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Alsace20, les temps forts du projet de Collectivité européenne d’Alsace

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 05:31:55

Alsace20, les temps forts du projet de Collectivité européenne d’Alsace

A moins d’un an de l’entrée en fonction officielle de la Collectivité européenne d’Alsace, le journaliste d’Alsace 20 Adrien Labit consacre son émission le Tour des Cantons à la future institution.

Lien vers le reportage

Politique Josiane Chevalier, nouvelle préfète du Grand Est

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:13:48

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Politique
Josiane Chevalier, nouvelle préfète du Grand Est
L'actuelle préfète de Corse, Josiane Chevalier, succédera dans quelques semaines à Jean-Luc Marx dans les fonctions de préfet de la région Grand Est, de la zone de défense et de sécurité Est, et du Bas-Rhin.
 

 
Josiane Chevalier.
Josiane Chevalier, préfète de Corse et de la Corse-du-Sud, sera la nouvelle préfète de la région Grand Est, de la zone de défense et de sécurité Est, et du Bas-Rhin. Elle succède à Jean-Luc Marx qui part à la retraite début mars. Né en 1954, M. Marx est préfet du Bas-Rhin depuis juin 2017, après avoir été préfet de Seine-et-Marne, de La Réunion, de l'Allier et du Lot. Il a mené à bien le processus ayant abouti à la création de la Collectivité européenne d'Alsace et au lancement du chantier du GCO.
Un passage rapide et remarqué en Corse

Josiane Chevalier fut directrice de la santé et de la solidarité au conseil général de l'Isère (1994-2001), puis sous-préfète de Vitry-le-François (2001- 2004). Elle a été secrétaire générale de la préfecture du Jura (2004-2006), puis de la préfecture de la Savoie (2006-2008). Elle a été directrice du cabinet du préfet des Hauts-de-Seine, et a côtoyé à ce poste l'actuel directeur de cabinet du président de la République, le Thannois Patrick Strzoda.

Josiane Chevalier a également été secrétaire générale de la préfecture du Rhône (2010-2012), puis préfète du Tarn (où elle eut à gérer la contestation autour du projet de barrage de Sivens), des Pyrénées-Orientales et de l'Essonne, avant de rejoindre l'île de Beauté en mai 2018. Elle aura été la première et la seule femme à avoir occupé cette fonction en Corse.

Selon nos confrères de France Bleu RCFM, Josiane Chevalier « a beaucoup fait beaucoup parler d'elle, ultra-communicante et occupant le terrain quotidiennement, pour remuer parfois les dossiers les plus sensibles. Notamment ceux des paillotes, des fraudes présumées aux aides agricoles de l'Europe et des déchets ».

Josiane Chevalier et Jean-Luc Marx partagent le même profil, celui de préfet ayant acquis, dans leur parcours, une expérience des collectivités territoriales et de la préfectorale. Ils ont tous les deux été formés dans un Institut régional d'administration (IRA). Une sensibilité à la culture de la territoriale bien utile en pleine préparation de la Collectivité européenne d'Alsace.

Josiane Chevalier est la première femme préfet de la Région Grand Est et du Bas-Rhin. En revanche, une femme a été préfète du Haut-Rhin de 1991 à 1994: Hélène Blanc.

 

 
 

 

Morschwiller-le-Bas Voeux Des réalisations et une riche vie associative

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:24:28

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Morschwiller-le-Bas Voeux
Des réalisations et une riche vie associative
La cérémonie des voeux a été l'occasion pour la maire Josiane Mehlen de faire un tour des réalisations et animations de la commune. L'élue n'est toutefois pas en campagne et n'a pas fait de déclaration à ce sujet.
 

 
La maire a voulu rassurer sur le bureau de Poste, « qui ne fermera pas ses portes définitivement comme des rumeurs le laissent entendre ».
Josiane Mehlen n'était pas en campagne et n'en a pipé mot. Mais, comme d'habitude, elle a présenté les principales réalisations de l'année écoulée, comparant les chantiers à un gros kougelhopf : selon elle, « s'il doit être réussi, il faut que le temps de pousse soit largement supérieur au temps de cuisson. Le kougelhopf local est en pleine pousse mais n'est pas encore terminé ».

La levée de la « pâte » est activée principalement par les associations, « qui ne participent pas pour elles, mais pour la commune », a précisé la maire, « impressionnée par une salle pleine à ras bord ». Elle a largement mis à l'honneur les entreprises, architectes, le personnel communal, scolaire et périscolaire, les associations et équipiers de l'action municipale.
Acquisitions dans le secteur de la mairie

Photos et vidéos, souvent vues du ciel, ont donné un vaste aperçu de ce qui fait la vie à Morschwiller. Un nouveau groupe de guitaristes a fait connaître ses talents naissants. Des enfants ont chanté sous la direction de Véronique Baudendistel et l'Union musicale, dirigée par Michel Intering, a offert plusieurs morceaux.

La maire a souligné l'action de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers pour qui un projet de nouvelle caserne verra peut-être le jour sur le terrain de l'atelier technique communal, ce qui va de pair avec sa rénovation.

Après avoir mis à l'honneur plusieurs de ses concitoyens, des « personnes incomparables », la maire a conclu : « La vie d'un village est peut-être pilotée par des élus et des services communaux, mais elle est surtout articulée par tous ceux qui s'intéressent à cette vie et qui y participent... J'appellerai cela la démocratie participative naturelle ! Chacun peut trouver sa place et faire avancer les choses et je vous invite à être tous acteurs de notre vie locale. »

« Faisons un tour dans notre village pour constater l'intensité de la dynamique locale en matière de chantiers et travaux », a déclaré Josiane Mehlen, avant de citer : la réfection de la rue du Puits, dont le réseau d'eau et d'assainissement était en piètre état, la démolition des maisons Gissinger et Sellet (pour créer un parking) et des fermes Schuh et Bohler pour créer une cinquantaine de logements aidés.

Mais aussi l'acquisition des maisons Albisser, Baldeck et Friess pour conserver la maîtrise du développement du secteur de la mairie et le bâtiment de la boulangerie qui peut permettre la réouverture du dossier centre village, mis en stand-by pour des raisons financières. Comptent également la réfection du réservoir qui date de 1956, l'installation d'un nid de cigognes avec les écoliers près des étangs et, surtout, l'aménagement de la Plaine de jeux, devenue un vaste espace intergénérationnel. Le coût global de ce chantier s'élève à 684 000 EUR HT, desquels on peut déduire 146 000 EUR de subventions du conseil départemental et 50 000 EUR du conseil régional, soit un reste à charge de 488 000 EUR pour la commune.
Une centaine d'entreprises

Au sujet de la vie économique du village, Josiane Mehlen a fait remarquer que celui-ci compte près de 100 commerces, entreprises et services (y compris les services de santé), dont 42 au centre du village. La maire a aussi voulu rassurer sur le bureau de Poste, « qui ne fermera pas ses portes définitivement comme des rumeurs le laissent entendre ». Au contraire, travaillant depuis près d'un an avec la direction régionale de la Poste pour améliorer ce service de proximité, elle signale : « Nous étudions un nouveau concept, plus innovant, avec des horaires d'ouverture plus larges et un accès pour tous aux services informatisés. »

Josiane Mehlen se devait d'aborder le domaine de la solidarité, « dans lequel nous sommes particulièrement forts à MLB », et dont elle a la compétence au département. Et l'élue de citer la manifestation Imagine for Margo, l'opération Tulipes à coeur, le cross des écoliers, et la journée citoyenne dont 2020 sera la 10e édition dans la commune. Le village a également vu le succès du carnaval des enfants sur le thème des fleurs, Morschwiller en Fête, le nouveau marché nocturne et celui de l'avent, ainsi que des concerts, du théâtre, des expos et des fêtes autour du Dorfhüs, sans oublier la rencontre gastronomique du Frescha Fascht et, côté sport, la Course des rainettes.

C'est aussi dans un esprit festif qu'a eu lieu l'inauguration du périscolaire modulaire « qui répond tout à fait à nos besoins d'extension d'un site qui initialement était construit pour accueillir 40 enfants et qui en accueille aujourd'hui 235 » a précisé la maire. Également vice-présidente de M2A chargée du périscolaire, elle a ajouté : « Sur les deux dernières rentrées, nous avons augmenté de 768 places nos effectifs dans l'agglomération et nous comptons aujourd'hui 11 518 enfants accueillis dans l'ensemble de M2A. »
Adrien LERCH

 

 
 

 

Morschwiller-le-bas Des réalisations et une riche vie associative

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:14:14

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Morschwiller-le-bas Des réalisations et une riche vie associative
 

 
La maire a voulu rassurer sur le bureau de Poste, « qui ne fermera pas ses portes définitivement comme des rumeurs le laissent entendre ». Photo L'Alsace /A.L.
« C'était un peu long, comme d'habitude, mais très varié. On ne s'ennuie pas », confiait un élu avant de rejoindre la foule des invités au verre de l'amitié.

La maire de Morschwiller-le-Bas Josiane Mehlen n'était pas en campagne et n'en a pipé mot. Mais, comme d'habitude, elle a présenté les principales réalisations de l'année écoulée, comparant les chantiers à un gros kougelhopf : selon elle, « s'il doit être réussi, il faut que le temps de pousse soit largement supérieur au temps de cuisson. Le kougelhopf local est en pleine pousse mais n'est pas encore terminé ».

La levée de la « pâte » est activée principalement par les associations, « qui ne participent pas pour elles, mais pour la commune », a précisé la maire, « impressionnée par une salle pleine à ras bord ». Fidèle à son habitude, elle a mêlé charme, émotion, rire et aussi parfois, dure réalité, avec l'art de tenir l'auditoire en haleine. Elle a largement mis à l'honneur les entreprises, architectes, le personnel communal, scolaire et périscolaire, les associations et équipiers de l'action municipale.
Acquisitions dans le secteur de la mairie

Photos et vidéos, souvent vues du ciel, ont donné un vaste aperçu de ce qui fait la vie à Morschwiller. Un nouveau groupe de guitaristes a fait connaître ses talents naissants. Des enfants ont chanté sous la direction de Véronique Baudendistel et l'Union musicale, dirigée par Michel Intering, a offert plusieurs morceaux.

La maire a souligné l'action de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers pour qui un projet de nouvelle caserne verra peut-être le jour sur le terrain de l'atelier technique communal, ce qui va de pair avec sa rénovation.

Après avoir mis à l'honneur plusieurs de ses concitoyens, des « personnes incomparables », la maire a conclu : « La vie d'un village est peut-être pilotée par des élus et des services communaux, mais elle est surtout articulée par tous ceux qui s'intéressent à cette vie et qui y participent... J'appellerai cela la démocratie participative naturelle ! Chacun peut trouver sa place et faire avancer les choses et je vous invite à être tous acteurs de notre vie locale. »

« Faisons un tour dans notre village pour constater l'intensité de la dynamique locale en matière de chantiers et travaux », a déclaré Josiane Mehlen, avant de citer : la réfection de la rue du Puits, dont le réseau d'eau et d'assainissement était en piètre état, la démolition des maisons Gissinger et Sellet (pour créer un parking) et des fermes Schuh et Bohler pour créer une cinquantaine de logements aidés.

Mais aussi l'acquisition des maisons Albisser, Baldeck et Friess pour conserver la maîtrise du développement du secteur de la mairie et le bâtiment de la boulangerie qui peut permettre la réouverture du dossier centre village, mis en stand-by pour des raisons financières. Comptent également la réfection du réservoir qui date de 1956, l'installation d'un nid de cigognes avec les écoliers près des étangs et, surtout, l'aménagement de la Plaine de jeux, devenue un vaste espace intergénérationnel. Le coût global de ce chantier s'élève à 684 000 EUR HT, desquels on peut déduire 146 000 EUR de subventions du conseil départemental et 50 000 EUR du conseil régional, soit un reste à charge de 488 000 EUR pour la commune.
Une centaine d'entreprises

Au sujet de la vie économique du village, Josiane Mehlen a fait remarquer que celui-ci compte près de 100 commerces, entreprises et services (y compris les services de santé), dont 42 au centre du village. La maire a aussi voulu rassurer sur le bureau de Poste, « qui ne fermera pas ses portes définitivement comme des rumeurs le laissent entendre ». Au contraire, travaillant depuis près d'un an avec la direction régionale de la Poste pour améliorer ce service de proximité, elle signale : « Nous étudions un nouveau concept, plus innovant, avec des horaires d'ouverture plus larges et un accès pour tous aux services informatisés. »

Josiane Mehlen se devait d'aborder le domaine de la solidarité, « dans lequel nous sommes particulièrement forts à MLB », et dont elle a la compétence au Département. Et l'élue de citer la manifestation Imagine for Margo, l'opération Tulipes à coeur, le cross des écoliers, et la journée citoyenne dont 2020 sera la 10e édition dans la commune. Le village a également vu le succès du carnaval des enfants sur le thème des fleurs, Morschwiller en Fête, le nouveau marché nocturne et celui de l'avent, ainsi que des concerts, du théâtre, des expos et des fêtes autour du Dorfhüs, sans oublier la rencontre gastronomique du Frescha Fascht et, côté sport, la Course des rainettes.

C'est aussi dans un esprit festif qu'a eu lieu l'inauguration du périscolaire modulaire « qui répond tout à fait à nos besoins d'extension d'un site qui initialement était construit pour accueillir 40 enfants et qui en accueille aujourd'hui 235 » a précisé la maire. Également vice-présidente de M2A chargée du périscolaire, elle a ajouté : « Sur les deux dernières rentrées, nous avons augmenté de 768 places nos effectifs dans l'agglomération et nous comptons aujourd'hui 11 518 enfants accueillis dans l'ensemble de M2A. »
Adrien LERCH

 

 
 

Landser Voeux Riche année pour la commune

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 05:48:12

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Landser Voeux
Riche année pour la commune
Daniel Adrian, maire de Landser, a présenté ses voeux samedi dans une salle polyvalente copieusement remplie. Vie du village en 2019, intercommunalité et département avec la future Collectivité européenne d'Alsace ont marqué son discours.
 

 
Daniel Adrian, maire de Landser et conseiller départemental du Haut-Rhin.
Barbara Bourges, la première adjointe au maire de Landser, a salué les maires et élus des communes voisines au début de la cérémonie des voeux. Elle est revenue « sur deux sujets qui nous tiennent à coeur ». D'abord, la délégation de service opérée au périscolaire en 2019. « Nous avons fait le choix de confier la gestion à la fédération des Foyers clubs d'Alsace. Les effectifs ont crû, les besoins évolué. Nous avons voulu proposer aux enfants des contenus plus pédagogiques. C'est la première pierre d'un projet qui évoluera avec le temps. D'ici quelque temps, nous pourrons envisager une cantine pour les plus petits. » Le premier bilan, en janvier, a été très positif. Le second sujet ? Les manifestations dans le cadre d'Un, deux, trois villages, avec les voisins de Schlierbach et Dietwiller, « une belle expérience », à prolonger dans le temps bien sûr !
Le village vu du ciel

Daniel Adrian, maire de Landser, a pris la parole après la projection d'un film qui présentait « Landser comme vous ne l'avez jamais vu ». Avec des vues aériennes de la commune, prises grâce à un drone. On y a vu l'église, l'emprise importante du lycée... Et, sur ces images encore, le monastère désormais détruit, qui doit laisser la place au futur Espace Kolmer du Don Bosco.

Le maire de Landser a présenté à la population Haj Suliman et sa famille, des réfugiés syriens, un couple et cinq enfants. « Une équipe s'est constituée pour les aider dans leur vie de tous les jours », a expliqué Daniel Adrian. Réflexion de l'élu départemental : « Je suis convaincu que si chaque commune de France pouvait accueillir quelques réfugiés, ce serait mieux que de les parquer par milliers dans des grandes villes. » Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

Le maire de Landser a fait un tour d'horizon des événements marquants de 2019 pour sa commune. Repas des seniors ; travaux d'aménagement du parvis de l'église, baptisé François-Antoine-Zeller, du nom d'un architecte landsérois qui a bâti églises et presbytères dans la région ; inauguration de la boîte aux livres en mai - c'est une armoire du monastère qui a trouvé là une nouvelle vie ; fleurissement de la commune en juin, avec l'aide de bénévoles ; signature d'un jumelage avec un quartier de Bobo Dioulasso, grande commune du Burkina Faso en juin ; bal tricolore en juillet, avec 800 à 1000 personnes présentes ; retraite de Patricia Yvars, directrice générale des services qui a fait toute sa carrière à Landser, en août - elle a été remplacée par Hervé Demark ; Landser Bouge en septembre ; démolition du monastère en automne... L'année a été riche, à Landser.

Daniel Adrian a rappelé l'implication d'un certain nombre de Landsérois dans les chantiers de la commune. Il a aussi souligné le dynamisme de la commune en matière de commerce, avec cinq nouvelles enseignes : un restaurant, un dépôt-vente de vêtements de sport, des producteurs de légumes en vente directe, un paysagiste et un magasin dédié aux percussions.

Daniel Adrian a aussi profité de ses voeux pour rappeler le travail intercommunal : avec Schlierbach et Dietwiller, le Sivu des sapeurs-pompiers, « qui veillent à la sécurité de nos habitants » ; avec Saint-Louis agglomération, « qui apporte un mieux vivre ». Et Daniel Adrian de susciter l'intérêt de son auditoire quand il rappelle - ou lui apprend - l'existence du transport à la demande. « Pour trois euros, on vous emmène à la gare de Mulhouse ou au centre hospitalier Émile-Muller ! »

Voici les récipiendaires des voeux 2020 : Nelly Ciavaglia, Christiane Stimpfling, Turgay Dogan, Nathalie Tisserant, Elisabeth Hipper, Yvette Clavier, André Haefflinger, Samuel Goujon, Danielle Kieffer, Virginie Nivill, Brigitte Walter, Patrick Koch, Christian Zingli, Christian Bopp, Pierre Benner. Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER

S'il a passé en revue la riche vie intercommunale, il ne s'est pas interdit, en tant que conseiller départemental, de parler de la CEA à venir, cette Collectivité européenne d'Alsace qui sera « l'embryon de quelque chose à naître encore ». Pour répondre mieux, enfin, à ce désir d'Alsace...
J.-C. M.

 

 
 

 

Réception  Voeux du préfet aux forces de sécurité Des remerciements en nombre mais pas de chiffres

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:20:52

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Réception  Voeux du préfet aux forces de sécurité
Des remerciements en nombre mais pas de chiffres
Aux forces de sécurité, exposées à une agressivité montante, le préfet a témoigné son soutien. Mais n'a cité aucun chiffre de délinquance.
 

 
Le préfet a fait salle comble mardi pour ses voeux aux forces de sécurité.
Il dit préférer les idées aux chiffres. Pas d'incursion donc, mardi, dans la seconde catégorie pour le préfet du Haut-Rhin qui a rassemblé les « forces de sécurité » du département pour la cérémonie des voeux. Quelques entorses, le chiffre 20 notamment, déjà connu, correspondant au nombre de renforts policiers annoncés par le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, en visite à Mulhouse à la fin de l'été dernier. Les chiffres, c'est ennuyeux.

D'autres chiffres ? 2019, correspondant à l'année écoulée, annoncée par lui-même comme « dense et exigeante » et qui a vu des forces de sécurité « particulièrement sollicitées ». 2020, comme la suivante pas davantage prévue comme reposante. Un, comme la priorité des « défis » de la nouvelle année, la lutte contre le terrorisme. Deux comme la priorité suivante, la gestion des flux de migration dans un contexte de « reconduites difficiles » et de « places en rétention rares » et dans un souci « d'humanité et d'efficacité ». Trois comme le troisième défi, le renforcement de la police de sécurité du quotidien avec une exhortation préfectorale à « aller sur le terrain, observer, comprendre ».
« Quand vous serez agressés, mis en cause sans fondement, je serai toujours à vos côtés »

Le préfet Laurent Touvet n'a oublié personne dans ses voeux : pompiers, policiers, gendarmes, fantassins, douaniers, démineurs... Mais a oublié toutes les statistiques. On apprendra que le mouvement des gilets jaunes a entraîné une mobilisation des forces de l'ordre « parfois au-delà du raisonnable ». Que la sécurisation des marchés de Noël s'est appliquée en respectant « contraintes de sécurité et libertés individuelles », qu'un « climat très tendu et dangereux » régnait pendant la Saint-Sylvestre et que la grande obsession consiste à « maintenir le niveau de sécurité des Haut-Rhinois dans tous les domaines ».

D'informations sur la courbe de la délinquance, point. Mais des remerciements en rafale aux forces de l'ordre et un engagement : « Quand vous serez agressés, mis en cause sans fondement, je serai toujours à vos côtés ». La coopération interservices a joué à plein l'année dernière, par exemple entre policiers et sapeurs-pompiers : « Il est inadmissible qu'on doive escorter les pompiers par des forces de l'ordre, pris pour cible par des voyous dont la profonde lâcheté s'oppose au courage dont vous faites preuve ». Pas de bouleversement à attendre dans ce secteur : « La société française traverse une période de fortes tensions, chacun de vous est exposé à une agressivité irrationnelle ».

On apprendra aussi que l'État sera toujours là, lui qui « protège les plus faibles de la violence d'une minorité ». Les chiffres changent, les idées restent.
Ph.M.

 

 
 

 

Prefet Des remerciements en nombre mais pas de chiffres

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:39:44

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Prefet   Des remerciements en nombre mais pas de chiffres
 

 
Le préfet a fait salle comble mardi pour ses voeux aux forces de sécurité. Photo DNA /Laurent HABERSETZER
Il dit préférer les idées aux chiffres. Pas d'incursion donc, mardi, dans la seconde catégorie pour le préfet du Haut-Rhin qui a rassemblé les « forces de sécurité » du département à Colmar ce mardi pour la cérémonie des voeux. Quelques entorses, le chiffre 20 notamment, déjà connu, correspondant au nombre de renforts policiers annoncés par le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, en visite à Mulhouse à la fin de l'été dernier. Les chiffres, c'est ennuyeux.

D'autres chiffres ? 2019, correspondant à l'année écoulée, annoncée par lui-même comme « dense et exigeante » et qui a vu des forces de sécurité « particulièrement sollicitées ». 2020, comme la suivante pas davantage prévue comme reposante. Un, comme la priorité des « défis » de la nouvelle année, la lutte contre le terrorisme. Deux comme la priorité suivante, la gestion des flux de migration dans un contexte de « reconduites difficiles » et de « places en rétention rares » et dans un souci « d'humanité et d'efficacité ». Trois comme le troisième défi, le renforcement de la police de sécurité du quotidien avec une exhortation préfectorale à « aller sur le terrain, observer, comprendre ».
« Quand vous serez agressés, mis en cause sans fondement, je serai toujours à vos côtés »

Le préfet Laurent Touvet n'a oublié personne dans ses voeux : pompiers, policiers, gendarmes, fantassins, douaniers, démineurs... Mais a oublié toutes les statistiques. On apprendra que le mouvement des gilets jaunes a entraîné une mobilisation des forces de l'ordre « parfois au-delà du raisonnable ». Que la sécurisation des marchés de Noël s'est appliquée en respectant « contraintes de sécurité et libertés individuelles », qu'un « climat très tendu et dangereux » régnait pendant la Saint-Sylvestre et que la grande obsession consiste à « maintenir le niveau de sécurité des Haut-Rhinois dans tous les domaines ».

D'informations sur la courbe de la délinquance, point. Mais des remerciements en rafale aux forces de l'ordre et un engagement : « Quand vous serez agressés, mis en cause sans fondement, je serai toujours à vos côtés ». La coopération interservices a joué à plein l'année dernière, par exemple entre policiers et sapeurs-pompiers : « Il est inadmissible qu'on doive escorter les pompiers par des forces de l'ordre, pris pour cible par des voyous dont la profonde lâcheté s'oppose au courage dont vous faites preuve ». Pas de bouleversement à attendre dans ce secteur : « La société française traverse une période de fortes tensions, chacun de vous est exposé à une agressivité irrationnelle ».

On apprendra aussi que l'État sera toujours là, lui qui « protège les plus faibles de la violence d'une minorité ». Les chiffres changent, les idées restent.
Ph. M.

Rétro  Béatrice Hess, multiple championne paralympique de natation Hess comme Superwoman

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 05:52:57

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Rétro  Béatrice Hess, multiple championne paralympique de natation
Hess comme Superwoman
Toujours très active bien que diminuée par la maladie, l'ancienne championne paralympique de natation, Béatrice Hess (58 ans), nous a reçus chez elle, à Colmar. Pour une nouvelle leçon d'humilité et d'engagement au service du plus grand nombre.
 

 
Malgré les difficultés du quotidien et ses divers problèmes de santé, l'ex-nageuse aux vingt médailles d'or paralympiques garde une joie de vivre et une énergie contagieuses.
À la voir débouler dans le salon, chez elle, au coeur de l'hiver colmarien, on jurerait que rien n'a changé : même sourire aux lèvres, même espièglerie dans le regard, même bagout, même impression d'avoir tout le temps trente-six casseroles sur le feu. Juste une impression ? Pas tout à fait. Mais Béatrice Hess n'est pas du genre à vendre du rêve : « La maladie gagne du terrain », annonce-t-elle d'emblée.
« C'est arrivé très viteet très fort »

Une discrète canule nasale à oxygène orne désormais son visage, témoin matériel du diagnostic prononcé il y a deux ans : la championne paralympique de natation, médaillée d'or à vingt reprises entre 1984 et 2004, souffre de la maladie de Pompe.

« C'est entre la myopathie et la sclérose en plaques, décrit "Béa". C'est arrivé très vite et très fort. Je faisais des mini-comas, je n'avais plus assez de forces musculaires pour chercher l'oxygène. Pendant mes vingt années de carrière sportive, j'ai fait un déni. Mais quand il y a eu le relâchement de l'après-carrière, la maladie m'a rappelé qu'elle existait. Elle a pris sa revanche. »

Le ton est posé, direct, sans fioritures. L'Alsacienne de 58 ans en a vu d'autres, elle qui a perdu l'usage de ses jambes dans sa jeunesse, conséquence d'une ostéomyélite (infection osseuse). Cette paralysie progressive, la jeune fille de Ribeauvillé en avait rapidement fait une force, au point de devenir l'une des figures du combat pour les droits des handicapés et de l'émancipation par le sport. Son investissement n'a pas changé, même si l'absorption de l'Alsace par le Grand Est a mis, au moins, en sommeil son engagement associatif. « Je ne pensais pas que dans le domaine, il puisse y avoir de tels loups, résume pudiquement l'ex-présidente du comité régional Handisport Alsace (2009-2017). J'ai perdu une famille. »

Son bureau en désordre, un téléphone dans chacune des poches de son fauteuil roulant et une table de maquillage aux allures de caverne d'Ali Baba trahissent malgré tout une belle activité, même si elle est moins intense qu'avant. Et qu'elle s'écrit loin des bassins qui ont fait sa légende. « C'est comme si on disait à un musicien qu'il ne peut plus faire de musique, soupire-t-elle. Le plus dur pour moi, ç'a été de faire le deuil de l'eau. La douche est le seul contact que j'ai encore avec elle. Je ne peux pas assister à des compétitions non plus, les émanations de chlore me sont interdites. » À proprement parler, Béatrice n'a plus nagé « depuis quatre ans ». Une éternité.

Au risque de se répéter, la marraine d'ELA (Association européenne contre les leucodystrophies) ne se lamente pas sur son sort. Pas le genre de la maison. « Il m'a simplement fallu changer mon comportement, l'adapter, et ça m'a pris beaucoup de temps pour l'accepter. Parfois, j'aimerais que ça aille plus vite. J'ai essayé de trouver une passion palliative, comme le font les autres sportifs retraités, mais il y a beaucoup de choses que je n'ai pas le droit de faire. Quand vous voyez Roxana Maracineanu ministre des Sports, c'est une belle reconversion, non ? » Alors elle a fait du CESER son ministère.

Au Conseil économique, social et environnemental du Grand Est, dont elle préside la commission Sports, Béatrice Hess a retrouvé cette sensation d'être utile. « Mon moteur fonctionne moins bien, alors je compense avec mon cerveau, sourit-elle. C'est génial de pouvoir continuer à apporter au sport. J'ai quand même porté deux candidatures olympiques pour la France (en 2008 et 2012, sans succès), le projet "Femmes et Sport" et maintenant le "Sport pour tous". Je m'y retrouve. Il faut que personne ne reste sur le banc de touche. Pour moi, c'est ça le sport. »

C'en est aussi pour aller défendre ses dossiers entre Strasbourg, Chalon et Metz, en traversant la ville en fauteuil jusqu'à la gare, par tous les temps, dès potron-minet, deux à trois fois par semaine. Ajoutez à cela ses fonctions à la Fondation Décathlon, au conseil d'administration du Crédit Mutuel à Colmar et au comité d'éthique de la télé locale TV7, plus la vie quotidienne aux côtés de son mari Aristide et jamais bien loin de ses enfants Delphine (27 ans) et Guillaume (29 ans), et ça donne des semaines bien remplies.
Un futur en politique ?

« J'ai perdu de l'oxygène et mes facultés musculaires, donc de l'autonomie, mais je m'organise pour trouver des solutions au quotidien, insiste celle qui a été décorée par quatre présidents différents (Mitterand, Chirac, Sarkozy et Hollande). On ne peut pas nier que les choses ont énormément changé, en bien. Prendre le train, être considéré dans la société... Mais c'est comme l'égalité hommes/femmes, il a d'abord fallu une loi. Et puis, soyons réalistes, un handicapé qui veut être autonome, il doit être riche. Le fauteuil électrique que j'ai dû acheter, il a coûté 34 000 euros, on m'en a remboursé 5600. La clim dans la maison, je l'ai achetée avec ma médaille de 2004... Sans ça, pendant la canicule, j'appelais le 15. »

Le soleil s'est désormais couché à Colmar, il fait nuit noire. « OK Google, allume la lumière ! », s'exclame-t-elle malicieusement. Et la lumière fut. « J'essaie de rester à la page... » La prochaine s'écrira-t-elle en politique ? « Je n'en ai jamais fait, mais avec l'expérience que j'ai, c'est peut-être le moment », avoue-t-elle, énigmatique. Admiratrice d'Adrien Zeller, « profondément alsacien », comme elle, et porteur d'une vision humaniste qui lui correspond, Béatrice Hess pourrait trouver dans l'éclosion de la Collectivité européenne d'Alsace un terrain d'expression à son goût. Le goût des autres, avant tout.
Fabien ROUSCHOP

 

 
 

 

Présidence  Voeux Retraites : Macron prend son temps

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:06:16

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Présidence  Voeux
Retraites : Macron prend son temps
Le président laissera ses ministres boucler leurs négociations avec les partenaires sociaux avant de s'exprimer sur les retraites.
 

 
Emmanuel Macron, ce mercredi à l'Élysée.
« je serai amené à revenir dans les prochaines semaines sur la réforme des retraites, au-delà de mes quelques mots des derniers jours. » Le président de la République n'a pas développé le sujet du moment lors des voeux à la presse ce mercredi. Il laisse Édouard Philippe et ses ministres poursuivre leur travail de négociations avec les partenaires sociaux des différents secteurs d'activité, avant d'expliquer aux Français cette réforme et les transformations qu'il veut pour adapter le pays par une émission télévisée ou une conférence de presse. Ce sera bien après le Conseil des ministres du 24 janvier, date choisie pour la prochaine journée interprofessionnelle de manifestation par l'intersyndicale CGT-FO-SUD. « Nous devons cultiver la prise de risques, la singularité, viser des contenus hors-norme. Cela passe par des plans de transformation, parce que nous devons continuer d'avancer », a-t-il glissé au bout d'un discours consacré aux droits et à l'économie des médias. Il en a profité pour pointer les « excès » des réseaux sociaux, responsables selon lui « de diffusion de fausses informations, d'effets de foule et d'un ordre moral spontané qui émerge sur des questions ou des causes : leur apparition a bousculé le rapport à la vérité ». Et de souligner un paradoxe : « La liberté absolue, sans aucun tabou, conduit à ce qu'on puisse lapider du jour au lendemain ceux que l'on avait célébrés. »

Pas de commentaire non plus sur les élections municipales à venir, même si pour Paris, où sa majorité s'avance divisée, il espère que « la bienveillance et l'intelligence collective l'emporteront ».

 

 
 

 

Politique  Polémique Semaine noire pour Ségolène Royal

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:04:40

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Politique  Polémique
Semaine noire pour Ségolène Royal
Le torchon brûle entre la future ex-ambassadrice des pôles et l'exécutif. Ségolène Royal devrait être démise de ses fonctions le 24 janvier prochain. Une enquête a, par ailleurs, été ouverte par le parquet national financier sur l'ancienne ministre.
 

 
Ségolène Royal
Cette fois, la rupture est consommée. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal devrait être licenciée de ses fonctions d'ambassadrice des pôles le 24 janvier prochain.

Mardi, l'ancienne ministre avait publié sur son profil Facebook une lettre envoyée par les secrétaires généraux du Quai d'Orsay, lui rappelant son « devoir de réserve » : « Il est envisagé de mettre fin à vos fonctions au regard de vos récentes prises de parole publiques, qui mettent en cause la politique du gouvernement à la mise en oeuvre de laquelle, en votre qualité d'ambassadrice [...], vous êtes étroitement associée. »

Sans tenir compte des précautions sémantiques du Quai d'Orsay -- emploi du verbe « envisager » et du conditionnel -- l'intéressée avait considéré que son départ était déjà acté : « Je comprends par cette lettre que le président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain Conseil des ministres, puisque je n'ai pas l'intention de renoncer à ma liberté d'opinion et d'expression garanties par la Constitution. J'en prends acte. »
« Un ambassadeur, c'est fait pour faire de la diplomatie »

Mercredi, Édouard Philippe a enfoncé le clou en demandant de la « clarté » à Ségolène Royal sur son rôle d'ambassadrice des pôles, en rappelant sa « nécessaire obligation de réserve » et en soulignant que « la diplomatie, c'est une mission, la politique, c'en est une autre ». « Un ambassadeur, c'est fait pour faire de la diplomatie », a insisté le chef du gouvernement.

Entre l'ambassadrice des pôles et l'exécutif, cela faisait des semaines que le feu couvait. En cause : les vives critiques de Ségolène Royal envers la politique sociale du gouvernement, l'ex-ministre socialiste n'hésitant pas à fustiger « l'ego machiste » de l'exécutif sur la réforme des retraites. Ou encore, en allusion aux gilets jaunes, à parler de « désordre » ou de « sentiment d'abandon absolument réel » chez les Français, qui « ne comprennent plus la cohérence des réformes tous azimuts ».
Enquête sur ses frais

Mercredi, c'était au tour du Parquet national financier (PNF) de cibler l'ex-candidate à la présidence de la République, en annonçant l'ouverture en novembre 2019 d'une enquête préliminaire concernant l'usage fait par Ségolène Royal des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles. La mise en cause de Ségolène Royal a débuté par des soupçons émis par deux députés UDI et LREM, l'accusant d'utiliser l'enveloppe allouée pour ses frais d'ambassadrice à des fins personnelles, par exemple pour la promotion de son livre (Ce que je peux enfin vous dire, réédité en poche fin 2019).

« Rien de nouveau », a réagi sur Twitter Ségolène Royal. L'intéressée se défend en pointant que son travail d'ambassadrice est « bénévole ».

 

 
 

 

PArlement  Sexisme Harcèlement à l'Assemblée : un nouveau dispositif

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:05:40

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PArlement  Sexisme
Harcèlement à l'Assemblée : un nouveau dispositif
 

 
Cellule accessible en permanence, juristes et psychologues à disposition, déontologue saisie dans certains cas : l'Assemblée nationale se dote pour ses personnels, les députés et leurs collaborateurs, d'un nouveau dispositif anti-harcèlement. Votée au printemps dernier par les députés, cette cellule sera opérationnelle au 1er février. Elle sera accessible 7 jours sur 7, via un numéro vert ou via une plateforme Internet dédiée. Elle aura pour mission d'écouter et de conseiller les personnes afin qu'elles puissent réagir à la situation à laquelle elles sont confrontées, mais aussi si besoin de les accompagner dans les démarches adaptées, comme le dépôt de plainte. Seront concernés les 577 députés, les 1 195 fonctionnaires et contractuels, ainsi que les 2 210 collaborateurs de députés et de groupes politiques (dont un millier à Paris, le reste en circonscription), qu'ils se considèrent victimes ou soient témoins de faits de harcèlement.

Le président de l'Assemblée Richard Ferrand s'est dit convaincu que « la cellule aura aussi un effet préventif et dissuasif ».

 

 
 

 

Sécurité  Le ministre de l'Intérieur condamne désormais le problème des violences Police : le très grand malaise

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:03:52

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Sécurité  Le ministre de l'Intérieur condamne désormais le problème des violences
Police : le très grand malaise
Longtemps associées à des arrestations mouvementées, les violences injustifiées de la part des forces de l'ordre émaillent trop souvent les manifestations et rassemblements, des plus pacifiques aux plus houleux. Jusqu'à l'inacceptable.
 

 
Samedi, à Nantes, des manifestants ont dénoncé les violences policières qui émaillent désormais presque chaque défilé.
Le fossé se creuse chaque jour : cinq ans après les attentats de 2015, qui avaient vu les forces de l'ordre fendre la foule sous les « bravo ! », les voilà sous le feu des critiques. Le maintien de l'ordre « à la française », qui faisait référence, évoque désormais la peur. Même si 80  % des Français conservent une bonne opinion de la police.

En 2018 et 2019, au coeur du mouvement des gilets jaunes, l'emploi des lanceurs de balles de défense (LBD) et autres grenades explosives cristallise les débats. Comme, depuis décembre, avec la mobilisation contre la réforme des retraites, pourtant plus encadrée.

Des vidéos diffusées sur Internet témoignent d'inexplicables brutalités policières. La dernière en date montre le croche-pied volontaire d'un CRS, face caméra, à une manifestante, samedi à Toulouse. L'un des cas les moins violents, mais aussi l'un des plus emblématiques d'un apparent sentiment d'impunité. Et il y a pire, avec ces morts incompréhensibles : Steve Maia Caniço, qui se noie après l'évacuation d'un quai par les forces de l'ordre lors de la fête de la musique à Nantes ; Zineb Redouane, tuée après le tir d'une grenade tombée dans son appartement marseillais... Entre le croche-pied et la mort, des dizaines d'amputés, mutilés, éborgnés, ont fait les frais de l'usage à grande échelle des LBD et autres grenades explosives.

Le débat sur le manque de moyens des forces de l'ordre a d'ailleurs laissé la place à celui sur les doctrines, techniques et matériels utilisés. Lundi, le ministre de l'Intérieur a rappelé les règles : « L'usage juste et proportionné de la force est ce qui sépare la démocratie de l'arbitraire, ce qui distingue l'ordre et la brutalité », a déclaré Christophe Castaner. Une position qui n'avait jamais été aussi clairement énoncée jusque-là.

Et le port visible du numéro RIO (Référentiel des identités et de l'organisation) est « obligatoire ». Il doit permettre d'identifier l'auteur éventuel de violences. Le président Macron a, dans la foulée, demandé des « propositions claires » à son ministre en matière de déontologie.
Sollicités comme jamais

Les signalements à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) se multiplient -- plus de 200 en marge des gilets jaunes. Les premières sanctions tombent. Mi-décembre, deux policiers ont été condamnés pour des violences filmées : deux mois de sursis pour un pavé jeté, quatre pour une incompréhensible gifle. Des comportements « qui ne sont pas acceptables ont été ou vus ou pointés », appuie le président de la République. Tout en déplorant « la violence et le nihilisme politique » des casseurs. Un discours qui résiste mal à l'abondance de vidéos montrant l'inexplicable. Et l'exécutif ne lâche pas ses troupes : « Il faut parfois utiliser la force pour ramener l'ordre », rappelait dimanche Édouard Philippe, qui juge la mission des policiers et gendarmes « redoutablement difficile ».

Comme pour le rappeler, lundi, un policier est mort après avoir été renversé par un braqueur dans le Rhône. Sous les uniformes, sollicités comme jamais, le sentiment d'abandon reste aussi immense. Au point de rendre les slogans « tout le monde déteste la police » -- voire « suicidez-vous » -- insupportables. En 2019, 59 gardiens de la paix ont mis fin à leurs jours. En 2020, ils sont déjà trois.
Aurélien POIVRET et Joël CARASSIO

 

 
 

 

Police : le très grand malaise

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:07:41

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Police : le très grand malaise
 

 
Samedi, à Nantes, des manifestants ont dénoncé les violences policières qui émaillent désormais presque chaque défilé. Photo Loïc VENANCE/AFP
Le fossé se creuse chaque jour : cinq ans après les attentats de 2015, qui avaient vu les forces de l'ordre fendre la foule sous les « bravo ! », les voilà sous le feu des critiques. Le maintien de l'ordre « à la française », qui faisait référence, évoque désormais la peur. Même si 80  % des Français conservent une bonne opinion de la police.

En 2018 et 2019, au coeur du mouvement des gilets jaunes, l'emploi des lanceurs de balles de défense (LBD) et autres grenades explosives cristallise les débats. Comme, depuis décembre, avec la mobilisation contre la réforme des retraites, pourtant plus encadrée.

Des vidéos diffusées sur Internet témoignent d'inexplicables brutalités policières. La dernière en date montre le croche-pied volontaire d'un CRS, face caméra, à une manifestante, samedi à Toulouse. L'un des cas les moins violents, mais aussi l'un des plus emblématiques d'un apparent sentiment d'impunité. Et il y a pire, avec ces morts incompréhensibles : Steve Maia Caniço, qui se noie après l'évacuation d'un quai par les forces de l'ordre lors de la fête de la musique à Nantes ; Zineb Redouane, tuée après le tir d'une grenade tombée dans son appartement marseillais... Entre le croche-pied et la mort, des dizaines d'amputés, mutilés, éborgnés, ont fait les frais de l'usage à grande échelle des LBD et autres grenades explosives.

Le débat sur le manque de moyens des forces de l'ordre a d'ailleurs laissé la place à celui sur les doctrines, techniques et matériels utilisés. Lundi, le ministre de l'Intérieur a rappelé les règles : « L'usage juste et proportionné de la force est ce qui sépare la démocratie de l'arbitraire, ce qui distingue l'ordre et la brutalité », a déclaré Christophe Castaner. Une position qui n'avait jamais été aussi clairement énoncée jusque-là.

Et le port visible du numéro RIO (Référentiel des identités et de l'organisation) est « obligatoire ». Il doit permettre d'identifier l'auteur éventuel de violences. Le président Macron a, dans la foulée, demandé des « propositions claires » à son ministre en matière de déontologie.
Sollicités comme jamais

Les signalements à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) se multiplient -- plus de 200 en marge des gilets jaunes. Les premières sanctions tombent. Mi-décembre, deux policiers ont été condamnés pour des violences filmées : deux mois de sursis pour un pavé jeté, quatre pour une incompréhensible gifle. Des comportements « qui ne sont pas acceptables ont été ou vus ou pointés », appuie le président de la République. Tout en déplorant « la violence et le nihilisme politique » des casseurs. Un discours qui résiste mal à l'abondance de vidéos montrant l'inexplicable. Et l'exécutif ne lâche pas ses troupes : « Il faut parfois utiliser la force pour ramener l'ordre », rappelait dimanche Édouard Philippe, qui juge la mission des policiers et gendarmes « redoutablement difficile ».

Comme pour le rappeler, lundi, un policier est mort après avoir été renversé par un braqueur dans le Rhône. Sous les uniformes, sollicités comme jamais, le sentiment d'abandon reste aussi immense. Au point de rendre les slogans « tout le monde déteste la police » -- voire « suicidez-vous » -- insupportables. En 2019, 59 gardiens de la paix ont mis fin à leurs jours. En 2020, ils sont déjà trois.
Aurélien POIVRET et Joël CARASSIO

 

 
 

Migaud à la tête de la HATVP ?

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:06:58

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Migaud à la tête de la HATVP ?
 

 
Didier Migaud.
Emmanuel Macron envisage de nommer Didier Migaud président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, âgé de 67 ans, remplacerait Jean-Louis Nadal, qui a quitté ses fonctions en décembre dernier. Didier Migaud avait succédé à Philippe Séguin à la tête de la Cour des comptes le 11 mars 2010. Diplômé et enseignant en sciences politiques, élu local de 1986 à 2010, élu national de 1988 à 2010, il a été notamment rapporteur général du budget et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Dans un message aux personnels des juridictions financières, Didier Migaud a expliqué avoir accepté la proposition de prendre la tête de la HATVP car cette « fonction au service de la transparence de la vie publique exige la même impartialité et la même indépendance » que la présidence de la Cour des comptes. Si Emmanuel Macron confirme son choix, la nomination de Didier Migaud devra se faire avec l'aval de la commission des lois des deux assemblées.

 

 
 

 

Politique Migaud à la têtede la HATVP ?

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:43:29

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Politique Migaud à la tête de la HATVP ?
 

 
Didier Migaud. Photo  Jacques DEMARTHON/AFP
Emmanuel Macron envisage de nommer Didier Migaud président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, âgé de 67 ans, remplacerait Jean-Louis Nadal, qui a quitté ses fonctions en décembre dernier. Didier Migaud avait succédé à Philippe Séguin à la tête de la Cour des comptes le 11 mars 2010. Diplômé et enseignant en sciences politiques, élu local de 1986 à 2010, élu national de 1988 à 2010, il a été notamment rapporteur général du budget et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Dans un message aux personnels des juridictions financières, Didier Migaud a expliqué avoir accepté la proposition de prendre la tête de la HATVP car cette « fonction au service de la transparence de la vie publique exige la même impartialité et la même indépendance » que la présidence de la Cour des comptes. Si Emmanuel Macron confirme son choix, la nomination de Didier Migaud devra se faire avec l'aval de la commission des lois des deux assemblées.

Baisse des impôts :allez-vous en bénéficier ?

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:42:24

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Baisse des impôts :allez-vous en bénéficier ?
 

 
16,9 millions de foyers sont concernés. Photo d'illustration domaine public/Pixabay
Vous venez peut-être de recevoir un courriel des impôts qui vous annonce une « baisse d'impôts sur le revenu » et que votre « taux de prélèvement a été mis à jour ». Ou alors que vous allez recevoir une avance sur crédit d'impôt. Rassurez-vous, ceci n'est pas une arnaque. On vous explique.
Qu'est-ce qui se passe ?

Conformément aux annonces d'Emmanuel Macron au printemps à la suite du grand débat, organisé en réponse à la crise des gilets jaunes, la loi de finances pour 2020 prévoit une baisse de l'impôt sur les revenus perçus en 2020. L'objectif de la mesure, chiffrée à 5 milliards d'euros, était de redonner du pouvoir d'achat aux classes moyennes.
Qui est concerné ?

Cette baisse concerne 16,9 millions de foyers fiscaux qui paient l'impôt sur le revenu, selon le fisc, sur près de 17,4 millions de foyers imposables.

Les 12,2 millions de contribuables de la deuxième tranche, qui passe de 14 à 11  % et dont le plafond de revenus s'abaisse à 25 659 euros au lieu de 27 794 euros, vont bénéficier d'un gain moyen de 350 euros.

Pour les 5 millions de contribuables de la troisième tranche, imposés à 30  %, le plafond de cette troisième tranche est également réduit, passant de 74 517 euros pour l'imposition des revenus de 2019 à 73 369 euros pour 2020. Résultat : ils bénéficieront en moyenne d'un gain de 180 euros.
À partir de quand ?

Ce nouveau taux a été mis à disposition des organismes qui vous versent des revenus (employeurs, caisses de retraite, Pôle emploi...) en décembre, afin qu'ils puissent l'appliquer dès janvier 2020, dans la très grande majorité des cas... Mais pas tous !

Dans certains cas, ce taux a pu être appliqué dès décembre 2019. Cette application anticipée sera automatiquement régularisée, sans pénalités, au moment du calcul définitif de votre impôt sur les revenus 2019, à l'été 2020. Dans certains cas résiduels, il faudra s'armer de patience : votre nouveau taux ne s'appliquera qu'à partir de février, en fonction du délai de prise en compte par l'organisme. Un simulateur est toutefois disponible en ligne afin de vous faire une idée.

 

 
 

Diesel ou essence ? Chez PSA, on parie sur la flexibilité

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:40:54

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Diesel ou essence ? Chez PSA, on parie sur la flexibilité
 

 
Un bloc moteur produit sur la chaîne de montage du LLP4. Ici un trois cylindres essence. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Mort, le diesel ? Si on écoute les éditorialistes parisiens, totalement ! Mais la réalité économique est différente... En 2019, les voitures équipées de moteur diesel représentaient encore 37,6 % du marché, essentiellement pour les flottes entreprises et les sociétés de location. On est loin des 62,4 % de 2015, mais cette énergie montrée du doigt représente encore plus d'un tiers du marché. « Aujourd'hui, personne n'est capable de prévoir le mix essence-diesel du marché de demain. C'est pour cette raison que nous venons de créer cette ligne complètement flexible, capable de traiter des carters [NDLR : la pièce maîtresse d'un moteur thermique] pour moteur essence ou diesel », souligne Denis Oules, directeur du pôle métallurgie du site PSA de Mulhouse.

Pour cette quatrième - mais première ligne polyvalente - de parachèvement capable de produire 600 000 carters par an, « l'investissement est de 9,6 MEUR [millions d'euros], mais grâce au carry-over [NDLR : réutilisation au maximum de pièces existantes], on a économisé près de 5 MEUR », calcule Quentin Decoster, responsable du département fonderie.
Pour la France, l'Angleterre, l'Allemagne...

Cette ligne travaille donc sur des blocs-moteurs en aluminium 1.5 et 1.6 diesel (quatre cylindres) et 1.2 puretech et puretech turbo essence (trois cylindres). Le flux de production de la fonderie à Mulhouse débute avec des blocs d'aluminium qui sont fondus puis, via un moulage, transformés en carters pour moteur. Ensuite ce bloc reçoit un traitement thermique avant d'entrer en ligne de parachèvement pour être nettoyé de ses bavures d'aluminium, grenaillé, avant de subir un dernier contrôle étanchéité puis un contrôle visuel par un opérateur.

Durant toute sa progression sur la ligne, le bloc d'aluminium est manipulé par des robots. Au milieu de la LPP4, les carters diesel partent à droite, les essence à gauche avant d'être remis en conteneurs pour filer vers une usine qui assemble les moteurs (Trémery en Lorraine, mais aussi l'Angleterre pour Ford ou l'Allemagne pour Opel). « On arrive en bout de ligne avec 2 à 4 % de pièces refusées », explique Quentin Decoster. Le bloc qui part au rebut est alors refondu pour refaire de l'aluminium. « Ce n'est pas perdu, mais c'est de la manutention en plus, de l'énergie dépensée pour rien », rappelle Denis Oules. Et chez PSA, depuis l'arrivée de Carlos Tavares, chaque euro est compté...

De g. à d. Quentin Decoster (responsable fonderie) et Denis Oules, le directeur du pôle métallurgie. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Un bloc moteur produit sur la chaîne de montage du LLP4. Ici un trois cylindres essence. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

En fin de ligne LPP4 les carters seront ensuite expédiés dans toute l'Europe. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Le contrôle sur la ligne est précis, en particulier pour l'étanchéité des blocs. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

la ligne est capable de traiter 600 000 carters par an, avec quatre équipes. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Les carters sont conditionnés pour rejoindre les sites qui assemblent les moteurs. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Les robots travaillent sous lumière infrarouge pour détecter la position des pièces à traiter. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Quelques mètres plus loin, Quentin Decoster nous montre le chantier de la future LPP5, cette fois dédiée à 100 % au moteur essence (dont ceux fonctionnant en mode hybride). « On devrait commencer à la faire fonctionner en février prochain, pour arriver à produire rapidement 100 000 carters par an », note le technicien.
« Opel, c'est du business »

Si, à Mulhouse, la ligne de production des voitures tourne au ralenti en attendant un nouveau véhicule (L'Alsace du 13 décembre), le pôle métallurgie qui regroupe la forge, la fonderie et l'atelier d'outillage (près de 1 000 salariés) se porte bien. Ce pôle travaille pour tout le groupe et, par exemple, la production de carters est passée de 1,7 million de pièces en 2015 à 2,1 millions en 2019. « Clairement, pour nous, Opel, c'est du business », prolonge Denis Oules, qui sait que les pièces de moteurs PSA frappées (forge) ou coulées (fonderie) à Mulhouse équipent de plus en plus de voitures allemandes. L'objectif en fonderie est de produire 2,2 millions de carters en 2020 « et on a un potentiel de 2,4 millions de pièces », remarque Denis Oules. Façon de dire que s'il faut fournir Fiat avec qui PSA vient de s'allier, il y a encore un peu de marge...
Laurent GENTILHOMME PLUS WEB L'interview en vidéo de Quentin Decoster et notre diaporama sur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Social « Voeux alternatifs » au rectorat

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:07:35

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Social
« Voeux alternatifs » au rectorat
 

 
Les militants sont ressortis du rectorat enchantés et en chantant, mercredi à midi, après avoir lu leurs revendications.
Ce n'était pas inscrit dans le programme de la rectrice de l'académie de Strasbourg, Sophie Béjean, qui avait prévu d'adresser ses voeux aux personnels du rectorat, mercredi matin, dans ses locaux de Strasbourg.

Une trentaine de militants de l'Éducation nationale, des syndicalistes de la FSU, de FO, de Sud, de Solidaires, une Gilet jaune... s'étaient glissés parmi la centaine d'invités venus assister à la cérémonie. Mais ils ont d'abord eu droit à des « voeux alternatifs ».

Une fois dans la salle de réception, quelques syndicalistes bien connus pour leur engagement contre la réforme des retraites et les réformes Blanquer ont été priés de regagner la sortie. Pour ne pas se retrouver sans combattant, les militants sont passés à l'action en sortant une grande banderole « Ni soumission, ni négociation », pendant qu'un syndicaliste faisait la lecture d'un communiqué intersyndical (voir la vidéo sur Dna.fr).

Les militants ont réclamé le retrait de la réforme des retraites, mais également des lois du ministre Jean-Michel Blanquer en dénonçant « la destruction du service public de l'éducation », la dégradation des conditions de travail, « la souffrance grandissante des personnels », les suppressions de postes, la mise en application, à partir du 20 janvier dans l'académie de Strasbourg, des épreuves de contrôle continu « dans des conditions particulièrement difficiles »...

Les militants ont ensuite plié leurs banderoles et sont repartis en chantant, « On est là, même si Macron ne veut pas, on est là... », pour permettre à la cérémonie officielle de commencer. Les militants anti réforme des retraites de l'Éducation nationale tiendront une nouvelle assemblée générale, jeudi à 10 h à l'Université de Strasbourg, avant la grande manifestation interprofessionnelle.
J.-F.C.

 

 
 

 

STRASBOURG  Service départemental d'incendie et de secours Les pompiers vont marcher pour dénoncer les agressions

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:16:47

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STRASBOURG  Service départemental d'incendie et de secours
Les pompiers vont marcher pour dénoncer les agressions
Confrontés à une recrudescence des comportements hostiles lors de leurs interventions dans l'Eurométropole de Strasbourg, les pompiers vont manifester vendredi 17 janvier à l'appel d'une intersyndicale.
 

 
Les pompiers sont en colère après les agressions dont ils ont été la cible récemment : deux équipages ont notamment été pris dans un guet-apens.
Les sapeurs-pompiers en ont ras-le-bol et ils veulent que cela se voie. C'est dans cet esprit que le Syndicat autonome SPP-PAT 67, FO SIS 67 et Avenir Secours 67 organisent vendredi 17 janvier à Strasbourg une marche contre les violences subies par la profession.
Très affectés psychologiquement

Pompiers professionnels et volontaires du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Bas-Rhin, mais aussi personnels administratifs, techniques et spécialisés du Sdis 67, sont appelés à se rassembler devant la caserne Ouest de Cronenbourg dès 8 h 30. Un cortège défilera à partir de 9 h 30 jusqu'à l'hôtel du préfet, en marquant une halte devant le palais de justice, quai Finkmatt.

Une délégation de représentants des pompiers devrait être reçue par le préfet Jean-Luc Marx en fin de matinée.

« Depuis plusieurs semaines, une augmentation significative des interventions pour feux de véhicules ou de mobiliers urbains a été constatée dans certains quartiers de l'Eurométropole de Strasbourg, allant jusqu'à 50 par nuit, écrivent les syndicats dans un communiqué.

Ces actes d'incivilité ont été accompagnés d'agressions verbales et physiques à l'encontre des sapeurs-pompiers, parfois très violentes [...] Les agressions durant la nuit de la Saint-Sylvestre ont dépassé le stade des violences urbaines : nos collègues, pourtant aguerris aux situations difficiles, ont craint pour leur vie ! Ils ont été des dizaines de fois victimes de jets de projectiles ou visés par des tirs tendus d'artifices, voire de mortiers. »

Seuls deux pompiers ont été blessés physiquement, notamment lors d'un guet-apens à Cronenbourg, mais de nombreux sapeurs-pompiers sont aujourd'hui très affectés psychologiquement.

Le 12 janvier, trois soldats du feu ont cette fois été confrontés à un individu qui les a agressés à l'arme blanche à Schiltigheim, alors qu'ils intervenaient pour lui porter secours.
A.B.

 

 
 

 

social Réforme des retraites : deux manifestations en Alsace ce jeudi

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:10:26

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social
Réforme des retraites : deux manifestations en Alsace ce jeudi
 

 
Après plus de 40 jours de grève à la SNCF et à la RATP, malgré les concessions accordées dans l'intervalle à certains métiers et le retrait provisoire de l'âge pivot, les organisations et unions syndicales CGT, FO, Solidaires et FSU, continuent le bras de fer engagé avec le gouvernement en vue d'obtenir le retrait du projet de système universel de retraite par points.

Ce jeudi, pour la quatrième fois en huit jours, ils appellent à une nouvelle journée nationale de grève.

À Strasbourg, où la participation au cortège de mardi dernier avait été la plus faible depuis le début du mouvement (700 à 1 000 manifestants), l'intersyndicale bas-rhinoise donne rendez-vous à 14 h, place Kléber, pour une manifestation qu'elle espère plus massive cette fois. « Le débat sur l'âge pivot n'est que de l'enfumage pour obtenir l'adhésion de la CFDT et de l'UNSA [...] En menaçant de légiférer par ordonnances le gouvernement a montré qu'il maintenait le cap dans ce domaine », a déploré le syndicat CGT métallurgie du Bas-Rhin, mercredi, dans un communiqué. Ce jeudi il table sur « un niveau de mobilisation élevé » des salariés de la branche.

À Sélestat, l'intersyndicale d'Amcor en a par exemple prévu deux », annonce Amar Ladraa, animateur régional des métallos CGT.À Mulhouse, où la dernière manifestation avait réuni 500 personnes samedi, l'intersyndicale haut-rhinoise innove dans la forme en organisant une manifestation à la lumière des flambeaux à 17 h 30 au départ de la place de la Bourse. Les flambeaux seront vendus au profit de la caisse de grève des cheminots alsaciens.

 

 
 

 

Transports  Grève SNCF Le trafic s'améliore

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:17:21

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Transports  Grève SNCF
Le trafic s'améliore
 

 
La situation du trafic s'améliore nettement sur les lignes TER SNCF d'Alsace, avec notamment 30 allers-retours ce jeudi pour les TER 200 Strasbourg-Bâle, 14 allers-retours sur la ligne Strasbourg-Sélestat (via Molsheim), 24 allers-retours sur la ligne Strasbourg-Haguenau-Wissembourg...

Les cars réguliers circulent normalement. 32 cars ont été commandés pour assurer une desserte complémentaire sur certaines lignes régionales, avec un accès non garanti et un nombre de places limité.

Les liaisons TGV s'améliorent également, avec par exemple 16 TGV sur 17 sur la ligne Colmar-Strasbourg-Paris. Le trafic est normal pour la liaison Alléo (Allemagne/Strasbourg-Paris et Francfort/Strasbourg-Marseille).

Les Lyria assurent 6 allers-retours Paris/Mulhouse/Bâle-Zurich.

 

 
 

 

« Notre histoire juive en France est entre lumière et obscurité »

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:24:52

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« Notre histoire juive en France est entre lumière et obscurité »
 

 
Le rabbin Mikaël Journo est aumônier national des hôpitaux. Il donnera deux conférences, l'une à Colmar et l'autre à Mulhouse.   DR
Aumônier général israélite des hôpitaux et secrétaire général de l'association des rabbins de France, Mikaël Journo vient pour la première fois dans le Haut-Rhin dans le cadre de son tour de France des communautés. Il présentera deux conférences : l'une le 19 janvier à Colmar sur le thème « Crise de foi et République » et l'autre le 20 janvier à Mulhouse, intitulée « Heureux comme un juif en France ».
Quel est le rôle de cette aumônerie des hôpitaux ?

Cette représentation nationale a été lancée en 2009 en lien avec le Consistoire israélite de France, même si les aumôneries étaient déjà organisées régionalement ou localement sur le territoire. Ma mission de coordination et de formation concerne les rabbins et les laïcs, hommes et femmes qui interviennent dans les hôpitaux, les cliniques et les Ehpad (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). L'aumônerie est une belle réussite. Elle permet de trouver des réponses pour les personnes qui le demandent. Nous travaillons toujours en lien avec les autres cultes.
Pourquoi venir en Alsace ?

Pour moi, cette visite est une preuve de fraternité et solidarité avec les différentes communautés juives du département. Elle est aussi en lien avec les événements qui ont frappé les communautés alsaciennes en 2019 (profanation dans le Bas-Rhin, du cimetière de Quatzenheim, dans la nuit du 18 et 19 février - voir notre édition du 21 février 2019, et celle du 3 décembre à Westhoffen - voir nos éditions des 4 et 5 décembre 2019). C'est aussi une raison de donner de l'espoir à nos membres afin qu'ils continuent à vivre normalement comme israélites en France. La force du peuple juif est d'être un lanceur d'alerte. Lorsqu'on s'en prend au juif, on s'en prend à la société. La valeur de la démocratie et de la laïcité passe par le respect de l'autre et de la République, quelle que soit sa religion.
Pourquoi le choix de ces thèmes pour les deux conférences haut-rhinoises ?

Je présenterai à Colmar « Crise de foi et République », un sujet qui me tient à coeur comme rabbin. Nous constatons un retour à la pratique religieuse et sommes un contre-exemple de ce qui se passe dans d'autres religions. Mais il ne s'agit en aucun cas de mettre en cause les fondements de la République. Manger casher chez soi ne concerne que le cercle familial et le port de la kippa se fait hors des lieux publics. À Mulhouse, le thème d'« Heureux comme un juif en France » fait référence à une traduction de l'expression yiddish, « men ist azoy wie Gott in Frankreich », rapporté par le père du philosophe Emmanuel Levinas (qui a fait ses études à Strasbourg), Jehiel Levinas, venu de sa Lituanie natale : « Un pays où l'on se déchire pour le sort d'un petit capitaine juif (Lucien Dreyfus, originaire de Mulhouse) est un pays où il faut se dépêcher de se rendre ! » La France a connu de grands rabbins comme Rachi de Troyes (1040-1105). Elle est la terre des Lumières et des Droits de l'homme. Notre histoire juive en France est entre lumière et obscurité. Comme rabbin, nous devons laisser à chacun sa liberté, celle de rester ou de quitter la France. À nous d'accompagner ceux qui le désirent, dans leur cheminement.
Propos recueillispar Sabine HARTMANN Y ALLER La conférence « Crise de foi et République » se tiendra le dimanche 19 janvier à 19 h 15 au centre communautaire, 3, rue de la Cigogne à Colmar. Celle intitulée « Heureux comme un juif en France ? » aura lieu le lundi 20 janvier à 20 h à la Communauté israélite de Mulhouse, 2, rue des Rabbins à Mulhouse. Entrée libre.

 

 
 

ENVIRONNEMENT À Walheim, le premier arrêté anti-pesticides d'Alsace

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:12:49

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ENVIRONNEMENT
À Walheim, le premier arrêté anti-pesticides d'Alsace
Walheim, dans le Sundgau, est la première commune alsacienne à avoir signé un arrêté anti-pesticides qui interdit l'épandage à proximité immédiate des maisons. Arrêté retoqué par le préfet avant Noël. La maire Chrysanthe Camilo a reçu le soutien unanime de son conseil municipal.
 

 
Chrysanthe Camilo, maire de Walheim depuis 1995, a ouvertement soutenu le mouvement Nous voulons des coquelicots le 1er mars 2019.
Voisin d'Altkirch, dans le Sundgau, le village de Walheim compte à peine mille habitants. Chrysanthe Camilo, maire depuis 1995 et ancienne vice-présidente UMP du conseil régional (2010-2015), a fait de la lutte contre les pesticides son cheval de bataille au cours de son quatrième et dernier mandat.
Une première délibération avant l'arrêté en automne

La lutte est montée crescendo : en 2017, le village est labellisé trois libellules (symbole qui récompense la démarche zéro pesticides, engagée depuis plus de dix ans à Walheim). Le 1er mars 2019, la commune est la seule du Sundgau à soutenir officiellement le mouvement national "Nous voulons des coquelicots" qui réclame l'interdiction des pesticides, en organisant un rassemblement avec plus de cent personnes.

Six mois plus tard, le 19 septembre, à la suite d'autres communes françaises comme Langouët en Ille-et-Vilaine, le conseil municipal prend une délibération pour interdire l'épandage des produits phytosanitaires à moins de 100 mètres des maisons et des jardins privatifs. Le préfet du Haut-Rhin lui demande de retirer sa délibération, le 4 octobre. « L'argument est toujours le même : selon le préfet, l'utilisation des pesticides relève d'un pouvoir de police spéciale confié au ministre de l'Agriculture », explique Chrysanthe Camilo. « Je n'ai pas tenu compte de son courrier. D'ailleurs, la délibération n'est toujours pas retirée. Et derrière, j'ai pris un arrêté. J'ai fait la totale ! » Effectivement, l'arrêté municipal ne traîne pas : il est promulgué le 25 octobre. « On l'a travaillé ensemble avec le conseil. Les élus m'ont incitée à le prendre, à l'unanimité. »

Le couperet du préfet tombe le 4 décembre : il demande l'annulation de l'arrêté municipal, jugé illégal. « Le cadeau que j'espérais avant Noël n'est pas arrivé. Je reste naïve, même après trente ans de vie politique ! », commente l'élue.
« Question de santé publique »

« Pourtant, je voulais y croire. Je pensais que la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ferait jurisprudence. » En novembre dernier, pour la première fois, la justice a en effet validé les arrêtés anti-pesticides pris par les maires de deux communes des Hauts-de-Seine, Gennevilliers et Sceaux.

« Ce que je ne comprends pas, c'est qu'on interdise l'utilisation de pesticides aux collectivités depuis le 1er janvier 2017 et aux particuliers depuis le 1er janvier 2019, pas aux agriculteurs », tempête Chrysanthe Camilo, qui ne cache pas avoir été touchée par la maladie.

« Oui, j'ai été malade. Beaucoup de gens autour de moi le sont aussi, dont des agriculteurs ! Il faut cesser de répandre des pesticides sur les cultures qui sont en zone urbaine, entre les maisons. C'est une question de santé publique. La décision relève du pouvoir du ministère de l'Agriculture, on le sait tous. Mais si le ministre ne bouge pas, alors j'estime que la santé des gens relève du pouvoir du maire. »

Chrysanthe Camilo, qui ne brigue pas de cinquième mandat, voulait « rester discrète » sur cet arrêté que d'aucuns pourraient considérer comme un baroud d'honneur, à deux mois des municipales. « J'assume ce que j'ai fait. Si je m'étais représentée, j'aurais pris cet arrêté sans attendre que soient passées les échéances électorales. Et si mon équipe est loyale, elle poursuivra la lutte. »

Walheim, petit village frondeur du Sundgau, va-t-il montrer l'exemple ? Pas de doute pour sa première magistrate. « En Alsace, où la culture du blé et du maïs est très importante, c'est impossible que personne ne bouge ! La lutte contre les pesticides, ça ne concerne pas seulement le champ d'à côté, c'est tout ce qu'on mange dans l'assiette. Ce serait bien d'avoir un grand débat avec les agriculteurs. Certains d'entre eux me fustigent, d'autres sont ouverts à la discussion. Et beaucoup de monde dans mon village et alentours me remercie pour la démarche. »

La maire, qui s'apprête à raccrocher son écharpe, ne s'interdit pas de poursuivre son engagement en faveur de l'environnement. « Je constate qu'on est bien seul quand on est maire. Sans mon écharpe, j'espère que la portée ne sera plus la même. »
A.D.

 

 
 

 

Baldersheim Respect, solidarité et tolérance

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:04:20

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Baldersheim

Respect, solidarité et tolérance
 

Diverses personnes ont été remerciées pour leur implication dans la vie associative ou pour leurs résultats sportifs. Photos DNA/Michel HARTMANN   Blandine Adam (à g.) a été décorée de la médaille régionale, départementale et communale vermeil pour trente années de service dans la fonction territoriale. Véronique Schneider (2 e à g.), agent communal d’entretien, a été honorée à l’occasion de son départ en retraite. Le maire a remis la médaille d’honneur communale à Françoise et André Hartmann (à dr.).  Photo DNA
 
Pierre Logel, maire de Baldersheim, a ouvert la traditionnelle cérémonie des voeux en réaffirmant ses valeurs de « respect, de solidarité et surtout de tolérance ».

Il est revenu sur « un an d'actions ensemble », rappelant les trois fleurs et les trois libellules, « distinctions obtenues grâce à nos services techniques et avec l'aide d'un fleurissement privé ». Il a souligné que la halte-garderie accueille chaque jour 40 enfants et que le périscolaire est fréquenté par 29 jeunes à midi, 49 le soir et 25 le mercredi. La cantine scolaire nourrit chaque jour 65 enfants.
Pôle de santéet travaux 2019

L'année dernière a vu le début des travaux d'aménagement du bâtiment qui abritait le Crédit mutuel afin de le transformer en pôle de santé : « Deux infirmières, deux orthophonistes et deux hypnothérapeutes vont s'installer au courant de ce premier trimestre. » Il a aussi évoqué les travaux de renouvellement du réseau d'eau effectués dans la rue de Provence. Parmi les autres travaux de 2019, on retiendra la rénovation de la charpente de l'église. Concernant l'urbanisme, la deuxième tranche du lotissement Les jardins des poètes a démarré.

Les temps forts associatifs, « une des richesses de Baldersheim grâce aux bénévoles », ont été rappelés (fête de la bière, marché de Noël, carnaval des enfants, expositions des artistes locaux, du Groupe histoire, des aviculteurs, etc.). En 2019, le corps des sapeurs-pompiers a célébré son 70e anniversaire et la chorale Que ma joie demeure a soufflé ses 50 bougies.
Un quatrième mandat

Pour finir, le maire a porté un regard sur l'avenir : « Les travaux de réfection de la voirie et de l'éclairage public des rues de Provence et Dahlias auront lieu au cours du premier trimestre. Au niveau des travaux de bâtiments, il sera procédé au remplacement de l'ensemble des fenêtres de l'école maternelle. »

En ouverture de la cérémonie, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, a remis la médaille d'honneur départementale et communale à Pierre Logel en reconnaissance de son « engagement d'élu depuis trente ans ». Un engagement que ce dernier compte bien poursuivre ; le premier magistrat a en effet confirmé à la fin de ses propos qu'il briguera un quatrième mandat.
Distinctionset mises à l'honneur

Le premier magistrat a ensuite remis la médaille régionale, départementale et communale vermeil à Blandine Adam, agent communal pour trente années de service. Véronique Schneider, également agent communal, a été honorée à l'occasion de son départ en retraite. Françoise et André Hartmann ont été décorés de la médaille d'honneur communale « pour leur investissement sans limite à la préparation des offices religieux et l'entretien de l'église ». Enfin, diverses personnes ont été remerciées pour leur implication dans la vie associative ou pour leurs résultats sportifs.
M.H.

 

 
 

Huningue  Voeux du maire « Les frontières sont devenues nos meilleurs atouts »

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:09:55

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Huningue  Voeux du maire
« Les frontières sont devenues nos meilleurs atouts »
Le maire de Huningue, Jean-Marc Deichtmann, a présenté ses voeux, mardi soir, au Triangle. Devant plus de 400 personnes, il a commenté l'actualité nationale et internationale (un peu moins l'actualité locale, année électorale oblige) et a fait l'éloge de la coopération transfrontalière.
 

 
Le maire de Huningue, Jean-Marc Deichtmann, a appelé à une prise de conscience « des décideurs mondiaux » comme « du simple concitoyen ».
Assister à une cérémonie des voeux à Huningue, c'est toujours partir à l'aventure, dans l'inconnu. Il faut dire que les salutations d'usage du premier adjoint, Martin Welté, y sont pour beaucoup. Ces dernières années, il a pris l'habitude de jouer au trublion en prononçant des discours largement teintés d'humour dont il a le secret. Tantôt taquin lorsqu'il chambre gentiment le député Jean-Luc Reitzer et son « inséparable » téléphone portable ou lorsqu'il présente Jean-Marie Zoellé comme maire... de Huningue, avant de se corriger en précisant qu'il n'est « que maire de Saint-Louis car Huningue est peut-être un peu trop grand » pour lui. Tantôt charmeur, aussi, comme lorsqu'il fait tomber... le pantalon, pour se retrouver en caleçon en fin de discours, après avoir enlevé la chemise l'année dernière.
« Un mouvement social historique »

De quoi détendre un peu l'atmosphère avant le discours du maire, Jean-Marc Deichtmann, autrement plus sérieux, celui-là. Le ton est d'ailleurs donné d'entrée : « Dans le cadre de la période de réserve préélectorale, je ne pourrai pas procéder à un bilan exhaustif de l'année 2019 sur le plan communal et encore moins aborder les projets pour l'année qui s'ouvre », avant de préciser toutefois que « les sujets autorisés ne manquent pas ». L'un des plus actuels et « inquiétant », selon l'élu, concerne « la non-marche de notre planète ». Sur ce sujet, Jean-Marc Deichtmann égratigne Donald Trump et sa politique notamment. L'Europe en prend aussi pour son grade. Alors qu'il aimerait « unir nos forces pour être plus audibles et crédibles ensemble », il regrette le fait que « chacun veut jouer sa partition » de son côté. Le maire de Huningue cite en exemple le Brexit, la montée du populisme et des extrémismes « partout ou presque ».

Avant d'en arriver au chapitre national, avec une année 2019 qui aura été celle des gilets jaunes, pour lui. « Un mouvement devenu totalement incompréhensible tellement la radicalisation, voire la tendance anarchique de certains, a pris le pas sur le grand nombre qui exprimait un ras-le-bol en bonne partie justifié », dit-il. Parlant de « mouvement social historique », Jean-Marc Deichtmann revient aussi sur la réforme des retraites. Plus que le fond, c'est la forme qui le heurte, l'élu fustigeant « ces grèves qui empêchent d'honnêtes gens d'aller eux-mêmes au travail ». Enchaînant avec le réchauffement climatique - « Il ne se passe pas un mois, pas une semaine, sans que des catastrophes météorologiques s'enchaînent sur la planète » - le premier magistrat appelle à une prise de conscience, des « décideurs mondiaux » comme « du simple concitoyen ». « Ici ou ailleurs, beaucoup a déjà été fait mais bien plus encore reste à faire. La tâche sera sûrement difficile car changer certaines habitudes ne va pas aller de soi mais je reste persuadé que le bon sens ne pourra être que le meilleur des guides. »
« Mieux construire notre avenir en commun »

En fervent défenseur de la coopération transfrontalière, Jean-Marc Deichtmann a aussi largement évoqué dans son discours la « formidable agglomération trinationale », affirmant que « la coopération entre les élus des trois pays nous permet de mieux construire notre avenir en commun au plus grand profit de tous ». L'élu estime que « les frontières sont devenues nos meilleurs atouts » et cite en exemple le tram 8, le tram 3, la trame verte, les projets Vis-à-vis et 3Land ou encore le futur Parc des carrières. Il a fait l'éloge de l'intercommunalité, également, et de ses « nombreux avantages » : déploiement de la fibre optique, réalisation de pistes cyclables, fonds de concours pour les communes... Tout en étant conscient que tout n'est pas rose et que des progrès restent encore à faire...

La soirée s'est ensuite achevée comme elle avait commencé. Pas par un nouveau strip-tease du premier adjoint, mais par la prestation remarquée et remarquable de l'ensemble Musika, composé de professeurs de l'Académie des arts de Huningue.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Erwin Schweitzer, médaillé de l'An neuf

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:15:09

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Erwin Schweitzer, médaillé de l'An neuf
 

 
Photo L'Alsace /Paul-Bernard MUNCH
« Nous savons combien le tissu associatif est important pour une commune et que sa richesse est attractive pour tout nouvel arrivant » : le ton est donné par le maire Philippe Ginder à l'heure de la remise par le conseiller Daniel Adrian de la médaille de la vie associative décernée par le conseil départemental du Haut-Rhin. Illustration avec Erwin Schweitzer, lequel oeuvre depuis son plus jeune âge au sein de la vie associative en tant que bénévole, de 1962 à 1968, à la MJC de Michelbach-le-Bas au basket club, puis de 1968 à 1974, au sein de l'Association sportive de Blotzheim comme footballeur. Établi à Brinckheim, au lendemain de son union avec Liliane Baumann, commune où il siège au conseil municipal, il endosse l'uniforme de sapeur-pompier volontaire, de 1984 à 2005, tout en assurant la présidence de l'amicale de 1985 à 2003. Enfin, depuis 1973, le récipiendaire est un des membres actifs de l'association Culture et loisirs de Bartenheim, tout comme il est un assesseur, fidèle et écouté, du Syndicat d'initiative du Pays de Sierentz depuis 2005.

 

 
 

Denis Heitz, candidat pour un nouveau mandat

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:15:44

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Denis Heitz, candidat pour un nouveau mandat
 

 
Le maire Denis Heitz, en costume bleu, à gauche. Photo L'Alsace /Guillaumette LAUER
Après les salutations de circonstance, le maire de Zellwiller Denis Heitz, aligne le bilan de l'année 2019 et termine par ces mots : « Je serai candidat pour un nouveau mandat de maire en mars prochain, avec une équipe un peu renouvelée. Je souhaite que la nouvelle équipe qui sortira des urnes prolonge l'excellent travail des conseillers sortants, et comprenne que diriger une commune, même petite, est compliqué. Les règles de gestion doivent être impérativement respectées. »

Les chantiers se sont succédé pour une mise aux normes des voiries. Les plus conséquents sont encore en cours de réalisation dans la rue Verte, rue Principale et du Château. Le SDEA a remplacé les conduites, repris les branchements d'eau potable et remplacé les branchements d'eau usés pour 356 000 EUR. Dans la foulée, les candélabres ont été installés et les lignes téléphoniques enfouies. La région Grand Est a notifié une subvention de 4 731 EUR pour remplacer les plaques des rues en version bilingue. Leur mise en place a coûté 7 493 EUR. L'ensemble des travaux de voiries est de 526 000 EUR. À ce jour le total réglé est de 244 280 EUR, déduction faite des subventions du conseil départemental (100 000 EUR) et de la communauté de communes du Pays de Barr de 16 000 EUR, l'investissement total en 2019 de la commune est de 273 004 EUR. Le plan local d'urbanisme intercommunal commencé en 2015 et un plan climat air-énergie territorial ont été élaborés.

« Je remercie l'équipe qui fleurit et décore le village au long des saisons ainsi que les conseillers municipaux, les adjoints et les rédacteurs du bulletin municipal Bimz », continue le maire avant de s'adresser en allemand, aux amis de Fessenbach toujours fidèles.

Les voeux répétés en alsacien ont invité tout le monde à trinquer à la nouvelle année.
Guillaumette LAUER

Gérard Dangel médaillé de la vie associative

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:16:28

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Gérard Dangel médaillé de la vie associative
 

 
Gérard Dangel médaillé de la vie associative. Photo L'Alsace /C.H.
Rémy With, premier vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, et le maire de Largitzen, Jean-Jacques Schloesslen, ont eu le plaisir de remettre dernièrement la médaille de la vie associative à Gérard Dangel en présence de la famille et des amis de la commune.

À cette occasion, le premier magistrat a récapitulé le parcours associatif de Gérard Dangel démarré en 1977 à l'occasion de l'élection du récipiendaire comme adjoint au maire de Gérard Pfleger. « Après la construction de la salle des fêtes au début des années 1980, Gérard Dangel est devenu président de l'association de gestion de la Maison du temps libre et a occupé ce poste durant trente-cinq ans. Une fonction qui n'avait rien d'honorifique car il fallait être disponible à chaque manifestation et location : faire visiter la salle, intervenir le jour même, faire l'inventaire et l'état des lieux. Au fil des ans, Gérard s'est forgé une réputation d'intransigeance et de rigueur grâce auxquelles notre salle est restée dans un état exceptionnel. Il a également été actif au sein de la société de pêche et le foot a aussi profité de son aide et de son matériel. »

Gérard et son épouse Mariette ont aussi organisé de nombreuses expositions de leurs collections qui ont toutes eu un grand succès. Ils collectionnent faïences, porcelaines, photos, cartes postales anciennes et autres, tandis que leur fille Corinne s'est lancée dans la peinture. C'est d'ailleurs elle qui a peint la belle fresque de la salle des fêtes.
Clément HEINIS

Société Banque alimentaire du Haut-Rhin : bilan mitigé de la collecte de novembre Moins de dons, la faute au Black Friday ?

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:22:34

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Société Banque alimentaire du Haut-Rhin : bilan mitigé de la collecte de novembre
Moins de dons, la faute au Black Friday ?
La Banque alimentaire du Haut-Rhin, allée Gluck à Mulhouse, poursuit son agrandissement. Le résultat mitigé de la collecte de novembre ne devrait pas avoir d'incidence sur la distribution.
 

 
Les produits récoltés sont stockés au parc Gluck, à Mulhouse, où des travaux d'agrandissement sont encore en cours.
La collecte nationale des Banques alimentaires a lieu chaque dernier week-end de novembre. La 36e édition s'est déroulée les 29 et 30 novembre soit, le premier jour, en même temps qu'un événement commercial venu des Etats-Unis et du Canada, qui donne lieu à de nombreuses promotions.

« On pense que ce télescopage avec le Black Friday explique la baisse de plus de 9 % de notre collecte par rapport à 2018, avance Fernand Clauss, président de la Banque alimentaire du Haut-Rhin. Les gens ont été davantage occupés à faire des affaires plutôt que de faire des courses alimentaires et le report sur le samedi ne s'est pas fait. Il est possible aussi que les gens n'ont pas assez d'argent pour les autres. »
La collecte représente moins de 10 %

Les denrées achetées par les particuliers dans les supermarchés, récupérées dans des sacs sur place, ou dans les mairies et les écoles, se sont élevées à 209 tonnes contre 224 tonnes en 2018. « Au niveau national, certaines Banques alimentaires ont fait un peu plus. Dans le Grand-Est, à part la Banque alimentaire de Nancy et Meurthe-et-Moselle, tout le monde a vu son chiffre de collecte baisser. Depuis que je suis président en 2012, c'est la première fois que je vois le cas à Mulhouse. »

Pour autant, Fernand Clauss ne tire pas la sonnette d'alarme. « Il n'y aura pas d'incidence sur la distribution des denrées alimentaires aux CCAS [centres communaux d'action sociale], les épiceries sociales, et les associations comme Caritas Secours catholique, la fondation Saint-Vincent-de-Paul, la Croix-Rouge française ou Sahel vert...

« Sur les 2 600 tonnes distribuées dans l'année, la collecte représente moins de 10 %. La majorité des dons provient de la "ramasse" dans les magasins (plus de 1 800 tonnes) et de la dotation de l'Europe et de l'Etat sous forme alimentaire (qui se trouve à la Mer Rouge à Mulhouse). Les bénévoles de la Banque alimentaire se sont chargés de trier les produits de la collecte : sucre, farine, huile, confiture..., dont une grande partie est stockée allée Gluck à Mulhouse.
Deux extensions pour le frais et pour le sec

L'extension a débuté en 2017-2018 : la Banque alimentaire du Haut-Rhin jusque-là locataire de la Ville est devenue propriétaire pour un euro symbolique. La maire de Mulhouse, Michèle Lutz, a d'ailleurs fait sa visite d'après-collecte avec son équipe mardi.

L'association en a profité pour racheter les locaux voisins de l'entreprise NKD et aménager de nouveaux bureaux et lieux de stockage, soit 700 boxes supplémentaires. « Notre adresse est maintenant 9 et 11 allée Gluck. L'agrandissement va se poursuivre jusqu'en 2021 avec une extension de chaque côté de la cour, pour la partie frais avec un congélateur de 50 palettes, et pour le sec », précise le président.

La surface totale avec le terrain a plus que doublé, passant de 980 m2 à 2 600 m2. « Une cuisine et un réfectoire dignes de ce nom ont pu être aménagés pour les bénévoles. Tous les jours, nous avons entre 20 à 25 personnes. » Leur nombre total est passé de 130 à 156 volontaires, avec six employés.

Le président Fernand Clauss lance un appel aux bonnes volontés : « Nous avons besoin d'une vingtaine de chauffeurs convoyeurs supplémentaires pour les livraisons aux associations. »
K.D. Banque alimentaire du Haut-Rhin, Cité Parc Gluck, 9-11 allée Gluck à Mulhouse. 03 89 42 77 77. ba680@banquealimentaire.org

Banque alimentaire du Haut-Rhin, Cité Parc Gluck, 9-11 allée Gluck à Mulhouse. 03 89 42 77 77.

 
 

 

Livre Les « Voraces » au coeur du pouvoir

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:22:52

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Livre Les « Voraces » au coeur du pouvoir
 

 
« Les Voraces », de Vincent Jauvert. Photo N.M.
Difficile de parler d'argent, de conflits d'intérêts et de personnalités politiques sans sombrer dans le populisme. L'enquête de Vincent Jauvert qui sort ce jeudi en librairie, Les Voraces (éditions Robert Laffont), y échappe, car il met en avant les nombreux parlementaires qui ont tenté (pour l'instant sans succès) de mettre un peu d'ordre dans la collusion entre le monde économique, politique et la haute administration du pays.

Mais Les Voraces décrit aussi, dans une enquête implacable et très sourcée, les personnalités politiques, de droite et de gauche, qui s'occupent plus de leurs intérêts financiers que de la chose publique pour laquelle ils sont élus.
Élus, mais pas seulement...

C'est l'un des effets pervers du non-cumul des mandats : être maire ne suffit plus à ceux qui ont parfois été députés.

Benoist Apparu, maire de Châlons-en-Champagne (Marne), gagne 2 480 EUR comme maire, auxquels il ajoute 200 000 EUR par an pour être à la tête de In'Li, le numéro un du logement intermédiaire en Île-de-France (il a été ministre du Logement).

Christophe Béchu, maire d'Angers (Maine-et-Loire), ancien LR, préside l'agence de financement des infrastructures de transport en Île-de-France, soit 42 000 EUR brut par an.

François Baroin, maire de Troyes (Aube), touche 8 500 EUR brut par mois. Le président des maires de France est avocat (entre 125 000 et 180 000 EUR annuels selon les années), « conseiller extérieur » de la banque Barclays, une appellation pour ne pas dire lobbyiste. En décembre 2017, il entre au conseil d'administration de la compagne Sea-Invest corporation et c'est rémunérateur : 13 500 EUR net en un mois pour trois jetons de présence...

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse (Haute-Garonne), une des plus grandes villes de France, est aussi haut fonctionnaire au ministère des Finances depuis sa défaite en 2008 (sans avoir fait l'ENA). Il est au contrôle général économique et financier, baptisé « cimetière des éléphants de Bercy », où siègent des cadres dont on ne sait que faire : 8 253 EUR par mois. Depuis 2014, il cumule ce traitement de haut fonctionnaire avec celui de maire de Toulouse et dispose donc d'environ 14 000 EUR par mois (plus qu'Emmanuel Macron).

Hervé Gaymard, président du conseil départemental de Savoie (4 500 EUR net par mois) cumule avec un poste de haut fonctionnaire (c'est légal) à un rang hors classe (7 855 EUR net), soit plus de 12 000 EUR d'argent public. Il est affecté à Bercy, mais les sources de l'auteur du livre affirment qu'on ne l'y voit pas souvent.

Rachida Dati, garde des Sceaux sous Nicolas Sarkozy, est devenue avocate : 600 000 EUR d'honoraires par an en plus de ses fonctions de maire d'un arrondissement de Paris et de députée européenne (jusqu'en 2019).
Pantoufleurs

Le pantouflage est l'art de faire des allers et retours entre le privé et le public, ou de passer de la haute fonction publique au privé. Une pratique qu'Emmanuel Macron, alors candidat à l'Élysée, qualifiait de « privilège hors du temps ».

Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État à la Transition énergétique, a travaillé dans les cabinets ministériels avant de faire du lobbying chez Danone (5,3 millions d'euros de patrimoine).

Muriel Pénicau d, ministre du Travail, n'a cessé de faire des allers et retours entre privé et public, ce qui lui a permis de déclarer un patrimoine de 6,5 millions d'euros.

Guillaume Pepy, patron de la SNCF jusqu'en fin année, et Delphine Ernotte, patronne de France Télévisions, sont par ailleurs administrateurs de Suez : 73 000 EUR en 2018 pour le premier et 49 000 pour la seconde.
N.M.

Mulhouse Restauration de la tourelle sud-ouest du temple Saint-Etienne Un démontage en flèche

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:23:30

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Mulhouse Restauration de la tourelle sud-ouest du temple Saint-Etienne
Un démontage en flèche
Dans le cadre de travaux de restauration, la tourelle sud-ouest du temple Saint-Étienne de Mulhouse est déconstruite pierre après pierre depuis ce lundi et jusqu'à la fin de la semaine prochaine.
 

 
Les pierres qui constituent la tourelle sud-ouest du temple Saint-Étienne sont déposées une à une depuis ce lundi, pour être restaurées, avant d'être remontées à partir de la mi-mai.
Les grues télescopiques ont investi les rues du centre-ville de Mulhouse depuis le début de semaine. Ce mercredi après-midi, on en croise deux petites rouges place de la Concorde, où des agents débarrassent, dans la relative indifférence des passants, les illuminations de Noël. Place de la Réunion, la grande grue télescopique bleue, dont le bras de quelque 60 mètres est déployé le long de la tourelle sud-ouest du temple Saint-Étienne, suscite davantage l'intérêt des badauds qui sont nombreux à lever la tête pour voir ce qu'il se trame à 40 mètres du sol.
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Débutée en octobre dernier et interrompue le temps du <a href="https://twitter.com/hashtag/march%C3%A9deNoel?src=hash&amp;ref_src=twsrc..., la restauration de la tourelle sud-ouest du <a href="https://twitter.com/hashtag/templeSaintEtienne?src=hash&amp;ref_src=twsr..., édifice emblématique de <a href="https://twitter.com/hashtag/Mulhouse?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#..., se poursuit avec la dépose en cours de sa flèche, qui sera reconstruite à l&#39;identique ! <a href="https://t.co/1eymezzvI2">pic.twitter.com/1eymezzvI2</a></p>&mdash; #Mulhouse (@mulhouse) <a href="https://twitter.com/mulhouse/status/1216741443684982785?ref_src=twsrc%5E... 13, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

C'est que depuis ce lundi, le chantier de restauration de la tourelle sud-ouest est devenu visible. Jusque-là, il était plutôt discret. Mais cela ne voulait pas dire qu'il ne se passait rien derrière la bâche conçue sur mesure pour emmailloter l'échafaudage installé autour de la tourelle depuis le mois de septembre. Xavier Boulivan, architecte au service d'architecture de la Ville de Mulhouse et de M2A, en charge du suivi des travaux de restauration du temple, indique : « Pendant la période du marché de Noël, plusieurs relevés ont été effectués sur la flèche pour évaluer l'état sanitaire des pierres. »
Première restauration de cette ampleur pour la tourelle

Depuis l'inauguration du temple, le 1er novembre 1866, c'est la première fois que la tourelle sud-ouest est restaurée. Par le passé, seuls quelques blocs abîmés ont « été réagrégés avec un mortier de ciment » et des travaux de consolidation et de sécurisation ont été entrepris comme en témoignent l'ossature en bois encore en place ce mercredi, qui servait à soutenir la flèche surmontant la tourelle, et les filets installés çà et là pour retenir les blocs en grès "passablement détériorés" », explique Sebestian Wolf, l'un des tailleurs de pierre de l'entreprise Léon Noel, qui travaillent sur le chantier. En plus des affres de la météo (vent, pluie) et de la pollution, les experts avancent, pour expliquer ce mauvais état sanitaire, « que le grès utilisé à l'époque, provenant de carrières de la région, était probablement de mauvaise qualité ».
Des pierres de 300 kilos à plus d'une tonne sont déposées

Fissures, délitements... Les marques de détérioration sont bien visibles sur les pierres descellées une à une à l'aide de marteaux, burins et disqueuses, puis ramenées au sol à l'aide de la grue télescopique. Quarante-huit heures après le début du chantier de « déconstruction » express de la tourelle - il doit durer une quinzaine de jours à peine -, les blocs malades de quelque 300 kilos à plus d'une tonne, s'alignent le long du côté ouest du temple. « Ils sont tous numérotés et repérés sur le plan de dépose de la tourelle » qui servira également à reconstituer le puzzle de pierre lorsque les blocs auront été restaurés dans l'atelier strasbourgeois de l'entreprise Léon Noel.

Sur les quelque 40 m³ de pierre qui sont déconstruits, Sebestian Wolf est peu optimiste sur le nombre de pierres - « trois, quatre », indique-t-il - qui pourront être réutilisées après une simple « injection de résine ». Les autres seront toutes retaillées à l'identique, avant d'être remontées à partir de la mi-mai. Le chantier de restauration doit s'achever à la fin du mois d'octobre.

D'ici le mois d'avril, c'est un autre chantier qui débutera au temple : celui de la rénovation intérieure qui comprend notamment l'installation d'un nouveau système de chauffage. Viendra ensuite le temps de reprendre les tourelles nord-ouest et nord-est de l'édifice classé au titre des Monuments historiques depuis 1995.
Cécile FELLMANN VOIR AUSSI notre diaporama de la déconstruction de la tourelle du temple sur le site www.dna.fr

VOIR AUSSI notre diaporama de la déconstruction de la tourelle du temple sur le site www.dna.fr

 
 

 

Sport Les capitaines sur le pont

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:24:08

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Sport  Les capitaines sur le pont
 

 
La journée des capitaines a réuni à la salle Pierre Albouy de Wittelsheim une trentaine de jeunes âgés de 14 à 18 ans de tous les clubs du département. DR
Le comité départemental du Haut-Rhin, la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) du Haut-Rhin et le club de Wittelsheim ont mis en place une action d'envergure intitulée « la journée des capitaines ». Son objectif est de renforcer le fair-play, d'inciter les joueurs à davantage de respect et de collaboration dans les différentes compétitions avec comme thématiques le harcèlement, le respect entre coéquipiers, les relations joueurs-arbitres, la gestion des conflits et du stress.

Une trentaine de jeunes âgés de 14 à 18 ans de tous les clubs du département se sont réunis à la salle Pierre Albouy de Wittelsheim durant une après-midi de la fin du mois de décembre. Ils ont participé à trois ateliers animés par trois intervenants : Chekh Nadour, intervenant de l'équipe mobile de sécurité du rectorat de Strasbourg, spécialiste du harcèlement et des dérives d'internet, de l'apaisement des tensions grâce à la médiation et la parole ; Claire Nussbaumer, capitaine des Panthères Mulhouse (NF2) ; Habib Boucekkine, arbitre fédéral et formateur de jeunes arbitres.

Le choix de collaborer avec des jeunes acteurs a un double intérêt : accompagner des sportifs certainement déjà sensibilisés à ces problématiques et qui ont une capacité à intervenir dans certaines situations, mais aussi amener de futurs dirigeants, entraîneurs et/ou arbitres à disposer d'outils et de documents pour anticiper ces agissements.

L'après-midi s'est déroulée dans une atmosphère conviviale et a permis aux jeunes pratiquants de pouvoir s'exprimer sans tabou sur ces faits de société.

 

 
 

NIEDERENTZEN  Aménagement routier Le trafic a plus que doublé dans la commune

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:30:28

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NIEDERENTZEN  Aménagement routier
Le trafic a plus que doublé dans la commune
L'ouverture en juin 2016 de l'échangeur sur l'A35 et de la liaison avec la RD83 ont fait exploser les chiffres de trafic en traversée de Niederentzen. Des aménagements de sécurité et d'accompagnement doivent y être réalisés, à l'ouest et à l'est du petit village de 770 habitants.
 

 
Le rond-point au centre du village voit aujourd'hui passer plus de 5 000 véhicules par jour.
« Avant l'ouverture de l'échangeur, nous avions un trafic de l'ordre de 2200-2300 véhicules par jour. Aujourd'hui, nous en sommes à plus de 5 000 alors que les prévisions de trafic qui nous avaient été présentées à l'époque étaient de seulement 150 à 200 véhicules en plus. C'est finalement dix fois plus ! » s'emporte le maire de Niederentzen, Jean-Pierre Widmer, avant de préciser : « La circulation dans le centre du village n'a pas beaucoup bougé mais celle en provenance de Rustenhart a doublé, tout comme celle de la RD8 1 qui vient de Biltzheim. Je ne suis pas contre cet échangeur, qui est bien sûr un outil de développement économique et de désenclavement pour nos communes. Mais alors que des investissements très importants ont été réalisés à l'époque du côté de Rouffach en matière de sécurisation et de réduction des nuisances, rien n'a été fait chez nous, à Niederentzen dans cette traversée est-ouest et au niveau de la route de Rouffach où se posent aujourd'hui les questions du trafic, de la vitesse, du bruit et de la sécurité ».

L'échangeur sur l'A35 qui a été mis en service en 2016. DR
Des aménagements de sécurité en projet

Pour le maire de Niederentzen « il est impératif de faire quelque chose et de rattraper ce qui n'a pas été fait à l'origine ». Une étude de traversée d'agglomération a été lancée avec le concours de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin. « Nous avons déjà validé le projet de sécurisation dans la partie ouest afin que cela puisse être inscrit au budget. Il s'agira d'installer un plateau surélevé pour réduire la vitesse alors que des pointes à près de 108 km/h ont déjà été relevées en traversée du village, et d'aménager un rond-point au niveau de l'entrée de la future zone d'activités. Cette étude sera finalisée cette année pour la partie est, afin de permettre l'inscription des travaux à prévoir, pour 2021 ».
« Un projet essentiel pour l'avenir du village »

Jean-Pierre Widmer parle d'un projet de l'ordre d'1 million d'euros avec les concours du Département du Haut-Rhin et de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin, aux côtés de la commune de Niederentzen. « Ce projet de sécurisation est essentiel pour l'avenir du village et le bien-être de ses habitants », résume le maire. D'autant que le trafic est encore appelé à se densifier dans les prochaines années, avec l'aménagement d'une zone commerciale et d'activités entre l'autoroute et l'entrée ouest du village.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

Biltzheim Le trafic a plus que doublé

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:38:14

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Biltzheim  Le trafic a plus que doublé
 

 
L'échangeur sur l'A35 qui a été mis en service en 2016. Archives L'Alsace /Stephane CARDIA

L'échangeur sur l'A35 qui a été mis en service en 2016. DR

« Avant l'ouverture de l'échangeur, nous avions un trafic de l'ordre de 2200-2300 véhicules par jour. Aujourd'hui, nous en sommes à plus de 5 000 alors que les prévisions de trafic qui nous avaient été présentées à l'époque étaient de seulement 150 à 200 véhicules en plus. C'est finalement dix fois plus ! » s'emporte le maire de Niederentzen, Jean-Pierre Widmer, avant de préciser : « La circulation dans le centre du village n'a pas beaucoup bougé mais celle en provenance de Rustenhart a doublé, tout comme celle de la RD8 1 qui vient de Biltzheim. Je ne suis pas contre cet échangeur, qui est bien sûr un outil de développement économique et de désenclavement pour nos communes. Mais alors que des investissements très importants ont été réalisés à l'époque du côté de Rouffach en matière de sécurisation et de réduction des nuisances, rien n'a été fait chez nous, à Niederentzen dans cette traversée est-ouest et au niveau de la route de Rouffach où se posent aujourd'hui les questions du trafic, de la vitesse, du bruit et de la sécurité ».

L'échangeur sur l'A35 qui a été mis en service en 2016. DR
Des aménagements de sécurité en projet

Pour le maire de Niederentzen « il est impératif de faire quelque chose et de rattraper ce qui n'a pas été fait à l'origine ». Une étude de traversée d'agglomération a été lancée avec le concours de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin. « Nous avons déjà validé le projet de sécurisation dans la partie ouest afin que cela puisse être inscrit au budget. Il s'agira d'installer un plateau surélevé pour réduire la vitesse alors que des pointes à près de 108 km/h ont déjà été relevées en traversée du village, et d'aménager un rond-point au niveau de l'entrée de la future zone d'activités. Cette étude sera finalisée cette année pour la partie est, afin de permettre l'inscription des travaux à prévoir, pour 2021 ».

Jean-Pierre Widmer parle d'un projet de l'ordre d'1 million d'euros avec les concours du Département du Haut-Rhin et de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin, aux côtés de la commune de Niederentzen. « Ce projet de sécurisation est essentiel pour l'avenir du village et le bien-être de ses habitants », résume le maire. D'autant que le trafic est encore appelé à se densifier dans les prochaines années, avec l'aménagement d'une zone commerciale et d'activités entre l'autoroute et l'entrée ouest du village.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

Maison des vins d'alsace  Guide Hachette Une belle vitrine pour les viticulteurs

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:31:56

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Maison des vins d'alsace  Guide Hachette
Une belle vitrine pour les viticulteurs
Comme chaque année à la même période, la Maison des vins d'Alsace à Colmar accueille pendant trois jours l'organisation du Guide Hachette des vins pour une dégustation de crus alsaciens, en vue de les sélectionner pour une éventuelle parution dans le fameux guide.
 

 
La concentration des dégustateurs imprime une atmosphère studieuse dans la salle de dégustation.
Pendant trois jours (encore aujourd'hui et demain), un collège d'une centaine de dégustateurs, tous professionnels de la viticulture, vont se succéder pour déguster et noter près de 900 vins d'Alsace.

Tous les producteurs de la région peuvent présenter trois ou quatre vins de sa cave et espérer obtenir un référencement dans le guide qui paraît chaque premier mercredi du mois de septembre, à condition de bénéficier du label AOC ou IGP. Cette année, ce sont les millésimes 2017 et 2018 qui sont en compétition. Le nombre de cols dégustés reste relativement constant d'une année à l'autre, ce qui représente un peu plus de 200 viticulteurs alsaciens.
« On apporteune certaine crédibilité »

Chaque jury est composé de trois dégustateurs, qui note le breuvage en fonction de différents critères avant de lui donner une note de 0 à 5. Il faut obtenir au moins deux points à la moyenne des notes pour être cité dans le guide. Sur les 900 vins, ce sont en moyenne 300 crus qui sont sélectionnés chaque année, dont la majorité d'entre eux se situe dans un tarif allant de 8 à 15 EUR.

« C'est une belle vitrine pour les viticulteurs français » estime Stéphane Rosa, directeur du Guide Hachette des vins dont la distribution se situe entre 50 000 à 60 000 exemplaires selon les années. « Ça va, ça vient c'est un peu comme les millésimes, mais c'est assez constant depuis 5 à 6 ans. C'est difficile de résister face au numérique ».

Le guide vendait autour de 100 000 copies à son apogée, mais pour Stéphane Rosa le changement d'habitudes de consommation n'est pas à incriminer. « Les gens consomment moins mais mieux. La baisse des ventes correspond au développement et à la progression du numérique à partir de 2005-2010. Nous avons une approche professionnelle. Sur internet, il y a beaucoup d'avis individuels qui peuvent être complémentaires. Mais qui a la possibilité de goûter 900 vins alsaciens en trois jours ? On apporte une certaine crédibilité ».

Outre la version papier, il existe une application numérique, utilisée par environ 20 000 personnes. En ligne, la version de l'année en cours du guide est payante, mais les éditions précédentes sont libres d'accès. « Nous avons besoin du numérique pour faire vivre la marque et se faire connaître des nouvelles générations ».
JO.K

 

 
 

 

institut de l'assomption  Rencontre Aurélie, auteure de bandes dessinées bilingues

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:33:24

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institut de l'assomption  Rencontre
Aurélie, auteure de bandes dessinées bilingues
 

 
Aurélie Guetz présente aux enfants sa bande dessinée franco-allemande et tout son travail d'écriture.
Mardi après-midi, les élèves de la classe de CE1b de l'institut de l'Assomption de Colmar ont eu la visite d'Aurélie Guetz, auteure de bandes dessinées bilingues. Ces mêmes élèves suivent les cours bilingues de Nathalie Granieri et depuis la rentrée, ils travaillent sur la bande dessinée où se mélangent le français et l'allemand.

Aurélie Guetz enseigne le français à Bötzingen, en Pays de Bade, elle a rencontré Nathalie Granieri au Festival du livre à Colmar. Elles ont sympathisé et décidé d'effectuer un travail en commun. Les jeunes élèves alsaciens ont alors découvert la première partie de : Les aventures de Kazh, Meine deutsch-französische Familie/Ma famille franco-allemande, les enfants de la classe CE2b travaillent sur la seconde partie.
Les textes sont traduitspour les parents non bilingues

L'auteure a expliqué aux enfants comment naît une BD, de l'écriture jusqu'à la commercialisation, en passant par les dessins, la mise en page, l'impression, les nombreuses relectures, qui malheureusement n'évitent pas toujours les fautes d'orthographe.

Dans sa BD, les textes sont traduits, appréciables pour les parents non bilingues, qui peuvent ainsi partager les joies de la lecture avec leurs enfants. Cette rencontre va permettre d'établir un partenariat entres les classes de Bötzingen et celles de l'Assomption.

Il est possible de découvrir l'auteure en se rendant sur ses différents sites ou en allant à sa rencontre aux séances de dédicaces, samedi 8 février, de 13 h à 17 h, à la librairie Le nouveau Liseron de Colmar ou dimanche 8 mars, de 9 h à 18 h au salon du livre de la Krutenau à Strasbourg.
Pour découvrir Aurélie Guetz, sa biographie, ses BD et le site des éditions Bernest : www.bernest.at/fr/Par-Fabricant/Aur-lie-Guetz

Pour découvrir Aurélie Guetz, sa biographie, ses BD et le site des éditions Bernest : www.bernest.at/fr/Par-Fabricant/Aur-lie-Guetz

 
 

 

Fellering  Fête patronale L'église prendra l'eau... le temps d'un concert

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 05:49:16

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Fellering  Fête patronale
L'église prendra l'eau... le temps d'un concert
Saint Antoine, le patron de la paroisse de Fellering, sera fêté le dimanche 19 janvier. La messe à 10 h 30 sera suivie d'un concert, à 16 h, donné par l'ensemble orchestral Opendoor sur une invitation « Au fil de l'eau ».
 

 
L'ensemble orchestral Opendoor et sa directrice Aline Ringenbach, professeure au conservatoire de Mulhouse, se produiront le dimanche 19 janvier à 16 h, à l'église Saint-Antoine de Fellering.
Dimanche 19 janvier, jour de la Saint-Antoine, Fellering fêtera le patron de la paroisse. À cette occasion, une messe lui sera consacrée à 10 h 30. L'Arosa, association pour le rayonnement de l'orgue et de l'église Saint-Antoine, propose de prolonger les festivités par un concert donné à 16 h. C'est en effet à l'invitation de cette structure présidée par Michel Dibling, que se produira l'ensemble orchestral Opendoor constitué d'une trentaine de musiciens. Cette formation, sous la direction d'Aline Ringenbach, professeure au conservatoire de Mulhouse, interprétera de nombreuses oeuvres, parfois instrumentales, mais aussi avec l'appui de quelques chanteurs.
Belle croisière musicale

Son répertoire va du gospel à la musique de film en passant par la variété ou la comédie musicale, avec le thème de l'eau pour fil conducteur.

Cet événement, intitulé « Au fil de l'eau », invitera à naviguer sur La Mer de Charles Trénet. Mais les mélomanes partiront aussi en Mission sur la musique d'Ennio Morricone, ou profiteront d'une escale pluvieuse chez ? Nacio Herb Brown avec Singing in the rain. On descendra même dans les abysses, le temps du morceau d'Alain Menken Under the sea pour remonter sur la rive juste après avec Riverdance de Bill Whelan.

Les amateurs, tels des rameurs en cadence, devraient profiter d'une belle croisière musicale avec la prestation des artistes d'Opendoor. Qui plus est, depuis les bancs de l'église, confortablement installés sur les tout nouveaux coussins (220 mètres linéaires quand même !) financés par l'Arosa et le conseil départemental.
Daniel NUSSBAUM Concert de l'ensemble orchestral Opendoor à l'église Saint-Antoine de Fellering, le dimanche 19 janvier, à 16 h. Entrée libre, plateau.

Concert de l'ensemble orchestral Opendoor à l'église Saint-Antoine de Fellering, le dimanche 19 janvier, à 16 h. Entrée libre, plateau.

 
 

 

Tourisme Lendemain de fêtes Janvier, dernier de la classe

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:34:19

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Tourisme Lendemain de fêtes
Janvier, dernier de la classe
Coincé entre les marchés de Noël de décembre et les vacances de ski de février, le premier mois de l'année est le pire pour l'économie touristique de la ville.
 

 
Encore bondées il y a quinze jours, les attractions touristiques de Colmar sont désertes ce mois de janvier.
Les premiers jours de 2020 ont donné l'illusion que tout n'avait pas complètement changé. Les touristes vénitiens ou madrilènes, en vacances scolaires jusqu'au 6 ou 7 janvier, continuaient à baguenauder partout sous les pignons colmariens dans une douceur quasi printanière. Depuis une semaine, le paysage touristique et l'affluence en ville ont changé du tout au tout. On ne croise plus guère que quelques touristes asiatiques au détour des vitrines soldées et des winstubs fermées pour congés annuels.

L'accalmie de janvier est validée des Dominicains à la Petite Venise. Sur les grandes terrasses de la place de la Cathédrale, qui captent une majorité de touristes, l'analyse est unanime et sans appel. Passée la première semaine de janvier, « on entre dans la période la plus faible de l'année », avance Tony Fontana, le gérant du Jupiler Café. Son homologue de l'Amandine, Brigitte Schuwer, ne dit pas autre chose. Pour autant, la respiration est presque salutaire. « C'est une période qui nous permet de ranger, de nettoyer, de souffler un peu après le rush de décembre ».

Forts de ce constat, beaucoup d'établissements ont pris le parti de fermer ce début d'année, à l'instar du Deer & Beer (littéralement « cerf et bière ») de Sébastien Berschy, en pause pour deux mois « jusqu'au retour des 20 degrés » autour de la fontaine Schwendi. Le patron de ce temple du Jägermeister, adossé à la place de l'Ancienne-Douane, préfère voir les avantages de la décompression que les méfaits de la grande dépression. « Cette période creuse me convient parfaitement, après neuf mois d'ouverture à plein régime six ou sept jours sur sept ».

Au Deer & Beer, à côté de la fontaine Schwendi. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Il y a encore quelques années, la période entre mi-octobre et mi-novembre rivalisait avec janvier dans les tiroirs-caisses. Ce n'est plus vrai aujourd'hui. « On a une super saison à Colmar, qui va grosso modo du 1er avril au 31 décembre, et ce quasiment sans aucun temps mort », argumente Sébastien Berschy qui accueille deux tiers de touristes dans son bar. Devant la collégiale Saint-Martin, Tony Fontana situe « la belle saison » dans le même créneau, avec neuf mois forts, et les locomotives d'août, septembre et décembre.
« Quand la neige s'installe en haut, il n'y a plus grand monde en bas »

Si le mois de janvier plastronne au palmarès des mois infréquentables, les deux suivants le concurrencent parfois. « Quand la neige s'installe sur les hauteurs, il n'y a plus grand monde en bas », avertit Michel Spiry, le patron du Jameson, le pub de la rue du Conseil Souverain, qui observe ces tendances depuis longtemps. Ce sera surtout vrai en février, à la période des congés scolaires, au temps des forfaits de ski à 1 000 mètres et du retour (depuis quelques années) des polaires en plaine. « Mars n'est pas terrible non plus », complète le patron du Jupiler.

Quand les uns font relâche, ceux qui restent ouverts en profitent toutefois pour limiter la casse. Ouvert 365 jours par an, le restaurant du Schwendi, place de l'Ancienne-Douane, attire une (énorme) majorité de touristes. En début d'année, il voit surtout passer des représentants de commerce de passage au centre-ville, et retrouve un noyau de locaux adeptes de spécialités alsaciennes qui avaient fui la mêlée de l'avent. Son voisin du Koïfhus ne disait pas autre chose l'an dernier, en soulignant le plaisir qu'il avait à les retrouver en janvier, et la nécessité de faire souffler son personnel.
Les habitués battent en retraite avec la grève des trains

Si les semaines sont longues, avec des rues aussi animées que le désert de Mojave, les week-ends de janvier ne sont pas aussi catastrophiques qu'on pourrait l'imaginer. Les patrons, le personnel, les habitués, observent une effervescence les samedis, parfois les dimanches si le ciel est clair. Devant la gare, le café du Grillon, cette institution fréquentée par le Tout-Colmar, n'a pas perdu ses fidèles avec l'extinction des lumières de décembre. La patronne, Anne-Gaëlle Nousse, constate toutefois une déperdition, et pas que de touristes, avec des habitués qui ont battu en retraite avec les grèves de trains.

Le mensis horribilis se ressent plutôt dans les boutiques de prêt-à-porter. Cette vendeuse de la rue des Clés se désole à voix basse de voir les clients arriver au compte-gouttes depuis l'ouverture des soldes. « Les gens n'ont plus de sous en janvier et il fait plus de 10 degrés, pas franchement le temps idéal pour acheter un manteau de marque ».

Dans les bars ou les restaurants, un autre argument plaide contre janvier : c'est un mois « fiscal ». « En décembre, on gonfle nos comptes pour redonner à l'État le mois suivant », remarque Michel Spiry, comme d'autres, avec un large sourire.
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

Vallée de Saint-Amarin Communauté de communes François Tacquard : « On a fait un sacré bon travail »

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:26:24

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Vallée de Saint-Amarin Communauté de communes
François Tacquard : « On a fait un sacré bon travail »
Après trois mandats, François Tacquard, 68 ans en octobre, quittera en mars la présidence de la Communauté de communes de Saint-Amarin. Il revient sur quarante ans d'histoire et d'engagement, sans oublier la dimension collective de l'oeuvre accomplie.
 

 
François Tacquard préside la communauté de communes de Saint-Amarin depuis 2001.
François Tacquard, à quand remonte votre engagement dans la vallée de Saint-Amarin ?
François Tacquard : « Je suis natif de Willer-sur-Thur. En 1976, j'étais élève à l'école d'agronomie de Montpellier et j'ai choisi comme sujet de mon mémoire « les relations entre l'agriculture et l'industrie dans la vallée de Saint-Amarin pendant trois siècles », les ouvriers-paysans en étant le coeur. Je suis revenu dans la vallée après cinq ans d'absence et j'ai créé la première coopérative de défrichement de France. C'était une époque où les friches avaient gagné beaucoup de terrain. C'était une friche-vallée ! »

« L'État m'a embauché pour participer au premier contrat de Pays, afin d'aider les territoires fragiles à monter des projets ruraux de développement. Mes premiers projets dans la vallée en tant qu'ingénieur remontent donc à quarante-deux ans... Pendant un an, j'ai été animateur de développement dans la vallée et j'ai monté un projet de défrichement de 700 hectares de pâturages. »

« Puis je suis parti deux ans en Afrique pour travailler sur les déserts et le retour des réfugiés ruraux dans leurs villages, pour le compte des Nations Unies. Elles voulaient m'embaucher en 1978, mais j'ai préféré revenir dans ma vallée pour développer l'agriculture et construire une autre société... »

« J'ai été embauché en 1979 comme agent de développement de la Doller et on a été quelques-uns à créer le Centre de ressources des Vosges du Sud. Nous étions tout un réseau de militants du développement local, dont une centaine dans la vallée de Saint-Amarin. »
« Un état d'esprit écolo-catho-gaucho »

« On s'intéressait à l'agriculture, l'industrie, la culture... Notre état d'esprit, c'était écolo-catho-gaucho ! Je me rappelle qu'on avait monté un groupe coopératif pour racheter la ferme de Wesserling, mais ça n'avait pas marché.

En 1982, j'ai créé mon bureau d'études sur le développement rural. À une époque, il a fait travailler jusqu'à douze personnes, mais par la suite j'ai dû lever le pied en raison de mon engagement politique. »
Comment êtes-vous entré à la com com ?

F. T. : « En 1983, je me suis engagé à Storckensohn où j'avais acheté une maison en rentrant d'Afrique. Je suis entré au conseil de la communauté de communes où, pendant dix-huit ans, j'ai été dans une opposition constructive à Pierre Egler. Il était un peu autoritaire mais a fait des choses formidables. J'avais avec lui une relation plus complexe que ce que l'on imagine. Il nous tendait la main quand on avait des projets innovants. Avec des gens comme Geneviève Foltzer, Francis Schirck ou Martine Diffor, on a créé des choses comme les Thur'lutins ou l'Association de sauvegarde du parc. En 1998, j'ai été élu conseiller général. L'élection s'est cristallisée sur deux points, la grande déviation et le Parc de Wesserling. »

Cinquante ans après, devant les portes de l'ancien lycée Scheurer-Kestner (aujourd'hui collège Rémy-Faesch), François Tacquard reconnaît la petite fenêtre (à gauche à côté de la porte) à travers laquelle le portier demandait aux élèves de montrer patte blanche avant de rentrer dans l'établissement. Photo L'Alsace
Wesserling, « bijou collectif »

Comment êtes-vous devenu président de la communauté de communes ?

F. T. : « Ce n'était pas prévu ! Beaucoup de militants du réseau se sont investis dans les communes comme maires ou adjoints et, sans le vouloir, ils se sont retrouvés majoritaires à la com com en 2001 ! Personne ne voulait de la présidence, je me suis finalement porté volontaire. Nous nous sommes retrouvés une équipe de militants à la tête d'une institution qu'on n'avait pas voulu prendre, dans un moment difficile et exaltant, puisque toutes les industries textiles fermaient en cascade... 1500 emplois ont été détruits en 10 ans. Le site de Wesserling était en ruines, le lac de Kruth un trou, le Markstein en difficulté... Nous avons repris tous ces dossiers à bras-le-corps et on a fait un sacré bon travail ! »

« On a reconstruit une agriculture de qualité avec des projets paysagers, commune par commune, avec une organisation comme Agriculture et paysages. Un autre domaine dans lequel on a fait du bon travail, ce sont les services à la population. Tout ce qui est social a été créé par des bénévoles : Les jardins de Wesserling, Patrimoine et emploi... Il y a eu aussi l'école de musique intercommunale et la médiathèque, fruits du combat des bénévoles. N'oublions pas la piscine, la salle de sports, le musée Serret, etc. Aujourd'hui, la vallée de Saint-Amarin a un niveau de services au-dessus des autres territoires ruraux du Haut-Rhin. »

« Troisième réussite : l'économie. En général, quand il y a une friche industrielle en milieu rural, les élus attendent vingt ans un repreneur avant de tout raser et dépolluer à grands frais. Nous, nous sommes partis de l'idée que ces friches, c'était un patrimoine et un savoir-faire. L'idée était de les rénover dans un esprit frugal et patrimonial, ce qui permet de les louer à bas coût et d'attirer les entreprises. Une démarche unique en France ! Et l'autre volet, c'est de racheter les locaux d'entreprises en difficulté comme Hydra et Velcorex. On a pris des risques pour les sauver. Aujourd'hui, 800 emplois ont pu être recréés grâce aux entreprises et aux services. Et les emprunts sont payés par les loyers, pas par les contribuables. »

« Enfin, il y a Wesserling, mon plus beau bijou. D'une usine fermée en 2003 et d'un site en ruines, on a fait un grand site national. C'est une oeuvre collective, grâce aux élus mais aussi à la dizaine d'associations qui y travaillent et à des équipes techniques formidables. C'est à la fois un lieu touristique, économique et de services à la population. Le site manque encore de cohérence, d'où l'idée de refaire l'accès par le château et raconter une histoire. »

François Tacquard : « Il est plaisant pour moi de construire des projets et de m'impliquer dans des aventures collectives ». Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
« Mon premier amour, c'est la vallée et les paysans » Le Parc de Wesserling est-il votre plus grande fierté ?

F. T. : « Non, on m'associe toujours à Wesserling, mais je suis tout aussi fier de ce qui a été fait à Hydra ou à Storckensohn, avec le moulin, le centre du Torrent ou le Gazon Vert. Mon premier amour, c'est la vallée et les paysans... Tout ça, j'insiste, ce sont des aventures collectives. Wesserling est un bijou collectif. »
Des regrets ou des échecs ?

F. T. : « Oui, les transports. Sur le tram-train, on s'est fait rouler dans la farine par les ingénieurs. Et sur le sujet des petites déviations de villages, tout est à faire. Les pistes cyclables de Ranspach et Moosch ne fonctionnent pas et le co-voiturage dans la vallée est un échec. Enfin, le nombre de camions est passé de 2000 à 1000 camions/jours à Bussang, mais il faudrait qu'il tombe à 500. »
Pourquoi avez-vous décidé de quitter la présidence de la communauté de communes ?

F. T. : « J'aurais pu continuer, je m'en sens la capacité, mais trois mandats c'est suffisant. Le premier mandat est celui de la militance, le deuxième celui de la plénitude, le troisième celui de l'accomplissement et le quatrième celui du déclin... Un quatrième mandat aurait peut-être été celui de trop. On prend ses habitudes, on a ses têtes, on devient des petits chefs... Je ne veux pas non plus rester comme conseiller communautaire, pour ne pas être le censeur de mes successeurs. »
Continuer à oser En parlant de successeur... Un dauphin ou une dauphine ?

F. T. : « Je ne voterai pas ! Ma préférence ira à celui ou celle qui continuera à oser. C'est une mission difficile de courage et d'intelligence collective. À l'heure où les égoïsmes communaux remontent un peu partout en France, il faut rappeler l'importance de mutualiser davantage les finances et les services, comme l'enfance, le scolaire ou le périscolaire. »
Quels seront les principaux challenges à relever pour la future équipe communautaire ?

F. T. : « La lutte contre la désertification médicale en sera un. Une nouvelle piste a été suggérée : la télémédecine, en s'appuyant sur le bon réseau d'infirmières de la vallée. Par ailleurs, pour faire face à la désertion des services publics de l'État, il nous faudrait une vraie maison des services publics à Saint-Amarin. Elle pourrait s'installer dans les locaux de la com com, qui, de son côté, déménagerait à Wesserling, dans le musée (n.d.l.r. : le musée textile actuel devrait déménager dans le château). »
Que comptez-vous faire après avoir quitté la com com ?

F. T. : « Je veux rester un militant de la vallée. Je vais garder la présidence de l'Association pour la gestion du Parc, que j'espère transmettre d'ici quatre ans, et mon épouse restera à la présidence de l'association des Jardins de Wesserling. Une mission bénévole naturellement. Je n'ai pas fait tout ça pour l'argent. Un président de communauté de communes gagne 1200 euros par mois... »

« Il est aussi possible que je me présente à Storckensohn, pas pour être maire ou adjoint mais simplement conseiller municipal. Ce n'est encore qu'une hypothèse. Je vais aussi conserver mon bureau d'études, proposer des formations et réaliser des mémentos pour tirer de mon expérience de militant pendant quarante ans et de politique pendant trente ans. Bref, à bientôt 68 ans, j'ai encore 20 bonnes années d'activité devant moi ! Il est plaisant pour moi de construire des projets et de m'impliquer dans des aventures collectives. Chacun a ses talents, j'entends par là des capacités humaines à faire des choses bien. On est content de sa vie quand on les utilise au service du bien commun. »
Propos recueillis par Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

 

Villé Dépôt sauvage : précision

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:29:41

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Villé Dépôt sauvage : précision
 

 
Photo L'Alsace /Arsène HUMBERT
Des précisions sont à apporter dans notre article paru hier dans notre édition.

Le responsable des services techniques du département, Thierry Maurice, de la subdivision de Villé, a pris la décision de fermer les deux ouvertures de l'aire de repos à Saint-Pierre-Bois.

Les services techniques ont porté plainte à la gendarmerie lorsque les dépôts sauvages ont commencé, sans avoir pu identifier les auteurs. D'où la décision de fermer l'aire de repos en 2019.

Colmar Ils braquent un tabac-presse et causent un accident

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:10:50

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Colmar Ils braquent un tabac-presse et causent un accident
 

 
La police colmarienne lance un appel à témoins après un vol à main armée commis par deux individus qui ont eu un accident de voiture lors de leur fuite, ce mercredi matin à Colmar. Le visage dissimulé, deux hommes ont fait irruption vers 7 h 10 dans le tabac-presse Obrecht, Grand-rue près du palais de justice de Colmar. Ils ont sommé le gérant, seul dans son commerce, de se coucher par terre, tandis que l'un d'eux brandissait une arme de poing. Le commerçant s'est exécuté et n'a pas été blessé physiquement, tandis que les braqueurs sont repartis avec le fond de caisse de quelques centaines d'euros, ainsi qu'une quarantaine de cartouches de cigarettes.

Ils ont rejoint leur Audi A3 sportback noire garée à proximité, devant le bar Les Trois Singes, et se sont dirigés vers l'avenue Foch. Au rond-point à hauteur de la rue Jean-Jacques Henner, vers 7 h 15, ils ont percuté un cyprès et un panneau de signalisation, mais sont parvenus à repartir avec la voiture accidentée à l'avant.

Les enquêteurs de la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Colmar prient les éventuels témoins du braquage et de la fuite de les contacter au 03.89.29.47.00.
J.-F. S.

Haut-Rhin  Accidents sur l'A35 et la RN83 Autoroute coupée et bouchons monstres

Publié dans le panorama le Jeudi 16 janvier 2020 à 06:19:08

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Haut-Rhin  Accidents sur l'A35 et la RN83
Autoroute coupée et bouchons monstres
Trois accidents successifs ont fait deux blessés et provoqué plus de vingt kilomètres de bouchons, lundi soir sur l'axe autoroutier de la moitié nord du Haut-Rhin.
 

 
L'autoroute A35 a dû être coupée pendant près de deux heures dans le sens Mulhouse-Colmar entre 21h30 et 23h30, ce lundi à hauteur de Niederhergheim, si bien que des déviations ont été mises en place. Arrêtée sur la bande d'arrêt d'urgence pour une raison que l'enquête devra déterminer, la conductrice italienne d'une Fiat, avec à bord son bébé de 14 mois, a été percutée au moment du redémarrage par la conductrice d'une Mini, qui a freiné mais n'a pu l'éviter. Les deux voitures ont fait un demi-tour sur elles-mêmes et se sont immobilisées contre la glissière centrale de sécurité.
Bébé indemne

Les pompiers ont dû découper le toit d'un des véhicules pour dégager la conductrice coincée à l'intérieur. La ressortissante italienne, âgée de 29 ans, et la Colmarienne de 21 ans ont été transportées à l'hôpital Pasteur de Colmar, ainsi que la petite fille, pour des examens de contrôle. Conscientes mais blessées, sans que leur pronostic vital soit engagé, les deux automobilistes étaient toujours hospitalisées ce mercredi en fin d'après-midi.

Dans le même sens, vers 18h20, sur la liaison autoroutière RN83 à hauteur de Guémar, une collision entre une camionnette et une voiture, peut-être à la suite d'un problème de freins, a fait des dégâts matériels, occasionnant de forts ralentissements sur une dizaine de kilomètres au plus fort des perturbations, pendant une demi-heure.

Un bouchon a atteint une ampleur similaire dans l'autre sens, le même jour vers 19h30 juste après l'échangeur d'Ensisheim. Peut-être en raison d'une crevaison d'après les premières constatations du peloton motorisé de Sainte-Croix-en-Plaine, un automobiliste s'apprêtant à dépasser un camion frigorifique a heurté ce dernier. La voiture s'est immobilisée sur la voie de gauche, et le Colmarien âgé de 18 ans a été évacué à l'hôpital de Mulhouse pour des examens de contrôle.
Jean-Frédéric SURDEY