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Social Politique La réforme des retraites avance les opposants ne lâchent rien

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:06:09

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Social  Politique
La réforme des retraites avance les opposants ne lâchent rien
Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi, partout en France, pour scander leur opposition au texte présenté en conseil des ministres. Le chef de l'État dénonce le climat de tensions.
 

 
Les activistes féministes, sur fond de contestation contre le fonds de pension privé américain Black Rock ne désarment pas, ce vendredi après-midi, à Paris.
Moins de monde dans les rues qu'en décembre, mais une détermination intacte. Un texte de projet de loi enfin présenté au conseil des ministres, mais avec un gros blanc : le financement. Il ne sera déterminé qu'après une conférence qui débutera la semaine prochaine avec au moins les syndicats réformistes et le patronat.
Des écarts de chiffres

Hors Paris, la mobilisation a rassemblé 110 000 manifestants dans une quarantaine de villes, ce vendredi. Selon les services de police, ils étaient notamment 9 000 à Lyon, 8 000 à Marseille, 7 500 à Bordeaux, 5 000 à Toulouse, 4 000 à Rennes, etc.

Des chiffres en légère hausse par rapport à la précédente mobilisation du 16 janvier, mais loin des foules des 5 et 17 décembre qui avaient largement dépassé le million de manifestants. À Paris, si la CGT affirme avoir vu défiler entre 350 000 et 400 000 personnes entre la place de la République et la Concorde, ils n'étaient que 30 000 selon la police.
La réforme présentée en conseil des ministres

Si cette mobilisation sonne le 51e jour de contestation contre la réforme des retraites, le texte a été présenté en conseil de ministres, ce vendredi matin, ce qui lance le processus de vote devant les députés et les sénateurs.

Préalablement décortiqué en commission à l'Assemblée nationale, le texte de loi sera examiné par les députés à partir du 17 février, pour au moins deux semaines.

Les chefs de file de l'opposition, comme le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, ont déjà promis de faire « jouer tout l'arsenal législatif à leur disposition pour bloquer le vote du projet de loi ».

Des milliers d'amendements pourraient ainsi être produits, retardant d'autant l'examen du texte en lui-même. Et des mentions de censure pourraient, également, être proposées au vote de l'Assemblée. Si elle persiste dans la rue, la résistance à l'Assemblée est en train de s'organiser.
« Allez-y, en dictature ! »

Face à cette contestation qui ne semble pas faiblir, l'exécutif renvoie les contestataires face « à leurs responsabilités. » Dans l'avion qui le ramenait de son déplacement en Israël, Emmanuel Macron a ainsi dénoncé, ce vendredi : « Ceux qui attisent, par leurs discours extraordinairement coupables, la violence politique et sociale et l'idée séditieuse que nous ne serions plus en démocratie, qu'une forme de dictature se serait installée. »

Et d'ajouter : « Mais allez en dictature ! Une dictature, c'est un régime ou une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c'est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c'est cela, essayez la dictature et vous verrez ! »
« Absolument pas un baroud d'honneur »

De son côté, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, organisation syndicale esseulée depuis que la CFDT s'est accordée avec le gouvernement sur la tenue d'une conférence de financement et que la CFE-CGC a déclaré forfait pour les prochaines journées de mobilisation n'a, ce vendredi, eu de cesse d'affirmer que cette journée du 24 janvier « n'était absolument pas un baroud d'honneur. Bien au contraire ».

Outre les manifestations, des mouvements de grèves ont à nouveau grandement perturbé la circulation des métros et des TER (mais assez peu des TGV), la Tour Eiffel est restée fermée tout au long de la journée.

Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 29 janvier prochain. Grèves et mouvements sociaux sont au programme avec, cette fois-ci, les organisations étudiantes tels que la Fidl ("Le syndicat lycéen") et l'Unef (Union nationale des étudiants de France) appellent à faire de cette journée un acte de « démonstration massif... »
Boris IVANOFF (avec AFP)

 

 
 

 

PSA : pourquoi Mulhouse ralentit

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:05:29

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PSA : pourquoi Mulhouse ralentit
 

 
En attendant la 308 prévue à partir du deuxième semestre 2021, PSA Mulhouse ne produit plus que deux véhicules haut de gamme : la Peugeot 508 (notre photo) et le DS7 Crossback. DR
Les derniers intérimaires sont partis avec l'arrêt de la demi-équipe de nuit quand a sonné l'heure des vacances de Noël fin décembre. Aujourd'hui, 5 050 salariés en CDI sont rattachés au site PSA de Mulhouse.

La situation est d'ailleurs contrastée puisque les 950 salariés du pôle métallurgie (forge-fonderie-outillage) et les 850 personnes de l'usine mécanique (ferrage, atelier de montage des moteurs électriques pour véhicules hybrides) travaillent à plein régime pour l'ensemble des sites du groupe PSA, quand leurs collègues de l'usine de montage produisent en deux équipes sur une chaîne qui tourne en demi-cadence, soit 29 véhicules par heure sur une capacité de 60.
Deux modèles, trois silhouettes

Conséquence de la chute d'activité consécutive à l'arrêt de la production de la Peugeot 2008, un peu plus de 120 salariés ont été détachés dans les autres usines PSA, notamment Sochaux (90 personnes), Vesoul (20), Trémery (sept salariés)... Une partie a aussi rejoint les pôles métallurgie et mécanique. Enfin, un dispositif de mise à disposition de salariés dans des entreprises externes, exclusivement sur la base du volontariat, pendant l'année de transition, a été mis en place.

PSA Mulhouse ne produit plus que la DS7 Crossback et la 508, déclinée en deux versions : berline et SW (break). L'arrêt de la 2008, début novembre, a été un coup dur pour l'usine alsacienne qui, depuis 2013, a dépassé tous ses objectifs grâce au succès de ce SUV compact fabriqué à 1,15 million d'exemplaires. Le transfert du nouveau modèle 2008 dans une autre usine, en l'occurrence Vigo, en Espagne, était cependant prévu de longue date. En effet, le site alsacien tourne désormais sur une seule ligne de montage. Laquelle, lors des travaux de transformation menés en 2016 pour un investissement supérieur à 400 millions d'euros, a été dotée de la plateforme EMP2. Or cette plateforme modulaire, qui sert de base pour le véhicule sur la ligne, est dédiée aux véhicules moyen et haut de gamme, segment C et supérieurs pour reprendre la terminologie de l'industrie automobile. Exit de Mulhouse, donc, la production de la 2008 qui constituait même une anomalie.

En fait, la production, durant près de deux ans, de la 2008 sur cette nouvelle ligne a permis de tester la nouvelle installation avec un véhicule que les équipes mulhousiennes connaissaient sur le bout des doigts. La mise en production des DS7 Crossback et Peugeot 508, véhicules totalement nouveaux, a été bien plus problématique, entraînant des retouches en bout de ligne qui coûte toujours très cher dans l'automobile.

Classés dans le segment D, DS7 Crossback et Peugeot 508, désormais produits en versions thermiques mais aussi hybrides rechargeables (lire ci-dessous) sont des véhicules haut de gamme et récents. Par conséquent, les volumes de vente ne sont pas comparables avec la 2008 sur un marché européen dominé par les segments B et C. D'où la baisse mécanique des volumes de production tant qu'un autre véhicule n'aura pas été affecté à Mulhouse.
Nouvelle organisation industrielle de PSA en Europe

Avec le rachat des marques Opel-Vauxhall à General Electric début 2017, le groupe PSA a mis sur pied une nouvelle organisation industrielle. Entré en vigueur le 1er janvier 2019, le nouveau schéma prévoit la spécialisation du site mulhousien sur les modèles berlines tandis que Sochaux et Rennes fabriqueront les SUV, les trois sites étant positionnés sur le moyen et haut de gamme du fait de la plateforme EMP2. En attendant une nouvelle refonte qu'impliquera la fusion de PSA avec FCA Fiat Chrysler quand celle-ci sera effective, Mulhouse garde, pour l'instant, la production du DS7 Crossback mais n'accueillera plus que des berlines sur sa ligne de production.

PSA n'a toujours pas annoncé que le véhicule à « forts volumes » qui sera produit à Mulhouse à partir de 2021 sera la Peugeot 308 actuellement fabriquée à Sochaux. Pourquoi 2021 ? La commercialisation d'un véhicule est conçue pour une durée moyenne de six ans avec un restylage à mi-mandat. Par contre, la conception d'un véhicule débute concrètement cinq ou six ans, parfois plus, avant la commercialisation. Indépendamment du coût, il était donc impossible d'accélérer le calendrier du renouvellement de l'actuelle 308 qui, en plus, est un immense succès commercial. Un transfert de la production de Sochaux à Mulhouse, enfin, était trop coûteux et n'aurait fait que déplacer le problème de l'usine alsacienne vers le site franc-comtois.
Quid des sous-traitants ?

Pourquoi la 308 à Mulhouse ? Pour les mêmes raisons qui ont vu partir la 2008 de Mulhouse lors de son renouvellement. Sochaux est appelé à se spécialiser sur les SUV et la 308 est la berline phare du milieu de gamme (segment C) de la marque du Lion.

Quelque 18 mois avant l'entrée en production de la 308, les travaux de préparation sur la ligne, entamés dès l'été dernier, sont entrés dans une phase active plus importante depuis le début de ce mois de janvier. La voiture, elle, ne sera pas dévoilée avant un an.

À partir de 2021, PSA Mulhouse devrait donc repartir de l'avant et recourir, de nouveau, à un fort volant d'intérimaires, désormais la règle dans l'industrie automobile. La grande inconnue est, par contre, les conséquences de la chute d'activité de PSA Mulhouse sur le tissu de sous-traitants, particulièrement nombreux dans le sud de l'Alsace et le nord Franche-Comté.
De la 304 à la 308

Les lourds travaux de transformation de l'usine de montage ont fait de Mulhouse la première « usine du futur » du groupe PSA en Europe. Sauf que les deux dernières années d'activité ont été compliquées sur le plan de la qualité industrielle. Les retouches en bout de ligne, nécessaires pour livrer un véhicule aux sévères standards qualité, ont coûté cher en moyens humains et financiers. La conception même de la ligne, réalisée sur la base du modèle chinois de Chengdu, a fait l'objet de nombreuses critiques en interne.

La baisse d'activité de cette année 2020 qui se poursuivra jusqu'à la fin du premier semestre 2021 doit permettre à PSA Mulhouse de renouer avec les standards industriels de qualité qui ont fait la réputation du site qui fêtera, le 5 avril 2021, le 50e anniversaire de la production du premier véhicule. Ce n'était pas une 308 mais une 304.
Textes : Laurent BODIN

 

 
 

 

Peugeot reste leader en 2019

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:19:28

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Peugeot reste leader en 2019
 

 
La Peugeot 208, ancien et nouveau modèle puisqu'elle a été renouvelée en octobre dernier, a été la voiture la plus vendue en Alsace en 2019. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
L'année 2019 marque un tournant pour le marché automobile alsacien. Ce n'est pas tant le podium des marques dominé par Peugeot, devant Renault et Citroën, qui évolue que la composition du marché, désormais dominé par les ventes aux sociétés. Le marché des flottes témoigne d'une belle vigueur de l'économie des deux départements alsaciens puisqu'il a bondi de 16,8 %, à 35 369 voitures vendues, par rapport à 2018. Les ventes aux sociétés pesaient 60,7 % dans le Bas-Rhin et 53,47 % du marché global en Alsace qui enregistre ainsi une progression de 5,4 %. Cette hausse est bien supérieure à la moyenne française de 1,9 %. Mais les deux départements alsaciens pèsent moins de 3 % du marché français.

Si les entreprises ont tiré le marché global, les ventes aux particuliers ont chuté de 5,2 % en 2019 par rapport à l'année précédente. La baisse atteint 6,76 % dans le Haut-Rhin (14 956 véhicules particuliers) tandis que le Bas-Rhin limite la casse (-3,7 %, soit 15 824 véhicules vendus aux particuliers).
Particuliers : la Peugeot 208 devant la Dacia Sandero

Sur le podium des marques, Peugeot ne profite pas seulement d'un certain nombre de volumes enregistré dans le cadre des ventes aux collaborateurs. Avec 11 470 voitures immatriculées en 2019, la marque du Lion domine les ventes aux particuliers comme le marché des sociétés, s'affichant à 17,3 % de part de marché. L'exercice 2019 marque cependant une baisse de 3,5 %. Avec 9758 voitures vendues (+3,45 %, soit 14,75 % de part de marché), Renaut occupe la deuxième marche du podium devant Citroën (6064 ventes, soit une voiture de plus qu'en 2018).

Dans la catégorie des ventes à sociétés, BMW glisse un pied sur le podium avec 4581 voitures vendues, dont 4252 (92 %) dans le Bas-Rhin, principalement à des professions libérales supérieures qui enregistrent les véhicules au nom de leurs sociétés. Avec une hausse de 76 % par rapport à 2018, BMW réalise une part de marché de 12,95 % sur ce segment en Alsace.

Les véhicules les plus vendus ont été la Peugeot 208, la Dacia Sandero et la Citroën C3 sur le marché des particuliers et Peugeot 3008, 208 et Renault Clio dans la catégorie des ventes aux entreprises.
57,12 % de voitures essence

S'il représente encore 50 % des ventes aux sociétés, le diesel est distancé sur l'ensemble du marché. Il ne représente que 34,6 % des ventes globales contre 57,12 % pour l'essence. L'hybride, avec 5,68 % de part de marché, et les véhicules 100 % électriques (2,24 % des ventes contre 1,59 % en 2018) sont en forte hausse.

Bonjour tristesse s'agissant des véhicules neufs vendus en Alsace l'an passé : 58,68 % des voitures étaient grises (31,4 %) ou blanches (27,3 %).

En matière de financement, 58,55 % des acheteurs ont opté pour un crédit bancaire classique ou un apport personnel quand 27,7 % choisissaient la location avec option d'achat et 13,69 % la location longue durée. Le taux de financement personnel avec éventuellement un crédit classique est le même pour les ventes à sociétés où la location longue durée représentait 35,45 % des financements pour 5,15 % de location en crédit-bail.
Laurent BODIN

 

 
 

 

rapportages - Juste une mise au Point

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:01:35

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rapportages - Juste une mise au Point
 

 
En tête du palmarès des villes les mieux gérées de France publié par l'hebdomadaire « Le Point », Colmar. Gilbert Meyer boit du petit lait. DR
L'hebdomadaire Le Point de cette semaine publie le palmarès des villes les mieux gérées. Et là, ô surprise, qui retrouve-t-on en tête de la catégorie des « petites villes » ? Colmar, évidemment. Le Gilbertissime a droit à une pleine page dithyrambique : la ville plus vertueuse que l'État. Il y est question de principes, de rigueur, de mystique (les 10 commandements de Gilbert), de poigne de fer (« Il faut savoir tordre des bras », dit-il et on imagine très bien le petit sourire qui va avec). Conclusion de l'article, même les « macronistes » vont voter pour lui. On ferme le magazine et on se pince : non, ce n'est pas le Point colmarien, mais bien Le Point tout court.
Le plus, le mieux, le Meyer

Réponse immédiate de Tristan Denéchaud au classement du Point dans un long texte : « Le Meyer des manipulateurs ». Graphiques à l'appui, le candidat à la mairie démonte l'échafaudage meyerien. Si la gestion est reconnue rigoureuse, « elle ne doit pas se faire au détriment de son bien-vivre et de son attractivité ». Tremble Gilbert !
Le Retable, les discothèques et Carlos Ghosn

Un tract anonyme est actuellement distribué dans les boîtes aux lettres du centre-ville, sous le slogan « Colmar aux Colmariens ». Derrière la machine à écrire de celui qui souhaite que Colmar soit « dirigé par un équivalent local de Trump, Bolsonaro ou Berlusconi », on reconnaît le style d'André Kornmann, éphémère tête de liste du FN pour les municipales de 2014 à Strasbourg et ennemi juré des cloches de Saint-Martin. On retrouve l'obsession anticléricale de l'avocat colmarien, quand il suggère de vendre quelques « onéreuses croûtes vaticanistes » comme... la Vierge au buisson de rose ou le Retable d'Issenheim... Ou encore de désaffecter Saint-Martin et les Dominicains pour les « transformer en thermes, discothèques et restos haut de gamme ». L'imagination de Me Kornmann n'a pas de limites puisqu'il suggère de rebaptiser l'avenue Rey du nom de Carlos Ghosn, « véritable Jean Moulin ou De Gaulle du troisième millénaire »
Le Maestro a dirigé à Yad Vashem

Vladimir Spivakov, directeur artistique du Festival international de Colmar, et son Orchestre national philharmonique de Russie étaient présents jeudi au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem à l'occasion des cérémonies du 75e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. Le Maestro et ses musiciens ont interprété plusieurs pièces entre les discours des personnalités venues du monde entier (dont Vladimir Poutine, Frank-Walter Steinmeier, le prince Charles ou encore Benjamin Netanyahu). Cet événement très médiatisé était organisé par le Forum mondial de la Shoah dont le président n'est autre que le Dr Moshe Kantor, milliardaire russe basé au Royaume-Uni, grand ami de Vladimir Spivakov et mécène important du festival colmarien.
Brothers in arms

Comme 328 autres communes haut-rhinoises, Munster devait approuver (ou non) l'armement des gardes champêtres de la brigade verte. La délibération a donné lieu mardi à une passe d'armes entre les deux anglophones du conseil de Pierre Dischinger. Premier à dégainer, l'Irlandais Colm Garvey a relevé que chez lui, même les policiers n'étaient pas armés. Son voisin, l'Américain Blaise Carpenter, hilare, a répondu que chez lui tout le monde, policier ou simple citoyen, possédait son revolver.
Un Diable plein d'humour

Le colonel Kossahl sait manier le verbe, il l'a prouvé une nouvelle fois mercredi soir lors de sa cérémonie des voeux, au quartier Walter. Et le patron des Diables rouges n'a pas hésité à le faire avec humour. En préambule tout d'abord : « L'exercice des voeux est délicat, il n'est pas simple de se renouveler même si je doute que mon discours de 2019 ait marqué les esprits au point d'être pour vous ce soir un point de comparaison ». La conclusion fut tout aussi savoureuse : « L'armée franque élisait ses chefs. Les règles ont changé. Le chef du 15-2 n'aura pas à se soumettre au suffrage s'épargnant ainsi les supplices de l'incertitude que certains parmi vous vont devoir supporter encore quelques semaines ». Il y avait en face de lui quelques maires et adjoints...

 

 
 

 

municipales colmar - Le choc de la photo

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:04:00

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municipales colmar - Le choc de la photo
 

 
Jo Spiegel, le maire sortant de Kingersheim, incarne l'élu modèle pour le candidat Denéchaud. DR

Jo Spiegel, le maire sortant de Kingersheim, incarne l'élu modèle pour le candidat Denéchaud. DR

Et c'est reparti pour un tour ! Comme en 2014, la photo de la liste de Gilbert Meyer, qui doit être réalisée ce samedi, cristallise les tensions. Il faut dire que tout se passe dans le plus grand secret : si on a demandé à certains de se tenir prêt pour la pose, l'heure et le lieu de rendez-vous ne seront communiqués que le jour J. Du coup, chacun se demande s'il recevra le SMS fatidique. « Personne n'ose en parler, la liste va se découvrir à la photo », préfère en rire l'un des potentiels concernés.
Uhlrich-Mallet en solo ?

Le procédé a ses inconvénients. Les tensions, notamment, génèrent des fuites, alors que le maire sortant souhaite dévoiler sa liste le plus tard possible. On entendait déjà que René Frieh, Dominique Grunenwald et Guy Waehren, tous d'anciens opposants de Gilbert Meyer, ne souhaitaient pas rempiler à ses côtés. On apprend désormais qu'Odile Uhlrich-Mallet n'en sera pas non plus, ce qui ressemble à un enterrement de première classe pour « l'ouverture » que le maire pratiquait depuis 2008.

On sait que l'adjointe centriste à l'enseignement et à la petite enfance se serait bien vue tenter l'aventure avec Yves Hemedinger. Maintenant que le 1er adjoint est rentré dans le rang, elle reprend sa liberté. « En 2014, Gilbert Meyer s'était engagé à ce que ce soit son dernier mandat. Malgré le travail fait et un excellent bilan, de nombreux Colmariens aimeraient que cet engagement soit respecté », commente l'intéressée, à qui certains prêtent des velléités de constituer une liste. « Pour l'instant je consulte, tout est ouvert. »

Jo Spiegel, le maire sortant de Kingersheim, incarne l'élu modèle pour le candidat Denéchaud. DR
Le maire du XXIe siècle

Tristan Denéchaud et l'équipe de « Colmar pour tous » recevaient Jo Spiegel, ce samedi aux graines Voltz, pour parler « Citoyenneté et démocratie participative ».

Le maire sortant de Kingersheim, qui fait figure de référence dans le domaine a fait salle comble pour l'occasion. « Jo Spiegel est un des rares à avoir compris, et parfaitement théorisé, ce que devrait être le maire du XXIe siècle », commente après coup Tristan Denéchaud sur les réseaux sociaux, détaillant le portrait-robot de l'élu idéal : « un être humain visionnaire et sensible, capable d'écouter les aspirations de ses concitoyens ; un catalyseur de projets, ne prétendant surtout pas avoir la science infuse ; l'animateur d'une vie démocratique permanente, suscitant le désir de participation citoyenne ; le garant de la bonne gestion des deniers publics, avec des projets dûment évalués avant et après leur mise en place ; une personne qui sait qu'elle n'est "que de passage", et doit donc savoir se retirer au bon moment après avoir minutieusement préparé sa succession. »

Bref pour le candidat MoDem, si Jo Spiegel incarne ce maire modèle, c'est « l'inverse sur toute la ligne » de Gilbert Meyer.
Fallait pas l'inviter

L'inauguration de la permanence de campagne de Gilbert Meyer, vendredi dernier, a suscité pas mal de commentaires sur la page Facebook d'Yves Hemedinger. Y figure notamment un nouveau débat particulièrement animé sur le choix de Gilbert Meyer de recevoir, en décembre dernier, l'eurodéputé du Rassemblement National Thierry Mariani, en compagnie des instances départementales du RN, dont Marie-Hélène de Lacoste Lareymondie. La délégué départementale adjointe du mouvement n'a d'ailleurs pas manqué d'ajouter son grain de sel : « Ben dis donc, je n'ai pas été invitée ? », ironise-t-elle sous la photo cette fois...
C. T.

 

 
 

 

colmar - « Ouverture citoyenne », la ville en jaune

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:00:54

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colmar - « Ouverture citoyenne », la ville en jaune
 

 
Une partie des membres du collectif « Ouverture citoyenne ». De g. à d., Michaël Meguellati, Benoît Legrand, Dominique Moriconi et Béatrice Floranc. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Ils reconnaissent que leur démarche est « utopiste » mais ils y croient dur comme fer. Une vingtaine de personnes réunies au sein du collectif « Ouverture citoyenne » travaillent actuellement à la constitution d'une 5e liste à Colmar. L'embryon de liste incarne la convergence gilets jaunes/gauche radicale déjà observée lors des dernières Européennes.

Au sein du collectif colmarien, des gilets jaunes, des militants syndicaux, du PCF ou de la France Insoumise donc, mais pas seulement. Plusieurs ont participé à la démarche unitaire à gauche engagée par l'écologiste Frédéric Hilbert, mais les discussions ont échoué fin novembre. « Le problème, c'était d'avoir une personne qui s'imposait dès le début. Ce fonctionnement était trop centralisé », commente Benoît Legrand, militant LFI et gilet jaune de 31 ans.

La démarche fait trop « ancien monde » à leurs yeux. « Notre objectif, c'est que les citoyens se prennent en charge et décident par eux-mêmes », explique Dominique Moriconi, fonctionnaire de 49 ans, qui milite à la CGT et au PCF. La question de la tête de liste sera ainsi réglée « par une votation, la première semaine de février ».
Une possibilité de révocation par les électeurs

Le collectif défend « la démocratie directe » plutôt que « participative ». « Ouverture citoyenne » prévoit ainsi d'utiliser localement le référendum d'initiative citoyenne (RIC), mais aussi d'inscrire dans sa « charte d'engagement » une possibilité de révocation par les électeurs. Deux dispositifs qui ne sont pas constitutionnellement applicables aujourd'hui.

« L'idée, c'est de construire les choses depuis la base », commente Béatrice Floranc, qui dénonce une « crise de la représentation » et la « déconnexion des élites », y compris au niveau local. Pour cette militante gilet jaune de 63 ans, ancienne patronne dans l'hôtellerie-restauration, « la démocratie électorale ne doit pas se résumer pas à un bulletin de vote ».

« Ouverture citoyenne » ne se revendique pas forcément à gauche et refuse les étiquettes. « Bien sûr, on a nos convictions, mais on n'a pas demandé l'autorisation à nos partis... », commente Dominique Moriconi. La liste veut avant tout incarner une alternative à un « système verrouillé, en particulier à Colmar avec Gilbert Meyer ».
Des maisons de quartier, lieux de rencontre et de services

Très actif parmi les gilets jaunes colmariens, Michael Meguellati dénonce le « comportement autoritaire » du maire. Il n'a pas oublié ni la facture que le maire menaçait d'adresser à une militante pour le nettoyage du QG proche du magasin Centrakor, ni le fumier répandu sur le rond-point de la statue de la Liberté la veille d'une mobilisation...

Côté propositions, le collectif met l'accent sur la démocratie de proximité et le lien social. Il plaide notamment pour des conseils participatifs et des maisons de quartier qui seraient à la fois « des lieux de rencontre et de permanence » pour guider les gens dans leurs démarches administratives. Une manière de « lutter contre la dématérialisation et la déshumanisation des services publics, mais aussi contre l'isolement et la précarisation ».

En matière d'écologie et d'environnement, il s'agit de préserver « une ceinture verte » autour de la ville et de « limiter l'étalement urbain ». Pour cela, « Ouverture citoyenne » veut notamment « lutter contre les logements vides et le développement des meublés AirBnB au centre-ville ». Des thématiques de campagne sur lesquelles le collectif compte évidemment « prendre le pouls de la population ».
Clément TONNOT CONTACTER Par e-mail : ouverturecitoyennecolmar@gmail.com ; page Facebook : Ouverture citoyenne Colmar NOTRE NEWSLETTER Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter des municipales en Alsace, envoyée chaque jeudi avec une sélection des informations les plus importantes. Pour vous inscrire, il suffit d'avoir créé un compte sur notre site et de se connecter.

 

 
 

 

mulhouse - Lara Million : « Nous ne promettons pas le grand soir »

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:05:06

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mulhouse - Lara Million : « Nous ne promettons pas le grand soir »
 

 
Les membres de la liste « Mulhouse en vrai », conduite par Lara Million pour les élections municipales 2020. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Avec des personnes âgées de 21 ans à 79 ans, on est en droit de penser que la liste conduite par Lara Million, présentée vendredi matin à l'Auberge du zoo, fait le grand écart. La candidate aux élections municipales de Mulhouse, fait, elle, le pari de « l'authentique » et du « bon sens ». Comme en témoigne le choix de son slogan de campagne «Mulhouse en vrai», plus ou moins porteur de sens.

Un peu comme si elle s'adressait vendredi à ses concurrents directs, Lara Million ne rêve pas « de Mulhouse en grand, en vert ou en rouge ». « Nous ne promettons pas le grand soir car les grandes promesses, plus personne n'y croit. Les promesses sans lendemain, ce n'est pas notre registre », a répété pendant son discours la vice-présidente de Mulhouse Alsace agglomération (M2A) déléguée à l'environnement, par ailleurs vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin en charge des finances.

Comment « répondre efficacement et utilement aux besoins des Mulhousiens », qui souhaitent « du concret, de l'efficace, de l'utile, de l'écoute, du respirable et du ludique » ? Par davantage de proximité, pour commencer. Parmi ses cinq priorités - la transition écologique, le monde associatif, la sécurité, la culture alsacienne et donc la proximité -, il s'agit selon elle de son engagement le plus fondamental. « Nous devons être au plus près des habitants pour répondre à leurs attentes et simplifier leur quotidien. Voilà pourquoi je souhaite créer des mairies de quartier dans les 16 quartiers de la ville. » Avec quels moyens ? Il en sera certainement question au moment de la présentation de son programme. En attendant, la candidate s'est engagée à ne pas augmenter les impôts si elle est élue maire.
Un rassemblement de personnalités « impliquées dans la vie locale »

Lara Million sait pouvoir compter sur un rassemblement de « personnalités compétentes, issues de différents bords mais partageant les mêmes priorités, impliquées dans la vie locale ». Des représentants de la société civile : « On a toujours besoin d'un médecin, d'un ingénieur ponts et chaussées, d'une experte zéro déchets... », s'est amusée la tête de liste. Des responsables associatifs et des dirigeants d'entreprise. Des personnalités politiques : la conseillère municipale et régionale Cléo Schweitzer (PS), la sénatrice et ancienne maire de... Hégenheim, Patricia Schillinger (LREM), le député Bruno Fuchs (Modem)... Et d'anciens adjoints au maire, parmi lesquels Paul-André Striffler, Denis Rambaud, Jean-Pierre Walter, Roland Chaprier et Christiane Eckert. « Ça y est, c'est le début. On y va ? », a conclu avec humour, la candidate, aussitôt applaudie par son équipe.
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Alsace-Moselle et Nord-Est fusionnent

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:18:38

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Alsace-Moselle et Nord-Est fusionnent
 

 
La médecin Odile Blanchard (à droite), directrice régionale du service médical Grand Est de l'assurance maladie, au côté d'Olivia Passeron, chargée de communication, a présenté les grandes lignes de la fusion. Photo L'Alsace /Jean-Marc LOOS
Dans le cadre de l'évolution des grandes régions, le service médical de l'assurance maladie d'Alsace-Moselle fusionne ce mois-ci avec celui du Nord-Est pour désormais couvrir les dix départements de la région Grand Est. Une fusion qui vise à renforcer l'efficience de ce service médical et à le caler sur l'organisation des Agences régionales de santé (ARS) et des Directions de la coordination de la gestion des risques (DCGR). Le service médical Grand Est regroupe 636 salariés, couvre une superficie de 57 433 km² et concerne 26 738 professionnels de santé libéraux et 4,47 millions d'assurés sociaux.
Un service indépendant des caisses primaires

« Le service médical de l'assurance maladie, explique Odile Blanchard, médecin et directrice du Service médical Grand Est, est un organisme expert constitué de professionnels de santé, médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens, assisté de personnels administratif, qui a trois rôles : le conseil, l'accompagnement et le contrôle auprès des assurés et des professionnels de santé libéraux. »

Le service médical est indépendant des caisses primaires d'assurance maladie et peut déclencher des contrôles, sur des arrêts de travail par exemple. Il joue aussi un rôle dans la détection de fraudes ou de pratiques médicales dangereuses et peut saisir des instances de sanctions pénales, civiles, administratives ou conventionnelles. Pour ces missions, le service médical a la capacité de vérifier si l'état de santé d'un malade justifie l'attribution de prestations demandées à l'assurance maladie. Il est habilité à accéder aux informations médicales détenues par les praticiens dans les établissements de santé et en médecine de ville. Et s'appuie sur les référentiels émanant de la Haute autorité de santé.

En 2019, le service médical Grand Est a donné 550 000 avis médicaux auprès des CPAM. Les arrêts de travail ont représenté 85 000 avis dont 14 450 étaient des refus. « Soit parce que l'arrêt de travail était trop long, soit, dans 5 à 6 % des cas, parce qu'il n'était pas justifié », précise la directrice régionale. Elle relève que les contrôles des arrêts de travail sont plus pertinents puisque moins nombreux qu'en en 2016-2017 (150 000 contrôles), mais mieux ciblés avec l'an dernier 17 % de refus contre 12 % il y a trois ans.
Plateforme téléphonique

La fusion va entraîner des changements pour les assurés sociaux. Les soins à l'étranger seront gérés au niveau de Colmar. La reconnaissance des maladies professionnelles sera répartie sur trois sites : Strasbourg, Reims et Metz. Les recours contre les tiers, où l'assurance maladie récupère auprès des assurances des dépenses de santé sont centralisés dans la Marne et la Moselle. Enfin, la commission médicale de recours à l'amiable qui permet à un assuré ou à un employeur de contester une décision de l'assurance maladie sera basée à Strasbourg.

Pour toute question, une plateforme téléphonique au 3646 répond aux assurés de la grande région. Ceux qui souhaitent s'adres-ser au service médical n'ont qu'à prononcer ces deux mots pour accéder directement au service.
G. D.

 

 
 

 

parc des expositions Salon Formation Emploi La grande conquête des filles

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 06:57:48

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parc des expositions Salon Formation Emploi
La grande conquête des filles
Les campagnes en faveur de la féminisation de l'emploi commencent doucement à porter leurs fruits. Mais la place des femmes dans l'industrie, les bâtiments et travaux publics, certains secteurs de l'artisanat reste faible. Tour d'horizon au salon Formation Emploi de Colmar.
 

 
Les élèves du CFA Marcel-Rudloff montrent leur savoir-faire dans la découpe et la préparation de viande. Parmi eux, Naya, 18 ans.
« J'ai trouvé ma voie » ! Naya, 18 ans, ne cache pas son enthousiasme. La jeune fille de Reichshoffen est en première année de CAP au centre de formation des apprentis Marcel-Rudloff, à Colmar. « Je suis en reconversion professionnelle. J'avais commencé par un bac pro Commerce, mais ce n'était pas mon truc ». Le déclic a lieu en décembre dernier. « J'ai travaillé dans une boucherie à Obernai pendant la période de Noël. Cela m'a plu tout de suite ». Au CFA, l'on ne compte que deux filles en boucherie-charcuterie-traiteur sur soixante-cinq élèves. Georges Michel, formateur, a proposé à Naya d'être présente au salon « pour montrer aux jeunes que ce n'est pas un métier d'homme ».
« J'ai zéro fille dans ma classe de la section électricité »

Chez les Compagnons du Devoir, il y a 13 % de filles. Une carrossière et une couvreuse gagneront le salon ce samedi. Mais, le chef-d'oeuvre exposé sur leur stand a été réalisé par un jeune homme qui travaille dans l'entreprise Dorez Charpentes de Mulhouse. Au bout de 700 heures de travail, il a construit une reproduction à l'échelle 1/5e d'une partie de la charpente de Notre-Dame-de-Paris. La pièce située entre le coeur de la charpente et la flèche. « Nous avons voulu réaliser une maquette pédagogique, explique Jérémy Serge, prévôt de Colmar-Mulhouse. C'est un outil de formation pour nos jeunes qui prouve que nous savons toujours construire comme autrefois ». Tenons et mortaises, les assemblages sont tous en chêne. « L'idée, c'est que quatorze jeunes en France accomplissent ce travail pour devenir compagnon ». L'ensemble de la charpente sera monté au salon du Bois de Nantes au mois de mai.

« J'ai zéro fille dans ma classe de quinze élèves de la section électricité ». Jérôme Schoch, professeur d'électrotechnique au lycée du Bâtiment de Cernay, le regrette. « Beaucoup d'employeurs sont à la recherche de filles car elles sont plus minutieuses et travaillent de façon plus précise ». Sur cinq ans, il n'a accueilli qu'une seule candidate à ce métier, qui, ajoute-t-il, « fait un peu peur, mais n'est pas physique ». Par contre, les candidates sont plus nombreuses dans les filières peinture et assistant d'architecte.

Sur les chantiers, l'on ne trouve qu'une femme sur dix employés, mais cette tendance progresse. Si l'on inclut l'encadrement, la part féminine représente 28 % du total. La modernisation pourrait changer la donne. Grâce aux nouveaux outils de manutention, le travail perd en pénibilité. Nicolas Schwartz, chargé de mission à la fédération du bâtiment et des travaux publics du Haut-Rhin, le déplore : « Le BTP est en manque réel de bras. On se coupe d'une partie de la main-d'oeuvre qui a des compétences, qui a une autre vision du chantier et peut apporter une autre sensibilité ». Les choses bougent : une vingtaine de femmes chefs d'entreprise ont formé un groupe au sein de la fédération. « Ce sont des personnes très motivées ».
« Elles changent complètement le paysage »

Dans le domaine de la musique, les choses s'équilibrent. « Les métiers sont de mieux en mieux répartis entre hommes et femmes, souligne Eliane Warth, directrice de l'école de musique de Munster. Cadence, le pôle musical régional, est dirigé par une femme ».

L'univers des facteurs d'orgues, par contre, est loin de connaître la parité. Le centre de formation des facteurs d'orgues d'Eschau, unique en France, ne compte que deux femmes parmi ses quinze élèves. « C'est un métier où il faut faire beaucoup d'efforts physiques et qui nécessite pas mal de déplacements ». Sur les 250 facteurs d'orgues français, une vingtaine seulement sont des femmes. Michaël Walther, responsable du pôle facture d'orgues, a suivi les traces de son père comme de son grand-père. « Dans l'atelier, des femmes donnaient un coup de main pour le travail des peaux. Elles ont une certaine délicatesse dans le doigté ». Il apprécie les classes mixtes. « Quand il y a une fille dans la classe, cela apporte de la sérénité. Les filles sont beaucoup plus méticuleuses dans leur travail, plus impliquées. Elles changent complètement le paysage... »
Michelle FREUDENREICH Samedi 25 janvier, de 9 h à 18 h, au parc des expositions de Colmar - Entrée libre - Plus d'information sur www.sfe-alsace.com Voir aussi notre diaporama sur notre site internet

Samedi 25 janvier, de 9 h à 18 h, au parc des expositions de Colmar - Entrée libre - Plus d'information sur www.sfe-alsace.com

 
 

 

Année néfaste pour les abeilles

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:07:32

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Année néfaste pour les abeilles
 

 
Dans son rapport d'activité, le président a notamment insisté sur la très mauvaise récolte de miel en 2019. Cette situation est due à une météo très défavorable en mai, en juin et en juillet. La vague de froid de mai « avec des records de froid » relevés par quelques apiculteurs, suivie de la canicule de juin et juillet ont ainsi privé les abeilles de leurs sources habituelles de nectar autant que de pollen. Sur certains secteurs, il a même fallu nourrir les colonies, ce qui est exceptionnel. Les récoltes s'en sont logiquement trouvées très amoindries. Cette situation a également rendu l'élevage de reines très difficile ce qui obère fortement le maintien des colonies.

Les autres activités du syndicat se sont cependant bien déroulées, et l'avenir n'est pas aussi sombre que l'on pourrait le penser. Le fait que le frelon asiatique n'est toujours pas présent dans le Haut-Rhin est une bonne nouvelle. La formation se poursuit avec succès. Quatorze nouveaux apiculteurs ont été formés en 2019, et la session 2020 compte déjà quinze inscrits. À l'occasion du renouvellement des mandats, Gilles Renaud fait son entrée au comité en remplacement de Jean-Jacques Abt qui ne se représentait pas ; Georges Kreyer et Gilles Lehmann ont été réélus. Jean-Louis Christ, maire de Ribeauvillé, est venu saluer les apiculteurs et leur rappeler le soutien des élus dans leurs actions de défense et de protection des abeilles. Le maire a confirmé que le raccordement du rucher école au réseau électrique, en cours de réalisation, sera terminé dans les prochaines semaines et que son coût est pris en charge par la commune. Pierre Bihl pour le conseil départemental du Haut-Rhin a ensuite félicité les apiculteurs pour leur engagement en faveur des abeilles. Il les a également remerciés pour le suivi des deux ruches installées sur le toit de l'Hôtel du département. Les élus ont ensuite remis les diplômes obtenus par les apiculteurs membres du syndicat lors du concours des miels 2019. Les participants ont ensuite partagé un moment de convivialité.
Palmarès du concours des miels 2019 Miel d'Acacia Médaille d'Or : Alain Frieh, Ferme Rolli ; Médaille de Bronze : André Frieh. Miel de Fleurs Médaille d'Argent : Roland Fuhrmann, Edgar Kreuzer, Ferme Rolli. Miel de Tilleul Médaille de Bronze : Christophe Blaesy. Miel de Châtaignier Médaille d'Or : Alain Frieh, André Frieh ; Médaille d'Argent : Hugo Ferber, Roland Fuhrmann, Edgar Kreuzer, Ferme Rolli, Syndicat des Apiculteurs de Ribeauvillé ; Médaille de Bronze : Michel Obrecht, Christophe Blaesy ; Conformité : Henri Mischel. Miel de Forêt Médaille d'Or : Alain Frieh, André Frieh ; Médaille d'Argent : Gilles Lehmann, Ferme Rolli ; Médaille de Bronze : Roland Fuhrmann.

 

 
 

 

Les vergers : un patrimoine naturel à préserver

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:11:20

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Les vergers : un patrimoine naturel à préserver
 

 
Visite des vergers de Lutter.
Dans Le Grenier de Lutter, l'association LED compte bien organiser des marchés aux fruits... Car des fruits, les vergers du village en regorgent ! « Il n'y a pas eu de remembrement du cadastre de 1826 », précise la présidente Christine Verry, ce qui a permis de conserver intacts les vergers cultivés par les habitants sur de grandes parcelles. Certains propriétaires possèdent ainsi une cinquantaine de cerisiers...
1 200 arbres numérotés

Le hic, c'est que depuis les années 1980, il n'existe plus de filière pour revendre ces fruits. Et les familles actuelles n'ont pas forcément le temps d'entretenir leurs arbres... qui finissent par s'abîmer et mourir. « C'est un patrimoine environnemental et génétique qui disparaît, mais ce sont aussi des traditions, des recettes autour du fruit qui se perdent », regrette Christine Verry. L'association s'est donnée pour mission de sauvegarder ces vergers. Elle a commencé un inventaire avec le soutien de la communauté de communes Sundgau et du Département. « Nous évaluons l'état, l'âge et la variété des arbres. Quand nous pouvons, nous ramassons les fruits tombés par terre pour les faire examiner. » Franck Christnacher, pomologue, apporte son expertise. À ce jour, 1 200 arbres ont été numérotés. Parmi eux, il y a quatre rares pommiers de la Saint-Nicolas. Depuis deux ans, l'association s'est dotée d'un pressoir à petits fruits pour transformer cerises, quetsches et autres prunes en jus délicieux. « Nous faisons des mélanges qui n'existent pas dans le coin ! » En février ou mars, l'association organisera une opération "gui" : « Nous irons chez les propriétaires qui acceptent notre aide pour enlever le gui sur les arbres : c'est un vrai parasite qui peut les tuer. »

Outre les vergers, l'association s'intéresse aussi de près aux zones humides qui abritent une biodiversité riche et variée. Au printemps, en partenariat avec la Maison de la nature du Sundgau, elle proposera au public de les découvrir à travers des visites sur site et des soirées débats consacrées aux amphibiens, oiseaux, mammifères et autres petits animaux qui peuplent ces milieux...

 

 
 

 

Wettolsheim Voeux du Nouvel An du maire En lice pour un 4e mandat

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 06:56:23

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Wettolsheim  Voeux du Nouvel An du maire
En lice pour un 4e mandat
Mardi dernier, la salle de réception de la mairie a prêté son cadre, pour la dernière fois, à la traditionnelle cérémonie des voeux du Nouvel An.
 

 
Le maire junior Sacha Ferry a présenté ses voeux à l'assemblée
Le maire Lucien Muller a eu le plaisir de saluer les nombreuses personnalités présentes. Il a ensuite fait un large tour d'horizon de la vie de la commune au cours de l'année écoulée, ainsi que dans le monde de manière plus générale.

L'actualité du village a été marquée en 2019 par la mise en route d'un chantier en gestation depuis 2001 : la construction de la salle multi-activités La Vigneraie, qui sera terminée pour la mi-février.

Le deuxième chantier d'importance a été la mise en place du réseau de vidéoprotection, aux entrées du village, sur le parking derrière la Grotte ainsi qu'aux deux points de collecte volontaire, ce qui a permis de réduire sensiblement les incivilités.

Ces dernières années, de nombreux logements collectifs ont vu le jour, l'attractivité de Wettolsheim se confirme ainsi quotidiennement. Deux nouvelles entreprises se sont implantées dans la zone d'activités des Erlen. À terme, près de 500 emplois ont été créés ou transférés dans cette zone démarrée en 2005 avec Colmar Agglomération.
Quatrième mandat

Lucien Muller a confirmé sa décision de briguer un quatrième mandat en mars, avec la grande majorité des élus de l'actuelle équipe. Il a remercié les chevilles ouvrières de l'action municipale qui font qu'il fait particulièrement bon vivre à Wettolsheim, tout comme les bénévoles des associations qui travaillent ensemble pour une animation de qualité et de diversité.

Il a ensuite passé la parole à Brigitte Klinkert. Celle-ci se dit une présidente du Haut-Rhin heureuse car elle est entourée d'une équipe d'élus engagés sur de beaux projets pour l'Alsace. Elle a remercié les maires pour leur engagement, ainsi que les forces vives du territoire, les associations, les bénévoles, et ceux qui assurent notre sécurité. Elle a brièvement parlé de la future Collectivité Européenne d'Alsace, exemplaire en termes d'efficacité et de proximité.
Appel aux bénévoles

Le premier adjoint Antoine Bohrer a fait un vibrant appel aux bénévoles afin de renforcer les associations de Wettolsheim, appel dirigé en particulier vers les nouveaux arrivants. Il a tenu à honorer Danièle Muller, et à travers elle les conjoints des membres du conseil municipal pour leur abnégation.

Le maire junior Sacha Ferry a très brièvement présenté ses voeux à tout le monde, en annonçant que son équipe s'attellera à la rénovation des aires de jeux du village.

Le maire Lucien Muller a ensuite convié la nombreuse assemblée au verre de l'amitié, qui s'est répartie dans les deux salles du premier étage de la mairie.

 

 
 

 

Serge Nicole, à l'offensive

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:00:17

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Serge Nicole, à l'offensive
 

 
Serge Nicole a remercié son adjointe à la culture, Valérie Haidar, qui ne se représente pas. Photo DNA /Jean-Louis MEYER
Serge Nicole aurait pu se contenter de voeux sans éclat, d'une grande neutralité, sans aucune référence aux municipales et à son adversaire. Certes, il n'a pas cité le nom de Claude Klinger-Zind mais quelques phrases, quelques sous-entendus ont vite replacé le discours du maire dans une logique de campagne électorale qu'il a officiellement démarrée la semaine dernière.
« La ville où il fait bon vivre »

Le maire, qui brigue un troisième mandat, a attendu la fin d'une rétrospective en images sur les projets réalisés (pôle sportif, extension du périscolaire et de l'école à Logelbach, poursuite de la rénovation de la chapelle Herzog, réalisation de deux pôles médicaux...) pour tenir son couplet bien rodé sur les finances communales. « Dépenses maîtrisées », « excédent de fonctionnement », Serge Nicole a même plagié son voisin, Gilbert Meyer, en se félicitant de voir figurer Wintzenheim dans plusieurs revues nationales vantant la bonne gestion de la commune.

Comme il l'a indiqué samedi dernier, Serge Nicole est « prêt » à défendre son bilan avec son équipe, en partie renouvelée, et se dit « toujours autant déterminé à faire de Wintzenheim la ville où il fait bon vivre, une ville qui bouge, qui a des projets ». Il a d'ailleurs insisté sur ce point, citant le classement de l'association des villes et villages de France qui situe Wintzenheim à la 817e place (sur 35 000) pour les communes où justement « il fait bon vivre ».

Vient la chute, sorte de flèche envoyée dans le jardin de son adversaire : « Ne laissons pas notre ville retomber dans l'immobilisme. » Puis il touche : « Cela s'est confirmé dans les différents budgets du mandat, nos opposants ont voté contre ou ne participaient pas au vote. Comment voulez-vous avancer avec de telles positions ? Si nous les avions écoutés, nous n'aurions tout simplement rien fait ! »
N.R.

 

 
 

 

appenwihr - Derniers voeux pour le maire et bénévoles à l'honneur

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 06:59:26

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appenwihr - Derniers voeux pour le maire et bénévoles à l'honneur
 

 
Après les remerciements destinés aux élus qui avaient fait le déplacement en nombre pour l'entourer (député, conseiller régional, conseillère départementale, président de la communauté de communes, maires, adjoints et conseillers municipaux passés et présents qui l'ont épaulé durant 25 ans), le maire André Deneuville a présenté ses voeux à l'assemblée. Pour couper court aux questions, il a immédiatement annoncé qu'il ne se représente pas au suffrage des Appenwihrois avant de se lancer dans un discours empli d'émotions et de remerciements.

De nombreuses personnes ont été mises à l'honneur ce soir-là : les donateurs et bénévoles sans qui rien ne pourrait être fait, les collaborateurs passés et présents de la mairie et de l'école qui se partagent un même bâtiment, mais aussi les associations qui font vivre la commune à travers les saisons et qui sont l'âme du village.

Des associations soutenues techniquement et financièrement par la commune pour leur permettre de continuer à exister pour l'intérêt général.
Un nouveau véhiculepour les pompiers

Les pompiers volontaires ont été salués pour leur disponibilité car ils sont sortis six fois depuis le 1er janvier et se sont vu remettre les clés de leur nouveau véhicule grâce à la bienveillance de la présidente du conseil départemental représentée ce soir-là par Betty Muller, maire de Geiswasser et conseillère départementale.

Muriel Ribstein, conseillère municipale, et tous les bénévoles qu'elle a su mobiliser ont été remerciés pour l'obtention de la 1re fleur.

Virginie Ligibell, présidente de l'association des petits potirons, a été remerciée pour son investissement sans faille au sein du périscolaire qui accueille les enfants de Hettenschlag, Logelheim et Appenwihr, a été l'une des plus surprise et émue de cette reconnaissance publique du travail accompli dans l'ombre depuis de nombreuses années.
Le maire à l'honneur

Puis vint l'heure des autres discours et pour conclure le député Eric Straumann a remis à André Deneuville la médaille d'honneur de l'Assemblée Nationale pour ses 25 ans de bons et loyaux services.

L'assemblée a été invitée à clore cette soirée autour du cocktail servi par les membres du conseil municipal d'Appenwihr avant de tirer les rois et les reines. Cette ultime soirée de voeux du maire s'est poursuivie jusque tard dans la soirée, les convives n'étant pas pressés de quitter les lieux où régnait une ambiance chaleureuse et conviviale.

 

 
 

 

obersaasheim - Les aînés mis à l'honneur

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 06:59:52

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obersaasheim - Les aînés mis à l'honneur
 

 
Les doyens du jour et la classe 1954 ont pris part à la fête des aînés. Photo L'Alsace /Sylvie SIEBER
La fête des aînés de la commune d'Obersaasheim a réuni 125 convives à la salle polyvalente du village, dimanche 19 janvier.

Les invités ont été accueillis par Patrick Clur, maire de la commune, entouré de ses adjoints. Le service était assuré par les conseillers municipaux qui ont également offert des pâtisseries maison. Les membres de la classe 1954 y participaient pour la première fois et les doyens du jour étaient Josiane Grotzinger âgée de 92 ans et Maurice Chapuis, âgé de 89 ans. Durant l'après-midi, la municipalité a mis à l'honneur Marie-Rose Geber qui fêtait son 80e anniversaire le jour même, en lui remettant un panier garni pour l'occasion. Enfin, Eric Straumann présent pour l'occasion, a remis à Patrick Clur la médaille d'honneur de l'Assemblée Nationale en remerciement de trente-sept années d'engagement municipal.

 

 
 

 

sundgau - Pour des villages plus verts

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:07:08

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sundgau - Pour des villages plus verts
 

 
Avant les opérations de plantation, les premiers piquetages ont été effectués sous l'oeil averti d'Yves Friquet (à gauche), ingénieur au service environnement et agriculture du Département, en charge de la gestion du patrimoine arboré du Haut-Rhin. Photo L'Alsace /V.M.
43 érables coupés, 126 arbres replantés
« Les arbres, on ne les coupe pas n'importe comment », lance la conseillère départementale du canton d'Altkirch, Sabine Drexler, qui voit dans cette opération de plantations compensatoires une belle occasion de reverdir le Sundgau et plus particulièrement la vallée de Hundsbach.

Il y a deux ans et après une série d'accidents de la route, dont certains mortels, une étude de sécurité globale avait conduit à un réaménagement sécuritaire du tronçon routier de la Départementale 419, entre Tagsdorf et Trois-Maisons. À l'arrivée, 43 érables d'alignement bordant la chaussée depuis les années quatre-vingt avaient été abattus. « J'avais tenu à ce qu'il y ait un diagnostic clair afin qu'on coupe les arbres pour de bonnes raisons », rappelle Sabine Drexler. Des arbres coupés qui représentaient un danger pour les automobilistes. Cette vaste opération d'abattage, menée en concertation avec Alsace Nature, nécessitait donc une plantation compensatoire, le ratio souhaité étant d'au moins deux arbres replantés pour un arbre abattu. Le Département a finalement été bien au-delà : pas moins de 126 arbres de multiples essences et 554 arbustes (haies) vont ainsi prendre racine d'ici la mi-février.
Les troncs s'éloignent de la route

La trop faible emprise d'accotement le long de la RD 419 ne permettant pas de replanter de nouveaux arbres à au moins quatre mètres de la chaussée comme l'imposent les règles de sécurité routière, d'autres solutions avaient été recherchées avec les communes des environs. Les villages de Schwoben, Hausgauen, Hundsbach et Franken se sont ainsi portés volontaires pour proposer des sites d'implantation. La communauté de communes Sundgau a également été associée au projet pour un site entre Hundsbach et Franken, le long d'une nouvelle conduite souterraine. Au total, onze lieux d'implantation sont prévus entre les quatre villages. Les plantations compensatoires débuteront le 28 janvier dans les communes de la vallée de Hundsbach. Le chantier va durer une dizaine de jours et devrait également permettre la plantation de haies à but anti-érosion, mais aussi pour prévenir les coulées de boues dans le secteur de Hundsbach. Dans la foulée, l'opération permettra de redonner tout son lustre à l'allée menant à la chapelle Saint-Brice de Hausgauen, où quatre tilleuls et 24 merisiers viendront remplacer les rangées de frênes malades qui avaient été abattus l'an dernier.
Une « belle vitrine » pour Marie-Pire

Pour le choix des différentes essences, le Département du Haut-Rhin a également tenu compte du réchauffement climatique et des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents en Alsace. Outre les fruitiers, cerisiers, cognassiers, pruniers, poiriers, pommiers et mirabelliers, des érables champêtres ont été choisis pour leur bonne résistance à la sécheresse. Tilleuls, chênes, merisiers, bouleaux, saules et aulnes vont aussi prendre place grâce aux bons soins des équipes espaces verts de l'association altkirchoise Marie-Pire, qui entame là une collaboration inédite avec les services du conseil départemental. « C'est déjà une belle opération d'un point de vue écologique, pouvoir faire travailler Marie-Pire c'est un peu la cerise sur le gâteau », commente Sabine Drexler, qui témoigne aussi d'une « vraie volonté politique » : rendre les villages plus verts. Toutes les équipes espaces verts de l'Établissement et service d'aide par le travail (Esat) d'Altkirch seront sur le pont pour assurer la plantation des arbres d'ici la mi-février, soit une vingtaine d'ouvriers secondés par cinq moniteurs. Tuteurage, protection des troncs contre l'échaudure et autres travaux de paillage : tout sera assuré par les équipes de Marie-Pire.
Sous le signe du développement durable

À l'arrivée, une « belle opération paysagère » mêlant environnement, social et soutien au tissu économique local. « On est dans toutes les catégories du développement durable et dans tous les champs d'action du Département », résume Sabine Drexler. « Ce n'est que du positif », clament les différents acteurs du projet, qui aura nécessité de longs mois de préparation et de réunions. Élaborée en concertation étroite avec les élus et les agriculteurs des villages concernés, cette opération de plantations compensatoires représentera aussi une « belle vitrine » pour l'association Marie-Pire, dont le service espaces verts compte déjà environ 240 clients à l'année, des grandes entreprises aux collectivités en passant par les particuliers ; le tout pour un chiffre d'affaires annuel d'environ 600 000 EUR. « L'association est heureuse de pouvoir participer à ces plantations, explique son président Claude Lehr. Ça renforce encore les liens qu'on peut avoir avec les acteurs locaux. » L'Esat de Marie-Pire compte au total 170 salariés, dont 133 travailleurs handicapés.
Une dimension pédagogique

Au-delà de ses dimensions sociales et environnementales, le projet comprendra également un volet pédagogique : les élèves des écoles du secteur, à commencer par ceux du RPI de Winkel, seront invités à assister aux opérations de plantations. Un projet pédagogique sera ainsi lancé autour des jeunes arbres de la vallée de Hundsbach en partenariat avec la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin.
Vivian MILLET

 

 
 

 

schwoben - « La cohésion, un moteur de bien-être »

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:09:39

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schwoben - « La cohésion, un moteur de bien-être »
 

 
Durant la cérémonie des voeux, Stéphane Dubs, maire de Schwoben, n'a fait aucun bilan de son mandat. Photo L'Alsace
La traditionnelle cérémonie des voeux de Schwoben, présidée par le maire Stéphane Dubs, entouré du conseil municipal et en présence de Sabine Drexler, conseillère départementale, a été à la fois simple et conviviale, somme toute à l'image de la commune.

Les habitants ont partagé ce rendez-vous avec les représentants de la gendarmerie et de la brigade verte, les sapeurs-pompiers du bas Thalbach, la directrice d'école, les agents communaux et intercommunaux et les présidents d'association. « La cohésion de notre petit village était, ces cinq dernières années, un moteur de bien-être », a rappelé le premier magistrat.

La commune a obtenu le label « Commune nature » avec trois libellules. L'éclairage a été doté d'ampoules leds. Le chemin du Bromacker, reliant le village à Hausgauen, a été refait. Après deux ans de travail sur l'urbanisme, le village verra de nouvelles constructions, l'arrivée de nouvelles familles, avec des enfants.

En cette période électorale, l'élu n'a fait aucun bilan du mandat ni évoqué de projets.

Après avoir adressé un vibrant merci à tous ceux et celles qui font vivre Schwoben au quotidien, l'élu a invité l'assemblée à une réception qui s'est prolongée autour du verre de l'amitié.

 

 
 

 

bourbach le haut - Un maire heureux, satisfait et fier de son village

Publié dans le panorama le Samedi 25 janvier 2020 à 07:10:29

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bourbach le haut - Un maire heureux, satisfait et fier de son village
 

 
L'ensemble des représentants des forces vives honorés pour leur dévouement au profit du village, lors de la cérémonie des voeux du maire Joël Mansuy. Photo DNA A.S.
Le maire de Bourbach-le-Haut, Joël Mansuy, a accueilli de très nombreux invités lors de ses voeux. Des personnes venues témoigner pour les uns, découvrir le village pour les autres, cette « ruche » de 442 habitants qui se démarque par son art de vivre au quotidien, dans un lieu patrimonial qu'il convient de protéger au même titre que les monuments historiques.

« Que serais-je sans toi ? », a dit le maire en s'adressant à ses conseillers municipaux, et « Que serais-je sans vous ? », en s'adressant aux différents services de la commune.
Le maire se représente

Le premier magistrat n'a pas eu de mots assez forts pour traduire ce qu'il doit à ses conseillers municipaux et à toutes celles et ceux qui animent les services de la commune. Son émotion était palpable pour cette dernière cérémonie des voeux de la mandature qui s'achève. Et, se tournant vers les bénévoles qui oeuvrent au sein de la commune pour la rendre vivante, il a dit : « Offrir de son temps et de ses connaissances pour aider les autres et permettre aux associations de bien fonctionner est une idée généreuse qui honore celles et ceux qui sont en mesure de le faire. » En s'adressant aux forces vives du village, Joël Mansuy a rappelé à ses invités toute la reconnaissance, la considération et le respect qu'on leur doit. C'est pourquoi il les a invités à présenter leurs activités et les a remerciés pour leur engagement.

Bourbach-le-Haut est un village attrayant comme le prouve l'installation de treize nouveaux foyers en 2019. Le maire a également laissé entrevoir une issue heureuse quant à la menace qui pesait sur le centre de secours en réanimation. Un pompier professionnel, formateur au Sdis de Mulhouse, qui a choisi Bourbach-le-Haut pour y vivre, qui pourrait prendre le commandement du CPI. À ce propos, il lance un appel à celles et ceux qui souhaiteraient rejoindre une équipe qui se dit prête à porter secours à toute personne en danger. Ce dynamisme encourage Joël Mansuy à se représenter avec une équipe renouvelée au suffrage de ses concitoyens en mars prochain. Une rétrospective de l'activité villageoise de l'an passé a permis à chacun de revivre des moments inoubliables.

Avant de convier l'assemblée à partager le verre de l'amitié, Joël Mansuy a laissé la parole à François Horny pour la com-com Thann-Cernay et à Pascal Ferrari qui a dressé un bilan de ce qui a été entrepris et réalisé par le Département.
André SPETZ