Back to top

Fellering  Voeux Annick Lutenbacher ne brigue pas un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:43:49

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Fellering  Voeux
Annick Lutenbacher ne brigue pas un nouveau mandat
Standing ovation d'une salle comble, présence de personnalités, médailles, bouquet de roses et d'émotions... lors d'une cérémonie des voeux exceptionnelle à Fellering pour saluer le parcours municipal de 30 ans dont trois de maire d'Annick Lutenbacher qui range son écharpe.
 

 
Des médailles et des fleurs pour les personnes méritantes réunies autour de leur maire Annick Lutenbacher et des représentants du Département, de la Région et de la Nation.
Le foyer communal était comble vendredi soir, lors d'une cérémonie des voeux mémorable : pour les personnes à l'honneur, pour la maire, Annick Lutenbacher, sur le départ, pour tous les invités. Les représentants des associations, les forces vives de la commune, les enseignants... tous se sont déplacés. Sylvette Godier, adjointe et maîtresse de cérémonie, a peaufiné ses textes, véritables « pompes à émotions ». Une émotion palpable à travers un discours empreint aussi d'humour, histoire de voiler la solennité de l'instant.

Après un rapide mot d'accueil suivi d'un hommage au sous-préfet de Thann, dont le départ a surpris, l'élue a retracé l'année 2019 par un diaporama. Autant d'images illustrant le dynamisme des associations, les manifestations culturelles, sportives et patriotiques, l'esprit de convivialité et le milieu scolaire. Un chiffrage étonnant, résultant du changement des luminaires en ampoules led de l'éclairage public, est ressorti du diaporama : en 2012, 278 000 kWh, en 2019, 56 800 kWh, soit une économie de 7000 EUR. Il n'a été question du spectaculaire chantier concernant la réhabilitation de la mairie qu'en fin de diaporama : 50 % du budget viendront d'aides multiples ; le solde sera couvert par un emprunt.

Puis Annick Lutenbacher a exprimé avec simplicité sa reconnaissance envers les responsables et membres d'associations : « merci pour cette passion qui vous anime ». Reconnaissance aussi envers « les décideurs » présents au premier rang : la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, le vice-président du Grand Est, Jean-Paul Omeyer, le député Raphaël Schellenberger, les maires honoraires Georges Wittner et Bernard Arnold. Tous très efficaces dans les engagements financiers de Fellering. Enfin, elle a évoqué les projets à finaliser avant la fin du mandat dont la mise en place de toilettes publiques et celle d'une gloriette.

Puis, la voix de la maire a perdu en assurance, les yeux ont brillé...
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

Fellering Annick Lutenbacher ne brigue pas un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:54:02

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Fellering  Annick Lutenbacher ne brigue pas un nouveau mandat
 

 
Des médailles et des fleurs pour les personnes méritantes réunies autour de leur maire Annick Lutenbacher et des représentants du Département, de la Région et de la Nation. Photo DNA /JMZ
Le foyer communal était comble vendredi soir, lors d'une cérémonie des voeux mémorable : pour les personnes à l'honneur, pour la maire, Annick Lutenbacher, sur le départ, pour tous les invités. Les représentants des associations, les forces vives de la commune, les enseignants... tous se sont déplacés. Sylvette Godier, adjointe et maîtresse de cérémonie, a peaufiné ses textes, véritables « pompes à émotions ». Une émotion palpable à travers un discours empreint aussi d'humour, histoire de voiler la solennité de l'instant.

Après un rapide mot d'accueil suivi d'un hommage au sous-préfet de Thann, dont le départ a surpris, l'élue a retracé l'année 2019 par un diaporama. Autant d'images illustrant le dynamisme des associations, les manifestations culturelles, sportives et patriotiques, l'esprit de convivialité et le milieu scolaire. Un chiffrage étonnant, résultant du changement des luminaires en ampoules led de l'éclairage public, est ressorti du diaporama : en 2012, 278 000 kWh, en 2019, 56 800 kWh, soit une économie de 7000 EUR. Il n'a été question du spectaculaire chantier concernant la réhabilitation de la mairie qu'en fin de diaporama : 50 % du budget viendront d'aides multiples ; le solde sera couvert par un emprunt.

Puis Annick Lutenbacher a exprimé avec simplicité sa reconnaissance envers les responsables et membres d'associations : « merci pour cette passion qui vous anime ». Reconnaissance aussi envers « les décideurs » présents au premier rang : la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, le vice-président du Grand Est, Jean-Paul Omeyer, le député Raphaël Schellenberger, les maires honoraires Georges Wittner et Bernard Arnold. Tous très efficaces dans les engagements financiers de Fellering. Enfin, elle a évoqué les projets à finaliser avant la fin du mandat dont la mise en place de toilettes publiques et celle d'une gloriette.

Puis, la voix de la maire a perdu en assurance, les yeux ont brillé...
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

MUESPACH-le-haut Cérémonie de voeux Pour Fernand Wieder, « ça continue... »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:46:20

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

MUESPACH-le-haut Cérémonie de voeux
Pour Fernand Wieder, « ça continue... »
Changement de pupitre lors de la cérémonie des voeux cette année pour Fernand Wieder, maire de Muespach-le-Haut depuis mai 2019. Au lutrin municipal, il a notamment formulé un voeu de bonne santé pour la planète.
 

 
Fernand Wieder, maire de Muespach-le-Haut, et en arrière-plan, la Concordia de Waldighoffen.
La salle polyvalente de Muespach-le-Haut, 1 085 habitants, était comble pour les premiers voeux du Nouvel An de Fernand Wieder, qui a succédé à feu André Bohrer, décédé en cours de mandat, en février 2019, suite à un cancer foudroyant. Il a eu le plaisir de saluer de nombreux maires et maires honoraires des communes alentour ainsi que les représentants des diverses forces vives du village.
15 bébés en 2019

Habituellement sur scène aux côtés de ses collègues de la musique Concordia de Waldighoffen dirigée par Mario Weigel, Fernand Wieder qui joue depuis près de 40 ans au sein de cette harmonie, a donc pratiqué une nouvelle partition en tant que premier magistrat du village. Un village qui se porte bien démographiquement ayant enregistré la naissance de pas moins de 15 bébés en 2019.

Fernand Wieder a dressé le traditionnel bilan de l'année écoulée, en parlant évidemment de la disparition d'André Bohrer « qui a bouleversé la vie communale ». Il a retenu le déploiement achevé de la fibre optique, celui en cours du compteur Linky, la journée citoyenne, la commémoration du 80e anniversaire de l'évacuation des habitants du village dans les Landes et conjointement l'inauguration de la nouvelle mairie, le temps fort de l'année. Reste à finaliser le plan local d'urbanisme avec des contraintes toujours plus fortes concernant la limitation des zones urbanisables (- 1,3 ha pour le village).
« Une France à deux vitesses... »

En cette période de voeux, le maire en a formulé plusieurs. Il s'est exprimé sur une « France à deux vitesses ; d'un côté les grandes métropoles et les agglomérations accaparent quasiment tous les services publics et de l'autre, nous assistons, impuissants au dépeçage du monde rural » et a souhaité pour 2020 « une meilleure équité entre les territoires de la République ». Dans une société où la menace terroriste est présente, à l'échelle communale, Fernand Wieder plaide pour une vie associative active, créatrice de lien social. Mais il s'est aussi fait l'ardent défenseur des océans, « autoroutes de supertankers » et a fustigé les accords commerciaux avec le Mercosur et le Canada. « Mon voeu le plus cher, c'est un voeu de bonne santé pour notre planète et une révolution copernicienne de notre modèle économique ».

Fernand Wieder a conclu son propos en annonçant sa candidature aux prochaines élections municipales, citant Friedrich Von Schiller dans le texte : « Ce que la vie nous enseigne peut se résumer ainsi, ça continue ».

Sabine Drexler, conseillère départementale, a pris la parole, en soulignant que 2020 sera l'année « où le désir d'Alsace va se concrétiser avec la création de la collectivité européenne d'Alsace », regroupant les deux départements alsaciens.
N.B.-G.

L'harmonie Concordia, dirigée par Mario Weigel, a joué plusieurs morceaux en début et fin de cérémonie. Photo DNA /NBG

 

 
 

 

Gueberschwihr  Voeux du maire La solidarité en fil conducteur

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:48:09

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Gueberschwihr  Voeux du maire
La solidarité en fil conducteur
Roland Husser, maire de Gueberschwihr, entouré par son conseil municipal pratiquement au complet, a présenté ses voeux aux forces vives et aux habitants de la commune, dimanche en fin de matinée.
 

 
Roland Husser a souligné la belle solidarité qui règne au sein de sa commune.
À l'issue des salutations et des remerciements d'usage, qui ouvrent ce genre de cérémonie, Roland Husser a rappelé, brièvement, quelques faits marquants de l'année 2019, pour sa commune. Il a notamment évoqué l'embauche de Juliette Girardot au secrétariat de mairie, les travaux d'accessibilité et de sécurité engagés à la mairie, la réfection de la bande de roulement de la chaussée, avec mise en place de conduites d'assainissement, rue de Hattstatt, ainsi que la restauration du clocher de l'église.
Trois événements marquants

Roland Husser a poursuivi son propos en faisant part à l'assemblée de trois événements qu'il a considérés comme « majeurs », parce que « fédérateurs d'énergie, avec comme fil conducteur la solidarité ». Il a tout d'abord cité la mobilisation des viticulteurs locaux, qui ont lancé une cuvée spéciale « Saint-Pantaléon », dont 1 EUR par bouteille vendue servira à la restauration de la tour carrée de l'église. Il a ensuite fait référence à la journée citoyenne, initiée en 2015, dont le succès va grandissant d'année en année : « Près de 200 bénévoles, soit presque le quart de la population, ont pris part à cette expérience formidable de partage de valeurs communes de solidarité et de convivialité, autour du projet mieux vivre ensemble. »

Pour finir, il a souligné avec fierté l'élan de solidarité exceptionnel de la population, ainsi que celle des sapeurs-pompiers du corps local et de tous ceux qui sont intervenus, dont ont bénéficié deux familles du village, à la suite de l'incendie d'un immeuble rue Basse, rue Neuve, le 9 décembre dernier. Il s'est réjoui, par ailleurs, de l'arrivée de la fibre optique dans la commune et de « la création de la Collectivité européenne d'Alsace, qui nous permet de retrouver une âme, une identité et une fierté ».

Il a également profité de cette cérémonie pour mettre à l'honneur quelques sportifs méritants de la commune, ainsi que des viticulteurs, qui se sont distingués par l'obtention de médailles pour leurs produits, lors de concours au niveau mondial.

Il a ensuite conclu son propos par une citation de Jean Jaurès : « Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent et une confiance inébranlable dans l'avenir. »
Patrice BASLER

 

 
 

 

POLITIQUE  Soirée des voeux Les Républicains 68 L'année de la reconquête

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:52:11

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

POLITIQUE  Soirée des voeux Les Républicains 68
L'année de la reconquête
Pour la première fois, les élus et les militants Les Républicains (LR) des deux premières circonscriptions du Haut-Rhin, se sont rassemblées à Voegtlinshoffen au Belvédère chez le député Jacques Cattin, pour une cérémonie de voeux à l'occasion de la nouvelle année.
 

 
Les nouveaux jeunes LR comme La Relève, nommés, de gauche à droite, Alexandre Peter responsable départemental des jeunes républicains. Julien Bechtold et Ashley Harzi, référents jeunes LR respectivement de la deuxième et première circonscription du Haut-Rhin. Vincent Deparis responsable des jeunes actifs.
Ils étaient plus d'une centaine à répondre à l'invitation, qui a aussi donné lieu à la présentation des nouveaux responsables des jeunes, récemment nommés. Mais la réunion a commencé par une minute de silence en l'honneur de Jacques Chirac.

Le sujet d'actualité de la réforme des retraites a d'abord été évoqué par Jacques Cattin qui estime que « si aujourd'hui la majorité est dans cette situation c'est qu'elle n'écoute pas assez les élus locaux, les territoires. C'est le centralisme technocratique parisien qui a repris de plus belle ». Des propos corroborés par Éric Straumann, « on n'est pas à l'aise sur le sujet parce qu'on n'a pas en face un projet construit. Plus personne n'y comprend rien. On aurait souhaité que les parlementaires soient associés plus en amont. On n'a jamais été consulté ainsi que les partenaires sociaux qui ont quand même été relativement écartés du sujet ».

Mais l'enjeu prioritaire pour les élus présents est formulé dans leurs voeux : 2020 doit être l'année de la reconquête électorale. D'abord lors des prochaines élections municipales et ensuite aux sénatoriales de septembre. Un message appuyé par les jeunes lors de la présentation de leurs voeux.
« L'élection présidentielle est devenue une sorte d'élection de Miss France »

Le constat est amer, Éric Straumann qualifie le score LR aux dernières élections européennes de véritable gifle, en constatant que « le monde et le monde du militantisme sont en train de changer, il évolue il faudra qu'on s'adapte. Nous restons le premier parti politique en France, en nombre d'adhérents et d'élus locaux. Nous avons aujourd'hui un parti au pouvoir qui comptabilise comme adhérents des gens qui ont laissé une adresse e-mail, chez nous il faut verser une cotisation. Notre parti a aussi souffert d'un manque de clarté sur ce qu'on souhaitait en Europe. Si on veut gagner demain il faut qu'on ait une position claire sur un certain nombre de sujets ». Tout l'enjeu selon le député de la première circonscription est de retrouver la crédibilité perdue.

« Nos institutions, on le sent bien arrivent à bout de souffle, tout passe par l'élection présidentielle devenue une sorte d'élection de Miss France, on prend le plus beau, celui qui parle le mieux, et on dégage une majorité à l'assemblée qui s'inscrit dans la logique présidentielle. Il n'y a plus de débat à l'Assemblée nationale, l'opposition ne se fait plus entendre au parlement, donc elle se fait dans la rue. Le fonctionnement des institutions devra évoluer sinon on va rentrer dans l'inconnu » a-t-il déclaré en prenant exemple sur la démocratie parlementaire allemande. « Le débat doit revenir à l'assemblée sinon je suis très inquiet pour les prochaines élections présidentielles, il n'est pas exclu qu'on se retrouve avec un vote extrême parce qu'il n'y a plus de candidature crédible dans le camp de la droite républicaine. Ce type d'aventure est dangereux pour la France ».
JO.K

 

 
 

 

LR Haut-Rhin L'année de la reconquête

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:06:38

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
LR Haut-Rhin  L'année de la reconquête
 

 
 
Ils étaient plus d'une centaine à répondre à l'invitation, qui a aussi donné lieu à la présentation des nouveaux responsables des jeunes, récemment nommés. Mais la réunion a commencé par une minute de silence en l'honneur de Jacques Chirac.

Le sujet d'actualité de la réforme des retraites a d'abord été évoqué par Jacques Cattin qui estime que « si aujourd'hui la majorité est dans cette situation c'est qu'elle n'écoute pas assez les élus locaux, les territoires. C'est le centralisme technocratique parisien qui a repris de plus belle ». Des propos corroborés par Éric Straumann, « on n'est pas à l'aise sur le sujet parce qu'on n'a pas en face un projet construit. Plus personne n'y comprend rien. On aurait souhaité que les parlementaires soient associés plus en amont. On n'a jamais été consulté ainsi que les partenaires sociaux qui ont quand même été relativement écartés du sujet ».

Mais l'enjeu prioritaire pour les élus présents est formulé dans leurs voeux : 2020 doit être l'année de la reconquête électorale. D'abord lors des prochaines élections municipales et ensuite aux sénatoriales de septembre. Un message appuyé par les jeunes lors de la présentation de leurs voeux.

Le constat est amer, Éric Straumann qualifie le score LR aux dernières élections européennes de véritable gifle, en constatant que « le monde et le monde du militantisme sont en train de changer, il évolue il faudra qu'on s'adapte. Nous restons le premier parti politique en France, en nombre d'adhérents et d'élus locaux. Nous avons aujourd'hui un parti au pouvoir qui comptabilise comme adhérents des gens qui ont laissé une adresse e-mail, chez nous il faut verser une cotisation. Notre parti a aussi souffert d'un manque de clarté sur ce qu'on souhaitait en Europe. Si on veut gagner demain il faut qu'on ait une position claire sur un certain nombre de sujets ». Tout l'enjeu selon le député de la première circonscription est de retrouver la crédibilité perdue.

« Nos institutions, on le sent bien arrivent à bout de souffle, tout passe par l'élection présidentielle devenue une sorte d'élection de Miss France, on prend le plus beau, celui qui parle le mieux, et on dégage une majorité à l'assemblée qui s'inscrit dans la logique présidentielle. Il n'y a plus de débat à l'Assemblée nationale, l'opposition ne se fait plus entendre au parlement, donc elle se fait dans la rue. Le fonctionnement des institutions devra évoluer sinon on va rentrer dans l'inconnu » a-t-il déclaré en prenant exemple sur la démocratie parlementaire allemande. « Le débat doit revenir à l'assemblée sinon je suis très inquiet pour les prochaines élections présidentielles, il n'est pas exclu qu'on se retrouve avec un vote extrême parce qu'il n'y a plus de candidature crédible dans le camp de la droite républicaine. Ce type d'aventure est dangereux pour la France ».
JO.K

Nouvel An  Voeux du maire Une ville en campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:54:39

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Nouvel An  Voeux du maire
Une ville en campagne
Quelque 2 000 Mulhousiens et près de 500 VIP se sont rendus ce jeudi 16 janvier au Palais des Sports Gilbert Buttazzoni, pour assister aux voeux de Michèle Lutz, maire de Mulhouse, les derniers voeux de la mandature, aux saveurs pré-électorales...
 

 
Musique pour la cérémonie des Voeux 2020 de Mulhouse.
Dans le hall d'entrée du Palais des Sports Gilbert Buttazzoni, ce jeudi en début de soirée, c'était comme un premier match de... campagne électorale ! Les candidats ont profité de l'occasion pour sortir leurs plus beaux sourires et serrer des mains, voire embrasser -pour la nouvelle année- les électeurs mulhousiens.

Ainsi Fatima Jenn, Lara Million, et Loïc Minery, accompagnés de leurs soutiens ont rivalisé d'entrain pour saluer les arrivants. Seule Christelle Ritz avait dû renoncer à l'occasion, pour des raisons personnelles, mais elle était « représentée par des colistiers».
Donner du peps

Attendu de pied ferme, le public a quand même eu quelques difficultés à atteindre les lieux, que ce soit en voiture en stationnant partout aux alentours, ou en transport en commun... Entre la manifestation du CADRes (lire ci-contre) qui a quelque peu freiné les automobilistes ; et le défilé syndical aux flambeaux contre la réforme des retraites, qui a retardé les passagers du tram... la cérémonie a démarré avec une bonne demi-heure de retard.

Qu'importe, il fallait donner du peps à cette cérémonie quelque peu convenue. C'est donc la jeune et pimpante Anastasia, chanteuse du Squart, cluster des musiques actuelles de Mulhouse et le contrebassiste James Sindraty qui ont ouvert la soirée avec quelques chansons, en amuse-bouche pimenté.

En entrée sucrée-salée, c'est le film Mulhouse Métamorphose qui a été servi à ceux qui ne l'avaient pas encore vu... On a donc pu admirer Mulhouse, ville connectée, innovante et productive, nature, créative, cosmopolite, citoyenne et résidentielle. Une ville pleine d'atours et d'atouts, que les Mulhousiens présents ont pu déguster là ! L'occasion aussi d'un petit bilan en images, puisque code électoral oblige, le discours du maire ne pouvait se permettre cette rhétorique, plus en amont que la seule année écoulée.
Exercice de style

C'est alors que Michèle Lutz a pris la parole, en plat de résistance de cette soirée, malgré un micro défaillant, mais il en fallait plus pour lui couper la parole. La technique lui en a très vite tendu un autre, qu'elle a finalement gardé à la main, vingt minutes durant, pour un exercice de style, puisqu'à deux mois tout pile du premier tour des municipales, le maire devait respecter une certaine réserve, se contenter d'un bilan de la seule année écoulée, sans évoquer d'autres projets.
Derniers dossiers

Mais Michèle Lutz ne s'en est pas laissée compter pour faire passer son message à cette tribune qu'est la cérémonie des voeux, « un très beau rendez-vous officiel et humain ».

Après avoir survolé les derniers dossiers : baptême du Palais des sports, inauguration d'écoles, obtention de la 4e fleur et du label Terre de Jeux pour les JO de 2024, moments de liesse pour le départ d'une étape du Tour de France, prestation des enfants du dispositif Demos, ouverture de la Box Briand, rénovation dans le centre-ville... Michèle Lutz, en parlant de sa passion pour sa ville, a pu toucher toutes les sensibilités.

Elle a, entre autres, remercié les forces de l'ordre « pour le travail qu'ils accomplissent pour faire respecter les lois et assurer la sécurité de tous » ; et les partenaires de la Ville pour poursuivre les efforts entrepris « dans un esprit constructif » ; mais aussi les pompiers, les personnels de santé, les associations, les citoyens investis, les représentants des cultes « qui font la diversité culturelle de Mulhouse », etc.
Par passion

Par passion, évoquant sa nuit de la Saint-Sylvestre dans les quartiers et son après-midi de Noël peu avant le 25 décembre avec les aînés, elle a aussi parlé de son ambition pour sa ville, « qui regorge de talents, des hommes et des femmes qui portent une richesse et une énergie qui constituent notre marque de fabrique : l'ambition mulhousienne ». Elle a enfin évoqué « la prise de conscience des enjeux », la nécessité d'assumer « notre responsabilité collective et d'oeuvrer pour les transitions et la durabilité ».

Elle a conclu en assurant « être une facilitatrice, une alliée objective du progrès, pour mobiliser toutes les énergies, une fédératrice de toutes les volontés ». Mais aussi en souhaitant pour cette campagne électorale, « un beau, un vrai débat démocratique », une « compétition dans un climat serein, respectueux, faisant la part belle au projet, interpellant les idées, loin des coups bas ».

Le dessert de cette soirée, c'est l'orchestre symphonique de Mulhouse qui l'a concocté, avec du Johann Strauss père et fils et du Franz Lehar. Avant le verre de l'amitié, pour trinquer à cette nouvelle année, et à cette campagne électorale qui s'ouvre enfin.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Mulhouse Voeux Une ville en campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:04:48

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Mulhouse Voeux  Une ville en campagne
 

 
L'ambiance était à la campagne pour les élections municipales de mars prochain, ce jeudi soir, au Palais des sports, lors de la cérémonie des voeux du maire de Mulhouse Michèle Lutz. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Dans le hall d'entrée du Palais des sports Gilbert Buttazzoni de Mulhouse, ce jeudi, en début de soirée, c'était comme un premier match de... campagne électorale !

Les candidats ont profité de l'occasion pour sortir leurs plus beaux sourires et serrer des mains, voire embrasser - pour la nouvelle année - les électeurs mulhousiens. Ainsi, Fatima Jenn, Lara Million, et Loïc Minery, accompagnés de leurs soutiens, ont rivalisé d'entrain pour saluer les arrivants. Seule Christelle Ritz avait dû renoncer pour des raisons personnelles, mais elle était « représentée par des colistiers ».

Attendu de pied ferme, le public a eu quelques difficultés à atteindre les lieux, que ce soit en voiture en stationnant partout aux alentours, ou en transport en commun... Entre la manifestation du CADRes (lire ci-dessous) qui a quelque peu freiné les automobilistes ; et le défilé syndical aux flambeaux contre la réforme des retraites, qui a retardé les passagers du tram... la cérémonie a démarré avec une bonne demi-heure wde retard.

Qu'importe, il fallait donner du peps à cette cérémonie quelque peu convenue. C'est donc la jeune et pimpante Anastasia, chanteuse et membre du Squart, le cluster des musiques actuelles de Mulhouse, et le contrebassiste James Sindraty, qui ont ouvert la soirée avec quelques chansons, en amuse-bouche pimenté.

En entrée sucrée-salée, c'est le film Mulhouse Métamorphose qui a été servi à ceux qui ne l'avaient pas encore vu...

On a donc pu admirer Mulhouse, « ville connectée, innovante et productive, nature, créative, cosmopolite, citoyenne et résidentielle ». Une ville pleine d'atours et d'atouts... L'occasion aussi d'un petit bilan en images, puisque Code électoral oblige, le discours du maire ne pouvait se permettre cette rhétorique, plus en amont que la seule année écoulée.

C'est alors que Michèle Lutz a pris la parole, en plat de résistance de cette soirée. Malgré un micro défaillant, il en fallait plus pour lui couper la parole. La technique lui en a très vite tendu un autre, qu'elle a finalement gardé à la main, vingt minutes durant, pour un exercice de style, puisqu'à deux mois tout pile du premier tour des municipales, le maire devait respecter une certaine réserve, se contenter d'un bilan de la seule année écoulée, sans évoquer d'autres projets.
Ambition pour la ville

Mais Michèle Lutz ne s'en est pas laissée compter pour faire passer son message à cette tribune qu'est la cérémonie des voeux, « un très beau rendez-vous officiel et humain ». Après avoir survolé les derniers dossiers : baptême du Palais des sports, inauguration d'écoles, obtention de la 4e fleur et du label Terre de Jeux pour les JO de 2024, « moments de liesse » pour le départ d'une étape du Tour de France, prestation des enfants du dispositif Demos, ouverture de la Box Briand, rénovation dans le centre-ville... Michèle Lutz, en parlant de sa passion pour sa ville, a pu toucher toutes les sensibilités.

Elle a, entre autres, remercié les forces de l'ordre « pour le travail qu'ils accomplissent pour faire respecter les lois et assurer la sécurité de tous » ; et les partenaires de la Ville pour poursuivre les efforts entrepris « dans un esprit constructif » ; mais aussi les pompiers, les personnels de santé, les associations, les citoyens investis, les représentants des cultes « qui font la diversité culturelle de Mulhouse »...

Par passion, évoquant sa nuit de la Saint-Sylvestre dans les quartiers et son après-midi de Noël peu avant le 25 décembre avec les aînés, elle a aussi parlé de son ambition pour sa ville, « qui regorge de talents, des hommes et des femmes qui portent une richesse et une énergie qui constituent notre marque de fabrique : l'ambition mulhousienne ». Elle a enfin évoqué « la prise de conscience des enjeux », la nécessité d'assumer « notre responsabilité collective et d'oeuvrer pour les transitions et la durabilité ».

Elle a conclu en assurant « être une facilitatrice, une alliée objective du progrès, pour mobiliser toutes les énergies, une fédératrice de toutes les volontés ». Mais aussi en souhaitant pour cette campagne électorale, « un beau, un vrai débat démocratique », une « compétition dans un climat serein, respectueux, faisant la part belle au projet, interpellant les idées, loin des coups bas ».

Le dessert de cette soirée, c'est l'Orchestre symphonique de Mulhouse qui l'a concocté, avec du Johann Strauss père et fils et du Franz Lehar. Avant le verre de l'amitié, pour trinquer à cette nouvelle année, et à cette campagne électorale qui s'ouvre enfin.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

élections municipales Mulhouse Christelle Ritz : « Mulhouse aux Mulhousiens »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:50:49

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

élections municipales Mulhouse
Christelle Ritz : « Mulhouse aux Mulhousiens »
Le Rassemblement National vient d'inaugurer son local de campagne, rue de la Sinne à Mulhouse, en présence d'un député européen.
 

 
Christelle Ritz (avec les ciseaux) et Jordan Bardella, député européen du Rassemblement National, ont inauguré le local de campagne du RN.
Le local du 49 rue de la Sinne qui va servir de local de campagne au Rassemblement National (ex-Front National) affichait complet, mercredi soir 15 janvier, avant même l'arrivée du député européen Jordan Bardella, venu depuis le parlement européen en « guest-star » pour l'inauguration du lieu.

La première à prendre la parole a été Christelle Ritz, adjointe au maire de Mulhouse de 2008 à 2012 puis conseillère municipale de 2012 à 2014. Elle a décidé de se présenter sous l'étiquette Rassemblement National pour l'élection municipale des 15 et 22 mars prochains.

Sans dévoiler ses colistiers, Christelle Ritz a détaillé les grandes lignes de son programme tout en annonçant avoir le soutien du parti La Droite populaire représenté localement par Bertrand Pauvert.

Reprenant les slogans nationaux du parti de Marine le Pen, Christelle Ritz a annoncé, si elle était élue maire de la ville de Mulhouse, « la construction d'un centre d'éloignement pour mineurs délinquants », des classes bilingues « avec le dialecte alsacien », des mesures « pour repenser les pistes cyclables », tout en « redonnant une place à la voiture en centre-ville », entre autres. Regrettant la disparition « des 16 conseils de quartier », elle a promis « de rendre Mulhouse aux Mulhousiens ».
Trump, le Brexitet Salvini

Jordan Bardella s'est lui penché sur la politique française avec, dans sa ligne de mire, le seul et unique Emmanuel Macron qu'il a nommé une vingtaine de fois durant son (long) discours. Présentant le Rassemblement National comme, « le premier parti de France », il a cité Donald Trump, le Brexit et Matteo Salvini pour souligner que « partout, les citadelles tombent » avant de rappeler que l'élection municipale était « un des trois derniers arrêts au stand avant 2022. » Puis l'assemblée a chanté La Marseillaise, coupé un ruban tricolore et partagé la galette des rois. Au RN, la tradition n'est pas un vain mot.
L.G.

 

 
 

 

Christelle Ritz : « Mulhouse aux Mulhousiens »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:13:22

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Christelle Ritz : « Mulhouse aux Mulhousiens »
 

 
Christelle Ritz (avec les ciseaux) et Jordan Bardella, député européen du Rassemblement national, ont inauguré le local de campagne du RN. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Le local du 49 rue de la Sinne, à Mulhouse, qui va servir de local de campagne au Rassemblement national (ex-Front national) affichait complet, mercredi soir 15 janvier, avant même l'arrivée du député européen Jordan Bardella, venu depuis le Parlement européen en « guest-star » pour l'inauguration du lieu. La première à prendre la parole a été Christelle Ritz, adjointe au maire de Mulhouse de 2008 à 2012, puis conseillère municipale de 2012 à 2014. Elle a décidé de se présenter sous l'étiquette Rassemblement national pour l'élection municipale des 15 et 22 mars. Sans dévoiler ses colistiers, Christelle Ritz a détaillé les grandes lignes de son programme tout en annonçant avoir le soutien du parti La Droite populaire, représenté localement par Bertrand Pauvert.

Reprenant les slogans nationaux du parti de Marine Le Pen, Christelle Ritz a annoncé, si elle était élue maire de Mulhouse, « la construction d'un centre d'éloignement pour mineurs délinquants », des classes bilingues « avec le dialecte alsacien », des mesures « pour repenser les pistes cyclables », tout en « redonnant une place à la voiture en centre-ville », entre autres. Regrettant la disparition « des 16 conseils de quartier », elle a promis « de rendre Mulhouse aux Mulhousiens ».

Jordan Bardella s'est lui penché sur la politique française avec, dans sa ligne de mire, le seul et unique Emmanuel Macron qu'il a nommé une vingtaine de fois durant son (long) discours. Présentant le Rassemblement national comme « le premier parti de France », il a cité Donald Trump, le Brexit et Matteo Salvini pour souligner que « partout, les citadelles tombent » avant de rappeler que l'élection municipale était « un des trois derniers arrêts au stand avant 2022. » Puis l'assemblée a chanté La Marseillaise, coupé un ruban tricolore et partagé la galette des Rois. Au RN, la tradition n'est pas un vain mot.
L.G.

Mollau  Voeux Frédéric Caquel : « J'espère pouvoir continuer »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:45:55

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Mollau  Voeux
Frédéric Caquel : « J'espère pouvoir continuer »
Cérémonie des voeux hors cadre, à Mollau, dimanche matin. Sans chichi, sans envolée lyrique, juste du vrai : soit la marque de Frédéric Caquel, le maire, souhaite briguer un nouveau mandat.
 

 
Une représentation du village et son maire.
Salle pleine dans la salle des fêtes de Mollau, petit village de 365 habitants. Le premier adjoint, Yves Klein, a présenté ses voeux au maire : « Trouver l'énergie nécessaire et pour l'avenir, voire plus si affinités. »

Dans un discours réduit au strict minimum, le maire Frédéric Caquel a fait part, avec humilité et émotion, de son souhait de briguer un nouveau mandat. Simplement à travers des mots qui ont résonné comme un appel aux urnes : « J'espère pouvoir continuer », a déclaré le maire. C'est devant les maires honoraires, Andrès et Galmiche, qu'il a fait son annonce. Étaient également présents l'ancien maire, Francis Schirch, ainsi que Jeanne Stoltz-Nawrot, maire de Husseren, et Eddie Stutz, maire de Malmerspach, ainsi que les représentants des associations du village et des institutions. Des acteurs qui oeuvrent afin que tout puisse « tourner rond » pour les citoyens et leur environnement.

François Tacquard, président de la comcom, et Annick Lutenbacher, conseillère départementale, ont rappelé leur rôle respectif au sein des deux institutions qu'ils représentent pour une petite commune telle Mollau. Ils ont mis en avant « une pensée globale pour un agir local ».

Une projection préparée par Katia Iltis a retracé les multiples activités du village et notamment celles dédiées aux jeunes.

De nombreux habitants ont été mis à l'honneur (notre encadré) dans le domaine sportif et, en particulier, au sein des clubs locaux de gym et de vélo. Nouveaux habitants, donneurs de sang et bénévoles ont été salués. Dans un petit village de fond de vallon qui s'applique à maintenir envers et contre le vivre ensemble.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

Social  Manifestations Retraites : déterminés mais moins nombreux

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:54:16

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Social  Manifestations
Retraites : déterminés mais moins nombreux
Les syndicats opposés à la réforme des retraites ont de nouveau battu le rappel de leurs troupes, jeudi. Mais la mobilisation et la grève s'essoufflent, tandis que le passage des textes devant le Parlement approche.
 

 
Si la mobilisation baisse, elle reste soutenue majoritairement par l'opinion publique.
Le conflit dure depuis six semaines, mais ils ont encore battu le pavé jeudi, partout en France, contre le projet de réforme des retraites. C'était la sixième journée de mobilisation de l'intersyndicale. Selon le ministère de l'Intérieur, il y a eu 187 000 manifestants en France, dont 23 000 à Paris. Un chiffre important, mais en diminution par rapport aux précédentes journées de manifestation.

Dans la capitale, les manifestants ont défilé derrière une banderole « Retraites à points : tous perdants, retraite à 60 ans : tous gagnants ! » On trouvait dans le cortège en grande majorité des enseignants, malgré des taux de grévistes en baisse dans l'Éducation nationale (moins de 7  %), mais aussi des avocats en robe, des cheminots, des agents de la RATP (transports parisiens) ou des étudiants.

« La détermination est toujours aussi grande, a assuré Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, en pointe dans ce mouvement. Il n'est jamais trop tard pour faire céder un gouvernement. » Le gouvernement veut aligner la France sur la plupart des autres pays, en instaurant un système "universel" de retraite, et donc, supprimer les régimes spéciaux qui permettent notamment aux cheminots de partir plus tôt, mais également assurer l'équilibre financier à long terme du système, en incitant les Français à travailler plus longtemps, point sur lequel se cristallise l'opposition.
La SNCF a perdu un milliard

Un projet de réforme qui a provoqué un conflit social d'envergure. Le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, a expliqué que la grève avait coûté à l'entreprise « pas très loin » d'un milliard d'euros. Un plan d'économies et de cession est d'ores et déjà en préparation pour remettre à flot les finances. En attendant, le trafic des trains devrait être quasi normal, signe que l'intensité du conflit décroît.

L'exécutif, après avoir répondu à la demande des syndicats réformistes en acceptant de supprimer l'âge pivot, prépare l'arrivée du texte à l'Assemblée, en lien avec sa majorité. Pas moins de sept co-rapporteurs ont été choisis par le groupe LREM pour piloter le passage de la réforme devant la représentation nationale.

Les deux textes de la réforme (un projet de loi ordinaire, un projet de loi organique) seront examinés début février par une commission spéciale. La réforme passera ensuite dans l'hémicycle à compter du 17 février, et pour deux semaines.

 

 
 

 

En relief
Le Havre : un policier blessé à la main
Un commissaire de police a eu un doigt arraché mercredi, alors qu'il protégeait la CCI du Havre, lors d'un rassemblement contre la réforme des retraites. Une « enquête de flagrance a été ouverte pour violences volontaires envers personne dépositaire de l'autorité publique avec armes », a indiqué le procureur du Havre. Le commissaire, présent à l'intérieur de la CCI, aurait ramassé un pétard jeté par des manifestants, qui lui a explosé dans la main. L'enquête est menée par la police judiciaire.

 

Politique  Présidentielle Le Pen officiellement en lice pour 2022

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:51:09

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique  Présidentielle
Le Pen officiellement en lice pour 2022
La présidente du Rassemblement national ne cache pas ses ambitions présidentielles, loin de là.
 

 
Marine Le Pen jeudi lors ses voeux 2020, au quartier général du Rassemblement national.
Marine Le Pen a annoncé ce jeudi qu'elle se lançait en campagne « préprésidentielle » pour préparer une « grande alternance » à Emmanuel Macron lors du scrutin de 2022.

Elle l'a déclaré lors de ses voeux à la presse. Cette annonce intervient tôt, comme elle l'a elle-même concédé. « C'est dans mon caractère d'être franche et directe, c'est une marque de respect pour vous de ne vous cacher ni mes intentions, ni mes objectifs, ni les moyens que je me donne pour les atteindre. »
En retrait depuis un an

La présidente du Rassemblement national a toutefois précisé qu'un congrès de son mouvement, qui se tiendra en 2021, devrait valider cette candidature.

Marine Le Pen a expliqué que « depuis un an », elle s'était « mise en retrait, non pas des élections mais de la joute électorale pure, du combat immédiat, pour privilégier la réflexion de fond, un travail moins voyant, parfois moins flamboyant, mais plus essentiel » dans le but de « couler les fondations du projet de redressement » qui « forgera l'ossature du rassemblement au-delà de notre famille politique ».

« Cet éloignement, je ne le fais pas par calcul mais par instinct, pas par timidité mais par exigence. Je sais que les Français n'accorderont leur confiance qu'à la condition de la compétence », a fait valoir la présidente du RN, qui avait été accusée par ses opposants d'incompétence, après son débat raté face à Emmanuel Macron entre les deux tours de 2017.

« Nous devons impérativement être à la hauteur de la tâche que nous demandons aux Français de nous confier. On ne s'improvise pas président mais on s'y prépare », a-t-elle insisté, en évoquant ses travaux avec le mystérieux groupe de hauts fonctionnaires des Horaces, qui réunit des « compétences de haut niveau » promises à « exercer le pouvoir ».

 

 
 

 

Députés anglais « Goodbye, Strasbourg ! »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:14:27

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Députés anglais     « Goodbye, Strasbourg ! »
 

 
Les eurodéputés britanniques ont vécu leur dernière session au Parlement de Strasbourg cette semaine. Photo DPA/Philipp von DITFURTH
Il a dit tellement souvent qu'il n'attendait qu'une chose, « partir ! », qu'on est presque surpris que ce jour soit arrivé. Nigel Farage, leader du "Brexit Party" et grand orateur du camp des anti-européens au sein du Parlement de Strasbourg, a vécu cette semaine sa dernière session en Alsace.

Soixante-douze autres eurodéputés britanniques quittent en même temps les lieux, certains heureux comme leur chef, d'autres désespérés de quitter l'institution en même temps que leur pays quitte l'Union.

Jude Kirton-Darling (groupe social-démocrate) n'a pas pu contrôler son émotion. Alors qu'elle intervenait dans un débat mercredi, la voix de l'eurodéputée s'est brisée. « C'est mon dernier discours au Parlement européen. Ce fut un honneur, un privilège. [...] J'espère qu'un jour, quelqu'un d'autre siégera ici afin de représenter le nord-est de l'Angleterre », a-t-elle conclu en remerciant son équipe.

D'autres eurodéputés britanniques europhiles ont laissé transparaître une pointe de nostalgie en postant des selfies devant le bâtiment ou en regrettant leurs visites mensuelles à Strasbourg.

Mais la majorité des élus britanniques a passé une bonne partie de cette dernière session à faire la démonstration de sa satisfaction : le plus gros contingent de leurs troupes (26, soit le tiers) est constitué de membres du "Brexit Party", qui se sont aussi adonnés à des photos, mais en version réjouie. Seul hic : le Parlement a interdit, depuis cette session, la présence de drapeaux nationaux sur les pupitres des élus à l'intérieur de l'hémicycle. Les Britanniques en avaient lancé la mode il y a plusieurs années, suivis par d'autres eurosceptiques, notamment les Slovaques et le FN français. Mais pour leur dernière séance, les "brexiters" ont défié les huissiers en agitant à nouveau leur Union Jack.

C'était certes la dernière fois que les élus britanniques participaient à une plénière à Strasbourg, mais ils le feront encore à nouveau à Bruxelles, lors d'une session extraordinaire qui doit valider la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne par un vote du Brexit du Parlement européen, le 29 janvier. Les drapeaux britanniques ne seront descendus que le 31 janvier à Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg.
La salle Thatcher fait débat

Moins officiellement se pose la question de débaptiser la salle "Margaret-Thatcher" du Parlement de Strasbourg, objet de nombreuses blagues. Le groupe de travail sur le Brexit avait notamment trouvé « so ironic » d'y tenir de nombreuses réunions. La salle a été baptisée ainsi en 2013, après le décès de la Dame de Fer, connue pour ses positions peu favorables à l'idée européenne.

Pas moins de deux groupes politiques majoritairement constitués d'élus britanniques souhaitaient s'y réunir. Le groupe ECR, où siégeaient les conservateurs, revendiquait sa filiation politique avec Thatcher ; le groupe EFDD de Nigel Farage clamait quant à lui son amour plus grand pour son héritage. Le président du Parlement a tranché en faveur des ECR. Qu'adviendra-t-il de la salle Thatcher après leur départ ? « To be continued. » Mais la vaisselle frappée du logo du Parlement, made in England (la mention figure au verso des assiettes), continuera quant à elle de servir aux déjeuners.
Anne-Camille BECKELYNCK et Aude GAMBET

 

 
 

Que faire des djihadistes ?

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:11:30

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Que faire des djihadistes ?
 

 
La question de l'avenir des djihadistes actuellement détenus, en France ou comme ici en Syrie, préoccupe les Français. Photo  Fadel SENNA/AFP
Le casse-tête paraît sans fin. Plusieurs années après avoir répondu dans l'urgence à une problématique terroriste nouvelle et d'une ampleur inégalée, les autorités françaises doivent désormais faire face à de nouveaux enjeux, à plus long terme.

Le récent couac autour des propos de la garde des Sceaux illustre l'improvisation à laquelle est contraint le gouvernement. Le week-end dernier, Nicole Belloubet ouvrait la porte à un retour des djihadistes français, alors que jusqu'ici, la France a toujours défendu la volonté de laisser les autorités locales les juger « au plus près des lieux où ils ont commis leurs crimes ».

Cette position, qui a dû être réaffirmée cette semaine par Matignon et le Quai d'Orsay, permet aux autorités françaises de ne pas avoir à gérer le rapatriement, la "judiciarisation" et la détention de plusieurs centaines d'individus considérés comme extrêmement dangereux. Mais elle est très critiquée en France.

D'abord, parce qu'elle prend le risque de laisser "dans la nature" de potentiels terroristes. Ensuite, parce que les conditions de détention et de jugement en Syrie et en Irak, désormais abondamment documentées, sont bien loin des standards européens. Enfin, parce qu'elle ne règle en rien le sort des enfants de nationalité française qui sont encore sur place, et pour lesquels le gouvernement oeuvre pour l'heure au « cas par cas ».
L'alibi du "voyage humanitaire"

Que faire, aujourd'hui, de tous ces gens ? La question, qui relève de la sécurité intérieure, de la diplomatie, du droit des enfants, de la justice et de la morale, va se poser pour de nombreuses années.

Pour la justice, le dilemme est quotidien. Depuis la vague de départs massifs vers la zone irako-syrienne, c'est l'infraction d'« association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste » qui sert de base pour juger les « revenants ». Une qualification généraliste, trop vague aux yeux de certains, mais bien utile aux magistrats, dont la principale contrainte est le manque de moyens d'enquête traditionnels permettant de savoir ce que les djihadistes ont vraiment fait.

Témoignages, écoutes et photos sont généralement les maigres moyens de preuve dont ils disposent face à des mis en cause qui se retranchent souvent derrière l'alibi du "voyage humanitaire" et de la lutte contre Bachar el-Assad.

Mais le problème peut devenir kafkaïen pour les disparus. Sans certitude administrative sur leur sort, les tribunaux se retrouvent en position de juger des gens dont tout le monde s'accorde à dire qu'ils sont morts. Ces "fantômes" représentaient la majorité des accusés jugés cette semaine devant la cour d'assises spéciale de Paris. D'autres (parfois les mêmes) devraient surgir lors du procès des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hyper Cacher.

Et puis, il y a ceux qui ont purgé leur peine, et qui recouvrent la liberté. C'est le cas de Flavien Moreau, 33 ans, premier "revenant" condamné en France, qui est sorti de prison en début de semaine. Il n'est pas seul (lire par ailleurs).

À Strasbourg, deux hommes condamnés à sept ans de prison pour être partis en Syrie ont récemment quitté le milieu carcéral. Ces deux hommes faisaient partie de la même filière que Foued Mohamed-Aggad, l'un des trois terroristes de l'attaque du Bataclan qui a fait 90 morts. Jugés en novembre dernier pour avoir violé les mesures de sécurité prononcées à leur encontre, ces deux hommes ont écopé d'emprisonnement avec sursis et sont « en voie de déradicalisation » selon le parquet.

L'année 2020 sera charnière quant à la libération d'anciens djihadistes. Elle le sera aussi pour ceux qui sont encore "sur zone". Des dossiers pour lesquels beaucoup de spécialistes s'accordent à dire que la solution idéale n'existe pas.
A.P.

 

 
 

Allemagne Sortie du charbon : indemnités et calendrier

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:32:47

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Allemagne Sortie du charbon :

indemnités et calendrier
 

 
L'Allemagne s'est dotée jeudi d'un calendrier et a prévu des indemnités pour l'arrêt de ses centrales à charbon, étape importante vers l'abandon de cette énergie très polluante entre 2035 et 2038. Le gouvernement et les quatre États-régions qui abritent les bassins miniers -- Rhénanie-du-NordWestphalie, Brandebourg, Saxe et Saxe-Anhalt -- se sont mis d'accord sur un échéancier et un cadre d'indemnisations.

L'ensemble doit être formalisé dans un projet de loi soumis le 29 janvier au conseil des ministres, pour une adoption espérée au premier semestre 2020. Berlin a promis 4,35 milliards d'euros d'indemnités réparties « sur une quinzaine d'années suivant les fermetures » parmi les exploitants de centrales à charbon. Ainsi, 2,6 milliards ont été attribués au géant allemand RWE. Chez le fournisseur d'électricité, 3 000 emplois seront supprimés « à court terme », 6 000 d'ici 2030, soit une réduction de 60  %. 1,75 milliard reviendra aux centrales de l'Est. La facture pourrait encore gonfler avec les mises à l'arrêt des années 2030.

 

 
 

«Retraite» aux flambeaux à Mulhouse

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:53:53

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

«Retraite» aux flambeaux à Mulhouse
 

 
Près de 600 manifestants ont défilé à la lueur de flambeaux ce jeudi soir à Mulhouse.
Un peu moins de 600 personnes (dont une petite centaine de gilets jaunes) ont manifesté dans les rues de Mulhouse, ce jeudi en début de soirée, répondant à l'appel d'une intersyndicale FSU, CGT, FO et Solidaires.

Petite nouveauté cette fois-ci : il s'agissait d'un défilé aux flambeaux. Ces derniers ont été vendus au profit de la caisse de grève des cheminots alsaciens. Le cortège n'a parcouru qu'un kilomètre, entre la place de la Bourse et Porte-Jeune en traversant la rue du Sauvage au son des « Mulhouse debout, soulève-toi ». Les manifestants sont ensuite allés place de la Réunion, ce qui n'était pas annoncé, et, sur les marches du temple Saint-Etienne, ont entonné l'Internationale et la Marseillaise.

Les opposants mulhousiens à la réforme des retraites ont annoncé réfléchir à de prochains rassemblements et manifestations.
A.C.

 

 
 

 

Futsal  Ferrette La troisième étape ce soir

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:46:43

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Futsal  Ferrette
La troisième étape ce soir
Après les qualifications de Seppois, Hirtzbach, Bettendorf et Bisel il y a quelques jours à Hirsingue, quatre autres billets pour la finale d'arrondissement qui se déroulera le 2 février prochain à la Palestre seront à gagner ce vendredi soir à Ferrette !
 

 
Pour cette troisième étape des tournois de futsal sundgauviens, le gymnase de Ferrette se transformera ce soir à partir de 19h30 à nouveau en véritable chaudron pour accueillir les six équipes de football du secteur en course lors d'un plateau organisé par les dirigeants du FC Oltingue.

Répartis dans une poule unique, le tenant du titre Durmenach, ainsi que Durlinsdorf, Oltingue, Raedersdorf, Waldighoffen et l'Alliance Muespach/Folgensbourg en découdront entre 19h30 et 22h15 pour décrocher les quatre places qualificatives pour le dernier carré. Celui-ci se disputera entre 22h45 et 23h45 pour la victoire finale et le challenge de la conseillère départementale Sabine Drexler.

Parmi toutes ces rencontres, on suivra également avec énormément d'intérêt la confrontation qui mettra en lumière, aux alentours de 20h50, les joueuses féminines du secteur.
Le programme

19h30 : début des matchs de classement

22h15 : pause et vin d'honneur

22h45 : demi-finales

23h05 : match pour la 5e place

23h15 : petite finale

23h25 : grande finale

23h55 : remise des prix et du challenge « Sabine Drexler »

 

 
 

 

Turckheim  EHPAD du Brand Une année marquée par les travaux

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:45:12

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Turckheim  EHPAD du Brand
Une année marquée par les travaux
Mardi 14 janvier, la direction de l'EHPAD du Brand organisait la cérémonie des voeux au personnel en présence du maire Jean-Marie Balduf et du conseiller départemental Lucien Muller.
 

 
La cérémonie des voeux a mis à l'honneur plusieurs membres du personnel. Sylvie Picarella, adjointe administrative, retraitée de l'année 2019, a été remerciée pour ses services. Josiane Schumann, aide-soignante principale, a reçu la médaille vermeil pour ses 31 ans dans l'établissement. Janique Reiter, aide-soignante principale, et Béatrice Waldeck, aide-soignante en charge de l'animation, se sont vus remettre la médaille d'or pour leurs 36 années de service.
La directrice de l'établissement, Cécile De Boisset, a tenu à remercier tout particulièrement le maire de Turckheim qui faisait, à l'occasion de cette cérémonie des voeux, sa dernière venue officielle à l'EHPAD du Brand, soulignant notamment « son soutien indéfectible » dans l'opération de travaux d'extension et de réhabilitation.
« L'année 2020 s'annonce tout aussi dense »

« 2019 a été une année extrêmement dense. Les travaux sont dans tous les esprits bien sûr. 2019, c'est : quarante chambres de résidents déménagées, une nouvelle cuisine, trente-quatre chambres de résidents terminées, soit 50 % des chambres rénovées, plus de cent heures de réunions de chantier, et surtout une phase de travaux en cours complexe et impactant fortement le quotidien de nos résidents et de nos agents, cite la directrice, merci à chacun de s'être adapté ».

Et de continuer : « l'année 2020 s'annonce tout aussi dense. Les travaux continueront à être au coeur du fonctionnement de l'EHPAD avec la réalisation des dernières phases, Muscat, Pinot et plateformes.

D'autres projets seront également déployés en termes de santé bucco-dentaire ou d'activité physique adaptée ».
Ouverture vers l'extérieur

Cécile De Boisset a conclu son discours en annonçant que 2020 sera surtout l'année de la réouverture de l'EHPAD vers l'extérieur. « Le principe est de proposer aux séniors de la ville qui le souhaitent de pouvoir venir participer à un repas ou une activité dans un premier temps. L'EHPAD deviendra ainsi un lieu ouvert permettant à chaque sénior ou à ses proches de bénéficier d'un centre de ressources tout en restant à domicile ». Une formule qui existait par le passé.

 

 
 

 

Marc Haeberlin L'Auberge de l'Ill « Je ne veux pas perdre l'ADN de la maison »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:27:59

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Marc Haeberlin L'Auberge de l'Ill
« Je ne veux pas perdre l'ADN de la maison »
La perte de la troisième étoile au Guide Michelin de l'Auberge de l'Ill reste un moment douloureux pour la famille Haeberlin. Si elle s'est remise en question, en cuisine et en salle, elle n'abandonne pas sa marque de fabrique : une cuisine traditionnelle, de saison et, surtout, savoureuse.
 

 
Marc Haeberlin, chef de L'Auberge de l'Ill à Illhaeusern.
« Une critique, on y pense la nuit », confie Marc Haeberlin dans son restaurant de l'Auberge de l'Ill à Illhaeusern. Après la perte de la troisième étoile en janvier 2019, lui et sa brigade se sont remis en question sans fondamentalement changer la nature de leur travail. «Des petits détails de présentation de plats mais pas énormément. Je ne veux pas perdre l'ADN de la maison. Ce ne sont pas les plats eux-mêmes qui ont été critiqués. »

Le chef étoilé revendique une cuisine traditionnelle, portée par ses expériences chez Troisgros, Lasserre, Lenôtre ainsi que chez Paul Bocuse, son deuxième père, qui a contribué à inscrire la gastronomie française au patrimoine mondial de l'Unesco.

À l'image de la maison Paul Bocuse qui sert toujours sa soupe aux truffes, sa poularde en vessie et son bar de ligne en croûte, l'Auberge de l'Ill affiche encore à sa carte sa terrine de foie gras d'oie, son saumon soufflé, sa mousseline de grenouilles ou sa pêche pochée imaginés par son père, Paul. « Vous ne pouvez pas du jour au lendemain passer à une cuisine végétale qui n'est pas votre cuisine. »
Les accords mets-vins

La maison Haeberlin aime à travailler des produits frais et de saison. Elle possède d'ailleurs son propre potager et leurs fidèles fournisseurs connaissent bien l'exigence de l'établissement (le Pré aux colimaçons, Hirose ou encore les Embetsché.). « On n'a jamais eu d'aussi bons produits qu'en ce moment. Les poissons arrivaient par train à Ribeauvillé à l'époque. Et il n'y avait pas de transports frigorifiques. »La base d'une bonne cuisine reste la qualité du produit. « Je veux toujours que notre cuisine passe par un produit identifiable, un jus ou une sauce, qui vont en plus avec les vins que nous allons servir. »

D'où l'intérêt selon lui de garder une cuisine traditionnelle. « Même aux Haras à Strasbourg, je propose une choucroute à la carte. Bien sûr, on peut la revisiter. » Il présente d'ailleurs actuellement à l'Auberge de l'Ill une tarte flambée décomposée en amuse-bouches (ail frit, mousse de lard fumé, fromage blanc et bâtonnets de tarte fine sur un dé d'omble chevalier mariné). « Pour moi, l'essentiel reste la cuisson, l'assaisonnement et le goût, poursuit Marc Haeberlin. Lorsqu'on veut faire une trop belle assiette, on dénature le produit. Et un plat chaud doit sortir le plus rapidement possible. »

Un jour, son ami Frédy Girardet, ancien chef étoilé du restaurant de l'Hôtel de Ville à Crissier (Suisse) lui demande ce qu'il pense de la cuisine actuelle. « Je lui ai dit : Je ne sais pas trop. Et toi ? Il m'a répondu avec son accent suisse : Moi, j'appelle ça la cuisine iPhone. Ce n'est plus pour manger, c'est juste de la déco », s'amuse-t-il. Avec les émissions de télé, Top Chef ou MasterChef, les gens sont obnubilés par la présentation, mais ils ne la mangent pas ! »

Évidemment, la carte de l'Auberge de l'Ill est élaborée consciencieusement. Marc Haeberlin organise toutes les trois à quatre semaines des brainstormings avec ses deux chefs, Jean Winter et Jean-Paul Bostoen (meilleur ouvrier de France 2011) pour imaginer de nouveaux plats de saison. La priorité restant la justesse des saveurs et la complémentarité des textures, car comme aime à dire le chef : « La cuisine fusion, c'est la confusion. »
Dom POIRIER PLUS WEB Notre dossiersur Marc Haeberlin à retrouver sur www.dna.fr

 

 
 

 

Auberge de l'Ill « Je ne veux pas perdre l'ADN de la maison »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:36:16

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Auberge de l'Ill « Je ne veux pas perdre l'ADN de la maison »
 

 
Marc Haeberlin, chef de L'Auberge de l'Ill à Illhaeusern. Photo L'Alsace /Jean-Frédéric SURDEY
« Une critique, on y pense la nuit », confie Marc Haeberlin dans son restaurant de l'Auberge de l'Ill à Illhaeusern. Après la perte de la troisième étoile en janvier 2019, lui et sa brigade se sont remis en question sans fondamentalement changer la nature de leur travail. «Des petits détails de présentation de plats mais pas énormément. Je ne veux pas perdre l'ADN de la maison. Ce ne sont pas les plats eux-mêmes qui ont été critiqués. »
Les accords mets-vins

Le chef étoilé revendique une cuisine traditionnelle, portée par ses expériences chez Troisgros, Lasserre, Lenôtre ainsi que chez Paul Bocuse, son deuxième père, qui a contribué à inscrire la gastronomie française au patrimoine mondial de l'Unesco.

À l'image de la maison Paul Bocuse qui sert toujours sa soupe aux truffes, sa poularde en vessie et son bar de ligne en croûte, l'Auberge de l'Ill affiche encore à sa carte sa terrine de foie gras d'oie, son saumon soufflé, sa mousseline de grenouilles ou sa pêche pochée imaginés par son père, Paul. « Vous ne pouvez pas du jour au lendemain passer à une cuisine végétale qui n'est pas votre cuisine. »

La maison Haeberlin aime à travailler des produits frais et de saison. Elle possède d'ailleurs son propre potager et ses fidèles fournisseurs connaissent bien l'exigence de l'établissement (le Pré aux colimaçons, Hirose ou encore les Embetsché.). « On n'a jamais eu d'aussi bons produits qu'en ce moment. Les poissons arrivaient par train à Ribeauvillé à l'époque. Et il n'y avait pas de transports frigorifiques. »La base d'une bonne cuisine reste la qualité du produit. « Je veux toujours que notre cuisine passe par un produit identifiable, un jus ou une sauce, qui vont en plus avec les vins que nous allons servir. »

D'où l'intérêt selon lui de garder une cuisine traditionnelle. « Même aux Haras à Strasbourg, je propose une choucroute à la carte. Bien sûr, on peut la revisiter. » Il présente d'ailleurs actuellement à l'Auberge de l'Ill une tarte flambée décomposée en amuse-bouches (ail frit, mousse de lard fumé, fromage blanc et bâtonnets de tarte fine sur un dé d'omble chevalier mariné). « Pour moi, l'essentiel reste la cuisson, l'assaisonnement et le goût, poursuit Marc Haeberlin. Lorsqu'on veut faire une trop belle assiette, on dénature le produit. Et un plat chaud doit sortir le plus rapidement possible. »

Un jour, son ami Frédy Girardet, ancien chef étoilé du restaurant de l'Hôtel de Ville à Crissier (Suisse) lui demande ce qu'il pense de la cuisine actuelle. « Je lui ai dit : Je ne sais pas trop. Et toi ? Il m'a répondu avec son accent suisse : Moi, j'appelle ça la cuisine iPhone. Ce n'est plus pour manger, c'est juste de la déco », s'amuse-t-il. Avec les émissions de télé, Top Chef ou MasterChef, les gens sont obnubilés par la présentation, mais ils ne la mangent pas ! »

Évidemment, la carte de l'Auberge de l'Ill est élaborée consciencieusement. Marc Haeberlin organise toutes les trois à quatre semaines des brainstormings avec ses deux chefs, Jean Winter et Jean-Paul Bostoen (meilleur ouvrier de France 2011) pour imaginer de nouveaux plats de saison. La priorité restant la justesse des saveurs et la complémentarité des textures, car comme aime à dire le chef : « La cuisine fusion, c'est la confusion. »
Dom POIRIER LIRE La suite de notre dossier en page 23. PLUS WEB Voire notre long format sur www.lalsace.fr

 

 
 

viticulture Wuenheim Les Mack s'offrent un château en Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:57:33

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

viticulture Wuenheim
Les Mack s'offrent un château en Alsace
Les Mack, propriétairesd'Europa-Park, investissent en Alsace, à Plobsheim mais aussi, sûrement, à Wuenheim connu pour son château, l'un des seuls en Alsace à gérer un domaine viticole. Adossée historiquement à la coopérative du Vieil Armand, la propriété de la dynastie Gros va connaître un second souffle.
 

 
Le Château Ollwiller est l'un des deux seuls châteaux en Alsace à produire du vin sous la dénomination « château ».
Après les familles de Waldner et Gros, la famille Mack ? Personne, y compris Noël Gros, fils de Jacques-Henri Gros, membre fondateur de la cave du Vieil Armand en 1958, ne souhaite confirmer pour l'heure une nouvelle qui agite le vignoble depuis plusieurs mois. La holding de la famille Mack, propriétaire d'Europa-Park, va se porter acquéreuse du château d'Ollwiller et, par le biais d'un Groupement foncier agricole existant, remplacé à terme par une Société par actions simplifiée, de 25 ha de vignoble, 90 ha de bois et 50 ha de prés.

« Rien n'est encore fait », lâchait récemment un Noël Gros prudent, attendant patiemment la signature du compromis de vente pour tourner définitivement la page d'une histoire familiale séculaire.

Seule certitude : le château d'Ollwiller se situe dans le giron des Gros depuis « presque 200 ans » et Thomas, l'un des trois enfants de Roland Mack, a fait le déplacement à Wuenheim pour rencontrer le conseil d'administration de la cave du Vieil Armand.

Autre certitude : la Safer a procédé « à l'attribution » des terres agricoles au profit de la holding des Mack, juste avant Noël...
« Une vente sûre à 95 % »

Disposée à s'en séparer depuis plusieurs années, mais pas au profit de n'importe qui et sûrement pas dans n'importe quelles conditions, la famille Gros aurait reçu « pas mal de propositions. Mais jamais nous ne voulions la céder à des gens qui n'avaient pas de projet », souligne Noël Gros qui ajoute qu'à « 95 %, la cession de notre propriété va se faire ». Selon un représentant de la Safer, la transaction « représente une très bonne chose pour la cave du Vieil Armand et le vignoble alsacien ».

Avant le 23 janvier, le commissaire du gouvernement devrait valider sans difficultés la décision du comité technique du Haut-Rhin, séduit « à l'unanimité » par un projet "viti-oeno" incarné par un Alsacien connu comme le loup blanc en Allemagne, un peu moins en Alsace. «Je suis en contact avec Mathieu Kauffmann depuis un an », détaille Noël Gros. Et d'ajouter que lui et Mathieu Kauffmann ont « démarché » la famille Mack pour leur proposer le projet qui, visiblement, a mis l'eau à la bouche de Thomas Mack, chargé du secteur hôtellerie-restauration au sein de la holding familiale.

Mathieu Kauffmann, natif d'Ohnenheim, a commencé sa carrière en 1992 chez Wolfberger, dans le grand bâtiment noir qui abrite à Colmar les installations dédiées aux crémants. Elle prend un tournant extraordinaire lorsque Bollinger le recrute pour s'occuper de ses bulles champenoises.

Après 13 ans de bons et loyaux service à Aÿ, Mathieu Kauffmann démissionne et se fait recruter en 2013 par Achim Niederberger, « Selfmade-Millionär », propriétaire du prestigieux domaine Von Bühl à Deidesheim, dans le Palatinat. La presse allemande s'enflamme, en fait sa coqueluche et le baptise « Le Pep Guardiola de la bulle », tant l'Alsacien fait des étincelles de l'autre côté du Rhin.

Mais l'été dernier, le vent tourne. Mathieu Kauffmann se brouille avec un nouveau décisionnaire à la tête de Von Bühl, dont l'état d'esprit ne correspond plus à ses valeurs. « C'est le hasard de la vie », confie celui qui parle du château d'Ollwiller comme d'une « belle endormie » qu'il souhaite « redynamiser ».

La fidélité à la cave vinicole de Wuenheim dont les installations réceptionnent les raisins et vinifient à part les vins de la propriété des futurs ex-propriétaires du château d'Ollwiller n'est pas remise en cause (lire ci-dessous). « La famille Mack ne souhaite pas casser le lien qui existe entre le château et la cave. La collaboration telle qu'elle existait avec la famille Gros va se poursuivre de la même manière. »
« 100 % en phaseavec les coopérateurs »

Mathieu Kauffmann, vigneron de l'année en 2019 outre-Rhin, a poussé le domaine Von Bühl à la certification du vignoble en biodynamie. L'oenologue alsacien souhaite réaliser la même chose à Wuenheim, avec le statut de régisseur, en collaboration avec des adhérents sensibles à l'agriculture biologique. « Le projet est en phase à 100 % avec les coopérateurs », souligne-t-il, ravi de remettre les pieds en Alsace.
Un dossier de Jean Daniel KIENTZ ?? ? Diaporama sur dna.fr

?? ? Diaporama sur dna.fr

 
 

 

Élodie Berthelier doublement primée par la corporation des pâtissiers-confiseurs

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:54:56

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Élodie Berthelier doublement primée par la corporation des pâtissiers-confiseurs
 

 
DR
Élodie Berthelier, apprentie en mention complémentaire au CFA (Centre de formation d'apprentis) de Colmar, a été doublement primée lors des concours organisés par la corporation des pâtissiers, confiseurs et glaciers du Haut-Rhin à l'automne dernier. Elle a été surprise, récemment, au petit matin sur son lieu de travail, de recevoir des mains de son maître d'apprentissage, Arnaud Zussy, de la Pâtisserie de A à Z à Bollwiller, la coupe offerte par le Conseil départemental du Haut-Rhin (premier prix du concours des pièces en chocolat et troisième prix du concours « décor »).

 

 
 

Édition  Atlas historique du Rhin supérieur aux Presses universitaires de Strasbourg 57 cartes pour une frontière mouvante

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:58:34

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Édition  Atlas historique du Rhin supérieur aux Presses universitaires de Strasbourg
57 cartes pour une frontière mouvante
Les Presses universitaires de Strasbourg viennent d'éditer en version bilingue français-allemand un « Atlas historique du Rhin supérieur », passionnant document élaboré au sein d'un laboratoire de recherche de l'Université de Haute-Alsace et coordonné par Odile Kammerer. Une première.
 

 
Benjamin Furst, ingénieur de recherche et cartographe, et Odile Kammerer, professeur honoraire d'histoire médiévale à l'Université de Haute-Alsace, coordinatrice du projet au Cresat (Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques).
Le Cresat (Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques), laboratoire de l'Université de Haute-Alsace (UHA) à Mulhouse, vient de publier, aux Presses universitaires de Strasbourg, en version bilingue français-allemand, le premier Atlas historique du Rhin supérieur (Der Oberrhein : ein historischer Atlas), dans le cadre d'un appel à projets du centre de compétences transfrontalières, NovaTris.

Cet ouvrage, coordonné par Odile Kammerer, professeure honoraire d'histoire médiévale à l'UHA et membre du Cresat, réunit quelque 60 cartes, qui traduisent graphiquement l'histoire et les problématiques de cet espace transfrontalier situé entre Vosges, Forêt-Noire et Jura, se donnant comme limites Lauterbourg au nord et Bâle au sud. Benjamin Furst, ingénieur de recherches au Cresat, a élaboré les cartes à partir de données fournies par trente contributeurs.
Comment est née l'idéede cet atlas ?

Elle s'inscrit dans le prolongement de l'élaboration par le Cresat de L'Atlas historique d'Alsace, en ligne depuis 2005 (www.atlas.historique.alsace.uha.fr). Cet atlas couvre un espace limité aux deux départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, ce qui ne permettait pas d'aborder les thématiques transfrontalières et certaines réalités culturelles, économiques, historiques...

La notion de frontière s'appliquait davantage entre nord et sud, le Rhin supérieur ayant constitué une entité culturelle, politique et économique de part et d'autre du Rhin, pendant très longtemps. Il fallait donc élargir cet atlas historique et traverser la frontière...
Quelle a été votre méthode ?

Nous avons élaboré un argumentaire en se posant la question : qu'est-ce qu'une frontière ? Trois axes se sont dégagés, qui forment les trois grands ensembles de l'atlas. Le Rhin supérieur a été longtemps une même entité culturelle et politique. L'invention des frontières, au XVIIsiècle, marque une rupture, après les traités de Westphalie et le rattachement de l'Alsace à la France. Enfin, dans une troisième partie, nous avons cherché les ponts. En fonction de ces trois axes, nous nous sommes intéressés aux auteurs. Cet atlas reflète l'état actuel de la recherche historique, il n'est pas exhaustif et certaines cartes manquent. [...] Traduire en cartes toutes les données impose forcément des choix.
Cet ouvrage s'adresse-t-il au grand public ?

L'objectif était de ne pas trop « jargonner ». Les textes qui accompagnent les cartes ne devaient pas dépasser 2000 signes, une grosse contrainte pour les auteurs, mais un gain pour la lisibilité et la mise en page.
Propos recueillis parFrédérique MEICHLER Atlas historique du Rhin supérieur, aux Presses universitaires de Strasbourg, 29 EUR, disponible en librairie. A voir, une sélection de cartes de l'atlas sur www.dna.fr

Atlas historique du Rhin supérieur, aux Presses universitaires de Strasbourg, 29 EUR, disponible en librairie.

 
 

 

Otterswiller  Centre d'accueil des migrants de Thal-Marmoutier Des tags menacent le coordinateur du centre

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:04:06

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Otterswiller  Centre d'accueil des migrants de Thal-Marmoutier
Des tags menacent le coordinateur du centre
Des menaces de mort ont été taguées, à Otterswiller, sur la façade du domicile d'un salarié de l'association France Horizon, qui organise depuis 2017 l'accueil de réfugiés au sein du couvent de Thal-Marmoutier. Les tags le menacent directement, ainsi que sa famille, et sont assortis de deux croix gammées.
 

 
C'est dans la rue du Griffon que les tags ont été découverts dans la matinée.
Les tags menaçants ont été découverts jeudi 16 janvier en fin de matinée par un voisin qui a alerté les gendarmes de Saverne. Ces derniers ont effectué les premières constatations. La section de recherche de Strasbourg, spécialisée dans l'identification des auteurs de tags haineux, était sur place et a ouvert une enquête.

C'est la première fois, dans le Bas-Rhin, que le domicile d'un particulier est directement visé par des inscriptions haineuses ou menaçantes. À plusieurs reprises en 2019, c'étaient en effet des bâtiments publics (l'école à Rohr en novembre, la mairie de Forstheim en octobre, la faculté de droit de Strasbourg...), les domiciles ou permanences d'élus, comme le domicile du maire de Geispolsheim (voir DNA du 11 octobre), ou la permanence du député du Bas-Rhin, Bruno Studer, (lire DNA du 31 octobre), qui étaient ciblés.

Dans plusieurs communes du secteur de Wissembourg, des tags antisémites et homophobes avaient été découverts en décembre sur les façades d'habitations, sans que les inscriptions visent directement leurs propriétaires ou occupants (lire DNA du 25 décembre).

C'est également la première fois, en 2020, que de tels tags haineux sont découverts dans le Bas-Rhin. Depuis le printemps 2018, 35 faits à caractère antisémite ou anti-migrants, parfois les deux, ont été relevés dans le département.
Une enquête de voisinagepar les gendarmes de Saverne

Parmi les voisins de la famille menacée, à Otterswiller, c'est l'effarement qui domine : « C'est scandaleux », s'écrie une dame, en discussion avec un autre promeneur à proximité de la maison. « Incompréhensible », pour un couple de voisins qui a appris l'existence de ces tags dans la journée.

La gendarmerie de Saverne a mené durant l'après-midi une enquête de voisinage, interrogeant les habitants du quartier. D'après les premiers éléments recueillis, les tags auraient pu être réalisés pendant la nuit.

 

 
 

 

Religion Conférence « Notre histoire juive en France est entre lumière et obscurité »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:08:28

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Religion Conférence
« Notre histoire juive en France est entre lumière et obscurité »
Dans le cadre d'un tour de France, l'aumônier général des hôpitaux, le rabbin Mikaël Journo vient donner deux conférences publiques dans le Haut-Rhin, à Colmar et Mulhouse, les 19 et 20 janvier.
 

 
Le rabbin Mikaël Journo est aumônier national des hôpitaux. Il donnera deux conférences, l'une à Colmar et l'autre à Mulhouse.
Aumônier général israélite des hôpitaux et secrétaire général de l'association des rabbins de France, Mikaël Journo vient pour la première fois dans le Haut-Rhin dans le cadre de son tour de France des communautés. Il présentera deux conférences : l'une le 19 janvier à Colmar sur le thème « Crise de foi et République » et l'autre le 20 janvier à Mulhouse, intitulée « Heureux comme un juif en France ».
Quel est le rôle de cette aumônerie des hôpitaux ?

Cette représentation nationale a été lancée en 2009 en lien avec le Consistoire israélite de France, même si les aumôneries étaient déjà organisées régionalement ou localement sur le territoire. Ma mission de coordination et de formation concerne les rabbins et les laïcs, hommes et femmes qui interviennent dans les hôpitaux, les cliniques et les Ehpad (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). L'aumônerie est une belle réussite. Elle permet de trouver des réponses pour les personnes qui le demandent. Nous travaillons toujours en lien avec les autres cultes.
Pourquoi venir en Alsace ?

Pour moi, cette visite est une preuve de fraternité et solidarité avec les différentes communautés juives du département. Elle est aussi en lien avec les événements qui ont frappé les communautés alsaciennes en 2019 (profanation dans le Bas-Rhin, du cimetière de Quatzenheim, dans la nuit du 18 et 19 février - voir notre édition du 21 février 2019, et celle du 3 décembre à Westhoffen - voir nos éditions des 4 et 5 décembre 2019). C'est aussi une raison de donner de l'espoir à nos membres afin qu'ils continuent à vivre normalement comme israélites en France. La force du peuple juif est d'être un lanceur d'alerte. Lorsqu'on s'en prend au juif, on s'en prend à la société. La valeur de la démocratie et de la laïcité passe par le respect de l'autre et de la République, quelle que soit sa religion.
Pourquoi le choix de ces thèmes pour les deux conférences haut-rhinoises ?

Je présenterai à Colmar « Crise de foi et République », un sujet qui me tient à coeur comme rabbin. Nous constatons un retour à la pratique religieuse et sommes un contre-exemple de ce qui se passe dans d'autres religions. Mais il ne s'agit en aucun cas de mettre en cause les fondements de la République. Manger casher chez soi ne concerne que le cercle familial et le port de la kippa se fait hors des lieux publics. À Mulhouse, le thème d'« Heureux comme un juif en France » fait référence à une traduction de l'expression yiddish, « men ist azoy wie Gott in Frankreich », rapporté par le père du philosophe Emmanuel Levinas (qui a fait ses études à Strasbourg), Jehiel Levinas, venu de sa Lituanie natale : « Un pays où l'on se déchire pour le sort d'un petit capitaine juif (Lucien Dreyfus, originaire de Mulhouse) est un pays où il faut se dépêcher de se rendre ! » La France a connu de grands rabbins comme Rachi de Troyes (1040-1105). Elle est la terre des Lumières et des Droits de l'homme. Notre histoire juive en France est entre lumière et obscurité. Comme rabbin, nous devons laisser à chacun sa liberté, celle de rester ou de quitter la France. À nous d'accompagner ceux qui le désirent, dans leur cheminement.
Propos recueillispar Sabine HARTMANN Y ALLER La conférence « Crise de foi et République » se tiendra le dimanche 19 janvier à 19 h 15 au centre communautaire, 3, rue de la Cigogne à Colmar. Celle intitulée « Heureux comme un juif en France ? » aura lieu le lundi 20 janvier à 20 h à la Communauté israélite de Mulhouse, 2, rue des Rabbins à Mulhouse. Entrée libre.

Y ALLER La conférence « Crise de foi et République » se tiendra le dimanche 19 janvier à 19 h 15 au centre communautaire, 3, rue de la Cigogne à Colmar. Celle intitulée « Heureux comme un juif en France ? » aura lieu le lundi 20 janvier à 20 h à la Communauté israélite de Mulhouse, 2, rue des Rabbins à Mulhouse. Entrée libre.

 
 

 

SOS Racisme Au lycée Bugatti et au lycée Stoessel « Salam, Shalom, Salut »,ce qui nous rassemble

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:11:18

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

SOS Racisme Au lycée Bugatti et au lycée Stoessel
« Salam, Shalom, Salut »,ce qui nous rassemble
« Salam, Shalom, Salut » est un Tour de France monté en 2018 par SOS Racisme et une quinzaine de jeunes bénévoles de l'association. Le but, au commencement, était d'ouvrir un espace de dialogue entre Juifs et Arabes et a, depuis, été élargi pour aborder le thème de toutes les discriminations.
 

 
Des élèves du Lycée Stoessel et des membres de l'association SOS Racisme débattent ensemble dans le cadre du projet « Salam Shalom Salut ».
À Mulhouse, six jeunes de SOS Racisme sont allés cette semaine à la rencontre des lycéens du Bugatti et du Stoessel dans le cadre du projet « Salam Shalom Salut ». Le but, « ouvrir un espace de dialogue », sur le vivre-ensemble, les identités qui ne se limitent pas aux origines et casser les stéréotypes en mettant en avant ce qui rassemble les jeunes.

Au Stoessel, c'est la professeure-documentaliste Sylvie Gabriel qui a rebondi cette année sur ce thème des discriminations, après la vidéo tournée l'an passé, « Nos cris majeurs ». La rencontre entre dans le cadre de la formation des élus du Conseil de la vie lycéenne et était aussi destinée à une classe de seconde, dont le professeur est également engagé sur ce thème.

Des élèves du Lycée Stoessel et des membres de l'association SOS Racisme débattent ensemble dans le cadre du projet Salam Shalom Salut. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Membres de SOS Racisme et lycéens ont notamment raconté leurs identités multiples et les cas de discrimination qui les ont heurtés. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

Assis en cercle, on cherche ce qui nous rassemble. Photo DNA /Michele MARCHETTI

Pour "Nos cris majeurs", les jeunes du Stoessel avaient déjà bien défriché le sujet des discriminations. Photo DNA /DR

Au lycée Stoessel, lors du débat dans le cadre du projet Salam Shalom Salut, chacun est invité à donner son avis, sans jugement . Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Des identités diverseset complexes

Au Bugatti, c'est Nora Makhloufi, professeure de français et d'enseignement moral et civique, qui dans le cadre du programme de terminale Bac pro aborde le thème « identité et diversité ». Elle a donc saisi l'opportunité de ces rencontres avec SOS Racisme : « Ces jeunes parisiens aux identités diverses et complexes permettent d'échanger sur des problématiques actuelles, la différence, la violence, et de faire réfléchir ». Les membres du conseil de la vie lycéenne et deux classes de terminale mécanique ont participé successivement à l'atelier, avant une soirée prévue avec leurs partenaires.

À chaque fois, c'est le même dispositif. Dans la salle, les chaises sont disposées en cercle. « Salam, shalom, salut... Vous savez ce que cela veut dire », commence Marouane, le seul salarié de SOS Racisme. « Non ? Paix, en arabe et en hébreu. Ça veut dire bonjour, salut en français ». Des mots de la même racine...

Tour de salle, après les lycéens, les jeunes bénévoles de SOS Racisme se présentent. Il y a Tamara, Johanna, Saphia, Joane, et Kenzi, aux identités multiples : Parisiens, Français d'origines diverses, des Vosges au Maroc et l'Algérie en passant par le Poitou-Charentes, juifs, musulmans, athées, etc.

Le débat s'enclenche, Marouane demande aux lycéens s'ils ont des « histoires de racisme » à raconter, vécues à Mulhouse, ou vues à la télé. Les langues sont un peu lentes à se délier. Hakan, un jeune franco-turc, explique qu'il entend souvent : « Vous les Turcs, vous mangez les oignons comme les pommes ; vous êtes tous gros ! » Quelques ricanements se font entendre. Comme quand certains jeunes ont du mal à se faire entendre. Tamara rappelle qu'ils sont là pour s'écouter. Mickaël évoque des faits de racisme quasi quotidiens au collège. « J'en ai parlé pour dénoncer ça, je trouvais ça intolérable ! ».

Si les lycéens ont du mal à se lancer, les jeunes de SOS Racisme donnent un coup de pouce. « Pas loin de chez vous, il y a récemment eu des actes de racisme... Si je vous dis cimetière, ça vous parle ? », demande Saphia. « Oui, cimetière juif, tags, croix gammées, tombes dégradées ». « Le symbole, la Shoah, l'extermination des juifs, des Tsiganes, des homosexuels, des opposants politiques... » Ils en pensent quoi, les jeunes ? « C'est un moyen d'exprimer la colère. C'est un manque de respect envers les gens, leur religion. Ces gens sont morts ; ils ont le droit de reposer en paix ». « C'est répugnant, ça me dégoûte »...
« Même positifs, les préjugés ont des effets négatifs »

Les jeunes évoquent aussi le sort des Ouïghours, en Chine, « ces musulmans que le gouvernement chinois veut rééduquer en les enfermant dans des camps ». « Et ça vous rappelle quoi ? », interroge Saphia. « La ségrégation anti-noirs aux États-Unis dans les années 1960. » « L'apartheid en Afrique du Sud. » « Ça a fini quand ? » « 1989 »... Avant-hier.

Marouane rappelle ce qu'est le racisme ; il explique les discriminations, les préjugés. « Les Arabes sont des voleurs ; les Roms, des mendiants... Les préjugés viennent parfois de loin : les juifs sont tous riches. Vous savez d'où cela vient ? Au Moyen-Âge, les juifs étaient la seule religion à pouvoir faire office de banque ! Il y a des préjugés négatifs et d'autres positifs... Les Chinois sont bons en maths... Mais, même positifs, les préjugés ont des effets négatifs. Les Noirs sont de bons danseurs, ils aiment rigoler, s'amuser. Alors à CV égal, un employeur préférera peut-être un candidat plus sérieux, non noir... »

Pour les jeunes de SOS Racisme, « tout le monde peut avoir des préjugés. Il faut seulement en avoir conscience et accepter la discussion ». « Moi je ne parle pas aux racistes, ça ne sert à rien », estime Younès qui regrette quand même : « Je sais, ce n'est pas bien de laisser tomber. On a le même sang, des pieds, des mains... »
« L'antiracisme,c'est l'empathie »

Joane, de SOS Racisme, raconte qu'elle a été élevée dans la haine des autres. C'est ainsi qu'elle en est venue au bénévolat. « On peut s'émanciper », assure-t-elle, face aux réseaux sociaux, à la télévision qui façonnent les opinions. Un lycéen, d'origine albanaise, estime que « les associations antiracistes n'agissent que pour leurs intérêts » alors qu'« Éric Zemmour défend les droits de la France, la culture française ».

« La culture française, c'est quoi ? Le plat préféré des Français, c'est le couscous. La France est un carrefour du monde », explique Kenzi de SOS Racisme, en évoquant cette culture métissée née de notre histoire, y compris colonialiste. « La culture vient en addition, la musique, l'alimentation ; on peut aimer des choses différentes. On s'enrichit. La culture française est diverse ; elle ne s'appelle pas Corinne », conclut-il en faisant référence à la polémique liée au chroniqueur.

« C'est normal d'avoir de la haine, quand on est victime ou témoin de racisme », estime Marouane. « Mais j'ai vu l'escalade de la violence depuis 2001 et les attentats des Tours jumelles. J'étais au collège. Pendant la minute de silence, on a brûlé un drapeau américain... Pendant l'Intifada, ça a brûlé dans mon quartier... Et un jour, un petit frère a dit "on n'est pas des racistes" Pour moi, ça a créé un espace d'émancipation ; j'ai voulu aller plus loin que le carcan identitaire : " Si t'es rebeu, tu dois penser comme ça. " C'est moi qui choisis qui je suis. Parfois rebeu, parfois musulman, dragueur, sportif... L'identité d'une personne se compose de plein de choses, et même d'un peu de haine ; on est humain. Mais l'antiracisme, c'est l'empathie, se mettre à la place de l'autre. Si un noir, un musulman, un gay souffre, je le défends et je kifferais que tous me défendent ! »
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Justice Une simplification et des économies

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:56:17

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Justice Une simplification et des économies
 

 
Fanny Dabilly et Philippe Babo, respectivement président du tribunal judiciaire de Colmar et de Mulhouse. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Finis les tribunaux de grande instance et tribunaux d'instance. Depuis le 1er janvier, ces juridictions ont fusionné pour devenir des tribunaux judiciaires (TJ). Quand ils sont implantés dans la même ville, comme à Colmar, Mulhouse ou Strasbourg, les anciens TI deviennent des « annexes » du TJ. Les anciens TI situés dans d'autres communes que les TGI, comme à Thann ou Sélestat, deviennent « tribunal de proximité ». Précisons encore que les conseils de prud'hommes restent autonomes, mais que les fonction-naires qui y sont rattachés font désormais partie du TJ. Apparaissent enfin les « juges du contentieux et de la procédure », qui remplacent les anciens juges d'instance. Et tout ça pour simplifier la vie des usagers...

« L'idée du législateur est de mutualiser les moyens des greffes et de rendre les choses plus simples pour le justiciable, explique la présidente du TJ de Colmar Fanny Dabilly. Dorénavant, les gens n'auront plus à se demander à quel tribunal adresser leurs requêtes. Ils l'envoient au TJ, charge à nous de dispatcher les dossiers. » La magistrate annonce aussi qu'à l'avenir, vraisemblablement en 2021, la saisine du tribunal pourra se faire via le portail web Portalis, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
Mobilité du personnel

Qui dit fusion, dit mutualisation. Et qui dit mutualisation, dit en général volonté de faire des économies. « On aboutit à une communauté de travail extrêmement importante. On va raisonner en tribunal judiciaire, avec un périmètre plus important », résume le président du TJ de Mulhouse, Philippe Babo. Ce dernier passe ainsi de 80/90 fonctionnaires sous sa hiérarchie à 179 personnes. Sa collègue colmarienne Fanny Dabilly, de 87 à 120/130.

Avant, les tribunaux d'instance par exemple géraient leurs commandes de matériel, leurs mobiliers, leurs audiences, leurs personnels ; ce n'est plus le cas aujourd'hui puisque la gestion est confiée au TJ. « Désormais, si une greffière de l'ancien TGI de Colmar est malade, je pourrai demander à une personne du greffe de l'ancien TI de venir la remplacer. La réforme facilite la mobilité des personnels », précise Fanny Dabilly. Son collègue mulhousien confirme, en précisant : « En théorie, je peux le faire sans accord, même si, bien sûr, on cherchera à avoir l'approbation du fonctionnaire. Si la mobilité se fait sur une autre ville, il faudra une compatibilité avec la situation géographique de la personne. »
<iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7qhqnk" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe> Redistribution du contentieux

Ce changement de noms et de fonctionnement dans la gestion s'accompagne de changements dans la procédure. Et là, cela représente « un vrai casse-tête » pour les professionnels concernés. « Il y a une redistribution des contentieux. Les anciens juges du TI ont perdu des compétences, mais ils conservent ce qui constitue le coeur de leur métier : le surendettement, les tutelles, le crédit consommation... », détaille Fanny Dabilly.

Sauf que cette redistribution est facultative en quelque sorte ; le législateur laissant le choix à chaque chef de juridiction d'organiser sa maison comme il l'entend. Résultat des courses, du moins en Alsace à Strasbourg, Colmar et Mulhouse : tout le monde est resté sur l'ancien modèle. « Pour l'avenir, on va devoir se pencher sur une réorganisation globale, réfléchir à créer des pôles, des sections », indique la Colmarienne.

Il y a également un changement sur la représentation par des avocats. Avant, le principe était la non-représentation au TI avec des exceptions ; aujourd'hui, c'est l'inverse. On voit apparaître l'avocat dans des matières techniques comme l'expropriation, la révision des baux commerciaux, les procédures fiscales, etc.
Organisation à la carte

Parmi les autres modifications, citons l'obligation, sous peine d'irrecevabilité, de tenter un règlement à l'amiable avant de faire une demande en justice pour les litiges portant sur une somme inférieure à 5 000 euros. Le président mulhousien évoque aussi la possibilité de regrouper certains contentieux dans un tribunal judiciaire par département : « Par exemple, Mulhouse traiterait telle ou telle matière pour tout le Haut-Rhin. Cela ne concerne que des niches de compétences. Ce n'est pas en place, mais nous avons fait des propositions à la chancellerie. »

Philippe Babo propose une explication « politique » de la réforme : « Au départ, le gouvernement voulait supprimer les tribunaux et les juges d'instance. Il y a eu une levée de boucliers au motif qu'on niait la spécificité de la fonction, du coup, il a opté pour un moyen terme. » Cette réforme intervient dans un contexte de pénurie de personnel, principalement de greffes. Avec, en plus, trois réformes à l'horizon 2020 : les peines le 1er mars ; le divorce le 1er septembre ; la justice des mineurs le 1er octobre. C'est dire que les professionnels se retrouvent particulière-ment sous pression.

Philippe Babo estime néanmoins qu'« il y a des choses positives » dans la réforme. Lui qui se dit avant tout « pragmatique » apprécie particulièrement que le législateur n'ait pas imposé un modèle unique, mais « laisse chacun s'organiser en fonction des réalités du terrain ». Il déplore beaucoup, en revanche, « le délai contraint dans lequel les professionnels ont dû mettre en oeuvre » la réforme dont le décret d'application date du 11 décembre.
Annick WOEHL PLUS WEB Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Justice Risques psychosociaux à Radio France : victoire pour les élus du personnel

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:05:50

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Justice
Risques psychosociaux à Radio France : victoire pour les élus du personnel
 

 
Radio France devra mener une expertise « risque grave » sur les risques psychosociaux dans la partie Est de la France, a décidé mardi le tribunal judiciaire de Strasbourg, statuant en référé. Le juge a débouté Radio France de toutes ses demandes : la radio publique française demandait devant la justice l'annulation d'une délibération du « CSE Est » (Comité social et économique, nouvelle instance au sein des entreprises) demandant qu'une expertise sur les risques psychosociaux soit menée auprès des salariés des stations de France Bleu de l'Est de la France. Ce type d'expertise peut être demandé « lorsqu'un risque grave, identifié et actuel, révélé ou non par un accident du travail [...] est constaté dans l'établissement », rappelle le magistrat dans son jugement, que nous avons pu consulter hier.

Radio France considérait que ce risque n'était pas établi, mais le juge, notamment sur la base de témoignages écrits apportés par des salariés de plusieurs stations de France Bleu, a considéré que les arguments présentés par le CSE étaient suffisants. Certains font état de harcèlement moral, sexuel, et de situations d'épuisement professionnel.
« Difficultés d'organisation et de management »

Le juge a aussi pris en considération des témoignages anonymes, postés sur le compte Instagram « Paye ta Radio », les considérant comme « révélateurs d'une problématique générale au sein de Radio France », problématique étayée par des enquêtes de presse ces derniers mois. « Ces faits caractérisent l'existence d'un risque grave » tel que défini par le Code du travail, estime le juge.

Il reconnaît aussi dans sa décision « l'existence de difficultés d'organisation et de management impactant directement les conditions de travail des salariés ».

Radio France a été condamnée aux dépens et à payer les frais d'avocat (7 200 euros) engagés par le CSE Est pour sa défense.

Alors que cette procédure était en cours, Radio France a annoncé un plan d'économies prévoyant notamment 300 suppressions de postes.
ACB

 

 
 

 

Les ventes mondiales de PSA en recul de 10 %

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:28:49

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Les ventes mondiales

de PSA en recul de 10  %
 

 
Une ligne d'assemblage d'Opel en Allemagne. Photo Martin SCHUTT/AFP

 
 

Si une décélération était attendue, la chute est sévère. Le groupe français PSA, réunissant les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, a annoncé ce jeudi des ventes mondiales de 3,49 millions de véhicules en 2019, soit un recul de 10  % par rapport à 2018. Grâce à Citroën et DS, PSA a maintenu ses parts de marché en Europe à 18,6  %, mais souffre, globalement, d'un effondrement de ses ventes en Chine et en Amérique du Sud, ainsi que de son retrait en Iran. Alors que la stratégie de Carlos Tavares est de faire de PSA un groupe mondial, la dépendance au marché européen ne cesse de croître (86  % des ventes).

Hormis DS Automobiles, dont les ventes ont progressé de 17,4  % (62 512 voitures, dont 26 800 en France), toutes les autres marques sont en retrait. Peugeot perd 16,3  % (1,45 million de véhicules vendus), Citroën recule de 5,1  % (992 825 voitures) et Opel-Vauxhall de 5,9  % (977 130 ventes).

Sur un marché automobile mondial en recul, PSA, hors Iran, limite la baisse à 6,6  % par rapport à 2018, où ses ventes mondiales avaient atteint 3,88 millions de véhicules.

La volonté de privilégier des "ventes rentables", au détriment de la course aux volumes qui peut amener à multiplier les remises commerciales, ne saurait occulter de réelles difficultés sur les marchés hors Europe, où les marques du groupe ne peuvent pas capitaliser sur l'image PSA.

De réelles difficultés en dehors de l'Europe

Sauf en Eurasie (+2,3  %) et sur le marché de l'Inde-Pacifique (+0,6  %), les ventes de PSA ont chuté partout ailleurs : l'Europe perd 2,5  %, Chine-Asie du Sud Est s'effondre de 55,4  %, l'Amérique latine recule de 22,5  % et l'Afrique-Moyen-Orient de 43,7  %.

« Dans toutes nos régions, nos équipes sont complètement mobilisées sur la performance, les ventes rentables et la satisfaction de nos clients, dans un environnement en pleine mutation », a commenté Carlos Tavares, le président du directoire de PSA. Un groupe qui a vu ses ventes être divisées par cinq en cinq ans en Chine, pour représenter 117 000 véhicules sur un marché supérieur à 20 millions de voitures.

Marque par marque, Citroën et, dans une proportion bien plus faible, DS, ont retrouvé des couleurs en 2019, grâce au renouvellement de leur gamme, ce qui devrait être le cas de Peugeot l'an prochain, la marque du lion ayant renouvelé nombre de modèles fin 2019.

Opel-Vauxhall, enfin, ne profite pas encore des synergies dégagées depuis son rachat par PSA et a adopté la stratégie de PSA en Europe, en réduisant les ristournes. La conséquence est immédiate en termes de ventes.

Laurent BODIN

 

Automobile  Transactions Les ventes mondiales de PSA en recul de 10  %

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 05:56:56

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Automobile  Transactions
Les ventes mondiales de PSA en recul de 10  %
Après plusieurs années de croissance, le groupe PSA a vu ses ventes mondiales chuter de 10  % en 2019, à 3,49 millions de véhicules. Le constructeur peine à dépasser les frontières européennes.
 

 
Une ligne d'assemblage d'Opel en Allemagne.
Si une décélération était attendue, la chute est sévère. Le groupe français PSA, réunissant les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, a annoncé ce jeudi des ventes mondiales de 3,49 millions de véhicules en 2019, soit un recul de 10  % par rapport à 2018. Grâce à Citroën et DS, PSA a maintenu ses parts de marché en Europe à 18,6  %, mais souffre, globalement, d'un effondrement de ses ventes en Chine et en Amérique du Sud, ainsi que de son retrait en Iran. Alors que la stratégie de Carlos Tavares est de faire de PSA un groupe mondial, la dépendance au marché européen ne cesse de croître (86  % des ventes).

Hormis DS Automobiles, dont les ventes ont progressé de 17,4  % (62 512 voitures, dont 26 800 en France), toutes les autres marques sont en retrait. Peugeot perd 16,3  % (1,45 million de véhicules vendus), Citroën recule de 5,1  % (992 825 voitures) et Opel-Vauxhall de 5,9  % (977 130 ventes).

Sur un marché automobile mondial en recul, PSA, hors Iran, limite la baisse à 6,6  % par rapport à 2018, où ses ventes mondiales avaient atteint 3,88 millions de véhicules.

La volonté de privilégier des "ventes rentables", au détriment de la course aux volumes qui peut amener à multiplier les remises commerciales, ne saurait occulter de réelles difficultés sur les marchés hors Europe, où les marques du groupe ne peuvent pas capitaliser sur l'image PSA.
De réelles difficultés en dehors de l'Europe

Sauf en Eurasie (+2,3  %) et sur le marché de l'Inde-Pacifique (+0,6  %), les ventes de PSA ont chuté partout ailleurs : l'Europe perd 2,5  %, Chine-Asie du Sud Est s'effondre de 55,4  %, l'Amérique latine recule de 22,5  % et l'Afrique-Moyen-Orient de 43,7  %.

« Dans toutes nos régions, nos équipes sont complètement mobilisées sur la performance, les ventes rentables et la satisfaction de nos clients, dans un environnement en pleine mutation », a commenté Carlos Tavares, le président du directoire de PSA. Un groupe qui a vu ses ventes être divisées par cinq en cinq ans en Chine, pour représenter 117 000 véhicules sur un marché supérieur à 20 millions de voitures.

Marque par marque, Citroën et, dans une proportion bien plus faible, DS, ont retrouvé des couleurs en 2019, grâce au renouvellement de leur gamme, ce qui devrait être le cas de Peugeot l'an prochain, la marque du lion ayant renouvelé nombre de modèles fin 2019.

Opel-Vauxhall, enfin, ne profite pas encore des synergies dégagées depuis son rachat par PSA et a adopté la stratégie de PSA en Europe, en réduisant les ristournes. La conséquence est immédiate en termes de ventes.
Laurent BODIN

 

 
 

 

SNCF Italie Une « Flèche rouge » qui pourrait en annoncer d'autres

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:45:28

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
SNCF Italie Une « Flèche rouge » qui pourrait en annoncer d'autres
 

 
Le Frecciarossa aperçu à Mulhouse mardi pourra, théoriquement, circuler sur le rail français dès 2021. Photo Alain TAVIGNOT
Voici les explications de SNCF Réseau à propos de la présence du train à grande vitesse italien (Frecciarossa), aperçu mardi en gare de Mulhouse (L'Alsace d'hier). « Cette rame vue à Mulhouse est un train dit d'"essai" qui a circulé à la demande de l'Agence d'essai ferroviaire (AEF) dans la perspective d'une habilitation éventuelle de la compagnie Trenitalia à emprunter le réseau national français dans le cadre d'ouverture à la concurrence du trafic voyageurs. Après les étapes d'ouverture du fret et du transport voyageurs à l'international, c'est le marché domestique voyageurs qui s'ouvre à la concurrence sur les lignes régionales comme sur les lignes à grande vitesse. »

Le calendrier prévoit une mise en concurrence en libre accès des opérateurs de transport à partir du service annuel 2021. « Pour développer la part du ferroviaire dans les mobilités de demain, SNCF Réseau prépare un réseau haute performance et se projette dans un marché ouvert et régulé, équitable et transparent, avec plus de trains qui circulent en sécurité et robustesse », conclut le communiqué.

 

 
 

Le Markstein  Ski de fond Vers l'annulation de la Nordique

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:06:46

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le Markstein  Ski de fond
Vers l'annulation de la Nordique
En l'absence de neige, la Nordique des crêtes, prévue les 25 et 26 janvier, a de grandes chances d'être annulée. Les organisateurs, qui prendront une décision ce samedi, espèrent toutefois maintenir une course et celles des jeunes, le 22 janvier, en se repliant sur une petite boucle au Breitfirst.
 

 
Eric Arnoux (à gauche) et les organisateurs doivent prendre une décision ce samedi.
« S'il fallait annuler la Nordique des crêtes, ce serait une première en dix-sept éditions. Mais là ça sent le roussi », convient Eric Arnoux, le président de l'association « La Nordique des crêtes », qui organise l'épreuve. Et de poursuivre : « On n'a pas de neige et les prévisions n'annoncent aucunes nouvelles chutes d'ici à la semaine prochaine. Nous allons nous retrouver ce samedi pour faire un point et prendre une décision. » Si en 2008, en 2011 ou encore en 2014, il s'en était déjà fallu de peu pour que la course soit annulée, celle-ci avait pu se replier sur le site du Breitfirst, faute d'un enneigement suffisant du côté du Markstein.

Cette année, les organisateurs ne peuvent guère compter que sur une petite boucle de 2,5 km et une piste d'échauffement d'1,5 km aménagées, non sans efforts par les bénévoles, pour la manche de coupe de France du week-end dernier. « Ce n'est pas envisageable de maintenir le programme et d'accueillir 500 ou 600 skieurs sur une petite boucle. Et puis les populaires ne viennent pas pour tourner en rond. Ce que nous allons voir, c'est essayer de maintenir au moins une course régionale », indique encore le président de l'association tandis qu'Yves Bouvier, son secrétaire, précise : « Il n'y a plus non plus beaucoup de neige à récupérer, si on voulait allonger un peu ou améliorer la boucle existante. »
Le maintien des courses de jeunes ?

Cette 17e édition devait s'articuler autour de six courses (2 km classique pour les jeunes mercredi 22 janvier, 3, 5, 10, 21 et 42 km classique le samedi et 10,21 et 42 km skating le dimanche). « Pour le moment, nous restons sur le maintien des courses de jeunes prévues le mercredi », explique Eric Arnould. On en saura donc plus à l'issue de la réunion que tiendront les organisateurs ce samedi.
JA HAAN CLIQUER Plus d'infos sur https://nordiquedescretes.org/

CLIQUER Plus d'infos sur https://nordiquedescretes.org/

 
 

 

Gendarmerie Les escroqueries plombent les chiffres

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:09:53

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Gendarmerie  Les escroqueries plombent les chiffres
 

 
Douze des quinze gendarmes de Ribeauvillé, avec au centre le commandant de la compagnie de Colmar et son adjoint (troisième de d. à g.). Photo L'Alsace /Jean-Frédéric SURDEY
« Si tous les chiffres de 2019 ne sont pas encore consolidés à cette période de l'année, ils donnent des indications et des tendances fortes sur l'activité judiciaire dans le secteur. Mais ils ne disent rien sur tout ce qui est réalisé en amont par les gendarmes : un travail de prévention et d'anticipation pour adapter au mieux notre action en fonction des besoins du moment, et donc un travail de connaissance du terrain et du territoire, de contact avec les élus et la population », a insisté le chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant de la compagnie de Colmar, ce jeudi à l'occasion de l'inspection et de la présentation du bilan annuel de la brigade de gendarmerie de Ribeauvillé.
Vigilance sur le Net

Près de 320 faits de délinquance générale ont été constatés en 2019 par les gendarmes ribeauvillois, contre 245 l'an dernier : « Cette hausse d'environ 25 % doit être relativisée par plusieurs facteurs, souligne le major Frédéric Neubeck, commandant de la brigade. D'une part, cela faisait quatre années que cette statistique était en nette baisse. D'autre part, nous avons constaté l'an dernier une soixantaine de faits d'escroqueries économiques et financières : ce type d'infractions contre lesquelles il est très difficile de lutter localement est en nette hausse, essentiellement sur internet, mais nous avons également eu affaire à des escroqueries avec des chèques, dont une où chacun des 30 chèques émis compte pour un fait de délinquance. » Les gendarmes rappellent qu'en cas de doute, avant de donner ses coordonnées bancaires sur internet, mieux vaut réfléchir à deux fois voire appeler le 17.
Moins de cambriolages

Par ailleurs, avec une soixantaine de faits recensés dont une dizaine au sein de familles, les violences sont « en légère hausse ». Ce n'est pas le cas des atteintes aux biens (vols et dégradations) et des tentatives en la matière : « Malgré la vocation hautement touristique du secteur, a fortiori une année de Tour de France, les vols à la roulotte sont en baisse, relève le major. Les vols avec effraction suivent la même tendance. » Plusieurs cambrioleurs ayant sévi dans la région colmarienne ont été interpellés : les gendarmes de Ribeauvillé ont arrêté mi-septembre trois Géorgiens, condamnés alors qu'ils s'apprêtaient à repasser à l'acte. « La vigilance, et si possible les systèmes de protection des habitations, restent de mise », indiquent les militaires.

Déjà endeuillées par trois accidents mortels au cours des deux années précédentes, les routes du secteur ont vu un père et sa fille perdre la vie après avoir percuté un arbre à moto, début septembre, sur la RD3 à Ostheim. Un automobiliste ivre a été gravement blessé lors d'une sortie de route fin avril à Zellenberg, et deux accidents de plus que l'an dernier ont été constatés au total. Pour prévenir et réprimer la délinquance, la brigade dispose actuellement d'un effectif complet de 15 gendarmes. Trois départs sont imminents, « mais ils devraient être comblés ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

68 88 Deux gendarmes blessés dans une course-poursuite

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:30:18

© L'alsace, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
68 88 Deux gendarmes blessés dans une course-poursuite
 

 
Après un contrôle de vitesse au Thillot, dans les Vosges, un véhicule avec deux personnes à bord a refusé d'obtempérer et a pris la fuite, pourchassé par un véhicule du Psig d'Ensisheim qui a appelé en renfort la compagnie de Soultz-Guebwiller, voyant la voiture prendre la direction du Haut-Rhin. Un véhicule de la gendarmerie, avec à son bord trois militaires, leur a barré la route à Thann au carrefour RN66-rue Kléber-rue Humberger vers 1 h du matin.

Les fuyards ont percuté la voiture des forces de l'ordre, blessant légèrement deux des trois gendarmes. Souffrant de contusions, ils ont fait l'objet d'une ITT (incapacité totale de travail) de quatre jours. Les deux occupants du véhicule pourchassé ont pris la fuite ; le conducteur a été interpellé, le passager court toujours.

L'homme interpellé, âgé d'une trentaine d'années, est originaire de l'agglomération mulhousienne. Il a été ramené au Thillot et placé en garde en vue. Il passera en comparution immédiate à Epinbal ce vendredi pour diverses infractions routières, refus d'obtempérer, consommation, détention et transports de stupéfiants, sans oublier les blessures infligées aux deux gendarmes. L'affaire pourrait être reportée en raison de la grève des avocats.

 

 
 

FAITS DIVERS Altkirch - Carspach Les réservoirs de neuf véhicules vandalisés et siphonnés

Publié dans le panorama le Vendredi 17 janvier 2020 à 06:12:14

© Dna, Vendredi le 17 Janvier 2020
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

FAITS DIVERS Altkirch - Carspach
Les réservoirs de neuf véhicules vandalisés et siphonnés
Consternation à l'unité locale de la Croix-Rouge au Quartier Plessier. Dans la nuit de mardi à mercredi, les réservoirs de deux fourgons de l'association caritative ont été vandalisés et siphonnés. Sept autres véhicules de société ont subi le même sort dans le parc d'activités nord à Carspach et à Altkirch.
 

 
Les véhicules concernés par cet acte de vandalisme sont des fourgons Renault Master et Renault Trafic.
L'expédition nocturne qui a sévi entre mardi et mercredi au Quartier Plessier, n'a pas fait dans la dentelle. De grossières tâches de gasoil au sol ont intrigué des bénévoles de l'unité locale de la Croix-Rouge, arrivés mercredi matin, avant 8 h. Ils ont alerté les gendarmes après avoir constaté que les trappes à carburant de deux fourgons de l'association, un Renault Master et un Renault Trafic, avaient été forcées. Les réservoirs ont été siphonnés. Mais n'ayant manifestement pas réussi à ouvrir les trappes, les auteurs du larcin « sont passés par en dessous », explique la présidente de l'association, Hélène Hitter, causant par la même occasion de coûteux dommages sur les véhicules. « Ils ont agi en bande organisée pour siphonner ces réservoirs. Ils l'ont très mal fait, mais ils l'ont fait ! » Elle a prévenu les services de la communauté de communes Sundgau, propriétaire du local de la Croix-Rouge, et porté plainte à la gendarmerie d'Illfurth, ce jeudi après-midi.

Sept autres véhicules d'entreprises commerciales implantées dans le Parc d'activités Nord à Carspach et au centre d'Altkirch ont subi le même sort. Une enquête est ouverte.

Les trappes à carburant ont été forcées sans succès. Les individus « sont passés par en dessous », selon la présidente de l'association, causant par la même occasion de coûteux dommages sur les véhicules. DR
375 EUR de franchiseà payer pour chaque fourgon

Pour la Croix-Rouge, le préjudice financier n'est pas anodin. « Bien sûr, nous allons faire jouer l'assurance, mais nous avons tout de même une franchise de 375 EUR à payer pour chaque fourgon », regrette la responsable de l'association caritative. Elle et son équipe de bénévoles se disent « déçus et attristés par cet acte qui occasionnera des frais importants alors que les finances sont au plus juste ». Les frais ne devraient d'ailleurs pas s'arrêter là car la présidente de la Croix-Rouge envisage de faire installer un système de vidéosurveillance ainsi qu'une barrière pour sécuriser les véhicules. « Tout ça va encore coûter de l'argent. Une barrière, on peut toujours passer par-dessus, ce n'est pas très sûr... Mais nous n'avons pas la place pour avoir des garages ! », lâche Hélène Hitter qui évoque aussi le préjudice moral subi par les bénévoles en plein désarroi. « Chaque jour, ils donnent de leur temps pour aider les plus démunis. Alors cet événement délictueux les dépasse. » Malgré ce coup dur qui ternit ce début de l'année 2020, l'association veut rester positive. « Comme dans un village d'irréductibles Gaulois, rien ne nous arrête, nous continuerons à mener nos actions ! »
A.D.