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routes Transfert vers la CEA Les agents de la DIR Est inquiets

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:03:21

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routes Transfert vers la CEA
Les agents de la DIR Est inquiets
 

 
La loi du 2 août 2019 relative aux compétences de la future collectivité européenne d'Alsace (CEA) prévoit le transfert à cette dernière des routes nationales et des autoroutes non concédées situées sur son territoire. Par la même occasion, les agents des six centres d'intervention de la direction interdépartementale des routes Est (DIR Est), qui entretiennent actuellement ces axes, les agents du service d'ingénierie de Brunstatt et les agents du service des travaux de la DREAL, soit 180 personnes au total, seront également transférés à la nouvelle collectivité, et pour certains à l'Eurométropole de Strasbourg (EMS).

Depuis l'annonce de ce transfert, qui doit intervenir le 1er janvier 2021, les représentants du personnel de la DIR Est n'ont eu de cesse de solliciter les élus des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin pour obtenir des éléments d'information concernant leurs futures conditions de travail, leurs futures rémunérations et la future organisation du service des routes de la CEA. « À ce jour, on n'a encore rencontré aucun des élus concernés, seulement des représentants des administrations départementales. Mais nos questions n'ont obtenu aucune réponse concrète », a déploré mercredi Rémy Wolff, le secrétaire de la section FO de la DIR Est, à l'issue d'un nouvel échange avec le directeur général des services adjoint du conseil départemental du Bas-Rhin.

Avant cette rencontre, une soixantaine d'agents de la DIR Est basés en Alsace ont manifesté leur inquiétude devant le centre d'intervention de Strasbourg. « On trouve légitime d'être associé au dialogue social en cours avec les organisations syndicales des deux conseils départementaux appelés à fusionner. Nos tentatives sont pourtant toutes restées infructueuses », s'insurge M. Wolff. « Nous et nos familles avons construit nos vies sur nos situations actuelles. Dans moins d'un an, tout cela sera remis en question. Il est donc normal que nous puissions en être informés et que nous puissions nous retourner le cas échéant ! »

Mercredi, l'EMS a donné des garanties sur ce point aux agents de la DIR Est. Du côté des deux conseils départementaux, une rencontre avec les élus est également annoncée mais sans qu'aucune date n'ait été fixée.
X.T.

 

 
 

 

Sécurité Cette circulaire de Christophe Castaner qui veut freiner le retour aux 90 km/h

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 07:33:56

Sécurité Cette circulaire de Christophe Castaner qui veut freiner le retour aux 90 km/h

Les mots sont soigneusement choisis... mais le ton laisse peu de place au doute: le ministre de l'Intérieur a adressé une circulaire aux préfets pour encadrer tout retour à la limitation à 90 km/h sur le réseau secondaire.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y tient pas trop: les départements seront souverains pour relever la vitesse maximale mais l'État compte bien leur rappeler que son approbation est nécessaire. Ou, pour le moins, fortement recommandée...

1,4 % des routes à 90 km/h

D'ailleurs, au 21 janvier, seul 1,4% des routes précédemment à 90 km/h sont repassées à 80 km/h.

Pourquoi c'est important. L’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h en juillet 2018 avait déclenché une fronde d’automobilistes, de motards et d’élus contre l’État. Et a été l’un des précurseurs de la crise des "gilets jaunes", quelques mois plus tard. 

L'État avait finalement consenti à laisser les départements fixer la limitation de vitesse. Mais il a depuis fixé un cadre étroit.

Les élus locaux devront notamment motiver leur décision, et démontrer qu'ils respectent certaines conditions, selon la circulaire adressée aux préfets par le ministère de l'Intérieur. 

"Empêcher les élus de revenir sur le 80 km/h"

Ce texte du 15 janvier vient renforcer les dispositions de la loi d’orientation des mobilités (LOM), promulguée fin décembre, et qui permet de déroger à la limitation de 80 km/h sur les routes secondaires à deux sens sans séparateur central, adoptée en 2018.

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"Ce document est un guide conçu pour empêcher les élus de revenir sur le 80 km/h", s’offusque dans Le Figaro le député du Cantal, Vincent Descœur, fervent avocat du retour au 90 km/h sur certains axes.

Renoncements en série

Comme lui, au moins 25 départements avaient envisagé de repasser à 90 km/h tout ou partie de '"leurs" routes. Un chiffre qui était monté à plus de 60 l'été dernier...

Finalement, beaucoup renoncent. Soit après réflexion, soit... en raison des drastiques "recommandations" de l'État, comme les présidents des Yvelines, du Territoire de Belfort ou encore des Alpes-Maritimes.

Le préfet à la manœuvre

Des recommandations qui fleurent bon l'injonction: tout département qui souhaite repasser à 90 km/h doit d'abord solliciter l'avis consultatif de la Commission départementale de sécurité routière (CDSR). Laquelle est composée d'élus locaux, d'associations... mais aussi de représentants de l'État.

C'est d'ailleurs le préfet, dépendant de l'État, qui préside cette CDSR. Purement consultatif, l'avis de la CDSR risque de peser lourd au moment de la décision finale.

"Donner un avis systématiquement négatif" si...

La circulaire dispose également de multiples contraintes auxquelles doivent répondre les tronçons "proposés": s'ils doivent mesurer "au moins 10 km", le texte enjoint les préfets de "donner un avis systématiquement défavorable" sur les tronçons où il y a "des arrêts de transports en commun", de la circulation d’engins agricoles et de riverains, ou "traversés de chemins de grande randonnée ou de véloroutes" (pistes cyclables de moyenne ou longue distance).

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Autant dire qu'en milieu rural, rares seront les tronçons éligibles... du point de vue de l'État

Les élus qui souhaitent revenir aux 90 km/h devront par ailleurs transmettre au préfet un "projet d’arrêté motivé" et "basé sur une étude d’accidentalité" (fréquence des accidents) du tronçon concerné, est-il précisé dans la circulaire.

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"Les départements peuvent passer outre, mais"...

"Ce n’est pas une contrainte juridique. Ce sont des recommandations pour expliquer dans quelles conditions repasser à 90 km/h ne présente pas un risque majeur", avait relativisé en décembre le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe.

"Les départements peuvent passer outre. Mais c’est aussi une décision politique vis-à-vis du gouvernement", note de son côté une source proche du dossier.

Repasser à 90 km/h, "ce sont des décisions qui sont lourdes et qu’il faut assumer en conscience", avait prévenu Edouard Philippe en janvier 2019, en annonçant des chiffres "historiques" à la baisse pour la mortalité routière (3488 tués en 2018) après six mois de 80 km/h.

L'État estime que la mesure a permis de sauver 206 vies depuis son entrée en vigueur, et que 60 autres auraient pu être sauvées sans les destructions et dégradations "massives" de radars.

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Et rappelle que l'année d'entrée en vigueur de la mesure, 2018, a été la moins meurtrière de l'histoire de la sécurité routière, avec 3488 morts.

Il faudra payer, mais pas seulement

Le texte rappelle également que les gestionnaires des voiries concernées (conseils départementaux, mairies parfois) devront financer et installer eux-mêmes les nouveaux panneaux signalant le relèvement à 90 km/h au début de chaque section et après chaque intersection, ainsi que, à la fin du tronçon, ceux qui indiquent la nouvelle vitesse maximale.

Sans cette signalisation, la vitesse maximale ne sera pas relevée, est-il souligné dans la circulaire.

Le risque judiciaire

Enfin, la circulaire Castaner rappelle le risque juridique qui pèsera sur les élus qui auraient, éventuellement, passé outre l'avis de la CDSR: en cas d'accident, mortel ou non, leur responsabilité pénale pourra être engagée.

Autant d'éléments qui risquent de limiter drastiquement le retour, souhaité par 8 à 9 Français sur 10, aux 90 km/h sur le réseau secondaire.

Pour rappel, selon le modèle Nilsson sur la sécurité routière, éprouvé et vérifié partout dans le monde, une baisse de la vitesse moyenne de 1% entraîne une baisse de 4% des accidents mortels. Sans doute de quoi expliquer la détermination de l'exécutif... qui pourra se targuer de toute baisse de la mortalité avant la présidentielle de 2022.

À Jérusalem, Macron fait du Chirac

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:36:42

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À Jérusalem, Macron fait du Chirac
 

 
« I don't like what you did ! Go outside ! » (« Je n'aime pas ce que vous avez fait devant moi ! Sortez ! »). Emmanuel Macron s'est emporté contre la sécurité israélienne, mercredi, lors de sa déambulation dans la Vieille ville de Jérusalem. Exactement comme Jacques Chirac en 1996 et son fameux « Do you want me to go back to my plane ? »

Même lieux, même langue, presque les mêmes accents. Et même motif : un service d'ordre trop pressant et qui rentre dans la basilique Saint-Anne, pourtant terre française. Du coup, Emmanuel Macron a demandé au policier concerné de sortir, avec véhémence : « Allez à l'extérieur je vous prie, personne n'a à provoquer personne, c'est compris ? [...] C'est la France ici, et tout le monde connaît la règle ».

Outre cet incident, Emmanuel Macron a profité de sa journée pour multiplier les rendez-vous diplomatiques : Benjamin Nétanyahou, le Premier ministre israélien le matin, puis le soir le leader de l'opposition Benny Gantz et le président Reuven Rivlin, sans oublier un détour par Ramallah pour voir Mahmoud Abbas, chef de l'Autorité palestinienne. Sauf que la balade de l'après-midi a traîné et bousculé ce programme minuté. Il était donc question de déplacer à ce jeudi une partie de ces rencontres.

 

 
 

Histoire  Célébrations Shoah : bientôt une mémoire sans témoins

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:08:03

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Histoire  Célébrations
Shoah : bientôt une mémoire sans témoins
Ce jeudi à Jérusalem, Emmanuel Macron et de nombreux chefs d'État célébrent le 75 e anniversaire de la libération d'Auschwitz. La question de la transmission des témoignages de ceux qui ont connu les camps se pose aujourd'hui.
 

 
Le Mémorial de la Shoah à Paris organise chaque année plusieurs centaines d'ateliers dans les écoles de France.
Ils sont une trentaine. Rescapés des camps ou enfants cachés qui ont échappé à la déportation : ils sont les derniers témoins français de la Shoah, la voix en France de six millions de morts. Octogénaires, voire plus souvent nonagénaires, ils donnent leur temps au Mémorial de la Shoah pour raconter, expliquer, décrire. Parfois en retournant sur place avec des visiteurs.

« Je ne peux que leur rendre hommage », glisse Olivier Lalieu. L'historien de l'institution parisienne ne peut pas imaginer le travail de mémoire sans parler d'abord de ces rescapés qui sont la plus grande richesse du Mémorial. Mais il sait bien que le processus est « inéluctable ». Et qu'ils partiront. Depuis les années 1980, des « grandes campagnes » d'enregistrements ont permis de fixer « plusieurs centaines de témoignages » sur support audiovisuel. « Un patrimoine exceptionnel », estime Olivier Lalieu.
« Qu'ils soient assurés de laisser un monde meilleur »

La disparition des derniers rescapés sera pour l'historien « un défi pour toute la société » qui devra poursuivre le travail de mémoire. Mais la célébration du centenaire de l'armistice de 1918 lui a prouvé qu'il est « possible de donner un grand impact à un sujet même quand il n'y a plus de témoins ».

Dans la communauté juive, la question a aussi été anticipée. « Beaucoup de travail a été fait depuis plusieurs années par Yad Vashem ou dans les musées, assure le rabbin Menachem Margolin. Des vidéos, des photos, des preuves ont été rassemblées. Nous avons tout ce matériel, qu'il faut montrer aux gens, aux politiciens, pour que cela n'arrive plus. »

Ce Bruxellois est le président de l'Association juive européenne, l'une des nombreuses structures à organiser des voyages à Auschwitz, pour transmettre la mémoire. « Tant que les survivants sont là, nous devons d'abord nous assurer que leur fin de vie soit la plus douce possible et qu'ils soient assurés de laisser un monde meilleur derrière eux », tempère-t-il.

En Israël, la mémoire de la Shoah passe d'abord par une journée de commémoration annuelle au cours de laquelle une minute de silence saisit le pays. Ce moment est le premier contact des petits Israéliens avec la mémoire de l'Holocauste.
« Beaucoup pensent que ça pourrait se reproduire »

« Très tôt, on leur explique la Shoah, que des êtres humains ont attaqué d'autres êtres humains parce qu'ils n'avaient pas la même religion », explique Keren Knoll, la petite-fille de Mireille Knoll, dont le meurtre à Paris en 2018 a suscité l'indignation. Cette Israélienne de 29 ans n'a pas encore abordé le sujet de la « Catastrophe » avec ses enfants, âgés de 2 et 4 ans. La Shoah est généralement abordée au collège mais des controverses ont déjà éclaté autour de la possibilité de commencer l'apprentissage de la Shoah dès la maternelle.

Derrière la question de la transmission de la Shoah se glisse souvent, pour les juifs, celle de l'antisémitisme. Certains craignent même un nouvel Holocauste : « Beaucoup pensent que ça pourrait se reproduire, rappelle Menachem Margolin. Nous devons nous assurer que ça n'arrive pas. »
Aurélien POIVRET

 

 
 

 

Rosenwiller   Des dégradations au cimetière juif en novembre 2019

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:10:36

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Rosenwiller  
Des dégradations au cimetière juif en novembre 2019
 

 
Lors de ses voeux à la presse, mardi, le préfet du Grand Est et du Bas-Rhin, Jean-Luc Marx, a indiqué que le cimetière juif de Rosenwiller (près de Rosheim et Obernai, dans le Bas-Rhin) a été profané, en 2019. Faits dont les DNA n'avaient pas connaissance.

« Une dizaine de stèles anciennes y ont été retrouvées renversées », précise ce mercredi la préfecture. Les faits ont été constatés le 4 novembre et une enquête judiciaire est en cours. « Aucune inscription raciste ou antisémite, ni tag, n'ont été relevés sur le site », indiquent les services préfectoraux.

Deux autres cimetières juifs ont été profanés dans le Bas-Rhin en 2019 : Quatzenheim (80 sépultures, dans la nuit du 18 au 19 février) et Westhoffen (107 tombes, le 3 décembre). Ces actes font partie des 43 actes racistes et/ou antisémites recensés cette même année, toujours dans le département. 91 % de ces faits sont des propos anti-juifs et/ou des références au nazisme. L'immense majorité des faits constatés est constituée de tags et d'inscriptions.

Le cimetière juif de Rosenwiller, datant de 1349, est souvent présenté comme l'un des plus étendus d'Alsace. Il compte plus de 6 000 tombes.

 

 
 

 

Politique  Réforme des retraites Toute la gauche d'une même voix

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:06:23

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Politique  Réforme des retraites
Toute la gauche d'une même voix
Toutes les formations de gauche à l'exception de la France insoumise ont présenté mercredi un contre projet à la réforme des retraites. Une façon de bien montrer leur opposition à la politique d'Emmanuel Macron.
 

 
La gauche unie, une image rare.
Treize formations de gauche sur la même photo ! Le cliché a été pris ce mercredi à l'Assemblée nationale. Des mouvements aussi différents que le PS, le PCF, Génération.s, Nouvelle donne, EE-LV, Place publique, ou des députés de La France insoumise (mais qui ne représentaient pas le mouvement de Jean-Luc Mélenchon) ont uni leurs efforts pour présenter un contre-projet à la réforme des retraites qui sera vendredi sur la table du conseil des ministres.
Pas d'accord sur tout

L'entreprise est compliquée car ces différents partis de gauche ne défendent pas les mêmes options, notamment sur l'âge du départ à la retraite. Elles ont donc mis en avant ce qui les rassemble : le retrait du projet actuel. Les formations de Pierre Laurent (PCF), d'Olivier Faure (PS) ou de Julien Bayou (EE-LV) ne veulent pas non plus entendre parler d'allongement des cotisations (alors même que le gouvernement de François Hollande l'a fait voter via la loi Touraine sous le précédent quinquennat).

Pour eux, l'universalité du futur système n'est pas synonyme de justice. Ils demandent une meilleure prise en compte de la pénibilité avec la restauration des quatre critères de pénibilité supprimés par la loi de la ministre du Travail Muriel Pénicaud : le port des charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et le risque chimique. La retraite minimum au niveau du Smic fait aussi partie de leurs propositions.

Plus que les mesures des différents partis, c'est surtout leur unité qui est à souligner. Totalement émiettée depuis l'élection présidentielle, l'opposition de gauche peine à être audible. En mettant de côté les différences idéologiques et en tentant de parler d'une même voix sur un même projet, l'opposition tente de capter une partie du mécontentement qui s'exprime dans la rue depuis le mois de décembre.

 

 
 

 

Social  Réforme des retraites La CGT maintient la pression

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:06:43

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Social  Réforme des retraites
La CGT maintient la pression
Juste avant la journée de mobilisation de vendredi, certains syndicats restent mécontents vis-à-vis de la réforme des retraites.
 

 
Des militants de la CGT mercredi, à la centrale hydro-électrique de Grand'Maison (Isère).
Après les deux intrusions « sauvages » dans les locaux de la CFDT puis l'opération commando dans la zone d'Orly et de Rungis, la CGT continue sa stratégie d'action ciblées pour protester contre la réforme des retraites. Mardi soir, la CGT-Énergie a annoncé la mise à l'arrêt de la plus grosse centrale hydro-électrique de France, celle de Grand'Maison (Isère).

Lors de la 7e journée d'actions programmée vendredi par l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et organisations de jeunesse), le syndicat de Philippe Martinez essaiera de maintenir la pression. « Vendredi, c'est le jour ou jamais », a souligné mercredi sur BFMTV et RMC le secrétaire général de la CGT qui « appelle toutes celles et tous ceux [...] qui ne sont pas d'accord avec ce projet à se mobiliser ».

Par ailleurs, deux syndicalistes agents d'Enedis (ex-ERDF) en Dordogne ont été brièvement placés en garde à vue mercredi dans le cadre d'une enquête sur une coupure sauvage d'électricité, le 10 janvier dans une entreprise classée Seveso.
Menaces de mort contre des ministres

Chez les fonctionnaires, cinq syndicats appellent à « déposer les outils de travail devant des lieux symboliques », à l'image des soignants et enseignants qui ont jeté à terre leurs blouses blanches ou des manuels scolaires. Trois jours de « ports morts » sont annoncés jusqu'à vendredi alors que les blocages ont déjà coûté près de 100 millions d'euros rien qu'à Marseille-Fos, selon la chambre de commerce et d'industrie locale.

Mercredi, deux barrages filtrants ont bloqué partiellement un accès routier à la zone industrialo-portuaire d'Ambès, au nord de Bordeaux. À Rouen, des manifestants ont été délogés après avoir tenté d'empêcher la circulation sur un axe menant à la ville. Et à Tours, un site de l'université occupé depuis dix jours a été évacué par la police.

Vrai sursaut ou simple baroud d'honneur ? Dans les transports en commun, fer de lance de la contestation, l'essoufflement est manifeste : le trafic est quasi normal à la SNCF et à la RATP, les grévistes souhaitant « reprendre des forces » avant vendredi.

Devant les actions coups de poing qui se multiplient, l'entourage d'Édouard Philippe pointe la « radicalisation » d'une minorité de « jusqu'au-boutistes ». Pour Adrien Quatennens (LFI), une « forme de radicalisation du mouvement est inéluctable dès lors que le gouvernement entend passer par la force ».

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin et celui de l'Économie Bruno Le Maire ont reçu des lettres de menaces de mort, l'une d'elles réclamant l'abandon de la réforme des retraites, selon Bercy. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.

 

 
 

 

Québec  Accident Des Alsaciens impliqués dans un accident de motoneige

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:09:56

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Québec  Accident
Des Alsaciens impliqués dans un accident de motoneige
Une balade à motoneige dans le nord u Québec avec un guide et huit touristes français a viré au drame mardi soir. Parmi ces derniers se trouveraient cinq Alsaciens.
 

 
Un groupe de huit touristes français, parti en expédition en motoneige dans le nord du Québec, a été victime d'un accident, mardi soir.

Le guide canadien du groupe, Benoit L'Espérance, un Montréalais âgé de 42 ans, est décédé.

Cinq des huit touristes sont actuellement portés disparus : Deux Alsaciens, âgés de 24 et de 34 ans, et trois Vosgiens de 24, 25 et 58 ans, selon des informations de France 3.

Les trois autres touristes sont sains et saufs. Ils sont « dans un bon état », a indiqué un membre de la Sûreté du Québec au micro d'une télévision québecoise. « Ils ont subi évidemment un choc nerveux, des engelures et des blessures mineures et ont été hospitalisés au centre hospitalier d'Alma ».

L'accident s'est produit sur la rivière partant du lac Saint-Jean, à environ 225 km au nord de la ville de Québec. Le groupe se trouvait à l'embouchure de la rivière La Grande Décharge.

« La glace a cédé » sous le poids des engins, a expliqué la Sûreté de Québec. « Le sentier fédéré contourne ces sections-là parce que c'est un endroit qui est généralement dangereux. Souvent, la glace est peu épaisse ou c'est à l'eau vive » a souligné Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté de Québec sur Radio-Canada. Alors que la glace du lac Saint-Jean mesure plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur en cette période de l'année, elle était beaucoup plus fine là où s'est produit l'accident.

La police avait été alertée par deux des touristes qui venaient de récupérer l'un des leurs dans les eaux glacées. Son engin avait percé la glace alors que le groupe traversait une zone « hors piste ».

La police et l'armée ont immédiatement été appelées en renfort mardi soir, avec l'aide d'un hélicoptère militaire.

Une équipe de plongeurs a repris ce mercredi matin les difficiles recherches pour tenter de retrouver les disparus, avec l'aide des pompiers notamment.
La glace est très fragileen raison des courants

« Les personnes qui connaissent l'endroit savent qu'il ne faut pas aller dans ce secteur parce que la glace est très fragile en raison des courants », a expliqué à Radio-Canada Gaétan Gagné, président du club des motoneigistes du lac Saint-Jean.

Les touristes avaient loué leurs engins à Saint-Michel-des-Saints, bourgade située à près de 300 km au sud-ouest du lac Saint-Jean. Ces lourdes et puissantes motos équipées de skis, qui peuvent atteindre la vitesse de 140 km/h, sont très prisées des Québécois et des touristes étrangers notamment, mais provoquent de nombreux accidents chaque année.

 

 
 

 

Automobile Vers la première baisse du marché européen en 7 ans

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:41:05

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Automobile Vers la première baisse du marché européen en 7 ans
 

 
Michael Manley, patron de l'association des constructeurs d'automobiles européens.  Photo Kenzo TRIBOUILLARD/AFP
Le marché automobile européen devrait baisser de 2 % en 2020 après six années consécutives de croissance, s'inquiètent les constructeurs qui en ont appelé, mercredi, aux pouvoirs publics pour faciliter la transition vers des transports « neutres en carbone ».

L'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) « prévoit que les ventes de voitures particulières vont baisser de 2 % en 2020 dans l'UE », soit « le premier recul en sept ans ». « Nous sommes sur le point d'affronter un marché en recul », a prévenu Michael Manley, directeur général de Fiat Chrysler et président de l'ACEA qui regroupe 16 constructeurs actifs en Europe. En 2019, le marché avait progressé de 1,2 % à 15,3 millions de véhicules.

Après des années fastes, les groupes automobiles s'inquiètent de devoir affronter les investissements importants nécessaires pour l'électrification de leurs gammes, au moment où le marché se retourne.
Préserver la compétitivité du secteur

Ils demandent aux dirigeants politiques de créer des conditions favorables pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des véhicules tout en préservant la compétitivité du secteur.

« Au moment même où notre industrie augmente massivement ses investissements dans les véhicules à zéro émission, le marché devrait se contracter - pas seulement dans l'UE mais aussi au niveau mondial - c'est pourquoi la transition vers la neutralité carbone doit être très bien gérée par les pouvoirs publics », a déclaré M. Manley. L'ACEA réclame notamment la « neutralité technologique », c'est-à-dire « qu'aucune technologie spécifique ne soit imposée et qu'on n'interdise pas des véhicules qui peuvent contribuer à réduire les émissions de CO2 ».

En clair, les constructeurs souhaitent éviter une marche forcée vers le véhicule 100 % électrique. Ils se battent également contre une diabolisation des motorisations diesel, dont les émissions de CO2 restent inférieures à leurs équivalents essence.

 

 
 

patrimoine Mulhouse Mise, la trame d'un pillage

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:04:56

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patrimoine Mulhouse
Mise, la trame d'un pillage
C'est le constat d'un naufrage patrimonial et humain. Ancien élu mulhousien, petit-fils d'un dessinateur textile, Pierre Freyburger a enquêté sur le pillage des collections au Musée de l'impression sur étoffes, à Mulhouse. Il en a tiré un livre riche d'informations et de questions.
 

 
Pierre Freyburger devant le Musée de l'impression sur étoffes (MISE), à Mulhouse.
Il s'appelait Jacques Dettwiller. Au début du XXe siècle, il avait appris la profession de dessinateur textile à l'école de dessin de la Société industrielle. Il avait ensuite exercé son métier jusqu'au Mexique, avant de se reconvertir comme épicier de quartier à Mulhouse. Après avoir retrouvé, soigneusement rangés dans des cartons, ses dessins minutieux et précis, son petit-fils, Pierre Freyburger a voulu en faire don au Musée de l'impression sur étoffes (Mise) de Mulhouse.

Nous sommes en avril 2018 et Pierre Freyburger ne se doute pas de ce qui l'attend. Le musée, fleuron du patrimoine de Mulhouse, est en pleine tourmente depuis que la maison Sotheby's a signalé avoir été sollicitée pour la vente de deux vases et une coupe Gallé dont le musée serait propriétaire. Les vases ont effectivement disparu...
« Je pense que c'est le plus important pillage d'un musée en France »

Mais très vite, on va se rendre compte qu'ils ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Le Mise a été véritablement pillé, au fil des années, de ce qui constitue sa plus grande richesse : les livres d'échantillons, les dessins, gouaches, empreintes... (lire ci-dessous). « Fleuron mondial au niveau textile », le Mise abritait quelque 6 millions de motifs textiles. La moitié ont disparu. « Je pense que c'est le plus important pillage d'un musée en France », soupire Pierre Freyburger. L'accablant rapport de l'inspecteur général des musées de France, Bruno Saunier, dépêché sur place, en témoigne.

Un motif textile dessiné par Jacques Dettwiller, grand-père maternel de Pierre Freyburger, auteur du livre « Musée de l'impression sur étoffes, autopsie d'un pillage » sur les vols au Musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse. Photo L'Alsace /Edouard COUSIN

« Au départ, il y a les dessins de mon grand-père, mais depuis longtemps j'ai une relation affective avec tout ce qui tourne autour du textile dans cette ville », explique Pierre Freyburger, qui fut élu au conseil municipal de Mulhouse pendant plus de trente ans et longtemps adjoint de Jean-Marie Bockel. « Je m'étais intéressé à cette question lors de l'achat du fonds Texunion, au début des années 2000, se souvient-il. J'étais intervenu au conseil municipal pour m'inquiéter des conditions de stockage et de conservation. » Acquis grâce à une mobilisation des collectivités et de partenaires privés, ce fonds de l'entreprise pfastattoise liquidée en 2000 était venu doubler les collections du Mise. C'est lui qui a été le plus lourdement touché par les vols.

Au printemps 2018, donc, l'ancien adjoint apprend que quelque chose de grave s'est passé au Mise. Très vite, il décide qu'il en tirera un livre. « J'ai eu envie de comprendre ce qui s'était tramé. Mais comme l'affaire est encore en cours, j'ai été extrêmement prudent par rapport au secret de l'instruction. Je n'ai eu accès à aucune pièce du dossier, hormis celles qui ont circulé au sein du musée et de l'administration », insiste-t-il.
Un délégué à la conservation menant grand train

Sa méthode : «Rencontrer l'ensemble des personnes directement concernées par cette affaire, et donc les salariés qui étaient au plus près... » Dans ses investigations, au fil de ses rencontres, il va aller « de surprise en surprise ». « L'important, précise-t-il, c'était de croiser les informations pour reconstituer un fil conducteur. J'ai pris énormément de temps pour écouter les gens et certains m'ont même dit que cela leur avait servi de thérapie. Pour moi, c'est important. Car la collectivité a aussi failli là-dessus. Elle aurait dû être plus présente. » Problème de culture, méconnaissance de la valeur de ce patrimoine : pendant des mois, les disparitions au Mise n'ont pas semblé tracasser grand monde... marque Pierre Freyburger.

Dans cette affaire, deux personnages principaux vont vite se dégager. Jean-François Keller, d'abord. Employé dans le musée depuis 1985, il était, au moment de la découverte des faits, délégué à la conservation. On lui doit l'organisation des marchés de Noël et le commissariat des dernières expositions du Mise. En arrêt maladie lors de la découverte des vols des Gallé, il est un coupable désigné. Bien vite interpellé, il est mis en examen et avoue une partie des faits. Une personnalité étonnante, cultivée, un brin dandy, collectionneur de textiles et d'art contemporain, menant grand train. Un peu mythomane aussi : dans ce qu'il raconte de sa vie, démêler le vrai du faux est ardu.

La géographie des vols dans le musée suit celle de ses affectations. Un trousseau de clés donnant accès à toutes les pièces du Mise ainsi qu'aux réserves a été retrouvé chez lui lors d'une perquisition. Ce trousseau appartenait à la conservatrice Isabelle Dubois-Brinkmann qui croyait l'avoir égaré.

L'autre personnage clé est Eric Bellargent. Sa mort en chutant d'une échelle alors qu'il changeait une ampoule au musée, quelques jours après le coup de fil de la maison Sotheby's, ouvre un abîme d'interrogations. Entré au musée par la toute petite porte, comme gardien, Eric Bellargent en était devenu directeur en 2003. « Il avait su se rendre indispensable, il était partout, il faisait tout... Et il avait une sorte de capacité à embobiner les gens, à être proche d'eux, à entrer en contact...», résume Pierre Freyburger qui l'a rencontré deux fois. Par sa personnalité, Eric Bellargent faisait la pluie et le beau temps au musée, parvenant même à écarter un président de conseil d'administration, Jacques Moreau, trop à l'écoute des salariés. Et lorsqu'on lui signalait des disparitions, il avait l'art de botter en touche.
Deux filières

Au Mise, le ver était donc dans le fruit. Mais y aurait-il eu un tel pillage sans, derrière, des filières pour écouler les objets volés ? Pierre Freyburger en décrit deux : celle de maisons de vente parisiennes, avec un commissaire-priseur peu regardant, un expert textile belge et un acheteur hongrois interlopes. Aymeric de Villelume avait expertisé la collection Texunion au moment de son achat par le musée. On le retrouve dans les ventes de livres volés... Un rapprochement opaque entre le Mise et une marchande spécialisée dans les oeuvres françaises, à New York, aurait ouvert une autre filière, américaine.

Oui, mais... Tout cela se serait-il passé sans tout le reste ? Un conseil d'administration dominé par la Sim (Société industrielle de Mulhouse) qui s'en remet entièrement au directeur, des élus absents, des effectifs qui fondent comme neige au soleil, rendant impossible la bonne gestion d'un fonds pléthorique en peine d'inventaire, un manque de moyens, un personnel divisé et apeuré, qui constate des choses mais n'arrive pas à se faire entendre. Ou pire, qui est remerciée pour en avoir trop vu, comme la conservatrice du patrimoine Isabelle Dubois-Brinkmann arrivée en 2010. « Elle était devenue un danger imminent », remarque Pierre Freyburger, qui, dans son ouvrage, décrit très précisément tous ces dysfonctionnements, les mécanismes, les influences, les fragilités...

Alors que l'instruction sur ce dossier est loin d'être close - même si, pour beaucoup, elle semble piétiner, l'ouvrage apporte un éclairage édifiant sur un lent naufrage. En se lançant dans cette enquête, Pierre Freyburger a remballé les dessins de son grand-père. Mais il assure qu'il les reproposera très prochainement au musée. Un acte de foi...
Hélène POIZAT Musée de l'impression sur étoffes, autopsie d'un pillage, par Pierre Freyburger. Médiapop éditions. 12 EUR. En librairie ce samedi 25 janvier.

Musée de l'impression sur étoffes, autopsie d'un pillage, par Pierre Freyburger. Médiapop éditions. 12 EUR. En librairie ce samedi 25 janvier.

 
 

 

PATRIMOINE  Affaire du Musée de l'impression sur étoffes (suite de la page 10) Extraits choisis du livre de Pierre Freyburger

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:05:18

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PATRIMOINE  Affaire du Musée de l'impression sur étoffes (suite de la page 10)
Extraits choisis du livre de Pierre Freyburger
 

 
 

 

 
 

 

Livre de Pierre Freyburger Inventaire des disparitions

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:12:41

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Livre de Pierre Freyburger Inventaire des disparitions
 

 
La bibliothèque du Sud (Service d'utilisation des documents) a été saignée de plus de la moitié des ouvrages. Archives L'Alsace /Darek SZUSTER

La bibliothèque du Sud (Service d'utilisation des documents) a été saignée de plus de la moitié des ouvrages. Archives L'Alsace /Darek SZUSTER

L'ouvrage de Pierre Freyburger Musée de l'impression sur étoffes, autopsie d'un pillage, qui paraît ce samedi aux éditions Médiapop, donne la liste précise des pièces disparues au fil du temps. On touche là du doigt l'ampleur du pillage .

Pages 36-37 : « Le fonds initial du musée, constitué principalement entre 1833 et 1954, issu de la Société industrielle de Mulhouse, légué au Mise (Musée de l'impression sur étoffes) et qui est à l'origine même de l'institution, estimé en 2009 à 1 452 livres, est amputé de plus de 824 ouvrages. Il est confirmé que 321 de ces ouvrages ont disparu entre 1997 et 2006, 503 depuis 2006. Sur les 58 empreintes de Wesserling, qui datent de 1900 et que possédait le musée, il n'en reste que 12. Quatre-vingt-quinze sur 217 empreintes cachemire, qui datent de 1860-1870, ont disparu. Pour le fonds Schaeffer, on constate que 59 livres sur 88 se sont volatilisés. Le fonds Texunion est saigné à blanc, seuls restent 402 livres sur les 3 706 de cette collection acquise en 2000 pour 1,22 million d'euros grâce à l'engagement financier de l'État (488 000 EUR), de la région Alsace (229 000 EUR), du département du Haut-Rhin (198 000 EUR), de la ville de Mulhouse (145 000 EUR), de la Chambre de commerce et d'industrie (61 000 EUR), de la Sim (38 000 EUR) et par le mécénat (61 000 EUR).

La bibliothèque du Sud (Service d'utilisation des documents) a été saignée de plus de la moitié des ouvrages. Archives L'Alsace /Darek SZUSTER

S'agissant du fonds Texunion, pour la collection Brunet-Lecomte on ne retrouve que 15 livres sur les 713 répertoriés. Les enveloppes prud'homme rassemblent les dessins, motifs, déposés par les industriels auprès des conseils de prud'hommes aux XVIIIe et XIXe siècles afin d'en assurer la "protection intellectuelle". Un seul carton de ces enveloppes est encore présent. Quatre cent quarante sur 515 carrés Hermès se sont évaporés dans la nature. Des dessins Schaub, il n'en reste que 269 sur 550 répertoriés. Enfin, pour le "fonds Haussmann", ce sont 727 dessins sur les 1 690 qui sont introuvables. Ce n'est là qu'un premier travail à partir des collections hébergées directement au musée, sachant que les fameux vases Gallé qui ont déclenché officiellement toute l'affaire étaient stockés dans les réserves du quai de l'Alma. »
LIRE Notre dossier sur le Musée de l'impression sur étoffes en page  40.

 

 
 

Tribunal de Mulhouse Audience de rentrée « J'avais envie de parler d'humanité... »

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:21:37

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Tribunal de Mulhouse Audience de rentrée
« J'avais envie de parler d'humanité... »
Il a beaucoup été question de la grève des avocats mais aussi d'humanité, mercredi matin, lors de l'audience solennelle de rentrée du tribunal judiciaire de Mulhouse. Son président, Philippe Babo, en a profité pour évoquer les réformes à venir et un ambitieux projet qui lui tient à coeur.
 

 
Philippe Babo a présidé sa première audience solennelle de rentrée en tant que chef de juridiction du tribunal judiciaire de Mulhouse.
L'audience solennelle de rentrée du tribunal judiciaire de Mulhouse s'est déroulée, mercredi matin, dans un contexte un peu particulier, celui de la grève des avocats. « Je souhaite que nous puissions rapidement renouer des relations sereines et empreintes de respect mutuel, dans l'intérêt primordial du justiciable », a déclaré, en préambule, le président du tribunal, Philippe Babo. Après les réquisitions de la procureure de la République, il a d'ailleurs donné la parole à la bâtonnière nouvellement élue du barreau de Mulhouse, Marie-Laure Schott-Riesemann (lire par ailleurs).
Des déferrements « très nombreux » en matièrede violence conjugale

En guise de réquisitions pour clore l'année judiciaire 2019, il a beaucoup été question... d'humanité. « J'avais envie de parler d'humanité en ces temps de revendications et de lutte contre des réformes à venir où l'on jette des robes, symboles de la solennité et de l'autorité d'une profession, en oubliant que celui qui en pâtira [...] ce sera bien le justiciable le plus vulnérable, pris en otage pour un enjeu qui ne le concerne pas », a estimé Edwige Roux-Morizot.

Et d'humanité, a poursuivi la procureure de la République, « j'ai pu constater que notre société en avait singulièrement manqué » en 2019, « où l'on constate une forme de délinquance de plus en plus radicale, qui touche aussi un public de plus en plus jeune, de plus en plus violent, de moins en moins conscient ». Ont été enregistré, au cours de cette année judiciaire, « plus d'homicides, plus de viols, plus d'agressions sexuelles, plus de violences envers les conjoints et envers l'autorité publique ».

L' audience solennelle de rentrée du tribunal judiciaire de Mulhouse s'est déroulée mercredi 22 janvier. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Cette audience solennelle a regroupé les magistrats et fonctionnaires de la juridiction ainsi que les autorités civiles, militaires et religieuses. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Edwige Roux-Morizot, la procureure de la République, a beaucoup parlé d'humanité : « J'ai pu constater que notre société en avait singulièrement manqué en 2019 ». Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Marie-Laure Schott-Riesemann, la nouvelle bâtonnière de Mulhouse, a pris la parole pour l'ensemble des avocats du barreau, en grève depuis le 6 janvier 2020. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Si l'on se réfère aux chiffres, 787 déferrements ont été décidés en 2019. Des déferrements « très nombreux » en matière de violence conjugale. S'agissant des affaires pénales, les 9 magistrats composant actuellement le parquet ont traité, très exactement, 29 073 procédures. Un chiffre là encore en augmentation par rapport à 2018. Edwige Roux-Morizot, qui a annoncé la mise en place prochaine d'un « groupe de traitement de la délinquance particulièrement axé sur la thématique des stupéfiants » à l'échelle de l'agglomération mulhousienne, est elle-même humaine. Elle aurait pu se plaindre mais s'est abstenue. « Tant d'autres le font actuellement, ce ne serait plus audible. J'ai décidé de ne rien réclamer publiquement puisque nous avons été, miracle, à effectif plein de septembre 2019 à janvier 2020 ! »
Vers une extensiondu tribunal... à la maison d'arrêt

Pour sa part, Philippe Babo a observé que l'activité du tribunal pour enfants, tout comme l'activité pénale et celui de la Maison de la justice et du droit, s'avère en augmentation. S'il a également souligné que la création du tribunal judiciaire a eu pour effet de générer une nouvelle communauté du travail - pas moins de 21 postes sont à pourvoir sur le ressort de l'arrondissement judiciaire de Mulhouse -, son attention est portée sur des « réformes d'ampleur ». Celle du droit des peines, censée lutter contre la surpopulation carcérale. Celle du droit du divorce, qui interviendra le 1er septembre 2020. Et puis la réforme du droit pénal des mineurs, qui s'appliquera à compter d'octobre 2020, et qui prévoit le jugement des mineurs délinquants en deux phases. « J'ai également sollicité la localisation d'un cinquième poste de juge des enfants à Mulhouse », a-t-il soutenu.

Soucieux, lui aussi, d'une « humanité de la justice », se devant de « dépasser tout réflexe corporatiste », Philippe Babo a, en guise de conclusion, évoqué un ambitieux projet qui lui tient à coeur : l'extension du tribunal judiciaire sur une partie de l'emprise de la maison d'arrêt de Mulhouse. Un projet immobilier d'envergure, dont l'aboutissement est fixé « à 7 ou 8 ans », qui permettra à la juridiction de « bénéficier de geôles dignes de ce nom et sécurisées » mais aussi de davantage de salles d'audience et de bureaux adaptés au personnel ainsi qu'aux usagers. En sachant que l'ouverture du centre pénitentiaire de Lutterbach, regroupant à la fois les détenus de la maison d'arrêt de Mulhouse et de celle de Colmar, est prévue en 2021.
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Transport aérien EuroAirport Vers un développement « plus raisonné »

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:11:22

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Transport aérien EuroAirport
Vers un développement « plus raisonné »
Après avoir établi un nouveau record de fréquentation l'an dernier, l'EuroAirport s'attend à une croissance ralentie en 2020 et affiche des préoccupations environnementales, sans renoncer à ses projets.
 

 
Matthias Suhr (à gauche), directeur de l'EuroAirport, et Frédéric Velter, directeur adjoint (à droite), constatent des exigences accrues.
+6 %, c'est la troisième moins bonne performance de la décennie écoulée pour l'EuroAirport, mais c'est encore une croissance « assez forte », similaire à celle des aéroports européens de taille comparable, comme l'a noté le directeur, Matthias Suhr, ce mardi, lors d'une conférence de presse.

Cette croissance a permis d'établir un nouveau record de fréquentation, avec 9,1 millions de passagers transportés l'an dernier. Grâce à un taux de remplissage élevé, la hausse du nombre de mouvements aériens (décollages et atterrissages) n'a augmenté, elle, que de 3,4 %.
Wizz Air fait un bond

Parmi les compagnies basées à Bâle-Mulhouse, easyJet conserve sa place de leader et ses 60 % de parts de marché (5,4 millions de passagers, +7,5 %). Le classement des cinq premières reste inchangé, mais la hongroise Wizz Air conforte sa deuxième place, avec un bond de 37,8 %, tandis qu'Air France, toujours sixième, recule de 11 %. « Les baisses de Lufthansa (-1,6 %, 3e), British Airways (-0,4 %, 5e) et Air France sont liées à des grèves dans ces compagnies », observe Matthias Suhr.
 

Après une décélération du trafic passagers lors des quatre derniers mois de 2019, la direction de l'EuroAirport s'attend désormais à une croissance de seulement 1 % en 2020. Essor du « flygskam » (la honte de prendre l'avion) dans le sillage de l'activiste suédoise Greta Thunberg, prise de conscience croissante de l'urgence climatique, riverains excédés par les nuisances sonores : l'heure est à la prudence et à l'affichage de préoccupations sociétales et environnementales. Frédéric Velter, le directeur adjoint, parle ainsi de « modèle à réinventer », même s'il maintient la prévision de 11 à 13 millions de passagers à l'horizon 2030.

La réduction des nuisances sonores est présentée comme la priorité de la direction, en premier lieu entre 23 h et minuit. Mais les « objectifs volontaristes » fixés par le conseil d'administration en 2018 n'ont pas été atteints, notamment à cause des retards récurrents des vols de fin de soirée. Un « processus réglementaire complexe » est lancé, de nouvelles mesures sont promises pour 2020/2021.

Alors qu'il y a un an, Frédéric Velter annonçait le choix du projet définitif d'extension pour la fin 2019, le lauréat ne sera désigné qu'à la fin du premier trimestre actuel, ou au début du suivant. La mise en service, évoquée l'an dernier pour 2025, n'est plus arrêtée. Elle pourrait se faire par tranches. Frédéric Velter parle de la nécessité d'une coordination avec les mesures de réduction des nuisances. Question d'acceptabilité sociale, là encore.

Plus faciles de ce point de vue, les investissements pour améliorer la « qualité de service » aux clients (30 millions d'euros en 2019) se poursuivent, notamment dans le hall d'arrivée. Des systèmes de contrôle automatique des passeports, dits « Parafe » (pour « passage automatisé rapide des frontières extérieures »), viennent d'être réceptionnés, afin de réduire les temps d'attente. Ils seront progressivement déployés, au départ comme à l'arrivée.

Concernant enfin le projet de desserte ferroviaire, l'enquête publique devrait être lancée d'ici septembre. « Résolument optimiste », Frédéric Velter fait état de « conversations intensives entre la France et la Suisse » sur le financement du chantier, prévu pour la période 2024-2028.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Agglo Mulhouse Antoine Viola repart deux ans après

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:10:25

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Agglo Mulhouse  Antoine Viola repart

deux ans après
 

 
Antoine Viola garde quasiment la même équipe autour de lui.

Photo DNA /K.D.

Antoine Viola, 45 ans, ne revient pas sur l'histoire récente qui a secoué la commune de Brunstatt-Didenheim. Élu en 2014 sur une liste d'opposition, il a vu une trentaine de conseillers municipaux menés par les maires-délégués remettre leur démission en 2018 avec, à la clé, des élections anticipées et la défaite des démissionnaires et celle de la maire sortante Bernadette Groff. Sa liste est élue à une grande majorité et Antoine Viola est élu maire en juin 2018.

Aujourd'hui, il garde quasiment la même équipe autour de lui, dont ses alliés du départ, Laura Widolf et Philip Lacker. Les maires délégués de Brunstatt, Jérémie Friderich, et de Didenheim, Nicole Beha, se réengagent également sur la liste « Demain autrement ». « Le point central qui nous unit, c'est de travailler pour les habitants, pour les remettre au centre du village. Il ne s'agit pas de dire "oui, oui" et que les actions ne suivent pas. » Il cite la consultation organisée à Didenheim au sujet du plan de circulation à la suite de laquelle « le ring l'a emporté sur le double sens. Les travaux de voirie viennent de s'achever ».

Au niveau du plan local d'urbanisme, le maire et son équipe ont stoppé « des constructions déraisonnables, notamment un projet dans la partie haute de l'avenue d'Altkirch. Sans ces décisions, il y aurait beaucoup plus de logements et la commune atteindrait plus de 10 000 habitants ».

Le chiffre est actuellement de 8200 résidents, dont environ 6500 côté Brunstatt. « Le développement doit se faire de manière raisonnée. C'est important d'avoir les infrastructures et les conditions. » Il cite l'exemple du périscolaire « avec des enfants qui restent sur le carreau ». Des travaux viennent de commencer à la fois à Brunstatt, près de l'école Prévert où les élèves mangeront sur place, et à Didenheim, où l'étage de la mairie est aménagé pour le périscolaire. Le bâtiment didenheimois n'abrite plus qu'une permanence de la mairie mais « l'identité du village » sera conservée, tout comme celle de Brunstatt, les communes ayant fusionné en 2016.

Du côté des seniors, la résidence Les Tilleuls est saturée. Un projet est mené à proximité avec Habitat et humanisme pour proposer douze logements sociaux et une animation commune. « On veut aménager tout le centre-ville et préserver les constructions : on limite la hauteur des bâtiments, on privilégie les zones vertes, les zones de fraîcheur, les déplacements doux, comme la navette entre Brunstatt et Didenheim. »

Antoine Viola, docteur en neurosciences, précise qu'il a réduit son temps de travail au sein de la société PPRS à Colmar pour se consacrer à sa commune.

Karin DAUTEL

 

 
 

Brunstatt-Didenheim Élections municipales Antoine Viola repart deux ans après

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:20:51

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Brunstatt-Didenheim Élections municipales
Antoine Viola repart deux ans après
Le maire de Brunstatt-Didenheim, Antoine Viola, brigue un nouveau mandat avec sa liste « Demain autrement », deux ans après des élections anticipées. Sa commune fusionnée grandit mais il veut conserver une identité de village.
 

 
Antoine Viola garde quasiment la même équipe autour de lui.
Antoine Viola, 45 ans, ne revient pas sur l'histoire récente qui a secoué la commune de Brunstatt-Didenheim. Élu en 2014 sur une liste d'opposition, il a vu une trentaine de conseillers municipaux menés par les maires-délégués remettre leur démission en 2018 avec, à la clé, des élections anticipées et la défaite des démissionnaires et celle de la maire sortante Bernadette Groff. Sa liste est élue à une grande majorité et Antoine Viola est élu maire en juin 2018.

Aujourd'hui, il garde quasiment la même équipe autour de lui, dont ses alliés du départ, Laura Widolf et Philip Lacker. Les maires délégués de Brunstatt, Jérémie Friderich, et de Didenheim, Nicole Beha, se réengagent également sur la liste « Demain autrement ». « Le point central qui nous unit, c'est de travailler pour les habitants, pour les remettre au centre du village. Il ne s'agit pas de dire "oui, oui" et que les actions ne suivent pas ». Il cite la consultation organisée à Didenheim au sujet du plan de circulation à la suite de laquelle « le ring l'a emporté sur le double sens. Les travaux de voirie viennent de s'achever ».

Au niveau du plan local d'urbanisme, le maire et son équipe ont stoppé « des constructions déraisonnables, notamment un projet dans la partie haute de l'avenue d'Altkirch. Sans ces décisions, il y aurait beaucoup plus de logements et la commune atteindrait plus de 10 000 habitants. »

Le chiffre est actuellement de 8200 résidents, dont environ 6500 côté Brunstatt. « Le développement doit se faire de manière raisonnée. C'est important d'avoir les infrastructures et les conditions. » Il cite l'exemple du périscolaire « avec des enfants qui restent sur le carreau ». Des travaux viennent de commencer à la fois à Brunstatt, près de l'école Prévert où les élèves mangeront sur place, et à Didenheim, où l'étage de la mairie est aménagé pour le périscolaire. Le bâtiment didenheimois n'abrite plus qu'une permanence de la mairie mais « l'identité du village » sera conservée, tout comme celle de Brunstatt, les communes ayant fusionné en 2016.

Du côté des seniors, la résidence Les Tilleuls est saturée. Un projet est mené à proximité avec Habitat et humanisme pour proposer douze logements sociaux et une animation commune. « On veut aménager tout le centre-ville et préserver les constructions : on limite la hauteur des bâtiments, on privilégie les zones vertes, les zones de fraîcheur, les déplacements doux, comme la navette entre Brunstatt et Didenheim. »

Antoine Viola, docteur en neurosciences, précise qu'il a réduit son temps de travail au sein de la société PPRS à Colmar pour se consacrer à sa commune.
K.D.

 

 
 

 

Sausheim Jean-Marc Koenig veut plus de démocratie locale

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 07:02:30

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Sausheim Jean-Marc Koenig veut plus de démocratie locale
 

 
Jean-Marc Koenig habite à Sausheim depuis quarante ans. Photo L'Alsace /J.-P.F.
« Depuis quelques années, Sausheim manque de dynamisme dans le domaine culturel et associatif. Le fait qu'il n'y ait qu'une seule liste qui s'était présentée aux dernières municipales y est certainement pour quelque chose. Je veux réinstaller une vraie démocratie locale. »

Jean-Marc Koenig, cadre à la retraite de l'entreprise Novartis, âgé de 61 ans, marié, père d'une fille et habitant la commune depuis quarante ans, explique ses motivations pour se présenter aux élections municipales.
Revoir les accords avec M2A

« J'ai vu que l'équipe sortante plaide pour la continuité. Je suis surpris que le maire Daniel Bux ait déclaré dans le bulletin municipal qu'il se retirait, alors que j'ai lu dans la presse qu'il continuerait à siéger à M2A. J'espère qu'il le ferait en renonçant à ses indemnités », poursuit le candidat.

Si Jean-Marc Koenig arrivait aux affaires, il s'engagerait à revoir les accords avec l'intercommunalité mulhousienne. « Sausheim n'a pas à subir toutes les décisions de M2A, nous pouvons y siéger mais avec des pouvoirs élargis. »

Le candidat veut aussi créer des commissions de quartier. « Ainsi toutes les informations pourront remonter à la mairie. » Il plaide pour plus de participation citoyenne. « Je réunirai tous les représentants de nos associations pour connaître leurs besoins réels. J'éplucherai aussi les comptes de l'ED&N pour que l'argent public ne soit pas gaspillé. »

Avec son équipe d'une moyenne d'âge de 45 ans « bouclée à 90 % », il sera attentif aux problèmes environnementaux. « Tous les véhicules du parc automobile communal devront passer à l'électrique. »

Sa liste comprend d'anciens élus de Sausheim et des personnes qui veulent « faire avancer Sausheim ».« Mon ancienne expérience syndicale en Suisse m'a donné de l'expérience en matière de management. En plus je serai un maire à plein-temps », conclut Jean-Marc Koenig.
Jean-Paul FREY

 

 
 

Pfastatt Entre violence générale et joies locales

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:05:19

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Pfastatt  Entre violence générale et joies locales
 

 
Un duo d'imitateurs a conclu la soirée dans les rires, avant le partage de la galette des Rois. Photo L'Alsace /A.O.
Les nombreux invités à la cérémonie des voeux du maire de Pfastatt ont été accueillis par la première adjointe, Fabienne Zeller, qui a remercié de leur présence Fabian Jordan, président de l'agglomération, Michèle Lutz, maire de Mulhouse, Christian Debève, conseiller régional, Vincent Hagenbach, conseiller départemental, les élus des communes voisines, la gendarmerie, les représentants des organismes publics, les autorités militaires, le conseil municipal des jeunes, les libérateurs et leurs familles et les nouveaux habitants.

La suite du programme a occupé quatre temps : une vidéo a présenté les associations de la commune, avant que le maire, Francis Hillmeyer, ne prenne la parole.

Un second film a ensuite rendu hommage à Michel Vallin, le chef de la police municipale récemment décédé et à Pierre Sohl, employé communal qui a créé le carnaval de Pfastatt, disparu il y a dix ans, avant que ne défilent sur l'écran les événements de 2019 et que Francis Hillmeyer ne termine son discours.
« Une violence intolérable, inexcusable »

Le maire a d'abord fermement condamné la violence, une « violence intolérable, inexcusable », qui « discrédite celles et ceux qui souhaitent faire entendre leurs doléances aux dirigeants ». Elle est « le fait d'une minorité qui n'a qu'un objectif : s'opposer à la République » et a « un coût pour l'économie de notre pays et l'image que donne notre nation ».

Il a aussi mis le doigt sur les contradictions de nos sociétés, sur « la difficulté de satisfaire le plus grand nombre en respectant la survie de la planète », « le progrès qui porte en lui les germes des difficultés des générations futures. Notre confort de vie risque fortement d'altérer celui de nos descendants si nous ne prenons pas les mesures et l'ampleur du risque. On cite l'urgence climatique, le réchauffement et la longueur des périodes chaudes. La politique en est-elle responsable ? Si elle ne l'est pas dans le passé, elle l'est certainement dans l'immédiat et le futur ».
L'inquiétude pour le climat

Francis Hillmeyer s'est montré inquiet des guerres, militaires et économiques, revenant à la violence, pour terminer sur une note positive : « Pensons aux petits succès et joies locales. Chacun peut faire un effort pour améliorer la vie en société », évoquant les réussites des sociétés et entreprises locales, le « marché de Noël pas comme les autres », le forum-emploi, Festi'grenadine, la police intercommunale, annonçant un sixième recrutement, l'ouverture de la ferme du Château et la nouvelle école du Fehlacker.

Dans cet esprit plus serein, la cérémonie des voeux s'est terminée avec le spectacle comique, chantant et caustique des imitateurs Emma Gattius et Thibaud Chopin, qui égratignent aussi bien Patrick Bruel que les Grosses têtes de Laurent Ruquier.
Antoinette OBER

 

 
 

Expositions  A la médiathèque départementale du Sundgau à Altkirch Un message fort pour la planète

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:23:10

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Expositions  A la médiathèque départementale du Sundgau à Altkirch
Un message fort pour la planète
Jusqu'à la fin du mois de janvier, Jolanda Houtsma expose ses toiles et ses dessins à la médiathèque à Altkirch, un cri du coeur pour la planète, sa faune, sa flore, une ode à la nature qu'il faut préserver coûte que coûte.
 

 
Jolanda Houtsma est une artiste particulièrement sensible à l'environnement
L'artiste d'origine néerlandaise a fait les Beaux-Arts d'Amsterdam durant 5 ans avant de s'établir en France et de poursuivre aux Beaux-Arts de Bâle pour faire de la gravure. Elle qui, enfant, n'avait jamais pensé pouvoir faire du dessin son métier, se lance corps et âme dans l'apprentissage de cet art. « On jette ses tableaux pendant 5 à 10 ans avant de produire quelque chose de valable », précise Jolanda Houtsma, dont l'atelier se situe à Altkirch.

Elle peint des portraits criants de réalisme (ses enfants, BB King), des paysages à la limite de l'abstraction, mais surtout, elle s'émeut du sort de la planète à travers ses huiles porteuses d'un message fort : la disparition des oiseaux et des rongeurs, et l'absurdité du gaspillage alimentaire lorsque les légumes moches sont jetés alors qu'ils sont parfaitement consommables. Sur ses toiles, des amoncellements de fruits et de légumes ressemblent à des déchets, mais il n'en est rien. Bio, ils débordent de couleurs et d'espoir.
Diptyque de portraits de l'inventeur du manga

Jolanda est libre. Elle s'affranchit des codes, elle n'a pas de carcan. Sauf dans le dessin. Bien entendu, tout peintre commence par dessiner, parfait sa technique et l'oublie pour trouver sa voie, son chemin artistique. Jolanda n'a jamais arrêté de dessiner, et ses arbres minutieux, qui semblent tout droit réalisés à l'encre de Chine, alors qu'ils ne prennent vie que par le stylo, ont la fraîcheur de l'hiver et la lumière d'un noir et blanc maîtrisé comme une photographie. Les dessins sont incroyablement riches et pourtant d'une simplicité allant de pair avec une grande humanité.

Un diptyque de portraits du maître japonais Hokusaï, inventeur du manga et père de 30 000 dessins, achève l'exposition en racontant l'histoire de ce fou. « Le portrait, c'est l'art de croquer la personne sur le moment, elle est comme ça, et après ça part ». L'éphémère de l'instant présent...
G. C.-G.

 

 
 

 

centre Départemental de Repos et de Soins  Cérémonie de voeux et remise de médailles « Acteur incontournable de la gériatrie et du handicap »

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:01:15

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centre Départemental de Repos et de Soins  Cérémonie de voeux et remise de médailles
« Acteur incontournable de la gériatrie et du handicap »
La salle des fêtes du centre départemental de repos et de soins (CDRS) de Colmar a servi de cadre, ce lundi après-midi, à la traditionnelle cérémonie des voeux du Nouvel an au personnel, suivie de la remise des médailles du travail.
 

 
Récipiendaires, personnel, bénévoles, élus et membres du conseil de surveillance du CDRS réunis pour la cérémonie des voeux.
Le directeur Nicolas Dubuy dans son allocution a remercié de leur présence les élus, membres du conseil de surveillance, personnel, retraités, récipiendaires et bénévoles.

Ce dernier a proposé un bref retour sur l'année écoulée avant la projection dans la nouvelle année. « Comme d'habitude, nous avons connu une année dense, peuplée de nombreuses actions, nous proposerons tout à l'heure un aperçu global de notre action en images.
« Poursuivre la miseen oeuvre de notre projet d'établissementen créant des dispositifsnon existants »

Je voudrais simplement illustrer ce que l'on a fait au travers de trois éléments en lien étroit avec notre établissement ; le premier c'est la dimension partenariale qui témoigne de l'ouverture et de l'image du CDRS à l'extérieur, ce partenariat c'est bien sûr avec l'union de gestion des établissements des caisses d'assurance maladie (UGECAM) et notre projet médical partagé, avec comme support un bâtiment commun dès 2021, mais c'est aussi la convention signée avec l'APEI l'année dernière ; notre établissement joue ici pleinement son rôle d'interface entre le groupement hospitalier de territoire (GHT) et les acteurs du handicap. Le deuxième élément que j'ai retenu, c'est la qualité de vie au travail, c'est un projet qui se veut ambitieux. C'est aussi la conciliation entre vie professionnelle et vie privée, dernière illustration de notre action en 2019, au travers de notre investissement dans le GHT pour lequel nous avons su positionner le CDRS comme un acteur incontournable de la gériatrie et du handicap.

Alors que souhaiter pour 2020 ? le premier voeu, c'est bien sûr de poursuivre la mise en oeuvre de notre projet d'établissement dans lequel l'on propose de créer des dispositifs non existants et faisant défaut sur le territoire, c'est le cas du projet d'hébergement temporaire d'urgence et de l'astreinte de nuit ».

Le docteur Michel Diméo, président de la commission départementale, a fait le point sur les projets en cours notamment en ce qui concerne la télémédecine et la télé expertise qui commencent avec un nouveau partenaire, à savoir l'ADAPEI Papillons Blancs.

Prenant la parole, la présidente du conseil de surveillance Brigitte Klinkert a souligné : « La solidarité reste évidemment notre domaine d'intervention privilégié, notre mission de coeur et notre coeur de mission. Solidarité bien sûr avec nos aînés et avec les personnes en situation de handicap, nous voulons être à la hauteur du devoir de solidarité qui nous lie aux plus fragiles d'entre nous ; nous savons pouvoir compter sur vous, sur vos compétences, vos qualités humaines et sur votre engagement de tous les instants.

Elle a conclu par ces mots de Victor Hugo : « L'avenir a plusieurs noms, pour les faibles il se nomme impossible, pour les timides il se nomme l'inconnu et pour les vaillants il se nomme l'idéal ».

Les récipiendaires ont ensuite été appelés individuellement pour la remise de leur médaille et de leur diplôme, après lecture de leur parcours professionnel. Parallèlement, les retraités ont également été mis à l'honneur.

 

 
 

 

MULHOUSE : Une mobilisation silencieuse et solennelle

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:07:06

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MULHOUSE : Une mobilisation silencieuse et solennelle
 

 
Les avocats du barreau de Mulhouse ont formé une haie d'honneur, mercredi matin, lors de l'audience solennelle de rentrée du tribunal.
Les avocats du barreau de Mulhouse, en grève comme leurs confrères des 164 barreaux de France depuis le 6 janvier 2020, ont marqué le coup, mercredi, à leur manière. L'audience de rentrée se voulait solennelle. Ils ont eux aussi fait preuve de solennité. Depuis les marches à l'entrée du tribunal et jusqu'à la salle où se déroulait l'audience de rentrée, ils ont formé une haie d'honneur. Une mobilisation silencieuse qui acte leur détermination.
« Ne jamais renoncer à l'avance à une bataille que l'on n'a pas livrée »

« Pourquoi nous battons-nous ? », s'est interrogée, au cours de l'audience, la nouvelle bâtonnière du barreau de Mulhouse, Marie-Laure Schott-Riesemann. « Les avocats ne peuvent accepter que leur cotisation augmente de 14 % à 28 % et que leur retraite diminue de 1400 EUR à 1000 EUR. » De même, « les avocats ne peuvent accepter que les réserves constituées à hauteur de 2 milliards d'euros, qui permettent d'assurer la pérennité de leur régime jusqu'en 2079, soient confisquées ».

« Comment accepter une telle ''injustice'', nous, avocats, qui, au quotidien, défendons nos concitoyens pour que justice soit rendue ? », s'est encore demandé la bâtonnière, ayant le lourd sentiment « d'être incorporés de force dans un régime universel » n'étant « pas acceptable ». « L'indépendance de la gestion de nos retraites est la garantie de l'indépendance de notre profession. Et c'est notre indépendance qui est la garantie de la démocratie. »

Tout en rappelant que la mobilisation des avocats n'est dirigée « ni contre les magistrats et les personnels du greffe, ni contre les justiciables que nous défendons », Marie-Laure Schott-Riesemann a terminé son propos en citant Me Olivier Bernheim, ancien membre du Conseil de l'Ordre de Paris : « Ne jamais renoncer par avance à une bataille que l'on n'a pas livrée, tel est l'enseignement du combat syndical, celui de la vie ». Elle a par ailleurs indiqué que la grève des avocats se poursuit jusqu'à ce lundi 27 janvier.
P.G.

 

 
 

 

Santé Groupe hospitalier de la région de Mulhouse Meilleurs voeux aux absents

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:13:32

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Santé Groupe hospitalier de la région de Mulhouse
Meilleurs voeux aux absents
Au terme d'une année de crise à l'hôpital, la directrice du GHRMSA, Corinne Krencker, s'est livrée à un périlleux exercice de style ce lundi 20 janvier, à l'occasion de la cérémonie des voeux. Plusieurs fois, elle s'est adressée aux personnels soignants... qui n'étaient pas présents.
 

 
À l'occasion de la cérémonie de voeux, la directrice du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, Corinne Krencker, est longuement revenue, devant une salle clairsemée, sur « la crise sans précédent qui frappe le service d'urgence ».
La directrice du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), Corinne Krencker, a présenté ses voeux ce lundi 20 janvier à l'Institut de formation aux métiers de la santé (IFMS) à Mulhouse. C'est la deuxième fois depuis sa prise de fonction, en janvier 2019, qu'elle s'est prêtée à l'exercice. Et à l'heure de faire le bilan de sa première année pleine à la tête du GHRMSA, la directrice n'a pas caché qu'elle a « probablement été la plus difficile [qu'elle] ait eu à connaître dans [sa] carrière ». C'est que les plaies laissées par l'année écoulée sont nombreuses et certaines sont encore à vif : transformées en maisons périnatales, crise des urgences qui entre dans quelques jours dans son dixième mois...

Il y a un an, c'est un comité d'accueil composé d'une centaine de militants de l'intersyndicale de l'hôpital, mobilisés pour la sauvegarde des maternités, qui avait accueilli les participants à la cérémonie des voeux. Cette année, la cérémonie a été boycottée par nombre de médecins et de personnels soignants. À 17 h 30, 70 personnes avaient pris place dans l'amphithéâtre de l'IFMS - le groupe emploie quelque 6200 personnels. Parmi elles, essentiellement des élus, des représentants de l'État et des cadres de santé.
La crise des urgences « nous a tous ébranlés »

À l'heure où le sentiment est vif que les considérations pécuniaires ont remplacé l'humain à l'hôpital, Corinne Krencker n'a quasiment pas parlé de chiffres, privilégiant l'humain de bout en bout. C'est que, partout, les personnels sont en tension et demandent, depuis des mois, davantage de moyens et de reconnaissance. Avant de revenir sur l'année 2019 « de challenges » qu'elle « laisse derrière elle sans nostalgie... », c'est à eux, qui n'étaient pas là pour l'écouter, qu'elle s'est adressée : « Cette cérémonie de voeux est l'occasion pour moi de remercier publiquement toutes celles et ceux qui, tous les jours, toutes les nuits, travaillent au service des autres, ces professionnels qu'on ne croise pas toujours, qu'on ne voit pas sur le devant de la scène, mais dont le travail est tellement précieux pour prendre soin des autres », a-t-elle déclaré d'emblée. Trois lignes plus loin, elle a repris : « Je voudrais avec beaucoup de sincérité remercier du fond du coeur ceux qui font vivre notre hôpital, dans chacun des services, sur chacun des sites, malgré les difficultés, malgré les tensions sur les effectifs, malgré les épidémies, malgré les tempêtes. »

Au chapitre des tempêtes, la directrice du GHRMSA est longuement revenue sur la crise « sans précédent qui frappe le service des urgences ». Une crise qui, dit-elle, « nous a tous ébranlés », « nous oblige aussi à repenser notre modèle » et « nous oblige à un sursaut ». Ce lundi, elle a annoncé que « nous travaillerons dès le mois de février avec un bureau d'études sur les solutions architecturales possibles pour reconstruire un service d'urgences mieux adapté aux flux actuels » - la surface au sol est la même depuis 1978, alors que le nombre de passages a augmenté de 22 % ces dix dernières années (55 000 passages en 2019).
Dans le classement des meilleurs hôpitaux

Autre défi, celui « de la reconstruction d'une nouvelle équipe médicale ayant un vrai projet » pour ce service. À ce sujet, Corinne Krencker s'est gardée de donner un calendrier de recrutement, tant la pénurie de médecins urgentistes est aiguë. À l'échelle du Grand Est, 25 % des postes sont vacants.

Mais « 2019 n'a pas été qu'une année de crise », a repris Corinne Krencker, citant notamment au titre des réussites « l'apparition, pour la première fois et ceci pour plusieurs spécialités, du GHRMSA dans le classement [des hôpitaux et cliniques] du magazine Le Point ». Dans le tableau d'honneur des 50 meilleurs hôpitaux de France, publié par l'hebdomadaire le 22 août, le GHRMSA apparaît en 48e position.

Elle a aussi évoqué « les travaux de l'équipe de gériatrie, en lien avec la Plateforme territoriale d'appui d'Alsace pour les médecins généralistes et la Maison pour l'autonomie et l'intégration des malades Alzheimer, pour améliorer le parcours des patients âgés à l'hôpital et en entrée et sortie d'hospitalisation ». Elle espère « que ce travail sera bientôt validé par l'Agence régionale de santé, car il témoigne du dynamisme de nos équipes dans un domaine qui va devenir un enjeu de santé publique majeur : celui de la prise en charge du vieillissement ».
Les défis à venir

En 2030, a-t-elle indiqué, « plus de 1 700 000 personnes de plus de 60 ans résideront dans la région Grand Est, soit 30 % de plus qu'en 2013. La dépendance devrait augmenter et sera plus marquée dans certains départements, comme ceux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ». Le vieillissement « est un véritable défi auquel je ne suis pas sûre que nous soyons préparés », a-t-elle conclu. D'une année de « challenges », à une année de « défis », la nuance est faible...
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Les projets
« Prédire l'avenir dans le contexte sensible qui est le nôtre est difficile » et, après l'année écoulée, Corinne Krencker a voulu « rester prudente » au moment d'évoquer les projets 2020, dont :

? Le « développement d'une politique d'attractivité pour le recrutement de professionnels médicaux et non médicaux ».

? La réouverture d'un service ORL à Mulhouse d'ici au printemps.

? Sur le site d'Altkirch (le GHRMSA en compte neuf), Corinne Krencker a dit « vouloir tout mettre en oeuvre pour développer en 2020 des consultations en cardiologie et augmenter l'activité de court séjour gériatrique ».

? Elle a également annoncé « l'ouverture de quatre lits d'hébergement de très courte durée au niveau des urgences de Saint-Louis au deuxième semestre ».

? À Mulhouse, elle a indiqué qu'un hôpital de jour psychiatrique pour adolescents verrait le jour.

? Toujours à Mulhouse, le site est « pilote » sur le plan national « pour le déploiement d'un nouveau logiciel de traitement des appels du Samu ».

 

Mulhouse Une future liaison routière pour contourner le centre hospitalier Émile-Muller

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:07:20

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Mulhouse Une future liaison routière pour contourner le centre hospitalier Émile-Muller
 

 
Une partie du chantier concerne le contournement du centre hospitalier Émile-Muller de Mulhouse. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Impossible de ne pas remarquer les travaux, débutés en octobre, aux abords de l'hôpital Émile-Muller, à Mulhouse, compte tenu des panneaux d'information, bien visibles de la chaussée.

Ce chantier routier se tient d'une part au niveau de la rue Laennec, en direction du pôle Femme-mère-enfant (FME), et d'autre part rue de Folgensbourg, en arrivant de Bruebach. Sur place, entre ces deux points, le tracé de la future route est déjà gravé dans la terre, matérialisé par une profonde ligne droite de 800 m. Le ballet des camions, tracteurs et engins de chantier est incessant pour évacuer les tonnes de terre argileuse nécessaires à cette réalisation. Cette partie a été confiée à l'entreprise Travaux publics Schneider (TPS) de Wittenheim. Les services techniques des communes de Mulhouse et Brunstatt-Didenheim ont travaillé en étroite collaboration pour ce vaste chantier dont la fin est prévue à l'automne 2020.

« L'accès à la partie basse de cette nouvelle voie se fera de l'avenue d'Altkirch, par la rue Laennec d'un côté. Pour la partie haute, la circulation se fera par la rue de Folgensbourg, en venant de Bruebach », explique Antony Thiebo, du bureau d'études et d'aménagement de la Ville de Mulhouse en charge de ce dossier.
Décharger les quartiers résidentiels des fluxde l'hôpital

Ce dernier a obtenu, par délégation du conseil départemental, les maîtrises d'oeuvre et d'ouvrage du chantier ainsi que l'entretien du tronçon à partir de son achèvement.

Du côté du conseil départemental, cofinanceur à 50 % de ce projet, on précise : « La construction de cette nouvelle voie prévoit de décharger les quartiers résidentiels environnants des flux induits par l'hôpital et le pôle FME. Et, plus largement, de développer une accessibilité renforcée entre le Sundgau, la gare de Mulhouse et la commune de Brunstatt-Didenheim. »

Ce futur tronçon permettra effectivement soit de contourner l'ensemble hospitalier composé du pôle FME et du centre hospitalier Émile-Muller ; soit d'accéder plus rapidement, grâce à un nouveau giratoire, aux urgences pédiatriques et au pôle FME, avec des sorties dédiées ; soit encore, de quitter la partie est de Mulhouse pour rejoindre le secteur Bruebach-Landser. Sans oublier un accès dédié au nouveau lotissement de Brunstatt-Didenheim en cours de construction en contrebas.

« La construction du lotissement du Nouveau quartier - qui prévoit 196 logements collectifs et individuels - a débuté en août 2019 et sera achevée ce printemps. Avec cette voie, les nouveaux habitants pourront profiter d'un accès par la rue Laennec et un autre au niveau du giratoire qui va être construit », souligne Joao Pereira, directeur du service technique à Brunstatt-Didenheim.
L'impact environnementaldu chantier étudiéen amont

Il est également prévu l'aménagement d'une voie verte (pour piétons et cycles), côté centre hospitalier Émile-Muller, et d'une nouvelle aire de stationnement pour l'hôpital mulhousien, qui viendra en complément de celles déjà existantes. La vitesse sera limitée entre 50 et 70 km/h sur ce nouveau tronçon.

Un relevé topographique avait été réalisé en 2017 sur ce site qui se situe sur un axe pentu conséquent. Parmi les aménagements nécessaires, la construction de petits bassins de récupération d'eau est planifiée, pour assurer un écoulement régulier des eaux de pluie. Ces derniers seront intégrés dans l'environnement avec un aménagement paysager identique aux espaces créés dans le Parc des Collines à Mulhouse et Brunstatt-Didenheim.

A suivi, en 2018, une étude d'impact environnemental sur plus de 50 ares. « Il s'agit d'une obligation légale dans le cadre du respect de l'environnement. Elle détermine l'impact environnemental du chantier sur la faune et la flore. Une famille de blaireaux avait été identifiée, elle a trouvé un nouveau lieu de vie, non loin », indique Anna Tambon, du service technique mulhousien. La surface utilisée était essentiellement recouverte de robiniers (acacias sauvages) qui ont été abattus en partie. Quant à leurs souches, elles ont été valorisées dans la filière de recyclage bois. »
Sabine HARTMANN SUR LE WEB Le chantier en images sur www.lalsace.fr

Le montant estimé de ces travaux d'envergure s'élève à 1,816 million d'euros, avec une participation tripartite répartie entre le conseil départemental à hauteur de 50 % et les communes de Mulhouse et Brunstatt-Didenheim pour 25 % chacune.

La surface d'emprise au sol est d'environ 1,5 ha. Le réseau d'assainissement était déjà installé dès 1995 en vue de futurs travaux d'accès. Aussi, les différents branchements nécessaires seront facilement raccordés.

 

 
 

Mulhouse Vie scolaire « Mercredi tout est permis » s'étend

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:22:20

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Mulhouse Vie scolaire
« Mercredi tout est permis » s'étend
 

 
Fort du succès de l'expérimentation « Mercredi tout est permis » mis en place à la rentrée scolaire 2019, la Ville de Mulhouse poursuit le déploiement du dispositif en ouvrant, à partir du 5 février, un quatrième site à destination des écoles élémentaires Pergaud et Matisse. Pour les enfants ne pratiquant pas d'activités les mercredis et éloignés d'une pratique associative hors temps scolaire, « Mercredi tout est permis » propose des parcours gratuits, sportifs, artistiques et citoyens, les mercredis matin de 8 h 30 à 12 h (hors vacances scolaires et jours fériés). Ces parcours proposent une réelle plus-value éducative, complémentaire au projet d'école. L'accueil s'effectue au site périscolaire Louis Pergaud (7 rue Pierre Loti) et est encadré par du personnel qualifié et des intervenants professionnels.
Dates et horaires d'inscriptions : pour les écoles Louis Pergaud et Henri Matisse, inscriptions au site périscolaire Louis Pergaud : jeudi 23 et vendredi 24 janvier de 8 h 30 à 11 h et de 16 h à 18 h 30.

Dates et horaires d'inscriptions : pour les écoles Louis Pergaud et Henri Matisse, inscriptions au site périscolaire Louis Pergaud : jeudi 23 et vendredi 24 janvier de 8 h 30 à 11 h et de 16 h à 18 h 30.

 
 

 

Démographie  Les nouvelles populations légales de l'Insee sont entrées en vigueur La population continue d'augmenter en Centre-Alsace

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:25:02

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Démographie  Les nouvelles populations légales de l'Insee sont entrées en vigueur
La population continue d'augmenter en Centre-Alsace
La population en Centre-Alsace ne cesse d'augmenter comme le montrent les nouvelles populations légales de l'Insee entrées en vigueur au 1 er  janvier 2020. Même si des disparités persistent d'un territoire à l'autre.
 

 
Comme chaque année, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié les nouvelles populations légales des communes. Les données entrées en vigueur au 1er janvier 2020 sont celles collectées sur la base des recensements des cinq dernières années avec l'année 2017 pour référence. C'est pourquoi l'Insee suggère de comparer les données par rapport à il y a cinq ans plutôt que tous les ans.

Ces recensements sont organisés tous les cinq ans pour les communes de moins de 10 000 habitants et tous les ans par sondage représentant 8 % de la population pour celles de plus de 10 000 habitants. Cette méthode de calcul, qui fait référence, reste décriée par bon nombre d'élus, notamment ceux des communes de plus de 10 000 habitants.

Selon l'Insee, le Centre-Alsace tel que représenté sur la carte ci-contre compte 86 515 habitants au 1er janvier 2020 contre 85 970 il y a cinq ans, soit une progression de 0,6 %. Toutefois, cette évolution n'est pas linéaire selon les territoires.
Communauté de communes de Sélestat

Avec 37 241 habitants, la population de la communauté de communes de Sélestat a progressé de 0,1 % en cinq ans. Mais sur cette même période, l'Insee enregistre une baisse de population à Sélestat : la ville compte officiellement 19 540 habitants, contre 19 794 en 2015, soit une baisse de 1,3 %.

Les communes d'Orschwiller (- 5,7 %), Ebersheim (-3,5 %) et Mussig (-1,8 %) connaissent elles aussi une diminution de leur population tandis que les plus fortes croissances concernent La Vancelle (+7,6 %) et Ebersmunster (+6,2 %).

Mais s'agissant de deux des plus petites communes de la communauté de communes, ces données sont à relativiser. L'augmentation de la population de Châtenois (+4,7 %, à 4 275 habitants) est plus significative.
Ried de Marckolsheim

Comme c'est le cas depuis plusieurs années, la communauté de communes du Ried de Marckolsheim est celle où l'on enregistre le plus grand gain de population, avec 20 449 habitants contre 19 988 il y a cinq ans (+2,3 %). Le prix des terrains, bien moindre que dans le vignoble, n'y est sans doute pas étranger.

Les plus fortes croissances reviennent à Heidolsheim, petite commune qui passe de 483 à 531 habitants (+9,9 %), et Ohnenheim, qui passe de 954 à 1 045 (+9,3 %). Huit des dix-huit communes de la CCRM connaissent des évolutions supérieures à 5 % mais sept d'entre elles enregistrent une baisse de population, comprise entre 0,4 et 1,7 %, dont Marckolsheim (-0,4 %).
Vallée de Villé

Légère augmentation de la population en cinq ans dans la vallée de Villé avec 11 131 habitants contre 11 070 en 2015 (+0,6 %). Au sein de la vallée, les disparités sont relativement grandes même si les taux d'évolution sont à relativiser compte tenu de la taille des communes.

Certaines enregistrent une baisse, parfois importante, de leur population comme Albé (-3,6 %), Bassemberg (-5,6 %), Breitenbach (-3,8 %) ou Saint-Maurice (-6,1 %) tandis que d'autres voient leur nombre d'habitants fortement augmenter à l'instar de Lalaye (+10,1 %), Neubois (+6,7 %), Urbeis (+4,7 %) et Saint-Pierre-Bois (+4 %).
Val d'Argent

Le Val d'Argent continue à se dépeupler année après année si l'on considère les chiffres de l'Insee. Avec 9 724 habitants, la vallée a perdu 347 résidents en cinq ans. Sur les quatre communes du Val d'Argent, seul Lièpvre n'enregistre pas de baisse (+1 %). Sainte-Marie-aux-Mines et Sainte-Croix-aux-Mines perdent respectivement 4 % et 4,6 % de population et Rombach-le-Franc, 6,2 %.
Sud du pays de Barr

Grande disparité également dans le sud du pays de Barr où les populations de Blienschwiller (-4,9 %) et Itterswiller (-9,2 %) baissent fortement même si cette baisse ne concerne qu'une vingtaine d'habitants à chaque fois compte tenu de leur taille. Dambach-la-Ville (+8,5 %) et Bernardvillé (+3,6 %) connaissent en revanche une croissance marquée.
Emilie DRECHSLER et Florent ESTIVALS

 

 
 

 

« Notre équipe, c'est pour Fortschwihr »

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:43:28

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« Notre équipe, c'est pour Fortschwihr »
 

 
La liste «Notre équipe c'est pour Fortschwihr» est menée par Christian Voltz. DR
Le projet de transformation de l'ancienne auberge Ley en médiathèque sera sans doute un des grands thèmes de la campagne des municipales à Fortschwihr qui désigneront le successeur d'Hélène Baumert. Christian Voltz, le premier à avoir déclaré sa candidature, l'a clairement indiqué dans le tract qu'il a distribué en novembre dernier. Et pour cause : c'est parce qu'il était opposé à ce projet que celui qui était alors adjoint aux finances avait démissionné mi-2016 en compagnie de quatre autres élus. Et parmi les quinze membres de sa liste « Notre équipe, c'est pour Fortschwihr », il emmène deux de ces démissionnaires de 2016 : Michel Caumette et Gilles Trescher.

« Le rachat de l'auberge était important pour sauvegarder le patrimoine, rappelle-t-il. Mais le projet d'y faire une médiathèque est beaucoup trop coûteux pour notre commune (son équipe le chiffre à un million d'euros, NDLR). La bibliothèque actuelle est suffisante, d'autant plus que nous avons à deux pas les médiathèques de Colmar et de Biesheim. » Et de grincer : « Ajouter des CD et des DVD ne semble pas vraiment une solution d'avenir si l'on regarde les nouveaux modes de consommation... »

Pour l'équipe, l'ancienne auberge serait mieux utilisée en logements sociaux par exemple, « mais tout reste ouvert ».
Voirie, assainissement...

Quant à l'économie que l'abandon du projet devrait permettre - toujours selon l'équipe -, elle pourrait être « mieux utilisée » dans l'entretien du village. « La voirie, l'éclairage, ont été trop longtemps négligés ; il faut relancer le projet d'assainissement et renforcer encore les aménagements pour la sécurité routière. Et il serait nécessaire de prévoir une aire de jeux pour les enfants. »

Il reste que les travaux de la future médiathèque ont débuté à l'automne dernier. « Sera-t-il possible de modifier le projet ? C'est une chose qu'il nous faudra étudier. »

Dans le programme de l'équipe, on trouve également l'entretien des bâtiments communaux, une démocratie participative via des débats publics, la préservation du RPI (regroupement pédagogique intercommunal), l'évolution du scolaire et du périscolaire avec les parents, la création d'un conseil des sages...

Christian Voltz reconnaît cependant un certain nombre d'investissements au crédit de la maire actuelle - « j'aurais mauvais jeu de les nier, j'étais son adjoint durant huit ans... » - : la création du périscolaire, la rénovation de l'école élémentaire, les aménagements en matière de sécurité routière et la création de la piste cyclable entre le site du collège et le village.
Françoise MARISSAL

INSERTION  Espoir COLMAR : Un ancien salarié en conflit avec l'association

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:27:44

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INSERTION  Espoir
COLMAR : Un ancien salarié en conflit avec l'association
Un conflit oppose un ex-salarié de l'association colmarienne Espoir et son ancien employeur. Travailleur handicapé, celui-ci accuse l'association de l'avoir fait travailler dans une déchetterie au péril de sa santé et de l'avoir remercié alors qu'il était en arrêt maladie.
 

 
Hall de tri de l'association Espoir rue Ampère à Colmar. Comme dans les communautés Emma
Pour lui, le préjudice est évident. « Ils m'ont tué physiquement. Pour moi, l'association Espoir équivaut à désespoir. » Jean-Claude Boehm, 58 ans, a été employé par le Centre d'adaptation à la vie active (CAVA) de l'association humanitaire Espoir de Colmar 18 heures par semaine du 25 juin au 4 juillet 2018 dans les déchetteries de Biesheim et de Blodelsheim.

Pensant y effectuer du tri, il s'est retrouvé à porter de lourdes charges, alors qu'il est reconnu travailleur handicapé, atteint d'une affection longue durée qui lui interdit ce type de tâche. « Mon état de santé n'a pas été pris en compte et est arrivé ce qui devait arriver : mon dos a craqué au niveau des lombaires et des cervicales. » L'accident du travail a été reconnu par la CPAM et le quinquagénaire a été mis en arrêt jusqu'au 31 juillet dans un premier temps, arrêt qui a été prolongé jusqu'au 26 août. Il a été remercié par l'association le 31 juillet. S'estimant lésé, il a entamé une procédure prud'homale. « Le CAVA m'a congédié alors que j'étais en arrêt maladie, ce qui est interdit par le Code du travail. »

Problème, le contrat de séjour qu'il a signé le 25 juin 2018 est un statut particulier qui n'est pas soumis au droit du travail mais relève du code de l'action sociale du travail. Une exception qui choque le défenseur syndical Unsa qui suit l'affaire au conseil des Prud'hommes. « Ces contrats sont exclus du droit du travail, ce qui prive leurs signataires de toutes les garanties, de toutes les protections liés à ce droit (droits sociaux, couverture en cas d'accident du travail, visite médicale d'embauche...). » Les coopérateurs - ou bénéficiaires de l'aide sociale -, payés au taux horaire de 7,20 EUR (contre 10,15 EUR pour le Smic) ne sont pas des salariés comme les autres. « Or, M. Boehm a occupé un emploi pérenne lié à l'activité permanente de la déchetterie, et cela sous couvert d'action sociale. En d'autres mots, un vrai travail payé avec un sous salaire. »
Un statut spécifique,hors droit du travail

Réticent à communiquer sur le sujet alors qu'une procédure aux Prud'hommes est engagée, Michel Vié, directeur du pôle insertion professionnelle d'Espoir, dit s'inscrire en faux contre les assertions de M. Boehm. « Nous avions pris en compte son état de santé, mais lui n'a pas respecté les consignes que nous lui avions données. C'est une personne qui avait vraiment besoin d'aide, une aide que nous lui avons accordée, mais quand je vois à quoi cela aboutit aujourd'hui... »

Le directeur défend le travail d'insertion effectué par Espoir et insiste sur les profils atypiques des personnes accueillies par l'association : migrants, réfugiés, femmes seules, anciens SDF... des personnes très fragiles qui ne sont même pas en capacité de travailler en Ésat (Établissement et service d'aide par le travail) ou en chantier d'insertion. « Nous nous situons vraiment au premier niveau de l'insertion. Le véritable problème est peut-être que les Ésat et les chantiers d'insertion exigent de leurs salariés un niveau de productivité proche du marché de l'emploi classique. Lorsqu'une personne se trouve dans une situation de grande précarité, elle a besoin d'être accompagnée sur tous les plans : social, professionnel, accès au logement, à la santé, à la formation... C'est bien pour cela que des structures comme Espoir ou Emmaüs existent ! Sans nous, qui s'occuperait de ces laissés-pour-compte ? Chaque année, 15 à 20 % des personnes qui séjournent chez nous retrouvent un emploi, ce qui est énorme par rapport à leurs difficultés. »

« Un statut spécifique pour les personnes que nous accueillons à Espoir - bénéficiaire de l'aide sociale qui signe un contrat de séjour - a été créé en 2008 », précise Renée Umdenstock, présidente d'Espoir. L'amendement dit " Emmaüs " et le sous-amendement " Espoir " au projet de loi du revenu de solidarité active (RSA) (présenté par le député Eric Straumann), prévoit que les structures assurant l'accueil et l'hébergement de personnes en difficulté peuvent faire participer ces personnes à des activités d'économie solidaire afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle.

« Le contrat de séjour est renouvelable tous les six mois, ce qui nous permet de nous adapter au rythme de chacun, de prendre le temps, alors qu'avant nous ne disposions que des contrats aidés qui prenaient fin au bout de six mois. Certains coopérateurs sont là depuis 20 ans et ne pourront jamais travailler en milieu ordinaire. Nous ne les considérons pas comme des sous-travailleurs pour autant »
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Espoir Un ancien salarié en conflit avec l'association

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:03:13

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Espoir  Un ancien salarié en conflit

avec l'association

Pour lui, le préjudice est évident. « Ils m'ont tué physiquement. Pour moi, l'association Espoir équivaut à désespoir. » Jean-Claude Boehm, 58 ans, a été employé par le Centre d'adaptation à la vie active (CAVA) de l'association humanitaire Espoir de Colmar 18 heures par semaine du 25 juin au 4 juillet 2018 dans les déchetteries de Biesheim et de Blodelsheim.

Pensant y effectuer du tri, il s'est retrouvé à porter de lourdes charges, alors qu'il est reconnu travailleur handicapé, atteint d'une affection longue durée qui lui interdit ce type de tâche. « Mon état de santé n'a pas été pris en compte et est arrivé ce qui devait arriver : mon dos a craqué au niveau des lombaires et des cervicales. » L'accident du travail a été reconnu par la CPAM et le quinquagénaire a été mis en arrêt jusqu'au 31 juillet dans un premier temps, arrêt qui a été prolongé jusqu'au 26 août. Il a été remercié par l'association le 31 juillet. S'estimant lésé, il a entamé une procédure prud'homale. « Le CAVA m'a congédié alors que j'étais en arrêt maladie, ce qui est interdit par le Code du travail. »

Problème, le contrat de séjour qu'il a signé le 25 juin 2018 est un statut particulier qui n'est pas soumis au droit du travail mais relève du Code de l'action sociale du travail. Une exception qui choque le défenseur syndical Unsa qui suit l'affaire au conseil des Prud'hommes. « Ces contrats sont exclus du droit du travail, ce qui prive leurs signataires de toutes les garanties, de toutes les protections liés à ce droit (droits sociaux, couverture en cas d'accident du travail, visite médicale d'embauche...). » Les coopérateurs - ou bénéficiaires de l'aide sociale -, payés au taux horaire de 7,20 EUR (contre 10,15 EUR pour le Smic) ne sont pas des salariés comme les autres. « Or, M. Boehm a occupé un emploi pérenne lié à l'activité permanente de la déchetterie, et cela sous couvert d'action sociale. En d'autres mots, un vrai travail payé avec un sous salaire. »

Un statut spécifique, hors droit du travail

Réticent à communiquer sur le sujet alors qu'une procédure aux Prud'hommes est engagée, Michel Vié, directeur du pôle insertion professionnelle d'Espoir, dit s'inscrire en faux contre les assertions de M. Boehm. « Nous avions pris en compte son état de santé, mais lui n'a pas respecté les consignes que nous lui avions données. C'est une personne qui avait vraiment besoin d'aide, une aide que nous lui avons accordée, mais quand je vois à quoi cela aboutit aujourd'hui... »

Le directeur défend le travail d'insertion effectué par Espoir et insiste sur les profils atypiques des personnes accueillies par l'association : migrants, réfugiés, femmes seules, anciens SDF... des personnes très fragiles qui ne sont même pas en capacité de travailler en Ésat (Établissement et service d'aide par le travail) ou en chantier d'insertion. « Nous nous situons vraiment au premier niveau de l'insertion. Le véritable problème est peut-être que les Ésat et les chantiers d'insertion exigent de leurs salariés un niveau de productivité proche du marché de l'emploi classique. Lorsqu'une personne se trouve dans une situation de grande précarité, elle a besoin d'être accompagnée sur tous les plans : social, professionnel, accès au logement, à la santé, à la formation, etc. C'est bien pour cela que des structures comme Espoir ou Emmaüs existent ! Sans nous, qui s'occuperait de ces laissés-pour-compte ? Chaque année, 15 à 20 % des personnes qui séjournent chez nous retrouvent un emploi, ce qui est énorme par rapport à leurs difficultés. »

« Un statut spécifique pour les personnes que nous accueillons à Espoir - bénéficiaire de l'aide sociale qui signe un contrat de séjour - a été créé en 2008 », précise Renée Umdenstock, présidente d'Espoir. L'amendement dit " Emmaüs ", et le sous-amendement " Espoir " au projet de loi du revenu de solidarité active (RSA) (présenté par le député Eric Straumann), prévoit que les structures assurant l'accueil et l'hébergement de personnes en difficulté peuvent faire participer ces personnes à des activités d'économie solidaire afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle.

« Le contrat de séjour est renouvelable tous les six mois, ce qui nous permet de nous adapter au rythme de chacun, de prendre le temps, alors qu'avant nous ne disposions que des contrats aidés qui prenaient fin au bout de six mois. Certains coopérateurs sont là depuis 20 ans et ne pourront jamais travailler en milieu ordinaire. Nous ne les considérons pas comme des sous-travailleurs pour autant »

Véronique BERKANI

 
Hall de tri de l'association Espoir rue Ampère à Colmar. Comme dans les communautés Emma

 

 

 
 

PFASTATT  Cérémonie de voeux Violence générale et joies locales

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:01:53

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PFASTATT  Cérémonie de voeux
Violence générale et joies locales
Respectant à la lettre l'interdiction faite aux maires candidats à leur réélection de faire le bilan de leur mandat et de parler de leurs projets, celui de Pfastatt, Francis Hillmeyer, a mis à l'honneur les associations et entreprises locales.
 

 
Un duo d'imitateurs a conclu la soirée dans les rires, avant le partage de la galette des Rois.
Les nombreux invités à la cérémonie des voeux du maire de Pfastatt ont été accueillis par la première adjointe, Fabienne Zeller, qui a remercié de leur présence Fabian Jordan, président de l'agglomération, Michèle Lutz, maire de Mulhouse, Christian Debève, conseiller régional, Vincent Hagenbach, conseiller départemental, les élus des communes voisines, la gendarmerie, les représentants des organismes publics, les autorités militaires, le conseil municipal des jeunes, les libérateurs et leurs familles et les nouveaux habitants.

La suite du programme a occupé quatre temps : une vidéo a présenté les associations de la commune, avant que le maire, Francis Hillmeyer, ne prenne la parole.

Un second film a ensuite rendu hommage à Michel Vallin, le chef de la police municipale récemment décédé et à Pierre Sohl, employé communal qui a créé le carnaval de Pfastatt, disparu il y a dix ans, avant que ne défilent sur l'écran les événements de 2019 et que Francis Hillmeyer ne termine son discours.
« Une violence intolérable, inexcusable »

Le maire a d'abord fermement condamné la violence, une « violence intolérable, inexcusable », qui « discrédite celles et ceux qui souhaitent faire entendre leurs doléances aux dirigeants ». Elle est « le fait d'une minorité qui n'a qu'un objectif : s'opposer à la République » et a « un coût pour l'économie de notre pays et l'image que donne notre nation ».

Il a aussi mis le doigt sur les contradictions de nos sociétés, sur « la difficulté de satisfaire le plus grand nombre en respectant la survie de la planète », « le progrès qui porte en lui les germes des difficultés des générations futures. Notre confort de vie risque fortement d'altérer celui de nos descendants si nous ne prenons pas les mesures et l'ampleur du risque. On cite l'urgence climatique, le réchauffement et la longueur des périodes chaudes. La politique en est-elle responsable ? Si elle ne l'est pas dans le passé, elle l'est certainement dans l'immédiat et le futur ».

Francis Hillmeyer s'est montré inquiet des guerres, militaires et économiques, revenant à la violence, pour terminer sur une note positive : « Pensons aux petits succès et joies locales. Chacun peut faire un effort pour améliorer la vie en société », évoquant les réussites des sociétés et entreprises locales, le « marché de Noël pas comme les autres », le forum-emploi, Festi'grenadine, la police intercommunale, annonçant un sixième recrutement, l'ouverture de la ferme du Château et la nouvelle école du Fehlacker.

Dans cet esprit plus serein, la cérémonie des voeux s'est terminée avec le spectacle comique, chantant et caustique des imitateurs Emma Gattius et Thibaud Chopin, qui égratignent aussi bien Patrick Bruel que les Grosses têtes de Laurent Ruquier.
Antoinette OBER

 

 
 

 

Guebwiller  Économie 160 bougies pour la société Schmitt Constructions Métalliques

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:12:35

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Guebwiller  Économie
160 bougies pour la société Schmitt Constructions Métalliques
Cinquième génération à la tête de Schmitt Constructions Métalliques, implanté à Guebwiller, Jean-Luc Schmitt raconte humblement, mais non sans fierté, l'histoire de sa famille et de l'entreprise qu'il dirige.
 

 
Les 160 ans de Schmitt Constructions Métalliques et les médailles du travail ont été fêtés dans l'atelier de l'entreprise.
Issu d'une famille de boucher et analphabète, l'arrière-arrière-grand-père de Jean-Luc Schmitt, Jacques, quitte Sarre-Union en 1859 pour s'installer à Guebwiller et ouvrir son atelier de serrurerie au 9, rue de la Marne. Rapidement, il doit suspendre son activité car il est réquisitionné pour participer à la campagne d'Italie aux côtés de Napoléon III.
En constante adaptation

L'entreprise passe de mains en mains dans la famille Schmitt, qui développe son activité. D'abord serruriers qui travaillent le fer forgé qu'on retrouve encore à travers la ville, notamment à l'église Notre-Dame, les frères et fils Schmitt réalisent ensuite des devantures de magasins, puis optent pour la charpente, travaillent des tôleries, pour finalement offrir une prestation complète, de l'étude à la réalisation dans les domaines de l'acier et de l'inox.

« Nous sommes désormais tournés vers l'industrie alors qu'avant, l'activité de l'entreprise se concentrait autour des particuliers et des commerçants », explique Jean-Luc Schmitt. « Nous travaillons pour de grandes entreprises. C'est exigeant, mais extrêmement formateur. »

L'entreprise, qui a traversé les âges, a constamment dû s'adapter. Que ce soit aux grands événements historiques, comme les deux guerres mondiales et le bombardement de l'atelier pendant la Première Guerre mondiale, ou Mai 68 avec les changements sociétaux que cela a impliqué. Désormais, c'est aux nouvelles formes de management et surtout à l'arrivée des nouvelles technologies comme l'imprimante 3D, que l'entreprise doit faire face.

« L'économie 4.0 est la nouvelle révolution industrielle. C'est un défi pour notre entreprise, mais aussi pour l'ensemble du pays », s'alarme Jean-Luc Schmitt. Néanmoins, ce sera certainement à la sixième génération de Schmitt d'affronter ces défis puisque l'actuel p.-d.g. prévoit de passer le relais à l'un de ses fils dans les prochaines années, « quand celui-ci sera prêt ».

Située dans la zone industrielle de Guebwiller, l'entreprise Schmitt Constructions Métalliques a soufflé ses 160 bougies dans son atelier, entourée d'élus et de ses fidèles salariés.
Des salariés fidèles et professionnels

L'entreprise a pu souffrir, par le passé, de la concurrence parfois déloyale des pays d'Europe de l'Est. Mais en Européen convaincu, Jean-Luc Schmitt estime qu'il est important d'aider ces pays à s'adapter aux normes, notamment environnementales du marché. « Nous nous sommes démarqués par notre adaptabilité, notre souplesse et notre capacité à réagir vite aux demandes des clients », précise-t-il. De plus, l'entreprise est spécialisée dans la réalisation de prototypes, de préséries, un secteur de niche dans lequel la concurrence est faible.

Le patron de Schmitt Constructions Métalliques est également assez serein en l'avenir car il sait qu'il peut compter sur une équipe professionnelle et fidèle : « Il n'y a pas de turn-over chez nous et très peu d'absentéisme. Pour moi, ce qui est important, chez une personne, c'est son savoir être plus que le savoir-faire. J'ai la chance de travailler avec de bons professionnels qui ont un bon état d'esprit. Avec une équipe comme ça, on peut déplacer des montagnes. »
Sophie GILLIG

 

 
 

 

Éducation Mulhouse Les projets d'Alexandre Jung,nouveau directeur du conservatoire

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:23:51

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Éducation Mulhouse
Les projets d'Alexandre Jung,nouveau directeur du conservatoire
Alexandre Jung, le nouveau directeur du conservatoire de musique, danse et art dramatique à rayonnement départemental de Mulhouse, a pris officiellement ses fonctions le 1er octobre 2019. Rencontre avec ce nouvel acteur culturel d'origine bas-rhinoise.
 

 
Alexandre Jung est le nouveau directeur du conservatoire Huguette-Dreyfus de Mulhouse.
Pouvez-vous vous présenter, nous dire votre parcours ?
J'ai 36 ans, je suis né à Haguenau. J'ai commencé la musique très jeune, à l'âge de 6-7 ans, la clarinette. J'ai poursuivi assez tôt ma formation au conservatoire de Strasbourg (à rayonnement régional), à l'âge de 11 ans. Très vite, je me suis intéressé à la direction d'orchestre, j'ai pris des cours de direction en plus de l'instrument à partir de l'âge de 16 ans. J'ai eu très jeune l'opportunité de diriger une école de musique associative à Niederbronn-les-Bains, d'abord comme adjoint à 19 ans. J'ai enseigné dans différentes écoles du Bas-Rhin, dirigé un orchestre amateur...

Je me suis perfectionné d'abord au conservatoire de musique de la ville d'Esch-sur-Alzette au Luxembourg, avant d'entamer des études supérieures en direction d'orchestre à l'École normale de musique Alfred-Cortot de Paris. Parallèlement au cursus de clarinette et direction d'orchestre, j'ai étudié la musique de chambre, l'écriture, l'orchestration.

À 24 ans, j'ai postulé pour diriger la Musique de la police nationale à Paris. J'ai exercé cette fonction pendant trois ans. C'est une harmonie de 153 musiciens dont 92 dans l'harmonie (il y avait aussi un chef tambour pour la batterie fanfare).

En 2010, je suis revenu en Alsace, j'ai saisi l'occasion lorsque le poste de directeur de l'École municipale de musique de Saverne était vacant. C'est une école qui compte 600 élèves, uniquement en musique. Pendant neuf ans, j'ai fait évoluer le projet pédagogique, l'école est devenue un lieu ressource pour le département. Je dirige toujours, d'ailleurs, l'orchestre d'harmonie de Saverne.
<iframe src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01836272/playlist/no/zone/... scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" width="714" height="435" frameborder="0"></iframe> « Un conservatoireest un laboratoire » Connaissiez-vous Mulhouse ?

Je connaissais très peu Mulhouse. Sauf par Claude Ferrier, qui enseigne ici la percussion et qui, lui aussi, habite près de Saverne ! Je découvre une ville très attractive, dynamique. Il y a aussi ce nouveau lieu attractif qu'est le conservatoire, avec en plus de la musique, la danse et les arts dramatiques, une maison plus importante à rayonnement départemental, avec 80 professeurs, 30 personnels administratifs et techniques, 1600 élèves... Et toutes les possibilités de partenariat avec les autres structures comme l'Orchestre symphonique de Mulhouse (OSM), le Ballet et l'Opéra national du Rhin (ONR), la Filature, le Noumatrouff...
Comment envisagez-vous votre mission ?

Pour moi, un conservatoire, malgré son nom, est avant tout un laboratoire où on essaie, on expérimente, on crée, on improvise... Il y a bien sûr l'objectif des critères d'excellence et en même temps, une mission d'accompagnement des pratiques amateures. Il y a toute la dimension d'éducation artistique et culturelle, de travail en direction de ce qu'on appelle les non-publics, avec déjà beaucoup d'initiatives ici, comme les orchestres Démos (Dispositif d'éducation musicale et orchestrale à vocation sociale), les Cham (Classes à horaires aménagés musique), les Dumistes (musiciens intervenant en milieu scolaire)... Nous sommes une structure à rayonnement départemental et on peut développer l'offre de formation pour des chefs de choeur, chefs d'harmonie...
Des projets avec l'OSMet le Ballet du Rhin Vous avez déjà renoué avec la tradition d'une saison culturelle au conservatoire...

Oui, il y a eu une première saison de concerts d'octobre à décembre et nous avons une nouvelle programmation de janvier à mars. Nous disposons d'un très bel auditorium qui a vocation à accueillir du public. J'ai tous les jours des sollicitations d'artistes extérieurs, je suis en train de réfléchir à l'utilisation de ce lieu qui doit avoir une identité artistique. On construit cette saison avec des partenaires naturels comme l'OSM, le Ballet et l'ONR... Je souhaite que cette saison soit en lien avec des élèves du conservatoire, qu'on puisse proposer des prolongements... Par exemple, à l'occasion de sa venue pour le concert symphonique Croisière en Méditerranée les 24 et 25 janvier, la violoniste Alexandra Soumm donne une masterclass à des grands élèves du conservatoire pendant une séance publique. En mars, on a un projet porté par les professeurs de cuivres qui font venir les solistes prestigieux de l'Orchestre philharmonique de Berlin... Il y a des choses qui se dessinent, le chef de l'OSM Jacques Lacombe aimerait faire des concerts commentés dans l'auditorium, en lien avec la saison symphonique ; on a un projet avec la Bibliothèque le Ballet du Rhin et des élèves de la classe de danse lié à la création chorégraphique Yours, Virginia , autour de l'oeuvre de Virginia Woolf...
D'autres sujets en réflexion ?

Il y a différentes demandes, dans le domaine de la musique ancienne, des musiques actuelles... Sur la question de l'inclusion de public en situation de handicap, il y a un projet de chorale... Je suis encore en situation d'observation de la structure, je rencontre tous les interlocuteurs.
Propos recueillispar Frédérique MEICHLER PLUS WEB Voir l'interview d'Alexandre Jung sur nos sites www.lalsace.fr et www.dna.fr

PLUS WEB Voir l'interview d'Alexandre Jung sur nos sites www.lalsace.fr et www.dna.fr

 
 

 

Education  Thann « Débranche ton lycée » pour réduire la consommation d'énergie

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:14:08

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Education  Thann
« Débranche ton lycée » pour réduire la consommation d'énergie
À l'instar de 15 autres établissements du Grand-Est, le lycée Charles-Pointet de Thann participe à l'opération Débranche ton lycée. Objectif ? Réduire la consom-mation énergétiquedu lycée de 8 %.
 

 
Avant de découvrir les présentations pédagogiques en rapport avec les économies d'énergie, les élèves et quelques enseignants ont matérialisé un grand 8 % dans la cour.
Le défi lancé par les élèves du lycée des métiers Charles-Pointet de Thann a un nom : Débranche ton lycée ! Il sera mené ici, comme dans 15 autres établissements de la Région Grand-Est, jusqu'au 14 février. L'objectif est de mettre en oeuvre plusieurs actions afin de diminuer la consommation énergétique de l'établissement de 8 %.

Jeudi, ce sont les élèves des sections SN24, des bacs-pro en systèmes numériques, qui jouaient le rôle d'éco-délégués auprès de leurs camarades.
Prise de conscience

C'est la Région Grand-Est, en partenariat avec la société Engie Cofely et l'association Alter Alsace Energies, qui a proposé aux lycées de participer au défi Débranche ton lycée. Cela afin d'associer les lycéens, enseignants et autres salariés de l'établissement à la démarche d'efficacité énergétique engagée dans le cadre du Contrat de performance énergétique (CPE) par la loi du 3 août 2009.

Le défi a pour objectif de contribuer à une prise de conscience des enjeux. Mais aussi à prendre conscience de la nécessité de s'adapter au changement climatique. Tout cela peut être engagé par le biais d'économies d'énergie réalisées au quotidien, au sein d'un lycée. Ce défi entre aussi dans le cadre d'un concours entre les 15 établissements. Leurs consommations d'énergie seront calculées et comparées.

Au lycée Charles-Pointet de Thann, des actions pratiques ont été mises en oeuvre dans le gymnase notamment. Elles permettent à tous les acteurs de l'établissement de prendre plus facilement conscience que les économies d'énergie sont parfois simples à réaliser et qu'elles exigent (comme chez tous les citoyens) quelques gestes qui peuvent - s'ils sont appliqués tous les jours - participer à réduire les effets du dérèglement climatique.

Dès l'entrée du gymnase l'exposition de plusieurs lampes d'éclairage démontre la puissance, en watts, nécessaire pour les faire fonctionner. Ce qui prouve l'intérêt de les éteindre lorsque leur usage ne se justifie pas.

D'autres tables présentent remarquablement, et sous différentes formes, la consommation d'énergie de quelques pays. Il est aussi fait état des bons et des mauvais élèves pour la planète. Autre démonstration : l'effet de serre est bien expliqué sous les différentes coupes en verre posées sur des globes terrestres. Par ailleurs, des réglages des robinets de radiateurs démontrent bien qu'un ajustement réfléchi peut limiter les consommations d'énergie.

Un jeune animateur du lycée a présenté aux élèves tous les récepteurs électriques énergivores. Il a noté que l'on n'éteint pas assez souvent ces appareils après leur usage : écrans d'ordinateur, imprimantes, téléviseurs, micro-ondes, projecteurs vidéo et autres matériels...
Dominique PY

 

 
 

 

Illzach Conseil municipal Une vente de terrain sans bénéfice

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:02:57

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Illzach Conseil municipal
Une vente de terrain sans bénéfice
C'est un ordre du jour très limité qui a réuni le conseil municipal d'Illzach, avec quatre points dont une vente de terrain par la ville et des accords de principe.
 

 
Le plus important point a concerné la cession d'un terrain, dans le cadre du PPRT (Plan de prévention des risques technologiques), sur l'ancien site de Prometal. Cette parcelle de 1,157 ha est située 7 avenue de Hollande à Illzach.

Elle a été acquise par la ville d'Illzach dans le cadre d'une procédure de délaissement. La ville d'Illzach l'avait acheté le 3 janvier 2017, pour 300 000 EUR, via la Caisse des Dépôts et Consignations. Cette somme sera intégralement reversée aux différents co-financeurs de cette opération, soit l'Entrepôt pétrolier de Mulhouse à hauteur de 33,334 %, l'État pour 33.33 %, M2A (Mulhouse Alsace Agglomération) pour 27.20 %, le conseil départemental pour 4,04 % et la région Grand Est pour 2,08 %. La ville d'Illzach n'en tire aucun bénéfice comme dans chaque vente réalisée dans le cadre du PPRT. C'est la société Alsa Dépannage qui s'est portée acquéreur de ce terrain en prévision de stockage des véhicules. Ce point a été adopté à l'unanimité.
Une charte de gouvernance avec M2A

Autre point abordé, la révision du PLU (Plan local d'urbanisme), qui est depuis le 1er janvier 2020 de la compétence de M2A. Le PADD (Projet de développement durable) est en cours d'élaboration par le cabinet InSitu en charge de ce dossier depuis le 1er juillet 2019, un premier bureau d'études ayant vu son contrat résilié. Ce PADD sera réalisé en lien avec les services municipaux d'Illzach, selon la charte de gouvernance passée entre M2A et la ville d'Illzach.

La création d'un poste permanent d'ingénieur a été actée. Il s'agit d'un agent, adjoint au directeur technique. Il aura la charge parmi ses tâches, de s'occuper du projet de la future cité des sports.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

Unterlinden Inauguration du parcours archéologique

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:45:48

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Unterlinden Inauguration du parcours archéologique
 

 
Ce week-end, pour marquer l'inauguration du nouveau parcours consacré à l'archéologie, le musée Unterlinden propose de nombreuses animations. Entrée libre. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Le musée Unterlinden inaugure ce jeudi soir 23 janvier son nouveau parcours consacré aux collections archéologiques de l'ancien couvent des Dominicains. Sa cave voûtée abrite des vitrines qui offrent un parcours chronologique de 6 000 ans d'histoire. Du Néolithique au haut Moyen Âge. Pour marquer l'événement, le musée est gratuit du 24 au 26 janvier prochain.
Vivez comme un Gaulois

Vendredi, à 14 h, 15 h et 16 h, des élèves de la classe d'art dramatique du conservatoire de Colmar interpréteront des extraits d'Electre de Sophocle.Samedi, de 10 h à midi, les enfants sont invités à un atelier sur l'alimentation pendant la protohistoire et à déguster leurs créations, proposé par Sonia Verguet (dès 5 ans, places limitées).

Des visites guidées seront proposées au public le samedi , à 11 h et 14 h, en salle d'archéologie avec Chloé Heninger, personne en charge des collections archéologiques (places limitées), suivies le lendemain de deux visites à 11 h et 14 h.

Dimanche, le temps d'une journée, les Gaulois transformeront les espaces du musée et de la Piscine. Un forgeron fera des démonstrations au Pomarium. Le public évoluera dans le musée au fil des ateliers poterie, tissage ou encore des démonstrations de combat réalisées par la compagnie Trimatrici le dimanche.
Dom POIRIER Y ALLER Découvrez la nouvelle salle d'archéologie lors de son inauguration ce jeudi soir 23 janvier, à 18 h 30, ou durant tout le week-end, de 9 h à 18 h, entrée libre.

 

 
 

Colmar Emploi Formation Plus de 350 exposants pour trouver sa voie

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:59:42

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Colmar Emploi Formation Plus de 350 exposants

pour trouver sa voie
 

 
Le 42e salon Formation emploi réunira 356 exposants. Archives DNA /Jean-Luc SYREN

« Toutes les solutions sont en vue ! » Cette promesse, slogan de la 42e édition du Salon formation emploi de Colmar, ne devrait pas laisser indifférent les demandeurs d'emploi, les étudiants ou encore les personnes désireuses de créer leur propre entreprise. L'an passé, 20 625 visiteurs sont allés à la rencontre des exposants au salon colmarien. D'après le sondage réalisé, 76 % d'entre eux ont obtenu une réponse leur permettant d'entrevoir avec sérénité leur avenir professionnel.
Des entretiens individuels dans le « village de l'emploi »

Organisé par l'association Jeunes emploi formation ces vendredi et samedi au Parc des expositions à Colmar, le salon invite le public à découvrir un « village de l'emploi » proposant entretiens individuels et ateliers collectifs. Son Job's café permettra à des candidats sélectionnés par Pôle Emploi de rencontrer douze responsables de très petites entreprises. Trois secteurs bien délimités seront consacrés aux métiers de l'artisanat, du BTP (bâtiment et travaux publics) et de l'industrie.

Le pôle franco-allemand regroupera 70 responsables d'entreprises ou d'organismes de formation transfrontalière. L'animation « Métiers en vrai » sera l'occasion de discuter individuellement avec une vingtaine de professionnels.

Les visiteurs pourront également assister à des conférences. L'invitée phare sera Sarah Ourahmoune, championne de boxe. Mais il sera aussi question d'e-réputation dans la recherche d'emploi, de création d'entreprise, du compte personnel de formation ou encore de l'apprentissage en Allemagne.
M. F. Y ALLER Vendredi 24 et samedi 25 janvier, de 9 h à 18 h, au Parc des expositions à Colmar. Plus d'informations sur le siteinternet : www.sfe-alsace.com.

 

 
 

Munster  Conseil municipal Le CADA au Soli

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:03:41

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Munster  Conseil municipal
Le CADA au Soli
Le bâtiment dit du « Soli » a trouvé un nouvel acquéreur : il abritera le centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Les élus munstériens ont approuvé sa vente mardi dernier au conseil municipal.
 

 
L'ancien presbytère trouve une nouvelle vocation.
La séance du conseil, relocalisée exceptionnellement à la mairie (*), était plus suivie que d'ordinaire avec plusieurs nouveaux visages sur le banc des auditeurs. Il faut (très) certainement y voir les prémisses des élections municipales des 15 et 22 mars, avec des futurs colistiers du maire Pierre Dischinger ou de Julien Hunzinger, les deux seuls candidats déclarés à ce jour, invités à assister au déroulement d'une réunion.

Ce conseil express, qui précédait une commission travaux, a livré quelques informations intéressantes. Pierre Dischinger a annoncé que l'ancien presbytère protestant, connu de tous sous le nom de « Soli », et situé 2 rue Jean Matter, a retrouvé un acquéreur. Une nouvelle heureuse pour les élus qui avaient vu un projet privé de micro-crèche avorter en fin d'année dernière, faute de financements.
Le bâtiment du Badischhof sera démoli

Ce bien de 514m2, construit en 1900 à proximité du centre, sera finalement vendu à l'association chrétienne de coordination, d'entraide et de solidarité (ACCES), au tarif inchangé de 320 000 euros. Cette structure mulhousienne développe depuis 20 ans à Munster une action sociale en direction des familles réfugiées sous la forme d'un établissement d'hébergement et d'accompagnement financé par l'État et agréé comme CADA.

La direction du centre d'accueil a reçu récemment la consigne de transférer son établissement (propriété du conseil départemental) de la rue du Badischhof avant le 29 février, avant une démolition courant 2020. L'acquisition du Soli lui permettra « une relocalisation avantageuse à proximité des services offerts par la commune, les établissements scolaires, la gare, les commerces, les services de soins... ».
Faut-il armer les gardes champêtres ?

Le maire souligne le niveau de « soutien logistique », et plus globalement « la très belle dynamique engagée dans la vallée pour accueillir des gens qui viennent d'ailleurs dans le monde et qui sont en difficulté et les aider à se trouver un nouvel avenir ». L'adjoint Marc Wioland estime lui aussi que « ça aurait été très dommage que ces familles doivent quitter la ville si on n'avait pas trouvé la possibilité de les reloger ailleurs ».

Auparavant, les élus avaient débattu de longues minutes sur la proposition de dotation d'arme de défense individuelle formulée par les gardes champêtres de la brigade verte du Haut-Rhin. Elle vise à sécuriser des agents qui interviennent au quotidien sur des missions très diversifiées, notamment depuis les attentats de 2015 ; et ce souvent en corrélation avec d'autres forces de police (gendarmerie, douanes, polices municipales...) toutes armées.

La question n'est pas une problématique à proprement parler munstérienne, puisque 329 communes sont amenées à délibérer sur cette proposition. Aujourd'hui, les maires ne sont pas unanimement favorables à équiper d'armes de poing les agents, la condition pour que le préfet donne un avis favorable. Même si la décision ne relève que des maires, Pierre Dischinger a soumis la question à son conseil. Il l'a suivi avec 12 voix pour, 4 abstentions et 6 votes contre.
Prochaine étape : les orientations budgétaires

Il fut aussi question de la médiathèque, avec encore quelques actes administratifs à notifier suite au transfert à la communauté de communes ; ou des bilans de la Maison du fromage, « qui serait sortie de la phase de déficit avec le nouvel exploitant », et de son unité de fabrication, « reprise par une entreprise du Haut Doubs », a informé le maire suite à des questions des conseillers.

Sur le plan statistique, 16 mariages (auxquels il faut ajouter 10 Pacs) ont été célébrés à Munster en 2019, ainsi que 41 naissances. Des chiffres dans la moyenne de ceux observés depuis dix ans. Sur un autre plan, 242 demandeurs d'emploi étaient inscrits à Pôle Emploi au 15 décembre dernier : 129 hommes et 113 femmes.

Les conseillers se retrouveront le 18 février et le 4 mars pour des séances budgétaires généralement animées à quelques semaines du premier tour des élections municipales.
Ph. V (*) elle se déroule d'habitude à la salle de la Laub pour des questions d'accessibilité

(*) elle se déroule d'habitude à la salle de la Laub pour des questions d'accessibilité

 
 

 

Munster Le Cada au Soli

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:08:38

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Munster   Le Cada au Soli
 

 
L'ancien presbytère de Munster trouve une nouvelle vocation. Archives DNA /Julien Kauffmann
La séance du conseil municipal de Munster, relocalisée exceptionnellement à la mairie (*), était plus suivie que d'ordinaire avec plusieurs nouveaux visages sur le banc des auditeurs. Il faut (très) certainement y voir les prémisses des élections municipales des 15 et 22 mars, avec des futurs colistiers du maire, Pierre Dischinger ou de Julien Hunzinger, les deux seuls candidats déclarés à ce jour, invités à assister au déroulement d'une réunion.

Ce conseil express, qui précédait une commission travaux, a livré quelques informations intéressantes. Pierre Dischinger a annoncé que l'ancien presbytère protestant, connu de tous sous le nom de « Soli », et situé 2 rue Jean-Matter, a retrouvé un acquéreur. Une nouvelle heureuse pour les élus qui avaient vu un projet privé de micro-crèche avorter en fin d'année dernière, faute de financements.

Ce bien de 514 m², construit en 1900 à proximité du centre, sera finalement vendu à l'association chrétienne de coordination, d'entraide et de solidarité (Acces), au tarif inchangé de 320 000 euros.
Le bâtiment du Badischhof sera démoli

Cette structure mulhousienne développe, depuis vingt ans, à Munster une action sociale en direction des familles réfugiées sous la forme d'un établissement d'hébergement et d'accompagnement financé par l'État et agréé comme Cada.

La direction du centre d'accueil a reçu récemment la consigne de transférer son établissement (propriété du conseil départemental) de la rue du Badischhof avant le 29 février, avant une démolition courant 2020. L'acquisition du Soli lui permettra « une relocalisation avantageuse à proximité des services offerts par la commune, les établissements scolaires, la gare, les commerces, les services de soins... ».
Faut-il armer les gardes champêtres ?

Le maire souligne le niveau de « soutien logistique », et plus globalement « la très belle dynamique engagée dans la vallée pour accueillir des gens qui viennent d'ailleurs dans le monde et qui sont en difficulté et les aider à se trouver un nouvel avenir ». L'adjoint Marc Wioland estime lui aussi que « ça aurait été très dommage que ces familles doivent quitter la ville si on n'avait pas trouvé la possibilité de les reloger ailleurs ».

Auparavant, les élus avaient débattu de longues minutes sur la proposition de dotation d'arme de défense individuelle formulée par les gardes champêtres de la Brigade verte du Haut-Rhin.
Prochaine étape : les orientations budgétaires

Elle vise à sécuriser des agents qui interviennent au quotidien sur des missions très diversifiées, notamment depuis les attentats de 2015 ; et ce souvent en corrélation avec d'autres forces de police (gendarmerie, douanes, polices municipales...) toutes armées.k

La question n'est pas une problématique à proprement parler munstérienne, puisque 329 communes sont amenées à délibérer sur cette proposition. Aujourd'hui, les maires ne sont pas unanimement favorables à équiper d'armes de poing les agents, la condition pour que le préfet donne un avis favorable. Même si la décision ne relève que des maires, Pierre Dischinger a soumis la question à son conseil. Il l'a suivi avec 12 voix pour, 4 abstentions et 6 votes contre.

Il fut aussi question de la médiathèque, avec encore quelques actes administratifs à notifier suite au transfert à la communauté de communes ; ou des bilans de la Maison du fromage, « qui serait sortie de la phase de déficit avec le nouvel exploitant », et de son unité de fabrication, « reprise par une entreprise du Haut Doubs », a informé le maire suite à des questions des conseillers.

Sur le plan statistique, 16 mariages (auxquels il faut ajouter dix Pacs) ont été célébrés à Munster en 2019, ainsi que 41 naissances. Des chiffres dans la moyenne de ceux observés depuis dix ans. Sur un autre plan, 242 demandeurs d'emploi étaient inscrits à Pôle Emploi au 15 décembre dernier : 129 hommes et 113 femmes.

Les conseillers se retrouveront le 18 février et le 4 mars pour des séances budgétaires généralement animées à quelques semaines du premier tour des élections municipales.
Ph. V (*) Elle se déroule d'habitude salle de la Laub pour des questions d'accessibilité

 

 
 

WALHEIM  Réception du Nouvel-An « Je ferme le livre de ma vie publique »

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:15:31

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WALHEIM  Réception du Nouvel-An
« Je ferme le livre de ma vie publique »
C'était la dernière cérémonie de voeux de la maire de Walheim. Adjointe dès 1989, maire depuis 1995, mais aussi élue du conseil régional de 2004 à 2015, Chrysanthe Camilo a annoncé qu'elle mettrait un terme à trente ans de vie politique en 2020.
 

 
Chrysanthe Camilo, maire de Walheim depuis 1995, a présenté ses voeux et annoncé son retrait de la vie publique.
Vendredi 17 janvier, à 19 h 30, la salle polyvalente de Walheim grouillait de monde. Des maires de communes voisines (Altkirch, Froeningen, Heidwiller, Illfurth, Luemschwiller, Spechbach, Tagolsheim) et plus lointaines (Franken) étaient présents aux côtés des élus de la commune, des membres de la brigade verte, des acteurs de la vie associative, commerciale et entrepreneuriale et des habitants du village. Plus de 150 personnes étaient là pour assister à la dernière cérémonie de voeux de la maire Chrysanthe Camilo. Un rituel auquel l'élue n'a quasiment jamais dérogé depuis son premier mandat, en 1995. Et pour cause : « Cet exercice me permet de donner du sens à notre action publique et de délivrer un message politique en évoquant la vie de la commune, mais aussi celle de notre monde d'une façon plus générale. C'est en quelque sorte mon message laïc urbi et orbi ! »

Sourires dans la salle... où l'émotion n'a pas tardé à monter lorsque Chrysanthe Camilo a déroulé son discours et annoncé qu'elle ne briguerait plus de mandat. « Je fermerai le livre de ma vie publique avec Walheim au mois de mars. » Le mot « livre » est juste : en finir avec trente années d'engagements politiques, c'est bien plus que tourner une page.
Trente ans d'engagements politiques

Un petit retour en arrière s'impose. Aide-soignante, Chrysanthe Camilo est entrée au conseil municipal de Walheim en 1989 comme 2e adjointe. Elle a été élue maire en 1995, puis réélue en 2001, 2008 et 2014. En 2004, elle a intégré le conseil régional aux côtés du président Adrien Zeller, « qui fait partie intégrante de mon histoire politique », a-t-elle glissé. De 2010 à 2015, elle a été vice-présidente de Philippe Richert, « qui m'a toujours porté une grande confiance ». Elle a aussi été vice-présidente de l'ex-communauté de communes du secteur d'Illfurth, chargée de l'enfance et de la jeunesse...
Maire : « la plus belle fonction élective »

Mais elle l'a assuré devant l'assistance : « Être maire, c'est la plus belle fonction élective, la plus dure sans doute, mais c'est celle du concret, celle du contact avec les habitants, celle du terrain, celle du compromis parfois, pour l'intérêt de tous. » Elle a salué le personnel communal et les différentes équipes municipales qui l'ont suivie.

« Mon fil conducteur aura été la volonté, l'humilité, la relation directe et le vivre-ensemble. » Guidée par « la passion », Chrysanthe Camilo a concédé des « tâtonnements, des doutes, des erreurs parfois ». « Peut-être n'ai-je pas tout bien fait. Mais une chose est sûre, j'ai toujours conduit mes actions avec le souci d'être juste, de ne jamais commettre d'abus de pouvoir et de porter une attention particulière à celles et ceux qui en avaient le plus besoin. »

Chrysanthe Camilo a salué la performance de Pascal Faivre-Pierret et de sa compagne Maud Maire, qui sont arrivés respectivement 2e et 16e aux championnats du monde de X Terra World, en octobre à Hawaï. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER

Chrysanthe Camilo a remercié Madame Rieth, qui s'occupe actuellement de l'entretien de la salle polyvalente. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER

Sylvie Perret, chargée de réaliser le bulletin municipal, a également été mise à l'honneur. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER

Vincent Deschuyter, président de l'association Cawal'Tag, a reçu la médaille de Walheim. Il passera le flambeau en novembre. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER

La maire très émue, entourée de son mari José, de sa fille Delphine, et de ses petits-enfants, à l'issue de sa dernière cérémonie de voeux, vendredi 17 janvier. Photo L'Alsace /Anne DUCELLIER
Passage de flambeau

En mars, la maire passera le relais, en espérant que la nouvelle équipe municipale poursuivra les dossiers engagés : la réfection extérieure et du choeur de l'église, avec l'aménagement de ses abords ; les résidences seniors rue de Wittersdorf, « une promesse de campagne en 2014, en cours de négociations » ; et, bien sûr, « le très sensible dossier concernant l'interdiction des pesticides aux abords des habitations ». Walheim est en effet la première commune alsacienne, sous l'impulsion de sa première magistrate, à avoir signé un arrêté anti-pesticides à proximité immédiate des maisons (notre édition du 16 janvier).

À la fin de son discours, Chrysanthe Camilo a mis à l'honneur Pascal Faivre-Pierret et sa compagne Maud Maire, respectivement 2e et 16e des championnats du monde X-Terra à Hawaï en octobre, Vincent Deschuyter, président de l'association Cawal'Tag qui propose des animations ludiques, culturelles et sportives, Marie-Louise Rieth, qui assure l'entretien de la salle polyvalente, et Sylvie Perret, chargée de réaliser le bulletin municipal.

Sous les applaudissements nourris de l'assemblée, entourée de son mari José, de sa fille Delphine et de ses petits-enfants, Chrysanthe Camilo a eu du mal à dissimuler son émotion, derrière un immense bouquet de fleurs.
Anne DUCELLIER Plus de photos sur www.lalsace.fr

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 Voeux du maire THANN : Frustrant exercice

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:19:53

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 Voeux du maire
THANN : Frustrant exercice
Mardi, au Relais culturel, le maire de Thann, Romain Luttringer, a présenté ses voeux. Si d'ordinaire le fait de s'exprimer devant une assistance nombreuse peut s'avérer chose complexe, en période électorale, pour un élu candidat à sa propre succession, l'exercice peut vite devenir frustrant.
 

 
Romain Luttringer.
« Cette cérémonie constitue habituellement, pour le maire, l'occasion de dresser un bilan de l'année écoulée et de présenter les perspectives pour sa ville. La loi électorale m'interdit, dans les mois qui précèdent une élection, de communiquer en ce sens. Même si cela est frustrant, j'observe la réserve que la loi m'impose. » Dont acte. Le candidat à sa succession Luttringer ne dressera pas la liste des choses accomplies par le maire sortant Luttringer. Des travaux rue Kléber il ne sera donc pas question. De la réhabilitation du stade pas davantage. Pas plus que de la mise en valeur du Parc Albert-1er. Il est vrai que le traditionnel film rétrospectif était là pour le faire à sa place.
« Bâillon électoral »

Contraint par ce « bâillon électoral », Romain Luttringer en a profité pour aborder des questions plus générales : l'environnement à travers le dérèglement climatique et ses conséquences contre lequel il a appelé à lutter ; le terrorisme et l'insécurité face auxquels il a opposé l'éducation, la solidarité, l'éveil à la citoyenneté ; les tensions intérieures provoquées par les réformes en cours au sujet desquelles il a estimé que la confiance dans le futur, le chemin des responsabilités et le bon sens devaient l'emporter.
Maillons d'une même chaîne

Plus localement, Romain Luttringer, sans mettre nominativement untel ou unetelle à l'honneur par la remise de distinction, a tenu à mettre en exergue le dynamisme associatif de sa ville, l'engagement des acteurs économiques, mais aussi l'investissement de ses concitoyens et le soutien des partenaires institutionnels, maillons d'une même chaîne oeuvrant à la prospérité et à l'épanouissement de la cité de saint Thiébaut.
F. STENGER

 

 
 

 

Wittelsheim Éducation Le syndicat scolaire fait le point sur le transport

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:18:29

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Wittelsheim Éducation
Le syndicat scolaire fait le point sur le transport
 

 
Le Comité du Syndicat intercommunal scolaire du secteur de Wittelsheim (SISSW), réuni sous la présidence d'Anna Consiglio et en présence des délégués des communes de Wittelsheim, Staffelfelden et Richwiller, a pris plusieurs décisions. Isabelle Goepp, gestionnaire du collège Jean-Mermoz, Christelle Frantz, principale et Mohamed Toufir, gestionnaire du collège Charles-Péguy, ont assisté à la séance.

Rentrée scolaire 2019/2020. Elle s'est déroulée dans de bonnes conditions dans les deux collèges de Wittelsheim, avec tous les enseignants en poste. Justine Moreno est la nouvelle secrétaire du collège Jean-Mermoz. Une classe d'Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) a été ouverte en 6e avec sept élèves, et les classes ont toujours des effectifs réduits. Ceux du collège restent stables. Il faut noter 87 % de réussite au brevet des collèges en juin dernier et l'augmentation des mentions. Catherine Degout est la nouvelle principale adjointe du collège Charles-Péguy, qui enregistre une diminution constante des effectifs. Le dispositif de remédiation scolaire est maintenu.

Transport scolaire. À l'unanimité, le comité a décidé de fixer la participation des parents à 240 EUR pour l'année scolaire 2019/2020, pour le transport de midi, à recouvrer à raison de 80 EUR par trimestre. Pour mémoire, aucun car ne dessert le collège Charles-Péguy à midi depuis septembre 2010, alors qu'un second car assure le transport de midi au collège Jean-Mermoz depuis septembre 2016.

Le prix des transports scolaires vers les collèges et lycées de Pulversheim et de Wittelsheim sera mutualisé. Le comité a décidé de fixer les tarifs à 184,30 EUR/trimestre pour les étudiants et 64,50 EUR/trimestre pour les lycéens, de facturer 50 % de la participation pour les élèves qui ne font qu'un aller ou un retour par jour. La gratuité est accordée pour les collégiens de moins de 16 ans.

Organisation du transport scolaire. Pour aller au lycée de Wittelsheim, les services qui desservent Cernay, Wattwiller, Steinbach et Uffholtz, avec doublage de lignes régulières avec trois cars, ont été reconduits, tout comme les services assurés par le SISSW pour la desserte de Staffelfelden et Wittelsheim. Les élèves de Richwiller et Wittelsheim/Amélie 2 se rendent au lycée Amélie Zurcher par la ligne 12 de Soléa. Les élèves de Wittelsheim et Staffelfelden sont transportés au lycée de Pulversheim.

Transport vers les piscines. Pour l'année 2020, le SISSW financera les transports piscines à hauteur de 2,50 EUR par élève de 6e, ce pour douze séances.

Salles des sports Mermoz. Le décompte des frais de fonctionnement pour l'année 2018 est approuvé, la participation du SISSW s'élève à 10 296 EUR.

Subventions. Une subvention de 11 EUR par élève sera attribuée aux deux collèges de Wittelsheim pour les actions pédagogiques mises en oeuvre dans le cadre des projets d'établissements pour 2020. Un montant de 300 EUR sera accordé aux organisateurs du concours Mathématiques sans frontières, et le coût de transport des élèves dans le cadre de la préparation et la participation au concours, sera également pris en charge.

Fonctionnement des collèges. Une aide financière de 6 EUR par élève, sera versée par le SISSW pour 2020 aux deux collèges de Wittelsheim, dans le cadre du financement des réalisations au bénéfice de la qualité de vie des collégiens.

Produits syndicaux. Une somme de 511 EUR sera admise en non-valeur.
Gabrielle SCHMITT-HOHENADEL

 

 
 

 

Confrérie  Saint-Étienne à Kientzheim Pierre Ruhlmann, un grand maître passionné

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:09:17

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Confrérie  Saint-Étienne à Kientzheim
Pierre Ruhlmann, un grand maître passionné
Le grand maître Jean-Louis Vézien transmettra la chaîne de la charge suprême de la confrérie Saint-Etienne à Pierre Ruhlmann ce vendredi, lors d'un chapitre solennel. Portrait d'un vigneron passionné.
 

 
Pierre Ruhlmann, nouveau grand maître de la confrérie Saint-Étienne.
Avec l'arrivée de Pierre Ruhlmann à sa tête, la confrérie Saint-Étienne renoue avec la tradition des grands maîtres viticulteurs. D'abord intimidé de succéder à des grands noms de tous horizons, il a fini par se faire une raison : « Je veux rester moi-même ; je serai un grand maître qui me ressemble ! »

Né dans une famille de viticulteurs, le futur grand maître était manipulant pendant de nombreuses années. Mais, après un souci de santé, il a préféré arrêter la vinification et la vente. À présent, il confie ses raisins au domaine Willy Gisselbrecht à Dambach-la-Ville. Côté vins, il affiche sa prédilection pour le riesling, le cépage qui sait le mieux faire parler son terroir. Et là, le vigneron se veut objectif : « Il n'y en a qu'un de vraiment très grand, c'est celui né dans les schistes du Schieferberg, chez-nous ! »
Trois chapitres sur le thème de « La grande histoire des vins d'Alsace »

Pierre Ruhlmann est entré dans la confrérie en 2006, poussé par un ami. Il y a apprécié l'ambiance et s'est très vite pris au défi des épreuves viniques qu'il a passées pour atteindre les différents grades. De l'intérêt amusé il est passé à la franche passion.

Toujours présent, toujours prêt à rendre service, cette fidélité lui a valu d'être coopté au grand conseil en 2012. Depuis lors, il n'a manqué aucune manifestation, prenant part également à de nombreux chapitres à l'étranger. « Et quand le chancelier-receveur Jean-Paul Goulby m'a proposé d'entrer au conseil restreint (soit deux ans avant d'être grand maître), mon épouse Jocelyne m'a soutenu et j'ai accepté. »

Passionné d'histoire de la province, Pierre Ruhlmann organise les trois chapitres solennels qu'il présidera autour du thème « La grande histoire des vins d'Alsace ». Le premier sera dédié à Lazare de Schwendi. « Ce grand homme de guerre et diplomate, constructeur du château, a marqué la vie de notre vignoble au XVIe siècle. »

Le deuxième chapitre portera le titre : « 1920-2020 : un siècle d'évolutions et de progrès dans le vignoble d'Alsace », une suite de bouleversements en technologies, en économie et en vinification. Enfin, le troisième reprendra la vieille tradition du « Dernier jour de vendanges » qui, avec son festin et ses coutumes, marquait la fin d'une année de travail ; ce sera également un hommage à tous les vendangeurs, les acteurs de la récolte.
Yvan HOBEL

 

 
 

 

Lynx abattu : une enquête ouverte pour destruction d'espèce protégée

Publié dans le panorama le Jeudi 23 janvier 2020 à 06:35:18

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Lynx abattu : une enquête ouverte pour destruction d'espèce protégée
 

 
Le lynx Bingo, immortalisé en 2017 par un piège photographique. Le félin est issu des populations jurassiennes arrivées naturellement dans les Vosges du sud. Il n'a plus donné signe de vie depuis près de deux ans. Photo Observatoire des carnivores sauvages
Il ne fait pas bon être un lynx dans les Vosges alsaciennes. On se souvient qu'en 1984, Boric, premier des 21 félins réintroduits dans le massif entre 1983 et 1993, avait été abattu aux environs de Goldbach, dans la vallée de la Thur, quelques mois à peine après son lâcher. Trente-cinq ans plus tard, les fusils sont toujours de sortie : un lynx mâle adulte, dont la présence n'était pas officiellement attestée par l'OFB (ex-Office national de la chasse et de la faune sauvage, fusionné depuis le 1er janvier avec l'Agence française de la biodiversité), a été retrouvé mort, tué à coups de fusil, dans une forêt de la vallée de la Thur.

Révélée mardi par l'association de défense de l'environnement Alsace Nature (L'Alsace d'hier), l'information a été tardivement confirmée ce mercredi par la préfec-ture du Haut-Rhin et l'OFB. Une enquête pour destruction illégale d'espèce protégée - et non pour braconnage, terme qui s'applique au gibier - a été ouverte par le parquet de Mulhouse auprès de l'OFB. Le ou les auteurs des faits, s'ils sont identifiés, encourent jusqu'à trois ans de prison et 150 000 EUR d'amende. Mais l'enquête, sur laquelle aucun élément n'a filtré ce mercredi, s'avère compliquée, une certaine loi du silence s'appliquant généralement dans ce type de dossier.

Ce nouveau lynx abattu vient s'ajouter à une désormais longue série de félins braconnés ou prématurément disparus des écrans radars sur un massif qui, selon Alsace Nature, constitue un milieu naturel parfaitement adapté aux besoins de l'espèce en termes d'habitat et de proies. En 2004, la population vosgienne issue du programme de réintroduction, était encore considérée comme dynamique, occupant une aire de 3 600 km² entre les Vosges saônoises et Saverne. En 2007, on estimait à 30 le nombre d'individus mâles et femelles peuplant le massif. En 2014, les réseaux suivant le félin faisaient part de « sérieuses craintes » sur l'état de conservation de l'espèce, plusieurs cas avérés de tir et d'empoisonnement ayant été recensés ou étant parvenus à leurs oreilles. La dernière affaire officielle de destruction illégale traitée par l'ONCFS remonte quant à elle à 2003, après que la dépouille d'un lynx avait été retrouvée près de Masevaux, dans la vallée de la Doller. L'enquête n'avait pas abouti.
Qui veut la peau du lynx ?

Mardi, Alsace Nature a demandé à la Fédération des chasseurs du Haut-Rhin de « condamner fermement cet acte et de se porter partie civile. Sans cela [ils se rendront] complices des braconniers. » La demande n'est pas anodine. Rappelons que la fédération haut-rhinoise - à l'inverse de celle du Bas-Rhin - s'était clairement opposée dans les années 1980 au plan de réintroduction de l'espèce dans le massif et que sa position quant à la viabilité du lynx dans les Vosges a souvent souffert - et souffre toujours - d'une certaine ambiguïté. En cause : l'impact du lynx sur les cheptels. Les biologistes estiment qu'un félin, dont le territoire moyen s'étend sur 200 km², tue en moyenne une cinquantaine de grosses proies (chevreuil, chamois) par an. Les prélèvements effectués par ce prédateur naturel sont une source d'exaspération pour certains adjudicataires qui payent chèrement leur droit de chasse quand d'autres s'en accommodent. Il est toutefois impossible d'affirmer à ce stade de l'enquête que le ou les auteurs de ce félinicide sont des chasseurs : seules les investigations permettront - ou non - de le démontrer.

Reste que ce nouveau cas de braconnage comporte en creux une bonne nouvelle : le lynx abattu n'avait pas été détecté par les différents suivis, organisés par l'OFD et par les naturalistes au sein de l'Observatoire des carnivores sauvages. Cela signifie que cet animal - discret -, qui a une durée de vie de 10 à 12 ans quand aucun fusil ne vient mettre un terme à ces déplacements, peut vivre dans le massif sans être repéré et que leur nombre très réduit est peut-être légèrement supérieur aux maigres comptages officiels.
Deux dynamiques de repeuplement

Si la population issue des lâchers des années 1980 et 90 a peu ou prou disparu, le massif des Vosges se trouve aujourd'hui à la charnière de deux dynamiques de recolonisation. L'une au sud via le massif du Jura, où la politique de réintroduction initiée par la Suisse dans les années 1970 est un succès. L'autre au nord via le programme Life de réintroduction mené dans les forêts du Palatinat (Allemagne) par la fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat en concertation avec le parc naturel régional des Vosges du Nord (20 mâles et femelles relâchés entre 2015 et 2020).

Arcos, mâle adulte introduit en mars 2017 à la frontière nord de l'Alsace, a parcouru quelques centaines de kilomètres vers le sud avant d'élire domicile en avril 2017 dans les Hautes Vosges, dans le secteur du Valtin. Bingo, aperçu pour la première fois en 2014 dans les Vosges du sud - et dont les biologistes sont sans nouvelle depuis deux ans - est un lynx venu du Jura. Dans le Sud vosgien, un troisième mâle, Oslo, a été détecté et vient compléter un petit noyau de population démuni de femelles. Dans les Vosges du Nord, des individus relâchés dans le Palatinat ont été observés en Moselle et au moins eux cas de reproduction enregistrés à l'été 2019 dans le Palatinat. Bref, les conditions semblent être réunies pour une patiente recolonisation du massif... à condition que les fusils ne s'en mêlent pas.
Grégoire GAUCHET