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« Une partie des Juifs de France ne se sentent pas en sécurité »

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:17:48

© Dna, Mercredi le 22 Janvier 2020
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« Une partie des Juifs de France ne se sentent pas en sécurité »
Dr Muriel Haïm  Présidente de la fondationFrance-Israël, elle accompagne le président Macron
 

 
Quel regard portez-vous sur l'histoire des relations entre la France et Israël ?
Ce sont deux pays qui partagent des valeurs communes de démocratie, de liberté d'expression, et qui se retrouvent là-dedans. J'espère que lors de cette visite on ne restera pas que dans le mémoriel, mais qu'on continuera à mieux se comprendre et à travailler ensemble. Il existe évidemment des différences culturelles -- et je crois que le président français l'a reconnu --, comme la prise de risques, liée au contexte géopolitique d'Israël, bien différent de la France. Chacun a à apprendre de l'autre. En France, on a une vision à moyen et long terme. A plus court terme en Israël. En France, on a mis le principe de précaution dans la Constitution, Israël, lui, doit se débrouiller avec des réserves plus limitées, des jeunes qui passent tous par l'armée : ça donne une culture, une appréhension du risque différentes. En Israël, on le constate au niveau technologique, les sociétés sont vendues dès qu'elles fonctionnent...
Les Juifs se sentent-ils en sécurité en France ?

Je me base sur les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur : le nombre d'agressions antisémites a augmenté. Il y a en France une volonté de lutter contre l'antisémitisme mais il faut passer à la réalité et là, on n'a pas trouvé tous les moyens à mettre en oeuvre. Une partie des Juifs de France ne se sentent pas en sécurité en banlieue. Le ministre Blanquer a reconnu qu'à certains endroits, il n'y a pas d'enfants juifs dans les écoles publiques, par manque de sécurité. C'est invraisemblable. Le nombre de Juifs partant en Israël avait atteint un pic après l'attentat à l'école Ozar Hatorah [N.D.L.R. : attaque meurtrière de Mohamed Merah le 19 mars 2012] mais il est désormais stable. Dans certains départements, ils sont obligés de se regrouper et reviennent dans des endroits plus sûrs. On assiste donc davantage, aujourd'hui, à un « alya intérieur » [N.D.L.R. : l'alya désigne la migration des Juifs vers Israël].
Propos recueillis par Xavier FRERE

 

 
 

 

Macron en Israël : visite chargée

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:59:39

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Macron en Israël : visite chargée
 

 
Le président français passera deux jours à Jérusalem et se rendra en Cisjordanie. Il rencontrera Benjamin Nétanyahou, qu'il avait déjà accueilli à l'Élysée en 2017. Photos Ahmad GHARABLI/AFP et Stéphane MAHE/AFP
Il était attendu au printemps 2018, puis à l'automne 2019 pour « pousser au renouvellement des pourparlers de paix israélo-palestiniens », selon ses conseillers diplomatiques à l'époque. Déplacements annulés.

Finalement, Emmanuel Macron profite cette fois d'une invitation du président israélien Reuven Rivlin à la cérémonie célébrant le 75eanniversaire de la libération du camp d'Auschwitz jeudi, pour se rendre en Israël. L'objet de ces deux jours (22 et 23 janvier) est d'abord « mémoriel », rappelle l'Élysée, qui a programmé des visites à Roglit et au domaine national Saint-Anne, mais « l'actualité est forcément prise en compte ». Et, forcément encore, elle est riche dans la région.
Rencontre avec Gantz et Nétanyahou

Sous haute tension. Entre la crise américano-iranienne, le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza et les élections législatives israéliennes le 2 mars (troisième tentative en moins d'un an de former un gouvernement), les sujets brûlants ne manquent pas.

Le président Macron rencontrera Benjamin Nétanyahou, à nouveau en lice début mars, et son principal opposant Benny Gantz. Un déplacement à Ramallah (Cisjordanie) est également prévu ce mercredi, pour rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, « un président sous pression », souligne un proche d'Emmanuel Macron.
Création de deux États :la ligne française

Face à la politique des « faits accomplis d'Israël, soutenus par les Américains », la France veut faire entendre sa voix, celle du « logiciel de la désescalade », explique à Paris un conseiller du chef de l'État. « La France estime toujours nécessaire la création de deux États, alors que le plan Kushner/Trump est toujours en cours d'élaboration. »

Ces dernières années, les deux pays ont rarement été sur la même longueur d'onde au niveau géopolitique. « Il existe une longue tradition d'amitié », souligne Francis Kalifat, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), « mais l'amitié n'exclut pas les divergences de vues ». Le représentant, tout comme le Dr Muriel Haïm (lire ci-dessous), se réjouit de cette visite tout en regrettant « les difficultés à la réaliser, nous aurions préféré le cadre d'une visite officielle ». L'entourage du président français, un peu gêné sur ce sujet, affirme ne pas exclure une autre visite « officielle », à une date ultérieure.

M. Kalifat, lui, espère que cette première visite offrira l'occasion « d'une meilleure compréhension de la France vis-à-vis de la situation d'Israël dans un Moyen-Orient en pleine ébullition, un Iran plus que menaçant, y compris pour l'ensemble des démocraties ».
L'antisémitisme en France inquiète

Au-delà du contexte régional, la question de l'antisémitisme dans l'Hexagone sera abordée. Notamment avec la communauté française que rencontrera jeudi Emmanuel Macron, accompagné des ministres de l'Intérieur, Christophe Castaner, et de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. « La situation en France est plus que préoccupante, elle est inquiétante », retient Francis Kalifat, « la hausse des actes antisémites a été de 74  % en 2018 et ils ont encore été en augmentation en 2019... ». Mais d'après lui, cette « vague d'actes violents » se retrouve aussi dans d'autres pays, comme aux États-Unis récemment.
X.F.

 

 
 

L'éditorial de l' Alsace Immigration : un rapport qui doit faire date

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:52:32

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L'éditorial de l' Alsace Immigration : un rapport qui doit faire date
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Enfin une initiative ! Les 25 propositions publiées ce mardi par un collège d'experts pour sortir de l'impasse dans laquelle se trouve la politique française en matière d'immigration sont une formidable initiative. D'abord parce qu'elle est dénuée d'arrière-pensées politiciennes, ce qui est rare s'agissant du sujet, véritable piège pour tout gouvernement depuis 50 ans. Surtout quand l'exécutif, dans la position centriste et non dogmatique d'Emmanuel Macron, prétend perpétuer le devoir de solidarité dont la France s'enorgueillit depuis des siècles tout en tenant compte d'une opinion publique prête à se jeter dans les bras d'une extrême-droite qui a fait de l'immigration son fonds de commerce et des étrangers des boucs émissaires.

Alors que les demandes d'asile en France ont augmenté de 7 % en 2019, essentiellement par le fait de personnes arrivées dans l'Hexagone après avoir échoué à obtenir asile ailleurs, le rapport d'experts dresse un diagnostic froid, presque chirurgical car dépolitisé, mais aussi très juste sur la situation intenable dans laquelle se trouve aujourd'hui notre pays en matière d'immigration. Depuis trop longtemps, la France a fait le choix des non-décisions. Les régularisations se font au compte-gouttes, sans équité, souvent selon le bon vouloir des préfets. Mais l'État ignore les déboutés, ne faisant pas appliquer les décisions, administratives et judiciaires, de renvoi dans leur pays des personnes en situation irrégulière. Ce qui créé indignité d'un côté, non-droit de l'autre, pour ces hommes et ces femmes qui, même déboutés du droit d'asile, méritent le respect et un discours de vérité plutôt qu'une vie clandestine. C'est ce que soulignent les 25 experts qui rappellent que l'accueil des migrants est une chance si la question est réfléchie dans toute sa complexité, de l'aspect humanitaire aux besoins de main-d'oeuvre... L'exécutif manquerait une grande occasion en ne prenant pas à bras-le-corps le contenu de ce rapport pour, enfin, clarifier sa politique en matière d'immigration.

 

 
 

Société  Un collège d'experts dresse un constat accablant dans un rapport explosif Immigration : l'échec français

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:19:12

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Société  Un collège d'experts dresse un constat accablant dans un rapport explosif
Immigration : l'échec français
Les demandes d'asile ont encore progressé en 2019. Les expulsions de sans-papiers augmentent mais le taux de reconduites exécutées reste très faible. Un collège d'experts fait 25 propositions choc pour sortir de l'impasse de la politique d'immigration.
 

 
La « Jungle » de Calais a été démantelée en octobre 2016 mais les migrants sont de plus en plus nombreux en France, qui les accueille mal et ne réussit pas expulser les sans-papiers.
Nous faisons « tous un constat d'échec de la politique d'asile et d'immigration en France, même si cet échec ne date pas d'aujourd'hui », déplore Pascal Brice. L'ancien directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) est l'un des initiateurs du collège d'experts qui déclinent 25 propositions choc pour sortir de l'impasse actuelle.

Ces experts ont rédigé un rapport d'une centaine de pages qu'ils ont envoyé ce mardi au gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils espèrent que leurs propositions iconoclastes inciteront l'exécutif à revoir une politique défaillante, qui protège mal les réfugiés et contribue à grossir le nombre de sans-papiers.
Accueillir ou expulser en moins de six mois

« La France n'accueille pas bien ceux qui ont besoin de protection et elle ne reconduit pas assez ceux qui n'ont pas le droit au séjour », constate Pascal Brice, alors que les demandes d'asile ont encore augmenté de 7,3  % en 2019.

L'Hexagone est paradoxalement redevenu plus attractif que ses voisins, malgré un durcissement des dispositifs d'accueil dans le but non avoué de les rendre particulièrement dissuasifs. La France a repris à l'Allemagne la première place en Europe, avec plus de 132 000 demandeurs d'asile l'année dernière.

Le groupe d'experts propose que la situation d'un étranger arrivant en France soit examinée dans un délai très court, six mois au maximum. « Soit on lui délivre un titre de séjour, soit il fait l'objet d'une reconduite effective. C'est même la pierre angulaire de nos propositions », explique Pascal Brice.

Les auteurs du rapport observent que la politique d'expulsions des sans-papiers ne fonctionne pas. En France, seulement 14  % des obligations de quitter le territoire sont réellement exécutées contre 55  % en Allemagne et 33  % pour la moyenne des pays de l'Union européenne.

Le ministère de l'Intérieur se félicite cependant d'avoir augmenté de 19  % les éloignements d'étrangers en situation irrégulière en 2019. Leur nombre est passé d'un peu moins de 20 000 à près de 24 000 en un an. Un résultat à comparer aux plus de 300 000 sans-papiers qui seraient présents sur le territoire français, selon une estimation sujette à caution.
Une « green card » française

Les experts réunis autour de Pascal Brice préconisent de créer un titre de séjour « humanitaire » pour les étrangers « ni expulsables, ni régularisables », ces sans-papiers qui ne pourront jamais être reconduits pour des raisons familiales ou parce qu'ils ont un emploi.

« Ce n'est pas non plus une régularisation massive car ce serait accentuer un malaise dans la société », souligne l'ancien directeur général de l'Ofpra, coauteur du rapport avec l'ancien préfet Jean-François Carenco (Toulouse, Lyon, Paris), l'ancien directeur général des étrangers en France Luc Derepas et le chercheur Patrick Weil. Le rapport suggère une simplification du droit des étrangers, notamment d'allonger la durée minimale d'un titre de séjour d'un à cinq ans et de faire de la carte de 10 ans un titre permanent, sur le modèle de la « green card » américaine.

Les experts font le pari qu'une politique d'immigration efficace mettrait fin aux dysfonctionnements actuels. Elle peut faire, selon le rapport, l'objet d'un consensus dans la société française.

« Depuis longtemps, le débat est stérile et cela devient périlleux », observe Pascal Brice, dans la perspective de la présidentielle de 2022 qui verra l'immigration s'imposer comme un des enjeux principaux du scrutin.
L.C.

 

 
 

 

Politique  Élection Présidentielle 2022 : ils se lancent déjà !

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:18:51

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Politique  Élection
Présidentielle 2022 : ils se lancent déjà !
Dans moins de deux mois auront lieu les élections municipales. Mais en coulisses les partis ont déjà la tête à la présidentielle. Plus de deux ans avant le premier tour, certains candidats sont déjà sur la ligne de départ et c'est très stratégique.
 

 
Marine Le Pen, déjà en campagne pour 2022.
Dès le mois de septembre dernier, Xavier Bertrand, 55 ans, président de la région Hauts-de-France, a reconnu penser à la présidentielle. Avec son association La Manufacture, il réfléchit, structure un mouvement. Bref, il se prépare à un scrutin dont il rêve depuis longtemps. En l'avouant, il joue cartes sur table, mettant en avant sincérité et vérité, deux valeurs qu'il défend.
En route pour l'Élysée

Mais depuis une dizaine de jours, il n'est plus le seul à énoncer tout haut ce qui se trame tout bas dans les états-majors. Marine Le Pen, 51 ans, présidente du Rassemblement national, a mis fin à un faux suspense lors de ses voeux à la presse. Elle a confirmé qu'elle préparait la présidentielle. Elle sera candidate sous réserve du vote du congrès de son parti, ce qui ne fait guère de doute.

Immédiatement, Nicolas Dupont-Aignan, 58 ans, inaudible depuis sa défaite aux élections européennes, a bouleversé son agenda. Ce lundi, il a appelé à l'organisation l'an prochain d'une « grande primaire » dans le camp de la droite conservatrice, souverainiste et de l'extrême droite, pour la présidentielle de 2022. Fin de non-recevoir du RN.
Royal, le retour ?

La liste de ceux qui se rêvent à l'Élysée ne s'arrête pas là : Ségolène Royal, 66 ans, qui va être démise de sa fonction d'ambassadrice des pôles, songe à transformer son laboratoire d'idées « Désir de France, avenir de la planète » en parti politique. Jamais celle qui a échoué au second tour de la présidentielle en 2007 face à Nicolas Sarkozy n'a exclu une candidature en 2022. Sa popularité et son culot légendaire sont tout sauf des freins.

L'écologiste Yannick Jadot n'a rien dit. Mais il approuve l'exclusion de la tête de liste EELV à Montpellier, pourtant en tête des sondages mais trop soumise aux Insoumis : « EELV est un parti de gouvernement qui s'organise pour la conquête du pouvoir et se place au coeur de la recomposition ».

Mais pourquoi ces personnalités de droite et de gauche se positionnent-elles dès maintenant ? Pour certains, comme pour Nicolas Dupont-Aignan, c'est une façon d'installer une rivalité à droite de la droite et d'exister médiatiquement.
Installer un duel Macron-Le Pen

Pour Marine Le Pen, partir tôt est aussi une façon d'enjamber les élections municipales, qui ne sont pas favorables à son parti. « Elle nationalise le débat car nous sommes peu implantés localement », confirme un député européen de son parti. Elle installe le match avec Emmanuel Macron, ce qui est aussi la stratégie du président de la République.

Pour les candidats des partis de gouvernement de gauche et de droite, qui publient des livres programmes (Guillaume Peltier, Valérie Pécresse, etc.) la stratégie est différente.
Devenir le candidat naturel

« Face à une multitude de têtes, le but est de s'imposer comme étant le candidat naturel », décrypte Benjamin Morel, politologue, enseignant en droit public à l'Université Paris II Panthéon-Assas. « Celui qui pourra apparaître le premier comme candidat putatif aura une longueur d'avance. » Est-ce avec ce prisme qu'il faut analyser le passage d'Arnaud Montebourg, ancien ministre devenu entrepreneur, qui a parlé de politique étrangère, d'Europe et d'économie, ce mardi matin sur la chaîne LCI ? Il le nierait. Mais ne pas trop en dire est aussi une stratégie...
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Et aussi
Nicolas Sarkozy a la parole rare. Il l'a reprise lundi soir à Romorantin (Loir-et-Cher), lors d'une cérémonie de voeux du numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier : « La République française, ce n'est pas les scènes de violence auxquelles nous assistons depuis des mois », a-t-il lancé, inquiet « de voir l'indifférence gagner du terrain, ainsi que l'abstention, l'antiparlementarisme et la haine de l'autre, ces quatre cavaliers de l'apocalypse républicaine qui sont toujours annonciateurs en France des pires troubles politiques ».

Son successeur à l'Élysée François Hollande est tout aussi « inquiet du climat de défiance » et encore plus actif. Il reçoit beaucoup d'élus de gauche pour leur rappeler la nécessité « de créer une formation de gauche et d'alternance après les municipales ».

 

Coopération transfrontalière Emploi : un modèle à renforcer

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:23:45

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Coopération transfrontalière  Emploi : un modèle à renforcer
 

 
 
Profiter des avantages de notre territoire au croisement de trois frontières, renforcer la croissance, favoriser l'emploi et la cohésion sociale à l'échelle du Sud Alsace et du sud du Pays de Bade, tels sont les objectifs du partenariat franco-allemand né en 2013 entre l'agglomération mulhousienne et la région de Freiburg.
Mulhouse, Freiburg,Saint-Louis et Lörrach

Cette année-là, pour les 50 ans du Traité de l'Élysée (traité de coopération destiné à sceller la réconciliation entre la France et la République fédérale d'Allemagne), une convention cadre a été signée entre M2A, l'agence fédérale pour l'emploi de Freiburg et la Maison de l'emploi et de la formation (Mef) Mulhouse Sud Alsace. Elle a été reconduite en 2015, puis étendue en 2017 à l'agglomération de Saint-Louis et à l'agence fédérale pour l'emploi de Lörrach. Pôle emploi est également en soutien, assurant une bonne complémentarité des actions : information et sensibilisation pour la convention ; formation et placement pour Pôle Emploi.
Un budget pour la formationet les seniors

Ce lundi 20 janvier à Freiburg, cette convention cadre a été renouvelée pour la quatrième fois, donc, par les différents partenaires du comité de pilotage. Alexandra Walonislow, directrice de la Mef, a rappelé les diverses manifestations organisées dans le cadre de ce partenariat : la Journée des carrières, le salon Warum Nicht ! et les permanences MonatsTreff à Mulhouse, le salon régional Formation Emploi à Colmar et Trinat'Emploi à Saint-Louis. Mais ce comité de pilotage était aussi l'occasion de faire un point sur ce partenariat.

620 visiteurs en 2018, 750 en 2019 au salon Warum Nicht ! pour rechercher des informations sur l'emploi ou la formation en Allemagne. Photo archives DNA /Julien STEINHAUSER

Alors que les rendez-vous mensuels MonatsTreff ont réuni 199 participants en 2018 et 162 en 2019. Photo archives DNA /M.M.

Pour Christian Ramm, directeur de l'agence fédérale pour l'emploi de Freiburg, prochainement à la retraite, « la coopération franco-allemande est très importante et le travail des dernières années a été fait de manière intensive. On nous présente toujours comme un modèle. Mais il faut rendre encore plus visible notre coopération ». Celui-ci appelle de ses voeux, pour l'avenir, « un budget transfrontalier en tant que projet pilote », qui permettrait d'aller plus loin pour la formation continue et une action en direction des plus de 50 ans. Du côté de Pôle emploi, le directeur territorial délégué 68, Jean-Luc Kientz, confirme l'intérêt que représentent les seniors, pour leur expérience, leur culture du transfrontalier et leur capacité à parler allemand.

Thierry Engasser, vice-président de l'agglomération mulhousienne en charge du transfrontalier, abonde sur la question des seniors. Il y voit « de belles perspectives. Mais il faut les moyens de financer », poursuit-il, reprenant cette idée de budget dédié. Et il estime que « la priorité, c'est la formation, en tout cas de notre côté, car la formation permettra d'amener les personnes vers l'emploi ».
Vivre l'amitiéfranco-allemande

Plutôt satisfait du travail fait jusque-là, Philippe Maitreau, président de la Mef, annonce qu'il ne briguera pas de nouveau mandat municipal et qu'il cédera donc la place à la Mef : « Il reste beaucoup à faire pour nos successeurs », souligne-t-il, évoquant notamment le travail de pédagogie « pour expliquer que ce partenariat n'est pas à sens unique, même si certains, notamment du côté de nos entreprises, ont l'impression que la France apporte la main-d'oeuvre et l'Allemagne, les emplois ; et que nous avons une éthique ».

Andreas Finke, directeur de l'agence fédérale pour l'emploi de Lörrach, est également « satisfait de cette collaboration et de ce qui a été fait ces deux dernières années ». Pour lui, « les liens d'amitié franco-allemands, il faut les vivre ». Thierry Engasser est du même avis : « Le transfrontalier doit être transversal, pour qu'il devienne culturel de se tourner vers l'Allemagne. »

Celui-ci considère aussi que « la société évolue très vite et aujourd'hui la question se pose, par exemple, de l'accompagnement des Allemands, attirés en France par le marché de l'immobilier, qui finissent par chercher du travail en France, mais ne parlent pas français... Il faudra être agile et flexible pour s'adapter à leur demande ». Ce qui rejoint d'ailleurs les objectifs d'une convention entre Pôle emploi et l'agence pour l'emploi allemande.

Pascale Schmidiger, vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et adjointe au maire de Saint-Louis, rebondit sur l'adaptabilité, en évoquant le travail qui a été fait sur les lignes de bus de Saint-Louis vers l'Allemagne pour éviter de passer par la Suisse. Ce qui soulève d'ailleurs le problème du manque de trains sur la ligne Mulhouse-Freiburg, mais c'est une autre histoire.

L'élue ludovicienne parle également du travail sur « comment mieux former », au vu de « l'inadéquation entre l'offre et la demande d'emploi, du fait de l'inadéquation entre la formation des actifs disponibles et l'offre des entreprises allemandes » qui cherchent aussi des cadres et des personnes parlant également français.
Candidature Interreg

Concernant les projets, 2020 sera, pour la coopération transfrontalière, une année d'études sur le thème de la sensibilisation aux opportunités d'emploi et de formation de l'autre côté du Rhin pour les plus de 45 ans, appréciés en Allemagne, pour leur expérience. En effet, la candidature de la Mef n'a pas été retenue pour la fin du programme Interreg 2014-2020 (programme de l'Union européenne pour soutenir les projets transfrontaliers), mais pourrait l'être pour le programme 2021-2027. L'étude devra donc être réalisée au préalable et financée par des fonds annexes. Ce projet pourrait ensuite être soutenu financièrement par l'Interreg, s'il est retenu. À suivre...

À l'heure où les tensions concernant l'emploi sont partagées des deux côtés du Rhin, ce partenariat pour l'emploi transfrontalier semble bien aller dans le bon sens.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

Emploi Signature d'une convention transfrontalière Un modèle à renforcer

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:04:05

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Emploi Signature d'une convention transfrontalière
Un modèle à renforcer
Trouver un emploi en Allemagne pour un Mulhousien ou en Alsace pour un Badois, c'est possible ! Une convention cadre transfrontalière, qui établit un partenariat pour l'emploi entre différents acteurs des deux pays, a été renouvelée ce lundi à Freiburg.
 

 
620 visiteurs en 2018, 750 en 2019 au salon Warum Nicht ! pour rechercher des informations sur l'emploi ou la formation en Allemagne.
Profiter des avantages de notre territoire au croisement de trois frontières, renforcer la croissance, favoriser l'emploi et la cohésion sociale à l'échelle du sud Alsace et du sud du Pays de Bade, tels sont les objectifs du partenariat franco-allemand né en 2013 entre l'agglomération mulhousienne et la région de Freiburg.
Mulhouse, Freiburg, Saint-Louis et Lörrach

Cette année-là, pour les cinquante ans du Traité de l'Élysée (traité de coopération destiné à sceller la réconciliation entre la France et la République Fédérale d'Allemagne), une convention cadre a été signée entre m2A, l'agence fédérale pour l'emploi de Freiburg et la Maison de l'Emploi et de la Formation (MEF) Mulhouse Sud Alsace. Elle a été reconduite en 2015, puis étendue en 2017 à l'agglomération de Saint-Louis et à l'agence fédérale pour l'emploi de Lörrach. Pôle emploi est également en soutien, assurant une bonne complémentarité des actions : information et sensibilisation pour la convention ; formation et placement pour Pôle Emploi.
Un budget pourla formationet les seniors

Ce lundi à Freiburg, cette convention cadre a été renouvelée pour la quatrième fois, donc, par les différents partenaires du comité de pilotage. Alexandra Walonislow, directrice de la MEF, a rappelé les diverses manifestations organisées dans le cadre de ce partenariat : la journée des Carrières, le salon Warum Nicht ! et les permanences MonatsTreff à Mulhouse, le salon régional Formation Emploi à Colmar et Trinat'Emploi à Saint-Louis. Mais ce comité de pilotage était aussi l'occasion de faire un point sur ce partenariat.

620 visiteurs en 2018, 750 en 2019 au salon Warum Nicht ! pour rechercher des informations sur l'emploi ou la formation en Allemagne. Photo archives DNA /Julien STEINHAUSER

Alors que les rendez-vous mensuels MonatsTreff ont réuni 199 participants en 2018 et 162 en 2019. Photo archives DNA /M.M.

Pour Christian Ramm, directeur de l'agence fédérale pour l'emploi de Freiburg, prochainement en retraite, « la coopération franco-allemande est très importante et le travail des dernières années a été fait de manière intensive. On nous présente toujours comme un modèle. Mais il faut rendre encore plus visible notre coopération ». Celui-ci appelle de ses voeux pour l'avenir, « un budget transfrontalier en tant que projet pilote », qui permettrait d'aller plus loin pour la formation continue et une action en direction des plus de 50 ans. Du côté de Pôle-Emploi, le directeur territorial délégué 68, Jean-Luc Kientz, confirme l'intérêt que représentent les seniors, pour leur expérience, leur culture du transfrontalier et leur capacité à parler allemand.

Thierry Engasser, vice-président de l'agglomération mulhousienne en charge du transfrontalier, abonde sur la question des seniors. Il y voit « de belles perspectives. Mais il faut les moyens de financer », poursuit-il, reprenant cette idée de budget dédié. Et il estime que « la priorité, c'est la formation, en tout cas de notre côté, car la formation permettra d'emmener les personnes vers l'emploi ».
Vivre l'amitié franco-allemande

Plutôt satisfait du travail fait jusque-là, Philippe Maitreau, président de la MEF, annonce qu'il ne briguera pas de nouveau mandat municipal et qu'il cédera donc la place à la MEF : « il reste beaucoup à faire pour nos successeurs », souligne-t-il, évoquant notamment le travail de pédagogie « pour expliquer que ce partenariat n'est pas à sens unique, même si certains, notamment du côté de nos entreprises, ont l'impression que la France apporte la main-d'oeuvre et l'Allemagne, les emplois ; et que nous avons une éthique. »

Andreas Finke, directeur de l'agence fédérale pour l'emploi de Lörrach est également « satisfait de cette collaboration et de ce qui a été fait ces deux dernières années ». Pour lui, « les liens d'amitié franco-allemands, il faut les vivre ». Thierry Engasser est du même avis : « le transfrontalier doit être transversal, pour qu'il devienne culturel de se tourner vers l'Allemagne ».

Celui-ci considère aussi que « la société évolue très vite ; et aujourd'hui la question se pose par exemple de l'accompagnement des Allemands, attirés en France par le marché de l'immobilier, qui finissent par chercher du travail en France, mais ne parlent pas français... Il faudra être agile et flexible pour s'adapter à leur demande ». Ce qui rejoint d'ailleurs les objectifs d'une convention entre Pôle Emploi et l'agence pour l'emploi allemande.

Pascale Schmidiger, vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et adjointe au maire de Saint-Louis rebondit sur l'adaptabilité, en évoquant le travail qui a été fait sur les lignes de bus de Saint-Louis vers l'Allemagne pour éviter de passer par la Suisse. Ce qui soulève d'ailleurs le problème du manque de trains sur la ligne Mulhouse-Freiburg, mais c'est une autre histoire.

L'élue ludovicienne parle également du travail sur « comment mieux former », au vu de « l'inadéquation entre l'offre et la demande d'emploi du fait de l'inadéquation entre la formation des actifs disponibles et l'offre des entreprises allemandes » qui cherchent aussi des cadres et des personnes parlant également français.
Candidature Interreg

Concernant les projets, 2020 sera pour la coopération transfrontalière une année d'études sur le thème de la sensibilisation aux opportunités d'emploi et de formation de l'autre côté du Rhin pour les plus de 45 ans, appréciés en Allemagne, pour leur expérience. En effet, la candidature de la MEF n'a pas été retenue pour la fin du programme Interreg 2014-2020, mais pourrait l'être pour le programme 2021-2027. L'étude devra donc être réalisée au préalable et financée par des fonds annexes. Ce projet pourrait ensuite être soutenu financièrement par l'Interreg, s'il est retenu. À suivre...

À l'heure où les tensions concernant l'emploi sont partagées des deux côtés du Rhin, ce partenariat pour l'emploi transfrontalier semble bien aller dans le bon sens.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Euroairport Vers un développement « plus raisonné »

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:24:17

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Euroairport Vers un développement « plus raisonné »
 

 
Matthias Suhr (à gauche), directeur de l'EuroAirport, et Frédéric Velter, directeur adjoint (à droite), constatent des exigences accrues. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
+6 %, c'est la troisième moins bonne performance de la décennie écoulée pour l'EuroAirport, mais c'est encore une croissance « assez forte », similaire à celle des aéroports européens de taille comparable, comme l'a noté le directeur, Matthias Suhr, ce mardi, lors de sa traditionnelle conférence de presse de début d'année.

Cette croissance a permis d'établir un nouveau record de fréquentation, avec 9,1 millions de passagers transportés l'an dernier. Grâce à un taux de remplissage élevé, la hausse du nombre de mouvements aériens (décollages et atterrissages) n'a augmenté, elle, que de 3,4 %.
Wizz Air fait un bond

Parmi les compagnies basées à Bâle-Mulhouse, easyJet conserve sa place de leader et ses 60 % de parts de marché (5,4 millions de passagers, +7,5 %). Le classement des cinq premières reste inchangé, mais la hongroise Wizz Air conforte sa deuxième place, avec un bond de 37,8 %, tandis qu'Air France, toujours sixième, recule de 11 %. « Les baisses de Lufthansa (-1,6 %, 3e), British Airways (-0,4 %, 5e) et Air France sont liées à des grèves dans ces compagnies », observe Matthias Suhr.

Du côté des destinations, Londres reste en tête, mais baisse fortement (-11 %) : pas un effet des débats sur le Brexit, mais du retrait de Ryanair de l'aéroport de Stansted, explique la direction. De même, si Palma décline (-11 %), ça n'est pas par désaffection, mais parce que la compagnie autrichienne Lauda Air ne la dessert plus. Dans le même temps, Istanbul bondit de 9 % (prenant la quatrième place à Barcelone) et Pristina de 15 % (prenant la sixième place à Palma). Paris rétrograde de la huitième à la dixième place.
<iframe src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01836272/playlist/no/zone/... scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" width="714" height="435" frameborder="0"></iframe> +1 % attendu cette année

Après une décélération du trafic passagers lors des quatre derniers mois de 2019, la direction de l'EuroAirport s'attend désormais à une croissance de seulement 1 % en 2020. Essor du « flygskam » (la honte de prendre l'avion) dans le sillage de l'activiste suédoise Greta Thunberg, prise de conscience croissante de l'urgence climatique, riverains excédés par les nuisances sonores : le vent n'a pas encore tourné, mais l'heure est à la prudence et à l'affichage de préoccupations sociétales et environnementales. Frédéric Velter, le directeur adjoint, parle ainsi de « modèle à réinventer », de « développement plus raisonné », même s'il maintient la prévision de 11 à 13 millions de passagers à l'horizon 2030.

La réduction des nuisances sonores est présentée comme la priorité de la direction, en premier lieu entre 23 h et minuit. Mais les « objectifs volontaristes » fixés par le conseil d'administration en 2018 n'ont pas été atteints, notamment à cause des retards récurrents des vols de fin de soirée. Un « processus réglementaire complexe » est lancé, de nouvelles mesures sont promises pour 2020/2021. En attendant, à plus long terme, la définition d'une « courbe de bruit limite », un « concept novateur » qui fixerait un « niveau maximal admissible, y compris dans le cadre d'une extension ou d'une optimisation des infrastructures ».
Problèmes d'acceptabilité sociale

Alors qu'il y a un an, Frédéric Velter annonçait le choix du projet définitif d'extension pour la fin 2019, le concours d'architecture se poursuit et le lauréat ne sera désigné qu'à la fin du premier trimestre actuel, ou au début du suivant. La mise en service, évoquée l'an dernier pour 2025, n'est plus arrêtée. Elle pourrait se faire par tranches. Frédéric Velter parle de la nécessité d'une coordination avec les mesures de réduction des nuisances. Question d'acceptabilité sociale, là encore.

Plus faciles de ce point de vue, les investissements pour améliorer la « qualité de service » aux clients (30 millions d'euros en 2019) se poursuivent, notamment dans le hall d'arrivée. Des systèmes de contrôle automatique des passeports, dits « Parafe » (pour « passage automatisé rapide des frontières extérieures »), viennent d'être réceptionnés, afin de réduire les temps d'attente. Ils seront progressivement déployés, au départ comme à l'arrivée.

Concernant enfin le projet de desserte ferroviaire, les études, dont le financement a été bouclé, vont se poursuivre, l'enquête publique devrait être lancée d'ici septembre. « Résolument optimiste », Frédéric Velter fait état de « conversations intensives entre la France et la Suisse » sur le financement du chantier, prévu pour la période 2024-2028.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

Énergie  Réacteurs nucléaires Des mises à l'arrêt à l'étude

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:20:58

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Énergie  Réacteurs nucléaires
Des mises à l'arrêt à l'étude
Après les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim qui doivent s'arrêter cette année, EDF propose au gouvernement d'étudier la mise à l'arrêt de douze autres réacteurs.
 

 
La centrale de Cruas (Ardèche).
Afin de « recueillir les observations du public », le gouvernement a ouvert lundi à la consultation son projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour la période 2019-2028. L'un des objectifs de cette feuille de route vise à réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité.

Aujourd'hui supérieure à 70  %, cette part doit atteindre 50 % en 2035. Cela nécessitera de fermer 14 réacteurs avant cette date, dont ceux de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) qui seront arrêtés dès cette année.
Une liste sans surprise

EDF a proposé au gouvernement d'étudier la mise à l'arrêt de paires de réacteurs sur les sites de Blayais, Bugey, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines et Tricastin.

Avec les deux de Fessenheim, cette liste représente de nombreux réacteurs, ce qui laisse une marge de manoeuvre à EDF pour décider lesquels devront fermer en priorité. Cette liste est sans surprise puisqu'elle concerne les sites équipés de réacteurs de 900 MW, qui sont les plus anciens du parc.

Tous ces sites comptent quatre réacteurs ou plus, si bien que l'arrêt de deux réacteurs ne se traduira pas par une fermeture de la centrale.

Le calendrier de fermeture des 12 réacteurs (hors Fessenheim), respectera « les échéances de cinquième visite décennale des réacteurs concernés, à l'exception de deux réacteurs qui fermeront dans la deuxième période de la PPE en 2027 et en 2028 », précise le texte.

 

 
 

 

Securité « Nous dormons plus sereinement »

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:50:31

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Securité « Nous dormons plus sereinement »
 

 
Le commandant Raphaël Briand, chef de la circonscription de police de Sélestat, a présenté ses voeux mardi matin. Photo DNA /Cyril TROMSON
Comme depuis deux ans, le commandant Raphaël Briand, chef de la circonscription de police de Sélestat, s'est livré à un exercice d'équilibriste ce mardi 21 janvier lors de sa cérémonie de voeux : dresser le bilan de l'année écoulée sans pouvoir donner toutes les données, le préfet de Région n'ayant pas encore communiqué les chiffres de la délinquance 2019 sur le département.

Mais sans entrer dans les détails des statistiques, le commandant est revenu dans les grandes lignes sur l'activité du commissariat sélestadien. Dans un premier temps, il a cité quelques-unes des affaires marquantes de l'année écoulée, comme l'arrestation en moins de 24 heures de l'auteur de plusieurs vols à main armée ou l'interpellation, au mois de décembre, de deux personnes en possession d'une vingtaine de feux d'artifice. « Ces inconscients voulaient les utiliser place Vanolles le soir de la Saint-Sylvestre », souligne l'officier. Et de rajouter : « Si nous ne les avions pas interpellés, combien de blessés aurions-nous eus ? Nous avons évité le pire ». Surtout, après avoir rappelé la « bonne coopération » avec la gendarmerie, le commandant Briand s'est réjoui de l'arrestation par les gendarmes de l'incendiaire de cars et de voitures qui sévissait en Centre Alsace depuis plusieurs années. « Il nous a fait courir depuis 2013 », glisse le patron des policiers sélestadiens. Depuis la résolution de cette affaire, le commandant a résumé l'état d'esprit des enquêteurs locaux : « Nous dormons plus sereinement. »
132 gardes à vue en 2019

Bien que tenu par une certaine réserve, l'officier a livré quelques chiffres témoignant du travail de ses hommes : 132 gardes à vue, qui ont abouti à 22 personnes incarcérations (contre 10 en 2018) ; 1427 sollicitations par des personnes ayant composé le 17 et 2862 interventions. L'année 2019 a également été émaillée par plusieurs manifestations. Il y a eu les manifestations festives (carnaval, Corso fleuri ou passage du Tour de France), mais aussi celles de contestations, que ce soit par les gilets jaunes ou les agriculteurs. « Elles se sont toutes déroulées dans le calme », avance le commandant Briand, qui a tenu à s'exprimer sur les violences policières qui font la une des journaux. « La police n'est pas intrinsèquement violente », a-t-il dit, sans vouloir « excuser les actes individuels ». Pour lui, il est important de ne pas juger : « Laissons faire la justice, qui peut être sévère à l'attention des policiers ».

Comme l'an dernier, le chef de la circonscription a terminé son propos par un tour d'horizon de l'effectif. Outre les départs et les arrivées, il a apporté son soutien aux cinq policiers sélestadiens blessés en exercice, et souligné l'unique naissance au sein du commissariat. « Attention, quand l'un des parents est policier, il est fréquent que l'enfant vienne en stage d'observation au commissariat. Et cela fait naître des vocations », a souligné Raphaël Briand.
Thierry MARTEL

 

 
 

Élections municipales  Territoires de campagne À Bernwiller, médecin cherche renforts

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:05:18

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Élections municipales  Territoires de campagne
À Bernwiller, médecin cherche renforts
Installé dans le Sundgau depuis l'été 2016, le docteur Jonathan Peterschmitt s'est vite retrouvé dépassé par une demande qui l'épuise et qu'il ne parvient pas à satisfaire. Ce « médecin des villages » attend l'aide des élus locaux pour créer un pôle médical.« Il y a du boulot pour cinqou six », plaide-t-il.
 

 
Le docteur Jonathan Peterschmitt devant son cabinet, où défilent chaque jour 40 à 50 personnes.
Avec le Restaurant du Soleil, dans la rue principale, c'est l'autre pôle d'attraction du village d'Ammertzwiller, qui a fusionné avec son voisin, le 1er janvier 2016, pour former la commune nouvelle de Bernwiller. 40 à 50 personnes défilent quotidiennement au 3 rue des Bergers, à l'écart du vieux centre, une rue qui se transforme en chemin de terre quelques centaines de mètres plus loin en direction des Vosges, à la sortie d'un lotissement récent. Autant dire qu'on ne vient pas là par hasard.
« Au début, des patients partaient encore à 23 h ! »

À 25 minutes de voiture de Mulhouse, une vingtaine d'Altkirch et une trentaine de Belfort, l'adresse est tellement courue qu'on y vient même de communes situées à la frontière du Haut-Rhin et du Territoire, des vallées de la Doller et de la Thur, de tout le secteur de Dannemarie... « Je ne suis pas le médecin du village, je suis un médecin des villages ! », s'amuse Jonathan Peterschmitt, l'hôte des lieux.

En réalité, le jeune généraliste rit jaune. Installé depuis l'été 2016, il s'est très vite retrouvé à « cravacher dur » pour répondre à la demande. « Je croyais prendre mes marques après quelques mois, mais ça ne s'est pas calmé. » Les lundis, mardis, jeudis et vendredis, il ouvre son cabinet à 8 h et le ferme officiellement à 18 h 30, mais en fait plutôt vers 21 h, avant de s'occuper de la « paperasse ». « Au début, des patients partaient encore à 23 h ! »
« Avoir une secrétairen'offre pas davantagede disponibilités »

Pour éviter les attentes sans fin, il a conservé le système de consultations, uniquement sur rendez-vous, qu'avait mis en place son prédécesseur, Guillaume Dostatni, parti dans l'Isère après une dizaine d'années à Ammertzwiller. « Guillaume gérait les rendez-vous par courriel, mais j'en recevais jusqu'à 75 par jour, parfois sans pouvoir satisfaire une seule demande... J'ai donc choisi de basculer sur Doctolib [un service de prise de rendez-vous sur internet, NDLR] en 2018, puis j'ai réduit les plages horaires où je répondais au téléphone, puis j'ai arrêté d'y répondre... »

Un choix qui fait jaser aux alentours (lire par ailleurs) et contribue à tendre les relations avec les patients. Depuis la rentrée de janvier, le docteur Peterschmitt emploie donc, quatre jours par semaine entre 8 h et 9 h 30, une secrétaire de Dannemarie, qui prend les appels téléphoniques, trie les demandes et enregistre les rendez-vous pour les personnes âgées qui n'utilisent pas internet. « Les patients apprécient ce contact direct, mais avoir une secrétaire n'offre pas davantage de disponibilités », observe le médecin. Il réserve bien dix à quinze créneaux par jour pour des urgences, mais ceux-ci affichent généralement complet avant même l'ouverture matinale du cabinet.

Le docteur Peterschmitt observe que dans les environs, nombre de ses collègues travaillent dans les mêmes conditions, plusieurs seront à la retraite d'ici dix ans. « Au mieux ils seront remplacés, mais l'offre n'augmentera pas. Et s'ils ne sont pas remplacés, leurs patients viendront ici, ou aux urgences... »

Côté privé, le sémillant jeune homme - originaire de Pfastatt et fils du pasteur Samuel Peterschmitt, fondateur de l'église évangélique Porte ouverte chrétienne à Bourtzwiller - a la chance de résider dans la maison voisine de son cabinet. Ce n'est pas pour autant qu'il voit ses enfants tous les soirs. Il a « sanctuarisé » le mercredi pour sa famille, mais ne parvient pas à lui consacrer le temps qu'il voudrait. « Début décembre, j'ai craqué », confie-t-il.
« Vendre cette implantation géographique ne serapas un souci »

Pour améliorer sa qualité de vie en même temps que la prise en charge des patients, le docteur Peterschmitt a une solution : créer, dans les environs, un pôle médical, qui regrouperait plusieurs généralistes - « Il y a du boulot pour cinq ou six » - et autour desquels pourraient se greffer d'autres professions : infirmières, kinésithérapeute, psychomotricienne, ophtalmologue, addictologue, laboratoire...

Il rêve d'un « village médical », qui retiendrait les patients localement, leur éviterait de faire des kilomètres pour se soigner, voire saturer davantage encore les services hospitaliers d'Altkirch ou de Mulhouse. « J'ai déjà des contacts avec divers collègues. Vendre cette implantation géographique, dans cet environnement paisible, non loin des Vosges et de l'EuroAirport, ne sera pas un souci. »

Avant les fêtes, il a écrit aux principaux élus concernés, certains lui ont répondu très rapidement, lui ont déjà proposé des terrains. « Ils seraient suffisants pour le pôle médical proprement dit, mais pas pour accueillir d'autres professions ou services, un développement ultérieur. Ils sont également trop enclavés. »
« Soit on développe l'offre, soit je m'en vais »

Le docteur Peterschmitt est aussi en contact avec la communauté de communes Sud Alsace-Largue, pour un terrain dans une nouvelle zone d'activités située à Diefmatten. Il espère une offre ferme - à prix préférentiel - avant les élections municipales, afin qu'elle ne puisse être remise en cause par leurs résultats. Il veut acquérir le terrain lui-même et devenir promoteur du projet, afin d'en rester maître. Il envisage un associé pour le montage financier, mais veut proposer, au final, une solution clé en main à ses futurs collègues.

Le docteur Peterschmitt dit avoir reçu des réactions encourageantes de l'Agence régionale de santé (ARS), du conseil départemental du Haut-Rhin, de la région Grand Est et de l'ordre des médecins, mais il espère surtout un large soutien financier, pour un pôle qui « drainerait bien au-delà des frontières administratives de la communauté de communes ». « Soit on développe l'offre, soit je m'en vais, prévient le médecin. Je ne tiendrai pas plus de cinq ans à ce rythme. »
Un reportage d'Olivier BRÉGEARD, Thierry GACHON et François TORELLI Lire également page 13.

Lire également page 13.

 
 

 

À Bernwiller, médecin cherche renforts

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:14:18

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À Bernwiller, médecin cherche renforts
 

 
Jonathan Peterschmitt dans son cabinet, où défilent chaque jour 40 à 50 personnes. Photo L'Alsace
Avec le Restaurant du Soleil, dans la rue principale, c'est l'autre pôle d'attraction du village d'Ammertzwiller, qui a fusionné avec son voisin, le 1er janvier 2016, pour former la commune nouvelle de Bernwiller. 40 à 50 personnes défilent quotidiennement au 3, rue des Bergers, à l'écart du vieux centre, une rue qui se transforme en chemin de terre quelques centaines de mètres plus loin en direction des Vosges, à la sortie d'un lotissement récent. Autant dire qu'on ne vient pas là par hasard.
« Au début, des patients partaient encore à 23 h ! »

À 25 minutes de voiture de Mulhouse, une vingtaine d'Altkirch et une trentaine de Belfort, l'adresse est tellement courue qu'on y vient même de communes situées à la frontière du Haut-Rhin et du Territoire, des vallées de la Doller et de la Thur, de tout le secteur de Dannemarie... « Je ne suis pas le médecin du village, je suis un médecin des villages ! », s'amuse Jonathan Peterschmitt, l'hôte des lieux.

En réalité, le jeune généraliste rit jaune. Installé depuis l'été 2016, il s'est très vite retrouvé à « cravacher dur » pour répondre à la demande. « Je croyais prendre mes marques après quelques mois, mais ça ne s'est pas calmé. » Les lundis, mardis, jeudis et vendredis, il ouvre son cabinet à 8 h et le ferme officiellement à 18 h 30, mais en fait plutôt vers 21 h, avant de s'occuper de la « paperasse ». « Au début, des patients partaient encore à 23 h ! »
« Avoir une secrétairen'offre pas davantagede disponibilités »

Pour éviter les attentes sans fin, il a conservé le système de consultations, uniquement sur rendez-vous, qu'avait mis en place son prédécesseur, Guillaume Dostatni, parti dans l'Isère après une dizaine d'années à Ammertzwiller. « Guillaume gérait les rendez-vous par courriel, mais j'en recevais jusqu'à 75 par jour, parfois sans pouvoir satisfaire une seule demande... J'ai donc choisi de basculer sur Doctolib [un service de prise de rendez-vous sur internet, NDLR] en 2018, puis j'ai réduit les plages horaires où je répondais au téléphone, puis j'ai arrêté d'y répondre... »

Un choix qui fait jaser aux alentours et contribue à tendre les relations avec les patients. Depuis la rentrée de janvier, le docteur Peterschmitt emploie donc, quatre jours par semaine entre 8 h et 9 h 30, une secrétaire de Dannemarie, qui prend les appels téléphoniques, trie les demandes et enregistre les rendez-vous pour les personnes âgées qui n'utilisent pas internet. « Les patients apprécient ce contact direct, mais avoir une secrétaire n'offre pas davantage de disponibilités », observe le médecin. Il réserve bien dix à quinze créneaux par jour pour des urgences, mais ceux-ci affichent généralement complets avant même l'ouverture matinale du cabinet.

Le docteur Peterschmitt observe que dans les environs, nombre de ses collègues travaillent dans les mêmes conditions, plusieurs seront à la retraite d'ici dix ans. « Au mieux ils seront remplacés, mais l'offre n'augmentera pas. Et s'ils ne sont pas remplacés, leurs patients viendront ici, ou aux urgences... »

Côté privé, le sémillant jeune homme - originaire de Pfastatt et fils du pasteur Samuel Peterschmitt, fondateur de l'église évangélique Porte ouverte chrétienne à Bourtzwiller - a la chance de résider dans la maison voisine de son cabinet. Ce n'est pas pour autant qu'il voit ses enfants tous les soirs. Il a « sanctuarisé » le mercredi pour sa famille, mais ne parvient pas à lui consacrer le temps qu'il voudrait. « Début décembre, j'ai craqué », confie-t-il.
« Vendre cette implantation géographique ne serapas un souci »

Pour améliorer sa qualité de vie en même temps que la prise en charge des patients, le docteur Peterschmitt a une solution : créer, dans les environs, un pôle médical, qui regrouperait plusieurs généralistes - « Il y a du boulot pour cinq ou six » - et autour desquels pourraient se greffer d'autres professions : infirmières, kinésithérapeute, psychomotricienne, ophtalmologue, addictologue, laboratoire...

Il rêve d'un « village médical », qui retiendrait les patients localement, leur éviterait de faire des kilomètres pour se soigner, voire saturer davantage encore les services hospitaliers d'Altkirch ou de Mulhouse. « J'ai déjà des contacts avec divers collègues. Vendre cette implantation géographique, dans cet environnement paisible, non loin des Vosges et de l'EuroAirport, ne sera pas un souci. »

Avant les fêtes, il a écrit aux principaux élus concernés, certains lui ont répondu très rapidement, lui ont déjà proposé des terrains. « Ils seraient suffisants pour le pôle médical proprement dit, mais pas pour accueillir d'autres professions ou services, un développement ultérieur. Ils sont également trop enclavés. »
« Soit on développe l'offre, soit je m'en vais »

Le docteur Peterschmitt est aussi en contact avec la communauté de communes Sud Alsace-Largue, pour un terrain dans une nouvelle zone d'activités située à Diefmatten. Il espère une offre ferme - à prix préférentiel - avant les élections municipales, afin qu'elle ne puisse être remise en cause par leurs résultats. Il veut acquérir le terrain lui-même et devenir promoteur du projet, afin d'en rester maître. Il envisage un associé pour le montage financier, mais veut proposer, au final, une solution clé en main à ses futurs collègues.

Le docteur Peterschmitt dit avoir reçu des réactions encourageantes de l'Agence régionale de santé, du conseil départemental du Haut-Rhin, de la région Grand Est et de l'ordre des médecins, mais il espère surtout un large soutien financier, pour un pôle qui « drainerait bien au-delà des frontières administratives de la communauté de communes ». « Soit on développe l'offre, soit je m'en vais, prévient le médecin. Je ne tiendrai pas plus de cinq ans à ce rythme. »
Un reportage d'Olivier BRÉGEARD, Thierry GACHON et François TORELLI LIRE AUSSI En page 38. PLUS WEB Notre dossier sur www.lalsace.fr

 

 
 

élections municipales Territoires de campagne Toubib or not toubib ? Les communes face à la pénurie

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:21:53

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élections municipales Territoires de campagne
Toubib or not toubib ? Les communes face à la pénurie
La prévention des déserts médicaux est un enjeu de politique locale. Si l'Alsace est jusque-là peu touchée, le problème de l'accès aux soins de proximité va se poser de manière accrue dans les cinq prochaines années, avec les nombreux départs à la retraite de généralistes baby-boomers.
 

 
Le docteur Yannick Schmitt
Confrontées à la pénurie, certaines communes agissent dans l'urgence. Elles rénovent et mettent à disposition des locaux, prennent en charge le loyer. D'autres prennent les devants, avec plus ou moins de succès.

Labaroche, 2 400 habitants, dans le val d'Orbey, compte 20 professionnels de santé dans sa population. Mais cette localité au territoire très étendu et à l'habitat dispersé, n'avait plus de généraliste en exercice depuis 2014.

Après le passage éclair d'une médecin hongroise salariée par l'Association de soins et d'aides de Mulhouse et environs (Asame) restée un mois, la commune a trouvé dans la foulée, « par le bouche-à-oreille », une jeune généraliste désireuse de s'installer dans une vallée à la fin de ses études. Et cela, grâce à un médecin résident qui l'avait eue comme interne. Pour consolider la présence médicale, la mairie a le projet de construire un pôle de santé interdisciplinaire, complété par une résidence senior.
La multiplication des maisons de santé

Parmi les solutions montées avec l'Agence régionale de santé (ARS) pour assurer l'accès aux soins de proximité, les regroupements de médecins et de paramédicaux dans des maisons de santé pluri-professionnelles (MSP) sont plébiscités.

De nombreuses communes en veulent une pour prévenir la pénurie. On compte dix maisons de santé en Alsace, et une quinzaine en projet. Celle de Herbitzheim, en Alsace Bossue, ouvrira au mois d'août.

La commune de 1900 habitants porte le projet immobilier : elle a financé le foncier et les locaux de 1 400 m² pour 3 millions d'euros TTC (avec une aide de 1 million d'euros de l'État et de 200 000 euros de la Région). La maison de santé de Herbitzheim accueillera à terme neuf cabinets de généralistes et de spécialistes. À ce jour, elle a déjà trouvé les quatre premiers.

La formule des MSP n'est pas réservée aux zones rurales. Strasbourg et Schiltigheim ont initié la leur dans des quartiers prioritaires, la première au Port-du-Rhin, en attente d'un deuxième généraliste, la seconde en projet dans le quartier des Écrivains à la faveur de la rénovation urbaine.

Mais si les regroupements pluridisciplinaires se multiplient, l'implantation médicale n'est pas garantie dans la durée. Dans le sud du Haut-Rhin, Bartenheim (3 800 âmes) a des soucis avec sa maison de santé ouverte en 2012.

En proie à des difficultés de gestion (loyers trop élevés, afflux de patients...), celle-ci est aujourd'hui menacée d'hémorragie. Un collectif de citoyens a été créé à l'initiative d'un candidat aux municipales pour soutenir la structure. La solution - c'est une des idées émises - pourrait être intercommunale avec « le rachat des murs » par la communauté d'agglomération de Saint-Louis.
Prête à payer le prix

A quelques encablures, Huningue (7 300 habitants) sans généraliste depuis 2017, a finalement réussi à convaincre un médecin de venir s'installer en y mettant le prix, après avoir multiplié les déconvenues : échec d'un cabinet de recrutement spécialisé, implantation d'un médecin étranger compromise par le frein linguistique, projet de télémédecine avorté.

La commune a accepté de verser une allocation forfaitaire de 50 000 euros à ce professionnel, soutenu par l'ARS à même hauteur. Somme à laquelle elle a ajouté 10 000 euros de dotation pour l'équipement du cabinet.

Le généraliste, un ancien praticien de la clinique des Trois-Frontières, est en poste depuis le 6 janvier. Mais l'initiative est loin de faire l'unanimité.

Pour le Dr Yannick Schmitt vice-président du syndicat AGJIR (Alsaciens Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants) et médecin à Lingolsheim, « faire la course à l'échalote dans l'attribution de primes est une mauvaise idée pour favoriser une implantation durable ».

La mairie défend son choix: « une solution 100 % transparente. Si on avait appliqué la gratuité du loyer comme le font beaucoup de communes, on serait arrivé en 5 ans à plus de 50 000 euros ». Elle reconduira le dispositif aux mêmes conditions financières en cas d'installation d'un deuxième médecin.

Plus anecdotique, certaines villes utilisent les moyens de communication moderne. Ainsi, Mulhouse où 60 % des médecins ont au moins 55 ans, a lancé un clip vidéo vantant son cadre de vie et ses atouts pour attirer des généralistes et spécialistes, des infirmier(e)s. Intitulé « professionnels de santé, choisissez Mulhouse », il est diffusé sur le site et les réseaux sociaux de ville, ainsi que dans les facs de médecines, les centres de formation...
L'alternative de la télémédecine et ses limites

A défaut de trouver un remplaçant au dernier généraliste parti en 2013, Oberbruck (420 habitants) est la commune d'Alsace qui a étrenné la télémédecine entre 2016 et 2019. « A quelques kilomètres, Masevaux, le chef-lieu de canton, compte sept médecins qui pour la plupart ont 60 ans ou plus. Dans 3-4 ans, ce territoire de montagne risquait de se transformer en désert médical », justifie la mairie, qui a investi 45 000 euros dans la rénovation du local. L'Asame, à l'origine de l'initiative, payait l'infirmier accompagnant la téléconsultation. Le matériel, un investissement de 35 000 euros, avait été financé par du mécénat et le télédiagnostic était assuré par des médecins qui faisaient des vacations « Le centre de télémédecine a accueilli environ 800 patients en trois ans. Les gens étaient satisfaits. Ça dépannait. Mais on était trop précurseur », analyse la mairie.

L'expérimentation, subventionnée par l'ARS, s'est arrêtée l'été dernier. « Parmi les intervenants, il y avait un médecin implanté en Champagne-Ardenne, une région sous-dotée, qui fermait son cabinet une demi-journée par semaine pour faire du télédiagnostic », objecte le porte-parole d'AGJIR. C'était déshabiller Pierre pour habiller Paul. « La solution, poursuit-il, n'est pas tenable à long terme. L'enjeu devrait être l'installation d'un maximum de jeunes médecins. »

Oberbruck espère relancer l'outil de téléconsultation via la création d'une Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), un nouveau mode d'organisation, avec le soutien de la comcom de la vallée de la Doller et du Soultzbach.

« La commune, conclut le porte-parole des jeunes généralistes n'est pas la bonne taille pour l'organisation des soins, l'échelon le plus pertinent, est selon lui, le département pour les zones rurales, et l'intercommunalité pour les zones plus urbaines. »
Isabelle NASSOY Lire également en page 14.

Lire également en page 14.

 
 

 

Altkirch  Voeux départementaux Brigitte Klinkert aux agents : « 351 dodos et on y sera »

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 05:50:46

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Altkirch  Voeux départementaux
Brigitte Klinkert aux agents : « 351 dodos et on y sera »
Brigitte Klinkert a présenté les troisièmes et derniers voeux du Département du Haut-Rhin à ses agents, jeudi dernier. À 351 jours du passage à la Collectivité européenne d'Alsace. Les derniers, donc, pour la présidente lors d'un moment symbolique à Altkirch.
 

 
Brigitte Klinkert, présidente du département du Haut-Rhin. 2021.
Un petit pin's représentant le « A » de l'Alsace offert à l'entrée de la salle du Quartier Plessier à Altkirch et voilà que les agents du Département du Haut-Rhin se projettent vers leur nouveau défi. Pour eux, il commencera dans un peu plus de 300 jours, « 351 dodos », souriait, jeudi dernier, Brigitte Klinkert, présidente du Département du Haut-Rhin, pour symboliser l'impatience presque enfantine qui agite la collectivité en ce moment. Car le 1er  janvier 2021, la présidente rendra son écharpe pour faire entrer le Haut-Rhin dans la Collectivité européenne d'Alsace (CEA).

Quelque 200 membres du personnel de tous horizons sont venus assister à la dernière cérémonie de voeux de leur présidente, dernière à plusieurs égards puisqu'il s'agissait aussi de la troisième dans le département, après Colmar et Riedisheim.
Rien ne changera vraiment pour les agents

Entourées de Rémy With, son premier vice-président, et des conseillers départementaux des cantons d'Altkirch (Nicolas Jander), Brunstatt (Bernadette Groff) et Saint-Louis (Pascale Schmidiger), Brigitte Klinkert et sa directrice générale des services, Stéphanie Tachon, ont évoqué « un état d'esprit particulier » dans cette « année de préparation et de préfiguration de la CEA » et de « création d'un service public alsacien ».

L'intérêt général, c'est bien ce que continueront de servir les agents du Département qui savent déjà que rien ne changera concrètement pour eux, dans leur quotidien professionnel. Hormis un nouveau logo, des responsables de service communs aux anciens Haut-Rhin et Bas-Rhin. Et quelques transferts de compétences, comme la gestion et l'entretien des autoroutes A35 et A36.

Pas inquiets, donc, les personnels du Département, qui ont sereinement fêté le passage à 2020. Ils savent que « tous les départements français vous observent », leur a rappelé Brigitte Klinkert et qu'ils vont « répondre aux souhaits exprimés par nos concitoyens de faire figurer l'Alsace sur la carte de France ».
Karine FRELIN

 

 
 

 

Bas-Rhin  Voeux du préfet Jean-Luc Marx Actes haineux : onze gendarmes enquêtent à plein temps

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:22:43

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Bas-Rhin  Voeux du préfet Jean-Luc Marx
Actes haineux : onze gendarmes enquêtent à plein temps
Jean-Luc Marx, préfet du Grand Est et du Bas-Rhin, a fait le point sur plusieurs sujets d'actualité lors de ses voeux à la presse, ce mardi 21 janvier.
 

 
Le préfet Marx a esquissé deux pistes à « interroger » pour faire évoluer la sécurisation des marchés de Noël de Strasbourg : les conditions de circulation du tram et les filtrages aux accès.
Questions de sécurité
Dans le Bas-Rhin, les atteintes à l'intégrité physique des personnes ont progressé de 4,4 % en 2019. Les coups et blessures volontaires sur personne de 15 ans et plus sont en hausse de 6,9 %. Les violences sexuelles représentent 8 % des faits. Un tiers de ces violences sont des violences intrafamiliales et le quart environ ont été commises au sein du couple. Concernant les atteintes aux biens, les cambriolages sont en baisse de 3,2 % mais les dégradations sont en hausse de 5,7 %.

Quelque 43 actes racistes et/ou antisémites ont été recensés en 2019 dans le Bas-Rhin. Une cellule d'investigation dédiée à ces actes, composée de 11 gendarmes à temps plein, s'est constituée au sein de la section de recherches de la région de gendarmerie Alsace. « La quasi-absence de témoignages constitue un handicap dans les enquêtes », indique le préfet Jean-Luc Marx.

Concernant les violences urbaines lors du réveillon, le préfet estime que « le mode de gestion de cette soirée doit aller au-delà du quadrillage policier ». Il relève que hormis l'ellipse insulaire, le quartier européen et la Neustadt, tous les quartiers strasbourgeois sont désormais touchés par le phénomène des voitures brûlées. Quelque 70 personnes ont été hospitalisées au cours de la semaine du Nouvel An pour des blessures liées à des feux d'artifice et des pétards.
Géothermie profonde et longue attente

Le préfet attend toujours les résultats de l'analyse scientifique concernant le séisme du 12 novembre 2019 et les activités de géothermie profonde de la société Fonroche. Commandée par la préfecture le 14 novembre, cette étude repose sur une masse importante de données enregistrées dans le sous-sol autour du site de Fonroche. Les résultats, nous dit le préfet, sont attendus « pour les semaines à venir », sans plus de précision. Le rapport proposera au préfet, « soit la reprise en l'état de l'activité de géothermie, soit sa reprise sous de nouvelles conditions, soit l'arrêt de l'activité ».

« Je formule le voeu que l'exploitation puisse continuer », a indiqué Jean-Luc Marx, en assurant n'avoir reçu de pression « ni de l'entreprise, ni de quiconque ».
Marché de Noël de Strasbourg : « faire évoluer » le dispositif pour 2020

Le préfet Marx se dit « parfaitement conscient » que le dispositif de sécurité du marché de Noël « suscite quelques protestations et récriminations de la part des Strasbourgeois », de plus en plus nombreux à le contester, le jugeant absurde et inefficace (DNA du 17 décembre).

Mais le marché de Noël de Strasbourg est « une manifestation tellement connue dans le monde entier qu'on ne peut pas à mon sens faire l'impasse sur la sécurité », insiste le préfet, rappelant que « la menace terroriste est toujours présente ». « Le dispositif doit-il évoluer pour l'édition 2020 ? Probablement que oui. Mais il est trop tôt pour dire dans quelle direction », admet-il. Il esquisse tout de même deux pistes à « interroger » : « les conditions de circulation du tram (qui ne s'arrête pas aux arrêts sur la Grande Île pendant les heures de marché, empêchant les correspondances, NDLR) et sur les fouilles et les filtrages aux accès. ».

C'est à Josiane Chevalier, qui remplacera Jean-Luc Marx en mars, que reviendra la charge de définir ce nouveau dispositif avec le prochain maire de Strasbourg.
ACB et F. BY

 

 
 

 

pôle Habitat  Les voeux du président L'action à tout prix

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:18:26

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pôle Habitat  Les voeux du président
L'action à tout prix
Gilbert Meyer, président de Pôle Habitat Colmar Centre Alsace, a beau vouloir être optimiste, le « désengagement de l'État » concernant le logement social invite plutôt à l'inquiétude et aux questionnements.
 

 
La démolition des 220 logements de la cité Florimont, rue des Marguerites à Colmar en novembre 2019.
Discours technique mais aussi politique, voire politisé. Gilbert Meyer, président de Pôle Habitat Colmar Centre Alsace, n'a pas manqué de mettre en exergue sa position divergente concernant les politiques sociales, à l'occasion de ses voeux lundi soir, en sa qualité de patron du principal bailleur social de l'agglomération.

« Nous serons en capacité de faire face et de construire une vie meilleure », a martelé en introduction un président, en désaccord avec la volonté de l'État de « maîtriser » le volume budgétaire des dépenses à caractère social, comprenez les réduire...
« Un pognon de dingue »

Et de citer Emmanuel Macron et sa fameuse phrase de juin 2018 : « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s'en sortent pas ».

La réduction du loyer de solidarité amputant les bailleurs sociaux de 4 % de leurs recettes (et donc leur capacité d'investissement) a été âprement négociée, nous dit-il, aboutissant à la création par la CDC (Caisse des dépôts et de consignation), de « nouveaux outils de financement nous permettant de nous maintenir à un très bon niveau d'investissement » (lire aussi ci-dessous).

« Au Royaume-Uni, cette réforme s'est immédiatement traduite par une hausse des impayés. » Le danger serait réel car les APL, c'est tout de même 9,6 millions d'euros pour le bailleur colmarien. Cela dit, même si Gilbert Meyer adhère à l'idée d'une orthodoxie budgétaire, il estime, en bon gaulliste, que les questions sociales méritent « une attention plus scrupuleuse et plus suivie ».

Car nous dit-il, le « tout est une question d'équilibre », entre qualité de vie des gens, écoute gouvernementale et gestion des deniers de la République. L'art de transformer les contraintes en atouts, c'est un peu la marque de fabrique de M. Meyer. Pôle Habitat n'échappe pas à cette gestion sur le fil du rasoir, s'accommodant finalement plutôt bien, entend-t-on, de la perte de recettes de loyers de l'ordre de 8 %.
Les rénovationsse poursuivent

Les rénovations urbaines ne s'arrêtent pas pour autant, suivant une stratégie inscrite dans le marbre. Et d'égrener des chiffres parlants : 476 démolitions, 364 reconstructions, 1 012 réhabilitations et 1 198 résidentialisations, soit plus de 126 millions d'euros d'investissement. Les programmes se poursuivent : route d'Ingersheim (100 logements réhabilités), quartier Schweitzer (576 logements)...
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Colmar Pôle habitat L'action à tout prix

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:11:57

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Colmar Pôle habitat L'action à tout prix
 

 
La démolition des 220 logements de la cité Florimont rue des Marguerites à Colmar en novembre 2019. Archives L'Alsace/Vanessa MEYER
Discours technique mais aussi politique, voire politisé. Gilbert Meyer, président de Pôle Habitat Colmar Centre Alsace, n'a pas manqué de mettre en exergue sa position divergente concernant les politiques sociales, à l'occasion de ses voeux lundi soir, en sa qualité de patron du principal bailleur social de l'agglomération.

« Nous serons en capacité de faire face et de construire une vie meilleure », a martelé en introduction un président en désaccord avec la volonté de l'État de « maîtriser » le volume budgétaire des dépenses à caractère social, comprenez les réduire...
« Un pognon de dingue »

Et de citer Emmanuel Macron et sa fameuse phrase de juin 2018 : « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s'en sortent pas. »

La réduction du loyer de solidarité amputant les bailleurs sociaux de 4 % de leurs recettes (et donc leur capacité d'investissement) a été âprement négociée, nous dit-il, aboutissant à la création par la CDC (Caisse des dépôts et de consignation), de « nouveaux outils de financement nous permettant de nous maintenir à un très bon niveau d'investissement ».
L'exemple du côté du Royaume-Uni

« Au Royaume-Uni, cette réforme s'est immédiatement traduite par une hausse des impayés. » Le danger serait réel car les APL, c'est tout de même 9,6 millions d'euros pour le bailleur colmarien. Cela dit, même si Gilbert Meyer adhère à l'idée d'une orthodoxie budgétaire, il estime, en bon gaulliste, que les questions sociales méritent « une attention plus scrupuleuse et plus suivie ».

Car, dit-il, « tout est une question d'équilibre », entre qualité de vie des gens, écoute gouvernementale et gestion des deniers de la République. L'art de transformer les contraintes en atouts, c'est un peu la marque de fabrique de M. Meyer. Pôle Habitat n'échappe pas à cette gestion sur le fil du rasoir, s'accommodant finalement plutôt bien, entend-on, de la perte de recettes de loyers de l'ordre de 8 %.
Les rénovations se poursuivent

Les rénovations urbaines ne s'arrêtent pas pour autant, suivant une stratégie inscrite dans le marbre. Et d'égrener des chiffres parlants : 476 démolitions, 364 reconstructions, 1 012 réhabilitations et 1 198 résidentialisations, soit plus de 126 millions d'euros d'investissement. Les programmes se poursuivent : route d'Ingersheim (100 logements réhabilités), quartier Schweitzer (576 logements), etc.
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

Katzenthal Nathalie Tantet-Lorang brigue un second mandat

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:13:30

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Katzenthal Nathalie Tantet-Lorang brigue un second mandat
 

 
 
De la rue, les longues fenêtres aux tentures rouges éclairaient le premier étage de la salle communale. À l'intérieur dans la pièce aux murs clairs et au plafond lumineux, les invités heureux de se retrouver. Et c'est justement ce lieu, où trônait un sapin sur une estrade clinquante, qui a été l'objet de toutes les attentions. En effet, la maire a rappelé le chantier de sa rénovation s'étirant sur une année complète, leur déménagement début janvier et a remercié tout comme son premier adjoint Dominique Perret les acteurs ayant contribué à sa réussite. Le député et conseiller général du Grand Est Jacques Cattin ainsi que le conseiller départemental Pierre Bihl ont salué le bel ouvrage en fin de cérémonie.

Le maire a rappelé les travaux de l'année 2019 et les projets 2020 avec la réfection de la rue du vignoble dont la première tranche sera achevée en février, celle du terrain de jeux, la réalisation des deux appartements au premier étage du bâtiment de la mairie avec Colmar Habitat, et la poursuite de leur partenariat avec l'association « Âtre de la vallée » pour les travaux d'entretien extérieurs.

Puis les forces vives du village ont été chaleureusement félicitées avec un accent particulier à Sandrine et Bertrand Weckel pour le récent lancement de leur atelier/boutique artistique « Pauses créatives ».

Dans la foulée, Nathalie Tantet-Lorang a parlé du marathon de Colmar animé par l'association festive de Katzenthal et le syndicat viticole. En fin de cérémonie une enveloppe de 1 000 EUR remise à chaque commune « Bretzel marathon » par les organisateurs, a été distribuée à parts égales de 500 EUR à Liliane Schumacher présidente de l'amicale des dons du sang Katzenthal/Ingersheim et à Emeline Klée déléguée locale de la ligue contre le cancer.

Souhaitant ensuite ses voeux à la commune, le maire a conclu en annonçant sa candidature aux prochaines élections municipales. Son premier adjoint lui a alors témoigné à son tour de parole gratitude et soutien.

Puis Pierre Bihl s'est exprimé sur les actions menées par le conseil départemental notamment les plans « senior ». Il a également abordé le sujet de la Collectivité européenne d'Alsace. Tout aussi enjoué Jacques Cattin rappelant aussi son attachement à la région a étendu son discours sur l'actualité nationale en poussant même la chansonnette « Christ est venu, Christ est là » a-t-il entonné en ajoutant : vous savez ce que l'on chante maintenant à Paris ? « Emmanuel vient nous sauver » Il s'est mis dans des sales draps. Il faut réformer il a raison, mais il devrait écouter un peu plus le territoire. Aujourd'hui on est dans une technocratie et un centralisme parisien qui s'est encore accentué ».

Avant le verre de l'amitié, Jere Askola jeune champion du monde de WFC (World Fighters Corporation) en Full-contact dans la catégorie moins de 72 kg a été mis à l'honneur tout comme les lauréats d'examens et les gagnants du concours des maisons fleuries, tous sont repartis avec un bon d'achat.
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Lapoutroie Une envie de « faire mieux »

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:44:38

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Lapoutroie Une envie de « faire mieux »
 

 
De g. à d. : Christian Demangeat, Philippe Girardin, tête de liste, Raymond Vanroyen, Vincent Compagnon, Nabila Bouadma et Claude Erny. Photo L'Alsace /Jean-Daniel KIENTZ
« On peut entendre que Lapoutroie se meurt ». Philippe Girardin rapporte ces paroles d'un couple qui cherchait à s'établir dans une vallée alsacienne mais qui finalement a opté pour le val de Villé, rejetant l'idée même de s'installer à Lapoutroie. Vrai ou faux ? C'est en tout cas de l'eau au moulin de l'ancien conseiller municipal (1995-2008) et ex-vice-président de la CCVK (Communauté de Communes de la vallée de Kaysersberg) qui se présente devant les électeurs de la commune, entouré de 18 autres prétendants sur une liste baptisée « Lapoutroie-Hachimette. Une envie d'y vivre ». Un homme d'expérience donc, qui fut également un président consensuel du PNRBV (Parc naturel régional des Ballons des Vosges) entre 2004 et 2014. « En trois semaines, la liste a été montée », souligne Philippe Girardin, suggérant qu'il y aurait une envie pressante de tourner la page de la gestion municipale actuelle. « On peut faire mieux et autrement et c'est d'ailleurs mieux d'avoir deux listes pour la démocratie locale. Lapoutroie serait à un tournant de son histoire, nous dit-on. D'où cette volonté de « faire quelque chose avant de mourir à petit feu ». La problématique de la santé vient en première ligne lorsque M. Girardin aborde les grandes lignes de la stratégie de « Une envie d'y vivre ». Car les cadres de santé (médecin, dentiste, pharmacien) seraient susceptibles d'arrêter, sans qu'il y ait une garantie de succession.
« Des atouts »

Du côté des commerces locaux, le constat n'est pas brillant, fait-on remarquer. Au moins deux établissements seraient à vendre dont un « troquet bien placé qui joue encore un rôle de lien social non négligeable. « Il faut redonner du dynamisme au centre du village surtout que l'on dispose d'atouts », comme une économie agricole encore vivace (17 exploitants et au moins 50 personnes concernées par l'agriculture de montagne), des entreprises bien établies comme les affineurs Dodin, Haxaire et Blamont), le grand distillateur Miclo et un tissu d'artisans jugés « dynamiques ». Du côté de l'environnement, Phillippe Girardin, président fondateur de la Centrale villageoise photovoltaïque de la Weiss, estime qu'il y a un potentiel sur les bâtiments publics, lesquels pourraient capter l'énergie du soleil. Le potentiel est aussi à chercher du côté de la force hydraulique : on parle ici d'au moins deux « spots susceptibles de produire de l'électricité verte sur le ban communal. La chaudière à copeaux qui alimente en chaleur des bâtiments communaux aurait des calories à revendre, d'où la volonté d'étendre le réseau à d'autres « clients ». Et ce fameux serpent de mer, la piste cyclable ? « ça fait 36 ans que l'on en parle, ça suffit. Il nous faut une réflexion sur la question des transports... » Pour ce qui est de l'exercice du pouvoir, la liste de Philippe Girardin « veut travailler autrement et les élus s'engagent, le cas échéant, à « signer une charte de bonne conduite ».
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Rouffach Jean-Pierre Toucas, « une passion » pour sa ville

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:42:19

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Rouffach Jean-Pierre Toucas, « une passion » pour sa ville
 

 
Jean-Pierre Toucas brigue un 6e mandat aux élections municipales à Rouffach. DR
Avec cinq mandats derrière lui, Jean-Pierre Toucas en est convaincu : en démocratie, le lien le plus solide, c'est celui qui existe entre une population et son maire. « C'est le maillon où les gens ont encore confiance », répète-t-il. À ses yeux, c'est même une responsabilité. « La sagesse de l'expérience est fondamentale pour faire vivre ce lien », ajoute-t-il pour justifier cette candidature. Mieux : à l'écouter, sa passion pour Rouffach n'a pas bougé d'un iota, « la flamme est toujours ardente et mon désir d'agir pour Rouffach est la marque de mon engagement ». Le nom de sa liste en découle.

Une partie de ceux qui la composeront travaillent déjà à ses côtés - « c'est à eux que revient le grand mérite de mon bilan » - mais elle sera aussi « renouvelée à près de 40 % » et représentera « toutes les générations, tous les quartiers et la diversité sociale de la ville ».
L'heure du bilan

Avant de passer aux projets, Jean-Pierre Toucas tient à faire valoir un bilan : « En 2014, nous avions pris une somme d'engagements ; aujourd'hui, notre taux de concrétisation est particulièrement élevé. » Et de citer la poursuite du réaménagement des rues et leur sécurisation, les travaux au cimetière, la mise en LED de l'éclairage public, la zone industrielle « diversifiée », l'opération Désir de Jardins avec ses nombreux partenaires, le club house de football, l'accessibilité des espaces publics, la piste d'athlétisme, le guide des seniors, le projet autour de la briqueterie, la protection et la mise en valeur du Bollenberg avec le CSA, etc., sans oublier les actions entreprises sous l'égide de la comcom PAROVIC autour notamment de la petite enfance et de la jeunesse. « Nous avons été fidèles à nos engagements, sans augmenter la fiscalité locale depuis 2000. » Et de glisser : « Seul notre groupe majoritaire a voté en faveur de ces choix budgétaires. »
Un projet en co-construction

Et pour la suite ? « Tout au long de l'année, nous travaillons avec les gens, ils nous font remonter des idées. Là, au lieu de faire la synthèse nous-même, nous allons les inviter à participer, à co-construire ce projet. Cette idée est au coeur de notre démarche », indique-t-il. Ce qui passera notamment par deux soirées de travail collectif, le lundi 27 janvier et le vendredi 7 février, à l'Ancien Hôtel de Ville, pour proposer, échanger et débattre. « Grâce à cette démarche participative, nous pourrons présenter mi-février un projet plus ambitieux et plus innovant », avance-t-il, tout en assurant que son équipe « ne manque ni d'idées, ni d'appétit, ni d'ambitions, tout en proposant des projets adaptés à nos capacités financières ».

Si certains devaient se poser des questions sur son âge - il vient d'avoir 74 ans - lui assure que « ce n'est pas un problème » : « J'ai pour moi mon expérience, ma passion intacte, mon énergie, une vision d'avenir... J'ai toujours envie d'aller de l'avant. »
Élise GUILLOTEAU CONTACTER L'équipe « Rouffach passionnément 2020 » au 06.82.18.38.91 mais aussi via son site internet (www.rouffach2020.eu) ou sa page Facebook (Rouffach passionnément). PARTICIPER Deux soirées ateliers sont organisées les 27 janvier et 7 février, à 19 h 30, à l'Ancien Hôtel de Ville, sur le thème « Rouffach Avenir, ensemble construisons notre projet ». NOTRE NEWSLETTER Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter des municipales en Alsace, envoyée chaque jeudi avec une sélection des informations les plus importantes. Pour vous s'inscrire, il suffit d'avoir créé son compte sur notre site et de se connecter.

 

 
 

élections municipales  Mulhouse Julien Wostyn conduiraune liste Lutte ouvrière (LO)

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:37:44

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élections municipales  Mulhouse
Julien Wostyn conduiraune liste Lutte ouvrière (LO)
 

 
Julien Wostyn.
Un bref communiqué de presse diffusé ce mardi matin par Lutte ouvrière (LO) officialise ce qu'on pressentait depuis plusieurs mois (DNA du 16 septembre 2019) : Julien Wostyn (41 ans, ouvrier et représentant syndical au sein du site PSA Peugeot-Citroën Mulhouse) conduira de nouveau la liste mulhousienne du parti trotskiste aux élections municipales de mars prochain, tout comme il l'avait fait en 2008 et 2014.

Le communiqué poursuit : « La liste LO, qui est à l'image du monde du travail, veut affirmer que le camp des travailleurs est le seul à pouvoir mettre fin à la dictature du grand capital qui mène toute la société dans le mur. »

Un seul autre nom est pour l'heure dévoilé : celui de la future deuxième de liste, Nathalie Mulot (43 ans, agent territorial), elle aussi militante de longue date au sein de LO.
E.D.

 

 
 

 

Ottmarsheim  Voeux du maire Marc Munck dénonce la montée de la violence

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 05:49:32

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Ottmarsheim  Voeux du maire
Marc Munck dénonce la montée de la violence
Les sixièmes et derniers voeux prononcés par Marc Munck, le maire d'Ottmarsheim, ont réuni près de 300 personnes, le vendredi 17 janvier.
 

 
L'ensemble Choeur en portée a égayé la dernière cérémonie des voeux de Marc Munck à Ottmarsheim.
Dirigé par Noëlle Braunbarth, l'ensemble Choeur en portée a été choisi pour accompagner les réjouissances liées aux voeux du maire qui se sont déroulées vendredi soir à Ottmarsheim.

La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, et Gilbert Stimpflin, président de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Est, ont été invités à prendre le micro. Tous les deux ont été élogieux quant à l'implication du maire d'Ottmarsheim à la tête de la commune mais aussi dans les instances qu'ils président et dans lesquels Marc Munck s'investit pleinement.
« Un crève-coeur »

L'annonce avait déjà été faite mais Marc Munck s'est expliqué sur la « décision sereine » qu'il a prise de ne pas se représenter aux élections municipales de mars prochain.

« Quitter cette mairie est un crève-coeur, a-t-il reconnu. Il y a encore tant de choses à faire et j'avais tant de projets encore en tête... » Un brin amer, l'édile, « fier du travail accompli », évoque « la montée de la violence sous toutes ses formes ». Marc Munck ajoute que « dans ce climat infecté par les mensonges, les haines, les injures et les diffamations, la charge de maire est difficile à vivre et lourde à porter ». C'est bien « ce climat, qui devient insupportable lorsqu'il déborde, qu'il éclabousse l'entourage proche », qui lui fait dire : « Aujourd'hui, l'usure me gagne. L'envie me quitte. »
De nombreux enjeux

Durant son seul et unique mandat de maire, Marc Munck a « fait face à de nombreux enjeux qui ne sont pas forcément visibles ». Il cite notamment les différentes aides apportées aux personnes fragilisées, le combat mené pour maintenir la boulangerie et la supérette ouvertes, celui pour le développement du transport public à des conditions tarifaires acceptables et, au niveau scolaire, pour éviter la fermeture des classes et favoriser le bilinguisme. Sans oublier les batailles pour le maintien d'un service médical de proximité ou pour rompre avec la fracture numérique.

Des images projetées sur grand écran ont permis de faire rapidement le tour du village, « cette vieille cité à la fois romaine, romane et habsbourgeoise », qui accueille une grande zone portuaire, de grandes industries et une gendarmerie.
Justine NALOUEI

 

 
 

 

BUETHWILLER Voeux « Je suis un maire heureux ! »

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:05:53

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BUETHWILLER Voeux
« Je suis un maire heureux ! »
Une centaine de personnes ont assisté à la cérémonie de voeux de la municipalité de Buethwiller. Le maire Éric Bringel a annoncé qu'il se présentait pour un nouveau mandat.
 

 
Éric Bringel, maire de Buethwiller.
Le foyer des donneurs du sang, dont l'amicale est présidée par Patricia Marck, a accueilli la cérémonie des voeux de la municipalité de Buethwiller, autour du maire Éric Bringel, devant une centaine de personnes. Parmi elles, François Eichholtzer, président du Pays du Sundgau, les maires des villages limitrophes, présidents ou vice-présidents de différents syndicats et les représentants des forces vives du village.

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ! » Éric Bringel a cité ce proverbe africain avant de mettre en avant ceux qui oeuvrent pour le village, que ce soit par le biais d'associations, d'institutions ou de gestes individuels. Tous ont été remerciés.

« Je suis un maire heureux, à partir du moment où il y a une vie sociale et harmonieuse dans ma commune, cela fait du bien à tout le monde », a déclaré le premier magistrat, avant de rappeler les nombreuses actions réalisées toute l'année par les sept associations (amicale des donneurs de sang, association Attelage cavaliers du canal, Buethwiller animation loisirs, association de l'Age d'or, association APP (pêche), l'association Huilerie et le conseil de fabrique). Il a souligné le succès de la journée citoyenne à laquelle ont participé de nombreux bénévoles, grâce à qui le village prend de nouvelles et belles couleurs.

Plusieurs chantiers ont été réalisés : rallonge des mains courantes de l'escalier de l'église et de la mairie (2 814 EUR), réfection du chemin Niedertraubacherweg (17 742 EUR, dont 2 957 EUR de Dotation d'équipement des territoires ruraux, DETR), pose d'une clôture autour d'un transformateur (1 380 EUR), installation d'une sirène (6 548 EUR), remplacement des fauteuils du bureau de la mairie (960 EUR), achat d'une table et d'une poubelle pour la placette située dans la forêt (1 464 EUR), mise en place des gardes de corps pour la Croix de la peste (3 840 EUR), installation de trois chaudières à gaz à la mairie et dans deux appartements communaux (17 644 EUR), réalisation d'un mur de retenue devant la citerne à gaz (4 980 EUR), réalisation de la placette à l'entrée du village (7 110 EUR, dont 811 EUR subventionnés par le conseil départemental et 1 185 EUR par la Région du Grand-Est), la numérisation de tous les actes civils (2 688 EUR).

En fin de réception, Eric Bringel a indiqué avoir pris la décision de se présenter pour un nouveau mandat ».
Mireille COMPARON

 

 
 

 

Sierentz Voeux du maire Les adieux émouvants de Jean-Marie Belliard

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:25:22

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Sierentz Voeux du maire
Les adieux émouvants de Jean-Marie Belliard
Le maire de Sierentz, Jean-Marie Belliard, a présenté ses voeux à la population, vendredi dernier. Après 40 ans de bons et loyaux services en tant que premier magistrat, il ne sera pas candidat à sa propre succession. Des adieux forcément émouvants, lors d'une soirée pleine de surprises...
 

 
Jean-Marie Belliard enlace les enfants du conseil municipal des jeunes, qui lui ont réservé une belle surprise en écrivant une chanson : l'un des moments forts de la soirée.
Le discours du maire est terminé. Les enfants du conseil municipal des jeunes de Sierentz montent sur scène. Une vidéo de quelques minutes est alors projetée sur les écrans géants. On y voit les écoliers échanger avec Yves Bisch, figure bien connue localement en tant qu'ancien instituteur et fervent défenseur de la langue régionale (entre autres). Plusieurs lieux emblématiques de Sierentz défilent, avant que les enfants n'interprètent une chanson spécialement écrite pour leur maire, pour lui dire au revoir, lui qui a choisi de mettre l'écharpe tricolore de côté après quatre décennies à ce poste. Morceaux choisis : « Dans toutes les mémoires, y a Jean-Marie Belliard » ; « Encore un p'tit discours, et il passe son tour » ; « C'est à mon beau village, que je veux rendre hommage » ; « La relève est ici, n'aie pas peur Jean-Marie »... La chanson prend fin avec cette strophe : « D'être avec toi ce soir, j'ai le coeur qui pétille, Jean-Marie au revoir, tu as les yeux qui brillent... » La musique s'arrête, la lumière se rallume dans la salle. Jean-Marie Belliard a bien les yeux qui brillent lorsqu'il s'avance vers les enfants pour les enlacer. L'image est forte. Et elle témoigne bien des liens qui unissent le maire à sa commune et à ses administrés. Il n'a d'ailleurs cessé de le clamer durant la soirée : « Ici, il n'y a que des amis. »
«Notre société s'habitue à l'inacceptable»

Quelques minutes plus tôt, l'élu avait pris la parole pour prononcer l'un de ses derniers discours de maire. Comme un symbole, Jean-Marie Belliard évoque d'entrée la communauté de communes du Pays de Sierentz, qu'il a présidée durant de nombreuses années et qui lui était chère. Station d'épuration, médiathèque, pépinière d'entreprises... La liste des réalisations est longue. Le maire met ensuite en avant les associations et le bénévolat, « une valeur de plus en plus rare ». Avant de dresser un constat plutôt sombre de la société actuelle, revenant notamment sur le mouvement des gilets jaunes « qui exprime un véritable mal français », les grèves des transports, des avocats, des enseignants, ou encore la délinquance et la violence « qui deviennent des banalités ». « Notre société s'habitue à l'inacceptable », déplore Jean-Marie Belliard.
« Les boucliers d'un gouvernement en difficulté »

Comme à son habitude, le maire de Sierentz ne mâche pas ses mots lorsqu'il s'agit de s'élever contre ce qu'il juge injuste et notamment le manque de considération de l'État pour les municipalités : « Nous sommes aujourd'hui utilisés comme interlocuteurs et boucliers d'un gouvernement en difficulté. Alors que les communes sont littéralement méprisées depuis de longues années, on vient à les utiliser comme une bouée de sauvetage. » Restrictions de certaines compétences et baisse drastique des dotations font partie des motifs de contestation du maire. Mettant en exergue le devoir de proximité et de disponibilité d'un édile, il met en garde contre ces pertes et transferts de compétences, avec en toile de fond « le risque d'être de plus en plus déconnectés des réalités du terrain ».

Des lueurs d'espoir subsistent toutefois comme l'annonce de la mise en place de maisons de services publics dans les communes, avec une première permanence qui sera assurée par le Trésor public dans l'ancien tribunal de Sierentz, le 1er avril prochain.
Une amitié à conserver

Lorsqu'il évoque Saint-Louis agglo, le discours de Jean-Marie Belliard se veut moins incisif, plus tempéré, voire élogieux, citant en exemple le maillage des pistes cyclables et la réalisation prochaine du tronçon Sierentz-Kembs, la mobilité avec la ligne de bus Sierentz-Bâle ou encore le projet vision d'avenir 2030, qui doit définir les contours en matière d'urbanisme.

C'est images à l'appui, que le maire poursuit son discours pour lister les grands chantiers de l'année écoulée : début des travaux au complexe sportif, nouveau revêtement du court de tennis extérieur, première phase d'aménagement du parc du Domaine Haas, inauguration du nouveau groupe scolaire maternelle, déploiement de la vidéoprotection... Jean-Marie Belliard insiste aussi sur la nécessité de conserver les liens forts qui unissent Sierentz à Kostomloty, en Pologne, après les 20 ans de jumelage et d'amitié fêtés en 2019. Et rappelle la richesse de sa commune en termes de manifestations proposées tout au long de l'année.
Édith, sa plus belle rencontre

La voix se fait ensuite plus tremblante, presque fluette, et la gorge se noue au moment de conclure, de parler de ses 40 années, de ces « 14 600 journées à penser Sierentz ». Les remerciements pleuvent : adjoints, conseillers, personnel technique mais aussi habitants, au sein d'une commune qui s'agrandit, se développe à vitesse grand V, à l'image de la majorité des autres villes de l'agglo. Jean-Marie Belliard part avec le sentiment du devoir accompli : « Notre équipe a très largement réalisé ses promesses. » Il ne tire pas un trait sur sa ville mais il consacrera désormais la majeure partie de son temps à son épouse, Édith, la plus belle de ses rencontres, dit-il, en ayant du mal à contenir son émotion : « Sans elle, je ne serais jamais venu habiter à Sierentz. Elle ne m'a jamais poussé à m'engager ni retenu dans mes engagements. Elle a toujours été à mes côtés dans les bons et les mauvais moments. » Le discours est terminé. Les applaudissements sont nourris. Au tour des enfants d'entrer en scène, avec la suite que l'on connaît...
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Brunstatt-Didenheim   Hommages, remerciements et mises à l'honneur

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 05:50:24

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Brunstatt-Didenheim  
Hommages, remerciements et mises à l'honneur
 

 
Francois Xavier Goublet, Michel Schmitt et Michel Buessler, à l'honneur pour avoir participé activement aux cérémonies du 75e anniversaire de la libération de Brunstatt-Didenheim
Pour Antoine Viola, « le rôle du maire consiste aussi à porter les nécessités locales auprès de tous nos partenaires : agglomération, Département, Région, État ». Et de citer « Fabian Jordan, président de notre agglomération » à propos des périscolaires et transports en commun, « autant de sujets lourds qui relèvent de sa responsabilité et pour lesquels il a su mobiliser des ressources importantes pour notre territoire ». Il a également évoqué « Brigitte Klinkert, présidente du Département, qui a reçu avec bienveillance notre demande d'amélioration du carrefour de la déchetterie et a fait avancer ce dossier dans ces services ».

Mais pour le maire « il peut aussi s'agir de partenaires extérieurs, comme le bailleur social Habitat et humanisme qui a accepté de réserver sa résidence du chemin du Winckelweg à nos seniors, grâce à un partenariat concernant l'animation qui y sera proposée. Nous aurons donc là une extension à la résidence des Tilleuls ».

Antoine Viola a évidemment rendu hommage à ses proches collaborateurs, les équipes administratives et techniques, les sapeurs-pompiers qui se dévouent chaque jour pour la sécurité des habitants ainsi que « les 80 associations qui, au quotidien, font vivre notre village et font sa fierté ».

Puis il a voulu « mettre à l'honneur certains citoyens particulièrement engagés au service de nos villages ». Il s'agit de personnes qui ont participé de manière forte, parmi d'autres, aux cérémonies du 75e anniversaire de la libération de Brunstatt-Didenheim à savoir Michel Schmitt, président du Cercle généalogique de Mulhouse, Michel Buessler, président de l'association Vie et patrimoine, et François Xavier Goublet, vice-président de l'UNC.

À l'honneur également, Jacques Koenig, qui va quitter prochainement son poste de président de l'UNC, et les futures retraitées Pascale Serre, directrice de l'accueil Les petits filous, et Joëlle Boileau, directrice de l'école La Sirène de l'Ill à Didenheim.

 

 
 

 

Intercommunalité  Vallée de la Doller et du Soultzbach « Ce qui nous rassemble et fait notre force »

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:06:40

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Intercommunalité  Vallée de la Doller et du Soultzbach
« Ce qui nous rassemble et fait notre force »
La réception des voeux de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach s'est déroulée vendredi 17 janvier au Cosec intercommunal de Masevaux devant un parterre d'invités et élus.
 

 
Avant d'adresser les voeux de la communauté de communes à ses invités, le président Laurent Lerch a rassemblé autour de lui ses vice-présidents.
Secondé par la directrice de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, Delphine Pernot, le président Laurent Lech a accueilli à la traditionnelle cérémonie des voeux, les invités officiels. Parmi eux figuraient les maires et conseillers communautaires du territoire, les sénateurs Catherine Troendlé et René Danesi, le député Raphaël Schellenberger et les conseillers départementaux Rémy With et Fabienne Orlandi.
Concertation, confianceet cohésion

« Je sacrifie avec plaisir à la tradition pour vous souhaiter une très belle année 2020, a déclaré Laurent Lerch entouré des vice-présidents. Cette cérémonie est particulière cette année, aussi mon propos se limitera au bilan des dossiers de l'année 2019 mais aussi, de manière plus transversale, à ce qui nous rassemble et qui fait notre force... »

Il a ainsi énuméré la concrétisation des engagements majeurs comme la gendarmerie de Burnhaupt-le-Haut, le périscolaire de Burnhaupt-le-Bas, le PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal), les équipements sportifs et les réalisations économiques : renforcement électrique et déploiement de la fibre optique dans la ZI de la Doller, des ventes de terrains et la préparation de nouvelles zones. Il a rappelé deux réflexions d'envergure lancées fin 2019 : la mobilité qui s'inscrit dans une logique environnementale (acquisition de véhicules électriques et plan climat), et le déploiement général de la fibre optique.

« Nous ne pouvons pas faire aboutir ce type de dossier sans une forte concertation qui n'est possible qu'à travers la confiance et la cohésion de tous... Notre collectivité va donc connaître une phase de "respiration démocratique" en ce début d'année, et je tenais simplement à souligner l'importance de l'engagement d'élus, pas toujours facile mais tellement passionnant ! », a-t-il conclu.

Fabienne Orlandi a lancé un message de confiance et d'espoir et le souhait de continuer à travailler ensemble. Elle a rappelé que 2019 a été une année charnière pour la région qui a vu la renaissance officielle de l'Alsace grâce à la création de la Collectivité européenne d'Alsace, dans laquelle le Département tient à s'impliquer.

Enfin, invité à s'exprimer au nom des parlementaires présents, Raphaël Schellenberger a adressé ses félicitations aux élus communautaires qui agissent au service de la population. Il a souligné les contraintes et les difficultés grandissantes imposées par des réformes pas toujours cohérentes entre le législateur et l'État, avec lesquelles les élus locaux doivent gérer un territoire. Pour eux il a émis des voeux d'engagement et de courage.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

Appenwihr  Réception du Nouvel aN Derniers voeux pour le maire et bénévoles à l'honneur

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:01:47

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Appenwihr  Réception du Nouvel aN
Derniers voeux pour le maire et bénévoles à l'honneur
Jeudi soir, la salle polyvalente d'Appenwihr a fait salle comble pour les voeux de la municipalité. Le maire et son épouse accueillaient chaleureusement les invités à l'entrée de la salle comme à l'accoutumée.
 

 
Le maire remet officiellement au chef de corps Raphaël Hummel les clefs du véhicule cédé par le SDIS ainqi qu'un mot de remerciement d'une des victimes secourues en ce début d'année.
Après les remerciements destinés aux élus qui avaient fait le déplacement en nombre pour l'entourer (député, conseiller régional, conseillère départementale, président de la communauté de communes, maires, adjoints et conseillers municipaux passés et présents qui l'ont épaulé durant 25 ans), le maire André Deneuville a présenté ses voeux à l'assemblée. Pour couper court aux questions, il a immédiatement annoncé qu'il ne se représente pas au suffrage des Appenwihrois avant de se lancer dans un discours empli d'émotions et de remerciements.

De nombreuses personnes ont été mises à l'honneur ce soir-là : les donateurs et bénévoles sans qui rien ne pourrait être fait, les collaborateurs passés et présents de la mairie et de l'école qui se partagent un même bâtiment, mais aussi les associations qui font vivre la commune à travers les saisons et qui sont l'âme du village. Des associations soutenues techniquement et financièrement par la commune pour leur permettre de continuer à exister pour l'intérêt général.
Un nouveau véhiculepour les pompiers

Les pompiers volontaires ont été salués pour leur disponibilité car ils sont sortis six fois depuis le 1er janvier et se sont vus remettre les clés de leur nouveau véhicule grâce à la bienveillance de la présidente du conseil départemental représentée ce soir-là par Betty Muller, maire de Geiswasser et conseillère départementale.

Muriel Ribstein, conseillère municipale, et tous les bénévoles qu'elle a su mobiliser ont été remerciés pour l'obtention de la 1re fleur.

Virginie Ligibell, présidente de l'association des petits potirons, a été remerciée pour son investissement sans faille au sein du périscolaire qui accueille les enfants de Hettenschlag, Logelheim et Appenwihr, a été l'une des plus surprise et émue de cette reconnaissance publique du travail accompli dans l'ombre depuis de nombreuses années.
Le maire à l'honneur

Puis vint l'heure des autres discours et pour conclure le député Eric Straumann a remis à André Deneuville la médaille d'honneur de l'Assemblée Nationale pour ses 25 ans de bons et loyaux services.

L'assemblée a été invitée à clôturer cette soirée autour du cocktail servi par les membres du conseil municipal d'Appenwihr avant de tirer les rois et les reines. Cette ultime soirée de voeux du maire s'est poursuivie jusque tard dans la soirée, les convives n'étant pas pressés de quitter les lieux où régnait une ambiance chaleureuse et conviviale.

 

 
 

 

Ribeauvillé  AG du syndicat des apiculteurs et remise prix concours des miels 2019 Une année néfaste pour les abeilles

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:04:26

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Ribeauvillé  AG du syndicat des apiculteurs et remise prix concours des miels 2019
Une année néfaste pour les abeilles
Dimanche matin, les apiculteurs de Ribeauvillé et environs organisaient leur assemblée générale sous la présidence d'André Frieh.
 

 
Les apiculteurs de Ribeauvillé ayant obtenu un diplôme au concours de miels 2019, entourés des élus venus les saluer.
Dans son rapport d'activité, le président a notamment insisté sur la très mauvaise récolte de miel en 2019. Cette situation est due à une météo très défavorable en mai, en juin et en juillet. La vague de froid de mai « avec des records de froid » relevés par quelques apiculteurs, suivie de la canicule de juin et juillet ont ainsi privé les abeilles de leurs sources habituelles de nectar autant que de pollen. Sur certains secteurs, il a même fallu nourrir les colonies, ce qui est exceptionnel. Les récoltes s'en sont logiquement trouvées très amoindries. Cette situation a également rendu l'élevage de reines très difficile ce qui obère fortement le maintien des colonies.

Les autres activités du syndicat se sont cependant bien déroulées, et l'avenir n'est pas aussi sombre que l'on pourrait le penser. Le fait que le frelon asiatique n'est toujours pas présent dans le Haut-Rhin est une bonne nouvelle. La formation se poursuit avec succès. Quatorze nouveaux apiculteurs ont été formés en 2019, et la session 2020 compte déjà quinze inscrits. A l'occasion du renouvellement des mandats, Gilles Renaud fait son entrée au comité en remplacement de Jean-Jacques Abt qui ne se représentait pas ; Georges Kreyer et Gilles Lehmann ont été réélus. Jean-Louis Christ, maire de Ribeauvillé, est venu saluer les apiculteurs et leur rappeler le soutien des élus dans leurs actions de défense et de protection des abeilles. Le maire a confirmé que le raccordement du rucher école au réseau électrique, en cours de réalisation, sera terminé dans les prochaines semaines et que son coût est pris en charge par la commune. Pierre Bihl pour le conseil départemental du Haut-Rhin a ensuite félicité les apiculteurs pour leur engagement en faveur des abeilles. Il les a également remerciés pour le suivi des deux ruches installées sur le toit de l'Hôtel du département. Les élus ont ensuite remis les diplômes obtenus par les apiculteurs membres du syndicat lors du concours des miels 2019. Les participants ont ensuite partagé un moment de convivialité.
Palmarès du concours des miels 2019

Miel d'Acacia :

Médaille d'Or : Alain Frieh, Ferme Rolli ; Médaille de Bronze : André Frieh.

Miel de Fleurs :

Médaille d'Argent : Roland Fuhrmann, Edgar Kreuzer, Ferme Rolli.

Miel de Tilleul :

Médaille de Bronze : Christophe Blaesy.

Miel de Châtaignier :

Médaille d'Or : Alain Frieh, André Frieh ; Médaille d'Argent : Hugo Ferber, Roland Fuhrmann, Edgar Kreuzer, Ferme Rolli, Syndicat des Apiculteurs de Ribeauvillé ; Médaille de Bronze : Michel Obrecht, Christophe Blaesy ; Conformité : Henri Mischel.

Miel de Forêt

Médaille d'Or : Alain Frieh, André Frieh ; Médaille d'Argent : Gilles Lehmann, Ferme Rolli ; Médaille de Bronze : Roland Fuhrmann.

 

 
 

 

Sport et politique   Football alsacien : match entre la Ligue et les parlementaires

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:08:14

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Sport et politique  
Football alsacien : match entre la Ligue et les parlementaires
La Ligue Grand Est de football juge « déplacée » la consultation des présidents de clubs locaux initiée par les parlementaires alsaciens. Le District Alsace de football note que son périmètre « répond » déjà au cadre de la Collectivité européenne d'Alsace.
 

 
Lors d'un match entre Durrenbach et Weyer.
Quand la politique entre dans les vestiaires et les club-houses. La Ligue Grand Est de football (LGEF) a été « surprise » de découvrir que les parlementaires alsaciens avaient adressé un courrier aux présidents des clubs de football alsaciens pour connaître leur opinion sur « un retour des prérogatives de Ligue à l'échelle de l'Alsace » ou leur « satisfaction sur l'organisation actuelle à l'échelle du Grand Est » (DNA du 20 janvier).

La LGEF et le District d'Alsace de football précisent qu'ils n'ont « aucun lien avec cette initiative ». La Ligue rappelle qu'« elle applique la loi telle qu'elle a été décidée par nos parlementaires » et que « les clubs, les alsaciens comme les autres, ont voté majoritairement en 2016 pour la création de la Ligue du Grand Est ». Il en va de même pour la création du District d'Alsace de football, relève son président, René Marbach, en indiquant avoir « toujours défendu l'intérêt de nos clubs dans le cadre de la loi ».
« Le trouble jetédans la gestion du football »

« À l'heure où la réflexion et les concertations en cours sont davantage tournées vers la mise en place d'un schéma régional de gestion du football, qui tienne compte des réalités vécues par nos clubs, au quotidien, territoire par territoire », l'opération des sénateurs et des députés alsaciens est « déplacée » et « de nature à jeter le trouble dans la gestion du football », estime la Ligue.

18 des 24 sénateurs et députés alsaciens ont cosigné le courrier aux présidents de clubs, de tous bords politiques : Les Républicains, La République en marche (LaREM) et centristes (UDI, apparentés MoDem). Trois n'ont pas répondu à la sollicitation et trois ont souhaité ne pas signer la lettre : Sylvain Waserman (MoDem), Jacques Bigot (PS) et Jacques Cattin (LR).
Fin du match ou prolongations ?

Si politique et sport se mêlent dans leur initiative, les législateurs rappellent que l'article 5 de la loi Alsace du 2 août 2019 permet aux fédérations sportives agréées de créer des organes infrarégionaux à l'échelle de la Collectivité européenne d'Alsace. Cette disposition, qui « répondait directement à une exigence de souplesse identifiée par les acteurs sportifs locaux », argumentent les parlementaires, a été arrachée par les députés alsaciens lors du débat parlementaire en juin dernier. À l'époque, Vincent Thiébaut (LaREM) et Olivier Becht (Agir-La Droite constructive) avaient particulièrement ferraillé dans l'hémicycle pour obtenir gain de cause, contre l'avis du gouvernement et du rapporteur de la loi.

Reste maintenant à connaître les avis des présidents des clubs locaux. Signeront-ils la fin du match ou le début des prolongations ?
Franck BUCHY

 

 
 

 

Tournoi du Sundgau,une formule inédite

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:15:30

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Tournoi du Sundgau,une formule inédite
 

 
Comme ces dernières années, huit équipes se disputeront le trophée remis au vainqueur du tournoi du Sundgau par le 1er vice-président du conseil départemental Rémy With. Mais alors que l'épreuve ne concernait historiquement que des clubs de la Porte d'Alsace, les organisateurs ont, cette année, fait le choix d'ouvrir le tournoi à deux clubs invités. En l'occurrence, Luemschwiller et Oderen, qui « feront le nombre », permettant au tournoi de s'articuler à partir de deux poules de quatre. Une décision logique et qui constitue une réponse à la baisse du nombre de clubs dans le territoire de la Porte d'Alsace.
Un choix différentcette année

Si le FC Ballersdorf, qui se retrouve en sommeil, avait plutôt tendance à participer au tournoi du canton d'Altkirch, l'arrêt du foot du côté de l'AS Bréchaumont constitue un coup dur pour le tournoi annuel en salle. À noter que la fusion récente entre l'AS Hagenbach et le FC Balschwiller n'a, en revanche, pas eu d'incidence sur le nombre d'engagés du tournoi, puisque l'entente alignera deux équipes ce dimanche.

Ces dernières années, les organisateurs faisaient appel à des équipes de jeunes (U18) pour parer au manque de forces vives. Cette année, le FC Traubach, organisateur de cette édition 2020, a donc fait un choix différent. Les équipes de Luemschwiller et d'Oderen ont logiquement été placées dans deux groupes différents, sachant qu'ils ne pourront pas prétendre à une qualification pour la prochaine étape. Ainsi, les quatre meilleures équipes (parmi les six) du secteur de Dannemarie obtiendront leur billet pour la finale d'arrondissement du 2 février.

Le groupe A sera constitué de Traubach, EHB1, Luemschwiller et Retzwiller. Les deux premiers nommés partiront logiquement favoris pour se qualifier en demi-finale. Le groupe B s'annonce plus indécis : Montreux et Dannemarie devraient logiquement se partager les deux premières places, mais l'EHB2 et Oderen pourraient donner du fil à retordre aux favoris.

Les différents clubs vont entrer en lice aux horaires suivants : EHB1-Retzwiller à 14 h 30, Oderen-Dannemarie à 14 h 40, Luemschwiller-Traubach à 14 h 50, Montreux-EHB2 à 15 h. À l'issue des matchs de qualification, les demi-finales opposeront les qualifiés à 16 h 50. La finale se disputera en deux mi-temps de dix minutes, à l'issue des matchs de classement, à savoir à 18 h 30.
Dimanche 26 janvier, à 14 h 30, tournoi en salle au Cosec de Dannemarie.

Dessenheim  Basket-ball Balle au centre pour Gérard Hug

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:02:14

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Dessenheim  Basket-ball
Balle au centre pour Gérard Hug
 

 
Gérard Hug a donné le coup d'envoi du match.
Le match de basket comptant pour le championnat de France de N III Dessenheim-Weitbruch, samedi dernier, a bénéficié du parrainage de la communauté de communes Pays Rhin Brisach.

Gérard Hug, président de l'établissement intercommunal, a été invité à procéder à l'entre-deux initial fictif de la rencontre. M. Hug était accompagné d'Emmanuelle Parant, directrice du pôle culture, jeunesse et sport, et de Sylvain Kastendeuch, responsable du service sport et animations. D'autres élus étaient également présents à la soirée dont Betty Muller, maire de Geiswasser et conseillère départementale, Alexis Clur, maire de Dessenheim et son adjointe Michèle Stath.

 

 
 

 

JUSTICE Prestation de serment 38 nouveaux avocatsen Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:23:37

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JUSTICE Prestation de serment
38 nouveaux avocats en Alsace
Les 38 nouveaux avocats alsaciens ont prêté serment, ce mardi, à la cour d'appel de Colmar.
 

 
Les 38 avocats qui ont prêté serment, en présence des chefs de cour et des bâtonniers.
C'est la plus petite promotion de nouveaux avocats en Alsace depuis des lustres. Cela tient au fait que la réforme de l'examen d'entrée avait entraîné, il y a deux ans, « une chute de 40 % du taux de réussite », selon le secrétaire général de l'Erage (École régionale des avocats du Grand Est), basée à Strasbourg.

Après avoir rendu un hommage appuyé au président de cette école brutalement décédé en novembre dernier, son ami Jean-François Décor qui, comme lui, a activement participé à la création de l'Erage, Me Claus Wiesel a souligné que « ce n'est nullement un hasard si, pour l'examen de sortie, les élèves du Grand Est ont affiché un taux de réussite de 100 %, ce qui n'était plus arrivé depuis des années ».
Deux tiers d'avocates

Si la retraite n'est pas leur préoccupation première au moment d'entrer dans la vie professionnelle, le secrétaire général, mais aussi la première présidente de la cour d'appel, Nicole Jarno, et le procureur général par intérim ont évoqué le contexte inédit de grève de tous les barreaux de France, et l'avenir de la profession « qui ne se déroulera pas exclusivement dans les prétoires ».

À cette promotion baptisée du nom d'une illustre magistrate, Simone Veil, l'avocat général, Brice Raymondeaud-Castanet, a lancé : « Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de bon juge sans bon avocat ? »

Issus très majoritairement de l'école du Grand Est, mais aussi pour trois d'entre eux de Paris et Montpellier, les 38 avocats - dont 25 avocates - commençant leur carrière en Alsace ont prêté serment ce lundi à la cour d'appel de Colmar : « Je jure, comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité. » 31 d'entre eux exerceront à Strasbourg, trois à Mulhouse, trois à Colmar et un à Saverne.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Les trois nouveaux avocats colmariens

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:09:54

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Les trois nouveaux avocats colmariens
 

 
Maîtres Sacha Cahn, Justine Schmitt et Aurélien Bonnarel (de g. à d.), ce mardi à la cour d'appel de Colmar. Photo L'Alsace /Jean-Frédéric SURDEY
Trois des 38 nouveaux avocats alsaciens qui ont prêté serment ce mardi 21 janvier entrent au barreau de Colmar.

À l'heure où deux tiers des nouveaux avocats sont des avocates, la proportion est inverse au barreau de Colmar. Tous trois ont entre 26 et 27 ans, sont issus de la dernière promotion de l'Erage (Ecole régionale des avocats du Grand Est) à avoir prêté serment à la cour d'appel de Colmar, et commencent leur carrière comme « généralistes » en tant que collaborateurs.

Enfant du pays, titulaire d'un master 1 en droit des affaires, Maître Sacha Cahn est respectivement le petit-fils et le fils des anciens bâtonniers de Colmar Mes Gérard Cahn et Thierry Cahn, qui lui ont donc transmis leur vocation « même si on n'en parlait pas trop à la maison ». Il travaillera au sein du cabinet de son père.
Le fils d'Eric Straumann à Strasbourg

Née à Forbach (Moselle), titulaire d'un master 2 en droit de la famille, Me Justice Schmitt, qui depuis toute petite voulait « aider les gens, qui ont tous droit à une défense », rejoint le cabinet de Me Laurence Wurth.

Natif de Strasbourg, Me Aurélien Bonnarel, qui a obtenu deux masters 2 (en droit privé et en droit de l'environnement), souhaitait lui aussi « combattre les injustices et les inégalités, en mettant ses compétences juridiques au service des autres ». Il intègre le cabinet de Me Nicolas Simoens.

D'autres nouveaux confrères, dont certains sont originaires de la région colmarienne, rejoignent d'autres barreaux. Notamment à Strasbourg comme Me Jules Straumann, titulaire d'un DJCE (diplôme de juriste conseil d'entreprise) et fils du député qui ne dissimulait pas sa fierté ce mardi, tout en plaisantant : « C'est le seul qui a réussi dans la famille ! »
J.-F. S.

 

 
 

Colmar Montagne verte Quand les arbres arrivent par les airs

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:43:22

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Colmar Montagne verte Quand les arbres arrivent par les airs
 

 
Une grue de levage a été nécessaire pour déplacer les arbres, qui pèsent chacun entre 6 à 7 tonnes. Photos L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
Après l'inauguration du parking souterrain de la Montagne-Verte le 22 novembre dernier, les travaux se poursuivent avec l'aménagement paysager en surface.

Depuis une semaine, les employés de Scop Espaces Verts, venus d'Eschau, sont à pied d'oeuvre pour planter 120 arbres, quelques milliers d'arbustes et plantes couvre-sols ainsi que 3 500 m² de pelouse.
Une grue de levage de 200 tonnes

Mais ce mardi 21 janvier, l'attention de tous se portait sur l'arrivée de quatre grands pins sylvestres de plus de 12 mètres de haut en provenance d'un pépiniériste berlinois.

Pour les déposer des camions et les installer à leurs futurs emplacements, la manoeuvre a nécessité une grue de levage de 200 tonnes. « Mettre en place des arbres de cette taille-là, c'est une opération assez rare. On est dans l'organique, avec des pièces uniques qui ont été sélectionnées, on n'a pas le droit à l'erreur », soulignait Antony de Nita, le cogérant d'AS Manutention qui intervenait également. « Et puis il y a la symbolique de ce nouveau parc à Colmar », ajoutait-il. Trois de ces pins ont été déposés au centre du futur parc, le quatrième prendra racine près de la rue de l'Est, chacun pesant entre 6 et 7 tonnes.

Marc Grass, responsable du chantier pour Scop Espaces Verts, rappelait les difficultés de ce chantier : « Nous sommes sur une plantation sur dalles, avec des contraintes de poids et d'épaisseur de terre. La grue est ainsi située hors parking et les pins implantés au-dessus de la structure portante de celui-ci. »

Les quatre spécimens vont être levés et orientés dans leur haubanage ces prochains jours. Cette structure métallique permettra de maintenir le tronc, avec une grille dans la terre qui permet l'ancrage de la motte. « Un dispositif qui permettra d'avoir une double protection en cas de vent fort pendant au moins quatre ans, avant que les racines se fixent dans le sol et que l'arbre soit vraiment autonome », complétait Marc Grass.

Avec trois plus petits pins sylvestres à troncs multiples qui ont déjà pris place la semaine dernière, de plus de 3 tonnes chacun, le parc de la Montagne-Verte prend forme au fur et à mesure des plantations. Les travaux devraient se poursuivre jusqu'à la fin du mois de mars.
Christelle DIDIERJEAN PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

COLMAR Salon Formation Emploi au parc des expositions Des pistes pour bien choisirsa voie professionnelle

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:41:27

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COLMAR Salon Formation Emploi au parc des expositions
Des pistes pour bien choisir sa voie professionnelle
Vendredi et samedi, 356 exposants accueilleront des demandeurs d'emploi, jeunes encore scolarisés, chefs d'entreprise, salariés désireux de changer de métier. L'an passé, 20 625 visiteurs ont gagné le parc des expositions de Colmar. L'intérêt pour ce rendez-vous prisé dans le Grand Est ne faiblit pas.
 

 
Mieux connaître l'artisanat au pôle franco-allemand.
« Avec 356 exposants, nous atteignons un record. 2020 va être un grand cru ! » Thierry Portet est président de l'association JEF (Jeunesse Emploi Formation), organisatrice de la manifestation qui fête ses 42 ans. Un événement qui prend de l'ampleur puisqu'il s'étend pour la première fois au hall 5.

Le hall 1 sera à nouveau transformé en Village de l'emploi. Son espace conseil, coorganisé avec l'association Egee (Entente des générations pour l'emploi et l'entreprise), proposera des entretiens individuels et des ateliers collectifs. Pôle Emploi y animera son Job's Café. L'établissement a sélectionné des candidats à l'emploi qui seront invités à rencontrer douze responsables de très petites entreprises (TPE) pourvoyeuses de vingt-cinq offres. En 2019, les douze employeurs présents ont confié un travail à vingt personnes.

« L'objectif est d'ouvrir les portes du salon aux TPE qui ont moins de dix salariés et n'ont pas les moyens de tenir un stand pendant deux jours », explique Valérie Sommerlatt, commissaire générale du salon. Hôtellerie-restauration, commerce alimentaire, événementiel, bâtiment et travaux publics (BTP)... De nombreux secteurs seront représentés.
« Le miroir des secteursen tension »

Le public pourra consulter le Job's Wall et candidater pour un poste auprès des conseillers de Pôle Emploi. « C'est le miroir des secteurs en tension », souligne la commissaire. Parmi les offres, 20 % concernent la vente, 16 % le domaine administratif, 14 % le BTP, 12 % la technique et la production. « Les postes en CDI représentent plus de la moitié du total, l'intérim un quart et ceux en alternance, 12 % ».

Les secteurs de l'industrie, de l'artisanat et des BTP se trouveront réunis dans le hall 2. Un robot humanoïde et interactif en guise de présentateur des métiers et des filières, des tablettes pourvues de jeux numériques permettant aux visiteurs de tester leurs aptitudes, une tour à commande numérique... Le monde de l'industrie a décidé de vivre avec son temps. À noter la présence croissante des entreprises métallurgiques qui, elles aussi, ont besoin de bras.

La chambre de métiers d'Alsace consacre un espace de 650 m² à l'artisanat. Julien Hoffer, directeur de formation à la chambre, annonce des démonstrations exécutées en temps réel ou en réalité virtuelle ainsi qu'un espace dédié aux métiers de l'automobile notamment en partenariat avec le groupe PSA. D'autres stands évoqueront l'apprentissage. « C'est une filière d'excellence. Après leur formation, 80 % des apprentis trouvent un emploi dans les six mois suivants ».

Le stand des BTP n'est pas en reste avec ses animations liées aux métiers de carreleur, d'électricien, de charpentier, de plâtrier, son simulateur de conduite d'engin de chantier, ses animations en réalité virtuelle ou augmentée. « Le BTP a un réel besoin de main-d'oeuvre. À tous les niveaux, même dans l'encadrement, indique Pierre Fuetterer, secrétaire général de la fédération du bâtiment et des travaux publics. Il y a 750 entreprises de toutes tailles dans le Haut-Rhin, surtout des très petites ». Le but est de prodiguer en un même lieu toutes les informations sur ces métiers.
« En 2019, il y a eu 400 embauches en Allemagne »

Le pôle franco-allemand et ses soixante-dix exposants investiront le hall 3. Les conseils porteront aussi bien sur la préparation d'un entretien d'embauche, la rédaction d'un CV que sur le look. Des tests de langue seront organisés. « En 2019, il y a eu 400 embauches en Allemagne de personnes accompagnées par Pôle Emploi », note François Picard, directeur de l'agence Colmar Lacarre.

La meilleure façon d'appréhender un métier ? Découvrir les témoignages de ceux qui l'exercent. Durant l'animation Métiers en vrai (dans le hall 5), une centaine de professionnels évoqueront vingt professions. D'agent cynophile à thanatopracteur en passant par facteur d'orgue et art thérapeute. Pour Khedidja Khelifa, coordinatrice du salon, l'ambition de ces rencontres est « d'avoir la vision la plus vraie d'un métier qu'on ne connaît pas vraiment et qui recrute ». Enfin, pour tout connaître des cursus scolaires et universitaires, direction les halls 4 et 5.
Michelle FREUDENREICH Vendredi 24 et samedi 25 janvier, de 9 h à 18 h - Pour plus d'informations, en particulier sur les conférences, consultez le site www.sfe-alsace.com - Parkings gratuits - Restauration.

Vendredi 24 et samedi 25 janvier, de 9 h à 18 h - Pour plus d'informations, en particulier sur les conférences, consultez le site www.sfe-alsace.com - Parkings gratuits - Restauration.

 
 

 

Décès de Paul Rapp : réaction de Lutz, Rottner et Bockel

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:10:36

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Décès de Paul Rapp : réaction de Lutz, Rottner et Bockel
 

 
Michèle Lutz, maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, ancien ministre et ancien maire de Mulhouse, sénateur du Haut-Rhin, et Jean Rottner, ancien maire de Mulhouse, président du conseil régional Grand Est, réagissent au décès de Paul Rapp :

« C'est avec tristesse et émotion que nous avons appris le décès de Paul Rapp, grand entrepreneur mulhousien, à l'âge de 94 ans. Enrôlé comme Malgré-nous, il avait déserté pour rejoindre la Résistance avec un engagement total et plusieurs actions héroïques à son actif. Après la guerre, il avait rejoint l'atelier familial puis créé, avec son frère Pierre, l'entreprise Meubles Rapp qu'il hissera au premier rang du marché du meuble.

Tous ceux qui l'ont côtoyé gardent le souvenir d'un patron aux grandes qualités humaines, au style profondément familial, qui savait apprécier chacun de ses collaborateurs. Mulhouse perd un grand homme qui marquera durablement l'histoire économique de l'Alsace. »

 

 
 

Algolsheim  Fête des aînés 130 convives mis à l'honneur

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:02:37

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Algolsheim  Fête des aînés
130 convives mis à l'honneur
La traditionnelle fête des aînés de la commune s'est déroulée dimanche à la salle des fêtes.
 

 
Les doyens de la commune étaient présents à la fête des aînés, autour du Marie-Lou Wischlen.
Le maire André Sieber a présenté l'équipe des dix jeunes du village qui ont assuré le service durant la journée : Vincent, Émilie, Lisa, Matthieu, Florian, Marie, Emma, Arthur, Alexis, et Léane et il a remercié son adjointe, Sonia De Saint Maur, qui s'est chargée de la décoration des tables.

Les 130 convives ont également eu la visite du député Éric Straumann et de la conseillère départementale Betty Muller.

Valentin Schubetzer, accompagné de René Thorr et de Jacky Briolet, ont animé bénévolement l'après-midi récréative en faisant notamment participer l'assemblée à des jeux et à des chants de leur composition. Parmi les convives, on notait la présence de la doyenne Mathilde Rigot, âgée de 102 ans, et du doyen Émile Horber, âgé de 93 ans, qui a été le premier sur la piste de danse. Marie-Lou Wischlen, pensionnaire de la Roselière à Kunheim, également présente, a lu l'un de ses poèmes, primé l'an dernier par la Plume colmarienne. Les participants ont particulièrement apprécié ce moment de retrouvailles et d'échanges, qui s'est prolongé jusqu'en fin d'après-midi et qui s'est terminé par la traditionnelle distribution de mandarines.

 

 
 

 

société  Mulhouse Le logement, première étape pour retrouver la sécurité

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:03:08

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société  Mulhouse
Le logement, première étape pour retrouver la sécurité
Solidarité femmes 68 gère depuis peu un service d'accompagnement vers le logement pour les femmes victimes de violence. Une réunion informelle était organisée vendredi dernier pour présenter ce dispositif aux partenaires de l'association.
 

 
Le nouveau dispositif, géré par Solidarité femmes, permet de trouver un logement pérenne aux victimes de violence.
Depuis sa création, il y a 30 ans, l'association Solidarité femmes 68 s'organise depuis son siège à Saint-Louis. Grâce au nouveau service d'accompagnement vers et dans le logement à destination des femmes victimes de violences, elle a désormais un ancrage à Mulhouse, dans les locaux de la Maison du bâtiment.

« Le dispositif est prévu pour Mulhouse et l'agglomération pendant une durée d'un an », explique Véronique Laouer, directrice de l'association. « Nous avons une salariée, Cinthia Battistelli, qui gère ce service à temps plein depuis septembre. »

Et comme Solidarité femmes dispose d'un réseau de partenaires qui sont plutôt situés dans le sud du département, une réunion était organisée vendredi matin pour rencontrer les acteurs mulhousiens et leur expliquer comment fonctionne le dispositif. Étaient présents le conseil départemental, une avocate, la Caf, Immobilière 3F, M2A habitat, Acces (association chrétienne de coordination, d'entraide et de solidarité) et le Ciarme (Centre d'Information et d'Aide à la Recherche d'Emplois).

« Nous nous adressons aux femmes qui sont hébergées en urgence après avoir fait appel au 115 », poursuit Véronique Laouer. « Elles sont souvent en hôtel et ont du mal à y rester, surtout lorsqu'il y a des enfants. » Désormais, lorsqu'une femme victime de violence quitte son foyer, Solidarité femmes la contacte pour l'aider à trouver un logement où elle pourra trouver la sécurité.
Six ans pour se reconstruire

« Depuis le début du dispositif, nous avons déjà eu dix-huit demandes. Presque toutes ont trouvé un hébergement. Un toit au-dessus de sa tête c'est une première sécurité mais ça ne suffit pas. » Pendant trois mois, l'association continue à accompagner les femmes et après cette période, d'autres dispositifs peuvent prendre le relais. Car comme l'explique la directrice de Solidarité femmes, quitter un conjoint violent ne permet pas d'aller mieux instantanément.

« Il faut penser à l'insertion professionnelle, à l'impact des violences sur la victime et sur les enfants lorsqu'il y en a. Nous avons d'ailleurs travaillé sur une meilleure prise en charge des enfants et sur un soutien à la parentalité, notamment pour revaloriser la mère. Nous sommes aussi présents pour un éventuel accompagnement juridique, pour aller avec les victimes au tribunal, chez le médecin légiste ou pour préparer un dépôt de plainte mieux construit. J'ai l'habitude de dire qu'il faut plutôt six ans que six mois pour se reconstruire. »

À noter que Solidarité femmes 68 fait partie de la fédération nationale solidarité femmes qui gère le numéro d'urgence 3919. Quand un appel concerne une victime du Haut-Rhin, l'association locale est informée de la situation.
Isabelle LAINÉ SE RENSEIGNER www.solidaritefemmes68.fr

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Saint-Louis Nouveau cheminement doux en centre-ville

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:03:33

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Saint-Louis
Nouveau cheminement doux en centre-ville
 

 
La Ville de Saint-Louis développe les cheminements doux et partagés entre cyclistes et piétons. De la rue de Mulhouse, à hauteur du rond-point RD 105, en passant le long de l'ancien bâtiment de la Sécurité sociale et jusqu'au début de l'avenue de la Marne, ce sont plus de 85 mètres linéaires de cheminements doux qui seront réalisés d'ici mi-février. Ce nouveau sentier, piéton et cycliste, mesurera 3 m de large et sera bidirectionnel avec un marquage au sol ainsi qu'un revêtement en enrobés. Trois nouveaux points lumineux en leds seront également installés. L'enveloppe globale prévue pour cet aménagement est de 49 000 EUR. Les travaux seront réalisés par l'entreprise TP 3 Frontières. Le conseil départemental et l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) contribuent au financement de l'opération à hauteur de 12 000 EUR.

Valoriser et améliorer le cadre de vie des habitants mais aussi la sécurité de ceux qui se rendent à la gare ou en centre-ville est une priorité pour la commune. Ces cheminements partagés, entre cyclistes et piétons, encouragent les modes de déplacements doux avec, pour objectif, de rendre la ville plus agréable, de proposer une alternative à la voiture et de créer à terme un réseau de cheminements piétons.

 

 
 

 

Disparition  Mulhouse Réactions au décès de Paul Rapp

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:38:11

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Disparition  Mulhouse
Réactions au décès de Paul Rapp
 

 
Michèle Lutz, Maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, ancien Ministre, ancien Maire de Mulhouse, Sénateur du Haut-Rhin, et Jean Rottner, ancien Maire de Mulhouse, Président du Conseil régional Grand Est nous communiquent :

« C'est avec tristesse et émotion que nous avons appris le décès de Paul Rapp, grand entrepreneur mulhousien, à l'âge de 94 ans. Enrôlé comme malgré-nous, il avait déserté pour rejoindre la Résistance avec un engagement total et plusieurs actions héroïques à son actif. Après la guerre, il avait rejoint l'atelier familial puis crée, avec son frère Pierre, l'entreprise Meubles Rapp qu'il hissera au premier rang du marché du meuble. Tous ceux qui l'ont côtoyé gardent le souvenir d'un patron aux grandes qualités humaines, au style profondément familial, qui savait apprécier chacun de ses collaborateurs. Mulhouse perd un grand homme qui marquera durablement l'histoire économique de l'Alsace.»

 

 
 

 

Husseren-Wesserling  Parc de Wesserling La Saison au Parc :ce sera La Petite Poucette

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:36:01

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Husseren-Wesserling  Parc de Wesserling
La Saison au Parc :ce sera La Petite Poucette
Le printemps, c'est l'éclosion de la nature. Pour le Parc de Wesserling c'est une autre ouverture, celle attendue du mois d'avril avec l'exposition photographique dans les jardins. Un jury vient de se réunir pour faire un choix avec en arrière-plan le thème d'un conte d'Andersen : la Petite Poucette.
 

 
Le jury a choisi les photos qui illumineront les Jardins de Wesserling pour l'ouverture en avril : thème la nature de La Petite Poucette, le conte d'Andersen
Une expo de photos illumine désormais dès le mois d'avril les parterres des Jardins du Parc de Wesserling encore engourdis par la pause hivernale. Une germination de couleurs, de surprises, des images XXL imprimées par Colorathur sur du velours. Un prélude au festival des Jardins métissés.

Pour la saison 2020 ce sera le conte d'Andersen : La petite Poucette. C'est le Petit Poucet au féminin, mais avec une approche évidente de la nature. Elle est très petite, de la taille d'un pouce. Elle est née dans une fleur, dort dans une coque de noix, rencontre la faune avec crapaud, libellule et une hirondelle qui la conduit vers le prince des fleurs. Il est tout aussi petit qu'elle. Leur amour est lui, évidemment nécessité de conteur, énorme. Ils portent tous deux des ailes qui permettent d'aller de fleurs en fleurs, de plantes en plantes. Opportunité pour les photographes, mais pas si simple, car rien de plus banal que l'image d'une fleur, d'un coucher de soleil.

75 photographies pour 26 candidats (cinq photos par candidature) venus du Grand Est, de Paris, de l'Ouest et même de Serbie. Dans les clichés proposés, du classique mais aussi la force qu'offre l'abstraction, et l'émotion de l'interprétation de chaque regard. Les photographies sélectionnées par le jury trouveront dans les Jardins du Parc des endroits bien spécifiques. Le jury : Cécilia Hayer (responsable des Jardins), Christian Burckel (responsable jardin) Arnaud Foltzer (parc naturel régional des Vosges) ; Jean Granello (jardins de Wesserling) ; Sandrine Marbach (directrice Jardins) ; Pauline Patenostre (com Parc) Jean-Pierre Petit (photographe amateur) Sylvain Sester (photographe professionnel).

La sélection fut exigeante, car le thème pouvait ouvrir les portes de la banalité.

Ont été choisis : Manon Laurent (Cornimont) ; Pierre Rich (Wildersbach) ; Gaëlle Goy (Longwy) ; Hadrien Viol (Schlierbach) ; Régine Heintz (Fulleren) ; Maryse Druez (Belfort) ; Monique Poirrier (Grosmagny) ; Cyril Perrière (Vigneulles) ; Vincent Schneider (Hartmanswiller) ; François Thierry (Giromagny) ; Maïer Thibault (Saint-Quay-Portrieux)
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

Ski de fond  Le Markstein Vers l'annulation de la Nordique des crêtes

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:30:00

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Ski de fond  Le Markstein
Vers l'annulation de la Nordique des crêtes
En l'absence de neige, la Nordique des crêtes, prévue les 25 et 26 janvier, a de grandes chances d'être annulée. Les organisateurs, qui prendront une décision ce samedi, espèrent toutefois maintenir une course et celles des jeunes, le 22 janvier, en se repliant sur une petite boucle au Breitfirst.
 

 
Eric Arnoux (à gauche) et les organisateurs doivent prendre une décision ce samedi.
« S'il fallait annuler la Nordique des crêtes, ce serait une première en 17 éditions. Mais là, ça sent le roussi », convient Eric Arnoux, le président de l'association La Nordique des crêtes, qui organise l'épreuve. Et de poursuivre : « On n'a pas de neige et les prévisions n'annoncent aucunes nouvelles chutes d'ici à la semaine prochaine. Nous allons nous retrouver ce samedi pour faire un point et prendre une décision. »

Si en 2008, en 2011 ou encore en 2014, il s'en était déjà fallu de peu pour que la course soit annulée, celle-ci avait pu se replier sur le site du Breitfirst, faute d'un enneigement suffisant du côté du Markstein.

Cette année, les organisateurs ne peuvent guère compter que sur une petite boucle de 2,5 km et une piste d'échauffement d'1,5 km aménagées, non sans efforts par les bénévoles, pour la manche de Coupe de France du week-end dernier. « Ce n'est pas envisageable de maintenir le programme et d'accueillir 500 ou 600 skieurs sur une petite boucle. Et puis les populaires ne viennent pas pour tourner en rond. Ce que nous allons essayer, c'est de maintenir au moins une course régionale », indique encore le président de l'association, tandis qu'Yves Bouvier, son secrétaire, précise : « Il n'y a plus non plus beaucoup de neige à récupérer, si on voulait allonger un peu ou améliorer la boucle existante. »
Le maintien des coursesde jeunes ?

Cette 17e édition devait s'articuler autour de six courses (2 km classique pour les jeunes mercredi 22 janvier, 3, 5, 10, 21 et 42 km classique le samedi et 10, 21 et 42 km skating le dimanche). « Pour le moment, nous restons sur le maintien des courses de jeunes prévues le mercredi », explique Eric Arnould. On en saura donc plus à l'issue de la réunion que tiendront les organisateurs ce samedi.
J.-A. HAAN lus d'infos sur https://nordiquedescretes.org

lus d'infos sur https://nordiquedescretes.org

 
 

 

Edition  Sortie d' Alpinisme hivernal dans les Hautes-Vosges Les voies du vosginisme

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:31:13

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Edition  Sortie d' Alpinisme hivernal dans les Hautes-Vosges
Les voies du vosginisme
Fort d'un premier opus paru en 2014, Alpinisme hivernal au Hohneck , Stéphane Menet vient de publier Alpinisme hivernal dans les Hautes-Vosges . Une sélection d'itinéraires du Forlet au Herrenberg, effectuée avec Perrine Touraton.
 

 
Stéphane Menet, auteur du livre Alpinisme hivernal dans les Hautes-Vosges.
Il y a six ans paraissait Alpinisme hivernal au Hohneck. Dans ce topo-guide richement illustré, Stéphane Menet, avec Anthony Maurice, y tordait le cou à quelques idées reçues. Les Vosges sont certes plus petites que les Alpes mais elles n'en offrent pas moins un terrain de jeu riche et engagé. Les Vosges ne se résument pas aux fermes-auberges, aux vaches du même nom, au repas marcaire et à une route des Crêtes ultra-fréquentée aux beaux jours. Le massif aux multiples visages, notamment en hiver, permet aux amateurs d'alpinisme de satisfaire leurs envies d'effort.

Et l'alpinisme, c'est son dada à Stéphane Menet. Né dans les Alpes-Maritimes, à Menton, c'est dans les Hautes-Vosges que le jeune homme va s'initier à ce qu'il appelle en souriant le « vosginisme ». Les Vosges méritent bien ce néologisme. Professeur d'allemand, le sportif fait ses études à Strasbourg avant d'être muté, en 2007, à Fraize et de s'installer à Gérardmer. Il intègre alors le Club alpin français des Hautes-Vosges et va découvrir des « endroits escarpés, les combes glaciaires autour du Hohneck... ». Un double coup de foudre et pour le lieu et pour une discipline sportive exigeante.
« Présenter des itinéraires moins fréquentés, des sommets de la grande crête des Vosges, comme le Tanet »

Passion dont il fera un premier livre. « De 2012 à 2014, j'y ai passé tous mes samedis et dimanches » ; des week-ends de recherches, d'ascensions et de rédaction, jusqu'à la naissance d'Alpinisme hivernal au Hohneck, premier topo-guide du genre proposant 34 itinéraires sur ce troisième sommet du massif des Vosges, à 1 363 mètres d'altitude. Un travail sur trois hivers - « nous sommes allés dans le détail absolu »-, qui l'aurait presque vacciné.

Presque. « Je me suis dit qu'il n'y aurait pas d'autres guides après celui-là ; ça demande tellement de temps. Mais finalement j'ai eu envie de présenter des itinéraires moins fréquentés, des sommets de la grande crête des Vosges, comme le Tanet », explique Stéphane Menet. Crampons aux pieds et piolets en mains, il est donc parti à la découverte de nouvelles voies. Cette fois en compagnie de Perrine Touraton, une amie de longue date, enseignante d'allemand en poste au lycée de Ribeauvillé et passionnée d'escalade.

Dans la goulotte centrale du Tanet. Document remis /Peggy LAURENSON

A proximité de la Martinswand, au Hohneck. Document remis /Peggy LAURENSON

Fin d'itinéraire dans le secteur Haut-de-Falimont avec la chaume des Trois Fours sous le soleil. Document remis /Peggy LAURENSON

Une corniche dans le secteur du Haut-de-Falimont. Document remis /Peggy LAURENSON

Sortie de couloir du Lenz, dominant le Lac du Forlet. Document remis

Franchissement de corniche dans le secteur du Forlet au Taubenklangfelsen. Document remis

Dans la goulotte centrale du Tanet. Document remis
« Quelles que soient les conditions météo »

Quatre années ont été nécessaires au duo pour accoucher d'Alpinisme hivernal dans les Hautes-Vosges. S'adressant aux grimpeurs de tous niveaux, l'ouvrage propose une sélection de 50 voies, certaines en mixte, dans différents secteurs, du Forlet au Herrenberg. Si on y retrouve l'incontournable Hohneck et, par exemple, son « arête du sapin », le livre fait la part belle au Rothenbachkopf, au Rainkopf. La Rymphe de Xéfosse, secteur confidentiel, y laisse exploser tout son potentiel. « Nous sommes parfois rentrés bredouille de nos recherches, parfois en ayant découvert des sites extraordinaires, s'émerveille Stéphane Menet. Ce livre représente quatre hivers de travail, essentiellement les week-ends et quelles que soient les conditions météo. »

Le résultat est à la hauteur de l'investissement : chacune des voies, classées de facile à difficile - « une seule difficile dans le livre, l'arête centrale de Xéfosse »-, y est illustrée de jolies photographies et décrite avec détails et anecdotes. L'inclinaison des itinéraires proposés varie de 30° à 45° et les difficultés, comme les sorties en corniche, sont explicitées ; voire des alternatives proposées. Quelques pointes d'humour n'entament en rien le sérieux de l'ouvrage. Alpinisme hivernal dans les Hautes-Vosges ne peut que donner envie à ceux qui hésitent encore, de se mettre au vosginisme. Un petit rappel cependant : « Dans les Vosges, nous sommes sur un terrain peu engagé avec des marches d'approche entre 20 minutes et 1 heure 30. Mais la loi de la gravité est la même dans les Alpes et dans les Vosges (voir encadré). Il faut être équipé correctement. L'alpinisme demande une bonne connaissance de la montagne et de la nivologie, de l'endurance. Et je conseille de commencer avec un club ».

Ce qui fait la spécificité des Vosges ? « Il n'y a pas de voie renommée ou de prestige. Mais les Vosges sont ludiques. Il y a beaucoup d'arbres et c'est génial pour assurer. On est rapidement en sécurité. Autre caractéristique : les corniches. Parfois on peut mettre près de 20 minutes à en franchir certaines qui font jusqu'à 2m50 ». L'attraction de la verticalité.
Peggy LAURENSON Alpinisme hivernal dans les Hautes-Vosges - sélection d'itinéraires du Forlet au Herrenberg par Stéphane Menet et Perrine Touraton. Editions du Château. 22 EUR. Voir notre diaporama sur dna.fr

Alpinisme hivernal dans les Hautes-Vosges - sélection d'itinéraires du Forlet au Herrenberg par Stéphane Menet et Perrine Touraton. Editions du Château. 22 EUR.

 
 

 

Cancer Une arme de plus avec le Gallium 68

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:32:18

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Cancer Une arme de plus avec le Gallium 68
 

 
Les représentants de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin avec le Dr Edmond Rust (à droite). Photo L'Alsace /Sabine HARTMANN
Depuis juillet 2019, le centre hospitalier Emile-Muller de Mulhouse dispose d'un nouvel appareil , le générateur Gallium 68, qui vient compléter l'offre de diagnostic et de suivi médical de son Tep Scan, un tomographe à émission de positons. Cet outil, qui a été inauguré au service de médecine nucléaire début janvier en présence des différents financeurs et partenaires ainsi que d'une partie de l'équipe médicale, a été acquis grâce au soutien de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin. Il a été financé à hauteur de 55 000 EUR par la Ligue et 10 000 EUR par le Groupement de coopération sanitaire de Haute-Alsace. Une première en France pour un hôpital non-universitaire.

« Nous avons pu participer à cette acquisition grâce à nos donateurs. Cette innovation est très importante puisqu'il s'agit d'un outil de repérage plus précis », explique le Dr Bruno Audhuy, président de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin. En effet, ce générateur permet de produire un traceur radio-pharmaceutique composé de Gallium 68, en remplacement de l'injection de fluor. Grâce à lui, on peut dépister des tumeurs de façon plus précoce, plus précise, et pour certaines, déterminer leur sévérité. Associé à d'autres radioéléments thérapeutiques, il permet de visualiser les cellules à traiter et enfin, après traitement, de contrôler son efficacité. Les tumeurs neuroendocrines - qui ont touché une cinquantaine de patients dans le Haut-Rhin en 2019 - sont concernées par cet examen, qui doit être étendu aux tumeurs et métastases de la prostate, cancer qui a touché 675 patients l'an dernier.
Pour accélérer l'accès à l'innovation

Lors de l'inauguration, le Dr Audhuy a annoncé une subvention complémentaire de la Ligue pour un automate de synthèse, pour un montant de 47 760 EUR. «Pour nous, il est important d'accélérer l'accès à l'innovation, pour qu'il n'y ait pas une médecine à deux vitesses. »

Le Dr Edmond Rust, médecin nucléaire et coordinateur de ce programme, a insisté sur le développement à venir de cette technologie. Elle va permettre de mettre en place des traitements toujours plus efficaces alliant diagnostic et thérapie.
Sabine HARTMANN

 

 
 

Economie  Les ouvriers agricoles, une profession recherchée ? Cette agriculture qui embauche

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:35:12

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Economie  Les ouvriers agricoles, une profession recherchée ?
Cette agriculture qui embauche
Basée à Geispitzen, la société Barth-Schneider est devenue le plus important employeur du secteur dans le domaine agricole, grâce à une quarantaine d'embauches en l'espace de dix ans. Tout en se heurtant à des difficultés de recrutement.
 

 
La société Schneider, à Geispitzen, est devenue l'un des principaux employeurs du secteur, dans le domaine agricole, en s'appuyant sur les travaux d'entretien paysagers.
En l'espace d'une dizaine d'années, l'entreprise quarantenaire a vu ses effectifs s'envoler : de sept à 47 salariés (voire 55 en haute saison). Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L'exploitation actuelle, qui s'est nourrie de l'acquisition de plusieurs sociétés de travaux ruraux ou de paysagisme, n'a plus grand-chose à voir avec le modèle originel, la ferme laitière née d'un regroupement agricole en 1978...
Un parc de 130 machines

« Après le lait, notre exploitation a prospéré avec des céréales et de la betterave, et puis s'est lancée dans la prestation de services comme le débroussaillage, l'élagage puis le paysagisme, voire les aménagements d'espaces verts pour les particuliers en nous appuyant sur la forte demande de travaux d'entretien de jardins ouverts à déduction d'impôts », résume David Schneider, co-gérant de l'entreprise Barth-Schneider, installée à Geispitzen. L'acquisition de la société Muller Paysages, il y a six ans, contribue au développement de Barth-Schneider tant dans les travaux ruraux, sa spécialisation historique (après la céréaliculture), que dans le paysagisme. Au point qu'elle est devenue l'un des plus importants employeurs dans les collines de l'est-sundgauvien, et l'exploitation agricole qui déploie le plus grand nombre de salariés.

La société Barth-Schneider, à Geispitzen, est devenue l'un des principaux employeurs du secteur, dans le domaine agricole, en assurant des travaux d'entretien paysager. Ici, l'entretien de chemins vicinaux. Photo DNA /Jean-Francois OTT

Le désherbage mécanique, à l'aide d'une brosse, l'un des derniers investissements de la société. Photo /DR-Barth-Schneider

Autre mode de désherbage, à la vapeur. Photo /DR-Barth-Schneider

L'entretien des espaces verts des particuliers connaît un boom, du fait notamment des déductions d'impôts. Photo /DR-Barth-Schneider

L'entretien et le reboisement des anciennes gravières, autre domaine d'activité de l'entreprise. Photo /DR-Barth-Schneider

Enfin, le paysagisme reste une activité conséquente. Photo /DR-Barth-Schneider

Elle dispose également de l'un des parcs d'engins le plus conséquent des environs. Là aussi, sa diversification via la création d'une société de location permet à Barth-Schneider d'aligner aujourd'hui 130 machines, du camion au bulldozer. Cet éventail de spécialisations nourrit bien sûr son activité. « Notre polyvalence nous permet d'accéder à de nouveaux marchés et, par effet ricochet, d'en ouvrir d'autres », poursuit David Schneider.
Des besoins importants en main-d'oeuvre

Ce contexte de développement des travaux d'aménagement ou d'entretien, tant à destination des particuliers que des collectivités, a eu pour corollaire le recrutement d'une quarantaine de personnes en une dizaine d'années, essentiellement par le bouche-à-oreille. L'entreprise pourrait continuer à croître. « Mais nous voulons stabiliser nos effectifs. La demande a dépassé nos capacités, mais celles-ci sont limitées par les difficultés de recrutement de conducteurs d'engins de chantiers, d'élagueurs ou autres... » Là aussi, dans ce domaine annexe de l'agriculture qu'est le paysagisme, les besoins demeurent importants... et pas toujours pourvus.
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Colmar Plus de 365 000 EUR soutirés à un nonagénaire : une femme déférée

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:36:26

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Colmar Plus de 365 000 EUR soutirés à un nonagénaire : une femme déférée
 

 
Soupçonnée d'avoir soutiré au moins 365 000 EUR à un Colmarien aujourd'hui âgé de 97 ans, une quadragénaire a été placée en garde à vue ce lundi.

La police de Colmar a été alertée en septembre dernier par la banque du vieil homme, à la suite d'une fermeture de compte jugée suspecte. La brigade de sûreté urbaine a fait le compte : plus de 200 virements ont été effectués au profit de la suspecte, surtout au cours des premières années suivant leur rencontre, pour un total dépassant les 365 000EUR, sans compter d'éventuelles sommes d'argent versées en espèces ou par d'autres moyens.

Ce monsieur très seul avait 89 ans, en 2011, lorsqu'il a rencontré cette femme alors âgée de 38 ans, dans le salon de massage qu'elle gérait à Colmar. Lui a indiqué qu'il la considérait un peu comme sa fille. Sans fournir davantage d'explications, elle a parlé de dons de bon coeur aux enquêteurs, qui l'avaient convoquée ce lundi alors qu'elle venait de revenir en France pour y séjourner quelque temps. De nationalité mauricienne, elle était rentrée vivre la plus grande partie de l'année sur son île natale, après la fermeture du salon en 2015.

Placée en garde à vue pour abus de faiblesse, elle a été déférée ce mardi au parquet de Colmar. Elle devra respecter les obligations d'un contrôle judiciaire en attendant d'être jugée en mai par le tribunal correctionnel. Le nonagénaire qui aurait été victime de ses agissements a été placé sous tutelle en fin d'année dernière, après la découverte des faits.
J-F.S

 

 
 

Un lynx abattu dans la vallée de la Thur

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:33:32

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Un lynx abattu dans la vallée de la Thur
 

 
Un lâcher de lynx dans le Palatinat. Archives DNA /Marc ROLLMANN
Alsace Nature a déploré ce mardi, dans un communiqué, qu'un lynx ait été abattu dans les Vosges. Stéphane Giraud, directeur de l'association, indique que l'animal aurait été tué à coups de fusil « dans la vallée de Thann ». L'animal pourrait, selon l'association, avoir ensuite été transféré dans un laboratoire vétérinaire.
Le dernier lynx abattu, c'était en 2013

L'information a été confirmée par un témoin qui a vu l'animal abattu le jeudi 16 janvier dans la vallée de la Thur.

Alsace Nature met en cause le président de la République : « À vouloir satisfaire les désirs d'une minorité, le président a envoyé un très mauvais message aux opposants à la présence de grands prédateurs dans nos espaces naturels », écrit l'association. Une référence aux propos d'Emmanuel Macron, le mardi 14 janvier à Pau, à propos de la fin du programme « Ours des Pyrénées ». Alsace Nature rappelle que le dernier lynx abattu date de 2013.

L'association environnementaliste dénonce « le retour des méthodes de braconnage » dans le massif vosgien, ce qui semble d'autant plus révoltant, ajoute-t-elle, que « nos homologues allemands du Palatinat conduisent de leur côté un programme ambitieux de renforcement de leur population ».

« Le massif des Vosges est un lieu naturel de présence du lynx et pourrait accueillir une vingtaine d'animaux si on leur laissait la chance de vivre sereinement », souligne Alsace Nature, qui rappelle que la faible présence du lynx dans les Vosges, depuis sa réintroduction en 1983, est essentiellement liée à « une longue suite de tueries ». « Le lynx n'a malheureusement jamais réussi à se développer correctement dans les Vosges », déplore-t-elle.

Alsace Nature en appelle à l'État et lui demande de relâcher rapidement un nouvel individu dans le massif. L'association demande aux chasseurs de « condamner fermement cet acte et se porter partie civile, sans cela [ils se rendront] complices des braconniers ».

Une pétition a été mise en ligne en ce sens. Les associations de protection de l'environnement envisagent de saisir le procureur de la République « pour que le ou les responsables soient identifiés, jugés et condamnés ». Les défenseurs de l'environnement attendent une confirmation officielle de l'Office français de la biodiversité (OFB), l'institution qui reprend, depuis le 1er janvier, les missions de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
D. T. avec F. S.

 

 
 

Santé  Recherche Comment la France se prépare au virus chinois

Publié dans le panorama le Mercredi 22 janvier 2020 à 06:20:12

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Santé  Recherche
Comment la France se prépare au virus chinois
Bruno Hoen, directeur de la recherche médicale à l'Institut Pasteur, nous explique les dernières avancées de la recherche sur le nouveau coronavirus qui se propage en Chine. Et comment la France se prépare à sa possible arrivée sur le territoire national.
 

 
Plusieurs pays asiatiques ont mis en place des tests à l'aéroport pour les passagers en provenance de Wuhan, ville où est apparu le nouveau virus.
Un nouveau virus a provoqué la mort de six personnes en Chine et 300 cas d'infection (lire par ailleurs).
Une origine animale

C'est un virus qui n'avait jamais été identifié auparavant, ni chez l'homme ni chez l'animal. « Il est génétiquement proche du Sras » mais pas totalement identique, explique Bruno Hoen, directeur de la recherche médicale à l'Institut Pasteur. « Il est d'origine animale, comme le suggèrent deux éléments : les premiers cas avaient en commun d'avoir fréquenté un marché où sont vendus des animaux vivants, et la séquence du génome de ce coronavirus est très proche d'une séquence déjà identifiée pour infecter des chauves-souris », poursuit l'infectiologue.
Comment se transmet-il ?

« Le virus pénètre dans l'organisme par voie respiratoire, soit par inhalation de particules virales en suspension dans l'air, soit par des mains qui ont manipulé un animal contaminé, et que l'on met à la figure », explique Bruno Hoen.

Le virus se transmet aussi de l'homme à l'homme. « Plusieurs cas dans une même famille ont été observés en Chine alors que tous les membres n'avaient pas été en contact avec le marché incriminé. Par ailleurs, les autorités chinoises ont recensé une quinzaine de cas parmi les personnels soignants ayant pris en charge les premiers cas. »
Quelle est sa dangerosité ?

Il n'est pas aussi contagieux que la rougeole, la varicelle ou la grippe, selon Bruno Hoen, qui s'appuie sur les données actuellement disponibles qui ne sont pas encore stabilisées. En termes de gravité, le taux de mortalité, sur les formes les plus sévères est « d'un peu moins de 3  % : c'est moins que le Sras qui était à 9  %, qu'Ebola qui oscille entre 45 et 50  %, mais c'est plus que la grippe », détaille Bruno Hoen.
Un test en préparation

L'Institut Pasteur, en contact quasi-quotidien avec l'OMS et d'autres institutions scientifiques internationales, travaille à la mise au point d'un test diagnostic. Il serait utilisé en routine au cas où la maladie arriverait en France. Avec un objectif : « Prendre les mesures d'isolement et de suivi des contacts » des personnes infectées, pour éviter une extension de la contamination.
Peut-il arriver en France ?

« La probabilité n'est pas nulle. Le virus a été retrouvé chez des personnes malades hors de Chine. La ville de Wuhan est reliée à la France par des vols quotidiens et certaines villes de France ont des partenariats universitaires et industriels avec des homologues de cette ville », note Bruno Hoen.
Est-ce que cela se soigne ?

Le tableau clinique de la maladie est celui d'une pneumonie virale : syndrome grippal avec des manifestations respiratoires. Il n'existe pas de traitement spécifique ciblant ce virus mais on peut guérir avec les traitements de support qui soignent les symptômes. Bruno Hoen a passé au crible le dossier de quatre des six morts liés au virus : « Ces sujets avaient un terrain fragile, ils étaient presque toujours âgés, et avec des comorbidités : obésité, diabète, immunodépression... ».
Élodie BÉCU

 

 
 

 

Un premier cas aux États-Unis
Le coronavirus né en Chine vient de franchir le Pacifique : un premier cas a été détecté mardi aux États-Unis, rapporte le New York Times. On ignore si la personne a récemment voyagé en Chine et dans quelles circonstances elle a été contaminée. Quoi qu'il en soit, cela démontre que l'épidémie prend de l'ampleur. Non seulement elle se dissémine mais en plus Pékin a confirmé que ce virus, semblable au Sras, se transmettait d'humain à humain. Au total, six personnes ont déjà succombé et près de 300 ont été infectées en Chine. Rien que mardi, 77 nouveaux cas ont été recensés. Par ailleurs, 922 patients restaient en observation dans les hôpitaux du pays. Un premier cas a aussi été annoncé à Taïwan. De Bangkok à Hong Kong, de Singapour à Sydney, les autorités procèdent à des contrôles systématiques à l'arrivée des vols en provenance des zones à risque. L'Organisation mondiale de la santé se réunit ce mercredi pour déterminer s'il convient de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ».