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Voeux au personnel Les derniers avant la Collectivité européenne d'Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:00:48

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Voeux au personnel Les derniers avant la Collectivité européenne d'Alsace
 

 
La cérémonie se tenait ce jeudi 9 janvier en fin d'après-midi à la salle de l'Aronde à Riedisheim, en présence de deux conseillères départementales du secteur, Catherine Rapp et Patricia Bohn, avant celles qui se tiendront à Altkirch et Colmar.
Rassemblement « autour de valeurs »

La directrice générale des services, Stéphanie Tachon, a d'abord souhaité rassembler ses équipes « autour de valeurs, l'engagement et le sens de la rigueur, l'esprit d'équipe, l'envie d'innovation, le besoin d'excellence ». Et de citer leur contribution à l'aboutissement de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA), avec « des procédures modernes et des pratiques performantes », et « un état d'esprit exemplaire ».

Stéphanie Tachon a ensuite transmis à sa présidente des voeux « de réussite pour ce projet alsacien », « de santé inébranlable », de bonheur et « de fierté d'être à la tête de [leur] collectivité ». Puis Brigitte Klinkert a partagé avec les personnels « quelques messages à l'occasion de la nouvelle année. »

Une centaine de personnes étaient conviées à ces voeux, principalement tournés vers l'avènement de la Collectivité européenne d'Alsace. Photo L'Alsace / Vincent VOEGTLIN
« Engagement exemplaire »

Des messages de reconnaissance pour « l'engagement exemplaire » des équipes dont « l'état d'esprit tend à redonner au service public toutes ses lettres de noblesse ». « En Alsace, nous ne savons pas envisager l'efficacité sans la proximité », avec « un niveau d'exigence proche de l'excellence », a déclaré la patronne du département, en rappelant « les enjeux si essentiels rattachés à toutes nos priorités, l'emploi, la solidarité, la jeunesse, le développement durable, la coopération avec nos voisins ».

Mais Brigitte Klinkert a aussi évoqué « cette mission un peu exceptionnelle » qui consiste pour tous les personnels à préparer avec leurs homologues bas-rhinois, la naissance de la Collectivité européenne d'Alsace, qui « nécessitera encore beaucoup de temps et d'énergie ».
Laboratoire institutionnel

L'année 2020 sera « une année de préparation et de préfiguration » de la CEA, « pour lui léguer notre modèle de gestion, à l'alsacienne, rigoureuse des deniers publics, tout en permettant la conduite d'actions innovantes, soucieuse de solidarité, porteuse d'activité économique et créatrice d'emplois. »

Et Brigitte Klinkert de remercier ses équipes pour leur « implication » dans ce projet, dont elle espère qu'ils seront aussi les promoteurs, « car vous pouvez, vous devez en être fiers » : « fiers de répondre au souhait des concitoyens », « d'être observés par les autres départements », « de participer à l'avènement d'une collectivité appelée à devenir un véritable laboratoire institutionnel au niveau européen ».
M.M.

 

 
 

ÉLECTIONS MUNICIPALES 2020 Cérémonies de vœux : pourquoi les maires vont devoir tenir leur langue

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:51:12

ÉLECTIONS MUNICIPALES 2020 Cérémonies de vœux : pourquoi les maires vont devoir tenir leur langue

Hier, plus de pdf du coup

Traditionnellement, en politique, le mois de janvier est l’occasion pour de nombreux élus d’organiser une cérémonie des vœux pour leurs administrés. En Alsace, les maires de Schiltigheim, Munster ou encore Wittelsheim ont déjà organisé les leurs. D’autres sont prévues dans les prochains jours.

Mais la cuvée 2020 s’annonce plus guindée qu’à l’accoutumée. Surtout dans les communes où le maire sortant compte se représenter aux prochaines élections municipales, organisées les 15 et 22 mars prochains.

Scrutin oblige, le Code électoral encadre strictement, depuis le 1er septembre, les communications politiques, dont les cérémonies de vœux. « En tant que personne morale, une collectivité locale ne peut pas participer au financement de la campagne d’un candidat », explique Pierre-Etienne Rosenstiehl, avocat au barreau de Strasbourg et spécialiste en droit électoral. Exit donc les soirées fastueuses, financées sur les deniers du budget communal, pour en mettre plein la vue aux futurs électeurs : les élus ne peuvent pas se servir d’une cérémonie de vœux comme tremplin à leur campagne.

Ne pas se servir des fonds communaux pour un intérêt électoral personnel

« Au mieux, ça peut être l’occasion de déclarer sa candidature à l’élection, à titre informatif et de façon factuelle, poursuit Pierre-Etienne Rosenstiehl. Mais ils ne doivent pas appeler à voter pour eux, distribuer des tracts ou faire de la propagande électorale. Cela afin d’éviter qu’un maire-candidat ne détourne les ressources communales pour mener campagne, au détriment de ses concurrents. »

Autrement dit, le maire doit souhaiter la bonne année en tant qu’élu, non comme candidat. Sans quoi il risque de tomber sous le coup de la loi. « La violation du Code électoral peut engendrer l’inéligibilité du candidat, l’annulation du scrutin, voire des sanctions financières, jusqu’à 75 000 € », prévient l’association des maires de France (AMF), dans une note interne rédigée à l’attention des élus.

Mais toutes les règles du Code électoral ne sont pas aussi claires. Elles laissent même une marge de manœuvre dans leur interprétation. De quoi laisser dans l’expectative bon nombre d’élus. « Une vingtaine nous ont déjà contactés pour nous demander des éclaircissements », indique Christian Klinger, président de l’association des maires du Haut-Rhin. Une formation a même été organisée en mars dernier pour éviter les dérapages.

Standing semblable aux années précédentes

« Dans la forme, un élu ne peut pas sortir le foie gras et les huîtres si jusqu’ici il servait des gâteaux secs, sourit Pierre-Etienne Rosenstiehl. De même qu’il n’est pas possible d’inviter la moitié de la population si les cérémonies de vœux étaient auparavant réservées à quelques associations et agents municipaux. »

Pour ce qui est du fond, l’édile peut revenir sur le bilan de l’année écoulée. Mais il ne peut ni faire le bilan de son mandat, ni parler des projets futurs, sans risquer d’être accusé de vanter sa candidature pour séduire de potentiels électeurs. Et de se faire taper sur les doigts par le juge administratif. « Je conseille aux maires de rester sur un discours de fête, résume Christian Klinger, lui-même maire sortant à Houssen et candidat à sa réélection. Le maître mot, c’est la sobriété. »

« Je n’ai pas l’habitude de vous laisser tomber… »

Reste que pour les plus habiles, les discours peuvent parfois prendre des tournures très acrobatiques. « Les vœux sont inscrits dans des cadres bien déterminés, a rappelé Paul Mumbach, maire de Dannemarie depuis douze ans, en introduction de sa cérémonie, lundi dernier. Dire si on se représente, ça n’est pas tellement autorisé. Je n’annoncerai rien du tout ce soir. » Avant d’enchaîner : « Je n’ai pas l’habitude de vous laisser tomber… »

Pour certains élus alsaciens, le problème ne se pose même pas. « Cela fait quatre ans qu’on n’organise plus de vœux, fait savoir le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch. Ce budget de quelque 5 000 € a été affecté à la démocratie participative tout au long de l’année. » Voilà, peut-être, l’une des solutions.

Courrier des lecteurs Gilets jaunes et municipales : « Le moment de nous compter »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:49:29

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Courrier des lecteurs     Gilets jaunes et municipales : « Le moment de nous compter »
 

 
« Je suis un gilet jaune de la première heure. J'ai encore en mémoire notre enthousiasme et la joie de nous retrouver sans nous connaître. Vinrent les ronds-points et la joyeuse anarchie qui y régnait. Puis vinrent les montées à Paris et les casseurs Et notre déclin. Sur les ronds-points et dans les QG ne resta que l'anarchie.

Nous sommes aujourd'hui gangrenés par des "à peine trentenaires" qui se sont mis en tête de nous apprendre la vie. Des soi-disant figures qui nous représentent auprès d'autres qui s'autoproclament responsables du mouvement. Tous ces gens sont en fait "drivés" par des partis politiques extrémistes de tout poil. Je ne reconnais plus à ces gens le droit de s'appeler " gilets jaunes".

Nos premières revendications concernaient les retraites et les hausses des carburants. Pourquoi ? Parce qu'à la campagne, ce sont des éléments très importants qui conditionnent nos vies. À la campagne, on a des cuves à fioul, ce fioul qui sert à nous procurer le chauffage et l'eau chaude. On a aussi une vieille voiture qu'on entretient précieusement parce que l'on pense que c'est la dernière et qu'on a plus les moyens de la changer [...]

Comment un "gilet" peut-il aujourd'hui manifester avec les personnels de la SNCF ou de la RATP ? Ce sont des privilégiés qui pompent 10 milliards d'EUR par an à l'État. Cet argent serait certainement mieux dans les poches de ceux essayant de vivre avec moins de 1 000 EUR par mois. Il est temps de fermer le livre des « gilets » et d'ouvrir le tome, c'est-à-dire de nous réapproprier les ronds-points et surtout de ne plus manifester le samedi. Et aussi, il va être temps de nous compter.

Pour cela, nous avons une occasion en or qui se présente : les élections municipales. Et le bulletin de vote, il n'est pas difficile à trouver. Il est en vente dans toutes les papeteries et autres grandes surfaces. Un carré jaune qui sert de pense-bête et que l'on peut coller n'importe où. [...] »
Alain Baudrillart, gilet jaune

 

 
 

Actes antisémites : la difficulté de « l'absence de témoignages »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:18:34

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Actes antisémites : la difficulté de « l'absence de témoignages »
 

 
Une trentaine de tags haineux et des trois profanations de cimetières juifs ont marqué l'année 2019.  Archives DNA /Franck KOBI
« L'absence de témoignages. » Pour le préfet du Bas-Rhin, il s'agit là d'« une des principales difficultés » auxquelles sont confrontés les gendarmes qui enquêtent sur la trentaine de tags haineux et des trois profanations de cimetières juifs qui ont marqué l'année 2019.

Une cellule d'enquête a été mise sur pied, « étoffée par des moyens scientifiques », poursuit Jean-Luc Marx en soulignant « la grande dispersion » de ces actes et « une concentration » dans le département. « Hormis la profanation du cimetière juif de Bayonne, commise il y a quelques jours, il n'y en a que dans le Bas-Rhin. »

Le préfet relève qu'« il ne s'agit pas d'un seul auteur compte tenu des analyses graphologiques et de peintures ». « L'enquête doit se poursuivre et elle demandera du temps. Il faut souhaiter que des témoignages apparaissent. La résurgence de l'antisémitisme est terrifiante », répète Jean-Luc Marx, lui-même victime d'une douzaine de tags à caractère antisémite. Il a déposé plainte.

Comment prévenir ce phénomène ? « Par une prise de conscience générale et par un effort de pédagogie. L'école est fondamentale en matière de savoir et de savoir être. Quand Michel Deneken, le président de l'université de Strasbourg, donne son analyse, il l'exprime aux 55 000 étudiants strasbourgeois », répond le préfet qui se dit préoccupé par les 300 à 400 enfants qui ne fréquentent pas l'école dans le Bas-Rhin. L'État intervient également dans la politique de la ville et la politique de prévention de la délinquance et de la radicalisation.
F. BY

 

 
 

Actes antisémites : les enquêteurs se heurtent à « l'absence de témoignages »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:20:44

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Actes antisémites : les enquêteurs se heurtent à « l'absence de témoignages »
 

 
Une trentaine de tags haineux et des trois profanations de cimetières juifs ont marqué l'année 2019.
« L'absence de témoignages. » Pour le préfet du Bas-Rhin, il s'agit là d'« une des principales difficultés » auxquelles sont confrontés les gendarmes qui enquêtent sur la trentaine de tags haineux et des trois profanations de cimetières juifs qui ont marqué l'année 2019.

Une cellule d'enquête a été mise sur pied, « étoffée par des moyens scientifiques », poursuit Jean-Luc Marx en soulignant « la grande dispersion » de ces actes et « une concentration » dans le département. « Hormis la profanation du cimetière juif de Bayonne, commise il y a quelques jours, il n'y en a que dans le Bas-Rhin. »

Le préfet relève qu'« il ne s'agit pas d'un seul auteur compte tenu des analyses graphologiques et de peintures ». « L'enquête doit se poursuivre et elle demandera du temps. Il faut souhaiter que des témoignages apparaissent. La résurgence de l'antisémitisme est terrifiante », répète Jean-Luc Marx, lui-même victime d'une douzaine de tags à caractère antisémite. Il a déposé plainte.

Comment prévenir ce phénomène ? « Par une prise de conscience générale et par un effort de pédagogie. L'école est fondamentale en matière de savoir et de savoir être. Quand Michel Deneken, le président de l'Université de Strasbourg, donne son analyse, il l'exprime aux 55 000 étudiants strasbourgeois », répond le préfet qui se dit préoccupé par les 300 à 400 enfants qui ne fréquentent pas l'école dans le Bas-Rhin. L'État intervient également dans la politique de la ville et la politique de prévention de la délinquance et de la radicalisation.
F. BY

 

 
 

 

Affaire Sarah Halimi : des cartes postales « pour réclamer justice »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:22:20

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Affaire Sarah Halimi : des cartes postales « pour réclamer justice »
 

 
Un modèle de carte postale a été créé et imprimé dans le Haut-Rhin, « afin de réclamer justice pour Sarah » Halimi. Photo Atelier Pictural
Les communautés israélites de Mulhouse et Colmar, ainsi que le consistoire du Haut-Rhin, appellent « tout un chacun » à envoyer une carte postale au président de la République afin de « réclamer justice pour Sarah » Halimi.

« C'est une initiative conjointe, locale et bien sûr symbolique. Qu'ils soient ou non de confession juive, tous ceux qui s'indignent de la récente décision de justice peuvent se rendre ce dimanche 12 janvier entre 9 h et 11 h à la communauté israélite de Colmar, rue de la Cigogne à côté de la synagogue, pour signer une carte postale à l'effigie de Sarah Halimi. Nous les adresserons lundi à Emmanuel Macron », expose le secrétaire général du consistoire israélite du Haut-Rhin. Laurent Schilli précise que les personnes ne pouvant ou ne désirant pas se déplacer peuvent poster « la carte postale de leur choix en la signant au dos, sans avoir besoin d'affranchir, avec l'adresse du palais de l'Élysée, 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré 75008 Paris ».

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche à Paris et Marseille pour réclamer « justice pour Sarah » Halimi, une sexagénaire juive tuée en 2017, et pour exiger un procès pour son meurtrier présumé, déclaré pénalement irresponsable. « À l'appel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Alsace, ajoute Laurent Schilli, 200 à 300 personnes s'étaient réunies le 30 décembre dernier devant le palais de justice de Strasbourg ».

Justice  Proposition de loi Affaire Halimi : faut-il modifier la responsabilité pénale ?

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:12:54

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Justice  Proposition de loi
Affaire Halimi : faut-il modifier la responsabilité pénale ?
Après l'émoi causé par la décision de la Justice de ne pas juger l'auteur du meurtre de Sarah Halimi, plusieurs parlementaires montent au créneau pour modifier le Code pénal.
 

 
En 2017, Sarah Halimi avait été rouée de coups chez elle avant d'être précipitée de son balcon, de cet immeuble.
La sénatrice centriste Nathalie Goulet a déposé une proposition de loi visant à revoir la notion de responsabilité pénale, après « l'émoi causé » par le meurtre de Sarah Halimi et « la non-condamnation de son meurtrier pour irresponsabilité pénale ».

Le 19 décembre, la cour d'appel de Paris a déclaré pénalement irresponsable Kobili Traoré, mis en examen pour le meurtre de cette sexagénaire juive en avril 2017, en estimant que ce consommateur de cannabis était alors en proie à une « bouffée délirante ».

Il ne pourra donc pas être jugé aux assises, selon la décision qui a provoqué la colère des parties civiles et de représentants de la communauté juive.
Ne pas pouvoir invoquer « sa propre turpitude »

Nathalie Goulet propose de revoir l'article du Code pénal qui prévoit que « n'est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes ».

Selon la proposition de la sénatrice centriste, déposée mercredi, les dispositions de cet article ne s'appliqueraient pas « lorsque l'état de l'auteur résulte de ses propres agissements ou procèdent eux-mêmes d'une infraction ». Par exemple quand il a arrêté son traitement ou lorsqu'il est sous l'emprise de l'alcool ou de drogues.

Pour Nathalie Goulet, il ne pourrait dès lors « pas invoquer sa propre turpitude pour échapper à un procès et à des sanctions ».

Outre le meurtre de Sarah Halimi, la sénatrice de l'Orne cite dans l'exposé des motifs de son texte « bien d'autres drames notamment liés à la radicalisation islamique, comme les trois attaques aux couteaux à Paris, Metz et Villejuif des 5 et 6 janvier ».

« Nous sommes en train de perdre une bataille contre le djihadisme. Nous sommes en train de psychiatriser le terrorisme pour déresponsabiliser. Regardez Sarah Halimi ou Villejuif ! », avait estimé de son côté le président du groupe LR du Sénat Bruno Retailleau mardi sur Sud Radio.

Deux sénateurs, Roger Karoutchi (LR) et Jean-Marie Bockel (centriste), ont interpellé le gouvernement sur la décision d'irresponsabilité pénale de Kobili Traoré, mercredi lors de la séance de questions d'actualité.

« Sarah Halimi a été massacrée, défenestrée, par un meurtrier clairement antisémite, il n'y aura pas de procès. Au-delà des règles, au-delà des codes, Monsieur le Premier ministre, est-ce que vous trouvez cela juste ? », a interrogé Roger Karoutchi.

 

 
 

 

SOCIAL  À cause des grèves contre la réforme des retraites L'option autocar gagne du terrain

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:09:21

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SOCIAL  À cause des grèves contre la réforme des retraites
L'option autocar gagne du terrain
En plus des 250 cars qui assurent les dessertes de la SNCF en temps normal, une quarantaine de véhicules supplémentaires sont affectés chaque jour en Alsace pour pallier les suppressions des trains express régionaux.
 

 
Direction Metzeral au départ de Colmar pour ce car de substitution affrété ce jeudi par la SNCF pour pallier la grève des TER Alsace.
Des cars au lieu des trains ? Le transfert du rail à la route n'est pas nouveau puisque 250 cars circulent habituellement sur le réseau TER Alsace. Depuis le 5 décembre, ce sont 40 cars de substitution supplémentaires qui sont affrétés par la SNCF pour pallier la suppression de trains. « Au tout début du conflit, les 250 cars habituels n'ont pu être mis en place de manière complète partout. Certains cars ont dû être redéployés sur d'autres dessertes pour permettre une meilleure offre plus ciblée et adaptée. Mais dès avant les vacances de Noël nous avions, sur ce point, retrouvé notre plan de transport "cars" normal chaque jour et cela continue », indique Anne Corbé, responsable de la communication à la direction régionale TER Grand Est à Strasbourg.
Jusqu'à 150 cars supplémentaires certains jours

En parallèle, des cars supplémentaires sont affrétés chaque jour en fonction du plan de transport ferroviaire. « L'idée est de les positionner prioritairement sur les lignes à moins fort trafic. Donc, ces cars sont positionnés prioritairement sur les lignes secondaires et ciblée sur les matins et fin de journée pour permettre des allers-retours », précise Anne Corbé.

Sur certaines lignes, comme Mulhouse-Müllheim, voire, ponctuellement entre Colmar et Metzeral, la desserte ne s'effectue que par car, ce qui, selon Anne Corbé, « suffit globalement à absorber les clients ».
Des cars affrétés 24 heures avant

Lors des journées les plus impactées par la grève à la SNCF, ce sont 150 cars qui ont pu être affrétés quotidiennement. Un chiffre tombé autour d'une quarantaine aujourd'hui et une vingtaine les week-ends.

Concrètement, depuis le 4 décembre, veille du premier jour de grève, les services TER Alsace transmettent chaque jour à Kisio, entreprise prestataire filiale de la SNCF, les besoins en autocars.

La commande est ensuite transmise aux autocaristes recensés. « Nous sommes avertis la veille vers 10 h et devons répondre dans la demi-heure », explique Grégory Gast, directeur général des Express Sundgoviens - Autocars Gast, basés à Ballersdorf.

Cette entreprise compte 40 autocars et en met deux à disposition de la SNCF depuis début décembre. Les Express Sundgoviens assurent notamment les liaisons Mulhouse-Belfort, Mulhouse-Mullheim et Mulhouse-Kruth. « Dans mon planning, d'autant plus qu'il n'y a pas de neige pour assurer la navette vers le Markstein, je garde deux chauffeurs disponibles. Mais si la période est creuse pour les transports linguistiques et touristiques, nous sommes limités en raison des transports scolaires ou d'entreprises comme PSA Mulhouse. Le problème, c'est que les besoins sont souvent entre 6 h 30 et 8 h 30 le matin, 16 h et 19 h le soir, au moment où les cars circulent pour les scolaires », conclut Grégory Gast. Ce surcroît d'activité lié à la grève, s'il n'est pas négligeable, pèse peu au regard des 4 millions d'euros de chiffre d'affaires réalisé par les Express Sundgoviens.

Une fois les disponibilités des compagnies de cars centralisées, Kisio indique à la direction TER Alsace ce qui est possible ou pas de faire. La SNCF met alors en place le plan de transport en conséquence pour le lendemain. Celui-ci est diffusé chaque jour à 17 h. Une heure devenue très importante pour les milliers d'usagers du train en Alsace.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Social Opposition à la réforme des retraites La mobilisation persiste

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:16:19

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Social Opposition à la réforme des retraites
La mobilisation persiste
Les syndicats promettaient un maintien de la mobilisation contre la réforme des retraites. Ils en ont fait la démonstration dans les rues ce jeudi. A Strasbourg, plusieurs milliers de personnes ont battu le pavé.
 

 
A Strasbourg, le cortège parti de la place de la Bourse peu après 14h a rejoint la place de la République puis la place Kléber où s'est terminée la manifestation.
A 60 ans, Julia participait ce jeudi à Strasbourg à « la première manifestation de [s] a vie ». Pour l'occasion, elle a revêtu un gilet jaune, pas tant par identification au mouvement populaire que par volonté de manifester son opposition à la réforme des retraites. « Je n'ai pas peur pour moi qui suis à deux ans de la retraite, j'ai peur pour les prochains, pour mes enfants. Si ça passe, tout le monde va trinquer », expose-t-elle, en phase avec un cortège fourni de manifestants réclamant un retrait pur et simple du projet de loi.

Cheminots, professeurs, enseignants, agents territoriaux, étudiants, salariés du privé, gilets jaunes, avocats en robes ou bûcherons en tenues... : à l'appel de l'intersyndicale, plusieurs milliers de personnes (10 000 selon les organisateurs, 3 700 selon la police), issues d'un large éventail de secteurs professionnels, se sont mobilisées à Strasbourg. Preuve pour les syndicats que le mouvement est loin de l'essoufflement. « Ça ne faiblit pas, se réjouit Jacky Wagner, délégué départemental de la CGT 67, en contemplant la foule dense massée le long des quais. Le mouvement dépasse largement nos troupes. » Et si çà et là on a pu juger que la grève avait pris du plomb dans l'aile, c'est que « 36 jours sans être payé, c'est difficile », rappelle le syndicaliste pour lequel il ne faut pas confondre taux de grévistes et niveau de la mobilisation.
« Travailleurs et étudiants dans le même camp »

Nicolas, conducteur de train de 40 ans, en est à son vingtième jour de grève. Entre deux impressionnantes détonations causées par l'explosion de « pétards de rails », il dit « la galère financière » liée à cet engagement. Mais « on est dans une lutte idéologique qui dépasse mon cas personnel, qui dépasse l'individu », insiste-t-il.

« Travailleurs, étudiants, on est tous et toutes dans le même camp », pouvait-on lire sur une banderole portée par des étudiants, venus nombreux grossir les rangs de la manifestation. « Si on prépare des diplômes, ce n'est pas pour qu'en face on nous précarise et que l'on mette en péril nos retraites et nos salaires », expose mégaphone à la main Maxime, 24 ans, étudiant en sciences économiques et sociales et futur professeur.
Nouvelle manifestation samedi

Sans incident à signaler, la manifestation aura trouvé un exutoire quai des Bateliers dans la devanture du local de campagne du candidat LREM aux municipales, Alain Fontanel, recouverte d'autocollants de syndicats et partis opposés à la réforme.

À l'exception d'une poignée d'agents d'ES et de la CTS, le syndicat CFDT, qui n'appelait pas à la mobilisation ce jeudi, était absent de la manifestation. Mais il devrait être lui aussi de la partie samedi, date de la prochaine journée de manifestation. À Strasbourg, rendez-vous est donné à 14 h place de la Gare.
Hélène DAVID

 

 
 

 

Gérard Larcher : « Pas de réforme sans financement garanti »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:09:54

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Gérard Larcher : « Pas de réforme sans financement garanti »
 

 
Gérard Larcher, président du Sénat
« Nous étions à l'aube d'un nouveau monde et le jour ne s'est pas encore levé. » Le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est exprimé en chef de l'opposition ce jeudi à l'occasion de ses voeux. Une première lors de ce quinquennat : « Les Français sont passés du scepticisme à la suspicion et maintenant à la défiance », résume-t-il, illustrant son propos avec la réforme des retraites.

Pour le président de la Haute Assemblée, « il y a une faute originelle du gouvernement, qui a été de refuser d'aborder la question de l'âge légal de départ. Depuis, on flotte autour de l'âge pivot qui n'est qu'un habillage du recul de l'âge légal. On a eu droit à la clause du grand-père, à la hausse des cotisations qui serait un non-sens : les Français ne comprennent rien à cette réforme vidée de son contenu. Le gouvernement a tellement accordé aux régimes spéciaux que seul le nom a disparu. L'universalité en a pris un sacré coup, l'équité aussi ».

Il demande au gouvernement d'attendre les résultats de la conférence de financement ce vendredi avant de saisir le Parlement d'un projet de loi dont l'examen est programmé à partir du 17 février à l'Assemblée, puis fin avril au Sénat.

Pourtant, Gérard Larcher « ne bloque pas sur un régime universel à points » et défend « des critères de pénibilité étendus ». Mais sa préoccupation reste le financement : « L'équilibre financier est le gage de la confiance de nos concitoyens dans la pérennité du système. Il faut reprendre le sujet de façon sérieuse avec une étude d'impact : combien cela va coûter ? Quelles sont ses conséquences sociales ? On parle quand même de 320 milliards et du financement d'un des meilleurs systèmes de retraite au monde. »

Selon le président du Sénat, « Édouard Philippe veut garantir le financement et sur ce point je le suis ». Et le président Macron ? « Depuis le 11-novembre, nous ne nous sommes pas vus ». Du coup, au-delà des retraites, il lui a posé quelques questions jeudi lors des voeux : « Que reste-t-il du grand débat, de la révision constitutionnelle ? Où sont les réductions de la dépense publique et des déficits publics ? Quelle politique migratoire au moment où la demande d'asile bat les records ? Qu'en est-il de la laïcité ? »

Un vrai discours d'opposant qui lance un appel à son camp : « La droite et le centre n'ont pas le droit de laisser s'installer un face-à-face entre LREM et RN. Méfions-nous de la photo que cela pourrait produire au soir de la présidentielle. »
P.J.

 

 
 

 

Les abonnements TER remboursés

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:15:32

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Les abonnements TER remboursés
 

 
Affirmant avoir « pleinement conscience que la vie des voyageurs a été lourdement impactée » par le mouvement social entamé le 5 décembre, la SNCF a annoncé, ce jeudi, qu'elle procédera au remboursement total de tous les clients ayant souscrit un abonnement TER pour le mois de décembre, qu'il soit annuel, mensuel ou hebdomadaire. « Les modalités de remboursement seront arrêtées dans les jours qui viennent et précisées d'ici le 15 janvier », indique la direction régionale TER Grand Est. Elle rappelle que « pour les abonnés annuels, la modalité est déjà connue : il n'y aura pas de démarche spécifique à faire ». « La SNCF va annuler le prélèvement mensuel prévu en février », ajoute la direction TER Grand Est.

 

 
 

 

social  Quatrième journée de mobilisation contre la réforme Retraites : opposants motivés, compromis incertain

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:10:16

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social  Quatrième journée de mobilisation contre la réforme
Retraites : opposants motivés, compromis incertain
Les opposants à la réforme ont encore mobilisé pour la 4e journée de défilés avant la table ronde cruciale de ce vendredi entre le gouvernement et les partenaires sociaux réformistes sur le financement.
 

 
Défilés encore très garnis en France ce jeudi. En fin de manifestation parisienne, il était impossible de sortir de la place Saint-Augustin, lieu d'arrivée du cortège. Les forces de l'ordrebloquaient toutes les sorties.
Après les 5, 10 et 17 décembre, la réforme des retraites a réuni entre 452 000 et 1,2 million de personnes ce jeudi, selon respectivement les autorités et les syndicats. Au 36e jour de grève des agents RATP et SNCF, la mobilisation faiblit peu. Au contraire, elle aurait tendance à se durcir, en tout cas à Paris.

« Entre fatigue et détermination, c'est la détermination qui l'emporte et de loin », annonce fièrement Philippe Martinez, le leader de la CGT non loin de la place de la République. « Ce qui montre bien que cette réforme soulève une colère profonde. »
Ceux qui défilent et ceux qui discutent

Dans les régions, la détermination des « anti retraite universelle » reste également intacte. De Caen à Bastia, en passant par Vesoul, Nantes et Rennes, les cortèges dans 80 villes de France ont rassemblé de 200 000 à 800 000 personnes. « Cela ne m'étonne pas du tout, en fait. Le Premier ministre et son gouvernement parlent beaucoup, mais ne font rien. Et le peu qu'ils font, c'est dans le dos de tout le monde », continue Philippe Martinez. Un message très clair envoyé par la CGT et son secrétaire général à l'adresse d'Édouard Philippe, à la veille d'un rendez-vous crucial.

Ce vendredi, le Premier ministre réunit autour de la table les partenaires sociaux afin de décider ou non du lancement de la « conférence de financement », appelé de ses voeux par Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. Cette conférence pourrait se prolonger jusqu'en juillet 2020 et doit permettre de définir les modalités de financement du système. La question centrale sera bel et bien l'âge pivot de 64 ans (en dessous duquel une décote s'appliquerait à la pension). Pour la CFDT, « c'est non ».
Incidents violents en fin de manif

Ce jeudi, à Paris, les slogans des manifestants étaient bien éloignés des salons de l'hôtel Matignon. Des refrains à l'encontre des ministres de la Justice, de l'Intérieur et de l'Éducation ont fleuri, les enseignants n'étant pas les derniers à dénoncer « le mépris, les mensonges » de leur ministre. La convergence des contestations contre la politique d'Emmanuel Macron est de plus en plus évidente et la brutalité s'est invitée en fin de la manifestation parisienne.

Les black-blocs se sont regroupés au cri « d'anti fasciste » et ont pris petit à petit la tête du cortège. À quelques centaines de mètres de l'arrivée prévue place Saint-Augustin, la confrontation avec les forces de l'ordre était inévitable.

Provocations des cagoulés en noir, charge des forces de l'ordre, tirs de gaz lacrymogène ; un scénario plus dur que les fins de manifs précédentes. Désormais à Paris, une manifestation ne peut plus être dispersée dans le calme.

Selon la préfecture, 24 personnes ont été interpellées à Paris. Signe d'une pression qui ne baisse pas. Les négociations du jour aussi s'annoncent tendues.
À Paris, Boris IVANOFF et Justine BENOIT

 

 
 

 

En image Les avocats jettent leur robe devant la ministre

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:11:35

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En image
Les avocats jettent leur robe devant la ministre
 

 
A Bordeaux, 200 avocats se sont rassemblés sur les marches du palais de justice. La plupart d'entre eux ont jeté leur robe noire, déclenchant de vifs applaudissements. Ils ont ainsi imité le geste de leurs confrères du barreau de Caen qui, la veille, avaient jeté leur robe aux pieds de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, venue évoquer la récente fusion des tribunaux d'instance et de grande instance.

 

 
 

 

Des professeurs toujours bien représentés

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:16:57

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Des professeurs toujours bien représentés
 

 
Dans le cortège strasbourgeois, jeudi.
Une certaine incertitude planait sur le niveau de mobilisation au sein de l'Éducation nationale. Les professeurs ont apporté une réponse dans la rue et dans les classes, ou plutôt hors des classes. Sur le terrain, les enseignants étaient, une fois de plus, fort bien représentés dans les cortèges. Beaucoup avaient déserté leur école ou établissement scolaire, provoquant quelques surprises dans l'académie de Strasbourg. Dans le premier degré, où 11 écoles ont accueilli les élèves dans le cadre du SMA (Service minimum d'accueil) et six autres étaient fermées, le taux de grévistes, selon les chiffres du rectorat, était de 11,66 %, soit près de deux fois moins que lors du mouvement du 17 décembre.

Dans le second degré, si la grève a été peu suivie dans les lycées d'enseignement général et technologique, avec 4,29 % de grévistes enseignants, les professeurs des lycées professionnels (11,36 % de grévistes) et de collèges (20,16 %) se sont même un peu plus mobilisés que lors du 17 décembre dernier.

Avant de défiler dans la rue, une quarantaine de militants anti-réforme des retraites issus de l'Éducation nationale et de l'enseignement supérieur ont tenu une assemblée générale dans une salle de l'Université de Strasbourg, avec un mot d'ordre : « Pas de temps morts », jusqu'au retrait du projet. Avec le soutien des syndicats FSU, FO, CGT et SUD éducation, ils vont poursuivre les opérations de tractages, d'information devant la gare de Strasbourg, les entreprises, les établissements scolaires... Ils tiendront ce vendredi 10 janvier une nouvelle assemblée générale éducation, avant de participer samedi à la manifestation interprofessionnelle, puis ils organiseront, entre autres, un pique-nique revendicatif mardi 14 janvier devant le rectorat...
J.-F.C.

 

 
 

 

ribeauvillé Au lycée Ribeaupierre Troisième journée de grève

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:08:41

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ribeauvillé Au lycée Ribeaupierre
Troisième journée de grève
La mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit au lycée Ribeaupierre, dont une partie des professeurs était en grève hier jeudi.
 

 
Une partie des professeurs se sont mis en grève ce jeudi 9 janvier pour protester contre la réforme des retraites.
Après la forte mobilisation du 5 décembre, puis celle du 10 décembre, cette troisième journée d'action a été l'occasion pour les professeurs mobilisés de discuter de la suite à donner à leur action. « Les journées de grève tombant toujours un mardi ou un jeudi, elles touchent toujours les mêmes élèves. Pour éviter de les pénaliser, nous envisageons d'autres modes d'action à l'avenir », a expliqué une professeure gréviste. Car le mécontentement est toujours à son comble au sein du corps enseignant, victime d'un cumul de ras-le-bol : « En premier lieu, la réforme des retraites nous fera perdre en moyenne 30 % de notre pension, nous sommes également touchés par la réforme du lycée et par une réforme à venir, celle du recrutement des professeurs », a égrené une gréviste.

 

 
 

 

Centre Alsace La mobilisation se poursuit

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:19:53

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Centre Alsace La mobilisation se poursuit
 

 
Une quinzaine de personnes, principalement des gilets jaunes, a déambulé dans les rues de Sélestat en fin de matinée. Photo DNA /F.E.
Les semaines passent et, en Centre-Alsace, la mobilisation contre la réforme des retraites faiblit, mais ne rompt pas. Ce jeudi, une quinzaine de personnes (gilets jaunes, membres de syndicats et quelques candidats sur la liste Convergence citoyenne dont la tête de liste Jean-Marc Kastel-Koffel) se sont réunies à 11 heures place d'Armes. « On est surtout là pour nos enfants », lancent les participants, alors que certains sont déjà à la retraite. Peu avant midi, le groupe s'est élancé dans les rues du centre-ville en scandant quelques slogans hostiles au président Macron. Ils ont terminé leur déambulation aux Tanzmatten, d'où ils sont partis pour Strasbourg, rejoints par quelques enseignants, pour participer à la manifestation strasbourgeoise de l'après-midi.
Chez les enseignants, une mobilisation supérieure à la moyenne départementale

Du côté des établissements scolaires aussi, la mobilisation se poursuit, même si elle est moindre qu'avant les vacances. Sur la circonscription de Sélestat, on comptait 20 % de grévistes environ parmi les enseignants du primaire (beaucoup moins que les 69 % du 5 décembre mais deux fois plus que la moyenne départementale ce jeudi) et aucune école fermée. Dans les collèges du secteur aussi, le taux de grévistes dépasse souvent la moyenne départementale (20 %), avec 50 % des enseignants à Marckolsheim (et 25 % de la vie scolaire), 36 % au collège Beatus à Sélestat et 22,5 % à Villé. Au collège Mentel, on comptait 20 % d'enseignants grévistes, 14% à Sundhouse et un seul à Châtenois, mais 75 % de la vie scolaire et l'intégralité de la demi-pension, fermée par conséquent.
Florent ESTIVALS

 

 
 

Trafic SNCF : les prévisions de ce vendredi

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:14:41

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Trafic SNCF : les prévisions de ce vendredi
 

 
TER : Strasbourg-Bâle (TER 200) : 18 allers-retours ; Strasbourg-Sélestat (via Molsheim) : 9 A-R ; Strasbourg-Molsheim : 6 A-R ; Strasbourg-Saverne-Sarrebourg : 6 A-R ; Strasbourg-Saâles-St. Dié : 5 A-R ; Strasbourg-Sélestat (via Erstein) : 6 A-R ; Strasbourg-Nancy : 4 A-R ; Metz-Strasbourg : 3 A-R ; Strasbourg-Offenburg : circulation normale jusqu'à 21 h ; Tram Train Mulhouse-Thann : circulation normale ; Strasbourg-Haguenau-Wissembourg : 11 A-R ; Strasbourg-Lauterbourg : 5 A-R ; Colmar-Metzeral : 5 A-R ; Strasbourg-Niederbronn : 4 A-R ; Strasbourg Krimmeri-Sarreguemines-Sarrebrucken : 5 A-R ; Mulhouse-Bâle : 9 A-R ; Mulhouse-Belfort : 6 A-R ; Mulhouse-Colmar : 5 A-R.

Pas de trains TER sur les lignes non mentionnées. Les cars réguliers circulent normalement. 50 cars ont été commandés pour assurer une desserte complémentaire sur des lignes régionales, avec accès non garanti et nombre de places limité.

TGV :

Strasbourg-Paris : Inouï : 6 allers et 8 retours ; Ouigo : 2 A-R. Alléo : 4 A-R Stuttgart-Paris (via Strasbourg), 2 A-R Francfort-Paris (via Strasbourg) ; 1 A-R Munich-Paris (via Strasbourg) et 1 aller Francfort-Marseille (via Strasbourg).

Strasbourg-Marseille : 2 A-R ; Strasbourg-Montpellier : 1 A-R ; Strasbourg-Bordeaux : 1 aller ; Strasbourg-Rennes : 1 A-R ; Bruxelles-Strasbourg : 1 A-R ; Lille Europe-Strasbourg : 1 A-R ; Lyria : 3 A-R Paris-Mulhouse-Bâle (dont 1 aller jusque Zurich).

 

 
 

 

santé  Régime local d'Alsace Moselle Un niveau de cotisation inchangé

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:08:15

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santé  Régime local d'Alsace Moselle
Un niveau de cotisation inchangé
 

 
Pas de changement côté régime local d'assurance maladie en Alsace Moselle. Alors que par ailleurs les organismes complémentaires doivent s'adapter aux nouvelles conditions fixées réglementairement, et revoient souvent leurs cotisations à la hausse, le conseil d'administration du régime local a décidé de maintenir pour l'année 2020 le taux actuel de cotisation applicable aux salaires, avantages de retraites et revenus de remplacement. Soit un prélèvement de 1,5 %, à la charge des salariés.

Les exonérations existantes sont conservées, en cas d'insuffisance de ressources sur les retraites ou sur les allocations-chômage, et pour les salaires des apprentis.

Ce taux n'a pas augmenté depuis 2012.

Le régime local, qui vient de fêter ses 100 ans, couvre 2,2 millions de personnes. Il est obligatoire. Prévu par le Code de la Sécurité sociale, ce n'est pas un organisme complémentaire santé entrant dans le champ de la concurrence. Il rembourse une partie des soins de ville et à l'hôpital, en plus de ce que le régime général de la Sécurité sociale prend en charge, pour plus de 500 millions d'euros par an. Il se veut structurellement solidaire envers les chômeurs, les retraités, les personnes aux faibles ressources et les familles.

 

 
 

 

Macron auditionné sur le climat

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:21:26

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Macron auditionné sur le climat
 

 
Emmanuel Macron cherche à se repositionner sur les sujets environnementaux. Photo AFP /Ludovic MARIN
Emmanuel Macron soigne son image en matière d'écologie. En pleine semaine sociale, le président de la République répond aujourd'hui à l'invitation de la Convention citoyenne sur le climat. Objectif pour l'exécutif : se repositionner sur ce champ-clé pour les prochaines élections, et tenter de convaincre de sa conversion verte.

Depuis septembre, 150 citoyens réfléchissent aux moyens concrets de lutter contre le réchauffement climatique. Emmanuel Macron, qui a initié cette démarche, a promis qu'il en reprendrait les conclusions « sans filtre ». Donnera-t-il davantage de précisions aujourd'hui sur la traduction des propositions qui seront rendues au printemps ?

Plusieurs options sont sur la table : un projet de loi reprenant l'esprit des mesures (ou un texte rédigé plus finement par l'équipe des juristes des garants de la Convention pour éviter la case écriture par l'Élysée et Matignon), des dispositions réglementaires par décret ou un référendum, qui pourrait prendre la forme de questions à choix multiples pour éviter l'effet binaire du oui/non à une question qui se transforme en rejet plus large du pouvoir.
Après les municipales

En attendant, les 150 citoyens poursuivent leurs travaux pour encore quatre sessions. Ils doivent prioriser les pistes qui vont du logement à l'alimentation en passant par les transports... Parmi les réflexions citoyennes figure également la question d'une éventuelle réforme de la Constitution pour inscrire la protection de l'environnement à l'article 1 du texte fondateur. Nicolas Hulot, de passage mi-novembre devant la Convention, a plaidé en faveur d'un tel changement qui engagerait formellement l'État.

La tâche est immense, d'autant que la feuille de route fixée par le gouvernement à la Convention est déjà presque obsolète. Elle fixe la barre de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici à 2030 par rapport à 1990. Depuis, le nouveau « Green Deal » (Pacte vert) de la Commission européenne présenté par sa présidente, Ursula von der Leyen, implique à présent de placer la barre à 55 % de baisse de gaz à effet de serre. Emmanuel Macron va-t-il reprendre ces objectifs ambitieux devant les "citoyens" ?

Ces derniers l'attendent en tout cas de pied ferme et n'entendent pas se faire influencer dans leurs travaux. Les conclusions de cette initiative démocratique inédite seront-elles à la hauteur des attentes ? Réponse au moment de l'atterrissage politique... après les municipales.
E.B.

ENVIRONNEMENT  Lutte contre le réchauffement Macron auditionné sur le climat

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:13:50

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ENVIRONNEMENT  Lutte contre le réchauffement
Macron auditionné sur le climat
Le président de la République est auditionné cet après-midi par les citoyens de la Convention sur le climat. Leur mission : proposer des solutions pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre. Emmanuel Macron a promis de reprendre leurs idées « sans filtre ».
 

 
Emmanuel Macron cherche à se repositionner sur les sujets environnementaux.
Emmanuel Macron soigne son image en matière d'écologie. En pleine semaine sociale, le président de la République répond aujourd'hui à l'invitation de la Convention citoyenne sur le climat. Objectif pour l'exécutif : se repositionner sur ce champ-clé pour les prochaines élections, et tenter de convaincre de sa conversion verte.

Depuis septembre, 150 citoyens réfléchissent aux moyens concrets de lutter contre le réchauffement climatique. Emmanuel Macron, qui a initié cette démarche, a promis qu'il en reprendrait les conclusions « sans filtre ». Donnera-t-il davantage de précisions aujourd'hui sur la traduction des propositions qui seront rendues au printemps ?

Plusieurs options sont sur la table : un projet de loi reprenant l'esprit des mesures (ou un texte rédigé plus finement par l'équipe des juristes des garants de la Convention pour éviter la case écriture par l'Élysée et Matignon), des dispositions réglementaires par décret ou un référendum, qui pourrait prendre la forme de questions à choix multiples pour éviter l'effet binaire du oui/non à une question qui se transforme en rejet plus large du pouvoir.
Après les municipales

En attendant, les 150 citoyens poursuivent leurs travaux pour encore quatre sessions. Ils doivent prioriser les pistes qui vont du logement à l'alimentation en passant par les transports... Parmi les réflexions citoyennes figure également la question d'une éventuelle réforme de la Constitution pour inscrire la protection de l'environnement à l'article 1 du texte fondateur. Nicolas Hulot, de passage mi-novembre devant la Convention, a plaidé en faveur d'un tel changement qui engagerait formellement l'État.

La tâche est immense, d'autant que la feuille de route fixée par le gouvernement à la Convention est déjà presque obsolète. Elle fixe la barre de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici à 2030 par rapport à 1990. Depuis, le nouveau « Green Deal » (Pacte vert) de la Commission européenne présenté par sa présidente, Ursula von der Leyen, implique à présent de placer la barre à 55 % de baisse de gaz à effet de serre. Emmanuel Macron va-t-il reprendre ces objectifs ambitieux devant les "citoyens" ?

Ces derniers l'attendent en tout cas de pied ferme et n'entendent pas se faire influencer dans leurs travaux. Les conclusions de cette initiative démocratique inédite seront-elles à la hauteur des attentes ? Réponse au moment de l'atterrissage politique... après les municipales.
E.B.

 

 
 

 

Sundgau Municipales Échos de campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:05:26

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Sundgau  Municipales  Échos de campagne
 

 
Bettlach
Après six mandats au conseil municipal, dont deux comme adjoint et celui en cours comme maire, Christian Rey a annoncé à ses administrés qu'il ne se représentait pas, via le dernier bulletin communal. Ses trois adjoints Philippe Ueberschlag, Catherine Schnurr et Jean-Pierre Gensbittel arrêtent également. La réflexion est en cours au sein du conseil pour savoir qui reprendra le flambeau.
Ferrette

François Cohendet, maire depuis deux mandats, se représente mais ne mènera plus la liste d'entente municipale. Elle sera conduite par Corinne Rabault, sa 2e adjointe actuelle. « J'ai un certain âge, il faut savoir laisser la place mais je suis toujours prêt à être actif et à accompagner l'équipe, la faire profiter de mon expérience », explique François Cohendet.
Balschwiller

Jean-Marie Schnoebelen sera de nouveau candidat aux prochaines municipales pour un troisième mandat de maire alors qu'il semblait vouloir arrêter il y a quelques mois. Du coup, il fera face à une seconde liste... menée par son premier adjoint, Thierry Jacoberger. Liste « qui est complète », précise ce dernier. La polémique sur l'implantation d'une étable de 496 veaux n'est sans doute pas étrangère à cette situation.
Altenach

Jean-Luc Lamère repart pour un troisième mandat de maire « avec la quasi-totalité de l'équipe », comme il l'a annoncé dimanche dernier à la fête des aînés.
Ballersdorf

Ni Bernard Boloronus, qui termine son troisième mandat de maire, ni Jean Bueb, qui achève son deuxième mandat d'adjoint, ne se représentent.
Serge Schueller nese représente pas Hirsingue

Armand Reinhard, maire depuis 1995, ne se représente plus. Il organise sa dernière cérémonie de voeux samedi soir. Serge Schueller, 2e adjoint au maire, délégué à la comcom Sundgau, annonce pour sa part qu'il ne sera plus candidat aux prochaines élections municipales. « Après m'être longuement penché sur le sens de mon engagement au service de notre commune et avoir échangé longuement sur ce sujet avec plusieurs collègues et amis maires, force est de constater que mon activité professionnelle ne me permettra pas aujourd'hui de disposer du temps nécessaire pour un exercice correct de la fonction de maire. D'autant plus que, par l'effet de la loi NOTRe, de nombreuses compétences importantes ont été transférées à la comcom Sundgau dont le périmètre a aussi été élargi. Il est donc primordial de représenter et défendre nos intérêts en s'y impliquant particulièrement. En prenant en compte l'ensemble de ces paramètres, j'ai donc décidé de ne pas me présenter. C'est, pour moi, une décision difficile mais que j'estime être honnête et juste à l'égard des Hirsinguoises et Hirsinguois. Je remercie du fond du coeur toutes celles et tous ceux qui, tout au long de ces trois derniers mandats, m'ont toujours encouragé, motivé et soutenu dans l'exercice de mes fonctions. Après les élections, le seul engagement politique par lequel je resterai tenu sera celui de remplaçant du conseiller départemental, Nicolas Jander », explique Serge Schueller dans un communiqué.
N.B.-G. (avec la rédaction et les correspondants)

 

 
 

MUNICIPALES 2020 Échos de campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:02:41

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MUNICIPALES 2020
Échos de campagne
 

 
Hirsingue : Serge Schueller ne se représente pas
- À Hirsingue, Armand Reinhard, maire depuis 1995, ne se représente plus, qui organise sa dernière cérémonie de voeux samedi soir. Serge Schueller, 2e adjoint au maire, délégué à la com-com « Sundgau », annonce pour sa part qu'il ne sera plus candidat aux prochaines élections municipales. « Après m'être longuement penché sur le sens de mon engagement au service de notre commune et avoir échangé longuement sur ce sujet avec plusieurs collègues et amis maires, force est de constater que mon activité professionnelle ne me permettra pas aujourd'hui de disposer du temps nécessaire pour un exercice correct de la fonction de maire. D'autant plus que, par l'effet de la loi NOTRe, de nombreuses compétences importantes ont été transférées à la com-com Sundgau dont le périmètre a aussi été élargi. Il est donc primordial de représenter et défendre nos intérêts en s'y impliquant particulièrement. En prenant en compte l'ensemble de ces paramètres, j'ai donc décidé de ne pas me présenter. C'est, pour moi, une décision difficile mais que j'estime être honnête et juste à l'égard des Hirsinguoises et Hirsinguois. Je remercie du fond du coeur toutes celles et tous ceux qui tout au long de ces 3 derniers mandats m'ont toujours encouragé, motivé et soutenu dans l'exercice de mes fonctions. Après les élections, le seul engagement politique par lequel je resterai tenu sera celui de remplaçant du conseiller départemental, Nicolas Jander », explique Serge Schueller dans un communiqué.

- À Bettlach, après six mandats au conseil municipal, dont deux comme adjoint et celui en cours comme maire, Christian Rey a annoncé à ses administrés qu'il ne se représentait pas, via le dernier bulletin communal. Ses trois adjoints Philippe Ueberschlag, Catherine Schnurr et Jean-Pierre Gensbittel arrêtent également. La réflexion est en cours au sein du conseil pour savoir qui reprendra le flambeau.

- À Ferrette, François Cohendet, maire depuis deux mandats, se représente mais ne mènera plus la liste d'entente municipale. Elle sera conduite par Corinne Rabault, sa 2e adjointe actuelle. « J'ai un certain âge, il faut savoir laisser la place mais je suis toujours prêt à être actif et à accompagner l'équipe, la faire profiter de mon expérience », explique F. Cohendet.

- À Balschwiller, Jean-Marie Schnoebelen sera de nouveau candidat aux prochaines municipales pour un troisième mandat de maire alors qu'il semblait vouloir arrêter il y a quelques mois. Du coup, il fera face à une seconde liste... menée par son 1er adjoint, Thierry Jacoberger « qui est complète », précise ce dernier. La polémique sur l'implantation d'une étable de 496 veaux n'est sans doute pas étrangère à cette situation.

- À Altenach, Jean-Luc Lamère repart pour un troisième mandat de maire « avec la quasi-totalité de l'équipe », comme il l'a annoncé dimanche dernier à la fête des aînés.

- À Ballersdorf, ni Bernard Boloronus, qui termine son 3e mandat de maire, ni Jean Bueb, qui achève son 2e mandat d'adjoint, ne se représentent
N.B.-G. (avec la rédaction et les correspondants)

 

 
 

 

Élections municipales Mulhouse Loïc Minery : « Bâtissons autre chose »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:05:57

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Élections municipales Mulhouse
Loïc Minery : « Bâtissons autre chose »
 

 
Loïc Minery, entouré de ses soutiens, lundi soir, dans son local mulhousien de l'avenue Kennedy.
Photo L'Alsace /V.V.

Il faut jouer des coudes pour se frayer un passage dans les anciens locaux de la MGEL, en cette soirée du lundi 6 janvier. Le numéro 45 de l'avenue Kennedy à Mulhouse s'est transformé depuis peu en local de campagne, celui de Mulhouse Cause commune, « lieu de tous les possibles », comme l'avance la tête de liste des écologistes et de la gauche pour les élections municipales à Mulhouse, Loïc Minery.
« Une année de basculeet de remise à plat »

Entouré de ses soutiens - parmi lesquels de nombreux jeunes, des enseignants, des retraités -, l'écologiste a pris la parole sous un « calendrier de l'avenir » permettant de mieux cerner quels seront les axes de sa campagne. Il y est notamment question de protéger et de soutenir le commerce, d'assurer la sécurité des Mulhousiens au quotidien, d'avoir une politique de réduction des déchets « à la hauteur », d'une ville plus féministe, d'une Tour de l'Europe réhabilitée...

« Je vous souhaite une année pleine d'espérance, une année de bascule et de remise à plat. Il y a un besoin urgent d'ouvrir un nouveau chapitre pour tous les Mulhousiens », a entamé Loïc Minery avant d'évoquer, entre autres, ses engagements auprès des plus démunis, des services publics ou de la place du vélo en ville. « Je ne veux pas balancer de belles promesses que l'on serait incapable de tenir. Pour s'attaquer à tous ces enjeux, il faudra de la cohérence et de l'exigence. Offrons, bâtissons autre chose. Et que batte la campagne », a-t-il encore souligné, avant d'être chaleureusement applaudi et encouragé au son de « Minery à la mairie ».
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Guebwiller Fessenheim Une nouvelle liaison avec l'A35

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:03:24

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Guebwiller Fessenheim Une nouvelle liaison avec l'A35
 

 
L'échangeur actuel sur l'A35 doit aussi être réaménagé et sécurisé avec la construction de deux giratoires. Photo DNA /Jean-Alain HAAN

L'échangeur actuel sur l'A35 doit aussi être réaménagé et sécurisé avec la construction de deux giratoires. Photo DNA /Jean-Alain HAAN

« Avec le développement du Parc d'activités de la Plaine d'Alsace et la nécessité d'apporter plus de sécurité à l'échangeur de l'autoroute, il a été décidé de réaliser cette nouvelle liaison dont on parlait déjà il y a plus de quarante ans dans le cadre du projet permettant de relier Guebwiller à Fessenheim. Cette nouvelle route va aussi permettre un rééquilibrage du trafic routier au nord et à l'est d'Ensisheim et de réduire le transit par le centre-ville. Cela nous permet d'anticiper et préfigure le visage d'Ensisheim dans 20 ou 30 ans », explique le maire et conseiller départemental Michel Habig.

Ce projet de nouveau « barreau » entre l'A35 et la RD201, qui doit se substituer à terme à la RD2, a été lancé dans les années 2008-2009 et avait été déclaré d'utilité publique par la commission permanente du département en mai 2013, à l'issue de l'enquête publique réalisée en 2012. Plusieurs variantes de tracé avaient été mises à l'étude à l'époque et c'est finalement le choix de réaliser une nouvelle route sur 2 400 m qui a été retenu par le conseil départemental du Haut-Rhin.
Offrir un accès direct à l'autoroute pour le Parc d'activités de la Plaine d'Alsace

Une nouvelle route qui est essentiellement destinée à offrir un accès direct à l'autoroute pour un Parc d'activités de la Plaine d'Alsace avec sa centaine d'hectares, qui est aujourd'hui en plein développement avec les implantations des entreprises Bubendorff, Actemium, Paredes, Inter-Logistic et celle, prochaine, du géant allemand de l'e-commerce de pneumatiques Delticom. Une zone d'activités, créée entre Ensisheim et Reguisheim, qui devrait accueillir, à terme, un millier d'emplois.
Le choix d'une nouvelle route

La réalisation de cet aménagement par le conseil départemental doit être menée à bien en deux phases. La première, à savoir l'aménagement de la route entre le giratoire de la Plaine d'Alsace (au niveau de Bubendorff) et le raccordement à la RD2, « devrait être engagée dès ce printemps en fonction des appels d'offres et douze mois de travaux sont prévus, pour une mise en service fin avril 2021 », précisent Marie-Catherine Jeanningros et Steve Ehrhart, tous deux chefs de projet à la direction des routes du département du Haut-Rhin. Des travaux qui consisteront à réaliser une route bidirectionnelle à 2 x 1 voie et prévoient aussi d'établir les chemins d'accès aux exploitations agricoles et enfin de réaliser un franchissement sous la nouvelle voie, pour assurer un rétablissement du chemin agricole nord-sud et faciliter le passage de la faune.

Cette nouvelle liaison remplacera, à terme, la RD2, reliant actuellement l'A35 à la RD201, au niveau du giratoire de la gendarmerie à Ensisheim, où l'on enregistre un trafic journalier de 10 000 à 11 000 véhicules. « Les travaux débuteront par l'ouest, pour ensuite rejoindre la RD2 qui sera déconstruite. Pour cette dernière tranche, les travaux seront réalisés sous alternat de la circulation ». De son côté, la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin se chargera de la réalisation pour près d'1,1 million d'euros d'un giratoire dans le parc d'activités.

L'échangeur actuel sur l'A35 doit aussi être réaménagé et sécurisé avec la construction de deux giratoires. Photo DNA /Jean-Alain HAAN
Un projet de 10,5 millions d'euros

Le second volet de ce projet, qui fait encore l'objet d'études, consistera en la sécurisation de l'échangeur de l'A35 avec l'aménagement de deux giratoires comme ceux construits au niveau de Niederentzen. Au total, le coût de ce projet est chiffré à 10,5 millions d'euros dont 8,5 millions de travaux et 1,2 million d'euros pour les fouilles archéologiques menées ces dernières années sur le site. « Avec ce projet, on réalise quelque chose qui est adapté au futur, au développement de notre zone d'activités d'intérêt départemental et aux besoins des usagers. Et puis il y a la sécurisation de l'échangeur qui est aussi très importante », note encore Michel Habig.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

Ensisheim  Aménagement routier Une nouvelle liaison avec l'A35

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:03:24

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Ensisheim  Aménagement routier
Une nouvelle liaison avec l'A35
L'aménagement d'une nouvelle liaison entre l'A35 et la RD201, permettant notamment la desserte directe du Parc d'activité de la Plaine d'Alsace, doit débuter au printemps. La sécurisation de l'échangeur autoroutier doit suivre.
 

 
La nouvelle route qui reliera le giratoire de la Plaine d'Alsace et l'autoroute devrait être mise en service au printemps 2021.
« Avec le développement du Parc d'activités de la Plaine d'Alsace et la nécessité d'apporter plus de sécurité à l'échangeur de l'autoroute, il a été décidé de réaliser cette nouvelle liaison dont on parlait déjà il y a plus de quarante ans dans le cadre du projet permettant de relier Guebwiller à Fessenheim. Cette nouvelle route va aussi permettre un rééquilibrage du trafic routier au nord et à l'est d'Ensisheim et de réduire le transit par le centre-ville. Cela nous permet d'anticiper et préfigure le visage d'Ensisheim dans 20 ou 30 ans », explique le maire et conseiller départemental Michel Habig.

Ce projet de nouveau « barreau » entre l'A35 et la RD201, qui doit se substituer à terme à la RD2, a été lancé dans les années 2008-2009 et avait été déclaré d'utilité publique par la commission permanente du département en mai 2013, à l'issue de l'enquête publique réalisée en 2012. Plusieurs variantes de tracé avaient été mises à l'étude à l'époque et c'est finalement le choix de réaliser une nouvelle route sur 2 400 m qui a été retenu par le conseil départemental du Haut-Rhin.
Offrir un accès direct à l'autoroute pour le Parc d'activités de la Plaine d'Alsace

Une nouvelle route qui est essentiellement destinée à offrir un accès direct à l'autoroute pour un Parc d'activités de la Plaine d'Alsace avec sa centaine d'hectares, qui est aujourd'hui en plein développement avec les implantations des entreprises Bubendorff, Actemium, Paredes, Inter-Logistic et celle, prochaine, du géant allemand de l'e-commerce de pneumatiques Delticom. Une zone d'activités, créée entre Ensisheim et Reguisheim, qui devrait accueillir, à terme, un millier d'emplois.
Le choix d'une nouvelle route

La réalisation de cet aménagement par le conseil départemental doit être menée à bien en deux phases. La première, à savoir l'aménagement de la route entre le giratoire de la Plaine d'Alsace (au niveau de Bubendorff) et le raccordement à la RD2, « devrait être engagée dès ce printemps en fonction des appels d'offres et douze mois de travaux sont prévus, pour une mise en service fin avril 2021 », précisent Marie-Catherine Jeanningros et Steve Ehrhart, tous deux chefs de projet à la direction des routes du département du Haut-Rhin. Des travaux qui consisteront à réaliser une route bidirectionnelle à 2 x 1 voie et prévoient aussi d'établir les chemins d'accès aux exploitations agricoles et enfin de réaliser un franchissement sous la nouvelle voie, pour assurer un rétablissement du chemin agricole nord-sud et faciliter le passage de la faune.

Cette nouvelle liaison remplacera, à terme, la RD2, reliant actuellement l'A35 à la RD201, au niveau du giratoire de la gendarmerie à Ensisheim, où l'on enregistre un trafic journalier de 10 000 à 11 000 véhicules. « Les travaux débuteront par l'ouest, pour ensuite rejoindre la RD2 qui sera déconstruite. Pour cette dernière tranche, les travaux seront réalisés sous alternat de la circulation ». De son côté, la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin se chargera de la réalisation pour près d'1,1 million d'euros d'un giratoire dans le parc d'activités.

L'échangeur actuel sur l'A35 doit aussi être réaménagé et sécurisé avec la construction de deux giratoires. Photo DNA /Jean-Alain HAAN
Un projet de 10,5 millions d'euros

Le second volet de ce projet, qui fait encore l'objet d'études, consistera en la sécurisation de l'échangeur de l'A35 avec l'aménagement de deux giratoires comme ceux construits au niveau de Niederentzen. Au total, le coût de ce projet est chiffré à 10,5 millions d'euros dont 8,5 millions de travaux et 1,2 million d'euros pour les fouilles archéologiques menées ces dernières années sur le site. « Avec ce projet, on réalise quelque chose qui est adapté au futur, au développement de notre zone d'activités d'intérêt départemental et aux besoins des usagers. Et puis il y a la sécurisation de l'échangeur qui est aussi très importante », note encore Michel Habig.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

En relief   On reparle de l'axe RD430-A35

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:52:09

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En relief  
On reparle de l'axe RD430-A35
 

 
La création de cette nouvelle liaison avec l'autoroute, le développement de la zone d'activités et la perspective pour la ville d'Ensisheim, 7 400 habitants aujourd'hui et près de 9 000 à l'horizon 2030-2035 avec la sortie de terre du nouveau quartier des « Rives de la Thur » avec ses 500 logements, suscitent dès aujourd'hui des questions et des craintes en matière de flux de circulation routière à Ensisheim, à Ungersheim et à Pulversheim.

Alfred Kaluzinski, le premier adjoint de Pulversheim, s'inquiète ainsi des déplacements futurs des 1 500 nouveaux habitants attendus à Ensisheim, dans la traversée de sa commune, et reparle de ce vieux projet de liaison A35-RD430 : « Si plus de 8 000 véhicules transitent quotidiennement par Pulversheim, en grande partie en provenance ou en direction d'Ensisheim et des communes situées au nord, venant tous les matins s'agglutiner sur le carrefour central, le contournement de Pulversheim devrait être envisagé. En effet, un tel projet, datant d'une trentaine d'années, prévoyait déjà la liaison routière entre l'A35 et la RD430, contournant de ce fait les communes d'Ensisheim et de Pulversheim. Un projet porté par le conseil général de l'époque, qu'il serait opportun de raviver ».

 

 
 

 

Nucléaire Fessenheim Projet de technocentre : le gouvernement sceptique

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:22:54

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Nucléaire Fessenheim
Projet de technocentre : le gouvernement sceptique
La ministre de la Transition écologique confirme les réticences allemandes à l'implantation à Fessenheim d'une unité de recyclage des métaux radioactifs.
 

 
Les Allemands sont réticents face au projet d'implantation d'une unité de recyclage des métaux radioactifs à Fessenheim.
La ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, a émis des doutes, mercredi, sur la réalisation, à Fessenheim, du projet de « technocentre » qu'EDF envisage pour recycler les métaux radioactifs issus de la déconstruction des centrales nucléaires. « C'est un projet qui viserait un marché plus large que le simple démantèlement de Fessenheim », a-t-elle rappelé lors d'une audition de la commission du Développement durable et de celle des Affaires économiques à l'Assemblée nationale.

« J'ai eu des échanges avec mes homologues allemands. Je ne peux pas vous dire qu'il y ait des grands signes d'ouverture de la part de nos voisins sur l'utilisation d'un technocentre qui supposerait pour eux de déplacer des déchets nucléaires au-delà de la frontière. Et très franchement, ça ne me paraît pas forcément une piste facilement concrétisable », a conclu la ministre.

EDF, qui a acheté la technologie à la société suédoise Studsvik et créé une filiale idoine (Cyclife), a prévu de créer une telle unité dans l'Hexagone, avec, à la clé, 150 emplois à partir de 2029. Son implantation à Fessenheim n'est qu'une possibilité parmi d'autres : elle serait conditionnée par l'engagement de l'Allemagne d'y faire retraiter les éléments issus de son propre parc nucléaire. Élisabeth Borne confirme les réticences - connues de longue date - de nos voisins face à ce projet, qui suscite par ailleurs l'inquiétude des associations antinucléaires alsaciennes.
O.Br.

 

 
 

 

Art contemporain  Création et énergie nucléaire L'après-Fessenheim inspire les artistes

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:22:22

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Art contemporain  Création et énergie nucléaire
L'après-Fessenheim inspire les artistes
Alors que la centrale nucléaire de Fessenheim cessera définitivement de fonctionner cette année après 42 années d'activité, des projets artistiques se consacrent à cette échéance. L'environnement naturel, humain et architectural y sont pris en compte.
 

 
Élise Alloin, dans sa robe de travail fétiche, lorgne son oeuvre.
Du côté de La Kunsthalle de Mulhouse, l'artiste Élise Alloin va consacrer trois années, en tant qu'artiste associée, à « explorer la question de la construction de nos paysages physiques et psychiques, nos circulations et nos modes d'habiter en lien avec le démantèlement annoncé de la centrale nucléaire de Fessenheim ».

Diplômée de la Haute École des Arts du Rhin, elle vit à Strasbourg mais sera souvent mulhousienne dans les trois années à venir. Le premier acte de cette collaboration a été posé par l'exposition Se suspendre aux lendemains présentée à La Kunsthalle conjointement avec l'artiste Aline Veillat.

L'une, Élise, se passionne pour la radioactivité. L'autre, Aline, pour les phénomènes d'inondation. En s'associant à des chercheurs universitaires géographes, physiciens ou sociologues et à d'autres savoirs, elles apportent leurs regards et démarches d'artistes. Par leurs sculptures, leurs images mais aussi par leurs méthodologies particulières, elles offrent des pistes et perspectives pour de nouvelles relations à l'environnement, créant ainsi des liens visibles entre les études de terrain, les données scientifiques et la société.
Neuf centrales nucléaires dans un rayon de 300 km autour de Mulhouse

Dans cette exposition, Élise Alloin présentait notamment Lagenwechsel/Prendre position, installation dans laquelle sont représentées les centrales nucléaires allemandes et suisses dans un rayon de 300 kilomètres autour de Mulhouse. Il y en a 9, dont Fessenheim. Réalisées à partir d'images satellitaires, ces « sculptures de paysage sont constituées de volumes abstraits qui suivent les codes de la maquette d'architecture. Chacune est réalisée à partir d'une feuille de sucre dont la composition intègre la dose médicinale d'iodure de potassium à ingérer pour saturer la glande thyroïde en cas d'accident nucléaire ».

Récemment accueillie en qualité de chercheure associée au Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques de l'Université de Haute Alsace, elle a initié une passionnante table ronde nommée « Se suspendre aux lendemains... de Fessenheim » Elle y était épaulée par Florence Fröhlig, ethnologue de l'université de Stockholm, qui s'intéresse à la mémoire culturelle du nucléaire. Et par Teva Meyer, docteure en géographie et géopolitique, maître de conférences à l'Université de Haute-Alsace, qui scrute les espaces nucléaires et leurs dynamiques.

Élise Alloin a évoqué ses travaux à venir, en quête d'une perception du territoire, de voix diverses, de récits et expériences de réalité qui dessineraient les représentations complexes d'un territoire en transition.

Doyenne des centrales nucléaires française, Fessenheim est en service depuis le 1er janvier 1978. Selon les prévisions, la centrale sera à l'arrêt mi-2020 et démantelée à partir de 2025. Les effectifs se réduisent peu à peu (près de 700 salariés EDF y étaient employés, auxquels s'ajoutent 280 d'entreprises sous-traitantes).
La fin de Fessenheimet ses aspects humains

La présence, lors de cette table ronde, de salariés du service communication de la centrale de Fessenheim a enrichi le débat : ils ont témoigné de leur satisfaction que des artistes s'intéressent à la fin de Fessenheim et des difficultés de la situation « en interne », de l'émotion palpable parmi leurs collègues. Ils ont parlé aussi des animaux, présents dans le périmètre de la centrale depuis toujours, sangliers et daims devenus familiers aux salariés.

Du grain à moudre pour Élise Alloin, sensible aux aspects humains et écologiques de la fin de Fessenheim. Cette rencontre aura été riche pour elle de nouvelles pistes de travail, dont celle évoquée par Florence Fröhlig : « Le projet de construction de la centrale, dans les années 70, devait aussi symboliser la réconciliation franco-allemande. Finalement c'est la mobilisation contre qui a fédéré Allemands et Français. »

Cinq centrales nucléaires vont fermer prochainement en Dreieckland. Qu'en faire ? Comment préserver leur mémoire mais aussi celle des habitants ? Celle des salariés ? Que de thèmes passionnants pour les chercheurs et artistes.

C'est ce que pensent aussi Anne Immelé, Vincent Chevillon et Camille Bonnefoi, enseignants à la Haute École des Arts du Rhin, qui ont initié avec des étudiants en options art, design et communication de Mulhouse et Strasbourg un workshop et un projet d'édition ainsi formulés : « Que restera-t-il après ? »

À la veille du démantèlement de Fessenheim, la plus vieille centrale nucléaire française en fonctionnement, un groupe d'étudiants de l'école propose un document d'archives visuelles du paysage environnant. Le projet a la volonté de restituer le processus de prise de vue des alentours de la centrale et des tirages argentiques effectués en atelier, ainsi que de donner de la visibilité à un sujet peu médiatisé.

Projet au long cours qui se propose de suivre le démantèlement de la centrale au moyen de la photographie. Ainsi, s'emparant d'un sujet ultrasensible, les artistes ouvrent-ils un autre espace que celui la polémique.
Claudine STUDER-CARROT

 

 
 

 

Communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin Le testament de François Tacquard

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:39:48

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Communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin
Le testament de François Tacquard
Président de la com com de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA) depuis avril 2001, François Tacquard a confirmé mardi soir au théâtre de poche du Parc de Wesserling son retrait de la vie politique. Avec un discours aux tonalités de testament.
 

 
François Tacquard et ses vice-présidents de la com com de Saint-Amarin ont présenté leurs voeux aux invités.
Il restait quelques chaises vides mardi soir et pourtant l'événement qui se déroulait marquait la fin d'une époque : celle du règne de François Tacquard. La cérémonie n'avait rien d'anodin et était quelque peu teintée de cette ombre qu'avec le recul on pourra sans doute qualifier d'historique.
La fin d'une époque

François Tacquard a cité une avalanche des noms de celles et ceux qui ont répondu au cours de ces 19 années d'exercice du pouvoir aux besoins sociaux, culturels, patrimoniaux de la vallée. Agriculture et Paysage, ARCS, Jardins de Wesserling, Patrimoine et Emploi, Thur'lutin, Ouver'Thur, EMHT, Musicales du Parc, Collectif des Possibles, Association de Sauvegarde du Parc... ont contribué à forger une nouvelle histoire, et ce malgré des difficultés économiques dont la responsabilité n'incombe en rien aux politiques locales. Au coeur de cette politique, une constante : le refus de subir.

« On faisait des choses et on ne le voyait pas... » constate a posteriori François Tacquard, relevant comment la vallée peut se targuer d'être parmi les communautés de communes les plus innovantes au niveau national.
La réhabilitation des friches industrielles

Le futur ex-président a aussi insisté sur l'importance des services à la population. Certes ils ne remplacent pas ceux que l'État fait disparaître (sur ce point, la perception de Saint-Amarin va prochainement quitter la vallée), mais les services soutenus par la collectivité agissent comme des « pompes démographiques »... et évitent la désertification du territoire. Et de s'exclamer : « Bingo, on est au top des vallées vosgiennes pour le service à la population ! »

La réhabilitation des friches industrielles, devenues des « Parcs » restera sans doute l'un des projets les plus innovants - du point de vue économique et patrimonial - de son passage. La reconversion des anciens sites textiles reste malgré tout l'action la plus sujette à controverse. Sans doute la collectivité et son président ont-ils négligé de mener le travail de pédagogie nécessaire. François Tacquard confiait d'ailleurs après son intervention que c'est dans le domaine de la communication qu'il a péché. « Je préfère faire, que dire... » soulignait-il dans un murmure, bien conscient de ce qui fut sans doute une lacune de ses mandats successifs.

La longue salve d'applaudissements des invités qui a suivi a eu un impact visible sur celui qui fut « un des faiseurs de la vallée ».

Séquence émotion pour un homme peu expansif qui continue à croire en l'avenir. « J'ai confiance dans la vallée. Les jeunes feront mieux que les anciens. Mon testament, c'est oser une équité communale, aider à la solidarité, partager les impôts et cela tout de suite, car la com com est pauvre (il manque 300 000 EUR dans le prochain budget). Il y a des communes riches, il faut aller au-delà de l'égoïsme de clocher. Faisons une communauté humaine avec une solidarité envers les plus démunis d'ici et d'ailleurs, sans négliger la préservation de notre Terre commune. »
Il restera présent dans l'Association de gestion du Parc de Wesserling

Et maintenant ? François Tacquard quitte certes ses fonctions de président de la com com, mais, haut et fort, il a souligné qu'il restera présent dans l'Association de gestion du parc, et qu'il est prêt à « conseiller » qui ferait appel à ses compétences.

La vallée de Saint-Amarin va vivre un certain chamboulement. Nombreux sont les maires qui rendent leur écharpe cette année. Le départ du sous-préfet - et sans doute d'autres départs dans certains services de la com com - laisse une kyrielle de points d'interrogation. La saga continuera avec de nouveaux acteurs, de nouveaux narrateurs.
Jean-Marie Zipper

 

 
 

 

De Pierre à François...
François Tacquard a succédé en 2001 après de vifs affrontements au sein du district où il était délégué, à Pierre Egler. On peut aujourd'hui constater à quel point leur fonctionnement était identique dans le fond et même dans la forme.

En dépit de leurs différences, chacun portait un regard souple sur le sens de la démocratie, car leur passion pour la vallée métamorphosait les convictions en certitudes.

Si Pierre Egler fonctionnait avec d'indéniables soutiens politiques, vu ses « 100 casquettes », François Tacquard a su mettre en valeur, sinon utiliser la force, la puissance du bénévolat.

 

Social  Wittenheim L'Ehpad exprime sa colère

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:15:02

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Social  Wittenheim
L'Ehpad exprime sa colère
Le personnel de l'Ehpad les Vosges de Wittenheim a choisi la journée de mobilisation de ce jeudi 9 janvier pour manifester son ras-le-bol et dénoncer les conditions de travail et le manque cruel de moyens.
 

 
Le personnel de l'Ehpad Les Vosges de Wittenheim, soutenu par les résidents et leurs familles, les bénévoles et les membres du conseil d'administration, a dénoncé le manque de moyens et les conditions de travail.
Une animation inhabituelle régnait ce jeudi après midi aux abords de la maison de retraite Les Vosges. Au lieu de se mettre en grève pour ne pas pénaliser les résidents ou les mettre en difficulté, le personnel de l'Ehpad a en effet décidé de manifester sa colère avec force slogans et banderoles. L'idée a fait boule de neige et le personnel a été rejoint dans sa démarche par la direction et les administratifs, les résidents et leurs familles, les bénévoles et les membres du conseil d'administration, bien décidés à dénoncer les problèmes de plus en plus nombreux auxquels ils sont confrontés.
« Le métier a perdu toute attractivité »

Sur les 69 résidents de la maison de retraite, plus de 40 sont en fauteuil pour onze soignants (six le matin et cinq l'après-midi, voire trois le dimanche). La course contre la montre quotidienne du personnel ne leur laisse plus aucune latitude et l'humain est irrémédiablement laissé pour compte. « Les soignantes sont toutes seules pour faire la toilette ou soulever les résidents et les arrêts maladie pour blessures ou burn-out sont de plus en plus nombreux » souligne la directrice de l'Ehpad Francine Vantalon. « Il est de plus en plus difficile de trouver du personnel, puisque le métier a perdu toute attractivité. On atteint vraiment des limites et il serait bien que l'État prenne en compte cette réalité ». Et de rajouter en souriant : « Le personnel fait aussi les 3x8, les nuits et les week-ends comme le personnel de la SNCF, sauf qu'il n'a pas de pilote automatique, ni de voyages gratuits, mais juste ses bras, ses jambes et... son coeur, et tout ça pour 1300 euros par mois. »
« Soignants fatigués, résidents en danger »

Tous se sont donc retrouvés pour dire leur ressenti ou l'exprimer sur des pancartes : « Soignants fatigués, résidents en danger », « De plus en plus de soins, de moins en moins de moyens » ou encore « Mamie, raconte-moi une histoire ! J'peux pas, j'ai boulot ». Une soignante confie : « Tout se fait au détriment du bien-être des résidents. Nous n'avons plus le temps de discuter avec eux. Ce sont souvent des personnes isolées qui ont besoin de ce contact pour ne pas sombrer. Il faut davantage de moyens pour s'occuper dignement de nos personnes âgées. »

Patrick, lui, fait partie du conseil d'administration et il s'insurge : « C'est pour nos aînés qu'on se bat. Ils sont souvent obligés de vendre leur patrimoine pour pouvoir venir en Ehpad et ils paient cher pour avoir des soins et un confort qu'on ne peut pas leur apporter par manque de temps et de personnel » Ginette a son papa dans la maison de retraite : « Je ne l'ai pas placé par plaisir, mais les économies s'épuisent. Ceux qui sont maintenant dans les maisons de retraite, ce sont quand même eux qui ont cotisé, qui se sont battus pour obtenir des avantages et des droits sociaux, qui ont fait la France et c'est eux maintenant qui devraient être laissés pour compte ? »
Dominique THUET

 

 
 

 

Altkirch Le nouveau service de proximité testé depuis le début de la semaine

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:53:34

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Altkirch Le nouveau service de proximité testé depuis le début de la semaine
 

 
Le personnel formé de la sous-préfecture aide les usagers à effectuer les démarches administratives basiques avant de les rediriger, si besoin, vers un opérateur de service public spécialisé. Photo DNA
Pour son troisième jour d'ouverture, et un mois après avoir été inauguré par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, l'espace France services de la sous-préfecture d'Altkirch, rue Charles-de-Gaulle, attire les usagers à la recherche d'une aide personnalisée de proximité. Le service mis en place par l'État rassemble neuf opérateurs de service public, disponibles en un seul lieu, sachant que plusieurs d'entre eux ont fermé à Altkirch ces dernières années, à l'image de la maternité au mois de novembre.
Un accompagnement personnalisé pour les usagers

Certains utilisateurs ont entendu parler du service, d'autres y ont été redirigés. Les équipes sont satisfaites et comptent minutieusement le nombre de personnes ayant foulé le pas de la porte : 25 pour le premier jour, 47 mardi, et plus d'une vingtaine mercredi, à la mi-journée.

Deux agents de la sous-préfecture spécialement formés les accueillent dans des bureaux confidentiels mis en place pour le service et les accompagnent dans leurs démarches. Là se tiennent également chaque jour des permanences spécialisées sur rendez-vous avec les référents des opérateurs faisant partie de la convention. CPAM, Caf, Carsat... Pour un rendez-vous précis relatif à l'un de ses services, il faut compter une semaine environ, une fois le rendez-vous pris sur son espace personnel.
« Hier, une personne voulait savoir à quel âge elle aura le droit à la retraite »

La sous-préfète d'Altkirch Emmanuelle Guénot rappelle les trois objectifs de cette structure : « Faciliter l'accès aux services publics, recréer de la proximité au coeur des territoires, lutter contre la fracture numérique. » Les usagers peuvent aussi accéder à l'espace numérique installé dans le hall de la sous-préfecture. Muriel Reither, agente de la sous-préfecture, a été formée le mois dernier pour répondre aux questions générales des usagers.

« Hier, une personne voulait savoir à quel âge elle aura le droit à la retraite », explique-t-elle. Une autre demande récurrente des usagers ces derniers jours est la création d'un compte Ameli, permettant d'accéder à tous les services relatifs à l'assurance maladie depuis son ordinateur.

Mercredi matin, Anne Schillinger, également employée de la sous-préfecture, accueillait un usager pour l'aider dans sa demande de papiers pour son véhicule, après un vol de carte grise. Dès la première démarche de connexion à son espace personnel, Mario Manetta fait face à des soucis de connexion. « Si j'avais eu ce souci chez moi, je n'aurais pas su comment faire », explique-t-il. Sans connaître l'existence de cette nouvelle structure, il a été redirigé par la préfecture : « J'étais jusqu'à Colmar et on m'a expliqué qu'il y avait un service plus proche de chez moi. Et ça va aider beaucoup de gens. »
Accès numérique facilité

Face à la difficulté d'avoir un bon accès internet dans certaines zones du Sundgau, l'atout numérique de l'espace dédié séduit les utilisateurs, selon le personnel de la sous-préfecture. Venue en fin de matinée mercredi, Mélanie Ribier approuve cet équipement installé dans le hall : « Je viens pour un relevé de situation de mon compte Ameli. Je n'ai pas d'imprimante chez moi, mais j'ai appris que je pouvais l'imprimer ici. »

Le maire et conseiller départemental Nicolas Jander salue l'implantation de la structure « dont les gens ont besoin » et l'opportunité que représente « le retour des services publics pour la ville ». « L'endroit est central et permet aussi aux usagers de participer à la dynamique du centre-ville », appuie-t-il.
Textes et photo : Pauline WEISS Y ALLER Ouverture de l'espace France services du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h, à la sous-préfecture d'Altkirch, 5 rue Charles-de-Gaulle.

 

 
 

SUNDGAU  Maison France Services L'unique espace du Haut-Rhin a ouvert au public

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:18:18

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SUNDGAU  Maison France Services
L'unique espace du Haut-Rhin a ouvert au public
Inauguré par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner en décembre dernier, l'espace France Services de la sous-préfecture d'Altkirch accueille les usagers depuis le 6 janvier.
 

 
Le personnel formé de la sous-préfecture aide les usagers à effectuer les démarches administratives basiques avant de les rediriger vers un service spécialisé.
Inauguré par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner en décembre dernier, le seul espace France Services du Haut-Rhin, situé à la sous-préfecture d'Altkirch, est ouvert au public depuis le 6 janvier. Alors que les établissements de service public ferment successivement dans le Sundgau, des dizaines d'usagers se sont déjà pressés pour profiter de cette nouvelle offre de proximité. Parmi les neuf opérateurs de service public de la convention, cinq viendront chaque semaine dans les locaux de l'État, selon des permanences précises : CAF, CPAM, CARSAT, justice et services fiscaux. Pour le reste, deux agents de la sous-préfecture sont présents à temps plein afin de guider les usagers dans leurs premières démarches. Le public bénéficie aussi d'un accès numérique privilégié et de rendez-vous téléphoniques ou par appels vidéo pour une expertise particulière non proposée sur place, comme pour La Poste, Pôle Emploi et la MSA.

 

 
 

 

Altkirch Assises territoriales de la sécurité intérieure Une concertation citoyenne

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:38:00

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Altkirch Assises territoriales de la sécurité intérieure
Une concertation citoyenne
Le président de la République a annoncé sa volonté de définir les orientations des politiques de sécurité intérieure de demain en plaçant l'humain au coeur de l'action.
 

 
Le Premier ministre a annoncé la rédaction d'un livre blanc de la sécurité intérieure. Lancée par le ministre de l'Intérieur le 14 octobre 2019, l'élaboration de ce livre blanc se compose de trois phases. L'établissement d'un état des lieux par des groupes de travail ; la concertation avec une consultation organisée dans les départements ; et la rédaction du livre blanc.

Le 16 décembre 2019, le ministère de l'Intérieur a donc demandé aux préfets de départements d'organiser des assises territoriales de la sécurité intérieure au plus près des acteurs de la sécurité, avec pour objectif la rédaction d'un livre blanc devant traduire les orientations de sécurité intérieure pour les années à venir, dans un contexte de nouveaux modes de vie, de nouvelles technologies et de nouvelles attentes de la population.

Dans cet esprit de concertation large, Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin, organise des réunions d'échanges pour recueillir avis et propositions.
Pour participer il faut s'inscrire en ligne

Chaque citoyen a la possibilité de contribuer à cette réflexion notamment à Altkirch, mardi 14 janvier, 17 h à la sous-préfecture, 5, rue Charles-de-Gaulle. Pour y participer, il faut s'inscrire par mail - pref-atsi-inscription-altkirch@haut-rhin.gouv.fr - en précisant nom, prénom et éventuellement la thématique que l'on souhaiterait aborder.
La participation des citoyens à la sécurité collective

Durant cette réunion publique, les thèmes suivants seront traités : l'organisation territoriale des forces de sécurité (modalités d'accès aux forces de sécurité intérieure, attentes de la population, lien de la population avec les forces de sécurité intérieure, etc.) ; les partenariats en matière de sécurité (places et missions des polices municipales et de la sécurité privée, outils de prévention, participation des citoyens à la sécurité collective, etc.) ; la technologie au service de la protection de la population (outils de communication entre forces de sécurité et population, etc.). Ces rencontres associeront des citoyens et acteurs socio-économiques. Elles sont ouvertes à tous.
Y ALLER Concertation citoyenne, mardi 14 janvier à 17 h, à la sous-préfecture d'Altkirch, 5, rue Charles-de-Gaulle, sur inscription par mail : pref-atsi-inscription-altkirch@haut-rhin.gouv.fr

Y ALLER Concertation citoyenne, mardi 14 janvier à 17 h, à la sous-préfecture d'Altkirch, 5, rue Charles-de-Gaulle, sur inscription par mail : pref-atsi-inscription-altkirch@haut-rhin.gouv.fr

 
 

 

Rouffach  Centre hospitalier L'hôpital dans une dynamique de projets

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:07:09

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Rouffach  Centre hospitalier
L'hôpital dans une dynamique de projets
Lors de la cérémonie des voeux, au centre hospitalier de Rouffach, le directeur François Courtot a présenté les projets de l'établissement avant de mettre à l'honneur les retraités de l'année 2019.
 

 
François Courtot, directeur du centre hospitalier de Rouffach, a présenté ses voeux au personnel.
Après une rétrospective en image de l'ensemble des manifestations, colloques, animations et travaux qui se sont déroulés, François Courtot, a présenté ses voeux au personnel. Une tradition qui a salué l'investissement de l'ensemble du personnel qui concourt au service rendu à la population. « C'est l'implication de tous les professionnels de santé qui fait que les malades et les résidents sont accompagnés dans leur parcours de vie et de soins à l'hôpital. Il se tisse une relation unique et protégée qui est le berceau du rétablissement. C'est également l'implication de tous les professionnels des services administratifs et techniques qui permettent à l'hôpital de fonctionner tous les jours ».
Efficacité et proximité

Après avoir mentionné le dynamisme de l'établissement, les formations, les colloques, la médecine fondée sur des preuves, le directeur a évoqué les projets de 2020 : un nouveau site internet appelé « santé mentale 68 » sera accessible fin mars. La démarche d'évaluation de la responsabilité sociétale et du développement durable est la preuve que l'établissement veut apporter sa contribution à la résolution des problématiques environnementales. L'espace de santé public, qui a vu le jour en 2019 sera étoffé par des partenaires associatifs ou des réseaux de soins qui souhaitent profiter des lieux pour offrir des services aux patients et aux résidents dans une optique de prévention. La convention « police, justice et santé » sera finalisée. De nombreux projets devraient voir le jour dans le domaine des systèmes d'information. Des esquisses de la nouvelle maison de retraite seront présentées en avril.
Psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent

Le recrutement des pédopsychiatres est difficile faute de candidats. Les admissions à Adosphère ont été stoppées pendant quelques semaines et les perspectives restent encore floues.

Le docteur Joël Oberlin, président de la commission médicale de l'établissement, a évoqué l'évolution de la psychiatrie moderne. Il est revenu sur la communauté psychiatrique de territoire qui doit permettre de continuer à promouvoir des projets avec un ensemble de dispositifs.

Jean-Pierre Toucas, président du conseil de surveillance de l'hôpital, a félicité l'ensemble du personnel pour leur professionnalisme afin de toujours améliorer l'accueil des usagers et de leur famille, dans le cadre d'une gestion financière toujours saine en réponse au projet d'établissement dont la qualité est reconnue par la Haute Autorité de la Santé. « Les personnes souffrantes, et donc fragiles, nécessitent attention, bienveillance et soins de qualité. Ensemble, nous veillons à ce que cette problématique reste au centre de notre réflexion, notamment dans le cadre de l'évolution sociétale. »
Caroline ZIMMERMANN

 

 
 

 

Balschwiller-Buethwiller Elevage de veaux Un recours contre le permis et une deuxième réunion publique

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:38:46

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Balschwiller-Buethwiller Elevage de veaux
Un recours contre le permis et une deuxième réunion publique
LLe collectif d'habitants de Balschwiller et Buethwiller opposés à la construction d'un bâtiment d'élevage de 496 veaux entre les deux communes organise une nouvelle réunion publique ce samedi à Buethwiller.
 

 
La petite salle de réunion située sous la mairie de Buethwiller accueillera à nouveau une réunion publique à l'initiative du collectif de riverains luttant contre le projet ce samedi 11 janvier à 16 h. Une première réunion s'était déjà tenue au même endroit mi-décembre à l'initiative d'un habitant de Buethwiller afin que la population puisse se tenir informée du projet (cf. DNA du 18.12). À ce moment-là, il était encore possible de faire un recours contre le permis de construire accordé par le maire de Balschwiller, Jean-Marie Schnoebelen. Depuis, dix riverains ont effectivement introduit un recours en annulation de ce permis auprès du tribunal administratif à Strasbourg.

La population avait également été invitée par le collectif à donner son avis sur le projet et de manière circonstanciée dans l'enquête publique ouverte par la préfecture pour l'obtention par les porteurs du projet de l'agrément de classement en installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), enquête qui s'est achevée le 20 décembre. C'est désormais au préfet du Haut-Rhin de prendre la décision d'enregistrement, sous forme d'arrêté assorti éventuellement de prescriptions particulières ou d'un arrêté préfectoral de refus.

Le collectif espère qu'avec la mobilisation des habitants, le préfet étudie d'un oeil très attentif cette demande et qu'il prenne en compte leurs arguments qui font valoir de nombreuses imperfections dans le dossier. « C'est du copié-collé et il y a une multitude d'erreurs concernant les chiffres, tout est à revérifier », estime Laurent Schnoebelen, membre du collectif. Les opposants souhaitent ce samedi porter le débat sur une question de fond, « une question éthique », disent-ils, c'est-à-dire l'intérêt d'un tel élevage de veaux rosés (aussi appelés veaux de grain) qui ne sortent pas en pâture.

Cette question avait déjà été amorcée lors de la précédente réunion publique, notamment avec Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant (MEI). Cette fois-ci le collectif a invité Daniel Dietmann, maire de Manspach et président de l'EPAGE Largue (syndicat de rivière) ainsi que les syndicats agricoles, la Confédération paysanne et la Coordination rurale.

Le collectif espère pouvoir proposer des solutions alternatives dans le cadre d'un projet éventuellement revu et corrigé.
N.B.-G.

 

 
 

 

Saint-Hippolyte  Salle des fêtes Médaille et voeux du maire

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:03:03

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Saint-Hippolyte  Salle des fêtes
Médaille et voeux du maire
Mardi 7 janvier, Claude Huber, le maire de Saint-Hippolyte a reçu ses invités à la salle des fêtes pour leur présenter ses voeux.
 

 
Claude Huber félicité par Pierre Bihl
Il a salué le député Jacques Cattin, le conseiller départemental, Pierre Bihl, le président de la communauté de communes du pays de Ribeauvillé, Umberto Stamile, de nombreux maires et élus du secteur, le curé Paul Thomann, des représentants de la gendarmerie, de l'ONF, des brigades vertes, des associations et d'une partie de la population.

Dans son intervention, le maire a évoqué l'actualité mondiale, française et régionale avant de dresser un bilan des actions réalisées sur le plan local. En 2019 le chantier principal fut celui de la rue Kleinforst, l'aménagement en rond-point du carrefour des miracles près de l'autoroute et les nombreux ateliers menés à bien lors de la 3e édition de la journée citoyenne. Il a présenté la situation forestière rendue difficile par le passage de la tempête Lothar et le réchauffement climatique. Suite aux trois épisodes orageux de cet été, des travaux seront entrepris pour dévier les eaux de ruissellement avec le syndicat mixte « Fecht Aval et Weiss ».

Malgré les élections municipales qui se profilent et l'annonce de sa candidature pour un nouveau mandat, Claude Huber a évoqué quelques perspectives. L'aménagement du local prévu pour l'accueil d'une profession de santé se poursuit et permettra l'ouverture d'un cabinet infirmier en milieu d'année.

Le domaine culturel et associatif continue de s'enrichir avec la création d'un atelier d'écriture, l'organisation de spectacles à la bibliothèque, la présence d'une jeune troupe théâtrale, l'augmentation des effectifs à la nouvelle école de musique, la finalisation des travaux au club house de l'AS St Hippolyte, et enfin les actions intercommunales au niveau des écoles, de l'habitat vacant et de la collecte des déchets.
Personnalités mises à l'honneur

Avant de terminer son propos, le maire a remercié chaleureusement les adjoints qui ont décidé de mettre un terme à leur mandat Annie Huber, Colette Meyblum et Gilbert Birg.

Plusieurs intervenants ont ensuite pris la parole. Le 1er adjoint Gilbert a présenté les voeux de la municipalité au maire, Colette Meyblum a remercié toutes les personnes qui consacrent du temps à l'embellissement et au fleurissement de la commune, en particulier la maison Iltis. Umberto Stamile a remercié Colette Meyblum pour sa fidélité et son implication à la Com Com.

Pierre Bihl a remis la médaille d'honneur, régionale, départementale et communale à Claude Huber tandis que sa suppléante Emilie Helderlé et le député Jacques Cattin ont exprimé le soutien des collectivités qu'ils représentent à la commune de St-Hippolyte.

 

 
 

 

Herrlisheim-près-Colmar  Cérémonie des voeux La dernière d'un maire « heureux et comblé »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:04:42

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Herrlisheim-près-Colmar  Cérémonie des voeux
La dernière d'un maire « heureux et comblé »
Comme il l'avait annoncé l'année dernière, le maire de Herrlisheim-Près-Colmar, Gérard Hirtz, après deux mandats, ne se représente plus aux prochaines élections municipales, et a présenté mercredi soir pour la dernière fois ses voeux de Nouvel An.
 

 
De gauche à droite : le maire Gérard Hirtz avec Christophe Woehrlé et Francis Kirtz.
Celui qui en 2008 avait pris ses responsabilités et s'était présenté par défaut à l'élection municipale de son village, car personne ne s'était porté candidat à l'époque, fêtait également ce 8 janvier la date officielle de son anniversaire. Officielle, car il est en réalité né le 7 janvier, mais suite à une erreur, l'état civil l'avait enregistré le jour suivant.
« Vous êtes une vraie mine d'or »

À un peu plus de deux mois de la fin de son mandat, Gérard Hirtz a présenté à travers un diaporama, une rétrospective sommaire de ce qui a été réalisé dans la commune sous les douze années de son administration. Il a remercié ses équipes, en insistant sur l'engagement bénévole de nombreux de ses administrés « qui donnent un coup de main à la commune. Je suis un maire heureux et comblé, je le dis tous les ans, vous êtes une vraie mine d'or, une ressource inestimable pour notre commune et le maire que je suis ».

Mais si l'édile s'en va, il y a encore des projets en cours et à venir, qu'il verra achevés en tant que simple citoyen. Le columbarium sera agrandi et doté de 48 cases. Les travaux de construction d'un atelier communal ont démarré, et le projet de la transformation du presbytère en immeuble de logements aidés, a obtenu le permis de construire.
Remise de médailles

Gérard Hirtz est ensuite revenu sur la pose des pavés de la mémoire, les Stolpersteine. Il est le premier maire du Haut-Rhin à les avoir mis en place, à la mémoire des 24 Juifs de la commune exterminés par le régime nazi. Un projet porté par l'arrière-petit-fils d'un ancien habitant de Herrlisheim, Christophe Woehrlé, auquel il a remis la médaille de la commune, pour le remercier de son engagement et de son soutien lors de cette opération. « Grâce à votre investissement, nous avons découvert tout un pan de l'histoire qu'a vécu la communauté israélite du village lors de la dernière guerre, que beaucoup d'entre nous ignoraient totalement ».

Francis Kirtz a pour sa part reçu la médaille de la vie associative, décernée par le conseil départemental pour distinguer les personnes qui s'engagent au service de la communauté. Le récipiendaire est depuis 1986 le trésorier de l'école de musique et s'occupe également avec son épouse Renée, d'organiser toute la logistique lors des concerts et manifestations de l'association.
JO.K

 

 
 

 

Petit-Landau  Conseil municipal Les habitants recensés

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:04:07

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Petit-Landau  Conseil municipal
Les habitants recensés
Des points liés à la gestion courante étaient au menu du dernier conseil municipal de l'année à Petit-Landau.
 

 
Le recensement de la population de Petit-Landau se déroulera du 16 janvier au 15 février. Le conseil municipal, réuni fin décembre, a fixé le montant de l'indemnité attribuée au coordonnateur et aux agents recenseurs.

Finances encore : les élus ont décidé de reconduire la surtaxe communale pour l'eau potable à 0,70 EUR par m3 d'eau facturé ainsi que la redevance communale d'assainissement à 1,50 EUR par m3. De même, le montant de la participation forfaitaire à l'assainissement collectif datant de 2015 reste inchangé.

La commune de Petit-Landau s'associe, pour une nouvelle fois, à l'opération La Filature nomade. Ce partenariat se traduira par la présentation du spectacle Mamoud et Nini moyennant une participation financière de la commune à hauteur de 500 EUR HT. Les élus ont fixé à 5 EUR le tarif unique pour cette représentation qui aura lieu à la salle polyvalente du village le 7 février.
« Terre de Jeux 2024 »

Sur proposition du maire, le conseil municipal apporte son soutien à la candidature de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) à l'obtention du label « Terre de Jeux 2024 ». « Notre commune de Petit-Landau souhaite s'y associer pleinement, permettant en cas d'éligibilité de M2A, une potentielle déclinaison d'actions communautaires autour des Jeux olympiques 2024 sur le territoire communal », a souligné Armand Le Gac.
Autres points

Les demandes de subvention au conseil départemental du Haut-Rhin et à la Fondation du patrimoine pour les portes de l'église ont été lancées.

Le calvaire situé à l'entrée ouest du village a été réhabilité et un nouveau socle a dû être posé par l'entreprise, engendrant un surcoût de 470 EUR HT.

Côté ouest encore, le conseiller municipal Christian Butscha a soulevé le problème de la sécurisation du carrefour près de la salle polyvalente. Il souhaite que cela soit une priorité pour la prochaine mandature. Il est à ce jour quasiment impossible de traverser la route (RD 468) pour se rendre au haras ou au stade de football en toute sécurité, estime-t-il. En réponse, l'adjoint au maire, Jean-Marc Ginder, a signalé que la DDT (direction départementale des territoires) a été contactée. « Il appartient à la commune de financer une étude, puis de soumettre des solutions au Département, la route relevant de sa responsabilité », a-t-il expliqué. Parmi les hypothèses émises, l'installation d'un feu tricolore qui impliquerait de réduire la vitesse maximale autorisée à 50 km/h à ce carrefour.
Bernard STICH

 

 
 

 

Manque de neige À la station du lac Blanc : « angoissant » mais « pas dramatique »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:14:23

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Pas de Neige À la station du lac Blanc : « angoissant » mais « pas dramatique »
 

 
Une vue au 9 janvier du bas de la station (télésiège Montjoie) depuis l'une des webcams implantées sur le site en manque de neige. Photo D.R.
Sur les hauteurs du Bonhomme, au bas du télésiège Montjoie, quelques taches de neige patiemment accumulée le mois dernier ponctuent un triste paysage ressemblant à une fin de saison. Une image désolante relayée par les webcams de la station depuis plusieurs jours. « Le 9 janvier 2019, on ouvrait la station aux skieurs », rembobine Patrice Perrin, directeur de la S.A. Lac Blanc Tonique. 50 cm de neige recouvraient les pistes et l'exploitant ne se doutait pas encore qu'il allait réaliser une bonne saison sur une durée réduite à deux mois.
60 cm de neige en décembre avant le redoux

L'histoire semble se répéter en ce début d'année. « C'est quand même angoissant », admet Patrice Perrin qui scrute sans doute les prévisions météorologiques quotidiennement. Lesquelles n'annoncent pas de chute des températures, ni de neige dans les prochains jours. Situation « frustrante » aussi, car la station emblématique du nord du département « joue » sa partition en hiver, même si deux équipements importants (le Bike Park et le Tricky Track) complètent l'offre de loisirs saisonniers dans la vallée de Kaysersberg. Pas de neige, pas de skieurs, pas de ventes de forfaits mais 23 permanents à occuper en journée, précise l'exploitant qui leur trouve toujours de quoi faire. Cela dit, il n'y a rien de « dramatique », entend-on depuis l'auberge du vallon, le QG de la société Lac Blanc Tonique.

Pourtant, quelques jours avant les festivités de Noël, les adeptes de glisse fartaient leurs skis, se frottaient les gants : près de 60 cm de neige naturelle recouvraient les pistes, « à la mi-décembre ». Un mirage car un redoux durable a douché les espoirs.

Il faut remonter à l'hiver 2011-2012 pour se rapprocher de la situation actuelle. « On avait ouvert le 15 janvier et ce fut une saison moyenne », se remémore Patrice Perrin. De là à remettre en cause l'intérêt économique du ski alpin dans les Hautes-Vosges, certainement pas puisque les enneigeurs ces trois dernières décennies ont sauvé l'économie de montagne. « Au niveau climatique, je constate surtout que les phénomènes météorologiques sont amplifiés : les chutes de pluie sont plus intenses, les vents plus forts. »
Des enneigeurs « au chômage »

En décembre, l'exploitant avait alimenté logiquement les pompes en eau et les compresseurs en air pour produire de la neige, comme d'habitude, histoire d'assurer une bonne sous-couche en prévision de vacances de Noël enneigées... « Les enneigeurs n'ont pas fonctionné beaucoup », au final, en décembre 2019. Ce coup d'épée dans l'eau n'a pas d'incidence significative sur les charges pesant sur l'exploitation, balaie Patrice Perrin. Le directeur s'interroge depuis quelques années déjà sur les capacités du site à produire davantage de neige de culture « instantanément », en particulier en décembre, ne serait-ce que pour « ouvrir plus tôt ».
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

Stations de ski  Toutes fermées dans la vallée de Munster En attendant la nouvelle lune

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:42:35

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Stations de ski  Toutes fermées dans la vallée de Munster
En attendant la nouvelle lune
L'ambiance est quasi printanière à plus de 1 000 mètres d'altitude. Où on attend impatiemment le changement de lune du 24 janvier pour retrouver, si tout va bien, la neige et les plaisirs du ski.
 

 
Pas de neige au Gaschney, ni au Schnepfenried (en arrière-plan).
Pour un peu, on se croirait au mois de mars. Dans les stations de la vallée de Munster, les chaussures de randonnée ont remplacé les paires de ski ce début de mois de janvier. Sous le soleil exactement, excepté peut-être hier malgré des températures clémentes, les terrasses des restaurants d'altitude font le plein depuis plusieurs jours, tandis que la plaine est noyée régulièrement sous un épais brouillard.

Même frustrés de ski, les fondus de montagne n'ont pas renoncé à prendre le grand air au-dessus de 1 000 mètres. Les mollets dessinés se croisent déjà partout sur les sentiers, indifférents aux taches de neige, ou au parc aventure et accrobranche du Schnepfenried autour de sa yourte géante. L'inversion de température attise aussi l'intérêt - souvent comblé ces jours-ci - des photographes en quête de mers de nuages.

La neige persites uniquement au sommet du Gaschney. Photo L'Alsace /Christelle DIDI

Avec de faibles chutes de neige, la station du Gaschney n'a pas encore pu ouvrir cette saison. Photo L'Alsace /Christelle DIDI

Avec de faibles chutes de neige, la station du Gaschney n'a pas encore pu ouvrir cette saison. Photo L'Alsace /Christelle DIDI

Il n'y a pas une seule plaque de neige en bas de la station du Gaschney. Photo L'Alsace /Christelle DIDI

Malgré le manque de neige, le restaurant le Panoramic reste ouvert le week-end, les vendredis soir, samedis midi et soir et les dimanches midi. Photo L'Alsace /Christelle DIDI

Vue sur le Gaschney depuis le Schnepfenried. Pas de jaloux, les deux stations sont à l'arrêt. Photo L'Alsace /Christelle DIDI

Seule la neige de culture persiste sur les pistes du Schnepfenrie, mais plus en quantité suffisante. Photo L'Alsace /Christelle DIDI

L'espace débutant est resté ouvert jusqu'à ce mercredi. Il faudra attendre les prochaines chutes de neige pour rechausser ses skis. Photo L'Alsace /Christelle DIDI

Après une ouverture du domaine le week-end du 13, 14 et 15 décembre, la station du Schnepfenried est à l'arrêt total. Photo L'Alsace /Christelle DIDI

Pas de luge, pas de raquettes.... et pas de skieurs non plus. Photo L'Alsace /Christelle DIDI
Le Schnepf' à l'arrêt depuis hier

Depuis hier, il n'y a plus aucun moyen de faire du ski dans la vallée. Le Schnepf' a fermé ses deux dernières pistes vertes encore ouvertes, et ce malgré ses enneigeurs, avec autour de 8 degrés l'après-midi entre 990 et 1 258 mètres d'altitude. « C'est une ambiance plus printanière qu'hivernale », concède Sandrine Miclo, co-exploitante de la station familiale de la vallée de Munster.

Avec le vent du sud, il faisait près de 6 degrés mardi matin sur le site de Sondernach. Le contexte n'est pas inédit, et ressemble beaucoup à celui de l'an dernier, « avec une ouverture partielle à Noël, et de bonnes affluences à des niveaux relativement similaires ». Il y a un an, il avait toutefois neigé début janvier, avant les fortes chutes de la fin du mois qui ont véritablement lancé la saison des riders.
Les vacances de févrieren ligne de mire

Sandrine Miclo espère que le même cas de figure se produira. Elle pense qu'il faudra peut-être attendre le changement de lune du 24 janvier. « On va attendre sereinement. Si on n'y croit pas, on ne fait pas ce métier », relève la patronne en esquissant un sourire. Dans les stations vosgiennes, et ailleurs, les vacances scolaires, soit la période du 7 février au 7 mars, constituent le moment clé de l'hiver.

Le repreneur miracle du Gaschney, Mickaël Gerloff, est dans la même optique. Lui aussi espère inaugurer le nouveau départ de la station, et le sien par la même occasion dans son nouveau costume, en février. « Il ne faudra pas se louper à la période des vacances scolaires. Tout est prêt, et ça ferait du bien au moral de tout le monde qu'il neige enfin, même si les prévisions n'annoncent rien de bon jusqu'au 20 janvier ».
Replis possibles à La Bresseou au Feldberg

Sous ses rochers, le Tanet a surtout attiré du monde dans ses auberges jusqu'à présent. À la tête de la station depuis cinq ans, le groupe Tanet Passions, qui rassemble 13 amoureux du site, et un nouveau président cette année en la personne de Raoul Joos, espère lui aussi vendre ses premiers forfaits très rapidement. Elle avait ouvert 44 jours l'hiver dernier, en même temps qu'elle retrouvait l'équilibre financier.

En attendant les jours meilleurs, les accros de descentes peuvent se projeter pas très loin sur l'autre versant. Hier, La Bresse annonçait encore six pistes ouvertes (sur 34) malgré une température voisine de 7 degrés. Si le ciel était couvert sur le massif vosgien, le soleil éclairait toute la journée le Feldberg, le plus vaste domaine de la Forêt-Noire, avec 8 pistes sur 24 encore accessibles.
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

météo  Dans l'attente de chutes de neige Au lac Blanc : « angoissant » mais « pas dramatique »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:42:57

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météo  Dans l'attente de chutes de neige
Au lac Blanc : « angoissant » mais « pas dramatique »
L'an passé, la station du lac Blanc ouvrait ses pistes aux skieurs le 9 janvier, après de belles chutes de neige. Les prévisions météorologiques n'annoncent rien de bon pour les prochains jours...
 

 
Une vue au 9 janvier du bas de la station (télésiège Montjoie) depuis l'une des webcams implantées sur le site en manque de neige.
Sur les hauteurs du Bonhomme, au bas du télésiège Montjoie, quelques taches de neige patiemment accumulée le mois dernier ponctuent un triste paysage ressemblant à une fin de saison. Une image désolante relayée par les webcams de la station depuis plusieurs jours. « Le 9 janvier 2019, on ouvrait la station aux skieurs », rembobine Patrice Perrin, directeur de la S.A. Lac Blanc Tonique. 50 cm de neige recouvraient les pistes et l'exploitant ne se doutait pas encore qu'il allait réaliser une bonne saison sur une durée réduite à deux mois.
60 cm de neige en décembre avant le redoux

L'histoire semble se répéter en ce début d'année. « C'est quand même angoissant », admet Patrice Perrin qui scrute sans doute les prévisions météorologiques quotidiennement. Lesquelles n'annoncent pas de chute des températures, ni de neige dans les prochains jours.

Situation « frustrante » aussi, car la station emblématique du nord du département « joue » sa partition en hiver, même si deux équipements importants (le Bike Park et le Tricky Track) complètent l'offre de loisirs saisonniers dans la vallée de Kaysersberg. Pas de neige, pas de skieurs, pas de ventes de forfaits mais 23 permanents à occuper en journée, précise l'exploitant qui leur trouve toujours de quoi faire. Cela dit, il n'y a rien de « dramatique », entend-on depuis l'auberge du vallon, le QG de la société Lac Blanc Tonique.

Pourtant, quelques jours avant les festivités de Noël, les adeptes de glisse fartaient leurs skis, se frottaient les gants : près de 60 cm de neige naturelle recouvraient les pistes, « à la mi-décembre ». Un mirage car un redoux durable a douché les espoirs.

Il faut remonter à l'hiver 2011-2012 pour se rapprocher de la situation actuelle. « On avait ouvert le 15 janvier et ce fut une saison moyenne », se remémore Patrice Perrin. De là à remettre en cause l'intérêt économique du ski alpin dans les Hautes-Vosges, certainement pas puisque les enneigeurs ces trois dernières décennies ont sauvé l'économie de montagne. « Au niveau climatique, je constate surtout que les phénomènes météorologiques sont amplifiés : les chutes de pluie sont plus intenses, les vents plus forts. »
Des enneigeurs« au chômage »

En décembre, l'exploitant avait alimenté logiquement les pompes en eau et les compresseurs en air pour produire de la neige, comme d'habitude, histoire d'assurer une bonne sous-couche en prévision de vacances de Noël enneigées... « Les enneigeurs n'ont pas fonctionné beaucoup », au final, en décembre 2019. Ce coup d'épée dans l'eau n'a pas d'incidence significative sur les charges pesant sur l'exploitation, balaie Patrice Perrin. Le directeur s'interroge depuis quelques années déjà sur les capacités du site à produire davantage de neige de culture « instantanément », en particulier en décembre, ne serait-ce que pour « ouvrir plus tôt ».
Jean-Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Le « MunsterMag'» est paru

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 07:11:59

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Le « MunsterMag'» est paru
 

 
La dernière édition du MunsterMag', bulletin d'informations municipales de la Ville de Munster, aborde les principaux thèmes suivants : l'inauguration de la nouvelle médiathèque et de la liaison douce reliant le centre-ville aux zones commerciales ; la mise en accessibilité de l'école primaire ; l'actualité du conseil municipal des jeunes ; les associations Do un Dert et Karaté club Munster ; les rendez-vous événementiels de l'année 2020. Le MunsterMag'est également consultable sur le site www.munster.alsace/bulletin_communal.aspx

 

 
 

Colmar  Incarcéré pour vol Un détenu se suicide trois semaines avant sa libération

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:21:32

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Colmar  Incarcéré pour vol
Un détenu se suicide trois semaines avant sa libération
Libérable sous peu, un détenu âgé de 50 ans a mis fin à ses jours le week-end dernier à la maison d'arrêt de Colmar.
 

 
Le quinquagénaire qui a mis fin à ses jours à la prison de Colmar avait été placé en cellule individuelle.
« Rien d'anormal n'avait été décelé ce dimanche à la dernière ronde de 5 h 45. Rien ne laissait présager un tel geste dont on ignore les raisons, d'autant que ce détenu purgeait une courte peine et était libérable le 27 janvier. Polytoxicomane, cet homme avait été placé en cellule individuelle au quartier arrivants, suite à des difficultés de cohabitation avec d'autres détenus », indique un surveillant pénitentiaire de la maison d'arrêt de Colmar, délégué FO.

Lorsqu'ils ont ouvert la cellule comme tous les matins vers 7 h, ses collègues ont trouvé le quinquagénaire pendu avec des draps : « Ceux-ci étaient fixés à un gros tuyau d'eau chaude passant en hauteur dans la cellule et faisant office de radiateur, c'est un établissement très ancien... Les pompiers et le Smur ont immédiatement été alertés mais il était trop tard », poursuit le syndicaliste. La direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) a confirmé le suicide, tandis que la procureure de Colmar Catherine Sorita-Minard a précisé l'âge de la victime (50 ans) et le mode opératoire.
Pendu avec des draps

Condamné dix fois par le passé, souvent pour vol, ce Colmarien avait été jugé en comparution immédiate en octobre dernier, pour des objets dérobés dans une voiture dont la vitre venait d'être brisée, sur un parking près de la gare. Un témoin avait décrit l'auteur à la police colmarienne, qui avait interpellé à proximité cet homme correspondant à la description. Malgré les éléments à charge, ce récidiviste avait seulement admis être passé par là, mais avait été condamné à quatre mois de prison ferme à purger immédiatement.

« À la maison d'arrêt de Colmar, tout le monde est encore sous le choc. De mémoire de surveillant, il n'y avait plus eu de suicide depuis près de dix ans », souligne le syndicaliste. D'après nos archives, un homme de 69 ans, incarcéré pour des faits graves, s'était donné la mort à Colmar en cellule individuelle, et également par pendaison, en octobre 2010 au cours du même week-end que deux adolescents dans les maisons d'arrêt de Strasbourg et de Rouen.

180 détenus occupent actuellement l'antique bâtiment colmarien de quelque 120 places. « Faute de lits disponibles, dix d'entre eux dorment sur un matelas au sol. On a des dortoirs avec dix détenus dont deux qui n'ont pas de lit, et des cellules de quatre détenus au lieu de deux, l'un d'eux dormant sur un matelas. C'est très inconfortable aussi pour notre travail », déplore le délégué FO sans établir de lien entre la surpopulation carcérale et ce suicide. Deux enquêtes - judiciaire et administrative - sont en cours.

« Le centre pénitentiaire de Lutterbach devrait ouvrir au second semestre 2021 aux dernières nouvelles, la fermeture de la maison d'arrêt de Colmar étant prévue quelques mois plus tôt », ajoute enfin le syndicaliste. Selon la DISP, Colmar fermerait au premier trimestre de 2021, et Lutterbach ouvrirait au cours du premier semestre de la même année. Cette nouvelle prison, dont le chantier a démarré fin 2018, doit intégrer les maisons d'arrêt de Mulhouse et de Colmar et accueillir jusqu'à 520 détenus, la plupart dans des cellules individuelles.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Colmar Futur établissement pénitentiaire : les opposants interpellent les candidats

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:43:55

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Colmar Futur établissement pénitentiaire :

les opposants interpellent les candidats
 

 
Quelque 70 riverains avaient manifesté fin novembre à Colmar.  Photo L'Alsace /Vanessa MEYER

Dans une lettre ouverte adressée à tous les maires de Colmar Agglomération mais aussi à destination des candidats aux municipales, l'association « Dynamisme et qualité de vie des riverains du quartier Nord de Colmar » avance de nombreuses idées de reconversion pour les anciens abattoirs, rue d'Agen à Colmar.

Un écoquartier, une maison de retraite, un poumon vert, un village de vacances, une extension du pôle tertiaire Milupa situé à proximité ou encore un lotissement de maisons individuelles. Mais pas de structure d'accompagnement vers la sortie (SAS) de détenus, projet qui doit théoriquement voir le jour d'ici 2022. Cet établissement, qui doit abriter quelque 120 personnes (détenus condamnés à moins d'un an de prison mais aussi ceux en fin de peine ; des places sont en outre réservées à des personnes qui doivent comparaître devant la cour d'assises du Haut-Rhin), fait, dans le quartier, l'unanimité contre lui.

Une manifestation a eu lieu fin novembre, rassemblant quelque 70 personnes. Et l'association, par l'intermédiaire de son avocat, Me Olivier Maetz, a décidé de déposer un recours devant le tribunal administratif contre la délibération de Colmar Agglomération, en date du 3 octobre, qui autorise la cession du terrain des anciens abattoirs en vue de la construction de cette SAS. Le motif : le point concernant la structure d'accompagnement aurait été découvert par les conseillers le jour même de la réunion.
Incivilité, promiscuité, dévalorisation des habitations...

Toujours dans ce courriel, l'association rappelle qu'elle n'est pas opposée à cette structure à Colmar. « Mais la SAS devrait être située sur un terrain plus approprié, avec bien sûr un accès rapide aux moyens de transport urbains. Il faut garder à l'esprit que ce projet, en l'état, c'est-à-dire au milieu des habitations, créera et renforcera inévitablement des nuisances ». Le document poursuit sur quelques interrogations. Quid de « l'incivilité des détenus quand ils sortiront ? », « de la promiscuité des riverains directs de la SAS, jouxtant leur jardin ? » La question du stationnement est posée tout comme celle de la dévaluation de la valeur des habitations du quartier.

Les membres de l'association espèrent réponses et/ou propositions des élus et candidats avant le 1er février et se disent prêts à échanger sur ce sujet. La démarche d'interpellation des candidats pour les municipales rappelle celle de l'association Tiefenbach environnement (ATE) qui a également sollicité candidats et élus de Colmar Agglo sur des questions environnementales. « En période électorale, il est important que les candidats se positionnent », soutient un des membres de l'association du quartier nord.
N.R.

 

 
 

prison  Elections municipales Futur établissement pénitentiaire : les opposants interpellent les candidats

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:49:29

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prison  Elections municipales
Futur établissement pénitentiaire : les opposants interpellent les candidats
Une lettre ouverte envoyée aux candidats aux municipales et aux maires de Colmar Agglo demande à ces derniers de se positionner sur le projet de création de la future structure d'accompagnement à la sortie, rue d'Agen à Colmar.
 

 
Quelque 70 riverains avaient manifesté fin novembre à Colmar.
Dans une lettre ouverte adressée à tous les maires de Colmar Agglomération mais aussi à destination des candidats aux municipales, l'association « Dynamisme et qualité de vie des riverains du quartier Nord de Colmar » avance de nombreuses idées de reconversion pour les anciens abattoirs, rue d'Agen à Colmar.

Un écoquartier, une maison de retraite, un poumon vert, un village de vacances, une extension du pôle tertiaire Milupa situé à proximité ou encore un lotissement de maisons individuelles. Mais pas de structure d'accompagnement vers la sortie (SAS) de détenus, projet qui doit théoriquement voir le jour d'ici 2022. Cet établissement, qui doit abriter quelque 120 personnes (détenus condamnés à moins d'un an de prison mais aussi ceux en fin de peine ; des places sont en outre réservées à des personnes qui doivent comparaître devant la cour d'assises du Haut-Rhin), fait, dans le quartier, l'unanimité contre lui.

Une manifestation a eu lieu fin novembre, rassemblant quelque 70 personnes. Et l'association, par l'intermédiaire de son avocat, Me Olivier Maetz, a décidé de déposer un recours devant le tribunal administratif contre la délibération de Colmar Agglomération, en date du 3 octobre, qui autorise la cession du terrain des anciens abattoirs en vue de la construction de cette SAS. Le motif : le point concernant la structure d'accompagnement aurait été découvert par les conseillers le jour même de la réunion.
Incivilité, promiscuité, dévalorisation des habitations...

Toujours dans ce courriel, l'association rappelle qu'elle n'est pas opposée à cette structure à Colmar. « Mais la SAS devrait être située sur un terrain plus approprié, avec bien sûr un accès rapide aux moyens de transport urbains. Il faut garder à l'esprit que ce projet, en l'état, c'est-à-dire au milieu des habitations, créera et renforcera inévitablement des nuisances ». Le document poursuit sur quelques interrogations. Quid de « l'incivilité des détenus quand ils sortiront ? », « de la promiscuité des riverains directs de la SAS, jouxtant leur jardin ? » La question du stationnement est posée tout comme celle de la dévaluation de la valeur des habitations du quartier.

Les membres de l'association espèrent réponses et/ou propositions des élus et candidats avant le 1er février et se disent prêts à échanger sur ce sujet. La démarche d'interpellation des candidats pour les municipales rappelle celle de l'association Tiefenbach environnement (ATE) qui a également sollicité candidats et élus de Colmar Agglo sur des questions environnementales. « En période électorale, il est important que les candidats se positionnent », soutient un des membres de l'association du quartier nord.
N.R.

 

 
 

 

Musée Unterlinden Distinctions Michelle Schuh et Bernard Foechterlé à l'honneur

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:47:53

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Musée Unterlinden Distinctions
Michelle Schuh et Bernard Foechterlé à l'honneur
 

 
Thierry Cahn, président de la Société Schongauer, a remis la médaille du travail grand or à Michelle Schuh lors d'une cérémonie organisée durant la fête de Noël du personnel du musée Unterlinden, lundi 9 décembre.

Michelle Schuh a été mise à l'honneur pour ses 40 années de service, dont quatre au musée en tant que responsable du rayon librairie à la boutique.

Elle a travaillé à la librairie Alsatia Union, devenue Forum, (rue des Têtes à Colmar) de novembre 1977 à février 2013 avant de rejoindre en décembre 2015 l'équipe de la boutique du musée. Elle est partie à la retraite le 31 décembre 2019 et pourra consacrer son temps de loisirs à sa famille, à la lecture, aux arts manuels (tricot, point de croix, bricolage) mais aussi aux activités sportives (réveil musculaire, vélo, danse).

Une médaille d'or revenait également à Bernard Foechterlé pour ses 35 années de service dont quatre en tant qu'agent de sécurité et de sûreté.

Bernard Foechterlé a débuté sa carrière dans le domaine bancaire d'abord en tant qu'agent administratif puis il a occupé le poste d'assistant de clientèle au Crédit Agricole et enfin de conseiller commercial et de responsable de point de vente de 1978 à 2009. En parallèle, il s'est spécialisé dans le domaine de la sécurité comme agent de surveillance de la société Securitas de 1999 à 2002.

Il a ensuite travaillé dans l'hôtellerie en tant que réceptionniste de 2011 à 2015 avant de rejoindre l'équipe des agents de sécurité et de sûreté au musée Unterlinden début 2016.

 

 
 

 

Quartier du Ladhof  Où font-ils leurs courses ? Le commerce alimentaire de proximité, une denrée rare

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:48:50

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Quartier du Ladhof  Où font-ils leurs courses ?
Le commerce alimentaire de proximité, une denrée rare
Depuis la fermeture de la supérette Meyer, l'unique épicerie de la rue du Ladhof, certains habitants du quartier se trouvent bien démunis. Pour leurs courses hebdomadaires, les plus âgés doivent mettre leurs proches à contribution.
 

 
A côté du tabac-presse, la supérette Meyer a fermé ses portes en juin dernier. Cette entreprise familiale existait depuis 1968.
Au mois de juin, le rideau de fer de l'épicerie a été baissé définitivement sur un peu plus de cinquante ans d'existence. Philippe Meyer, le gérant de la supérette Vival, a pris sa retraite après 42 ans de bons et loyaux services. Derrière, pas de repreneur pour le fonds de commerce, seulement des candidats à la reprise des murs. Du coup, la famille garde les locaux fermés, juste à côté du tabac-presse géré par Annick Meyer, l'épouse de Philippe. Dans son commerce, les va-et-vient sont incessants, une clientèle plutôt jeune qui vient pour des cigarettes et des cartes à gratter. « Les jeunes n'ont aucune difficulté à faire leurs courses ailleurs, remarque Annick Meyer, c'est pour les plus anciens que la fermeture de l'épicerie pose problème. Mon mari était d'ailleurs triste de devoir y mettre fin. »

Pascaline, une jeune femme active qui habite le quartier depuis toujours, ne dit pas autre chose : « la supérette Meyer était un lieu de rencontre pour les personnes âgées. C'était leur routine quotidienne, elles s'y rencontraient. Elles trouvaient de tout là-bas, y compris la viande. C'était un commerce de proximité indispensable. »
Une boulangerie-pâtisserie et un traiteur d'un côté, un supermarché discount de l'autre

Dans cette rue très passante qui fait la jonction entre le centre-ville et la zone industrielle, on trouve néanmoins quelques commerces alimentaires : la boulangerie-pâtisserie Léon et la boucherie-traiteur Cook-home d'un côté, avec une pharmacie, et la grande surface Lidl de l'autre. Entre les deux, un bar-PMU et le tabac-presse d'Annick Meyer. Et une distance assez importante, que tous ne peuvent pas couvrir à pied.

Gilbert Baroux : "la supérette, c'était un peu plus cher, mais c'était bien". Photo DNA /Valerie KOELBEL

Georges et Monique, par exemple, habitent dans la rue mais prennent leur voiture pour faire leurs achats à la boulangerie et la boucherie. « Il n'y a pas grand-chose ici, soupire Monique, depuis la fermeture de la supérette nous allons en grande surface, et nous en changeons à chaque fois. » Gilbert Baroux, 83 ans, a pris ses quartiers à Lidl : « j'aimais bien la supérette Meyer, même si c'était un peu plus cher. Aujourd'hui je vais à Lidl à pied, j'en profite pour aller voir ma famille qui habite dans ce coin-là».

Marie-Louise Steib, 88 ans, préfère les grandes surfaces plus lointaines. Mais elle doit compter sur l'aide de sa fille pour s'y rendre : « j'allais régulièrement à la supérette, c'était bien pratique. On manque de commerces dans le quartier... », regrette-t-elle.
Fini les Lawerknepfle de la supérette Meyer

Nicole Mertz et Laurence Vorburger se déplacent vers des grandes surfaces plus lointaines. Photo DNA /Valerie KOELBEL

« Dommage pour les Lawerknepfle ! », s'exclame Nicole Martz lorsqu'on lui parle de l'épicerie Meyer. Cette habitante du Ladhof depuis cinquante ans prend désormais sa voiture pour aller en grande surface. Et ne mange plus de quenelles de foie. Il faut dire que le rayon boucherie de la supérette Meyer était particulièrement apprécié. Sa voisine Laurence Vorburger fait également ses courses dans les grandes surfaces hors du quartier, mais elle s'y rend à vélo. Les deux riveraines se souviennent d'un temps pas si ancien où la rue comptait deux supérettes, Vival/Meyer et Coop.

Au Ladhof, certains habitants espèrent encore la réouverture de l'épicerie. Pascaline suggère ainsi de passer une annonce « dans cette émission télévisée qui propose de sauver les commerces de proximité » [«SOS Villages » sur TF1, N.D.L.R.]. Une idée à creuser, pour faire revivre le village du Ladhof ?
Valérie KOELBEL

 

 
 

 

Horbourg-Wihr  Fuite de gaz Une quarantaine de clients impactés

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:47:22

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Horbourg-Wihr  Fuite de gaz
Une quarantaine de clients impactés
Une fuite de gaz, rapidement colmatée, a obligé Vialis à couper une trentaine de branchements, soit plus de 40 clients.
 

 
Une fuite de gaz Grand'rue à Horbourg-Wihr a été réparée par les équipes de Vialis.
Hier matin, peu avant 10 h, alors que des employés de Vialis travaillaient sur une canalisation de gaz, effectuant une prise de branchement en lien avec la construction d'un collectif situé Grand'rue à Horbourg-Wihr, une « très légère fuite a été détectée », indique Jean-Luc Lemoine, directeur des réseaux de distribution du fournisseur d'énergie. « Nous avons tout de suite lancé la procédure "gaz renforcé"».

La fuite a été rapidement colmatée. Cependant, la coupure de gaz, qui a duré près de trois heures, a impacté 31 branchements (soit 42 clients. En fin d'après-midi, 15 d'entre eux n'avaient pas encore été «remis en gaz», étant absents de leur domicile).

Pour que les employés de Vialis puissent travailler en toute sécurité, une circulation alternée au milieu de la Grand'rue (au niveau de la mairie) a été mise en place. « Nous allons désormais mener quelques investigations pour comprendre l'origine de cette fuite », complète Jean-Luc Lemoine. Selon les premiers éléments recueillis, il s'agirait d'un défaut de fabrication d'une pièce qui a été renvoyée au fabricant pour expertise.

Le 6 janvier au matin, c'était une rupture de la conduite principale d'eau potable, toujours dans la Grand'rue, qui avait occasionné une coupure d'eau jusqu'à midi le temps de la réparation par la Colmarienne des eaux.

Une fuite de gaz Grand Rue à Horbourg-Wihr a été réparée par les équipes de Vialis. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

La fuite de gaz a été détectée peu avant 10h. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Les équipes de Vialis ont opéré toute la matinée. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

Le maire, Philippe Rogala, et les gendarmes, présents sur place. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER

 

 
 

 

Traces d'irisation sur le Grand Canal

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:23:56

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Traces d'irisation sur le Grand Canal
 

 
De l'huile provenant de la partie non-nucléaire de la centrale a pollué les eaux du Grand canal, en début de mois.
Dans sa lettre d'information hebdomadaire, diffusée ce jeudi, la direction de la centrale indique que des « traces d'irisation » ont été détectées dans les eaux du Grand canal d'Alsace, en aval de ses installations, le 2 janvier dernier à 16 h. « De légères traces colorées étaient visibles en bordure et sur une faible surface », précise EDF. Les équipes de la centrale « ont immédiatement procédé à de nombreuses analyses et vérifications », afin d'en déterminer l'origine. « Aucune trace de radioactivité n'a été détectée, l'irisation provient d'huile issue de la partie non-nucléaire de l'installation », affirme EDF, qui ajoute qu'« à ce jour, il n'y a plus d'écoulement continu ». L'arrêté du 7 février 2012 sur les installations nucléaires de base (INB) interdisant toute trace d'irisation dans le Grand canal, la direction du site a déclaré, auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire, « un événement significatif pour l'environnement ».

 

 
 

 

Val d'Argent  Centre socioculturel Le RAM devenu Relais petite enfance

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:45:43

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Val d'Argent  Centre socioculturel
Le RAM devenu Relais petite enfance
Le Relais d'assistantes maternelles (RAM) du Val d'Argent a élargi ses missions pour devenir Relais petite enfance (RPE). Explications avec sa responsable Michèle Léonard.
 

 
Michèle Léonard, responsable du Relais petite enfance.
Le RAM du Val d'Argent a été l'un des premiers créé dans le Haut-Rhin, en 1992. Aujourd'hui, la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) propose des missions optionnelles pour devenir un « guichet unique » d'information sur la petite enfance.

La différence entre les deux relais ? « Cela permet aujourd'hui, en un seul lieu, que les parents aient une information globale sur tous les services de petite enfance proposés en Val d'Argent. » À savoir, les différents modes de garde, l'accompagnement à la parentalité, mais aussi les autres activités destinées aux tout-petits.
« Donner une réponse adaptée et personnalisée »

Le centre socioculturel du Val d'Argent offre un large panel de possibilités de modes d'accueil : collectif, familial et à domicile. Pour aider les familles à s'orienter, le nouveau relais est un service complet : information, conseil pour le choix, pour chaque situation familiale et accompagnement dans les démarches.

Avec le RPE, les familles bénéficient d'une présentation des différentes modes d'accueil et services aux familles qui existent sur le territoire. Elles peuvent échanger sur les avantages et les inconvénients des différentes solutions, connaître les tarifs, les aides financières possibles pour déterminer le coût réel de la participation des familles.

« L'objectif, c'est de trouver une réponse adaptée et personnalisée, pour coller au plus près des besoins », résume Mme Léonard. En interne, cela permet aussi d'avoir une vision globale sur l'offre et la demande, et de faire des diagnostics.

Au total, une quarantaine d'assistantes maternelles exercent sur les quatre communes de la vallée. Il y en avait 57 au début. « Leur nombre a diminué, mais les places ont augmenté », analyse la responsable. Les agréments sont passés de trois à quatre places et, étant donné qu'il y a beaucoup de contrats à temps partiel, il est assez courant de voir de six à sept enfants chez la même assistante maternelle. Au total, une centaine d'enfants sont gardés par ce mode.
80 places dans les trois crèches de la vallée

Les trois crèches de la vallée proposent 80 places, et sont plus ou moins complètes selon les jours et les périodes : il y en a vingt au Poisson-Lune de Lièpvre, trente aux Lutins de Bois l'Abbesse et trente chez À Petits Pas, à Sainte-Marie-aux-Mines.
Mixer les possibilités

« On peut proposer un mix entre l'accueil collectif et l'accueil familial. C'était déjà possible avant, mais les parents ne pensaient pas forcément à ces solutions », souligne Mme Léonard. Avec le RPE, les réflexions sont ainsi facilitées.

Dans ce relais sont aussi évoquées les autres activités en lien avec les tout-petits : LAEP et autres (lire par ailleurs). Autant de pistes pour le bien-être des bambins et de leur entourage.
Anne MULLER Le RPE du Val d'Argent est habilité « lieu d'information » par la Caisse d'allocations familiales (CAF) du Haut-Rhin. Les familles peuvent déposer leur demande de garde sur le site monenfant.fr, demande qui sera automatiquement transmise et bénéficiera d'un suivi et accompagnement par le RPE. Renseignements auprès de Michèle Léonard, 03 89 58 67 00, et petiteenfance@cscva.fr.

Les tout-petits ne manquent pas d'activités dans la vallée. D'autant qu'elles sont pour la plupart gratuites.

- Il y a deux lieux d'accueil enfants-parents (LAEP), à la Pyramide sainte-marienne et à L'Aquarium de Lièpvre.

- Un lundi par mois, un atelier d'éveil musical animé par Clotilde Baradel propose de découvrir les sons et les instruments de musique, comptines, chansons et expression corporelle à l'appui. Le prochain a lieu ce lundi 13 janvier de 9 h à 10 h pour les enfants et les parents ; de 10 h à 11 h pour les enfants et les assistantes maternelles, au CSCVA.

- Une fois par mois, le RAM propose des ateliers d'éveil en partenariat avec la crèche sainte-marienne, ou des spectacles. Le dernier, Piou Pioux, a fait salle comble mercredi au périscolaire de Lièpvre. « L'idée, c'est de décloisonner les publics qui se rencontrent par ce biais et seront plus à même de se revoir par la suite, notre objectif étant de travailler ensemble pour offrir un accueil de qualité », souligne Mme Léonard.

- Avec le secteur famille du CSCVA, des sorties sont organisées. L'an dernier, direction le zoo de Bâle, le parc de loisirs Didiland, la piscine de plein air d'Obernai et le musée du train de Mulhouse...

- L'atelier de psychomotricité « Pirouette » se déroule une fois par mois, tout comme l'atelier « P'tit Yogi », du yoga pour les 0-3 ans. Quant aux mini-pauses histoires, elles ont lieu à la médiathèque, avec Anne-Gaëlle et Michèle, pour un public jusqu'à 4 ans, ouvert aux adultes accompagnants.

- Et bien sûr les deux périscolaires de la vallée et les centres de loisirs pendant les vacances profitent aussi aux plus petits.

Le RPE du Val d'Argent est habilité « lieu d'information » par la Caisse d'allocations familiales (CAF) du Haut-Rhin. Les familles peuvent déposer leur demande de garde sur le site monenfant.fr, demande qui sera automatiquement transmise et bénéficiera d'un suivi et accompagnement par le RPE.

 
 

 

Un nouveau LAEP basé à Lièpvre

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:46:22

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Un nouveau LAEP basé à Lièpvre
Le lieu d'accueil enfants- parents (LAEP), basé à la Maison du Gardien à Sainte-Croix-aux-Mines, a laissé la place à la ludothèque, initialement implantée au sous-sol de la Villa Burrus. Il a déménagé dans la structure périscolaire de Lièpvre.
 

 
Deux lieux d'accueil enfants-parents sont implantés dans la vallée. Ici, celui de Lièpvre, au sein de la structure périscolaire.
« Ici à Lièpvre, ça a pris tout de suite, alors que le démarrage de la Pyramide avait été beaucoup plus long », remarque Valérie Munsch, coordinatrice des LAEP de la vallée. Avec Jacques Battais, Karine Benoit, Fairouz Kubler et Alexia Picot, elle organise des rotations, en binôme, dans toute la vallée.

Le premier lieu d'accueil enfants-parents avait ouvert en 2012, dans le quartier Zeller à Sainte-Marie-aux-Mines, dans le bâtiment appelé « La Pyramide ». Elle est ouverte tous les mardis de 8 h 30 à 11 h et tous les jeudis entre 14 h 30 et 17 h.

Le centre socioculturel avait ensuite ouvert un autre LAEP à la Maison du Gardien, dans le parc de la Villa Burrus, qui accueille désormais la ludothèque : elle a dû déménager du sous-sol de la médiathèque pour laisser la place aux archives textiles.

Ce grand jeu de dominos se termine avec l'installation de ce deuxième LAEP dans la structure périscolaire L'Aquarium de Lièpvre, qui se trouve juste à côté de la crèche du Poisson-Lune.

Deux endroits déjà très fréquentés par les familles, alors que la Pyramide était encore plus confidentielle, même pour les Sainte-Mariens.
« Ça aide beaucoup à préparer l'entrée en crèche ou en maternelle »

« Cela nous semblait important d'être présent pour les familles du bas de la vallée, et logique de nous installer dans les locaux du périscolaire attenant à la crèche », souligne Mme Munsch.

Le LAEP colieuvre est ouvert tous les vendredis de 8 h 30 à 11 h, hors vacances scolaires. « Il y a une ambiance très conviviale, très chaleureuse. C'est un temps d'échanges et d'écoute, qui travaille la parentalité », témoigne Mme Munsch. « Ici, on travaille aussi la séparation physique de l'enfant et du parent. Ça aide beaucoup à préparer l'entrée en crèche ou en maternelle. »

Les cinq accueillants pratiquent tous l'écoute active, une formation obligatoire par la CAF. « Cela veut dire que nous accueillons des enfants et aussi des familles, mais nous ne rentrons pas dans le conseil. C'est aux parents de trouver par eux-mêmes les solutions pour leur famille et pour eux-mêmes. »

Le principe vaut pour tous les LAEP : il n'y a pas d'inscription préalable, pas d'obligation de rester toute la durée de l'accueil, ni de revenir. C'est un lieu anonyme et gratuit, ouvert également aux assistantes maternelles, et à la famille élargie. Tatas, cousins et grands-parents sont les bienvenus.

« L'intérêt, c'est que les enfants rencontrent d'autres enfants du même âge et jouent ensemble. » Car la pièce est équipée de quantité de jouets pour les 0-4 ans. Tapis d'éveil, pour les plus petits, dînette, piscine à balles, livres, poupées ou puzzles pour les plus grands. De quoi bien s'amuser !
Renseignements au 03 89 58 78 04 et sur le site internet www.cscva.fr.

Renseignements au 03 89 58 78 04 et sur le site internet www.cscva.fr.

 
 

 

Heiteren  Portes ouvertes demain samedi Une micro-crèche dans le village

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:44:59

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Heiteren  Portes ouvertes demain samedi
Une micro-crèche dans le village
La première crèche du village a ouvert en novembre dernier dans la rue des Romains. Les 150 m² de plain-pied des Storckalas peuvent accueillir jusqu'à dix enfants par jour. Une matinée portes ouvertes est organisée ce samedi.
 

 
Après Houssen en 2016, Audrey Ehrhart a ouvert en novembre 2019 une micro-crèche à Heiteren. Le public pourra la visiter lors de portes ouvertes ce samedi matin.
« Il n'y avait jusqu'ici que des assistantes maternelles à Heiteren, les parents n'avaient pas d'alternative. Nous leur donnons le choix » : Audrey Ehrhart a ouvert la première crèche du village en novembre dernier dans la rue des Romains. D'une capacité de dix enfants maximum, cette structure fait partie du réseau national Tilio, comme la micro-crèche créée en 2016 par Audrey Ehrhart à Houssen, en zone industrielle.
40 enfants sur liste d'attente à Houssen

S'ils partagent les mêmes exigences en termes de sécurité et de normes, les deux équipements sont totalement différents pour le reste.

À Heiteren, Audrey Ehrhart a fait construire (par son mari, N.D.L.R.) un bâtiment neuf sur un terrain à bâtir dans un nouveau quartier du village. En lisière des champs, cette micro-crèche permet davantage de promenades et d'observation de la nature. À Houssen, Audrey Ehrhart est locataire d'un rez-de-chaussée en zone industrielle, une localisation qui convient aux parents qui cheminent vers Colmar pour travailler chaque matin. « À Houssen, malgré les créations récentes de micro-crèches dans les alentours, j'ai quarante enfants sur liste d'attente. Quand on constate une telle demande, cela donne envie de créer une autre structure », témoigne Audrey Ehrhart pour justifier sa nouvelle entreprise.

Pour le moment, deux personnes travaillent chaque jour à Heiteren : « Une personne de plus sera embauchée dans les jours à venir. À terme, il me faudra encore une employée quand les effectifs des enfants seront complets » Les locaux seront ouverts au public samedi matin dans le cadre d'une matinée portes-ouvertes.
Marie-Lise PERRIN Portes ouvertes aux Storckalas, 2 rue des Romains à Heiteren, samedi 11 janvier de 10 h à 12 h.La micro-crèche accueille les enfants du lundi au vendredi de 7 h à 19 h.

Portes ouvertes aux Storckalas, 2 rue des Romains à Heiteren, samedi 11 janvier de 10 h à 12 h.La micro-crèche accueille les enfants du lundi au vendredi de 7 h à 19 h.

 
 

 

Eurométropole de Strasbourg  Violences du Nouvel An Le préfet estime avoir évité le pire

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:20:21

© Dna, Vendredi le 10 Janvier 2020
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Eurométropole de Strasbourg  Violences du Nouvel An
Le préfet estime avoir évité le pire
La flambée de violences qui a marqué la nuit de Nouvel An à Strasbourg n'avait plus été observée depuis une vingtaine d'années. Dans ce contexte, le préfet Jean-Luc Marx salue la stratégie de « retenue » et d'« efficacité » des forces de l'ordre qui « a permis d'avoir un bilan humain particulièrement léger ».
 

 
Entre 200 et 300 voitures ont brûlé au cours de la nuit du Nouvel An dans l'agglomération de Strasbourg. « Je veux arriver à comprendre d'où vient cette foutue tradition strasbourgeoise », insiste le préfet du Bas-Rhin et du Grand Est, Jean-Luc Marx, qui a « demandé une étude sociologique » pour analyser les causes du phénomène.
Quel bilan dressez-vous de la Saint-Sylvestre 2019 ?
« Le bilan est sérieux. Mais cette hausse ne m'a pas surpris car, dès Halloween, nous avions observé des phénomènes de mise à feu en nombre plus important que les années précédentes dans les quartiers de la métropole de Strasbourg.

Nous en avons tenu compte afin de mettre en place des mesures de prévention et une planification de la réponse des forces de l'ordre qui soit à la hauteur de ce qu'on pouvait craindre. Près d'un demi-millier de policiers ont été mobilisés lors de cette soirée, soit une centaine de plus que lors de la précédente édition.

Les consignes données à la directrice départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin ont été parfaitement respectées. C'est bien parce que les forces de l'ordre ont réagi avec sagesse, retenue et efficacité -- il y a eu quarante interpellations -- qu'outre quelques blessures légères, il n'y a pas eu de victime à déplorer.

Ce bilan humain est particulièrement satisfaisant compte tenu de l'ampleur des faits. »
Comment en est-on arrivé là ?

« Il y a une absence apparente d'objectif. Sauf à penser que le but serait de faire des dégâts, d'agresser, de casser, voire de tuer.

Je veux arriver à comprendre d'où vient cette foutue tradition strasbourgeoise qui était très présente dans les années 90. Qui sont les auteurs ? D'où viennent-ils ? Quelle est leur situation sociale, familiale ? Est-ce que ce sont des élèves décrocheurs ? S'ils ont plus de 16 ans, est-ce qu'ils ont été repérés par la Mission locale ?

Il y a peut-être une explication sociale à trouver : Strasbourg est en train de rattraper Marseille en termes d'inégalités entre riches et pauvres - ce qui ne justifie pas de brûler la voiture de son voisin où d'agresser les secours.

Ce sera l'objet d'une étude sociologique que j'ai demandée - et s'il le faut je la financerai seul avec le fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation. Nous allons établir un cahier des charges, choisir un opérateur pour la mener et constituer un comité de pilotage auquel seront associés la justice et les élus afin d'analyser les causes de ces mises à feu et de nous apporter des façons de faire pour en sortir. »
Quelles sont les pistes pour éviter les violences lors du prochain réveillon ?

« Je fais le lien avec l'usage des artifices, des explosifs. Pour lutter contre ce phénomène, nous avons mené des actions de prévention notamment en emmenant deux classes de collégiens aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg pour entendre le témoignage d'un jeune homme qui a gardé une séquelle définitive après l'explosion d'un pétard. Nous avons aussi mené des opérations de répression et de contrôle qui ont permis de confisquer des centaines et des centaines de kilos d'explosifs, en particulier à la frontière.

Pour l'an prochain, il ne faut pas exclure de prendre un arrêté préfectoral interdisant l'usage des pétards et des artifices dans l'Eurométropole du 31 décembre au soir au 1er janvier au matin. Même si culturellement, il pourrait y avoir beaucoup de réticences ».
Propos recueillis par Geneviève LECOINTRE

 

 
 

 

Policier démis de ses fonctions « C'est une atteinte à la présomption d'innocence »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 janvier 2020 à 06:55:30

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Policier démis de ses fonctions « C'est une atteinte à la présomption d'innocence »
 

 
Selon son avocat, Jean-François Illy « a la volonté d'assurer sa défense en apportant des éléments de preuves dans un cadre de totale transparence ». Archives L'Alsace /Jean-Marc LOOS
« C'est une décision brutale à laquelle mon client ne s'attendait pas », annonce sans ambages Me Hervé de Surville, avocat niçois, mandaté par Jean-François Illy pour assurer sa défense. « Le 16 décembre, mon client a été destinataire d'une convocation de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour le 7 janvier au matin lui faisant part d'une enquête administrative relative aux dépenses de fonctionnement de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin. »

« Jean-François Illy a découvert la situation mardi. Ce sont de multiples questions qui lui ont été posées, sous la forme d'un patchwork, qui vont du détail au général. Il ne s'attendait pas à être entendu sur autant de situations. M. Illy a apporté des prémices de réponses », assure le conseil, précisant qu'il n'a toutefois pas pu répondre à toutes les doléances en raison de l'ancienneté de certains faits. « Il ne pouvait pas monter à Paris avec cinq ans d'archives », tance Me de Surville.
Des « anomalies comptables »

Jean-François Illy, 55 ans, est soupçonné par la police des polices d'avoir abusé de ses fonctions. Des « anomalies comptables » révélées lors d'un banal audit de la DDSP du Bas-Rhin par l'IGPN, mettraient en lumière l'utilisation de voitures de l'administration, de cartes d'essence ou encore de badges autoroutiers sur plusieurs années, à des fins personnelles.

24 heures après sa convocation à Paris, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé « soutenir » la proposition du directeur de la police nationale de « démettre de ses fonctions » Jean-François Illy. Pour Me de Surville, « cette décision porte atteinte à la présomption d'innocence. Lorsqu'il était en poste à Strasbourg, il y a eu des tas de contrôles organisés au niveau de l'état-major et du Sgami (secrétariat général pour l'administration du ministère de l'Intérieur, qui exerce des missions d'appui administratif et logistique au bénéfice de la police nationale). Jamais aucune observation ne lui a été faite. »

« M. Illy a voué sa vie à la police. Il a risqué la mort dans le cadre de son activité professionnelle [...] Il a réussi à éliminer un terroriste, avec ses équipes », énumère l'avocat, en référence à son passage à tabac par une bande de jeunes en 2007 lors des émeutes à Villiers-le-Bel qui lui a valu le qualificatif de « commissaire courage » alors qu'il était en poste dans le Val-d'Oise, mais aussi à l'attentat de Strasbourg.

Selon le défenseur, l'annonce de cette mise à l'écart a laissé sans voix bon nombre de ses collègues. « Ils sont quasi unanimes à lui apporter leur soutien », expose-t-il. Au sein de la DDSP du Bas-Rhin, force est de constater que l'unanimité est plutôt en défaveur de l'ancien patron. L'homme a souvent été décrié pour ses « méthodes de management de la terreur ». L'avocat y voit la rancoeur d'anciens collègues un peu malmenés : « Monsieur Illy a été envoyé en 2012 à Strasbourg avec une double mission : développer le niveau de sécurité à Strasbourg et remettre la DDSP du Bas-Rhin au travail. Dans ce cadre-là, estime-t-il, il a secoué le landerneau, ce qui n'a pas été du goût de tout le monde. »

Pour autant, une source policière confie que l'ex-DDSP a également laissé des souvenirs très contrastés aux fonctionnaires qu'il a côtoyés en tant que directeur adjoint des Bouches-du-Rhône de 2010 à 2012. Certains dépeignant un homme « narcissique » pouvant « péter les plombs ».
« Décidé à faire la clarté »

Jeudi, l'avocat du barreau de Nice a fait partir une demande pour obtenir le dossier. Se faisant l'écho de son client, il certifie que l'ancien patron des policiers bas-rhinois, bien qu'affecté, « est décidé à faire la clarté » sur cette affaire. « M. Illy n'est pas résigné. Il a la volonté d'assurer sa défense en apportant des éléments de preuves dans un cadre de totale transparence. » Il pourrait à ce titre organiser une conférence de presse prochainement.
Céline LIENHARD