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Renault-PSA, stratégies opposées

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:35:51

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Renault-PSA, stratégies opposées
 

 
La démarche de PSA : privilégier la rentabilité aux volumes. Photo PSA
Le coup d'arrêt est brutal pour les deux grands groupes automobiles français, PSA et Renault, qui ont publié, à 24 heures d'intervalle, des chiffres de ventes mondiales en forte baisse : -10  % pour PSA, -3,4  % pour Renault-Dacia. Ce dernier, avec 3,75 millions de véhicules vendus l'an passé, creuse à nouveau l'écart sur son concurrent, dont les ventes ont culminé à 3,49 millions de voitures en 2019, dans un marché mondial qui devrait enregistrer une chute estimée entre 3 % et 4  %.

Les chiffres sont têtus, mais le contexte est aussi primordial dans ces résultats, qui témoignent clairement de deux stratégies totalement différentes. Conformément à ce qu'a impulsé Carlos Tavares depuis son arrivée à la tête de PSA en 2014, le groupe sochalien privilégie la rentabilité aux volumes, quand Renault joue... sur les volumes pour ne pas perdre en rentabilité !
PSA : l'obsession des « ventes rentables »

Connu pour être un redoutable « cost killer » (« tueur de coûts »), Carlos Tavares a redimensionné l'outil de production de PSA, afin de vendre les voitures au « juste prix ». Ce faisant, il a dégagé du cash qui lui a permis de racheter Opel à General Motors. Et c'est la même méthode que Carlos Tavares a appliquée à la marque allemande, ramenant ses finances au vert au bout d'un an, en taillant dans les ventes tactiques, notamment auprès des loueurs de courte durée. Conséquence de cette stratégie, qui a déboussolé nombre de clients d'Opel-Vauxhall, habitués aux généreuses ristournes : la marque a vu ses ventes chuter de 5,9  %. « Chez PSA, on parle de ventes rentables. Cela veut tout dire », reconnaît un responsable du groupe, qui concède que Fiat, dans le cadre de sa fusion avec PSA, va être soumis au même régime. « Faire tourner les usines pour vendre des voitures qui ne sont pas rentables n'est pas viable à long terme », ajoute la même source interne à PSA. C'est d'ailleurs le discours que tient le « big boss » depuis son arrivée, répétant que « la rentabilité et la performance sont les gages de la pérennité du groupe ».
Chez Renault, Dacia cache la forêt

La problématique est très différente chez Renault-Dacia, où le constructeur au losange marque fortement le pas (-6,9  %). Malgré des montagnes russes en termes d'immatriculations mensuelles qui masquent mal l'habitude, chez Renault, de procéder, depuis quelques années, à des immatriculations tactiques pour cacher la poussière sous le tapis. À l'inverse, Dacia, la filiale à bas coût, est certes moins rentable, mais permet, grâce à une progression des ventes de 5,1  %, de garder la tête haute. « Volumes versus marges ? Il n'y a pas de vérité. PSA a dépensé beaucoup d'argent pour DS, mais être sur un marché où l'on fait de la marge pour des volumes de vente ridicules n'a aucun sens », résume un analyste indépendant, qui estime cependant que « PSA est sur une bonne dynamique et semble avoir adopté la bonne stratégie en matière d'électrification ». « Mais ses forces sont aussi ses faiblesses : sa prédominance en Europe, marché stable et solvable aujourd'hui, sera un handicap quand le marché va baisser », ajoute l'analyste.

« Perdre de l'argent n'est évidemment pas viable à long terme pour un constructeur », abonde le président de Ford France, Louis-Carl Vignon, dont le groupe, après avoir privilégié les volumes, s'inscrit désormais dans une « stratégie de croissance profitable ». « Il s'agit de trouver le bon compromis entre capacité de production des usines et rentabilité des voitures vendues. » Car les stocks coûtent cher et poussent certains constructeurs, à l'approche de la clôture de l'exercice comptable, à se montrer très généreux. En clair, les résultats commerciaux ne préjugent en rien des résultats financiers, qui seront présentés en février par les constructeurs français comme par leurs concurrents.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Le nouveau bac au long cours

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:31:37

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Le nouveau bac au long cours
 

 
Jean-François Hazoumé, enseignant d'histoire-géo au lycée Camille-Sée de Colmar, « interpellé en permanence » par ses élèves à l'approche des premières E3C. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
À partir de la semaine prochaine, les élèves de 1re passeront les premières épreuves communes de contrôle continu (E3C) du nouveau baccalauréat dans les enseignements du tronc commun : histoire-géographie, langues vivantes A et B, ainsi que mathématiques pour la voie technologique.

Le choix étant laissé aux établissements, le lycée Camille-Sée de Colmar a prévu de les organiser sur cinq jours, pour toutes les classes concernées en même temps, entre le 27 janvier et le 14 février. « Nous avons souhaité leur laisser le plus de temps de cours possible », indique le proviseur Michaël Grandgeorge, « très heureux de cette possibilité de prendre en compte le contexte local, de s'adapter pour faire réussir les élèves ».
Enjeu « fractionné »

Les épreuves se tiendront dans le cadre de l'emploi du temps habituel, avec « de bonnes conditions » d'examen, à un seul par table. En histoire-géo, par exemple, après s'être entendus sur une même progression dans les programmes, les enseignants de Camille-Sée ont choisi, au sein de la banque nationale des sujets, ceux que, au bout de quelques mois, les lycéens de l'établissement seront « en mesure de traiter ». Sans l'incertitude des « angles morts » liée aux « programmes gigantesques » du bac classique à l'issue des classes de 1re et de terminale.

Que l'enjeu des épreuves soit « fractionné » au lieu de « se jouer en quelques jours » est un point positif de la réforme, répète Jean-François Hazoumé aux élèves de sa spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques qui l'« interpellent en permanence ». Mais sans néanmoins parvenir à les rassurer tout à fait.

« On n'est pas assez préparés : en histoire-géo, on a deux heures pour rédiger un commentaire de textes et une composition, on en a jamais fait en entier ! », s'inquiète Anaïs. « Même les enseignants ne sont pas vraiment au courant, on est des cobayes », soupire Firdaous. « C'est flou, on ne sait pas à quoi s'attendre, expose aussi Mariama, et c'est un stress qu'on doit gérer en plus des cours. » Enfin, ajoute Etienne, « il y a encore trop de textes en français » pour l'épreuve anticipée de fin d'année et, rappelle Thibaut, pas de journée libérée pour réviser. Pour Anaïs, « on va vers le burn-out ! ». « La théorie est bonne, pas la pratique », reprend-elle, avec un certain sens de la formule, alors que plusieurs s'accordent tout de même sur le « côté positif » que peut avoir le contrôle continu.
Exigence et bienveillance

S'il se veut rassurant sur ces épreuves à venir, Jean-François Hazoumé voit dans la réforme « un flot d'autres problèmes », en particulier l'éventualité que, « dans les années à venir, la valeur du bac soit fonction de l'établissement ». Et qu'en sera-t-il du « rôle d'un chef d'établissement qui voudrait soigner ses statistiques ?, s'interroge-t-il, c'est intellectuellement possible. »

Écartant ces appréhensions, Michaël Grandgeorge fait « confiance » à ses équipes. Les copies, rendues anonymes, seront corrigées, dans l'établissement, par les collègues de la discipline, de façon « à respecter une équité », et les candidats verront leurs annotations, détaille-t-il. « Les professeurs sont formés aux évaluations, sur des attendus nationaux, et je sais qu'ils seront à la fois bienveillants et exigeants. » Convaincu « de la pertinence de la réforme », le proviseur y voit « l'intérêt non pas de les pénaliser, mais de demander aux élèves un travail régulier et de les faire progresser ».
Catherine CHENCINER EN SAVOIR PLUS Les élèves passeront une seconde séried'épreuves dans les enseignementsdu tronc commun en fin d'année,puis en terminale. Ils auront aussil'épreuve de spécialité. Le contrôlecontinu pèse pour 40 % de la note(dont 30 % pour les E3C).

 

 
 

 

Le Michelin dégomme la maison Bocuse

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:25:17

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Gastronomie  Guide
Le Michelin dégomme la maison Bocuse
Le guide Michelin, bible de la gastronomie, a fait sensation en rétrogradant le restaurant Paul Bocuse, fleuron de la cuisine française traditionnelle à l'influence planétaire, qui a perdu sa très convoitée troisième étoile. Une distinction que le restaurant détenait depuis 1965 !
 

 
L'Auberge du Pont de Collonges, située à Collonges-au-Mont-d'Or, a obtenu sa troisième étoile en 1965.
Tremblement de terre dans le milieu de la gastronomie ! Le guide Michelin a retiré une étoile au restaurant de Paul Bocuse de Collonges-au-Mont-d'Or, situé sur les bords de Saône. Le restaurant du célèbre chef, décédé il y a exactement deux ans, avait été le premier trois étoiles au monde (gagnées en 1965 !). Une distinction que l'établissement n'avait jamais perdue depuis, ce qui constituait un record. Le patron du guide rouge, Gwendal Poullennec, s'est rendu lui-même jeudi dans l'établissement du « pape » français des cuisines, pour informer de sa décision, 10 jours avant la sortie officielle de l'édition 2020, le 27 janvier. Pour le guide, « la qualité de l'établissement demeure(e) excellente mais plus au niveau d'un trois étoiles ». « Maintenant, les étoiles du guide Michelin ne s'héritent pas, elles se méritent », a justifié Gwendal Poullennec vendredi.

L'équipe du restaurant et la famille Bocuse ont réagi dans la journée, assurant « continuer à faire vivre le feu sacré avec audace, enthousiasme, excellence. [...] Bien que bouleversés par le jugement des inspecteurs, il y a une chose que nous souhaitons ne jamais perdre, c'est l'âme de Monsieur Paul ».
« Le Michelin s'est suicidé »

Certains critiques disaient déjà, bien avant le décès du chef à 91 ans en 2018, que l'Auberge du Pont de Collonges n'était plus à la hauteur, et d'autres guides l'avaient classée dans la catégorie institution, à défaut de la noter. Mais toucher au monument de la cuisine française, un an après la rétrogradation du chef savoyard Marc Veyrat -- qui s'oppose vigoureusement à cette décision -- a fait polémique. La cuisine traditionnelle lyonnaise ne semble plus en odeur de sainteté chez Michelin. L'an dernier, deux autres institutions locales avaient déjà été rétrogradées : Guy Lassausaie avait perdu sa 2e étoile et Pierre Orsi son unique étoile.
En Alsace, l'Auberge de l'Ill a gardé sa clientèle

Le maire de Lyon, Gérard Collomb, a exprimé son « immense déception ». Georges Blanc, le chef trois étoiles de Vonnas dans l'Ain, dont la rivalité avec Bocuse était légendaire, s'est dit « triste pour l'équipe qui reprend le flambeau ». Chez certains, l'indignation domine. « C'est dramatique, c'est pathétique », a tonné sur Europe 1, Marc Veyrat. Pour le critique gastronomique Périco Legasse, « le guide Michelin s'est suicidé » et a commis « l'irréparable ». En jetant un oeil en Alsace, l'équipe de l'Auberge du Pont de Collonges pourra (un peu) se consoler. Rétrogradée l'an passé de trois à deux étoiles, l'Auberge de l'Ill (Haut-Rhin), du chef Marc Haeberlin, n'a pas vu sa clientèle fuir. « Il y a eu un petit deuil, tout le monde l'a vécu comme ça. Depuis septembre ça va mieux, la dynamique a repris », a commenté Danielle Baumann Haeberlin, soeur du chef et cogérante du restaurant.

 

 
 

 

colmar - Une permanence et douze pages de bilan

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:02:04

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colmar - Une permanence et douze pages de bilan
 

 
Quand l'équipe de Gilbert Meyer emménage chez... Sylvain Meyer.  Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Gilbert Meyer a inauguré ce vendredi sa permanence de campagne en vue des municipales. L'équipe du maire sortant (« Colmar passionnément ») a jeté son dévolu sur le rez-de-chaussée du 1 rue Kléber, l'ancien magasin de vêtements pour femmes « Sylvain Meyer », à l'angle de la rue des Têtes. Pour le candidat, il s'agissait en effet d'être « au coeur de la ville » « pour être encore davantage à l'écoute des Colmariens ». Le local sera ouvert tous les soirs en semaine de 17 h à 19 h et le samedi de 10 h à 12 h et de 16 h à 18 h. Quatre membres de l'équipe se relaieront pour recueillir « les propositions et les suggestions » des électeurs « pour que notre projet soit le plus enrichi possible ».

Fidèle à son habitude, le maire candidat dégaine aussi un premier journal de campagne : douze pages qui détaillent le bilan de l'équipe sortante, dont une page du cru de Gilbert Meyer, qui aligne les chiffres et vante les « performances » en matière de négociation de financements extérieurs. Le document sera distribué dans les boîtes aux lettres dès la semaine prochaine puis sur les marchés à partir de samedi. Un deuxième journal suivra en février, pour présenter l'équipe et ses engagements, puis un troisième consacré au projet, « début mars ».

La liste, elle, ne sera dévoilée qu'une fois déposée, au cours de la deuxième quinzaine de février. Gilbert Meyer n'a présenté qu'un nouveau colistier vendredi : il s'agit de l'agent immobilier Guillaume Lenys, également président de l'association MUR Colmar (Mur urbain renouvelable) et fils d'un proche du maire. À noter que le sortant ne prévoit qu'une grande réunion publique en fin de campagne : « Plus, ça ne sert à rien. Ce sont toujours les mêmes qui viennent, ceux qui sont déjà convaincus. »
Une cinquième liste rouge et jaune ?

Une cinquième liste « citoyenne » serait en cours de constitution à Colmar. Un collectif y travaille actuellement, structuré autour de membres de La France Insoumise, du Parti communiste et des gilets jaunes. Les mêmes qui avaient entamé des discussions avec l'écologiste Frédéric Hilbert avant de quitter la table, en désaccord sur la démarche et notamment la question de la tête de liste. Pour les animateurs du collectif, il s'agit d'abord de composer le groupe et de régler la question du leadership « le plus tardivement possible », dans l'espoir de « faire de la politique autrement ».

La liste ne revendiquera aucune étiquette, pas même de gauche, quand bien même elle compte creuser notamment les thématiques de « l'économie sociale », de la « répartition des richesses » et de la « démocratie directe » : « On veut faire quelque chose de citoyen, pas une soupe de partis », explique un des membres du collectif. Un manifeste a été publié le 12 janvier dernier sur la page Facebook « Ouverture citoyenne » : il y est question de « remettre les citoyens au coeur de l'action », « construire un contre-pouvoir local », « refaire société ensemble », « réduire au maximum l'empreinte polluante de notre ville » et « insuffler un dynamisme » à Colmar afin de sortir du « tout tourisme ». Des réunions hebdomadaires réunissent actuellement une quinzaine de membres actifs et des sympathisants.

Reste à savoir si le collectif parviendra à réunir 49 colistiers, ce qui n'est pas une mince affaire. Les partis traditionnels éprouvent souvent eux-mêmes des difficultés, compte tenu notamment de l'obligation de parité.
Le choc des vidéos

Une campagne municipale, c'est aussi une bataille d'image(s). En la matière, il y a ceux qui investissent, comme Gilbert Meyer, dans le papier, et les adeptes des nouvelles technologies et du multimédia. Question de moyens, mais aussi de cible électorale. Sur les réseaux sociaux ou leurs sites internets, les challengers du sortant jouent tous la carte de la vidéo. La candidate LaREM Stéphanie Villemin (« Un nouvel horizon ») et son rival du MoDem Tristan Denéchaud (« Colmar pour tous ») ont choisi ce format pour leurs voeux, dans lequel on retrouve certaines similitudes : effets « timelapse » (passages en accéléré), mise en scène du travail d'équipe et des rencontres avec les « vrais gens », phrase de conclusion en alsacien... À noter que le second fait deux fois plus long que la première (3 minutes 40 contre 1 minute 40), notamment parce qu'il développe davantage un programme déjà rodé lors des précédentes élections.

Le Vert Frédéric Hilbert est sans conteste le plus actif : depuis le 1er janvier, il a déjà posté quatre vidéos thématiques sur sa chaîne YouTube, consacrées à la pollution au lindane, un projet de cantines « 100 % bio et locales » et au barreau sud. La réalisation est moins soignée, mais on constate un réel effort de pédagogie. Point commun à toutes ces vidéos : des cadrages trop serrés qui ne mettent pas franchement en valeur des candidats littéralement pétrifiés.
C.T.

 

 
 

 

MULHOUSE et M2A: Les voeux, c'est plus marrant en chantant

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:07:32

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MULHOUSE et M2A: Les voeux, c'est plus marrant en chantant
 

 
Moins de 24 heures après la cérémonie des voeux aux Mulhousiens, les élus de la Ville et de M2A étaient de retour, ce vendredi 17 janvier en début d'après-midi, au palais des sports Gilbert Buttazzoni pour la cérémonie des voeux aux personnels des deux collectivités.

On n'ira pas jusqu'à reprendre Michel Sardou de bout en bout. Mais il faut avouer que les voeux, c'est plus marrant - c'est moins désespérant, chacun jugera - en chantant. Surtout à l'approche des élections municipales, lorsque le Code électoral veut que les élus respectent une certaine réserve dans leur intervention. Pas forcément évident et très original en temps normal, l'exercice devient vite très convenu en période électorale.

Pendant une heure, pas un mot qui fâche de la part de Jean-Luc Humbert, directeur général des services de la Ville de Mulhouse et de M2A, de Michèle Lutz, maire de Mulhouse, et Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération, qui se sont succédé à la tribune. Chacun dans son style a salué « l'engagement, les compétences, l'expertise, le sens de l'innovation, l'aptitude au changement et le sens du service public » des personnels. Dans les tribunes du palais des sports, bien garnies, tout le monde écoute, sans bouger.
« En 2020, continuonsà célébrer nos talents »

Et puis, lorsqu'on annonce au micro « en 2020, continuons à célébrer nos talents », plusieurs personnes se lèvent et quittent leur siège pour se rapprocher de la scène et dégainer leur smartphone. C'est que le moment que tout le monde attend, c'est celui-ci : le spectacle, et même un peu plus cette année, puisque c'est une mini comédie musicale qu'ont jouée des agents de la Ville et de l'agglo. Une comédie musicale montée par Pauline Moussalli, responsable de la communication interne à la Ville et M2A, avec la complicité de Vincent Geiller, professeur de danse au conservatoire de Mulhouse, et Claire Isajia, assistante de direction, qui s'est chargée de la mise en scène.

Cette année, ce sont « celles et ceux qui oeuvrent dans l'espace public » - les agents du service Allô proximité, de la propreté et du déneigement, de la police municipale, des espaces verts... - qui ont été au coeur des six saynètes du spectacle intitulé Dans nos rues. Extraits : en entendant les premières notes sortir de la sono, tout le monde reconnaît l'une des musiques d'une célèbre comédie musicale française, revue et adaptée pour l'occasion : « Quand on arrive en ville ; Tout le monde sort son portable ; Trois clics et on signale ; Allô Proximité ; C'est notre quotidien ; Notre ville, nos jardins ; Quand on voit un souci ; Dans notre espace de vie... », chante, joue et danse la vingtaine d'agents sur scène. Fin du premier tableau. Salve d'applaudissements. Les lumières s'éteignent. Changement de costume pour tout le monde. Les « talentueux agents » reviennent dans les habits orange du service propreté et déneigement.
« Les rois du monde » version Ville de Mulhouse

La musique reprend. Là encore, le public reconnaît immédiatement la chanson Les rois du monde de la comédie musicale Roméo et Juliette. Mais Les rois du monde, version Ville de Mulhouse et M2A, ça donne ça : « Nous, on ramasse tout : le brun, le tri ; Dans nos tournées dans vos quartiers ; La propreté ça nous connaît ; Bacs ou sachets ou enterrés ; Regardez le calendrier ; Sortez les déchets bien triés. » Etc., etc. Pas grand monde n'a vu passer cette « savoureuse demi-heure ». Et aussi vite que des agents étaient descendus des tribunes pour se rapprocher de la scène au début du spectacle, ils sont montés sur l'estrade pour féliciter leurs collègues à l'issue de leur prestation, pas convenue du tout et terriblement originale.
Cécile FELLMANN PLUS WEB Une vidéo de quelques-uns des meilleurs moments du spectacle des agents de la Ville et de M2A sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

 

mulhouse - Une future liaison routière pour contourner le centre hospitalier Émile-Muller

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:08:48

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mulhouse - Une future liaison routière pour contourner le centre hospitalier Émile-Muller
 

 
Impossible de ne pas remarquer les travaux, débutés en octobre, aux abords de l'hôpital Émile-Muller, à Mulhouse, compte tenu des panneaux d'information, bien visibles de la chaussée.

Ce chantier routier se tient d'une part au niveau de la rue Laennec, en direction du pôle Femme-mère-enfant (FME), et d'autre part rue de Folgensbourg, en arrivant de Bruebach. Sur place, entre ces deux points, le tracé de la future route est déjà gravé dans la terre, matérialisé par une profonde ligne droite de 800 m. Le ballet des camions, tracteurs et engins de chantier est incessant pour évacuer les tonnes de terre argileuse nécessaires à cette réalisation. Cette partie a été confiée à l'entreprise Travaux publics Schneider (TPS) de Wittenheim. Les services techniques des communes de Mulhouse et Brunstatt-Didenheim ont travaillé en étroite collaboration pour ce vaste chantier dont la fin est prévue à l'automne 2020.

« L'accès à la partie basse de cette nouvelle voie se fera de l'avenue d'Altkirch, par la rue Laennec d'un côté. Pour la partie haute, la circulation se fera par la rue de Folgensbourg, en venant de Bruebach », explique Antony Thiebo, du bureau d'études et d'aménagement de la Ville de Mulhouse en charge de ce dossier.
Décharger les quartiers résidentiels des fluxde l'hôpital

Ce dernier a obtenu, par délégation du conseil départemental, les maîtrises d'oeuvre et d'ouvrage du chantier ainsi que l'entretien du tronçon à partir de son achèvement.

Du côté du conseil départemental, cofinanceur à 50 % de ce projet, on précise : « La construction de cette nouvelle voie prévoit de décharger les quartiers résidentiels environnants des flux induits par l'hôpital et le pôle FME. Et, plus largement, de développer une accessibilité renforcée entre le Sundgau, la gare de Mulhouse et la commune de Brunstatt-Didenheim. »

Ce futur tronçon permettra effectivement soit de contourner l'ensemble hospitalier composé du pôle FME et du centre hospitalier Émile-Muller ; soit d'accéder plus rapidement, grâce à un nouveau giratoire, aux urgences pédiatriques et au pôle FME, avec des sorties dédiées ; soit encore, de quitter la partie est de Mulhouse pour rejoindre le secteur Bruebach-Landser. Sans oublier un accès dédié au nouveau lotissement de Brunstatt-Didenheim en cours de construction en contrebas.

« La construction du lotissement du Nouveau quartier - qui prévoit 196 logements collectifs et individuels - a débuté en août 2019 et sera achevée ce printemps. Avec cette voie, les nouveaux habitants pourront profiter d'un accès par la rue Laennec et un autre au niveau du giratoire qui va être construit », souligne Joao Pereira, directeur du service technique à Brunstatt-Didenheim.
L'impact environnementaldu chantier étudiéen amont

Il est également prévu l'aménagement d'une voie verte (pour piétons et cycles), côté centre hospitalier Émile-Muller, et d'une nouvelle aire de stationnement pour l'hôpital mulhousien, qui viendra en complément de celles déjà existantes. La vitesse sera limitée entre 50 et 70 km/h sur ce nouveau tronçon.

Un relevé topographique avait été réalisé en 2017 sur ce site qui se situe sur un axe pentu conséquent. Parmi les aménagements nécessaires, la construction de petits bassins de récupération d'eau est planifiée, pour assurer un écoulement régulier des eaux de pluie. Ces derniers seront intégrés dans l'environnement avec un aménagement paysager identique aux espaces créés dans le Parc des Collines à Mulhouse et Brunstatt-Didenheim.

A suivi, en 2018, une étude d'impact environnemental sur plus de 50 ares. « Il s'agit d'une obligation légale dans le cadre du respect de l'environnement. Elle détermine l'impact environnemental du chantier sur la faune et la flore. Une famille de blaireaux avait été identifiée, elle a trouvé un nouveau lieu de vie, non loin », indique Anna Tambon, du service technique mulhousien. La surface utilisée était essentiellement recouverte de robiniers (acacias sauvages) qui ont été abattus en partie. Quant à leurs souches, elles ont été valorisées dans la filière de recyclage bois. »
Sabine HARTMANN SUR LE WEB Le chantier en images sur www.lalsace.fr

Le montant estimé de ces travaux d'envergure s'élève à 1,816 million d'euros, avec une participation tripartite répartie entre le conseil départemental à hauteur de 50 % et les communes de Mulhouse et Brunstatt-Didenheim pour 25 % chacune.

La surface d'emprise au sol est d'environ 1,5 ha. Le réseau d'assainissement était déjà installé dès 1995 en vue de futurs travaux d'accès. Aussi, les différents branchements nécessaires seront facilement raccordés.

 

 
 

 

Le Zapping

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:05:35

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Le Zapping
Les déceptions de l'ambassadeur
 

 
Dans son émission Les grosses têtes diffusée le 13 janvier, Laurent Ruquier a fait découvrir à ses invités le nom de la ville de Colmar, candidate au concours « European best destination 2020 ». Et pour évoquer le sujet, il a appelé Caroline Saettel, de l'office de tourisme, qui a fait une petite bourde en affirmant que Guy Roux était ambassadeur de la ville de Colmar. Non, l'illustre entraîneur de l'AJ Auxerre n'a pas cette distinction honorifique, et pour cause. Gilbert Meyer est depuis longtemps en froid avec l'intéressé. Ce dernier avait en effet soutenu les partisans du maintien de l'aérodrome de Colmar-Houssen. La rancune est tenace...
Deutsch, porte-parole

Dans cette même émission, ce n'est pas Caroline Saettel qui a fait la com' de Colmar mais bien Lorànt Deutsch. L'acteur et écrivain a monopolisé la parole, évoquant avec beaucoup d'enthousiasme la ville et ses richesses. Sujet qu'il connaît parfaitement depuis qu'il a tourné l'an dernier un épisode de sa série de vidéos consacrée aux villes françaises et leur patrimoine : À toute berzingue ! Lorànt Deutsch, futur président de l'OT ?
Ça ne vieillit pas une miss...

Sur la plate-forme votecolmar.com qui vante les mérites de Colmar et pousse les internautes à voter pour la ville, on découvre une galerie de gens plus ou moins connus qui soutiennent la capitale du Centre Alsace. Le concepteur du site s'est loupé sur l'année d'obtention du titre de miss France par Lætitia Bléger, par ailleurs ambassadrice de la ville. 2002 au lieu de 2004. « Pas très pro tout ça », a répliqué un proche de la miss.
Chaque voix compte

Votecolmar.com, toujours. Devant le Chinese Restaurant/Bistrot des Lavandières, un panneau appelant à voter Colmar est entièrement rédigé en chinois. Et si les touristes asiatiques s'y mettent, la ville a peut-être un coup à jouer...

Un panneau incite les touristes chinois à voter pour Colmar devant l'ancien Chinese Restaurant. Photo DNA /DR
C'est l'histoire d'un ballon...

Allez, on en finit avec les concours... Sur l'une des vidéos diffusées par l'office de tourisme on voit un rugbyman poser un ballon ovale dans un étal de légumes du marché couvert (de la communication moderne, probablement ; ne pas chercher à comprendre). Zoom sur le ballon en question et sur la plus célèbre marque des équipementiers de rugby, un certain... Gilbert. Hasard ou coïncidence ? Depuis Mitterrand et ses images subliminales, on ne sait plus à quel saint se vouer... Qui a dit saint Gilbert ?
Gilbert s'installe chez Sylvain

On se demandait ce qui se tramait derrière les vitrines de l'ancien magasin « Sylvain Meyer », véritable institution du prêt-à-porter pour femmes à Colmar, fermé depuis des lustres au 1, rue Kléber. Des bâches rouges et des travaux semblaient indiquer une prochaine revitalisation commerciale. On est fixé depuis ce vendredi et c'est un genre de commerce un peu particulier : il s'agit de... la nouvelle permanence de campagne de Gilbert Meyer en vue des municipales.
Le maire décline mais invite

Les Vitrines de Colmar avaient invité, le 28 janvier, les candidats aux municipales « afin d'échanger sur leurs programmes et sur l'avenir du commerce ». Gilbert Meyer a décliné l'invitation, indiquant qu'il avait déjà prévu une soirée avec les commerçants. Afin, tout de même d'obtenir réponses précises à leurs nombreuses questions, les Vitrines ont décidé d'adresser aux candidats colmariens un questionnaire. Le procédé est à la mode puisque l'association Tiefenbach environnement et le collectif du quartier Nord de Colmar ont fait de même.
Lindane : Gilbert Meyer dans la com

Dans son dernier « mot de la semaine », Gilbert Meyer se penche, à nouveau, sur le dossier du dépôt de lindane à Wintzenheim. « Mon implication sur le sujet et mon attention portée sur ce dossier sont entières », assure le maire de Colmar qui renvoie l'État à ses obligations : communication sur l'état de la pollution auprès des collectivités et des riverains ; extraction « si une propagation de la pollution devait être constatée ».

Pas sûr que cette réponse, très politique, satisfasse les riverains et les associations pour qui la dépollution est nécessaire et prônent un financement conjoint : l'État, collectivités et Union européenne.
Le meilleur des mondes

On a vu fleurir un peu partout dans Colmar ces derniers jours des affichettes autocollantes appelant à la mobilisation le 8 février à 13 h 30 devant le Conseil départemental « pour un monde meilleur ».

Vu les revendications, la manifestation émane des gilets jaunes : y figurent, pêle-mêle, le référendum d'initiative citoyenne, le soutien au collectif Déstocamine, l'urgence climatique, la démission du président Macron, la privatisation des aéroports de Paris et, bien sûr, la réforme des retraites. Il y a encore du chemin jusqu'au meilleur des mondes...

 

 
 

 

rapportages : Chaque voix compte

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:05:00

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rapportages : Chaque voix compte
 

 
Photo L'Alsace/Dom POIRIER
On finira par le savoir : Colmar est candidate au titre de « European best destination 2020 ». Une plateforme dédiée a même été créée sur internet, votecolmar.com, qui vante les mérites de Colmar et pousse les internautes à voter pour la ville. Et Colmar compte bien recruter hors de ses frontières : devant le Chinese Restaurant/Bistrot des Lavandières, lieu de passage incontournable pour les touristes chinois, un panneau appelant à voter Colmar est entièrement rédigé en idéogrammes. Si les touristes asiatiques s'y mettent, la ville a peut-être un coup à jouer...
Ça ne vieillit pas,une miss...

Sur votecolmar.com, toujours, on découvre une galerie de gens plus ou moins connus qui soutiennent la capitale du Centre Alsace. Le concepteur du site s'est loupé sur l'année d'obtention du titre de miss France par Lætitia Bléger, par ailleurs ambassadrice de la ville. 2002 au lieu de 2004. « Pas très pro tout ça », a répliqué un proche de la miss.

Un panneau incite les touristes chinois à voter pour Colmar devant l'ancien Chinese Restaurant. Photo DNA /DR
Les déceptionsde l'ambassadeur

Dans son émission Les grosses têtes diffusée le 13 janvier, Laurent Ruquier a fait découvrir à ses invités le nom de la ville de Colmar en tant que candidate au concours « European best destination 2020 ». Et pour évoquer le sujet, il a appelé Caroline Saettel, de l'office de tourisme, qui a fait une petite bourde en affirmant que Guy Roux était ambassadeur de la ville de Colmar. Non, l'illustre entraîneur de l'AJ Auxerre n'a pas cette distinction honorifique, et pour cause. Gilbert Meyer est depuis longtemps en froid avec l'intéressé. Ce dernier avait en effet soutenu les partisans du maintien de l'aérodrome de Colmar-Houssen. La rancune est tenace...
Deutsch, porte-parole

Dans cette même émission, ce n'est pas Caroline Saettel qui a fait la com de Colmar mais bien Lorànt Deutsch. L'acteur et écrivain a monopolisé la parole, évoquant avec beaucoup d'enthousiasme la ville et ses richesses. Sujet qu'il connaît parfaitement depuis qu'il a tourné l'an dernier un épisode de sa série de vidéos consacrée aux villes françaises et leur patrimoine : À toute berzingue ! Lorànt Deutsch, futur président de l'OT ?
C'est l'histoire d'un ballon...

Allez, on en finit avec les concours... Sur l'une des vidéos diffusées par l'office de tourisme on voit un rugbyman poser un ballon ovale dans un étal de légumes du marché couvert (de la communication moderne, probablement ; ne pas chercher à comprendre). Zoom sur le ballon en question et sur la plus célèbre marque des équipementiers de rugby, un certain... Gilbert. Hasard ou coïncidence ? Depuis Mitterrand et ses images subliminales, on ne sait plus à quel saint se vouer... Qui a dit saint Gilbert ?
Gilbert s'installe chez Sylvain

On se demandait ce qui se tramait derrière les vitrines de l'ancien magasin « Sylvain Meyer », véritable institution du prêt-à-porter pour femmes à Colmar, fermé depuis des lustres au 1, rue Kléber. Des bâches rouges et des travaux semblaient indiquer une prochaine revitalisation commerciale. On est fixé depuis ce vendredi et c'est un genre de commerce un peu particulier : il s'agit de... la nouvelle permanence de campagne de Gilbert Meyer en vue des municipales (lire page précédente).
Le maire décline mais invite

Les Vitrines de Colmar avaient invité, le 28 janvier, les candidats aux municipales « afin d'échanger sur leurs programmes et sur l'avenir du commerce ». Gilbert Meyer a décliné l'invitation, indiquant qu'il avait déjà prévu une soirée avec les commerçants. Afin tout de même d'obtenir des réponses précises à leurs nombreuses questions, les Vitrines ont décidé d'adresser aux candidats colmariens un questionnaire. Le procédé est à la mode puisque l'association Tiefenbach environnement et le collectif du quartier Nord de Colmar ont fait de même.
Lindane : Gilbert Meyer dans la com

Dans son dernier « mot de la semaine », Gilbert Meyer se penche, à nouveau, sur le dossier du dépôt de lindane à Wintzenheim. « Mon implication sur le sujet et mon attention portée sur ce dossier sont entières », assure le maire de Colmar qui renvoie l'État à ses obligations : communication sur l'état de la pollution auprès des collectivités et des riverains ; extraction « si une propagation de la pollution devait être constatée ». Pas sûr que cette réponse, très politique, satisfasse les riverains et les associations pour qui la dépollution est nécessaire et qui prônent un financement conjoint : l'État, collectivités et Union européenne.
Le meilleur des mondes

On a vu fleurir un peu partout dans Colmar ces derniers jours des affichettes autocollantes appelant à la mobilisation le 8 février à 13 h 30 devant le Conseil départemental « pour un monde meilleur ». Vu les revendications, la manifestation émane des gilets jaunes : y figurent, pêle-mêle, le référendum d'initiative citoyenne, le soutien au collectif Déstocamine, l'urgence climatique, la démission du président Macron, la privatisation des aéroports de Paris et, bien sûr, la réforme des retraites. Il y a encore du chemin jusqu'au meilleur des mondes...

 

 
 

 

Mulhouse - la belle année des musées

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:26:23

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Mulhouse - la belle année des musées

 

Electropolis (+25 %) :un nouvel espace qui attire
 

 
« Un avenir électrique », le nouvel espace d'Electropolis ouvert en novembre 2018, a boosté la fréquentation 2019 qui atteint 43 360 visiteurs. Archives L'Alsace /Darek SZUSTER
« On a vraiment ressenti l'intérêt des visiteurs locaux et régionaux, parce qu'il y avait de la nouveauté. Et la campagne d'affichage à Mulhouse, Colmar et Montbéliard a joué aussi », souligne Claudine Valériani, la chargée de communication à Electropolis. Ce musée dédié à l'aventure de l'électricité a vu en 2019 une belle envolée de sa fréquentation, qui est passée de 34 583 visiteurs en 2018 à 43 360 en 2019, soit une hausse de 25 % ! Certes, en 2018, le musée avait été fermé huit semaines pour des travaux de maintenance d'abord puis d'aménagement, qui avaient forcément joué sur la fréquentation. N'empêche... C'est la plus belle progression de l'année dans les musées mulhousiens et on la doit donc en grande partie à l'ouverture, fin 2018, du nouvel espace dédié aux innovations : « Un avenir électrique ». La part des visiteurs payants augmente même de 48 % avec 34 134 visiteurs alors que les gratuits baissent de 20 % à 9226 visiteurs. « Et le nombre de scolaires est aussi en hausse, de 18 %, précise Claudine Valériani. Pendant les vacances scolaires, les ateliers pour les familles fonctionnent aussi très bien. »

En 2020, la grande nouveauté de ce musée sera la rénovation du jardin, « sur le thème de la production, du transport et de la distribution d'électricité », qui devrait ouvrir en juin, si tout va bien.En attendant, le musée est fermé tout le mois de janvier pour des travaux de maintenance. À partir du 1er février, il sera ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h.

 

 
 

 

Musée Unterlinden Bilan 2019

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:27:44

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Musée Unterlinden Bilan 2019
Baisse de fréquentationet équilibre financier
Vaisseau amiral des musées colmariens, le musée Unterlinden a perdu 10 000 visiteurs par rapport à l'année précédente. Mais pas de quoi inquiéter le président de la société Schongauer qui affiche un bilan comptable équilibré.
 

 
OEuvre emblématique du musée Unterlinden, le Retable d'Issenheim suscite toujours un grand intérêt.
Après avoir frôlé les 300 000 visiteurs en 2016, « dus à "l'effet de com" de la réouverture du musée Unterlinden », la fréquentation de l'institution colmarienne ne cesse de baisser, passant sous la barre des 200 000 personnes en 2018. L'an dernier, 186 500 visiteurs ont foulé le seuil de l'ancien couvent. « Il est important de relativiser les chiffres de fréquentation, se défend Thierry Cahn, président de la société Schongauer, administratrice du musée et propriétaire des collections. Car nous n'avons pas proposé d'exposition temporaire en 2019. Et puis nous restons le musée le plus visité en Alsace. »

« Les expositions temporaires rapportent deux fois moins qu'elles ne coûtent. Il faut compter 700 000 EUR pour une exposition telle que celle de Baselitz ou d'Otto Dix, indique le président. Et nos subventions sont bien moindres que d'autres musées de même ampleur en France. » Optimiste, il annonce d'ores et déjà l'exposition du peintre chinois Yan Pei-Mang, à l'automne, qui devrait aider à inverser la tendance.
« Devenez acteursde votre musée »

Afin d'ouvrir la réflexion à un large public, le musée Unterlinden a lancé les soirées « Devenez acteurs de votre musée ». « Nous sommes ouverts à toutes les bonnes idées, rappelle Thierry Cahn. On fera la synthèse à la fin du premier trimestre pour en tirer les conclusions. Mais en dehors des réunions elles-mêmes, nous avons eu beaucoup de retours positifs. Un de nos objectifs était que les Colmariens s'approprient le musée. » Il reste trois rendez-vous, les 13 février, 12 mars et 9 avril, avant d'analyser les réflexions.

Autre vecteur d'attractivité en 2020, la réouverture du parcours consacré à l'archéologie le 23 janvier prochain, date du quatrième anniversaire du « nouvel Unterlinden ». Plus de 250 m² de la cave du couvent des Dominicains d'Unterlinden seront consacrés aux pièces datant du Néolithique à l'âge du fer.
Un musée encyclopédique

« Nous avons la chance d'avoir un musée encyclopédique. Nous proposons des objets de l'archéologie à l'art moderne avec le même critère de qualité », poursuit le président de l'association, estimant offrir un excellent rapport qualité prix (13 EUR en plein tarif). « Nous avons un budget annuel de trois millions et demi d'euros, dont 650 000 EUR de subventions. Nos autres ressources sont la billetterie, la salle événementielle La Piscine, le restaurant Schongauer et la boutique. »

L'emplacement de cette dernière avait fait polémique à l'ouverture, puisqu'elle n'obligeait pas les visiteurs à la traverser pour sortir. « Herzog & de Meuron avait prévu de l'installer au premier étage. Je sais qu'elle n'est toujours pas idéalement placée, mais elle est très bien tenue, nous en sommes très contents. »

Le musée Unterlinden va multiplier les manifestations en 2020 (concerts, conférences, ateliers, apéro des Colmariens, etc.) « afin que les visiteurs aient envie de pousser la porte de leur musée », conclut Thierry Cahn, confiant.
Dom POIRIER www.musee-unterlinden.com

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Fée électricité, vie du rail et intelligence artificielle

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:28:49

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Fée électricité, vie du rail et intelligence artificielle
 

 
Une aide pour soutenir l'installation de bornes de recharge pour véhicules hybrides et électriques a été approuvée.  Archives DNA /Christian LUTZ-SORG
Énergie

Les élus ont approuvé une aide de 153 000 euros pour soutenir l'installation de bornes de recharge pour véhicules hybrides et électriques, notamment à Molsheim et Saverne. Un appel à projets a été lancé pour l'implantation de 1000 bornes ouvertes au public sur la voirie, dont 46 bornes de recharge rapide. Il en est de même pour 1000 stations dans les entreprises régionales, à destination des salariés.

La région Grand Est va par ailleurs entrer, à hauteur de 25 %, au capital de départ de 1 million d'euros de la nouvelle société d'économie mixte binationale créée pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Cette société sera chargée d'aménager les différentes surfaces foncières, notamment la zone EcoRhéna, pour accueillir de nouveaux investisseurs et favorisera la mise en oeuvre des actions du Pacte Fessenheim, via des opérations d'aménagement et d'immobilier d'entreprise.
Éducation

Les élus ont alloué quelque 600 000 euros pour la création de deux écoles Microsoft à Reims et à Strasbourg, soit 300 000 euros pour chaque établissement. Ils formeront chacun 24 élèves, des personnes éloignées de l'emploi ayant des connaissances en langage algorithmique. L'objectif de cette formation est la spécialisation en intelligence artificielle. L'école de Strasbourg ouvrira en avril.

La formation dure dix-neuf mois : sept mois de cours intensifs en centre de formation, suivis de douze mois en contrat de professionnalisation. La région Grand Est participe aux coûts pédagogiques de la période de formation en centre ainsi qu'à la rémunération des stagiaires.
Transports

Attendu en juin, reporté en octobre, le rapport du préfet et conseiller du gouvernement, François Philizot, sur le devenir des petites lignes ferroviaires commandé par le gouvernement se fait toujours attendre en gare. Les deux ministres en ont pris connaissance, mais ils refusent de le rendre public. C'est qui inquiète la socialiste Pernelle Richardot, qui suspecte le gouvernement de vouloir « faire des économies ». Ce qui lui fait craindre une détérioration des infrastructures et « une réduction de la vitesse ».

David Valence se veut moins alarmiste que sa collègue. « Si nous ne faisons rien, oui, il y aura des ralentissements », note le vice-président aux transports qui voit « une chance » dans le fait que « le monde ferroviaire évolue », y compris à travers l'ouverture à la concurrence. « Nous ne sommes les idiots utiles de personnes. Au contraire, c'est nous qui sommes force de proposition », insiste David Valence. « Si nous arrivons à signer un accord global avant le printemps, nous aurons répondu à notre responsabilité, au-delà de la loi, pour l'équilibre des territoires, dans l'intérêt supérieur de la région et de la nation ! »
F. BY

 

 
 

 

Les sapeurs-pompiers du Bas-Rhin craignent pour leur vie

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:28:19

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Les sapeurs-pompiers du Bas-Rhin craignent pour leur vie
 

 
Les pompiers ont improvisé un die-in devant le palais de justice de Strasbourg. Photo DNA /Cédric JOUBERT
Des orages en décembre et en janvier, plutôt inhabituel dans nos contrées. Les pompiers du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Bas-Rhin ont pourtant pris la foudre à plusieurs reprises ces dernières semaines. Ils ont été caillassés dans certains quartiers prioritaires de l'eurométropole de Strasbourg où ils éteignaient des feux de poubelles ou de voitures. Lors de la Saint-Sylvestre, deux d'entre eux ont été blessés dans un guet-apens qui aurait pu autrement plus mal tourner (lire ci-contre). Le 12 janvier, un équipage a carrément été attaqué au couteau par l'homme auquel ils venaient en aide. La goutte d'eau. Celle qui a déclenché un avis de tempête.

En période de gros temps, il vaut mieux se serrer les coudes. Alors à l'appel de l'intersyndicale (FO SIS, Syndicat autonome SPP-PATS, Avenir Secours), ils se sont tous retrouvés vendredi matin, pompiers professionnels, volontaires, personnels administratifs et techniques, dans l'enceinte du centre de secours Ouest, à Strasbourg. Ils ont écouté leur président Thierry Carbiener leur dire qu'il les soutenait. Puis le petit millier de manifestants s'est mis en marche, derrière les fourgons et les VSAV (véhicules de secours et d'assistance aux victimes).

Presque sans bruit - il y a bien eu quelques gros pétards qui ont explosé -, la vague bleu marine et jaune a déferlé sur la ville. Le long de la place des Halles, des badauds ont applaudi. Des messages d'encouragement réconfortants ont fusé des fenêtres des immeubles. « Ces dernières semaines, je me suis demandé si ça avait un sens [de continuer] », confie Vincent, six ans de métier. Le Strasbourgeois a toujours la foi, mais il en connaît « qui remettent en question leur vocation et leur engagement ».
« Les gars sont fatigués, ils ne comprennent plus »

Pompier volontaire depuis une dizaine d'années, Julie préfère ne pas donner son vrai prénom. « Ça devient insupportable, grince-t-elle. On ne sait jamais sur qui ou sur quoi on va tomber. » La jeune femme pointe le paradoxe qui taraude tous ses camarades : « On est là pour sauver et on craint pour notre vie quand on part en intervention. » À l'avant du cortège, les manifestants trimballent un cercueil noir orné de la bannière tricolore sur lequel est écrit « Sapeur-pompier victime d'une agression de trop ».

Certains, comme Franck, osent une explication. « On vit une dérive sociétale, analyse l'officier expérimenté. Malheureusement, la colère de tout le monde se déverse sur les services de secours. Les gars sont fatigués, ils ne comprennent plus. Je leur rappelle qu'ils ne doivent jamais tomber dans la routine, mais rester vigilants quoi qu'il arrive. »

Devant le palais de justice de Strasbourg, les soldats du feu se sont éteints. Couchés sur les dalles du parvis, ils ont hurlé leur colère en silence. Leurs porte-parole ont ensuite pu exprimer le désarroi de tout un corps au préfet.
Antoine BONIN

 

 
 

 

Laurent Bigué élu président du réseau Alsace Tech

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:30:19

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Laurent Bigué élu président du réseau Alsace Tech
 

 
Laurent Bigué, directeur de l'Ensisa, a été élu président du réseau Alsace Tech, qui fédère les 14 grandes écoles d'ingénieurs, architecture, art, design et management d'Alsace depuis 2007. Il succède à Jean-François Quéré, directeur de l'Engees. Le bureau a été réélu et compte désormais Sylvie Bégin (directrice de l'ECPM), Romuald Boné (directeur de l'Insa Strasbourg), Herbert Casteran (directeur de l'EM Strasbourg) et Christophe Collet (directeur de Télécom Physique Strasbourg).

Laurent Bigué souhaite poursuivre les actions menées par son prédécesseur en intensifiant les relations avec les autres écoles du Grand Est : « Il s'agira en particulier de coordonner l'offre des écoles en matière d'industrie 4.0 (volet formation-transfert-innovation) et de répondre au futur Pacte grandes écoles de la région Grand Est. Alsace Tech coordonnera également l'offre des écoles alsaciennes en matière d'intelligence artificielle et proposera de nouvelles actions internationales en s'appuyant sur des mutualisations entre écoles. »

 

 
 

 

Confiserie : les sites alsaciens au service de la stratégie de Mars

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:29:22

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Confiserie : les sites alsaciens au service de la stratégie de Mars
 

 
Stéphanie Domange, PDG de Mars Wrigley France (à gauche), et Anne Chagnas, directrice des usines de Haguenau et Steinbourg. Photo DNA /Franck DELHOMME
Avec ses 35 milliards d'euros de chiffre d'affaires, ses plus de 125 000 employés et ses dizaines de marques présentes dans les rayons alimentaires (SuziWan, Ebly...) comme dans ceux de la nutrition animale (Whiskas, Pedigree...) en passant bien sûr par la confiserie (M & M's, Snickers, Skittles...), le groupe américain Mars est un géant mondial particulièrement bien implanté en Alsace où il emploie 1 750 personnes (sur 4 200 en France).

Son site de Haguenau, qui fête ses 45 ans d'existence, héberge à la fois le siège de Mars France et la deuxième plus grosse usine de production de M & M's au monde, d'où sortent chaque jour quelque 130 millions de billes colorées destinées à 70 % à l'export. Avec l'usine de glaces de Steinbourg et le site de production de chewing-gums de Biesheim, la région concentre, en France, la totalité des sites industriels de la division Mars Wrigley, dédiée à la confiserie et qui représente la moitié des 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires réalisés par le groupe en France. Avec un marché de la confiserie qui ne pèse pas moins de 4,6 milliards d'euros dans l'hexagone, le groupe, parmi les leaders dans cette catégorie, entend bien accompagner et anticiper les attentes des consommateurs pour continuer à « procurer des petits moments de plaisir au quotidien », selon l'expression de Stéphanie Domange, PDG de Mars Wrigley France.

Une ligne, la moins automatisée du site, est dédiée à la personnalisation des M & M's. Photo DNA /Franck Delhomme
Vers la suppression totale des colorants artificiels

Première aspiration identifiée par le groupe : les consommateurs veulent des produits naturels. C'est dans cette optique qu'ont été investis l'année dernière pas moins de 44 millions d'euros pour supprimer le dioxyde de titane de la recette des M & M's. Moyennant de nouvelles étapes de production et des équipements adaptés aux process, le dioxyde de titane, utilisé comme « sous-couche » avant l'application des couleurs, est d'ores et déjà remplacé par de l'amidon de riz sur les lignes des M & M's cacahuète et des M & M's crispy, et le sera entièrement pour les M & M's choco d'ici juin prochain.

Livré d'Allemagne dans des sacs d'une tonne, l'amidon de riz remplace le dioxyde de titane. Photo DNA /Franck Delhomme

Cette importante étape franchie, les équipes de recherche et développement de Mars se penchent désormais sur le retrait progressif des colorants artificiels de tous les produits à l'horizon 2025. Retrait qui concernera tant les M & M's que les chewing-gums ou les glaces. Le coût prévisionnel de cette mutation annoncée n'est pas communiqué par le groupe qui revendique d'autre part un investissement annuel d'un milliard de dollars pour des actions de déve-loppement durable à l'échelle du globe.

Conformément à son engagement de développer des packagings durables, des options sont actuellement testées à Haguenau pour accroître le recyclage des emballages de M & M's tout en maintenant l'intégrité des produits et la performance des lignes.

Les « classiques M & M's cacahuète sont les plus consommés en France. Photo DNA /Franck Delhomme
M & M's, bras armé de la stratégie du groupe

Si Mars a investi au total 70 millions d'euros l'année dernière dans son usine de Haguenau, c'est aussi parce que le groupe nourrit de grandes ambitions pour ses billes. « Nous voulons doubler le chiffre d'affaires de M & M's en dix ans pour atteindre 250 millions d'euros et doubler celui de Maltesers en cinq ans pour atteindre 50 millions d'euros », développe Stéphanie Domange. L'entreprise mise également sur le développement de ses éditions limitées (liées à des recettes temporaires ou à des événementiels), qui représentent 5 à 7 % du chiffre d'affaires généré par les ventes de M & M's et permettent de « recruter » de nouveaux acheteurs de la marque.

Seconde priorité de Mars Wrigley : reconquérir les consommateurs sur le marché de la gomme, en recul en particulier chez les moins de 35 ans. Nouveaux packagings et plans de communication sont programmés pour « rendre la gomme un peu plus cool ». 2020 sera aussi l'année d'un « lancement majeur », celui de Snickers Crisp, qui sera décliné en chocolat et en glace. La production de la version glacée a commencé ce mois-ci à Steinbourg.
Hélène DAVID (*) Mars compte un quatrième siteen Alsace, à Ernolsheim-Bruche. Il appartient à la division « Petcare », dédiée à la nutrition animale.

 

 
 

 

Les mouvements sociaux marquent la rentrée

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:29:51

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Les mouvements sociaux marquent la rentrée
 

 
La première présidente de la cour d'appel de Colmar Nicole Jarno lors de l'audience de rentrée solennelle. Au premier étage, une centaine d'avocats étaient venus signifier leur opposition à la réforme de leur régime de retraite. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Les mouvements sociaux se sont invités ce vendredi matin à l'audience de rentrée de la cour d'appel de Colmar. Sa première présidente a entamé son discours par une citation de Pierre Rosanvallon sur la citoyenneté politique, tandis qu'au premier étage, les avocats grévistes des quatre barreaux alsaciens avaient déposé leurs robes sur la rambarde de l'imposant escalier d'honneur qui domine le hall d'entrée.

La mise en oeuvre des réformes dans le ressort de la cour d'appel de Colmar a été le principal sujet abordé lors de l'audience solennelle par Nicole Jarno, première présidente de la cour d'appel, et Brice Raymondeaud-Castanet, procureur général par intérim - Eric Lallement étant absent pour des raisons de santé.

Le maillage territorial, particulièrement dense en Alsace, avec quatre tribunaux de grande instance, onze tribunaux d'instance et six conseils de prud'homme, est intégralement maintenu par la mise en oeuvre de la loi de programmation et de réforme de la justice qui crée quatre tribunaux judiciaires (Colmar, Mulhouse, Saverne et Strasbourg), onze chambres ou tribunaux de proximité et six conseils de prud'homme. Le renforcement de la proximité pourra être réalisé dans le cadre des politiques d'accès au droit menées par les conseils départementaux en direction des justiciables les plus fragiles.
Les violences conjugales ne sont pas des faits divers inévitables

Concernant les mineurs, les objectifs de la réforme sont de rendre la justice pénale plus claire, plus lisible et plus rapide. Une orientation qualifiée par la première présidente de « globalement positive », avec un rappel du principe selon lequel l'éducatif doit primer sur le répressif, maintenant une justice des mineurs spécifique, ainsi que le droit à l'assistance d'un avocat pour tout mineur poursuivi et condamné. Nicole Jarno a cependant relevé que la question des moyens humains se posait dans les juridictions, à la fois dans les greffes et dans les services de la protection judiciaire de la jeunesse.

Si Éric Lallement, par la voix de Brice Raymondeaud-Castanet, a pris acte du fait que la justice avait été « mise en cause pour ne pas avoir su prendre en compte la parole des victimes des violences faites aux femmes », il a affirmé ne pas pouvoir accepter que ces critiques puissent parfois ne pas correspondre à la réalité. « Il en est ainsi de cette affirmation, parue dans plusieurs journaux nationaux, indiquant que 80 % des plaintes pour violences conjugales font l'objet d'un classement sans suite. Cela est faux ! En France, en 2018, pour 41 434 affaires de violences conjugales dont les auteurs étaient identifiés et les faits qualifiés, le taux de réponse pénale était de 85,5 % et le taux de classement de 14,5 %. En Alsace, au cours de cette même année, 85 classements sans suite ont été enregistrés pour 600 affaires poursuivables, soit un taux de classement de 14,2 %. »

Poursuivant son propos, Brice Raymondeaud-Castanet a observé que les violences conjugales avaient cessé d'être appréhendées comme « des faits divers inévitables » et avaient acquis une dimension politique. « C'est pour cette raison que les mains courantes doivent être limitées, que les enquêtes sur les faits et les évaluations sur les risques de réitération doivent être réalisées et que les mesures de protection doivent être développées. »
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Météo - Un bon cumul en décembre

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:31:10

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météo - Un bon cumul en décembre
 

 
Le cumul des précipitations en Alsace est de 88 mm en décembre, soit un très léger déficit global de 1 %, constate l'Aprona dans son dernier bulletin mensuel. « Les cumuls sont compris entre 30 mm (50 mm en moyenne pour le Bas-Rhin) et 200 mm, voire 250 mm sur le relief haut-rhinois », précise l'observatoire alsacien de la nappe, qui souligne que, « dans toute la région Grand Est, le bilan du mois est excédentaire, sauf dans le Haut-Rhin. Grâce aux précipitations, les débits moyens des cours d'eau alsaciens sont en hausse avec des niveaux conformes, voire supérieurs aux normales, notamment sur les cours d'eau du massif vosgien. »

Les niveaux de la nappe sont également en hausse sur presque toute l'Alsace, « à l'exception de certains secteurs de bordures comme celui de la Fecht ou encore ceux sous l'influence directe du Rhin (Fessenheim) », ajoute l'Aprona. « Les niveaux remontent mais restent pour la plupart encore inférieurs aux normales saisonnières, surtout dans le Sundgau oriental. De rares secteurs ont atteint la moyenne et l'ont même légèrement dépassée à Rossfeld, Holtzwihr, Wittenheim... », conclut l'observatoire.

maison d'accueil au markstein - Combien ça coûte

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:12:10

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maison d'accueil au markstein - Combien ça coûte
 

 
La restructuration-extension de la maison d'accueil du Markstein s'élève à 1,51MEUR hors taxe. 30 % (407 000 EUR) proviennent de crédits européens. La Région Grand Est verse 200 000 EUR plus 80 000 EUR au titre du plan Climaxion. L'État, via le Fonds national de développement et d'aménagement du territoire, a promis 200 000 EUR. Le département du Haut-Rhin s'est engagé sur 26 % du montant. Les communautés de communes des vallées de Guebwiller et Saint-Amarin participent à hauteur 2,5 % chacune.

 

 
 

 

st louis - Nouveau cheminement doux en centre-ville

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:09:25

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st louis - Nouveau cheminement doux en centre-ville
 

 
DR
La Ville de Saint-Louis développe les cheminements doux et partagés entre cyclistes et piétons. De la rue de Mulhouse, à hauteur du rond-point RD 105, en passant le long de l'ancien bâtiment de la Sécurité sociale et jusqu'au début de l'avenue de la Marne, ce sont plus de 85 mètres linéaires de cheminements doux qui seront réalisés d'ici mi-février. Ce nouveau sentier, piéton et cycliste, mesurera 3 m de large et sera bidirectionnel avec un marquage au sol ainsi qu'un revêtement en enrobés. Trois nouveaux points lumineux en leds seront également installés. L'enveloppe globale prévue pour cet aménagement est de 49 000 EUR. Les travaux seront réalisés par l'entreprise TP 3 Frontières. Le conseil départemental et l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) contribuent au financement de l'opération à hauteur de 12 000 EUR.

Valoriser et améliorer le cadre de vie des habitants mais aussi la sécurité de ceux qui se rendent à la gare ou en centre-ville est une priorité pour la commune. Ces cheminements partagés, entre cyclistes et piétons, encouragent les modes de déplacements doux avec, pour objectif, de rendre la ville plus agréable, de proposer une alternative à la voiture et de créer à terme un réseau de cheminements piétons.

 

 
 

 

Baldersheim Sapeurs-pompiers Dons croisés

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:01:17

© Dna, Samedi le 18 Janvier 2020
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Baldersheim  Sapeurs-pompiers
Dons croisés
 

 
Le SDIS cède l'un de ses véhicules aux sapeurs-pompiers de Baldersheim qui à leur tour donnent un véhicule à l'association Pompiers Alsace solidarité.
Brigitte Klinkert, présidente du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) 68, accompagnée du lieutenant-colonel Gilles Triballier, chef du groupement sud, a remis un véhicule léger réformé du SDIS au corps local des sapeurs-pompiers de Baldersheim.

Elle en a symboliquement transmis les clés au chef de corps, l'adjudant Eric Sittler, avant de remercier les sapeurs-pompiers pour leur engagement : « C'est un engagement très fort, vous êtes un exemple pour nos citoyens, pour nos jeunes, au service de la population et des collectivités. Vous avez tout notre soutien. »

Le maire Pierre Logel a remercié la présidente pour ce don : « Ce sera un atout supplémentaire lors des différentes interventions. » Puis, à son tour, il a remis, au nom de la commune, un véhicule tout usage léger (VTUL) réformé, à l'association « Pompiers Alsace solidarité », représentée par son président cofondateur, le capitaine Jean-Luc Manser.

Ce dernier a rappelé les actions de l'association : « Il s'agit du 91e véhicule que nous récupérons en 20 ans d'existence. Ce VTUL sera chargé de matériels divers et cédé à la ville de Tyr au Liban. Durant cette période, en plus des véhicules, l'association a récupéré et distribué 1 300 m3 de matériel divers et assuré 6 500 heures de formation dans huit pays. »
M.H.

 

 
 

 

Le trio Joubran enchante les Dominicains

Publié dans le panorama le Samedi 18 janvier 2020 à 07:27:08

© L'alsace, Samedi le 18 Janvier 2020
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Le trio Joubran enchante les Dominicains
 

 
« Nous sommes chanceux ! », lancent les frères Joubran au public. Nous aussi. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Quoi de mieux que le cadre magnifique de l'ancien couvent des Dominicains à Guebwiller et la superbe nef de son église pour accueillir les frères Joubran ? L'édifice a fait le plein pour ce rendez-vous décentralisé des Vagamondes, toujours très prisé des festivaliers.

« C'est notre premier concert de l'année, le début d'une longue tournée, lance Samir, l'aîné, en énumérant les étapes entre Europe et Afrique... Nous sommes trois frères qui avons grandi dans la musique traditionnelle palestinienne, notre mère chante, notre père est luthier. La quatrième génération, nous jouons tous du oud, nous sommes le premier groupe de frères oudistes dans le monde et nous sommes très chanceux ! Toute la famille vit de la musique... »

Pour cette tournée dédiée à leur dernier album sorti en 2018, The long march, ils sont accompagnés de l'Iranien Habib Meftah Boushehri (percussions, chant) et du Français Valentin Mussou (violoncelle, électronique).

Le concert du Trio Joubran aux Dominicains de Guebwiller lors du festival Vagamondes, un beau moment musical. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Le concert du Trio Joubran aux Dominicains de Guebwiller lors du festival Vagamondes, un beau moment musical. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Le concert du Trio Joubran aux Dominicains de Guebwiller lors du festival Vagamondes, un beau moment musical. Photo DNA /Cathy KOHLER

Dans la famille Joubran, tout le monde est musicien. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Un violoncelliste accompagnait les trois frères. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Ainsi qu'un batteur déchaîné. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Les Dominicains de Guebwiller étaient superbement habillés par un mapping. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Les Dominicains de Guebwiller étaient superbement habillés par un mapping. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Les Dominicains de Guebwiller étaient superbement habillés par un mapping. Photo DNA /Cathy KOHLER

Autant l'avouer, au tout début, on a craint d'assister à un concert dévitalisé par les contraintes d'une superposition de la musique « live » et d'une bande-son qui, inévitablement, enferme les interprètes. Mais il fallait bien ça pour entendre la voix de Mahmoud Darwish dire que « viendra un temps où notre présent sera notre passé ». Et pour convoquer à ce rendez-vous l'autre contributeur prestigieux de l'album, l'ex-bassiste des Pink Floyd, Roger Waters, auteur des paroles d'un titre de l'album, Carry the earth, une ballade déchirante dédiée « à nos garçons » et plus particulièrement à quatre enfants palestiniens tués par une bombe, alors qu'ils jouaient sur une plage de Gaza en juillet 2014.
« Aussi pour la politique ! »

« Nous ne sommes pas des Palestiniens musiciens, nous sommes des musiciens de Palestine », souligne Samir Joubran, tout en ajoutant plus tard : « Nous sommes des musiciens de Palestine, cela signifie que nous chantons aussi pour la politique ! »

Et cette Longue marche est également la métaphore musicale d'un peuple sur la route qui garde intact depuis trois, voire quatre générations, l'espoir de retourner un jour sur ses terres, ou tout du moins celui de disposer d'un territoire aux frontières reconnues où il pourrait vivre en paix, dans la liberté d'aller et venir. Le trio Joubran raconte cette histoire, dans ses mélopées lyriques, ses improvisations joyeuses qui font revivre l'époque où les frères Joubran n'étaient pas encore en tournée mondiale mais se produisaient modestement avec leurs parents dans les restaurants de Nazareth, pour divertir les clients qui sirotaient leur arak... Des constructions rythmiques complexes, alternant les séquences lyriques et lancinantes, les accélérations festives jusqu'à la transe. Aucune oppression ne vient à bout de la joie de vivre. Un enchantement.
Frédérique MEICHLER Y ALLER Les Vagamondes se poursuivent jusqu'au 25 janvier. Tél. 03.89.36.28.28. Programme : www.lafilature.org PLUS WEB Diaporama sur notre site www.lalsace.fr