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Emmanuel Macron honore les déportés de France

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:11:59

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Emmanuel Macron honore les déportés de France
 

 
Emmanuel Macron a prononcé un discours jeudi en Israël, à la mémoire des 73 853 juifs de France déportés. Photo Ludovic MARIN/AFP
C'est la première fois qu'un président français vient se recueillir devant ce « mur des noms » où sont inscrits les patronymes, origines, dates et lieux de déportation de 73 853 juifs déportés depuis la France.

Ce bandeau de pierre incurvé a été installé en 1981 sur une colline verdoyante, à l'orée de la forêt de Roglit à Neve Michael, à 30 km à l'ouest de Jérusalem, à l'initiative de Serge et Beate Klarsfeld, présidents de l'association des Fils et filles de déportés juifs de France. Le couple était d'ailleurs aux côtés du chef de l'État.

Une jeune musicienne a joué le « Chant des déportés » avec un violon ayant appartenu à un luthier du ghetto de Varsovie. Une autre jeune fille a lu la dernière lettre, déchirante, d'une adolescente déportée à sa famille d'accueil.

« Il faut que j'aie du courage, j'espère vous revoir bientôt. Pourvu que je revienne », écrivait la petite Colette, qui n'est jamais revenue. « PS. On nous apprend que nous devons partir pour Drancy dans un train. Je vous écrirai de Drancy si je peux. Mes provisions s'épuisent et j'ai déjà faim ».
Des lycéens français présents

Sur les quelque 80 000 déportés juifs de France, symbolisés par 80 000 arbres plantés au mémorial de Roglit, 43 441 ont été gazés dès leur arrivée.

Le président de la République a ensuite parlé avec des lycéens venus de Saint-Ouen, en banlieue parisienne, et à des rescapés.

« Se souvenir, c'est permettre de faire comprendre, de revivre, avec la part humaine, donc c'est aussi pour ça qu'évoquer les rescapés, c'est impressionnant de voir la trace que ça laisse dans notre jeunesse », a-t-il dit à cette occasion.

Le ministre de l'Intérieur français, Christophe Castaner, s'est de son côté recueilli dans un cimetière de Jérusalem sur les tombes des victimes de l'école juive Ozar Hatorah, rebaptisée Ohr Torah, de Toulouse, tuées par le djihadiste Mohamed Merah en 2012.

Il est aussi allé se recueillir sur les tombes d'Ilan Halimi, jeune juif enlevé et tué en 2006 en région parisienne après trois semaines de tortures, des victimes de l'attentat du magasin Hyper Cacher en 2015 et de Sarah Halimi, morte par défenestration à Paris en 2017.

Emmanuel Macron s'est ensuite adressé à la communauté française d'Israël, avant de se rendre aux cérémonies marquant le 75e anniversaire de la libération du camp nazi d'Auschwitz qui réunissent une quarantaine de dirigeants étrangers à Jérusalem.

 

 
 

Israël  Mémoire Emmanuel Macron honore les déportés de France

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:00:59

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Israël  Mémoire
Emmanuel Macron honore les déportés de France
Le président français Emmanuel Macron a assisté, jeudi près de Jérusalem, à un hommage au mémorial de la déportation des Juifs de France, organisé avant la commémoration de la libération du camp nazi d'Auschwitz à Yad Vashem.
 

 
Emmanuel Macron a prononcé un discours jeudi en Israël, à la mémoire des 73 853 juifs de France déportés.
C'est la première fois qu'un président français vient se recueillir devant ce « mur des noms » où sont inscrits les patronymes, origines, dates et lieux de déportation de 73 853 juifs déportés depuis la France.

Ce bandeau de pierre incurvé a été installé en 1981 sur une colline verdoyante, à l'orée de la forêt de Roglit à Neve Michael, à 30 km à l'ouest de Jérusalem, à l'initiative de Serge et Beate Klarsfeld, présidents de l'association des Fils et filles de déportés juifs de France. Le couple était d'ailleurs aux côtés du chef de l'État.

Une jeune musicienne a joué le « Chant des déportés » avec un violon ayant appartenu à un luthier du ghetto de Varsovie. Une autre jeune fille a lu la dernière lettre, déchirante, d'une adolescente déportée à sa famille d'accueil.

« Il faut que j'aie du courage, j'espère vous revoir bientôt. Pourvu que je revienne », écrivait la petite Colette, qui n'est jamais revenue. « PS. On nous apprend que nous devons partir pour Drancy dans un train. Je vous écrirai de Drancy si je peux. Mes provisions s'épuisent et j'ai déjà faim ».
Des lycéens français présents

Sur les quelque 80 000 déportés juifs de France, symbolisés par 80 000 arbres plantés au mémorial de Roglit, 43 441 ont été gazés dès leur arrivée.

Le président de la République a ensuite parlé avec des lycéens venus de Saint-Ouen, en banlieue parisienne, et à des rescapés.

« Se souvenir, c'est permettre de faire comprendre, de revivre, avec la part humaine, donc c'est aussi pour ça qu'évoquer les rescapés, c'est impressionnant de voir la trace que ça laisse dans notre jeunesse », a-t-il dit à cette occasion.

Le ministre de l'Intérieur français, Christophe Castaner, s'est de son côté recueilli dans un cimetière de Jérusalem sur les tombes des victimes de l'école juive Ozar Hatorah, rebaptisée Ohr Torah, de Toulouse, tuées par le djihadiste Mohamed Merah en 2012.

Il est aussi allé se recueillir sur les tombes d'Ilan Halimi, jeune juif enlevé et tué en 2006 en région parisienne après trois semaines de tortures, des victimes de l'attentat du magasin Hyper Cacher en 2015 et de Sarah Halimi, morte par défenestration à Paris en 2017.

Emmanuel Macron s'est ensuite adressé à la communauté française d'Israël, avant de se rendre aux cérémonies marquant le 75e anniversaire de la libération du camp nazi d'Auschwitz qui réunissent une quarantaine de dirigeants étrangers à Jérusalem.

 

 
 

 

social  51 e journée d'actions contre la réforme Retraites : guerre d'usure et d'images

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:59:12

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social  51 e journée d'actions contre la réforme
Retraites : guerre d'usure et d'images
Depuis décembre, les mouvements de contestations à la réforme prennent un tour plus radical. Malgré la présentation en conseil des ministres du projet de loi sur lequel les syndicats réformistes vont discuter, cette pression pourrait durer des semaines.
 

 
Au Havre, la ville du Premier ministre, des militants CGT ont posé un piquet de grève devant un dépôt portuaire : les opposants reviennent dans la rue ce vendredi après une semaine d'actions commando.
Énième bras de fer ce vendredi sur la réforme des retraites : elle est présentée au conseil des ministres et au même moment, plusieurs organisations syndicales appellent à descendre dans la rue pour maintenir la pression sur le gouvernement.

Après deux ans de concertation, sept semaines de conflits et des manifestations souvent émaillées de violence, notamment à Paris, la guerre d'usure a bien lieu. En région parisienne, les transports en commun ont été très fortement perturbés durant six semaines. Du jamais vu. Même si bus, tramway, métro et train circulent à nouveau à peu près normalement, le climat social reste extrêmement tendu.
Vendredi ou jamais

Ce vendredi verra la septième journée d'actions organisée par l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU et CFE-CGC). « Vendredi, c'est le jour ou jamais » a prévenu Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. Le jour ou jamais pour que tous ceux qui sont hostiles à cette réforme, le fassent savoir. Ce dont ils ne se privent pas... Des militants de la CGT-Energie ont en effet revendiqué s'être introduits dans les locaux de la CFDT pour y couper l'électricité. Violence verbale et physique : Laurent Berger, le patron de la CFDT, a dénoncé, suivi par Philippe Martinez lui-même.
Macron chahuté

Des syndicats débordés par leurs bases, le président Macron chahuté alors qu'il assiste à une représentation de théâtre, des avocats qui jettent leurs robes devant leur ministre de tutelle, des médecins qui mettent leurs blouses à terre dans les halls d'hôpitaux, des députés de la majorité qui ne peuvent plus présenter leurs voeux sans être interrompus, des ministres qui annulent les leurs... La contestation prend des tours plus spectaculaires et aussi plus radicaux.
Des violences récurrentes

La figure du chef de l'État est parfois caricaturée en Louis XVI. Ce n'est pas nouveau : Nicolas Sarkozy ou François Hollande avaient aussi dû subir incivilités et insultes en leur temps. « Les violences ne sont pas seulement vis-à-vis du président de la République : ce qui est attaqué, c'est la démocratie. Le point commun entre les extrêmes, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, c'est de pointer l'illégitimité de l'élection présidentielle », note Stanislas Guerini, le délégué général de la République en marche.
Les oppositions remontées

Le séisme électoral de 2017, qui a vu Macron balayer les partis traditionnels, aurait suscité du ressentiment chez les perdants et dans « l'ancien monde ». Illustration : toute la gauche s'unit pour s'opposer à la réforme des retraites alors que ses différentes composantes ne défendent pas les mêmes options. Ou avec la droite : Le parti les Républicains (LR), favorable à la réforme des retraites sur le fond, s'apprête pourtant à livrer une bataille parlementaire sans merci à l'Assemblée nationale, quitte à décontenancer son électorat.

« Il y a eu des erreurs faites, notamment l'âge pivot et ça ne se rattrape pas », décrypte un conseiller ministériel assez réaliste. « Au final, les responsables, c'est toujours ceux qui gouvernent. On sera tenus responsables des violences, davantage que ceux qui les commettent ».
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Social  Manifestations nocturnes à Strasbourg et Mulhouse Des flambeaux pour stopper la réforme

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:01:43

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Social  Manifestations nocturnes à Strasbourg et Mulhouse
Des flambeaux pour stopper la réforme
La tendance semble forte : les manifestants défilent désormais de nuit, flambeaux en main. À Mulhouse comme à Strasbourg, ce jeudi, plusieurs centaines de personnes se sont ainsi retrouvées en centre-ville. Ce vendredi aura lieu la septième journée nationale.
 

 
À Strasbourg la marche aux flambeaux a duré plus d'une heure.
À Strasbourg
À la veille de la présentation du projet de retraite universelle à points devant le conseil des ministres, près de 1 200 personnes ont bravé le froid jeudi soir à Strasbourg pour manifester une fois de plus leur opposition à la réforme.

Pour l'occasion, l'intersyndicale CGC-CGT-FO-Solidaires-FSU a choisi d'innover sur la forme : comme cela s'était déjà fait à Mulhouse et dans plusieurs villes la semaine passée, les manifestants ont cette fois défilé de nuit à travers le centre-ville en brandissant des flambeaux.

Au préalable, des centaines de torches en cire avaient été distribuées par les organisations syndicales, moyennant des dons en faveur de la caisse de retraite des cheminots. « Il est essentiel de continuer à se mobiliser et à occuper le pavé. Cela permet aussi aux gens qui ne sont pas disponibles pour la manifestation de ce vendredi de se mobiliser à un autre moment », a expliqué Jacky Wagner, secrétaire général de la CGT du Bas-Rhin avant le départ du cortège.
« On lâche rien »

Cette retraite aux flambeaux, qui n'avait rien d'un cortège de pénitents, a pris par moments des allures très festives grâce notamment aux chansons diffusées par la sono de la CGT, et reprises avec entrain par certains manifestants.

Ceux-ci ne sont pas privés non plus de scander tout au long du parcours les slogans phares du mouvement : « Pas un jour de plus/Pas un euro de moins/Non, non, non à la retraite à points », « On est là/Même si Macron ne le veut pas/Nous on est là/pour l'honneur des travailleurs/et pour un monde meilleur », etc.

Revenus sur la place Kléber, le point de départ, après plus d'une heure de marche, les manifestants se sont dispersés après avoir repris une dernière fois en choeur le refrain de la chanson « On lâche rien » de HK et Les Saltimbanks.
À Mulhouse

Un peu moins de 200 personnes (dont une petite vingtaine de Gilets jaunes) ont manifesté à la lueur des flambeaux dans les rues de Mulhouse, ce jeudi en début de soirée, répondant à l'appel d'une intersyndicale SNES FSU, CGT, FO et Solidaires.

Cette protestation nocturne, clin d'oeil aux « marches aux flambeaux » du 14 juillet qui commémorent la prise de la Bastille par le peuple de Paris, continue d'essaimer à travers l'Hexagone...

À Mulhouse les manifestants ont défilé dans les rues rejoignant l'avenue Kennedy avec un passage à côté de la Mairie, l'avenue de Colmar pour un retour à la case départ.

Comme la semaine dernière les flambeaux étaient vendus. L'argent récolté viendra abonder la caisse de grève des cheminots alsaciens.

 
X.T. et A.C. * Ce vendredi, l'intersyndicale bas-rhinoise appelle à nouveau à manifester à 14 h, place de la Bourse à Strasbourg. Ce vendredi, les syndicats haut-rhinois appellent à nouveau à manifester. Rendez-vous à 13h30, place de la Bourse à Mulhouse..

* Ce vendredi, l'intersyndicale bas-rhinoise appelle à nouveau à manifester à 14 h, place de la Bourse à Strasbourg.

 
 

 

Près de 1 500 manifestants aux flambeaux en Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:09:44

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Près de 1 500 manifestants aux flambeaux en Alsace
 

 
Quelque 200 personnes ont manifesté ce jeudi soir à Mulhouse (ici place de la Réunion).  Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
? À Strasbourg, la veille de la présentation du projet de retraite universelle à points devant le conseil des ministres, près de 1 200 personnes ont bravé le froid, ce jeudi soir, pour manifester une fois de plus leur opposition à la réforme. Pour l'occasion l'intersyndicale CGC-CGT-FO-Solidaires-FSU a choisi de défiler de nuit à travers le centre-ville en brandissant des flambeaux. Au préalable des centaines de torches en cire avaient été distribuées par les organisateurs, moyennant des dons en faveur de la caisse de retraite des cheminots. « Il faut continuer à se mobiliser et à occuper le pavé. Cela permet aussi aux gens qui ne sont pas disponibles pour la manifestation de ce vendredi de se mobiliser à un autre moment », a expliqué Jacky Wagner, secrétaire général de la CGT du Bas-Rhin avant le départ du cortège.

Cette retraite aux flambeaux, qui n'avait rien d'un cortège de pénitents, a pris par moments des allures très festives, grâce notamment aux chansons diffusées par la sono de la CGT et reprises avec entrain par certains manifestants. Ceux-ci ne sont pas privés non plus de scander tout au long du parcours les slogans phares du mouvement : « Pas un jour de plus/Pas un euro de moins/Non, non, non à la retraite à points », « On est là/Même si Macron ne le veut pas/Nous on est là/pour l'honneur des travailleurs/et pour un monde meilleur », etc.
« On lâche rien »

Revenus sur la place Kléber, le point de départ, après plus d'une heure de marche, les manifestants se sont dispersés après avoir repris une dernière fois en choeur le refrain de la chanson « On lâche rien » de HK et Les Saltimbanks.

? À Mulhouse, un peu moins de 200 personnes - dont une petite vingtaine de gilets jaunes - ont manifesté à la lueur des flambeaux dans les rues du centre-ville, ce jeudi en début de soirée, répondant à l'appel d'une intersyndicale Snes FSU, CGT, FO et Solidaires. Cette protestation nocturne, clin d'oeil aux « marches aux flambeaux » du 14 juillet qui commémorent la prise de la Bastille par le peuple de Paris, continue d'essaimer à travers l'Hexagone... Dans la cité du Bollwerk, les manifestants ont défilé dans les rues rejoignant l'avenue Kennedy avec un passage à côté de la mairie et avenue de Colmar avant un retour à la case départ. Comme la semaine dernière les flambeaux étaient vendus et l'argent récolté viendra abonder la caisse de grève des cheminots.
X. T. et A. C.

 

 
 

Retraites : guerre d'usure et d'images

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:10:18

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Retraites : guerre d'usure et d'images
 

 
Au Havre, la ville du Premier ministre, des militants CGT ont posé un piquet de grève devant un dépôt portuaire : les opposants reviennent dans la rue ce vendredi après une semaine d'actions commando. Photo Lou BENOIST/AFP
Énième bras de fer ce vendredi sur la réforme des retraites : elle est présentée au conseil des ministres et au même moment, plusieurs organisations syndicales appellent à descendre dans la rue pour maintenir la pression sur le gouvernement.

Après deux ans de concertation, sept semaines de conflits et des manifestations souvent émaillées de violence, notamment à Paris, la guerre d'usure a bien lieu. En région parisienne, les transports en commun ont été très fortement perturbés durant six semaines. Du jamais vu. Même si bus, tramway, métro et train circulent à nouveau à peu près normalement, le climat social reste extrêmement tendu.
Vendredi ou jamais

Ce vendredi verra la septième journée d'actions organisée par l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU et CFE-CGC). « Vendredi, c'est le jour ou jamais » a prévenu Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. Le jour ou jamais pour que tous ceux qui sont hostiles à cette réforme, le fassent savoir. Ce dont ils ne se privent pas... Des militants de la CGT-Energie ont en effet revendiqué s'être introduits dans les locaux de la CFDT pour y couper l'électricité. Violence verbale et physique : Laurent Berger, le patron de la CFDT, a dénoncé, suivi par Philippe Martinez lui-même.
Macron chahuté

Des syndicats débordés par leurs bases, le président Macron chahuté alors qu'il assiste à une représentation de théâtre, des avocats qui jettent leurs robes devant leur ministre de tutelle, des médecins qui mettent leurs blouses à terre dans les halls d'hôpitaux, des députés de la majorité qui ne peuvent plus présenter leurs voeux sans être interrompus, des ministres qui annulent les leurs... La contestation prend des tours plus spectaculaires et aussi plus radicaux.
Des violences récurrentes

La figure du chef de l'État est parfois caricaturée en Louis XVI. Ce n'est pas nouveau : Nicolas Sarkozy ou François Hollande avaient aussi dû subir incivilités et insultes en leur temps. « Les violences ne sont pas seulement vis-à-vis du président de la République : ce qui est attaqué, c'est la démocratie. Le point commun entre les extrêmes, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, c'est de pointer l'illégitimité de l'élection présidentielle », note Stanislas Guerini, le délégué général de la République en marche.
Les oppositions remontées

Le séisme électoral de 2017, qui a vu Macron balayer les partis traditionnels, aurait suscité du ressentiment chez les perdants et dans « l'ancien monde ». Illustration : toute la gauche s'unit pour s'opposer à la réforme des retraites alors que ses différentes composantes ne défendent pas les mêmes options. Ou avec la droite : Le parti les Républicains (LR), favorable à la réforme des retraites sur le fond, s'apprête pourtant à livrer une bataille parlementaire sans merci à l'Assemblée nationale, quitte à décontenancer son électorat.

« Il y a eu des erreurs faites, notamment l'âge pivot et ça ne se rattrape pas », décrypte un conseiller ministériel assez réaliste. « Au final, les responsables, c'est toujours ceux qui gouvernent. On sera tenus responsables des violences, davantage que ceux qui les commettent ».
Nathalie MAURET

 

 
 

« Un procès en illégitimité du projet présidentiel »

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:12:53

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« Un procès en illégitimité du projet présidentiel »
 

 
Photo COM /DR
Les manifestations ciblent Emmanuel Macron. Pourquoi ?

Il est logique que sous la Ve République toute mobilisation d'importance contre un projet gouvernemental se focalise sur la figure du chef de l'État. Cela prend une intensité particulière car la réforme des retraites apparaît comme la suite logique du projet d'Emmanuel Macron, approuvé par 24 % des Français au premier tour mais pas au second tour compte tenu de la présence de Marine Le Pen. Pour certains, Emmanuel Macron impose au pays des réformes que la majorité n'a pas validé.
Est-ce un procès en illégitimité ?

C'est un procès en illégitimité du projet présidentiel. Depuis la crise des gilets jaunes, il y a l'idée que le président n'est pas attaché à son pays comme ses prédécesseurs. On assiste à un réveil dans l'imaginaire national de la figure du roi : comme avec Giscard d'Estaing, on associe Emmanuel Macron à Louis XVI. C'est ce qui donne cette outrance.
Dans votre livre (1), vous analysez la crise des gilets jaunes comme un conflit de classes. Est-ce la même chose avec la réforme des retraites ?

Oui, tout le quinquennat est traversé par un imaginaire de lutte des classes qui se traduit dans les sondages. Il existe un clivage très fort selon que l'on est ouvrier ou employé ou que l'on appartient aux cadres supérieurs ou aux retraités. Dossier après dossier, ces catégories s'affrontent : il y a une déchirure sociale importante dans le rapport à Emmanuel Macron.
Faut-il davantage de démocratie directe ?

Le problème n'est pas tant l'absence de démocratie directe que la crise de démocratie représentative. Le débat n'existe pas à l'Assemblée nationale car les partis qui représentent le vote populaire (le RN et LFI) n'ont que quelques députés. Ouvriers et employés ne sont pas représentés.
Propos recueillis par N.M.

(1) « Bloc contre bloc », la dynamique du Macronisme. Les éditions du Cerf

 

 
 

JUSTICE  Réforme des retraites Les jeunes avocats et l'oeil de la cigogne

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:59:54

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JUSTICE  Réforme des retraites
Les jeunes avocats et l'oeil de la cigogne
 

 
La vidéo montre les jeunes avocats en plein entraînement au combat.
Les jeunes avocats du barreau de Colmar ont réalisé et posté sur YouTube une vidéo illustrant leur lutte contre le projet de réforme des retraites. Filmée mercredi, elle mobilise une quinzaine d'avocats enfilant les gants de boxe et s'entraînant au combat dans les jardins de la cour d'appel, au son du tube de la bande originale de Rocky, The Eye of the tiger, rebaptisé pour l'occasion The Eye of the cigogne. D'une violence inouïe, la vidéo montre des robes noires fracassant l'affichette « le régime universel », en piétinant d'autres, descendant un escalier en frappant l'air de directs du droit et du gauche...

Le Premier ministre Édouard Philippe avait rendez-vous jeudi soir avec les représentants de la profession et le conseil national des barreaux doit tenir ce week-end une assemblée générale qui donnera le ton quant à la poursuite ou l'arrêt du mouvement de grève commencé le 6 janvier. Les avocats de moins de 40 ans représentent plus de la moitié des effectifs du barreau de Colmar. Ils seraient les plus impactés par la réforme entraînant un doublement des cotisations et une baisse de 30 % des pensions.

 

 
 

 

STRASBOURG Voeux de Frédéric Bierry Mille agents réunis au Département

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:53:18

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STRASBOURG Voeux de Frédéric Bierry
Mille agents réunis au Département
Frédéric Bierry a présenté ses voeux au personnel du conseil départemental du Bas-Rhin jeudi soir. Plus de 1 000 agents étaient présents.
 

 
Frédéric Bierry a axé son intervention autour de la future Collectivité européenne d'Alsace.
Fier de ses agents, Frédéric Bierry leur a rendu hommage pour leur travail effectué au service des Bas-Rhinois. Il les a aussi remerciés pour leur implication dans la construction de la Collectivité européenne d'Alsace (CeA), notamment pour les travaux de rapprochement et d'harmonisation des politiques publiques des deux Départements.
« La convergencedes deux Départementsse fera dans le respectde chaque agent »

Frédéric Bierry leur a assuré que la convergence se ferait dans le respect des agents : chacun aura sa place et son rôle à jouer dans la nouvelle collectivité.

Les élus et les agents réunis des deux conseils départementaux formeront dans un an l'équipe d'Alsace de la CeA. Une équipe qui jouera la même partition pour créer une dynamique collective unique dans l'histoire de l'Alsace. Le service public alsacien sera géré avec rigueur et toujours au plus près des Alsaciens, promet Frédéric Bierry.

Avec la mise en place de la CeA, Frédéric Bierry rappelle que le service public alsacien se traduira par un accompagnement humain inconditionnel et de proximité, dans le but de simplifier la vie quotidienne de tous les Alsaciens.

Confiant en l'avenir, il veut prouver aux Alsaciens qu'ils avaient raison de vouloir le retour d'une Alsace institutionnelle avec son service public.
« Un modèle »

« Nous avons le pouvoir d'ouvrir la voie à un modèle de référence. Une collectivité d'un nouveau genre impliquée dans la société civile, fédératrice, qui sert le bien commun avec compétence, rigueur et lucidité. Pour cela, je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi », a conclu le président du Département du Bas-Rhin à l'adresse de son auditoire.

 

 
 

 

Grand Est Environnement et transition écologique La Région se branche sur l'énergie citoyenne

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:04:11

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Grand Est Environnement et transition écologique
La Région se branche sur l'énergie citoyenne
Le conseil régional Grand Est lance un appel à des initiatives citoyennes en faveur de l'environnement. Les projets retenus bénéficieront d'une aide de 1 000 EUR à 10 000 EUR. En parallèle, le CESER anime un forum numérique « pour accélérer la transition écologique ».
 

 
La plantation de haies favorise la biodiversité.
Conseil régional :les initiatives citoyennes
Les petits ruisseaux font les grandes rivières. L'appel du conseil régional à des initiatives citoyennes en faveur de l'environnement s'appuie sur ce principe.

L'idée est de compléter les dispositifs d'aide traditionnels aux collectivités et aux associations par des financements destinés à des actions plus modestes. « L'objectif est d'inciter les gens à apporter leur goutte d'eau, à l'image du colibri », indique Bernard Gerber, vice-président de la commission de l'environnement.

Cet appel s'adresse à tout porteur de projet ayant un statut de personne morale de droit privé (associations locales, associations de quartier, associations de parents d'élèves, société coopérative d'intérêt collectif) ou citoyens de la région (seul ou en collectif) portant un projet d'intérêt collectif. Les projets doivent être déposés avant le 31 mars sur une plateforme dédiée (1).

Ces microprojets devront toucher au moins un des quatre domaines suivants : l'eau, la biodiversité, l'énergie et l'économie circulaire. Il s'agira par exemple d'améliorer le cadre de vie du quotidien, de reconquérir la biodiversité ordinaire, de préserver les ressources en eaux, d'atténuer ou de s'adapter au changement climatique, ou de satisfaire des objectifs sociaux.

Le montant total du soutien financier de la Région sera de 1 000 EUR à 10 000 EUR par projet sélectionné. Une enveloppe globale de 500 000 EUR est prévue à cet effet.

« Notre volonté est de favoriser l'adhésion des citoyens en les rendant acteurs sur des sujets de transition », note Bernard Gerber en insistant sur l'étendue et le caractère pratique des actions. Elles peuvent aller de la création de vergers à la plantation de haies, de la végétalisation des rues à des jardins partagés.
CESER : le forum numérique

« On parle, on parle, mais on a du mal à voir des actions concrètes se mettre en place. » C'est ce constat, traduit ici par Alain Target, premier vice-président du Conseil économique, social et environnemental régional (CESER), qui est à l'origine du forum des transitions lancé par la seconde assemblée de la Région Grand Est. Il suffit de s'inscrire sur la plateforme dédiée (2).

« Le forum numérique est la forme de consultation citoyenne la plus facile », note Alain Target, « l'objectif étant de recueillir des témoignages, des expériences et des arguments pour dessiner collectivement des solutions locales d'adaptation au changement climatique ».

Le site compte actuellement 3 500 contributions, issues que quelques centaines de personnes, l'objectif étant d'avoir au moins 1 500 contributeurs. « Nous voulons une grande diversité de réponses », insiste l'ancien directeur de l'ASPA. L'avis que rendra le CESER Grand Est au dernier trimestre 2020 sera basé sur ces contributions.

Comment accélérer la transition écologique dans le Grand Est ? Telle est l'objet du débat qui se décline autour de cinq thématiques : l'eau, la santé, la biodiversité, la cohésion sociale et l'économie, l'air, le climat et l'énergie. Les questions se veulent volontairement provocantes pour susciter les échanges.

« Transition agricole : travailler plus pour gagner moins ? », « Parole des jeunes : pensée immature ou lucidité ? »...

Pour poster une contribution, il suffit de sélectionner un extrait du texte mis en débat ou une partie d'une contribution à partir de laquelle l'internaute souhaite réagir. Une fois la sélection effectuée, cliquez sur le bouton "Argumenter" pour donner son avis, puis de formuler un argument ou un commentaire.
Franck BUCHY (1) www.grandest.fr/appel-a-projet/initiatives-citoyennes-environnement-2020/ (2) https://cartodebat.fr/cesergrandest/

(1) www.grandest.fr/appel-a-projet/initiatives-citoyennes-environnement-2020/

 
 

 

La CGT bloque la navigation

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:58:37

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La CGT bloque la navigation
 

 
Une cinquantaine de militants CGT ont investi le site EDF des écluses de Vogelgrun. Conformément au mot d'ordre national, la veille de la présentation par le gouvernement du projet de réforme des retraites, les hydrauliciens, personnels de la distribution du courant de la centrale de Fessenheim, occupent les écluses, plusieurs péniches étant ce jeudi soir à l'arrêt. Ils ont prévu de passer la nuit sur place.

 

 
 

 

sncf Le trafic TER à nouveau perturbé ce vendredi

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:58:19

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sncf
Le trafic TER à nouveau perturbé ce vendredi
 

 
Ce vendredi, en raison de la journée interprofessionnelle de mobilisation contre la réforme des retraites, le trafic TER sera perturbé en Alsace.

Les prévisions de la SNCF sont néanmoins variables selon les lignes : sur la ligne TER 200 Strasbourg-Bâle 90 % des trains circuleront contre seulement 50 % sur la ligne Strasbourg-Sélestat (via Molsheim) et Colmar-Metzeral.

Sur la ligne Mulhouse-Müllheim-Freiburg tous les trains seront remplacés par des cars. En plus des cars TER qui circuleront régulièrement, la SNCF a commandé 51 cars supplémentaires pour assurer une desserte complémentaire sur certaines lignes.

Le trafic TGV sera normal. Ce qui sera à nouveau le cas samedi pour le trafic TER.

 

 
 

 

Social Bilan 2019 L'égalité et le travail détaché, cibles de l'inspection du travail

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:06:32

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Social Bilan 2019
L'égalité et le travail détaché, cibles de l'inspection du travail
L'égalité professionnelle et le contrôle du détachement de travailleurs figurent parmi les cinq priorités de l'inspection du travail (*). Mardi à Strasbourg, ses responsables ont dressé le bilan d'action de 2019 dans le Grand Est devant les partenaires sociaux.
 

 
L'inspection du travail, c'est 170 agents.
L'égalité professionnelle entre hommes et femmes a été déclarée grande cause du quinquennat. Aujourd'hui, l'écart de rémunération est de 24 %, tous emplois confondus, de 9 % pour un même poste. Les entreprises de 250 salariés et plus doivent publier leur index de l'égalité. À partir du 1er mars, l'obligation sera étendue aux entreprises de 50 salariés.

Aujourd'hui, 91 % des entreprises du Grand Est ont publié leur index : 17 % sont en dessous de 75 points (sur 100), minimum réglementaire, et doivent rectifier le tir dans les trois ans. Dans le Bas-Rhin, 100 % des sociétés de 1 000 salariés et plus, 98 % de la tranche 250 à 999, ont rendu public leur indice.

Celles qui sont récalcitrantes parlent « d'une usine à gaz ». « Leur réticence est plus liée à la complexité de l'outil qu'au fond », selon l'inspection du travail. La métallurgie a eu beaucoup de « remontées » d'employeurs qui craignaient que « cet indicateur » donne « une image défavorable » de l'entreprise. En 2019, l'inspection du travail a réalisé plus d'un millier d'interventions en faveur de l'égalité. Elle a effectué 108 mises en demeure et infligé quatre pénalités.
Moins de sous-déclaration

Autre point névralgique régional : le détachement international de salariés. Le Grand Est, par sa configuration transfrontalière, est la région la plus concernée par le phénomène des salariés détachés. « Il représente 20 % des déclarations de détachement, concentrées sur les deux départements alsaciens et la Moselle. Soit le double de son poids économique », souligne Isabelle Notter, directrice régionale de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la consommation, de concurrence, du travail et de l'emploi) Grand Est.

En 2019, 63 400 interventions d'entreprises étrangères ont eu lieu dans le Grand Est représentant 40 000 salariés détachés. L'inspection du travail constate une baisse de l'absence de déclaration des entreprises étrangères qui fournissent la main-d'oeuvre détachée.

Mais sur le terrain, ses 170 agents relèvent des problèmes de non-respect de la réglementation sur les conditions de travail. Exemple : cette entreprise qui employait des travailleurs roumains détachés sur des chantiers forestiers, dans des conditions « indignes » au niveau de l'hébergement et du salaire, a été condamnée après dix-huit mois d'enquête sur le terrain.
I.N. (*) Lutte contre le travail illégal (plus de 5 000 interventions), exposition à l'amiante (un millier de chantiers contrôlés) et prévention des chutes de hauteur (3 300 contrôles) sont les autres secteurs prioritaires.

(*) Lutte contre le travail illégal (plus de 5 000 interventions), exposition à l'amiante (un millier de chantiers contrôlés) et prévention des chutes de hauteur (3 300 contrôles) sont les autres secteurs prioritaires.

 
 

 

Assurance maladie  Région Grand Est Fusion des services médicaux Alsace-Moselle et Nord-Est

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:07:13

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Assurance maladie  Région Grand Est
Fusion des services médicaux Alsace-Moselle et Nord-Est
Pour se caler sur l'organisation territoriale du Grand Est, les services médicaux de l'assurance maladie d'Alsace-Moselle et du Nord-Est vont fusionner. Avec à la clé, selon ses promoteurs, une meilleure efficience de ce service de conseil, contrôle et accompagnement.
 

 
La médecin Odile Blanchard (d), directrice régionale du service médical Grand Est de l'assurance maladie, au côté d'Olivia Passeron, chargée de communication, a présenté les grandes lignes de la fusion.
Dans le cadre de l'évolution des grandes régions, le service médical de l'assurance maladie d'Alsace-Moselle fusionne ce mois-ci avec celui du Nord-Est pour désormais couvrir les dix départements de la région Grand Est.

Une fusion qui vise à renforcer l'efficience de ce service médical et à le caler sur l'organisation des Agences régionales de santé (ARS) et des Directions de la coordination de la gestion des risques (DCGR). Le service médical Grand Est regroupe 636 salariés, couvre une superficie de 57 433 km² et concerne 26 738 professionnels de santé libéraux et 4,47 millions d'assurés sociaux.
Un service indépendantdes Caisses primaires

« Le service médical de l'assurance maladie, explique Odile Blanchard, médecin et directrice du Service médical Grand Est, est un organisme expert constitué de professionnels de santé, médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens, assisté de personnels administratif, qui a trois rôles : le conseil, l'accompagnement et le contrôle auprès des assurés et des professionnels de santé libéraux. »

Le service médical est indépendant des caisses primaires d'assurance maladie et peut déclencher des contrôles, sur des arrêts de travail par exemple. Il joue aussi un rôle dans la détection de fraudes ou de pratiques médicales dangereuses et peut saisir des instances de sanctions pénales, civiles, administratives ou conventionnelles.

Pour ces missions, le service médical a la capacité de vérifier si l'état de santé d'un malade justifie l'attribution de prestations demandées à l'assurance maladie. Il est habilité à accéder aux informations médicales détenues par les praticiens dans les établissements de santé et en médecine de ville. Et s'appuient sur les référentiels émanant de la Haute autorité de santé.

En 2019, le service médical Grand Est a donné 550 000 avis médicaux auprès des CPAM. Les arrêts de travail ont représenté 85 000 avis, dont 14 450 étaient des refus. « Soit parce que l'arrêt de travail était trop long, soit, dans 5 à 6 % des cas, parce qu'il n'était pas justifié », précise la directrice régionale.

Elle relève que les contrôles des arrêts de travail sont plus pertinents puisque moins nombreux qu'en 2016-2017 (150 000 contrôles) mais mieux ciblés, avec l'an dernier 17 % de refus contre 12 % il y a trois ans.
Une plateforme téléphonique

La fusion va entraîner des changements pour les assurés sociaux. Les soins à l'étranger seront gérés au niveau de Colmar. La reconnaissance des maladies professionnelles sera répartie sur trois sites : Strasbourg, Reims et Metz.

Les recours contre les tiers, où l'assurance maladie récupère auprès des assurances des dépenses de santé sont centralisés dans la Marne et la Moselle.

Enfin, la commission médicale de recours à l'amiable qui permet à un assuré ou à un employeur de contester une décision de l'assurance maladie sera basée à Strasbourg.

Pour toute question, une plateforme téléphonique au 3646 répond aux assurés de la grande région. Ceux qui souhaitent s'adresser au "service médical" n'ont alors qu'à prononcer ces deux mots pour accéder directement au service.
Geneviève DAUNE

 

 
 

 

Entreprise  Les voeux de m2A et de la Chambre de commerce et d'industrie Acteurs d'un territoire « pro business »

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:12:21

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Entreprise  Les voeux de m2A et de la Chambre de commerce et d'industrie
Acteurs d'un territoire « pro business »
Affluence exceptionnelle pour les voeux conjoints de m2A et de la CCI au monde de l'entreprise. 800 chefs d'entreprise se sont pressés dans la salle de sport mise à disposition par PSA. Le signe que le courant passe désormais entre chefs d'entreprise et élus.
 

 
Au cours des voeux des élus de m2A et de la Chambre de commerce et d'industrie, plusieurs chefs d'entreprise ont témoigné de leur expérience.
Fabian Jordan, président de m2A, et Gilbert Stimpflin, président de la CCI, ont accueilli leurs invités sur le site de l'Association sportive et culturelle de l'usine PSA de Mulhouse, à quelques kilomètres de l'usine. En effet, le centre de production lui-même est entré en confidentialité, pour le lancement d'un nouveau projet véhicule et pour se mettre en ordre de bataille pour atteindre l'objectif CO2 en Europe. « L'année 2020 sera une année de transition », a résumé son patron, Jean-Baptiste Formery.

Au cours de cette soirée, la parole a été essentiellement confiée aux chefs d'entreprise. Ces grands témoins ont donné la tonalité de l'humeur plutôt bonne qui prévaut dans ce monde économique en sud Alsace, désormais interlocuteur reconnu et sollicité par les élus. Cette nouvelle osmose est souvent partie de choses très pragmatiques : « Nos premiers échanges ont eu lieu sur les paiements », a confirmé Étienne Barilley, président de la Fédération du BTP du Haut-Rhin, en reconnaissant : « En toute franchise, il y a eu des actions de dynamique forte sur le territoire, des choses se sont débloquées et c'est la plus belle dynamique que les chefs d'entreprise puissent attendre. »

D'autres chefs d'entreprise ont témoigné, comme Matthieu de Kalbermatten, directeur de Cell Prothera qui initie la médecine de demain. « Nos recherches portent sur la réinjection de cellules-souches dans le muscle cardiaque pour le régénérer après un infarctus. Nous avons été soutenus par m2A et par la région pour l'achat d'équipements et pour apporter des garanties aux investisseurs privés. Cette année 2020, nous attendons de démontrer nos résultats cliniques en France et en Angleterre. »
650 postes à pourvoiren 2020 chez Clemessy

Ulrich Villain, dirigeant de l'entreprise Siniat à Ottmarsheim (plaques techniques en plâtre), a présenté le projet de déploiement de son entreprise autour de l'économie circulaire. L'entreprise travaille à la réintégration des rebuts de plâtre dans sa production (en cinq ans, 25 % des produits sont fabriqués à partir de plaques de plâtre recyclées). « En cinq-six ans, nous avons déjà diminué notre consommation d'énergie de 15 %. Nous avons un nouveau projet d'économie d'énergie, accompagné par l'Adira, avec l'aide de la Région dans le cadre de l'usine du futur ».

D'autres chefs d'entreprise ont témoigné, comme Veronica Pascual, présidente d'Asti, une société dont une entité s'est installée en sud Alsace pour travailler avec PSA Mulhouse et Sochaux dans le domaine des véhicules de guidage automatique. Témoignage encore de Jean-Philippe Loir-Mongazon qui dirige depuis avril 2019 le village « by CA », qui accueille déjà 14 start-up dans les locaux de KMØ. Plus ludique, l'intervention de Bruce Coll, dont le Climbing center va ouvrir ce printemps. Plus décalé, le témoignage de Térence Figueiredo qui a créé une école de gaming dont l'objectif est de lutter contre la déscolarisation par le jeu vidéo compétitif, tout en apprenant les règles du métier de la communication. Il a déjà formé 200 étudiants depuis 2016.

À venir une école de pilotage de drones, ces nouveaux outils qui sont demandés par les métiers de la sécurité, de l'entretien, de l'architecture... Plus original en termes de management, Pöpelmann à Rixheim qui est désormais dirigé par un triumvirat, dont deux femmes aux ressources humaines et aux finances. Porteur d'espoir, le message enfin de Valérie Theolle, directrice industrielle Eiffage Energie Systèmes de Clemessy : « Nos défis sont technologiques mais aussi humains, nous souffrons d'une pénurie de main-d'oeuvre, d'une image vieillotte de l'industrie. En 2019, nous avons recruté 500 collaborateurs. En 2020, nous avons 650 postes à pourvoir, en majorité sur l'Alsace »
Recrutement d'un « business développeur »

« En quatre ans, le territoire a beaucoup changé, les entreprises sont devenues visibles, engagées. Venu de Strasbourg, j'ai eu un vrai coup de coeur pour ce territoire », a finalement confié Vincent Froehlicher, directeur de l'Adira, avant de laisser les élus conclure.

« On nous attendait au tournant dans le domaine économique », a rappelé Fabian Jordan, président de m2A. Or que de chemin parcouru. Mais nous ne sommes qu'au début du chemin. »

M2A va poursuivre son action avec le recrutement m2A-CCI d'un « business développeur », la création d'une « Maison des entreprises », l'adhésion à un Établissement public foncier pour porter des projets comme le développement de zones d'activité ou de l'éco quartier d'Illzach-Riedisheim-Rixheim, les investissements dans les infrastructures, la desserte de l'EuroAirport, les ports de Mulhouse-Rhin, l'extension du Parc-Expo de Mulhouse, le développement des musées. 394 millions d'euros seront investis pour le renouvellement urbain à Mulhouse, Illzach, Wittenheim et encore 326 millions sur six ans sur l'ensemble des politiques pour renforcer l'attractivité de notre territoire. Fabian Jordan a réaffirmé sa conviction : « Les maires de notre agglomération sont partie prenante de cette dynamique dans le même esprit qui m'anime : servir l'autre de manière désintéressée, être disponible, à l'écoute pour apporter des réponses concrètes et réactives. C'est bien ce que j'appelle fédérer toutes les énergies positives ».
F.Z.

 

 
 

 

Wettolsheim voeux « Faire revenir les centres de décisions au plus près des gens »

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:13:46

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Wettolsheim voeux « Faire revenir les centres de décisions au plus près des gens »
 

 
De gauche à droite en arrière-plan : Monique Martin, conseillère départementale, Brigitte Klinkert présidente du conseil départemental, Lucien Muller maire de Wettolsheim, Gilles Rendler directeur du CDG 68 et Christian Klinger, maire de Houssen et président de l'association des maires du Haut-Rhin. Au premier plan : Sacha Ferry, maire junior de Wettolsheim et Virginie André, Reine des vins d'Alsace. Photo L'Alsace /Hélène BLÉGER
La cérémonie des voeux de Wetttolsheim s'est déroulée mardi 21 janvier en présence des habitants et de nombreux invités dont Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental 68 et Monique Martin, conseillère départementale. L'occasion pour le maire, Lucien Muller, d'évoquer, entre autres, la fin des projets de la commune réalisés en 2019 et les nouvelles constructions en cours.

Lucien Muller a évoqué la mise en place de réformes, « dont l'objectif ne paraît pas en cohérence avec les mesures prises ! » Quant aux solutions, le maire n'en voit qu'une : « Faire revenir les centres de décisions au plus près des gens. » Lucien Muller a également annoncé sa candidature pour un nouveau mandat aux prochaines élections municipales avec la grande majorité des élus de l'équipe actuelle ( L'Alsace du mercredi 15 janvier).

Pour 2020, le maire a parlé de l'échéance électorale qui marquera la fin du premier trimestre : « Je ne peux pas vous annoncer de grands projets puisque ce sera du ressort de la nouvelle municipalité. » Il a remercié les adjoints et les élus pour leur engagement envers les électeurs, et souligné le travail « remarquable » de l'équipe administrative autour d'Isabelle Gorguet, de l'équipe technique sous la direction de Daniel Etterlen. Il a également parlé de son activité de conseiller départemental menée de concert avec Monique Martin, son binôme.
Un appel au bénévolat

L'adjoint au maire Antoine Bohrer a évoqué « le bénévolat en crise » et rappelé aux habitants, en particulier aux derniers arrivants, de « venir rejoindre nos associations et apporter ce renouveau, dont elles ont tant besoin ». Il a ensuite assuré le maire du soutien total des élus dans les projets que le premier magistrat nourrit pour la commune.
« La rigueur, l'efficacité, la citoyenneté et la proximité »

En présentant ses voeux, Sacha Ferry, maire junior, a précisé que « [nous] travaillons avec les jeunes élus sur la bonne rénovation des aires de jeu ».

Brigitte Klinkert a exposé les nombreux projets du Département, dont la mise en route de la Collectivité européenne d'Alsace en janvier 2021. Et de conclure son discours en insistant sur « la rigueur, l'efficacité, la citoyenneté et la proximité en comptant sur tous, pour le bon développement du territoire et des citoyens ».
Hélène BLÉGER

 

 
 

Déjeuner-débat avec « Femmes d'Alsace »

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:55:59

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Déjeuner-débat avec « Femmes d'Alsace »

 

« Femmes d'Alsace » organise un déjeuner-débat au restaurant du Cygne 15 rue Édouard-Richard à Colmar le jeudi 30 janvier de 12 h à 14 h. Avec Alain Grappe, vice-président du conseil départemental, maire sortant d'Orschwihr, sur le thème des élections municipales pour évoquer les motivations des candidats, leur engagement citoyen (prix du repas : 17 EUR, boisson comprise).

? Inscription par mail avant le 29 janvier : giselebourcart@hotmail.com ou par téléphone 06 08 93 38 68.

 

 
 

 

Municipales À Horbourg-Wihr, l'enquête fait mouche

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:47:43

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Municipales À Horbourg-Wihr, l'enquête fait mouche
 

 
? À Horbourg-Wihr, l'enquête fait mouche

L'enquête participative distribuée en novembre, aux habitants de Horbourg-Wihr par le maire sortant, Philippe Rogala, dans le cadre de la campagne électorale, a recueilli près d'un millier de réponses, a annoncé l'élu, qui brigue un nouveau mandat, sur sa page Facebook. Aux dernières élections déjà, son groupe avait eu recours à ce type de questionnaire, pour connaître les attentes des habitants et « mesurer les avancées dans la commune. » Le candidat Philippe Rogala annonce également qu'il tiendra deux réunions publiques dans la commune, les 11 et 12 mars, quelques jours à peine avant le premier tour (15 mars).
? ATE répond à Serge Nicole

L'Association Tiefenbach environnement sera-t-elle durant cette campagne l'épine dans le pied de Serge Nicole ? Créée à la faveur du projet de zone d'activités au Tiefenbach, elle a adressé aux maires de Colmar Agglomération et aux candidats aux municipales un questionnaire sur plusieurs sujets environnementaux (respect des terres agricoles, transports « doux », dépollution, réhabilitation de friches, etc.)

Si Claude Klinger-Zind a répondu rapidement à ATE, le maire sortant ne le fera pas et il s'en est expliqué lors de sa conférence de presse, samedi dernier, officialisant sa candidature. « Je répondrai volontiers à leurs questions mais lors de mes réunions publiques ».

Pas de quoi satisfaire Jean-Paul Roth, président d'ATE, qui s'est fendu d'un communiqué. « Il y a celui ou celle qui répond clairement et sans ambiguïté, celui ou celle qui élude les questions embarrassantes, celui ou celle qui n'a pas encore répondu, et le dernier, le plus « courageux », qui se réfugie derrière ses réponses orales à venir lors des réunions publiques. C'est évidemment moins risqué, avec son équipe de supporters dans la salle, et la possibilité de couper la parole à l'interlocuteur [...] ».
? Slogans sur fonds verts

Lors de sa conférence de presse, Serge Nicole a révélé le slogan de son équipe : "Vivre Wintzenheim avec ambition et réalisme". Le logo est un W stylisé sur fond vert amande. Vert également du côté de son opposant. Claude Klinger-Zind a opté pour un ton plus foncé et s'est lancé dans le jeu de mots pour le nom de sa liste : « Wintzen'aime, pour vous avec vous », décliné aussi en alsacien (Fer eich, met eich).
? Les piques de Serge Nicole

Prêt au combat, Serge Nicole a quelquefois sorti les crocs lors de son annonce de candidature samedi dernier en maniant avec habileté le sous-entendu. Comme lorsqu'il a vanté les qualités de la directrice générale des services. « Elle impulse, ne freine pas les projets. Elle a une vision d'avenir ». Est-ce à dire que ses prédécesseurs n'avaient pas ces qualités ? Au fait, Marcel Pernet, qui occupa ce poste durant de longues années, se retrouve sur la liste de Claude Klinger-Zind...

 

 
 

« Un nouvel élan pour Fortschwihr »

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:48:32

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« Un nouvel élan pour Fortschwihr »
 

 
La liste « Un nouvel élan pour Fortschwihr » est menée par Nadine Resch-Rosin (au centre, en noir). DR
« Les six élus sortants de la majorité qui ont décidé de poursuivre sont sur notre liste, signent que nous sommes dans la filiation d'Hélène Baumert, et également que nous avons l'expérience de la gestion d'une commune », indique Nadine Resch-Rosin, actuelle adjointe à la jeunesse, qui mène la liste « Un nouvel élan pour Fortschwihr » aux élections municipales de mars prochain. Quant aux nouveaux venus, « ils sont pratiquement tous investis déjà dans le monde associatif ».

Deux semaines après la distribution par Christian Voltz d'un tract rappelant son opposition au projet de médiathèque dans l'ancienne auberge Ley, l'adjointe a à son tour fait du porte à porte avec un questionnaire sur les attentes des habitants. « Nous avons pu dialoguer avec nombre d'entre eux et nous avons également reçu une cinquantaine de questionnaires en retour. Nous avons pu constater que les attentes des habitants correspondent dans leur ensemble à ce sur quoi nous souhaitions de toute façon nous engager : la voirie, l'assainissement, la communication, qui était parfois un peu trop légère jusque-là. »
Lieu de rencontres

Sur le projet de la médiathèque, qui avait provoqué le clash au sein du conseil municipal en 2016, elle voit dans ce projet « la possibilité d'en faire un sujet porteur pour les habitants, cela peut être un lieu d'échanges et de rencontres. Il n'y a actuellement pas vraiment de lieu pouvant servir à l'ensemble des habitants. Les locaux associatifs ne concernent pas tout le monde et les locaux communaux ne seraient pas adaptés à une telle utilisation. » L'équipe étudie donc « plusieurs pistes » pour l'utilisation du premier étage de l'ancienne auberge, « et nous soumettrons les propositions aux habitants ».

Quant au projet de la médiathèque elle-même, au rez-de-chaussée du bâtiment, il ira à son terme : « Le projet est acté, les travaux ont commencé au début de l'automne ; par ailleurs, nous sommes assurés d'avoir 80 % des travaux financés par des subventions, ce qui laissera simplement 100 000 EUR à la charge de la commune. » En parlant d'ailleurs de finances, Nadine Resch-Rosin précise : « La maire a su maintenir celles-ci en bon état, nous avons tous beaucoup appris auprès d'elle et cette expérience nous permettra de continuer en ce sens. »

Dans les prochaines semaines, l'équipe va affiner son programme, et a prévu d'organiser une réunion publique.
Françoise MARISSAL

 

 
 

Colmar Musée Unterlinden 6 000 ans d'histoire dans un nouvel écrin

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:03:36

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Colmar Musée Unterlinden
6 000 ans d'histoire dans un nouvel écrin
Fermée depuis 2011, la salle d'archéologie du musée Unterlinden à Colmar reprend vie dans une cave voûtée de l'ancien couvent des Dominicains, avec une belle muséographie et des bornes pédagogiques sensorielles.
 

 
En charge des collections archéologiques du musée Unterlinden, Chloé Heninger présente le nouveau parcours dans une cave voûtée de l'ancien couvent des Dominicains.
L'histoire du musée Unterlinden est intimement liée à l'archéologie. La pièce fondatrice de l'institution est la mosaïque de Bergheim. Datant du IIIe  siècle, elle est destinée à la chapelle de l'ancien couvent en 1853 et permet de sauver le bâtiment de la destruction partielle programmée à l'époque. Aujourd'hui, la nouvelle salle d'archéologie partage le même palier que la mosaïque, dans une cave voûtée de l'ancien couvent des Dominicains.
Un dixième du fonds

« Nous avons choisi de présenter nos collections archéologiques de manière chronologique. Elles ont pour particularité de couvrir une période allant de - 5 400 jusqu'au début du Moyen Âge. Les objets présentés rendent visibles les divers aspects de l'occupation humaine dans le nord du département », explique Chloé Heninger, en charge de ces collections.

La première des huit vitrines accueille une frise chronologique allant du Néolithique ancien (- 5 400) jusqu'au haut Moyen Âge (500), avec trois à quatre objets par période et des références sur l'évolution des populations dans la région. « Nous avons imaginé une petite vitrine mouvante qui nous permettra de présenter divers objets de notre fonds », indique Chloé Heninger. Car la nouvelle salle d'archéologie de 250 m² ne contient qu'un dixième du fonds archéologique du musée.

Le Néolithique, période où les populations se sédentarisent, marque la fin de la préhistoire. On retrouve à Colmar une jarre rubanée du Néolithique ancien dans un état remarquable. Elle côtoie le dernier des dépôts archéologiques découvert lors de fouilles préventives sur le site de l'aérodrome de Colmar, en 2007: « Dans un ancien silo, un corps avec un collier de perles en cuivre autour de la taille et un autre à son côté. Ces perles du IVe millénaire avant notre ère figurent parmi les plus anciens objets métalliques découverts en France », note Chloé Heninger.

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. L'un de chef-d'oeuvre du musée et qui est en partie à l'origine de son ouverture, la mosaïque de Bergheim découverte en 1848. Elle ornait une villa gallo-romaine au IIIe siècle après J-C. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Chloé Heminger responsable des collections archéologiques lors de la visite presse. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Jean-Claude Goepp muséographe du musée a entre autre dessiné les fonds de vitrines rendant l'ensemble plus vivant. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Derniers préparatifs dans la salle d'archéologie. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Un bracelet et un collier en cuivre retrouvés lors des fouilles préventives du chantier de l'usine Liebherr mining à Houssen en 2011. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Un torque (ou collier rigide) et un bracelet en or datant d'environ -500 avant notre ère retrouvés dans une tombe princière à Ensisheim. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Jambières à spirales (bronze moyen 1400-1350 avant notre ère découvert à Appenwihr Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Une jarre rubanée du néolithique (5500-4500 avant JC) à gauche et diverses poteries. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Le trésor du prince

La visite se poursuit avec l'espace consacré à la période allant de -2200 à -800. On y apprend que l'on maîtrisait déjà la fonte à la cire perdue, on retrouve les ornements d'une sépulture complète découverte dans un tumulus à Appenwihr. Il est courant de trouver des dépôts de pièces de bronze à cette époque, recyclables à l'infini.

L'âge du fer est marqué par les pratiques funéraires. « Autour de cette épée très fragmentée », montre Chloé Heninger, « nous avons découvert trois couches de textile qui laissent à supposer qu'il ne s'agissait pas d'un fourreau mais d'un rite funéraire. »

Une des pièces maîtresses est le trésor découvert dans une tombe princière à Ensisheim. Ces ornements datant de - 500 à - 480 sont en or pur à 98 %, ce qui indique l'importance du personnage que l'on imagine princier.

Des bornes pédagogiques évoquent la taille du silex, la poterie, la métallurgie, le filage, la verrerie et les parures et décors... Chaque borne présente un objet en fac-similé pour une expérience sensorielle, un texte trilingue et en braille.

L'inauguration du nouvel espace est accompagnée d'un week-end de festivités et de la gratuité du musée du 24 au 26 janvier.
Dom POIRIER Musée Unterlinden, place Unterlinden à Colmar, tous les jours (sauf mardi) de 9 h à 18 h.

Musée Unterlinden, place Unterlinden à Colmar, tous les jours (sauf mardi) de 9 h à 18 h.

 
 

 

6 000 ans d'histoire dans un nouvel écrin à Unterlinden

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:19:54

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6 000 ans d'histoire dans un nouvel écrin à Unterlinden
 

 
En charge des collections archéologiques du musée Unterlinden, Chloé Heninger présente le nouveau parcours dans une cave voûtée de l'ancien couvent des Dominicains. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
L'histoire du musée Unterlinden, à Colmar, est intimement liée à l'archéologie. La pièce fondatrice de l'institution est ainsi la mosaïque de Bergheim. Datant du IIIe siècle, elle est destinée à la chapelle de l'ancien couvent en 1853 et permet de sauver le bâtiment de la destruction partielle programmée à l'époque. Aujourd'hui, la nouvelle salle d'archéologie partage désormais le même palier que la mosaïque, dans une cave voûtée de l'ancien couvent des Dominicains.

« Nous avons choisi de présenter nos collections archéologiques de manière chronologique. Elles ont pour particularité de couvrir une période allant de -5400 jusqu'au début du Moyen Âge. Les objets présentés ici rendent visibles les divers aspects de l'occupation humaine dans le nord du département du Haut-Rhin », explique Chloé Heninger, en charge de ces collections.
Un dixième du fonds exposé

La première des huit vitrines accueille une frise chronologique allant du Néolithique ancien (-5400), jusqu'au haut Moyen Âge (500), avec trois à quatre objets par période et des références sur l'évolution des populations dans la région, en regard d'autres civilisations dans le monde. « Nous avons également imaginé une petite vitrine mouvante, qui nous permettra de présenter divers objets de notre fonds », indique Chloé Heninger. Car la nouvelle salle d'archéologie de 250 m² ne contient qu'un dixième du fonds archéologique du musée.

Le Néolithique, période où les populations se sédentarisent, marque la fin de la préhistoire. On retrouve à Colmar une jarre rubanée du Néolithique ancien dans un état remarquable. Elle côtoie le dernier des dépôts archéologiques du musée découvert lors de fouilles préventives sur le site de l'aérodrome de Colmar, en 2007. « Nous avons découvert, dans un ancien silo, un corps avec un collier de perles en cuivre autour de la taille et un autre à son côté. Ces perles du IVe millénaire avant notre ère figurent parmi les plus anciens objets métalliques découverts en France », note Chloé Heninger.

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. L'un de chef-d'oeuvre du musée et qui est en partie à l'origine de son ouverture, la mosaïque de Bergheim découverte en 1848. Elle ornait une villa gallo-romaine au IIIe siècle après J-C. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Chloé Heminger responsable des collections archéologiques lors de la visite presse. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Jean-Claude Goepp muséographe du musée a entre autre dessiné les fonds de vitrines rendant l'ensemble plus vivant. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Derniers préparatifs dans la salle d'archéologie. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Un bracelet et un collier en cuivre retrouvés lors des fouilles préventives du chantier de l'usine Liebherr mining à Houssen en 2011. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Un torque (ou collier rigide) et un bracelet en or datant d'environ -500 avant notre ère retrouvés dans une tombe princière à Ensisheim. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Jambières à spirales (bronze moyen 1400-1350 avant notre ère découvert à Appenwihr Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

nouveau parcours consacré à l'archéologie au Musée Unterlinden. Une jarre rubanée du néolithique (5500-4500 avant JC) à gauche et diverses poteries. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Les âges des métaux

On poursuit la visite avec un espace consacré à la période allant de -2200 à -800. On y apprend que l'on maîtrisait déjà la fonte à la cire perdue. Au centre de la vitrine, on retrouve les ornements d'une sépulture complète découverte dans un tumulus à Appenwihr. Il est courant de trouver des dépôts de pièces de bronze à cette époque, recyclables à l'infini : « C'était une pratique fréquente. On imagine que ce pouvait être des dépôts de fondeur, des cachettes de marchand, des dépôts cultuels ou encore une spéculation sur les matières premières », liste la chargée des collections archéologiques.
Le trésor du prince

On nous informe également que le Hohlandberg, coiffé aujourd'hui du château du Hohlandsbourg, a toujours été en endroit stratégique avec sa vue panoramique sur la plaine d'Alsace et l'entrée de la vallée de Munster. L'âge du fer est, quant à lui, marqué par les pratiques funéraires. « Autour de cette épée très fragmentée », montre Chloé Heninger, « nous avons découvert trois couches de textile qui laissent à supposer qu'il ne s'agissait pas d'un fourreau mais d'un rite funéraire. »

Une des pièces maîtresses de cette nouvelle salle d'exposition est le trésor découvert dans une tombe princière à Ensisheim. Ces ornements datant de -500 à -480 sont en or pur à 98 %, ce qui indique l'importance du personnage que l'on imagine princier.

La cave voûtée est rythmée par des bornes pédagogiques, véritables outils de médiation auprès des publics. On y évoque la taille du silex, la poterie, la métallurgie, le filage, la verrerie et les parures et décors. Chaque borne présente un objet en fac-similé pour une expérience sensorielle, un texte trilingue et en braille.

L'inauguration du nouvel espace, ce jeudi 23 janvier, date anniversaire de l'inauguration en 2016, sera suivie d'un week-end de festivités (lire ci-contre) et de la gratuité du musée, du 24 au 26 janvier.
Textes : Dom POIRIER Y ALLER Musée Unterlinden, place Unterlinden à Colmar, tous les jours (sauf mardi) de 9 h à 18 h. Site internet : www.musee-unterlinden.com

 

 
 

parc des expositions  L'heure du bilan du Colmar Esport Show Moins de visiteurs,plus de joueurs

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:16:18

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parc des expositions  L'heure du bilan du Colmar Esport Show
Moins de visiteurs,plus de joueurs
Conforté par une première édition du Colmar Esport Show à 11 000 visiteurs, Colmar Expo en attendait jusqu'à 15 000, cette année. Finalement, seules 10 000 personnes ont fait le déplacement. Le nombre de joueurs en revanche augmente de 33 %.
 

 
Pour cette édition du Colmar Esport Show, si la fréquentation des visiteurs est en légère baisse, le nombre de joueurs a quant à lui augmenté d'un tiers.
Les intentions étaient bonnes du côté de Colmar Expo, pour cette deuxième édition du Colmar Esport Show (plus d'exposants, un hall supplémentaire, plus de tournois...), mais cela n'a pas suffi à dépasser la fréquentation de 2019 (11 000 entrées). En effet, « seuls » 10 000 visiteurs ont fait le déplacement à l'événement esport qui se veut référence dans le Grand Est. Du côté des joueurs en revanche, c'est le grand saut avec 1 328 joueurs tous tournois confondus (712 joueurs PC, 416 joueurs consoles et 200 joueurs cartes), ce qui correspond à une augmentation de 33 % par rapport à la première édition.

Pour Colmar Expo, deux pistes peuvent expliquer cette baisse de la fréquentation : « Il y a certainement eu un effet nouveauté en 2019, comme il s'agissait du premier Colmar Esport Show. Cette année, il y avait peut-être trop de tournois, ce qui rendait l'événement moins grand public. Ensuite, les guests étaient davantage à l'attention des jeunes lors de la première édition, attirant ainsi un public plus familial et plus nombreux. », spécule Stéphanie Juen, responsable de la communication.
Dans les standards des événements similaires

Pour autant, il n'y a pas de quoi rougir d'un tel bilan quand on le compare à la fréquentation des manifestations similaires en France, d'autant plus quand celles-ci affichent plusieurs années au compteur. Du côté de la DreamHack de Tours, l'édition 2019 dénombrait 10 000 visiteurs après 5 ans d'existence ; à la Lyon Esport, qui existe depuis 2010, ce sont près de 16 000 personnes qui se sont déplacées la même année « pour un bassin de population qui est juste incomparable », ajoute Stéphanie Juen.
Des motifs de satisfaction

S'il est évident « que nous aurions souhaité plus de monde (l'organisation prévoyait 15 000 visiteurs ndlr), il y a aussi de nombreux motifs de satisfaction », poursuit-elle. Et parmi eux, la réussite technique. « Tout a fonctionné, nous n'avons eu aucun souci technique », se félicite la responsable de la communication, faisant référence à la cyberattaque de 2019 qui avait privé d'internet le parc des expositions pendant près d'une après-midi. Mais aussi le bon déroulement des tournois et la satisfaction de tous leurs acteurs : « On reçoit des tonnes de remerciements, de la part des casteurs (commentateurs ndlr) et des joueurs ».

Reste au Colmar Esport Show à trouver son credo pour les prochaines éditions : développer la partie esport et tournoi pour attirer davantage de joueurs, où s'orienter vers un public plus familial et moins spécialisé. Une piste est en tout cas avancée par Stéphanie Juen : « L'idée, c'est d'apporter plus qu'uniquement de l'esport avec des animations, des exposants, du freeplay. On veut se distinguer de ce qui existe déjà par ailleurs ».
P.L

 

 
 

 

colmar  Les voeux de la Croix-Rouge, unité locale « Devenir un outil du XXIe siècle »

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:51:49

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colmar  Les voeux de la Croix-Rouge, unité locale
« Devenir un outil du XXIe siècle »
L'unité locale de la Croix-Rouge de Colmar a convié, vendredi soir, ses bénévoles et responsables à la traditionnelle soirée de voeux et de bilan.
 

 
Le bénévolat est l'ADN de l'unité locale de la Croix-Rouge colmarienne.
Le président Daniel Kayser, dans son mot de bienvenue, a remercié les nombreux présents. Il a particulièrement salué les élus, dont le conseiller départemental Yves Hemedinger et l'adjointe Christiane Charluteau qui représentait le maire. S'adressant à l'assistance : « Un petit salut amical aux nouveaux venus à cette soirée, qui leur donnera une vision plus ouverte sur le fonctionnement de notre structure, mais leur permettra également de faire connaissance avec l'ensemble des bénévoles qui composent nos diverses activités. »

Dans ses propos, le président national a souligné la longévité de la Croix-Rouge avec ses 155 ans d'existence, hélas devenue une « absolue nécessité » à la société d'aujourd'hui. La Croix-Rouge est une « institution qui s'implique dans les transformations de la société et elle doit se transformer elle-même pour devenir un outil du XXIe siècle et agir pour aider les autres ».

La parole a ensuite été donnée aux différents responsables. Avec plus d'une cinquantaine de postes cette année, Thierry Hecketsweiler a encouragé les secouristes pour leur engagement tout au long de l'année.
Une trentaine de maraudeurs

Céline Luszezinski a formé plus de 140 personnes en sept formations, internes et externes. Cindy Vargiu, la responsable des maraudes, a présenté le fonctionnement de l'équipe, forte d'une trentaine de maraudeurs qui vont à la rencontre des impliqués. Quant à Lucienne Sauer, elle a veillé à la bonne tenue du stand tombola à la Foire aux vins, à Colmar.

L'atelier d'apprentissage du français, partie intégrante des pans sociaux de la Croix-Rouge, a été reconduit à une trentaine de personnes par les quatre intervenants de l'unité locale.

Le conseiller départemental et l'adjointe au maire de Colmar ont félicité le président Daniel Kayser pour son engagement et son dynamisme et l'ont assuré de leur soutien. Précédant le pot de l'amitié, le président a conclu par une citation d'Albert Schweitzer, prix Nobel de la paix : « Le monde dispose de suffisamment d'intelligence, mais pas assez de coeur ».

 

 
 

 

SOCIAL  Rouffach Les salariés de Mahle-Behr France en grève

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:05:09

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SOCIAL  Rouffach
Les salariés de Mahle-Behr France en grève
 

 
Les salariés se sont mobilisés dès 3 h 30 ce jeudi matin. Ils l'étaientencore hier soir.
Ce jeudi dès 3 h 30 du matin, l'équipe de nuit de Mahle-Behr France à Rouffach s'est mise en grève, suivie de l'équipe du matin. 98 % de la production était à l'arrêt, tandis qu'un piquet de grève bloquait l'entrée de l'usine. Parmi les salariés de l'entreprise mobilisés, dont des cadres, les cinq organisations syndicales étaient présentes.
Propositions « trop faibles »

« Les partenaires sociaux de l'entreprise Mahle-Behr France Rouffach, soit 640 CDI, ont décidé de passer à l'action en lançant un mouvement de grève suite à la mauvaise tournure des négociations avec la direction du site concernant toutes les mesures du PSE (236 emplois supprimés). Les salariés ont répondu présent devant la faiblesse des propositions faites par la direction sur l'intégralité des mesures du PSE », indique Denis Pieczynski, délégué syndical Unsa.

Au cours de la matinée, les grévistes ont eu la visite d'élus locaux, dont le maire de Rouffach Jean-Pierre Toucas, qui a indiqué dans un communiqué les avoir informés « de son déplacement à Stuttgart le 20 janvier dernier pour rencontrer la direction du groupe Mahle afin d'obtenir des accords dans le cadre du PSE, comprenant également le versement de 1,2 million d'euros pour le plan de revitalisation et le maintien du site à Rouffach ».

Pour les grévistes, il semble clair que « si la direction n'a pas les moyens de pouvoir répondre aux revendications, le président de Mahle-Behr France, Jorg Berg-schneider, doit venir ». Les organisations syndicales ont rencontré la direction dans la journée. À 18 h, ils étaient toujours en cours de négociations et la grève persistait.
C. D.

 

 
 

 

Retraites bûcherons Les « oubliés » du fin fond de la forêt

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:44:28

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Retraites  bûcherons Les « oubliés » du fin fond de la forêt
 

 
Patrick Bangert, ancien bûcheron domanial et responsable syndical CFDT, se bat depuis dix ans pour obtenir la reconnaissance de la pénibilité du métier. Photo L'Alsace

Patrick Bangert ancien bûcheron domanial et responsable syndicale CFDT se bat depuis dix ans pour obtenir la reconnaissance de la pénibilité du métier. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Patrick Bangert ancien bûcheron domanial et responsable syndicale CFDT se bat depuis dix ans pour obtenir la reconnaissance de la pénibilité du métier. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Gilles Weibel, 58 ans, 43 ans de métier, bûcheron communal à la communauté de communes de Saint-Amarin. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Michael Grob, 44 ans, bûcheron communal à la com com de Saint-Amarin, atteint de la maladie de Lyme. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Jean-Claude Spielmann, maire de Mackenheim et président du syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu) des communes forestières de Sélestat et environs, milite pour une cessation d'activité anticipée des bûcherons pour pénibilité. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

L'équipe de bûcherons sur un chantier au-dessus de Moosch. L'ONF lui a demandé d'abattre 252 m3 sur la parcelle 32, un travail qui lui prendra quatre ou cinq jours. Les trois hommes travaillent de 8 h à 16 h avec une pause d'une heure pour le « casse-croûte » mitonné sur un feu de bois. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Les véhicules doivent toujours être stationnés dans le sens du départ, pour pouvoir aller le plus vite possible en cas d'accident. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Les bûcherons repèrent les arbres qu'ils doivent couper grâce au marquage de l'ONF sur le tronc. Ils appellent ça « le flashi » : on voit la trace ronde du marteau de l'ONF sous la couche d'écorce enlevée. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Les chaussures de sécurité, 5 kg la paire..., et le pantalon de sécurité d'un bûcheron qui le protège de la tronçonneuse. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La souche d'un hêtre récemment abattu sur un chantier de bûcheronnage sur les hauteurs de Moosch. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Un bûcheron tronçonne un hêtre sur un chantier de bûcheronnage. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

C'est un vieux combat de la profession de bûcheron que des syndicalistes CFDT ont décidé de réactiver à l'occasion, notamment, du débat sur la retraite : faire acter de la pénibilité du métier et obtenir une cessation d'activité à 55 ans. Une loi le prévoyait déjà en 2014 uniquement pour l'Alsace-Moselle, rappelle Jean-Claude Spielmann, maire de Mackenheim et président du Sivu des communes forestières de Sélestat et environs. Sauf que le texte précisait qu'il était donné un an aux partenaires sociaux pour trouver le financement du dispositif... Ça vous rappelle quelque chose ? Les négociations n'ont jamais démarré, le texte n'a jamais été appliqué. Mais le rêve s'est ancré dans la tête des bûcherons, d'autant plus qu'une partie d'entre eux, les « domaniaux » qui dépendent de l'ONF, bénéficient du départ à 55 ans. Un « avantage » prévu dans un accord d'entreprise qui s'arrête en 2020. « Le nouveau directeur a dit que le dispositif ne serait pas prolongé », déplore Patrick Bangert, responsable syndical CFDT.

Depuis 2014, le président du Sivu bas-rhinois se bat aux côtés des bûcherons, convaincu du bien-fondé de leur demande, notamment au regard de sa propre expérience. « J'ai dix ouvriers bûche-rons et 10 500 heures travaillées. Chaque année, j'en enlève 2 000 pour absences, principalement dues à des maladies professionnelles. » Il constate que le métier bénéficie d'un « nouveau regain d'intérêt chez les jeunes », mais qu'il faut leur proposer une carrière « acceptable. Dans mon équipe, la moyenne d'âge était de plus de 55 ans. Elle est aujourd'hui de moins de 50 ans. J'ai cinq anciens et cinq jeunes. » Le maire revendique « la cessation d'activité anticipée pour pénibilité ».
Davantage de risque dans les forêts malades

Pour l'Alsacien Patrick Bangert, c'est aussi un ancien combat. « Cela fait plus de dix ans qu'on se bat. On a rencontré des élus locaux, Marisol Touraine, Stéphane Le Foll... »

Cette fois, il rappelle l'état sanitaire dégradé des forêts, les arbres malades du réchauffement climatique. Ces arbres morts augmentent l'accidentologie, insiste-t-il. « La majorité des accidents est due à des chutes de branches. » Et aujourd'hui, les branches sèches, principalement aux cimes des arbres, cassent plus facilement, avec le risque de tomber, d'une grande hauteur, sur un bûcheron ou un promeneur. D'ailleurs, dans la forêt de l'Illwald, la commune a pris un arrêté astreignant les promeneurs à ne pas s'éloigner de plus de 3 m de part et d'autre du sentier, pour cette raison, explique encore Jean-Claude Spielmann.
<iframe src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01836272/playlist/no/zone/... scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" width="714" height="435" frameborder="0"></iframe> « Un bûcheron meurt tous les six mois en Alsace »

Patrick Bangert met en avant les morts : six en novembre 2019 dans le Grand Est et « un tous les six mois en Alsace », selon lui. « Ils ont parlé partout des onze morts d'un accident du travail au Mali. Nous, personne n'en parle ! », s'emporte Bernard Schildknecht, bûcheron au Sivu de Sélestat et syndicaliste. François Mourot, bûcheron retraité CFDT, ajoute : « En quarante ans de métier, j'ai perdu cinq collègues proches, tous en fin de carrière. » Patrick Bangert affirme qu'un bûcheron sur vingt n'arriverait pas au bout de sa carrière du fait d'un accident ou d'une maladie professionnelle. Et ajoute que dans la tranche entre 60 et 62 ans, il y a six fois plus d'accidents.

Les syndicalistes précisent encore que huit bûcherons sur dix ont la maladie de Lyme. C'est le cas de Michael, 44 ans, pour lequel la CFDT a obtenu, il y a deux ans, la reconnaissance en maladie professionnelle. Bernard Schild-knecht complète le tableau : « On a un taux de cotisation à la caisse accidents à 12 %... On est au-dessus du BTP à cause de la gravité des accidents chez nous ! »

La bataille pour l'âge du départ à la retraite prend tout son sens quand on sait aussi que l'espérance de vie dans cette profession est de 62,5 ans... « On est oubliés de tous, même de Laurent Berger [le « patron » de la CFDT] à qui j'avais parlé de notre problème ! »
Textes : Annick WOEHLPhotos : Thierry GACHON PLUS WEB Nos vidéo et diaporama sur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Défense 152 e régiment d'infanterie La rusticité du fantassin

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:13:52

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Défense 152 e régiment d'infanterie
La rusticité du fantassin
Une centaine de soldats de la compagnie de combat du capitaine Bertrand a effectué une marche de 60 km avant de terminer par une cérémonie au coeur de Ribeauvillé, ville jumelée.
 

 
Dans le village de Thannenkirch, encore endormi.
Ils auraient dû dormir en pleine nature mais certains élus ont eu pitié des Diables rouges et leur ont ouvert les portes des salles polyvalentes de Saint-Pierre-Bois, Neubois et Thannenkirch. Les hommes du capitaine Bertrand, patron de la 2e compagnie de combat, ont tout de même dû affronter le froid durant leur périple de 60 km, les menant du Val de Villé à Ribeauvillé, le tout en trois jours. Jeudi matin, peu après 7 h, il faisait -4° quand les soldats ont quitté le village endormi de Thannenkirch pour rejoindre le GR5 et s'engouffrer dans une forêt blanche et silencieuse.

Sur le GR5, recouvert de gel. Photo DNA /Laurent Habersetzer

Cette dernière portion de quelque 10 km n'a pas donné lieu à un quelconque exercice de combat contrairement aux jours précédents où les militaires ont pu « jouer » quelques embuscades. Cette marche d'aguerrissement est la suite logique des manoeuvres effectuées au Cenzub (centre d'entraînement aux actions en zone urbaine), à Sissonne, dans l'Aisne. Cette longue préparation opérationnelle doit permettre aux fantassins de la « 2 » d'appréhender le plus sereinement possible les deux missions qui les attendent : deux mois de Sentinelle à Paris au printemps et surtout une opération extérieure en Côte d'Ivoire avant la fin de l'année avec d'autres unités du 152e régiment d'infanterie.
Un véhicule blindébaptisé « Oberwald »

Engagé en mars 2015, le caporal-chef Vincent fera partie du voyage. Et ce sera sa deuxième mission d'envergure après la difficile projection au Mali en 2016/17. Le Normand, qui s'est décidé à rejoindre l'infanterie à 17 ans et demi, ne regrette pas le choix d'un régiment illustre et d'ailleurs, il a resigné pour six ans, espérant plus tard passer sous-officier. C'est sur internet, avant son incorporation, qu'il a découvert l'Histoire des Diables rouges, notamment celle que ses anciens ont écrite dans le maquis d'Auvergne et lors de la Libération de l'Alsace.

Le commandant de compagnie, au petit matin à Thannenkirch. Photo DNA /L. Habersetzer

A l'aube, dans Thannenkirch qui se réveille... Photo DNA /L. Habersetzer

A l'arrivée devant la mairie, en milieu de matinée, jeudi. Photo DNA /L. Habersetzer

Une centaine de fantassins a participé à cet exercice d'aguerrissement. Photo DNA /L. Habersetzer

Prêts pour Sentinelle puis la Côte d'Ivoire. Photo DNA /L. Habersetzer

« Quand on est au 15-2, on se relève et on avance », devise du colonel Colliou, chef de corps en 1944/46. Photo DNA /L. Habersetzer

Un blindé a été baptisé « Oberwald » et un plus petit véhicule « Ribeauvillé ». Photo DNA /L. Habersetzer

A Thannenkirch, devant la salle polyvalente. Photo DNA /L. Habersetzer

D'ailleurs, lors d'une cérémonie qui s'est tenue jeudi matin au coeur de Ribeauvillé, ville jumelée avec la compagnie, un véhicule blindé a été baptisé « Oberwald », nom d'un bois dans le Sundgau où les Diables rouges se sont illustrés en novembre 1944. « Il faut donner du sens à ce que l'on fait », relève le capitaine Bertrand, qui salue les liens étroits qui unissent depuis longtemps la cité des Ménétriers et la 2e compagnie. « Des relations simples et vraies » qui font vivre le lien Armée-Nation.
Nicolas ROQUEJEOFFRE Voir vidéo et diaporama sur www.dna.fr

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Neuf-Brisach  Au menu du conseil municipal 600 000 euros de travaux à l'office de tourisme

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:56:28

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Neuf-Brisach  Au menu du conseil municipal
600 000 euros de travaux à l'office de tourisme
Le conseil municipal de Neuf-Brisach a validé mercredi 22 janvier le plan de financement des travaux de rénovation du Palais du Gouverneur, qui abrite l'office de tourisme. 60 000 euros vont en outre être débloqués pour mettre le Mausa aux normes accessibilité.
 

 
La cour de l'office de tourisme va radicalement changer à l'issue des travaux de rénovation du Palais du Gouverneur. Ouverte au public, elle sera végétalisée.
Pour sa première réunion de la nouvelle année, le conseil municipal de Neuf-Brisach s'est réservé un menu en quatre points des plus spartiates. Le temps tout de même de prévoir près de 700 000 euros de dépenses pour deux structures municipales.

Le Palais du Gouverneur d'abord, dont la rénovation est portée par le cabinet d'architecture Hecky-Brinkert à Turckheim. Outre la façade classée, qui doit être rénovée, il est prévu une refonte totale de la cour de cet immeuble, qui abrite au rez-de-chaussée l'office de tourisme.
Un peu plus de 261 000 EUR à la charge de la commune

Quelques modifications ont été apportées au projet initial, en accord avec l'architecte des bâtiments de France. Mais le corps du projet est maintenu : végétaliser la cour et l'ouvrir vers l'extérieur, afin de transformer cet espace clos en promenade (voir le plan ci-dessus). Au chapitre des nouveautés par rapport au pré-projet, les sanitaires publics, dont la démolition avait été initialement prévue, seront finalement maintenus. En revanche, il est toujours question de déplacer l'abribus, qui bouche actuellement une des entrées de la cour. Les étages supérieurs de l'immeuble étant actuellement habités, la possibilité de parking a été maintenue mais seuls les box resteront visibles. Les places de parking ne seront pas matérialisées par des bandes blanches, « afin de permettre à cette cour de servir en tant qu'espace public pour des événements » précise l'architecte Jérôme Hecky.

Le conseil a voté à l'unanimité, mercredi soir, pour le plan de financement de ce projet estimé à 615 768 EUR TTC (dont 528 000 EUR de travaux). La commune espère 69 % d'aides publiques : 172 000 EUR de la Comcom, 150 000 EUR de l'État (au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux), 23 528 EUR du conseil départemental et 4 000 EUR de la Région Grand Est et la même somme de la Drac. Ce qui laisserait 261 566 EUR TTC à charge de la commune de Neuf-Brisach.

Le conseil a également autorisé le maire à lancer les demandes de subventions pour la mise aux normes accessibilité du Mausa. Un diagnostic de l'Apave a estimé que 60 000 EUR de menus travaux (électricité, rampes d'accès et autres) étaient nécessaires pour mettre la structure à jour. Neuf-Brisach demande le maximum (40 %) à l'État au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux.

Le prochain conseil aura lieu le 24 février.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Sundgau Le Grenier : un projet bien charpenté

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:26:07

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Sundgau    Le Grenier : un projet bien charpenté
 

 
Christine Verry, présidente de l'association LED (Lutter en découverte), devant les poutres de l'ancienne charpente qui sera remontée, cette année, près de l'église. L'association a également récupéré 6000 tuiles. « Il en reste 3000 à trouver ! » Photo L'Alsace /A.D.
Lutter, petit village d'à peine 300 habitants dans le Jura alsacien, a une particularité : il compte plus de 25 maisons en pierre construites avant la Guerre de trente ans, soit entre 1530 et 1630. Lorsqu'il a recensé ces bâtisses cossues en 2013, Marc Grodwohl, archéologue et fondateur de l'Écomusée, parlait d'une « concentration exceptionnelle ». Ces maisons sont présentées dans l'ouvrage qu'il a cosigné en 2015, Les villageois de Lutter en leurs demeures, édité par l'association et la commune.

C'est pour mettre en valeur ce patrimoine unique pour un village agricole de cette taille que des habitants ont constitué, en 2013, l'association Lutter en découverte (LED). Dès sa création, avec le soutien de la commune, l'association s'est lancée dans un projet un peu fou : elle a sauvé de la destruction une charpente de 1604 sur une maison qui a été démolie à Wolschwiller, village voisin. Son but était de remonter cette charpente au sol et d'en faire un lieu de culture, de loisirs et de rencontres sur une surface de 100 m2. « D'habitude, on ne peut pas visiter les greniers », sourit Christine Verry, présidente de LED. Mais celui-là sera accessible à tous : « Ce sera comme si on avait soulevé le couvercle d'une maison et qu'on l'avait posé à côté. Il sera remonté au sol comme un préau ! »

Un dessin du projet qui verra le jour cette année à Lutter : la création du Grenier, lieu de culture et de loisirs. Une ancienne charpente de 1600, démontée à Wolschwiller, sera remontée sur un terrain communal et recouverte de tuiles de récupération. Ses façades seront fermées avec du vitrage, du bardage en bois ou en pierre. Portes et fenêtres seront elles aussi récupérées. DR
Des poutres numérotées

« Le démontage était un chantier bénévole, mené par quinze membres de l'association avec l'aide d'un charpentier professionnel, Bertrand Hinderer de Gildwiller », précise la présidente Christine Verry. Il a fallu trois camions de la scierie Schmidlin pour acheminer les poutres, chacune précautionneusement numérotée, qui sont stockées sur un terrain communal. Sept ans après cette opération d'envergure, le projet doit aboutir cette année.

Le Grenier de Lutter - c'est son nom - sera situé sur un ancien verger en friche, appartenant à la commune, près de l'église. Il ne restera pas ouvert aux quatre vents. Les membres de LED ont récupéré 6000 tuiles pour le toit. « Il nous en reste 3000 à trouver », indique la présidente. Les façades seront fermées avec du vitrage, du bardage en bois ou en pierre ainsi que des fenêtres avec des chanfreins, elles aussi récupérées. « Nous avons également conservé une porte cintrée : celle-ci sera installée sur une aire, juste à côté, qui représentera le plan de la maison. Il y a aura des murs pour s'asseoir. » Des panneaux explicatifs compléteront le site. « Le Grenier de Lutter sera le point de départ des visites du village. Nous organiserons un circuit patrimonial qui présentera toute la richesse architecturale à partir de l'ouvrage paru en 2015. » Ça, c'est pour l'extérieur. Car à l'intérieur, sous ce toit fixé au sol, se dérouleront une ribambelle d'animations qui feront vivre le village.
Anne DUCELLIER

Trois camions ont acheminé les poutres de l'ancienne charpente de Wolschwiller, datant de 1604. Photo L'Alsace /A.D.

 

 
 

Dannemarie Implication citoyenne toute ! pour Alexandre Berbett, candidat

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:25:10

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Dannemarie Implication citoyenne toute ! pour Alexandre Berbett, candidat
 

 
Alexandre Berbett, adjoint au maire à Dannemarie, marié, un enfant, a 33 ans et est archiviste à Saint-Louis. Photo L'Alsace /K.F.
Le tract de « Vivons Dannemarie ensemble » est en train d'être distribué dans les boîtes aux lettres des Dannemariens. À la tête de cette première liste déclarée dans la commune : Alexandre Berbett, natif de la ville, actuel adjoint à la culture et au patrimoine, un mandat qu'il a déjà exercé de 2008 à 2014. Il n'a pas attendu la nouvelle année pour se déclarer, il avait déjà clairement fait part de son intention en juin dernier, après l'avoir annoncé au maire Paul Mumbach. Restait à trouver 19 personnes et une parité hommes-femmes pour se lancer.
« Pas une candidature d'opposition »

Alors qu'il assure que sa « candidature n'est pas une candidature d'opposition », trois raisons l'ont incité à se déclarer : d'abord, « les conditions d'expression démocratique se sont dégradées » selon lui, au fil du mandat ; ensuite, Dannemarie a été le théâtre de « polémiques à répétition. Or, le rôle d'un maire, c'est d'apaiser les tensions » ; enfin, les décisions financières récentes ont été la goutte d'eau : « Le Mémorial et le futur groupe scolaire nous amènent à un endettement au maximum de sa capacité, on ne pourra plus envisager d'autre projet d'envergure. »

Alexandre Berbett a donc opté, avec son équipe, pour le « dialogue, la concertation, l'implication citoyenne ». Dans son premier tract, un questionnaire incite les habitants à « faire part de leurs attentes », sur dix thèmes. Des réunions participatives seront également organisées les 7 et 12 février à 20 h à l'ancienne mairie et une page Facebook contenant toutes les modalités pratiques et les vidéos des membres de la liste est déjà en ligne.
« On souhaite une campagne propre »

L'équipe a établi les grandes lignes de son projet : « Le projet d'école, on va le mener à bien », « le Mémorial, on le fera vivre comme il le mérite », « le centre-ville ne pourra pas attendre que la situation décline pour engager des travaux de redynamisation », « Dannemarie manque également d'espaces verts et de lieux de convivialité ». Côté sécurité routière, préoccupation majeure à Dannemarie, « il reste encore beaucoup de choses à faire, comme sécuriser les carrefours et les passages piétons ».

Conscient que la campagne électorale peut être compliquée à Dannemarie, Alexandre Berbett précise : « On souhaite une campagne propre, projet contre projet », et loue surtout « le travail de mon équipe au cours de ces derniers mois ».
Karine FRELIN

 

 
 

Le chantier du pôle d'inclusion de l'APEI Sud Alsace est lancé

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:16:49

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Le chantier du pôle d'inclusion de l'APEI Sud Alsace est lancé
 

 
La grande famille de l'APEI Sud Alsace, association de parents et amis de personnes handicapées mentales, s'est déplacée jeudi matin à Saint-Louis pour la pose de la première pierre de son immeuble collectif, pôle des plus novateurs dans le domaine de l'accueil et de l'accompagnement des personnes en situation de handicap. Un moment symbolique et marquant dans l'histoire de l'association et du Fonds de dotation de l'APEI au cours duquel les partenaires financiers et institutionnels du projet ont côtoyé les salariés impliqués mais aussi les nombreux bénévoles et familles concernés par le handicap. Le président de l'APEI, Fernand Heinis, a souligné une volonté de promouvoir l'adaptation de l'offre de service en direction des personnes handicapées sur le territoire Sud Alsace en général et en particulier à Saint-Louis.
« Environ 14 100 personnes en situation de handicap, reconnues ou non »

Saint-Louis Agglomération compte 78 351 habitants, « selon les estimations, il y aurait sur le territoire environ 14 100 personnes en situation de handicap, reconnues ou non », a noté le président. Un constat qui a poussé les différents acteurs du territoire à prendre les devants.

Jeudi, après la pose de la première pierre, Fernand Heinis a donné les grandes lignes du projet actuellement en construction. Il prévoit un habitat inclusif de 20 appartements pour un minimum de 20 personnes handicapées. Mais également une cuisine centrale dotée d'une légumerie et un restaurant solidaire qui fonctionneront avec des travailleurs handicapés. Ces trois espaces distincts du site devraient être livrés d'ici la fin de cette année. Sachant qu'une priorité sera donnée à la cuisine centrale collective. Un accompagnement adapté sera mis en place au domicile de 70 personnes adultes et un accueil de jour pour 20 autres. Le pôle se tiendra à disposition de tous les publics à travers un accueil et un conseil de la Maison départementale des personnes handicapées.

C'est pour finaliser ce programme qu'en amont, depuis au moins deux ans, les échanges se sont notamment multipliés entre l'APEI et les acteurs politiques de Saint-Louis, de Saint-Louis Agglomération et leurs homologues sundgauviens. Pour en arriver à des synergies fructueuses « à vocation sociale et économique dans l'intérêt de ceux qui en ont le plus besoin », a convenu Jean-Marie Zoellé, maire de Saint-Louis. La Ville a d'ailleurs soutenu le projet en mettant gracieusement à disposition un terrain, situé rue François-Wittersbach (à l'arrière de l'enseigne Grand Frais). Tandis que Saint-Louis Agglomération s'est porté caution pour l'APEI sur un emprunt à hauteur de 2,5 millions d'euros. Le Gal (groupe d'action locale) du Sundgau et le Pays du Sundgau ont apporté leur aide à l'investissement de la cuisine centrale.

De son côté, le Département s'est associé au projet du pôle d'inclusion à travers un soutien financier au logement à hauteur de 75 000 EUR (50 000 en 2020 et 25 000 en 2021). Présente jeudi matin, Pascale Schmidiger, vice-présidente du conseil départemental, a salué le dynamisme du président de l'APEI et de son équipe : « L'émergence de cette nouvelle forme d'habitat va dans le sens de notre conception de l'accompagnement des personnes handicapées. »
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Saint-Louis Handicap Le chantier du pôle d'inclusion de l'APEI Sud Alsace est lancé

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:54:51

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Saint-Louis Handicap
Le chantier du pôle d'inclusion de l'APEI Sud Alsace est lancé
Les représentants du Fonds APEI Hirsingue et leurs partenaires ont posé la première pierre de l'immeuble collectif, dédié aux personnes en situation de handicap, qui devrait s'élever d'ici la fin de cette année, rue François-Wittersbach à Saint-Louis.
 

 
Hier matin, Fernand Heinis (à gauche), président de l'APEI Sud Alsace, et Jean-Marie Zoellé, maire de Saint-Louis, ont posé la première pierre de l'immeuble collectif situé rue François-Wittersbach à Saint-Louis.
La grande famille de l'APEI Sud Alsace, association de parents et amis de personnes handicapées mentales, s'est déplacée hier matin à Saint-Louis pour la pose de la première pierre de son immeuble collectif, pôle des plus novateurs dans le domaine de l'accueil et de l'accompagnement des personnes en situation de handicap. Un moment symbolique et marquant dans l'histoire de l'association et du Fonds de dotation de l'APEI au cours duquel les partenaires financiers et institutionnels du projet ont côtoyé les salariés impliqués mais aussi les nombreux bénévoles et familles concernés par le handicap. Le président de l'APEI, Fernand Heinis, a souligné une volonté de promouvoir l'adaptation de l'offre de service en direction des personnes handicapées sur le territoire Sud Alsace en général et en particulier à Saint-Louis.
« Environ 14 100 personnes en situation de handicap, reconnues ou non »

Saint-Louis Agglomération compte 78 351 habitants, « selon les estimations, il y aurait sur le territoire environ 14 100 personnes en situation de handicap, reconnues ou non », a noté le président. Un constat qui a poussé les différents acteurs du territoire à prendre les devants.

Hier, après la pose de la première pierre, Fernand Heinis a donné les grandes lignes du projet actuellement en construction. Il prévoit un habitat inclusif de 20 appartements pour un minimum de 20 personnes handicapées. Mais également une cuisine centrale dotée d'une légumerie et un restaurant solidaire qui fonctionneront avec des travailleurs handicapés. Ces trois espaces distincts du site devraient être livrés d'ici la fin de cette année. Sachant qu'une priorité sera donnée à la cuisine centrale collective. Un accompagnement adapté sera mis en place au domicile de 70 personnes adultes et un accueil de jour pour 20 autres. Le pôle se tiendra à disposition de tous les publics à travers un accueil et un conseil de la Maison départementale des personnes handicapées.

C'est pour finaliser ce programme qu'en amont, depuis au moins deux ans, les échanges se sont notamment multipliés entre l'APEI et les acteurs politiques de Saint-Louis, de Saint-Louis Agglomération et leurs homologues sundgauviens. Pour en arriver à des synergies fructueuses « à vocation sociale et économique dans l'intérêt de ceux qui en ont le plus besoin », a convenu Jean-Marie Zoellé, maire de Saint-Louis. La Ville a d'ailleurs soutenu le projet en mettant gracieusement à disposition un terrain, situé rue François-Wittersbach (à l'arrière de l'enseigne Grand Frais). Tandis que Saint-Louis Agglomération s'est porté caution pour l'APEI sur un emprunt à hauteur de 2,5 millions d'euros. Le GAL du Sundgau et le Pays du Sundgau ont apporté leur aide à l'investissement de la cuisine centrale. De son côté Le Département s'est associé au projet du pôle d'inclusion à travers un soutien financier au logement à hauteur de 75 000 euros (50 000 en 2020 et 25 000 en 2021). Présente hier matin, Pascale Schmidiger, vice-présidente du conseil départemental, a salué le dynamisme du président de l'APEI et de son équipe : « L'émergence de cette nouvelle forme d'habitat va dans le sens de notre conception de l'accompagnement des personnes handicapées. »
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

ÉDUCATION À Durmenach le 31 janvier Un forum des métiers pour partager son expérience

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:08:38

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ÉDUCATION À Durmenach le 31 janvier
Un forum des métiers pour partager son expérience
À l'initiative du CLEE du Sud Sundgau, un nouveau forum des métiers aura lieu à Durmenach le 31 janvier. « Passeurs d'expériences » entend permettre la rencontre des jeunes avec des représentants d'entreprises locales et concrétiser des projets professionnels.
 

 
Cette rencontre permettra aux jeunes de prendre contact avec des représentants du monde de l'entreprise, le tout en une matinée.
Avec un peu plus de 800 habitants, Durmenach, petite commune du Sundgau, verra sa population gonfler à l'occasion du forum des métiers « Passeurs d'expériences », organisé par le CLEE (Comité local économie entreprise) du Sud Sundgau, le vendredi 31 janvier et parrainé par Emmanuelle Guénot, sous-préfète d'Altkirch. Pour l'occasion, près de 400 jeunes des collèges d'Hirsingue, de Ferrette, de Seppois-le-Bas et des classes de 3e Prépa des Métiers du lycée d'Altkirch s'y retrouveront le temps d'une matinée. De 8 h à 12 h, une centaine d'intervenants viendront à la rencontre des jeunes pour leur transmettre leurs expériences et savoirs. Ces représentants des métiers de diverses branches - fleuristes, restaurateurs, maçons, boucheries, coiffeurs, etc - viendront majoritairement du Sundgau, même si certains représenteront tout le Haut-Rhin et même Strasbourg.
Rendre les jeunes acteurs de terrain

Après un an de préparation, les organisateurs souhaitent que « les jeunes soient acteurs de l'événement » et leur « donner envie de faire leurs études dans ce secteur ». Pour Valérie Grison, principale du collège de Seppois et Véronique Matter, principale du collège d'Hirsingue, ce forum unique vient d'une demande des jeunes « à la recherche du concret ». Le CLEE a écouté les requêtes des représentants des élèves et a travaillé à l'élaboration d'une matinée sur-mesure « à destination de tous les jeunes », précisent les organisateurs.

L'ensemble de la commune de Durmenach servira à cette rencontre, puisque dix espaces accueilleront des branches de métiers différentes. La mairie accueillera tout ce qui est relatif à l'administration, le social et le juridique, le local des pompiers regroupera les métiers de la sécurité, le musée rassemblera les métiers liés à l'art et à l'événementiel, côté ferme ça sera l'agriculture... La Halle, inaugurée l'année dernière, recevra les métiers du bâtiment, de l'électricité, du sanitaire. « Ce bâtiment est un travail de savoir-faire local. D'une certaine manière, c'est comme si elle avait été construite pour l'événement », se réjouit Sabine Drexler, 1re adjointe au maire de Durmenach et conseillère départementale.
Un meilleur regard vers l'apprentissage

Certains patrons d'entreprise viendront accompagnés de leurs jeunes apprentis, afin de répondre au mieux aux collégiens pouvant être intéressés. « Il y a beaucoup de choses à faire dans l'artisanat » estiment les organisateurs. En plus de cibler les jeunes, ce forum des métiers entend aussi toucher les parents. « Nous nous apercevons que beaucoup d'élèves se tournent maintenant vers la voie professionnelle. L'idée est désormais de changer le regard que les parents portent sur cette filière », estime la principale du collège de la Largue de Seppois.

La matinée sera aussi animée par deux représentations d'une pièce de théâtre à moitié improvisée qui devra « faire deviner des métiers ». Avec Alicia Bohn, animatrice dans les arts du spectacle à la MJC d'Altkirch, les treize élèves joueront avec les intervenants pour « déconstruire les clichés ». Dans l'optique d'associer tous les jeunes, même lycéens, des élèves de bac pro et technologique font partie de l'organisation et veilleront à son bon déroulement. Le repas de midi sera préparé par les apprentis du CFA Roosevelt de Mulhouse.
Pauline WEISS

 

 
 

 

Bettlach  Voeux Les pompiers à l'honneur pour leur centenaire

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:52:11

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Bettlach  Voeux
Les pompiers à l'honneur pour leur centenaire
La cérémonie des voeux du maire de Bettlach Christian Rey, ce dimanche, a été l'occasion de mettre les sapeurs-pompiers à l'honneur, en célébrant le centenaire du corps, en décorant cinq d'entre eux et en inaugurant l'abri pour l'ancienne pompe à bras qui est exposée au centre de la commune.
 

 
Christian Rey a pris pour la dernière fois le micro en tant que maire de Bettlach pour la traditionnelle cérémonie des voeux
Le maire de Bettlach Christian Rey a profité de la cérémonie des voeux municipaux pour mettre en avant les sapeurs-pompiers de la commune et leur corps créé en 1920. Un corps qui lui tient particulièrement à coeur, lui, le caporal-chef, même si ce corps risque de disparaître après 100 ans d'existence. « Il est en fin de vie par manque de volontaires, regrettait-il en lançant un appel à ses concitoyens. Sur les six derniers sapeurs-pompiers de Bettlach, trois sont en limite d'âge et vont donc s'arrêter. Le préfet me demande de dissoudre notre corps. »

Une dissolution qui, pour le moment, n'est pas actée et que l'élu entend repousser le plus tardivement possible avec le secret espoir que le flambeau soit repris par de nouvelles forces vives. Malgré ce triste contexte, l'heure n'était pas aux larmes mais bien à la fête ce dimanche dans la salle polyvalente de Bettlach où les élus, habitants et pompiers locaux ont accueilli leurs homologues de... Bettlach, village suisse dans le canton de Soleure.
« Dévouement, courageet sang-froid »

Ceux-là ont ainsi pu assister à la cérémonie qui a d'abord permis de souligner l'importance et le courage des pompiers. « Disponibles et compétents, ils consacrent une partie de leur temps à assurer la sécurité de leurs proches. Ils volent au secours de la population en faisant preuve d'un grand courage et de sang-froid. Ils font face à des situations compliquées, parfois périlleuses et toujours avec le même dévouement », a ainsi déclaré le premier magistrat de Bettlach. Puis, cinq sapeurs-pompiers ont été décorés (lire ci-contre) par le maire Christian Rey, le député Jean-Luc Reitzer et le conseiller départemental Nicolas Jander.
Le maire et ses adjointsne se représentent pas

Après cet instant solennel dans la salle, Christian Rey a invité ses administrés à sortir, juste à côté du local des pompiers, pour inaugurer le nouvel abri de la pompe à bras. Une pompe rénovée il y a 25 ans par François Rey, le père du maire, pour lequel les Bettlachois n'ont pas manqué d'avoir une pensée en fin de cérémonie.

Celle-ci a été la dernière de Christian Rey en tant que premier magistrat de la commune. Après six mandats au conseil municipal, dont deux en tant qu'adjoint et celui en cours comme maire, l'élu a annoncé à ses administrés qu'il ne se représentait pas. Ses trois adjoints Philippe Ueberschlag, Catherine Schnurr et Jean-Pierre Gensbittel arrêtent également.

La succession de Christian Rey est donc ouverte et une liste - notamment composée de quelques membres de l'actuel conseil municipal - est en cours de formation.
Florian ZOBENBIEHLER Notre diaporama sur le site www.dna.fr

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Synagogue de Grussenheim Un livre pour les 75 ans Les images retrouvées de l'incendie

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:17:14

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Synagogue de Grussenheim Un livre pour les 75 ans
Les images retrouvées de l'incendie
Vendues au détail par un antiquaire sur Internet, des photos inédites de l'invasion allemande ont été retrouvées par une habitante de Grussenheim. L'une d'elles documente l'incendie de la synagogue. Elles sont publiées dans un ouvrage édité à l'occasion des 75 ans de la libération du village.
 

 
Jean-Philippe Strauel, historien local, présente le livre qu'il a édité pour fêter les 75 ans de la libération de Grussenheim.
La photo est prise depuis la Grand'Rue, mais on distingue clairement la synagogue de Grussenheim en feu et un char d'artillerie, au coin de la rue du Ried. Cette image rare, personne ne la connaissait encore.

« Les habitants ont été évacués en mai 1940, d'abord vers Kaysersberg, puis vers la Dordogne. Lors de l'arrivée des Allemands, il ne restait plus dans le village que la Sauvegarde, un groupe d'hommes, sans doute d'un certain âge, chargés d'éviter les pillages », raconte Jean-Philippe Strauel, président de la Société d'histoire de la Hardt et du Ried. Ce n'est qu'à leur retour au village, après l'Armistice, que les habitants ont découvert les ruines de la synagogue.

Un soldat de la Flakt Abt. 251 sort du bureau postal situé Grand'Rue en juin 1940. DR /Collection Clara Zobrist
Incendiée entre le 17 et le 25 juin 1940

Cette photo a été trouvée cet été sur internet par une habitante de Grussenheim : « Elle faisait partie d'un lot de sept photos, mises en vente par un antiquaire autrichien. Quatre concernaient Marckolsheim et trois Grussenheim. J'ai tout de suite reconnu mon village », raconte Clara Zobrist.

Sur l'une des deux autres photos de Grussenheim acquises par Clara Zobrist, on voit l'intérieur d'une maison mise à sac. Sur l'autre, un soldat allemand sortant du bureau postal, dans la Grand'Rue. On aperçoit aussi des véhicules militaires.

Tout porte à croire que ces photos ont été prises par un soldat de la Flak Abt. 251 lors de l'invasion de l'Alsace en 1940. Ce qui a permis à Jean-Philippe Strauel de dater le moment de l'incendie : « On sait que cette unité était de retour en Allemagne le 25 juin, sans doute en permission. Donc ces photos ont été prises entre le 17 et le 25 juin ».

Entre le 17 et le 25 juin 1940, la synagogue est incendiée alors que le village est occupé par des soldats de la Flak Abt. 251 Photo DR /Collection Clara Zobrist

Comment ces clichés rares ont-ils pu réapparaître après plus de sept décennies ? Le vendeur est un antiquaire, Friedrich Schmidt, situé à Teisendorf à l'extrême sud-est de l'Allemagne, tout près de la frontière autrichienne près de Salzbourg.

« Elles proviennent sans doute des affaires d'un soldat de la Flak Abtl. 251, qui a dû en faire un album. Elles étaient légendées à l'arrière, en écriture gothique. L'album a dû être récupéré par un antiquaire après le décès du photographe et la dispersion de ses affaires par la famille. Puis vendu par lot, selon l'origine géographique », suppose Jean-Philippe Strauel.
Quatre « Stolpersteine » installés en avril

Les trois photos de 1940 sont publiées dans un ouvrage édité par l'association d'histoire locale Les Amis d'Annette de Rathsamhausen, baronne de Gérando et du vieux Grussenheim à l'occasion des 75 ans de la libération du village, qui seront célébrés ce week-end (lire l'encadré). Elles nourrissent un des deux thèmes abordés dans le livre : celui de la communauté juive de Grussenheim, très importante jusque dans les années 30 et aujourd'hui presque disparue, et celui des liens d'amitié qui perdurent encore aujourd'hui entre les habitants du village et les familles des soldats français décédés pendant les trois jours qu'a duré l'assaut pour la libération, du 26 au 29 janvier 1945 (notre édition du 8 janvier).

Andrée Salomon, résistante native de Grussenheim, ici en 1937 avec des enfants juifs allemands qu'elle a recueillis en France. DR

Jean-Philippe Strauel, vice-président de l'association et auteur de l'ouvrage, y retrace des destins héroïques, comme celui de la native de Grussenheim Andrée Salomon, qui pendant la guerre a été à la tête d'un réseau de Résistance juive adossé aux cadres alsaciens de l'oeuvre de secours aux enfants (OSE). Il y retrace aussi les destins tragiques des 29 natifs de Grussenheim qui ont été déportés ou exécutés par les nazis pendant la guerre. Quatre d'entre eux étaient encore habitants de la commune en 1939 : Léon Bloch, Pauline Samuel, Émile Heimendinger et Nathalie Weil. En avril prochain, quatre Stolpersteine seront installés devant leurs anciens domiciles, en souvenir de leur martyr.
Marie-Lise PERRIN LIRE Le livre à double entrée de Jean-Philippe Strauel, intitulé « Mémorial des déportés de Grussenheim 1939-1945/Grussenheim après 1945 » est édité par l'association Les Amis d'Annette de Rathsamhausen, baronne de Gérando et du vieux Grussenheim à l'occasion des 75 ans de la libération du village. Contact : lesamisdannette@free.fr ou 06.84. 31. 45. 05. PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.lalsace.fr

LIRE Le livre à double entrée de Jean-Philippe Strauel, intitulé « Mémorial des déportés de Grussenheim 1939-1945/Grussenheim après 1945 » est édité par l'association Les Amis d'Annette de Rathsamhausen, baronne de Gérando et du vieux Grussenheim à l'occasion des 75 ans de la libération du village. Contact : lesamisdannette@free.fr ou 06.84. 31. 45. 05.

 
 

 

Grussenheim Commémoration ce week-end

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:39:40

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Grussenheim  Commémoration ce week-end
 

 
Entre le 17 et le 25 juin 1940, la synagogue est incendiée alors que le village est occupé par des soldats de la Flak Abt. 251. DR/Collection Clara Zobrist
? Samedi 25 janvier, la commune de Grussenheim célébrera le 75e anniversaire de la libération.

À 15 h à la nécropole de Sigolsheim aura lieu une cérémonie en mémoire des soldats de la 2e D.B. qui y sont inhumés, sous le patronage de la Fondation Leclerc, en présence du R.M.T. et d'enfants de Sigolsheim et de Grussenheim.

À 20 h 15 à l'église Sainte-Croix de Grussenheim, concert de la Libération « Mémoire et Paix » par les Harmonies réunies Concordia de Lapoutroie et Sainte-Cécile de Sigolsheim, suivi d'un moment de recueillement en mémoire des déportés nés à Grussenheim et de témoignages des orphelins que la Bataille de Grussenheim a laissés.

? Dimanche 26 janvier à 9 h, dépôt de gerbe au char « Chemin des Dames » puis à 9 h 30 rassemblement au rond-point, dépôt de gerbe aux stèles (rond-point), remise du drapeau de l'association des anciens de la 2e D.B. d'Alsace à la commune, dépôt de gerbe au monument aux morts ; à 10 h 30 grand'messe et cérémonie au cimetière militaire, vin d'honneur offert par la commune.

Neuf-Brisach 600 000 euros de travaux à l'office de tourisme

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:19:02

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Neuf-Brisach 600 000 euros de travaux à l'office

de tourisme
 

 
La cour de l'office de tourisme va radicalement changer à l'issue des travaux de rénovation du Palais du Gouverneur. Ouverte au public, elle sera végétalisée. Photo Cabinet Baduy Hecky Brinkert

Pour sa première réunion de la nouvelle année, le conseil municipal de Neuf-Brisach s'est réservé un menu en quatre points des plus spartiates. Le temps tout de même de prévoir près de 700 000 euros de dépenses pour deux structures municipales.

Un peu plus de 261 000 EUR à la charge de la commune

Le Palais du Gouverneur d'abord, dont la rénovation est portée par le cabinet d'architecture Hecky-Brinkert à Turckheim. Outre la façade classée, qui doit être rénovée, il est prévu une refonte totale de la cour de cet immeuble, qui abrite au rez-de-chaussée l'office de tourisme. Quelques modifications ont été apportées au projet initial, en accord avec l'architecte des bâtiments de France. Mais le corps du projet est maintenu : végétaliser la cour et l'ouvrir vers l'extérieur, afin de transformer cet espace clos en promenade (voir le plan ci-dessus). Au chapitre des nouveautés par rapport au pré-projet, les sanitaires publics, dont la démolition avait été initialement prévue, seront finalement maintenus. En revanche, il est toujours question de déplacer l'abribus, qui bouche actuellement une des entrées de la cour. Les étages supérieurs de l'immeuble étant actuellement habités, la possibilité de parking a été maintenue mais seuls les box resteront visibles. Les places de parking ne seront pas matérialisées par des bandes blanches, « afin de permettre à cette cour de servir en tant qu'espace public pour des événements » précise l'architecte Jérôme Hecky.

Le conseil a voté à l'unanimité, mercredi soir, pour le plan de financement de ce projet estimé à 615 768 EUR TTC (dont 528 000 EUR de travaux). La commune espère 69 % d'aides publiques : 172 000 EUR de la Comcom, 150 000 EUR de l'État (au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux), 23 528 EUR du conseil départemental et 4 000 EUR de la Région Grand Est et la même somme de la Drac. Ce qui laisserait 261 566 EUR TTC à charge de la commune de Neuf-Brisach.

Le conseil a également autorisé le maire à lancer les demandes de subventions pour la mise aux normes accessibilité du Mausa. Un diagnostic de l'Apave a estimé que 60 000 EUR de menus travaux (électricité, rampes d'accès et autres) étaient nécessaires pour mettre la structure à jour. Neuf-Brisach demande le maximum (40 %) à l'État au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux.

Le prochain conseil aura lieu le 24 février.

Marie-Lise PERRIN

ÉDUCATION À Durmenach le 31 janvier Un forum des métiers pour partager son expérience

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:52:38

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ÉDUCATION À Durmenach le 31 janvier
Un forum des métiers pour partager son expérience
À l'initiative du CLEE du Sud Sundgau, un nouveau forum des métiers aura lieu à Durmenach le 31 janvier. « Passeurs d'expériences » entend permettre la rencontre des jeunes avec des représentants d'entreprises locales et concrétiser des projets professionnels.
 

 
Cette rencontre permettra aux jeunes de prendre contact avec des représentants du monde de l'entreprise, le tout en une matinée.
Avec un peu plus de 800 habitants, Durmenach, petite commune du Sundgau, verra sa population gonfler à l'occasion du forum des métiers « Passeurs d'expériences », organisé par le CLEE (Comité local économie entreprise) du Sud Sundgau, le vendredi 31 janvier et parrainé par Emmanuelle Guénot, sous-préfète d'Altkirch. Pour l'occasion, près de 400 jeunes des collèges d'Hirsingue, de Ferrette, de Seppois-le-Bas et des classes de 3e Prépa des Métiers du lycée d'Altkirch s'y retrouveront le temps d'une matinée. De 8 h à 12 h, une centaine d'intervenants viendront à la rencontre des jeunes pour leur transmettre leurs expériences et savoirs. Ces représentants des métiers de diverses branches - fleuristes, restaurateurs, maçons, boucheries, coiffeurs, etc - viendront majoritairement du Sundgau, même si certains représenteront tout le Haut-Rhin et même Strasbourg.
Rendre les jeunes acteurs de terrain

Après un an de préparation, les organisateurs souhaitent que « les jeunes soient acteurs de l'événement » et leur « donner envie de faire leurs études dans ce secteur ». Pour Valérie Grison, principale du collège de Seppois et Véronique Matter, principale du collège d'Hirsingue, ce forum unique vient d'une demande des jeunes « à la recherche du concret ». Le CLEE a écouté les requêtes des représentants des élèves et a travaillé à l'élaboration d'une matinée sur-mesure « à destination de tous les jeunes », précisent les organisateurs.

L'ensemble de la commune de Durmenach servira à cette rencontre, puisque dix espaces accueilleront des branches de métiers différentes. La mairie accueillera tout ce qui est relatif à l'administration, le social et le juridique, le local des pompiers regroupera les métiers de la sécurité, le musée rassemblera les métiers liés à l'art et à l'événementiel, côté ferme ça sera l'agriculture... La Halle, inaugurée l'année dernière, recevra les métiers du bâtiment, de l'électricité, du sanitaire. « Ce bâtiment est un travail de savoir-faire local. D'une certaine manière, c'est comme si elle avait été construite pour l'événement », se réjouit Sabine Drexler, 1re adjointe au maire de Durmenach et conseillère départementale.
Un meilleur regard vers l'apprentissage

Certains patrons d'entreprise viendront accompagnés de leurs jeunes apprentis, afin de répondre au mieux aux collégiens pouvant être intéressés. « Il y a beaucoup de choses à faire dans l'artisanat » estiment les organisateurs. En plus de cibler les jeunes, ce forum des métiers entend aussi toucher les parents. « Nous nous apercevons que beaucoup d'élèves se tournent maintenant vers la voie professionnelle. L'idée est désormais de changer le regard que les parents portent sur cette filière », estime la principale du collège de la Largue de Seppois.

La matinée sera aussi animée par deux représentations d'une pièce de théâtre à moitié improvisée qui devra « faire deviner des métiers ». Avec Alicia Bohn, animatrice dans les arts du spectacle à la MJC d'Altkirch, les treize élèves joueront avec les intervenants pour « déconstruire les clichés ». Dans l'optique d'associer tous les jeunes, même lycéens, des élèves de bac pro et technologique font partie de l'organisation et veilleront à son bon déroulement. Le repas de midi sera préparé par les apprentis du CFA Roosevelt de Mulhouse.
Pauline WEISS

 

 
 

 

GUEBWILLER Collège Mathias-Grünewald Des élèves de 3e en immersion dans des entreprises allemandes

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:18:21

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GUEBWILLER Collège Mathias-Grünewald
Des élèves de 3e en immersion dans des entreprises allemandes
Six élèves (quatre garçons et deux filles) de 3e bilingue au collège Mathias-Grünewald à Guebwiller ont effectué une semaine de stage dans des entreprises allemandes à Müllheim. Une semaine riche en découvertes pour les adolescents.
 

 
De gauche à droite : Claire Guillier, Léo Vieljus, Jarod Bachmann, Ethan Jacob et Mokhtar Chebel (il manque Pauline Rogy sur la photo), première promo des 3e bilingues en stage dans des entreprises allemandes.
Léo Vieljus, Ethan Jacob, Claire Guillier, Jarod Bachmann, Mokhtar Chebel et Pauline Rogy, six élèves de 3e bilingue au collège Mathias-Grünewald à Guebwiller viennent d'effectuer un stage d'observation dans des entreprises allemandes dans le cadre de leur cursus scolaire. Une première pour l'établissement guebwillerois.

Cette première promotion de stagiaires, « un galop d'essai » pour le principal Philippe Weiss, est revenue enchantée de son expérience. « Müllheim est une petite ville avec un accueil de stage limité, estime le chef d'établissement. Six c'était le maximum. » Dans une école avec des enfants en difficulté pour Léo, dans une clinique pour Ethan et Pauline, dans l'informatique pour Claire, dans un magasin de produits électroménagers et multimédias pour Jarod et dans une pharmacie pour Mokhtar, les six adolescents ont vécu une semaine riche.
Une belle opportunité pour se perfectionner en allemand

« C'était une belle opportunité. Pour être compris, il ne fallait que parler en allemand, ce qui nous permettait de nous perfectionner », explique Léo Vieljus. « On était en immersion en Allemagne et on dormait dans un hôtel à Müllheim », complète Ethan Jacob. « Avec Pauline, on était dans une clinique : le premier jour aux soins intensifs puis à l'accueil général des soins aux urgences. Pour finir, Pauline était en endoscopie et moi en radiologie », ajoute l'adolescent. (N.D.L.R. : Pauline Rogy étant absente lors de l'interview). Affectés à la « surveillance des personnes », les deux jeunes gens ont été marqués par leur expérience auprès « d'une personne qui se droguait ». Néanmoins Ethan parle « d'une super expérience », conforté dans son choix de poursuivre vers les métiers de laborantin ou d'infirmier alors que sa camarade de classe se destine à une profession dans le domaine médical.

De son expérience, Léo Vieljus, qui envisage une formation de professeur d'EPS, rapporte une attitude bienveillante entre les enfants. « Il n'y avait pas de différence, pas de mise à l'écart, pas de moquerie. Un enfant présentant des troubles autistiques était intégré au groupe » L'adolescent, qui pratique assidûment la natation au sein du Cercle des nageurs du Florival, a fait lui-même la démarche de trouver une école pour son stage. Pour les autres, ils ont pu s'appuyer sur les enseignants pour être au plus près de leur domaine de prédilection. Et ça a fonctionné.
Dans trois ans, une classe entière partira

Les élèves, qui se connaissent depuis de nombreuses années - plus de dix ans pour certains -, ont eu beaucoup de mal à reprendre le chemin du collège après cette semaine très intense. Répartis dans les entreprises durant la journée, ils dînaient au restaurant le soir avant de rejoindre leur chambre à l'hôtel, échangeant à nouveau dans la langue de Molière. « Deux enseignants se sont relayés sur place pour accompagner les élèves à leur lieu de stage », précise Philippe Weiss. Pour se rendre dans leur entreprise respective, certains se sont déplacés à pied, d'autres en bus ou en taxi. Un accompagnement à la réussite de ces stages voulu par le principal.

« L'organisation a été facilitée par un enseignant dont les parents sont de Müllheim. Mais nous allons monter en puissance et d'ici trois ans ce sera toute une classe qui partira », assure Philippe Weiss. Pour donner tous les moyens aux futures promotions, le chef d'établissement compte bien s'appuyer sur plusieurs enseignants qui ont des contacts en Allemagne. « Il faudra trouver un vivier d'entreprises et des stages qui conviennent aux élèves. »

En attendant, les premiers, revenus des étoiles dans les yeux, ne rêvent que « de retourner là-bas ». « C'était franchement bien. Les gens étaient sympas, accueillants, détaille Claire Guillier. J'ai depuis longtemps envie de faire un métier dans l'informatique. J'ai fait de la programmation pour créer un site web. Un programme c'est très long à faire et puis il y a les mots techniques. Mais j'ai pu aller assez loin dans la conception », raconte l'adolescente, qui est aussi une très bonne trompettiste.
Une classe de 6e bilingue à la prochaine rentrée

Jarod Bachmann, qui pratique l'athlétisme, « aime bien réparer ». Il a choisi une enseigne de produits électroménagers et multimédias. Affecté aux rayons portables, ordinateurs, il était plutôt dans la relation client. « Il y avait beaucoup de clients français », glisse l'adolescent qui du coup parlait français !

Le discret Mokhtar Chebel, qui est très intéressé par tout ce qui touche à la médecine et qui rêve d'en faire son métier en France ou en Allemagne, a contribué au tri des médicaments à leur arrivée dans l'officine où il effectuait son stage, leur enregistrement et a même pu aider à la préparation de compositions médicales sur ordonnance.

Des mises en situation qui ont aussi permis de confirmer le niveau d'allemand des élèves. « Nous avons été surpris des retours. Tous ont un très bon niveau d'allemand et envie de poursuivre leur cursus en Allemagne. Plusieurs d'entre eux envisagent la filière Abibac », se réjouit Philippe Weiss, dont l'établissement compte actuellement 50 élèves bilingues mais qui devrait ouvrir à la prochaine rentrée une classe de 6e entièrement bilingue en lieu et place d'une section.
Carine DOPPLER

 

 
 

 

Richwiller  Elections municipales Vincent Hagenbach brigue un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:11:11

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Richwiller  Elections municipales
Vincent Hagenbach brigue un nouveau mandat
Conseiller municipal en 2002, puis maire depuis 2008, Vincent Hagenbach brigue, à 53 ans, un nouveau mandat de premier magistrat. Son credo : continuer à améliorer le cadre de vie de ses concitoyens.
 

 
À 53 ans, Vincent Hagenbach se lance dans une quatrième bataille municipale.
« Ma plus belle réussite, et celle de mon équipe, est humaine, nous avons réussi à resserrer par diverses actions les liens entre les habitants de Richwiller. » Vincent Hagenbach semble enthousiaste comme à son premier mandat.

Pharmacien de profession, marié avec Véronique, veillant sur le bien de deux garçons, le maire sortant se félicite d'avoir « fait un remarquable travail avec les associations de la place » et aussi de la « gestion financière saine de la commune ». « Nous n'avons pas augmenté la fiscalité locale depuis douze ans, tout en ayant un endettement plus que raisonnable », souligne-t-il.

Et le candidat maire de poursuivre. « Des routes et les bâtiments communaux ont été rénovés, la journée citoyenne rassemble plus de 500 personnes pour 3500 habitants, des fêtes de voisins se sont organisées avec le soutien de la commune. Je souhaite, avec ma nouvelle équipe, faire perdurer le même état d'esprit. »
Une structure pour seniors

Vincent Hagenbach revendique une liste complète de 29 personnes baptisée Richwiller Unis et qui compte dix nouveaux noms.

Parmi les projets, le candidat a toujours comme objectif de construire une salle de fêtes, notamment pour décharger des créneaux horaires à la salle des sports Jean-Marie Pfeffer. « Avec nos réserves financières et les taux d'intérêt bancaires faibles pratiqués, cela devrait être dans nos cordes. »

Le maire sortant envisage aussi de faire construire, sur un terrain communal, une résidence pour seniors d'une trentaine de logements aidés, « une solution pour des aînés qui souhaitent quitter leur domicile sans aller dans notre Ehpad de 85 lits ».

Le développement durable est et restera une priorité de l'équipe qu'il espère mener aux affaires, mais la priorité des priorités reste humaine. « Il faut faire perdurer l'entente entre les élus, l'état d'esprit de confiance avec les habitants, rester proches d'eux et des associations de la place, car seuls les élus de proximité ont une prise directe pour améliorer le quotidien des administrés », juge-t-il.
Jean-Paul FREY

 

 
 

 

Dietwiller Cérémonie des voeux « Des nouvelles sur le climat plutôt inquiétantes »

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:53:39

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Dietwiller Cérémonie des voeux
« Des nouvelles sur le climat plutôt inquiétantes »
Au-dehors, il neigeait tandis que la cérémonie des voeux s'animait, dimanche dernier, dans la salle des fêtes de Dietwiller. Le maire Christian Frantz a profité de l'occasion pour faire le point sur sa commune.
 

 
Le maire Christian Frantz a remercié tout son personnel communal pour son implication dans le bien vivre à Dietwiller.
L'épisode neigeux a toutefois disparu aussi vite qu'il est apparu pour laisser place à un bel intermède musical orchestré par le Pierre Specker band. Le maire Christian Frantz est directement entré dans le vif du sujet : « ambiance plutôt mitigée pour l'année 2019 ». Et de lister les « nouvelles sur le climat plutôt inquiétantes ; on se rend compte que les objectifs du développement durable ne sont pas atteints » ; les chefs d'État dits puissants qui se replient sur eux-mêmes, les Kurdes qui « combattent pour la liberté avec un rôle décisif pour l'Occident, et qui sont lâchés par les mêmes Occidentaux. » En Europe, l'élection de l'Allemande Ursula von der Leyen à la Commission européenne ; en France, l'année 2019 qui a commencé par de la défiance avec les gilets jaunes et s'est achevée avec les grèves pour protester contre la réforme des retraites.
PLUi : « un pas de plusvers la confiance »

Se rapprochant du territoire, le maire Christian Frantz a fait état du Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) voté au 1er janvier 2020, « un pas de plus vers la confiance entre les parties prenantes ». Le PLU de Dietwiller a été approuvé par le conseil municipal le 11 avril 2019, « après cinq années de travail » et intégré dans sa totalité dans le PLUi. « L'avis de la municipalité sera respecté par M2A (Mulhouse Alsace Agglomération) grâce à une charte », précisait l'édile.

« Trois lotissements vont voir le jour à Dietwiller. Le premier près de la Vieille tour pour six pavillons sur environ 50 ares. La commune a acheté une bande de terrain le long de la rue de Schlierbach pour préserver le site patrimonial du bâtiment classé. » Un second lotissement est prévu face à celui du Rossberg, à la sortie du village : environ 2,8 ha pour un minimum de 60 logements. Le troisième lotissement contiendra un minimum de 20 logements. Il sera situé entre le lotissement des Sept cloches et celui des Beaux prés, sur environ 1 ha.

Le Pierre Specker Band a mis l'ambiance durant la cérémonie des voeux de Dietwiller. Photo L'Alsace /Nadine MULLER
Sanctuariser les vergers

Le maire a passé en revue les travaux réalisés dans sa commune : la charpente et la couverture du presbytère totalement rénovées, le plateau sportif achevé, la cuisine de la salle des fêtes agrandie, la fibre en cours d'installation... « Nous n'oublierons pas les travaux d'entretien effectués par le personnel de la commune et les entreprises locales qui donnent une garantie de bonne conservation des bâtiments publics », a précisé le maire. Et de revenir sur la protection des deux gravières en partenariat avec la région Grand Est et le SAGE Ile Nappe Rhin (Schéma d'aménagement et gestion des eaux). Par ailleurs, la municipalité, avec le conseil départemental, souhaite sanctuariser les vergers de la colline, à côté du chemin de la Vieille tour. « Il s'agit d'environ dix hectares qui seront classés en Espaces naturels sensibles. »
Création d'une piste cyclable

Le dynamisme de la vie communale a été mis en avant : la journée citoyenne, les représentations de la troupe théâtrale L'Arlequin, la fête de la musique, le bal du 13 juillet organisé par l'amicale des associations, les repas de l'amicale des sapeurs-pompiers par le conseil de fabrique, les collectes de sang organisés avec les donneurs de Landser et Schlierbach, les concerts de la Barcarolle, etc. Avec un éclairage sur le sentier pédestre mis en place sur le ban communal par les habitants et les élus. « Pour notre santé, je nous encourage tous à pratiquer la marche sur nos sentiers et chemins. [...] Je rappelle que les prairies sont le garde-manger des bovins ; et des chiens qui font leurs besoins dans un garde-manger, ce n'est ni hygiénique, ni respectueux ! » Et pour bouger encore plus, Christian Frantz a annoncé la création d'une piste cyclable entre Dietwiller et la limite d'Eschentzwiller et Habsheim. « Les adolescents vont pouvoir se rendre au collège à bicyclette en sécurité », a expliqué le maire.
Remerciements

En conclusion, Christian Frantz a tenu à remercier « le personnel communal, notamment le personnel technique, Rachel Boehrer, Julien Durand et Benoît Rees, emmenés par Bertrand Jud, et le personnel administratif, Nathalie Geiger, Émilie Freyburger et notre secrétaire de mairie Annie Devey. » Sans oublier les adjoints, ni les habitants qui ont assuré le fleurissement de leurs propriétés.
Nadine MULLER

 

 
 

 

Meyenheim  Régiment de marche du Tchad Un nouveau casernement

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:19:10

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Meyenheim  Régiment de marche du Tchad
Un nouveau casernement
Le régiment de marche du Tchad fête cette année les dix ans de son installation en Alsace et poursuit la restructuration de l'ancienne base aérienne pour mieux coller à ses besoins. Un nouveau bâtiment d'hébergement a ainsi été inauguré hier matin sur le Quartier Dio.
 

 
Le colonel Alain, second du chef de corps et le général Ollier ont inauguré hier matin un nouveau bâtiment pour l'hébergement d'une centaine de marsouins.
« Les besoins d'un régiment comme le RMT avec des effectifs plus importants, beaucoup d'hommes du rang et de célibataires sont bien sûr différents de ceux d'une base aérienne », expliquait hier matin le lieutenant-colonel Alain, second du chef de corps du RMT, en inaugurant en compagnie du général Alain Ollier, commandant la 2e brigade blindée, une nouvelle zone de vie de 2000m2 et en mesure d'accueillir une centaine de marsouins pour leur hébergement.
Un autre bâtimentde 102 places en 2021

Ce nouveau bâtiment de trois étages, avec ses chambres de quatre et quelques chambres individuelles, représente un investissement de 3,5 millions d'euros, et vient s'ajouter à celui de la 5e compagnie, construit en 2016. Installé en Alsace depuis 2010, le régiment de marche du Tchad poursuit par conséquent l'aménagement et l'adaptation de ses infrastructures sur le Quartier Dio. Un autre bâtiment de 102 places doit d'ailleurs sortir de terre à l'horizon 2021 et ce toujours dans le cadre du programme « hébergement » lancé au niveau national. Une politique saluée par le général Ollier, également gouverneur militaire de Strasbourg, en présence notamment du député Raphaël Schellenberger et de Françoise Boog, la vice-présidente de la Région Grand-Est et aussi maire de Meyenheim. Alors que le RMT compte aujourd'hui un effectif de 1 200 hommes, ce sont près de 700 d'entre eux qui sont hébergés au Quartier Dio.
Le nom d'un compagnonde la libération

Le nouveau bâtiment porte le nom du caporal-chef Jean Kerleo et « l'ensemble de nos bâtiments seront renommés pour porter le nom d'un compagnon de la libération en cette année du 75e anniversaire », indiquait encore le second du chef de corps du RMT tandis que d'autres projets doivent voir le jour sur l'ancienne base aérienne comme la construction d'un champ de tir pour l'entraînement des marsouins en 2021 ou encore la réfection des ateliers du régiment en 2022 et 2023.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

Buschwiller Cérémonie des voeux « Ici, les mots entraide et échanges ont une signification »

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 05:54:02

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Buschwiller Cérémonie des voeux
« Ici, les mots entraide et échanges ont une signification »
Devant un parterre d'élus locaux, régionaux et nationaux, Christèle Willer a présenté ses voeux à l'ensemble des résidents de Buschwiller. L'élue a exposé les réalisations des deux dernières années.
 

 
Armand Brobecker (à gauche), 30 années au centre communal d'action sociale (CCAS), et Jean-Jacques Schmitt, 40 ans comme ouvrier communal, ont reçu une plaquette pour les services rendus depuis tant d'années
En prélude de la cérémonie des voeux à Buschwiller, c'est la musique Liberté qui a ouvert la soirée, en interprétant quelques oeuvres, notamment La marche de Radetzky. Déposant son saxophone, Christèle, la maire de Buschwiller, a présenté ses voeux aux personnes présentes, avec une mention particulière à Jean Hirigoyen, le maire de Samadet, la commune jumelée des Landes.

La commune a vu sa démographie augmenter de 114 habitants depuis 2018, d'après le dernier recensement : « le village vit et se rajeunit » a déclaré Christèle Willer. Buschwiller compte donc à ce jour 1046 habitants, ce qui implique que les prochaines élections se feront en scrutin de listes.

L'école accueille 74 élèves, en augmentation constante. Et chaque année, la municipalité participe à hauteur de 7000 EUR au bon fonctionnement de l'établissement. Conjointement, le périscolaire accueille une soixantaine d'enfants sous la férule du président Samuel Runser et de toute son équipe.
De nombreux travaux

De nombreux travaux ont été réalisés durant ces deux dernières années : mises en souterrain des lignes aériennes pour 8600 EUR HT ; travaux d'accès à l'église aux personnes à mobilité réduite (15 000 EUR) ; rénovation de l'aire de jeux (9100 EUR) ; plan du village, entretien du patrimoine, renouvellement éclairage public (131 000 EUR) ; terrain multisports (89 000 EUR).

Christèle Willer a fait savoir qu'elle règle ses dossiers en fonction des délais des subventions accordées par le conseil départemental, le conseil régional et Saint-Louis Agglomération.
Deux médaillés

Lors de la cérémonie, deux personnes de la commune ont été mises à l'honneur avec une remise d'une plaquette : Armand Brobecker qui, depuis 30 ans, oeuvre au centre communal d'action sociale (CCAS) ; Jean-Jacques Schmitt qui, depuis 40 ans, a officié en tant qu'ouvrier communal. Il prendra sa retraite en 2020.

Christèle Willer, en capitaine de navire, a remercié tout son équipage : « Ce sont eux qui font avancer le bateau, mes colistiers sont avec moi au service de la commune. »

La cérémonie s'est terminée comme elle avait débuté, par quelques notes de musique. Raphaël Willer, le fils de l'édile, a interprété à l'euphonium une chanson de Queen, Don't stop me now, accompagné au piano par Léna Rueher.
Danigo

 

 
 

 

CULTURE  Le nouveau directeur de la Filature, scène nationale de Mulhouse Benoît André veut ouvrir grand les portes

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:11:45

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CULTURE  Le nouveau directeur de la Filature, scène nationale de Mulhouse
Benoît André veut ouvrir grand les portes
Il a succédé officiellement à Monica Guillouet-Gélys le 1er janvier 2020 à la tête de la Filature, scène nationale de Mulhouse, mais Benoît André préparait cette échéance depuis quelque temps déjà. Rencontre avec le nouveau directeur.
 

 
Benoît André, nouveau directeur La Filature, dans son bureau mulhousien.
On avait appris en juillet dernier sa nomination : c'est Benoît André qui a été choisi pour prendre la direction du vaisseau amiral culturel de Mulhouse, Monica Guillouet-Gélys ayant pris sa retraite en janvier 2020, après huit années de présence (DNA du 18 janvier).
Presque le Grand Est

Âgé de 50 ans, Benoît André est né à Besançon, « berceau de ma famille paternelle et j'ai grandi à Lyon, berceau de ma famille maternelle ». Le nouveau directeur de la Filature connaissait peu la région. « J'avais été une seule fois à Mulhouse dans le cadre d'un voyage familial, à 14 ou 15 ans. » En revanche, c'est la Filature déjà qui l'a fait revenir, « pour voir des spectacles depuis son ouverture, et très régulièrement en 2019, pour ma candidature ».
Bifurcation

« Je ne m'étais pas destiné au départ à travailler dans la culture. Je pratiquais l'équitation à haut niveau, je faisais de la compétition et je voulais être vétérinaire. » C'est une expérience de la scène qui le fait changer radicalement de voie. « Embarqué par un ami, je me suis retrouvé comme figurant à l'opéra, Aïda de Verdi, spectacle d'ouverture des Nuits de Fourvière. Un moment déclencheur. J'ai découvert cet univers, j'ai été séduit. »

Benoît André, qui était déjà mélomane grâce à l'éducation familiale et très ouvert à l'art en général, abandonne sa prépa « véto » et s'inscrit dans une filière de formation de communication dans le milieu culturel.
Les années d'apprentissage

Au cours de ce cursus bac + 5 mené de 1987 à 1993, il a l'opportunité de travailler pour l'Orchestre national de Lyon, pour la Biennale de la danse de Lyon...

En avril 1999, après d'autres missions diverses, il rejoint le festival Octobre en Normandie. Il occupe plusieurs fonctions, suit l'évolution de la structure sous l'impulsion de Bernard Faivre d'Arcier avec la création en 2005 de l'établissement public de coopération culturelle Arts 276. Ce rendez-vous pluridisciplinaire qui s'étale sur un mois dans quelque 40 lieux et 30 communes devient un événement phare rassemblant près de 50 000 spectateurs. « C'est un élément important de mon parcours, parce qu'il s'inscrit totalement dans la notion de partenariat, avec des spectacles dans des lieux très divers. »
Expérience parisienne

En 2011, il arrive au théâtre de Chaillot avec une double casquette, secrétaire général et conseiller à la programmation. « Une expérience porteuse dans une institution parisienne emblématique. »

Durant cette même période, le théâtre de Chaillot renforce son identité liée à la danse. Benoît André commence à réfléchir à la suite.

« J'avais déjà la Filature en ligne de mire. C'est un très bel établissement dont la réputation n'est plus à faire, un lieu emblématique de la décentralisation culturelle en France. » Quand il apprend il y a trois ans déjà que Monica Guillouet-Gélys ne prolongerait pas sa mission au-delà de 2019, il y pense... vraiment.
Une évidence

« En réfléchissant, je constate que c'est une évidence. » Outre son expérience dans des institutions culturelles très diverses qui lui permet de prétendre à diriger l'une des plus grosses scènes nationales de France, Benoît André voit des similitudes. « La Filature, comme Chaillot, comporte trois salles de même importance, une grande de 1000 places, une moyenne de quelque 400 places et une petite de 100 places. C'est un équipement où on peut développer les mêmes types de projets. »
Différences motivantes

En revanche, les différences entre Chaillot et la scène nationale de Mulhouse sont autant... de motivations : « La Filature abrite d'autres institutions comme l'Orchestre symphonique de Mulhouse, le Ballet et l'Opéra, avec qui je souhaite développer les collaborations. »

Il se réjouit de la présence de la médiathèque et de la galerie, «ouvertes quasiment quotidiennement et qui offre un potentiel extraordinaire ».
Dans l'esprit du Centquatre

Le nouveau directeur a l'ambition de faire de la Filature un lieu animé, y compris la journée. Il a plusieurs idées, réfléchit à des activités possibles sur la mezzanine, « pourquoi ne pas l'ouvrir à certaines associations ? », à un aménagement du hall pour le rendre plus attrayant « en créant par exemple un endroit où on peut se connecter, accéder à des écrans pour s'informer... ».

Benoît André songe à un « tiers lieu », « un endroit où on peut s'enrichir en rencontrant des gens, s'informer, un peu dans l'esprit de ce qui existe au Centquatre... »

Il constate aussi de la convergence de l'arrivée de nouvelles personnes à la tête de plusieurs institutions culturelles de la ville et de la région, OSM, Ballet du Rhin, conservatoire de Mulhouse, OPS... « Il y a une vraie volonté de faire des choses ensemble, il faut se rencontrer sur les contenus. »
Vagamondes, Scènes d'automne...

La 8e édition des Vagamondes bat son plein. Qu'adviendra-t-il de ce festival en 2021 ? « Il y a aura une transition dans la douceur. Je veux garder un temps fort à ce moment de l'année, je souhaite l'ouvrir au-delà des cultures du sud, élargir la notion de frontière géographique et symbolique, aux frontières générationnelles, de genre, sociales... Pour l'édition 2021, je compte faire le tour de la Méditerranée et je projette d'inviter le chorégraphe Olivier Dubois qui a travaillé avec des danseurs de rue au Caire. »

Scènes d'automne ? « Le soutien à la création des compagnies qui vivent sur le territoire fait partie des missions de la scène nationale. »

Le nouveau directeur s'attellera à d'autres dossiers comme le rayonnement de la nouvelle « classe prépa » de la Filature ouverte à des jeunes issus de la diversité qui peut être un support pour mieux faire connaître tous les métiers du spectacle, le développement du transfrontalier, des pistes pour la salle de cinéma Jean Besse sous-exploitée ou l'avènement d'un hypothétique restaurant...
Frédérique MEICHLER

 

 
 

 

Attente et émotion dans le Val d'Argent

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:23:50

© L'alsace, Vendredi le 24 Janvier 2020
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Attente et émotion dans le Val d'Argent
 

 
Au Canada, les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus. Photo Le Quotidien à Chicoutimi
Les recherches continuent au Québec pour tenter de retrouver les deux Alsaciens et les trois Vosgiens disparus après une excursion en motoneige (lire ci-dessous). Elle a viré au drame quand la glace du lac sur lequel leurs motoneiges circulaient s'est rompue.

Ces cinq victimes faisaient partie d'un groupe de huit touristes originaires du Haut-Rhin et du département des Vosges. Les cinq Alsaciens sont tous des habitants du Val d'Argent. Deux d'entre eux sont portés disparus. Il s'agit de Julien Benoit, 34 ans, de Sainte-Croix-aux-Mines, et Jean-René Dumoulin, 24 ans, qui exerce le métier de débardeur dans l'entreprise paternelle de Sainte-Marie-aux-Mines.

Les trois autres habitants de la vallée qui faisaient partie de l'expédition sont saufs. Il s'agit du trentenaire Gaston Fassel, l'ancien gérant du bar sainte-creuzien Le Colibri, qui a déménagé à Fouday, du Rombéchat Bruno Petitdemange, 60 ans, ancien champion de trial, ainsi que du Sainte-Marien Paul Klein, 43 ans, licencié au club colieuvre de tennis de table.

Ces trois rescapés, les seuls du groupe à avoir réussi à s'extraire de l'eau après que la glace a cédé sous le poids des motoneiges, ont pu sortir de l'hôpital d'Alma où ils ont été soignés pour des engelures et un choc nerveux.
« Il m'a dit qu'il allait bien »

Joint au téléphone au Québec ce jeudi après-midi, Gaston Fassel, la voix éprouvée, n'a pas souhaité témoigner. « Mon fils m'a dit qu'il allait bien, il m'a appelé hier [mercredi], mais il ne pouvait pas parler longtemps, le vice-consul était présent à son chevet », précise Charlotte Klein, ancienne pharmacienne de Sainte-Marie-aux-Mines, mère du rescapé Paul Klein.

Quant à la mère de Bruno Petitdemange, dans sa maison de Rombach-le-Franc, elle n'avait pas beaucoup de nouvelles de la part des autorités. « C'est une tragédie », commente-t-elle en faisant remarquer la voiture d'un Vosgien dans sa cour, véhicule qu'un autre participant à l'expédition tragique a stationné là, le temps du voyage au Canada...

Les trois Vosgiens qui faisaient partie du groupe sont en effet toujours portés disparus. Il s'agit, selon la Sûreté du Québec, de Yan Thierry, chauffeur routier de 24 ans originaire de Gerbépal, d'Arnaud Antoine, 25 ans, et du Bassurois Gilles Claude (lire ci-contre). Cet artisan menuisier de 58 ans, passionné de vitesse et de grands espaces, est un habitué des séjours au Canada. Il est aussi le père des trois biathlètes internationaux Emilien, Florent et Fabien qui font la fierté du massif vosgien sur la scène internationale. Il était licencié au moto-club La Bressaude tout comme l'Alsacien Jean-René Dumoulin. « Ils sont nombreux à participer à ce type d'excursion chaque année. Ce n'est pas rare. Là, ça a mal tourné... », déplore Damien Antoine, président du moto-club La Bressaude. Ce dernier attend désormais, comme tous les autres membres de l'association, des nouvelles du Canada sur l'avancée des recherches.
Anne MULLER

 

 
 

Québec  Deux Alsaciens et trois Vosgiens toujours portés disparus après un accident de motoneiges Attente et émotion dans le Val d'Argent

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:02:55

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Québec  Deux Alsaciens et trois Vosgiens toujours portés disparus après un accident de motoneiges
Attente et émotion dans le Val d'Argent
Après l'accident de motoneiges survenu mardi dans le nord du Québec et impliquant cinq Alsaciens et trois Vosgiens (nos éditions d'hier), on en sait plus sur l'identité desdisparus.
 

 
Au Canada, deux hélicoptères participent aux recherches sur le lac Saint-Jean.
Les recherches continuent au Québec pour tenter de retrouver les deux Alsaciens et les trois Vosgiens disparus lors d'une excursion en motoneige. Elle a viré au drame quand la glace du lac sur lequel leurs motoneiges circulaient s'est rompue, les faisant tomber à l'eau.

Ces cinq victimes faisaient partie d'un groupe de huit touristes originaires du Haut-Rhin et du département des Vosges.

Les cinq Alsaciens sont tous des habitants du Val d'Argent. Deux d'entre eux sont portés disparus. Il s'agit de Julien Benoit, 34 ans, de Sainte-Croix-aux-Mines, et de Jean-René Dumoulin, 24 ans, qui exerce le métier de débardeur dans l'entreprise paternelle de Sainte-Marie-aux-Mines.

Les trois autres habitants de la vallée qui faisaient partie de l'expédition sont saufs. Il s'agit du trentenaire Gaston Fassel, l'ancien gérant du bar sainte-creuzien Le Colibri, qui a déménagé à Fouday, du Rombéchat Bruno Petitdemange, 60 ans, ancien champion de trial, ainsi que du Sainte-Marien Paul Klein, 43 ans, licencié au club colieuvre de tennis de table.
Engelures et choc nerveux

Ces trois rescapés, les seuls du groupe à avoir réussi à s'extraire de l'eau après que la glace a cédé sous le poids des motoneiges, ont pu sortir de l'hôpital d'Alma où ils ont été soignés pour des engelures et un choc nerveux.

Joint au téléphone au Québec ce jeudi après-midi, Gaston Fassel, la voix éprouvée, n'a pas souhaité témoigner.

« Mon fils m'a dit qu'il allait bien, il m'a appelé hier [mercredi], mais il ne pouvait pas parler longtemps, le vice-consul était présent à son chevet » indique Charlotte Klein, ancienne pharmacienne de Sainte-Marie-aux-Mines, mère du rescapé Paul Klein.

Quant à la mère de Bruno Petitdemange, dans sa maison de Rombach-le-Franc, elle n'avait pas beaucoup de nouvelles de la part des autorités. « C'est une tragédie » commente-t-elle en faisant remarquer la voiture d'un Vosgien dans sa cour, véhicule qu'un autre participant à l'expédition tragique a stationné là, le temps du voyage au Canada.

Les trois Vosgiens qui faisaient partie du groupe sont en effet toujours portés disparus. Il s'agit, selon la Sûreté du Québec, de Yan Thierry, chauffeur routier de 24 ans originaire de Gerbépal, de Arnaud Antoine, 25 ans, et du Bassurois Gilles Claude.
Famille de champions

Cet artisan menuisier de 58 ans, passionné de vitesse et de grands espaces, est un habitué des séjours au Canada. Il est aussi le père des trois biathlètes internationaux Emilien, Florent et Fabien qui font la fierté du massif vosgien sur la scène internationale. Il était licencié au moto-club La Bressaude, comme l'Alsacien Jean-René Dumoulin.

« Ils sont nombreux à participer à ce type d'excursion chaque année. Ce n'est pas rare. Là, ça a mal tourné », précise Damien Antoine, président du moto-club La Bressaude. Ce dernier attend, comme tous les membres de l'association, des nouvelles du Canada sur l'avancée des recherches.
Anne MULLER

 

 
 

 

L'appel désespéré des parents de Mathéo

Publié dans le panorama le Vendredi 24 janvier 2020 à 06:46:14

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L'appel désespéré des parents de Mathéo
 

 
Les parents du petit Mathéo ont lancé une cagnotte en ligne afin de réunir 2 millions d'euros pour une thérapie génique. DR
« Le petit Mathéo est né le 12 janvier 2019 et, jusqu'à sa naissance, rien n'a alerté ses parents. Début février, il a commencé à montrer une faiblesse musculaire et avait du mal à respirer », raconte sa marraine Joëlle. Ses parents vont consulter et le bébé est aiguillé vers le CHU de Strasbourg-Hautepierre, en neurologie pédiatrique. « On lui a diagnostiqué une amyotrophie spinale (SMA) infantile de type 1, une maladie génétique rare avec une issue fatale rapide, avant l'âge de 2 ans. » À l'époque, le seul traitement disponible est un médicament qui freine la destruction des neurones moteurs (lire ci-contre), le Spinraza®, et l'état de Mathéo se stabilise. Mais en mars, Mathéo attrape une bronchiolite et les médecins se montrent pessimistes. « Il s'en est pourtant sorti, mais il a mis du temps à s'en remettre », note Joëlle.
Lettre à Emmanuel Macron

En été, les parents apprennent qu'une thérapie génique, le Zolgensma®, est en cours d'essai. Ils écrivent au président de la République pour pouvoir bénéficier de ce traitement et la lettre est transmise à la ministre de la Santé. « Elle nous a répondu que ce n'était pas possible de combiner le Zolgensma® avec son traitement au Spinraza®. Elle attendait aussi un retour sur un enfant traité en Grande-Bretagne et qui était décédé. » Début novembre, Mathéo est à nouveau hospitalisé en réanimation pédiatrique pour un rhume. « Il s'est accroché et début décembre, il a pu rentrer à domicile. »

Début décembre encore, la famille écrit à Novartis, qui commercialise le Zolgensma®, et demande que la firme leur offre le traitement. Cette dernière « a répondu que le traitement bénéficiant d'une autorisation temporaire d'utilisation en France, il fallait passer par le neuropédiatre », indique Joëlle. Ce que fait la famille, mais le collège national d'experts, obligatoirement consulté, a estimé que Mathéo n'était pas éligible à cette thérapie génique. Une décision que les parents refusent car la firme Novartis, qui a mis en jeu, fin décembre, 100 doses de Zolgensma® dans une loterie à l'échelle internationale, avait des critères d'attribution plus larges.
« On ne peut pas le regarder mourir sans rien faire »

« En France, on ne traite pas les enfants post-symptomatiques [après l'apparition des symptômes, NDLR]. Mais cela a été fait dans d'autres pays et, selon ce qu'on a vu sur les réseaux sociaux, l'état de santé des enfants s'est amélioré », souligne la marraine de Mathéo. Pour les médecins experts (lire ci-contre), on n'a pas assez de recul pour savoir si cette amélioration va être transitoire ou prolongée, les neurones moteurs détruits par la maladie ne pouvant pas être remplacés.

En désespoir de cause, et pour ne pas « regarder mourir Mathéo sans rien faire », les parents se sont tournés vers la générosité collective pour réunir 2 millions d'euros, en lançant une cagnotte en ligne (*). « En 24 heures, on a réussi à collecter 10 000 EUR », se réjouit sa marraine. S'ils arrivent à réunir la somme, les parents auront encore à trouver dans quel pays ils pourront faire traiter Mathéo.
Geneviève DAUNE (*) AIDER Sur le site internet : www.gofundme.com/f/7cgmfc-sos-de-matheo