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La Nuit de la lecture pour tous

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:29:34

© L'alsace, Dimanche le 19 Janvier 2020
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La Nuit de la lecture pour tous
 

 
Comment devient-on illustrateur ? Photos L'Alsace /P.H.
La Nuit de la lecture est organisée depuis 2017 en France et à l'étranger. Le but de cette manifestation populaire et festive est de susciter l'envie et de partager le plaisir de lire aussi des romans, des essais, des carnets de voyage, des bandes dessinées voire même des livres numériques.

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a animé un point presse ce vendredi après-midi au collège Gérard-de-Nerval, à Village-Neuf, afin d'évoquer toutes les actions proposées par la Médiathèque départementale tout au long de l'année et aussi dans le cadre de la Nuit de la lecture du 18 janvier. On pourra retrouver toutes les animations de la manifestation sur le site du ministère de la Culture à l'adresse https://nuitdelalecture.culture.gouv.fr

La principale du collège, Catherine Albouy-Barland, a accueilli les invités en rappelant que « la lecture et la culture sont au coeur du collège ». Peggy Gattoni, déléguée académique à l'action culturelle, a insisté sur « l'importance de la lecture, outil de transmission et de créativité ». Pour Brigitte Klinkert, « la mission de faire rayonner le livre et la culture se décline sur tout le territoire ». Elle a particulièrement remercié les équipes pédagogiques du collège ainsi que les équipes de la médiathèque départementale.
Nouveau guide pour les équipes pédagogiques

La rencontre a aussi donné lieu à la présentation du nouveau guide PRET (Pour la réussite éducative de tous), réalisé par le conseil départemental et dédié aux principaux de collèges et à leurs équipes pédagogiques. Cet ouvrage recense toutes les initiatives mises en place pour enrichir le parcours éducatif au collège.

Après ces présentations et en prélude à la Nuit de la lecture, fête du livre dans tous ses états, la médiathèque départementale du Haut-Rhin et la délégation académique à l'action culturelle du rectorat de Strasbourg ont organisé, dans la foulée, la rencontre des élèves du collège Gérard-de-Nerval avec trois artistes illustrateurs.

Fanny Delqué est illustratrice indépendante dans le domaine de la communication et en peintures sur les murs extérieurs et intérieurs. Cyrille Meyer travaille pour la presse jeunesse et illustre des livres pour enfants. Lili Terrana expérimente de nombreuses facettes de l'illustration et enseigne à l'UHA (Université de Haute Alsace) de Mulhouse.

La rencontre avec les dessinateurs au collège s'est déroulée en trois temps. Lors d'une « Battle d'illustrations », les artistes ont imaginé et créé en direct des illustrations retransmises aussitôt sur grand écran, à partir d'extraits de livres choisis par les élèves. Dans un deuxième temps, « Et vice-versa », les illustrateurs ont lu des extraits de texte et les élèves ont dessiné. Enfin, le « Speed-dessin » a réuni des binômes mobiles qui ont testé le dessin en direct pendant un créneau de cinq minutes avant de se déplacer à la table suivante en changeant de rôle. La manifestation a connu un beau succès et les illustrations produites lors de cet évènement seront exposées dans le collège.
Pierre HERZOG

 

 
 

 

Ce qui change en 2020 chez nos voisins

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:58:35

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Ce qui change en 2020 chez nos voisins
 

 
Depuis le 1er janvier, les consommateurs peuvent bénéficier de billets de train moins chers pour les trajets longue distance auprès de la compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn. Photo DNA /Pexels.com
Le Nutri-Score arrive bientôt en Allemagne
Après la France, la Belgique, l'Espagne, le Portugal, le Luxembourg et la Suisse, l'Allemagne veut à son tour adopter le Nutri-Score. Ce système d'étiquetage a pour objectif d'éclairer le choix du consommateur. En fonction de la qualité nutritionnelle, un score est attribué avec une lettre et une couleur (A vert pour la meilleure note, E rouge pour la moins bonne). En place depuis 2017 en France et laissé à la libre initiative du fabricant, il devrait apparaître sur les produits alimentaires allemands dans les prochains mois. Une pétition citoyenne européenne « Pro-Nutri-Score » est en cours sur internet pour demander aux instances européennes d'étendre cet étiquetage à toute l'Europe.
Des sanctions plus sévères pour certaines infractions routières

Certaines dispositions du code de la route devraient être renforcées début 2020. Par exemple en cas d'arrêt en double file sur une piste cyclable ou le trottoir, vous pourrez être verbalisés d'une amende jusqu'à 100 EUR, contre 35 EUR aujourd'hui. Tout conducteur devra respecter une distance de 1,50 m (2 m hors agglomération) par rapport aux vélos, scooters et piétons. Il existe aussi une obligation particulière consistant à dégager systématiquement un couloir de secours, Rettungsgasse en allemand, en cas de trafic dense sur les routes hors agglomération, même si vous n'avez pas entendu de sirène ni vu d'accident. Si vous ne vous rangez pas ou, pire, si vous circulez sur la voie de secours, vous pourrez être désormais passible d'une amende jusqu'à 320 EUR, avec une interdiction de circulation en Allemagne pendant un mois et un retrait de points.
Favoriser le train plutôt que l'avion

Dans l'objectif d'inciter les voyageurs à prendre le train, le gouvernement fédéral a réduit depuis le 1er janvier la TVA sur les billets de train longue distance à 7 % au lieu de 19 %. La compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn a répercuté cette baisse sur les prix de nombreux billets et abonnements, parfois jusqu'à 10 %. En outre, la taxe sur les billets d'avion devrait augmenter d'ici le 1er avril 2020. Selon la distance du vol, le billet pourrait coûter environ 6 à 18 EUR plus cher.
Le ticket de caisse devient obligatoire

Contrairement à la France où le ticket de caisse devrait progressivement disparaître pour les petits achats - moins de 10 EUR à partir de septembre prochain -, le reçu est obligatoire en Allemagne depuis le 1er janvier pour chaque achat.
Tarifs postaux internationaux plus chers

Contrairement aux tarifs des envois nationaux (80 centimes pour un courrier standard, 60 centimes pour une carte postale), les envois internationaux augmentent légèrement : 95 centimes au lieu de 90 pour une carte postale et 1,10 EUR au lieu de 90 centimes pour une lettre standard.
Interdictions des véhicules diesel

En raison d'une pollution de l'air trop importante dans certaines villes allemandes, les interdictions de circulation des vieux véhicules diesel se multiplient en Allemagne. Stuttgart, Berlin, Hambourg et Darmstadt ont déjà mis en place des mesures de restriction et d'autres villes pourraient suivre en 2020. Avant de franchir la frontière avec votre véhicule, informez-vous aussi sur l'obligation d'apposer une vignette écologique sur votre parebrise, imposée dans les 58 zones environnementales allemandes de manière permanente.
SURFER Retrouvez plus d'informations sur les thèmes de consommation transfrontalièreen Allemagne sur le site internet du Centre européen de laconsommation : www.cec-zev.eu

 

 
 

 

malgré nous - Les orphelins au ministère

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:57:38

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malgré nous - Les orphelins au ministère
 

 
Le président des Orphelins de pères Malgré-Nous d'Alsace-Moselle (Opmnam), le Bas-Rhinois Gérard Michel, a été reçu, mardi durant une heure, par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État aux Anciens combattants, dans son ministère parisien. Il faisait partie d'une délégation dans laquelle figuraient le député de Moselle (LaRem) Christophe Arend, président du groupe d'amitié France-Allemagne, le maire de Farébersviller et conseiller départemental de Moselle, Laurent Kleinhentz, la présidente de la Fédération nationale autonome des pupilles de la Nation et orphelins de guerre (Fnapog), Malou Lorenzon, et le secrétaire de l'Opmnam, Roland Schmitthaeusler.
Au menu d'une rencontre Macron-Merkel ?

Lors de cette réunion, l'Opmnam a évoqué avec la ministre l'un de ses derniers combats : puisque les incorporés de force avaient été naturalisés allemands, l'association demande que l'Allemagne indemnise leurs orphelins de la même façon qu'elle a indemnisé ses propres orphelins de guerre.

« La secrétaire d'État s'est longuement exprimée sur la méconnaissance dans la population de l'Annexion de l'Alsace-Moselle, ce qu'elle regrette profondément », rapporte Gérard Michel. Concernant la revendication à l'égard de l'Allemagne, « la ministre a précisé que ses services ne sont pas habilités à intervenir au-delà de nos frontières », ajoute l'Alsacien. En revanche, le député Arend a suggéré que le sujet s'invite à l'ordre du jour d'une prochaine rencontre entre la chancelière Merkel et le président Macron. Il a par ailleurs assuré que cette question sera débattue lors des prochaines réunions du groupe d'amitié. De son côté, l'Opmnam va continuer à intervenir auprès de l'État allemand par le biais de son avocat de Nuremberg. Et l'association prévoit de déposer prochainement au consulat d'Allemagne, à Strasbourg, « un mémoire » portant sur le millier de jeunes incorporés de force dans la Waffen SS le 11 février 1944.
H. de C.

 

 
 

 

« Il faut légiférer sur le jeu vidéo et l'esport »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:56:58

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« Il faut légiférer sur le jeu vidéo et l'esport »
 

 
Le député du Maine-et-Loire Denis Masséglia dirige un groupe d'études à l'Assemblée nationale sur les jeux vidéo et l'esport. Pour lui, il faut se diriger vers « une pratique positive du jeu vidéo ». Photo DNA /Nicolas PINOT
C'est un champ lexical que l'on n'est pas habitué à entendre de la bouche d'une personnalité politique que celui qu'a employé le député de la 5e circonscription du Maine-et-Loire Denis Masséglia, lors de l'inauguration du Colmar Esport Show ce samedi matin. À seulement 38 ans, à la tête d'un groupe d'étude à l'Assemblée nationale sur le développement du jeu vidéo et de l'esport et joueur lui-même, il évoque avec justesse les enjeux du jeu vidéo, en particulier en compétition.
Denis Masséglia, comment en êtes-vous venu à ce groupe d'étude consacré au jeu vidéo et à l'esport ?

Je n'ai jamais fait de politique avant et je constatais que les élus étaient souvent déconnectés des attentes des citoyens, concernant le jeu vidéo en particulier. Il est pratiqué par une majorité de Français et presque par l'intégralité des moins de 25 ans. Il est du rôle de l'élu de se saisir de ce sujet sans le stigmatiser.
Quels sont pour vous les grands axes à développer pour encadrer et promouvoir la pratique de l'esport en France ?

Le mot d'ordre, c'est la pratique positive des joueurs. Par là, j'entends évidemment l'inclusion des femmes et des personnes handicapées, jusqu'ici trop peu représentées au sein du jeu vidéo, mais j'entends aussi un temps de jeu raisonnable. Et cela doit passer par des petits clubs locaux où les jeunes se retrouvent pour jouer aux jeux vidéo, mais aussi par l'école en intégrant la pratique du jeu vidéo dans le cadre scolaire, vers 11 ou 12 ans, avec des personnes pour encadrer les jeunes autour de cette pratique positive. Enfin, il faut définir un parcours pour permettre aux esportifs et futurs professionnels d'être accompagnés, mais surtout s'occuper de ceux qui ne le seront pas et qui risquent d'être en difficulté si rien n'est prévu pour eux.
Quand on voit le traitement médiatique ou politique réservé au jeu vidéo (addiction, violence...) ces acteurs médiatiques et politiques sont-ils prêts à accueillir l'esport en France ?

Ce sont des gens qui ne connaissent pas ce sujet et qui le caricaturent. Il faut sortir de l'opposition entre les anti-jeux vidéo et ses défenseurs, en prenant ce qui va bien, sans en oublier les problèmes. J'ai aussi un but pédagogique vis-à-vis de mes collègues députés qui ne connaissent pas le jeu vidéo. L'addiction d'ailleurs est un terme ambigu, l'OMS [Organisation mondiale de la santé] parle de gaming disorder : ce n'est pas la pratique excessive qui est en cause, mais elle serait plutôt le symptôme d'un mal-être.
Pourtant, quand on voit la dernière campagne issue de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) qui met sur le même plan, addiction à l'alcool, à la cigarette et le jeu vidéo, la confusion semble toujours présente...

Je regrette cette dernière campagne que je considère comme « attrape-clic », pour ne pas utiliser un autre terme... Quand on regarde le contenu des travaux de la Mildeca, c'est plutôt positif, mais cette présentation n'est pas en adéquation avec ce travail. C'est une volonté « attrape-clic » stigmatisante et que je trouve extrêmement dérangeante. On ne peut quand même pas dire aux parents qu'il est aussi grave de boire de l'alcool ou de fumer que de jouer aux jeux vidéo...
La nature même du jeu vidéo, en tant que logiciel propriétaire, n'est-elle pas un frein à la démocratisation de l'esport ?

La propriété intellectuelle du jeu vidéo apporte sa spécificité c'est certain. Elle ne pose pas de problème pour l'organisation de gros événements qui sont d'ailleurs organisés par les éditeurs eux-mêmes, ou approuvés de leur part pour leurs vertus publicitaires. Et ça, c'est plutôt positif pour la démocratisation de l'esport. En revanche, c'est beaucoup plus problématique pour la structure locale de l'esport. Il faut légiférer pour à la fois respecter cette propriété intellectuelle et faire en sorte que les initiatives locales ne soient pas bridées. Pour ce genre d'événements locaux, nous travaillons avec l'association France Esport pour qu'eux-mêmes se mettent en lien avec des éditeurs de jeux et créent un cahier des charges de l'organisation, avec une délégation d'acceptation de l'éditeur. Cela permettrait aux initiatives locales d'avoir un interlocuteur privilégié avec France Esport et de faciliter l'obtention d'autorisations.
Pour donner un cadre à l'esport, il faut nécessairement parler de formations. Les « gaming schools » sont-elles la seule solution, avec les limites et polémiques que l'on a pu observer avec l'école de Montpellier notamment ?

Ces écoles font espérer à des personnes pas suffisamment bonnes pour être des professionnels qu'elles peuvent le devenir. En ce sens, avec France Esport toujours, nous souhaitons créer un document pour déterminer ce que doit être une école de ce type et ce qu'elle ne doit pas être, en vue d'une sortie diplômante dans le domaine de l'esport qui regroupe plusieurs types de métiers : joueurs professionnels bien sûr, mais aussi manager, social manager, etc. Nous ne souhaitons pas interdire ce type d'école, mais homologuer celles qui seraient approuvées par France Esport et validées par le ministère de l'Education nationale.
Comment vous positionnez-vous sur la présence de l'esport aux Jeux Olympiques ?

Pour le CIO [Comité international olympique], les jeux de tir type FPS [first person shooter, jeu de tir à la première personne] ne peuvent pas être intégrés aux JO. Je pense qu'il sera nécessaire d'organiser quelque chose comme des e-JO, mais pas construits autour des marques comme peuvent l'être les compétitions mondiales aujourd'hui. Il existe par exemple des compétitions sur Fifa ou Overwatch qui créent des coupes du monde où les joueurs s'affrontent par pays, avec un sélectionneur, plutôt que via des équipes internationales. Il faut s'inspirer de ce qui existe et mettre en avant les pays plutôt que les marques.
Propos recueillis par Pierrick LINTZ

 

 
 

 

prefecture du haut rhin - « Je serai toujours à vos côtés »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:39:15

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prefecture du haut rhin - « Je serai toujours à vos côtés »
 

 
Le préfet a fait salle comble mardi pour ses voeux aux forces de sécurité. Photo DNA /Laurent HABERSETZER
Il dit préférer les idées aux chiffres. Pas d'incursion donc, ce mardi, dans la seconde catégorie pour le préfet du Haut-Rhin qui a rassemblé les « forces de sécurité » du département à Colmar pour la cérémonie des voeux. On a quand même relevé quelques "entorses" à ce précepte. Comme le nombre 20, notamment, correspondant au nombre de renforts policiers annoncés par le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, en visite à Mulhouse à la fin de l'été dernier.

D'autres chiffres ? Trois, comme les « défis » prioritaires de l'année : la lutte contre le terrorisme ; la gestion des flux de migration dans un contexte de « reconduites difficiles » et de « places en rétention rares » et dans un souci « d'humanité et d'efficacité » ; le renforcement de la police de sécurité du quotidien avec une exhortation préfectorale à « aller sur le terrain, observer, comprendre ».

Le préfet Laurent Touvet n'a oublié personne dans ses voeux : pompiers, policiers, gendarmes, fantassins, douaniers, démineurs... Mais a oublié toutes les statistiques. On apprendra que le mouvement des gilets jaunes a entraîné une mobilisation des forces de l'ordre « parfois au-delà du raisonnable » ; que la sécurisation des marchés de Noël s'est appliquée en respectant « contraintes de sécurité et libertés individuelles » ; qu'un « climat très tendu et dangereux » régnait pendant la Saint-Sylvestre et que la grande obsession consiste à « maintenir le niveau de sécurité des Haut-Rhinois dans tous les domaines ».

D'informations sur la courbe de la délinquance, point. Mais des remerciements en rafale aux forces de l'ordre et un engagement : « Quand vous serez agressés, mis en cause sans fondement, je serai toujours à vos côtés. » La coopération interservices a joué à plein l'année dernière, par exemple entre policiers et sapeurs-pompiers : « Il est inadmissible qu'on doive escorter les pompiers par des forces de l'ordre, pris pour cible par des voyous dont la profonde lâcheté s'oppose au courage dont vous faites preuve. » Pas de bouleversement à attendre dans ce secteur : « La société française traverse une période de fortes tensions, chacun de vous est exposé à une agressivité irrationnelle. »

On apprendra aussi que l'État sera toujours là, lui qui « protège les plus faibles de la violence d'une minorité ». Les chiffres changent, les idées restent.
Ph. M.

 

 
 

 

markstein - Un outil touristique quatre saisons

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:41:20

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markstein - Un outil touristique quatre saisons
 

 
La future maison d'accueil du Markstein vue de la route des Crêtes. Esquisse du cabinet d'architectes AGVA. Ci-dessous, la maison actuelle. DR
Du nouveau sur les crêtes vosgiennes. Non, la neige n'est - hélas - pas encore tombée sur les chaumes, mais le dossier de maison d'accueil au Markstein a connu début janvier une avancée décisive avec le lancement des consultations des entreprises. Pour mémoire, la maison d'accueil actuelle, construite au début des années 1990 sur le modèle de pavillons de plaine, ne permet plus d'accueillir les visiteurs dans de bonnes conditions et présente de sérieux problèmes d'infiltration. En 2017, le projet de nouvelle maison avait été relancé lors de la remise à niveau du schéma de développement du Markstein. Rappelons que ce document fixe trois priorités : l'amélioration des services (dont la restructuration de l'accueil), la diversification des activités compte tenu du réchauffement climatique, l'amélioration de l'environnement parking. « Pour la maison d'accueil, la première idée était de tout démolir et de reconstruire, souligne Annick Lutenbacher, maire de Fellering et présidente du syndicat mixte pour l'aménagement du massif du Markstein et du Grand Ballon, mais pour bénéficier des crédits montagne versés par l'État il fallait proposer une restructuration. »
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7qp33z" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe> Un saut qualitatif

Une trentaine d'architectes ont répondu à l'appel à candidatures selon le cahier des charges fixé par l'Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin. Le projet présenté par Guillaume Viry (cabinet AGVA de Wattwiller) a été retenu. Il intégrera une partie des murs de la maison actuelle. L'ensemble, conçu pour résister à la météo extrême du site et pour réaliser des économies d'énergie, troquera le chauffage fioul pour une chaudière à pelets, qui s'étagera sur trois niveaux (rez-de-piste, rez-de-route, étage) avec une surface totale de 438 à 542 m². Au-delà du gain de taille, c'est surtout le saut qualitatif qui sera significatif. « L'entrée principale s'effectuera en rez-de-route, avec un espace d'accueil et d'exposition de 46 m2 qui sera attribué à l'École du ski français en hiver. Parmi les nouveautés on trouvera un espace consigne et un espace change pour les bébés », détaille Annick Lutenbacher.
Une grande salle hors sac ouverte sur le frontde neige

Bien entendu, les sanitaires seront entièrement revus. « La partie droite sera affectée à la régie avec trois caisses pour les remontées mécaniques. Une coursive autour du bâtiment permettra aux skieurs de s'abriter quand ils attendent. » À gauche, « dans la partie rajoutée », sera notamment installé le poste de secours.

L'actuelle maison d'accueil de la station est inadaptée au climat rigoureux du site et peu fonctionnelle. Document remis

En rez-de-piste, « la grande nouveauté sera une belle salle hors sac, dimensionnée pour 60 personnes, ouverte sur le front de neige. L'entrée se fera par la Grenouillère avec une sortie distincte et un espace rangement ». À l'étage, prendront place le syndicat mixte, un studio pour le personnel de permanence lorsque les canons à neige tournent et un local qui servira de salle de réfectoire et de salle de réunion pour les agents de la régie. « Actuellement, l'accueil s'effectue au niveau de la luge sur rail. Nous disposerons à l'avenir d'un bel outil quatre saisons avec un accueil touristique dédié. » Si la météo le permet, les travaux commenceront début avril et s'achèveront en décembre pour une ouverture à la saison de ski 2020-2021.
Textes : Grégoire GAUCHET PLUS WEB Une vidéo sur le site www.lalsace.fr, dans laquelle Annick Lutenbacher revient sur le début de saison « très difficile » du Markstein et défend l'intérêt d'investir dans une maison d'accueil quatre saisons.

 

 
 

 

Macron, la réforme sans l'ombre d'un doute

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:54:20

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Macron, la réforme sans l'ombre d'un doute
 

 
Le président reste tr ès contesté dans les sondages mais garde son socle. Photo AFP /Ludovic MARIN
La France, « un pays attractif pour les investisseurs ». La France, « un pays capable de produire le meilleur sur tous ses territoires. » La France, « un pays qui continue à se réformer »...

La rue gronde, le mouvement contre la réforme des retraites s'éternise, deux sondés sur trois sont mécontents : Emmanuel Macron ne bouleverse pas ses messages, ne bouscule pas ses habitudes, ne réduit pas son ambition, ne change pas son agenda.

Comme chaque année depuis son élection, le président et son gouvernement déroulent ce lundi le tapis rouge à Versailles à 230 patrons de grande entreprise du monde entier pour vanter « l'industrie du futur, les chaînes de valeur durables, la french tech ».
« Des réformes pourles riches ? La belle affaire »

Ce week-end, la salle du conseil des ministres à l'Élysée se transforme en foire-expo du "Made in France" de nos terroirs : cabines téléphériques de l'Isère, moutarde de Dijon, chaussette d'Alsace, cocotte-minute en inox recyclé, exosquelettes... Emmanuel Macron assume ce tapis rouge et cette promotion des premiers de cordée : « Derrière ces objets, il y a tout ce qu'on fait avec les ministres. Tout ça s'appuie sur des réformes qui sont conduites depuis quelques années. Parce qu'on ne peut pas demander de fabriquer en France si derrière on n'a pas un coût du capital compétitif, un coût de l'emploi compétitif. On me dit vous faites des réformes parfois pour les riches ? La belle affaire. »
« Tout le monde me croit à Courchevel »

Président des riches... En gilet jaune l'an dernier, en bleu de conducteur SNCF ou en tutu de danseuse de l'Opéra cette année, la rue en colère le renvoie à cette étiquette scotchée sur sa photo depuis qu'il a prélevé 5 euros sur l'allocation logement (« mon boulet » dit-il) en même temps qu'il réduisait l'ISF.

« Quand je vais skier dans les Pyrénées, tout le monde croit que je suis à Courchevel », glisse-t-il avec un sourire fataliste après les voeux à la presse ce mercredi. « Il y a des expressions de haine sur sa personnalité et ce n'est pas bon signe », souligne un visiteur du soir de l'Élysée, préoccupé.
Intrusion au théâtre

Vendredi soir, le président et son épouse, qui assistaient à une pièce de théâtre à Paris, ont dû être "sécurisés" après la tentative d'intrusion de grévistes d'Ile-de-France prévenus (et même guidés) par un militant présent dans la salle.
Le socle électoral toujours là

Directeur délégué de l'institut de sondages Ifop, Frédéric Dabi nuance : « La défiance est majoritaire mais contrairement à Chirac et Juppé en 1995, impopulaires après la hausse de deux points de TVA et la longue grève, le socle d'adhésion à la politique d'Emmanuel Macron reste élevé. Il s'est même élargi sur la droite puisque quatre électeurs LR sur dix et aussi beaucoup d'électeurs des Verts aux Européennes soutiennent cette réforme. Les Français ont intériorisé qu'il ne reculera pas. »

Dans ses confidences lors des voeux à la presse, le Président a confirmé son obsession de poursuivre les réformes : « Il y a des peurs, il y a des angoisses, c'est tout à fait vrai. Nous devons expliquer le sens de cette réforme, convaincre qu'elle est juste. »

Il cite (encore) « le chauffeur de bus de Lyon qui part à la retraite dix ans après celui de Paris, c'est injuste ; l'avocate qui a exercé cinq ans avant de changer de métier ce qui ne lui donne aucun droit ».

Il répète à plusieurs reprises, les mots « pédagogie », « convaincre ». Il enjambe même les municipales (15 et 22 mars), élection qui fut dévastatrice pour Nicolas Sarkozy, lâché par une partie de son camp en 2009 et pour François Hollande contraint de remanier en 2014 : « Je ne vais pas considérer que les gens votent pour tel ou tel candidat parce qu'ils soutiennent ou pas le président. C'est une élection locale. Je n'en tirerai pas de manière automatique des conséquences nationales. »

Pas plus les urnes que la rue ne bloqueront ce quinquennat de plus en plus tendu. À vérifier dans deux mois.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Hausse de la taxe "abri de jardin"

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:54:49

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Hausse de la taxe "abri de jardin"
 

 
Photo Alexas/Pixabay
L'arrêté est un peu passé inaperçu. Pourtant, il concerne bon nombre de Français qui possèdent un abri de jardin ou tout autre abri couvert. En effet, selon le nouveau texte, la valeur forfaitaire qui sert de base de calcul à la "taxe d'aménagement", instaurée en 2012, va augmenter pour la troisième année consécutive.

Pour 2020, cette valeur forfaitaire s'élève désormais à 759 euros le mètre carré hors Ile-de-France (contre 753 en 2019, 726 en 2018 et 705 en 2017) et à 860 euros pour les Franciliens (799 en 2017).
Les aménagements concernés

Cette taxe, communément appelée "taxe abri de jardin", s'applique « à toutes les opérations d'aménagement, de construction, de reconstruction et d'agrandissement de bâtiments ou d'installations, nécessitant une autorisation d'urbanisme ». Elle concerne toutes les constructions de plus de cinq mètres carrés (abri de jardin, véranda, garage, comble, cellier, cave, caravane, mobile-home...) qui dépassent 1,80 m de hauteur sous plafond. Certaines constructions, non closes et non couvertes, ne sont pas prises en compte, comme les terrasses, les pergolas ou les tonnelles.

Les piscines, éoliennes ou les panneaux photovoltaïques au sol sont également soumis à cette taxe, mais les montants sont forfaitaires : 200 euros/m² pour les piscines, 3 000 euros par installation pour les éoliennes, 10 euros/m² pour les panneaux photovoltaïques... Les panneaux solaires thermiques, qui produisent de la chaleur, ne sont pas taxés.

Cet impôt s'applique sans condition de ressources et même un abri de jardin démontable est taxable.

 

 
 

 

municipales - Ce qui se cache derrière la construction des listes

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:59:12

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municipales - Ce qui se cache derrière la construction des listes
 

 
Les places sont parfois chères pour figurer sur une liste aux élections municipales... Photo DNA /Franck BUCHY
Les candidats aux élections municipales commencent à dévoiler leurs listes. Après l'inauguration de la permanence de cam-pagne et l'ébauche d'un program-me, c'est l'étape cruciale, attendue par les électeurs qui s'intéressent encore à la chose publique. Transfuges, ralliements, débauchages, surprises, architecture générale, les détails sont scrutés par les observateurs et les adversaires.

Les candidats doivent construire des équipes représentatives des différents quartiers, paroisses ou territoires de la commune, des sensibilités politiques, idéologiques et religieuses, des profils socioprofessionnels, des corporations et des réseaux tout en jonglant avec d'autres paramètres tels que le renouvellement, la pénurie ou la surabondance de candidats ou la moyenne d'âge.

« Il y a toujours un ou deux francs-maçons sur les listes », sourit une ancienne élue, membre d'une loge féminine. Comme il y a toujours, dans les grandes villes, des membres des communautés catholique, juive, protestante et musulmane ; et des représentants de l'artisanat, du syndicalisme, du patronat, de la santé, de la classe ouvrière, du secteur médico-social et associatif. Quand un colistier coche plusieurs de ces cases, c'est Byzance !

Mais ça ne suffit pas. Les colistiers doivent aussi faire preuve de motivation, d'une certaine expertise parfois. Ils se présentent spontanément à la tête de liste ou se font recruter. Certains se font désirer, en faisant monter les enchères, quand d'autres acceptent en contrepartie d'un poste d'adjoint au maire, d'une délégation ou d'une présidence d'un organisme paramunicipal.
L'engagement associatif est apprécié

D'autres critères sont plus surprenants. Comme ce maire qui serait très sensible aux dates de naissance et aux signes astrologiques de ses colistiers, en particulier par les gémeaux et le chiffre sept...

Quand les candidatures sont pléthoriques, la tête de liste ou l'équipe de campagne doit à la fois limiter les frustrations - qui peuvent se transformer en traîtrise -- et imaginer des processus de recrutement : entretien de motivation ou vote interne. Certains candidats assument faire leur choix seuls. Ces différents modèles préfigurent la gouvernance du futur maire : individuelle, collégiale, entre les deux.

Au final, il s'agit de répondre aux orientations politiques souhaitées pour le mandat, mais aussi de caractériser l'équipe inlassablement présentée comme « renouvelée et compétente », « diversifiée et d'ou-verture », « fidèle et renouvelée », « complémentaire », « expérimentée », « battante ».

Le dosage s'avère compliqué lorsque le nombre de demandes spontanées de jeunes retraités dépasse celui des jeunes actifs et des femmes. Dans certaines villes, il est difficile de convaincre des hommes et des femmes de 20 ou 30 ans, davantage préoccupés par leur carrière professionnelle et leur vie familiale que de s'engager pour un mandat de six ans. L'engagement dans le monde associatif et la société civile sont des atouts appréciés.
La société civile, tarteà la crème du XXIe siècle

Aujourd'hui, « disruption » macronienne oblige, l'étiquette politique et l'investiture partisane ne sont plus forcément vendeuses. Du coup, la tarte à la crème, c'est la société civile et la parité entre citoyens et partisans. Résultat, les listes portées par un parti ne comportent plus forcément une majorité de leurs encartés. Ce sera notamment le cas pour les listes de l'écologiste Jeanne Barseghian et du socialiste Mathieu Cahn à Stras-bourg.

Il arrive aussi qu'une personnalité, en généralement appréciée et reconnue, soit placée en tête ou en queue de liste : pour la tirer, la pousser ou pallier une fragilité qu'on juge dommageable. Ou que des élus sortants soient gentiment écartés, soit parce qu'ils ne collent plus à l'image de la liste, soit parce qu'ils constitueraient un frein à une éventuelle fusion de listes entre les deux tours... Bref, les recettes sont multiples.
Franck BUCHY

 

 
 

 

municipales - « Servir de paillasson, ça ne m'intéresse plus »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:53:14

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municipales - « Servir de paillasson, ça ne m'intéresse plus »
 

 
Jean-Claude Schneckenburger, maire de Berentzwiller depuis dix-huit ans : « Me représenter de nouveau ? Ah, non ! Les petites communes, la loi NOTRe leur a tout pris et, franchement, on se demande un peu à quoi elles servent encore... » Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Les maires sont les élus les plus appréciés des Français, lit-on depuis des années au gré des enquêtes d'opinion menées sur le sujet. Paradoxe : pour peu qu'on les cuisine un peu, les intéressés - en tout cas ceux des petites communes rurales - ont le plus souvent le moral en berne. Le maire ? La première personne chez qui on vient râler ! Jour et nuit, été comme hiver. Réputé disponible à toute heure, le plus souvent indemnisé au lance-pierre, potentiellement responsable sur le plan pénal du moindre pépin : ce n'est plus un mandat, c'est un sacerdoce !

Ajoutez-y la loi NOTRe - qui prive depuis 2015 les communes de plusieurs compétences stratégiques, au profit des intercommunalités - et le résultat devient prévisible : à moins de deux mois des prochaines élections municipales, certains maires sortants guettent ardemment une relève... Qui tarde à venir.
« Désormais, les gens achètent un service »

Cas typique : certaines petites communes de la vallée de la Bruche, dans le Bas-Rhin... Mais les édiles concernés sont rares à accepter d'évoquer le sujet. Heureuse exception : Pierre Grandadam, maire de Plaine depuis 1977. Trouver une relève, céder la place l'esprit tranquille ? Il connaît bien le problème - à une subtilité près : « C'est vraiment tout récent, mais il semble qu'une nouvelle liste se profile. Le problème, c'est qu'à ma connaissance, ses membres n'ont aucune expérience de la chose publique. J'aurais bien aimé trouver quelqu'un avec un minimum de bagage administratif, mais dans l'équipe actuelle, personne ne se sent trop la force d'être tête de liste... »

« Comprenez-moi bien, je ne cherche pas à m'accrocher », insiste Pierre Grandadam, « De toute façon, le lien de confiance et de reconnaissance entre le maire et la population est de moins en moins simple. C'est peut-être ça, le plus dur à accepter : désormais, les gens achètent un service et quand les services publics se recroquevillent, par exemple, c'est à nous, les maires, qu'on fait porter le chapeau. »
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Un poil plus au sud, Pascal Nothisen, élu maire de Hindisheim (1 503 habitants, au sud de Strasbourg) en 2014, comptait bien au départ ne faire qu'un mandat. Cadre dans les assurances à Strasbourg, il a plus que sa dose des journées à rallonge, qui empiètent sur la vie de famille - « En ce moment, c'est une heure et demie de trajet aller-retour... » Et pourtant, il se résigne peu à peu à poursuivre : « J'ai prospecté pour trouver une relève, mais sans résultat. Au contraire, on m'a fait des appels du pied, en décembre, pour repartir. » S'il s'apprête à céder, c'est uniquement en raison de son attachement viscéral pour Hindisheim, dont il est natif. N'empêche, soupire-t-il, « mon épouse n'est pas d'un enthousiasme débordant... »

Un cran plus loin dans la désillusion, voilà Jean-Claude Schneckenburger, trente ans de mandat local, dont dix-huit comme maire de Berentzwiller (330 habitants depuis des lustres), dans le Sundgau. Un élu aussi aguerri que désabusé : « Me représenter de nouveau ? Ah, non ! 90 % de mon équipe est démissionnaire, comme moi, et on n'a pas eu vent d'une autre liste en préparation. Les petites communes, la loi NOTRe leur a tout pris. Franchement, on se demande un peu à quoi elles servent encore... Tout ce qui nous reste, pardon, mais ce sont les emmerdes ! »
« Malgré trente ans de service, on n'est pas considéré »

La radicalité du ton s'explique : en octobre dernier, la direction départementale des territoires (DDT) a tranché : non, la parcelle sur laquelle la commune projette de longue date de construire douze nouveaux logements, histoire de revivifier le village, n'est pas constructible. « Soi-disant parce que c'est une zone humide ! », soupire Jean-Claude Schneckenburger. « On a démontré que non, mais vous n'avez aucune chance contre l'administration, aucune. Un recours devant le tribunal administratif, ça prend au moins deux ans, alors... »

Jean-Claude Schneckenburger, maire de Berentzwiler depuis 2001, se dit trop déçu pour souhaiter continuer, tout comme 90 % de son équipe. « Et pourtant, on a la chance d'avoir une population est sympa. Les gens sont contents du travail qu'on a effectué... » Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La commune de Berentzwiller compte environ 330 habitants, un chiffre stable depuis de nombreuses années. Le projet communal de créer 12 nouveaux logements aurait permis d'attirer de nouveaux habitants, mais le terrain envisagé a été déclaré inconstructible par la Direction départementale des Territoires. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La construction de l'école élémentaire Jean-Lefebvre est l'un des nombreux chantiers réalisés dans la commune depuis que Jean-CLaude Schneckenburger en est devenu maire. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Autre chantier notable : la rénovation du parvis de l'église Saint-Imier. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La place de la fontaine, située près du pont, a elle aussi eu droit à un « coup de jeune ». Photo L'Alsace /Thierry GACHON

La commune s'est également souciée de faire restaurer une vieille maison alsacienne à colombages. Photo L'Alsace /Thierry GACHON

Jean-Claude Schneckenburger hésite un instant : « Avant cette décision, j'aurais peut-être pu décider de rempiler, mais plus maintenant. Cette décision de la DDT, ça m'a vraiment écoeuré. Servir de paillasson, ça ne m'intéresse plus ! Trente ans au service et on n'est pas considéré. Non seulement on n'a plus prise sur rien, mais les services de l'État vous prennent pour un idiot. » Le verdict tombe comme un couperet : « En fait, on est en train de tuer les petites communes. »
Emmanuel DELAHAYE PLUS WEB L'interview en vidéo du maire de Berentzwiller sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

Pris en étau, des maires contraints au sacerdoce

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:53:35

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Pris en étau, des maires contraints au sacerdoce
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

C'est à la fin du bal que l'on paie les musiciens. Mais à deux mois des élections municipales, il apparaît clairement que le scrutin de ce mois de mars 2020 sera beaucoup plus compliqué que les précédents. En dehors des grandes villes, les candidats ne se bousculent pas au portillon. Dans la plupart des 34 968 communes de France, non seulement les fonctions de maire ou de conseiller municipal ne font pas rêver mais elles sont, de plus en plus, un repoussoir. Maire ? « Un nid à emmerdes » concèdent, dépités, certains des élus qui ont décidé de remiser au placard leur écharpe tricolore.

Aujourd'hui, les maires sont pris en étau, coincés à la base par une enclume étatique sur laquelle tape le marteau citoyen. C'est évidemment le corps intermédiaire qui fait les frais de l'opération. Sous couvert d'une décentralisation politique doublée d'une centralisation des services publics pour des raisons budgétaires, le pouvoir des maires a fondu comme neige au soleil en période de réchauffement climatique. Les services de l'État jouent de moins en moins leur rôle de conseil au profit d'une action plus directive. Dans le même temps, les maires voient leur autorité sans cesse contestée par des citoyens qui font appel à eux pour tout et n'importe quoi, souvent pour se plaindre. Or, les maires ne peuvent pas tout, eux qui ont perdu nombre de prérogatives au profit d'une intercommunalité puissante mais irresponsable politiquement car désignée au suffrage indirect. Enfin, la légitimité des maires tirée des urnes pèse peu face à des citoyens qui, pour certains, ont tôt fait de trouver des boucs émissaires en ces temps de contestation de tous les pouvoirs, y compris élus et locaux.

Plutôt que décourager les bonnes volontés à une époque où la société a plus que jamais besoin d'engagement citoyen, la France ferait mieux de se mobiliser dans les urnes plutôt que dans la rue. La critique est aisée, l'art est difficile. Mais le plus délicat en politique, domaine traitant de la vie de la cité, c'est aussi de se lancer...

 

 
 

 

De nombreux éloges pour Pierre Bihl

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:29:55

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De nombreux éloges pour Pierre Bihl
 

 
La cérémonie des voeux de Bergheim présidée par le maire Pierre Bihl, s'est déroulée mercredi 15 janvier en présence de plus de 400 personnes.

Si l'assistance était si nombreuse c'est que le moment était exceptionnel. En effet, après cinq mandats, deux de conseiller municipal et trois de maire, Pierre Bihl a souhaité raccrocher les gants pour les élections municipales et se consacrer pleinement à son mandat de vice-président du Conseil départemental.

Le bilan de toutes ses années de maire, présenté lors de la soirée, est réellement impressionnant en ce qui concerne le travail accompli. Que ce soit dans la voirie, les bâtiments, l'environnement, le fleurissement et bien d'autres domaines, en vingt ans, les chantiers se sont succédé et ont permis le développement du village, ajoutant encore à son charme et son attractivité.

En sus de la population venue en force, de nombreux officiels ont fait le déplacement et Pierre Bihl s'est vu remettre plusieurs décorations et distinctions. Tout d'abord la médaille de l'Assemblée nationale remise par le député Jacques Cattin, la médaille du Sénat remise par la sénatrice Catherine Troendlé, et enfin la médaille d'honneur régionale, départementale et communale en vermeil pour 30 ans d'engagement, remise par la présidente du Conseil départemental, Brigitte Klinkert.

Dans chaque discours, les éloges ont fusé nombreux sur les qualités du premier magistrat : écoute, disponibilité, capacité de travail impressionnante, porteur enthousiaste de projets.

Lors de la réception, d'autres citoyens ont été mis à l'honneur : Léa Kellerchnecht s'est vu remettre la médaille de la famille ; Armand Peter, Bob Fleck et Marie-Odile Kubiszyn, la médaille de la ville pour leur implication dans l'animation et le développement du musée des sorcières ; Jean-Pierre Haag, la médaille d'honneur pour 30 ans d'engagement au Conseil municipal ; et enfin Béatrice Morfoisse, animatrice du Point I et François Muller, responsable des services techniques, à l'occasion de leur départ à la retraite.

 

 
 

 

POLITIQUE - MULHOUSE

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:33:20

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POLITIQUE - MULHOUSE

 

À deux mois des élections, Alternatives territoriales Mulhouse/Sud Alsace organise deux actions de sensibilisation afin de « faire pression » sur les candidats et futurs élus des communes de Mulhouse Alsace agglomération (M2A).Devant l'école Jacques-Prévert, 12 rue de l'École à Brunstatt-Didenheim : le lundi 20 janvier à 16 h sur le thème de l'agriculture et de l'alimentation responsable et le mardi 21 janvier à 7 h 30 sur le thème des transports et de la pollution de l'air. « Les candidats des communes de Mulhouse Alsace agglomération sont tous invités à venir se positionner sur ces sujets », précise l'association.

Après les ateliers dédiés au sport, au développement durable et au vivre ensemble, « Osons Mulhouse » organise à présent des réunions de quartier. La prochaine, dédiée au centre historique, aura lieu le mardi 21 janvier à 19 h au restaurant Le Kosye, 37, rue des Trois-Rois à Mulhouse. Les habitants de Mulhouse centre historique pourront échanger librement avec Fatima Jenn sur les problématiques de leur quartier. Entrée libre.

L'équipe « Mulhouse en grand avec Michèle Lutz et Jean Rottner » invite les Mulhousiens à exprimer leur avis le mardi 21 janvier au Local en grand, 50 avenue du Président-Kennedy à Mulhouse, à 12 h 30. Le débat aura pour thématique « Mulhouse, un centre-ville sans voiture ? »

Pour empêcher la privatisation des Aéroports de Paris, l'Union syndicale des retraités organise une permanence d'accueil, le mardi 21 janvier de 9 h 30 à 12 h, à l'Union départementale du Haut-Rhin, 4, rue du Pommier à Mulhouse. Il s'agit de recueillir des signatures permettant d'engager une procédure de Référendum d'initiative partagée (RIP). Pour cela il faut recueillir 4,7 millions de signatures. Au 17 janvier, ce référendum a recueilli 1 012 037 signatures, soit 21,45 %. Pour valider sa signature, chacun doit être muni de sa carte d'identité et de sa carte d'électeur.

Les Aéroports de Paris dont il est question, ce sont les aéroports de Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget. En mars 2019, l'Assemblée nationale a voté leur privatisation. « Or les aéroports de Paris rapportent de l'argent à l'État et cette privatisation pose aussi des problèmes de souveraineté et écologique », estime l'Union syndicale des retraités.

 

 
 

 

Serge Nicole : «Je suis un battant !»

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:55:23

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Serge Nicole : «Je suis un battant !»
 

 
Serge Nicole, maire de Wintzenheim, lors de l'annonce officielle de sa candidature samedi matin 18 janvier. Photo DNA /Laurent HABERSETZER
Il a un rameur, fait toujours du vélo et se sent en pleine forme. À 67 ans, Serge Nicole a décidé de briguer un troisième mandat de maire. Il l'a annoncé officiellement samedi matin 18 janvier à la presse, entouré d'une partie de son équipe qui lui reste fidèle puisque 18 adjoints et conseillers repartent avec lui. Le maire sortant accueille donc neuf nouveaux, « essentiellement des jeunes investis dans la collectivité », notamment via le monde associatif. « Je suis encore jeune et prêt à attaquer un nouveau mandat », assure Serge Nicole qui insiste sur sa disponibilité. « Je suis maire à plein temps et d'ailleurs, pour gérer une commune de 8 000 habitants, il faut l'être », souligne celui qui tacle ainsi son opposant, Claude Klinger-Zind, vigneron coopérateur.

Quand on lui parle de possible lassitude, le candidat répond que l'équipe est « toujours aussi enthousiaste ». « Nous avons encore de belles choses à réaliser ». Les habitants de Wintzenheim pourront découvrir le programme fin février, deux semaines après la liste. « Il sera clair, net et précis comme en 2008 et 2014 ». Le maire ne dévoile pas encore de projets -si ce n'est la restauration du toit de l'église Saint-Laurent, la création d'une cantine scolaire et d'un périscolaire ou encore le développement de la vidéosurveillance- et préfère dans un premier temps défendre un bilan qu'il estime positif.
« Le maire doit ramener des richesses dans la collectivité »

Le maire, « droit dans ses bottes », sur les dossiers du lindane et de la zone d'activités. Photo DNA /Laurent Habersetzer

La création du pôle sportif, décriée par son opposition ? Le projet figurait dans sa profession de foi et satisfait les quelque 800 licenciés qui le fréquentent répond-il. L'ouverture d'un pôle médical à Logelbach ? « On s'est battu pour trouver un médecin dans ce quartier qui en manquait ». L'augmentation de logements sociaux ? « L'État nous oblige à faire du social sinon on passe sous sa tutelle ». Et puis il y a la création d'une future zone d'activités au Tiefenbach. « Le maire doit ramener des richesses dans la collectivité. Il serait trop facile d'augmenter les taxes locales. Sur ce dossier, je ne reculerai pas ! »

Il reste également « droit dans ses bottes » sur le dossier de la pollution aux résidus de lindane. « Depuis 2008, nous alertons sur cette pollution. Il s'agit d'un dossier que doit gérer l'État. Notre commune ne mettra pas un centime pour extraire ce lindane ! » Attendu sur la question plus générale de l'environnement, Serge Nicole annonce la création d'un poste d'adjoint dédié et veut poursuivre la politique municipale vers le zéro déchet et le zéro phyto. « Certains se découvrent une fibre écologique à la faveur de la création d'une association », lâche-t-il, égratignant au passage ATE (association Tiefenbach environnement). « Je ne répondrai pas à leur questionnaire, enchaîne-t-il. Mais je répondrai volontiers à leurs questions lors des réunions publiques (*) ». L'invitation aux membres d'ATE est donc lancée.
Nicolas ROQUEJEOFFRE (*) Réunions publiques à La Forge (10 mars), Wintzenheim centre (12 mars) et Logelbach (13 mars), à 19 h.

 

 
 

 

« Avec vous, Wickerschwihr autrement »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:56:28

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« Avec vous, Wickerschwihr autrement »
 

 
La liste « Avec vous, Wickerschwihr autrement », est menée par le premier adjoint Joseph Meyer (5e en partant de la gauche). DR
Vendredi soir 10 janvier Joseph Meyer, actuel 1er adjoint au maire et tête de liste aux prochaines élections municipales « Avec vous, Wickerschwihr autrement », a présenté ses colistiers à la population.

Dans cette commune où le maire Bernard Sacquépée ne se représente pas, plusieurs membres du conseil ou anciens membres du conseil se retrouvent sur sa liste.

Joseph Meyer se dit « homme de terrain et de proximité et aussi investi dans de nombreuses associations ».

Tout en ayant conscience que les rentrées fiscales sont faibles, il a fait part de ses priorités : entretien des chemins ruraux, mise en place de bancs sur diverses places de la commune, emplacement des bacs à fleurs à revoir, pistes cyclables, parking pour les voitures et camions, encouragement de la vie associative des aînés et des jeunes du village, les bâtiments communaux, voire la création d'un atelier communal.

Tête de liste : Joseph Meyer, 71 ans, cadre retraité

Colistiers : Audrey Costanzo Friant, 39 ans, chef d'entreprise

Pascale Zimmermann, 59 ans, greffière principale

Alexandre Meyer, 27 ans, professeur en agronomie, apiculteur

Nadine Gomes-Scherrer, 48 ans, enseignante

Yvette Dahms, 45 ans, auxiliaire de vie

Fabrice Knoerr, 49 ans, employé commercial

Jérémy Wagner, 29 ans, conducteur d'installation

Jérôme Bonhomme, 43 ans, sapeur-pompier

Denis Ringler, 65 ans, cadre technique retraité

Patrick Frieh, 53 ans, artisan

José Bienvenu, 61 ans, consultation organisation logistique

Christophe Lichtlé, 48 ans, artisan commerçant

Christophe Hensmans, 52 ans, gestionnaire mobilier

Karine Layer, 54 ans, assistante administrative

 

 
 

 

horbourg- « Une commune attractive »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:56:02

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horbourg- « Une commune attractive »
 

 
Philippe Rogala, maire de Horbourg-Wihr, s'est exprimé devant une salle Kastler comble ce vendredi soir 17 janvier. Photo DNA
Comme de nombreux maires lors des voeux, Philippe Rogala n'a pas manqué d'étriller l'État, dès le début de son discours : baisse des financements, complexité des normes, écart grandissant « entre les besoins et les moyens ». « Si nous devions mettre aux normes, comme le souhaite l'État, nos 30 kilomètres de voiries, nos réseaux, nos écoles, nos bâtiments, et j'en passe, il nous faudrait entre 50 et 70 millions d'euros », a-t-il calculé. Difficile d'être maire, « mais oh combien passionnant ».

Après les plaintes, place aux remerciements, distribués très généreusement à tous les acteurs de la vie locale, y compris à « la totalité de mes 28 conseilleurs municipaux ». Pour un soir, les divergences sont oubliées.

Aux gendarmes et policiers, il dit merci « pour leur vigilance et leur réactivité, permettant les progrès enregistrés en 2019 qui font de Horbourg-Wihr une ville calme ». La vidéo surveillance, désormais entièrement déployée, avec une trentaine de caméras, a été le fait majeur de l'année 2019 en matière de sécurité. La maire a eu un mot pour chacun : pompiers, archéologues, associations, bénévoles, en particulier ceux du CCAS (Centre communal d'action sociale) qui ont veillé sur les personnes fragiles durant la canicule, personnel communal, etc.
Près de 6 500 habitants

Au chapitre des chantiers achevés en 2019, Philippe Rogala a cité la rénovation du parvis de l'église, le restaurant du 43 Grand-Rue, les pistes cyclables, la rue du Château. Il se félicite de la « situation financière saine de la commune, malgré la baisse des dotations de l'État », des dépenses de fonctionnement maîtrisées « sans porter atteinte aux services » et de la diminution de la dette (420 000 EUR, soit 69 EUR par habitant). « Nous n'avons engagé aucun emprunt et relancé nos investissements sans augmentation d'impôts. »

La population de Horbourg-Wihr - 6 081 habitants au recensement de 2017-, serait aujourd'hui de près de 6 500. « Elle a progressé de 20 % en dix ans », a relevé le premier adjoint Christian Dietsch, qui a pris la parole après le maire.

Fier de l'attractivité de Horbourg-Wihr, Philippe Rogala déplore « le revers de ce succès », à savoir le problème de transit routier dans la Grand-Rue, « route départementale, comme chacun sait », qui voit passer 20 000 véhicules par jour, avec parfois un pic à 27 000. « Ce trafic est structurellement en augmentation de 1 à 2 % par an. Cela ne peut plus durer. » Le maire suggère de développer les transports en commun avec des couloirs dédiés aux bus et la mobilité douce. Il verrait bien la construction d'un parking-relais au rond-point occupé actuellement par les gilets jaunes.
V.F.

 

 
 

 

Muntzenheim Les voeux du Pôle Ried Brun

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:36:36

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Muntzenheim  Les voeux du Pôle Ried Brun
Le syndicat par cas
La présidente du Syndicat Pôle Ried Brun Collège de Fortschwihr, Hélène Baumert, a convié samedi matin ses collègues membres, dans la salle de spectacle de l'Espace Ried Brun à Muntzenheim, pour présenter un bilan de ses trois ans à la tête de l'organisation.
 

 
Hélène Baumert fait ses adieux à la présidence du Syndicat Pôle Ried Brun, Collège de Fortschwihr.
Se retirant de la vie politique locale, la future ex-maire de Fortschwihr ne pourra plus prétendre à sa succession après les prochaines élections municipales du mois de mars ; elle a donc souhaité poser le bilan, depuis son accession au poste de présidente du Syndicat, le 1er  janvier 2016, consécutif à la dissolution de la communauté de communes du Ried Brun.
Réhabilitation du gymnase du collège de Fortschwihr

Le Syndicat réunit huit compétences. La gestion du Collège, les activités culturelles à l'Espace Ried Brun, l'animation jeunesse, le relais assistantes maternelles, la gestion du service des écoles élémentaires et maternelles, le périscolaire et la gestion d'une banque de location de matériel associatif. N'étant pas autorisée en période électorale à tenir des propos subjectifs, Hélène Baumert s'est contentée d'une énumération chiffrée, aussi bien financière que quantitative, des différentes participations, avant de donner la parole à Raphaël Kuhn, secrétaire général des services, sans aucun engagement électoral, afin de faire part des perspectives pour la nouvelle année.

Elles portent principalement sur la réhabilitation du gymnase du collège de Fortschwihr, pour un montant sur trois ans de presque 182 000 EUR qui peuvent être financés à 40  % par le conseil départemental. Les travaux consistent à la rénovation de la toiture et de la grande salle avec mise en sécurité par garde-corps, à la mise en place d'une échelle pour accéder au toit, la création de toilettes pour les handicapés et la fin du programme d'accessibilité handicapé, pour le gymnase et l'Espace Ried Brun. Une nouvelle régulation du chauffage est déjà fonctionnelle, et l'amélioration de l'éclairage des salles par leds.

Les autres projets à l'étude, concernent l'acquisition d'un second véhicule neuf places pour le service animation jeunesse. Le renforcement de l'espace de stockage pour le cinéma numérique, le raccordement au très haut débit et le renouvellement du parc informatique, suite au passage à Windows 10, ainsi que le renouvellement de certains types d'équipement de la banque de matériel associatif.

Le mot de la fin est revenu à Hélène Baumert qui a souhaité une bonne année à tous, élus ou non, « parce qu'on peut servir la France autrement qu'en étant élu, et il y a tellement de choses qu'on n'a pas eu le temps de faire en tant qu'élu ».
JO.K

 

 
 

 

Gutzwiller : « Je retire mon costume de maire »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:38:31

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Gutzwiller : « Je retire mon costume de maire »
 

 
« On a beaucoup parlé et écrit mais je tiens à rappeler que le club de football de Tagolsheim n'existe plus depuis 2016. Il s'est expatrié à Aspach et a conservé la dénomination Entente Aspach-Tagolsheim uniquement pour ne pas recommencer au bas du tableau. La commune devait, depuis, gérer un terrain vierge de toute occupation. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de planter un verger conservatoire de quelque 50 arbres en zone inondable, ce dont j'assume entièrement la responsabilité. Se rajoutent quelques haies fruitières dont les enfants sauront profiter à bon escient. »

Cette mise au point faite, François Gutzwiller, qui a profité des voeux pour déclarer « je retire mon costume de maire », a fait un appel à la mémoire des convives sur l'évolution du village depuis ces deux dernières décennies. « Les changements auraient peut-être pu être menés de manière différente, éventuellement mieux dans certains cas, ou moins bien dans d'autres. »

Mais il a jugé cette évolution de manière positive. Il a d'ailleurs remercié toutes celles et ceux qui ont oeuvré pour ce village, associations, entreprises, bénévoles du village ou d'ailleurs.

Concernant la commune, il est resté concis. « L'obligation de mise aux normes d'accessibilité de l'ensemble des bâtiments et le suivi du chantier du Rollingen ne nous ont pas permis de terminer le projet de réaménagement de la Grand'rue et de la route de Mulhouse. »

L'avenir se conjuguera aussi avec un aménagement foncier (remembrement) qui permettra de redessiner le village, de rétablir les chemins cadastrés pour de belles promenades, de réimplanter des haies pour lutter contre les coulées de boue et de préserver la zone de captage de l'eau potable. « Ce projet sera mené par le Département du Haut-Rhin avec l'implication de la commune, mais surtout celle des habitants, notamment les aînés, qui connaissent le mieux ce village. »

Cette préoccupation environnementale concerne aussi la survie potentielle du buis emblématique de la commune. « Quelques habitants vont mener une opération de plantation à titre de sauvegarde d'une centaine de plants indigènes et j'encourage ceux qui le peuvent et le souhaitent à rejoindre ce groupe. »
Danièle MARTIN

 

 
 

 

Niederbruck Cérémonie des voeux

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:40:25

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Niederbruck  Cérémonie des voeux
Inauguration de la salle polyvalente rénovée
L'inauguration de la salle polyvalente rénovée de Niederbruck a réuni une nombreuse assistance, samedi. Après le couper de ruban, tous se sont réunis dans la salle pour la cérémonie des voeux du maire délégué Jean-Luc Reitzer.
 

 
Jean-Luc Reitzer a coupé le ruban, assisté par Laurent Lerch, Serge Ehret, Jean-Luc Freppel et Didier Sansig.
Samedi à 17 h, il y avait beaucoup de monde à l'extérieur de la salle polyvalente de Niederbruck à l'occasion de son inauguration. Jean-Luc Reitzer, maire délégué de la commune nouvelle Masevaux-Niederbruck, a souhaité la bienvenue à ses administrés et aux élus d'autres communes parmi lesquels Laurent Lerch, maire de Masevaux-Niederbruck et président de la comcom, Bernard Hirth, Émile Ehret, Bertrand Hirth, respectivement maires de Sentheim, Lauw et Sickert, aux adjoints des communes voisines, aux représentants de la gendarmerie, de la brigade verte, de l'ONF (Office national des forêts), des sapeurs-pompiers, des associations locales et intercommunales.
230 000 EUR de travaux

Après les salutations, place au traditionnel couper de ruban par Laurent Lerch, Jean-Luc Reitzer, l'adjoint Serge Ehret, le président de l'association de gestion Jean-Luc Freppel et Didier Sansig, des services techniques. À suivi la plantation de deux prunus, sur la petite place, de part et d'autre de l'entrée du bâtiment, effectuée par les responsables de l'association de gestion pour l'un des arbres et par Laurent Lerch et des employés des services techniques de la commune nouvelle pour l'autre.

Puis, tout le monde s'est retrouvé à l'intérieur de la salle pour la cérémonie des voeux. Jean-Luc Reitzer a projeté un diaporama pour retracer les événements essentiels qui se sont passés dans le village en 2019. Il a aussi évoqué quelques réalisations. Le maire délégué a fait part des gros travaux d'agrandissement, de mise aux normes et d'accessibilité de la salle polyvalente. Le montant global s'élève à 230 000 EUR TTC, subventionnés par le Département à hauteur de 50 000 EUR, par la DETR (Dotation équipement des territoires ruraux) à hauteur de 11 343 EUR et par une prise en charge de l'association de gestion de deux réfrigérateurs pour 4 023 EUR. Le reste étant en autofinancement. Puis, le palmarès du fleurissement a été présenté par Chantal Prenez. Dans la continuité, Jean-Luc Reitzer a annoncé officiellement qu'il ne briguera pas un autre mandat.
« De belles choses ont été entreprises et réalisées »

Il a remercié très chaleureusement toutes les personnes qui, durant ses trente-et-une années de mandat, l'ont soutenu et accompagné. « Ce ne fut pas toujours facile, a-t-il souligné, mais j'étais entouré de personnes compétentes et les difficultés qui se sont parfois présentées ont pu être surmontées. » Il a adressé un grand merci à son épouse pour son soutien de tous les jours. Il est aussi revenu sur la charte de la commune nouvelle établie entre Masevaux et Niederbruck en 2016. « Le début a été un peu laborieux, mais aujourd'hui cette entité fonctionne bien. De belles choses ont été entreprises et réalisées. Il reste toutefois certainement quelques améliorations à faire, des points à revoir. Je souhaite que notre commune nouvelle perdure et que les futurs élus issus des urnes en mars continuent l'action entreprise par les élus actuels. »

Laurent Lerch s'est exprimé à son tour. Il a adressé ses plus vifs remerciements à Jean-Luc Reitzer pour ces nombreuses années passées au service de la commune, de la commune nouvelle, de la comcom, et en tant que conseiller général. Il est revenu sur le fonctionnement de cette commune nouvelle. Puis, le président de la comcom a évoqué quelques réalisations faites ou à venir grâce à l'intercommunalité.
Adrien BEHRA

 

 
 

 

Pierre Biehl couvert de médailles pour la dernière

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:29:13

© Dna, Dimanche le 19 Janvier 2020
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Bergheim  Cérémonie des voeux du maire
Pierre Biehl couvert de médailles pour la dernière
La cérémonie des voeux présidée par le maire Pierre Bihl, s'est déroulée mercredi 15 janvier en présence de plus de 400 personnes.
 

 
Le député Jacques Cattin, Pierre Bihl et son épouse Marlyse.
Si l'assistance était si nombreuse c'est que le moment était exceptionnel. En effet, après cinq mandats, deux de conseiller municipal et trois de maire, Pierre Bihl a souhaité raccrocher les gants pour les élections municipales et se consacrer pleinement à son mandat de vice-président du conseil départemental.

Le bilan de toutes ses années de maire, présenté lors de la soirée, est réellement impressionnant pour ce qui concerne le travail accompli.

Que ce soit dans la voirie, les bâtiments, l'environnement, le fleurissement et bien d'autres domaines, en vingt ans, les chantiers se sont succédé et ont permis le développement du village, ajoutant encore à son charme et son attractivité.

En sus de la population venue en force, de nombreux officiels ont fait le déplacement et Pierre Bihl s'est vu remettre plusieurs décorations et distinctions.

Tout d'abord la médaille de l'Assemblée nationale remise par le député Jacques Cattin, puis la médaille du Sénat remise par la sénatrice Catherine Troendlé et enfin la médaille d'honneur régionale, départementale et communale en vermeil pour 30 ans d'engagement, remise par la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert.

Dans chaque discours, les éloges ont fusé nombreux sur les qualités du premier magistrat : écoute, disponibilité, capacité de travail impressionnante, porteur enthousiaste de projets.

Lors de la réception, d'autres citoyens ont été mis à l'honneur : Léa Kellerchnecht s'est vu remettre la médaille de la famille, Armand Peter, Bob Fleck et Marie-Odile Kubiszyn, la médaille de la ville pour leur implication dans l'animation et le développement du musée des sorcières, Jean-Pierre Haag, la médaille d'honneur pour 30 ans d'engagement au conseil municipal, et enfin Béatrice Morfoisse, animatrice du Point I et François Muller, responsable des services techniques, à l'occasion de leur départ à la retraite.

 

 
 

 

COLMAR - Il a rendu à la ville sa fierté et son honneur

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:34:45

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COLMAR - Il a rendu à la ville sa fierté et son honneur
 

 
Cet hommage est organisé chaque année par le Souvenir français de Colmar à la date anniversaire du décès du libérateur de Colmar. Une des missions du SF, en tant que gardien du drapeau de l'amicale de la 5e division blindée, de la mémoire et des traditions de Rhin et Danube. Plusieurs personnalités civiles et militaires étaient présentes, dont le conseiller départemental Yves Hemedinger, l'adjoint Maurice Brugger qui représentait le maire, les adjoints Cécile Siffert et Jean-Paul Sissler.

Dans son allocution, le président du SF Gilbert Dollé a souligné : « Aujourd'hui, nous sommes réunis entourés de treize drapeaux et fanions d'associations d'anciens combattants pour rendre hommage au maréchal de Lattre de Tassigny ; la présence d'élus, de présidents et membres d'associations patriotiques, marque leur attachement au devoir de mémoire ».

Une attribution de distinctions a mis à l'honneur trois membres du conseil du SF, avec la remise par le président Gilbert Dollé de l'insigne de la fonction de porte-drapeaux. Notamment à Joël Claudon pour 30 ans de fidélité et de 10 ans pour Jean-Bernard Péan et Christian Clairotte.
« Son nom appartient à l'Histoire et sa légende au drapeau »

L'épopée de la 1re armée française et de son chef est désormais entrée dans l'histoire. Après le débarquement en Provence le 15 août 1944, l'armée B, baptisée 1re armée française le 25 septembre, était forte de 250 000 hommes provenant d'Afrique du Nord, d'Afrique noire du Liban et des îles. Ses initiatives stratégiques ont permis la prise de Toulon et Marseille en 13 jours.

La remontée victorieuse de la vallée du Rhône et de la Saône en deux semaines avec l'engagement de 135 000 volontaires, patriotes des Forces françaises de l'intérieur, de jeunes Alsaciens réfugiés en Suisse et du groupe mobile d'Alsace, a permis d'arriver dans les Vosges et à Belfort. Pendant deux mois, de difficiles combats ont été menés dans la région des vignobles et des potasses pour libérer des villages en ruines. Le 2 février 1945, jour de son 56e anniversaire, le général, avec l'aide de plusieurs divisions américaines, a libéré la ville de Colmar. Fidèle à sa devise « ne jamais subir », il a rendu à la ville sa fierté et son honneur.

Le président du SF a poursuivi par la lecture de l'ordre du jour n° 1 de l'ancien ministre de la Défense Georges Bidault en date du 13 janvier 1952 : « Un héros est mort, il aura tout donné à la patrie, ses victoires, son fils et sa vie ; il laisse au pays sa gloire et à l'armée son exemple, son nom appartient à l'Histoire et sa légende au drapeau ».

Une gerbe a été déposée par le président du SF, accompagné de l'adjoint Maurice Brugger et de Guy Schlosser ancien de Rhin et Danube. La sonnerie aux morts et l'hymne national ont précédé le salut aux emblèmes par les autorités, clôturant la cérémonie.

 

 
 

 

vallee de la doller - La galette des voeux de l'AOS

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:35:21

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vallee de la doller - La galette des voeux de l'AOS
 

 
Chantal Iltis a réuni une nouvelle fois tous ceux qui ont fait et font vivre l'AOS pour les remercier. Photo L'Alsace/J.-M.R.
Comme tous les ans, la présidente de l'Association des oeuvres scolaires (AOS) de la vallée de la Doller, Chantal Iltis, a convié ses collègues enseignants actifs et anciens à une galette des Rois, à l'occasion de la présentation de ses voeux de nouvelle année.
Une nouvelle campagne de sécurité

Mardi, c'est dans la grande salle de l'école maternelle Pomme d'Api de Lauw, qu'elle a salué une cinquantaine de personnes, dont le vice-président du conseil départemental Rémy With, le président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach Laurent Lerch, le maire du village Émile Ehret, quelques représentants des communes voisines et des associations partenaires. Elle a eu une pensée pour deux personnes disparues récemment qui ont beaucoup oeuvré pour les écoles du secteur : Monique Lerch et Guy Ehret.

Chantal Iltis a ensuite repris les différents projets de l'AOS en cours et ceux à venir, avec quelques innovations. Elle a remercié les enseignants pour leur investissement et les collectivités pour leur soutien. Elle a annoncé une nouvelle campagne de sécurité initiée par la comcom et a demandé à Laurent Lerch de la présenter.

« Pour l'année 2020, dans laquelle nous venons de nous engager, je ne peux que souhaiter que nous continuions à vivre ensemble de beaux moments qui créent des liens essentiels pour nos élèves et pour nous-mêmes... », a-t-elle conclu avant d'inviter l'assistance à partager la traditionnelle galette et le verre de l'amitié.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

Henri Berger, médaillé départemental de la vie associative

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:35:46

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Henri Berger, médaillé départemental de la vie associative
 

 
Henri Berger (au centre) s'est vu remettre la médaille départementale de la vie associative par la vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Bernadette Groff. Photo L'Alsace /Nadine MULLER
Henri Berger a été mis à l'honneur lors de la cérémonie des voeux à Uffheim. Il s'est vu remettre la médaille départementale de la vie associative par la vice-présidente du conseil départemental Bernadette Groff. Originaire de Petit-Landau, Henri Berger était déjà très actif dans le monde associatif. C'est il y a une cinquantaine d'années qu'il a été aimanté à Uffheim. « Un aimant portant le nom de Solange », a lancé Christian Martinez.

Avec son compère du moment Jean-Jacques Haaby, Henri Berger a redonné une âme à un bunker pris dans les ronces, dans les hauteurs d'Uffheim.
« Bunker Henri »

Après des centaines d'heures passées à nettoyer, restaurer, dépoussiérer, réparer, Henri Berger a redonné vie à la casemate d'Aschenbach, riche désormais en équipements et matériels d'époque, et son musée. Le site, très connu, draine plus de 2500 visiteurs par an, chiffre auquel s'ajoute le millier d'entrées lors des quatre journées de reconstitution historique chaque 14 juillet.

Une casemate gérée par la société Mémorial Maginot de Haute-Alsace, dont Henri Berger a été le vice-président jusqu'en 2017. « La casemate d'Aschenbach et lui auront été pendant de longues années indissociables, d'où son surnom : Bunker Henri », a souligné le maire d'Uffheim.

L'immersion dans le monde associatif ne s'est pas limitée à la casemate pour Henri Berger. Il a été sapeur-pompier de 1983 à 2008 et est à présent un membre de l'amicale. Il a porté la casquette de conseiller municipal de 1989 à 2014.

Membre de différentes commissions, notamment la commission sociale et animation, très actif lors de la préparation des manifestations, fêtes et sorties, Henri Berger est à l'origine des week-ends expositions patchwork et artistes locaux dont les bénéfices ont été remis à des enfants atteints de handicap. À son actif aussi la création du Club de l'amitié. Une amitié qu'il apporte avec lui lorsqu'il va visiter un malade ou un nouvel arrivant en maison de retraite.
N. M.

 

 
 

 

Alternatiba étend sa zone d'action

Publié dans le panorama le Dimanche 19 janvier 2020 à 07:58:13

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Alternatiba étend sa zone d'action
 

 
L'association Alternatiba, qui veut lutter contre le réchauffement climatique, fait son arrivée à Soultz. DR
Le collectif Alternatiba est désormais bien ancré dans le secteur de Mulhouse. Ses actions pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver l'environnement font des émules. Une nouvelle section vient ainsi de naître à Soultz. « C'est à l'issue de rencontres éco-citoyennes, organisées à Soultz en septembre, qu'a jailli l'idée de créer un collectif Alternatiba sur notre territoire », explique Alain Diot, président de la toute fraîche association. Ce dernier, avec la quinzaine de membres qui l'accompagnent, souhaite par ce biais élargir les actions déjà menées par les associations locales.

Pour le collectif soultzien, une partie de la solution au dérèglement climatique se joue à l'échelle locale. « Notre but, c'est d'agir auprès des habitants, dans leurs comportements individuels, en leur apportant des alternatives », note le président. En amont de l'organisation d'un village des alternatives, qui se tiendra le 21 juin à la Mab de Soultz et dans divers quartiers de la commune, Alternatiba Soultz souhaite sensibiliser la jeune génération, à travers des interventions dans les établissements scolaires. Mais aussi se rendre dans les quartiers dits « difficiles », « parfois peu concernés par ces questions, en leur apportant des solutions simples à mettre en place », indique Alain Diot. Avec son village des alternatives, l'association espère « capter des publics venant de Rouffach et environs, du Florival, de Thann-Cernay, ainsi que des communes de la plaine, dont Ensisheim », mais aussi fédérer les associations déjà existantes.
A. N.