de visiteurs, mais faute d'équipement pour les retenir, ils ne font malheureusement que passer... » Pas comme lui, à l'évidence.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Des opposants galvanisés par l'avis du Conseil d'État

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:14:31

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Des opposants galvanisés par l'avis du Conseil d'État
 

 
Manifestation contre la réforme des retraites, ce vendredi à Paris.  Photo Stéphane DE SAKUTIN/AFP
« Dans des termes polis, le Conseil d'État dit qu'il faut mettre ce projet mal bâti à la poubelle. Et ce n'est pas la conférence de financement qui changera les choses », a estimé Eric Beynel, du syndicat Solidaires. « Sur la forme et sur le fond, le Conseil d'État confirme en tout point ce que nous exprimons depuis le début. Il y a un vrai problème de consistance juridique du texte », a abondé François Hommeril, président de la CFE-CGC.

Depuis la publication vendredi par le Conseil d'État, plus haute juridiction administrative française, d'un avis très critique sur le texte, les opposants à la reforme des retraites sont remontés à bloc : « Le gouvernement ne maîtrise absolument pas son sujet » a encore asséné samedi Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière.

Dans son avis, publié le jour même de l'adoption du projet en Conseil des ministres, le Conseil d'État avait déploré les « projections financières lacunaires » du gouvernement et un recours aux ordonnances qui « fait perdre la visibilité d'ensemble ». Il avait également souligné que l'engagement de revalorisation des enseignants et des chercheurs était condamné à disparaître du texte, et déploré n'avoir disposé que de trois semaines pour rendre son avis sur les deux projets de loi instituant un système de retraites par points universel.
« Un texte incohérent et mal ficelé »

« Ils ont quand même pu valider la quasi-totalité des deux textes qui leur ont été proposés et ils ont fait des recommandations au gouvernement que le gouvernement entend », a déminé samedi Laurent Pietraszewski, secrétaire d'État en charge des Retraites.

Dans l'opposition, les appels à retirer le texte se sont aussi multipliés sur les réseaux sociaux. « Sincèrement, j'ai rarement lu un avis aussi négatif », écrit Valérie Rabault, la présidente des députés socialistes. Selon Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise), qui en publie les meilleurs extraits sur son blog, cet avis « flingue la loi retraites ». « Quand on saisit le Conseil d'État avec désinvolture et que l'Assemblée nationale est traitée comme quantité négligeable, ça donne un texte incohérent et mal ficelé », a estimé pour sa part le député LR Julien Aubert, dénonçant un projet « ni fait ni à faire ».

Une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle nationale est programmée ce mercredi, le projet devant être transmis à l'Assemblée nationale pour un débat en séance publique à partir du 17 février, en procédure accélérée. Entre-temps, une « conférence de financement » doit être installée jeudi pour trouver les moyens d'amener le système à l'équilibre en 2017.

 

 
 

 

Christine Ferber décorée de la Légion d'honneur

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 08:55:12

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Christine Ferber décorée de la Légion d'honneur
 

 
Christine Ferber décorée des insignes de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur par le président Macron, vendredi 24 janvier à l'Élysée. DR
Nommée chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur dans la promotion du Nouvel An 2018, Christine Ferber n'avait pas encore été décorée. C'est chose faite depuis vendredi soir. La confiturière de Niedermorschwihr était invitée à l'Élysée avec cinq autres artisans de métiers de bouche. C'est le président Emmanuel Macron en personne qui lui a épinglé les fameux insignes sous l'oeil d'une trentaine d'invités dont Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental.

Cheffe pâtissière, chocolatière et confiturière, Christine Ferber dirige la maison qui porte son nom et renommée dans le monde entier. À 59 ans, elle vend plus de 200 000 pots de confiture chaque année et est une star au Japon. La rumeur dit que Brad Pitt lui aurait rendu visite en 2013...

 

 
 

 

Michelin 2.0 : des chefs mi-figue mi-raisin

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:17:07

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Michelin 2.0 : des chefs mi-figue mi-raisin
 

 
Après Marc Haeberlin, l'an dernier, c'est le restaurant de Paul Bocuse qui perd une étoile Michelin cette année. La nouvelle politique du Guide rouge interroge certains chefs. Dessin Phil
Gwendal Poullenec, ce nom ne dit peut-être rien au grand public, mais il fait trembler les plus grands noms de la gastronomie française. Il n'est autre que le patron du plus célèbre guide gastronomique, le Guide Michelin. Cela fait maintenant un peu plus d'un an que cet employé « de toujours » de l'entreprise au bibendum coordonne d'une main de fer la distribution des macarons, les fameuses étoiles.

Récompense d'un travail aussi précis qu'acharné, les étoiles glanées au fil du temps, parfois même sur plusieurs générations, semblent de plus en plus labiles. En effet, pour l'édition du guide de 2019, plusieurs grandes figures de la cuisine française se sont vu confisquer une étoile. Stupeur et tremblements ! Elles ne seraient donc pas aussi fixes que leurs homologues de la voûte céleste.
Sentiment d'inéluctabilité ?

Ce lundi 27 janvier paraît la nouvelle édition du fameux guide. Le Grand Est, la région de Colmar en particulier, en attend beaucoup. L'année dernière, un des deux seuls établissements « trois étoiles » de la région, l'Auberge de l'Ill dirigée par Marc Haeberlin, s'était vu retirer l'une d'elles. Interrogé récemment, le « chef Marc » témoignait de sa tristesse après l'annonce de sa perte étoilée.

Résilience, combativité, innovation et remise en question, tels sont, selon lui, les ingrédients nécessaires à la récupération de cet « astérisque » tant convoité. À moins d'une semaine des délibérations, la tension est palpable et les voix basses. On espère, on craint, on souhaite.

Un sentiment de faiblesse, de fragilité, parfois même d'inéluctabilité, traverse la profession : « Le Michelin, c'est le Michelin, c'est leur cuisine à eux. Bien sûr que les étoiles ne nous appartiennent pas. Elles ne nous ont jamais appartenu d'ailleurs. Mais là, le problème, c'est qu'on ne sait pas où ils veulent en venir », confie un chef alsacien qui a souhaité rester anonyme. C'est l'opacité des critères de notation qui, sans doute, y contribue le plus. « Nous, on fait notre travail, de progresser, d'aller plus loin, mais on peut difficilement voir un avenir avec ce genre de politique », poursuit-il.

Jean-Yves Schillinger, chef du restaurant deux étoiles JY'S à Colmar, est plus nuancé : « Il y a des règles, on les connaît, il faut les respecter. Et puis il ne faut pas oublier que si on est connu, c'est aussi grâce au "Guide" ». Propos largement partagés par Loïc Lefèbvre, chef une étoile du restaurant l'Atelier du peintre à Colmar : « S'il n'y avait pas "le Michelin", il n'y aurait pas de gastronomiques. Il ne faut pas oublier que c'est aussi grâce au petit livre rouge que nous vivons ».
Une « politique commerciale » dansun monde artisanal

Partenariat avec des plateformes de réservations telles TripAdvisor ou la Fourchette, mise en place de services payants sur le site officiel, le Guide Michelin, pour certains, applique de plus en plus une « politique commerciale » dans ce monde artisanal qu'est la gastronomie. Les chefs continuent à travailler avec la même passion qui les anime depuis leurs débuts. Malheureusement, « les temps changent, nous confie un autre chef anonyme, c'est plus pareil. On ne connaît plus les critères d'évaluation ». Il ajoute : « En France, il y a un art de vivre, une culture, une gastronomie. J'ai l'impression qu'ils veulent balayer tout ça ». Pour un autre, « c'est la visibilité qui compte. Au temps de mes parents, si on s'absentait quelques jours il n'y avait pas de réservation qui pouvait être enregistrée. Aujourd'hui, si je pars trois jours, quand je reviens j'ai 15 réservations. Ça change tout ! ».

À vrai dire les temps changent tellement que certains « toqués » observent de plus en plus de clients venant sans le guide « alors qu'avant, c'était monnaie courante. Les gens aujourd'hui ne lisent ni n'achètent plus le "Guide" ».

On pourrait arguer du fait que les commentaires dépendent de l'âge de ceux qui les émettent. Force est de constater qu'il n'a rien à voir dans cette histoire. Il est plus question de sensibilité, de bon sens peut être. Une chose est sûre, ces nouvelles étoiles vont encore faire couler beaucoup d'encre...
Mehdi HARMI

 

 
 

 

haut-rhin - Stanislas Guerini s'invite aux voeux de LaRem 68

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 08:59:00

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haut-rhin - Stanislas Guerini s'invite aux voeux de LaRem 68
 

 
Stanislas Guerini ce samedi midi à Lutterbach.  Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Le délégué général de La République en marche (LaRem) Stanislas Guerini a fait le déplacement tout exprès depuis Paris : une grosse trentaine de personnes ont pris part ce samedi midi aux voeux de Nouvel An de la section haut-rhinoise du parti présidentiel, au sein du tout nouvel espace communal de Lutterbach.

Hôte de la cérémonie en tant que maire de la commune, Rémy Neumann a été le premier à prendre la parole : « Je vous souhaite tout le succès possible aux prochaines municipales, et particulièrement à Mulhouse, avec la candidature de Lara Million - Lara avec qui je travaille en parfaite symbiose au sein de la communauté d'agglomération. » Se saisissant à son tour du micro, Stanislas Guerini, a vite renchéri : « Je préfère voir Mulhouse en vrai, qu'en grand [allusion explicite aux slogans de campagne de Lara Million, et du « ticket » adverse composé par les sortants Lutz/Rottner, NDLR]. Une campagne électorale n'est pas une fin en soi, mais la possibilité d'agir efficacement. Mon objectif, dans cette campagne, c'est de faire gagner nos idées, plutôt qu'une étiquette partisane. Il s'agit aussi de continuer à rassembler une majorité progressiste, par-delà un clivage droite-gauche mort et enterré, comme le font justement Lara à Mulhouse et Stéphanie [Villemin] à Colmar. C'est cela qui est utile au pays. » Applaudissements logiques d'une salle par avance acquise.

Lara Million, Stéphanie Villemin, Patricia Schillinger (sénatrice LaRem du Haut-Rhin) et Bruno Kern (référent de LaRem pour le Territoire de Belfort) ont ensuite eux aussi brièvement pris la parole, avant que ne vienne le moment du verre de l'amitié.
E.D.

 

 
 

 

crj - L'environnement avant tout

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:26:18

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crj - L'environnement avant tout
 

 
Créé en novembre 2017, le conseil régional des jeunes (CRJ) du Grand Est, instance représentative des 15-29 ans, chargée notamment de proposer des actions aux élus du Conseil régional, a renouvelé ses membres pour une nouvelle mandature de deux ans. La séance d'installation, organisée samedi à la Maison de la région à Strasbourg en présence de Jean Rottner, président de la région, et d'Elsa Schalck, vice-présidente en charge de la jeunesse, a permis aux 72 nouveaux venus, qu'ils soient lycéens, étudiants, apprentis, demandeurs d'emploi ou actifs, de faire connaissance.
Gratuité des transports publics

Au total, plus de 350 jeunes avaient fait acte de candidature pour cette deuxième mandature. Après une sélection effectuée sur dossiers, les 72 membres ont été tirés au sort dans le respect de la parité et de la représentativité des trois territoires Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne, à raison de 24 sièges chacun. Tous manifestent l'envie de s'engager et d'être les porte-parole de la jeunesse régionale. « L'immense majorité d'entre eux, soit 80 %, a mis en avant des préoccupations en matière environnementales pour motiver sa candidature », a souligné Cathy Kientz, conseillère régionale.

C'est notamment le cas de Maxime Deneuville, un Spinalien de 19 ans, dont il s'agit du premier engagement citoyen : « Dans mon dossier j'ai plaidé en faveur de transports publics plus accessibles en proposant par exemple la gratuité pour les jeunes. » Étudiant en première année de sciences politiques à Mulhouse, il reconnaît également « être intéressé par le fonctionnement de la collectivité régionale. Cela pourrait être une porte d'entrée pour la suite. C'est encore un peu flou dans ma tête, mais j'envisage soit de m'engager en politique, sinon dans l'administration ! »

« Toutes les thématiques en lien avec l'environnement et le changement climatique m'intéressent et en particulier les questions autour des énergies. Je suis salariée d'une association de consommateurs et je conseille ses membres en la matière », explique pour sa part Laure Sager, une Strasbourgeoise de 28 ans, titulaire d'un master en gestion et droit des énergies. La jeune femme, qui a enchaîné les contrats courts avant de décrocher son premier CDI voilà 4 mois, aimerait également faire bouger les choses dans le domaine de l'accès à l'emploi des jeunes ayant terminé leurs études.
Propositions attenduesen novembre

L'insertion dans le monde professionnel préoccupe pareillement la Mulhousienne Mervé Erdogan, 24 ans, en master de droit des entreprises : « Je serai concernée dès l'an prochain », dit-elle. « Avec le conseil des jeunes, j'aimerais notamment pouvoir contribuer à améliorer la diversité dans les recrutements. J'ai vu pas mal de choses négatives, mais aussi positives, dans ce domaine. »

Enzo Hamel, 19 ans, en licences de droit et d'économie, rejoint le conseil régional des jeunes après avoir siégé un an au sein du parlement des étudiants de Strasbourg : « J'ai voulu élargir mon engagement et lui donner une échelle plus grande. Ici on ne simulera pas, mais on pourra faire des propositions d'action concrètes. » L'industrie constitue un de ses sujets de prédilection : « C'est un secteur important dans la région, que j'ai découvert par le biais des études. J'aimerais notamment donner envie aux jeunes d'y faire carrière. Mais l'écologie, qui n'est pas sans liens avec l'industrie, me tient aussi à coeur », explique-t-il.
Une formation pour commencer

Le conseil régional des jeunes, dont les réunions de travail ont lieu un samedi par mois, ne devrait toutefois pas traiter des sujets environnementaux dans l'immédiat : « À partir du mois d'avril, ils pourront se pencher sur la feuille de route de la région. Leurs propositions sont attendues pour le mois de novembre », a expliqué samedi Thierry Jambu, le coordinateur de l'instance.

Auparavant, ils auront pour commencer droit à une formation sur le fonctionnement de la collectivité, la gestion de projet et la prise de parole. Par la suite, les jeunes du CRJ seront également associés aux ateliers territoriaux de la démarche de démocratie participative « Ma région demain », que la collectivité doit lancer le mois prochain.
X.T.

 

 
 

 

HHA - Une fusion et des enjeux

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:07:37

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HHA - Une fusion et des enjeux
 

 
Treize collaborateurs ont reçu la médaille du travail pour des périodes d'activité allant de vingt à quarante ans. Photo DNA /Nicolas PINOT
Ce sont donc 600 logements auparavant gérés par Val d'Argent Habitat qui intègrent le giron d'Habitats de Haute Alsace et confortent l'implantation du bailleur social dans le nord du département, ainsi que l'a rappelé sa présidente Catherine Rapp jeudi à Turckheim. Plus de 20 % des habitants de Sainte-Marie-aux-Mines sont en effet logés par Val d'Argent Habitat, « acteur historique du territoire » créé en 1925.

D'autres évolutions ont été évoquées par Guillaume Couturier, directeur général de Habitats de Haute Alsace en présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles le maire de Turckheim Jean-Marie Balduf, l'adjointe au maire de Colmar Christiane Charluteau et le président de la communauté de communes du Val d'Argent Claude Abel. Comme la réduction de loyer de solidarité (RLS) mise en place voici deux ans, « qui impacte nos recettes de 1,5MEUR en 2018-2019 et de près de 3MEUR en 2020. Ça n'est pas rien et concrètement, cela représentera 8 % de loyers en moins. C'est comme si 700 locataires ne payaient plus leur loyer ! »
« Loger, ça n'est plus seulement fournir un toit »

Des « contraintes » qui n'entravent pas l'entrain du bailleur déterminé à porter haut sa mission d'intérêt général. L'année dernière, 927 nouveaux locataires ont emménagé dans l'un de ses logements, 286 logements ont été réhabilités et 73 logements neufs ont été livrés.

Les « pratiques managériales » ont été améliorées via notamment l'évolution du rôle des correspondants de site ou l'organisation de formations portant sur la gestion des situations conflictuelles. Des études sur la mise en place du télétravail vont être engagées cette année et la relation clientèle a fait l'objet d'un séminaire en 2019, en vue d'initier une méthode de travail « plus collaborative ».

Une remise en cause nécessaire. « Loger, ça n'est plus seulement fournir un toit », a rappelé Guillaume Couturier. En 2020, des groupes de travail seront mis en place autour de deux enjeux : La propreté et la gestion des réclamations. Des locataires y participeront.

À Guebwiller, un projet d'art urbain a été impulsé l'année passée avec l'artiste italien Pita qui a réalisé une fresque sur le pignon de la résidence du centre. Au chapitre patrimonial, Habitats de Haute Alsace a diversifié ses activités en proposant des logements neufs en accession sociale à la propriété. La formule a séduit 23 acquéreurs. Par ailleurs, 73 logements neufs pour du locatif social ont été « livrés » en 2019. En 2020, 227 logements seront « mis en chantier ». Plus globalement, un plan de réhabilitation a été élaboré pour la période 2019-2024 : Il porte sur 1 300 logements pour un montant prévisionnel de 44MEUR.

Enfin, le bailleur prévoit de numériser son patrimoine sur un rythme d'environ 750 logements par mois durant l'année. De quoi connaître mieux encore ses bâtiments et faire « des arbitrages plus fins techniquement » en vue de réaliser des économies.
Les médaillés

Treize médailles du travail ont en outre été décernées : Claudine Auer et Yves Karl (grand or), Dominique Hartmann et Dominique Sancho (or), Gabrielle Trunk, Muriel Montiel, Laurence Mennrath et Hervé Franck (vermeil), Joanny Krafft, Sylvie Guichardon, Hayete Boulbair, Laurent Biehlmann et Patrick Barrois (argent). Cinq retraités ont également été honorés : Marie-Louise Schmidt-Baumann, Bernard Otter, Claudine Géronimus, Brigitte Chimenti et Claudine Auer.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

colmar - maison du chasseur - À la chasse aux rumeurs

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 08:57:41

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colmar - maison du chasseur - À la chasse aux rumeurs
 

 
La maison du Chasseur, bâtiment protégé, ne sera pas détruite. Photo Archives DNA /Franck BUCHY
La maison du Chasseur rayée de la cartographie colmarienne ? Pour en avoir le coeur net, il suffit de se pencher sur le panneau d'affichage réglementaire du permis de construire déposé (et validé le 24 décembre) par l'Atelier Cos, auteur des plans du futur ensemble hôtelier de la Montagne-Verte.

Présenté officiellement en septembre par le maire Gilbert Meyer, le projet porté par le groupe franco-chinois Maison Albar Hôtel valorise au contraire la maison du Chasseur. Elle sera même l'étendard architectural de ce futur établissement de luxe, à partir duquel les nouvelles constructions s'agenceront dans l'espace. Il est vrai qu'une lecture en diagonale du permis de construire peut prêter à confusion : « La surface des bâtiments à démolir » concerne 95 m² sur les 7 625 m² du plancher... Il s'agit justement de la destruction du plancher des combles et d'une partie du plancher du 1er étage. De quoi éteindre les rumeurs qui font état d'une destruction totale d'un bâtiment de toute de manière « protégé ».
J.-D. K.

 

 
 

 

R Schellenberger - « Porter la voix de ce lieu d'où nous venons »

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 08:54:27

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R Schellenberger - « Porter la voix de ce lieu d'où nous venons »
 

 
Raphaël Schellenberger entouré de sa suppléante Karine Pagliarulo et de ses assistants. Photo L'Alsace /I.B.
Un petit comité d'accueil attendait hier matin, devant la salle Sainte-Odile, les invités aux voeux de Raphaël Schellenberger, député LR de la 4e circonscription du Haut-Rhin : des manifestants du collectif Déstocamine, venus exiger le retrait de tous les déchets enterrés dans la mine. De nombreuses personnalités étaient présentes : le sénateur René Danesi, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, les conseillers régionaux Françoise Boog et Jean-Paul Heider, le conseiller départemental Pascal Ferrari, le directeur de la centrale de Fessenheim Marc Simon- Jean, le président de la communauté de communes de Thann-Cernay Romain Luttringer, le maire de Cernay Michel Sordi, ainsi que de nombreux élus, maires et représentants des forces vives, civiles et militaires.

Après la projection d'un petit film retraçant l'action du député, c'est sa suppléante Karine Pagliarulo, vice-présidente du conseil départemental, qui a d'abord pris la parole pour présenter ses voeux et brosser un portrait de la nouvelle Collectivité européenne d'Alsace, « qui permet de réintroduire l'Alsace dans les livres d'histoire », mais aussi sur les plaques minéralogiques des voitures. Elle n'a pas manqué de souligner que « Raphaël Schellenberger fait partie des 150 meilleurs députés, de par sa présence dans l'hémicycle et le nombre de questions au gouvernement ».

Puis le député a pris la parole, choisissant comme fil rouge de son discours cette citation tirée d'une fable de La Fontaine : « On tient toujours du lieu d'où l'on vient ». « Ce lieu d'où l'on vient, notre belle 4e circonscription du Haut-Rhin, porte chaque jour mon action », a-t-il déclaré. « Entre ville et campagne, elle regorge de dossiers à enjeux nationaux qui nécessitent une attention de tous les jours quant aux projets du gouvernement ».
« Fessenheim, plus grand gâchis de l'histoire industrielle »

Le premier d'entre eux étant l'arrêt, dans un mois, de la centrale nucléaire de Fessenheim, qu'il qualifie avec colère de « plus grand gâchis de l'histoire industrielle ». Fessenheim est selon lui victime d'un « populisme écologique qui surfe sur les peurs des gens plutôt que de proposer des solutions ». Mais le pire, poursuit-il, c'est que rien, absolument rien, « ne vient pour préparer le rebond économique du territoire, pour compenser les 200 emplois supprimés, les 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, les 90 millions d'euros de pouvoir d'achat injectés dans notre région tous les ans et les 15 millions d'euros de fiscalité locale. » Il a annoncé la création d'une mission parlementaire de suivi de la fermeture de la centrale, qu'il devrait présider. Autre sujet d'agacement pour le député : Stocamine. « Sur ce dossier aussi, plutôt que du courage politique, c'est une stratégie d'évitement qu'a développée le gouvernement. Courant du printemps, une nouvelle étude sera rendue sur l'opportunité d'un déstockage supplémentaire. Il faudra alors stopper les études et faire des choix politiques. »
Le barreau routier RN66-Leimbach en bonne voie

Mais il y a aussi des dossiers qui avancent, comme la Collectivité européenne d'Alsace qui verra le jour cette année, et qui récupérera notamment la compétence sur l'ensemble du réseau routier alsacien, « où les besoins d'investissements sont colossaux ». À commencer bien sûr par la RN66. Bonne nouvelle : « Fin 2020, les travaux du barreau routier reliant la RN66 à Leimbach débuteront et entreront dans leur partie la plus visible en 2021. Ce nouvel axe permettra de décharger la RN66 pour toute la desserte du sud de Thann et Vieux-Thann. » Concernant Thann, un projet améliorant la traversée de la ville en évitant le passage à niveau 22 pourrait voir le jour... grâce à un stagiaire de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), qui a eu l'idée de dévier la RN66 vers le nord après l'usine des chimiques, la faire passer sous la voie ferrée à angle droit puis rejoindre l'axe existant sans modifier les intersections urbaines. » Un projet techniquement simple à réaliser et pas trop onéreux. 100 000 EUR ont été débloqués par la Dreal pour la réalisation d'une étude à rendre le 1er janvier 2021. À suivre...

Avant de conclure et d'inviter l'assistance au pot de l'amitié, Raphaël Schellenberger a eu une pensée pour les militaires et particulièrement les 13 tombés au Sahel, dont deux Alsaciens. Il a invoqué les valeurs de l'humanisme rhénan, « un idéal puissant face à une société de plus en plus individualiste ». Une façon d'être fidèle aux valeurs d'où l'on vient.
Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

 

Allemagne Seconde Guerre mondiale La quête du savoir de Rachel Scharf

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:26:53

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Allemagne Seconde Guerre mondiale
La quête du savoir de Rachel Scharf
À l'heure où les derniers témoins des persécutions nazies disparaissent, leurs descendants cherchent les réponses aux questions qu'ils se posent. L'itinéraire romanesque et tragique d'une Alsacienne d'adoption raconté par sa fille. Grâce aux archives de Bad Arolsen.
 

 
Rachel Scharf : « J'ai voulu comprendre ».
De notre correspondant à Berlin

« J'ai voulu comprendre pourquoi maman pouvait être aussi douce et dure à la fois. » Une mère poule très protectrice pour ses enfants mais incapable de leur dire « Je t'aime ». Une femme chanteuse et pianiste à ses heures perdues mais dont le regard pouvait en un éclair se charger d'une dureté glacée. Anna Scharf est décédée le 25 septembre 2017 à Strasbourg.
« Traîtresse à la patrie »

Au crépuscule de la vie de sa mère, sa fille Rachel a voulu savoir. Mettre des faits et des dates sur les souvenirs que sa mère, volontiers comique avec son accent roulant les R, transformait en sketchs, dont elle pouvait même rire aux éclats. Une protection contre les morsures cruelles de son destin. Un filtre contre l'atrocité comme dans le film La Vie est belle, quand Roberto Benigni raconte à son fils que la déportation est une comédie.

Elle a entamé ses recherches laborieuses en 2016 via le consulat de Kehl. Pendant des mois, Rachel a tenté de remonter le fil de l'histoire maternelle marquée au fer rouge par la Seconde Guerre mondiale. Ce sont finalement les archives de Bad Arolsen (petite commune de la Hesse, lire ci-dessous) qui vont l'aider à éclairer un chemin de vie tortueux et torturé. D'abord, une jeunesse sans histoire vécue dans une famille bavaroise de la classe moyenne, entrée en collision avec l'Histoire quand un camp de travail ouvre à Landshut. L'adolescente aide au service des prisonniers français qu'elle alimente en denrées et cigarettes à travers les barbelés, à la nuit tombée. Dénoncée pour ce « crime contre la communauté allemande », la jeune opposante au régime sera exhibée et souillée dans les rues de la ville, pancarte autour du cou, en compagnie d'une amie. Les deux « traîtresses à la patrie » seront accusées par les nazis de « rapports avec les prisonniers », ce qu'Anna Scharf a toujours catégoriquement nié.
« Strasbourg, pour se rapprocher de sa langue »

Elle sera incarcérée deux ans et demi avant de choisir la France en 1949 comme terre d'adoption. Le choix de l'exil avec comme seule connaissance de la langue les paroles de la chanson de Jean Sablon que les prisonniers fredonnaient au coin du feu : « J'attendrai, le jour et la nuit, j'attendrai toujours... ». La Germano-Autrichienne s'installe d'abord à Lyon, puis à Lille avant de choisir de poser ses valises à Strasbourg, en 1975, « afin de se rapprocher de sa langue », selon sa fille. Ses six enfants, fruits de deux histoires d'amour, ont longtemps suivi partout cette mère courage.

L'aîné, Emmanuel, est né juste après la guerre d'une romance avec Abraham, juif polonais survivant d'Auschwitz qui choisira de vivre en Israël. « J'ai aussi contacté les archives pour mon grand frère, qui n'a jamais connu son père, sans avoir trouvé les réponses à sa quête d'identité. »

Une vie de roman que l'exposition des archives du Service international de recherches met en valeur sur un présentoir dans la vieille ville de Bad Arolsen. « J'ai voulu lui donner la reconnaissance qu'elle méritait. C'est merveilleux ce que les gens de Bad Arolsen ont fait pour nous. C'est tellement précieux de connaître enfin NOTRE histoire », commente Rachel, devenue aide-soignante, comme sa mère. Au bout de la souffrance et des joies d'une vie extraordinaire, la famille Scharf a trouvé un apaisement.
David PHILIPPOT

 

 
 

 

Israël Nisand et Aurélien Benoilid : « La claque de la réalité »

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:27:24

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STRASBOURG « Quel humain pour demain ? », du 3 au 8 février à l'Aubette, place Kléber
Israël Nisand et Aurélien Benoilid : « La claque de la réalité »
L'un est un éminent gynécologue. L'autre un neurologue remarqué. L'un a créé et préside le Forum de bioéthique, l'autre est venu le seconder pour lui succéder à terme. Rencontre au sommet entre Israël Nisand et Aurélien Benoilid, au moment où la dixième édition de ces rencontres de renom et au vrai succès populaire fait la jonction entre acquis etavenir.
 

 
La nouvelle loi de bioéthique a repris beaucoup des thèmes traités au cours des éditions passées du Forum de bioéthique. Autrement dit, avant même qu'on en rediscute au plan national, la plupart de ces sujets ont été débattus ces dix dernières années à Strasbourg : est-ce pour vous la confirmation que le concept de départ, qui pouvait paraître ambitieux, presque décalé, était vraiment précurseur ?

 

Israël Nisand « La maturité des Strasbourgeois était établie puisqu'ils se sont habitués à entendre une opinion qui n'est pas la leur, et à l'entendre avec respect. La maturité française a été grande aussi : je m'attendais à des batailles de tranchées, tant les opinions sont inconciliables. Le débat est serein, sauf aux États généraux qui ont été plus compliqués. Les Français ont gagné en maturité. Il en faut pour sortir d'un débat avec plus de questions qu'on en avait en y entrant ! Ce qui s'est passé à Strasbourg depuis une dizaine d'années s'est reproduit au niveau national pour la loi de bioéthique, et c'est très bien. »

Aurélien Benoilid « Ce que propose cette loi notamment, c'est d'instaurer une sorte d'États généraux permanents de la bioéthique, à raison d'au moins une fois par an. À Strasbourg, c'est déjà effectif. On avait donc une dizaine d'années d'avance sur les recommandations tendant à dire, puisque la bioéthique bouge très vite, qu'il est nécessaire d'en parler tout le temps. L'idée d'Israël Nisand, qui est confortée, c'était exactement ça. Chaque année, revenir triturer les questions, se reposer les problématiques, les intégrer à un contexte mouvant. »

I N. « Le politique n'aime pas la bioéthique parce qu'il n'a que des voix à y perdre. Ça oblige à se mouiller, à se positionner. Et là où on perd des voix dans un camp, on n'en gagne pas forcément autant dans le camp adverse ! La proposition de réfléchir au plan bioéthique à chaque grande avancée biotechnologique était trompeuse : le législateur n'aurait jamais suivi. D'une révision de la loi tous les cinq ans, on était passé à sept ans. On vient de revenir à cinq ans. Alors qu'on a été plutôt proche de dix ans dans les faits (1994, 2011, 2020). Si on ne veut pas être amené à revoir massivement de longues séries d'articles de loi, il faudra aller vers une modification de la loi chaque année. C'est une bonne chose. »
« Beaucoup d'avancées étaient inespérées et sont liées à l'évolution des valeurs dans l'opinion »

A.B. « Et puis, c'est un bon modèle prouvant une évolution. Ce qu'on imaginait immuable, comme si la loi devait être les Dix Commandements, il apparaît que c'est en changement, grâce à la bioéthique notamment : le cadre de la société change, la société elle-même change, les valeurs changent. Les débats d'aujourd'hui n'auraient pas eu le même écho il y a dix ans, quinze ans, vingt ans... »

I.N. « Inenvisageables, il y a encore six ans, les femmes homosexuelles qui bénéficient de l'aide de la médecine pour faire des enfants ! Rappelez-vous la Manif pour Tous... François Hollande a renoncé à changer la loi sur la famille alors qu'un rapport d'Irène Théry était assez complet sur ce sujet. Il avait enterré le projet, tant il était impossible d'en parler. Aujourd'hui, une majorité de Français sont d'accord : les valeurs de la France changent, et vite. »

En tant que praticiens de la bioéthique depuis tant d'années, êtes-vous surpris par la tournure des débats, l'ampleur prise par certains?

 

I.N. « J'ai un reproche à faire sur la technique parlementaire. Voilà une loi qui a été limitée à 50 heures de débats. 40 heures ont été utilisées pour les femmes seules et les femmes en couple. Il ne restait plus rien pour des sujets aussi importants que le diagnostic sur les embryons ou l'intelligence artificielle, sujets qui auraient mérité eux aussi que les parlementaires prennent du temps. Beaucoup ont manifesté leur désapprobation à l'égard de cette technique limitante des débats parlementaires. Il faudrait modifier cette règle. »

On s'est focalisé sur certains sujets qui ont pris un écho énorme, comme la PMA (procréation médicalement assistée), et on en a oublié d'autres, comme la fin de vie. Quelles sont pour vous les réelles avancées ?

 

A.B. « Je pense que certaines lois existantes sont déjà bien. La question est leur applicabilité quand on se retrouve dans des situations humaines particulières, notamment dans les situations de fin de vie. »

I.N. « Dans l'affaire Humbert, on a constaté les limites de la loi actuelle. Je ne vois pas de valeur morale supplémentaire à faire mourir lentement plutôt que mourir vite. On est coincé par le poids des idéologies qui empêchent de faire, même quand cela devient un calvaire pour la famille. Il faudra changer ça aussi. »

Sur la PMA, vous pensez qu'on a progressé ?

 

I.N. « Beaucoup d'avancées étaient inespérées et sont liées à l'évolution des valeurs dans l'opinion. D'autres ont bloqué et c'est énorme, quand on fait un cycle de PMA aussi lourd au plan psychologique et au plan physique. Pour certaines femmes, l'analyse de leurs dix embryons révèle que neuf présentent une anomalie comme la trisomie 21. Comme on n'a pas le droit de sélectionner, on réimplante les embryons les uns après les autres. C'est chaque fois un échec ou une fausse couche. Et on recommence trois mois plus tard. Tous les pays autour de nous s'autorisent à aller voir si les embryons qu'on va réimplanter sont normaux, ou pas. Pour un défaut de compréhension des parlementaires, et à cause de l'éternel problème de la dérive génique, on n'a pas mis en place le diagnostic préimplantatoire pour les femmes qui en auraient besoin.

Chez nous à Strasbourg, on a eu le cas dramatique d'une femme dont les deux enfants étaient morts de mucoviscidose. On lui a implanté un embryon sans mucoviscidose. Puis on a fait le dépistage de la trisomie 21 : l'enfant était atteint. On a dû la réavorter. Ce n'est pas une IVG, c'est bien plus grave. Elle a fait une bouffée délirante aiguë, après. Et la loi n'a toujours pas évolué... »

Et sur la possibilité de conserver volontairement ces gamètes ?

 

I.N. « La possibilité de conserver volontairement ses gamètes était une nécessité. Les hommes pouvaient garder leurs spermatozoïdes sans demander l'autorisation à quiconque. Les femmes ne pouvaient pas garder leurs ovules. Quand elles dépassaient une certaine limite d'âge, variable d'une femme à l'autre, elles étaient obligées d'aller vers le don, don qui ne marche pas dans notre pays à l'inverse des autres pays autour de nous. Pouvoir dire à des femmes qui dépassent de peu l'âge de fécondité : "Prenez la précaution de mettre des ovules en congélation pour pouvoir quand même avoir une grossesse plus tard, en cas de rencontre avec un compagnon", c'était une nécessité absolue. En plus, cela nous apportera des ovocytes : les femmes qui auront trouvé le prince charmant après leur don d'ovocytes feront leur enfant toutes seules, sans aide. Certaines laisseront leurs ovules pour le don. C'est une avancée considérable. »

? L'interview continue

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battenheim - « Un lieu agréable à vivre »

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:06:07

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battenheim - « Un lieu agréable à vivre »
 

 
Nicole et Gérard Hinsinger ont été récompensés pour leur implication dans Batt'Art. Par ailleurs, des dons pour les écoles et les jeunes sapeurs-pompiers ont été remis par l'Entraide de Battenheim. Photo L'Alsace /L.S.
La cérémonie des voeux du maire de Battenheim, qui s'est déroulée à la salle festive et culturelle, a été ouverte par les mots d'accueil de l'adjointe Nicole Hinsinger.

Le maire Maurice Guth, a d'abord présenté à l'assistance ses voeux pour 2020. Il a plus particulièrement salué les maires des communes voisines, les conseillers communautaires M2A, la conseillère départementale Patricia Bohn et le conseiller régional Antoine Homé ainsi que les élus et élus honoraires et l'ensemble des forces vives de la commune. Il s'est ensuite joint à l'assistance pour apprécier un remarquable diaporama réalisé par le conseiller photographe Joseph Puglia évoquant la vie communale en 2019, les événements festifs, les faits marquants et les réalisations.

« Battenheim se porte bien, notre commune est un lieu agréable à vivre. » C'est par ces termes que la maire a introduit son discours au cours duquel il a surtout évoqué les réalisations de l'année 2019 et les perspectives pour 2020. Il a tout d'abord félicité Joseph Puglia pour son travail « qui a bien mis en évidence la convivialité présente tout au long de l'année à Battenheim ».
Poursuite du réaménagement de la rue Principale

Pour ce qui est des travaux, il a été surtout question du réaménagement de la rue Principale, « un chantier qui a démarré en 2019 et qui se poursuivra en 2020 », un réaménagement dont l'objectif est double, « faire ralentir la circulation en rétrécissant la voie réservée aux voitures et y aménager trottoirs, places de parking et piste cyclable... La seconde phase débutera en mars prochain... Le coût total du chantier, y compris la nouvelle voie vers la rue des Prés, est de 1, 2 millions d'euros ».

Maurice Guth a encore énoncé l'ensemble des investissements réalisés en 2019. Une année qui s'est achevée par « l'aboutissement de la révision du Plan local d'urbanisme qui permettra un développement harmonieux de la commune et une année qui a aussi vu l'arrivée de la fibre optique, le réseau sera opérationnel dès la fin de ce mois de janvier ».

Le maire a ensuite parlé de l'agglomération M2A, « des services qu'elle offre aux populations des 39 communes membres et de la nouvelle gouvernance guidée par la confiance, la transparence, la franchise, la proximité, la solidarité et le respect ». L'assistance a été invitée à visionner le court-métrage réalisé lors des Assises territoriales M2A, les maires de toutes les communes s'y sont exprimés pour préciser les mises en oeuvre des projets.

Maurice Guth a remercié ses collègues du conseil municipal, le personnel communal, les techniciens et délégués communaux du Syndicat des communes de l'Ile-Napoléon, les pompiers, les gendarmes, les Brigades vertes et le monde associatif de la commune pour leur implication.
Les chevilles ouvrières de Batt'Art à l'honneur

Lors de la cérémonie des voeux, Maurice Guth a rendu hommage à Nicole et Gérard Hinsinger qui depuis 2014 sont les chevilles ouvrières de l'organisation de l'exposition internationale d'art Batt'Art. Avant de remettre des cadeaux au couple, le maire a relevé « la rigueur dans le choix des artistes et dans l'organisation de cette exposition d'une qualité exceptionnelle qui contribue au rayonnement de notre commune. »

Par ailleurs, Roland Tschudy, président de l'association L'Entraide de Battenheim, a remis trois chèques, deux au profit des écoles maternelle et élémentaire de la commune et le troisième pour les jeunes sapeurs-pompiers.
Laurent SCHNEIDER

Le maire de Battenheim a évoqué l'avenir proche, notamment les élections municipales des 15 et 22 mars. « Du fait de l'augmentation de la population, 1601 habitants actuellement, l'équipe municipale sera renforcée par quatre élus supplémentaires. De 15 nous passerons à une assemblée de 19 conseillers municipaux. Par ailleurs, certains élus actuels ne souhaitent pas renouveler leur mandat... Merci pour leur engagement et leur contribution à faire progresser notre village » et d'ajouter « quant aux autres, ils ont décidé de continuer l'aventure à mes côtés pour poursuivre l'action engagée ».

 

 
 

 

ribeauvillé - Programme en filigrane et candidature affichée

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 08:56:02

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Ribeauvillé  Cérémonie des voeux
Programme en filigrane et candidature affichée
Vendredi soir, la salle du parc était complète pour la cérémonie des voeux de la commune à la population.
 

 
Francis Kieffer a appelé les anciens à s'engager dans le conseil des aînés.
En préambule, Jean-Louis Christ, maire de Ribeauvillé, a salué les personnalités présentes. Il a ensuite laissé la parole à Francis Kieffer, président du conseil des aînés. Dans une courte allocution, ce dernier a rappelé le rôle de cette instance et de la place qu'elle occupe dans la vie communale. Son intervention a également porté sur les prochaines élections de ce conseil, le mandat actuel arrivant à l'échéance des six ans. Ce scrutin de listes, chacune devant comporter 21 noms, sera organisé le 6 mai prochain. Un appel a été lancé à tous les habitants de plus de soixante ans pour qu'ils se portent candidats.

Reprenant la parole, le premier magistrat de la ville a commencé son discours par une critique en règle de la politique menée par le gouvernement actuel. Il a comparé la situation à celle « d'un naufragé. Il faut toucher le fond pour espérer regagner la surface par une impulsion ».
Les retraites, « une soupe chaud bouillante »

Évoquant les mouvements sociaux, il a insisté sur la question des retraites rappelant que « la question était déjà posée en 2002 sous la présidence de Jacques Chirac. Mais très vite on a mis le couvercle sur la marmite qui proposait une soupe chaud bouillante. Près de vingt ans après, on nous ressort le même potage sans changer l'équation ». La situation du climat a aussi alimenté son propos : « La maison brûle et nous regardons ailleurs » a-t-il déclaré, reprenant à son compte la phrase culte de Jacques Chirac.
Renforcer l'intercommunalité, ne pas fusionner les communes

L'édile a ensuite évoqué la mise en place de la collectivité européenne d'Alsace, comparant Brigitte Klinkert à un « sauveur » qui n'a rien d'un colosse mais dont le corps « vibre d'une force mystique ». Il a fait applaudir la présidente du CD68 et lui a souhaité, ainsi qu'à tous ses conseillers départementaux « de relever le défi d'une Alsace libérée et souveraine de son destin ». Jean-Louis Christ a ensuite écarté « la recette de la fusion des communes », sollicitant la mémoire d'une « expérience désastreuse » vécue par des communes proches. Il a néanmoins appelé à un renforcement de l'intercommunalité qui pour lui est « la réponse qui nous paraît la plus pertinente face aux enjeux qui se présentent ».

Il a aussi plus brièvement évoqué le bilan des réalisations de son mandat « qui ont toutes pu voir le jour sans recourir à des augmentations d'impôts (locaux) depuis 1997 ». Pour l'avenir, il a annoncé « que l'équipe actuelle, renouvelée d'un tiers, aura l'honneur de se présenter à vos suffrages en mars prochain ». « J'en ferai partie [...] pour poursuivre une action où l'humain gardera une place centrale dans nos engagements », a-t-il ajouté.

Avant la présentation du film rétrospectif de l'année écoulée, il a signalé que dans le respect des règles strictes encadrant les élections, celui-ci porterait essentiellement sur l'évènementiel. Après le visionnage, l'ensemble des participants a été invité au verre de l'amitié.
G.R.

 

 
 

 

rouffach - Des travaux importants

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:08:41

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rouffach - Des travaux importants
 

 
Après avoir conduit un groupe de délégués des communes et communautés vers deux sites d'opérations réalisées à Buhl, le maire de Rouffach Jean-Pierre Toucas, président du Syndicat Mixte de la Lauch a ouvert les travaux aux côtés du vice-président Alain Grappe et du conseiller départemental Pierre Vogt. Les élus étaient techniquement accompagnés par Georges Walter, directeur du pôle environnemental du département du Haut-Rhin ainsi que d'Olivia Ghazarian et Gwendoline Kervellec, respectivement directrice et chef du service des rivières de Haute Alsace. Bilan exhaustif des opérations achevées ou en cours, programmations 2020, délégations de maîtrise d'ouvrage aux Rivières de Haute Alsace, acquisitions de terrains, comptes administratifs et budgétaires, adhésion de la commune de Voegtlinshoffen ou approbation du retrait du Syndicat Mixte de Traitement des Eaux Usées de la Région des Trois Châteaux ont constitué les points d'orgue d'une assemblée générale imagée, dynamique et sereine. Les trois principaux domaines d'intérêt du Syndicat Mixte, la franchissabilité piscicole, la remise en état des ouvrages tout autant que les opérations de protection contre les inondations ont été soutenues en 2019 à hauteur de 310 723 EUR TTC. Les opérations en cours (ouvrages hydrauliques, digues de protection, gestion de la Ripisylve) s'élèvent à 699 527 EUR TTC.
Entretien, aménagementset renaturation

À titre d'exemple, les délégués ont pu constater de visu les importants travaux qui ont été réalisés à Buhl pour l'aménagement du seuil de la rue de la gare (100 332 EUR). Ce seuil a été légèrement abaissé pour limiter le risque d'inondation et l'équiper d'une passe à poissons. Un autre seuil a également été conforté en enrochements secs rue du Sergent Jacques Leyat afin de transformer ce dernier en rampe franchissable (20 896 EUR). A Guebwiller, le mur de rive droite rue Schlumberger était en mauvais état et présentait des fragilités du fait de la présence d'arbres qui ont poussé dans la maçonnerie. Des travaux de piquage et de reprise sur un linéaire de 40 m ont été réalisés ici pour un montant de 40 094 EUR. D'autres travaux de reprises seront proposés en 2020 sur 15 ml pour un montant de 40 000 EUR en amont du pont de la RD430 en rive gauche de la Lauch.
La crue de la Lauchil y a 30 ans

Des opérations de renaturation sont également programmées à Orschwihr (création d'une mare pédagogique), à Soultzmatt (reprise du seuil et réouverture d'un bras mort) et à Soultz (étude d'une zone humide dans la zone Industrielle). Ces bilans, explications et perspectives ont paru très rassurants à la cinquantaine de délégués présents en cette veille de commémoration des 30 ans de la crue de la Lauch. Cette dernière donnera lieu à une exposition itinérante qui sera montée fin juin en partenariat avec l'Ariena.
CG

 

 
 

 

Jebsheim 75e anniversaire de la Libération Du devoir de mémoire au message d'espoir

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 08:56:28

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Jebsheim  75e  anniversaire de la Libération
Du devoir de mémoire au message d'espoir
Un vibrant hommage a été rendu aux libérateurs de Jebsheim ce samedi dans la commune, en présence du premier régiment de chasseurs parachutistes venu de Pamiers.
 

 
Plusieurs dépôts de gerbe ont eu lieu au monument aux morts, et l'émotion était encore perceptible 75 ans plus tard.
Le 29 janvier 1945, le premier régiment de chasseurs parachutistes a écrit à Jebsheim l'une des premières pages de son épopée. Une victoire difficile « au prix du sang », ainsi que l'a rappelé ce samedi le premier adjoint Jean-Paul Klein, le maire Jean-Claude Kloepfer étant souffrant. « Les manuels d'histoire ne rappellent pas suffisamment à quel point ces cinq années d'annexion allemande furent terribles et à quel point la souffrance est encore présente », a-t-il rappelé, évoquant aussi les Malgré-nous du village « tombés au front oriental ».

Outre de très nombreux parachutistes, la compagnie de commandement et de logistique, la compagnie d'appui, la 3e compagnie et la 8e compagnie de réserve ont pris part à la cérémonie présidée par le chef de corps Eric Simmoneau à laquelle assistaient la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le député Eric Straumann, les adjoints et conseillers municipaux de Jebsheim, des associations patriotiques, les sapeurs-pompiers et les enfants de la commune ainsi que l'association USAM de Bischwihr.
Remise de médailles

Quatre médailles d'or de la défense nationale avec étoile de bronze ont été décernées à des membres des commandos parachutistes pour des actes de bravoure traduisant un « professionnalisme hors pair » lors d'opérations menées récemment en Afrique contre les jihadistes, notamment lors de l'opération Barkhane : le capitaine Baptiste, le sergent-chef Vincent, le sergent-chef Baptiste et le sergent Alexandre (pour des raisons de sécurité, leurs noms de famille ne sont pas communiqués) ont ainsi été honorés. Hier le nazisme, aujourd'hui, le djihadisme...

En outre, les noms des treize militaires récemment décédés au Mali ont été égrenés par le premier adjoint Jean-Paul Klein. Ils intervenaient alors dans le cadre de l'opération Jebsheim. De lourds sacrifices encore, comme ceux subis lors de la libération de la commune dans des conditions terribles, notamment météorologiques.

« Du devoir de mémoire au message d'espoir », comme l'a dit Brigitte Klinkert, la cérémonie a été l'occasion de rendre grâce aux libérateurs du premier régiment de parachutistes dont la commune est marraine depuis le 31 janvier 2015.

Plusieurs dépôts de gerbe au monument aux morts ont succédé aux prises de parole, avant qu'une autre cérémonie ne débute à la Croix du Moulin et qu'un dîner à la salle polyvalente ne clôture la journée.
Nicolas PINOT Voir également notre diaporama sur www.dna.fr

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Sondersdorf Voeux du Nouvel An Un maire très fâché

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:10:48

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Sondersdorf  Voeux du Nouvel An
Un maire très fâché
C'est par un gros « coup de gueule », que Pierre Blind, maire de Sondersdorf, a démarré ses voeux, très fâché de voir l'argent public utilisé à mauvais escient.
 

 
De gauche à droite, Éliane Muller et Bénédicte Blind.
« Je suis fou quand je vois comment l'argent du contribuable est utilisé ». Pierre Blind ne mâche pas ses mots. L'objet de son courroux, l'état des chaussées aux deux entrées de son village, suite à des travaux de réfection. « Ça a coûté une fortune et c'est mal fait. Moi, dans ma commune, quand des travaux sont mal faits, je ne paie pas les entreprises avant que ce soit réparé. Le Département a, dans ce cas précis, dépensé plus de 700 000 EUR et a accepté une finition du tapis final qui ondule sur la presque totalité du tronçon ».
« En attendant, la situation est intolérable »

Des malfaçons du revêtement entre Raedersdorf et le lieu-dit Hippoltskirch et des nids-de-poule entre Sonderdorf et Ferrette, c'en est trop pour le premier magistrat. Il a fait part de son énervement au Conseil départemental par une lettre, dont il a fait lecture. « Faut-il vraiment attendre qu'un accident se produise ? Les véhicules slaloment entre les ornières et du coup se déportent dangereusement ! » et de préciser « on me répond, par sms, que le problème va être réglé au printemps, en attendant la situation est intolérable ! »

Comme c'est le cas depuis plusieurs années, les voeux du maire se sont déroulés en comité réduit, lors de la fête des aînés. Une minute de silence a été respectée pour Claudine Schueller et Eric Blind, décédés en 2019. Puis le maire a profité de l'occasion pour remercier l'ensemble du personnel communal « pour le travail considérable réalisé tout au long de l'année. Je suis fier de vous » Deux personnes ont été particulièrement mises à l'honneur et récompensées avec un panier garni, Éliane Muller, pour 30 années de service en tant qu'Atsem et Bénédicte Blind, pour 15 ans comme adjoint technique.

Et comme à Sondersdorf la convivialité est toujours de mise, les festivités se sont poursuivies par un bon repas préparé par Roger Fischer du restaurant le Studerhof. Les convives ont poursuivi jusque tard dans la nuit avec le traditionnel « morceau de lard ».

Élections obligent, pas de projets annoncés pour 2020. En aparté, le maire a confirmé sa décision de briguer un 6e mandat « afin d'assurer une continuité sur les grands projets en cours comme celui de l'école intercommunale. »

 

 
 

 

sonderdorf - État des routes :

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:00:33

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sonderdorf - État des routes :

 

le maire s'indigne
 

 
Pierre Blind, maire de Sondersdorf (au centre) a remercié l'Atsem Éliane Muller et l'adjointe technique Bénédicte Blind. Photo L'Alsace /C.H.

Maire de Sondersdorf, Pierre Blind, entouré de ses adjoints Louis Allemann et Jean-Pierre Heltzer, a présenté ses voeux lors du repas des aînés qui a rassemblé une soixantaine de personnes à la salle des fêtes avec un excellent menu chasse concocté par Roger Fischer du Studerhof et servi par les conseillers municipaux. À cette occasion, le maire avait également invité le locataire de la chasse Antoine Doppler, un représentant de la société Enedis, Bernard Bubendorf, et le personnel communal.

Le premier magistrat a remercié ceux qui oeuvrent quotidiennement à ses côtés : « Il faut saluer le travail considérable que réalise la secrétaire de mairie et le personnel communal dont je suis très fier ainsi que l'enseignante de maternelle Marie-Paule Jost, l'Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) Éliane Muller, l'adjointe technique d'entretien Bénédicte Blind et l'employé communal Christophe Walch. Je remercie aussi mes adjoints, conseillers municipaux, toutes les personnes qui s'impliquent dans le bon fonctionnement de la commune, notamment Marie-Odile Kauffmann, Monika Ott et Liliane Blind pour la préparation et la décoration de ces belles tables. »

Le maire s'est aussi indigné du mauvais état des routes dans le Jura alsacien et a adressé une lettre en ce sens à la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, avec ce commentaire (voir ci-contre la réponse du conseil départemental) : « Il semblerait que les petites communes du fin fond du Sundgau ne soient pas traitées comme celles autour des grandes agglomérations. »

Pour clore la cérémonie, il a tenu à mettre à l'honneur l'Atsem Éliane Muller pour ses 30 ans de service et Bénédicte Blind pour ses 15 ans au poste d'adjointe technique.

L'après-midi s'est clôturé avec la dégustation d'une planchette de lard.
Clément HEINIS

 

 
 

 

hippoltskirch - « Des malfaçons reprises au printemps »

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 08:52:48

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hippoltskirch - « Des malfaçons reprises au printemps »
 

 
C'est l'état des revêtements de la RD21bis, au niveau de Hippoltskirch, et de la RD23 entre ce lieu-dit et Sondersdorf, qui suscite le mécontentement de Pierre Blind. Le maire a d'ailleurs adressé un courrier à la présidente du Département, Brigitte Klinkert, dès novembre dernier. Les services du Département lui ont répondu le 7 janvier. Ils ont reconnu que la couche de roulement sur la RD21bis avait « révélé un effet de tôle ondulé après sa réalisation. » Des mesures des déformations ont été effectuées. Les services départementaux attendent « le diagnostic final » et « les propositions techniques de l'entreprise ». Sur la RD23, ils ont constaté des dégradations (décollement des gravillons), accentuées par les rotations de camions. Là encore, une solution technique doit être trouvée avec l'entreprise. « Ces malfaçons seront reprises au printemps », assure-t-on au Département, « la période hivernale n'étant pas propice à la réalisation de travaux de couche de roulement ».

 

 
 

 

Max Delmond brigue un quatrième mandat

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:01:22

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Max Delmond brigue un quatrième mandat
 

 
Maire de Folgensbourg depuis 2001, Max Delmond brigue un quatrième mandat lors des élections municipales de mars prochain. Photo L'Alsace /S.Sp.
Ce n'est pas parce que l'on a été élu maire trois fois de suite sans aucune liste d'opposition en face qu'il faut forcément se reposer sur ses lauriers. Faire dans le minimalisme, ce n'est pas le genre de Max Delmond, maire de Folgensbourg, « par respect pour les habitants de Folgensbourg », en premier lieu. Le vice-président du conseil départemental repart donc en campagne avec un programme bien ficelé qu'il présentera en détail très prochainement dans un bulletin de quatre pages distribué dans les boîtes aux lettres des Folgensbourgeois. Un programme axé sur cinq grands axes, explique l'élu, qui a choisi de conserver le même nom qu'en 2001, 2008 et 2014 pour sa liste : « Réunis pour notre village ». « C'est un concept qui reflète bien notre état d'esprit, avec des gens différents qui travaillent ensemble au service de la population. Il s'agit d'une équipe municipale stable et organisée qui symbolise bien la force tranquille. » L'expression, directement inspirée de l'une des affiches de campagne de François Mitterrand lors des présidentielles de 1981, n'est pas choisie au hasard par Max Delmond, qui se définit lui-même politiquement comme un « écolo-centriste ».
Une micro-crèche en projet

OEuvrer en faveur de l'environnement fait d'ailleurs partie des grands axes de réflexion définis par le président de l'ADT (Agence de développement du tourisme alsacien). Parmi les actions annoncées pour le prochain mandat : le remplacement des ampoules traditionnelles par des ampoules à leds pour réduire la consommation énergétique, la poursuite des efforts concernant le bio et les produits locaux dans les repas du périscolaire, la commune étant déjà au-delà des 20 % fixés par la loi Egalim à partir de 2022, et se fixant même pour objectif d'atteindre les 50 % d'ici là, la transformation de la chaufferie de l'école en chaufferie collective pour d'autres bâtiments publics ou encore la création d'un arboretum afin de « conserver la mémoire arboricole des essences forestières locales ».
La vidéoprotection envisagée

Et si le prochain mandat ne s'annonce pas aussi « structurant » que les précédents (travaux d'assainissement et de voirie, construction de l'école, création d'un périscolaire, mise à disposition de locaux pour les associations, réfections de rues, efforts paysagers, rénovation extérieure de l'église...), plusieurs grands chantiers restent à mener, à commencer par l'agrandissement de l'accueil périscolaire et de l'école. « Des travaux préparatoires, d'un montant de 200 000 EUR, ont déjà été réalisés et financés lors de ce mandat », rappelle le maire.

Autre projet d'ampleur, la construction d'un bâtiment regroupant salle associative, club-house et local de rangement dans la zone de loisirs située tout près du stade. La poursuite des travaux de rénovation de la salle polyvalente est également annoncée, tout comme l'implantation d'une micro-crèche dans les deux ans. Un projet privé qui permettra aux habitants de la commune de ne plus se rendre à Ranspach-le-Bas ou Hagenthal-le-Bas, comme c'est le cas actuellement. « Nous accorderons aussi une attention particulière à la prévention des cambriolages grâce à la mise en place de caméras de surveillance », dévoile aussi Max Delmond.

Du côté de la voirie, le programme de réfection mené ces dernières années prendra fin avec la rue de Wentzwiller, « la dernière du village à ne pas avoir été refaite », précise le maire. Des aménagements de sécurité sont également prévus sur les routes départementales, dans les rues de Hésingue, de Delle et de Hagenthal, « pour faire ralentir la circulation », sachant qu'une bonne partie du village est désormais en « zone 30 » depuis peu.
« On sent qu'il y a un besoin des gens de construire ensemble »

Les derniers axes de travail concernent la culture, la communication et la démocratie participative, « des domaines dans lesquels on a encore des progrès à faire et que l'on souhaite développer ». Max Delmond annonce la création de commissions élargies à la population, qui sera amenée à donner son avis pour des projets concernant le cadre de vie notamment. « On sent qu'il y a une attente, un besoin des gens de construire ensemble et il y a des sujets sur lesquels on peut le faire. » Côté culture, la création d'une bibliothèque est notamment envisagée, alors que dans le domaine de la communication, la commune commencera en premier lieu par se doter d'un site internet avant de monter en puissance sur le plan numérique. Une dynamique 2.0 insufflée en grande partie par les nouveaux venus sur la liste « Réunis pour notre village ».
Sébastien SPITALERI

 

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Les membres de la liste
 

 
La liste « Réunis pour notre village » est conduite par Max Delmond, 58 ans, maire de Folgensbourg et vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin. Quatorze colistiers l'accompagnent, dont 11 qui sont actuellement conseillers municipaux : Emmanuel Martin, 47 ans, chimiste (adjoint sortant) ; Philippe Wanner, 53 ans, cadre technico-commercial (adjoint sortant) ; Jean Sauner, 58 ans, agriculteur (conseiller délégué sortant) ; Alexandre Billig, 44 ans, chef d'entreprise (conseiller sortant) ; Raymonde Fonne-Pfister, 61 ans, chercheur (conseillère sortante) ; Stéphanie Fraison, 45 ans, responsable d'un centre d'hébergement (conseillère sortante) ; Yannick Hell, 40 ans, directeur technique de réseaux secs (conseiller sortant) ; Laurence Hayer, 58 ans, contrôleur de gestion (conseillère sortante) ; Marc-Antoine Rapp, 28 ans, ingénieur dans l'industrie pharmaceutique ; Ralph Simon, 48 ans, agent commercial (conseiller sortant) ; Corinne Ueberschlag, 58 ans (conseillère sortante) ; Valérie Vincent-Doppler, 46 ans, responsable qualité ; Christian Vonach, 65 ans, retraité microbiologiste (conseiller sortant) et Audrey Wertenberger-Bouguerri, 43 ans, professeur des écoles.

 

 
 

 

 

 

burnhaupt le haut - Le climat s'invite dans la campagne

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:02:23

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burnhaupt le haut - Le climat s'invite dans la campagne
 

 
Les citoyens méritants de Burnhaupt-le-Haut, encadrés par les élus. Photo DNA/G.C.
Dans son allocution, le maire de Burnhaupt-le-Haut, Véronique Sengler, a rendu un hommage appuyé à ses adjoints et conseillers municipaux ainsi qu'aux agents administratifs et techniques pour leur précieuse aide au quotidien. Le sujet du climat a été mis en exergue, soulignant la nécessaire remise en question de nos habitudes de vie et de consommation. « Nous sommes tous concernés et tous responsables, a lancé avec force Véronique Sengler. Aujourd'hui, nous ne sommes plus dans la sensibilisation mais dans l'urgence d'agir. »
Prendre de bonnes décisions pour la planète

À l'échelle locale, deux épisodes de pluies qualifiées de centennales ont touché le village à deux ans d'intervalle. Plus récemment, la forêt communale a été impactée par les conséquences de la sécheresse qui a vu des hêtres desséchés dans leur partie sommitale puis attaqués par des parasites.

Devant un tel état des lieux, le maire a questionné l'assemblée sur la capacité de chacun à prendre de bonnes décisions pour la planète. Après avoir égrené les actions passées et à venir, Véronique Sengler a tenu à préciser de manière officielle sa volonté de se représenter à sa propre succession, en tant que maire.
Trois citoyensà l'honneur

Par la suite, trois citoyens ont été mis à l'honneur. En premier lieu, Paul Martin, qui s'est investi depuis 1986 auprès de douze associations sportives et socioculturelles, en tant qu'animateur, accompagnateur, organisateur et trésorier. Il assure notamment la trésorerie de nombreuses manifestations organisées par l'OSCB (Office des sports et de la culture de Burnhaupt-le-Haut), telles que la fête du Tilleul, Engrangez de l'art, le Téléthon. La médaille de la vie associative du Conseil départemental du Haut-Rhin lui a été décernée.

René Henn a, quant à lui, été remercié pour son implication dans la vie associative du village. Président de l'association de pêche de Burnhaupt-le-Haut depuis 2005, il anime avec d'autres bénévoles des stages de pêche à destination des plus jeunes, durant les vacances d'été. Il a été destinataire de la médaille communale de Burnhaupt-le-Haut.

Enfin, Régis Kieffer a été félicité pour ses belles performances sportives dans les sports adaptés. Champion régional d'athlétisme en mai 2019 à Obernai, champion de France en Division 2 dans la catégorie vétéran en VTT, champion de France en simple en badminton sont quelques-uns des titres glanés par ce sportif accompli.
Guillaume COURTOIS

 

 
 

 

hundsbach - Pour des villages plus verts

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:03:29

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Environnement  Vallée de Hundsbach
hundsbach - Pour des villages plus verts
Le Département va lancer, avec l'association Marie Pire d'Altkirch, une opération de reboisement d'une ampleur inédite dans la vallée de Hundsbach. Pas moins de 126 arbres vont être plantés en compensation de 43 érables abattus lors d'une précédente opération de sécurisation, le long de la RD 419.
 

 
Avant les opérations de plantation, les premiers piquetages ont été effectués sous l'oeil averti d'Yves Friquet (à gauche), ingénieur au service environnement et agriculture du Département, en charge de la gestion du patrimoine arboré du Haut-Rhin.
« Les arbres, on ne les coupe pas n'importe comment », lance la conseillère départementale du canton d'Altkirch, Sabine Drexler, qui voit dans cette opération de plantations compensatoires une belle occasion de reverdir le Sundgau et plus particulièrement la vallée de Hundsbach.

Il y a deux ans et après une série d'accidents de la route, dont certains mortels, une étude de sécurité globale avait conduit à un réaménagement sécuritaire du tronçon routier de la Départementale 419, entre Tagsdorf et Trois-Maisons. À l'arrivée, 43 érables d'alignement bordant la chaussée depuis les années quatre-vingt avaient été abattus. « J'avais tenu à ce qu'il y ait un diagnostic clair afin qu'on coupe les arbres pour de bonnes raisons », rappelle Sabine Drexler. Des arbres coupés qui représentaient donc un danger pour les automobilistes. Cette vaste opération d'abattage, menée en concertation avec Alsace Nature, nécessitait donc une plantation compensatoire, le ratio souhaité étant d'au moins deux arbres replantés pour un arbre abattu. Le Département a finalement été bien au-delà : pas moins de 126 arbres de multiples essences et 554 arbustes (haies) vont ainsi prendre racine d'ici la mi-février.
Les troncs s'éloignent de la route

La trop faible emprise d'accotement le long de la RD 419 ne permettant pas de replanter de nouveaux arbres à au moins quatre mètres de la chaussée comme l'imposent les règles de sécurité routière, d'autres solutions avaient été recherchées avec les communes des environs. Les villages de Schwoben, Hausgauen, Hundsbach et Franken se sont ainsi portés volontaires pour proposer des sites d'implantation. La communauté de communes Sundgau a également été associée au projet pour un site entre Hundsbach et Franken, le long d'une nouvelle conduite souterraine. Au total, onze lieux d'implantation sont prévus entre les quatre villages. Les plantations compensatoires débuteront le 28 janvier dans les communes de la vallée de Hundsbach. Le chantier va durer une dizaine de jours et devrait également permettre la plantation de haies à but anti-érosion, mais aussi pour prévenir les coulées de boues dans le secteur de Hundsbach. Dans la foulée, l'opération permettra de redonner tout son lustre à l'allée menant à la chapelle Saint-Brice de Hausgauen, où quatre tilleuls et 24 merisiers viendront remplacer les rangées de frênes malades qui avaient été abattus l'an dernier.

Pour le choix des différentes essences, le Département du Haut-Rhin a également tenu compte du réchauffement climatique et des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents en Alsace.
Une « belle vitrine » pour Marie Pire

Outre les fruitiers, cerisiers, cognassiers, pruniers, poiriers, pommiers et mirabelliers, des érables champêtres ont été choisis pour leur bonne résistance à la sécheresse. Tilleuls, chênes, merisiers, bouleaux, saules et aulnes vont aussi prendre place grâce aux bons soins des équipes espaces verts de l'association altkirchoise Marie Pire, qui entame là une collaboration inédite avec les services du Conseil départemental. « C'est déjà une belle opération d'un point de vue écologique, pouvoir faire travailler Marie Pire c'est un peu la cerise sur le gâteau », commente Sabine Drexler, qui témoigne aussi d'une « vraie volonté politique » : rendre les villages plus verts.

Toutes les équipes espaces verts de l'Établissement et service d'aide par le travail (Esat) d'Altkirch seront sur le pont pour assurer la plantation des arbres d'ici la mi-février, soit une vingtaine d'ouvriers secondés par cinq moniteurs. Tuteurage, protection des troncs contre l'échaudure et autres travaux de paillage : tout sera assuré par les équipes de Marie Pire.
Sous le signe du développement durable

À l'arrivée, une « belle opération paysagère » mêlant environnement, social et soutien au tissu économique local. « On est dans toutes les catégories du développement durable et dans tous les champs d'action du Département », résume Sabine Drexler. « Ce n'est que du positif », clament les différents acteurs du projet, qui aura nécessité de longs mois de préparation et de réunions. Élaborée en concertation étroite avec les élus et les agriculteurs des villages concernés, cette opération de plantations compensatoires représentera aussi une « belle vitrine » pour l'association Marie Pire, dont le service espaces verts compte déjà environ 240 clients à l'année, des grandes entreprises aux collectivités en passant par les particuliers ; le tout pour un chiffre d'affaires annuel d'environ 600 000 EUR. « L'association est heureuse de pouvoir participer à ces plantations, explique son président Claude Lehr. Ça renforce encore les liens qu'on peut avoir avec les acteurs locaux. » L'Esat de Marie Pire compte au total 170 salariés, dont 133 travailleurs handicapés.
Une dimension pédagogique

Au-delà de ses dimensions sociales et environnementales, le projet comprendra également un volet pédagogique : les élèves des écoles du secteur, à commencer par ceux du RPI de Winkel, seront invités à assister aux opérations de plantations. Un projet pédagogique sera ainsi lancé autour des jeunes arbres de la vallée de Hundsbach en partenariat avec la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin.
Vivian MILLET

 

 
 

 

505 sapeurs-pompiers sur la ligne de départ

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:04:53

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Berrwiller  Cross des sapeurs-pompiers
505 sapeurs-pompiers sur la ligne de départ
La commune de Berrwiller a accueilli récemment le cross des sapeurs-pompiers du groupement Nord du Sdis 68 (service départemental d'incendie et de secours). Cinq courses figuraient au programme.
 

 
Le départ des seniors.
Plus de 500 coureurs venus de l'arrondissement de Guebwiller et jusqu'au nord du département, notamment le val d'Argent et au-delà de Ribeauvillé, se sont retrouvés dans la petite commune de Berrwiller.

Pour départager tout ce beau monde, il a fallu organiser 5 courses, des épreuves qui, suivant les catégories, s'échelonnaient sur une distance de 1300 à 4450 mètres pour les féminines et 1 300 à 7 200 mètres pour les hommes.
Un chèque pour l'oeuvre des pupilles

Le départ et l'arrivée des courses se faisaient près de la salle des fêtes du village, et hormis un petit raidillon à gravir, les épreuves ne comportaient pas de difficulté particulière.

Que ce soit au niveau des JSP comme au niveau des adultes, les épreuves ont été très disputées, il en fut ainsi également lors de la course phare des seniors qui a vu la victoire d'un habitué des podiums, M. Fabrice Widmer de Niederentzen. Ce dernier a mené l'épreuve de bout en bout.

La remise des prix s'est tenue dans la salle des fêtes voisine et a rassemblé de nombreux élus. Le maire Fabian Jordan a eu l'occasion de saluer des homologues de communes voisines mais également les conseiller départementaux Pierre Vogt et Marie-France Vallat.

Le Sdis 68 était quant à lui représenté par le commandant de la compagnie 3, le capitaine Mickaël Mamprin.

Avant de proclamer les résultats, le président de l'amicale remit au commandant Germain Amann un chèque de plus de 700 EUR pour l'oeuvre des pupilles.

 

 
 

 

2018 : 760 000 prélèvements de sangliers en France

Publié dans le panorama le Dimanche 26 janvier 2020 à 09:09:13

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2018 : 760 000 prélèvements de sangliers en France
 

 
Voici ce que dit un projet de loi relatif à la période de chasse du sanglier en France métropolitaine présenté en septembre 2019 : « L'augmentation continue des populations de sangliers en France depuis plus de 30 ans explique en grande partie l'augmentation des prélèvements (50 000 sangliers prélevés par les chasseurs en France annuellement dans les années 80, 500 000 en 2014, 700 000 en 2017, 760 000 en 2018). »

80 % des dégâts agricoles (30 millions d'euros par an), sont imputables au sanglier. Le Plan national de maîtrise du sanglier (PNMS), en vigueur depuis 2009, regroupe à droit constant les différents outils réglementaires existants (chasse, classement « nuisible », louveterie) accessible au préfet dans chaque département afin d'améliorer la régulation du sanglier, et favoriser la disparition des « points noirs » (10 % du total des communes où se concentrent 90 % des dégâts agricoles). La durée de la période de chasse est un des facteurs clés permettant d'optimiser la régulation du sanglier. À ce jour, le sanglier peut être chassé à l'affût, à l'approche ou en battue, avec ou sans chien, du 1er  juin jusqu'au dernier jour de février. La date précise dans chaque département est fixée par le préfet sans pouvoir dépasser le dernier jour de février.